• Financements libyens : « Pour Nicolas Sarkozy, c’est de la faute de tout le monde, jamais de la sienne »

    #Fabrice_Arfi a révélé, avec #Karl_Laske, l’affaire des financements libyens de Nicolas Sarkozy dans « Mediapart », en 2011. Alors que le #procès en appel de l’ancien président vient de se terminer, il tire les enseignements de ces semaines d’audiences.

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=Hmo08c2dgM4&t=38s


    ▻https://www.mediapart.fr/journal/france/280526/financements-libyens-pour-nicolas-sarkozy-c-est-de-la-faute-de-tout-le-mon
    #Sarkozy #Nicolas_Sarkozy #justice #Libye #association_de_malfaiteurs

  • Sarkozy - #Kadhafi : le résumé vidéo de la neuvième semaine du procès en #appel

    Mercredi 13 mai, le parquet général a réclamé la condamnation de Nicolas Sarkozy pour #association_de_malfaiteurs, corruption, #recel_de_détournement_de_fonds_publics et #financement_illégal_de_campagne. Au terme de leurs réquisitions, les avocats généraux ont requis contre lui une peine de sept ans de prison ferme, 300 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Le résumé en sept minutes.

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=mhA_O_6QmDc&t=10s


    #Nicolas_Sarkozy #procès #justice #appel #pacte_corruptif #corruption #perdition_républicaine

  • #Bonne_nouvelle, Sarkozy devrait retourner en prison
    Affaire Bygmalion : le tribunal estime que Nicolas Sarkozy doit purger sa peine ferme
    ▻https://www.ouest-france.fr/politique/nicolas-sarkozy/bygmalion-le-tribunal-estime-que-nicolas-sarkozy-doit-purger-sa-peine-f

    L’ex-président avait demandé une confusion de ses peines de prison ferme aménageables dans les affaires Bismuth et #Bygmalion. Ayant déjà purgé la première par le port d’un #bracelet_électronique en 2025, il voulait ne pas avoir à effectuer la seconde, après sa condamnation pour financement illégal de campagne électorale, devenue définitive l’automne dernier. Il peut encore faire appel.
    Le tribunal correctionnel a rejeté, ce lundi 9 mars, la demande de Nicolas Sarkozy de confusion de ses deux peines définitives de prison ferme aménageables, dans l’Affaire des écoutes (corruption et trafic d’influence) et le dossier Bygmalion (financement illégal de campagne), selon une information du Figaro, confirmée par une source proche du dossier à Ouest-France. L’ex-président peut faire appel de cette décision.
    ▻https://www.lefigaro.fr/actualite-france/confusion-des-peines-la-requete-de-nicolas-sarkozy-refusee-20260309
    Dans le premier dossier, l’ex-président, âgé de 71 ans, a été condamné à trois ans d’emprisonnement dont un an ferme sous bracelet électronique, qu’il a porté entre le 7 février et le 12 mai 2025, quand il a obtenu une libération conditionnelle. Dans l’affaire Bygmalion, sa condamnation à six mois aménageable (bracelet, semi-liberté…) n’est définitive que depuis le rejet de son pourvoi en cassation, le 26 novembre dernier.

    Au cours de l’audience à huis clos du 23 février dernier, dite « en chambre du conseil », l’ancien président avait demandé au tribunal de faire fusionner les peines : que la deuxième soit considérée comme purgée par l’exécution de la première l’an dernier. « Une procédure extrêmement classique dans cette situation », avait indiqué son avocat, Me Vincent Desry.

    La confusion de peines est prévue par l’article 132-4 du Code pénal. Sa demande n’est possible que si les critères suivants sont remplis : des procédures séparées, des infractions « en concours » (commises successivement avant une condamnation définitive), des peines de même nature et devenues définitives.

    #Nicolas_Sarkozy a par ailleurs de nouveau rendez-vous avec la #justice lundi prochain : il sera jugé en appel dans l’affaire dite du financement libyen de sa campagne électorale victorieuse de 2007. En première instance, l’ancien chef de l’État a été condamné à cinq ans de #prison ferme pour association de malfaiteurs. Il a été incarcéré une vingtaine de jours en octobre et novembre, avant d’être mis en liberté sous contrôle judiciaire.

    • Sarkozy-Kadhafi : les enjeux du procès en appel qui s’ouvre à Paris
      ▻https://www.mediapart.fr/journal/france/150326/sarkozy-kadhafi-les-enjeux-du-proces-en-appel-qui-s-ouvre-paris

      Condamné en première instance pour association de malfaiteurs et incarcéré vingt jours avant d’être remis en liberté, l’ancien président de la République sera de nouveau jugé, à partir du 16 mars, dans l’affaire des financements libyens devant la cour d’appel de Paris. Fin du procès prévue le 3 juin.

      L’affaire des financements libyens reprend son cours judiciaire à partir du lundi 16 mars devant la cour d’appel de Paris, là où le tribunal de première instance l’avait laissée cinq mois plus tôt : avec un jugement historique, condamnant pour la première fois à l’échelle du continent européen un ancien président à une incarcération immédiate, et, en réaction, une offensive politique et médiatique de dénigrement de la justice et de l’État de droit d’une intensité inédite en France.

    • En cas de réincarcération, il aura tout le temps de lire le prochain ouvrage de Boualem Sansal qui paraîtra chez son éditeur. Tout en écrivant la suite de son journal d’un prisonnier.

      Boualem Sansal quitte son éditeur historique Gallimard, qui exprime sa « déception »
      ▻https://www.lefigaro.fr/livres/boualem-sansal-quitte-son-editeur-historique-gallimard-qui-exprime-sa-decep

      Edition : Sarkozy Sansal et sans tact | Le Canard enchaîné
      ▻https://www.lecanardenchaine.fr/politique/53173-sarkozy-sansal-et-sans-tact

      L’ancien président de la République a reçu l’écrivain Boualem Sansal après sa libération et son retour d’Algérie. Il en a profité pour jouer les VRP de sa maison d’édition Fayard, propriété de Vincent Bolloré.
      Comme l’a raconté «  Le Point  » (19/2), Boualem Sansal a été reçu en décembre dernier par Nicolas Sarkozy dans ses bureaux d’ancien président. L’occasion pour l’ex de minimiser le rôle de Macron dans la libération de l’écrivain, le tout accompagné de propos peu amènes envers l’hôte de l’Elysée, qui ont choqué Sansal et l’ont amené à écourter l’entretien.

      Mais Sarko voulait ­surtout faire passer un message  : pourquoi le nouvel académicien ne changerait-il pas d’éditeur pour venir chez Fayard, la maison Bolloré qui publie notamment… un certain Sarkozy  ? Et celui-ci de demander à Sansal  : «  Ils te filent combien, chez Gallimard  ?  » en présence de plusieurs représentants de la maison d’édition.

  • ‘There is nothing to see, and nothing to do’: Nicolas Sarkozy to release prison memoir – POLITICO
    ▻https://www.politico.eu/article/nothing-to-see-and-nothing-to-do-nicolas-sarkozy-release-prison-memoir
    ▻https://www.politico.eu/cdn-cgi/image/width=1200,height=630,fit=crop,quality=80,onerror=redirect/wp-content/uploads/2025/11/21/sarkozy.png
    Yes, “Nicolas Sarkozy, The Journal of a Prisoner” is coming to a bookstore (or prison library) near you on Dec. 10.
    Photo-Illustration by Natália Delgado/POLITICO

    Former French president penned 216 pages looking back on his 20-day stint behind bars.



    Nicolas Sarkozy spent 20 days in prison, and soon you can read about every single one of them.
    Yes, “Nicolas Sarkozy, The Journal of a Prisoner” is coming to a bookstore (or prison library) near you on Dec. 10.
    According to a press release from publisher Fayard, the former French president’s book is 216 pages long — that’s just under 11 pages per day of incarceration.

    A quote from the actual book was released as a teaser. It begins: “In prison, there is nothing to see, and nothing to do,” which does rather beg the question — what are you going to write 216 pages about?
    He adds that “silence … does not exist at La Santé [prison in Paris]” but that noise “is alas constant.”

    Did prison break Sarkozy?*
    Of course not, as he writes, “like [in] the desert, inner life strengthens in prison.”
    Sarkozy, 70, was imprisoned after being found guilty of allowing “close collaborator” and “unofficial intermediaries” to try to obtain funding from Moammar Gadhafi’s regime in Libya for his 2007 presidential run. That made him the first former French head of state to end up behind bars since Nazi collaborator Philippe Pétain.
    He was allowed to walk out of prison on Nov. 10 after an appeals court approved his request for release.
    During his incarceration, Sarkozy was separated from the general prison population, and two bodyguards occupied a neighboring cell to ensure his safety.
    News of the book comes less than a month after POLITICO’s Declassified humor column speculated as to what a Sarkozy prison memoir would look like.

  • Comme c’est la journée des ouin-ouin pour l’incarcération de Sarkozy. Faudrait pas oublier l’essentiel de la population carcérale qui elle n’a pas les moyens de se payer une cantine de luxe comme celle de l’ancien locataire de la villa Montmorency au cœur du très chic 16ᵉ arrondissement de Paris et qui dormira ce soir dans une cellule à la Santé dans l’arrondissement voisin, le 14e.
    Au Journal officiel du 15 octobre 2025, le Contrôleur général a publié un avis relatif à là vétusté des établissements pénitentiaires.
    ▻https://www.cglpl.fr/publications/avis-relatif-a-la-vetuste-des-etablissements-penitentiaires
    La justice peut-elle (vraiment) faire respecter les droits des détenu⋅es ?
    ▻https://lasellette.org/la-justice-peut-elle-vraiment-faire-respecter-les-droits-des-detenu%e2%8

    En juillet 2025, l’Observatoire international des prisons (#OIP) a une nouvelle fois saisi la justice administrative pour qu’elle mette fin à l’indignité des #conditions_de_détention à la prison de Toulouse-Seysses. L’OIP exigeait que soit prise une trentaine de mesures concernant, par exemple, les cafards qui pullulent, la difficulté d’accéder à des soins psychiatriques ou les violences subies par les #personnes_détenues.

    Dans cette émission, on discute des demandes de l’OIP, de la mauvaise exécution des mesures ordonnées précédemment, de la manière dont s’est défendue l’administration pénitentiaire, des résultats obtenus et, plus généralement, de ce qu’on peut attendre (ou pas) de la justice administrative pour lutter contre les atteintes aux droits fondamentaux en #prison.

    Chambre des comparutions immédiates à Toulouse avec @la_sellette

    • Sarkozy en prison, ce crime de lèse-majesté | Fabrice Arfi
      ▻https://www.mediapart.fr/journal/france/211025/sarkozy-en-prison-ce-crime-de-lese-majeste

      Emmanuel Macron et Gérald Darmanin au chevet du condamné, les groupes Accor et Lagardère en soutien, des télévisions qui occultent largement la gravité des faits : l’incarcération de Nicolas Sarkozy révèle, comme jamais, la panique d’un petit monde puissant qui désire ni plus ni moins que le retour des privilèges.

      L’incarcération de Nicolas Sarkozy offre à la France une expérience politique, médiatique et sociale fascinante. Alors que l’ancien président de la République, condamné à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs dans l’affaire libyenne, doit passer sa première nuit en détention mardi 21 octobre, une partie du pays semble se fracturer sur le sens à donner à cet événement historique.

      Nicolas Sarkozy : Auteuil, Neuilly, Passy, se mobilisent ! | Reflets.info
      ▻https://reflets.info/articles/nicolas-sarkozy-auteuil-neuilly-passy-se-mobilisent

      Le quartier est bouclé. On avait rarement vu telle animation policière à Auteuil depuis... Depuis toujours ? Des dizaines de cars de police ont littéralement fermé l’accès à tout un pâté de maisons et d’immeubles. Les barrières métalliques empêchent l’accès à la rue de la Source où attendent sagement plusieurs voitures munies de gyrophares. #Nicolas_Sarkozy, accompagné par Carla Bruni, a fini par émerger de la Villa Montmorency et, après avoir salué la foule des soutiens du matin, ils se sont engouffrés dans une voiture qui, accompagnée de nombreux motards, est partie vers la prison de la Santé où l’ancien président a été incarcéré.

      Il y avait là environ 200 ou 300 personnes, 200.000 selon Véronique Waché. La foule a entonné quelques marseillaises.

      ▻https://www.youtube.com/watch?v=L1N3WXZ_1LM


      Auteuil Neuilly Passy c’est pas du gâteau
      Auteuil Neuilly Passy tel est notre ghetto

    • Quand ça veut pas, ça veut pas.
      ▻https://rfi.my/C7aC

      En France, c’est la fin d’un feuilleton judiciaire qui avait plombé la campagne présidentielle en 2017. #François_Fillon est débouté par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), le dernier recours possible pour l’ancien Premier ministre, condamné dans une affaire d’emplois fictifs. La CEDH a jugé irrecevables les arguments de François Fillon.

      Il s’agit de l’affaire dite du « #Penelopegate », du nom de la femme de François Fillon, #Pénélope_Fillon, qui avait bénéficié d’emplois fictifs à l’Assemblée nationale. L’ancien Premier ministre et son épouse estimaient ne pas avoir eu droit à un procès équitable, affirmant que les magistrats qui ont requis contre eux avaient manqué d’indépendance.

      Ces arguments sont rejetés par Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), qui a relu toute cette affaire à la lumière de la convention européenne des droits de l’homme, qui s’applique dans 46 pays membres. Leur requête est rejetée pour « défaut manifeste de fondement », peut-on lire dans la décision de la Cour, pour qui la procédure, « prise dans son ensemble, a revêtu un caractère équitable ».

      Le scandale du « Penelopegate » éclate en 2017, en pleine campagne présidentielle. L’ancien chef de gouvernement de Nicolas Sarkozy partait favori. Il sera finalement éliminé dès le premier tour de cette élection. En juin dernier, François Fillon est définitivement condamné par la cour d’appel de Paris à quatre ans de prison avec sursis, 375 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité.

      Il comptait, depuis, sur l’intervention de la CEDH, qu’il a pourtant largement critiquée durant sa campagne de 2017. Il reprochait à la Cour européenne des droits de l’homme de trop se mêler des questions de société françaises et promettait d’en retirer le pays s’il était élu.

