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    Canaries : plus de 80 morts, dont un bébé, après une dérive de 27 jours en mer d’une pirogue partie de Gambie
    Par La rédaction Publié le : 03/09/2026
    Une pirogue a été secourue ce jeudi à l’aube, à la dérive au sud de l’archipel espagnol. À bord, il ne restait que 44 survivants et cinq corps. L’embarcation avait quitté la Gambie il y a 27 jours avec 127 personnes. On dénombre plus 80 morts, dont un bébé.
    Plus 80 personnes, dont un bébé, ont trouvé la mort à bord d’une embarcation de fortune partie il y a 27 jours de Gambie vers les Canaries. Lors de l’opération de sauvetage, menée par le Salvamento Marítimo, jeudi 3 septembre, seuls 44 survivants ont été comptabilisés.
    Selon l’agence de presse espagnole EFE, 127 personnes se trouvaient à son bord au moment du départ. La pirogue était à la dérive depuis plusieurs jours. Cinq corps ont été retrouvés dans le bateau, mais les sauveteurs ont été contraints, dans un premier temps, de laisser les dépouilles dans l’embarcation, en raison de l’état agité de la mer.Une porte-parole de l’ONG espagnole d’aide aux migrants Caminando Fronteras, Helena Maleno, a de son côté affirmé sur X que 83 migrants étaient morts, dont 3 femmes et un bébé. D’après d’autres informations, encore provisoires, les survivants sont tous des hommes originaires de Gambie et du Mali. Beaucoup présentaient des signes de déshydratation et de désorientation, ainsi que des symptômes liés à l’ingestion d’eau de mer.
    La Garde civile a confirmé à l’ONG espagnole Caminando Fronteras que la pirogue portait sur sa coque des inscriptions correspondant à celles d’une embarcation partie le 7 août de Gambie avec 127 personnes à bord, dont quatre femmes et un bébé.
    Cette information corrobore les témoignages des survivants, qui ont déclaré à la Croix-Rouge, lors de leur prise en charge sur le quai d’Arguineguín (à Grande Canarie), qu’ils avaient pris la mer en direction des Canaries « avec plus d’une centaine de personnes », dont beaucoup ont péri pendant la traversée.Plusieurs personnes ont été transportées vers différents hôpitaux en raison de leur état de santé précaire. Selon l’agence EFE, des sauveteurs ont raconté qu’à leur arrivée à terre, les survivants se sont effondrés sur la table lorsque la police les faisait s’asseoir pour noter leur nom et leur provenance.
    Les drames sont hélas devenus monnaie courante dans l’Atlantique. Depuis une dizaine d’années, la route migratoire au départ des côtes ouest-africaines pour rejoindre les îles Canaries, est devenue l’un des principaux itinéraires empruntés par les migrants subsahariens.
    Des pirogues surchargées partent aussi depuis la Gambie afin d’éviter le renforcement des contrôles plus au nord (Maroc, Mauritanie, Sénégal).Mais prendre la mer d’aussi loin pour rejoindre l’archipel espagnol - 1 500 km sépare la Gambie des Canaries - implique une très longue traversée de l’Atlantique, et donc un risque accru de dériver ou de faire naufrage. De plus, les vents violents et les forts courants rendent la traversée très dangereuse. De nombreux témoignages rapportent les périls du voyage, soumis aux aléas météorologiques, aux avaries de moteur, à la soif et à la faim.
    Début août, une pirogue avec 133 migrants à bord avait été secourue par les forces espagnoles, elle dérivait depuis plusieurs jours dans l’océan. L’embarcation avait quitté la Gambie 11 jours auparavant. Selon le récit des migrants eux-mêmes, ils avaient effectué un voyage de 11 jours depuis Bakau et à bord du navire se trouvaient des personnes originaires de Gambie, du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, du Nigéria et de Côte d’Ivoire. Le 22 juillet, une petite embarcation transportant 165 personnes arriva aux Canaries. La traversée coûta la vie à une femme et fit 15 blessés, dont un bébé de six mois. Début janvier, 96 personnes avaient été secourues après le naufrage de leur pirogue au large de la Gambie. Selon les survivants, 200 personnes étaient à bord au moment du départ, ce qui sous-entend que le bilan des victimes était très élevé

    #Covid-19#migrant#migration#canaries#routemigratoire#atlantique#migrationirreguliere#gambie#senegal#mali#burkinafaso#nigeria#cotedivoire#mortalite#sante

  • « Nous sommes sur une pente glissante » : les discours xénophobes gagnent du terrain au Sénégal
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/04/nous-sommes-sur-une-pente-glissante-les-discours-xenophobes-gagnent-du-terra

    « Nous sommes sur une pente glissante » : les discours xénophobes gagnent du terrain au Sénégal
    Des attaques et intimidations visant les commerçants guinéens se multiplient depuis le mois de juillet au Sénégal, encouragées par le député nationaliste Tahirou Sarr et un influenceur affilié à son parti. Une campagne, qui, bien que marginale, vise également les clandestins de la sous-région.
    Par Pauline Le Troquier (Dakar, correspondance)

    Au pied des marches ensablées de sa boutique de Pikine, en banlieue de Dakar, Saikou Amadou Bah ramasse une barre chocolatée entamée. « Un client en colère est revenu la jeter ici, raconte-t-il. Il m’accuse de lui avoir vendu un produit périmé. C’est faux, regardez la date par vous-même. » Suspicion permanente sur leurs marchandises, appels aux saccages de leurs boutiques… Ces dernières semaines, les commerçants guinéens comme Saikou Amadou Bah, nombreux à tenir des épiceries de proximité au Sénégal, sentent l’hostilité grandir.
    C’est une vidéo publiée par l’influenceur sénégalais « Keylor », le 12 août, qui a réveillé les tensions. Suivi par plus de 1 million d’abonnés sur TikTok, l’homme est un proche collaborateur du député Tahirou Sarr et de son parti, Les Nationalistes, dont il assure la communication en ligne. Après avoir filmé des commerçants et leurs marchandises à leur insu, « Keylor » a affirmé avoir mis au jour un système de boycott des produits sénégalais au profit de sucre importé et de bouteilles d’eau fabriquées dans des usines clandestines par des réseaux de ressortissants guinéens. Une séquence devenue virale qui a entraîné une vague de réactions indignées accusant les commerçants guinéens de nuire au portefeuille et à la santé des Sénégalais.
    Les boutiquiers interrogés par Le Monde expliquent le manque de certains produits à la vente par des ruptures d’approvisionnement liées à la pression exercée sur les stocks pendant les fêtes religieuses du mois d’août. Elhadji Boubacar Ba, président de la Fédération nationale des boutiques pour la modernisation au Sénégal, a décidé de riposter en portant plainte, le 28 août, contre « Keylor » pour « propagation de fausses nouvelles » et « incitation à la haine ». Une démarche qui lui a valu de devenir la cible de menaces de mort. « Les nationalistes ne supportent pas de voir un Sénégalais défendre des étrangers. Ils m’inventent même des origines guinéennes que je n’ai pas », déplore le responsable.
    Les commerçants guinéens ne sont pas les seuls visés. Depuis le mois de juillet, à l’Assemblée nationale ou lors de descentes filmées dans les rues de Dakar, le député nationaliste Tahirou Sarr intensifie sa campagne contre la présence de clandestins nigériens, maliens ou encore sierra-léonais. L’élu les tient pour responsables de l’occupation anarchique de la voie publique, de la pression mise sur les maternités par des femmes venues, selon lui, profiter du système de santé sénégalais pour accoucher ou encore du « remplacement » des travailleurs sénégalais.« Nous ne sommes pas contre la présence des étrangers. Nous sommes contre l’envahissement des ressortissants de la sous-région permis par l’Etat », explique Tahirou Sarr au Monde. Depuis son entrée à l’Assemblée nationale – une arrivée qui avait choqué la classe politique en novembre 2024 –, le député ne cesse d’interpeller le gouvernement sur l’urgence de mieux contrôler les frontières et d’identifier les étrangers sur le sol sénégalais.
    Une ligne qui reste marginale dans le paysage politique. Sollicitée par Le Monde, une source gouvernementale attribue ses discours nationalistes à une poignée d’« énergumènes » et relativise leur écho dans le pays.Le mouvement Pastef de l’ancien premier ministre Ousmane Sonko, dont les discours mêlent souverainisme et panafricanisme, rejette pour sa part toute passerelle entre le patriotisme qu’il défend et le nationalisme de Tahirou Sarr. « Nous n’avons rien à voir avec cela. Nous ne voulons pas mener de guerre contre des Africains », insiste un cadre du parti auprès du Monde.
    Les propos de Tahirou Sarr résonnent néanmoins de plus en plus auprès d’une partie de la jeunesse sénégalaise. Confrontés à un taux de chômage qui s’établissait à près de 23 % en juillet, certains présentent le nationalisme prôné par le député comme un rempart face aux difficultés économiques du moment. Les taxes instaurées sur les transactions financières par le biais des téléphones portables (0,5 % prélevé sur chaque opération) et la fin des subventions généralisées à l’énergie pèsent sur le quotidien de la population à l’heure où l’Etat tente de rembourser une dette colossale, portée à 132 % du produit intérieur brut. A cela vient de s’ajouter une hausse du prix du carburant liée l’envolée des cours mondiaux du pétrole.
    A la mi-août, aux abords de Colobane, l’un des plus grands marchés de la capitale, des ressortissants d’autres pays subsahariens installés sur les trottoirs ont été délogés par des riverains. Un épisode sans précédent au Sénégal. A la Médina, dans un autre quartier de Dakar, les images d’une opération d’évacuation de mendiants étrangers de la voie publique menée par la police, le 18 août, ont également provoqué une vague de commentaires hostiles aux étrangers.
    Face à la résurgence des discours xénophobes observée ces dernières semaines, des militants s’inquiètent. « Nous sommes sur une pente glissante », met en garde Boubacar Seye. Le président de l’ONG Horizon sans frontières exige des réponses fermes de l’Etat, à commencer par une dissolution du parti Les Nationalistes, qui profite selon lui des difficultés économiques. « Le cas sud-africain [les violences xénophobes et les manifestations anti-immigrés qui ont touché le pays au printemps] nous rappelle que là-bas, l’Etat n’a rien fait. Aujourd’hui, le pays est dépassé par la situation, s’alarme Boubacar Seye. Ça, on ne peut pas l’accepter au Sénégal ! »

