• Die #Europa-Politik gehört zu den Katastrophen der vergangenen GroK...
    https://diasp.eu/p/12840049

    Die #Europa-Politik gehört zu den Katastrophen der vergangenen GroKos und wenn LePen im nächsten Jahr gewinnen und der EU den Garaus machen sollte, hat Deutschland eindeutig Mitschuld. Immerhin gibt es jetzt ein gemeinsames Projekt europäischer Sendeanstalten: The European Collection (piqd) https://www.ardmediathek.de/video/the-european-collection/was-wurde-aus-unserem-europaeischen-traum/arte/Y3JpZDovL2FydGUudHYvMDk3ODg1LTAwMi1B

    • Qu’avons-nous fait du rêve européen ? - 54 min

      Disponible du 04/12/2020 au 30/06/2021

      https://www.arte.tv/fr/videos/097885-002-A/qu-avons-nous-fait-du-reve-europeen

      Qu’avons-nous fait du #rêve_européen ? Peut-on encore croire en un avenir meilleur dans une période marquée par le #Brexit, la montée des #nationalismes, le regain des débats #identitaires et du #protectionnisme_économique ? Et comment en est-on arrivé là ? Enquête et analyse sur cet état de faits et tentative d’élaboration d’un manifeste d’avenir.

      Ce programme de France Télévisions fait partie de la Collection européenne, une initiative commune de médias publics européens (ARD, ARTE, France Télévisions, SSR SRG et ZDF), coordonnée par ARTE.

      Peut-on encore ré-enchanter le rêve européen, dans une période marquée par le Brexit, la montée des nationalismes, le regain des débats identitaires et du protectionnisme économique ? D’ailleurs, comment en est-on arrivé là ?
      Que s’est-il passé depuis 25 ans, alors que la chute du Mur de #Berlin et l’adoption du Traité de #Maastricht semblaient ouvrir la voie à la construction résolue d’une communauté de valeurs et de projets et d’une union sans cesse renforcée ? Avons-nous été trop confiants en considérant le processus d’intégration acquis ? Qu’est-il advenu de cet idéal de paix, de tolérance, de liberté, d’ouverture au monde et de prospérité économique ? Comment se fait-il qu’en l’espace d’un demi-siècle, l’Europe soit passée de l’utopie au contre-modèle ?
      Ce film est une enquête sur l’avenir de l’ #Europe. Il nous entraîne de #Bruxelles à #Varsovie et #Budapest, terres d’épanouissement des #populismes #eurosceptiques, pour comprendre ce qui s’y joue, les coups portés aux principes de l’Etat de droit, l’incurie des dirigeants qui dilapident les fonds européens dans des projets ubuesques, mais aussi entendre les arguments des adversaires de l’Union européenne.Il est aussi et surtout un manifeste pour nous, citoyens européens, afin que nous puissions à nouveau avancer ensemble vers un destin commun.

      #EU / #UE

  • « Contre l’épidémie, l’Europe doit cesser de donner à ses citoyens l’image d’un continent désuni »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/09/07/contre-l-epidemie-l-europe-doit-cesser-de-donner-a-ses-citoyens-l-image-d-un

    On aura donc assisté tout l’été à un triste barnum aux frontières intérieures de l’Union européenne, avec la multiplication de décisions unilatérales et désordonnées imposant des contrôles ou des restrictions, sur la base de données disparates, de résultats de tests contestés d’un pays à l’autre. On aura vu les Espagnols interdits en République tchèque, les habitants de l’Ile-de-France indésirables en Belgique, les voyageurs en provenance de Slovénie bloqués dans des embouteillages monstres pour des recueils d’identité à la frontière autrichienne…Des touristes européens auront ainsi été ballottés d’un pays à l’autre, entre colère et incompréhension, otages de mesures de protection hétéroclites, parfois divergentes. On ne peut imaginer pire image à donner aux citoyens : celle d’un continent désuni. On ne peut imaginer pire aubaine pour conforter les différents partis populistes au pouvoir, qui alimentent l’image d’une Europe impuissante, alors qu’ils contribuent eux-mêmes largement à cette impuissance. La raison ? Les Etats membres de l’Union européenne n’ont pas su tirer les leçons de la crise en matière de santé. Dans le plan de relance européen, pourtant exemplaire de solidarité et de réactivité, ces Etats traitent les conséquences de la pandémie en oubliant sa cause. Ainsi, le Conseil européen a supprimé la part qui prévoyait, dans ce plan, plusieurs milliards d’euros pour se préparer aux rebonds de l’épidémie de Covid-19, ou à d’autres fléaux sanitaires qui nous menacent.
    L’Europe ne s’est pas non plus donné les moyens de corriger les erreurs du passé. Le décompte des cas (qui permet d’établir les zones à risque, signalées en couleurs) ne se fait toujours pas selon les mêmes critères d’un pays à l’autre, les règles de protection et la façon de proposer les tests ne sont pas concertées entre les Etats, pas plus que les procédures de contrôle aux aéroports. Il ne s’agit pas de nier les différences de circulation du virus selon les pays – ces différences sont d’ailleurs tout aussi présentes d’une région à l’autre au sein d’un même pays –, mais de plaider pour que, face à une même situation, la même mesure soit prise. Car de cette absence de coordination naît forcément la crainte du limitrophe, de l’étranger, le repli sur soi contre un risque de défaillance de l’Autre. De cette défiance réciproque émerge une forme inquiétante de nationalisme sanitaire. Et la libre circulation des personnes au sein de l’esfrontièrepace Schengen, emblématique de cette liberté, est menacée par des fermetures de frontières, comme aux pires temps du début de la pandémie. Illustration récente : la décision unilatérale de fermeture de ses frontières prise par la Hongrie, dirigée précisément par un de ces gouvernements eurosceptiques qui contribuent largement aujourd’hui à bloquer toute tentative de coordination au niveau européen.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#UE#espaceschengen#circulation#nationalismesanitaire#etranger

