• Fourteen Days in Limbo: What Happens to Returning Migrant Workers During The COVID-19 Crisis | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/stories/fourteen-days-limbo-what-happens-returning-migrant-workers-during-c

    In late April, information still had not reached the “brousse” where the goldminers were staying, so they knew little of the COVID-19 pandemic that had taken the world by storm. It was only when they reached Ouagadougou that they were briefed about the global health crisis and what it entailed for them to travel back home.Initially, Boubacar didn’t fully understand the reason he needed to stay on the site for two weeks. He says he needs to go home and cultivate the land – if not, it will be too late by the time he gets back. Similarly, Mustafa and his friends all had the chance to talk to their families who are impatiently waiting for them to get back home and start working the land.“All we want to do is to go home and work,” they echo.

    #Covid-19#migrant#migration#afrique#mali#niger#burkina#crise#sante#personnedeplacee#economie#pandemie

    • J’aime beaucoup cette discjockey #Anz. Les échos du son nigerian en france, c’est cette chanson qui passe dans tous les bons supermarchés :

      https://www.youtube.com/watch?v=fCZVL_8D048

      sur ce SARS que je ne connaissais pas , wp dit :

      End Special Anti-Robbery Squad ( End SARS ) ou #EndSARS est un mouvement social au Nigeria qui a commencé sur Twitter pour appeler à l’interdiction de la Special Anti-Robbery Squad, une unité de la police nigériane1. C’est un appel à mettre fin à l’oppression et à la brutalité policières au Nigéria. Les manifestations ont commencé comme une campagne sur les réseaux sociaux utilisant le hashtag #ENDSARS pour demander au gouvernement nigérian d’abandonner et de mettre fin au déploiement de la brigade spéciale anti-vol de la police nigériane, connue sous le nom de SRAS.2,3,4 En un week-end (du 9 au 11 octobre 2020), le hashtag #ENDSARS a enregistré jusqu’à 28 millions de tweets.5 Les Nigérians ont partagé à la fois des histoires et des preuves vidéo de la façon dont des membres du SRAS se sont livrés à des enlèvements, des meurtres, des vols, des viols, des tortures, des arrestations illégales, des actes autoritaires, des humiliations, des détentions illégales, des exécutions extrajudiciaires et des extorsions.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/End_SARS

      #violences_policières #nigeria #highlife #disco #fela #zombies

  • Coronavirus : après sept mois de suspension, les vols humanitaires depuis la Libye reprennent - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/28003/coronavirus-apres-sept-mois-de-suspension-les-vols-humanitaires-depuis

    Seize familles et 15 jeunes ont été évacués samedi de Libye vers le Niger à bord d’un avion affrété par le HCR. Ce vol humanitaire est le premier après une interruption de sept mois en raison de la pandémie de coronavirus. Par mesure de sécurité, les 153 passagers observeront une période de quarantaine à leur arrivée.Le HCR, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés, a évacué dans la nuit du vendredi au samedi 17 octobre, un groupe de 153 réfugiés et demandeurs d’asile qui résidaient en Libye. Constitué de 16 familles, originaires de Somalie, d’Érythrée, du Soudan et du Soudan du Sud, le groupe compte aussi 15 enfants de moins de 18 ans.
    Après sept mois de suspension, cette reprise des évacuations est un soulagement pour l’ONU. « Les vols humanitaires (avaient) dû être interrompus en mars en raison des préoccupations de santé publique liées à la pandémie de coronavirus, qui ont entraîné la suspension du trafic aérien dans de nombreux pays », rappelle le HCR dans un communiqué.

    #Covid-19#migration#migrant#libye#niger#humanitaire#sante#pandemie#hcr#refugie#demandeurasile

  • HCR - Les vols humanitaires du HCR depuis la Libye reprennent après sept mois de suspension
    https://www.unhcr.org/fr/news/briefing/2020/10/5f896048a/vols-humanitaires-hcr-libye-reprennent-apres-mois-suspension.html

    Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, a évacué la nuit dernière de Libye un groupe de 153 réfugiés et demandeurs d’asile vulnérables vers ses installations de transit d’urgence au Niger. Ce vol affrété par le HCR marque la reprise des évacuations humanitaires depuis la Libye après sept mois de suspension. Les vols humanitaires ont dû être interrompus en mars en raison des préoccupations de santé publique liées à la pandémie de coronavirus, qui ont entraîné la suspension du trafic aérien dans de nombreux pays.
    Les personnes évacuées hier sont des ressortissants de l’Érythrée, de la Somalie, du Soudan et du Soudan du Sud, parmi lesquels 16 familles et 15 enfants de moins de 18 ans, dont beaucoup ne sont pas accompagnés ou sont séparés de leurs parents. Tous les passagers ont été testés négatifs avant le départ, alors que le nombre de cas de Covid-19 continue d’augmenter en Libye et que quelque 46 000 cas ont été confirmés dans tout le pays. Les passagers ont également bénéficié de conseils sur les moyens de se protéger et de rester en bonne santé. Le groupe est actuellement soumis à une mise en quarantaine de deux semaines au Niger et un nouveau test sera effectué, conformément aux mesures sanitaires visant à freiner la propagation du coronavirus.

    #Covid-19#migrant#migration#libye#niger#soudan#pandemie#humanitaire#santepublique#test#quarantaine#restrictionsanitaire#hcr

  • Proceedings of the conference “Externalisation of borders : detention practices and denial of the right to asylum”

    Présentation de la conférence en vidéo :
    http://www.alessiobarbini.com/Video_Convegno_Def_FR.mp4

    –---

    In order to strengthen the network among the organizations already engaged in strategic actions against the outsourcing policies implemented by Italy and Europe, during the work of the conference were addressed the issues of the impact of European and Italian policies and regulations, as well as bilateral agreements between European and African countries. Particular attention was given to the phenomenon of trafficking in human beings and detention policies for migrants and asylum seekers.

    PANEL I – BILATERAL AGREEMENTS BETWEEN AFRICAN AND EU MEMBER STATES AND THEIR CONSEQUENCES ON DETENTION

    Detention and repatriation of migrants in Europe: a comparison between the different Member States of the EU
    Francesca Esposito – Border Criminologies, University of Oxford. Esposito ITA; Esposito ENG.

    The phenomenon of returnees in Nigeria: penal and administrative consequences after return
    Olaide A. Gbadamosi- Osun State University. Gbadamosi ITA; Gbadamosi ENG.

    European externalisation policies and the denial of the right to asylum: focus on ruling no. 22917/2019 of the Civil Court of Rome
    Loredana Leo – ASGI. Leo ITA; Leo ENG.

    PANEL II – THE PHENOMENON OF TRAFFICKING AND THE
    RIGHT TO ASYLUM

    Recognition of refugee status for victims of trafficking
    Nazzarena Zorzella – ASGI. Zorzella ITA; Zorzella ENG; Zorzella FRA.

    Voluntariness in return processes: nature of consent and role of the IOM
    Jean Pierre Gauci – British Institute of International and Comparative Law. Gauci ITA; Gauci ENG; Gauci FRA.

    Conditional refugees: resettlement as a condition to exist
    Sara Creta – Independent journalist. Creta ITA; Creta ENG.

    Resettlement: legal nature and the Geneva Convention
    Giulia Crescini – ASGI. Crescini ITA; Crescini ENG; Crescini FRA.

    PANEL III – THE RISKS ARISING FROM THE REFOULEMENT
    OF TRAFFICKED PERSONS, MEMBER STATES’ RESPONSIBILITIES
    AND LAW ENFORCEMENT ACTIONS

    Introduction of Godwin Morka (Director of research and programme development, NAPTIP) and Omoruyi Osula (Head of Admin/Training, ETAHT). Morka ITA; Morka ENG. Osula ITA; Osula ENG.

    The phenomenon of re-trafficking of women repatriated in Nigeria
    Kokunre Agbontaen-Eghafona – Department of Sociology and Anthropology, University of Benin. Kokunre ITA; Kokunre ENG.

    The phenomenon of trafficking: social conditions before departure from a gender perspective
    R. Evon Benson-Idahosa – Pathfinders Justice Initiative. Idahosa ITA; Idahosa ENG.

    Strategic litigation on externalisation of borders and lack of access to the right to asylum for victims of trafficking
    Cristina Laura Cecchini – ASGI. Cecchini ITA; Cecchini ENG.

    Protection for victims of trafficking in transit countries: focus on Niger. Yerima Bako Djibo Moussa – Head of the Department of Legal Affairs and Compensation at the National Agency for Combating Trafficking in Human Beings in Niger. Yerima ITA; Yerima FRA.

    PANEL IV – LIBERTÀ DI MOVIMENTO

    ECOWAS free movement area: interferences of European policies and remedies
    Ibrahim Muhammad Mukhtar – Law Clinic Coordinator, NILE University. Mukhtar ITA; Mukhtar ENG.

    The consequences of migration policies on freedom of movement: focus on Niger
    Harouna Mounkaila – Professor and Researcher, Department of Geography, Abdou Moumouni University, Niamey. Mounkaila ITA; Mounkaila FRA.

    Identification of African citizens in transit to the European Union: functioning of data collection and privacy
    Jane Kilpatrick – Statewatch. Kilpatrick ITA; Kilpatrick ENG; Kilpatrick FRA.

    EU funding for ECOWAS countries’ biometric data registry systems: level of funding and impact on the population
    Giacomo Zandonini – Journalist. Zandonini ITA; Zandonini ENG.

    The right to leave any country, including his own, in international law
    Francesca Mussi – Research fellow in International Law, University of Trento. Mussi ITA; Mussi ENG; Mussi FRA.

    Human Rights Protection Mechanisms in Africa
    Giuseppe Pascale – Researcher of International Law, University of Trieste. Pascale ITA; Pascale ENG.

    https://sciabacaoruka.asgi.it/en/proceedings-of-the-conference-externalisation-of-borders-detention-practices-and-denial-of-the-right-to-asylum/#smooth-scroll-top

    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #retour_volontaire #renvois #expulsions #détention_administrative #rétention #Nigeria #returnees #droit_d'asile #trafic_d'êtres_humains #IOM #OIM #ASGI #rapport #réinstallation #refoulement #genre #Niger #liberté_de_mouvement #liberté_de_circulation #identification #données #collecte_de_données #biométrie #ECOWAS #droits_humains

    –—

    Ajouté à la métaliste sur l’externalisation :
    https://seenthis.net/messages/731749

    ping @isskein @rhoumour @karine4 @_kg_

  • Niger : le gouvernement maintient la fermeture des frontières
    https://www.afrik.com/niger-le-gouvernement-maintient-la-fermeture-des-frontieres

    Suite à la reconduction de l’Etat d’urgence sanitaire relatif à la pandémie du Covid-19, la fermeture des frontières sera observée. La décision a été prise au cours du dernier Conseil des ministres en date du 2 octobre 2020.
    Plus tôt en début d’année, et précisément le 17 mars 2020, le Niger avait pris la décision de fermer ses frontières qu’elles soient aériennes ou terrestres. Cette stratégie devait permettre de réduire la probabilité d’importation des nouveaux cas de Coronavirus sur le territoire. La réouverture des frontières aériennes a été observée le 1er août 2020.
    Malheureusement, force est de constater que deux mois plus tard, celles terrestres sont toujours closes. Les Nigériens, dans la globalité, souffrent des répercussions économiques d’un tel fait, d’autant plus que cela limite la libre circulation des populations des régions frontalières. Les petits commerces en pâtissent grandement. Selon quelques analystes, le Niger n’a pas les ressources financières et humaines pour s’assurer du respect du protocole sanitaire au niveau des frontières terrestres comme c’est le cas dans les aéroports. D’autres se disent que la faute n’est pas à l’Etat, mais que le manque de moyen des populations ne leur permet pas de respecter les contraintes relatives à ce protocole sanitaire. Une grande partie de la population nigérienne qui vit déjà sous le seuil de pauvreté, n’a d’autres choix que d’emprunter des voies clandestines de contournement pour traverser la frontière.Cela leur permet de mener leurs activités économiques ou de se rapprocher de leurs familles. Il faut souligner que cela n’est pas sans risque, car à cette date, le bilan de la pandémie au Niger est de 1 197 cas pour 69 décès.