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#guinee#immigration#xenophobie#droit#sante#etranger#niger#mali#sierraleone

  • Migration irrégulière : 4 Sénégalais parmi les 18 migrants interceptés en Gambie | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/migration-irreguliere-4-senegalais-parmi-les-18-migrants-interceptes-en-gam

    Migration irrégulière : 4 Sénégalais parmi les 18 migrants interceptés en Gambie
    Auteur : Ablaye Gadiaga SARR
    ​La lutte contre l’émigration clandestine s’intensifie aux frontières gambiennes. Après l’interpellation de 14 migrants à Busumbala par l’Unité anticriminalité de la police le 31 août 2026, 18 autres candidats au départ ont été interceptés le même jour à Essau par l’Unité de patrouille frontalière du Gambia Immigration Department (GID). ​Ce groupe de clandestins se compose de neuf femmes et neuf hommes de diverses nationalités de la sous-région : huit Guinéens, quatre Sénégalais, quatre Nigérians, un Gambien et un Malien.
    ​À la suite de leur arrestation, les 18 individus ont été transférés au poste d’immigration de Barra. Ils y sont soumis à des vérifications d’identité approfondies et à une enquête visant à déterminer les réseaux impliqués ainsi que les modalités de leur projet migratoire.

    #Covid-19#migration#migrant#gambie#senegal#nigeria#mali#routemigratoire#migrationirreguliere#sante

  • #Inuit

    Vingt ans après avoir découvert l’art inuit au musée des beaux-arts du Canada, Edmond Baudoin réalise avec son ami le dessinateur Troubs, ce grand voyage qu’ils attendaient depuis longtemps : se rendre dans deux territoires peuplés par des Inuits, le #Labrador et le #Nunavut. Un périple aussi compliqué qu’onéreux car ces régions isolées sont difficiles d’accès…

    La force des récits de Baudoin et Troubs réside dans l’accumulation de témoignages et de points de vue variés comme ceux d’une bibliothécaire, d’un ancien maire, d’un sculpteur, d’un archéologue, d’une activiste… En assemblant leurs récits, Inuit évoque les problèmes économiques, sociaux et écologiques que rencontrent ces populations autochtones du nord du continent américain et surtout, l’angoisse existentielle qui les habite. Car les modes de vie se sont radicalement transformés au cours du siècle passé – du fait de la #sédentarisation et de la #colonisation – et des pans entiers de la culture traditionnelle disparaissent.

    Loin d’être uniquement un livre de voyage vers des contrées lointaines, Inuit propose un état des lieux poétique, non-exhaustif et humaniste de la culture inuite en ce début de XXIe siècle.

    https://www.lassociation.fr/catalogue/inuit
    #inuits #peuples_autochtones #Canada #livre #BD #bande-dessinée #Arctique #conte_du_Narwal #art #art_inuit #North_West_River #Labrador #Goose_Bay #religion #chamanisme #langue #chasse #Innus #marche #inuktitut #colonisation #alcoolisme #drogues #Nunavut #pensionnats #génocide_culturel #commission_vérité_et_réconciliation #Pang #kattajaq

  • Nicaragua : l’ultime raidissement du régime ?

    Dans cette « carte blanche » publiée par Le Soir, Bernard Duterme (CETRI), auteur de Toujours sandiniste, le Nicaragua ? (Bruxelles, Couleur Livres) et de Amérique latine : les nouveaux conflits (Paris, Syllepse), tente de décrypter le nouveau verrouillage dictatorial du régime de Daniel Ortega et Rosario Murillo au Nicaragua. À l’aune de leur duplicité politique et au regard des menaces trumpistes.

    À chaque nouvelle étape de l’involution du régime politique du Nicaragua, on se dit pourtant que c’est la dernière. La dernière avant l’implosion. Jugez sur pièces. Il y a vingt ans, Daniel Ortega, l’ancien commandant de la révolution sandiniste des années 1980, revient au pouvoir, par les urnes. Mais dès le départ, les dés sont pipés. Pacte préalable avec l’extrême droite, modification sur mesure des règles électorales, alignement sur les positions ultraconservatrices de l’Église locale, gage néolibéral offert aux fédérations patronales, au Fonds monétaire international (FMI) et aux États-Unis…, l’ensemble permet le retour à la présidence du pays de l’éternel leader du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) qui, entretemps, s’est déjà délesté de la plupart des grandes figures des années révolutionnaires et de tout projet émancipateur.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/12/10/nicaragua-de-plus-en-plus-affaibli-le-regime-ortega-murillo-modifie-la-constitution-pour-assurer-une-succession-dynastique/#comment-75617

    #nicaragua

  • X contraint Nitter et XCancel à suspendre leur service alternatif - Next
    https://next.ink/brief-article/x-contraint-nitter-et-xcancel-a-suspendre-leur-service-alternatif

    Le projet open source #Nitter et l’une de ses instances #XCancel constituent une alternative pour tous les internautes qui souhaitent consulter ou partager des publications #X (anciennement #Twitter) sans renvoyer de trafic vers la plateforme sociale détenue par Elon Musk, devoir y créer un compte ou nourrir son réservoir de données marketing.

    Problème : Nitter et XCancel ne sont plus accessibles : les deux adresses indiquent avoir dû suspendre leurs opérations, suite à la réception d’une ordonnance de cessation et d’abstention (cease and desist) émanant de X.

    « Le 24 août 2026, la société X Corp. a envoyé des mises en demeure exigeant la fermeture définitive des instances de Nitter et du dépôt du projet. nitter.net est hors ligne et le développement est temporairement suspendu. Je consulte un avocat et ne ferai aucun autre commentaire pour le moment. Merci à tous ceux qui ont utilisé, hébergé, empaqueté, fait un don ou contribué à Nitter au cours des sept dernières années », écrit ainsi zedeus, le responsable de Nitter, dont le dépôt GitHub a été placé en statut archivé mardi 25 août.

    https://en.wikipedia.org/wiki/Nitter
    https://en.wikipedia.org/wiki/Cease_and_desist

    • Argh.
      Ça me semblait être le dernier moyen acceptable d’accéder aux contenus (dont de nombreux sont signalés ici)
      Et ça marchait trop bien pour qu’ils laissent faire plus longtemps apparemment.

  • #Arménie : malgré la perte du #Haut-Karabagh, la longévité de Pachinian
    https://lvsl.fr/armenie-malgre-la-perte-du-haut-karabagh-la-longevite-de-pachinian

    Prise entre un Azerbaïdjan expansionniste et une Russie qui ouvre les portes à ses troupes, l’Arménie de #Nikol_Pachinian a engagé un déplacement marqué vers Bruxelles et Washington. Le nouveau pari repose sur l’ouverture économique, et transfère une part non négligeable des infrastructures stratégiques du pays à des intérêts occidentaux. Pour l’heure, cette dépendance ne semble guère inquiéter les électeurs : après la perte de l’Artsakh, la priorité paraît avoir changé. À défaut de récupérer les territoires perdus, Pachinian leur promet ce que les gouvernements précédents n’avaient jamais réussi à assurer durablement : ne plus envoyer leurs enfants à la guerre. Le président Nikol Pachinian, huit ans après la « révolution de velours », en récolte les fruits.

