• How the CIA Learned to Rock | The Nation
    https://www.thenation.com/article/culture/wind-of-change-cia

    The CIA had not just an ideology but also an aesthetic. The Cold War was a cultural struggle as well as a political one. To demonstrate the superiority of Western Civilization, and particularly to win over wavering European intellectuals who might be attracted to communism, the agency funded literary magazines like The Paris Review—founding editor Peter Matthiesson was on the CIA’s payroll as a spy—and sponsored exhibits of Abstract Expressionism. In the late 1970s, the journalist Richard Elman researched “the Aesthetics of the CIA” and found documents revealing that the agency seriously considered a suggestion that “T.S. Eliot’s Four Quartets be translated into Russian and dropped by airplane all over the Soviet Union.”

    Instead, the agency even in the 1950s thought that America’s musical strength lay in popular work. In a 1955, Frank Wisner, then deputy director of plans, rejected the idea of sending the New York Ballet to Moscow. “Our initial presentations to Soviet audiences should aim for mass appeal,” Wisner argued. He wanted music that was “expressive of our folklore or unmistakably typical of U.S.” Wisner was particularly interested in works by “negro performers” that would display their “capacity” and “the opportunities they have in U.S. artistic life.” Wisner believed that “first-rate American jazz” would “serve to demonstrate the breadth and vitality of American musicianship.”

    The story of the CIA’s love of popular music is brought up to date in a splendid podcast called Wind of Change, by New Yorker journalist Patrick Radden Keefe. In the eight-episode series, Keefe investigates the rumor that CIA agents composed the ballad “Wind of Change,” first performed in 1989 by the German heavy metal group Scorpions and released the following year. The song was a huge hit on both sides of the Iron Curtain, becoming a kind of unofficial anthem for the end of communism.

    The podcast is very much a detective story, and like all whodunits deserves to be left spoiler-free. But one of its strengths is that Keefe places his story fully in the context of the CIA’s history of arts patronage.

    As Keefe observes, “We think of culture—or we want to think of culture—as organic and spontaneous, as purer than politics. Nina Simone clearly did. She felt it gave her a deep connection to the people she met in Nigeria. So it is really unsettling to learn that the hidden hand of government was at work. It’s a feeling of dispossession, like someone picked your pocket.”

    #CIA #Culture #Patrick_Radden_Keefe #Nina_Simone #Fred_Turner #Democratic_surround

  • Ces employés chinois qui fabriquent des #smartphones au péril de leur vie
    https://www.rts.ch/info/monde/11346969-ces-employes-chinois-qui-fabriquent-des-smartphones-au-peril-de-leur-vi
    Plus grand sous-traitant électronique mondial, l’entreprise chinoise #Foxconn a été accusée de recourir à des produits toxiques dangereux. Diffusé par Les Docs, le film « Les sacrifiés du smartphone » retrace la lutte engagée entre 2013 et 2017 par des employés atteints de #leucémie ou de #paralysie pour faire respecter leurs droits.

    Avec son million d’employés, #Hon_Hai Precision Industry, alias Foxconn, fabrique des composants électroniques pour les plus grandes entreprises informatiques, dont #Apple, #Microsoft, #Samsung, #Sony, #Motorola, #Nintendo, etc. Fondée en 1974 par le Taïwanais Terry Gou, l’entreprise a dû affronter de nombreuses accusations au fil des années concernant le non-respect des conditions de travail : bas salaires, journées à 15 heures de travail, heures supplémentaires non-payées, vol de documents d’identités, usage de produits toxiques sans protection suffisante, humiliations publiques, etc. Suite à une vague de suicides, des enquêtes indépendantes ont été lancées et l’entreprise Foxconn a pris des mesures, dont des hausses de salaires.

    Mais en 2013, la chercheuse américaine Heather White, rattachée à un centre d’éthique de Harvard, part en Chine accompagnée de la vidéaste Lynn Zhang. Elles y découvrent des dizaines de jeunes ouvriers hospitalisés pour des expositions au benzène et au n-hexane. Durant les trois années qui suivent, les deux femmes vont récolter des témoignages, en particulier celui de Yi Yeting, un ouvrier cancéreux engagé dans les droits des travailleurs à Guangzhou. Leur film « Les sacrifiés du smartphone » ("Complicit" en anglais) est sorti en 2017. Rediffusée par Les Docs, cette poignante plongée dans la réalité des ouvriers chinois de l’électronique est visible ci-dessus.

    Benzène et n-hexane en ligne de mire
    Selon les témoignages récoltés, le benzène et le n-hexane étaient alors utilisés pour le nettoyage des écrans dans les usines de Foxconn ou chez ses sous-traitants en raison de leur faible coût. Hautement toxiques, le premier provoque des leucémies tandis que le second endommage le système nerveux et peut entraîner la paralysie. Le benzène est interdit depuis plus de 40 ans dans les pays occidentaux.


    La plupart des ouvriers de Foxconn sont des jeunes qui ont quitté la campagne dans l’espoir de vivre une vie meilleure que leurs parents paysans. En 2017, 260 millions de Chinois avaient quitté leur région natale pour des raisons professionnelles, dont 12 millions d’adolescents. « Nous avons remarqué que la période d’incubation pour les #leucémies interviennent après 2 à 3 ans d’exposition sur le lieu de travail », indique la documentariste Heather White dans son dossier de presse. Une grande partie des malades ont ainsi moins de 30 ans.

    Une maladie honteuse
    L’arrivée de la #maladie est très mal vécue psychologiquement par les ouvriers, surpris et mal informés de leurs droits. Des parents de victimes gagnent la ville pour aider leur enfant, qui s’en retrouve extrêmement mal à l’aise. Certaines victimes cachent tout simplement leur maladie à leurs proches.

    Avec l’organisation Labour Action China basée à Hong Kong, Yi Yeting tente de les aider à obtenir une indemnité. Les écueils sont nombreux, entre la bureaucratie et la corruption. S’appuyant sur une liste de versements, Yi Yeting dénonce des pots-de-vin versés par les employeurs aux hôpitaux régionaux et provinciaux.

    Yi Yeting se félicite toutefois de quelques avancées : « En tout juste dix ans, nous avons fait modifier trois lois en Chine ». Mais le gouvernement local les a menacés de « marcher sur la queue d’un grand tigre ». L’organisation a dû régulièrement déménager.

    Foxconn affirme interdire ces produits
    Foxconn réfute tout usage de benzène et de n-hexane dans ses usines. « Le directeur nous a accusés d’avoir transmis la maladie. Il disait que tout allait bien avant que Xiao Hei commence à travailler ici », témoigne une ouvrière.
    En 2014, le journal britannique Daily Mail fait sensation en dénonçant « le mystère » des cas de leucémie qui frappent une usine d’iPhone 6 à #Shenzen. « Le but de la presse populaire britannique est de s’en prendre à Apple, au Made in China et à Foxconn », réplique le directeur Terry Gou. De son côté, Apple renonce à l’usage de ces deux produits. Toutefois l’annonce laisse sceptiques les ouvriers engagés. « La fabrication d’un téléphone portable nécessite à chaque étape l’utilisation de détergents qui contiennent du #benzène (....). Comment l’entreprise peut-elle nous convaincre », s’interroge Yi Yeting.

    Et aujourd’hui ?
    Aujourd’hui, a priori, les deux produits controversés ne seraient plus utilisés. « Lors de nos récentes enquêtes dans les usines de Foxconn, nous n’avons pas constaté un usage du benzène ou du n-hexane », indique Elaine Lu du China Labour Watch. Toutefois, elle précise n’avoir pas pu vérifier dans d’autres usines d’Apple. En outre, dans son rapport annuel, l’organisation déplore que Foxconn ne fournisse pas d’équipement de protection adéquat. A noter enfin que la Chine n’a pas encore signé la Convention internationale de 1971 sur le benzène.