  • #Marlène_Schiappa, le #fémonationalisme et nous

    Juillet 2020. Dans le cadre d’« opérations de reconquête républicaine », Marlène Schiappa en appelle au « bon sens », entendre : « Si la maison de votre voisin s’effondre, vous l’accueillez. Mais s’il se met à tabasser votre sœur, vous le virez ! » C’est en ces termes qu’elle se félicite de la mise en place, par ses soins, de la #double_peine pour les étrangers coupables de violences sexistes et sexuelles. Accusée de promouvoir le fémonationalisme — c’est-à-dire un féminisme qui instrumentalise les #droits_des_femmes à des fins nationalistes et identitaires —, la porte-voix du gouvernement Macron a répondu n’avoir « aucune leçon de féminisme à recevoir de qui que ce soit ». Plus qu’une participation à la présente polémique, la sociologue et écrivaine Kaoutar Harchi entend ici, en guise de prolongement, rappeler la nécessité de déployer, face aux menées libérales et xénophobes, « un féminisme antiraciste et anticapitaliste ».

    À peine nommée ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, en charge de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, ancienne secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les hommes et les femmes et de la Lutte contre les discriminations, a revêtu les habits neufs — au vrai, pas tant que cela — de la nouvelle fonction politique qui lui incombe. Ces nouvelles attributions ne vont pas sans rappeler d’anciennes prises de position. Se voulant féministes, celles-ci plaidaient, en 2017, tant pour l’instauration d’un congé maternité non indexé au statut professionnel des mères que pour la verbalisation des insultes sexistes proférées au sein de l’espace public. L’alliance, hier comme aujourd’hui, d’un déploiement de dispositifs sécuritaires visant au contrôle des conduites masculines, d’une part, et d’une rhétorique de la protection des femmes contre les violences sexistes et sexuelles, d’autre part, est loin d’être une disposition circonstancielle. Elle peut même relever d’un projet féministe de type carcéro-punitif : déployé au cœur de l’État, il en a pris le pli au point de confier aux institutions de la force — policière et pénitentiaire — le monopole de la gestion protectrice des femmes.

    Ne voir là qu’une passion pour le châtiment et l’enfermement est à la fois nécessaire et insuffisant : l’analyse des alliances réalisées ne peut se faire indépendamment d’une analyse des significations politiques symboliquement induites, ni évacuer les effets empiriques produits sur les vies des hommes et des femmes. Car, au final, de quels hommes et de quelles femmes parle Marlène Schiappa lorsqu’elle défend la mise en place de mesures de lutte contre « le séparatisme » — que le président de la République évoquait déjà, le 18 février 2020, lors de son discours à Mulhouse ? Rien de plus simple, il suffit d’écouter Schiappa s’exprimer : « Lorsqu’un étranger commet des violences sexistes ou sexuelles, il doit cesser d’être accueilli en France. » Ou : « Si vous avez quelqu’un qui se présente comme étant un imam et qui, dans une salle de réunion, ou sur YouTube, ou sur les réseaux sociaux, appelle à la lapidation des femmes parce qu’elles se parfument, il ne faut pas rester sans agir, il faut déposer plainte. Tous les voies et recours doivent pouvoir être étudiés et nous devons pouvoir étudier des manières de renforcer la législation pour réaffirmer les grands principes de la République et notre lutte contre le séparatisme. »

    Ou bien encore : « L’idée, c’est de contrer les groupes organisés de manière hostile et violente vis-à-vis de la République. Il y a des choses qui existent déjà dans la loi : on a fait fermer près de 300 lieux problématiques, débits de boissons ou écoles hors contrat, qui prêchent cet islam politique, cet islamisme et ce séparatisme. […] Et c’est une manière de protéger les musulmans qui nous alertent et nous disent que leur mosquée est prise à partie sur ces questions-là par des groupes qui s’organisent pour parler au nom de l’islam. Il faut être prudent sur les mots et les termes, et c’est pour cela qu’on finalise cette loi et qu’on la présentera à la rentrée. » Et de préciser, enfin : « Je veux être prudente dans les comparaisons qu’on fait et je ne peux pas comparer [les exemples cités plus hauts avec] le diacre qui considère que l’évêché doit être réservé aux hommes. Je ne suis pas d’accord avec lui mais il ne met pas en péril la République. Ce n’est pas la même chose de dire "nos traditions veulent cela" que de dire "j’impose mes lois et je souhaite lapider des femmes", il y a une différence de degré. »

    Bien que nous ignorions encore selon quels dispositifs précis Marlène Schiappa entend mener ce « combat culturel », sa seule manière d’en assurer la performance médiatique nous permet d’identifier sans mal la forme de coalition qui le fonde : coalition d’un argumentaire centré sur la condition sociale inégalitaire à laquelle les femmes sont contraintes, et d’un discours qui se veut à la fois explicatif et prescriptif. Un discours qui fait de la condition des femmes un phénomène imputable, non pas au régime patriarcal tel qu’il se (re)configure au gré des périodes et des espaces, mais à un segment particulier de ce régime. En amalgamant les figures incommensurablement altérisées de l’étranger, du réfugié, du migrant, du musulman, de l’Arabe, du Noir ou encore du jeune de banlieue, ce segment devient le seul qui vaudrait la peine d’être combattu. Ce phénomène rhétorique où féminisme et racisme se rencontrent, se saluent, et s’incarnent en politiques gouvernementales, en programmes éducatifs, en campagnes de prévention ou encore en répertoire d’intégration, a été qualifié de « fémonationaliste » et s’arrime à la famille étendue des nationalismes sexuels.