    #Covid-19#migration#migrant#niger#sante#frontiere#protocolesanitaire#pauvrete#economie#circulation

  • Tinariwen (+IO:I) - Ténéré Tàqqàl (what has become of the Ténéré) - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=boiiiVh52v4

    تيناريوان عنوان لمواجهة النّهب المبرمج الذّي تقوده الشّركات الأخطبوطيّة بغلاف الرّأسماليّة، عنوان للتّصدّي للإيديولوجيّات الظّلامية وتحدّي الأنظمة الشّموليّة .... الذّين يرفضون حمل السّلاح سيجدون في الموسيقى أفضل أداة للمقاومة لأنّها تخترق القلوب لتجعل من المحبّة والسّلام عنوانا للإنسانيّة المفقودة... تحيّاتي...
    مَاذَا حَلَّ بِالصَّحْرَاء؟
    لَقَدْ تَحَوَّلَتْ الصَّحْرَاءُ إِلَى سَاحَةِ مَعَارِك.
    أَيْنَ تَتَقَاتَلُ الفِيَلَة.
    تَسْحَقُ تَحْتَ أَقْدَامِهَا العُشْبَ الطَّرِيّ.
    الغَزَالُ وَجَدَ فِي أَعَالِي الجِبَالِ مَلْجَأ.
    الطُّيُورُ مَا عَادَتْ تَرُوحُ إِلَى أَعْشَاشِهَا لَيْلاً.
    وَالمُخَيَّمَاتُ هُجِّرَ مِنْهَا سَاكِنُوهَا.
    يُمْكِنُكَ قِرَاءَةُ مَرَارَةَ العَيْشِ عَلَى وُجُوهِ الأَبْرِيَاء.
    خِلَالَ هَذَا الوَقْتِ الصَّعْبِ وَالكَمِدِ الذِّي قََلَّ فِيهِ التّضَامُنُ.
    يَفْرِضُ الأَقْوِيَاءُ إِرَادَتَهُمْ وَيَتْرُكًونَ خَلْفَهُمْ الضُّعَفَاء.
    كَثِيرُونَ مَاتُوا مِنْ أَجْلِ أَهْدَافٍ مَشْبُوهَةٍ.
    الفَرَحُ تَخَلَّى عَنَّا
    وَطَاقَتُنَا أَهْدَرْنَاهَا بِسَبَبِ هَذِهِ الازْدِوَاجِيَّة.

  • Plus de 60 Nigérians rentrent du Liban tandis que les conditions pour les travailleurs migrants s’aggravent | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/plus-de-60-nigerians-rentrent-du-liban-tandis-que-les-conditions-pour-les-trava

    « Nous sommes tous au Nigéria maintenant et nous apprécions votre gentillesse et vos efforts pour nous aider à rentrer chez nous », a déclaré l’un des migrants, rentré au Nigéria à la fin du mois de juillet. « Je vous suis très reconnaissant de m’avoir aidé ».À l’arrivée au Nigéria, l’aide de l’OIM comprend une période de quarantaine de 14 jours, une orientation vers l’aide juridique, un test de dépistage de la COVID-19 avant le départ, la fourniture d’équipements de protection individuelle, un hébergement, ainsi qu’un soutien médical et psychosocial. L’OIM fournira un soutien supplémentaire à la réintégration aux nouveaux arrivants après avoir évalué leurs besoins.« Depuis le début de la pandémie, les opérations d’aide au retour volontaire des Nigérians bloqués sont retardées », a expliqué Abrham Tamrat, responsable du programme de l’OIM au Nigéria. « Compte tenu de la situation actuelle au Liban, nous intensifions nos efforts de coordination avec le gouvernement nigérian pour faire en sorte que les migrants nigérians puissent rentrer chez eux en toute sécurité tout en maintenant les communautés d’origine en bonne santé ».

    #Covid-19#migrant#migration#liban#nigeria#rapatriement#sante#santementale#reintegration

  • Un #rapport de l’ONU s’inquiète de l’augmentation des #violences_sexuelles liées aux #conflits

    Malgré une décennie de lutte, l’#ONU constate que les violences sexuelles restent une #arme_de_guerre dans de nombreux conflits et qu’elles continuent d’augmenter sur toute la planète. L’ONU analyse dans son dernier rapport (https://news.un.org/fr/story/2020/07/1073341) les violations constatées dans 19 pays, principalement contre des jeunes #filles et des #femmes.

    Les violences sexuelles augmentent dans la plupart des #conflits_armés. C’est ce qui ressort du dernier rapport de l’ONU sur les violences sexuelles liées aux conflits publié en juillet dernier.

    Le rapport insiste sur le fait que ce type de violence a un impact direct sur les déplacements en masse de populations, la montée de l’extrémisme, des inégalités et des discriminations entre les hommes et les femmes. Par ailleurs, selon l’ONU, les violences sexuelles sont particulièrement répandues dans des contextes de détention, de captivité et de migration.

    Fin 2019, plus de 79 millions de personnes se trouvaient déplacées dans le monde. Cela signifie que près d’un pourcent de la population mondiale a dû abandonner son domicile à cause d’un conflit ou de persécutiosn. L’an denier, le nombre de déplacés a augmenté, tout comme le niveau de violences sexuelles se produisant sur des sites accueillant des déplacés.

    Ces violences ont notamment lieu quand des femmes et des filles mineures fuient des attaques. Ce 11ème rapport du Secrétaire général de l’ONU (en anglais) sur ce sujet se penche particulièrement sur les violences sexuelles utilisées comme tactiques de guerre ou comme une arme utilisée par les réseaux terroristes.

    Il dresse la situation dans 19 pays, entre janvier et décembre 2019, et se base sur des cas documentés par les Nations unies.

    En tout, 2 838 cas de violences sexuelles ont été rapportés dans ces 19 pays. Dans 110 cas, soit environ 4 % des cas, les victimes sont des hommes ou des garçons.

    #Afghanistan

    En 2019, la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA) a documenté 102 cas de violences sexuelles : 27 étaient liées au conflit qui oppose le pouvoir aux rebelles Talibans, touchant 7 femmes, 7 filles et 13 garçons.

    Alors que la plupart des agressions sont attribuées aux Talibans, les forces de sécurité et des milices pro-gouvernementales ont également été impliquées.

    #Centrafrique

    La Mission des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) a confirmé 322 incidents de violences sexuelles liées aux conflits, affectant 187 femmes, 124 filles, 3 hommes, 2 garçons, et 6 femmes d’âge inconnu. Parmi ces cas, 174 sont des viols ou tentatives de viol et 15 cas sont des mariages forcés.

    Le gouvernement de Bangui a signé avec les groupes armés, en février 2019, un accord de paix qui appelle à la fin de toutes formes de violences liées au sexe. Mais les signataires continuent d’utiliser la violence sexuelle comme moyen de terroriser les civils, conclut le rapport de l’ONU.

    #Colombie

    En 2019, un organisme de l’État venant en aide aux victimes a recensé 356 victimes de violences sexuelles liées aux conflits dans un pays où sévissent de nombreux groupes criminels et armés. Dans quasiment 90 % des cas, il s’agissait de femmes et de filles. Près de la moitié des victimes avaient des origines africaines.

    51 cas d’abus ont été commis sur des enfants (31 filles et 20 garçons). Dans au moins une dizaine de cas, les agresseurs présumés appartenaient au groupe rebelle de l’Armée de libération nationale ou à d’autres groupes armés et organisations criminelles.

    #RDC

    En 2019, la mission de l’ONU en #République_démocratique_du_Congo (MONUSCO), a documenté 1 409 cas de violences sexuelles liées aux conflits, ce qui représente une hausse de 34 % depuis 2018.

    Parmi ces cas, 955 sont attribués à des groupes armés. Mais des membres de l’armée congolaise sont eux aussi impliqués dans 383 agressions. Enfin, la police nationale est responsable dans 62 cas.

    #Irak

    Au cours de l’année 2019, des civils qui étaient détenus par l’organisation de l’État islamique (OEI) en Syrie ont continué à retourner en Irak. Certains sont des survivants de violences sexuelles.

    En novembre dernier, le gouvernement régional du Kurdistan irakien a publié des statistiques sur les cas de disparition dans la communauté des Yazidis depuis 2014. Plus de 6 400 Yazidis ont ainsi été enlevés. Parmi eux près de 3 500 ont été libérés, en grande partie des femmes et des filles.

    Une commission crée en 2014 par les autorités régionales kurdes pour faire la lumière sur les crimes commis par l’OEI a enregistré plus de 1 000 cas de violences sexuelles liées aux conflits. Ces abus ont en grande partie touché les femmes et filles yazidies.

    #Libye

    La mission de l’ONU en Libye (MANUL) n’a pu vérifier que 7 cas de violences sexuelles qui ont touché 4 femmes, deux filles et un homme activiste pour les droits des LGBTQ.

    D’après le rapport, les femmes retenues dans le centre de détention très controversé de #Mitiga n’ont aucune possibilité de contester la légalité de leur détention. Ce centre est contrôlé par la « Force de dissuasion » qui est placée sous la responsabilité du ministère libyen de l’Intérieur.

    Quatre prisonnières ont été violées et forcées de se montrer nues. L’activiste pour les droits des LGBTQ a été victime d’un viol en groupe perpétré par des gardiens de la Force de dissuasion.

    La MANUL a aussi rapporté des schémas de violences et d’exploitation sexuelles, d’extorsion et de trafic de migrants dans des centres de détention de #Zaouïa, #Tadjourah, #Garian, #Tariq_al_Sikka à #Tripoli et #Khoms qui sont liés aux autorités chargées de la lutte contre la migration illégale.

    Certaines femmes et filles migrants sont exposées au risque d’être vendues pour des travaux forcés ou être exploitées sexuellement dans des réseaux criminels internationaux, dont certains sont liés aux groupes armées présents en Libye. A Tariq al-Sikka, deux filles, frappées en public, ont été victimes d’abus sexuels.