    Concernant le rythme de travail effréné, également dénoncé dans le film, il semblerait que la situation se soit peu améliorée. « L’intensité du travail reste très élevée », confirme Jenny Chan, sociologue à l’Université de Hong Kong, co-autrice de « Dying for an iPhone ». Même son de cloche du côté du China Labour Watch, qui a constaté que lors du pic des commandes, « les travailleurs effectuaient environ 100 heures supplémentaires par mois, certains même plus de 150 heures supplémentaires par mois ». Ceci alors que les heures supplémentaires ne peuvent légalement pas dépasser 36 heures par mois, selon Jenny Chan. Apple a reconnu le problème et a assuré en discuter avec Foxconn.

    Quant aux revenus, « il y a eu des améliorations au fil des ans », estime encore Elaine Lu, en faisant par exemple état de 2000 yuans (275 francs) en temps normal et de 3500 (475 francs) lors du pic saisonnier à Zhengzhou. Elle pense toutefois que « les salaires ont augmenté seulement parce que le salaire minimum a augmenté ».r

  • #Migration, #Agadez, #Niger : Des #migrants en moins vers l’#Europe, des problèmes en plus en #Afrique

    – Diminution de 75 % des flux migratoires vers le Nord via Agadez en 2017, contribuant plus globalement à la baisse globale des arrivées en Europe par les différents itinéraires méditerranéens. En 2018, 116 647 arrivées ont ainsi été enregistrées, soit 89 % de moins qu’en 2015, ce qui a conduit la Commission européenne à déclarer en 2019 que la crise migratoire était terminée.

    – Mais au-delà de la baisse de ces chiffres, l’approche du « tout sécuritaire » a entraîné cinq conséquences néfastes sur le terrain : érosion des moyens de subsistance pour les populations locales, déstabilisation croissante de la région, poursuite des trafics, accroissement des violations des droits humains des migrants et de l’érosion des relations entre citoyens et gouvernements.

    Via : Insitute For Security Studies (ISS) : https://issafrica.org/research/africa-report/securitisation-of-migration-in-africa-the-case-of-agadez-in-niger

    @cdb_77

  • Botschaften in Berlin #Steglitz-Zehlendorf
    https://www.berlin.de/ba-steglitz-zehlendorf/ueber-den-bezirk/zahlen-und-fakten/artikel.13558.php

    14.5.2020 Übersicht aller Vertretungen fremder Staaten in Deutschland

    1. Botschaft der Republik Äquatorialguinea
    #Rohlfsstraße 17-19, https://berlin.kauperts.de/Strassen/Lepsiusstrasse-12163-12165-Berlin14195 Berlin-Dahlem
    Tel. (030) 88663877
    Fax (030) 88663879

    E-Mail botschaft@guinea-ecuatorial.de
    Internetseite http://www.botschaft-aequatorialguinea.de
    https://www.openstreetmap.org/node/669265571
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Rohlfsstrasse-14195-Berlin

    2. Botschaft der Demokratischen Bundesrepublik Äthiopien
    #Boothstraße 20a, 12207 Berlin-Lichterfelde
    Tel. (030) 77206-0
    Fax (030) 77206-26

    E-Mail emb.ethiopia@t-online.de
    Internetseite http://www.aethiopien-botschaft.de
    https://www.openstreetmap.org/way/31235850
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Boothstrasse-12207-Berlin

    3. Botschaft der Republik Benin
    #Englerallee 23, 14195 Berlin-Dahlem
    Tel. (030) 23631470
    Fax (030) 236314740

    E-Mail diplo@ambassade-benin.de
    Internetseite http://www.ambassade-benin.de
    https://www.openstreetmap.org/way/104477290
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Englerallee-14195-Berlin

    4. Botschaft der Republik Irak
    #Pacelliallee 19-21, 14195 Berlin-Dahlem
    Tel. (030) 81488-0
    Fax (030) 81488-222

    E-Mail info@iraqiembassy-berlin.de
    Internetseite http://www.iraqiembassy-berlin.de
    https://www.openstreetmap.org/way/102414537
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Pacelliallee-14195-Berlin

    5. Botschaft der Islamischen Republik Iran
    #Podbielskiallee 65-67, 14195 Berlin-Dahlem
    Tel. (030) 84353-205
    Fax (030) 84353-535

    E-Mail iranemb.ber@mfa.gov.ir
    Internetseite http://www.berlin.mfa.ir
    https://www.openstreetmap.org/way/33840382
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Podbielskiallee-14195-Berlin

    6. Libysche Botschaft
    Podbielskiallee 42, 14195 Berlin-Dahlem
    Tel. (030) 20059641
    Fax (030) 200596-35

    E-Mail konsulat@libyschebotschaft.de
    Internetseite http://www.libyschebotschaft.berlin
    https://www.openstreetmap.org/way/57687035
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Podbielskiallee-14195-Berlin

    7. Botschaft der Union Myanmar
    #Thielallee 19, 14195 Berlin-Dahlem
    Tel. (030) 206157-0
    Fax (030) 206157-20

    E-Mail info@botschaft-myanmar.de
    Internetseite http://www.meberlin.com
    https://www.openstreetmap.org/way/103425440
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Thielallee-14195-Berlin

    8. Botschaft der Republik Niger
    Machnower_Straße 24, 14165 Berlin-Zehlendorf
    Tel. (030) 80589660
    Fax (030) 80589662

    E-Mail info@ambassade-niger.de
    Internetseite http://www.ambassade-niger.de
    https://www.openstreetmap.org/way/165814997
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Machnower-Strasse-14165-Berlin

    9. Botschaft des Sultanats Oman
    #Clayallee 82, 14195 Berlin-Dahlem
    Tel. (030) 810051-0
    Fax (030) 810051-99

    E-Mail botschaft-oman@t-online.de
    Internetseite http://www.oman-embassy.de
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Clayallee-14169-14195-Berlin

    10. Botschaft der Republik Sierra Leone
    #Herwarthstraße 4, 12207 Berlin-Lichterfelde
    Tel. (030) 77205850
    Fax (030) 772058529

    E-Mail embassy@slembassy-germany.org
    Internetseite http://www.slembassy-germany.org
    https://www.openstreetmap.org/way/139216906
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Herwarthstrasse-12207-Berlin

    11. Botschaft der Demokratischen Sozialistischen Republik Sri Lanka
    #Niklasstraße 19, 14163 Berlin
    Tel. (030) 80909749
    Fax (030) 80909757

    E-Mail info@srilanka-botschaft.de
    Internetseite http://www.srilanka-botschaft.de
    https://www.openstreetmap.org/way/118935982
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Niklasstrasse-14129-14163-Berlin

    12. Botschaft des Königreichs Thailand
    #Lepsiusstraße 64/66, 12163 Berlin-Steglitz
    Tel. (030) 79481-0
    Fax (030) 79481-511

    E-Mail general@thaiembassy.de
    Internetseite http://www.thaiembassy.de
    https://www.openstreetmap.org/node/3052073292
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Lepsiusstrasse-12163-12165-Berlin

    13. Botschaft der Republik Tschad
    Lepsiusstraße 114, 12165 Berlin
    Tel. (030) 31991620
    Fax (030) 319916220

    E-Mail contact@ambatchadberlin.com
    Internetseite http://www.ambatchadberlin.com
    https://www.openstreetmap.org/node/638521439
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Lepsiusstrasse-12163-12165-Berlin

    #Berlin #Steglitz-Zehlendorf #Dahlem #Lichterfelde #Zehlendorf #Steglitz

  • Les foyers de « morts mystérieuses » se multiplient dans le nord du Nigeria
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/05/13/les-foyers-de-morts-mysterieuses-se-multiplient-dans-le-nord-du-nigeria_6039

    Canot, la grande capitale du nord du pays est le centre névralgique de toute la bande sahélienne du Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique avec quelque 215 millions d’habitants. Dans cette région, les taux d’extrême pauvreté (1,25 dollar par jour, selon les critères de la Banque mondiale) frôlent 90 % de la population dans certains Etats comme Sokoto ou Jigawa, selon les derniers chiffres officiels. Les échanges commerciaux entre la population sont très importants d’Etat en Etat. « Lorsque Kano éternue, c’est tout le Nord qui attrape la grippe », résume le docteur Ibrahim Musa, médecin de la région. D’autre part, des milliers d’enfants des rues ont été renvoyés par camions dans leur village au début du confinement, faisant craindre qu’ils aient pu disséminer le coronavirus à travers tous les Etats voisins. L’arrivée du nouveau coronavirus ajoute donc un autre défi majeur pour les services de santé à genoux, au-delà du point de rupture, en manque de matériel et de personnel. « Nous ne pouvons pas nier le fait que le Covid-19 fait des ravages à Kano et dans la région, mais les autres épidémies qui ont précédé cette pandémie rajoutent encore des complications à gérer cette crise », explique de son côté M. Musa. En effet, cette période de l’année, d’avril à juin, est habituellement la plus chaude et la plus propice à la propagation des maladies prévalentes dans cette région comme le choléra, la typhoïde, la méningite ou la rougeole… « Nous sommes déjà confrontés à de multiples épidémies, ce qui explique que le nombre de décès qui dépasse l’entendement », explique à l’AFP Sadiq Wali, professeur de médecine à Kano.

