• Nécropolitique
    https://cabrioles.substack.com/p/12-aout-2022-necropolitique


    En mars 2020 des camions militaires sont réquisitionnés pour évacuer les milliers de morts du Covid-19 à Bergame dans le nord de l’Italie.

    Bonjour,

    Il y a un an un large spectre des milieux intellectuels français, de l’autonomie “destituante” à la nouvelle droite écofasciste, nous enjoignait à rejoindre les manifestations “contre le pass sanitaire” pour, disaient-ils, lutter contre la “#biopolitique ” gouvernementale. C’est par ce concept, popularisé par Michel Foucault pour analyser entre autres la maximisation des forces biologiques d’une population en vue de la production capitaliste, qu’ils désignaient la #politique_sanitaire d’Emmanuel Macron, qui selon eux sacralisait la vie pour déployer son controle technologique. Cette soi-disant “politique sanitaire” venait pourtant de faire plus de 300 mort·es par jour, pendant 5 mois, de décembre 2020 à avril 2021.

    Nous qui sommes du côté de celleux qui pensent que le contenu d’une lutte réside dans les pratiques qu’elle adopte, et non dans les finalités qu’elle proclame, nous avons constaté que loin de s’en prendre aux dispositifs de controle qui parsèment la métropole, le mouvement contre le pass sanitaire “affublait des médecins de moustaches d’Hitler, agressait et menaçait de mort des soignant·es, attaquait des pharmacies, envahissait des hôpitaux et brûlait des centres de vaccination”.

    Nous pensons que ces deux dynamiques - l’abandon de la population par le gouvernement et les mouvements anti-prévention fascisant - sont les deux faces d’une même politique covidonégationniste que d’autres ont désigné avec un concept élaboré par un penseur - Achille Mbembe - moins occidentalo-centré : la #Nécropolitique.
    C’est cette notion et ces deux dynamiques - gouvernementale et populaire - que les les deux articles que nous vous livrons aujourd’hui se proposent d’explorer. Nous tenons à préciser que nous pensons qu’il serait une erreur de les mettre à distance du fait qu’ils se concentrent sur le Brésil et les États-Unis, car il se pourrait bien qu’il s’agisse d’une différence de degré et non de nature comme le dit Rodrigo Nunes.

    Très bonne lecture et
    prenons soin de nos luttes,

    #Cabrioles (abonnement :https://cabrioles.substack.com/subscribe
    Carnet de recherche pour l’Autodéfense Sanitaire face au Covid19

    « Donnez-moi la liberté ou donnez-moi le Covid ! » : Les manifestations anti-prévention comme déssurrection nécropopuliste | Jack Bratich
    https://cabrioles.substack.com/p/-donnez-moi-la-liberte-ou-donnez

    Sommes-nous encore le pays de l’avenir ? D’un avenir qui se dégrade | Rodrigo Nunes
    https://cabrioles.substack.com/p/sommes-nous-encore-le-pays-de-lavenir

    #covid_19

  • Des chercheurs ont transformé des araignées mortes en « #nécrobots »
    https://www.journaldugeek.com/2022/07/27/des-chercheurs-ont-transforme-des-araignees-mortes-en-necrobots


    Le concours de la pire dystopie ne s’arrête jamais, on dirait…

    « Le concept de la #nécrobotique proposé dans ces travaux tire parti des inventions uniques de la nature, qui peuvent être compliquées ou même impossibles à répliquer artificiellement », expliquent les chercheurs dans leur papier.

    #it_has_begun

  • STMicroelectronics, les incendiaires et les voleurs d’eau
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1720

    Toujours en librairie : Le Règne machinal (la crise sanitaire et au-delà). Voir ici

    Qui a mis le feu ? La société thermo-industrielle, en 1784, avec la combustion des énergies fossiles, le perfectionnement des machines à vapeur et autres « pompes à feu ». On pourrait certes remonter au paléolithique et à la domestication du feu, la politique de la terre brûlée ne date pas du Technocène ; mais la responsabilité de la technocratie dirigeante (ingénieurs, entrepreneurs, cadres, scientifiques, etc.) dans l’incendie planétaire est écrasante, démontrée et publiée. Si les mots ont un sens, chacun de ses membres est aujourd’hui co-responsable d’écocide et de crime contre l’humanité – peut-être involontaire dans nombre de cas. Mais voici un demi-siècle au moins que l’ignorance des malfaiteurs ne peut plus être (...)

    #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/stmicro_les_incendiaires_et_les_voleurs_d_eau.pdf

    • Coupables, les fondateurs, les cadres, les ingénieurs, les opérateurs et les financiers de STMicroelectronics, une des plus importantes sociétés de semi-conducteurs européennes, issue en 1972 du Commissariat à l’énergie atomique de Grenoble.
      Coupables, les présidents Chirac, Sarkozy, Hollande – et aujourd’hui Macron – qui ont tous visité, célébré, financé, ce monstre techno-industriel qui assèche les eaux de la Cuvette grenobloise pour fabriquer des smartphones et des voitures.
      Coupables les élus locaux qui soutiennent des mesures dérogatoires afin que STMicro puisse pomper jusqu’aux dernières gouttes l’eau de la Cuvette.
      Complices les masses de consommateurs stupidement avides d’objets connectés, et les pseudo écolos qui ne voient de remède à la peste climatique que dans le choléra nucléaire.
      Complices les pseudo radicaux qui refusent de voir dans la technologie le front principal de la guerre entre puissants et subissants. Celui qui commande les autres et où toute percée, toute innovation, dégrade davantage le rapport de forces en faveur des premiers et au détriment des seconds.

      […]

      Il faut choisir : boire ou se connecter

      https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1720

      #eau #canicule #écologie #critique_techno #STMicroelectronics #Grenoble #Macron #technocratie

  • « Technopolice » : L’escroquerie du citoyennisme numérique
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1712

    La Quadrature du net (QDN), association « pour un Internet libre, décentralisé et émancipateur » (tendance « RGPD »), était à Calais le 21 juin, Roubaix le 22 et Lille le 24, avec sa « Caravane de la Technopolice », afin d’alerter les citoyens sur les technologies de surveillance de masse dans l’espace public, et de lancer contre celles-ci une plainte collective : « Partout sur le territoire français, la Smart City révèle son vrai visage : celui d’une mise sous surveillance totale de l’espace urbain à des fins policières. » Ladite « Quadrature » - pourtant un working space d’ingénieurs, de juristes et d’experts - révèle ainsi qu’elle ne sait, ni ce qu’est la police ; ni ce qu’est la technopolice. Mais qu’attendre de gens qui ne voient même pas l’ineptie du jeu de mots qui leur sert d’enseigne. La « (...)

    #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/technopolice_-_l_escroquerie_d_u_citoyennisme_nume_rique.pdf

  • Démonter le monde-machine
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1711

    Toujours en librairie : Le Règne machinal (la crise sanitaire et au-delà). Voir ici

    Un ami informé nous fait suivre ce courrier envoyé par le service « Economie agricole » de la préfecture de la Nièvre aux exploitants agricoles en ce mois de juin 2022. On y lit ceci :

    « Dans le cadre de la future programmation de la Politique agricole commune (PAC) 2023-2027, la Commission européenne a introduit un nouveau composant intitulé "système de suivi des surfaces en temps réel" (3STR) à compter du 1er janvier 2023. [Celui-ci] se base sur l’analyse de l’activité agricole et des couverts implantés, analyse réalisée par le biais d’images satellites en continu, traitées informatiquement par l’intelligence artificielle. […] Dans ce cadre, des exploitants seront sollicités par la DDT afin de fournir des photos (...)

    #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/_terre_et_machines_n_p_2022-2_n_p_137.pdf

  • Les Chimpanzés du futur à Lille : le film et la conférence
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1696

    Pièces et main d’œuvre était invité le 5 juin 2022 à Lille par le festival Elnorpadcado, pour une causerie « Technologie | Technocratie | Transhumanisme ». Causerie suivie d’une intrusion, avec les Chimpanzés du futur, à l’exposition transhumaniste « Novacène » à la Gare Saint-Sauveur (lire ici). Voici le film des Chimpanzés du futur, ainsi que des extraits sonores de la causerie, divisée en six chapitres. La première partie répond à l’interdiction de cette conférence par le cinéma L’Univers, où elle devait se tenir initialement. La dernière répond aux accusations qui, depuis Le Nouvel ordre écologique (Luc Ferry, 1992), associent (les défenseurs de) la nature à la réaction, sinon à l’extrême droite. * Les Chimpanzés du futur à l’expo Novacène.mp4 from Chimpanzés du futur on Vimeo. * Extraits de la (...)

