naturalfeature:la loire

  • #Nantes : six personnes portent #plainte et dénoncent des #violences_policières lors de manifestations de « #gilets_jaunes ». Ils ont été blessés et dénoncent le danger de manifester.

    À Nantes, six personnes blessées au cours de manifestations de « gilets jaunes » ont déposé plainte contre X, jeudi 10 janvier, pour des faits de violences volontaires avec arme par des personnes dépositaires de l’autorité publique, rapporte France Bleu Loire Océan. Deux femmes et quatre hommes ont déposé plainte.

    Des blessures à la tête ou à la cuisse

    « Cela ne devrait pas être un danger de manifester. Nous continuerons de faire des actions pour dénoncer ce qui ne va pas dans notre pays et qui touche le monde entier » a expliqué à France Bleu, sur le parvis du palais de justice de Nantes, la belle-mère d’un manifestant blessé à la tête dans le cortège du 29 décembre, l’"acte 7 des gilets jaunes". Adrien, 22 ans, est sorti de l’hôpital le 7 janvier. Les médecins lui ont posé pas moins de 50 agrafes, explique encore France Bleu, et est encore très affaibli. La police des polices avait été saisie.

    Autre blessée et plaignante : Agnès, « gilet jaune » du Pays de Retz (au sud-ouest du département de la Loire-Atlantique, autour de Pornic). Elle est touchée à la cuisse : « J’ai été blessée par un éclat de grenade de désencerclement alors que je marchais et qu’on allait se disperser » explique-t-elle. « Je n’ai rien commis d’illégal. J’ai été agressée alors que j’utilisais mon droit de manifester » témoigne-t-elle au micro de France Bleu Loire Océan.


    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/nantes-six-personnes-portent-plainte-et-denoncent-des-violences-policie
    #justice #droit_de_manifester
    ping @davduf


  • Les procédures pour la reprise des terres de Notre-Dame-des-Landes ont fixé le devenir des 1.425 hectares du site


    https://www.actu-environnement.com/ae/news/terres-Notre-Dame-des-Landes-32656.php4#xtor=EPR-1

    Le devenir des terres situées sur l’emprise du projet abandonné de Notre-Dame-des-Landes se dessine. Fin décembre, le président du département et le préfet de la Loire-Atlantique ont signé un protocole d’accord pour une rétrocession des terres. Il concrétise l’accord de principe donné par Sébastien Lecornu en mars dernier. Le département avait cédé à l’Etat en 2012, 892 hectares qu’il avait acquis en prévision de la construction du nouvel aéroport. Après l’abandon du projet, il a souhaité les récupérer. Le transfert de propriété devrait s’opérer au cours du premier trimestre.

    #NDDL


  • Revue de presse continue spéciale « gilets jaunes »
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    « Ils sont mieux ici que seuls chez eux devant la télé » : un Noël avec des « gilets jaunes »

    Chapon, bûche et messe de Noël : dans l’ex-bassin minier, des « gilets jaunes » réveillonnent sur leur rond-point

    « Gilets jaunes » : Arnaud et Jessica, la vie à l’euro près

    La police scientifique lance un préavis de grève

    Les Gilets jaunes et la question démocratique

    “Gilets jaunes” : Macron attaqué en justice pour racket et violences

    Le gilet jaune, nouvel étendard de la liberté d’expression ? Reportages dans la Loire à Saint Chamond

    « Gilets jaunes » : un an ferme pour des jets de projectiles sur les forces de l’ordre à Nancy

    Gilets jaunes : à Clermont-Ferrand, la mobilisation ne faiblit pas

    Joyeux Noël à la nation des ronds-points !

    Syndicalisme et gilets jaunes

    Les « gilets jaunes » sont là pour Édouard Philippe en Haute-Vienne

    (...)

    *

    Présentation/Archives/Abonnement



  • Un curé pédophile de 85 ans condamné à de la prison ferme | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/211218/un-cure-pedophile-de-85-ans-condamne-de-la-prison-ferme

    Le tribunal correctionnel de Saint-Etienne a condamné vendredi à 18 mois de prison, dont six fermes, le père Régis Peyrard poursuivi pour « attentat à la pudeur commis avec violence ou surprise sur mineur de moins de quinze ans ».

    Ce curé de la Loire, aujourd’hui âgé de 85 ans, est soupçonné d’avoir commis des dizaines d’agressions sexuelles et de viols sur de jeunes garçons qui fréquentaient sa paroisse ou ses camps d’été organisés en Savoie, mais une seule plainte pour des faits non prescrits a déclenché les poursuites et la tenue d’un procès en correctionnelle le 20 novembre dernier.

    « L’un des derniers remparts qui protégeait des pédo-criminels s’effondre aujourd’hui, la soutane ne protège plus », a dit à l’issue de l’audience, où le père Régis Peyrard ne s’est pas présenté, l’avocat des parties civiles Jean Sannier.

    Le procès s’était déroulé dans des conditions inhabituelles. Le parquet avait choisi, compte tenu de l’âge du prévenu, d’accélérer la procédure sans réaliser d’instruction préalable et en présence d’un seul plaignant. Il avait en revanche invité six autres victimes à venir témoigner à titre de témoins.

    A la barre, le père Régis Peyrard a reconnu les faits de façon parcellaire

    6 mois ferme (sans mandat de dépôt, donc il fera pas de prison ce que la press dissimule préférant faire croire que les prêtres violeurs ne sont plus impunis alors qu’ils le sont encore une fois https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/4214-mandat-de-depot-definition ) pour attentat à la pudeur après des dizaines d’agressions sexuelles et de viols d’enfants, pas d’instructions, un seul plaignant accepté, l’accusé ne se présente pas devant le juge... Je serais prêtre pédocriminel je trouverais ca plutot encourageant, comme si on me félicitait.

    C’est bien pratique ces prescriptions. Les magistrats et les flics qui prétendent que ca ne servirait à rien car ces affaires sont trop anciennes pour qu’on y trouve des preuves, mais dans le cas d’agresseurs en série comme c’est le cas de celui ci (et de beaucoup d’autres), l’absence de prescriptions lui aurais couté perpète. Alors perpète à 85 ans c’est peut être moins de 6 mois, mais savoir que dans ce pays un vol de bières est réprimé plus sévèrement qu’une carrière de plus de 60 ans de viols d’enfants ça fait un drôle d’effet.
    Dans les propositions de loi qui ont été rejetés par les parlementaires cette année, il y avait une modification de la prescription qui aurais pu réglé ce type d’incohérence. Le délais de poursuite recommence au moment ou une plainte à été déposé pour des faits similaires. Je ne sais pas très bien l’expliqué mais l’idée c’est que pour ce prêtre par exemple, puisqu’une affaire est toujours non prescrite, alors toutes les autres concernent le même crime ne sont plus prescrites, et l’Etat aurais pu jugé Régis Peyrard pour l’ensemble de son œuvre.


  • Le président de la Loire-Atlantique réclame un référendum sur la réunification de la Bretagne
    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire-44600/info-ouest-france-philippe-grosvalet-reclame-un-referendum-sur-le-reuni

    Il en appelle carrément à Emmanuel Macron. «  Alors que la Loire-Atlantique est intégrée aux Pays de la Loire depuis plusieurs décennies, organiser une consultation sur son seul périmètre serait nier les partenariats très forts et les synergies nouvelles qu’elle a su construire. Ce périmètre dépasse la seule Loire-Atlantique. L’ensemble des habitants des deux régions concernées doit pouvoir se prononcer.  »

    coucou @simplicissimus


  • J’ai assisté complètement par inadvertance samedi soir dernier à cette prise de bec entre l’éditorialiste Bruno Jeudy et Christophe Couderc, invité sur le plateau de BFM-TV en tant que #Gilets_jaunes : un grand moment d’#abjection

    Bruno Jeudy traque les « faux » gilets jaunes (BFM-TV) - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/Bruno-Jeudy-traque-les-faux-gilets-jaunes-BFM-TV

    Dans la soirée du samedi 8 décembre, l’éditorialiste Bruno Jeudy prend à partie un gilet jaune présent sur le plateau de BFM-TV. Alors que celui-ci vient de dénoncer les privatisations mises en œuvre par le gouvernement, Bruno Jeudy reproche à son invité ses « obsessions politiques » qui ne sont pas « démocratiques », et l’accuse de ne pas être « un vrai gilet jaune ». Il illustre ainsi une tendance de certains éditocrates à vouloir distribuer les rôles, entre les bons et les mauvais gilets jaunes.

    Le CV du "bonhomme Jeudy" : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Jeudy

    #puant #brouet_médiatique

    A rapprocher de ceci :
    http://cqfd-journal.org/Le-Chien-rouge-a-la-patee-BFM

    #pâtée_BFM


  • Gastro-entérite : l’épidémie progresse ...

    La gastro-entérite continue sa progression en France ! Selon les chiffres publiés par le réseau Sentinelles ce mercredi 28 novembre 2018, quatre régions sont désormais au-dessus du seuil épidémique : les Hauts-de-France, Provence Alpes Côté d’Azur (PACA), Grand Est et Pays de la Loire.