    #Mali

    En 2019, la force onusienne au Mali (MINUSMA) a enquêté sur 27 cas de violences sexuelles liées aux conflits, commis contre 15 femmes, 11 filles et un homme. Des accusations d’esclavage sexuel, de mariages forcés, de castration et de grossesses forcées ont également été rapportées.

    #Birmanie (#Myanmar)

    L’absence de responsabilité pour des violences sexuelles perpétrées contre la minorité musulmane #Rohingyas reste de mise.

    Une mission d’enquête sur les violences sexuelles en Birmanie a montré que ce genre d’agressions étaient une marque de fabrique de l’armée birmane lors des opérations qu’elle a menées en 2016 et 2017.

    De plus, comme le rappelle le rapport de l’ONU, les abus sexuels commis contre les femmes et filles Rohingyas étaient une #tactique_de_guerre qui avait pour objectif d’intimider, de terroriser et de punir les populations civiles.

    #Somalie

    La mission de l’ONU en Somalie (ONUSOM) a confirmé près de 240 cas de violences sexuelles liées aux conflits, dont l’immense majorité contre des mineures. Elles sont en majorité attribuées à des hommes armés non identifiés, au groupe des #Shebabs somaliens, mais aussi à des forces de #police locales et à l’armée somalienne. Près de la moitié de ces abus ont été commis dans l’État de #Jubaland, dans le sud-ouest du pays.

    #Soudan_du_Sud

    La mission onusienne de maintien de la paix au Soudan du Sud (MINUSS) a documenté 224 cas de violences sexuelles liées aux conflits, touchant 133 femmes, 66 filles, 19 hommes et 6 garçons.
    Soudan

    En 2019, l’opération de l’ONU au #Darfour (MINUAD) a constaté 191 cas de violences sexuelles contre des femmes et des filles. Les viols et tentatives de viol ont constitué près de 80 % des cas.

    Les agressions ont été attribuées à des nomades armés, des membres de l’#Armée_de_libération_du_Soudan et à des miliciens. Les forces de sécurité du gouvernement, dont les forces armés soudanaises et la police ont également été impliquées.

    #Nigeria

    En 2019, l’ONU a recensé 826 allégations de violences sexuelles liées aux conflits, dont des viols et des #mariages_forcés.

    La quasi-totalité de ces cas sont attribués à des #groupes_armés, dont #Boko_Haram et la #Civilian_Joint_Task_Force, une #milice d’autodéfense. Les forces de sécurité de l’État sont impliquées dans 12% des cas.

    Les efforts de l’ONU restent vains

    En avril 2019, une résolution (https://www.un.org/press/fr/2019/cs13790.doc.htm) adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies reconnait le besoin d’une approche centrée sur les survivants pour informer et mettre en place des mesures pour lutter contre les violences sexuelles liées aux conflits.

    La #résolution ne peut que constater que « malgré le condamnation répétées des violences, dont les violences sexuelles contre des femmes et des enfants dans des situations de conflit, et malgré l’appel à toutes les parties prenantes dans les conflits armés pour qu’elles cessent ce genre d’actes, ces derniers continuent de se produire. »

    Le rapport conclut en rappelant que l’#impunité accompagne souvent les #abus et que les efforts des parties impliquées dans un conflit à suivre les résolutions de l’ONU restent très faibles.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/26635/un-rapport-de-l-onu-s-inquiete-de-l-augmentation-des-violences-sexuell
    #guerres #guerre #viols

    ping @odilon

    • Violence sexuelle liée aux conflits : l’ONU plaide pour une nouvelle décennie d’action

      Il faut continuer à garder les crimes de violence sexuelle dans les conflits et leurs auteurs sous les projecteurs de la communauté internationale, a plaidé vendredi Pramilla Patten, la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU sur la violence sexuelle dans les conflits.

      « Comme le dit la célèbre maxime juridique : justice doit être rendue et être vue comme étant rendue. Les survivantes doivent être considérées par leur société comme les détentrices de droits qui seront, en fin de compte, respectés et appliqués », a déclaré Mme Patten lors d’un débat du Conseil de sécurité sur ce thème.

      Outre Mme Patten, l’Envoyée spéciale du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Angelina Jolie et deux responsables d’ONG, Khin Omar, fondatrice et présidente de Progressive Voice s’exprimant au nom du groupe de travail des ONG sur les femmes, la paix et la sécurité, et Nadia Carine Thérèse Fornel-Poutou, présidente de l’Association des femmes juristes de la République centrafricaine, ont pris la parole devant le Conseil.

      Selon la Représentante spéciale, le débat au Conseil de sécurité ouvre la voie à une nouvelle décennie d’action décisive, selon trois axes :

      Premièrement, l’autonomisation des survivantes et des personnes à risque grâce à des ressources accrues et à une prestation de services de qualité, afin de favoriser et de créer un environnement propice dans lequel elles peuvent signaler les violations en toute sécurité et demander réparation.

      Deuxièmement, agir sur la base des rapports et des informations reçus pour faire en sorte que les parties prenantes respectent les normes internationales.

      Troisièmement, le renforcement de la responsabilité en tant que pilier essentiel de la prévention et de la dissuasion, garantissant que lorsque les parties prenantes ne respectent pas leurs engagements, elles sont dûment tenues de rendre des comptes.

      « La prévention est la meilleure réponse. Pourtant, nous avons du mal à mesurer - ou même à définir - les progrès du pilier prévention de ce programme. Le respect est un exemple concret : la violence sexuelle persiste non pas parce que les cadres et obligations existants sont inadéquats, mais parce qu’ils sont mal appliqués », a souligné Mme Patten.

      « La résolution 1820 de 2008 ne demandait rien de moins que ‘la cessation immédiate et complète par toutes les parties aux conflits armés de tous les actes de violence sexuelle contre les civils’. Cette résolution a écrit une nouvelle norme et a tracé une ligne rouge. Maintenant, nous devons démontrer clairement quelles sont les conséquences quand elle est franchie », a-t-elle ajouté.
      Aller au-delà de la rhétorique

      De son côté, Angelina Jolie a rappelé la résolution 2467 adoptée par le Conseil de sécurité l’an dernier.

      « C’était la première à placer les survivantes, leurs besoins et leurs droits au centre de toutes les mesures. Mais les résolutions, les mots sur papier, ne sont que des promesses. Ce qui compte, c’est de savoir si les promesses sont tenues », a dit l’actrice américaine devant les membres du Conseil de sécurité.

      Celle qui est également réalisatrice de films a noté que la résolution 2467 a promis des sanctions, la justice et des réparations pour les victimes et la reconnaissance des enfants nés de viol.

      « Ce sont toutes des promesses qui doivent être tenues. Je vous exhorte donc tous à vous réengager aujourd’hui à tenir ces promesses : aller au-delà de la rhétorique et mettre en œuvre vos décisions », a dit Angelina Jolie.

      « Je vous prie de demander des comptes aux auteurs, d’aborder les causes profondes et structurelles de la violence et de la discrimination sexistes dans vos pays. Et s’il vous plaît, augmentez d’urgence le financement des programmes qui répondent aux besoins de tous les survivants, et en particulier des victimes invisibles - les enfants », a ajouté la star du cinéma qui a fait preuve ces 20 dernière années d’un engagement pour les causes humanitaires, notamment en faveur des réfugiés et des droits des femmes et enfants.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/26635/un-rapport-de-l-onu-s-inquiete-de-l-augmentation-des-violences-sexuell

  • Nigerians returned from Europe face stigma and growing hardship

    ‘There’s no job here, and even my family is ashamed to see me, coming back empty-handed with two kids.’

    The EU is doubling down on reducing migration from Africa, funding both voluntary return programmes for those stranded along migration routes before they reach Europe while also doing its best to increase the number of rejected asylum seekers it is deporting.

    The two approaches serve the same purpose for Brussels, but the amount of support provided by the EU and international aid groups for people to get back on their feet is radically different depending on whether they are voluntary returnees or deportees.

    For now, the coronavirus pandemic has slowed voluntary return programmes and significantly reduced the number of people being deported from EU countries, such as Germany. Once travel restrictions are lifted, however, the EU will likely resume its focus on both policies.

    The EU has made Nigeria one of five priority countries in Africa in its efforts to reduce the flow of migrants and asylum seekers. This has involved pouring hundreds of millions of euros into projects in Nigeria to address the “root causes” of migration and funding a “voluntary return” programme run by the UN’s migration agency, IOM.

    Since its launch in 2017, more than 80,000 people, including 16,800 Nigerians, have been repatriated to 23 African countries after getting stuck or having a change of heart while travelling along often-dangerous migration routes connecting sub-Saharan Africa to North Africa.

    Many of the Nigerians who have opted for IOM-facilitated repatriation were stuck in detention centres or exploitative labour situations in Libya. Over the same time period, around 8,400 Nigerians have been deported from Europe, according to official figures.

    Back in their home country, little distinction is made between voluntary returnees and deportees. Both are often socially stigmatised and rejected by their communities. Having a family member reach Europe and be able to send remittances back home is often a vital lifeline for people living in impoverished communities. Returning – regardless of how it happens – is seen as failure.

    In addition to stigmatisation, returnees face daily economic struggles, a situation that has only become worse with the coronavirus pandemic’s impact on Nigeria’s already struggling economy.

    Despite facing common challenges, deportees are largely left to their own devices, while voluntary returnees have access to an EU-funded support system that includes a small three-months salary, training opportunities, controversial “empowerment” and personal development sessions, and funds to help them start businesses – even if these programmes often don’t necessarily end up being effective.
    ‘It’s a well-oiled mechanism’

    Many of the voluntary returnee and deportation flights land in Lagos, Nigeria’s biggest city and main hub for international travel. On a hot and humid day in February, before countries imposed curfews and sealed their borders due to coronavirus, two of these flights arrived within several hours of each other at the city’s hulking airport.

    First, a group of about 45 people in winter clothes walked through the back gate of the cargo airport looking out of place and disoriented. Deportees told TNH they had been taken into immigration custody by German police the day before and forced onto a flight in Frankfurt. Officials from the Nigerian Immigration Service, the country’s border police, said they are usually told to prepare to receive deportees after the planes have already left from Europe.

    Out in the parking lot, a woman fainted under the hot sun. When she recovered, she said she was pregnant and didn’t know where she would sleep that night. A man began shouting angrily about how he had been treated in Europe, where he had lived for 16 years. Police officers soon arrived to disperse the deportees. Without money or phones, many didn’t know where to go or what to do.

    Several hours later, a plane carrying 116 voluntary returnees from Libya touched down at the airport’s commercial terminal. In a huge hangar, dozens of officials guided the returnees through an efficient, well-organised process.

    The voluntary returnees queued patiently to be screened by police, state health officials, and IOM personnel who diligently filled out forms. Officials from Nigeria’s anti-people trafficking agency also screened the female returnees to determine if they had fallen victim to an illegal network that has entrapped tens of thousands of Nigerian women in situations of forced sex work in Europe and in transit countries such as Libya and Niger.