    Un féminisme au service de la nation

    Forgé par Sara R. Farris à travers l’ouvrage In the name of Women’s Rights — The Rise of Femonationalism, le concept de fémonationalisme décrit, selon l’autrice, « les tentatives des partis européens de droite (entre autres) d’intégrer les idéaux féministes dans des campagnes anti-immigrés et anti-Islam ». Si la critique des convergences de la rhétorique des droits des femmes et celle du chauvinisme-nationalisme a mis en évidence, et avec insistance, les processus de culturalisation des violences faites à celles-ci, Sara R. Farris a œuvré, en tant que féministe marxiste, à déplacer l’analyse vers le terrain fécond du complexe politico-économique. Ainsi a‑t-elle cherché à comprendre les motivations profondes qui tendent, sous l’effet de la surqualification sexiste des hommes non-blancs1, à opposer les intérêts de ces derniers aux femmes non-blanches et, plus encore, à les représenter publiquement comme des figures antinomiques. Et la théoricienne de s’interroger : « De nos jours, particulièrement dans le Sud de l’Europe, les migrants sont fréquemment perçus comme une réserve de main‑d’œuvre bon marché dont la présence menace les emplois et les salaires des travailleurs nationaux. Pourtant, les travailleuses migrantes et les musulmanes en particulier ne sont ni présentées ni perçues de la même manière. Pourquoi ? »

    Pour répondre à cette question, plus redoutable qu’elle n’y paraît, Sara R. Farris a porté son attention sur les secteurs économiques d’intégration des migrant·es. De là, il est apparu que les travailleuses migrantes sont principalement employées par le secteur domestique tandis que les travailleurs migrants sont distribués selon une logique bien plus diversifiée. La féminisation des mondes du travail, l’ouverture du domaine des soins au marché ainsi que la facilitation transactionnelle, organisée par l’État, de recourir à une assistance extérieure — relative, notamment, à la garde d’enfants, à l’aide aux personnes âgées ou aux personnes handicapées — ont grandement et durablement favorisé la constitution des femmes du Sud, non comme « armée de réserve » menaçante mais comme « armée régulière » entretenue permettant aux collectivités blanches de bien vivre.

    Selon l’autrice, l’une des grilles de compréhension de l’appareil justificatoire fémonationaliste tirerait sa force de cette matérialité de l’aide féminine apportée. La lutte pour la conservation de cette aide conduirait alors à représenter et à traiter les femmes non-blanches issues des migrations postcoloniales comme victimes à extirper et à sauver des mains dangereuses de leur époux, père, frère, oncle, cousin, et plus généralement de tout homme de leur groupe ethno-racial supposé ou réel. La logique néolibérale, dont on perçoit bien, ici, l’intimité structurelle qu’elle entretient avec la sexualisation/racialisation de la force de travail, viendrait dès lors infléchir les traitements — mais pas les violences — que des gouvernements de droite et de gauche porteraient sur les femmes migrantes. Inflexions d’autant plus probables et soutenues qu’elles viennent confirmer, si ce n’est créer, un effet de coïncidence avec la définition majoritaire de la figure féminine — a fortiori migrante — émancipée et légitime à vivre sur les territoires nationaux européens : soit une femme libérée de l’emprise familiale et librement présente sur le marché du travail.

    Une séquence fémonationaliste historique

    Dans le contexte spécifique des politiques et législations françaises, il s’agirait alors de comprendre la manière dont la pensée de Sara R. Farris éclaire l’une des séquences contemporaines les plus fondamentales de la longue histoire fémonationaliste française, à savoir celle de l’interdiction du port du voile dans les écoles publiques, en 2004, au nom de la laïcité et de l’égalité filles-garçons. Comme le note la sociologue Christine Delphy, les arguments des féministes en faveur de l’interdiction du foulard, « formulés dès 1989 par Élisabeth Badinter, Régis Debray, Alain Finkielkraut, Élisabeth de Fontenay, Catherine Kintzler2 », ont affirmé l’exceptionnalité de la violence sexiste exercée par les hommes non-blancs, en la rejetant au-delà du cadre de la violence sexiste ordinaire. Nombre de débats publics se sont alors orientés vers le « pourquoi » de cette violence supposée plus violente que toute autre, et ont fait d’elle, lorsqu’elle est observée sur le territoire national, une violence accidentelle — c’est-à-dire importée d’un ailleurs lointain, conséquence de l’immigration d’hommes de confession musulmane, réelle ou supposée — et portant atteinte à l’intégrité de la « démocratie sexuelle ».