    Dessin de #Deligne pour #Urtikan.net
    http://www.urtikan.net/dessin-du-jour/gastro-enterite-lepidemie-progresse
    http://deligne.iconovox.com

    gif : afleshfesten.tumblr.com #tumblr


  • Les député.e.s #enmarche récoltent la violence qu’ils.elles sèment ! - Le figaro 22 Novembre 2018 _

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/11/22/01016-20181122LIVWWW00014-en-direct-gilets-jaunes-blocages-impots-fiscalite

    Des députés LaRem dénoncent des intimidations

    Le président du groupe LaRem à l’Assemblée, Gilles Le Gendre, a dénoncé des « intimidations » de la part de « gilets jaunes » autour de domiciles ou permanences de députés « marcheurs ». Dans un mail que s’est procuré l’AFP, il affirme que nombre d’entre eux « font l’objet depuis hier (mardi), de la part de ’gilets jaunes’ de leur circonscription, d’intimidations autour de leurs domiciles ou de leurs permanences, voire de menaces d’agressions sur leur propre personne ».

    « Ces faits sont intolérables et confirment un durcissement de ce mouvement que le gouvernement et notre majorité dénoncent depuis dimanche », poursuit l’élu de Paris qui a saisi mardi soir Christophe Castaner qui lui a promis le soutien du ministère de l’Intérieur. Gilles Le Gendre conseille aux députés concernés « d’en informer immédiatement le préfet » de leur département et de prévenir le groupe majoritaire, afin de pouvoir « apprécier l’ampleur du phénomène ».

    Certains députés, qui se sont confiés à franceinfo, affirment être totalement désemparés face à la colère des « gilets jaunes ». « On n’est pas sur la même longueur d’onde, ils ont des sentiments, nous des arguments, ça ne colle pas » , explique notamment Valéria Faure-Muntian, députée #LREM de la 3e circonscription de la Loire.

    #député.e.s #macron #emmanuel_macron #violence #france #enmarcheverslefn #en_vedette #gouvernement_macron #réformes_antisociales #corruption #privilèges #glyphosate #lobby #lobbying


  • Des éleveurs caprins des Pays de la Loire sont en train de bâtir une filière bio où les chevreaux seront élevés sous la mère. Des réflexions similaires sont en cours en Ardèche et dans le Poitou. Mais il y a en France quelqu’un qui depuis déjà de nombreuses années tente de remettre la viande de chevreau au goût du jour. A la frontière espagnole, Martin Quintana élève des chèvres catalanes, une race en voie de disparition et très réputée pour la qualité de sa viande. Et si les Français les boudent, les cabris de Martin font le bonheur des Catalans et des Espagnols.

    https://alimentation-generale.fr/reportage/du-cabri-dans-nos-assiettes
    #gastronomie #élevage


  • Enfants sans bras : les mauvais calculs de Santé publique France
    https://www.lemonde.fr/sante/article/2018/10/16/enfants-sans-bras-les-mauvais-calculs-de-sante-publique-france_5369895_16513

    Sollicités par « Le Monde », des biostatisticiens jugent qu’un rapport écartant un excès de malformations dans l’Ain contient des erreurs « grossières ».

    Des erreurs méthodologiques « grossières », « indignes », des marges de confiance « ubuesques »… Le Monde a soumis à trois biostatisticiens le rapport publié jeudi 4 octobre par l’organisme de sécurité sanitaire Santé publique France (SpF), statuant sur un nombre suspect d’enfants naissant sans bras, ou sans main, dans le centre de l’Ain : les trois scientifiques, dont deux ont demandé au Monde de garantir leur anonymat, formulent des critiques assassines à l’encontre du rapport rassurant de l’agence.

    Trois rapports ont été rendus simultanément par SpF sur des suspicions d’excès de cas de malformations dans des zones géographiques restreintes. Deux d’entre eux, qui concernent la Bretagne et la Loire-Atlantique, concluent à un nombre de cas significativement accru par rapport à la norme – sans qu’une cause soit identifiée.

    En revanche, le rapport sur la situation dans l’Ain écarte toute anomalie statistique. Mais, au contraire des deux autres et en contravention avec les usages de l’expertise scientifique, il n’a pas été signé par ses auteurs. Interrogée par Le Monde, SpF a dans un premier temps expliqué que leurs noms n’apparaissaient pas dans le rapport en raison d’un oubli, puis dans un second temps que l’auteur était… SpF.

    Controverse depuis deux ans

    Selon SpF, l’accumulation, entre 2009 et 2014, de sept cas de malformations – dites « agénésie transverse des membres supérieurs » (ATMS) – dans une zone rurale de l’Ain d’un rayon de 17 km, ne présente pas de caractère inhabituel.

    Un jugement en opposition frontale avec celui du registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera), l’organisation à l’origine de l’alerte sanitaire relative à la situation dans l’Ain. Selon le Remera, qui suspecte une contamination environnementale, le nombre de cas d’ATMS observés dans la zone est plus de cinquante fois supérieur à ce qui est normalement attendu.

    La directrice du registre, Emmanuelle Amar, doit être auditionnée le 23 octobre à l’Assemblée nationale, à l’initiative des députés Delphine Batho (Deux-Sèvres, Génération Ecologie) et Jean-Luc Fugit (Rhône, La République en marche).

    La controverse entre le Remera et SpF dure depuis plus de deux ans. Mais la publication de plusieurs articles de presse sur ces enfants sans bras, fin septembre, a contraint SpF à communiquer officiellement sur le sujet, et à publier ces rapports.

    Erreurs « incompréhensibles »

    Après lecture de celui concernant l’Ain, l’épidémiologiste et biostatisticien Jacques Estève, ancien professeur à l’université Claude-Bernard (Lyon) et aux Hospices civils de Lyon, est catégorique. Pour l’ancien directeur de l’unité de biostatistiques du Centre international de recherche sur le cancer, les erreurs d’analyse de SpF sont « incompréhensibles ».

    « Un étudiant de première année d’université serait surpris d’apprendre que sept cas observés dans une population de 5 738 naissances, où la probabilité d’en observer un seul est de 1,7 sur 10 000, ne soit pas un événement exceptionnel, ironise M. Estève. Une approche un peu plus sophistiquée montre que l’observation d’un nombre de cas supérieur ou égal à sept dans ces conditions a une probabilité égale à 7,1 pour 100 000 ! » Pour M. Estève, « la présence d’une telle erreur dans un rapport de SpF est inexplicable et, s’il s’agit d’une erreur de bonne foi, elle doit être corrigée ».

    Deux autres mathématiciens sollicités par Le Monde, spécialistes de ces questions et n’ayant jamais pris part à la controverse, réagissent de manière tout aussi tranchée. « Ma principale critique est qu’ils [SpF] investiguent la présence d’un agrégat dans chaque commune où un cas a été signalé, puis dans le département de l’Ain tout entier », explique le premier.

    Dilution statistique artificielle

    En clair, SpF a d’abord calculé l’excès de cas dans chacune des sept communes touchées (un cas par commune ayant été relevé ces dernières années), par rapport à la fréquence moyenne de ces malformations, sur l’ensemble du territoire.

    Or cette approche est inappropriée : il est, par définition, impossible d’identifier un agrégat de cas en analysant ceux-ci un par un, pris isolément les uns des autres. Or, explique le mathématicien, un cas unique dans une commune, quelle que soit la taille de celle-ci, peut toujours être attribué au hasard.

    Ensuite, pour conclure à l’absence d’un excès de cas à l’échelle de la petite zone touchée, l’agence a comparé le nombre de cas y étant survenus, au nombre de cas normalement attendus sur l’ensemble du département de l’Ain. Une technique qui revient à une dilution statistique artificielle.

    « L’analyse de SpF ne prend pas du tout en compte la proximité géographique des cas de malformations, explique le premier scientifique interrogé par Le Monde. Si ces sept cas avaient eu lieu aux quatre coins du département de l’Ain, le résultat des analyses aurait été exactement le même. » Or le regroupement géographique est précisément l’un des éléments-clés de la détection des « clusters », ces agrégats de cas pathologiques survenant dans une fenêtre de temps et sur un territoire donnés.

    Critiques à la marge

    Au contraire, jugent les deux mathématiciens, l’étude du Remera, présentée comme fausse par SpF, est plus adéquate. Elle « présente une méthodologie plus adaptée et rigoureuse, même si le modèle est moyennement adapté », estime le deuxième mathématicien sollicité par Le Monde. Ce dernier juge que l’évaluation de l’excès de cas publiée par Remera dans son rapport, un taux de malformations cinquante-six fois supérieur à ce qui est attendu, « ne doit pas être considéré en raison du trop faible nombre de cas ».

    L’autre mathématicien interrogé estime aussi que la technique utilisée par le Remera, dite « méthode de scan à fenêtre variable », est plus adaptée que celle de SpF et « a obtenu beaucoup de succès en épidémiologie ». Lui aussi formule toutefois quelques critiques, mais à la marge, sur le travail du Remera – sur la fenêtre de temps analysée notamment.

    Sollicitée par Le Monde, SpF se dit « toujours ouverte au débat scientifique ». Cependant, ajoute l’établissement public, « ces discussions, qui permettent de faire avancer les connaissances, sont souvent complexes et ne peuvent avoir lieu par média interposé ».

    Lors de sa conférence de presse du 4 octobre, les responsables de SpF ont assuré que le désaccord avec le Remera était sans conséquence puisque l’agence dit avoir malgré tout conduit l’enquête de terrain, au même titre qu’en Bretagne et en Loire-Atlantique. Ces enquêtes n’ont pas découvert de causes et SpF disait ne pas avoir l’intention de poursuivre les investigations, devant la faible probabilité de découvrir une cause aux trois situations. Trois jours plus tard, dans une déclaration à RTL, le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, prenait le contre-pied de l’agence, assurant qu’une nouvelle enquête serait ouverte.