    #International

  • Côte d’Ivoire : plus de 250 migrants rapatriés depuis le Niger et la Libye via des « retours volontaires » - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73077/cote-divoire--plus-de-250-migrants-rapatries-depuis-le-niger-et-la-lib

    Côte d’Ivoire : plus de 250 migrants rapatriés depuis le Niger et la Libye via des « retours volontaires »
    Par La rédaction Publié le : 14/08/2026
    À bord de deux vols charters organisés par l’OIM, 254 migrants ont été rapatriés en Côte d’Ivoire les 11 et 13 août 2026. Ils étaient coincés au Niger et en Libye. Jeudi 13 août, 119 migrants – 79 hommes, 18 femmes et 22 mineurs – sont arrivés à l’aéroport d’Abidjan. Ils avaient embarqué quelques heures plus tôt à bord d’un vol charter opéré dans le cadre du programme de « retour volontaire » de l’OIM. Quelques jours plus tôt, le 11 août, un autre vol venant du Niger avait déjà atterri en Côte d’Ivoire. À son bord figuraient 135 ressortissants ivoiriens, dont deux mineurs, selon l’agence ivoirienne de presse (AIP).
    Ils ont été accueillis par le ministre délégué auprès du ministère des Affaires étrangères, Adama Dosso, la Direction générale des Ivoiriens de l’extérieur (DGIE) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), à leur arrivée à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, toujours selon l’AIP. « Les Ivoiriens où qu’ils se trouvent doivent être secourus », a déclaré le ministre. Depuis le début de l’année, plusieurs opérations de « retour volontaire » vers la Côte d’Ivoire ont eu lieu. En mars dernier, 150 personnes – 134 hommes, 13 femmes et 3 enfants – ont été rapatriées du Niger. Et avant cela, d’autres opérations ont précédé. Le 25 février dernier, 145 personnes ont été rapatriées de Tunisie. Et quelques semaines plus tôt, le 9 février, c’est un autre vol venu du Niger qui avait ramené 149 Ivoiriens dans leur pays.
    Une fois rapatriés, les migrants reçoivent une assistance immédiate pour regagner leurs familles, suivie d’un programme de suivi et de réintégration pouvant s’étendre jusqu’à 18 mois. Ensuite, débute la délicate question de la réinsertion. Une étape qui peut s’avérer difficile car certains sont rejetés par leur famille, et d’autres supportent mal l’échec de leur exil. Rencontrée par InfoMigrants à Abidjan en mars 2025, Reine a vécu cette mauvaise expérience. Après 8 ans passés en Tunisie, cette Ivoirienne, mère de trois enfants, n’a reçu que le mépris de sa famille à son retour : « Ça n’a pas été facile. J’ai été rejetée, je n’ai pas eu l’accueil que j’aurais voulu avoir... ». Et « ce n’est pas un cas isolé », rappelait Denise Origlia, cheffe de projet à AVSI en Côte d’Ivoire. « Il y a encore beaucoup de préjugés autour de l’échec de la migration », expliquait-elle. « La migration est vue comme un investissement de la part de la famille, de la communauté [beaucoup de familles pauvres contribuent à payer les passeurs pour le voyage, ndlr]. Donc leur retour au pays, sans résultats, notamment financiers, peut être mal perçu ».
    De manière générale, « les Ivoiriens qui rentrent au pays sont dans un état psychique très compliqué. Beaucoup ont subi des sévices, ont été victimes de traite, ont été réduits en esclavage », détaillait, elle aussi en mars 2025, Stéphane Guéla, chargé du programme réintégration de l’agence onusienne à Abidjan. « Certains ont été vendus, ils sont passés de mains en mains. Ils ne vont pas bien du tout. C’est pour ça que dès leur retour en Côte d’Ivoire, nous faisons intervenir le ’programme de santé mentale’ pour les prendre en charge, au moins sur le court-terme »

    #Covid-19#migrant#migration#libye#niger#cotedivoire#OIM#retourvolontaire#sante#santementale#tunisie

  • « On a rayé des cartes les petits #cours_d’eau, et la sécheresse s’est répandue »

    En rayant des cartes tous les petits cours d’eau, la France a ainsi alimenté la terrible sécheresse que nous connaissons, écrivent les auteurs de cette tribune. Ceux-ci sont pourtant essentiels pour nourrir les vallées et les #nappes_phréatiques.

    La France a longtemps été un pays de rivières mais aussi de « #petits_chevelus » qui irriguaient merveilleusement les paysages, rechargeaient les nappes phréatiques, nourrissaient les #zones_humides et les grandes vallées. Aujourd’hui, ce réseau fin de milliers de petits #ruisseaux — rus, béals, filets d’eau de tête de bassin versant — se défait silencieusement, et alimente la terrible sécheresse que nous connaissons, tout autant que le déficit de #pluie.

    Cette affirmation n’est pas du catastrophisme. Elle découle de constats d’observation réalisés sur les petits cours d’eau, de bulletins hydrologiques, de mesures des nappes phréatiques, de cartes de sols dégradés réalisés dans toute la France sous le contrôle d’Eau France par Ades, la banque d’accès aux données de quantité et de qualité des #eaux_souterraines.

    Ces relevés racontent la même histoire : la géographie de notre pays bascule vers des changements de #paysages considérables, défavorables aussi bien à l’agriculture qu’aux humains — sans même parler des non-humains, de plus en plus vulnérables avec la prolongation des sécheresses.

    Victimes de l’#agriculture productiviste et de l’#urbanisation aveugle

    Pour comprendre cette disparition des petits cours d’eau, remontons un peu le temps. Le 30 décembre 2006, une #loi_sur_l’eau_et_les_milieux_aquatiques (#Lema) était adoptée en France, qui transposait dans le droit une directive européenne visant à restaurer l’état écologique des masses d’eau douce d’Europe d’ici à 2015.

    Certains syndicats agricoles n’ont pas vu cette ambition d’un bon œil, notamment la #FNSEA, représentant majoritaire de l’#agriculture_productiviste, désormais contrainte d’interdire les rejets de #nitrates dans les cours d’eau. L’Union européenne condamnera d’ailleurs plusieurs fois l’État français pour son laxisme vis-à-vis de ces pratiques (https://www.actu-environnement.com/ae/news/nitrates-cjue-condamnation-france-z).

    Mais grâce au gouvernement socialiste de l’époque (Reporterre l’a raconté en 2017 : https://reporterre.net/La-nouvelle-cartographie-des-cours-d-eau-menace-l-interet-general), un tour de passe-passe résolut le dilemme : de cours d’eau, les petits ruisseaux devinrent des « fossés », « canaux » ou « ravines », privés de la protection instaurée par la loi de 2006. Résultat : plus de bandes-tampons obligatoires pour les préserver des constructions et autres barrages hydrauliques, plus d’encadrement des #épandages de #pesticides. Sortis du droit, ils furent aussi effacés des #cartes administratives hydrologiques que l’on commençait alors à réaliser. Dans certains départements, la moitié d’entre eux ont tout simplement été rayés des cartes.

    Invisibilisés, ces petits cours d’eau ont pu être maltraités sans égards par des #pollutions diverses, malmenés par des sécheresses prolongées, ou tout simplement comblés par des propriétaires, et ainsi à jamais perdus. Leur #ruissellement ne s’effectuant plus, ou plus correctement, ils ne jouent plus leur rôle de capillaires du territoire. Des milliers de vallons se retrouvent ainsi privés d’eau pendant des semaines, voire des mois.

    Leur #disparition n’est pas seule en cause dans l’assèchement des sols, il faudrait aussi parler par exemple de l’abandon des #réseaux_gravitaires et autres #canaux_d’irrigation. Mais elle est essentielle pour comprendre la sécheresse des #sols et l’épuisement des nappes phréatiques, qui a ouvert la voie à des transformations profondes de nos terres et de nos habitats.

    Une véritable fuite en avant

    Chacun peut le constater, la sécheresse transforme les #paysages. Les images prises depuis le ciel sont saisissantes : rivières réduites à des rubans de cailloux, lacs contractés, champs grillés, forêts jaunies au cœur de l’été. Le manque d’eau dans les sols stoppe la croissance des arbres, bloque la photosynthèse (faisant dépérir certaines essences), et réduit leur possibilité de stockage de carbone. Le risque d’incendie et de ravageurs augmente en proportion.

    Les habitats humains en subissent aussi les conséquences. La rétractation des argiles l’été, puis leur gonflement au retour des pluies, fissure les murs, déstabilise les fondations. En France, plus de 60 % des maisons individuelles se situeraient désormais dans des zones d’exposition moyenne ou forte à ce phénomène, ce qui provoque de silencieuses migrations, du fait du coût élevé des réparations.

    Pour tenter de compenser la sécheresse provoquée par la disparition progressive de ces petits cours d’eau, l’agriculture développe l’#irrigation_sous_pression (#aspersion, #goutte-à-goutte), accaparant l’été une part très importante de l’eau, au prix de #conflits_d’usage croissants avec les milieux aquatiques, la production d’énergie, les usages domestiques.

    Des projets fantasmagoriques refont surface, comme les « #autoroutes_de_l’eau » qui détourneraient les eaux du Rhône ou d’autres fleuves vers des territoires en tension. Comme si l’on pouvait corriger la géographie par quelques tuyaux géants, alors que les grands cours d’eau eux-mêmes voient leurs débits diminuer. Une véritable fuite en avant !

    Instaurer une #démocratie_de_l’eau

    Si la sécheresse est bien amplifiée par le réchauffement global, la vulnérabilité de la France face à ce choc est donc largement le produit de ses choix. Elle a trop traité l’eau comme un stock à répartir, et non comme une trame à préserver, préférant contester les contraintes juridiques et écologiques plutôt que de réorganiser ses pratiques agricoles.

    Il faut désormais le reconnaître : nous avançons, année après année, vers un nouveau paysage, une nouvelle géographie. Nous ne retrouverons plus un état antérieur. Pour éviter la déshydratation continue du pays, il faut renouer avec la #géographie_de_l’eau en :

    – cessant de rayer des cartes tous les petits cours d’eau, et en les restaurant pour redessiner une trame vitale du territoire ;
    - en réorganisant l’agriculture autour de la #sobriété_hydrique, avec l’#agroécologie ;
    - en mettant l’eau au centre des politiques d’#aménagement_des_territoires, de l’extension des villes notamment. Plus rien ne devrait être construit sans tenir compte des sources disponibles.