    L’association Ni Putes ni Soumises, par exemple, grandement centrée sur l’accompagnement de la population féminine « des quartiers », a incarné le combat contre la « barbarie » patriarcale supposée de la fraction masculine, musulmane et populaire de la société française. Un combat, mené par quelques actrices féminines racisées proches des structures du pouvoir, se voulant représentatives du pendant féminin de ladite fraction, et qui a symbolisé, à lui-seul, l’arrachement des femmes bonnes d’une religion et d’une culture mauvaises. Cela au point que la nécessité d’aider les jeunes filles en question à quitter leur « culture » en quittant leur famille, et plus encore à rompre tout lien avec elles, a progressivement été défendue par les membres de l’association et par nombre d’acteurs et d’actrices institutionnels prohibitionnistes.

    Articulant ces éléments, qui mêlent processus de racialisation (lesquels assurent la pérennité de l’ordre patriarcal) et mécanismes de sexualisation (lesquels confèrent toute sa force à l’organisation racisée), Sara R. Farris y adjoint alors ce que la sociologue Dina Bader a nommé « la dimension du gain3 » : cet intérêt structurel qui mène les gouvernements de droite et de gauche, dans une perspective conservatrice et nationaliste, à s’accaparer le discours féministe, avec la collaboration volontariste de féministes en poste, « car ils ont quelque chose à gagner ». En filigrane de cette manière d’appréhender le phénomène d’un féminisme raciste, nous retrouvons l’hypothèse développée par le philosophe marxiste Alain Badiou selon laquelle « la loi sur le foulard [serait] une loi capitaliste pure [qui] ordonnerait que la féminité soit exposée. Autrement dit, que la circulation sous paradigme marchand du corps féminin [serait] obligatoire et interdi[rait] en la matière — et chez les adolescentes, plaque sensible de l’univers subjectif entier — toute réserve ». Ainsi la logique marchande d’une transparence de la féminité occidentale s’articule aux résidus fondamentaux de la logique (néo)coloniale du dévoilement articulée.

    Dans un paradigme où les femmes racisées, en tant que telles, sont perçues comme ayant toujours quelque chose d’elles à vendre quand, au contraire, les hommes racisés sont appréhendés comme ne disposant pas de ressources pour acheter, aux premières l’accueil sous conditions — celle de ne pas porter le voile, notamment —, aux seconds le rejet inconditionnel.

    Enjeux collectifs

    La rhétorique fémonationaliste à laquelle Marlène Schiappa s’adonne allègrement depuis le ministère de l’Intérieur4 se déploie entre les soupçons d’agressions sexuelles qui pèsent sur Gérald Darmanin : mise en scène révoltante d’un pouvoir qui survisibilise la violence sexiste de certains hommes pour mieux invisibiliser celle d’autres. Cette rhétorique appelle une réponse forte, collectivement organisée. Non parce que nos hommes subiraient le racisme et qu’il faudrait, en tant que leurs femmes, les en sauver — tandis que d’autres hommes chercheraient à nous sauver de ceux-là mêmes —, mais bien parce qu’en tant que femmes de personne, nous jugeons que la lutte antiraciste et la lutte antisexiste ne sauraient être pleinement réalisées que dans cette conscience aiguë que les personnes opprimées par le racisme ne sont pas toutes des hommes non-blancs et que l’oppression patriarcale ne soumet pas uniquement des femmes blanches. Dans cette perspective, et Delphy le remarque justement, les femmes racisées sont contraintes de construire avec et sans les hommes du groupe racisé, avec et sans les femmes du groupe blanc. Ce qui pose la question cruciale des conditions de possibilité liées à la construction d’un espace politique des femmes racisées.

    Que signifie cet « avec » et ce « sans » ? Une infinité de pièges qui parsème les chemins difficiles de l’émancipation politique des membres objectivement solidaires du groupe racisé et des membres objectivement solidaires du groupe féminin — solidarité que la rhétorique fémonationaliste cherche tout bonnement à rompre définitivement en isolant femmes et hommes, en livrant les unes à la dévoration domestique et les autres à la noyade en haute mer ou à l’asphyxie. Cela ne peut ni ne doit durer car personne ne peut être dépossédé de son existence et vivre en se sachant, ainsi, destiné à la mort. Dénoncer et lutter contre la racialisation des questions sexuelles et la sexualisation de la question raciale — auxquelles Schiappa et Darmanin, comme d’autres avant eux, vont en promettant un grand avenir — implique d’affronter une question centrale : si les femmes racisées sont aptes — car construites ainsi par un ensemble de rapports sociaux — à se voir, à se reconnaître et à éprouver une forme d’empathie envers l’homme non-blanc que le racisme violente et envers la femme blanche que le patriarcat oppresse, qui des membres de ces groupes dominés se reconnaissent en elles ?

    Il importe de nous acharner à pointer du doigt la moindre injustice de genre, de classe et de race, produite non seulement par l’instrumentalisation des idées féministes, mais aussi et surtout par le caractère instrumentalisable et donc antiféministe de ces mêmes idées. Cela, de nombreuses personnes qui militent l’ont dit bien des fois. Mais en matière de politique des luttes, se répéter est une manière de dialoguer avec ceux et celles qui entendraient parler de tout cela pour la première fois, comme une manière de ne pas laisser aller à l’apathie ceux et celles qui n’en ont que trop entendu parler. Il importe, aussi, de rompre avec l’idée selon laquelle les hommes racisés seraient substantiellement plus violents que les autres hommes et que les cultures des Suds seraient plus marquées par l’idéologie patriarcale que celles du Nord. Car, dans un cas comme dans un autre, nous sommes entraîné·es à répondre au « pourquoi » moralisant de cette prétendue spécificité, et non au « comment » politique de cette spécification. Cette rupture est absolument fondamentale. Elle conditionne la possibilité d’orienter la lutte, non pas contre les formes les plus monstrueuses du patriarcat — ce qui ne peut que nous conduire à entériner les formes souriantes et galantes de ce dernier — mais bien contre le patriarcat dans tous ses états5. Enfin, il importe de prendre la mesure des concurrences féroces qui ont lieu au sein des espaces du féminisme majoritaire blanc pour la conservation et/ou la conquête du monopole féministe.