    Le registre des malformations en Rhône-Alpes au bord de la fermeture

    De structure associative, le registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera) est au bord de la fermeture. Sa directrice, Emmanuelle Amar, devait se présenter, mardi 16 octobre, à un entretien préalable à son licenciement par les Hospices civils de Lyon (HCL), l’institution-hôte du registre, qui encaisse les subventions et fait vivre l’association. Deux de ses principaux soutiens financiers ont cessé en 2018 : celui de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale et de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Quant à celui de Santé publique France, il n’a pas encore été versé pour l’année en cours. Ce sont les HCL qui règlent, à titre intérimaire, les salaires des six employés depuis plusieurs mois. Pour la députée Delphine Batho (Deux-Sèvres, Génération écologie), le licenciement des personnels du registre contreviendrait à la loi dite « Sapin 2 » protégeant les lanceurs d’alerte.


  • Notre-dame-des-Landes : week-end festif avant l’attribution des terres
    France 3 Pays de la Loire - Ajoutée le 29 sept. 2018
    reportage : Sandrine Gadet et jean-Pierre Brénuchon
    Montage : Marie Catherine Georgelin
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=126&v=BSTzjaIZ310

    Expliquer ce que l’on veut faire sur la ZAD, après des années de lutte pour empêcher un aéroport. Raconter les projets des nouveaux occupants partisans d’une agriculture durable. A la ZAD, ambiance festive ce wwek-end !

    #NDDL


  • Une explosion de naissances de bébés sans bras dans l’Ain, un hasard ?
    https://www.francetvinfo.fr/france/auvergne-rhone-alpes/ain/une-explosion-de-naissances-de-bebes-sans-bras-dans-lain-un-hasard_2958

    Une fréquence qui a alerté Emmanuelle Amar, épidémiologiste, elle travaille pour le Remera, une structure qui recense les malformations dans la région. Dans cette zone géographique, c’est 58 fois plus que la normale, selon les résultats de son enquête. “On a interrogé toutes les mères avec un questionnaire très poussé sur leurs habitudes de vie. Le seul point commun c’est que toutes ces femmes vivent en zone rurale au milieu des champs ».

    Fin 2014, l’épidémiologiste transmet son rapport aux autorités de santé. Deux ans plus tard, Santé Publique France répond en contestant la méthologie et précise : “Compte tenu de la nature du problème détecté et de ses répercussions sociétales, en termes de craintes des populations concernées, une vigilance renforcée semble nécessaire”.

    Une vigilance renforcée, mais plus par l’équipe du Remera. Après 45 années d’existence, la structure pourrait disparaître. Les subventions publiques lui ont été coupées : “Les conséquences sont très simples, c’est la fin de la surveillance des malformations, c’est à dire clairement la fin de l’alerte aussi », regrette Emmanuelle Amar.

    • https://www.humanite.fr/sante-le-mystere-des-bebes-sans-main-reste-entier-661724

      L’histoire commence en 2011, dans la petite commune de Druillat, dans l’Ain. Le Remera, registre chargé de repérer les malformations congénitales dans quatre départements (Rhône, Loire, Isère et Ain) de la région Rhône-Alpes, met au jour plusieurs cas d’«  agénésie transverse des membres supérieurs  ». En clair, des bébés nés sans une main ou sans une partie de l’avant-bras. Au total, sept familles résidant dans un rayon de 17 km autour du village connaîtront pareille mésaventure entre 2009 et 2014, un chiffre cinquante-huit fois supérieur à la moyenne nationale, alerte alors le registre. Depuis, deux autres territoires ont été reconnus comme abritant ce que la communauté scientifique appelle un «  cluster  », soit une accumulation de cas inhabituels  : Mouzeil (2 000 habitants, Loire-Atlantique), où trois cas sont relevés en deux ans, et Guidel (11 000 habitants, Morbihan), où quatre cas ont été rapportés en trois ans.

      Des malformations vécues très douloureusement par les familles, d’autant que ce phénomène reste sans explication. Maman de Léo, 7 ans, atteint de malformation, Mélinda Mostini, une habitante de Guidel, attend toujours un début de réponse. «  Après la révélation des cas, on a eu la visite d’un médecin qui nous a posé une multitude de questions sur nos habitudes alimentaires, notre façon de consommer les médicaments ou encore les produits d’entretien, a-t-elle raconté à France Info. Résultat  : il n’y avait aucun facteur commun aux familles  » concernées sur la commune. «  On se pose la question de savoir si ça peut être environnemental  », en lien avec «  les engrais, les pesticides  », à quelque chose «  qui s’est peut-être passé à cette période sur la commune  », poursuit-elle.

      Des autorités sanitaires trop passives depuis plusieurs années
      Pas sûr que la journée de jeudi l’ait fait avancer sur le chemin de la vérité. Amenée à communiquer sur le sujet, Santé publique France (SPF), l’agence nationale créée en 2016, n’a pas apporté plus de lumière sur le pourquoi de ces malformations. Pis, si ses investigations ont validé l’existence d’un «  excès de cas (…) pour la Loire- Atlantique et la Bretagne  », elles ont en revanche infirmé tout problème spécifique dans l’Ain. «  L’analyse statistique ne met pas en évidence un excès de cas par rapport à la moyenne nationale  », assure le rapport. Autrement dit  : circulez, y a rien à voir à Druillat  ! Une conclusion qui met en colère Emmanuelle Amar, la directrice générale du Remera, qui ferraille depuis plusieurs années contre la passivité des autorités sanitaires sur le sujet. «  Le rapport sur l’Ain cumule erreur et triche manifeste. Erreur sur les taux de prévalence nationaux, qui sont faux, et triche sur la période analysée. Nous avons relevé sept cas entre 2009 et 2014, mais le rapport retient la période 2000-2014, ce qui change tout. Visiblement, ces gens n’apprécient pas que nous ayons tiré la sonnette d’alarme  », s’insurge la responsable de la structure associative, dont l’existence dépend directement des subventions.

      « Sans subventions, fin décembre, on ferme  »
      Or celle-ci se trouve directement menacée. Il est parfois plus simple de casser le thermomètre que d’essayer de faire baisser la température… La région Auvergne-Rhône-Alpes, présidée par Laurent Wauquiez, a décidé en 2017 de supprimer l’intégralité de son versement de 100 000 euros au Remera, soit un peu moins de la moitié de son budget. Et, depuis le mois de janvier 2018, ce sont les Hospices civils de Lyon qui avancent les salaires des six permanents de l’association, faute de subvention étatique. «  Ils n’ont pas reçu un centime de Santé publique France et m’ont annoncé que, au 31 décembre, on serait contraint de fermer et de licencier tout le monde  », s’inquiète Emmanuelle Amar. Jeudi matin, François Bourdillon, le directeur général de SPF, a tenté de rassurer sur la poursuite du soutien à cette structure. «  Il n’a jamais été question d’arrêter notre financement  », a-t-il promis, évoquant aussi la création d’une fédération nationale des six registres existants (Bretagne, Paris, Antilles, Réunion et deux en Auvergne-Rhône-Alpes) pour disposer d’une base de données commune. «  Si ce financement se concrétise, tant mieux. Mais avec le retrait de la région, on aura du mal à tenir malgré tout  », relativise Emmanuelle Amar.

      Alexandre Fache


  • L’université Bretagne Loire pas conviée à la réunion sur son avenir au ministère !
    https://www.ouest-france.fr/bretagne/l-universite-bretagne-loire-pas-conviee-la-reunion-sur-son-avenir-au-mi

    Une réunion est prévue sur l’université Bretagne Loire (UBL) au ministère de l’enseignement supérieur, le 19 septembre, avec les présidents des universités de Rennes 1 et 2, Nantes, Angers, Le Mans, Bretagne occidentale et Bretagne Sud. Selon nos informations, la première concernée, l’UBL n’est pas invitée  !

    Selon nos informations, les présidents des universités de Rennes 1 et 2, Nantes, Angers, Le Mans, Bretagne occidentale (Brest et Quimper), et Bretagne Sud (Vannes, Lorient et Pontivy) ont été conviés à une réunion au ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, le 19 septembre.

    Au programme, notamment, les ordonnances de réforme des universités, la question des contrats de site passés avec l’État… mais aussi l’avenir de l’université de Bretagne Loire (UBL), qui souhaitait fédérer tous ces établissements. Pourtant, toujours selon nos informations, celle-ci n’a pas été conviée à la rencontre.
    Les 15 grandes écoles intégrées à l’UBL n’ont pas également été invitées à cette réunion au ministère de Frédérique Vidal. 

    Après le retrait du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), et les créations à venir de l’université de Rennes (fédérant les universités rennaises et 5 grandes écoles) et de l’université de Nantes, la question de l’avenir de cette ComUE (communauté d’universités et d’établissements) pesant 160 000 étudiants et employant 120 agents sur un vaste territoire comprenant Bretagne et Pays de la Loire se pose.

    La structure pourrait devenir un organisme de coopération interrégional, sous un autre statut que celui de ComUE, et voir son budget (aujourd’hui 19 millions d’euros par an) restreint.
    Les quatre grands pôles universitaires (Rennes, Nantes, Brest-Lorient-Vannes, Le Mans-Angers) en resteraient membres, mais pourraient chacun nouer des relations contractuelles directement avec l’État.

    Étonnamment, les dirigeants de l’université de Bretagne-Loire n’ont pourtant pas été conviés à cette réunion prévue au ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, le 19 septembre. Selon nos informations, ils n’ont même pas été avertis «  officiellement  » de sa tenue et l’auraient appris par d’autres biais.

    Contactés, le président de l’UBL, Pascal Olivard, ainsi que son cabinet, ne souhaitent pas réagir.

    Également contacté, le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation n’a pas répondu à nos sollicitations.