    Il est temps de faire de la protection et de l’accès égalitaire à la ressource en eau un axe central de la #planification_écologique. Il est temps de simplifier et de rendre transparente pour tous les citoyens la #gestion_de_l’eau et de sortir d’une complexité administrative sans issue. Sans eau, il n’y aura ni territoire, ni économie, ni démocratie viables.

    https://reporterre.net/On-a-gomme-les-petits-cours-d-eau-des-cartes-et-la-secheresse-s-est-repa

    #eau #rivière #France #sécheresse #hydrologie #invisibilisation

    signalé aussi par @colporteur :
    https://seenthis.net/messages/1186226

    voir aussi :
    Une #cartographie inédite des cours d’eau officiels pointe les incohérences de la #réglementation
    https://theconversation.com/une-cartographie-inedite-des-cours-deau-officiels-pointe-les-incohe
    https://seenthis.net/sites/7282461336008050837
    via @sombre

    • Quand le gouvernement et la FNSEA redessinent la carte des cours d’eau
      (publié en 2017)

      La loi sur l’eau de 2006 vise à retrouver un « bon état » écologique des masses d’eau douce. Mais discrètement, pour complaire à la FNSEA, le gouvernement a entrepris de soustraire une partie des cours d’eau à l’application de la loi. Premier volet de la grande enquête de Reporterre

      C’est l’histoire d’un incroyable coup de force. Dans le secret de quelques bureaux, une coalition de politiques et de lobbyistes de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) a décidé de changer la carte géographique et physique de la France. En voici le déroulé, tel que reconstitué par Reporterre.

      Quand François Hollande a été élu président de la République en 2012, la FNSEA n’en éprouve aucune crainte. Ce « syndicat » paysan règne sur la politique agricole depuis plus de soixante ans. La Quatrième République, puis le régime gaulliste après 1958, ont en effet accepté de cogérer avec ses dirigeants les dossiers agricoles essentiels. Un nouveau virage a été pris quand Jacques Chirac, ministre de l’Agriculture dans les années 1970, a instauré la cogestion des politiques publiques agricoles avec la FNSEA, le syndicat ultramajoritaire dans la profession.

      L’industrialisation des campagnes, les élevages concentrationnaires, l’irruption des pesticides, la destruction des haies et des talus boisés, le remembrement, le recalibrage des rus, ruisseaux et rivières, sont une œuvre partagée. Essentiellement entre le ministère de l’Agriculture, les directions départementales de l’Agriculture (DDA), où règnent les Igref — ingénieurs polytechniciens chargés des « eaux et forêts » —, et la FNSEA, qui contrôle les puissantes chambres d’agriculture.

      Le désastre qui s’ensuit est donc le leur, qu’ils présentent pourtant comme un triomphe de la modernité. En 2007, quand Sarkozy lance son Grenelle de l’environnement, promettant une « révolution écologique » qui n’aura jamais lieu, les chefs de la FNSEA s’inquiètent. À tort. Après avoir copieusement brassé le vent, Sarkozy lance en novembre 2011 sa fameuse phrase : « Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d’environnement, parce que là aussi, ça commence à bien faire. »
      L’élection de Hollande n’est pas une mauvaise nouvelle

      La FNSEA aurait sans problème fait affaire avec un Sarkozy réélu président, mais la gauche gouvernementale ne lui a jamais fait défaut. Faut-il rappeler qu’un Henri Nallet, jadis ministre de l’Agriculture de Mitterrand — 1985-1986, puis 1988-1990 —, a commencé sa carrière comme chargé de mission de la FNSEA ? Qu’Edgard Pisani, devenu socialiste sur le tard et vice-président de la Commission européenne en 1984, a été le ministre de l’Agriculture de De Gaulle entre 1961 et 1966, lançant réforme sur réforme en compagnie de Michel Debatisse, futur président de la FNSEA ?

      En bref, l’élection de Hollande n’est pas une mauvaise nouvelle. Et d’autant que la présidence se révèle d’une grande faiblesse politique, donc bien plus impressionnable. La FNSEA de Xavier Beulin — il est devenu son président en 2010 — sent rapidement qu’elle peut espérer beaucoup de la gauche, peut-être davantage que d’une droite sarkozyste. Beulin devient en quelques mois un interlocuteur privilégié de Hollande, ce qui permet de mieux comprendre la suite.

      Les productivistes agricoles n’ont en fait jamais digéré la loi sur l’eau et les milieux aquatiques (Lema) du 30 décembre 2006. Celle-ci transpose dans le droit français une directive européenne sur l’eau adoptée en octobre 2000. Or cette loi a pour objectif — entre autres — de parvenir à un « bon état » écologique des masses d’eau douce d’Europe d’ici 2015. La FNSEA, qui sait à quoi s’en tenir, y voit une menace directe : l’agriculture industrielle dissémine massivement des pesticides et pollue les rivières et les rivages avec ses nitrates. En 2014, l’Europe a d’ailleurs condamné une nouvelle fois la France pour sa politique trop laxiste contre l’épandage des nitrates.
      Nul n’est censé ignorer la loi, sauf les paysans

      Comment en sortir ? La création en 2006 de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), chargée de la police de l’eau, annonce-t-elle la fin de l’impunité pour les pollueurs ? Possible. En 2010, une circulaire du ministère, alors de l’Écologie, durcit le ton : « Il est impératif de consolider la pratique des contrôles et de mieux coordonner l’intervention des services et établissements chargés des polices de l’eau et de la nature. » Une guérilla invisible commence. Quelques contrôles de terrain de l’Onema aboutissent à des procès-verbaux pour épandage de lisier ou comblement de ruisseaux, qui viennent heurter de plein fouet les habitudes agricoles. Fin 2013 commence un cycle de manifestations musclées de la FNSEA, avec déversement de fumier, devant les sièges décentralisés de l’Onema. On y refuse le principe même des contrôles.

      C’est alors que tout dérape au sommet de l’État. Manuel Valls, devenu Premier ministre, décide de se soumettre au lobby agricole, et commande en novembre 2014 un rapport sur « la mise en œuvre des contrôles » de terrain à la députée socialiste de l’Ariège Frédérique Massat. Le texte, publié fin mai 2015, ne peut que combler la FNSEA, car il prend parti, jusqu’à la caricature. On y lit par exemple cette phrase d’anthologie, qui ridiculise toute inspection de terrain : « La mission recommande qu’aucun constat de non-conformité ne soit dressé pour des points de contrôle dont les règles n’auraient pas été portées à la connaissance des agriculteurs en temps utile ».

      En somme, nul n’est censé ignorer la loi, sauf les paysans. Au-delà, le rapport ouvre une porte à des enjeux plus lourds encore, en réclamant la réalisation de cartes des cours d’eau, département par département. Pour la FNSEA, c’est décisif, car si un ru ou un ruisseau ne sont plus considérés comme des cours d’eau, ils ne relèvent évidemment plus de la loi qui les protège. Tout est alors en place pour une vaste comédie, qui se révélera être un drame.

      https://reporterre.net/Quand-le-gouvernement-et-la-FNSEA-redessinent-la-carte-des-cours-d-eau

  • Traite de personnes à Kédougou : deux jeunes Nigérianes auraient été « achetées » 300 000 et 500 000 FCFA avant d’être exploitées
    https://www.dakaractu.com/Traite-de-personnes-a-Kedougou-deux-jeunes-Nigerianes-auraient-ete-achete

    Traite de personnes à Kédougou : deux jeunes Nigérianes auraient été « achetées » 300 000 et 500 000 FCFA avant d’être exploitées
    L’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées de Kédougou a intercepté deux jeunes Nigérianes convoyées jusqu’au village de Sambrabougou, dans le département de Saraya. Selon Libération, une femme dénommée Eunice Attah, alias Mirabel, est soupçonnée d’avoir organisé leur venue au Sénégal et de les avoir destinées à la prostitution.
    Une enquête ouverte à Kédougou a mis au jour une affaire présumée de traite de personnes impliquant deux jeunes femmes nigérianes. Selon Libération, l’opération a été menée le 4 août par l’antenne régionale spécialisée dans la lutte contre le trafic de migrants. Les enquêteurs avaient été informés de l’arrivée au village de Sambrabougou, dans le département de Saraya, de deux jeunes femmes parties du Nigeria et convoyées jusqu’au Sénégal. Les deux victimes présumées auraient été acheminées par une femme dénommée Eunice Attah, également connue sous l’alias Mirabel, qui les aurait destinées à la prostitution. Interpellées en même temps que la mise en cause, les deux jeunes Nigérianes ont été entendues par les enquêteurs. Elles auraient confirmé avoir quitté leur pays avant d’être conduites au Sénégal.
    Selon Libération, elles auraient d’abord été hébergées à Douta avant d’être transférées à Sambrabougou. Une fois sur place, Eunice Attah aurait exigé qu’elles se prostituent afin de lui rembourser chacune une somme de 1,5 million de francs CFA, présentée comme correspondant aux frais engagés pour leur voyage. Interrogée sur les conditions dans lesquelles elle avait fait venir les deux jeunes femmes au Sénégal, Eunice Attah aurait reconnu les avoir « achetées ». Libération rapporte qu’elle aurait déclaré avoir acquis F. Innocent pour 500 000 FCFA et Annie Yusuf pour 300 000 FCFA auprès de compatriotes nigérians. Deux personnes vivant respectivement à Cotonou et dans l’État de Benue, au Nigeria, sont citées par le quotidien comme ayant participé à l’organisation du voyage vers le Sénégal. Au terme des investigations, Eunice Attah a été déférée au parquet de Kédougou le 4 août, indique Libération. Les deux jeunes femmes ont quant à elles été remises à l’ONG « La Lumière » afin de bénéficier d’une prise en charge.