      Ce dernier paragraphe est révélateur de l’image que ces cols-blancs
      ont de la justice.

    • « Le malheur d’un puissant, sa chute et son humiliation donnent du piment à une existence que la médiocrité habite. » P. Prout
      ▻https://www.tf1info.fr/justice-faits-divers/en-direct-l-ancien-president-nicolas-sarkozy-incarcere-ce-mardi-a-la-prison-

      Sarkozy en prison : 3 détenus en garde à vue après des vidéos menaçantes envers l’ancien président

      le post-choc carcéral du conte Monte-Sarko par Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts - @lesjours

      AAAAAAAAHHHHHH ! encore. Car, a-t-on appris mardi soir de la bouche de LCI, en détention, Nicolas Sarkozy est flanqué de deux de ses officiers de sécurité. Oui, oui, ils logent dans une cellule voisine et deux équipes se relaient toutes les douze heures. Comprenons-nous bien : il a été demandé à ces fonctionnaires d’entrer eux aussi en prison. Déclenchant évidemment la colère des surveillants, pris pour des branle-panneaux. Et des gardes du corps armés de surcroît, quand les matons ne le sont pas pour d’évidentes raisons de sécurité. Le dispositif de protection de l’ancien Président « a été maintenu en détention, […] une décision visant à assurer sa sécurité », a expliqué le nouveau ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez sur CNews et Europe 1 – of course.

      Les bras nous en seraient tombés si nous n’en avions hélas, plus tôt dans la journée, déjà perdu l’usage à l’annonce d’une autre nouvelle : avec l’incarcération de Nicolas Sarkozy, son cuisinier va rejoindre son corps d’origine, le ministère de l’Intérieur, qui le mettait jusqu’alors à sa disposition. Nan mais sans déconner. Qu’on s’acquitte collectivement de quelques deniers prélevés sur nos impôts pour éviter que Nicolas Sarkozy ou François Hollande se fassent zigouiller dans la rue par le premier venu, ça peut s’entendre. Qu’on leur paye secrétariat et locaux parce que leurs fonctions précédentes à l’Élysée occasionnent quelques frais, déjà on tique. Mais un cuisinier ? Comme nous sommes plus pingres que Mediapart qui, sur la foi d’un procès verbal issu de l’instruction sur l’affaire libyenne, évalue à 19,7 millions d’euros les revenus de Nicolas Sarkozy entre 2013 et 2019, nous nous contenterons de sa rémunération en tant qu’administrateur des groupes Lagardère et Accor – qui, tous deux, n’ont pas souhaité interrompre son mandat, manifestant là un soutien touchant à la condition carcérale. Du premier, que détient son ami Vincent Bolloré, Nicolas Sarkozy a touché en 2025 88 760,59 euros et 82 582 euros du second – et on est gentils, on ne compte pas son indemnité mensuelle d’ancien chef de l’État qui s’élève à 6 000 euros (six-mille euros). Soit de quoi s’acquitter de la modique somme de 150 euros pour chacun de ses trois repas de la journée pendant un an mais non, le gars a un cuistot payé par l’État, c’est-à-dire vous et nous.

    • Visite à Nicolas Sarkozy en prison : Gérald Darmanin visé par une plainte pour « prise illégale d’intérêts »
      ▻https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/visite-a-nicolas-sarkozy-en-prison-gerald-darmanin-vise-par-une-plainte-p

      Dans sa plainte pour « prise illégale d’intérêt » déposée ce jeudi, ce collectif de 28 avocats, parmi lesquels les avocats au barreau de Paris Jérôme Karsenti, Jérôme Giusti ou Isabelle Dahan, estime que cette visite est susceptible de « mettre à mal la confiance que les justiciables ont dans la justice et leurs auxiliaires et donc la confiance des clients pour le compte desquels ils agissent chaque jour en tant qu’avocat ». « Les agissements de monsieur Gérald Darmanin leur causent ainsi un préjudice d’exercice et d’image qui rend nécessaire le dépôt de cette plainte auprès de la Commission des requêtes », ajoutent-ils.

      « Impliqués quotidiennement dans la lutte contre les atteintes à la probité et ayant déjà représenté en justice de nombreuses associations combattant de tels agissements, ils sont nécessairement fondés à agir pour dénoncer une infraction de prise illégale d’intérêts commise par le ministre de la Justice dans l’exercice de ses fonctions », poursuivent les avocats. « En tant que ministre de la Justice, Gérald Darmanin est dépositaire de l’autorité publique. A ce titre, le premier élément matériel de l’infraction de prise illégale d’intérêts est caractérisé ».

    • Comme l’exige son rôle, Gérald Darmanin ira chaque soir lire une histoire à Nicolas Sarkozy
      ▻https://www.legorafi.fr/2025/10/30/comme-lexige-son-role-gerald-darmanin-ira-chaque-soir-lire-une-histoire-a-n

      Après avoir déjà annoncé qu’il irait voir l’ancien Président de la République en prison, #Gérald_Darmanin a précisé la nature de ces visites. “J’irai chaque soir à 20h30, à la prison de la santé, afin de lire une histoire à Monsieur Sarkozy, jusqu’à ce qu’il s’endorme profondément”. Il semblerait que ce soit l’ancien président qui puisse choisir lui-même son histoire. D’après nos informations, il aimerait particulièrement Ali Baba et les 40 voleurs, mais aussi les bandes-dessinées mettant en scène l’Oncle Picsou.

      Ce que certains considèrent comme un traitement de faveur, est pour le garde des sceaux une simple obligation liée à son rôle. “Il est écrit dans ma fiche de poste que je devrai rendre visite à tout ancien président de droite en prison. Il est d’ailleurs précisé que je devrai lui lire des histoires, lui amener des boissons chaudes, et lui masser les pieds.” D’après des sources haut placées, il semblerait que ce soit Nicolas Sarkozy lui-même, qui a intégré ces différents éléments dans la fiche du poste du ministre de la justice, lorsqu’il était lui-même Président de la République. Concernant le massage des pieds, il avait été suggéré par Georges Tron, autre ancien élu et ancien détenu.

      D’autres visites prévues pour Nicolas Sarkozy ?

      Si les visites de Gérald Darmanin peuvent surprendre, il faut savoir que ce ne sera pas le seul homme politique à pouvoir se rendre dans la cellule de l’ancien président. En effet, Patrick Balkany, l’ancien maire de Levallois devrait également s’y rendre. “Je vais passer voir Nicolas bien sûr ! J’ai toujours mon badge pour aller à la Santé quand bon me chante, c’est un badge VIP ! Il fonctionne même pour la prison de Fleury. Avec mon expérience, je suis d’ailleurs en train d’écrire un livre : Le guide du Mitard, pour tous les politiciens qui iront en prison. Et, entre nous, j’ai l’intuition qu’il va bien se vendre !”

      #Le_Gorafi

    • Affaire des sondages de l’Élysée : Claude Guéant condamné à un an de prison avec sursis
      ▻https://www.la-croix.com/politique/affaire-des-sondages-de-l-elysee-claude-gueant-condamne-a-un-an-de-prison-

      L’ancien secrétaire général de l’Élysée, #Claude_Guéant, a été condamné en appel, mardi 4 novembre, à un an de prison avec sursis dans l’affaire des sondages commandés par l’Élysée sous Nicolas Sarkozy. Une peine revue à la baisse : en première instance, il avait écopé d’un an de prison, dont huit mois ferme.

      #Patrick_Buisson #Bygmalion

    • La maison d’arrêt de Paris-La Santé a en partie été rénovée en 2019.
      ▻https://www.justice.gouv.fr/actualites/actualite/reouverture-maison-darret-paris-sante

      L’établissement est la première #prison à être équipée à la fois d’un nouveau système de brouillage pour téléphones portables et de postes de téléphonie fixe dans les cellules. « La Santé est désormais l’une des prisons les plus modernes de France » souligne Christelle Rotach, directrice de l’établissement.

      Pour joindre son ami Bismuth c’est nib.

      ▻https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2025/09/25/libye-bismuth-bygmalion-ou-en-sont-les-affaires-concernant-nicolas-sarkozy_6

      Sarko au quartier VIP de la santé, ça va on va pas le plaindre non plus. D’autres avec des pedigree bien moins charger que lui sont en Quartier de Lutte contre la Criminalité Organisée (QLCO) variantes contemporaines des quartiers de haute sécurité (QHS).

      Édito : Le principe du serflex #lenvolée n°63
      ►https://lenvolee.net/category/journal

      Lorsque des policiers masqués et armés clamaient le slogan du syndicat d’extrême droite Alliance « Le problème de la police, c’est la Justice » devant l’Assemblée nationale en mai 2021, leur ministre de tutelle était à leurs côtés. Problème réglé : maintenant qu’il est garde des sceaux, il continue à avancer à marche forcée vers toujours plus de brutalisation de la Justice. Après avoir bien dragué les syndicats de keufs, Darmanin a remis le couvert direct avec les syndicats de matons en lançant une grande croisade antitaulards.

      Dans cette séquence boostée par l’instrumentalisation de l’évasion sanglante de Mohamed Amra en mai 2024, il ne se passe pas de jour sans que tombe une nouvelle annonce de mauvais augure pour les enfermé·es… Suppression des activités, commande de 3 000 nouvelles places de prison dans des préfabriqués, menace de faire payer des « frais d’incarcération » aux prisonnier·es… Et surtout, création de super « narcoprisons » à Vendin-le-Vieil, à Condé-sur-Sarthe et pourquoi pas jusqu’en Guyane – en attendant de « remettre du bon sens partout » avec une réforme de la Justice. Bref, il fait scrupuleusement tous les fonds de tiroir de l’arsenal répressif. Ça passe ou ça casse, mais c’est toujours tout bénéf pour la campagne présidentielle qu’il a déjà commencé à mener sur le dos des prisonniers et des prisonnières.

      La création des quartiers de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) est une aubaine qui permet à Gérald d’occuper le devant de la scène dans la guerre contre les « narcotrafiquants », dont il a largement contribué à consolider la figure menaçante. Un écran de fumée pratique pour légitimer une offensive bien plus large. Le narcotrafic n’a aucune existence juridique : dans la loi, il est seulement question de « criminalité organisée ». Et pour tomber dans cette catégorie, il suffit de se faire coller une association de malfaiteurs, ou même d’en être simplement suspecté. C’est dire si cette formule recouvre un vaste éventail de crimes et de délits. Les QLCO viennent s’ajouter à toute une gamme d’établissements et de régimes de détention. C’est le dernier maillon de la chaîne de la pénalisation – pour le moment… Entre placement préventif à l’isolement et opacité des critères de sélection, ça permet de faire peur à tout le monde. C’est un niveau de déshumanisation inédit, et sur lequel il sera difficile de revenir, selon le principe du Serflex : même si les concurrents de Darmanin réussissent à lui balancer une peau de banane dans la dernière ligne droite, le mal sera fait. D’autant que, selon les dires d’un conseiller du ministère, « on a l’opinion publique avec nous ».

      De mémoire d’Envolée, on avait jamais vu un tel engouement médiatique pour la com d’un ministre des tribunaux et des prisons. Le thème du remplissage de Vendin donne lieu à un véritable festival. Darmanin communique à chaque transfert, et la presse régionale jacasse chaque fois qu’un gars de chez eux est transféré. Chacun se passionne pour le « mercato des narcos » et le JDD se félicite que « sept profils à très haut risque [aient] été transférés […] pour isoler les têtes pensantes du narcobanditisme français ». De son côté, Le Figaro explique que « le pari est de mettre totalement sous cloche ces détenus pour les empêcher de poursuivre leurs juteuses affaires hors les murs et de commanditer crimes et exactions. » La prétendue « fuite » sur CNews et dans le JDD des fiches pénales des « détenus parmi les plus dangereux du pays » ne choque personne, elle donne lieu à une « plongée inédite dans les arcanes du crime organisé ». Et pour qu’on comprenne bien que c’est à tous·tes les prisonnier·es qu’il veut du mal, le ministre a même choisi de reporter d’une semaine l’inauguration de l’extension d’un établissement nîmois après avoir appris « l’existence d’une table de massage », et exigé qu’elle « soit retirée de la zone de détention et mise à disposition des personnels pénitentiaires ». La vraie nouveauté, c’est que Darmanin assume clairement qu’il faut plus de places en prison, mais pas pour que les taulard·es soient moins serré·es ; et que l’échelle des peines devenue échelle des tortures en vient carrément à constituer un argument électoral.

      Une offensive de cette ampleur contre 85 000 prisonnier·es ne pouvait évidemment pas rester sans réponse : il y a eu la vague d’actions de DDPF (défense des droits des prisonniers français). La déclaration d’intention décrit une situation bien réelle, à savoir que c’est à tous·tes les prisonnier·es que la guerre est déclarée. Derrière les opérations spectaculaires et leur exploitation médiatique, il y a le quotidien et les résistances de tous les jours – comme le blocage du QI de Fresnes en mai dernier – qui continuent à éclater sporadiquement ici et là tandis que l’étau se resserre. Et puis, dès leur transfert, une trentaine de personnes ont déposé des recours auprès du tribunal administratif contre leur placement au QLCO de Vendin et contre les conditions de détention. À l’heure où nous bouclons ce numéro, soit à peine un mois après leur arrivée à Vendin, des prisonniers se sont coordonnés pour inonder leur cellule dans trois coursives en même temps. Le lendemain, ils ont recommencé et tambouriné sur les portes ; certains ont aussi annoncé leur intention de se mettre en grève de la faim illimitée à partir du 1er septembre… On dirait bien que c’est pas fini.

  • Marc Fauvelle : avocat de Sarkozy… ou détracteur de Mediapart ? - #Acrimed | Action Critique Médias
    ▻https://www.acrimed.org/Marc-Fauvelle-avocat-de-Sarkozy-ou-detracteur-de

    Le 25 septembre 2025, l’ancien président de la République #Nicolas_Sarkozy est condamné en première instance par le tribunal correctionnel de Paris à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs avec exécution provisoire en raison d’un pacte de corruption noué avec le dictateur libyen #Mouammar_Kadhafi. #Fabrice_Arfi, journaliste à #Mediapart ayant largement contribué à documenter ledit pacte, est invité sur le plateau de Marc Fauvelle sur BFM-TV quatre jours plus tard.