  • Quand les eaux montent – Mise en #patrimoine des #crues et des #inondations

    Cet ouvrage, issu des travaux de la Chaire Capital environnemental et gestion durable des cours d’eau (Géolab/Université de Limoges) présente des études de cas en France, en Europe mais aussi en Inde et au canada et propose une lecture patrimoniale des inondations.

    Si Jamie Linton enseigne la géographie à l’Université de Limoges, Alexis Metzger est associé au centre de formation sur l’environnement et la société de l »ENS-ULM. Tous deux introduisent l’ouvrage qu’il coordonne, organisent les diverses contributions en trois parties : traces et mémoires qui conduisent le lecteur dans le Gers et au Canada, Risques et cultures des rives du Brahmapoutre au Rhin en passant par les bords de Loire, la seine et le Tibre, Transmissions et créations entre Loire et Garonne.

    L’introduction Mind the floods ! Définit le cadre conceptuel : le patrimoine en relation avec la crue considérée comme utile à l’écosystème de la rivière, une « contrainte à intégrer au développement des territoires »1. Les auteurs rappellent le contexte d’élaboration de l’ouvrage : un colloque tenu à limoges en octobre 2015 et invitent à compléter la lecture par l’écoute d’extraits de communications et proposent une bibliographie générale sur ces thèmes 2

    Traces et mémoires

    Franck David (Université Bretagne -Sud), spécialiste des traces mémorielles des héritages douloureux entre valorisation et oubli, aborde les mémoires d’une crue assez récente à Auch3, une crue dévastatrice pour les habitants de la ville basse épargnant la ville historique en rive gauche.Il pose une série de questions : la mémoire, construction sociale, constitue-telle un patrimoine ? Comment sont conservées ou cachées les traces visuels de la crue ? Les mesures de prévention des risques ne pourraient-elles pas entretenir les traces de hauteurs d’eau pour rappeler le risque ? La loi du 30 juillet 2003 prévoit en effet de matérialiser les repères de PHEC4 alors que rien n’est prévu en ce qui concerne l’étendue spatiale de l’inondation. L’auteur montre que d’autres formes existent : monument ou spectacle vivant. Il analyse deux figurations du sculpteur Jaime Plensa installées en 1992 et le parcours d’interprétation de la ville « chemin de traverse » les associant à une représentation chorégraphique évoquant la crue. Le but de ces œuvres est de réconcilier les habitants avec le rivière de même que les aménagements de rectification des rives et aménagements paysagers avec promenade et parcours sportif pour permettre une réappropriation pacifié du Gers.

    Anne Watelet der l’école de l’environnement de l’Université Laurentienne (Ontario-Canada) entraîne le lecteur sur les rives de la rivière des Ouataouais. Il s’agit d’une rivière liée à l’histoire même du Québéc, patrimoine reconnu officiellement en 2017 mais la mémoire des crues est peu connue. L’étude porte sur deux villages à l’ouest de Montréal, l’un est un point de portage incontournable à, l’aval de rapides fréquentés dès le début du XVIIe siècle par les migrants européens. Les vestiges du canotage ont été largement détruit par la construction d’une centrale hydroélectrique (1962). Comment les habitants vivent-ils aujourd’hui le milieu riverain ? L’auteure décrit l’hydrologie de la rivière et ses crues fréquentes, la mémoire des crues utiles à l’exploitation forestière5 ou à la ^pêche à l’esturgeon. La présentation des effets du barrage sur le sentiment des riverains montre une différence selon qu’ils vivent en amont ou en aval du barrage6. L’auteure constate que l’éloignement de la connaissance et de la crainte des crues amène à une extension des zones bâties en zone inondable en aval et une prise de conscience récente de la collectivité locale.

    Quatre universitaires britanniques : Lindsey McEwen, Joanne Garde-Hansen, Iain Robertson, Andrew Holmes explorent la nature changeante des archives d’inondation, leur relation avec la mémoire et les savoir locaux. Ils définissent les archives et les conditions de leur collecte. Ils montrent le poids ses élites dans la définition de ce qui doit être conservé même si des mémoires plus personnelles ou familiales existent. Les auteurs évoquent la conservation d’archives d’inondation : photographies7, témoignages, repères. Ils concluent sur l’existence d’un patrimoine culturel immatériel et pose la question de sa mise à disposition du public.

    Risques et cultures

    Quatre articles abordent la question sous l’angle risques/ressources.

    Émilie Crémin nous entraîne sur les rives du Brahmapoutre. Elle montre comment les populations y ont vécu en utilisant les différents niveaux d’eau, « jouant » avec les crues tandis que les autorités tentent depuis le XIIe siècle de les maîtriser. Elle présente la culture ancienne du fleuve divinisé, associé à Brahma, les politiques de préservation de l’écosystème de la plaine inondable dans le Parc National de Kaziranga et le « savoir vivre avec les crues des habitants de l’île de Majuli. Elle analyse ensuite un autre patrimoine lié à la longue histoire des digues, les évolution des pratiques agricoles, les critiques de ces politiques de protection. Elle conclut sur l’existence dans cette région d’une culture du risque exprimée par des dessins d’enfants.

    Sylvain rode et Sylvie Servain se penchent sur la Loire moyenne autour de la question : « l’approche en terme de patrimoine ne peut-elle pas aider à donner une visibilité au risque inondation 8 » sur un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis l’an 2000 ? Il s’agit ici à la fois des paysages naturels de l’eau et des paysages culturels9 et du risque qui véhicule une image négative aux antipodes de la vallée des châteaux. L’interrogation porte sur l’intérêt d’une patrimonialisation de l’inondation pour définir une identité du lieu, un atout de développement notamment touristique et une culture du risque à construire.

    Ce ne sont pas moins de dix auteurs, historiens et géographes, qui analysent la culture du risque dans le fossé rhénan. Ils constatent une méconnaissance largement répandue du risque dans une zone urbanisée et industrielle. Si l’Alsace a un riche patrimoine historique et bien que très marquée par la présence du Rhin la connaissance et la mémoire des inondations sont faibles sans doute en raison, pour les auteurs, de l’histoire des conflits franco-allemands10. Les auteurs évoquent &également les travaux de correction, endiguement des cours d’eau et la rareté des repères de rue. La prise de conscience du risque est récente, peut-être une chance pour une patrimonialisation des inondations omniprésentes dans l’histoire de l’Alsace11. Les auteurs militent pour une géohistoire des inondations.

    Sofiane Saadia (doctorant à l’Université Paris Diderot) compare sur un siècle (des années 1930 au début du XXIe siècle) les stratégies de Paris et Rome face à la crue. Quelle intégration du risque dans les aménagements urbains ? L’auteur amorce sa réflexion autour des ouvrages de protection, leur patrimonialisation et les conséquences : valorisation des berges et mesures de prévention des risques, des rapports parfois antagonistes12. A partir de l’exemple d’aménagement du parc interdépartemental des sports de Choisy-le-Roi il pose ensuite la question : l’inondation peut-elle être considérée comme un patrimoine naturel ?

    Transmissions et créations

    Avec Annie Sigwalt, sociologue, on aborde la question des terres agricoles en zone inondable, les zones humides en Pays de Loire, autrefois élément de l’exploitation agricole, aujourd’hui en perte d’actifs agricoles.Elle présente les travaux de la commission marais de la chambre d’agriculture de Loire atlantique et notamment comment les éleveurs perçoivent leur activité professionnelle en zone humide, confirmant une connaissance réelle du milieu et des savoir à transmettre : formes de valorisation, connaissance du risque, réactions aux mesures agro-environnementales.

    L’exemple de patrimonialisation de la moyenne vallée de la Garonne marmandaise est présenté par Philippe Valette, Philippe Marmiesse et Jean-Michel Moreau. Après une description de la Garonne et son régime de crues les auteurs rappellent quelques données historiques et les caractéristiques d’un bâti traditionnel adapté et mis en valeur à Couthures par la Maison « Gens de Garonne ».

    En guise de conclusion La géographe Nancy Meschinet de Richemond développe bla nécessaire dimension positive de l’inondation pour une patrimonialisation allant au-delà de la dimension économique du patrimoine.

    https://clio-cr.clionautes.org/quand-les-eaux-montent-mise-en-patrimoine-des-crues-et-des-inond
    #mémoire #catastrophe #livre #géographie_culturelle #risques #catastrophes #histoire


  • LesInrocks - Chants racistes, combats, formation d’un « surhomme » : plongée dans les camps d’été de l’extrême droite
    https://www.lesinrocks.com/2018/07/25/actualite/politique/chants-racistes-combat-au-couteau-formation-dun-surhomme-plongee-dans-le

    Et cette année, ils sont un peu plus nombreux à en organiser. Le Bastion social, jeune formation née lors de l’occupation d’un bâtiment désaffecté à Lyon en juin 2017 et se voulant la déclinaison française du groupe néo-fasciste Casapound, vient de tenir son premier camp d’été les 29, 30 juin et 1er juillet dans les environs d’Avallon (Yonne). Le camp Edelweiss, deuxième édition portée par le média racialiste blanc Suavelos, s’est aussi terminé la semaine dernière en se déroulant du 14 au 19 juillet. Celui de Jeune Nation, mouvement ultranationaliste issu de l’Œuvre Française dissoute en 2013 suite à la mort de l’antifa Clément Meric, s’est tenu du 9 au 15 juillet quelque part au nord de Toulouse. Un autre reste à venir, celui des royalistes de l’Action Française (AF) qui commencera le 21 août prochain au camp Maxime Real Del Sarte au Château d’Ailly dans le département de la Loire.