    #Covid-19#migrant#migration#traite#senegal#nigeria#kedougou#saraya#prostitution#sante#droit#trafic

  • [Info « Splann ! »] #Pollutions d’Imerys #Glomel : la #préfecture oblige l’industriel à revoir sa gestion des eaux minières
    https://splann.org/imerys-glomel-prefecture-gestion-eaux

    Après plusieurs déversements d’eaux contaminées hors de la #mine d’andalousite de Glomel (22), l’État somme #Imerys de revoir son système de gestion des eaux. Les associations jugent la décision insuffisante. L’article [Info « Splann ! »] Pollutions d’Imerys Glomel : la préfecture oblige l’industriel à revoir sa gestion des eaux minières est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Artificialisation_des_terres #acide_sulfurique #Andalousite #centre-bretagne #Côtes_d'Armor #crazius #Douar_Bev #dreal #eau #eau_et_rivières_de_bretagne #écologie #effluents_acides #ellé #environnement #hydrologie #icpe #industrie #jean-yves_jégo #minerais #mines #multinationale #Nicolas_Forray #parquet_de_saint-brieuc #pollution #risques_industriels #rivière

  • Nicaragua. Daniel Ortega se autoproclama dictador
    Nicaragua : Daniel Ortega s’autoproclame dictateur

    Frei Betto. Desinformemonos_Resumen Latinoamericano 28 de julio 2026.
    Frei Betto. « Désinformons-nous » – Résumé latino-américain, 28 juillet 2026.

    Daniel Ortega, el presidente de Nicaragua, afirmó el domingo (19 de julio), fecha del aniversario 47 de la Revolución Sandinista, que en el país no habrá más lecciones para impedir que la oposición llegue al poder. “No habrá más elecciones aquí para que ellos [la oposición] no intenten hacerse del gobierno y el poder”, declaró.

    Daniel Ortega, le président du Nicaragua, a affirmé dimanche 19 juillet, date du 47e anniversaire de la révolution sandiniste, qu’il n’y aurait plus d’élections dans le pays afin d’empêcher l’opposition d’accéder au pouvoir. « Il n’y aura plus d’élections ici pour qu’ils [l’opposition] ne tentent pas de s’emparer du gouvernement et du pouvoir », a-t-il déclaré.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/01/26/pres-de-100-000-nicaraguayens-ont-emigre-en-2024/#comment-75280

    #nicaragua

  • How Mexican drug cartels have outsourced meth labs to #Nigeria
    https://www.bbc.com/news/articles/crmrnxp4nllo

    That time they arrested five suspects, including one Mexican “methamphetamine expert”.

    The raids underline a broader trend of Africa’s, and particularly West Africa’s, growing role in the global synthetic drugs ⁠trade and the shift by criminal cartels to use the continent, not just as a trafficking hub, but also as a production base.

    Mexican specialists in manufacturing methamphetamine, often described as “cooks”, are increasingly being found working alongside locals in laboratories in Europe and Africa, according to law-enforcement agencies.

    Meth production has become increasingly sophisticated over the last few decades.

    #Mexico #globalisation

  • Niger : après son expulsion d’Algérie vers Assamaka, un migrant togolais meurt des suites de graves brûlures - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72661/niger--apres-son-expulsion-dalgerie-vers-assamaka-un-migrant-togolais-

    Niger : après son expulsion d’Algérie vers Assamaka, un migrant togolais meurt des suites de graves brûlures
    Par Charlotte Boitiaux Publié le : 28/07/2026
    L’ONG Alarme Phone Sahara au Niger qui vient en aide aux migrants expulsés d’Algérie, a annoncé il y a quelques jours le décès d’un exilé togolais. La victime, expulsée le 12 juillet par les forces algériennes à la frontière nigérienne, présentait des brûlures sur une grande partie de son corps à son arrivée à Assamaka.Un homme est décédé au mois de juillet peu de temps après son arrivée au Niger après son expulsion d’Algérie. Ce Togolais, gravement blessé - mais vivant quand il a été pris en charge par l’ONG Alarme Phone Sahara (APS) - s’appelait Ousmane Mansour. Il est mort quelques jours après avoir été récupéré dans le désert.
    Selon le communiqué publié sur leur site, « Ousmane Mansour avait été expulsé le 12 juillet 2026, avec un total de 656 autres personnes, d’Algérie vers […] Assamaka », première ville après la frontière algérienne, tout au sud du pays.D’après les informations recueillies par l’équipe d’Alarme Phone Sahara à Assamaka, Ousmane Mansour avait été torturé. « [...] Il avait subi de graves brûlures sur tout le corps, causées par des bidons chauffés et des gouttes de liquide brûlant tombées sur lui alors qu’il était détenu par les forces de sécurité algériennes ». Selon APS, l’expulsion vers le Niger - sans soins - a aggravé son état général.
    Les migrants expulsés d’Algérie arrivent généralement au « point zéro », zone désertique délimitant la frontière entre l’Algérie et le Niger. Dans des conditions climatiques extrêmes, ils doivent parcourir à pied 15 km, sans eau ni nourriture, pour atteindre Assamaka."Tout ce que nous avons appris est que Ousmane Mansour a été victime de torture en Algérie avant d’être expulsé sur le territoire nigérien dans un état de santé très détérioré", a détaillé Azizou Chehou, coordinateur d’APS au Niger, contacté par InfoMigrants. Était-il seul ? Avait-il de la famille ou voyageait-il avec des camarades d’infortune ? Azizou Chehou regrette de ne pas avoir eu davantage d’informations « car le malade souffrait et balbutiait [quand il a été récupéré au ’point zéro’] ».
    Selon Azizou Chehou, au vu de la gravité de ses blessures, les équipes médicales d’Assamaka ont décidé de l’envoyer vers un hôpital « mieux équipé », mais la victime est morte pendant son transfert « au niveau de la ville de Tchirozérine (72 km avant Agadez) ». La victime « a succombé à ses brûlures très avancées. [...] Son corps a été transporté jusqu’à Agadez pour une inhumation », a précisé Azizou Chehou.Contactée par InfoMigrants, l’ONG Médecins sans frontières (MSF) présent à Assamaka, n’a pas souhaité répondre à nos questions.
    Les décès sont hélas fréquents dans la zone de « point zéro ». Sept personnes sont mortes l’été dernier. Mais combien meurent sans laisser de traces ? Chaque année, de nombreux exilés disparaissent dans le Sahara. Ils peuvent se perdre, mourir de déshydratation, ou être victimes de groupes mafieux."Ces convois de déportation [par l’Algérie] ont déjà causé la mort de plusieurs personnes ces dernières années. Régulièrement, lors de ces convois, des personnes souffrant de fractures et d’autres blessures graves sont abandonnées dans le désert près de la frontière ; de nombreuses victimes affirment unanimement que ces blessures leur ont été infligées lors de mauvais traitements infligés par les forces de sécurité algériennes", peut-on encore lire dans le communiqué d’APS.
    Selon Alarme Phone Sahara, les autorités algériennes ont expulsé 34 236 migrants vers le désert en 2025. Du jamais vu. En 2024, un record avait déjà été établi avec l’expulsion de 31 404 personnes dans les mêmes conditions.
    Face à ces arrivées massives - qui ont cours depuis des années -, le Niger avait annoncé en mai vouloir appuyer l’Organisation internationale de la migration (OIM) qui organise les rapatriements dans les pays d’origine.Quand ils arrivent à rejoindre Assamaka, où se trouve le centre de transit de l’OIM, les migrants ont en effet la possibilité de demander des « retours volontaires ». Mais ces rapatriements prennent du temps. De manière générale, l’OIM est tributaire des processus imposés par les États d’origine pour délivrer les laissez-passer.Depuis des années, les associations n’ont de cesse de dénoncer ces expulsions, opérées en dehors de tout cadre légal. « Les forces de sécurité algériennes n’épargnent personne. Régulièrement, de nombreuses femmes et enfants, souvent même des bébés, se trouvent parmi les personnes expulsées », signale APS dans un rapport en décembre 2025, ajoutant que « de nombreuses personnes arrivent avec des blessures et des traumatismes infligés par les forces de sécurité ». Depuis 2017, InfoMigrants a recueilli de nombreux témoignages d’exilés qui ont été expulsés d’Algérie après avoir été arrêtés dans leur quotidien ou bien à la suite d’une tentative de traversée de la Méditerranée avortée.
    « Au bout de cinq ou six heures […], on nous a déposés dans le désert, il n’y avait rien autour. La police algérienne nous a crié : ‘Voilà Assamaka !’, en pointant le doigt vers l’horizon. ‘L’OIM, c’est tout droit’. On s’est mis en marche, je ne sais plus pour combien de temps. Tout ce dont je me souviens, c’est que j’étais épuisé, complètement à bout de forces. J’ai quand même réussi à faire la dizaine de kilomètres qui nous séparaient d’Assamaka », avait raconté à InfoMigrants, fin 2024, un Sénégalais de 25 ans.

    #Covid-19#migrant#migration#niger#algerie#routemigratoire#migrationirreguliere#OIM#assamaka#sante#mortalite#expulsion

  • Xavier #Niel et Cyril #Hanouna s’associent dans l’audiovisuel

    https://www.mediapart.fr/journal/france/240726/xavier-niel-et-cyril-hanouna-s-associent-dans-l-audiovisuel

    Ce nouveau partenariat doit se concrétiser par une prise de participations croisées entre les deux entreprises, H2O Productions de l’animateur et producteur et le groupe Mediawan fondé par l’entrepreneur, dans une logique de donnant-donnant.