    Demeurons vigilant·es quant aux potentielles formes de récupérations de la critique fémonationaliste, non pas dans une perspective révolutionnaire qui profiterait à toutes les membres de la classe des femmes, mais dans une logique de pure distinction stratégique des groupes dominants entre eux. Puisque l’oppression accable sur plusieurs fronts à la fois, nous ne pouvons que réfléchir ensemble et solidairement vers la construction d’espaces étendus. Espaces où les réflexions théoriques et les actions concrètes des femmes qui prônent un féminisme antiraciste et anticapitaliste pourront se déployer plus encore, dans la plénitude de leurs croisements.

    https://www.revue-ballast.fr/marlene-schiappa-le-femonationalisme-et-nous

    #nationalisme #violences_sexistes #violences_sexuelles #protection #châtiment #enfermement #séparatisme #étrangers #combat_culturel #altérisation #islam #musulmans #racisme #nationalismes_sexuels #nationalisme_sexuel #intersectionnalité #islamophobie #anti-réfugiés #culturalisation

    ping @cede

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    Déjà signalé sur seenthis ici : https://seenthis.net/messages/870811
    Mais je mets ici le texte complet et ajoute des tags

    • In the Name of Women′s Rights. The Rise of Femonationalism

      Sara R. Farris examines the demands for women’s rights from an unlikely collection of right-wing nationalist political parties, neoliberals, and some feminist theorists and policy makers. Focusing on contemporary France, Italy, and the Netherlands, Farris labels this exploitation and co-optation of feminist themes by anti-Islam and xenophobic campaigns as “femonationalism.” She shows that by characterizing Muslim males as dangerous to western societies and as oppressors of women, and by emphasizing the need to rescue Muslim and migrant women, these groups use gender equality to justify their racist rhetoric and policies. This practice also serves an economic function. Farris analyzes how neoliberal civic integration policies and feminist groups funnel Muslim and non-western migrant women into the segregating domestic and caregiving industries, all the while claiming to promote their emancipation. In the Name of Women’s Rights documents the links between racism, feminism, and the ways in which non-western women are instrumentalized for a variety of political and economic purposes.

      https://www.dukeupress.edu/in-the-name-of-womens-rights
      #livre #Sara_Farris

  • Comment #Israël a contribué au réveil des infâmes #nationalismes ethniques d’#Europe | Middle East Eye
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/comment-isra-l-contribu-au-r-veil-des-inf-mes-nationalismes-ethniques

    La polarisation au sein des sociétés occidentales sur les questions liées à l’émigration et aux droits de l’homme s’est intensifiée au cours des dernières semaines et des derniers mois. Pour de nombreux observateurs, il semble qu’un ordre international en place depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale – qui met l’accent sur les droits universels comme moyen de prévenir la déshumanisation et les conflits – soit en train de disparaître rapidement en Europe comme aux États-Unis.

    #modèle_du_temps

  • L’affaire catalane

    Miquel Amorós

    https://lavoiedujaguar.net/L-affaire-catalane

    Le défi que l’oligarchie politique catalane a exercé sur l’État espagnol est surprenant, et plus encore vu de l’extérieur. Mais ce qui est vraiment extraordinaire, c’est le soutien populaire obtenu, en partie du fait de ses propres mérites, mais aussi pour avoir fait converger dans le temps un certain nombre de facteurs favorables au soi-disant « procès ». La question catalane a frôlé la crise d’État. Personne n’ignore que le catalanisme politique a participé à la rédaction de la Constitution espagnole postfranquiste, et qu’il a joué un rôle stabilisateur pendant la « transition » de la dictature vers le système des partis amnésiques, facilitant à plusieurs reprises la « gouvernabilité » de l’État dont il aspire maintenant à se défaire. En contrepartie, il obtint des transferts substantiels. Probablement en fonction des liens qu’il entretient avec le monde des émotions, s’attache au nationalisme une disposition singulière à se développer en tant que mode. Et l’une des règles d’or de la mode est l’abolition du passé remplacé par un présent amnésique. (...)

    #Espagne #catalanisme #nationalismes #anarchisme #décomposition

  • La Catalogne après la tourmente

    Tomás Ibáñez

    https://lavoiedujaguar.net/La-Catalogne-apres-la-tourmente

    Tout ce qui est construit d’en bas est bon... à moins que cela ne s’érige sur des socles préparés d’en haut...