    à la fin de cette analyse de V. Bollenot & P. Perrenot renvoient vers un autre article du canard enchaîné du 8/10 qui parle de Patrick Klugman (conseillé de la maire de Paris, A. Hidalgo) et porte-voix de Sarkozy sur BFMTV a déclaré sur la chaîne de Saadé : « Moi, pauvre avocat, je ne connais pas le dossier et je dis : ben, ça a l’air d’une vengeance. »


    ▻https://www.lecanardenchaine.fr/police-justice/52070-l-ex-president-s-offre-une-operation-deminage-avant-son-embas

    Avant que Sarko se voie notifier par le Parquet national financier, le 13 octobre, sa feuille de route vers la prison, plusieurs robes noires ont commencé, jeudi 2 octobre, à recevoir un drôle de texte sobrement intitulé : «  Appel des professionnels du droit après la condamnation de Nicolas Sarkozy  ». Un vibrant plaidoyer qui reprend les éléments de langage de la défense de l’ex-locataire de l’Elysée sur son fameux mandat de dépôt à effet différé, assorti de l’exécution provisoire.

    Long de deux pages, cet «  appel  » se présente comme l’œuvre de «  juristes  » qui, évidemment, n’ont pas la moindre «  sympathie pour l’ancien chef de l’Etat  » mais qui seraient «  profondément troublés  » par la décision du tribunal correctionnel de Paris, au point de la qualifier de «  bavure  ». La prose, grandiloquente, s’achève par une citation de Montesquieu : «  Toute peine qui ne dérive pas de la nécessité est tyrannique.  » Bouleversant.

    • « Une promotion un peu dérogatoire » : les intrigants messages entre Gérald Darmanin et Carla Bruni
      ▻https://seenthis.net/messages/1099224

      La lettre enquête par Michaël Hajdenberg journaliste à Mediapart, co-responsable du service Enquête. 11/10/2025

      Mardi dernier, Fabrice Arfi et Antton Rouget ont été convoqués par la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) au sujet de deux enquêtes publiées début 2025 : l’une sur un privilège accordé par #Gérald_Darmanin, alors ministre de l’intérieur, à Carla Bruni, qui bénéficie d’un officier de sécurité. L’autre sur un député corse du camp présidentiel, Xavier Lacombe, mis en examen dans une affaire de fausses procurations.

      Quand les deux journalistes ont reçu leur convocation judiciaire, ils n’ont pas compris : « Je me suis dit que le parquet avait probablement décidé d’ouvrir une enquête sur un possible détournement de fonds publics de Gérald Darmanin au profit de Carla Bruni, et qu’ils voulaient nous entendre comme auteurs de l’article », explique Antton Rouget.

      Pas du tout. Les deux journalistes étaient convoqués pour « recel de violation du secret de l’instruction ». En clair, quand une enquête est ouverte, la communauté judiciaire est tenue à la confidentialité et ne peut faire fuiter les auditions, expertises et autres perquisitions liées à la procédure.

      Ce secret a été édicté pour que l’enquête ne soit pas mise en péril et pour garantir la présomption d’innocence, en évitant qu’une personne soit « médiatiquement condamnée ».

      Sauf exception, la confidentialité s’impose à tous : juges d’instruction, gendarmes, expert·es, avocat·es, interprètes... Tous, sauf les journalistes, qui ne sont tenus à aucun secret. « Notre métier consiste précisément à obtenir des informations de gens qui ne sont pas censés nous les donner, rappelle Fabrice Arfi. Sinon, nous ne serions que les perroquets des communicants et des attachés de presse. Nous sommes tenus de répondre devant les tribunaux du contenu de nos informations si elles sont contestées, et c’est bien normal. Mais pas de leur origine. »

  • La chronique de Waly Dia. « Sarkozy, c’est une multinationale de la délinquance » | Mediapart
    ▻https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/290925/la-chronique-de-waly-dia-sarkozy-c-est-une-multinationale-de-la-delinquanc
    ▻https://youtu.be/uMQzIg9nqSY

    Dans sa chronique enregistrée sur scène samedi 27 septembre à Montigny-le-Bretonneux (Yvelines), l’humoriste revient sur la condamnation historique de #Nicolas_Sarkozy pour association de malfaiteurs dans l’affaire des financements libyens, mais aussi sur la dette française et la reconnaissance de la Palestine.

    #Waly_Dia

  • Par contre, l’exécution de Kadhafi ne devrait plus être trop évoquée. La stabilité des « relations internationales » de la France, même livrées à des méthodes proprement mafieuses, c’est sacré.
    ▻https://www.mediapart.fr/en/journal/international/011012/kadhafi-execute-les-revelations-d-un-agent-libyen

    Dans un entretien à Mediapart, Rami El Obeidi, ancien coordinateur du renseignement extérieur auprès du Conseil national de transition (CNT) libyen, assure que « des agents français ont directement exécuté Kadhafi ». Selon lui, « la menace d’une révélation d’un financement de Sarkozy en 2006-2007 a été suffisamment prise au sérieux pour que quiconque à l’Élysée veuille la mort de Kadhafi très rapidement ». L’attaque aérienne ayant visé le convoi de Kadhafi était « dirigée par la DGSE et des responsables à l’Élysée ».

    • La paille qui a cassé le dos du chameau.

      Pensez-vous que le meurtre de Kadhafi soit lié à ses menaces de révéler la corruption de M. Sarkozy ?
      Absolument. C’était l’une des nombreuses raisons. La menace d’une révélation d’un financement de la campagne de Sarkozy en 2006-2007 a dû être la paille qui a cassé le dos du chameau [équivalent arabe de la « goutte d’eau qui fait déborder le vase », ndlr] et a été prise suffisamment au sérieux pour que quiconque à l’Élysée veuille la mort de Kadhafi très rapidement. N’oubliez pas que Kadhafi a humilié Sarkozy en n’honorant pas la plupart des contrats d’armement et d’énergie signés dans le fameux protocole d’accord de 10 milliards d’euros pendant sa fameuse visite à Paris (en décembre 2007 - ndlr).

      L’ancien président du CNT, Mahmoud Jibril, a indiqué quant à lui à une télévision égyptienne que « beaucoup de services arabes comme occidentaux avaient un intérêt à ce que (Kadhafi) se taise à jamais ».

      Sarkozy convoqué le 13 octobre par le Parquet financier pour connaître la date de son incarcération
      ▻https://f24.my/BSSw

      #Nicolas_Sarkozy, condamné à cinq ans de prison avec mandat de dépôt à effet différé, est convoqué le 13 octobre par le Parquet national financier (PNF) pour connaître la date de son incarcération, a indiqué une source proche du dossier, confirmant une information du Canard enchaîné.

      Interrogée par l’AFP, une source judiciaire n’était pas en mesure dans l’immédiat de confirmer cette date mais a indiqué que l’ancien président serait incarcéré dans un « délai relativement proche » après sa convocation.

    • Straw that broke the camel’s back n’est pas une expression arabe, c’est utilisé assez habituellement en anglais :
      ▻https://en.wikipedia.org/wiki/Straw_that_broke_the_camel%27s_back

      The idiom “the straw that broke the camel’s back” describes a minor or routine action that causes an unpredictably large and sudden reaction due to the cumulative effect of previous small actions. It alludes to the proverb “it is the last straw that breaks the camel’s back”.

    • Tu sais qui ferait aussi une très bonne ministre de l’Intérieur ?

      L’ancienne ministre Michèle Alliot-Marie condamnée à six mois de prison avec sursis [septembre 2024]
      ▻https://www.lefigaro.fr/politique/michele-alliot-marie-condamnee-a-six-mois-de-prison-avec-sursis-20240906

      La suspicion de prise illégale d’intérêts au cœur de cette affaire repose sur « le fait d’avoir pu voter des subventions municipales dont certaines étaient susceptibles d’être ensuite répercutées vers l’Association pour l’organisation des festivals (AOF) », présidée par le père de Michèle Alliot-Marie, Bernard Marie, avait résumé la présidente lors du procès.

      Cette association aurait perçu plus de 260.000 euros

    • Et donc logiquement sous Sarkozy, il y a eu trois ministres de l’Intérieur (pour nous débarasser de la racaille) :
      – Michèle Alliot-Marie : mai 2007 – juin 2009
      – Brice Hortefeux : juin 2009 – février 2011
      – Claude Guéant : février 2011 – mai 2012

    • Ministres de la justice de Sarkozy :
      – Rachida Dati : mai 2007 – juin 2009
      – Michèle Alliot-Marie : juin 2009 – novembre 2010
      – Michel Mercier : novembre 2010 – mai 2012

      Rachida Dati dont le procès démarre ce 29 septembre :
      ▻https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/l-info-de-france-inter-6666423

      L’enquête a commencé en 2019 avec la plainte d’une actionnaire minoritaire de Renault. Car l’entreprise, après l’arrestation de Carlos Ghosn au Japon, lance un audit des comptes : les conclusions révèlent que Rachida Dati a touché 900 000 euros, entre 2010 et 2012, pour des prestations de conseil à RNBV, filiale de l’alliance Renault-Nissan. Une grosse somme pour une production maigre, selon les enquêteurs, qui soupçonnent celle qui était alors avocate et députée européenne d’avoir surtout promu les intérêts de Renault au Parlement européen.

      Michel Mercier a été condamné en janvier 2023 :
      ▻https://www.lemonde.fr/politique/article/2023/01/26/michel-mercier-ancien-garde-des-sceaux-condamne-a-trois-ans-de-prison-avec-s

      L’ancien garde des sceaux Michel Mercier a été condamné, jeudi 26 janvier, à trois ans de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir octroyé des emplois parlementaires fictifs à son épouse et une de ses filles entre 2005 et 2014.

      puis en février 2024 :
      ▻https://www.rue89lyon.fr/2024/02/05/baron-rhone-michel-mercier-condamne-detournement-fonds-publics

      Au premier rang de ceux-ci, Michel Mercier (UDF, UDI puis Modem). L’ancien patron du Rhône, à la tête du Conseil général (aujourd’hui Conseil départemental) durant presque 30 ans, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis, 20 000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité.

    • Il devient champion du monde de mémoire en citant de tête toutes les affaires de Nicolas Sarkozy
      ▻https://www.legorafi.fr/2025/02/04/il-devient-champion-du-monde-de-memoire-en-citant-de-tete-toutes-les-affair

      C’est une performance hallucinante que le Français Ludovic Soumaya a livrée ce samedi lors de la 15eme édition du championnat du monde de mémoire à Palaiseau. Après s’être installé derrière une table et avoir fermé les yeux pendant près de 10 secondes, il se met à débiter toutes les affaires de #Nicolas_Sarkozy de sa naissance à nos jours. “Ça n’en finissait pas” raconte Bobby Longluaud, champion du monde de mémoire 2021-2022-2023. “Il a cité l’affaire Bygmalion, celle du financement libyen, celle des écoutes, l’affaire Tapie, l’affaire de Karachi, celle des hélicoptères du Kazakhstan, des sondages de l’Élysée… Il est même remonté en CE2 quand Nicolas Sarkozy avait chouré une gomme à son voisin de table. Et tout ça sans prompteur. C’est tout bonnement prodigieux !”

      Au bout de 40 minutes, Ludovic s’interrompt enfin avant de demander un verre d’eau, puis reprend la liste de plus belle.“Affaire Bettencourt, Pénalités des comptes de campagne, voyages en jet, recel d’organes, écriture du livre “le temps des tempêtes”…” Soupçonnant une aide extérieure, les membres du jury se mettent alors à inspecter de fond en comble le candidat, cherchant une oreillette dans ses tympans ou des antisèches sur ses poignets, mais rien. Ce n’est qu’après 2h16 d’énumération en flux tendu que Ludovic, à bout de souffle, finira par appuyer sur la sonnette placée devant lui afin de stopper l’épreuve, sous les applaudissements nourris d’un public de plus de 600 personnes.

      Une victoire éclatante et surhumaine qui n’est cependant pas une surprise puisqu’en 2018, Ludovic Soumaya avait également remporté plusieurs championnats régionaux de mémoire en citant de tête toutes les fois où Bernard-Henri Lévy avait employé le mot “Je”.

      ▻https://seenthis.net/messages/1136976

    • un contrôleur nous a ainsi témoigné avoir assisté à un cas de signalement pour soupçon de « fraude à l’isolement » visant une femme ayant déposé une plainte pour violences conjugales.

      Effrayant... un côté totalitaire.

    • Lorsque le système des CODAF est pensé, il existait un obstacle juridique majeur au projet de la MICAF : le secret de l’instruction9. Ce principe juridique fondamental tient au secret professionnel les personnes impliquées dans une procédure en cours (policiers·ères, juges d’instruction, magistrat·es du parquet…). Comme le rappelle le Conseil constitutionnel, il vise notamment à « protéger les personnes concernées par une enquête ou une instruction, afin de garantir le droit au respect de la vie privée et de la présomption d’innocence, qui résulte des articles 2 et 9 de la Déclaration de 1789 »10.

      Le secret de l’instruction limitait fortement l’intérêt des « signalements » en empêchant la police de communiquer aux administrations sociales le moindre élément d’une enquête non clôturée.

      Mais un an de lobby de la MICAF suffira pour que cette interdiction soit levée, au mépris de droits fondamentaux. Sur proposition de la MICA11, la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (#LOPSSI2) votée en 2011 autorise les membres du CODAF à « s’échanger tous renseignements et tous documents utiles à l’accomplissement des missions de recherche et de constatation des fraudes en matière sociales »12. Et ce quelque soit le stade de la procédure judiciaire.

      [Les signalements] peuvent se baser sur de simples suspicions sans que la police n’ait réellement à se justifier.

      #CODAF #allocataires

    • C’est dans le cadre des « Comités opérationnels départementaux anti-fraude » (CODAF) que la pratique du « signalement police » est apparue. Créés en 2010 sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy , ces comités départementaux regroupent institutions policières (police, gendarmerie), organismes de protection sociale (CNAF, France Travail ou Assurance maladie) ainsi que différentes administrations publiques (impôts, douanes…)3.