    #Nécrotechnologies

  • Intrusion de Chimpanzés du futur à l’exposition Novacène de Lille
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1695

    Ce dimanche 5 juin, un groupe de Chimpanzés du futur, du Nord et d’Isère, sont intervenus à l’exposition transhumaniste « Novacène » qui se tient à la Gare Saint-Sauveur dans le cadre du festival Utopia ; opération de greenwashing organisée par la métropole lilloise (ici). Ils ont arpenté l’exposition avec leurs masques et distribué un tract lu à voix haute. Ils ont échangé avec des visiteurs souvent intrigués et intéressés. Les vigiles ont été vigilants et ont expulsé les chimpanzés du zoo, non sans une fermeté frisant l’agressivité. Les chimpanzés grenoblois de Pièces et main d’œuvre étaient invités pour une causerie sur « Technologie – Technocratie – Transhumanisme » au cinéma L’Univers, dans le cadre du contre-festival « Tutopia ». Ils en ont été empêchés par le cinéma sous la pression et les menaces de « (...)

    https://chez.renart.info/?Lille-3000-denature-l-ecologie-ou-l-utopie-transhumaniste-du-Novacene #Nécrotechnologies

  • L’exposition transhumaniste de Lille
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1688

    Si vous souhaitez organiser une grande exposition technologiste et transhumaniste, à la gloire des machines et de leur monde, prenez soin d’annoncer un événement dédié au « Vivant », puisque – c’est bien connu – celui-ci n’est qu’une vaste machine composée d’une infinité de petites machines. Et toutes ces machines naturelles n’aspirent qu’à « s’augmenter », en s’hybridant et fusionnant avec des machines artificielles ; après tout les unes comme les autres sont faites des mêmes atomes de matière. Imaginez une exposition à la gloire de la race supérieure qui s’afficherait « anti-raciste », et qui remplacerait les Aryens par les Nouba de Kau. (Voir Leni Riesfenthal, son livre et son film de 1973 & 1976) Vous voyez une manifestation « anti-fasciste » s’en prendre à un peuple « racisé » d’Afrique, et victime (...)

    https://chez.renart.info #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/lille_3000_novace_ne.pdf

  • La Russie veut interdire aux étrangers de recourir à ses mères porteuses La Tribune - Reuters
    https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KCN2NA1U7/la-russie-veut-interdire-aux-etrangers-de-recourir-a-ses-meres-porteuses.h

    Les députés russes ont approuvé mardi en première lecture un texte de loi visant à interdire aux étrangers de recourir aux mères porteuses en Russie, un projet visant implicitement les Occidentaux sur fond de guerre en Ukraine.

    Le recours à des mères porteuses rémunérées est légal en Russie même si cette pratique est critiquée par des organisations religieuses qui la considèrent comme une commercialisation de la procréation.

    L’un des rédacteurs du texte, adopté à la quasi-unanimité en première lecture, a déclaré qu’une telle législation était nécessaire pour mettre les enfants nés en Russie à l’abri du danger.


    (Crédits photo : Pavel Mikheyev)
    Elu de Russie unie, le parti majoritaire soutenant le président Vladimir Poutine, Vassili Piskariov a déclaré qu’en l’état actuel de la loi, « nous ne pouvons pas suivre le destin d’un seul bébé ».

    « Nous ne savons pas qui sont leurs parents, leurs prétendus ’père’ et ’mère’ ni pourquoi ils achètent un bébé », a déclaré l’élu à la Douma, estimant qu’environ 40.000 enfants nés en Russie de mères porteuses avaient quitté le pays pour être élevés par des étrangers.

    « Pourquoi devrions-nous dépenser notre argent pour résoudre les problèmes démographiques d’autres pays ? » a-t-il ajouté, proposant que les bébés nés de mères porteuses en Russie obtiennent automatiquement la nationalité russe « afin de pouvoir connaître leur destin ».

    Pour entrer en vigueur, le texte doit encore être adopté à l’issue de deux autres lectures à la Douma, puis être examiné par le Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement, et être promulgué par Vladimir Poutine.

     #gpa #fric #pma #femmes #reproduction #critique_techno #marchandisation #nécrotechnologies #gestation_pour_autrui #libéralisme #maternité #exploitation #marchandise

  • Identité numérique : prouve que tu existes
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1685

    La Commission européenne prépare son « portefeuille européen d’identité numérique ». Rome et Bologne adoptent le « crédit social numérique » à la chinoise. La digitalisation de l’État et son corollaire, l’identification numérique, progressent dans l’indifférence des Smartiens, à la faveur des phases aigües de la Crise (épidémie, guerre, effondrement écologique). Il aura fallu moins de vingt ans pour que se réalisent nos pires anticipations sur la société de contrainte. Pour les nouveaux venus et les nostalgiques, on a ressorti quelques archives. Te souviens-tu de Libertys ? (Pour lire le texte, ouvrir le document ci-dessous.)

    Lire aussi : – Libertys – Carte d’identité électronique : ce n’est pas du canular – Aujourd’hui le nanomonde #10 – Après l’occupation de la CNIL – Au doigt et à l’œil (...)

    #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/prouve_que_tu_existes.pdf

  • Une matinée chez les robots enseignants
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1677

    Depuis 2015, un groupe d’enseignants rassemblés par l’Appel de Beauchastel (ici) a entrepris la critique de la « numérisation de l’école », c’est-à-dire de sa destruction, voulue et organisée par la technocratie dirigeante dans toutes ses composantes (étatiques et administratives, économiques et technologiques). L’objectif est connu et déclaré de longue date : river les élèves à leurs écrans pour en faire des hommes-machines adaptés et soumis au règne machinal (voir ici). Ça fonctionne. La population mute. Les digital natives restent les pouces collés aux écrans tactiles, le cerveau amputé des anciennes fonctions inutiles dans le monde-machine, et dépendants de leur connexion pour leur survie quotidienne. Il arrive encore, cependant, que se tiennent des opérations « en live », ne serait-ce que pour (...)

    #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/une_matine_e_chez_les_robots_enseignants.pdf

  • Boris Johnson annonce avoir signé un accord avec Kigali pour envoyer des demandeurs d’asile au #Rwanda

    Ce projet, susceptible de s’appliquer à toutes les personnes entrées illégalement sur le territoire, a suscité des réactions scandalisées des organisations de défense des droits humains.

    Le premier ministre britannique, Boris Johnson, a décidé de durcir la politique migratoire du Royaume-Uni, en prenant une décision pour le moins controversée. Le Royaume-Uni a annoncé, jeudi 14 avril, avoir pour projet d’envoyer au Rwanda des demandeurs d’asile arrivés illégalement, espérant ainsi dissuader les traversées clandestines de la Manche, qui sont en pleine augmentation.

    Ce projet, susceptible de s’appliquer à toutes les personnes entrées illégalement sur le territoire, d’où qu’elles viennent (Iran, Syrie, Erythrée…), a suscité des réactions scandalisées. Des organisations de défense des droits humains ont dénoncé son « inhumanité ». L’opposition a jugé que le premier ministre tentait de détourner l’attention après l’amende qu’il a reçue pour une fête d’anniversaire en plein confinement. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a, de son côté, fait part de « sa forte opposition » :

    « Les personnes fuyant la guerre, les conflits et les persécutions méritent compassion et empathie. Elles ne devraient pas être échangées comme des marchandises et transférées à l’étranger pour être traitées. »
    Un projet chiffré à 144 millions d’euros

    Alors que M. Johnson avait promis de contrôler l’immigration, un des sujets-clés dans la campagne du Brexit, le nombre de traversées illégales de la Manche a triplé en 2021, année marquée notamment par la mort de vingt-sept personnes dans un naufrage à la fin de novembre. Londres reproche régulièrement à Paris de ne pas en faire assez pour empêcher les traversées.