    “It’s a well-oiled mechanism. Each agency knows its role,” Alexander Oturu, a programme manager at Nigeria’s National Commission for Refugees, Migrants & Internally Displaced Persons, which oversees the reception of returnees, told The New Humanitarian.

    Voluntary returnees are put up in a hotel for one night and then helped to travel back to their home regions or temporarily hosted in government shelters, and later they have access to IOM’s reintegration programming.

    Initially, there wasn’t enough funding for the programmes. But now almost 10,000 of the around 16,600 returnees have been able to access this support, out of which about 4,500 have set up small businesses – mostly shops and repair services – according to IOM programme coordinator Abrham Tamrat Desta.

    The main goal is to “address the push factors, so that upon returning, these people don’t face the same situation they fled from”, Desta said. “This is crucial, as our data show that 97 percent of returnees left for economic reasons.”
    COVID-19 making things worse

    Six hours drive south of Lagos is Benin City, the capital of Edo State.

    An overwhelming number of the people who set out for Europe come from this region. It is also where the majority of European migration-related funding ends up materialising, in the form of job creation programmes, awareness raising campaigns about the risks of irregular migration, and efforts to dismantle powerful trafficking networks.

    Progress* is one of the beneficiaries. When TNH met her she was full of smiles, but at 26 years old, she has already been through a lot. After being trafficked at 17 and forced into sex work in Libya, she had a child whose father later died in a shipwreck trying to reach Europe. Progress returned to Nigeria, but couldn’t escape the debt her traffickers expected her to pay. Seeing little choice, she left her child with her sister and returned to Libya.

    Multiple attempts to escape spiralling violence in the country ended in failure. Once, she was pulled out of the water by Libyan fishermen after nearly drowning. Almost 200 other people died in that wreck. On two other occasions, the boat she was in was intercepted and she was dragged back to shore by the EU-supported Libyan Coast Guard.

    After the second attempt, she registered for the IOM voluntary return programme. “I was hoping to get back home immediately, but Libyans put me in prison and obliged me to pay to be released and take the flight,” she said.

    Back in Benin City, she took part in a business training programme run by IOM. She couldn’t provide the paperwork needed to launch her business and finally found support from Pathfinders Justice Initiative – one of the many local NGOs that has benefited from EU funding in recent years.

    She eventually opened a hairdressing boutique, but coronavirus containment measures forced her to close up just as she was starting to build a regular clientele. Unable to provide for her son, now seven years old, she has been forced to send him back to live with her sister.

    Progress isn’t the only returnee struggling due to the impact of the pandemic. Mobility restrictions and the shuttering of non-essential activities – due to remain until early August at least – have “exacerbated returnees’ existing psychosocial vulnerabilities”, an IOM spokesperson said.

    The Edo State Task Force to Combat Human Trafficking, set up by the local government to coordinate prosecutions and welfare initiatives, is trying to ease the difficulties people are facing by distributing food items. As of early June, the task force said it had reached 1,000 of the more than 5,000 people who have returned to the state since 2017.
    ‘Sent here to die’

    Jennifer, 39, lives in an unfinished two-storey building also in Benin City. When TNH visited, her three-year-old son, Prince, stood paralysed and crying, and her six-year-old son, Emmanuel, ran and hid on the appartment’s small balcony. “It’s the German police,” Jennifer said. “The kids are afraid of white men now.”

    Jennifer, who preferred that only her first name is published, left Edo State in 1999. Like many others, she was lied to by traffickers, who tell young Nigerian women they will send them to Europe to get an education or find employment but who end up forcing them into sex work and debt bondage.

    It took a decade of being moved around Europe by trafficking rings before Jennifer was able to pay off her debt. She got a residency permit and settled down in Italy for a period of time. In 2016, jobless and looking to get away from an unstable relationship, she moved to Germany and applied for asylum.

    Her application was not accepted, but deportation proceedings against her were put on hold. That is until June 2019, when 15 policemen showed up at her apartment. “They told me I had five minutes to check on my things and took away my phone,” Jennifer said.

    The next day she was on a flight to Nigeria with Prince and Emmanuel. When they landed, “the Nigerian Immigration Service threw us out of the gate of the airport in Lagos, 20 years after my departure”. she said.

    Nine months after being deported, Jennifer is surviving on small donations coming from volunteers in Germany. It’s the only aid she has received. “There’s no job here, and even my family is ashamed to see me, coming back empty-handed with two kids,” she said.

    Jennifer, like other deportees TNH spoke to, was aware of the support system in place for people who return through IOM, but felt completely excluded from it. The deportation and lack of support has taken a heavy psychological toll, and Jennifer said she has contemplated suicide. “I was sent here to die,” she said.
    ‘The vicious circle of trafficking’

    Without a solid economic foundation, there’s always a risk that people will once again fall victim to traffickers or see no other choice but to leave on their own again in search of opportunity.

    “When support is absent or slow to materialise – and this has happened also for Libyan returnees – women have been pushed again in the hands of traffickers,” said Ruth Evon Odahosa, from the Pathfinders Justice Initiative.

    IOM said its mandate does not include deportees, and various Nigerian government agencies expressed frustration to TNH about the lack of European interest in the topic. “These deportations are implemented inhumanely,” said Margaret Ngozi Ukegbu, a zonal director for the National Commission for Refugees, Migrants and Internally Displaced Persons.

    The German development agency, GIZ, which runs several migration-related programmes in Nigeria, said their programming does not distinguish between returnees and deportees, but the agency would not disclose figures on how many deportees had benefited from its services.

    Despite the amount of money being spent by the EU, voluntary returnees often struggle to get back on their feet. They have psychological needs stemming from their journeys that go unmet, and the businesses started with IOM seed money frequently aren’t sustainable in the long term.

    “It’s crucial that, upon returning home, migrants can get access to skills acquisition programmes, regardless of the way they returned, so that they can make a new start and avoid falling back in the vicious circle of trafficking,” Maria Grazie Giammarinaro, the former UN’s special rapporteur on trafficking in persons, told TNH.

    * Name changed at request of interviewee.

    https://www.thenewhumanitarian.org/news-feature/2020/07/28/Nigeria-migrants-return-Europe

    #stigmatisation #renvois #expulsions #asile #migrations #réfugiés #Nigeria #réfugiés_nigérians #réintegration #retour_volontaire #IOM #OIM #chiffres #statistiques #trafic_d'êtres_humains

    ping @_kg_ @rhoumour @isskein @karine4

  • Street Art on COVID-19 Reaches Remote Communities in Northern Niger | by IOM - UN Migration | Jul, 2020 | Medium
    https://medium.com/@UNmigration/street-art-on-covid-19-reaches-remote-communities-in-northern-niger-a66a2a12

    For years, the International Organization for Migration (IOM) has been using street art as a key outreach activity based on “human-centered design” to engage with migrants and community members. In 2019, IOM in West and Central Africa launched a street art initiative alongside its partner Street Art Sans Frontière attended by more than 1,000 people in Niger only.
    This year, amidst the COVID-19 pandemic, IOM continues the initiative in Senegal, Ghana and Niger with the objective to improve relations between migrants and host communities, while stimulating the debate surrounding how to reduce the spread of misinformation and xenophobia, two particularly sensitive topics during COVID-19 times.

    #Covid-19#migrant#migration#mali#niger#senegal#sante#stigmatisation#communication#art#xenophobie

  • Eau salubre, hygiène et assainissement : une nécessité pour contenir la COVID-19 chez les déplacés internes du nord-est du Nigéria | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/eau-salubre-hygiene-et-assainissement-une-necessite-pour-contenir-la-covid-19-c

    La COVID-19 continue de perturber la santé, la vie publique et les moyens de subsistance dans le pays le plus peuplé d’Afrique. Alors que la maladie continue de se propager dans le nord-est du Nigéria, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) étend ses opérations d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) pour réduire la propagation du virus. Un nouveau projet de l’OIM aidera à prévenir et à contrôler les infections à la COVID-19 dans trois zones de l’État de Borno où se trouvent de fortes concentrations de déplacés internes, zones également considérées comme étant à haut risque de propagation de la maladie. Dans l’État de Borno, le plus grand de la région, environ 80 % des quelque 840 000 déplacés internes vivent dans des abris temporaires de fortune, dans des conditions de surpeuplement où la distanciation physique est difficile, voire impossible. En outre, malgré la pandémie, les attaques par des groupes armés non étatiques dans le nord-est sont en cours, y compris dans les zones proches des opérations humanitaires. Plus tôt cette semaine (14/07), le Centre de contrôle des maladies du Nigéria a enregistré 591 cas confirmés et 35 décès à Borno, où une crise humanitaire de dix ans a provoqué le déplacement de 1,8 millions de personnes et laissé 10,6 millions d’autres dans le besoin. L’impact d’une épidémie au sein des populations déplacées dans cette région pourrait être dévastateur. « Sans installations sanitaires et matériel d’hygiène à disposition, les déplacés internes sont extrêmement vulnérables à la transmission de maladies », a déclaré Teshager Tefera, responsable du programme WASH de l’OIM au Nigéria. Les services aideront environ 420 000 déplacés internes dans 120 camps et communautés voisines dans les municipalités de Maiduguri, Konduga et Damasak, dans l’État de Borno. Le projet visera à acheminer de l’eau salubre, ainsi que 22 000 kits d’hygiène comprenant du savon, des seaux et d’autres articles, aux populations à risque.

    #Covid-19#migrant#migration#nigeria#borno#sante#camp#deplaceinterne#materielsanitaire#violence#OIM

    • Menschenrechtsverletzungen bei Rückkehrprogrammen

      Immer wieder gibt es Berichte über eklatante Verstöße gegen die humanitären Bedingungen bei den Rückkehrprogrammen der IOM. Eine neue Studie von Brot für die Welt und medico international belegt die Vorwürfe.

      Die EU lagert seit Jahren Grenzkontrollen aus und setzt innerhalb von Herkunfts- und Transitregionen auf die Förderung „freiwilliger“ Rückkehr, damit Migrantinnen und Migranten erst gar nicht Europas Außengrenzen erreichen. Eine neue Studie von Brot für die Welt und medico international weist nach, dass die EU dabei Menschenrechtsverletzungen an den Außengrenzen und in den Transitländern Libyen, Niger und Algerien in Kauf nimmt.

      Die EU-Kommission hatte 2015 den Nothilfe-Treuhandfonds für Afrika aufgelegt. Eine gemeinsame Taskforce aus Europäischer Union, Afrikanischer Union und Vereinten Nationen beauftragte die Internationale Organisation für Migration (IOM), ein humanitäres Rückkehrprogramm für Migrantinnen und Migranten durchzuführen.Tatsächlich aber gibt es immer wieder Berichte über eklatante Verstöße gegen die humanitären Bedingungen.In ihrer Studie kann die Autorin Jill Alpes nun belegen, dass die Teilnahme an den Rückkehrprogrammen oftmals unfreiwillig erfolgt und teils erheblicher psychischer und in Einzelfällen auch physischer Druck auf die Migrantinnen und Migranten ausgeübt wird, damit sie der Rückführung zustimmen.