    Au moment où la campagne électorale est sur le point de commencer et de nous plonger à nouveau dans le lamentable spectacle de la compétition entre partis pour récolter le maximum de voix, il n’est peut-être pas inutile de faire le bilan de l’intense période de confrontation entre, d’une part, le gouvernement et l’État espagnol, et de l’autre le prétendant au titre d’État catalan. Une confrontation à laquelle les secteurs révolutionnaires, ainsi que beaucoup d’anarchistes et d’anarcho-syndicalistes, ont participé sous prétexte qu’il fallait prendre parti, il fallait être là où le peuple était, et qu’il était nécessaire de choisir de lutter. Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si, partant de positions libertaires, il était logique de collaborer avec un projet dont le but ultime était la création d’un État (...)

    #Espagne #Catalogne #nationalismes #référendum #anarchisme #État #république #élections

  • Des libertaires en pleine dérive

    Tomás Ibáñez

    http://www.lavoiedujaguar.net/Des-libertaires-en-pleine-derive

    Je ne connais pas très bien l’histoire du mouvement libertaire en Catalogne, mais j’imagine qu’il devait y avoir une bonne raison pour qu’en 1934 la CNT, qui se trouvait alors dans la plénitude de sa force, refuse de collaborer avec la tentative de proclamer « l’État catalan sous la forme d’une République catalane ». Je ne fais que l’imaginer. Par contre, ce que je ne me limite pas à imaginer car j’en suis convaincu, c’est qu’il n’y a aucune bonne raison pour qu’une partie de l’actuel mouvement libertaire catalan collabore, d’une manière ou d’une autre, avec le projet « national-indépendantiste » entrepris par le gouvernement catalan, par les partis politiques qui le soutiennent et par les grandes organisations populaires nationalistes qui l’accompagnent.

    Le moins que l’on puisse dire c’est que cette partie du mouvement libertaire se trouve « en pleine dérive » (...)

    #Catalogne #nationalismes #anarchisme #critique

  • Orages sur la Catalogne

    Tomás Ibáñez

    http://lavoiedujaguar.net/Orages-sur-la-Catalogne

    C’est dans les moments agités, complexes et orageux qu’il importe de consulter nos boussoles pour ne pas nous égarer. Mais c’est aussi au cœur de l’orage que leurs indications s’avèrent le moins fiables. C’est pourquoi il est crucial de ne pas se laisser emporter par le tourbillon des événements qui se succèdent de manière endiablée et qui exigent des réactions rapides. C’est pourquoi il est nécessaire de lever les yeux , ne serait ce qu’un instant, par-dessus le contexte immédiat, prendre une certaine distance par rapport à l’orage, et tenter d’entrevoir l’horizon vers lequel nous poussent les actes que la situation semble nous imposer.

    Malgré la sympathie, l’affection et la compréhension que j’éprouve envers bon nombre des libertaires qui s’impliquent dans les mobilisations qui secouent la Catalogne, je ne peux m’empêcher de considérer qu’ils sont en train de favoriser, de manière totalement involontaire, le processus conçu par le gouvernement catalan et par les formations nationalistes pour créer « un nouvel État ». (...)

    #Espagne #Catalogne #indépendance #État #nationalismes #libertaires

  • «10 consideraciones ’sobre lo de Catalunya’», por Cristina Fallarás
    https://www.lamarea.com/2017/10/06/10-consideraciones-sobre-lo-de-catalunya

    El pasado lunes día 2, “unas 800 personas”, según La Vanguardia, se plantaron ante la comisaría de los Mossos en Mataró. Una vez allí, entonaron el himno llamado Els Segadors. Cerca de una docena de agentes salieron a recibir el homenaje y se cuadraron ante el himno.
    Aquí se ve:

    Ignoro la sensación que provocan, en general, himno y fuerzas del orden juntos. Llámenme rancia, a mí me asusta.

    https://www.youtube.com/watch?v=-lEEFS0AFL8

    #nationalismes

    • Els Segadors — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Els_Segadors

      Els Segadors (« les moissonneurs » en catalan) est l’hymne national1 officiel de la Catalogne depuis 1993. Il est inspiré par une ancienne chanson populaire. Les paroles actuelles ont été écrites en 1899 par Emili Guanyavents et la mélodie a été adapté par Francesc Alió en 1892.

      Les paroles font référence au soulèvement populaire de la population catalane entre 1640 et 1652 contre l’augmentation des taxes prélevées par Philippe IV d’Espagne pour financer la guerre de Trente Ans. Cet événement est connu sous le nom de guerre des faucheurs. La mélodie populaire remonte au xviie siècle, exception faite du refrain qui est postérieur et qui n’appartient pas à la légende.

      Cet hymne servit de chant de ralliement des Catalans républicains pendant la guerre d’Espagne. Il fut interdit par la dictature franquiste. Actuellement, il retentit chaque année lors des événements de la Diada (fête nationale) le 11 septembre.

  • Lettre à Tomás Ibáñez
    sur « Perplexités intempestives »

    Miquel Amorós

    http://lavoiedujaguar.net/Lettre-a-Tomas-Ibanez-sur

    Compagnon Tomás,

    Tes « Perplexités intempestives » sont le meilleur exposé que j’ai lu qui relève du bon sens et du seny [l’équilibre, en catalan] révolutionnaire qui devrait se trouver non seulement chez les libertaires, mais chez tous ceux qui veulent abolir cette société au lieu de la gérer. Cependant, je ne suis pas surpris que des tas de gens se disant anarchistes se soient engagés dans le mouvement nationaliste, et proclament haut et fort leur droit à décider du matériel des chaînes qui vont les assujettir. Pauvre Ricardo Mella et [sa brochure sur] La ley del número [La loi du nombre dans les élections] ! Ils étaient également assez nombreux tous ceux qui un jour sont montés dans le train de Podemos ou dans celui du plateformisme, en troquant les oripeaux de la lutte de classe pour les habits neufs de la citoyenneté. C’est propre à l’anarchisme des hypocrites que de choisir à chaque tournant historique de faire le jeu du pouvoir en place. La guerre civile espagnole en est l’exemple le plus patent. Confusion, attrait irrésistible de la pagaille, abandon de la conscience de classe, tactique du moindre mal, l’ennemi de mon ennemi, peu importe. (...)