    « A partir d’aujourd’hui (…), toute personne entrant illégalement au Royaume-Uni ainsi que celles qui sont arrivées illégalement depuis le 1er janvier pourront désormais être transférées au Rwanda », a annoncé le dirigeant conservateur dans un discours dans le Kent (sud-est de l’Angleterre). Le Rwanda pourra accueillir « des dizaines de milliers de personnes dans les années à venir », a-t-il ajouté, décrivant ce pays d’Afrique de l’Est comme l’un des « plus sûrs du monde, mondialement reconnu pour son bilan d’accueil et d’intégration des migrants ».

    En vertu de l’accord annoncé jeudi, Londres financera dans un premier temps le dispositif à hauteur de 144 millions d’euros. Le gouvernement rwandais a précisé qu’il proposerait la possibilité « de s’installer de manière permanente au Rwanda [à ces personnes si elles] le souhaitent ».

    Désireux de regagner en popularité avant des élections locales le mois prochain, M. Johnson et son gouvernement cherchent depuis des mois à conclure des accords avec des pays tiers où envoyer les clandestins en attendant de traiter leur dossier.
    Le contrôle de la Manche confié à la marine

    « Notre compassion est peut-être infinie, mais notre capacité à aider des gens ne l’est pas », a déclaré M. Johnson, qui anticipe des recours en justice contre le dispositif. « Ceux qui essaient de couper la file d’attente ou d’abuser de notre système n’auront pas de voie automatique pour s’installer dans notre pays mais seront renvoyés de manière rapide et humaine dans un pays tiers sûr ou leur pays d’origine », a-t-il ajouté.

    Les migrants arrivant au Royaume-Uni ne seront plus hébergés dans des hôtels, mais dans des centres d’accueil, à l’image de ceux qui existent en Grèce, avec un premier centre « ouvrant bientôt », a annoncé M. Johnson.

    Dans le cadre de ce plan, qui vient compléter une vaste loi sur l’immigration actuellement au Parlement et déjà critiqué par l’Organisation des Nations unies (ONU), le gouvernement confie dès jeudi le contrôle des traversées illégales de la Manche à la marine, équipée de matériel supplémentaire. En revanche, il a renoncé à son projet de repousser les embarcations entrant dans les eaux britanniques, mesure décriée côté français.
    Les ONG scandalisées

    En envoyant des demandeurs d’asile à plus de 6 000 kilomètres du Royaume-Uni, Londres veut décourager les candidats à l’immigration, toujours plus nombreux : 28 500 personnes ont effectué ces périlleuses traversées en 2021, contre 8 466 en 2020, selon des chiffres du ministère de l’intérieur.

    Amnesty International a critiqué « une idée scandaleusement mal conçue » qui « fera souffrir tout en gaspillant d’énormes sommes d’argent public », soulignant aussi le « bilan lamentable en matière de droits humains » du Rwanda.

    Daniel Sohege, directeur de l’organisation de défense des droits humains Stand For All, a déclaré à l’Agence France-Presse que l’initiative du gouvernement était « inhumaine, irréalisable et très coûteuse », recommandant plutôt d’ouvrir des voies d’entrée au Royaume-Uni « plus sûres » car celles qui existent sont « très limitées ».

    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/04/14/londres-a-signe-un-accord-avec-kigali-pour-envoyer-des-demandeurs-d-asile-au

    #Angleterre #UK #asile #migrations #réfugiés
    #offshore_asylum_processing

    –-

    ajouté à la métaliste sur les différentes tentatives de différentes pays européens d’#externalisation non seulement des contrôles frontaliers, mais aussi de la #procédure_d'asile dans des #pays_tiers
    https://seenthis.net/messages/900122

    et ajouté à la métaliste sur la mise en place de l’#externalisation des #procédures_d'asile au #Rwanda par l’#Angleterre (2022) :
    https://seenthis.net/messages/900122

    • UN Refugee Agency opposes UK plan to export asylum

      Following public announcements made today, UNHCR, the UN Refugee Agency, expressed strong opposition and concerns about the United Kingdom’s plan to export its asylum obligations and urged the UK to refrain from transferring asylum seekers and refugees to Rwanda for asylum processing.

      “UNHCR remains firmly opposed to arrangements that seek to transfer refugees and asylum seekers to third countries in the absence of sufficient safeguards and standards. Such arrangements simply shift asylum responsibilities, evade international obligations, and are contrary to the letter and spirit of the Refugee Convention,” said UNHCR’s Assistant High Commissioner for Protection, Gillian Triggs.

      “People fleeing war, conflict and persecution deserve compassion and empathy. They should not be traded like commodities and transferred abroad for processing.”

      UNHCR urged both countries to re-think the plans. It also warned that instead of deterring refugees from resorting to perilous journeys, these externalization arrangements will only magnify risks, causing refugees to seek alternative routes, and exacerbating pressures on frontline states.

      While Rwanda has generously provided a safe haven to refugees fleeing conflict and persecution for decades, the majority live in camps with limited access to economic opportunities. UNHCR believes that wealthier nations must show solidarity in supporting Rwanda and the refugees it already hosts, and not the other way around.

      The UK has an obligation to ensure access to asylum for those seeking protection. Those who are determined to be refugees can be integrated, while those who are not and have no other legal basis to stay, can be returned in safety and dignity to their country of origin.

      Instead, the UK is adopting arrangements that abdicate responsibility to others and thus threaten the international refugee protection regime, which has stood the test of time, and saved millions of lives over the decades.

      The UK has supported UNHCR’s work many times in the past and is providing important contributions that help protect refugees and support countries in conflicts such as Ukraine. However, financial support abroad for certain refugee crises cannot replace the responsibility of States and the obligation to receive asylum seekers and protect refugees on their own territory – irrespective of race, nationality and mode of arrival.

      While UNHCR recognizes the challenges posed by forced displacement, developed countries are host to only a fraction of the world’s refugees and are well resourced to manage claims for asylum in a humane, fair and efficient manner.

      https://www.unhcr.org/news/press/2022/4/62585e814/un-refugee-agency-opposes-uk-plan-export-asylum.html

    • The Border is a Colonial Wound: The Rwanda Deal and State Trafficking in People

      The border is a “colonial wound” that is designed for #bordering and #ordering#b/ordering – of the racialised and illegalised people by any means. The UK’s Nationality and Borders Bill and its subsequent offshore detention deal to deport people desperately seeking refugee to Rwanda is enactment of this exclusive b/ordering regime. One does not need to read between the lines to understand the objectives of the UK’s so-called “#Arrangement” with Rwanda as set out in article 2.1 and 2.2 of the #Memorandum_of_Understanding:

      2.1 The objective of this Arrangement is to create a mechanism for the relocation of asylum seekers whose claims are not being considered by the United Kingdom, to Rwanda, which will process their claims and settle or remove (as appropriate) individuals after their claim is decided…

      2.2 For the avoidance of doubt, the commitments set out… do not create or confer any right on any individual, nor shall compliance with this Arrangement be justiciable in any court of law by third-parties or individuals.

      These b/ordering arrangements pushes refugees and people seeking asylum into spaces of exception and extra-legality through a discriminatory policing at national (e.g., the Nationality and Borders Bill) and bilateral (e.g., the Memorandum of Understanding between the UK and Rwanda) levels. It does so in newly designated detention spaces like Manston, like the mandatory dispersal to Local Authorities announced at the same time as the Rwanda deal, and expansion of the securitised detention estate. Without doubt, these b/ordering arrangements have already become sources of ambivalence, anxiety and uncertainty. They are a source of terror to those who wish to seek asylum and are already arrayed in a precarious state. And if you had seen our direct messages as the announcement was leaked to the press and the fear expressed you can be in no doubt that the aim of terrorising people already placed in highly vulnerable immigration statuses is having a chilling effect.