      La CAF est la première institution sociale à se saisir pleinement des possibilités offertes par la loi LOPSSI2 . En 2013, elle signe un protocole avec la police nationale visant à préciser les modalités d’application de la LOPSSI213. L’objectif est de créer un cadre visant à « intensifier les collaborations » entre les deux institutions14 en vue de « susciter des signalements »

      ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_d'orientation_et_de_programmation_pour_la_performance_de_la_s%C3%A

      #LOPPSI (loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure)
      #Nicolas_Sarkozy #racisme

  • #Finances_publiques : où est passé l’argent ?

    Les visages changent, les mêmes #mensonges restent : cette semaine, le ministre de l’Economie Eric Lombard a annoncé que l’Etat devait trouver de toute urgence « 40 à 50 milliards d’euros » (pour la précision, on repassera) pour freiner le #déficit_public. Ce chiffre sorti du chapeau et annoncé dans l’urgence, relayé par #François_Bayrou qui compare l’#endettement de la France à une dette de 50 000 euros par citoyen, alors que les deux n’ont techniquement rien à voir est devenu un classique de la propagande bourgeoise au XXIe siècle mais se base sur un fait réel : le niveau de #dépenses de l’État est considérable mais nous n’en voyons pas la couleur. Tous ces gens aux commandes du pays depuis trente ans s’accusent mutuellement des déficits publics, s’en déresponsabilisent et surtout les exagèrent pour alimenter leurs #politiques_antisociales. Mais ce coup-ci, les faits sont là : de l’argent a été massivement dépensé durant sept ans, creusant considérablement la #dette_publique. Or, cet argent n’a pas servi à améliorer nos conditions de vie, par exemple via des #services_publics de qualité. Au contraire, ces derniers se sont considérablement dégradés. Alors où est passé l’argent ? Puisque le journalisme mainstream a la mémoire courte, retour chronologique sur les principaux vols commis par le #macronisme en sept ans, pendant lesquels l’argent est passé de nos poches à celles des possédants.

    2017 : tout juste arrivé au pouvoir, Macron réduit considérablement nos #recettes_fiscales… pour rien

    Un #budget, tout le monde le vit au quotidien, est composé de recettes et de dépenses. Macron a réduit les premières et a considérablement augmenté les secondes, tout en rognant celles dont on avait le plus besoin. À l’automne 2017, le premier budget voté par la majorité macroniste, alors écrasante, a comporté une #réforme_fiscale d’ampleur :

    – Suppression de la partie financière de l’#impôt_de_solidarité_sur_la_fortune (#ISF), transformé en #impôt_sur_la_fortune_immobilière (#IFI). Cette mesure fait perdre chaque année 4 milliards d’euros aux contribuables. Son rétablissement a été demandé, en vain, par les Gilets jaunes.

    – Mise en place d’un #prélèvement_forfaitaire_unique à 30% (ou #flat_tax) qui est venu réduire considérablement l’#imposition_du_capital. En effet, les plus riches étaient taxés de façon bien supérieure (jusqu’à 45%) et désormais tout le monde paye le même taux sur ses #dividendes, plus-values de cession de valeurs mobilières, l’#assurance-vie… Comment s’étonner dès lors que selon le ministère des #Finances, 44% de cette baisse ait profité aux 1% les plus riches ?

    Au total, la suppression de l’ISF et la mise en place de la flat tax rapportent 1,5 million d’euros par an à chacun des cent foyers les plus riches, toujours selon Bercy.

    Oui mais l’objectif était de pousser les riches à investir dans notre économie en les libérant du fardeau de nos impôts, non ? Objectif complètement raté, alors. #France_Stratégie, organisme gouvernemental rattaché au Premier ministre, a publié son rapport sur l’effet de ces deux mesures il y a un peu plus d’un mois : l’effet est nul. “L’observation des grandes variables économiques – croissance, investissement, flux de placements financiers des ménages, etc. – avant et après les réformes ne suffit pas pour conclure sur l’effet réel de ces #réformes”, estime le rapport. “Il ne sera pas possible d’estimer par ce seul moyen si la suppression de l’ISF a permis une réorientation de l’#épargne des contribuables concernés vers le financement des entreprises”. Bref, ces deux mesures fiscales ont été des cadeaux purs et simples pour les plus riches.

    2017-2024 : Dans la droite lignée de Hollande, Macron réduit l’imposition et les cotisations des #entreprises privées… sans rien demander en retour

    Retour en 2014 : #François_Hollande est président, #Arnaud_Montebourg ministre de l’Economie. En cœur, ils annoncent un vaste de plan de réduction d’impôts et de #cotisations_patronales pour les entreprises. Cela s’appelle « #pacte_de_responsabilité_et_de_solidarité » : en échange de ces #aides qui coûtent des milliards aux finances publiques, le #patronat doit créer des #emplois. C’est ce que le #MEDEF promet à l’époque, en défilant sur les plateaux télé avec un badge “#un_million_d’emploi”. Mais il ne signe aucun accord formel.

    Mise en œuvre par le nouveau ministre de l’Economie #Emmanuel_Macron, cette réforme réduit les “charges” des entreprises. Devenu président de la République, Macron fait voter à l’automne 2018, dans le budget de la sécurité sociale, la pérennisation de ce dispositif censé être limité dans le temps. Les entreprises ne payent désormais plus aucune #cotisation_patronale sur les bas salaires (coût : plus de 20 milliards d’euros par an). Leur #taux_d’imposition a été considérablement réduit (coût : 11,5 milliards d’euros par an). C’est une perte sèche pour le budget de l’Etat : en effet, la loi prévoit que les baisses de cotisations qui bénéficient à la #sécurité_sociale soient compensées par le budget de l’Etat. Autrement dit, ce que les entreprises privées ne payent plus, ce sont les contribuables qui le payent à leur place, ainsi que les usagers des services publics sur lesquels des économies ont été faites pour financer ces cadeaux.

    Au total, ces nombreux dispositifs visant à aider les entreprises représentent 200 milliards d’euros par an à notre charge. Ils sont donc, pour commencer, composés des réductions de cotisations patronales payées par les entreprises. C’est le cas de la #réduction_Fillon, mise en place sous #Nicolas_Sarkozy, qui exonère de cotisations patronales les salaires payés entre 1 et 1,6 SMIC. Vient ensuite la baisse pérenne de #cotisations_sociales, mise en place en 2019, qui exonère de cotisations jusqu’à 2,6 SMIC. Ensuite, il y a des #crédits_d’impôts comme le #Crédit_impôt_recherche (#CIR), mis en place dans les années 1980 puis sans cesse étendu et simplifié, qui donne des crédits d’impôt aux entreprises qui déclarent des dépenses de recherche et développement (quelles qu’elles soient), et enfin le #Pacte_de_responsabilité, donc. La dernière mesure en date est la suppression progressive de la #Cotisation_sur_la_valeur_ajoutée_des_entreprises (#CVAE), 4,3 milliards d’euros perdus chaque année. Chaque gouvernement, depuis le début des années 2000, a ajouté des dizaines de milliards d’euros transférés des ménages (les contribuables) vers les entreprises – mais c’est Macron qui en a fait le plus.

    « Nous estimons l’impact de la réforme sur l’#emploi, la #valeur_ajoutée et l’#investissement. Aucun impact n’est détecté sur ces variables. Les entreprises ayant fortement recours au CICE n’ont pas embauché plus, après 2019 que les entreprises ayant peu recours au CICE. »
    Rapport de l’Institut des Politiques Publiques, 2022

    Des #cadeaux, vraiment ? Ce genre de mesure ne vient-il pas renforcer la “#compétitivité” des entreprises françaises en réduisant le “#coût_du_travail” ? Et non : toutes les études, y compris ministérielles, sur les effets de ces 200 milliards d’euros annuels dépensés pour les #entreprises_privées montrent que les effets sont faibles, voire inexistants. En 2022, l’Institut des politiques publiques disait de la transformation du CICE en baisse pérenne de cotisations patronales : « Nous estimons l’#impact de la réforme sur l’emploi, la valeur ajoutée et l’investissement. Aucun impact n’est détecté sur ces variables. Les entreprises ayant fortement recours au CICE n’ont pas embauché plus, après 2019, que les entreprises ayant peu recours au CICE. »

    Le dernier gros rapport en date, celui de l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES), n’y va pas par quatre chemins : “L’#efficacité des #allègements du #coût_du_travail se trouve sans doute ailleurs : dans le soutien apporté aux marges des entreprises”, nous dit-il… et ces marges, les entreprises en font bien ce qu’elles veulent. Et ça n’a pas servi à créer de l’emploi, ni à relocaliser notre industrie, mais bien à augmenter les #dividendes des #actionnaires.

    Ces aides aux entreprises représentent 25% du budget de l’État dépensés chaque année – un montant supérieur au budget de l’Éducation nationale, et nous n’en voyons pas la couleur. Ils sont absorbés ailleurs. Et on appelle cela « l’économie de marché », « la loi du marché », « le capitalisme globalisé » ? La vérité, c’est que nous #subventionnions les entreprises privées à hauteur de 10 milliards d’euros par an en 1980, nous renseigne ce même rapport, contre au moins 200 milliards en 2024.

    2019 : la #prime_d’activité pour faire payer les contribuables à la place des actionnaires

    En décembre 2018, le mouvement des Gilets jaunes dévaste les beaux quartiers de Paris après avoir pris son envol sur les ronds-points partout dans le pays. Ce mouvement sans leader ni parti inquiète le gouvernement, Macron prépare même un hélicoptère pour pouvoir échapper à la foule en colère le 8 décembre.

    “On bosse mais on ne s’en sort pas” : les manifestants qui se sont d’abord mobilisés contre la tentative de hausse de la #taxe_sur_le_carburant ont fini par réclamer la fin des cadeaux pour les entreprises et le retour de l’ISF. Le gouvernement a finalement – pour la première fois depuis longtemps – cédé face au mouvement social, en renonçant à sa taxe injuste. Il a en outre proposé une amélioration des revenus des plus modestes.

    Pour cela, il n’a pas augmenté le #SMIC et ainsi mis à contribution le patronat et les actionnaires. Non, il a augmenté la prime d’activité, dispositif créé sous Hollande et qui permet aux salariés aux revenus modestes de bénéficier d’un complément de revenu versé par l’Etat, c’est-à-dire nous. Après les Gilets jaunes, les salariés au SMIC ont touché 90 euros de plus, ce qui n’est pas négligeable. Mais en refusant de faire contribuer le patronat, le gouvernement dépense chaque année 10 milliards d’euros pour compenser la faiblesse des salaires versés par les entreprises.

    2022 : le scandale #McKinsey révèle la ruine quotidienne de l’Etat au profit des copains

    Début 2022, peu avant la campagne présidentielle qui allait permettre la réélection de Macron avec l’aide de son joker Le Pen, on apprenait que l’Etat français aurait payé au moins 1 milliard d’euros par an à des #cabinets_de_conseil pour concevoir sa politique, en doublon de l’administration publique et pour des missions dont l’intérêt n’est pas facile à saisir (et le mot est faible). De l’argent public balancé par les fenêtres ? Oui, et principalement en faveur d’une entreprise, McKinsey, dont on a appris en mars de la même année qu’elle ne payait absolument aucun impôt en France. L’homme en charge de la passation de contrat de ce cabinet de conseil avec l’Etat n’est autre qu’un ami du président, #Karim_Tadjeddine, qui partage avec lui une vision de l’Etat « en mode start up ».

    En 2021, le poids croissant de ces consultants dans la gestion des affaires publiques ayant fait un peu de bruit, le groupe communiste au Sénat avait mis en place une commission d’enquête chargée de faire la lumière sur cette nouvelle tendance. Le rapport qui en a résulté est particulièrement riche car il se base sur des dizaines d’heures d’audition des principaux acteurs de l’affaire, des consultants eux-mêmes aux ministres qui ont fait appel à eux.

    On y apprend d’abord que les dépenses de cabinet de conseil ont doublé au cours du quinquennat, pour atteindre la somme d’un milliard d’euros en 2021. Pour comparaison, le budget annuel consacré à l’égalité femmes-hommes est de 50 millions d’euros. Donner de l’argent aux cabinets privés semble être la véritable « grande cause du quinquennat », à en croire le rapport, qui souligne le recours de plus en plus systématique à leurs services, majoritairement en doublons de compétences existantes dans l’administration publique. Les rapporteurs précisent que la somme d’un milliard d’euros annuelle est « une estimation minimale car les dépenses des opérateurs sont en réalité plus élevées. Si la commission d’enquête a interrogé ceux dont le budget était le plus important (Pôle emploi, Caisse des dépôts et consignations, etc.), l’échantillon ne représente que 10 % du total des opérateurs » (p.8). La somme d’un milliard d’euros est donc TRÈS sous-estimée.

    Pour quoi faire ? Parfois rien du tout : le rapport documente ainsi une facture de 496 800€ de McKinsey pour une mission de réflexion sur « l’avenir du métier d’enseignant » qui n’a pas abouti. Enfin si, ça a abouti à un rapport de deux cent pages qui enfonce des portes ouvertes – soit 2 480€ la page. Mais aussi 558 900€ pour le cabinet #Boston_Consulting_Group (#BCG pour les intimes), pour l’organisation d’une “#convention_des_managers_de_l’Etat”… qui n’a jamais eu lieu.

    Ce mois-ci, l’émission Cash Investigation est venue confirmer ce qui se dessinait il y a deux ans : oui, les consultants de McKinsey ont bien travaillé gratuitement pour le candidat Macron en 2017, ce qui explique pourquoi l’Etat a eu autant recours à leur service depuis son élection.

    On pourrait parler aussi de l’explosion du budget du palais de l’Elysée ou de la façon dont le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a aidé les propriétaires du Paris-St-Germain à éviter de payer des impôts lors du transfert de Neymar en 2017… Les exemples ne manquent pas pour montrer la façon dont Macron et ses sbires ont dilapidé notre argent.