    #Covid-19#Nigeria#Kano#circulations#coronavirus#échanges#commerce#densité-population#dissémination#enfants-des-rues#pratiques-funéraires#migrant#migration#système-santé#pauvreté#méningite#choléra#typhoïde

  • En #Floride, les riches n’auront pas les pieds dans l’eau

    Les eaux montent, à #Miami. Comme les prix des « condos » de luxe faits pour résister aux ouragans ou de l’#immobilier populaire, plus en hauteur, vers lequel se ruent les plus aisés. #Gentrification classique ou prise de conscience du réchauffement ? Qu’importe ! « Dans cent ans, prédit un promoteur, toute la ville sera sous l’eau ! »


    https://www.monde-diplomatique.fr/2020/05/RAIM/61762

    #inégalités #changement_climatique #climat #riches #pauvre #verticalité #eau #montée_des_eaux #niveau_de_mer #géographie_urbaine

    ping @albertocampiphoto

  • Editorial : #Nicotine and #SARS-CoV-2 : #COVID-19 may be a disease of the nicotinic cholinergic system - ScienceDirect
    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2214750020302924

    L’effet protecteur apparent de la nicotine peut s’expliquer par le fait qu’elle est un agoniste cholinergique (elle se fixe sur les récepteurs à l’acetylcholine en mimant ses effets) or il est prouvé que le système nerveux cholinergique joue un rôle important dans le contrôle de l’#inflammation.

    Les auteurs émettent une double hypothèse :
    1) la perturbation du « système cholinergique nicotinique » pourrait être une explication du COVID-19,
    2) le sars-cov2 pourrait être une combinaison du #coronavirus de la chauve-souris et du coronavirus d’un type de serpent et, partant, avoir acquis une parenté avec les neurotoxines du venin de ce dernier, #neurotoxines qui sont justement des antagonistes des récepteurs cholinergiques. En faveur de cette dernière hypothèse les auteurs mettent en avant la présence de cette parenté retrouvée dans leurs travaux,

    COVID-19 could be a disease of the nicotinic cholinergic system
    SARS-CoV-2 [...] may have been a recombinant virus between the bat coronavirus and an unknown-origin coronavirus [80]. One possible intermediate host could have been a snake coronavirus. Taking into consideration that snake venom toxins are competitive antagonists of acetylcholine on α7-nACh receptor with high affinity, we decided to explore the hypothesis that SARS-CoV-2 may have acquired sequences by any of the potential, and not defined yet, intermediates through genomic recombination. We compared the protein sequences between SARS-CoV-2 and snake venom neurotoxins. We were able to identify regions with four or five amino acids homology between the coronavirus and several neurotoxin molecules (e.g. SARS-CoV-2 compared with alpha Bungarotoxin, Fig. 1A; SARS-CoV-2 and alpha-Cobratoxin, Fig. 1B). Therefore, we hypothesize that these sequences on the SARS-CoV-2 proteins, being similar to the active sites of a neurotoxin, can result in binding to nAChRs and adversely affecting their function by preventing the action of acetylcholine.

  • Rohingya, la mécanique du crime

    Des centaines de villages brûlés, des viols, des massacres et 700 000 Rohingyas qui quittent la Birmanie pour prendre le chemin de l’exil. Rapidement, l’ONU alerte la communauté internationale et dénonce un « nettoyage ethnique ». Ces événements tragiques vécus par les Rohingyas ne sont que l’achèvement d’une politique de discrimination déjà ancienne. Ce nettoyage ethnique a été prémédité et préparé il y a des années par les militaires birmans. Ce film raconte cette mécanique infernale.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/57765_1
    https://www.youtube.com/watch?v=g2OjbDcBfPk


    #film #documentaire #film_documentaire #opération_nettoyage #armée_birmane #feu #incendie #réfugiés #2017 #Bangladesh #répression #Arakan #nettoyage_ethnique #génocide #préméditation #planification #moines #islamophobie #xénophobie #racisme #crime_contre_l'humanité #camp_de_réfugiés #camps_de_réfugiés #violence #crime #viol #Tula_Toli #massacre #Maungdaw #milices #crimes_de_guerre #colonisation #Ashin_Wirathu #immigrants_illégaux #2012 #camps_de_concentration #Koe_Tan_Kauk #ARSA (#armée_du_salut_des_Rohingya) #métèques #déni #Inn_Dinn #roman_national #haine #terres #justice #Aung_San_Suu_Kyi #retour_au_pays #encampement
    #terminologie #mots #stigmatisation
    –-> « La #haine passe du #discours aux actes »

    #ressources_naturelles #uranium #extractivisme #nickel —> « Pour exploiter ces ressources, vous ne pouvez pas avoir des gens qui vivent là »
    (#géographie_du_vide)

    #Carte_de_vérification_nationale —> donnée à ceux qui acceptent de retourner en #Birmanie. En recevant cette carte, ils renient leur #nationalité birmane.

    #NaTaLa —> nom utilisé par les #musulmans pour distinguer les #bouddhistes qui ont été #déplacés du reste de la Birmanie vers la région de l’Arkana. C’est les musulmans qui ont été obligés de construire, avec leur main-d’oeuvre et leur argent, les maisons pour les colons bouddhistes : « Ils nous ont enlevé le pain de la bouche et au final ils nous ont tués ». Ces colons ont participé au #massacre du village de Inn Dinn.

    A partir de la minute 36’00 —> #effacement des #traces dans le #paysage, maisons rohingya détruites et remplacées par un camp militaire —> photos satellites pour le prouver

    A partir de la minute 45’35 : la colonisation sur les #terres arrachées aux Rohingya (le gouvernement subventionne la construction de nouveaux villages par des nouveaux colons)

    ping @karine4 @reka

  • Monitoring being pitched to fight Covid-19 was tested on refugees

    The pandemic has given a boost to controversial data-driven initiatives to track population movements

    In Italy, social media monitoring companies have been scouring Instagram to see who’s breaking the nationwide lockdown. In Israel, the government has made plans to “sift through geolocation data” collected by the Shin Bet intelligence agency and text people who have been in contact with an infected person. And in the UK, the government has asked mobile operators to share phone users’ aggregate location data to “help to predict broadly how the virus might move”.

    These efforts are just the most visible tip of a rapidly evolving industry combining the exploitation of data from the internet and mobile phones and the increasing number of sensors embedded on Earth and in space. Data scientists are intrigued by the new possibilities for behavioural prediction that such data offers. But they are also coming to terms with the complexity of actually using these data sets, and the ethical and practical problems that lurk within them.

    In the wake of the refugee crisis of 2015, tech companies and research consortiums pushed to develop projects using new data sources to predict movements of migrants into Europe. These ranged from broad efforts to extract intelligence from public social media profiles by hand, to more complex automated manipulation of big data sets through image recognition and machine learning. Two recent efforts have just been shut down, however, and others are yet to produce operational results.

    While IT companies and some areas of the humanitarian sector have applauded new possibilities, critics cite human rights concerns, or point to limitations in what such technological solutions can actually achieve.