      Zusammenfassung der Studie

      Eine neue von Brot für die Welt und medico international herausgegebene Studie untersuchtbestehende Rückkehrprogramme für Migrantinnen und Migranten in Libyen und Niger entlang der Frage: Sind die Programme tatsächlich geeignete Instrumente zum Schutz der Menschen? Oder werden sie nach ihrer Rückkehr neuen Gefahren ausgesetzt?

      Im November 2017 alarmierte ein Beitrag des Nachrichtensenders CNN die Öffentlichkeit. Die Reporter berichteten über sklavenähnliche und zutiefst menschenunwürdige Verhältnisse in libyschen Internierungslagern. Europäische und afrikanische Regierungen, die zur gleichen Zeit ihr Gipfeltreffen in Abidjan abhielten, sahen sich daraufhin gezwungen, geeignete Schritte zum Schutz und zur Rettung der internierten Migranten und Flüchtlinge zu präsentieren.

      Doch statt eine Evakuierung der Menschen in sichere europäische Länder zu organisieren oder in Erwägung zu ziehen, die Unterstützung der für Menschenrechtsverletzungen verantwortlichen libyschen Küstenwache zu beenden, wurde die Rückführung von Flüchtlingen und Migranten aus Libyen in ihre Herkunftsländer beschlossen. Eine gemeinsame Taskforce aus Europäischer Union, Afrikanischer Union und Vereinten Nationen beauftragte die Internationale Organisation für Migration (IOM) damit, ein humanitäres Rückkehrprogramm aus Libyen durchzuführen.

      Doch in ihrer Studie kann nun die Autorin Jill Alpes belegen, dass es bei der Umsetzung der Rückkehrprogramme teilweise zu erheblichen Verstößen gegen humanitäre und menschenrechtliche Prinzipien kommt. So legen Berichte von Betroffenen nahe, dass die Beteiligung an den Rückkehrprogrammen keineswegs immer freiwillig erfolgt, wie von IOM behauptet, sondern teils erheblicher psychischer und in Einzelfällen auch physischer Druck auf die Migrantinnen und Migranten ausgeübt wird, damit sie ihrer eigenen Rückführung zustimmen. Vielfach erscheint ihnen eine Rückkehr in ihr Herkunftsland angesichts in Libyen drohender Folter und Gewalt als das kleinere Übel, nicht jedoch als eine geeignete Maßnahme, um tatsächlich in Sicherheit und Schutz zu leben. In Niger akzeptierten interviewte Migrantinnen und Migranten ihre Rückführung nach schweren Menschenrechtsverletzungen und einer lebensbedrohlichen Abschiebung in die Wüste durch die algerischen Behörden. Häufig finden sich Migrantinnen und Migranten nach ihrer Rückführung mit neuen Gefahren konfrontiert, bzw. genau jenen Gefahren wieder ausgesetzt, die sie einst zur Flucht bewegten.

      Auch die zur Verfügung gestellten Reintegrationshilfen, für die u.a. über den EU Trust Fund for Africa (EUTF) erhebliche finanzielle Mittel aufgewendet werden, bewertet die Autorin kritisch. Libyen allein hat seit 2015 mehr als 280 Millionen Euro für die Rückkehrprogramme bekommen. Offizielle Zahlen bestätigen, dass nur ein Teil der Rückkehrerinnen und Rückkehrer überhaupt Zugang zu den Programmen erhält. Viele scheitern bereits daran, die Kosten für den Transport zum Büro der IOM aufzubringen, um dort Unterstützung zu beantragen. Empfängerinnen und Empfänger von Reintegrationshilfen kritisieren, dass die angebotenen Hilfsmaßnahmen, bspw. Seminare zur Unternehmensgründung, häufig an ihrem eigentlichen Bedarf vorbeigingen und dem formulierten Ziel, nämlich nachhaltige Lebensperspektiven zu entwickeln, nicht ausreichend gerecht werden würden.

      Um tatsächlich zum Schutz von Migrantinnen und Migranten in Nord- und Westafrika beizutragen, zeigt die Autorin politische Handlungsempfehlungen auf. Eine Neuausrichtung der Flüchtlings- und Migrationspolitik müsse sich orientieren an Schadensvermeidung und -verhinderung, Befähigung der Menschen, ihre Rechte einzufordern, Unterstützung der Entwicklung von Selbstschutzkapazitäten und bedarfsgerechter Hilfe.

      Konkret:

      Die Europäische Union und die EU-Mitgliedstaaten müssen die Finanzierung der libyschen Küstenwache einstellen. Stattdessen sollten sie für proaktive Such- und Rettungsaktionen im zentralen Mittelmeer sorgen, Ausschiffungs- und faire Verteilungsmechanismen sowie besseren Zugang zu Asylverfahren schaffen, die Rechte von Migrantinnen, Migranten und Flüchtlingen in der migrations-politischen Zusammenarbeit mit Libyen schützen und sich zu einer globalen Teilung der Verantwortung und zur Förderung regulärer Migrationswege verpflichten.
      Die derzeitige Abschiebepraxis von Staatsangehörigen aus Subsahara-Ländern von Algerien nach Niger stellt eine eklatante Verletzung des Völkerrechts dar und macht Migrantinnen und Migranten extrem verwundbar. Internationale Organisationen, die Europäische Union und die Regierung von Niger müssen eine entschlossene und öffentliche Haltung gegen diese Praktiken einnehmen und die potentiell negativen Auswirkungen der in Niger verfügbaren Rückkehrprogramme auf die Abschiebepraxis aus Algerien kritisch untersuchen.
      Rückkehrprogramme müssen den Rechten von Menschen, die vor oder während ihrer Migration intern vertrieben, gefoltert oder Opfer von Menschenhandel geworden sind, mehr Aufmerksamkeit schenken. Opfer von Menschenhandel und Folter sollten Zugang zu einem Asylverfahren oder einem Umsiedlungsmechanismus in ein Drittland als Alternative zur Rückkehr in die Herkunftsländer haben.
      Humanitäre Akteure (und ihre Geldgeber) sollten die Begünstigten von Programmen ausschließlich auf der Grundlage humanitärer Bedürfnisse definieren und sich nicht von Logiken des Migrationsmanagements beeinflussen lassen. Nur ein kleiner Teil der afrikanischen Migrationsbewegungen hat Europa zum Ziel. Der Entwicklungsbeitrag von Rückkehrerinnen und Rückkehrern ist dann am stärksten, wenn sich die Migrantinnen und Migranten freiwillig zu einer Rückkehr entschlossen haben.
      Gelder der Entwicklungszusammenarbeit sollten nur dann für Rückkehr- und Reintegrationsprogramme verwendet werden, wenn eine positive Verbindung zu Entwicklung hergestellt werden kann. Die entwicklungspolitischen Auswirkungen der Reintegrationshilfe müssen untersucht und mit dem Nutzen und den Auswirkungen der Rücküberweisungen von Migrantinnen und Migranten verglichen werden.

      https://www.medico.de/menschenrechtsverletzungen-bei-rueckkehrprogrammen-17805

    • Paying for migrants to go back home: how the EU’s Voluntary Return scheme is failing the desperate

      By the time James boarded a flight from Libya to Nigeria at the end of 2018, he had survived a Mediterranean shipwreck, travelled through a half dozen African states, been shot and spent two years being abused and tortured in Libya’s brutal detention centres.

      In 2020, back home in Benin City, Edo State, James has been evicted from his house after failing to cover his rent and sleeps on the floor of his barbershop.

      He has been shunned by his family and friends for his failure to reach Europe.

      “There’s no happiness that you are back. No one seems to care about you [...]. You came back empty-handed,” he told Euronews.

      James was one of around 81,000 African migrants returned to their home nation with the aid of the UN’s International Organization for Migration (IOM) and paid for by the European Union, as part of the €357 million Joint Initiative. As well as a seat on a flight out of Libya and a number of other transit nations, migrants are also promised cash, support and counselling to allow them to reintegrate in their home countries once they return.

      But a Euronews investigation across seven African nations has revealed massive failings in the programme, considered to be the EU’s flagship response to stopping migrants trying to get to Europe.

      Dozens of migrants that have been through the programme told Euronews that once they returned, no support was forthcoming. Even those who did receive financial support - like James - said it was insufficient.

      Many are considering making a new break for Europe as soon as the chance arises.

      “I feel I don’t belong here,” James said. “If the opportunity comes, I’m taking it. I’m leaving the country.”

      Of the 81,000 migrants returned since 2017, almost 33,000 were flown back from Libya, many of whom have suffered detention, abuse and violence at the hands of people smugglers, militias and criminal gangs. Conditions are so bad in the north African country that the programme is called Voluntary Humanitarian Return (VHR), rather than the Assisted Voluntary Return (AVR) programme elsewhere in Africa.

      Mohi, 24, who spent three years in Libya, accepted the offer of a flight back home in 2019. But, once there, his reintegration package never materialised. “Nothing has been provided to us, they keep telling us tomorrow,” he told Euronews from north Darfur, Sudan.

      Mohi is not alone. IOM’s own statistics on returnees to Sudan reveal that only 766 out of over 2,600 have received economic support. It blames high rates of inflation and a shortage of both goods and cash in the market.

      But Kwaku Arhin-Sam, who evaluates development projects as director of the Friedensau Institute for Evaluation, estimates that half of the IOM reintegration programmes fail.

      “Most people are lost after a few days”, he said.
      Two-thirds of migrants don’t complete the reintegration programmes

      The IOM itself lowers this estimate even further: the UN agency told Euronews that so far only one-third of the migrants who have started reintegration assistance have completed the process. A spokesperson said that as the joint initiative is a voluntary process, “migrants can decide to pull out at any time, or not to join at all”.

      He said that reintegrating migrants once they return home goes far beyond the organisation’s mandate, and “requires strong leadership from national authorities”, as well as “active contributions at all levels of society”.

      Between May 2017 and February 2019, IOM had helped over 12,000 people return to Nigeria. Of them, 9,000 were “reachable” when they returned home, 5,000 received business training and 4,300 received “reintegration aid”. If access to counselling or health services is included, IOM Nigeria says, a total of 7,000 out of 12,000 returnees - or 58% - received reintegration support.

      But the number of people classified as having completed the reintegration assistance programme was just 1,289, and research by Jill Alpes, a migration expert and research associate at the Nijmegen Centre for Border Research, found that surveys to check the effectiveness of these packages were conducted with only 136 returnees.

      Meanwhile, a Harvard study on Nigerian returnees from Libya estimates that 61.3% of the respondents were not working after their return, and an additional 16.8% only worked for a short period of time, not long enough to generate a stable source of income. Upon return, the vast majority of returnees, 98.3%, were not in any form of regular education.

      The European Commissioner for home affairs, Ylva Johansson, admitted to Euronews that “this is one area where we need improvements.” Johansson said it was too early to say what those improvements might be but maintained the EU have a good relationship with the IOM.

      Sandrine, Rachel and Berline, from Cameroon, agreed to board an IOM flight from Misrata, Libya, to Yaounde, Cameroon’s capital in September 2018.