      John Vine, the UK’s First Independent Chief Inspector of Borders cand Immigration, speaking on Sky News after the Prime Minister’s announcement of the Migration and Economic Partnership Deal with Rwanda, underscored the costs, not only economically, which have been calculated as far exceeding the cost of placing people in the Ritz, but the costs to the human body and the body politic. Deportation can only be affected by using often violent restraint and against the will of the individual. Jimmy Mbenga is the name every activist in the anti-deportation sector holds close when thinking of the ways restrains are effected on the deportees body, with the danger of asphyxiation. Nicolas Proctor’s as inspector of the Australian detention estate, where such off shoring mechanisms have been long in use, writes of the exponential rise in suicide and self harm under such conditions of deportation and detention. The deal is the official instigation of necropolitics, long written of by Achille Mbembe, but now instituted in ‘deals’ and ‘schemes’ and very likely indeed, unless prevented by the House of Lords, to be enacted into law.

      Indeed, the goal of the new national and bilateral arrangements is to create “discounted bodies” or ‘bodies at the limits of life, trapped in uninhabitable worlds and inhospitable places’. In this case, uninhabitability and inhospitality are designed and deliberate. The intention is simply to hold life in a permanent ‘state of injury’ outside any realms of protection and political intelligibility. Whether it be rendering people inadmissible through the legislation or “processing” them in offshore containment spaces, they all amount to necropolitical experimentation.

      Behrouz Boochani’s multi award winning book No Friend But The Mountains documents the destituting of human beings in such centres as the UK has now chosen to replicate. Even more so, his extraordinary film, Chauka, Please Tell Us The Time,

      ‘After a year or two years I found out that the journalism language is not powerful enough to tell the suffering and to tell the history of this prison, and what Australian government is doing in this island’, said Boochani.

      A chauka is a small bird native to Manus Island and is also the name of the high-security prison within the camp. The chauka is a symbol of the island and allows locals to tell the time from the chauka’s regular singing.In a sinister twist, it is pronounced the same as the English word “choker.”

      On April 15, the U.K. joined Australia in becoming a state that traffics people, destituting the bodies and lives of those who claim their right of asylum, and instituting a reign of necropolitics.

      This decision is against the spirit and letter of the Refugee Convention and the legal opinion of UNHCR UK has already expressed grave concerns about the U.K’s obligations as a state as a signatory of the 1951 Convention. In fact, the UNHCR has condemned the deal; ‘People seeking safety and protection, who have few alternatives, should not be penalized’.

      That this is likely to be contested in law and through the courts and will be the site of a great deal of opposition is not in doubt; or that it will eventually be overturned, as with Israel’s failed Rwanda deal and Australia’s failed Manus and Nauru project. But until then, we all have hard work to do.

      https://www.law.ox.ac.uk/research-subject-groups/centre-criminology/centreborder-criminologies/blog/2022/04/border-colonial
      #discriminations #extra-légalité #coût #violence #santé_mentale #suicides #nécropolitique #inhospitalité #inhabitabilité

    • Rwanda genocide orphans to be booted out of home to make way for UK asylum seekers

      Orphans of Rwanda’s civil war say they have nowhere to go after being turfed out of a hostel under Priti Patel’s cruel Rwanda refugee scheme

      Orphans of the Rwandan genocide will lose their home to make way for refugees being booted out of Britain by Home Secretary Priti Patel.

      Some 22 residents are being turfed out of Hope House hostel to make room for asylum seekers sent to the African country under the proposed scheme.

      As more migrants landed in Dover yesterday, Lib Dem MP Alistair Carmichael said the evictions were “cruel and heartless”.

      Orphans of Rwanda’s civil war say they have nowhere to go after being turfed out of a hostel under Patel’s cruel Rwanda refugee scheme.

      A shelter for traumatised victims of the 1994 conflict is being emptied to make way for asylum seekers being sent from the UK under the controversial Tory plan.

      Although now in their late 20s, the 22 survivors have no money or family and some face lifelong mental health battles. They were given a fortnight’s notice to ship out of the hostel – ironically named Hope House – in capital city Kigali.

      Tonight one vulnerable woman who has lived at the shelter for eight years said: “I barely know any other home. I was only told about moving out a few days ago. I have not figured out where I will go.”

      https://www.mirror.co.uk/news/world-news/rwanda-genocide-orphans-booted-out-26728311

    • Le Royaume-Uni signe un accord avec Kigali pour envoyer des demandeurs d’asile au Rwanda

      Le Rwanda a signé un accord controversé avec Londres pour accueillir sur son sol des migrants et demandeurs d’asile de diverses nationalités acheminés du Royaume-Uni, a annoncé jeudi Kigali à l’occasion d’une visite de la ministre anglaise de l’Intérieur, Priti Patel. Le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a fait part de « sa forte opposition » au projet britannique.

      Le Royaume-Uni a annoncé, jeudi 14 avril, un projet controversé d’envoyer au Rwanda les demandeurs d’asiles arrivés illégalement sur son territoire et confié la surveillance de la Manche à la Royal Navy, espérant dissuader les traversées de clandestins qui ne cessent d’augmenter.

      Alors que le Premier ministre Boris Johnson avait promis de contrôler l’immigration, un des sujets clés de la campagne du Brexit, le nombre de traversées illégales, très dangereuses, a triplé en 2021 et continue d’augmenter. Londres reproche régulièrement à Paris de ne pas en faire assez pour les empêcher.

      « À partir d’aujourd’hui (...), toute personne entrant illégalement au Royaume-Uni ainsi que ceux qui sont arrivés illégalement depuis le 1er janvier pourront désormais être relocalisés au Rwanda », a annoncé le dirigeant conservateur lors d’un discours dans un aéroport du Kent (sud-est de l’Angleterre).

      Le Rwanda pourra accueillir « des dizaines de milliers de personnes dans les années à venir », a-t-il ajouté, affirmant que ce pays d’Afrique de l’Est est « l’un des pays les plus sûrs au monde, mondialement reconnu pour son bilan d’accueil et d’intégration des migrants ».

      Ce projet, susceptible donc de s’appliquer à tous les clandestins d’où qu’ils viennent (Iran, Syrie, Érythrée...), a suscité des réactions scandalisées des organisations de défense des droits humains, qui dénoncent son « inhumanité ». L’opposition a jugé que le Premier ministre tentait de détourner l’attention après avoir reçu une amende pour une fête d’anniversaire en plein confinement.
      Un accord à 144 millions d’euros

      Désireux de regagner en popularité avant des élections locales en mai, Boris Johnson et son gouvernement cherchent depuis des mois à conclure des accords avec des pays tiers où envoyer les migrants en attendant de traiter leur dossier.

      Une telle mesure est déjà appliquée par l’Australie avec des îles éloignées du Pacifique, une politique très critiquée. Par ailleurs, le Danemark avait également envisagé d’envoyer ses demandeurs d’asile vers des pays africains.

      En vertu de l’accord annoncé jeudi, Londres financera dans un premier temps le dispositif à hauteur de 120 millions de livres sterling (144 millions d’euros). Le gouvernement rwandais a précisé qu’il proposerait aux personnes accueillies la possibilité « de s’installer de manière permanente au Rwanda » si elles « le souhaitent ».

      « Notre compassion est peut-être infinie mais notre capacité à aider des gens ne l’est pas », a déclaré Boris Johnson. Le chef du gouvernement britannique a ajouté que « ceux qui essayent de couper la file d’attente ou abuser de notre système n’auront pas de voie automatique pour s’installer dans notre pays mais seront renvoyés de manière rapide, humaine, dans un pays tiers sûr ou leur pays d’origine ».

      Les migrants arrivant au Royaume-Uni ne seront plus hébergés dans des hôtels mais dans des centres d’accueil à l’image de ceux existant en Grèce, avec un premier centre « ouvrant bientôt », a annoncé Boris Johnson.
      Migrants échangés « comme des marchandises »

      Dans le cadre de ce plan, qui vient compléter une vaste loi sur l’immigration actuellement au Parlement et déjà critiqué par l’ONU, le gouvernement confie dès jeudi le contrôle des traversées illégales de la Manche à la Marine, équipée de matériel supplémentaire. Il a renoncé en revanche à son projet de repousser les embarcations entrant dans les eaux britanniques, mesure décriée côté français.