    In September last year Frontex, the European border security agency, published a tender for “social media analysis services concerning irregular migration trends and forecasts”. The agency was offering the winning bidder up to €400,000 for “improved risk analysis regarding future irregular migratory movements” and support of Frontex’s anti-immigration operations.

    Frontex “wants to embrace” opportunities arising from the rapid growth of social media platforms, a contracting document outlined. The border agency believes that social media interactions drastically change the way people plan their routes, and thus examining would-be migrants’ online behaviour could help it get ahead of the curve, since these interactions typically occur “well before persons reach the external borders of the EU”.

    Frontex asked bidders to develop lists of key words that could be mined from platforms like Twitter, Facebook, Instagram and YouTube. The winning company would produce a monthly report containing “predictive intelligence ... of irregular flows”.

    Early this year, however, Frontex cancelled the opportunity. It followed swiftly on from another shutdown; Frontex’s sister agency, the European Asylum Support Office (EASO), had fallen foul of the European data protection watchdog, the EDPS, for searching social media content from would-be migrants.

    The EASO had been using the data to flag “shifts in asylum and migration routes, smuggling offers and the discourse among social media community users on key issues – flights, human trafficking and asylum systems/processes”. The search covered a broad range of languages, including Arabic, Pashto, Dari, Urdu, Tigrinya, Amharic, Edo, Pidgin English, Russian, Kurmanji Kurdish, Hausa and French.

    Although the EASO’s mission, as its name suggests, is centred around support for the asylum system, its reports were widely circulated, including to organisations that attempt to limit illegal immigration – Europol, Interpol, member states and Frontex itself.

    In shutting down the EASO’s social media monitoring project, the watchdog cited numerous concerns about process, the impact on fundamental rights and the lack of a legal basis for the work.

    “This processing operation concerns a vast number of social media users,” the EDPS pointed out. Because EASO’s reports are read by border security forces, there was a significant risk that data shared by asylum seekers to help others travel safely to Europe could instead be unfairly used against them without their knowledge.

    Social media monitoring “poses high risks to individuals’ rights and freedoms,” the regulator concluded in an assessment it delivered last November. “It involves the use of personal data in a way that goes beyond their initial purpose, their initial context of publication and in ways that individuals could not reasonably anticipate. This may have a chilling effect on people’s ability and willingness to express themselves and form relationships freely.”

    EASO told the Bureau that the ban had “negative consequences” on “the ability of EU member states to adapt the preparedness, and increase the effectiveness, of their asylum systems” and also noted a “potential harmful impact on the safety of migrants and asylum seekers”.

    Frontex said that its social media analysis tender was cancelled after new European border regulations came into force, but added that it was considering modifying the tender in response to these rules.
    Coronavirus

    Drug shortages put worst-hit Covid-19 patients at risk
    European doctors running low on drugs needed to treat Covid-19 patients
    Big Tobacco criticised for ’coronavirus publicity stunt’ after donating ventilators

    The two shutdowns represented a stumbling block for efforts to track population movements via new technologies and sources of data. But the public health crisis precipitated by the Covid-19 virus has brought such efforts abruptly to wider attention. In doing so it has cast a spotlight on a complex knot of issues. What information is personal, and legally protected? How does that protection work? What do concepts like anonymisation, privacy and consent mean in an age of big data?
    The shape of things to come

    International humanitarian organisations have long been interested in whether they can use nontraditional data sources to help plan disaster responses. As they often operate in inaccessible regions with little available or accurate official data about population sizes and movements, they can benefit from using new big data sources to estimate how many people are moving where. In particular, as well as using social media, recent efforts have sought to combine insights from mobile phones – a vital possession for a refugee or disaster survivor – with images generated by “Earth observation” satellites.

    “Mobiles, satellites and social media are the holy trinity of movement prediction,” said Linnet Taylor, professor at the Tilburg Institute for Law, Technology and Society in the Netherlands, who has been studying the privacy implications of such new data sources. “It’s the shape of things to come.”

    As the devastating impact of the Syrian civil war worsened in 2015, Europe saw itself in crisis. Refugee movements dominated the headlines and while some countries, notably Germany, opened up to more arrivals than usual, others shut down. European agencies and tech companies started to team up with a new offering: a migration hotspot predictor.

    Controversially, they were importing a concept drawn from distant catastrophe zones into decision-making on what should happen within the borders of the EU.

    “Here’s the heart of the matter,” said Nathaniel Raymond, a lecturer at the Yale Jackson Institute for Global Affairs who focuses on the security implications of information communication technologies for vulnerable populations. “In ungoverned frontier cases [European data protection law] doesn’t apply. Use of these technologies might be ethically safer there, and in any case it’s the only thing that is available. When you enter governed space, data volume and ease of manipulation go up. Putting this technology to work in the EU is a total inversion.”
    “Mobiles, satellites and social media are the holy trinity of movement prediction”

    Justin Ginnetti, head of data and analysis at the Internal Displacement Monitoring Centre in Switzerland, made a similar point. His organisation monitors movements to help humanitarian groups provide food, shelter and aid to those forced from their homes, but he casts a skeptical eye on governments using the same technology in the context of migration.

    “Many governments – within the EU and elsewhere – are very interested in these technologies, for reasons that are not the same as ours,” he told the Bureau. He called such technologies “a nuclear fly swatter,” adding: “The key question is: What problem are you really trying to solve with it? For many governments, it’s not preparing to ‘better respond to inflow of people’ – it’s raising red flags, to identify those en route and prevent them from arriving.”
    Eye in the sky

    A key player in marketing this concept was the European Space Agency (ESA) – an organisation based in Paris, with a major spaceport in French Guiana. The ESA’s pitch was to combine its space assets with other people’s data. “Could you be leveraging space technology and data for the benefit of life on Earth?” a recent presentation from the organisation on “disruptive smart technologies” asked. “We’ll work together to make your idea commercially viable.”

    By 2016, technologists at the ESA had spotted an opportunity. “Europe is being confronted with the most significant influxes of migrants and refugees in its history,” a presentation for their Advanced Research in Telecommunications Systems Programme stated. “One burning issue is the lack of timely information on migration trends, flows and rates. Big data applications have been recognised as a potentially powerful tool.” It decided to assess how it could harness such data.

    The ESA reached out to various European agencies, including EASO and Frontex, to offer a stake in what it called “big data applications to boost preparedness and response to migration”. The space agency would fund initial feasibility stages, but wanted any operational work to be jointly funded.

    One such feasibility study was carried out by GMV, a privately owned tech group covering banking, defence, health, telecommunications and satellites. GMV announced in a press release in August 2017 that the study would “assess the added value of big data solutions in the migration sector, namely the reduction of safety risks for migrants, the enhancement of border controls, as well as prevention and response to security issues related with unexpected migration movements”. It would do this by integrating “multiple space assets” with other sources including mobile phones and social media.

    When contacted by the Bureau, a spokeswoman from GMV said that, contrary to the press release, “nothing in the feasibility study related to the enhancement of border controls”.

    In the same year, the technology multinational CGI teamed up with the Dutch Statistics Office to explore similar questions. They started by looking at data around asylum flows from Syria and at how satellite images and social media could indicate changes in migration patterns in Niger, a key route into Europe. Following this experiment, they approached EASO in October 2017. CGI’s presentation of the work noted that at the time EASO was looking for a social media analysis tool that could monitor Facebook groups, predict arrivals of migrants at EU borders, and determine the number of “hotspots” and migrant shelters. CGI pitched a combined project, co-funded by the ESA, to start in 2019 and expand to serve more organisations in 2020.
    The proposal was to identify “hotspot activities”, using phone data to group individuals “according to where they spend the night”

    The idea was called Migration Radar 2.0. The ESA wrote that “analysing social media data allows for better understanding of the behaviour and sentiments of crowds at a particular geographic location and a specific moment in time, which can be indicators of possible migration movements in the immediate future”. Combined with continuous monitoring from space, the result would be an “early warning system” that offered potential future movements and routes, “as well as information about the composition of people in terms of origin, age, gender”.