      In Libya, they say they suffered violence and sexual abuse and had already risked their lives in the attempt at crossing the Mediterranean. On that occasion, they were intercepted by the Libyan coastguard and sent back to Libya.

      Once back home, Berline and Rachel say they received no money or support from IOM. Sandrine was given around 900,000 cfa francs (€1,373.20) to pay for her children’s education and start a small business - but it didn’t last long.

      “I was selling chicken by the roadside in Yaounde, but the project didn’t go well and I left it,” she said.

      Sandrine, from Cameroon, recalled giving birth in a Tripoli detention centre to the sound of gunfire.

      All three said that they had no idea where they would sleep when they returned to Cameroon, and they had no money to even call their families to inform them of their journey.

      “We left the country, and when we came back we found the same situation, sometimes even worse. That’s why people decide to leave again,” Berline says.

      In November 2019, fewer than half of the 3,514 Cameroonian migrants who received some form of counselling from IOM were reported as “effectively integrated”.

      Seydou, a Malian returnee, received money from IOM to pay his rent for three months and the medical bills for his sick wife. He was also provided with business training and given a motorbike taxi.

      But in Mali he takes home around €15 per day, compared to the more than €1,300 he was able to send home when he was working illegally in Algeria, which financed the construction of a house for his brother in the village.

      He is currently trying to arrange a visa that would enable him to join another of his brothers in France.

      Seydou is one of the few lucky Malians, though. .Alpes’ forthcoming research, published by Brot für die Welt (the relief agency of the Protestant Churches in Germany) and Medico International, found that only 10% of migrants returned to Mali up to January 2019 had received any kind of support from IOM.

      IOM, meanwhile, claims that 14,879 Malians have begun the reintegration process - but the figure does not reveal how many people completed it.
      The stigma of return

      In some cases the money migrants receive is used to fund another attempt to reach Europe.

      In one case, a dozen people who had reached Europe and been sent home were discovered among the survivors of a 2019 shipwreck of a boat headed to the Canary Islands. “They had returned and they had decided to take the route again,” said Laura Lungarotti, IOM chief mission in Mauritania.

      Safa Msehli, a spokeswoman for the IOM, told Euronews that it could not prevent individuals from attempting to reach Europe again once they had been returned.

      “It is however in the hands of people to decide whether or not they migrate and in its different programme IOM doesn’t plan to prevent people from re-migrating”, she said.

      What is the IOM?

      From 2016, the IOM rebranded itself as the UN Migration Agency, and its budget has ballooned from US$242.2 million (€213 million) in 1998 to exceed US$2 billion (€1.7 billion) for the first time in the autumn of 2019 - an eightfold increase. Though not part of the UN, the IOM is now a “related organisation”, with a relationship similar to that of a private contractor.

      The EU and its member states collectively are the largest contributors to IOM’s budget, accounting for nearly half of its operational funding.

      IOM has been keen to highlight cases of when its voluntary return programme has been successful on its website, including that of Khadeejah Shaeban, a Sudanese returnee from Libya who was able to set up a tailoring shop.

      https://www.euronews.com/2020/06/19/paying-for-migrants-to-go-back-home-how-the-eu-s-voluntary-return-scheme-i

    • Abschottung statt Entwicklung

      Brot für die Welt und medico international kritisieren das EU-Programm zur Rückführung von Flüchtlingen in ihre Heimatländer und fordern eine Neuausrichtung in der Europäischen Flüchtlings- und Migrationspolitik.

      Fünf Jahre nachdem die EU den EU-Nothilfe-Treuhandfonds (EUTF) in Afrika ins Leben rief, ziehen Brot für die Welt und medico international in einer aktuellen Studie eine kritische Zwischenbilanz. Im Zentrum der Untersuchung steht die 2016 mit Mitteln des EUTF ins Leben gerufene Gemeinsame Initiative der EU und der Internationalen Organisation für Migration (IOM) für den Schutz und die Wiedereingliederung von Migranten. Ziel des Programms war es insbesondere in Libyen gestrandeten Flüchtlingen eine Rückkehr in ihre Heimatländer zu ermöglichen.
      Insgesamt erfolgreich

      Das zuständige Auswärtige Amt bewertet die EU-IOM Initiative gegenüber dem SWR insgesamt als erfolgreich. Brot für die Welt und medico international kommen in ihrer aktuellen Studie aber zu einem anderen Ergebnis. Demnach ginge es bei der „freiwilligen Rückkehr“ vor allem darum, dass weniger Flüchtlinge und Migranten aus Afrika nach Europa kommen: „Migrationswege zu schließen und Menschen in ihre Herkunftsländer zurückzuschicken, lindert jedoch keine Not und hat daher nichts mit Entwicklungszusammenarbeit zu tun. Häufig werden hierdurch sogar neue und größere Probleme für die betroffenen Menschen und Gesellschaften geschaffen, wie die Studie von Jill Alpes zeigt“, erklärt medico international gegenüber dem SWR.

      Drei Monate lang suchte die Migrations-Expertin Jill Alpes im Niger, Nigeria und Mali nach Rückkehrern. Sie sprach auch mit den Vertretern der Hilfsorganisationen und den Verantwortlichen der IOM. Sie traf viele Zurückgekehrte, die bereits mehrfach einen Fluchtversuch unternommen hatten. „Von den Männern wollen die meisten eigentlich wieder raus,“ beschrieb Alpes gegenüber dem SWR die Situation vor Ort. Ihre Perspektive im Heimatland habe sich meist nicht verbessert, sondern verschlimmert, denn viele hätten Schulden aufgenommen, um die gefährliche Flucht anzutreten oder würden nach der Rückkehr stigmatisiert.

      „Während der Feldforschung war es so, dass auch die IOM Schwierigkeiten hatte, mit den Menschen, die sie bei der Rückkehr unterstützt hatte, wieder Kontakt aufzunehmen – kann sein, dass viele von ihnen wieder losgezogen sind.“ Für die meisten von Alpes befragten Betroffenen stelle sich die Notfallrückführung de facto als Abschiebung dar.

      Im Falle der „Rückkehr“ aus Algerien hatten einige Betroffene offenbar sogar bereits einen Flüchtlingsstatus oder hätten aufgrund ihrer Staatsangehörigkeit nicht aus Algerien ausgewiesen werden dürften.
      Ergebnisse der Studie

      Brot für die Welt kommentiert die Ergebnisse der Studie: „Die EU nimmt Menschenrechtsverletzungen in Kauf, insbesondere an den Außengrenzen Europas und den Transitländern wie Libyen, Niger und Algerien sind die Zustände eklatant.“

      Medico international kritisiert zudem, dass mit dem Nothilfe-Treuhandfonds für Afrika „Mittel der Entwicklungszusammenarbeit eingeflossen sind, um so genannte irreguläre Migration zu unterbinden“.

      SWR Recherchen zeigen: Über den EU-Haushalt fließen Entwicklungsmittelgelder in die umstrittene Mission. Von den insgesamt 5 Milliarden Euro des Treuhandfond kommt mit 4.4 Milliarden der größte Anteil aus der Europäischen Entwicklungshilfe (EDF). Aus den Protokollen der Board Meetings des EUTF geht hervor, dass Deutschland darauf drängt, die Gelder vor allem im Bereich „Migrationsmanagement“ einzusetzen. „Hierbei geht es eher darum, innenpolitisch Handlungsfähigkeit zu beweisen – auf Kosten der Betroffenen. Eine Entwicklungszusammenarbeit, der es um Menschenrechte und die Bekämpfung von Armut geht, darf sich dafür nicht vereinnahmen lassen,“ kritisiert medico international.

      Brot für die Welt fordert darum einen grundlegenden Kurswechsel und eine Neuausrichtung in der Europäischen Flüchtlings- und Migrationspolitik: „Im Vordergrund müssen die Rechte der Migrant*innen und deren Schutz vor Ausbeutung und Folter stehen. Um tatsächlich zum Schutz beizutragen, müssen die Europäischen Mitgliedstaaten die Finanzierung der libyschen Küstenwache einstellen und für eine proaktive Such – und Rettungsaktion, vorhersehbare Ausschiffungs- und faire Verteilungsmechanismen sowie besseren Zugang zu Asylverfahren sorgen.“

      Die Bundesregierung setzt sich dagegen für eine Fortführung der Gemeinsamen Initiative ein, heißt es aus dem Auswärtigen Amt. Die Finanzierung ist aktuell Gegenstand der noch laufenden Verhandlungen zum mehrjährigen EU-Finanzrahmen.

      Die Studie liegt bisher dem SWR exklusiv vor.

      https://www.swr.de/report/swr-recherche-unit/studie-zur-eu-fluechtlingspolitik/-/id=24766532/did=25311586/nid=24766532/1rbvj1t/index.html

    • Studie: Rückkehrprogramme für Migranten verstoßen oft gegen Menschenrechte

      Die Teilnahme sei oft unfreiwillig, teils werde erheblicher Druck ausgeübt, kritisieren „Brot für die Welt“ und „Medico International“. Die EU, die auf solche Programme setze, nehme das in Kauf.

      Bei Rückkehrprogrammen für Migranten nimmt die EU schwere Menschenrechtsverletzungen an den Außengrenzen und in Transitländern in Kauf. Zu diesem Fazit kommt eine Studie von „Brot für die Welt“ und „Medico International“. Immer wieder gebe es Berichte über eklatante Verstöße gegen die humanitären Bedingungen, erklärten die beiden Organisationen. Die neue Studie belege diese Vorwürfe: Die Teilnahme an solchen Programmen erfolge oftmals unfreiwillig, teils werde erheblicher psychischer und in Einzelfällen auch physischer Druck auf die Migrantinnen und Migranten ausgeübt.

      Die EU lagere seit Jahren Grenzkontrollen aus und setze innerhalb von Herkunfts- und Transitregionen auf die Förderung „freiwilliger“ Rückkehr, erklärten die Entwicklungsorganisationen. Bei der Umsetzung von Rückkehrprogrammen komme es jedoch teilweise zu erheblichen Verstößen gegen humanitäre und menschenrechtliche Prinzipien. So sei etwa die Beteiligung keineswegs immer freiwillig - anders als von der Internationalen Organisation für Migration (IOM) behauptet, die von der EU für ein humanitäres Rückführprogramm aus Libyen beauftragt worden sei.

      Für die Studie befragte Autorin Jill Alpes den Angaben zufolge Rückkehrer aus Libyen sowie Migranten in Niger und Mali, weiter sprach sie mit Vertretern von IOM, Nichtregierungsorganisationen, nationalen staatlichen Institutionen, EU, UNHCR und europäischen Entwicklungsagenturen.

      Vielfach erscheine den Menschen angesichts drohender Folter und Gewalt in Libyen eine Rückkehr in ihr Herkunftsland letztlich als das kleinere Übel, nicht jedoch als geeignete Maßnahme, um tatsächlich in Sicherheit und Schutz zu leben. Im Niger hätten interviewte Migranten ihre Rückführung nach schweren Menschenrechtsverletzungen und einer lebensbedrohlichen Abschiebung in die Wüste durch algerische Behörden akzeptiert. „Häufig finden sich Migrantinnen und Migranten nach ihrer Rückführung mit neuen Gefahren konfrontiert beziehungsweise genau jenen Gefahren wieder ausgesetzt, die sie einst zur Flucht bewegten“, betonen die Entwicklungsorganisationen.