  • LA POLICE ASSASSINE

    Les tirs à balle réelle ont donc augmenté de 54% en 2017. C’est dans ce contexte que Bubakar, 22 ans, a été abattu hier à Nantes. Celui d’une police militarisée, qui possède un permis de tuer élargi.

    Dans le quartier du Breil, au nord de Nantes. Un jeune de 22 ans a perdu la vie ce mardi 3 juillet au soir. Il a pris une balle dans le cou, et en est mort. Un CRS lui a tiré dessus. Pour un simple contrôle routier.

    Le récit d’un témoin direct de la scène : 
« Il était déjà immobile, le policier est arrivé, il lui a tiré dessus à bout portant. Il a mis une balle sur le cou alors qu’il était déjà immobile il pouvait rien faire déjà. [Les CRS] roulaient dans le quartier ils cherchaient à attraper quelqu’un et du coup ils l’ont vu, [le policier] a perdu son sang froid, il a tiré. Ils ont même pas cherché à l’assister pour faire les les premiers soins, ils ont rien fait.[...] Il a perdu la vie devant moi. Y’avait aucun CRS de blessé, rien du tout. »

    Le tueur fait partie des nombreux CRS qui quadrillent Nantes depuis des mois, et répriment systématiquement. 
La révolte a embrasé le nord de la ville. Grenades contre barricades et cocktails molotovs. 
La police est dans toutes les cités.

    https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/photos/pcb.1753068778062621/1753075208061978

    " Le jeune tué ce mardi lors d’un contrôle policier au Breil, à Nantes, s’appelait Bubakar. Ce mercredi matin, les habitants du quartier commencent à parler. « Ce jeune-là, il avait tout le temps le sourire. C’est ça qui le caractérisait. Il n’était pas dans les embrouilles. C’était une crème. On a perdu un ami, on a perdu un frère. »
 [...]

    « Le contrôle durait depuis plusieurs minutes,. À un moment, il a reculé avec sa voiture mais il n’a pas touché de policier. Il n’était pas dangereux. » À côté de lui, un père de famille gronde. « Il est mort. Gratuit. » 
[...]

    Un peu plus loin, près de la boulangerie qui reste ouverte et a été épargnée par les flammes de colère, c’est le leitmotiv qui revient en boucle dans la bouche des passants. « Un jeune est mort pour rien. » « C’est un policier, il a tué un garçon » souffle une très petite fille sur le chemin de l’école."

    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-ce-jeune-tue-par-le-policier-c-etait-une-creme-5862804

    À PROPOS DES VIOLENCES POLICIÈRES 
DU 3 JUILLET À NANTES

    Mardi 3 juillet au soir, un jeune homme est mort. Aboubacar, 22 ans, a été abattu par un CRS au Breil, au nord de Nantes. 
Alors qu’il était au volant, un tir à balle réelle dans le cou lui a ôté la vie. Tous les témoins directs de la scène parlent d’un tir « à bout portant » alors qu’il n’y avait aucun danger pour les forces de l’ordre. Dans la soirée, une vague de rage et de révolte s’est emparée de nombreux quartiers de la ville. Quelques éléments à chaud :

    1 - LA LOIRE-ATLANTIQUE, CHAMPIONNE DES VIOLENCES POLICIÈRES.
    Les événements du Breil allongent dramatiquement le bilan des dommages causés par la police dans le département. En quelques mois, il s’agit du deuxième décès à Nantes lors d’une opération de police. Par ailleurs, trois manifestants ont perdu l’usage d’un œil après avoir reçu des projectiles policiers pendant les manifestations du printemps. En mai, un jeune avait eu la main arrachée sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Plusieurs centaines d’autres personnes ont été blessées à des degrés divers par les armes de répression. Notre département est devenu un véritable laboratoire des violences d’État.
    2 - LES TIRS À BALLE RÉELLE PAR LA POLICE SE BANALISENT.
    Un récent rapport de l’IGPN évoque une augmentation de 54% des tirs par arme à feu dans la police en 2017. Une véritable explosion de l’usage des armes, directement liée à la « présomption de légitime défense » dont disposent désormais les policiers. Il est notamment devenu courant de voir des policier tirer sur un véhicule pour un simple délit de fuite. C’est dans ce contexte qu’Aboubacar a été abattu. Celui d’une police militarisée, qui possède un permis de tuer élargi.

    3 - UNE CONSÉQUENCE DE LA MILITARISATION DE LA POLICE.
    Depuis 20 ans, le nouvel arsenal répressif habitue les policiers à viser, à tirer, à presser sur la détente et à atteindre des cibles humaines. Avec les Flash-Ball, puis les LBD 40, l’acte de faire feu en direction d’individus, qui était jusqu’alors exceptionnel, s’est banalisé. A présent, il arrive de plus en plus fréquemment que les armes à feu remplacent les balles en caoutchouc.

    4 - LA MAIRIE AVAIT RÉCLAMÉ PLUS DE CRS.
    En septembre, la maire socialiste, Johanna Rolland, demandait des renforts de CRS à Nantes, dans une ville qui connait pourtant déjà une présence policière largement supérieure à la moyenne. Depuis, ces effectifs de CRS, en surnombre, multiplient les patrouilles, les contrôles dans les quartiers populaires, et la répression des manifestations. Le tueur faisait donc partie de ces effectifs réclamés par les socialistes.

    5 - D’AUTRES BLESSÉS.
    Alors que la colère s’emparait de nombreux quartiers de Nantes dans la nuit du 3 juillet, la répression s’est déchainée, avec notamment l’emploi des nouveaux fusils qui permettent de tirer des grenades en rafale. Plusieurs blessés ont à nouveau été signalés, notamment un jeune touché à l’œil à Malakoff.

    6 - LES MÉDIAS JUSTIFIENT LA PEINE DE MORT.
    Pour contre-attaquer, et justifier l’injustifiable, les médias répètent depuis ce matin que « la victime était recherchée ». En d’autres termes, ils justifient la peine de mort. Comme si le fait d’être accusé de délits méritait de se faire tuer. C’est le comble de l’indécence, alors que la moitié de la classe politique est mouillée dans des affaires de corruption ou de délinquance sans être sanctionnée, et que les membres de commandos d’extrême droite bénéficient d’une impunité générale. Rien ne justifie qu’on tire sur un homme désarmé à balle réelle, au niveau des organes vitaux. 
Rien !

    https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/photos/a.336512019718311.70910.294803323889181/1754137631289069
    —

    Violence et répression de partout,
justice nulle part !
‪
    #‎LaPoliceAssassine‬ #Nantes #Breil #Bubakar


  • [TUTORIEL] Séparateur de méteil
    https://www.latelierpaysan.org/TUTORIEL-Separateur-de-meteil

    Développé en partenariat avec l’Addear de la Loire et un groupe d’éleveurs laitiers impliqués dans la production de leur aliment, ce séparateur / dépoussiéreur de méteil prépare la céréale en vue de son toastage. > L’ARTICLE COMPLET ET LES PLANS À TÉLÉCHARGER Dans certaines configurations, il est intéressant (...)

    Actualités

    « http://www.jeminstallepaysan.org/loire »
    « http://www.reseaurural.fr »
    « http://www.cuma.fr »
    « http://www.agriculturepaysanne.org »
    « http://www.interafocg.org »
    « http://www.agroparistech.fr »
    « http://www.cirad.fr »


    • Pierre Douillard-Lefevre : Il faut d’abord comprendre l’histoire de la ville de Nantes et avoir en tête que jusqu’en 1986 c’est une ville ouvrière. À partir de 86 c’est la fermeture définitive des Chantiers Navals, là où l’on se trouve, au Café des Docks, sur l’île de Nantes, juste à côté des Machines de l’Île. Il faut se représenter la situation à l’époque ; on peut même faire une histoire des sens : des bruits de tôle, des milliers de mecs habillés en bleus de travail qui fabriquent des paquebots qui font parfois la taille d’immeubles... On entend l’alarme – qu’on entend encore le mercredi d’ailleurs – on lance d’immenses bateaux dans la Loire et on entend les alarmes qui retentissent. À midi ce sont des milliers de personnes qui vadrouillent sur l’île, qui vont en face bouffer quelque chose... C’est une ville où il y a une présence ouvrière dans le centre ville, il faut bien se représenter ça. Et en fait, l’île de Nantes – au moins pour la partie ouest – ce n’est pas un lieu où les gens habitent, mais un lieu de travail. Il y a des grues noires, de la pollution, des usines... Et évidemment cette industrie navale qui produit ces gros navires et qui emploie des milliers de personnes sont au cœur de la ville. La mairie veut d’ailleurs aujourd’hui refaire de l’île de Nantes un pôle central. Mais à l’époque ce cœur est ouvrier. Et où vivent-ils ces ouvriers ? Beaucoup d’entre-eux vivent à Chantenay – quartier breton d’abord, puis quartier ouvrier –, beaucoup vivent aussi dans le centre-ville, dans des mansardes louées à la bourgeoisie, comme on le voit dans Une chambre en ville, le film de Jacques Demy. La classe ouvrière alors vivait et était visible dans la ville.