    Internal notes released by EASO to the Bureau show the sheer range of companies trying to get a slice of the action. The agency had considered offers of services not only from the ESA, GMV, the Dutch Statistics Office and CGI, but also from BIP, a consulting firm, the aerospace group Thales Alenia, the geoinformation specialist EGEOS and Vodafone.

    Some of the pitches were better received than others. An EASO analyst who took notes on the various proposals remarked that “most oversell a bit”. They went on: “Some claimed they could trace GSM [ie mobile networks] but then clarified they could do it for Venezuelans only, and maybe one or two countries in Africa.” Financial implications were not always clearly provided. On the other hand, the official noted, the ESA and its consortium would pay 80% of costs and “we can get collaboration on something we plan to do anyway”.

    The features on offer included automatic alerts, a social media timeline, sentiment analysis, “animated bubbles with asylum applications from countries of origin over time”, the detection and monitoring of smuggling sites, hotspot maps, change detection and border monitoring.

    The document notes a group of services available from Vodafone, for example, in the context of a proposed project to monitor asylum centres in Italy. The proposal was to identify “hotspot activities”, using phone data to group individuals either by nationality or “according to where they spend the night”, and also to test if their movements into the country from abroad could be back-tracked. A tentative estimate for the cost of a pilot project, spread over four municipalities, came to €250,000 – of which an unspecified amount was for “regulatory (privacy) issues”.

    Stumbling blocks

    Elsewhere, efforts to harness social media data for similar purposes were proving problematic. A September 2017 UN study tried to establish whether analysing social media posts, specifically on Twitter, “could provide insights into ... altered routes, or the conversations PoC [“persons of concern”] are having with service providers, including smugglers”. The hypothesis was that this could “better inform the orientation of resource allocations, and advocacy efforts” - but the study was unable to conclude either way, after failing to identify enough relevant data on Twitter.

    The ESA pressed ahead, with four feasibility studies concluding in 2018 and 2019. The Migration Radar project produced a dashboard that showcased the use of satellite imagery for automatically detecting changes in temporary settlement, as well as tools to analyse sentiment on social media. The prototype received positive reviews, its backers wrote, encouraging them to keep developing the product.

    CGI was effusive about the predictive power of its technology, which could automatically detect “groups of people, traces of trucks at unexpected places, tent camps, waste heaps and boats” while offering insight into “the sentiments of migrants at certain moments” and “information that is shared about routes and motives for taking certain routes”. Armed with this data, the company argued that it could create a service which could predict the possible outcomes of migration movements before they happened.

    The ESA’s other “big data applications” study had identified a demand among EU agencies and other potential customers for predictive analyses to ensure “preparedness” and alert systems for migration events. A package of services was proposed, using data drawn from social media and satellites.

    Both projects were slated to evolve into a second, operational phase. But this seems to have never become reality. CGI told the Bureau that “since the completion of the [Migration Radar] project, we have not carried out any extra activities in this domain”.

    The ESA told the Bureau that its studies had “confirmed the usefulness” of combining space technology and big data for monitoring migration movements. The agency added that its corporate partners were working on follow-on projects despite “internal delays”.

    EASO itself told the Bureau that it “took a decision not to get involved” in the various proposals it had received.

    Specialists found a “striking absence” of agreed upon core principles when using the new technologies

    But even as these efforts slowed, others have been pursuing similar goals. The European Commission’s Knowledge Centre on Migration and Demography has proposed a “Big Data for Migration Alliance” to address data access, security and ethics concerns. A new partnership between the ESA and GMV – “Bigmig" – aims to support “migration management and prevention” through a combination of satellite observation and machine-learning techniques (the company emphasised to the Bureau that its focus was humanitarian). And a consortium of universities and private sector partners – GMV among them – has just launched a €3 million EU-funded project, named Hummingbird, to improve predictions of migration patterns, including through analysing phone call records, satellite imagery and social media.

    At a conference in Berlin in October 2019, dozens of specialists from academia, government and the humanitarian sector debated the use of these new technologies for “forecasting human mobility in contexts of crises”. Their conclusions raised numerous red flags. They found a “striking absence” of agreed upon core principles. It was hard to balance the potential good with ethical concerns, because the most useful data tended to be more specific, leading to greater risks of misuse and even, in the worst case scenario, weaponisation of the data. Partnerships with corporations introduced transparency complications. Communication of predictive findings to decision makers, and particularly the “miscommunication of the scope and limitations associated with such findings”, was identified as a particular problem.

    The full consequences of relying on artificial intelligence and “employing large scale, automated, and combined analysis of datasets of different sources” to predict movements in a crisis could not be foreseen, the workshop report concluded. “Humanitarian and political actors who base their decisions on such analytics must therefore carefully reflect on the potential risks.”

    A fresh crisis

    Until recently, discussion of such risks remained mostly confined to scientific papers and NGO workshops. The Covid-19 pandemic has brought it crashing into the mainstream.

    Some see critical advantages to using call data records to trace movements and map the spread of the virus. “Using our mobile technology, we have the potential to build models that help to predict broadly how the virus might move,” an O2 spokesperson said in March. But others believe that it is too late for this to be useful. The UK’s chief scientific officer, Patrick Vallance, told a press conference in March that using this type of data “would have been a good idea in January”.

    Like the 2015 refugee crisis, the global emergency offers an opportunity for industry to get ahead of the curve with innovative uses of big data. At a summit in Downing Street on 11 March, Dominic Cummings asked tech firms “what [they] could bring to the table” to help the fight against Covid-19.

    Human rights advocates worry about the longer term effects of such efforts, however. “Right now, we’re seeing states around the world roll out powerful new surveillance measures and strike up hasty partnerships with tech companies,” Anna Bacciarelli, a technology researcher at Amnesty International, told the Bureau. “While states must act to protect people in this pandemic, it is vital that we ensure that invasive surveillance measures do not become normalised and permanent, beyond their emergency status.”

    More creative methods of surveillance and prediction are not necessarily answering the right question, others warn.

    “The single largest determinant of Covid-19 mortality is healthcare system capacity,” said Sean McDonald, a senior fellow at the Centre for International Governance Innovation, who studied the use of phone data in the west African Ebola outbreak of 2014-5. “But governments are focusing on the pandemic as a problem of people management rather than a problem of building response capacity. More broadly, there is nowhere near enough proof that the science or math underlying the technologies being deployed meaningfully contribute to controlling the virus at all.”

    Legally, this type of data processing raises complicated questions. While European data protection law - the GDPR - generally prohibits processing of “special categories of personal data”, including ethnicity, beliefs, sexual orientation, biometrics and health, it allows such processing in a number of instances (among them public health emergencies). In the case of refugee movement prediction, there are signs that the law is cracking at the seams.
    “There is nowhere near enough proof that the science or math underlying the technologies being deployed meaningfully contribute to controlling the virus at all.”

    Under GDPR, researchers are supposed to make “impact assessments” of how their data processing can affect fundamental rights. If they find potential for concern they should consult their national information commissioner. There is no simple way to know whether such assessments have been produced, however, or whether they were thoroughly carried out.

    Researchers engaged with crunching mobile phone data point to anonymisation and aggregation as effective tools for ensuring privacy is maintained. But the solution is not straightforward, either technically or legally.

    “If telcos are using individual call records or location data to provide intel on the whereabouts, movements or activities of migrants and refugees, they still need a legal basis to use that data for that purpose in the first place – even if the final intelligence report itself does not contain any personal data,” said Ben Hayes, director of AWO, a data rights law firm and consultancy. “The more likely it is that the people concerned may be identified or affected, the more serious this matter becomes.”

    More broadly, experts worry that, faced with the potential of big data technology to illuminate movements of groups of people, the law’s provisions on privacy begin to seem outdated.