      Die zur Verfügung gestellten Reintegrationshilfen bewertet Studienautorin Alpes ebenfalls kritisch: Libyen allein habe seit 2015 mehr als 280 Millionen Euro für die Rückkehrprogramme bekommen, nur ein Teil der Rückkehrerinnen und Rückkehrer habe aber überhaupt Zugang zu den Programmen erhalten. Von den Empfängern hätten viele bemängelt, dass die Hilfen am Bedarf vorbeigingen und nicht das Ziel erfüllten, nachhaltige Lebensperspektiven zu entwickeln.

      „Wir fordern einen grundlegenden Kurswechsel und eine Neuausrichtung in der europäischen Flüchtlings- und Migrationspolitik“, erklärte Katherine Braun, Referentin für Migration und Entwicklung bei „Brot für die Welt“. Im Vordergrund müssten die Rechte der Migrantinnen und Migranten und der Schutz vor Ausbeutung und Folter stehen.

      https://www.sueddeutsche.de/politik/fluechtlinge-rueckkehr-studie-1.4961909

  • 124 Cameroonians Come Home Safely from Niger; Over 6,000 Assisted during Pandemic through European Union Support | International Organization for Migration
    https://www.iom.int/news/124-cameroonians-come-home-safely-niger-over-6000-assisted-during-pandemic-thro

    In partnership with the Governments of Niger and Cameroon, IOM negotiated the opening of a humanitarian corridor to allow the Cameroonians to return home so they can reunite with their families.
    All the migrants were tested for COVID-19 prior to their departure from Niamey and upon their arrival in Yaoundé. None of them were declared positive by health authorities. The returnees were also given healthcare kits including face masks and hydroalcoholic solutions. Despite the COVID-19 pandemic, mobility has continued along dangerous migratory routes, leaving thousands of migrants exposed not only to abuse and exploitation, but also to COVID-19.

    #Covid-19#migrant#migration#cameroun#niger#retour#corridorhumanitaire#sante#routemigratoire

  • ‘Stay Home and Dance!’ Say Volunteers in West Africa
    https://medium.com/@UNmigration/stay-home-and-dance-say-volunteers-in-west-africa-6ec46b63915

    ollowing the outbreak of COVID-19, MaM volunteers lent their skills to provide accurate information and lead creative initiatives to support their communities during the crisis. The ‘Stay Home and Dance Challenge’ is one of many initiatives led by the volunteers.The campaign draws on the role of music as a form of expression to bring joy and relief, highlighting simple and productive activities to do at home during the lockdown. Videos have been shared from Côte d’Ivoire, The Gambia, Senegal and Nigeria, featuring people of all ages dancing freestyle alone or in family groups, or doing something at home that gives them joy.

    #Covid-19#senegal#cotedivoire#gambie#nigeria#migrant#migration#sante#santementale#art#affects#confinement#

  • farmlandgrab.org | Nouvelle attaque terroriste contre les communautés locales par la société Okomu Oil Palm Plantation PLC
    https://www.farmlandgrab.org/29707

    La décision par le royaume d’Okomu d’accueillir sur son territoire l’Okomu Oil Palm Plantation PLC a entraîné une multitude de problèmes : destruction environnementale, des actes odieux envers la population indigente, une terrible pauvreté, le chômage, des violations des droits humains, des évictions forcées et l’extermination imminente du royaume d’Okomu et de son peuple. Le gouvernement de l’État d’Edo a sa part de responsabilité dans cette mauvaise situation. C’est lui qui a négocié un contrat qui était défectueux dès le début et ne pouvait être appliqué sans violer les droits des membres de la communauté. Ainsi, l’entreprise se vante souvent d’être en possession d’un permis d’occupation et peut donc continuer à détruire impunément.

    Dans ce contexte, ce rapport a pour but de rendre publique la situation terrible à laquelle la population du royaume d’Okomu doit faire face aux mains d’Okomu Oil Palm Plantation PLC (OOPC).

    Tout récemment, le 20 mai 2020, un autre village du royaume d’Okomu, Ijaw-Gbene, a été complètement incendié par la direction d’OOPC. L’opération a été menée par M.Kingsley Adeyemi, un vigile à la solde d’OOPC. Cette attaque par le feu a pu avoir lieu grâce aux efforts conjoints du service de sécurité de l’entreprise sous la direction de Kingsley Adayemi et de l’armée nigériane à la solde de l’entreprise. Les paysans et les pêcheurs locaux se sont retrouvés sans domicile avec tous leurs biens détruits. Les habitants, plus de 80 personnes, qui vivaient dans le village n’ont désormais plus de toit et squattent dans les communautés et les églises environnantes, exposés au risque d’attraper le coronavirus.

    Le Chef Ajele Sunday, auteur de ce rapport, a déclaré que ce n’est pas le premier village qui disparaît dans les flammes, mais le quatrième. Il y a eu en effet le village d’Agbede (31 maisons), celui d’Oweike (28 maisons), celui de Lehmon (15 maisons) et maintenant celui d’Ijaw-Gbene (7 maisons).

    #palmier #terres #Bolloré #Nigeria

  • Bloqués depuis trois mois, 338 Maliens rentrent chez eux via un couloir humanitaire | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/bloques-depuis-trois-mois-338-maliens-rentrent-chez-eux-un-couloir-humanitaire

    Mardi (23/06), 159 Maliens sont rentrés chez eux à bord d’un un vol affrété grâce à un couloir humanitaire ouvert par les gouvernements du Niger et du Mali. Le groupe attendait depuis mars dans les centres de transit de Niamey, la capitale du Niger, en raison des fermetures de frontières décrétées par les gouvernements pour éviter la propagation de la COVID-19.

    #Covid-19#migrant#migration#oim#mali#niger#retour

  • Migrants : les échecs d’un #programme_de_retour_volontaire financé par l’#UE

    Alors qu’il embarque sur un vol de la Libye vers le Nigeria à la fin 2018, James a déjà survécu à un naufrage en Méditerranée, traversé une demi-douzaine d’États africains, été la cible de coups de feu et passé deux ans à être maltraité et torturé dans les centres de détention libyens connus pour la brutalité qui y règne.

    En 2020, de retour dans sa ville de Benin City (Etat d’Edo au Nigéria), James se retrouve expulsé de sa maison après n’avoir pas pu payer son loyer. Il dort désormais à même le sol de son salon de coiffure.

    Sa famille et ses amis l’ont tous rejeté parce qu’il n’a pas réussi à rejoindre l’Europe.

    « Le fait que tu sois de retour n’est source de bonheur pour personne ici. Personne ne semble se soucier de toi [...]. Tu es revenu les #mains_vides », raconte-t-il à Euronews.

    James est l’un des quelque 81 000 migrants africains qui sont rentrés dans leur pays d’origine avec l’aide de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies et le #soutien_financier de l’Union européenne, dans le cadre d’une initiative conjointe de 357 millions d’euros (https://migrationjointinitiative.org). Outre une place sur un vol au départ de la Libye ou de plusieurs autres pays de transit, les migrants se voient promettre de l’argent, un #soutien et des #conseils pour leur permettre de se réintégrer dans leur pays d’origine une fois rentrés chez eux.

    Mais une enquête d’Euronews menée dans sept pays africains a révélé des lacunes importantes dans ce programme, considéré comme la réponse phare de l’UE pour empêcher les migrants d’essayer de se rendre en Europe.

    Des dizaines de migrants ayant participé au programme ont déclaré à Euronews qu’une fois rentrés chez eux, ils ne recevaient aucune aide. Et ceux qui ont reçu une aide financière, comme James, ont déclaré qu’elle était insuffisante.

    Nombreux sont ceux qui envisagent de tenter à nouveau de se rendre en Europe dès que l’occasion se présente.

    « Je ne me sens pas à ma place ici », confie James. « Si l’occasion se présente, je quitte le pays ».

    Sur les 81 000 migrants qui ont été rapatriés depuis 2017, près de 33 000 ont été renvoyés de Libye par avion. Parmi eux, beaucoup ont été victimes de détention, d’abus et de violences de la part de passeurs, de milices et de bandes criminelles. Les conditions sont si mauvaises dans le pays d’Afrique du Nord que le programme est appelé « retour humanitaire volontaire » (VHR), plutôt que programme de « retour volontaire assisté » (AVR) comme ailleurs en Afrique.

    Après trois ans passés en Libye, Mohi, 24 ans, a accepté l’offre d’un vol de retour en 2019. Mais, une fois de retour dans son pays, son programme de réintégration ne s’est jamais concrétisé. « Rien ne nous a été fourni ; ils continuent à nous dire ’demain’ », raconte-t-il à Euronews depuis le nord du Darfour, au Soudan.

    Mohi n’est pas seul. Les propres statistiques de l’OIM sur les rapatriés au Soudan révèlent que seuls 766 personnes sur plus de 2 600 ont reçu un soutien économique. L’OIM attribue cette situation à des taux d’inflation élevés et à une pénurie de biens et d’argent sur place.

    Mais M. Kwaku Arhin-Sam, spécialiste des projets de développement et directeur de l’Institut d’évaluation Friedensau, estime de manière plus générale que la moitié des programmes de réintégration de l’OIM échouent.

    « La plupart des gens sont perdus au bout de quelques jours », explique-t-il.
    Deux tiers des migrants ne terminent pas les programmes de réintégration

    L’OIM elle-même revoit cette estimation à la baisse : l’agence des Nations unies a déclaré à Euronews que jusqu’à présent, seul un tiers des migrants qui ont commencé à bénéficier d’une aide à la réintégration sont allés au bout du processus. Un porte-parole a déclaré que l’initiative conjointe OIM/EU étant un processus volontaire, « les migrants peuvent décider de se désister à tout moment, ou de ne pas s’engager du tout ».

    Un porte-parole de l’OIM ajoute que la réintégration des migrants une fois qu’ils sont rentrés chez eux va bien au-delà du mandat de l’organisation, et « nécessite un leadership fort de la part des autorités nationales », ainsi que « des contributions actives à tous les niveaux de la société ».

    Entre mai 2017 et février 2019, l’OIM a aidé plus de 12 000 personnes à rentrer au Nigeria. Parmi elles, 9 000 étaient « joignables » lorsqu’elles sont rentrées chez elles, 5 000 ont reçu une formation professionnelle et 4 300 ont bénéficié d’une « aide à la réintégration ». Si l’on inclut l’accès aux services de conseil ou de santé, selon l’OIM Nigéria, un total de 7 000 sur 12 000 rapatriés – soit 58 % – ont reçu une aide à la réintégration.

    Mais le nombre de personnes classées comme ayant terminé le programme d’aide à la réintégration n’était que de 1 289. De plus, les recherches de Jill Alpes, experte en migration et chercheuse associée au Centre de recherche sur les frontières de Nimègue, ont révélé que des enquêtes visant à vérifier l’efficacité de ces programmes n’ont été menées qu’auprès de 136 rapatriés.