      En envoyant des demandeurs d’asile à plus de 6 000 kilomètres du Royaume-Uni, le gouvernement veut décourager les candidats au départ vers le Royaume-Uni, toujours plus nombreux : 28 500 personnes ont effectué ces périlleuses traversées en 2021, contre 8 466 en 2020... et seulement 299 en 2018, selon des chiffres du ministère de l’Intérieur.

      Amnesty International a critiqué une « idée scandaleusement mal conçue » qui « fera souffrir tout en gaspillant d’énormes sommes d’argent public », soulignant aussi le « bilan lamentable en matière de droits humains » de la nation africaine.

      Pour le directeur général de Refugee Action, Tim Naor Hilton, c’est une « manière lâche, barbare et inhumaine de traiter les personnes fuyant la persécution et la guerre ».

      Le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a fait également part de « sa forte opposition » au projet britannique. « Les personnes fuyant la guerre, les conflits et les persécutions méritent compassion et empathie. Elles ne devraient pas être échangées comme des marchandises et transférées à l’étranger pour voir leur dossiers traités », a déclaré le HCR dans un communiqué.

      Même dans les rangs conservateurs, les critiques ont fusé, le député Tobias Ellwood estimant sur la BBC qu’il s’agit d’une « énorme tentative de détourner l’attention » des déboires de Boris Johnson dans le « Partygate », ces fêtes organisées dans les cercles du pouvoir pendant les confinements.

      https://www.france24.com/fr/europe/20220414-le-royaume-uni-signe-un-accord-avec-kigali-pour-envoyer-des-deman

    • Le Rwanda déjà engagé dans des projets d’accueil de migrants avec d’autres pays

      Le Rwanda serait-il en train de devenir un sous-traitant de la prise en charge des demandeurs d’asile pour les pays européens ? Le pays vient de signer jeudi 15 avril un accord très controversé avec le Royaume-Uni, qui souhaite y déporter ses migrants clandestins. Pour Kigali, ce n’est pas exactement une première, puisque le Rwanda est déjà engagé depuis plusieurs années dans divers projets d’accueil et de réinstallation de migrants.

      Dès 2014, un accord très opaque avec #Israël crée la polémique. Il prévoit déjà l’envoi de demandeurs d’asiles vers l’#Ouganda et le Rwanda. Mais une fois arrivés en Afrique centrale, beaucoup de ces migrants sont vite repartis. Kigali parle aujourd’hui d’un projet pilote rapidement abandonné, explique notre correspondante à Kigali, Laure Broulard.

      En 2019, Rwanda accepte d’accueillir des réfugiés évacués de #Libye par le HCR, le temps que leur demande d’asile soit examiné par des pays occidentaux. Quelques centaines d’entre eux sont actuellement logés dans un centre d’accueil dans l’Est du pays.

      Plus récemment, Kigali a également reçu des Afghans fuyant les talibans, notamment les élèves et le personnel d’un internat pour jeunes filles. Enfin, le pays est en discussions avec le #Danemark, qui souhaite y externaliser ses demandes d’asile. « Nous sommes disposés à explorer des décisions difficiles avec des partenaires de bonne foi pour pouvoir trouver une solution durable à ces questions de migration illégale », explique le ministre des Affaires étrangères rwandais, Vincent Biruta.

      Autant d’initiatives qui permettent au Rwanda de Paul Kagame, critiqué pour sa répression de la liberté d’expression et de l’opposition, de se faire connaître comme un pays « sûr », accueillant et comme un partenaire intéressant. Dans le cas de l’accord avec le Royaume-Uni, c’est aussi une #opportunité_économique, puisque Londres a déjà promis un investissement de près de 145 millions d’euros pour soutenir le #développement du pays.

      Londres s’attend à des recours en justice

      Mais les réactions d’indignation se multiplient. L’ONU parle d’un projet « irréaliste, immoral et discriminatoire ». Le gouvernement de Boris Johnson pense que son partenariat avec le Rwanda, pour y envoyer les demandeurs d’asile arrivés illégalement au Royaume-Uni, pourra débuter dans les prochaines semaines. Londres s’attend à des recours en justice, mais l’opposition pourrait même venir du sein même du ministère de l’Intérieur, explique notre correspondante à Londres, Emeline Vin.

      Pour faire approuver le partenariat migratoire entre le Royaume-Uni et le Rwanda, Priti Patel a utilisé une #directive_ministérielle, un mécanisme qui lui permet de passer outre l’opposition de son directeur de cabinet. C’est seulement le deuxième recours par le ministère de l’Intérieur depuis 30 ans.

      Officiellement, il s’agit de contourner les réserves des fonctionnaires, non affiliés politiquement, sur le financement. Le ministère n’a pas de chiffrage précis et certains officiels pensent que « relocaliser », vers le Rwanda, des migrants arrivés illégalement en Grande-Bretagne pour y demander l’asile, risque de coûter plus cher à long terme.

      Mais pour les syndicats, cela montre surtout le caractère ultra-polémique du projet, un élu le qualifiant de « purement inhumain ». Selon un autre, Priti Patel est passée en force, car elle savait qu’elle n’avait pas le soutien de ses équipes. Or, un #fonctionnaire n’a que le choix d’appliquer les politiques de son ministère ou de quitter son poste. Le gouvernement a présenté le programme à la veille du weekend pascal, qui dure du vendredi au lundi ici, mais s’attend à des recours en justice. 160 ONG l’ont déjà appelé à renoncer.

      https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220416-le-rwanda-d%C3%A9j%C3%A0-engag%C3%A9-dans-des-projets-d-accueil-de-migr
      #sous-traitance #réfugiés_afghans #Afghanistan #passage_en_force

    • Arrangement Royaume-Uni/Rwanda : externaliser l’asile en Afrique, arme de dissuasion massive en Europe

      Par une mesure urgente de suspension du 14 juin 2022, la Cour européenne des droits de l’Homme vient rappeler au Royaume-Uni qu’il est toujours soumis au respect du droit international de l’asile. Que ce soit au Royaume-Uni ou dans les Etats membres de l’Union européenne, l’heure n’est plus à l’accueil et la course au renvoi des personnes exilées bat son plein.

      L’externalisation de l’asile au Rwanda était l’une des principales mesures du « plan immigration » du Royaume-Uni, présentée le 14 avril 2022, et censée dissuader les traversées « irrégulières » de la Manche. Mais les recours des plaignant.e.s – majoritairement originaires de Syrie, Irak et Iran – et de leurs soutiens, auront finalement payé : le 14 juin, par des mesures provisoires, la Cour européenne des droits de l’Homme a empêché in extremis le départ du premier vol de demandeur.se.s d’asile « transféré.e.s » du Royaume-Uni au Rwanda [1], sauvant ce qu’il reste du principe de non-refoulement. Mais au vu de la détermination britannique, ce n’est sans doute que partie remise…

      Car les velléités « d’accueillir » les exilé.e.s au plus loin du territoire européen sont profondes et anciennes [2]. Dès 1986, le Danemark proposait un système de gestion des demandes d’asile dans des centres de traitement régionaux, administrés par les Nations Unies, dans lesquels auraient été systématiquement placé.e.s les demandeur.se.s d’asile ayant franchi la frontière « irrégulièrement ». En 2003, s’inspirant de la décriée « Solution pacifique » australienne [3], Blair évoquait des « centres de transit » hors Europe pour y envoyer les demandeurs et demandeuses d’asile avant qu’ils et elles n’atteignent le sol européen.
      En 2022, c’est devenu une réalité pour le Royaume-Uni de Johnson : les exilé.e.s pourront voir leur demande de protection jugée irrecevable s’ils ou elles sont arrivé.e.s sur le sol britannique en dehors des postes frontières habilités, après un voyage "dangereux", ou en provenance d’un pays tiers sûr, et pourront être envoyé.e.s au Rwanda, où ils et elles pourront déposer une demande d’asile. Si la décision est positive, le Rwanda deviendrait alors pays d’accueil et de protection pendant cinq ans, dans le cadre du protocole d’accord entre les deux pays, en échange de 120 millions de livres versées par le Royaume-Uni [4]
      Avec cet arrangement, le Royaume-Uni fait un pas de plus dans la violation du principe de non-refoulement, pierre angulaire du droit d’asile.
      Il n’est pas, loin s’en faut, le seul État à avancer dans cette direction. Depuis plusieurs années, les États européens ont choisi leur « accueil », normalisant les refoulements aux frontières de l’Europe et multipliant les accords formels ou non avec les pays du Sud global, sous le regard placide des institutions européennes et/ou avec leur participation.