    2023 : la barre d’un million d’apprentis donnés quasi gratuitement au patronat est franchie

    En 2018, la loi dite « #pour_la_liberté_de_choisir_son_avenir_professionnel » a permis de profonds changements alors qu’elle est passée, sur le moment, inaperçue. C’est parce que cette loi existe que le gouvernement a pu affaiblir brutalement l’#assurance-chômage. C’est cette loi qui a libéralisé la #formation_professionnelle et provoqué l’augmentation des arnaques pour les salariés en désir de reconversion. Et c’est cette loi qui a provoqué l’augmentation considérable du nombre d’apprentis en France. Les #apprentis sont des jeunes qui, pour obtenir un diplôme, se forment en #alternance, c’est-à-dire en travaillant pour une entreprise sensée les former et accompagnés par un organisme de formation. Entre 2017 et 2022, le nombre de nouveaux contrats d’#apprentissage signés est passé d’un peu plus de 320 000 à 837 000. En 2023, on aurait donc atteint le million.

    Cette augmentation a principalement été obtenue grâce à de la distribution d’argent public au patronat français : pour chaque contrat signé, la première année, les entreprises privées ont touché entre 5 000 et 8 000 euros d’aides à partir de 2020. Désormais, une aide unique de 6 000 euros leur est octroyée. Concrètement, et puisque la rémunération des apprentis est très basse, cela signifie qu’embaucher un apprenti de moins de 18 ans ne coûte pas un centime aux entreprises la première année : le contribuable paye tout à la place du patron. Sur ce site de promotion de l’apprentissage, on apprend ainsi que la dépense publique permet au patronat de dépenser un minimum pour rémunérer ses apprentis. Même la troisième année, cela coûte nettement moins cher que d’embaucher un salarié au SMIC. Il faut ajouter à ça le fait que les contrats d’apprentissage sont largement exonérés de cotisations patronales : concrètement, ça ne coûte quasi plus rien d’embaucher un apprenti.

    Nous ne sommes pas passés de 300 000 à un million d’apprentis en six ans simplement parce qu’un beau matin de nombreux patrons se sont découvert une vocation pédagogique. Toutes les études, notamment celle de la Cour des Comptes, montrent que c’est bien la prise en charge par l’Etat de l’apprentissage qui a provoqué un effet d’aubaine et incité les employeurs à recourir à cette main d’œuvre gratuite. Après tout, pourquoi s’en priver ?

    Et puisque les critères sont inexistants et que le seul encadrement provient d’organismes de formation souvent privés et peu scrupuleux (et cogérés par le patronat via les Chambres de commerce et d’industrie, dans le cas des CFA), les abus explosent. Selon une étude de l’Observatoire de l’alternance, un organisme patronal, 27% des alternants sondés déclarent ne pas avoir eu de tuteur pendant leur contrat de travail, ce qui est totalement illégal. Et seules 40% des entreprises sondées déclarent former leur tuteur. Une proportion qui chute à 28% dans le commerce. L’apprentissage n’est pas une chance pour la jeunesse. D’abord, c’est une nouvelle réserve de main d’œuvre gratuite ou à prix cassé pour le patronat. Ensuite c’est une main d’œuvre docile, que l’on forme à devenir les salariés soumis du futur. Des salariés qui n’auront pas pu choisir leur vie et dont la formation très spécialisée les enchaîne à un secteur professionnel.

    En 2024, le coût de l’apprentissage pourrait avoisiner les 25 milliards d’euros pour les contribuables ! Et pour quels effets durables ? Potentiellement catastrophiques, au point que l’OFCE parle, dans une étude récente, de “#bulle_de_l’apprentissage”. « Il y a beaucoup d’emplois artificiels, explique Bruno Coquet, économiste, au journal La Tribune. La Dares et l’OFCE avaient estimé leur nombre entre 200 000 et 250 000, il y a deux ans. Tous ces emplois pourraient disparaître. Certains emplois en apprentissage se sont substitués à des contrats en CDD ou CDI, car ils coûtaient moins cher. Ces effets de substitution ont été estimés à 200 000. »

    2025 : la contribution des grandes entreprises est écourtée

    Lors du budget préparé par #Michel_Barnier (éphémère Premier ministre du gouvernement putschiste de l’automne 2024) prévoyait un certain nombre de micro-reculs dans cette politique pro-actionnaires. Ce budget prévoyait la réduction des #aides_aux_entreprises dans le cadre de l’apprentissage et, dans sa version parvenue à l’après-dissolution, comportait un projet de surtaxe sur le bénéfice des grandes entreprises, pendant deux ans. Aussitôt annoncée, cette mesure a provoqué la colère de #Bernard_Arnault. Le patron de #LVMH n’a pas supporté cette mini-contribution au redressement des finances publiques et a rappelé à Macron son unique mandat : continuer de gaver les capitalistes. La surtaxe a donc été réduite à une seule année, comme l’a confirmé le ministre de l’Economie Eric Lombard ; le même jour, il annonçait la nécessité de trouver 40 milliards de plus en réduisant les dépenses publiques… Cet abandon va nous coûter 4 milliards d’euros, qui vont donc rester dans la poche des actionnaires. C’était évidemment insuffisant pour un rééquilibrage budgétaire mais cela ouvrait la porte au débat sur l’état et l’origine des recettes de l’État : elles sont de plus en plus faibles car Macron a pour mission d’exonérer les riches d’impôts.

    Une #dette creusée… contre nous

    Une dette importante, ce n’est pas un problème en soi, comme nous l’avons montré à plusieurs reprises. Ce qui est un problème, c’est que cette dette-là n’a servi à rien : elle n’est pas un #investissement dans l’avenir, elle est constituée de multiples cadeaux aux plus fortunés. Et ces cadeaux se sont révélés tout bonnement improductifs : ils ont servi à accumuler, pas à investir.

    Les preuves sont là : la fortune des 500 familles les plus riches de France a été multipliée par 3,1 en 10 ans. C’est normal : les dividendes ont régulièrement augmenté ces dernières années, pas tant parce que nos entreprises sont plus performantes que parce qu’elles sont beaucoup moins imposées et davantage aidées. Or, aucune de ces aides n’est conditionnée : les entreprises en font ce qu’elles veulent. Le patronat a visiblement décidé d’attribuer une bonne part de ces gains aux actionnaires. Or, 96 % des dividendes sont attribués à 1 % de l’ensemble des foyers fiscaux, selon France Stratégie.

    Ces gens enrichis vont-ils un jour investir et entretenir une saine croissance qui pourrait, à terme, bénéficier à nos emplois et nos salaires ? C’est que les macronistes ont affirmé pendant des années, sans le moindre effet. Désormais, ils ne prennent même plus la peine de nous le faire croire. Leur dictature bourgeoise n’a plus besoin de motifs. Le vol est de toute façon trop caractérisé.

    Pendant que quelques-uns accumulaient, l’état du reste de la société s’est considérablement dégradé. Tout le monde a pu constater le délabrement des services publics – ce patrimoine commun des moins fortunés. De façon encore plus nette, la pauvreté a augmenté ces dernières années. La crise inflationniste, dont nous avons montré à quel point elle profitait aux possédants, est venue augmenter cette tendance.

    Macron nous a bel et bien pillé. Début juillet, les électeurs ont décidé de lui retirer le pouvoir de continuer, en votant majoritairement NFP et RN. Qu’à cela ne tienne : avec son coup d’Etat, il a décidé de continuer ce #vol_en_bande_organisée… Jusqu’à ce que nous le stoppions par d’autres moyens.

    ►https://frustrationmagazine.fr/finances-publiques-ou-est-largent
    #France #pillage #à_lire

    signalé aussi par @monolecte
    ▻https://seenthis.net/messages/1126878

  • Placé en liberté conditionnelle, Nicolas Sarkozy s’envole pour le cap Nègre
    ▻https://www.off-investigation.fr/place-en-liberte-conditionnelle-nicolas-sarkozy-senvole-pour-le-ca

    L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy au tribunal de Paris le 20 janvier 2025 (Photo by Bertrand GUAY / AFP) EXCLUSIF Nicolas Sarkozy a obtenu hier une liberté conditionnelle. Il s’est aussitôt envolé pour le Cap Nègre (Var), où son épouse Carla Bruni Sarkozy dispose d’une luxueuse résidence secondaire à quelques encablures du festival de Cannes. Nicolas Sarkozy a été placé hier en liberté conditionnelle, selon une source judiciaire. Le 18 décembre 2024, après le rejet d’un pourvoi en cassation, il avait été définitivement condamné à un an de prison ferme aménagé sous bracelet électronique pour « corruption » et "trafic […]Lire la suite : Placé en liberté conditionnelle, Nicolas Sarkozy s’envole pour le cap (...)

    #Actu #Réservé_aux_abonnés

  • « Mimi » époque Sarko
    ▻https://www.off-investigation.fr/mimi-epoque-sarko

    Sous Nicolas Sarkozy, les pressions de l’Élysée ne s’exercent pas que sur Le Monde. À Canal Plus, nous allons découvrir un peu par hasard comment la police des polices est prête à aller très loin dans la violation du secret des sources quand il s’agit de protéger un maillon clé du « clan Sarko » : la très influente Michèle Marchand, amie de Carla Bruni et communicante officieuse du couple présidentiel. Lire la suite : « Mimi » époque Sarko

    #Main_basse_sur_la_presse #Séries #Réservé_aux_abonnés

  • #200_milliards : le #coût exorbitant des #aides_publiques aux #entreprises

    65 millions d’euros. C’est le pactole d’aides publiques dont s’est gavé le groupe #Michelin en quelques années. Une addition très salée pour le contribuable et encore plus difficile à avaler au regard de la suppression de 1400 emplois décidées par le groupe. Après s’être rendu aux côtés des salariés, aux usines de Cholet et de Vannes, les insoumis ont pris le taureau par les cornes. Les députés LFI ont annoncé le dépôt d’une commission d’enquête sur les aides publiques distribuées aux entreprises. Toutes sont versées sans contrepartie.

    Près de 200 milliards d’euros. C’est le montant des aides publiques versées aux grandes entreprises privées sans aucune contrepartie. Ce montant a été révélé par une étude de l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires) et du Clersé (groupe de chercheurs de l’université de Lille) (►https://ires.fr/publications/cgt/un-capitalisme-sous-perfusion-mesure-theories-et-effets-macroeconomiques-des-ai). Il s’agit du premier #budget de l’État : plus de 30 % de son budget total, et deux fois plus que le budget de l’Éducation nationale.

    Cet « #argent_magique », Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs n’en parlent jamais. Au total, ces aides sont pourtant chiffrées à 200 milliards par année, soit plus de trois fois le montant des saignées budgétaires annoncées.

    #Subventions_directes, #niches_fiscales et sociales en tout genre ou encore aides régionales et européennes, ces 200 milliards prennent de diverses formes, mais ont une même finalité : partir en poussière chez des #intérêts_privés, plutôt qu’au service de la collectivité. Notre article.

    D’où viennent ces 200 milliards ?

    Le gâteau des aides aux entreprises a considérablement grossi ces dernières années : l’État accorde 3 fois plus d’aides au #secteur_privé qu’en 1999. Et ce gâteau se découpe en plusieurs parts. Le magazine Frustration fournit un graphique de la répartition de ces aides. C’est environ 20% de #subventions directes de l’État ou des collectivités, 40% d’#exonérations de #cotisations_sociales, et 40% de niches fiscales et #baisses_d’impôts.

    Ces milliards d’aides ne tombent pas du ciel. Ils résultent très nettement des politiques des gouvernements libéraux depuis les années 2000. En particulier, des politiques d’#Emmanuel_Macron depuis 2017 et même avant, à la tête de l’Économie de #François_Hollande. Avant lui, les politiques de réduction des #cotisations_patronales des entreprises ont pavé le chemin sous #Nicolas_Sarkozy. Ensuite, le grand bond en arrière : la mise en place du #Crédit_d’Impôt_Compétitivité_Recherche (#CICE), qui a coûté à l’État plus de 100 milliards depuis 2013.

    Sa suppression permettrait de rapporter 10 milliards d’euros, a minima. La baisse pérenne des #cotisations_sociales est venue remplacer le CICE en 2019 par Macron, pour le même effet. D’autres dispositifs encore : le #Crédit_impôt_recherche (#CIR : sa suppression pour les #grandes_entreprises rapporterait 1.3 milliard), ou encore le #Pacte_de_Responsabilité (un ensemble de différents crédits d’impôts mis en place en bloc par François Hollande).

    Sous Macron, ces dispositifs perdurent et s’étendent. Ils cohabitent surtout avec d’autres milliards tendus par Macron aux entreprises. Par exemple, Macron a décidé seul de supprimer la #cotisation_sur_la_valeur_ajoutée_des_entreprises (#CVAE), qui bénéficiait aux collectivités territoriales, et de les rendre dépendantes aux recettes de la #TVA, l’impôt le plus injuste. Ce nouveau cadeau aux grandes entreprises coûte cette année 12 milliards d’euros, et coûtera 15 milliards en 2027.

    D’innombrables #niches sont encore en vigueur : la niche « #Copé » (5 milliards d’euros) ou les niches fiscales défavorables au climat (19 milliards d’euros selon l’Institut d’étude pour le climat) pour ne citer qu’elles.
    200 milliards pour licencier ?
    ▻https://twitter.com/L_insoumission/status/1856285914999234680

    Problème majeur : ces milliards d’aides aux entreprises se font sans #contrepartie aucune. Bien souvent, elles permettent et encouragent même les attaques sociales des entreprises envers leurs salariés : baisses des salaires, licenciements, délocalisations, etc. Un exemple récent : l’entreprise #Forvia (ex-Forecia), fabricant français d’équipements automobiles. Depuis son lancement dans la filière de l’hydrogène, elle a touché 600 millions de subventions – et ce, hors CICE. Pourtant, le 19 février 2024, le directeur annonce d’une pierre deux coups le retour des bénéfices pour 2023 et la suppression progressive de 10.000 emplois pour les quatre prochaines années.