    • Pour sa part, Cyril Hanouna, qui a été en couple avec la belle-fille du chef de l’État, tente aujourd’hui d’effacer l’étiquette d’agent d’extrême droite qui lui colle à la peau depuis ses années de service pour Vincent #Bolloré. À l’été 2024, l’animateur était au cœur du dispositif du milliardaire d’extrême droite en faveur du Rassemblement national lors des législatives anticipées, tandis qu’il recevait secrètement à dîner Jordan #Bardella dans sa villa à Saint-Tropez (Var).

      Censé ne plus aborder de sujets politiques en rejoignant le groupe M6, Cyril #Hanouna a progressivement dérogé à la règle au cours de la saison, jusqu’à faire venir en plateau le député d’extrême droite Charles Alloncle, en avril puis en mai, pendant la finalisation de son rapport d’enquête sur l’audiovisuel public. Ironie de l’histoire : l’élu d’extrême droite s’en était alors vigoureusement pris à la place prépondérante du nouveau partenaire de Cyril Hanouna, #Mediawan, chez France Télévisions. Furieux des travaux du député, Xavier #Niel avait ensuite fait circuler des photographies volées de l’élu avec une de ses collaboratrices.

    • Sollicités par Mediapart, Pierre-Antoine Capton, Xavier Niel et Cyril Hanouna n’ont pas souhaité commenter cette opération, qui revêt aussi un sous-texte politique, à moins d’un an du départ d’Emmanuel #Macron de l’Élysée. Soutien de l’actuel chef de l’État depuis son accession au pouvoir en 2017, Xavier Niel est resté proche du président de la République, avec lequel il échange régulièrement à l’Élysée ou par messages et qu’il accompagne souvent à l’étranger.

      Dans le même temps, la fortune estimée du fondateur du groupe télécom #Iliad et actionnaire individuel du journal #LeMonde a bondi de 9,7 milliards d’euros en 2017 à 30,1 #milliards d’euros en 2026, selon le classement annuel du magazine économique Challenges. Xavier Niel y occupe la sixième place cette année.

    • L’ancien présentateur star de l’émission « Touche pas à mon poste ! » sur la chaîne #C8, dont l’autorisation de diffusion sur la TNT n’avait pas été renouvelée par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (#Arcom) en raison de nombreux manquements constatés à l’antenne, avait rejoint le groupe #M6, majoritairement détenu par le groupe allemand #Bertelsmann, en septembre 2025, à la suite de son départ du groupe #Canal+ du milliardaire d’extrême droite Vincent Bolloré.

      À la tête de l’émission « Tout beau, tout n9uf » sur la chaîne #W9 depuis un an, il doit aussi animer, à compter de septembre prochain et pendant toute l’année marquée par la campagne présidentielle, des soirées de divertissement directement sur M6, a annoncé le groupe, jeudi 23 juillet.

  • Le président nicaraguayen Daniel Ortega annule les élections de 2027 et prévient : « Il n’y aura plus d’élections »

    Le président Daniel Ortega a déclaré que le Nicaragua n’organiserait pas d’élections dans un avenir proche, une déclaration qui souligne ses efforts pour prolonger son règne de près de vingt ans et anéantit les espoirs de l’opposition de voir ce dernier répondre à ses revendications pour un scrutin démocratique.

    https://www.espaces-latinos.org/archives/134638

    #nicaragua

  • Nicaragua : l’ONU déplore de nouvelles atteintes aux droits civils et politiques

    Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme réagissait notamment aux déclarations du coprésident Daniel Ortega, qui a évoqué dimanche l’adoption de nouvelles lois qui pourraient interdire à des personnes et à des groupes dissidents de participer aux élections. M. Ortega exerce le pouvoir avec son épouse, Rosario Murillo.

    Plus tôt ce mois-ci, les autorités ont également retiré, sans fondement juridique ni explication officielle, les accréditations de plusieurs avocats. Selon l’ONU, au moins 46 personnes demeurent arbitrairement détenues pour des motifs politiques.

    « Ces derniers développements aggravent encore les graves restrictions aux libertés fondamentales, le démantèlement de l’espace civique et l’érosion progressive de l’État de droit », a déclaré M. Türk, ajoutant que le pouvoir était de plus en plus concentré entre les mains de la coprésidence.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/01/26/pres-de-100-000-nicaraguayens-ont-emigre-en-2024/#comment-75168

    #nicaragua

  • Macerie su Macerie – PODCAST 20/07/26 – I tormenti di #prometeo pt.2
    https://radioblackout.org/podcast/macerie-su-macerie-podcast-20-07-26-i-tormenti-di-prometeo-pt-2

    A Macerie su Macerie continuiamo la riflessione filosofica sulla Tecnica, sia evidenziando i punti deboli delle critiche all’AI, sia riassumendo gli agghiaccianti capisaldi della teoria transumanista della Singolarità, ovvero l’entità che secondo i tecnofili più accaniti dovrebbe sostituire l’umano superando definitivamente i suoi limiti biologici. Ascolta l’episodio precedente: I tormenti di Prometeo pt.1

    #ai #Heidegger #kurzweil #nietzsche #ominazione #simoneweil #transumanesimo
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/07/maceriekurzweil.mp3

  • « Certains ont été licenciés, d’autres sont expulsés de leur logement » : des dizaines de milliers d’étrangers chassés d’Afrique du Sud
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/07/21/certains-ont-ete-licencies-d-autres-sont-expulses-de-leur-logement-des-dizai