    #Espagne #Catalogne #nationalismes #analyse_critique

  • Catalogne
    Perplexités nº 2 (et quelques certitudes)
    à la veille du 1er octobre

    Tomás Ibáñez

    http://lavoiedujaguar.net/Catalogne-Perplexites-no-2-et

    Ce n’est plus le moment de disserter sur les facteurs qui ont conduit à la situation présente, qu’il suffise de rappeler que figurent parmi eux l’irritation tout à fait justifiée d’une bonne part de la population catalane contre le gouvernement du Parti populaire, une série de griefs qui indignent cette population, mais aussi la constante et prolongée excitation de la fibre nationale moyennant le strict contrôle des télévisions et radios publiques catalanes par le gouvernement catalan, à quoi il faut ajouter la ferme volonté d’accéder à de plus grandes portions de pouvoir qui caractérise des élites politiques et économiques fascinées par la perspective de devenir un État.

    Ce qu’exige le moment actuel, à partir d’une perspective libertaire, c’est plutôt une réflexion sur les stratégies et les positions que développe une partie du secteur anarchiste et du mouvement libertaire bien plus ample dans lequel il se trouve inséré. Je dois avouer que cette réflexion accroît ma perplexité en même temps qu’elle m’incite à réaffirmer quelques certitudes ancrées dans la mémoire libertaire des luttes. (...)

    #Espagne #Catalogne #nationalismes #anarchisme

  • Jean-François Bayart : « L’urgence est de dénoncer l’imposture identitaire »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/020417/jean-francois-bayart-l-urgence-est-de-denoncer-l-imposture-identitaire

    Les #nationalismes seraient-ils en train de prendre leur revanche sur une globalisation devenue synonyme de dumping social généralisé ? Au contraire, les deux systèmes fonctionnent de concert, avance le chercheur Jean-François Bayart, pour qui l’erreur de diagnostic commise par les leaders politiques à travers la planète conduit celle-ci à sa perte. Entretien et bonnes feuilles.

    #Culture-Idées #national-libéralisme

  • Carton rouge à Jean-Luc Mélenchon pour son « plan B »
    http://www.taurillon.org/carton-rouge-a-jean-luc-melenchon-pour-son-plan-b

    A l’occasion du sommet pour un Plan B en Europe, Jean-Luc Mélenchon dévoile une « #Union_européenne hostile à la démocratie et à la justice sociale », s’en tenant à la souveraineté nationale et à la sortie de l’euro. En réponse, Emmanuelle Cosse affirme une « Europe démocratique, écologique et solidaire » dans le journal Libération. Vision belliqueuse, la manœuvre de Jean-Luc Mélenchon est dangereuse et remet en question la démocratie européenne.

    #Opinions

    / #France, #Nationalismes, #Idéologies, Union européenne

    http://www.liberation.fr/planete/2016/02/02/europe-le-contresens-du-plan-b-de-melenchon_1430572
    http://melenchon.fr/2016/02/03/europe-les-illusions-demmanuelle-cosse
    http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2016/01/24/melenchon-cherche-son-plan-b_4852729_823448.html
    http://www.rtl.fr/actu/politique/jean-luc-melenchon-avec-l-allemagne-le-plan-b-c-est-ou-vous-cedez-ou-on-vous-tue

  • Être pro-européen ne veut plus rien dire aujourd’hui
    http://www.taurillon.org/etre-pro-europeen-ne-veut-plus-rien-dire-aujourd-hui

    Tout le monde se dit « pro-européen » aujourd’hui. Personne ne dit plus officiellement qu’il ou elle veut sortir de l’Union européenne. Par conséquent, qu’est-ce qui différencie les acteurs politiques sur l’Europe ? Leur approche confédérale ou fédérale de l’Europe.

    #Opinions

    / #Fédéralisme, #Nationalismes

    http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/audio/bfm-0901-500-millions-d-europeens-293417.html

  • Toute l’Europe est sous la pression de droites extrêmes
    https://www.mediapart.fr/journal/international/241215/toute-leurope-est-sous-la-pression-de-droites-extremes

    seuil Les chercheurs Jean-Yves Camus et Nicolas Lebourg mettent en évidence un réalignement idéologique qui concerne l’Europe entière, avec l’émergence de droites extrêmes. Ce phénomène est d’abord le résultat d’une crise politique et culturelle.

    #International #droite #élections_régionales #extrême_droite #FN #Front_national #Hongrie #Italie #Marine_Le_Pen #nationalismes #Pologne #populismes

  • « La montée du Front National nous alarme »
    http://www.taurillon.org/la-montee-du-front-national-nous-alarme

    A l’occasion des élections régionales, les Jeunes Européens – #France sonnent l’alarme face aux scores importants du Front National dans de nombreuses régions, scores qui n’a pourtant pas permis aux candidats FN d’accéder aux commandes de ces nouvelles entités. Réaction.