      #ouvrier #invisibilisation #métropolisation


  • Les oubliés de la reprise, Guillaume Vidal, dans Alternatives Economiques qui cherche des abonnés à 5€ le mois
    https://fr.ulule.com/abo_altereco
    https://www.alternatives-economiques.fr/oublies-de-reprise/00084976

    L’activité économique a connu un coup de frein significatif au premier trimestre 2018, entraînant une légère remontée du chômage. Entre le prix du pétrole et la crise italienne, il n’est pas certain que la croissance puisse se maintenir à un rythme élevé au cours des prochains mois (voir le débat entre Patrick Artus et Éric Heyer). Il n’empêche : la reprise amorcée depuis trois ans s’est nettement accélérée en 2017, permettant de faire reculer sensiblement le chômage. Les dégâts de la crise sont-ils enfin en voie d’être définitivement réparés ? Pas pour tout le monde, malheureusement. Au-delà des moyennes, les données disponibles montrent en effet que les oubliés de la reprise restent encore nombreux.

    Les jeunes hommes à la peine

    Pour en prendre la mesure, le coeur du sujet reste bien entendu la question de l’emploi et de son corollaire, le chômage. En 2017, la France comptait 28,3 millions d’emplois, 940 000 de plus qu’en 2007, avant la crise. Mais, dans le même temps, la population active, celle qui a ou cherche un emploi, a augmenté de 1,5 million de personnes. Un effet de la dynamique démographique, mais surtout des réformes des retraites qui ont amené de nombreux salariés âgés à rester sur le marché du travail. C’est pourquoi le chômage n’a pas retrouvé son niveau d’avant la crise : il touchait encore 9,4 % de la population active l’an dernier, contre 7,1 % en 2008.

    Si l’on s’attache à l’âge et au sexe des personnes concernées, on se rend compte que chez les 15-24 ans, la situation des jeunes hommes reste très dégradée : en 2017, 9,3 % d’entre eux étaient au chômage, contre 7,7 % en 20071. Et l’écart a continué de se creuser avec les jeunes femmes : 7,1 % d’entre elles étaient au chômage en 2017, contre 6,8 % en 2007, un quasi-retour au niveau d’avant la crise. Les femmes de 15-24 ans sont en proportion moins nombreuses à être au chômage que celles de 25-54 ans, ce qui n’est pas le cas des hommes.

    Une situation très dégradée pour les jeunes hommes
    Part des 15-24 ans au chômage*

    Source : Eurostat.
    La part de chômage rapporte le nombre de chômeurs à l’ensemble de la tranche d’âge. Il est à distinguer du taux de chômage proprement dit, qui rapporte ce nombre à la seule population active.

    Chez les 25-54 ans, la crise a entraîné un basculement spectaculaire : jusque-là, la part des femmes de cette tranche d’âge au chômage était toujours supérieure à celle des hommes. Depuis 2009, ce n’est plus le cas, les hommes de 25-54 ans sont davantage au chômage que les femmes. Cet écart s’était creusé nettement entre 2009 et 2015, du fait des graves difficultés rencontrées par les secteurs plutôt masculins que sont l’industrie et le bâtiment. Depuis, il s’est beaucoup réduit grâce à la reprise engagée.

    25-54 ans : les hommes désormais davantage touchés par le chômage que les femmes
    Part des 25-54 ans au chômage

    La part de chômage rapporte le nombre de chômeurs à l’ensemble de la tranche d’âge. Il est à distinguer du taux de chômage proprement dit, qui rapporte ce nombre à la seule population active.
    Source : Eurostat.

    Le taux d’emploi des 25-54 ans dévisse

    Mais ce qui est sans doute le plus significatif, et le plus grave, sur cette tranche d’âge qui constitue le coeur de la population active du pays, c’est le recul persistant du taux d’emploi des hommes comme des femmes. En 2017, 85 % seulement des hommes de 25-54 ans occupaient un emploi, contre 89,3 % en 2008. Quant au taux d’emploi des femmes, il est tombé de 77,3 % en 2008 à 75,2 % en 2017. Si le recul est moins marqué chez ces dernières, il n’en est pas moins historique, dans la mesure où, jusque-là, leur taux d’emploi progressait constamment pour converger progressivement avec celui des hommes. Ce coup d’arrêt prolongé, puisqu’il dure déjà depuis une décennie, a de quoi inquiéter.

    Un coup d’arrêt à la baisse de l’inactivité des femmes
    Part des inactifs parmi les 25-54 ans, en %

    Source : Eurostat
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    Les 55-59 ans sont également touchés par la dégradation persistante du marché du travail, avec, là aussi, un écart croissant entre les hommes et les femmes. La part de cette tranche d’âge au chômage a doublé entre 2008 et 2017 malgré un reflux sensible depuis 2014.

    Les 55-59 ans deux fois plus touchés par le chômage qu’il y a 10 ans
    Part des 25-54 ans au chômage

    La part de chômage rapporte le nombre de chômeurs à l’ensemble de la tranche d’âge. Il est à distinguer du taux de chômage proprement dit, qui rapporte ce nombre à la seule population active.
    Source : Eurostat

    Les 60-64 ans, quant à eux, sont confrontés à un début d’envolée d’un chômage quasi inexistant avant la crise. Là aussi, le phénomène touche davantage les hommes que les femmes.

    Début d’envolée du chômage chez les 60-64 ans
    Part des 60-64 ans au chômage

    La part de chômage rapporte le nombre de chômeurs à l’ensemble de la tranche d’âge. Il est à distinguer du taux de chômage proprement dit, qui rapporte ce nombre à la seule population active.
    Source : Eurostat

     Quand le chômage dure...

    Ces demandeurs d’emploi âgés forment le coeur des chômeurs de longue durée. 980 000 personnes étaient ainsi inscrites à Pôle emploi depuis plus d’un an en 2008, en catégories A, B et C (y compris, donc, celles et ceux qui ont travaillé quelques heures dans le mois). Au premier trimestre 2018, ce chiffre culminait à 2,6 millions de personnes, plus de 2,5 fois plus. Le nombre des chômeurs inscrits à Pôle emploi depuis plus de trois ans a même été multiplié par 3,2. Le chômage de longue durée n’a pas baissé avec la reprise, mais il s’est tout de même stabilisé à un haut niveau à partir de 2015.
    La montée ininterrompue du chômage de longue durée
    Nombre d’inscrits à Pôle Emploi en catégories A, B et C, selon la durée, en millions

    Source : Ministère du Travail

    Depuis le dernier trimestre 2017, on observe cependant une remontée rapide due au recul massif des emplois aidés décidé par le gouvernement d’Emmanuel Macron, ces contrats étant destinés d’abord à ces publics en difficulté. Les chômeurs de longue durée font donc incontestablement partie des principaux oubliés de la reprise et leur situation n’est pas près de s’améliorer...

    Les diplômés du supérieur rebondissent

    Selon le niveau d’études on constate, sans grande surprise malheureusement, que la crise a beaucoup aggravé la situation des personnes ayant seulement un bagage scolaire primaire : 10,4 % d’entre elles étaient au chômage en 2017, une part qui a crû de 3,6 points depuis 2008. Et la reprise n’a quasiment pas eu d’effet bénéfique pour eux. En comparaison, la situation s’est moins dégradée pour les titulaires d’un niveau d’étude secondaire. Enfin, 4,6 % des personnes ayant un diplôme du supérieur étaient au chômage en 2017, soit 0,9 point seulement de plus qu’en 2008. Pour elles, la reprise a permis une baisse très sensible du chômage.

    Chômage : le niveau d’études encore plus déterminant aujourd’hui
    Part des 20-64 ans au chômage
    selon le niveau d’études initiales, en %

    La part de chômage rapporte le nombre de chômeurs à l’ensemble de la tranche d’âge. Il est à distinguer du taux de chômage proprement dit, qui rapporte ce nombre à la seule population active.
    Source : Eurostat

    Si l’on prend comme critère cette fois le pays de naissance des personnes, le chômage de celles nées en France ne s’est accru "que" de 1,7 point entre 2008 et 2017, contre 2,8 points pour celles nées hors de l’Union à 28. Ces dernières ont cependant bénéficié d’une forte baisse du chômage depuis 2015 (moins 1,2 point, contre moins 0,5 pour celles nées en France), grâce en particulier au redémarrage du secteur du bâtiment.

    Des différences territoriales

    Pour affiner le tableau, un zoom au niveau des territoires est nécessaire. Parmi les 95 départements de métropole, des écarts très importants persistent : entre les 14,2 % de chômeurs des Pyrénées-Orientales fin 2017 et les 5,3 % du Cantal, le rapport est de quasiment un à trois. Les départements les moins touchés par le chômage se situent en Ile-de-France, sur l’arc atlantique et en bordure de la frontière suisse, tandis que le pourtour méditerranéen, les Hauts-de-France et la Seine-Saint-Denis sont les plus affectés.

    On constate par ailleurs de grands écarts territoriaux dans les effets de la reprise elle-même. Ainsi, entre fin 2014 et fin 2017, le chômage a diminué de plus de 20 % dans huit départements : le Territoire de Belfort, la Haute-Saône, les Vosges et le Doubs à l’est, la Loire-Atlantique, la Mayenne et la Vendée à l’ouest, et la Haute-Garonne au sud. Tandis qu’il a reculé au contraire de moins de 10 % dans huit autres : l’Ardèche, les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes au sud-est, la Lozère, l’Aveyron, le Lot, les Pyrénées-Orientales au sud, et l’Indre au centre. Dessinant ainsi une France où la crise a creusé de nouveaux écarts significatifs.