    “We’re paying more attention now to privacy under its traditional definition,” Nathaniel Raymond said. “But privacy is not the same as group legibility.” Simply put, while issues around the sensitivity of personal data can be obvious, the combinations of seemingly unrelated data that offer insights about what small groups of people are doing can be hard to foresee, and hard to mitigate. Raymond argues that the concept of privacy as enshrined in the newly minted data protection law is anachronistic. As he puts it, “GDPR is already dead, stuffed and mounted. We’re increasing vulnerability under the colour of law.”

    https://www.thebureauinvestigates.com/stories/2020-04-28/monitoring-being-pitched-to-fight-covid-19-was-first-tested-o
    #cobaye #surveillance #réfugiés #covid-19 #coronavirus #test #smartphone #téléphones_portables #Frontex #frontières #contrôles_frontaliers #Shin_Bet #internet #big_data #droits_humains #réseaux_sociaux #intelligence_prédictive #European_Asylum_Support_Office (#EASO) #EDPS #protection_des_données #humanitaire #images_satellites #technologie #European_Space_Agency (#ESA) #GMV #CGI #Niger #Facebook #Migration_Radar_2.0 #early_warning_system #BIP #Thales_Alenia #EGEOS #complexe_militaro-industriel #Vodafone #GSM #Italie #twitter #détection #routes_migratoires #systèmes_d'alerte #satellites #Knowledge_Centre_on_Migration_and_Demography #Big_Data for_Migration_Alliance #Bigmig #machine-learning #Hummingbird #weaponisation_of_the_data #IA #intelligence_artificielle #données_personnelles

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  • Hors de contrôle : crise, Covid-19 et capitalisme en Afrique
    https://www.contretemps.eu/crise-covid19-capitalisme-afrique
    https://roape.net/2020/03/26/out-of-control-crisis-covid-19-and-capitalism-in-africa

    Des militant·e·s et des chercheurs·ses à travers l’Afrique évoquent les conséquences du Covid-19 sur leurs pays respectifs dans cet article publié initialement par ROAPE (Review of African Political Economy). Depuis le Kenya, l’Afrique du Sud, le Burkina Faso, le Nigeria et le Zimbabwe, Femi Aborisade, Heike Becker, Didier Kiendrebeogo, Gacheke Gachihi, Lena Anyuolo et Tafadzwa Choto observent les contours pris par la crise et la manière dont les gouvernements sous couvert de lutte contre le virus étendent la répression, dans le contexte plus général du capitalisme, du changement climatique et des luttes populaires pour des transformations radicales.

    #covid19 #témoignages #Kenya #Afrique_du_Sud #Burkina Faso #Nigeria #Zimbabwe

  • Neuer Hashtag : Neue und und Nazistraßen in Berlin
    Dies ist eine editorische und archivarische Anmerkung

    Neue Straßen aus der Nachkriegszeit

    Das Schlagwort #neue_Straßen bezeichnet vor allem Artikel in denen Straßen vorkommen, die nach 1945 angelegt wurden und nicht dem historischen Layout folgen. „Alte“ Straßen sind die, welche aus den vormaligen Dorfstrukturen entstanden sind oder z.B. Teil des Hobrechtplans sind. Sie werden mit dem explizit gekennzeichnet, weil sie eine Änderung des geographischen Kontext und der damit zusammenhängenden Lebenswirklichkeit zur Folge hatten.

    Beispiel: #Penzberger_Straße
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Penzberger-Strasse-10779-Berlin
    https://www.openstreetmap.org/way/25042583

    Straßen als echte Nazierbschaft

    Die heute noch existierenden Straßen, die in der Nazizeit neu und vor allem als Teil der Vorarbeiten für die Errichtung der Welthauptstadt Germania angelegt wurden, werden als #Nazistraßen gekennzeichnet. Das gilt auch, wenn sie heute anders heißen. Dann erhalten sie außerden das Schlagwort #Straßenumbenennung

    Beispiel: #Olympischer_Platz
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Olympischer-Platz-14053-Berlin
    Beispiel: Hanns-Braun-Straße
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Hanns-Braun-Strasse-14053-Berlin

    Straßen als Naziopfer

    Durch die Kombination der Hashtags #Nazis und #Straßenumbenennung werden Straße gekennzeichnet, deren Name in der Nazizeit geändert wurden, und die vorher schon existierten und vielleicht nach 1945 einen anderen Namen trugen. Das Schlagwort #Nazistraßen ist für diese Straßen nicht gedacht.

    Beispiel: #Reichskanzlerplatz -> #Adolf-Hitler-Platz -> #namenloser_Platz -> #Reichskanzlerplatz -> #Theodor-Heuss-Platz
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Theodor-Heuss-Platz-14052-Berlin

    Nazis heute

    Die Kombination der Hashtags #Nazis und #Straßenumbenennung wird auch für Straßen verwendet, die heute noch ihren von den Nazis gewidmeten Namen tragen, es sei denn, es handelt sich um #Nazistraßen.

    Mit den Begriffen #immernoch oder #toujours wird die Nichterfüllung der Aufforderung #nie_wieder bezeichnet. Sie kennzeichnen von Nazis gewidmete Straßen und andere Überbleibsel der Nazizeit. Das können Begriff aus dem Wörterbuch des Unmenschen ebenso sein wie immer noch gültige Gesetze und Verwaltungsvorschriften und vieles mehr.

    Beispiel: #Zobeltitzstraße
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Zobeltitzstrasse-13403-Berlin
    https://www.openstreetmap.org/way/241859198
    #Wacholderstraße -> #Zobeltitzstraße
    Beispiel: #Rumeyplan
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Rumeyplan-12101-Berlin
    https://www.openstreetmap.org/way/711137875
    #Preußenring -> #Rumeyplan

    #Verschlagwortung #Berlingeschichte

  • Plus de trois mille Nicaraguayens n’ont pas pu entrer au Costa Rica, depuis la fermeture de ses frontières par Covid-19
    #Covid-19#migrant#migration#Nicaragua#frontiere#CostaRica#coince

    https://www.breakingnews.fr/sante/plus-de-trois-mille-nicaraguayens-nont-pas-pu-entrer-au-costa-rica-depu

    Avec la fermeture des frontières par le Costa Rica, le 18 mars, pour éviter de nouvelles infections à Covid-19, l’entrée de 3 454 Nicaraguayens aux postes frontières de Peñas Blancas et Las Tablillas a été rejetée, la Direction générale de la Migration et immigration (DGME).

  • Nigéria : l’OIM construit des centres de quarantaine dans les camps de déplacés internes tandis que l’Etat de Borno touché par le conflit enregistre ses premiers cas de COVID-19 | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/nigeria-loim-construit-des-centres-de-quarantaine-dans-les-camps-de-deplaces-in
    #Covid-19#migrant#migration#Nigeria#Borno#déplacés-internes#infrastructures-sanitaires#camps#maladies#quarantaine#OIM

  • « Le Nigeria est mieux préparé que nous aux épidémies » , Entretien avec l’historien Guillaume Lachenal, 20 avril 2020
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/200420/le-nigeria-est-mieux-prepare-que-nous-aux-epidemies?onglet=full

    Leçons à tirer des façons dont le Sud fait face aux épidémies, approche sécuritaire des virus, relations entre le médical et le politique, logiques sous-jacentes à la « médecine de tri »…

    Guillaume Lachenal est historien des sciences, chercheur au Medialab de Sciences-Po. Ses principales recherches portent sur l’histoire et l’anthropologie des épidémies, de la médecine et de la santé publique dans les contextes coloniaux et post-coloniaux d’Afrique. Il a notamment publié Le Médicament qui devait sauver l’Afrique (La Découverte, 2014, traduction anglaise The Lomidine files, Johns Hopkins University Press, 2017) et Le Médecin qui voulut être roi (Seuil, 2017).

    Qu’est-ce que les épidémies vécues récemment par les pays du Sud peuvent nous apprendre sur ce qui se passe aujourd’hui ?

    Guillaume Lachenal : Comme le disaient déjà les anthropologues Jean et John Comaroff, la théorie sociale vient désormais du Sud, parce que les pays du Sud ont expérimenté, avec vingt ou vingt-cinq ans d’avance, les politiques d’austérité sous des formes radicales. Le néolibéralisme précoce s’est déployé au Sud, notamment dans les politiques de santé. Il est à l’arrière-plan des épidémies de sida et d’Ebola.