    Douche froide pour les salariés, dont l’entreprise annonce le même jour des bénéfices records et un grand plan de licenciement qui ne dit pas son nom. L’Insoumission s’est entretenue avec des travailleurs de Forvia mobilisés contre la décision de leur direction. Ils dénoncent d’une même voix l’hypocrisie de leur direction mais aussi de la puissance publique :

    « On leur a donné 600 millions d’argent de l’Etat. Non seulement ils n’ont pas créé d’emplois mais en plus ils en suppriment. Ils touchent de l’agent pour virer les travailleurs, aussi simple que ça. C’était 600 millions pour un seul site de 300 salariés : ça fait 2 millions par salarié, et ils se permettent de fermer des sites. Juste pour leur marge. Et honnêtement, on a même l’impression que c’est nous qui payons le #licenciement de nos collègues, puisqu’on va travailler plus pour compenser leur départ.« 

    Résultat direct et rationnel de l’absence de conditionnement social (et écologique) de ces aides publiques, les entreprises font ce qu’elles veulent de cet argent. Et Forvia est loin d’être la seule à profiter des aides d’entreprises pour augmenter ses marges au détriment des salariés, comme le soulignait l’étude de l’Ires. En 2019, le groupe Michelin s’était déjà par exemple servi d’un crédit d’impôt (CICE) de 65 milliards d’euros pour délocaliser sa production en Pologne, en Roumanie et en Espagne.

    Et ces quelques exemples ne sont très certainement que l’arbre qui cache la forêt, au vu de l’ampleur des sommes engagées. D’une manière générale : beaucoup d’#argent_public pour les actionnaires, qui aurait pu être consacré aux grands chantiers de politiques publiques. Combien d’écoles, d’hôpitaux, de lignes ferroviaires auraient pu être construits avec ces 200 milliards ? Combien de personnels soignants, de professeurs et d’AESH dans les écoles auraient pu être rémunérés ?

    Pour continuer d’arroser les entreprises, le Gouvernement fait les poches aux français

    Alors que le chantage à la dette et à la compression des dépenses repart de plus belle avec l’annonce des 5.5% de PIB de déficit, la responsabilité de ces 200 milliards d’aides est immense. Le Gouvernement détourne les yeux de cette responsabilité et préfère concentrer ses attaques ciblées sur les dépenses sociales et les services publics. Les conséquences de ce récit politique sont déjà à l’oeuvre : moins 10 milliards d’euros passés par décret en février, multiples réformes de l’assurance-chômage, etc. Et d’autres coupes sont à venir pour atteindre les 3% de déficit d’ici 2027, jusqu’à 80 milliards d’euros de coupe selon Bruno Le Maire.

    Selon les mots de l’étude de l’Ires, « un État-providence caché en faveur des entreprises » se développe à l’heure où le Gouvernement détricote l’Etat-providence social. Romaric Godin résume la situation dans un article sur le chantage à la dette pour Mediapart : « L’épouvantail de la dette a pour fonction de démanteler ce qui reste de l’État social pour préserver les transferts vers le secteur privé et soutenir sa rentabilité face à une croissance stagnante.« 

    Plus encore, pour Benjamin Lemoine, sociologue et auteur de l’ouvrage L’Ordre de la dette (2022) : « Le maintien de l’ordre de la dette demande un dosage incessant entre le soutien au capital privé et une capacité à assurer sans chocs politiques le service de la dette, et depuis des années cette capacité repose entièrement sur le sacrifice de l’État social.« 

    Derrière le refus du Gouvernement de s’attaquer aux aides aux entreprises, c’est donc tout un modèle économique qui ne veut être remis en cause par les macronistes. Le #capitalisme français repose tout entier sur ce système de soutien public au capital. 200 milliards, cela commence à faire cher le fonctionnement de l’#économie.

    #Conditionnement des aides, suppression des niches fiscales inutiles : les recettes fiscales existent

    Un autre modèle est pourtant possible. Toutes les études sur les aides aux entreprises parlent d’une même voix : il faut conditionner les aides. Elles rejoignent ainsi les revendications de la France Insoumise depuis des années. La suppression du CICE est au programme de l’Avenir en Commun dès l’élection présidentielle de 2017. De même pour le CIR, et toutes les niches « anti-sociales et anti-écologiques ». La France Insoumise a ainsi publié ce 28 mars ses « 10 mesures d’urgence pour faire face à l’austérité » dans un document intitulé « Moins de dépenses fiscales, plus de recettes fiscales !« .

    Au programme : rétablir l’ISF (+15 milliards), taxer les superprofits (+15 milliards), supprimer le CICE (+10 milliards), supprimer le CIR (+1.3 milliards), supprimer les niches fiscales les plus polluantes (+6 milliards), rétablir la CVAE (+15 milliards), mettre en place une imposition universelle sur les entreprises (+42 milliards), renforcer la taxe sur les transactions financières (+10.8 milliards) et mettre fin à la flat tax (+1 milliards). Un large panel qui vise à montrer une chose : « Les seules dépenses à réduire sont celles en faveur des plus riches » écrit la France Insoumise, pour qui les 200 milliards d’aides seraient un bon premier ciblage.

    Une chose est certaine : il existe, effectivement, de nombreux postes de dépenses sur lesquels le Gouvernement pourrait se pencher pour réduire le déficit public. Conditionner les aides aux entreprises paraît être une étape essentielle.

    ▻https://linsoumission.fr/2024/11/12/200-milliards-aides-aux-entreprises
    #France #finances

  • Prise en charge des affections longue durée : ce qui se passe depuis Sarkozy est gravissime – Libération
    ▻https://www.liberation.fr/societe/sante/prise-en-charge-des-affections-longue-duree-ce-qui-se-passe-depuis-sarkoz
    ▻https://www.liberation.fr/resizer/4fQQZ9rz3r0YowjSgNoBgjb3AD0=/1200x630/filters:format(jpg):quality(70):focal(2371x1106:2381x1116)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/IZ7SLVPTYNA2XKRFYHLV6N4EKM.jpg

    « La protection sociale est plus un coût dans la compétitivité internationale qu’un avantage », expliquait l’économiste Eric Le Boucher dans le Figaro en 2006, alors que Nicolas Sarkozy entamait sa longue marche vers la présidentielle, avec son slogan fétiche « Travailler plus pour gagner plus », et parmi les mesures phares de son projet néolibéral la mise en place de franchises sur les soins, au nom de la responsabilisation… des cancéreux, des accidentés du travail, des diabétiques et des insuffisants rénaux. « Y a-t-il une assurance sans franchise ? » demandait-il, goguenard, devant un public conquis. Dix-huit ans plus tard, le travail de sape a bien avancé. Les franchises sur les soins ont été adoptées en 2007, malgré une forte mobilisation et la grève des soins entamée par Bruno-Pascal Chevalier, militant du sida aujourd’hui décédé. Le périmètre des affections de longue durée (ALD) bénéficiant d’une prise en charge à 100 % a été redéfini, à la baisse, avec la sortie de l’hypertension artérielle (HTA) sévère, ce qui a touché des millions de personnes, au motif que la HTA n’était pas une maladie, mais un facteur de risque. Qu’importe la cohérence financière, car évidemment traiter les maladies chroniques dès le départ pour éviter leur aggravation abaisse le coût final pour la collectivité. Qu’importe l’écart d’espérance de

  • Comment l’austérité paralyse l’université

    [Rentrée sous tension à la fac] Pour dénoncer leur manque de #reconnaissance, des enseignants démissionnent de leurs #tâches_administratives, alors que le projet de loi de finances 2024 risque d’aggraver les difficultés financières de l’université.

    Les présidents d’université l’ont mauvaise. La raison ? Le #projet_de_loi_de_finances (#PLF) 2024, qui n’est pas à la hauteur des besoins de leurs établissements. Déjà fortement impactées par la hausse des prix en général et des coûts de l’énergie en particulier, les universités vont en effet devoir financer pour 2023 et 2024 une partie de la hausse des #salaires décidée en juin par le ministre de la Fonction publique Stanislas Guérini. « Une très mauvaise nouvelle », a réagi France Universités dans un communiqué du 19 octobre :

    « Pour les universités, cela signifie qu’elles devront financer 120 millions d’euros [sur un coût total d’environ 400 millions d’euros, NDLR], soit par prélèvement sur leurs fonds de roulement, soit par réduction de leur campagne d’emplois. Cela équivaut à 1 500 #emplois de maîtres de conférences en moins, non ouverts au recrutement, dénonce l’association, qui fédère l’ensemble des présidents d’universités. Encore une fois, les universités font les frais de la #politique_budgétaire du gouvernement qui considère l’#enseignement_supérieur et la #recherche comme une variable d’ajustement et non comme un investissement en faveur de la jeunesse », ajoute le communiqué.

    La situation est, il est vrai, particulièrement difficile, avec de nombreuses universités au #budget_déficitaire ou en passe de le devenir. Et un gouvernement qui n’entend rien leur concéder.

    Chute de la dépense par étudiant

    Début septembre, #Emmanuel_Macron expliquait, dans un échange avec le Youtubeur Hugo Travers, qu’il n’y avait « pas de problème de moyens » dans l’enseignement supérieur public, dénonçant une forme de « #gâchis_collectif » puisque, à ses yeux, il y aurait « des formations qui ne diplôment pas depuis des années » et d’autres qui se maintiennent « simplement pour préserver des postes d’enseignants ».

    Dans la foulée, la ministre #Sylvie_Retailleau, exigeait de libérer leurs #fonds_de_roulement – cet « argent public qui dort » d’après elle – estimés à un milliard d’euros, et qui permettrait de financer une partie des mesures en faveur du pouvoir d’achat des #fonctionnaires décidées cet été. Seulement, arguent les chefs d’établissements, ces fonds sont destinés aux rénovations énergétiques des bâtiments ou aux équipements de laboratoires de recherches.

    Déjà peu élevée par rapport aux autres pays d’Europe, la #dépense_par_étudiant décroche en réalité nettement depuis 2010. À l’université, le nombre d’inscrits a augmenté de 25 %, et le budget d’à peine 10 %. Le nombre d’enseignants a, lui, baissé de 2 %.

    « Pour retrouver les #taux_d’encadrement de 2010, il faudrait créer 11 000 postes dans les universités », a calculé Julien Gossa, maître de conférences en sciences informatiques à l’université de Strasbourg et fin observateur des questions liées à l’enseignement supérieur.

    Dans le détail, ces chiffres masquent des #inégalités : tous les établissements ne sont pas dotés de la même manière. Difficile d’obtenir des données officielles à ce sujet, mais celles produites par Julien Gossa révèlent des écarts allant parfois du simple au double.

    A L’université de Créteil, qui a vu ses effectifs exploser ces dernières années et devrait atteindre un #déficit de 10 millions d’euros cette année, l’Etat débourse en moyenne 6 750 euros par étudiant. À Aix-Marseille, le montant s’élève à 10 000 euros. À la Sorbonne, celui-ci est de 13 000 euros, soit presque deux fois plus qu’à Nantes (7 540 euros). Et largement plus qu’à Nîmes (5 000 euros). « Ces grandes différences ne peuvent s’expliquer uniquement par des frais de structures », souligne Hervé Christofol, membre du bureau national du Snesup-FSU.

    La #concurrence s’est aggravée en 2007 avec la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (#LRU). Réforme majeure du quinquennat de #Nicolas_Sarkozy, elle a transféré aux établissements universitaires la maîtrise de leurs budgets, et de leurs #ressources_humaines, qui revenait jusqu’ici à l’Etat.

    « On nous a vendu l’idée selon laquelle les universités seraient plus libres de faire leurs propres choix en s’adaptant à leur territoire. Mais en réalité, le gouvernement s’est tout simplement déresponsabilisé », tance Julien Gossa.

    Manque de profs titulaires

    Concrètement, pour fonctionner à moyens constants, les présidents d’universités sont contraints de mener des politiques d’austérité. Conséquences : les #recrutements d’#enseignants_titulaires sont gelés dans plusieurs universités, comme à Créteil, et celles et ceux en poste accumulent les #heures_supplémentaires.

    En 2022, le nombre d’ouvertures de postes de maîtres de conférences a augmenté de 16 %, mais cela ne suffit pas à rattraper la stagnation des dernières années. Le Snesup-FSU, syndicat majoritaire, avait d’ailleurs identifié la date du 26 janvier comme le « #jour_du_dépassement_universitaire », autrement dit le jour à compter duquel les titulaires ont épuisé les heures correspondant à leurs obligations de service pour l’année en cours.

    Au-delà, tous les enseignements sont assurés en heures supplémentaires, ou bien par le recrutement de #contractuels ou #vacataires – des #contrats_précaires qui interviennent de façon ponctuelle, sans que l’université ne soit leur activité principale. Les syndicats estiment qu’ils sont entre 100 000 et 130 000. Leur #rémunération : à peine 40 euros bruts de l’heure, contre environ 120 euros bruts pour un titulaire.

    Les problématiques de rémunération ont d’ailleurs créé la pagaille lors de la rentrée dans un certain nombre d’universités. À Paris-Est-Créteil, les étudiants de première année de la filière sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps) ont vu leur rentrée décalée de deux semaines. Puis les cours ont démarré, mais dans une situation pour le moins dantesque : pas préparés en amont, les groupes de TD ont été créés dans la panique par des agents administratifs déjà débordés… Sans tenir compte des options souhaitées par les étudiants.

    Une quinzaine d’enseignants ont en effet démissionné d’une partie de leurs responsabilités : ils continuent d’assurer leurs cours, mais refusent d’effectuer leurs tâches administratives ou pédagogiques non statutaires pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’un « manque de reconnaissance » de l’État. À Rouen, ils sont 57 à en avoir fait de même. Même son de cloche à l’IUT Sciences de gestion de l’Université de Bordeaux, ou à celui de Chimie d’Aix-Marseille.

    « Cela impacte tout le monde, insiste Gabriel Evanno, représentant du bureau des élèves de Staps à Créteil. Pour l’instant, nous ne savons même pas si les partiels de cet hiver pourront avoir lieu puisqu’il n’y a plus de surveillants d’examens. Nous ne savons pas non plus qui sera en mesure de signer nos conventions de stages étant donné que les enseignants qui étaient en mesure de le faire n’y sont plus habilités depuis leurs démissions de ces tâches. »

    L’étudiant soutient, malgré tout, la protestation des enseignants.

    Mobilisations des « ESAS »

    Ces #démissions_massives sont le fruit d’une #mobilisation démarrée il y a un an à l’initiative du collectif 384 regroupant près de 2 000 enseignants au statut particulier, les #enseignants_du_secondaire_affectés_dans_le_supérieur (#ESAS) : des professeurs agrégés, d’autres certifiés, d’autres issus de lycées professionnels. Au nombre de 13 000, ces enseignants se trouvent majoritairement dans les instituts universitaires de technologie (IUT), les filières Staps ou les instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation (Inspé).