      Un cap a été franchi en la matière en 2016 avec la Déclaration UE/Turquie, permettant le renvoi vers la Turquie des exilé.e.s arrivé.e.s sur les îles grecques, y compris celles et ceux pour qui la Turquie était considérée comme un pays tiers sûr. En 2018, la Commission européenne propose d’instaurer dans les pays d’Afrique du Nord des « plateformes de débarquement régionales » pour « sauver des vies » et trier les exilé.e.s en amont des eaux et du territoire européens [5], mais doit abandonner le projet face au refus de la Tunisie, du Maroc et de l’Algérie de jouer le jeu.
      Mais en février 2020, dans une décision favorable aux autorités espagnoles – qui avaient procédé en 2017 à des refoulements à la frontière terrestre avec le Maroc –, la Cour européenne des droits de l’Homme entérine – au mépris de la Convention de Genève (art. 31) – l’impossibilité de déposer une demande d’asile en cas de « franchissement illégal d’une frontière » [6] . En octobre 2021, la Pologne légalise à sa frontière les refoulements de celles et ceux qui l’auraient traversée « illégalement », n’hésitant pas à cette occasion à remettre en cause la primauté du droit européen sur le droit national [7].

      Ici, de nouveau sous le prétexte fallacieux de « sauver des vies » en leur évitant les risques d’une traversée périlleuse, le Royaume-Uni valide la « relocalisation » vers le Rwanda d’exilé.e.s déjà présent.e.s sur le sol européen, et dont les demandes de protection ont été jugées irrecevables sans examen au fond. Ce faisant, le Royaume-Uni part du principe que le Rwanda – qui accueille depuis 2019 le programme d’urgence du HCR visant à évacuer les personnes les plus vulnérables des centres de détention libyens pour les placer dans des centres de transit d’urgence (dans le cadre du mécanisme de transit d’urgence - ETM) – est un pays tiers « sûr », tant pour ses ressortissant.e.s que pour les personnes étrangères qui y sont renvoyées. Ce, malgré les vives critiques de l’opposition politique sur les atteintes aux droits in situ, notamment à la liberté d’expression et des personnes LGBTI+ [8].

      Le Brexit aura sans doute permis au Royaume-Uni de s’affranchir en partie du socle européen de la protection internationale et de se défausser de ses responsabilités en matière d’accueil.
      Mais l’asile est attaqué de toutes parts, y compris par les États membres de l’Union. Ainsi, le Danemark a-t-il également conclu en avril 2021 un Protocole d’entente avec le Rwanda, et adopté en juin 2021 une loi lui permettant d’externaliser l’examen de la demande d’asile, en transférant les demandeur⋅euse⋅s qui seraient déjà arrivé⋅e⋅s sur son territoire vers des centres situés hors UE, moyennant finances [9]

      En pratique, l’externalisation de l’asile revient, pour les États, à piétiner leurs obligations en matière d’accueil et de protection internationale, et à vider de son sens les principaux instruments de protection internationaux (Convention de Genève et Convention européenne des droits de l’Homme) – auxquels le Royaume-Uni est toujours soumis, comme vient de lui rappeler la Cour européenne des droits de l’Homme.
      Cette logique de marchandage propre à l’externalisation permet aussi à des régimes autoritaires non-européens de se renflouer économiquement et d’être réhabilités au niveau diplomatique en tant que partenaires légitimes auprès de l’UE, ici le Rwanda vivement critiqué sur la restriction des libertés de ses ressortissant.e.s.

      L’externalisation de l’asile est contraire à la lettre et à l’esprit de la Convention de Genève, et sape le régime mondial d’accueil des réfugié.e.s. Elle est contraire à la liberté de chacun.e de choisir librement le pays d’accueil dans lequel il ou elle souhaite demander une protection et s’établir, et est en outre aux antipodes de la solidarité : le Royaume-Uni et le Danemark comptent parmi les pays les plus riches du monde et accueillent beaucoup moins d’exilé.e.s que de nombreux autres États bien plus pauvres, notamment en Afrique. Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, [10].

      La politique cruelle et éhontée consistant à renvoyer depuis le Nord les demandeurs et demandeuses d’asile vers un pays du Sud situé à des milliers de kilomètres doit être condamnée et combattue avec détermination, au nom de l’accueil de tou.te.s, et pour que vive le droit d’asile.

      https://migreurop.org/article3108

  • Contre la numérisation du Diois
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1648

    Contre la numérisation de nos vies, non aux services publics numériques ! Nous apprenons par le bulletin municipal qu’une antenne France Services a été créée dans le diois pour accompagner les personnes dans l’utilisation des outils numériques et faire face à la dématérialisation des services publics. Évidemment, présenté ainsi, ça sonne bien. Qui refuserait de réduire une fracture ? Mais de quoi s’agit-il en réalité ? De quoi France Services est-il le nom ? La création de ce type de guichet vient tout simplement accompagner la disparition des services publics de proximité et l’externalisation des tâches administratives qui dorénavant sont reportées sur les citoyens eux-mêmes. Tout ce qui était auparavant réalisé par les administrations et leurs employés, c’est à la personne de le faire : numériser les (...)

    #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/france_servitudes.pdf

  • EA, CD Projekt Red and ESL: Ukraine invasion prompts outcry, action from games industry - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/video-games/2022/03/03/russia-ukraine-video-games-stalker-metro-cyberpunk-esl

    Alexander Molodkin, one half of the Kyiv-based game developer Weasel Token, was never a political person. He didn’t follow the news. When the Russian troop buildup at Ukraine’s border began, he was optimistic — within reason.

    “Something will definitely happen,” he recalled thinking, though he anticipated a more local conflict. Perhaps, he thought, Russia would take the Donbas region of eastern Ukraine and stop there. Then, he heard Russian President Vladimir Putin’s Feb. 21 speech promising “true decommunization,” and his hope dwindled. On Feb. 24, Russia launched its attack on Ukraine.

    The timing has been professionally unlucky, to say the least. Recently, “Puzzles for Clef,” the 2D puzzle adventure game Molodkin and his partner, Tay Kuznetsova, are working on, released a demo as part of a festival on the game distribution platform Steam. This led to an influx of attention and engagement in the team’s Discord server, which Molodkin and his partner moderate. He doesn’t proactively mention the invasion, but when people ask, he’s frank about it.

    “It’s pretty much impossible to work at all,” said Molodkin, who spends most of his waking hours monitoring news about the war via Telegram, a popular social platform. “The moment you try concentrating on something not related to war, your mind just keeps trailing off and your thoughts get back to it. More than half an hour or work is just impossible.”