    « Certains ont été licenciés, d’autres sont expulsés de leur logement » : des dizaines de milliers d’étrangers chassés d’Afrique du Sud
    Au moins 67 000 ressortissants africains ont quitté le pays depuis le 27 juin, selon les autorités sud-africaines, alors qu’un mouvement de lutte contre l’immigration illégale sème la terreur dans les townships. Le nombre des départs pourrait être bien plus élevé.
    Par Mathilde Boussion (Johannesburg, correspondance)
    Chaque jour, des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants viennent s’entasser devant le consulat du Malawi, à Johannesburg. Poussés par la peur, ils n’ont qu’une idée en tête : fuir l’Afrique du Sud au plus vite. Sur le bitume du parking couvert d’emballages plastiques et de pelures d’orange, les grappes d’enfants échoués au milieu d’un tsunami de bagages trahissent un exode qui refuse de dire son nom. Les étrangers africains ont quitté le pays par dizaines de milliers. Depuis le 27 juin, plus de 67 000 migrants illégaux sont partis précipitamment avec l’aide du gouvernement, selon les chiffres officiels, alors qu’un mouvement de lutte contre l’immigration illégale sème la terreur dans certains townships.
    Ceux qui partent sont originaires en majorité du Malawi, du Zimbabwe et du Mozambique, les communautés les plus importantes en Afrique du Sud, mais aussi du Nigeria, du Ghana, du Kenya, de l’Ouganda… Le nombre réel des départs pourrait être bien plus élevé. A elles seules, les autorités zimbabwéennes estiment que plus de 100 000 de leurs ressortissants seraient rentrés. Officiellement, le gouvernement sud-africain parle de « rapatriements volontaires ». « Les gens se présentent en affirmant qu’ils sont en situation irrégulière et demandent à partir pour cette raison », a précisé, mercredi 15 juillet, la ministre de la justice, Mmamoloko Kubayi, au cours d’une conférence de presse.
    Devant le consulat du Malawi, la détermination à quitter le pays est évidente. Mais le choix n’a rien de volontaire. « Les Sud-Africains ne veulent plus de nous. Ils sont venus tambouriner à nos portes pour nous ordonner de faire nos valises en menaçant de nous frapper. Je les ai vus taper des gens », raconte Violet (un prénom d’emprunt), une mère de 26 ans installée en Afrique du Sud depuis 2021. Selon plusieurs témoins, ce raid aurait eu lieu le 10 juillet aux alentours de 17 heures, dans un quartier populaire de Vereeniging, une ville de la banlieue de Johannesburg. « Il faisait presque nuit, j’ai pris les affaires de ma fille et je suis partie avec des gens qui se regroupaient sur un terrain vague », poursuit-elle.
    Trois jours plus tard, le 13 juillet, plus de 500 personnes sont encore arrivées au consulat depuis Vereeniging. « J’ai reçu un appel et, une demi-heure plus tard, on a vu arriver des centaines de personnes », raconte Rivonia Pillay, la coordinatrice de l’aide apportée par le collectif Siyafana Sonke, créé en réponse à la vague xénophobe qui monte en puissance depuis le mois de mai. Cheffe de file de la mobilisation hostile aux étrangers, l’organisation March and March avait appelé à une large manifestation, le 30 juin, exigeant le départ des migrants illégaux, accusés d’asphyxier les services publics, de nourrir le crime et de « voler le travail » des Sud-Africains. Le chaos redouté par les forces de l’ordre ce jour-là a été évité mais, depuis, des marches plus modestes se poursuivent et les raids antimigrants se multiplient.
    Devant les grilles du consulat du Malawi, où ils espèrent récupérer des laissez-passer pour regagner leur pays, les déplacés de Vereeniging racontent tous la même histoire : des groupes d’hommes s’engouffrant dans les arrière-cours des maisons pour déloger les étrangers, qui louent souvent de petites baraques en retrait des habitations principales. Officiellement, le mouvement ne vise que les migrants illégaux, mais tous les étrangers qui vivent dans des quartiers pauvres se sentent en danger. A Durban, dans l’est du pays, plus de 400 Congolais, Rwandais, Burundais, Ougandais protégés par un statut de réfugié campent sur un trottoir depuis plusieurs semaines. « Certains ont été licenciés, d’autres sont expulsés de leur logement parce que leur propriétaire craint des représailles de March and March », raconte Yeshelen Govender, coordinateur de Siyafana Sonke dans la ville. A ces réfugiés qui ne peuvent pas rentrer dans leur pays, le gouvernement sud-africain propose de réintégrer leurs quartiers. L’un d’entre eux s’est retrouvé dans le coma après avoir essayé. Le collectif, qui regroupe plus de 130 organisations issues de la société civile, évoque une « crise humanitaire ». D’autres organisations non gouvernementales sont réticentes à employer le terme.
    « Il n’y a pas de crise humanitaire », rejette Mmamoloko Kubayi, à la tête du comité interministériel assemblé pour « répondre aux préoccupations exprimées par les Sud-Africains en matière d’immigration ». « Nous nous sommes assurés que les gens étaient traités dignement », insiste-t-elle, en évoquant les migrants rapatriés. Les autorités condamnent les milices qui contrôlent les identités, harcèlent les commerçants étrangers et chassent des résidents. Plus de 900 personnes ont été arrêtées, le 30 juin, par les forces de l’ordre. Le 16 juillet, de nouveau, près de 70 personnes ont été interpellées après le pillage de magasins appartenant à des étrangers. Mais la police est régulièrement accusée d’assister à des violences sans réagir.
    Ce n’est pas la première fois que l’Afrique du Sud connaît une vague d’hostilité à l’égard des migrants africains. En 2008, la première avait fait plus de 60 morts. Cette fois, seules quatre personnes ont officiellement perdu la vie dans les violences. Mais jamais autant d’étrangers n’avaient été contraints au départ. Sur les sites qui accueillent des déplacés, les humanitaires contactés par Le Monde recensent peu de victimes de violences physiques. Les blessés refusent d’être conduits à l’hôpital, relève Claire Waterhouse, coordinatrice des urgences de Médecins sans frontières en Afrique du Sud. A la mi-juillet, au consulat du Malawi, un homme s’est présenté avec les avant-bras couverts de brûlures, expliquant avoir été attaqué au lance-flammes.
    « Dans la région de Johannesburg, on observe un flux assez constant de personnes arrivant de toute la province et de plus loin, en bus, à pied, à vélo, en Uber… Certains ont tout perdu, d’autres ont pu emporter quelques affaires. Des sites accueillent jusqu’à 300 ou 400 personnes par jour, c’est très variable », explique la responsable. A Durban, près de 10 000 personnes, en majorité des Malawites, ont fui leur logement, à la fin de juin, pour se regrouper sur différents sites improvisés. Débordées par l’afflux, les autorités ont érigé dans l’urgence un centre temporaire de traitement des rapatriements à Musina, près de la frontière zimbabwéenne.Ouverte le 1er juillet, l’installation a accueilli des dizaines de milliers de personnes les premiers jours. Les autorités, qui ne veulent pas voir se constituer des camps de réfugiés, font tout pour éviter l’engorgement. Sur place, des équipes mobiles des services de l’immigration travaillent jour et nuit et des autobus quittent régulièrement le site pour conduire des étrangers hors du pays. D’après la ministre de la justice, tous les migrants accueillis sont en situation irrégulière. Leurs ambassades leur délivrent des laissez-passer, validés ensuite par les services de l’immigration sud-africains.
    Dans le centre, des associations assurent la coordination humanitaire. Eau, nourriture, couches, médicaments… « Je peux dire sans prendre de risque que le gouvernement n’a pas fourni un seul repas », s’est vanté, mercredi, la ministre de la justice, soucieuse de montrer la fermeté des autorités. Arrestations massives de migrants illégaux, inspections des entreprises, colmatage des frontières… Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a annoncé, début juin, un plan de lutte contre l’immigration illégale sans précédent. Ces annonces interviennent à quelques mois des élections municipales de novembre, alors que le parti présidentiel, le Congrès national africain, voit sa popularité chuter. Le gouvernement explique observer une baisse du nombre de dossiers traités à Musina et envisage désormais de réduire ses opérations. Mais Claire Waterhouse alerte : « Beaucoup de Sud-Africains ont le sentiment que la tempête est passée, car la journée du 30 juin a été relativement calme, mais ce n’est pas fini. Au contraire, les déplacements de population s’intensifient. » Devant le consulat du Malawi, une course contre la montre est engagée afin de trouver des bus pour acheminer les déplacés vers le centre de Musina. Le soir, ceux qui n’ont pas pu partir s’enroulent dans des couvertures en consumant des bûches pour tenter de combattre les nuits glacées de l’hiver austral. A 1 700 mètres d’altitude, celles de Johannesburg frôlent régulièrement 0 °C. Certains soirs, le consulat ouvre ses portes aux plus vulnérables. Violet n’a pas eu cette chance. La mère tourne la tête vers sa fille de 1 an, enveloppée sur son dos : « Elle a pleuré toute la nuit à cause du froid. »

    #Covid-19#migration#migrant#afriquedusud#malawi#zimbabwe#mozambique#nigeria#ghana#kenya#ouganda#politiquemigration#retour#rapatriement#migrationirreguliere#sante

  • Gauche(s) — Parti pris

    Matthieu Pigasse, ou l’imposture d’un « banquier de gauche »

    https://www.mediapart.fr/journal/politique/200726/matthieu-pigasse-ou-l-imposture-d-un-banquier-de-gauche

    L’homme d’affaires, qui n’exclut pas d’être candidat à l’élection présidentielle, se dit proche de la gauche et même de la gauche radicale. Une plongée dans les arcanes du capitalisme parisien permet d’avoir des doutes sur la sincérité de cet engagement.

    Laurent Mauduit

    20 juillet 2026 à 09h10

    • Le haut fonctionnaire est alors étroitement associé à la politique économique conduite de 1998 jusqu’à 2002 – c’est l’époque contrastée de la « gauche plurielle » incarnée par Lionel #Jospin. Les deux rivaux qu’étaient #Strauss-Kahn et #Fabius se livrent alors à une surenchère pour apparaître le plus « blairistes » possible (en référence au premier ministre britannique Tony #Blair).

      Abaissement de la fiscalité des stock-options et du taux marginal de l’impôt sur le revenu au profit des plus riches ; ouverture du capital et même franche privatisation d’EDF ; lancement de la privatisation des autoroutes : DSK et Fabius mènent une campagne néolibérale qui va contribuer à l’élimination dès le premier tour de Lionel Jospin lors de la présidentielle de 2002. Matthieu Pigasse – qui n’a pas voulu répondre aux questions de Mediapart – n’est encore qu’une petite main, mais il est aussi un acteur de ce naufrage.

    • Manigances autour du « Monde »

      La finance n’est pas son seul plaisir. La politique en est un autre. Il a soutenu Ségolène #Royal pendant la présidentielle de 2007, dans l’espoir d’un ministère. Il fait partie des Gracques, ces hauts fonctionnaires qui ont fait la promotion d’une alliance Royal- #Bayrou. Il manque de succomber aux sirènes de #Sarkozy, qui lui propose de devenir secrétaire d’État. Mais il refuse.

      C’est à ce moment-là qu’il commence à lorgner vers la presse, et notamment vers Le Monde. Toujours très proche de #DSK, malgré le discrédit qui pèse sur l’ancien ministre, il rêve que le journal appuie la campagne présidentielle de 2012, à laquelle son ancien patron se prépare. Il n’est pas le seul à caresser ce projet – toute une petite bande commence à s’organiser pour préparer la future campagne présidentielle de leur champion.

      Dans le lot, il y a aussi Daniel Cohen (1953-2023), professeur d’économie à l’École normale supérieure, qui travaille, sans en faire la moindre publicité, pour la banque Lazard. Il y a encore Gilles Finchelstein (actuel secrétaire général de la Fondation Jean-Jaurès), qui prête sa plume à Pigasse quand il écrit un essai.

      Mais, pour mettre la main sur le journal, il faut beaucoup d’argent. Et si riche qu’il soit, le banquier d’affaires n’en a pas assez. Il trouve vite la solution, en la personne du richissime Xavier #Niel, pour lequel le raid sur Le Monde a un autre intérêt : lui permettre de « s’acheter » une respectabilité bien utile dans la vie des affaires, respectabilité qui a été ternie du fait de sa détention provisoire, puis de sa condamnation par le tribunal de grande instance de Paris le 27 octobre 2006 à une peine de deux ans d’emprisonnement avec sursis et à une amende de 250 000 euros pour des faits de « recel de bien ».

      Les deux compères s’accordent sur le projet, et y associent une troisième figure du capitalisme parisien, l’ex-patron d’Yves Saint Laurent Pierre #Bergé. Et c’est ainsi que Pigasse, avec ses deux associés, prend le contrôle en novembre 2010 du Monde, dont le fondateur Hubert Beuve-Méry avait toujours souhaité qu’il soit jalousement indépendant et qu’il se tienne à distance de ce qu’il appelait « la presse d’industrie ».