    On découvre aujourd’hui le besoin d’une grille de compréhension qui parte des questions de pénurie, de rareté, de rupture de stocks qui se trouvent être au cœur de l’anthropologie de la santé dans les pays du Sud. On parle aujourd’hui beaucoup de mondialisation, de flux et de la façon dont le virus a épousé ces mouvements, mais observée d’Afrique et des pays du Sud, la mondialisation est une histoire qui ressemble à ce qu’on voit aujourd’hui : des frontières fermées, des avions qu’on ne peut pas prendre, des mobilités impossibles.
    Jusqu’au début des années 2000, en Afrique, l’épidémie de sida, c’est une histoire de médicaments qu’on n’arrive pas à obtenir, qu’on fait passer dans des valises au marché noir… Durant la grande épidémie d’Ebola de 2014, les structures de santé ont été dépassées pour des raisons matérielles élémentaires : manque de personnel, pénurie de matériel…

    Il existe donc, au Sud, tout un corpus d’expériences riche d’enseignements, comme le soulignait récemment l’historien Jean-Paul Gaudillière. Comme Ebola, le Covid est à maints égards une maladie du soin, qui touche en premier lieu les structures de santé, mais aussi les relations de prises en charge domestiques. Surtout, le Sud nous montre comment on a voulu mobiliser une approche sécuritaire des épidémies, au moment même où on négligeait les systèmes de santé.

    Toute l’histoire de la santé publique dans ces pays rappelle pourtant qu’il ne suffit pas d’applications pour monitorer le virus et de drones pour envoyer les médicaments ; que ces modes de gouvernement sont de peu d’efficacité face à une épidémie. On peut tenter de transposer, ici, cette critique d’une gouvernementalité spectaculaire qui produit seulement une fiction de préparation.

    Il y a trois ans, la conférence de Munich sur la sécurité avait été inaugurée par Bill Gates qui affirmait que la menace principale pour le monde était de nature épidémique et pas sécuritaire. Depuis quinze ans, tous les livres blancs de la Défense mettent les épidémies tout en haut de l’agenda. Et nous sommes pourtant dépassés quand elle arrive. Cette contradiction n’est en réalité qu’apparente. Parce que nous avons en réalité confié cette question sanitaire à une logique de start-up, d’innovation et de philanthropie, dans laquelle la politique sécuritaire des États consiste d’abord à mettre en scène sa capacité à intervenir, à simuler son aptitude à gouverner, mais sans véritable moyen de le faire.

    L’anthropologue et médecin Paul Farmer, qui avait été notamment l’envoyé spécial des Nations unies à Haïti après le séisme en 2009, rappelait à propos du fiasco de la réponse à Ebola, en 2014, que la réponse à une épidémie, c’est avant tout « staff and stuff » , des gens et des choses. La France se prend aujourd’hui en pleine figure le manque de masques, de matériels et de tests, et expose ainsi l’hiatus profond entre un débat public expliquant qu’il faut tester davantage, se protéger davantage, et la matérialité de la situation, avec le manque de réactifs, l’incapacité de produire suffisamment de masques, mais aussi l’absence de personnels de santé publique capables de faire le suivi des cas.

    Actuellement, ce n’est pas d’idées, de stratégies, de perspectives critiques que l’on manque… On manque de choses. Les questions les plus intéressantes aujourd’hui sont logistiques et il est sans doute plus intéressant de parler à un brancardier de l’hôpital Delafontaine de Saint-Denis ou à un livreur de Franprix qu’à n’importe quel chercheur. La question centrale, aujourd’hui, c’est l’épidémiologie sociale : comment le virus s’engouffre dans les failles de nos sociétés : les inégalités, les conditions de vie, les différences d’exposition du fait du travail, et toutes les comorbidités qui aggravent la maladie, comme on le voit avec les disparités raciales aux États-Unis, ou le cas de la Seine-Saint-Denis, ici.

    Avec une certaine ironie, on constate que des pays comme le Cameroun ou le Nigeria sont mieux préparés car ils disposent de ce qu’on appelle des agents de santé communautaire ( Community Health Workers ) qui sont des gens peu formés – ce ne sont pas des infirmiers – mais qui sont des sortes d’aides-soignants de santé publique, qui s’occupent des campagnes de vaccination, mais aussi de surveillance épidémiologique, et qui s’avèrent très utiles pour faire le suivi des cas, et des contacts des personnes infectées. C’est un savoir social que ne peut faire la police ou un smartphone.

    Au moment d’Ebola, quelques cas se sont déclarés à Lagos, au Nigeria, et on a craint le pire dans une métropole comme celle-ci, avec un virus aussi mortel. Mais en réalité, le pays a pu s’appuyer sur ces personnes très bien implantées dans les quartiers et les communautés, qui devaient déjà faire face à une épidémie de polio, et ont donc su tracer les contacts, isoler les malades, et réussi à éteindre l’épidémie. Cette success story africaine rappelle que la principale réponse aux épidémies est une réponse humaine, qu’on a complètement négligée ici, où personne ne viendra frapper à notre porte, et où rares sont les quartiers organisés en « communautés ».

    Vous avez coordonné, en 2014, une publication sur la « médecine de tri », dont on saisit aujourd’hui l’ampleur. Pourquoi jugez-vous qu’il s’agit du paradigme de la médecine de notre temps ?

    Ces pratiques de tri qu’on découvre aujourd’hui dans le débat public sont routinières en médecine. Elles sont violentes pour les soignants, difficiles éthiquement, insupportables philosophiquement, mais elles sont aussi nécessaires. On ne peut pas bien soigner les gens sans choisir où faire porter ses efforts. Et ces pratiques de tri sur critères médicaux sont aussi un moyen de traiter les gens de manière égalitaire, au sens où ce ne sera pas seulement celui qui paie le plus qui aura le droit à un ventilateur par exemple.
    Cela dit, ce tri se fait parce qu’il existe un écart entre des ressources rares et les besoins des patients. Or, cette rareté peut aussi être produite, en raison par exemple de la politique d’austérité qui frappe les systèmes de santé. Il est donc important d’avoir un débat sur la production de cette rareté, par exemple au sujet de la réduction du nombre de lits. Mais ce qui produit de la rareté, c’est aussi l’innovation médicale en tant que telle. La dialyse, le respirateur, la réanimation soulèvent de nouvelles questions d’accès et de tri, qui ne se posent pas dans de nombreux pays du Sud où quasiment personne n’y a accès.

    Comment définissez-vous la « santé globale » ? Et pourquoi dites-vous qu’il s’agit du « stade Dubaï » de la santé publique, en faisant référence à la façon dont le sociologue Mike Davis faisait de Dubaï l’emblème du capitalisme avancé ?

    Depuis le milieu des années 1990, les questions de sécurité sanitaire et de biosécurité ont pris de plus en plus de place sur l’agenda. Les réponses très verticales à des épidémies comme celle de VIH ont été motivées avant tout par des préoccupations sécuritaires, notamment d’un point de vue américain, avec l’idée qu’il ne fallait pas les laisser hors de contrôle.

    Ce tournant sécuritaire a coïncidé avec un tournant néolibéral, notamment dans le Sud, où on a contraint les États à diminuer les dépenses de santé publique, et à avoir recours à la philanthropie, ou à développer des infrastructures privées. Lors de mes enquêtes en Afrique par exemple, j’ai pu constater que la santé publique n’était plus qu’un souvenir, dont les personnes âgées parlaient souvent avec nostalgie, comme d’une époque où on pouvait obtenir des médicaments et se faire soigner gratuitement. À partir de la fin des années 1990, tout devient payant et on passe à une approche beaucoup plus minimaliste et sécuritaire de l’intervention de l’État en matière de santé.

    Ce moment qu’on désigne comme celui de « Global Health » , de santé mondiale, est caractérisé, dans le Sud, à la fois par un retrait des États et par un boom du financement global, assuré en particulier par la fondation Gates et les grandes banques de développement dont la banque mondiale, qui mettent en place des infrastructures de santé, le plus souvent avec des partenariats public-privé.