    Une baisse du chômage très inégale sur le territoire
    Baisse du chômage entre le 4ème trimestre 2014 et le 4ème trimestre 2017, en % du taux de chômage initial

    Lecture : en Vendée, le taux de chômage a baissé de 22 % entre le 4ème trimestre 2014 et le 4ème trimestre 2017
    Source : Insee, calculs Alternatives Économiques
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    Les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), qui ont succédé aux zones urbaines sensibles (ZUS), sont largement restés à l’écart de la reprise pour l’instant : selon les chiffres de Pôle emploi, entre fin 2015 et fin 2017, le nombre d’inscrits en catégories A, B et C y a augmenté de 0,1 % et celui des moins de 26 ans de 0,3 %, avec toutefois des situations très contrastées au sein de ces QPV. Un constat inquiétant qui aurait pu justifier la relance ambitieuse de la politique de la ville que proposait Jean-Louis Borloo.

    La qualité de l’emploi se dégrade

    Mais au-delà du chômage au sens strict, la crise a aussi contribué à dégrader durablement la qualité des emplois. Le recours aux temps partiels s’est un peu accru, passant de 16,8 % des emplois en 2008 à 18,2 % en 2017. Les femmes continuent de fournir le gros des bataillons des emplois à temps partiel, qui concernent 29,6 % d’entre elles, quasiment autant qu’en 2008. Mais ce taux a significativement augmenté chez les hommes, passant de 5,6 % en 2008 à 7,7 % en 2017.

    Le recours aux contrats à durée déterminée (CDD) et à l’intérim a lui aussi progressé : de 15 % des emplois salariés en 2008, ils ont grimpé à 16,8 % en 2017. Ils touchent désormais 58 % des emplois salariés des 15-24 ans (contre 52,6 % en 2008), mais aussi 13,5 % des emplois des 25-54 ans et 9,2 % de ceux des plus de 55 ans. On a assisté, parallèlement, à une forte hausse d’un phénomène jusque-là relativement marginal en France : le nombre de salariés qui ont un deuxième job. Ils étaient 738 000 en 2008, ils sont désormais 980 000. 760 000 d’entre eux occupent un second emploi salarié et 220 000 sont indépendants. Un développement qui doit beaucoup au succès du statut de micro-entrepreneur.

    Il faut de plus en plus cumuler les emplois pour s’en sortir...
    Nombre de salariés ayant un second emploi salarié ou indépendant

    Source : Eurostat

    Mais le signe le plus manifeste et le plus inquiétant de la dégradation de la qualité des emplois et de la montée de la précarité sur le marché du travail est constitué par la hausse ininterrompue du nombre des inscrits à Pôle emploi en catégories B et C. Il s’agit de personnes qui ne sont pas chômeuses au sens strict dans la mesure où elles ont travaillé quelques heures dans le mois (moins de 78 heures en catégorie B, plus de 78 heures en catégorie C), mais elles sont toujours à la recherche d’un emploi. Elles étaient un peu plus d’un million en mars 2008, contre 2,2 millions aujourd’hui, soit un doublement en dix ans. Une croissance rapide qui a résisté jusqu’ici à la reprise. Et là encore, ces précaires comptent davantage de femmes (1,2 million) que d’hommes (970 000).

    L’expansion de l’emploi précaire se poursuit
    Nombre d’inscrits à Pôle Emploi en catégories B
    et C**, en millions

    catégorie B : personnes ayant travaillé moins de 78 heures dans le mois
    *
    Catégorie C : personnes ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois
    Source : Ministère du Travail

    Enfin, si on s’intéresse aux effets de la reprise sur les revenus des ménages, on constate que celle-ci a été plutôt bénéfique aux salariés en poste. En effet, la hausse des salaires a décéléré moins vite que celle des prix, permettant aux salariés d’engranger des gains de pouvoir d’achat sensibles entre 2015 et 2017. Cette période est cependant terminée : le niveau de l’inflation a rattrapé désormais celui des hausses des salaires, annulant ces gains. Sauf pour les cadres, qui, depuis 2015, voient leurs salaires augmenter significativement plus vite que les autres salariés.

    La reprise profite aux salariés...
    Evolution sur douze mois des salaires mensuels et des prix, en France, en %

    Source : Ministère du Travail, Eurostat

    A contrario, la décennie écoulée a été défavorable aux rentiers : alors qu’en 2008, les intérêts perçus sur l’épargne des Français et les dividendes touchés sur les actions qu’ils détiennent représentaient 8 % du revenu disponible des ménages, ils n’en totalisaient plus que 5 % fin 2017. La part des dividendes, a baissé un peu. Mais surtout, les intérêts reçus, qui totalisaient 3,8 % des revenus en 2008, n’en représentent plus que 1,3 %, une division par trois. Un effet évidemment de la politique de la Banque centrale européenne.

    ... Pas aux rentiers
    Intérêts et dividendes reçus par les ménages en France, en % de leur revenu disponible brut

    Source : Insee

    Un mince filet de sécurité

    On ne dispose pas encore d’estimations du taux de pauvreté pour 2017, mais en 2016, celui-ci restait encore, à 13,6 % de la population, sensiblement supérieur à ce qu’il était en 2008 (12,5 %). Le nombre des bénéficiaires du RSA socle, un bon indicateur avancé de la pauvreté, est quant à lui reparti à la hausse fin 2017, alors qu’il diminuait très lentement depuis 2016. Sans doute un effet, là aussi, des coupes brutales exercées dans les emplois aidés. N’en déplaise à ceux qui se plaignent du « cancer de l’assistanat » en France, l’ensemble des minima sociaux ne représentent que 3 % du revenu disponible des ménages, moins que les dividendes versés aux actionnaires, et cette part est stable depuis 2015. Un filet de sécurité qui reste donc bien maigre pour tous les oubliés de la reprise.

    1. Ce chiffre rapporte le nombre de chômeurs à l’ensemble de la tranche d’âge. Il est à distinguer du taux de chômage proprement dit, qui est calculé en fonction des seuls actifs mais qui est moins pertinent, notamment pour les jeunes, dont un nombre significatif fait toujours des études.


  • Rencontre avec un couple d’agriculteurs qui, face aux pressions des industriels et de l’Etat sur les petits éleveurs, a choisi de « disparaître » administrativement et de pratiquer son activité dans la clandestinité.
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/journal-breton-saison-2-1113-la-fabrique-du-silence-la-disparition

    Selon des chiffres du ministère de l’Agriculture qui remontent à 2013, entre 250 et 260 exploitations agricoles disparaissent chaque semaine. En vingt ans, la France a vu leur nombre diminuer de moitié. Selon d’autres projections, en #Bretagne, c’est une ferme sur cinq qui aura disparu d’ici 2025, essentiellement des exploitations individuelles au profit de regroupements spécialisés dans le porc notamment.

    La disparition des agriculteurs, c’est aussi le taux alarmant des suicides dans la profession. En moyenne, tous les deux jours, un agriculteur met fin à ses jours dans notre pays. Les deux tiers ont entre 45 et 55 ans, une catégorie qui regroupe les paysans les plus endettés. La Bretagne et les Pays de la Loire comptent parmi les régions les plus touchées.

    Enfin, il y a ceux qui choisissent la clandestinité, qui préparent leur disparition hors des radars de l’administration, avec les inconvénients et les risques que cela implique ...

    #agriculture #les_pieds_sur_terre


  • NDDL : une rencontre présidée par Hulot entre la préfète et les zadistes - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/nddl-la-prefete-rencontrera-mercredi-une-delegation-de-zadistes-17-04-201

    La préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, rencontre ce mercredi une délégation d’occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes et les représentants d’associations anti-aéroport. Cette réunion, qui doit débuter à 14h30 à la préfecture, sera présidée par Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique.

    Bonne nouvelle : N. Hulot a fini par trouver la sortie du bois dans lequel il s’était égaré…


  • Sur la #ZAD, les mensonges d’Emmanuel Macron
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170418/sur-la-zad-les-mensonges-d-emmanuel-macron

    Le « Gourbi » reconstruit par la ZAD dimanche 15 avril et détruit par les gendarmes le 16 (@ZAD_NDDL). Le chef de l’État a menti à six reprises au sujet de la ZAD de #Notre-Dame-des-Landes lors de son entretien télé avec BFM et Mediapart dimanche soir. Voici de quoi rétablir quelques faits.

    #France #agriculture #autonomie #Emmanuel_Macron

    • https://reporterre.net/Les-mensonges-sanglants-de-M-Macron

      M. Macron a exprimé dimanche 15 avril une position sans concession sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes. S’appuyant sur un apparent bon sens et sur de fausses évidences, son discours est viscéralement mensonger. Et dangereux.

      Dimanche soir 15 avril, le président de la République, Emmanuel Macron, a répondu longuement aux questions de Jean-Jacques Bourdin, de BFM, et d’Edwy Plenel, de Mediapart. Quelques minutes de ce long échange ont été consacrées à Notre-Dame-des-Landes. Vous pouvez en lire le décryptage complet ici. Ses propos, loin de contribuer à un apaisement nécessaire, annoncent une volonté de recourir encore davantage à la force. Mais les arguments de M. Macron sont très mal fondés, pour ne pas dire mensongers. Décryptage.

      « Alors que le projet a été abandonné, les gens continuent à protester. » Non, les zadistes ne protestaient pas après l’abandon du projet d’aéroport en janvier. Au contraire, ils s’en sont réjouis, et depuis, se tournaient vers l’avenir en développant les projets de toutes natures, à base agricole, qui ont été lancés tant bien que mal depuis des années. Ce contre quoi ils se défendent maintenant, c’est contre l’opération militaire qui crée le désordre sur ce territoire.