    Toutes et tous assurent 384 heures de cours par an, soit deux fois plus que les enseignants-chercheurs, sans compter le suivi des étudiants.

    Or, début 2022, un nouveau système de #primes pouvant atteindre d’ici 2027 6 400 euros par an a été mis en place, pour inciter à prendre en charge des tâches administratives et pédagogiques. Le problème, c’est qu’il a été réservé aux enseignants-chercheurs, alors même que les ESAS remplissent tout autant ce genre de missions.

    « En plus de nos heures de cours, nous assurons depuis longtemps des missions non statutaires, parfois délaissées par les enseignants-chercheurs : le suivi des stages, le recrutement des étudiants, ou encore l’élaboration des emplois du temps, énumère Nicolas Domergue, porte-parole du collectif et enseignant à l’IUT du Puy-en-Velay. Le tout pour la somme ridicule de 600 euros par an. On est surinvestis, et pourtant oubliés au moment des réformes. »

    Pour Guillaume Dietsch, enseignant en Staps de l’Université de Paris-Est-Créteil et « démissionnaire », cette exclusion des primes a été « la goutte d’eau de trop. Cette injustice a été perçue de façon symbolique comme un manque de reconnaissance plus large de notre travail. »

    Le Ministère de l’enseignement supérieur avait d’abord justifié cette différence de traitement par l’absence de mission de recherche des enseignants issus du second degré, avant de chercher un moyen de stopper la vague des démissions. Pour calmer la grogne, début septembre, le Ministère a débloqué 50 millions d’euros afin de revaloriser la prime des ESAS qui passera à 4 200 euros en 2027. Ce qui fait toujours 2 200 euros de moins que celle accordée aux enseignants-chercheurs.

    « Contrairement à ce que ce procédé laisse entendre, nous pensons que la formation des futurs actifs doit être reconnue au même niveau que la recherche », rétorque Nicolas Domergue.

    Au-delà de cette question de prime, se joue une autre bataille : celle de l’évolution de carrière. De par leur statut hybride, ces enseignants sont pris en étau entre deux ministères, celui de l’enseignement supérieur et de la recherche et celui de l’éducation nationale.

    « Notre carrière est quasiment à l’arrêt dès que l’on quitte le secondaire, regrette Céline Courvoisier, membre du collectif 384 et professeure agrégée de physique à l’IUT d’Aix-Marseille. Nous ne sommes plus évalués par le rectorat au motif que nous travaillons dans le supérieur. »

    Ces enseignants sont, de fait, exclus des primes dont peuvent bénéficier leurs collègues dans les collèges ou les lycées. Pour eux, c’est la double peine quand les effets de l’austérité budgétaire s’ajoutent à leur insuffisante reconnaissance salariale. Ainsi, depuis 2021, les IUT se font désormais en trois ans au lieu de deux auparavant.

    « Nous avons dû monter une troisième année à coûts constants alors que cela nécessite nécessairement des embauches, des salles… Comment est-ce possible ? », interroge Céline Courvoisier.

    Surtout, a-t-on envie de se demander, combien de temps cette situation va-t-elle pouvoir durer ?

    ▻https://www.alternatives-economiques.fr/lausterite-paralyse-luniversite/00108494

    #austérité #université #ERS #France #facs #démission

  • Où le #classement_de_Shanghaï mène-t-il l’#université française ?

    Le classement de #Shanghaï, dont les résultats sont publiés mardi 15 août, a façonné une idée jamais débattue de l’« #excellence ». Des universitaires appellent à définir « une vision du monde du savoir » propre au service public qu’est l’enseignement supérieur français.

    Des universités à la renommée mondiale qui attirent les meilleurs étudiants, les chercheurs les plus qualifiés et les partenaires financiers les plus magnanimes : depuis l’avènement des classements internationaux dans l’#enseignement_supérieur, il y a vingt ans, la quête d’une certaine idée de l’« excellence » a intégré le vocabulaire universitaire, jusqu’à se muer en un projet politique.

    En France, en août 2003, la première édition du classement de Shanghaï, qui publie mardi 15 août son édition 2023, a été un coup de tonnerre : ignorant les subtilités administratives hexagonales et la tripartition entre #universités, grandes écoles et organismes de recherche, le palmarès n’avait distingué dans son top 50 aucun des fleurons nationaux. Piqués au vif, les gouvernements successifs se sont engouffrés dans la brèche et ont cherché les outils pour se conformer aux #standards. En 2010, le président de la République, #Nicolas_Sarkozy, avait fixé à sa ministre de l’enseignement supérieur, #Valérie_Pécresse, un #objectif précis : placer deux établissements français dans les 20 premiers mondiaux et 10 parmi les 100 premiers du classement de Shanghaï.

    La loi relative aux libertés et responsabilités des universités, votée en 2007, portait alors ses premiers fruits, présentés en personne par Mme Pécresse, en juillet 2010, aux professeurs #Nian_Cai_Liu et #Ying_Cheng, les deux créateurs du classement. Les incitations aux #regroupements entre universités, grandes écoles et organismes de recherche ont fleuri sous différents noms au gré des appels à projets organisés par l’Etat pour distribuer d’importants investissements publics (#IDEX, #I-SITE, #Labex, #PRES, #Comue), jusqu’en 2018, avec le nouveau statut d’#établissement_public_expérimental (#EPE). Toutes ces tactiques politiques apparaissent comme autant de stigmates français du palmarès chinois.

    Ces grandes manœuvres ont été orchestrées sans qu’une question fondamentale soit jamais posée : quelle est la vision du monde de l’enseignement supérieur et de la recherche que véhicule le classement de Shanghaï ? Lorsqu’il a été conçu, à la demande du gouvernement chinois, le palmarès n’avait qu’un objectif : accélérer la #modernisation des universités du pays en y calquant les caractéristiques des grandes universités nord-américaines de l’#Ivy_League, Harvard en tête. On est donc très loin du #modèle_français, où, selon le #code_de_l’éducation, l’université participe d’un #service_public de l’enseignement supérieur.

    « Société de marché »

    Pour la philosophe Fabienne Brugère, la France continue, comme la Chine, de « rêver aux grandes universités américaines sans être capable d’inventer un modèle français avec une #vision du savoir et la perspective d’un bonheur public ». « N’est-il pas temps de donner une vision de l’université ?, s’interroge-t-elle dans la revue Esprit (« Quelle université voulons-nous ? », juillet-août 2023, 22 euros). J’aimerais proposer un regard décalé sur l’université, laisser de côté la question des alliances, des regroupements et des moyens, pour poser une condition de sa gouvernance : une #vision_du_monde_du_savoir. »

    Citant un texte du philosophe Jacques Derrida paru en 2001, deux ans avant le premier classement de Shanghaï, la professeure à Paris-VIII définit l’université comme « inconditionnelle, en ce qu’elle peut #repenser_le_monde, l’humanité, élaborer des #utopies et des #savoirs nouveaux ». Or, « vingt ans après, force est de constater que ce texte reste un objet non identifié, et que rien dans le paysage universitaire mondial ne ressemble à ce qu’il projette, regrette Fabienne Brugère. Les grandes universités américaines que nous admirons et dans lesquelles Derrida a enseigné sont habitées par la société de marché ».

    Ironie du sort, c’est justement l’argent qui « coule à flots » qui garantit dans ces établissements de l’hyperélite des qualités d’étude et de bon encadrement ainsi qu’une administration efficace… Autant de missions que le service public de l’université française peine tant à remplir. « La scholè, le regard scolastique, cette disposition à l’étude, ce temps privilégié et déconnecté où l’on apprend n’est possible que parce que la grande machine capitaliste la fait tenir », déplore Mme Brugère.

    En imposant arbitrairement ses critères – fondés essentiellement sur le nombre de #publications_scientifiques en langue anglaise, de prix Nobel et de médailles Fields –, le classement de Shanghaï a défini, hors de tout débat démocratique, une #vision_normative de ce qu’est une « bonne » université. La recherche qui y est conduite doit être efficace économiquement et permettre un #retour_sur_investissement. « Il ne peut donc y avoir ni usagers ni service public, ce qui constitue un #déni_de_réalité, en tout cas pour le cas français », relevait le sociologue Fabien Eloire dans un article consacré au palmarès, en 2010. Est-il « vraiment raisonnable et sérieux de chercher à modifier en profondeur le système universitaire français pour que quelques universités d’élite soient en mesure de monter dans ce classement ? », questionnait le professeur à l’université de Lille.

    Derrière cet effacement des #spécificités_nationales, « une nouvelle rhétorique institutionnelle » s’est mise en place autour de l’« #économie_de_la_connaissance ». « On ne parle plus de “l’#acquisition_du_savoir”, trop marquée par une certaine #gratuité, mais de “l’#acquisition_de_compétences”, efficaces, directement orientées, adaptatives, plus en phase avec le discours économique et managérial », concluait le chercheur.

    Un poids à relativiser

    A y regarder de plus près, Shanghaï et les autres classements internationaux influents que sont les palmarès britanniques #QS_World_University_Rankings (#QS) et #Times_Higher_Education (#THE) valorisent des pays dont les fleurons n’accueillent finalement qu’un effectif limité au regard de leur population étudiante et du nombre total d’habitants. Le poids réel des « #universités_de_prestige » doit donc être relativisé, y compris dans les pays arrivant systématiquement aux tout premiers rangs dans les classements.

    Pour en rendre compte, Le Monde a listé les 80 universités issues de 16 pays qui figuraient en 2022 parmi les 60 premières des classements QS, THE et Shanghaï. Grâce aux sites Internet des établissements et aux données de Campus France, le nombre total d’étudiants dans ces universités a été relevé, et mis en comparaison avec deux autres statistiques : la démographie étudiante et la démographie totale du pays.

    Le cas des Etats-Unis est éclairant : ils arrivent à la 10e position sur 16 pays, avec seulement 6,3 % des étudiants (1,2 million) dans les 33 universités classées, soit 0,36 % de la population américaine.

    Singapour se place en tête, qui totalise 28,5 % des étudiants inscrits (56 900 étudiants) dans les huit universités de l’hyperélite des classements, soit 0,9 % de sa population. Suivent Hongkong, avec 60 500 étudiants dans quatre universités (20,7 % des étudiants, 0,8 % de sa population), et la Suisse, avec 63 800 étudiants dans trois établissements (19,9 % des étudiants, 0,7 % de sa population).

    Avec 98 600 étudiants dans quatre universités classées (Paris-Saclay, PSL, Sorbonne Université, Institut polytechnique de Paris), la France compte 3,2 % des étudiants dans l’hyperélite universitaire mondiale, soit 0,1 % de la population totale.

    La Chine arrive dernière : 255 200 étudiants sont inscrits dans les cinq universités distinguées (Tsinghua, Peking, Zhejiang, Shanghai Jiao Tong et Fudan), ce qui représente 0,08 % de sa population étudiante et 0,018 % de sa population totale.

    ▻https://www.lemonde.fr/campus/article/2023/08/14/ou-le-classement-de-shanghai-mene-t-il-l-universite-francaise_6185365_440146

    #compétences #critique

    • Classement de Shanghaï 2023 : penser l’enseignement supérieur en dehors des palmarès

      Depuis vingt ans, les responsables politiques français ont fait du « standard » de Shanghaï une clé de #réorganisation des établissements d’enseignement supérieur. Mais cet objectif d’inscription dans la #compétition_internationale ne peut tenir lieu de substitut à une #politique_universitaire.

      Comme tous les classements, celui dit « de Shanghaï », censé comparer le niveau des universités du monde entier, suscite des réactions contradictoires. Que les championnes françaises y soient médiocrement placées, et l’on y voit un signe de déclassement ; qu’elles y figurent en bonne place, et c’est le principe du classement qui vient à être critiqué. Le retour de l’université française Paris-Saclay dans le top 15 de ce palmarès de 1 000 établissements du monde entier, établi par un cabinet chinois de consultants et rendu public mardi 15 août, n’échappe pas à la règle. Au premier abord, c’est une bonne nouvelle pour l’enseignement supérieur français, Paris-Saclay se hissant, derrière l’américaine Harvard ou la britannique Cambridge, au rang de première université non anglo-saxonne.

      Pourtant, ce succès apparent pose davantage de questions qu’il n’apporte de réponses sur l’état réel de l’enseignement supérieur français. Certes, la montée en puissance du classement chinois, créé en 2003, a participé à l’indispensable prise de conscience de l’inscription du système hexagonal dans un environnement international concurrentiel. Mais les six critères qui président arbitrairement à ce « hit-parade » annuel, focalisés sur le nombre de prix Nobel et de publications dans le seul domaine des sciences « dures », mais qui ignorent étrangement la qualité de l’enseignement, le taux de réussite ou d’insertion professionnelle des étudiants, ont conforté, sous prétexte d’« excellence », une norme restrictive, au surplus indifférente au respect des libertés académiques, politique chinoise oblige.

      Que les responsables politiques français aient, depuis vingt ans, cédé à ce « standard » de Shanghaï au point d’en faire une clé de réorganisation des établissements d’enseignement supérieur ne laisse pas d’étonner. Le principe « grossir pour être visible » (dans les classements internationaux) a servi de maître mot, il est vrai avec un certain succès. Alors qu’aucun établissement français ne figurait dans les cinquante premières places en 2003, ils sont trois aujourd’hui. Paris-Saclay résulte en réalité de la fusion d’une université, de quatre grandes écoles et de sept organismes de recherche, soit 13 % de la recherche française.

      Mais cette politique volontariste de #fusions à marche forcée, soutenue par d’importants crédits, n’a fait qu’alourdir le fonctionnement des nouvelles entités. Surtout, cette focalisation sur la nécessité d’atteindre à tout prix une taille critique et de favoriser l’excellence n’a fait que masquer les #impensés qui pèsent sur l’enseignement supérieur français : comment améliorer la #qualité de l’enseignement et favoriser la réussite du plus grand nombre ? Quid du dualisme entre universités et grandes écoles ? Quelles sources de financement pour éviter la paupérisation des universités ? Comment éviter la fuite des chercheurs, aux conditions de travail de plus en plus difficiles ? Et, par-dessus tout : quel rôle dans la construction des savoirs dans un pays et un monde en pleine mutation ?