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #ukraine #russie #biélorussie #kyiv #kiev #guerre #vladimir_poutine #alexander_molodkin #weasel_token #jeu_vidéo_puzzles_for_clef #tay_kuznetsova #steam #discord #telegram #jeu_vidéo_stalker #jeu_vidéo_s.t.a.l.k.e.r #gsc_game_world #jeu_vidéo_metro #4a_games #embracer_group #frogwares #vostok_games #ubisoft #croix_rouge #cd_projekt_red #jeu_vidéo_the_witcher #jeu_vidéo_cyberpunk_2077 #people_can_fly #11_bit_studios #jeu_vidéo_this_war_of_mine #raw_fury #bungie #pete_parsons #necrosoft_games #brandon_sheffield #ea_sports #jeu_vidéo_nhl #jeu_vidéo_fifa #iihf #esport #gambit_esports #virtus.pro #mobile_telesystems #vladimir_yevtushenkov #sogaz #sanctions #union_européenne #esl_gaming #pologne #portugal #covid_19 #pandémie #épidémie #crise

  • Quand la Transition gagne le Nord
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1637

    Que nous veulent-ils tous en ce moment ? En cinq jours, notre région aura reçu 26 ministres européens de l’Industrie, un président-candidat, et trois concurrents à la présidentielle, entre le bassin minier et Lille. Que nous veulent-ils ? 1. Que l’on pleure ensemble notre désolation industrielle. 2. Que l’on adhère à leurs plans de Transition. Sans eux, nous ne serions que de pauvres hères n’attendant rien que de ressortir les bleus pour redescendre dans les mines. Parce que notre région est également dévastée par le chômage et l’industrie, ils se croient les bienvenus à venir larguer ici leurs malfaisances. Après 200 ans d’exploitation houillère, les Hauts-de-France sont déjà la première région de production d’électricité éolienne de l’Hexagone. Dunkerque, qui se voit imposer une usine éolienne offshore (...)

    https://chez.renart.info #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/quand_la_transition_gagne_le_nord.pdf

  • Des lecteurs nous écrivent : « Non à l’Espace numérique de santé ! » (suite)
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1632

    Toujours en librairie : Le Règne machinal (la crise sanitaire et au-delà). Voir ici

    Le 12 janvier dernier, nous avons alerté nos lecteurs sur la dernière avancée de la cyberpolice. Vous savez : l’organisation cybernétique de la cité (polis) et le pilotage centralisé du cheptel humain par la technocratie, au moyen de sa machinerie numérique. Cette fois, il s’agit de nous enrôler dans l’« Espace numérique de santé », afin de virtualiser, automatiser et déshumaniser nos rapports aux médecins, au « système de santé », à notre propre santé. Pour rappel : ces jours-ci, l’Assurance maladie vous prévient qu’elle ouvre d’office votre « coffre-fort numérique » (sic), incluant votre dossier médical partagé et d’autres cyber-fonctionnalités épastrouillantes. Faute de refus explicite de votre part, elle vous force la main (...)

    https://smg-pratiques.info/mon-espace-sante-trop-de-doutes-et-trop-de-risques #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/espace_nume_rique_de_sante_e_pisode_2.pdf

  • Dites « Non ! » - « Espace numérique de santé » : comment refuser le pillage automatisé de vos données
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1624

    Tandis que le Covid-19 sature notre attention, la technocratie accélère la virtualisation et la déshumanisation de nos vies en toute discrétion. Depuis le début janvier 2022, l’administration française ouvre automatiquement un « Espace numérique de santé » (ENS) à chaque usager du système de soin. Cet espace virtuel, nommé « Mon espace santé » donne accès à votre « dossier médical partagé » (DMP). Celui-ci est disponible, pour les usagers volontaires, depuis la « loi de modernisation du système de santé » de Marisol Touraine, ministre de François Hollande (janvier 2016). Le dossier médical partagé stocke vos données de santé à destination des services médicaux et de la Sécu : historique de soins des 12 derniers mois, résultats d’examens, antécédents médicaux, comptes-rendus d’hospitalisations, coordonnées de vos (...)

    https://www.sesam-vitale.fr/espace-numerique-de-sante #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/refus_espace_nume_rique_de_sante_.pdf

    • dans les semaines qui viennent, l’Assurance maladie doit vous envoyer un courrier ou un mail vous informant de l’ouverture de votre « espace santé ». Vous aurez alors six semaines pour refuser, à compter de l’envoi du courrier.
      La procédure à suivre est aussi simple que toutes les procédures de l’administration française. Nous la copions ci-après, à partir des « conditions générales d’utilisation » du site monespacesante.fr.
      A nous de dire non.
      1 Agence du numérique en santé, ministère de la Santé, Assurance maladie, GIE Sesam-Vitale
      2 https://www.sesam-vitale.fr/espace-numerique-de-sante
      3 Cf. Pièces et main d’œuvre, Le règne machinal (la crise sanitaire et au-delà), Service compris, 2021

      Pour exercer son droit d’opposition, l’Usager (c’est vous) dispose de deux moyens :
      3.3.a Exercer son droit d’opposition via monespacesante.fr
      1. Pour cela, depuis monespacesante.fr, l’Usager doit s’identifier en saisissant les données suivants (sic) :
      • Son code provisoire ou celui de son enfant ou celui du majeur qu’il représente (reçu par mail ou courrier)
      • Son numéro de sécurité sociale
      • Le type de carte Vitale qu’il détient
      • Le numéro de série de sa carte Vitale
      2. L’Usager est ensuite redirigé vers une page lui permettant d’activer ou de s’opposer à la création de « Mon espace santé ».
      3. Il s’oppose à la création de « Mon espace santé ».
      4. L’Usager est ensuite redirigé vers une page de confirmation de son choix.
      5. Après confirmation, une page de prise en compte de son choix est affichée. Un justificatif au format PDF est mis à sa disposition.
      3.3.b exercer son droit d’opposition via le support téléphonique
      L’Usager a également la possibilité de s’opposer à la création de « Mon espace santé » en contactant le support téléphonique.
      1. Pour cela, en contactant le 3422 (service gratuit + prix d’un appel, disponible de 08h30 à 17h30 du lundi au vendredi), l’Usager doit communiquer au conseiller :
      • Le code confidentiel communiqué dans le courrier ou le courriel d’information reçu
      • Son numéro de sécurité sociale
      • Le numéro de série de sa carte Vitale
      2. Une fois la demande d’opposition enregistrée par le conseiller, l’Usager a la possibilité de demander un justificatif. Exigez-le.

      #santé #données_de_santé #Espace_numérique_de_santé

    • Le dossier médical partagé stocke vos données de santé à destination des services médicaux et de la
      Sécu : historique de soins des 12 derniers mois, résultats d’examens, antécédents médicaux, comptes-
      rendus d’hospitalisations, coordonnées de vos proches à prévenir en cas d’urgence, directives anticipées
      pour votre fin de vie. C’est bien pratique.

      Ça ne me paraît pas totalement déconnant.
      Le risque de dérive avec le store est réel, mais rien n’indique que l’on soit obligé d’installer de telles applications.
      (Bon après ce n’est pas la première fois que j’ai un peu du mal à suivre pmo).

  • Aix-« en-Provence » : un technosite de la société industrielle
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1623

    Aix-en-Provence continue, paraît-il, d’être « la ville préférée des Français » - enfin – des lecteurs de L’Express et du Nouvel Obs - ingénieurs, cadres et CSP+ - lors de leurs sondages annuels. Ils voudraient tous emménager dans la première au palmarès des « villes où il fait bon vivre » (et sinon, à Bordeaux ou à Montpellier). Tous, sauf notre ami Jacques Rossi qui y réside depuis son enfance, voici quatre ou cinq dizaines d’années, sans avoir grande affection, ni intérêt, pour son lieu de résidence familial. C’est normal. Les « socio-professionnels supérieurs » d’Ailleurs-en-France sont victimes d’une persistance rétinienne ; le syndrome de Cézanne ou de la Sainte-Victoire. Ils s’imaginent la vie dans une toile impressionniste (Arles de van Gogh, Giverny de Monet, Tahiti de…). Ce serait si chic. Si classe. Et puis en-Provence. Persistance mémorielle et syndrome de Mistral, Daudet, Pagnol, Giono, dont les proxénètes de l’immobilier et du tourisme ont su faire de l’argent. Aix, Aquae Sextiae, les Eaux de Sextius (-122 av. J.C.), n’est « en-Provence » que depuis le décret du président Paul Doumer du 2 février 1932, pris à la demande du conseil municipal.