      « On a voté un référendum local ». Non, il n’y a pas eu de référendum, et le président de la République, gardien des institutions, devrait le savoir mieux que quiconque. Il y a eu consultation. La différence ? Un référendum est une convocation du peuple souverain, dont la décision, exprimée par le vote, s’impose avec la force de la loi. Une consultation, eh bien, c’est une consultation : on prend l’avis des gens, mais sans que cela ait de conséquence juridique. De surcroît, cette consultation sur le projet d’aéroport était biaisée dans son principe, puisqu’elle ne concernait que les habitants de la Loire-Atlantique, alors que l’aéroport, dit « du Grand ouest » concernait les régions de Pays-de-Loire et de Bretagne, dont les habitants auraient dû participer à la consultation. Si cela n’a pas été fait, c’est parce que les dirigeants de l’époque sentaient bien que le résultat serait négatif.

      « Pourquoi les gens qui étaient à la ferme des Cent Noms depuis dix ans, ils n’ont jamais voulu créer une de ces formes là ? » [forme collective d’exploitation agricole]. Mais parce que c’était impossible ! Pendant toutes ces années, le territoire et ses habitants étaient en lutte contre le projet d’aéroport et devaient faire face à des menaces récurrentes d’opérations policières. Cela n’aurait eu aucun sens de former un dossier officiel qui aurait été évidemment refusé puisque les terres devaient être occupées par un aéroport.

      « Je vais avoir moi un projet alternatif, je vais aller m’installer dans votre salon… » Cet apparent bon sens est foncièrement malhonnête, puisque les habitants de la Zad occupent des terres publiques, qui n’ont aucune destination précise depuis plusieurs mois. Il n’y a pas ici d’atteinte à la propriété privée.

      Le point d’orgue de la supposée démonstration mérite d’être cité en long : « Et pour nos concitoyens les plus modestes, le retraité, la personne qui paye ses impôts, qui paye pour avoir une maison, qui paye son loyer, paye dignement ses impôts, et l’agriculteur qui paye ses terres… vous pensez que je peux maintenant aller lui expliquer : “Il y a des gens qui ont une idée formidable, une idée fumeuse, ils payent pas les terres, se conforment à aucune règle, produisent du lait sans aucune règle… Les règles de santé publique, c’est pas les leurs, ils ont un projet alternatif, c’est formidable, on paye plus rien, il n’y a plus de règles". Je peux les regarder en face ? »
      La ficelle est trop grosse : diviser les gens, les petits, qu’ils se jalousent, qu’ils se haïssent entre eux. De la part de celui qui a encore allégé l’impôt sur les grandes fortunes, invoquer l’égalité devant l’impôt est d’un cynisme achevé. Mais ne doutons pas que cela puisse marcher. Il faut donc démonter cet argument.
      D’abord, il est fort probable que vu la façon de vivre très sobre des habitants de la Zad et leurs faibles revenus monétaires (c’est un choix pour beaucoup d’entre elles et d’entre eux), ils ne sont pas assujettis à l’impôt sur le revenu.
      Ensuite, s’il s’agit de faire payer les impôts, pourquoi ne pas avoir envoyé 2.500 gendarmes contre la multinationale Amazon — entre autres — qui a longtemps pratiqué une évasion fiscale faramineuse ? Ce n’est que récemment qu’un compromis a été trouvé avec l’administration fiscale, qui reste d’ailleurs secret, et ne nous dit pas ce qu’a effectivement payé Amazon. On attend donc la même férocité de M. Macron à l’encontre de tous ceux qui pratiquent l’évasion fiscale pour un montant évalué par les experts à 60 milliards d’euros par an.

      « La République, c’est permettre des projets alternatifs, nous en avons sur le terrain avec des gens sérieux. » Ah bon ? De quoi s’agit-il ? En matière agricole, la situation empire au contraire, avec des difficultés énormes à l’installation des jeunes paysans, avec un système verrouillé par les chambres d’agriculture et la FNSEA, qui privilégient l’agrandissement des exploitations existantes, avec une politique par exemple contraire au pastoralisme ou remettant en cause les aides aux territoires défavorisés.

      « Je crois à l’égalité. » Une croyance radicalement contredite par sa politique fiscale. 46 % des gains liés aux baisses d’impôts engagées par Emmanuel Macron et son équipe iront vers les 10 % les plus riches, a relevé l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques).

      « Une soixantaine de gendarmes ont été blessés lors des évacuations. » C’est exact. Les plus gravement atteints l’ont été par l’explosion d’une grenade explosive dans leurs propres pieds, à la suite d’une mauvaise manipulation, le lundi 9 avril — une information sur laquelle les autorités maintiennent un secret pesant. De même qu’elles laissent utiliser des grenades dangereuses et à la composition toujours inconnue, alors que de nombreux signes laissent penser que leur dangerosité est accrue. Tant pour la santé des civils que pour celle des militaires, il est indispensable que la transparence soit faite sur ces armes.

      « L’ordre républicain. » L’expression est répétée quatre fois dans ce passage. Mais l’ordre républicain est un pur effet de style, qui n’a aucun contenu juridique précis (à la différence, par exemple, du concept d’« État de droit »). En fait, cette expression répétée comme une incantation a un rôle idéologique précis : faire accepter une politique « d’ordre », c’est-à-dire autoritaire et répressive, en l’habillant de la valeur positive que représente la République.

      La démarche idéologique de M. Macron apparaît encore mieux dans la phrase suivante : « On n’unira pas le pays par l’inaction [face] à la tyrannie de certaines minorités, habituées à ce qu’on leur cède en refusant de transformer le pays. [Transformer le pays,] c’est le mandat pour lequel j’ai été élu. » Les zadistes — comme les cheminots, les étudiants, les salariés des Ephad, les éboueurs, etc. — seraient des minorités qui exercent des tyrannies. L’inversion du langage est une ruse du pouvoir : le tyran accuse les rebelles de son propre vice. Quant à l’enjeu essentiel, il est de « transformer le pays » : en imposant sa façon de transformer le pays qui est, on le sait, le néolibéralisme à plein, et donc en refusant, en écrasant, en récusant toute possibilité alternative, coopérative, collective. Précisément ce que représente la Zad. Et c’est pourquoi il faut l’écraser. Par la force, par la tyrannie, par la brutalité. Les mensonges de M. Macron poussent au désordre, au rapport de forces, à l’affrontement. À la violence. Ce sont des mensonges sanglants.


  • 40 ans de lutte à Notre-Dame-des-Landes
    http://www.zite.fr/40-ans-de-lutte-a-notre-dame-des-landes

    C’est un enfant de la terre. Un paysan en lutte. Un camarade qui restait dormir dans les usines en grève. Un militant qui n’écoutait pas les grands discours en 68. Un homme consterné par la gauche au pouvoir en 81. Un « otage du nucléaire ». Un passionné qui fabrique encore du commun. Un monsieur de 77 ans qui habite avec sa femme dans sa ville de toujours. Il dit en somme que si un aéroport n’a aucune racine, la résistance a elle un héritage.

    Texte paru dans #Z4 À quelques bancs de supermarchés à l’est de Nantes, Couëron effleure la Loire encore inachevée. Le fleuve s’enfonce alors dans l’estuaire, cahoté par l’océan proche et ses ondes de marée qui se dispersent en amont. Près des quais, au sud, un trait de pierre comme un phare surveille la ville au passé rural et ouvrier, convertie en dortoir courtisé de la « (...)

    #reportage


  • NDDL : le bilan des heurts s’alourdit, les deux camps cherchent une issue

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2018/04/11/nddl-le-bilan-des-affrontements-s-alourdit-les-deux-camps-cherchent-une-issu

    Au deuxième jour d’évacuation de la ZAD, les violences se sont intensifiées. Quatre gendarmes ont été blessés dans l’explosion d’une de leurs grenades.

    Les affrontements se sont intensifiés, mardi 10 avril, sur la ZAD, la « zone à défendre » installée sur le site du projet avorté d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Après deux jours d’opération d’évacuation des zadistes, les deux camps semblaient chercher une issue à une situation devenue de plus en plus dangereuse.

    Le nombre de blessés n’a cessé d’augmenter tout au long de la journée, certains étant atteints assez sévèrement.

    En début de soirée, selon plusieurs sources concordantes, un grave incident, l’explosion d’une grenade, aurait blessé quatre gendarmes, dont un plus sérieusement au pied. Un hélicoptère du centre hospitalier universitaire (CHU) de Nantes a dû se poser dans la soirée à Notre-Dame-des-Landes pour évacuer ce blessé, dans un climat d’« urgence absolue », selon l’expression d’un gendarme, toutes les routes étant complètement fermées au nord de la ZAD. L’accident a eu lieu lors d’une manœuvre de désengagement, de repli, lors de laquelle les gendarmes ont fait usage de grenades. « Deux scénarios sont possibles, soit une mauvaise manipulation, soit un renvoi de la grenade, une enquête est en cours », précisait-on, mercredi, à 6 heures du matin à l’état-major.

    L’impasse semble totale

    Sur le terrain, l’impasse semble totale. Le face à face, ponctué d’avancées et de reculs, des gendarmes mobiles et des zadistes, est de plus en plus violent. Les impressionnants véhicules blindés à roues de la gendarmerie, les VBRG, positionnés sur les petites routes et les chemins du bocage, ont été attaqués à coups de cocktail Molotov dès le début de la matinée.

    Cette proposition de trêve ne semblait pas, mardi soir, recueillir un accueil favorable auprès des autorités. « Il n’y a pas de solution collective possible, seules les conventions individuelles sont acceptées », a réaffirmé la préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein. « Je suis prête à étudier tout projet individuel, même s’il n’est pas finalisé, même s’il est regroupé dans un cadre collectif associatif, du moment qu’il est, au départ, individuel, nominal », explique-t-elle. Selon elle, sept projets associatifs auraient été déposés dans les derniers jours.