    Pour le dire schématiquement, vous avez des dispensaires qui tombent en ruine et des hôpitaux champignons tout neufs qui poussent parfois juste à côté, construits par les Indiens ou les Chinois, et financés par les banques de développement. Pour les habitants, ces institutions sont le plus souvent des mirages, parce qu’ils sont payants, ou, au sens propre, parce que construire un hôpital, même en envoyant des médecins indiens comme on l’a vu par exemple au Congo, n’est pas très utile quand on manque d’eau, d’électricité, de médicaments…
    D’où la référence à Mike Davis. Ces infrastructures sont des coquilles de verre impressionnantes mais qui demeurent des énigmes pour les habitants, et favorisent toute une épidémiologie populaire qui s’interroge sur ce qu’on a pris ici pour financer cela là, sur l’économie extractive qui a permis la construction de tel ou tel hôpital.

    Cette épidémiologie populaire désigne la façon dont les populations confrontées à des épidémies de type VIH-sida ou Ebola les inscrivent dans des économies politiques globales et des formes vernaculaires de compréhension, et relient les épidémies à des interrogations sur le sens de la maladie.

    C’est comme cela qu’on entend que le sida a été envoyé par tel politicien soucieux de se venger de tel ou tel village, ou Ebola par MSF pour pouvoir prélever des organes sur les cadavres… C’est aussi comme ça qu’on relie telle maladie, comme l’ulcère de Buruli, avec une transformation du paysage, avec tel ou tel changement environnemental. Évidemment tout n’est pas vrai, loin de là, mais dire que l’Afrique est dégradée par une économie extractive, c’est banalement exact.

    L’utopie du docteur David, que vous avez étudiée dans Le Médecin qui voulut être roi , d’un monde dont l’organisation serait entièrement déterminée par la médecine est-elle en train de se réaliser ?

    L’histoire coloniale est riche d’enseignements car on y voit des médecins coloniaux qui, à l’instar du docteur David, peuvent enfin vivre leur rêve d’avoir les rênes du pouvoir et d’appliquer leur science à toute la société. Pendant la guerre, le docteur David possède ainsi un pouvoir absolu sur toute une partie du Cameroun. Il profite de ses pleins pouvoirs en tant que médecin pour lutter contre les épidémies. Mais ce qui est instructif, c’est qu’il découvre son impuissance et il n’arrive pas à changer grand-chose au destin des maladies, car il ne comprend pas la société locale, car il n’a pas tous les leviers d’action qu’il croit posséder en ayant pourtant à la fois la science médicale et le pouvoir politique.
    Il peut être intéressant de jouer du parallèle, car l’utopie qui donnerait tout le pouvoir aux médecins, et travaille toute la santé publique et la biopolitique, n’a jamais été vraiment mise en place, mais demeure à l’état de rêve et de projet politiques – Foucault parlait du « rêve politique de la peste » . Ce qu’on traverse en ce moment, c’est à la fois l’apparence d’une toute-puissance biopolitique, mais aussi l’impuissance fondamentale de tout cela, parce que la réalité ne coïncide pas avec le projet. Ce n’est pas parce que les citoyens ne respectent pas le confinement, au contraire, mais parce que les autorités, notamment municipales, improvisent et imposent une théorie du confinement qui est loin d’être fondée sur une preuve épidémiologique.

    Les derniers arrêtés municipaux, c’est le Gendarme de Saint-Tropez derrière les joggeurs ! Rien ne dit aujourd’hui que le virus s’est beaucoup transmis dans les parcs, et une approche de santé publique rationnelle, qui arbitrerait coûts, sur la santé mentale et les enfants notamment, et bénéfices, imposerait plutôt de les rouvrir au plus vite, avec des règles adaptées – comme en Allemagne par exemple. Comme à l’époque coloniale, on a plutôt l’impression d’une biopolitique qui ne calcule pas grand-chose, et dont la priorité reste en fait d’éprouver sa capacité à maintenir l’ordre.

    Dans un texte publié mi-février, vous affirmiez à propos de l’épidémie qui débutait alors, qu’il s’agissait d’un « phénomène sans message » et qu’il fallait « se méfier de cette volonté d’interpréter ce que le coronavirus “révèle” » . Vous situez-vous toujours sur cette position deux mois plus tard ?

    Je maintiens cette position d’hygiène mentale et d’hygiène publique qui me paraît importante. Sans vouloir jeter la pierre à quiconque, toute une industrie du commentaire s’est mise en place et on se demande aujourd’hui ce que le coronavirus ne « révèle » pas.

    En tant qu’enseignant qui se trouvait être en train de faire un cours sur l’histoire des épidémies lorsque celle-ci est apparue, je me méfiais de l’ennui qu’on peut ressentir à enseigner cette histoire si on s’en tient aux invariants : le commencement anodin, le déni, la panique, l’impuissance, les digues morales qui sautent, les tentatives plus ou moins rationnelles pour comprendre et contrôler, et puis la vague qui se retire avec ses blessures…

    Dans ce contexte, la pensée de l’écrivain Susan Sontag a été ma boussole, en tout cas une position qu’il me semble nécessaire de considérer : il est possible que tout cela n’ait pas de sens. La chercheuse Paula Treichler avait, dans un article célèbre, évoqué « l’épidémie de significations » autour du sida. On se trouve dans une configuration similaire, avec tout un tas de théories du complot, le raoultisme, mais aussi des interprétations savantes qui ne font guère avancer les choses. Il me paraît ainsi intéressant de relever l’homologie entre les théories du complot et celles qui attribuent cela à Macron, à Buzyn ou à telle ou telle multinationale, et qui ont en commun d’exiger qu’il y ait une faute humaine à l’origine de ce qui arrive.
    Ce sont des choses qu’on a beaucoup vues dans des pays du Sud qui n’ont jamais cessé de connaître des épidémies secouant la société, qu’il s’agisse du sida en Haïti et en Afrique ou du virus Ebola. Ces théories jugées complotistes ne sont pas forcément irrationnelles ou inintéressantes politiquement. Pendant la dernière épidémie d’Ebola au Kivu congolais, on a accusé le pouvoir central, l’OMS ou certains politiciens locaux d’être derrière l’épidémie pour profiter de « l’Ebola business ».

    Des enquêtes journalistiques menées depuis, comme celle d’Emmanuel Freudenthal, ont effectivement montré l’ampleur de la structure de corruption mise en place autour de la réponse Ebola au Kivu, même si cela ne veut pas dire qu’elle avait été provoquée. L’épidémiologie populaire, comme on la désigne en anthropologie de la santé, est porteuse de diagnostics sociaux et politiques qui sont souvent au moins aussi intéressants que certains discours de sciences sociales qui cherchent à mettre du sens là où il n’y en a pas toujours.

    Le stade Dubaï de la santé publique
    La santé globale en Afrique entre passé et futur
    Guillaume Lachenal
    Dans Revue Tiers Monde 2013/3 (n°215), pages 53 à 71
    https://www.cairn.info/revue-tiers-monde-2013-3-page-53.htm

    Sans gendarme de Saint-tropez : Security agents killed more Nigerians in two weeks than Coronavirus
    https://seenthis.net/messages/845017

    Articles cités :

    Covid-19 et santé globale : la fin du grand partage ?, Jean-Paul Gaudillière
    https://aoc.media/analyse/2020/04/02/covid-19-et-sante-globale-la-fin-du-grand-partage
    est sous#paywall...

    Donner sens au sida, Guillaume Lachenal
    https://journals.openedition.org/gss/2867

    Bill Gates, « l’homme le plus généreux du monde », ne l’est pas tant que cela
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/110519/bill-gates-l-homme-le-plus-genereux-du-monde-ne-l-est-pas-tant-que-cela?on

    En RDC, la Riposte de l’OMS rattrapée par l’« Ebola business »
    https://www.liberation.fr/planete/2020/02/04/en-rdc-la-riposte-de-l-oms-rattrapee-par-l-ebola-business_1776970

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