    L’indifférence de Jacques à son lieu de résidence est celle des résidents de tous ces lieux devenus indifférents. Il a fallu insister pour qu’il s’informe – et nous informe – de l’affaire des éoliennes censées détruire la crête de la Sainte-Victoire, afin de produire de « l’énergie propre ». Un lieu impersonnel suscite peu de remarques personnelles, à moins de défi et d’effort délibéré. Son enquête l’a pourtant ramené avant – et même avant son enfance, à Cézanne et Zola, qui a peu fait pour le tourisme local et qu’on ne classe jamais parmi les écrivains provençaux. Elle l’a également mené dans le « bassin de vie » local où il a découvert ce que nous avons découvert dans la cuvette grenopolitaine, les mêmes entreprises, les mêmes techno-industries – le CEA, STMicroelectronics, le nucléaire, les semi-conducteurs - la même classe technocratique ayant aménagé les lieux de manière fonctionnelle et conforme à ses intérêts.
    De villes que Stendhal, Zola et Cézanne avaient toutes raisons de haïr et mépriser, il ne reste plus guère que des marques publicitaires, Aix (en Provence), Grenoble. Elles sont devenues ce que leurs bourgeois d’alors voulaient qu’elles deviennent, des métropoles où il fait bon vivre pour les technocrates et lecteurs de L’Obs. C’était d’ailleurs ces bourgeois, devenus industriels, que vomissaient nos artistes ; et non pas le peuple des faubourgs ; ni les pierres et les paysages, détruits depuis et dont ils nous ont sauvé le souvenir.

    Que nous reste-t-il à sauver ? Notre santé mentale ; la certitude que deux et deux font quatre et que nous avons bien vu ce que nous avons vu. Et pour cela, il nous faut enquêter ; comparer sans relâche la ville et la vie d’avant à celles d’aujourd’hui pour tenir à jour le bilan de nos gains et de nos pertes. Ce bilan est ici esquissé pour un technosite local d’un système général.

    (Pour lire le texte, ouvrir le document ci-dessous.)

    #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/aix-en-provence.pdf

  • Le rayonnement des smartphones est pire que celui des antennes 5G ats/aes
    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/technologies/12753094-le-rayonnement-des-smartphones-est-pire-que-celui-des-antennes-5g.html

    Les nouvelles antennes de téléphonie mobile 5G sont combattues par plus de 3000 oppositions. Mais pour l’épidémiologiste Martin Röösli, le problème ne concerne pas tant le rayonnement de ces infrastructures que celui des téléphones portables, surtout lorsque la couverture réseau est faible.

    Un smartphone émet un rayonnement 100 à 1000 fois plus fort sur le corps qu’une antenne de téléphonie mobile 5G, explique Martin Röösli dans le quotidien Walliser Bote mercredi. Et pour un appareil qui n’a presque pas de réception réseau, c’est pire : il émet ainsi jusqu’à un million de fois plus de rayonnement qu’un natel qui bénéficie d’une bonne réception.

    En Suisse, les valeurs limites des antennes de téléphonie mobile sont 50 fois plus basses que celles qui causent des dommages avérés pour la santé. Compte tenu de la grande marge de sécurité dans ce domaine, il y a matière à discussion, et une augmentation des valeurs limite est une décision qui relève de la politique, estime l’expert. Mais les valeurs limite devraient être plus contrôlées, ajoute-t-il.

    Appliquer le principe du pollueur-payeur ?
    Pour l’épidémiologiste, il est important que le principe du pollueur-payeur s’applique aussi à la téléphonie mobile. Les opérateurs utilisent des technologies émettant des rayonnements ; ils devraient donc contribuer à la résolution du problème.

    Martin Röösli dirige l’unité Environnement et santé à l’Institut tropical et de santé publique (Swiss TPH) associé à l’Université de Bâle. Il étudie depuis 20 ans les effets du rayonnement de la téléphonie mobile et est membre de la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants. Cette commission participe à l’établissement de valeurs limites pour les téléphones portables et les antennes.

     #smartphone #5g #santé #technologisme #nécrotechnologies #rayonnement #géolocalisation #téléphonie #surveillance #algorithme #santé #bigdata #google #apple #facebook #covid-19 #écoutes #technologisme #contacttracing #métadonnées #biométrie #pollution

  • Le retour à la normale
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1613

    Le 17 mars 2006, les opposants grenoblois aux #Nécrotechnologies organisaient une projection-débat à la Maison du tourisme de Grenoble, « Contre le puçage électronique des animaux et des humains ». C’était durant la campagne de contestation de l’inauguration de Minatec, premier pôle européen de micro et nanotechnologies, en juin 2006. L’affiche de la soirée représentait un bonhomme à quatre pattes, au flanc barré d’un code-barres. En novembre 2009, nous avons occupé le Pôle national Traçabilité de Valence avec des éleveurs et un cheval, pour dénoncer l’implantation de puces à radiofréquences (RFID) lisibles à distance, dans les marchandises, les animaux, les cartes bancaires, les livres des bibliothèques, les arbres, des malades aux Etats-Unis, des employés en Suède et en Australie et des geeks un peu (...)

    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/retour_a_la_normale.pdf

  • Les saboteurs d’antennes contre le cynisme technocratique
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1607

    Le 11 janvier dernier, un incendie détruisait un émetteur de télédiffusion sur la commune des Cars. L’infrastructure seule était visée : aucun blessé, aucun mort, aucun mouvement de foule ou de panique ne sont à déplorer. L’opération aurait essentiellement privé un peu plus d’un million de personnes de la TNT et de plusieurs stations de Radio-France... pendant quelques jours. Une enquête a pourtant été ouverte pour terrorisme, aboutissant, le 15 juin, à l’interpellation brutale de six personnes, à l’aube, à leur domicile. Après 72h de garde à vue, une institutrice directrice d’école, une femme artisan-menuisier et un plombier retraité sont finalement mis en examen. Le juge décide de leur accorder la liberté sous contrôle judiciaire, contre le Parquet qui requérait la détention provisoire. Chacune des (...)

    #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/soutien_carsv2.pdf

  • Les Faucheurs volontaires d’OGM (69-42) contre le pass sanitaire
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1605

    Nous avons reçu un communiqué des Faucheurs volontaires d’OGM (Rhône-Loire), qui exposent les raisons de leur refus du pass sanitaire, y compris lors d’événements « militants » ou politiques. Merci de faire circuler. ***** LE COLLECTIF DES FAUCHEURS VOLONTAIRES D’OGM RHÔNE-LOIRE SE POSITIONNE FACE AU PASS Les structures bienveillantes voire militantes qui poursuivent tant bien que mal leurs activités publiques nous appellent parfois à participer à leurs évènements. Nous tenons à les informer des motifs qui nous empêchent d’accepter toute invitation sous réserve de pass dit « sanitaire ». La plupart des Faucheurs-ses Volontaires d’Organismes Génétiquement Modifiés n’ont pas de pass car : – les vaccins exigés pour son obtention sont des produits génétiquement modifiés, classés OGM par la législation (...)

    #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/faucheurs_contre_pass_sanitaire.pdf

  • Une plateforme semi-submersible pour l’élevage des moules - Loïc Fabrègues
    https://lemarin.ouest-france.fr/secteurs-activites/nautisme/41352-une-plateforme-semi-submersible-pour-lelevage-des-moules

    Le néerlandais Oos international, spécialisé dans les services maritimes, a présenté le 26 octobre le design d’une plateforme semi-submersible pour cultiver des moules en haute mer.
    https://www.youtube.com/watch?t=66&v=cZD6AQzSHrM

    Le groupe entend répondre à la baisse de la production du bivalve aux Pays-Bas, cantonnée aux zones abritées. Le premier exemplaire, baptisé Oos Cees Leenaars, mesurera 72 mètres de long par 36 de large. Il pourra accueillir, de chaque côté, 72 cordes sur lesquelles seront suspendus les supports garnis de moules. La capacité de la plateforme de s’enfoncer sous l’eau, une technologie éprouvée chez Oos international avec ses semi-submersibles de levage lourd pour pétrole & gas, doit protéger les filières des vagues et des tempêtes.

    Afin de rendre l’activité neutre en carbone, la structure sera équipée de panneaux solaires, de deux éoliennes et de deux hydroliennes. Un pilote du projet doit être mis en test en 2022.

    « Selon les résultats, nous lancerons la construction », indique l’entreprise. L’idée serait d’installer une première plateforme dans le parc éolien en mer Borssele 3, complètement opérationnel depuis janvier, au large des Pays-Bas.

    Plus d’informations : https://www.oosinternational.com/ssmf-oos-cees-leenaars

    #nécrotechnologies #technologisme #pêche #moules #mer #alimentation #agriculture #travail #technologie #critique_techno #sciences #actualités_scientifiques