      A ces lourdes interrogations, l’#obsession du classement de Shanghaï, dont le rôle de promotion des standards chinois apparaît de plus en plus nettement, ne peut certainement pas répondre. Certes, l’enseignement supérieur doit être considéré en France, à l’instar d’autres pays, comme un puissant outil de #soft_power. Mais l’objectif d’inscription dans la compétition internationale ne peut tenir lieu de substitut à une politique universitaire absente des débats et des décisions, alors qu’elle devrait y figurer prioritairement.

      ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/08/15/classement-de-shanghai-2023-penser-l-enseignement-superieur-en-dehors-des-pa

    • Au même temps, #Emmanuel_Macron...

      Avec 27 universités représentées, le classement de Shanghai met à l’honneur l’excellence française.

      Acteurs de l’enseignement et de la recherche : merci !

      Vous faites de la France une grande Nation de formation, de recherche et d’innovation. Nous continuerons à vous soutenir.


      ▻https://twitter.com/EmmanuelMacron/status/1691339082905833473
      #Macron

    • Classement de Miamïam des universités françaises.

      Ayé. Comme chaque année le classement de Shangaï est paru. Et l’auto-satisfecit est de mise au sommet de l’état (Macron, Borne, et bien sûr Oui-Oui Retailleau). Imaginez un peu : 27 de nos établissements français (universités et grandes écoles) y figurent.

      Rappel pour les gens qui ne sont pas familiers de ces problématiques : le classement de Shangaï est un classement international très (mais vraiment très très très) sujet à caution, qui s’est imposé principalement grâce à une bonne stratégie marketing (et à un solide lobbying), et qui ne prend en compte que les publications scientifiques des enseignants-chercheurs et enseignantes-chercheuses de l’université : ce qui veut dire qu’il ne regarde pas “l’activité scientifique” dans sa globalité, et que surtout il n’en a rien à secouer de la partie “enseignement” ni, par exemple, du taux de réussite des étudiants et étudiantes. C’est donc une vision a minima hémiplégique de l’université. Il avait été créé par des chercheurs de l’université de Shangaï comme un Benchmark pour permettre aux université chinoises d’essayer de s’aligner sur le modèle de publication scientifique des universités américaines, donc dans un contexte très particulier et avec un objectif politique de soft power tout à fait explicite. Ces chercheurs ont maintenant créé leur boîte de consultants et se gavent en expliquant aux universités comment l’intégrer. L’un des co-fondateurs de ce classement explique notamment : “Avant de fusionner, des universités françaises nous ont demandé de faire une simulation de leur future place dans le classement“.

      Bref du quantitatif qui vise à souligner l’élitisme (pourquoi pas) et qui n’a pour objet que de le renforcer et se cognant ostensiblement de tout paramètre qualitatif a fortiori si ce qualitatif concerne les étudiant.e.s.

      Mais voilà. Chaque été c’est la même tannée et le même marronier. Et les mêmes naufrageurs de l’action publique qui se félicitent ou se navrent des résultats de la France dans ledit classement.

      Cette année c’est donc, champagne, 27 établissements français qui se retrouvent “classés”. Mal classés pour l’essentiel mais classés quand même : les 4 premiers (sur la jolie diapo du service comm du gouvernement) se classent entre la 16ème (Paris-Saclay) et la 78ème place (Paris Cité) et à partir de la 5ème place (sur la jolie diapo du service comm du gouvernement) on plonge dans les limbes (Aix-Marseille est au-delà de la 100ème place, Nantes au-delà de la 600ème). Alors pourquoi ce satisfecit du gouvernement ? [Mise à jour du 16 août] Auto-satisfecit d’ailleurs étonnant puisque si l’on accorde de la valeur à ces classements, on aurait du commencer par rappeler qu’il s’agit d’un recul : il y avait en effet 30 établissements classés il y a deux ans et 28 l’année dernière. Le classement 2023 est donc un recul. [/mise à jour du 16 août]

      Non pas parce que les chercheurs sont meilleurs, non pas parce que la qualité de la recherche est meilleure, non pas parce que les financements de la recherche sont plus importants et mieux dirigés, mais pour deux raisons principales.

      La première raison est que depuis plusieurs années on s’efforce d’accroître le “rendement” scientifique des personnels en vidant certaines universités de leurs activités et laboratoires de recherche (et en y supprimant des postes) pour le renforcer et le concentrer dans (très peu) d’autres universités. C’est le grand projet du libéralisme à la française qui traverse les présidences de Sarkozy à Macron en passant par Hollande : avoir d’un côté des université “low cost” dans lesquelles on entasserait les étudiant.e.s jusqu’à bac+3 et où on ferait le moins de recherche possible, et de l’autre côté des “universités de recherche et d’excellence” où on n’aurait pas grand chose à foutre de la plèbe étudiante et où on commencerait à leur trouver un vague intérêt uniquement à partir du Master et uniquement pour les meilleur.e.s et uniquement dans certains domaines (genre pas en histoire de l’art ni en études littéraires ni dans la plupart des sciences humaines et sociales).

      La seconde raison de ce “bon” résultat est que les universités se sont regroupées administrativement afin que les publications de leurs chercheurs et chercheuses soient mieux prises en compte dans le classement de Shangaï. Exemple : il y a quelques années, il y avait plusieurs sites universitaires dans les grandes villes. Chaque site était celui d’une discipline ou d’un regroupement de discipline. On avait à Toulouse, à Nantes et ailleurs la fac de droit, la fac de sciences, la fac de lettres, etc. Et les chercheurs et chercheuses de ces universités, quand ils publiaient des articles dans des revues scientifiques, “signaient” en s’affiliant à une institution qui était “la fac de sciences de Toulouse Paul Sabatier” ou “la fac de lettre de Toulouse le Mirail” ou “la fac de droit de Toulouse”. Et donc au lieu d’avoir une seule entité à laquelle rattacher les enseignants-chercheurs on en avait trois et on divisait d’autant les chances de “l’université de Toulouse” de monter dans le classement.

      Donc pour le dire rapidement (et sans pour autant remettre en cause l’excellence de la recherche française dans pas mal de disciplines, mais une excellence dans laquelle les politiques publiques de ce gouvernement comme des précédents ne sont pas pour grand-chose), la France gagne des places dans le classement de Shangaï d’une part parce qu’on s’est aligné sur les règles à la con dudit classement, et d’autre part parce qu’on a accepté de sacrifier des pans entiers de financements publics de la recherche dans certains secteurs (notamment en diminuant drastiquement le nombre de postes disponibles).

      Allez je vous offre une petite comparaison. Évaluer la qualité de l’université et de la recherche française à partir du classement de Shangaï c’est un peu comme si on prétendait évaluer la qualité de la gastronomie française à partir d’un référentiel établi par Mac Donald : on serait rapidement en capacité de comprendre comment faire pour gagner des places, mais c’est pas sûr qu’on mangerait mieux.

      Je vous propose donc un classement alternatif et complémentaire au classement de Shangaï : le classement de Miamïam. Bien plus révélateur de l’état actuel de l’université française.
      Classement de Miamïam.

      Ce classement est simple. Pour y figurer il faut juste organiser des distributions alimentaires sur son campus universitaire.

      Le résultat que je vous livre ici est là aussi tout à fait enthousiasmant [non] puisqu’à la différence du classement de Shangaï ce sont non pas 27 universités et établissements mais (au moins) 40 !!! L’excellence de la misère à la française.

      Quelques précisions :

      – ce classement n’est pas exhaustif (j’ai fait ça rapidement via des requêtes Google)
      – l’ordre des universités ne signifie rien, l’enjeu était juste de lister “l’offre” qu’elles proposaient sans prendre en compte l’ancienneté ou la fréquence de ces distributions ni le nombre d’étudiant.e.s touché.e.s
      - ce classement est très en dessous de la réalité : par exemple je n’ai inscrit qu’une seule fois l’université de Nantes alors que des distributions alimentaires sont aussi organisées sur son campus de la Roche sur Yon. Beaucoup des universités présentes dans ce classement organisent en fait des distributions alimentaires sur plusieurs de leurs campus et devraient donc y figurer 2, 3 ou 4 fois au moins.
      - je me suis autorisé, sans la solliciter, à utiliser comme crédit image la photo de Morgane Heuclin-Reffait pour France Info, j’espère qu’elle me le pardonnera.

      [Mise à jour du 16 Août]

      On invite aussi le gouvernement à regarder le classement du coût de la vie pour les étudiantes et étudiants : en constante augmentation, et atteignant une nouvelle fois, pour cette population déjà très précaire, des seuils d’alerte indignes d’un pays civilisé.

      Enfin on pourra, pour être complet dans la recension de l’abandon politique de l’université publique, signaler la stratégie de mise à mort délibérée par asphyxie conduite par les gouvernements successifs depuis plus de 15 ans. Extrait :

      “En dix ans, le nombre de recrutements d’enseignants-chercheurs titulaires a diminué de près de moitié, avec 1 935 ouvertures de poste en 2021, contre 3 613 en 2011. En 2022, on enregistre un léger sursaut, avec 2 199 postes de professeur d’université et de maître de conférences ouverts.

      La situation est d’autant plus paradoxale que les universités se vident de leurs enseignants-chercheurs chevronnés, avec un nombre de départs à la retraite en hausse de + 10,4 % en 2021 et de + 10,5 % en 2022, selon une note statistique du ministère publiée en juin. Un avant-goût de la décennie qui vient, marquée par des départs massifs de la génération du baby-boom : entre 2021 et 2029, le ministère prévoit une augmentation de 53 % en moyenne, et de 97 % en sciences – le bond le plus élevé.“

      ▻https://affordance.framasoft.org/2023/08/classement-shangai-miam-miam

  • #Qatar / France : 300 millions pour une guerre en Libye
    ►https://www.blast-info.fr/emissions/2022/qatar-france-300-millions-pour-une-guerre-en-libye-_Hkqcqd7Rn-ZxECet0IUzA

    Dans un peu moins de deux semaines, le 20 novembre, la coupe du monde de football démarre avec le match d’ouverture au stade Al Bayt d’Al-Knor. Blast poursuit son voyage dans les coulisses de la diplomatie secrète de l’émirat. Cette semaine, nous vous…

    #BHL #Nicolas_Sarkozy

  • E Macron , le tremplin pour l’extrême droite
    ▻https://www.blast-info.fr/emissions/2022/e-macron-le-tremplin-pour-lextreme-droite-3SOFcbM1Q4W6BJCQjnuzuQ

    « Dimanche dernier, Le Journal du dimanche, propriété du groupe Lagardère, a publié un long entretien avec #Nicolas_Sarkozy, administrateur du groupe Lagardère, qui rappelle au passage qu’il a beaucoup de sympathie pour #Emmanuel_Macron. Qu’on se rassure :…

    #Gérald_Darmanin

  • Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy fait appel de sa condamnation à un an de prison ferme pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012
    ▻https://www.lemonde.fr/societe/live/2021/09/30/affaire-bygmalion-nicolas-sarkozy-fixe-sur-son-sort-suivez-en-direct-le-verd

    La peine de l’ancien président de la République, condamné pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012, sera aménagée en détention à domicile sous surveillance électronique.

    Pas de précisions sur les éventuelles sorties autorisées.

    @NicolasSarkozy 3 nov. 2015
    ▻https://twitter.com/NicolasSarkozy/status/661447751926808576

    Je souhaite qu’il n’y ait pas de mesures d’aménagement de peine pour les peines supérieures à 6 mois #NSParisien

    Pour le financement de sa campagne de 2017, Macron a du bien penser la manière d’invisibiliser les revenus accumulés antérieurement et sa « levée de fond » prodigieuse.

    La moitié de la campagne d’Emmanuel Macron financée par des grands donateurs
    ▻https://www.franceculture.fr/politique/comment-800-grands-donateurs-ont-finance-la-moitie-de-la-campagne-demm

    Premier enseignement : le candidat a levé 15 994 076 euros entre la création d’En Marche en mars 2016 et décembre 2017 (certains ont encore donné après la campagne). Jamais un candidat n’avait rassemblé autant d’argent auprès des particuliers en partant de rien. Cette somme a été réunie grâce à environ 99 361 dons, ce qui semble accréditer l’histoire racontée par les responsables d’En Marche pendant la campagne, à savoir celle d’une mobilisation populaire autour du candidat.

    Pourtant, à bien y regarder, le candidat n’aurait jamais pu financer sa campagne sans une infime fraction de donateurs fortunés. 48 % de ces 16 millions d’euros, ont été récoltés grâce à « seulement » 1 212 dons de 4 500 euros et plus. Ces gros chèques ont été d’autant plus essentiels qu’ils ont longtemps représenté l’essentiel des ressources dont disposait le candidat.

    #Nicolas_Sarkozy #Bygmalion #justice

  • Financement libyen : après trois jours, l’audition de Sarkozy reprendra la semaine prochaine
    ▻https://www.lefigaro.fr/flash-eco/financement-libyen-apres-trois-jours-l-audition-de-sarkozy-reprendra-la-sem

    Nicolas Sarkozy a quitté ce jeudi soir le tribunal de Paris au terme d’une troisième journée d’interrogatoire, qui doit reprendre à la semaine prochaine dans l’enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, a-t-on appris de sources concordantes. « L’audition reprendra la semaine prochaine », a indiqué une source judiciaire à l’AFP.

    C’est assez étonnant que ça n’arrive pas sur la page principale de Gougoule Niouzes, et que je n’ai trouvé qu’un seul article aujourd’hui sur le fait que l’ancien Président de la République vient de se cogner 3 jours d’interrogatoire, et que ça va reprendre la semaine prochaine.

    Ça devrait pas faire un peu plus de bruit que les crop tops ?

  • Ça m’avait échappé : Gérard Araud a « rejoint » NSO Group en septembre 2019 :
    ▻https://twitter.com/oliviertesquet/status/1227555925977899010
    (tout le thread sur NSO est intéressant par ailleurs) :

    Au passage, pour son rôle de conseiller auprès du marchand d’armes numériques israélien (que j’avais relevé ici en octobre dernier), Gérard Araud, l’ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis, est en majesté dans la presse du jour... (@canardenchaine & @Le_Figaro)