    • L’histoire se termine mal, car #Natixis ira se gorger de produits toxiques, contaminés par la crise financière aux États-Unis. En somme, Pigasse est responsable, avec d’autres, d’une des aventures #financières les plus calamiteuses de ces dernières décennies : il a œuvré à la dérégulation radicale d’une banque mutualiste, pour qu’elle mime les outrances de la finance anglo-saxonne ; laquelle #dérégulation a conduit à l’un des plus graves #sinistres bancaires que la France ait connus ces dernières années. Ce qui n’empêche pas Pigasse d’empocher plusieurs #millions d’euros pour cette mission.

  • Saint-Louis : 89 candidats à l’émigration irrégulière interceptés en mer | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/saint-louis-89-candidats-a-lemigration-irreguliere-interceptes-en-mer_n_498
    https://image.seneweb.com/content/news/2026-29-16//thumb_1260x800_6a59390fa5e20_Ezt96S3nU3.jfif

    Saint-Louis : 89 candidats à l’émigration irrégulière interceptés en mer
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    La base navale Nord a remis, ce jeudi 16 juillet 2026 vers 8 h, 89 candidats à l’émigration irrégulière à la Division nationale de lutte contre la traite des personnes (DNLT) de Saint-Louis, après leur interception en mer.Le groupe est composé de 77 Sénégalais, dont une fille, sept Gambiens, dont deux filles, un Guinéen et sa compatriote, un Nigérian et une Nigériane ainsi qu’un Malien.
    Selon nos sources, la pirogue avait quitté Bétenty dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 juillet 2026 avec environ 95 personnes à son bord. Les passagers ont expliqué que l’embarcation a été déroutée en raison de la panne des deux moteurs hors-bord.
    Les candidats ont également indiqué que les capitaines ainsi que le matériel de navigation avaient été transférés sur de petites pirogues avant que l’embarcation de fortune n’échoue sur la plage de l’Hydrobase à Saint-Louis. Une enquête a été ouverte afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette tentative de migration irrégulière et d’identifier les organisateurs de ce voyage clandestin.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#DLNT#migrationirreguliere#routemigratoire#sante#saintlouis#betenty#gambie#nigeria#mali

  • Italien : Nicaragua bricht wegen Ex-Mitglied der Roten Brigaden Beziehungen ab
    https://www.spiegel.de/politik/italien-nicaragua-bricht-wegen-ex-mitglied-der-roten-brigaden-beziehungen-ab


    Mourir dans une R4 ? Trop c’est trop dit la justice italienne et condamna le meutrier prèsumë à six fois la prison à vie. Les collègues de la RAF allemande ont dédié une Audi 100 (sic) verte à Hanns-Martin Schleyer, la classe quoi. Une Mercedes Benz ou une Cadillac plus adéquates encore pour un chef du patronat allemand ne furent pas disponibles au moment des faits. Pas grave, c’est le geste qui compte.

    „Wir haben nach 43 Tagen Hanns-Martin Schleyers klägliche und korrupte Existenz beendet. Herr Schmidt, der in seinem Machtkalkül von Anfang an mit Schleyers Tod spekulierte, kann ihn in der Rue Charles Peguy in Mülhausen in einem grünen Audi 100 mit Bad Homburger Kennzeichen abholen. Für unseren Schmerz und unsere Wut über die Massaker in Mogadischu und Stammheim ist sein Tod bedeutungslos.“

    https://de.wikipedia.org/wiki/Schleyer-Entf%C3%BChrung

    https://seenthis.net/messages/906316


    Il y en a qui garent une Porsche dans la chambre d’enfants, alors pour les funérailles de bourgeois une Mercedes est un must .

    Le gagnant incontesté du palmares des patrons déposés dans un véhicule restera pour toujours Carrero Blanco parce qu’il a réussi la combinaison de crémation explosive avec le rituel tibétain qui envoie vers le ciel les morceaux découpés des défunts. C.B. est mort dans sa voiture de fonction forcément adéquate.

    https://seenthis.net/messages/816931

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Luis_Carrero_Blanco

    ... de nombreux chauffeurs de taxi priés de rejoindre la rue de l’attentat demandent volontiers en retour « ¿A qué altura ? », jeu de mots où « altura » signifie à la fois l’emplacement dans la rue (« À quel niveau ? ») et la hauteur. Une boutade populaire fait également de Carrero Blanco « le premier astronaute espagnol ».

    L’incident diplomatique n’en serait pas un si on demandait leurs avis aux peuples.

    17.7.2026 von DER SPIEGEL - Rom fordert die Auslieferung eines verurteilten Ex-Mitglieds der Roten Brigaden. Der Mann soll 1978 an der Ermordung von Premier Aldo Moro beteiligt gewesen sein. Nicaragua reagiert empört.

    Nicaraguas autoritäre Regierung hat die diplomatischen Beziehungen zu Italien abgebrochen, nachdem der italienische Außenminister Antonio Tajani ihr vorgeworfen hatte, ein ehemaliges Mitglied der Terrorgruppe Rote Brigaden zu schützen. Die Entscheidung Nicaraguas sei die Folge der »ungerechtfertigten, aggressiven und unverantwortlichen Äußerungen« Tajanis, erklärte das Außenministerium des mittelamerikanischen Landes.

    Bei einem Treffen der Europäischen Volkspartei in Madrid hatte Tajani Nicaragua zur Auslieferung von Alessio Casimirri aufgefordert. Als Mitglied der Brigate Rosse soll er 1978 an der Ermordung des ehemaligen italienischen Ministerpräsidenten Aldo Moro beteiligt gewesen sein. Seit 1983 lebt Casimirri in Nicaragua, wo er die nicaraguanische Staatsbürgerschaft erhalten hat. In Italien wurde er zu sechs lebenslangen Haftstrafen verurteilt.

    Rom äußert sich: Opfer des Terrorismus werden nicht vergessen

    Italiens Außenministerium hatte zuvor mitgeteilt , dass Nicaragua Rom über seine Absicht informiert habe, die diplomatischen Beziehungen zu beenden. Dazu erklärte Rom: »Die italienische Regierung hat die Opfer des Terrorismus nicht vergessen und fordert weiterhin, dass die Verantwortlichen für die schwersten Verbrechen gegen den Staat und die italienischen Bürger zur Rechenschaft gezogen werden.« Dies gelte auch für Casimirri.


    Il y en a qui regardent les matchs de foot ..

    BTW - les assassinats historiques ont rarement servi les bonnes causes, Les démagogues en profitent le plus souvent. Pourtant on peut y trouver une source de plaisir, par exemple dans les pièces de Shakespeare.

    Julius Caesar, Act III, Scene 2 :| : Open Source Shakespeare     
    https://www.opensourceshakespeare.org/views/plays/play_view.php?WorkID=juliuscaesar&Act=3&Scene=2&Scope=scene

    Brutus:

    Good countrymen, let me depart alone,
    And, for my sake, stay here with Antony:
    Do grace to Caesar’s corpse, and grace his speech

    Tending to Caesar’s glories; which Mark Antony,
    By our permission, is allow’d to make.
    I do entreat you, not a man depart,
    Save I alone, till Antony have spoke.

    Antony:

    Friends, Romans, countrymen, lend me your ears;
    I come to bury Caesar, not to praise him.

    The evil that men do lives after them;
    The good is oft interred with their bones;

    So let it be with Caesar.

    The noble Brutus

    Hath told you Caesar was ambitious:
    If it were so, it was a grievous fault,

    And grievously hath Caesar answer’d it.
    Here, under leave of Brutus and the rest—

    For Brutus is an honourable man;

    So are they all, all honourable men—
    Come I to speak in Caesar’s funeral.

    He was my friend, faithful and just to me:
    But Brutus says he was ambitious;

    And Brutus is an honourable man.

    He hath brought many captives home to Rome
    Whose ransoms did the general coffers fill:

    Did this in Caesar seem ambitious?
    When that the poor have cried, Caesar hath wept:

    Ambition should be made of sterner stuff:
    Yet Brutus says he was ambitious;

    And Brutus is an honourable man.

    You all did see that on the Lupercal
    I thrice presented him a kingly crown,
    Which he did thrice refuse: was this ambition?

    Yet Brutus says he was ambitious;
    And, sure, he is an honourable man.

    I speak not to disprove what Brutus spoke,
    But here I am to speak what I do know.

    You all did love him once, not without cause:
    What cause withholds you then, to mourn for him?

    O judgment! thou art fled to brutish beasts,
    And men have lost their reason. Bear with me;

    My heart is in the coffin there with Caesar,
    And I must pause till it come back to me.

    #Nicaragua #Italie #histoire #terrorisme #brigades_rouges #relations_diplomatiques #lutte_armée #wtf

  • Nicaragua 2026 : à quelle bifurcation se trouve le régime Ortega-Murillo ?

    L’analyse de la situation en juin 2026 nous amène à conclure que la dictature d’Ortega-Murillo se trouve dans une situation de « zugzwang ». Dans une partie d’échecs, il s’agit du moment où un joueur se trouve en position de faiblesse ou de désavantage, car tout coup qu’il effectue ne peut qu’aggraver sa situation, même lorsqu’il semble avoir réalisé un excellent coup.

    Lire l’article d’Oscar René Vargas sur le site A L’encontre
    https://alencontre.org/ameriques/amelat/nicaragua/nicaragua-2026-a-quelle-bifurcation-se-trouve-le-regime-ortega-murillo.h

    #nicaragua