    #Associations

    / France, #Extrême_droite, #Nationalismes

    http://www.lemonde.fr/elections-regionales-2015/live/2015/12/13/elections-regionales-suivez-tous-les-resultats-en-direct_4830839_4640869.htm

  • Face au Front National, n’ayons pas l’Europe honteuse !
    http://www.taurillon.org/face-au-front-national-n-ayons-pas-l-europe-honteuse

    Parmi les fédéralistes européens, les interrogations vont bon train sur la montée inquiétante du Front National, de mouvements extrémistes similaires en Europe et du désintérêt généralisé pour le projet européen. Point de vue d’un fédéraliste révulsé par la vague FN aux élections régionales françaises.

    #Opinions

    / #France, #Élections, #Extrême_droite, #Nationalismes

  • La nation française renoue-t-elle avec son #Universalisme ?
    http://www.taurillon.org/la-nation-francaise-renoue-t-elle-avec-son-universalisme

    Les attentats de cette année, ceux de janvier comme ceux de novembre, ont engendré des milliers de soutiens à travers le monde. Derniers en date, ceux à la suite des attentats de Paris, le 13 novembre dernier, où le monde a pendant près d’une semaine arboré le drapeau tricolore en entonnant la Marseillaise. Un acte qui relance le débat autour de la nation française et de ses symboles.

    #Opinions

    / #Nationalismes, #Terrorisme, #France, Universalisme

    https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Libert%C3%A9_guidant_le_peuple#/media/File:Eug%C3%A8ne_Delacroix_-_La_libert%C3%A9_guidant_le_peuple.jpg
    http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2015/11/19/comment-le-drapeau-francais-a-repris-des-couleurs_4812911_4497186.html#VOGUg
    http://www.courrierinternational.com/article/polemique-pourquoi-paris-suscite-t-il-plus-dempathie-que-beyr
    http://www.slate.fr/story/110155/polemiques-filtre-bleu-blanc-rouge-facebook

  • « Il faut faire les Européens »
    http://www.taurillon.org/il-faut-faire-les-europeens

    Quoi qu’on en dise, la tempête ne s’est pas apaisée. Malgré les réformes structurelles accomplies (ou promises) par de nombreux gouvernements, malgré les achats de titres par la BCE sous la houlette de Mario Draghi, la pression des marchés financiers représente toujours une épée de Damoclès suspendue au-dessus des perspectives de maints budgets nationaux. Comment en sortir ?

    #Opinions

    / #Populismes, #Crises, #Identité_européenne, #Nationalismes

  • L’Europe doit-elle avoir peur des « extrémistes » ?
    http://www.taurillon.org/l-europe-doit-elle-avoir-peur-des-extremistes

    Au soir du 25 mai 2014, après 4 longues journées de votes organisées sur tout le vieux continent, politiciens, journalistes et experts prennent place sur les plateaux télés des 28 pays composant l’Union européenne, et s’apprêtent à décortiquer les résultats des huitièmes élections du Parlement européen au suffrage universel direct.

    Actualité

    / #Extrémisme, #Extrême_droite, #Nationalismes

  • Goethe et la Weltliteratur, un paradoxe du XIXe siècle
    http://www.taurillon.org/goethe-et-la-weltliteratur-un-paradoxe-du-xixe-siecle

    Goethe est un personnage qui renferme tous les paradoxes du XIXe siècle. Les intellectuels le considèrent généralement comme la grande figure de la littérature et du romantisme allemands.

    #Culture & Histoire

    / Culture, #Nationalismes, #Arts, #Identité_européenne

    #Culture_&_Histoire

  • Populisme : L’Europe en danger ?
    http://www.taurillon.org/populisme-l-europe-en-danger

    Les Tribunes de la presse, organisées par le Conseil régional d’Aquitaine en novembre dernier, ont vu défiler conférences, projections-débats, interventions de professionnels des médias autour du thème l’Europe : la pourfendre ou la défendre ? A cette occasion, un documentaire tourné en 2013 par Antoine Vitkine sur la déferlante populiste en Europe de ces dernières années à l’approche des élections européennes de mai 2014 a été diffusé. L’occasion de s’interroger sur le fonctionnement et les principes de certains partis populistes européens oscillant entre radicalisme et radicalité.

    Actualité

    / #Extrême_droite, #Nationalismes, (...)

    #Populismes
    http://www.arte.tv/guide/fr/050481-000/populisme-l-europe-en-danger
    http://info.arte.tv/fr/populisme-leurope-en-danger
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/05/26/vague-europhobe-sur-le-vieux-continent_4425957_3214.html

  • Faut-il assumer la finalité libérale de la construction européenne ?
    http://www.taurillon.org/faut-il-assumer-la-finalite-liberale-de-la-construction-europeenne

    Le libéralisme a beau constituer, en théorie, le fondement de nos sociétés politiques depuis l’époque des Lumières, celui-ci n’a décidément pas bonne presse. En France, la place occupée par le polémiste Eric Zemmour (qui n’est qu’un anti-libéral parmi d’autres) illustre parfaitement la tendance générale à la diabolisation de l’individualisme au profit d’une rhétorique en faveur de la majesté de l’État dont la vocation serait de dominer la société civile. Une telle ambiance ne peut que fragiliser l’idée (...)

    #Comprendre_le_fédéralisme

    / #Fédéralisme, #États-Unis_d'Europe, #Nationalismes, #Diplomatie