    Parallèlement, une étude de Harvard sur les Nigérians de retour de Libye (https://cdn1.sph.harvard.edu/wp-content/uploads/sites/2464/2019/11/Harvard-FXB-Center-Returning-Home-FINAL.pdf) estime que 61,3 % des personnes interrogées ne travaillaient pas après leur retour, et que quelque 16,8 % supplémentaires ne travaillaient que pendant une courte période, pas assez longue pour générer une source de revenus stable. À leur retour, la grande majorité des rapatriés, 98,3 %, ne suivaient aucune forme d’enseignement régulier.

    La commissaire européenne aux affaires intérieures, Ylva Johansson, a admis à Euronews que « c’est un domaine dans lequel nous avons besoin d’améliorations ». Mme Johansson a déclaré qu’il était trop tôt pour dire quelles pourraient être ces améliorations, mais a maintenu que l’UE avait de bonnes relations avec l’OIM.

    Sandrine, Rachel et Berline, originaires du Cameroun, ont elles accepté de prendre un vol de l’OIM de Misrata, en Libye, à Yaoundé, la capitale camerounaise, en septembre 2018.

    En Libye, elles disent avoir subi des violences, des abus sexuels et avoir déjà risqué leur vie en tentant de traverser la Méditerranée. À cette occasion, elles ont été interceptées par les garde-côtes libyens et renvoyées en Libye.

    Une fois rentrées au Cameroun, Berline et Rachel disent n’avoir reçu ni argent ni soutien de l’OIM. Sandrine a reçu environ 900 000 fcfa (1 373,20 euros) pour payer l’éducation de ses enfants et lancer une petite entreprise – mais cela n’a pas duré longtemps.

    « Je vendais du poulet au bord de la route à Yaoundé, mais le projet ne s’est pas bien déroulé et je l’ai abandonné », confie-t-elle.

    Elle se souvient aussi d’avoir accouché dans un centre de détention de Tripoli avec des fusillades comme fond sonore.

    Toutes les trois ont affirmé qu’au moment de leur départ pour le Cameroun, elles n’avaient aucune idée de l’endroit où elles allaient dormir une fois arrivées et qu’elles n’avaient même pas d’argent pour appeler leur famille afin de les informer de leur retour.

    « Nous avons quitté le pays, et quand nous y sommes revenues, nous avons trouvé la même situation, parfois même pire. C’est pourquoi les gens décident de repartir », explique Berline.

    En novembre 2019, moins de la moitié des 3 514 migrants camerounais qui ont reçu une forme ou une autre de soutien de la part de l’OIM étaient considérés comme « véritablement intégrés » (https://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/ENG_Press%20release%20COPIL_EUTF%20UE_IOM_Cameroon.pdf).

    Seydou, un rapatrié malien, a reçu de l’argent de l’OIM pour payer son loyer pendant trois mois et les factures médicales de sa femme malade. Il a également reçu une formation commerciale et un moto-taxi.

    Mais au Mali, il gagne environ 15 euros par jour, alors qu’en Algérie, où il travaillait illégalement, il avait été capable de renvoyer chez lui plus de 1 300 euros au total, ce qui a permis de financer la construction d’une maison pour son frère dans leur village.

    Il tente actuellement d’obtenir un visa qui lui permettrait de rejoindre un autre de ses frères en France.

    Seydou est cependant l’un des rares Maliens chanceux. Les recherches de Jill Alpes, publiées par Brot für die Welt et Medico (l’agence humanitaire des Églises protestantes en Allemagne), ont révélé que seuls 10 % des migrants retournés au Mali jusqu’en janvier 2019 avaient reçu un soutien quelconque de l’OIM.

    L’OIM, quant à elle, affirme que 14 879 Maliens ont entamé le processus de réintégration – mais ce chiffre ne révèle pas combien de personnes l’ont achevé.
    Les stigmates du retour

    Dans certains cas, l’argent que les migrants reçoivent est utilisé pour financer une nouvelle tentative pour rejoindre l’Europe.

    Dans un des cas, une douzaine de personnes qui avaient atteint l’Europe et avaient été renvoyées chez elles ont été découvertes parmi les survivants du naufrage d’un bateau en 2019 (https://www.infomigrants.net/en/post/21407/mauritanian-coast-guard-intercepts-boat-carrying-around-190-migrants-i se dirigeait vers les îles Canaries. « Ils étaient revenus et ils avaient décidé de reprendre la route », a déclaré Laura Lungarotti, chef de la mission de l’OIM en Mauritanie.

    Safa Msehli, porte-parole de l’OIM, a déclaré à Euronews que l’organisation ne pouvait pas empêcher des personnes de tenter de repartir vers l’Europe une fois revenues.

    « C’est aux gens de décider s’ils veulent ou non émigrer et dans aucun de ses différents programmes, l’OIM ne prévoit pas d’empêcher les gens de repartir », a-t-elle expliqué.

    Qu’est-ce que l’OIM ?

    A partir de 2016, l’OIM s’est redéfinie comme agence des Nations unies pour les migrations, et en parallèle son budget a augmenté rapidement (https://governingbodies.iom.int/system/files/en/council/110/C-110-10%20-%20Director%20General%27s%20report%20to%20the%20110). Il est passé de 242,2 millions de dollars US (213 millions d’euros) en 1998 à plus de 2 milliards de dollars US (1,7 milliard d’euros) à l’automne 2019, soit une multiplication par huit. Bien qu’elle ne fasse pas partie des Nations unies, l’OIM est désormais une « organisation apparentée », avec un statut similaire à celui d’un prestataire privé.

    L’UE et ses États membres sont collectivement les principaux contributeurs au budget de l’OIM (https://governingbodies.iom.int/system/files/en/council/110/Statements/EU%20coordinated%20statement%20-%20Point%2013%20-%20final%20IOM), leurs dons représentant près de la moitié de son financement opérationnel.

    De son côté, l’OIM tient à mettre en évidence sur son site web les cas où son programme de retour volontaire a été couronné de succès, notamment celui de Khadeejah Shaeban, une rapatriée soudanaise revenue de Libye qui a pu monter un atelier de couture.

    –-
    Comment fonctionne le processus d’aide à la réintégration ?
    Les migrants embarquent dans un avion de l’OIM sur la base du volontariat et retournent dans leur pays ;
    Ils ont droit à des conseils avant et après le voyage ;
    Chaque « rapatrié » peut bénéficier de l’aide de bureaux locaux, en partenariat avec des ONG locales ;
    L’assistance à l’accueil après l’arrivée peut comprendre l’accueil à l’aéroport, l’hébergement pour la nuit, une allocation en espèces pour les besoins immédiats, une première assistance médicale, une aide pour le voyage suivant, une assistance matérielle ;
    Une fois arrivés, les migrants sont enregistrés et vont dans un centre d’hébergement temporaire où ils restent jusqu’à ce qu’ils puissent participer à des séances de conseil avec le personnel de l’OIM. Des entretiens individuels doivent aider les migrants à identifier leurs besoins. Les migrants en situation vulnérable reçoivent des conseils supplémentaires, adaptés à leur situation spécifique ;
    Cette assistance est généralement non monétaire et consiste en des cours de création d’entreprise, des formations professionnelles (de quelques jours à six mois/un an), des salons de l’emploi, des groupes de discussion ou des séances de conseil ; l’aide à la création de micro-entreprises. Toutefois, pour certains cas vulnérables, une assistance en espèces est fournie pour faire face aux dépenses quotidiennes et aux besoins médicaux ;
    Chaque module comprend des activités de suivi et d’évaluation afin de déterminer l’efficacité des programmes de réintégration.

    –-

    Des migrants d’#Afghanistan et du #Yémen ont été renvoyés dans ces pays dans le cadre de ce programme, ainsi que vers la Somalie, l’Érythrée et le Sud-Soudan, malgré le fait que les pays de l’UE découragent tout voyage dans ces régions.

    En vertu du droit international relatif aux Droits de l’homme, le principe de « #non-refoulement » garantit que nul ne doit être renvoyé dans un pays où il risque d’être torturé, d’être soumis à des traitements cruels, inhumains ou dégradants ou de subir d’autres préjudices irréparables. Ce principe s’applique à tous les migrants, à tout moment et quel que soit leur statut migratoire.

    L’OIM fait valoir que des procédures sont en place pour informer les migrants pendant toutes les phases précédant leur départ, y compris pour ceux qui sont vulnérables, en leur expliquant le soutien que l’organisation peut leur apporter une fois arrivés au pays.

    Mais même lorsque les migrants atterrissent dans des pays qui ne sont pas en proie à des conflits de longue durée, comme le Nigeria, certains risquent d’être confrontés à des dangers et des menaces bien réelles.

    Les principes directeurs du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) sur la protection internationale considèrent que les femmes ou les mineurs victimes de trafic ont le droit de demander le statut de réfugié. Ces populations vulnérables risquent d’être persécutées à leur retour, y compris au Nigeria, voire même d’être à nouveau victime de traite.
    Forcer la main ?

    Le caractère volontaire contestable des opérations de retour s’étend également au Niger voisin, pays qui compte le plus grand nombre de migrants assistés par l’OIM et qui est présenté comme la nouvelle frontière méridionale de l’Europe.

    En 2015, le Niger s’est montré disposé à lutter contre la migration en échange d’un dédommagement de l’UE, mais des centaines de milliers de migrants continuent de suivre les routes à travers le désert en direction du nord pendant que le business du trafic d’êtres humains est florissant.

    Selon le Conseil européen sur les réfugiés et les exilés, une moyenne de 500 personnes sont expulsées d’Algérie vers le Niger chaque semaine, au mépris du droit international.

    La police algérienne détient, identifie et achemine les migrants vers ce qu’ils appellent le « #point zéro », situé à 15 km de la frontière avec le Niger. De là, les hommes, femmes et enfants sont contraints de marcher dans le désert pendant environ 25 km pour atteindre le campement le plus proche.

    « Ils arrivent à un campement frontalier géré par l’OIM (Assamaka) dans des conditions épouvantables, notamment des femmes enceintes souffrant d’hémorragies et en état de choc complet », a constaté Felipe González Morales, le rapporteur spécial des Nations unies, après sa visite en octobre 2018 (https://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=23698%26LangID).

    Jill Alpes, au Centre de recherche sur les frontières de Nimègue, estime que ces expulsions sont la raison principale pour laquelle les migrants acceptent d’être renvoyés du Niger. Souvent repérés lors d’opérations de recherche et de sauvetage de l’OIM dans le désert, ces migrants n’ont guère d’autre choix que d’accepter l’aide de l’organisation et l’offre de rapatriement qui s’ensuit.

    Dans ses travaux de recherche, Mme Alpes écrit que « seuls les migrants qui acceptent de rentrer au pays peuvent devenir bénéficiaire du travail humanitaire de l’OIM. Bien que des exceptions existent, l’OIM offre en principe le transport d’Assamakka à Arlit uniquement aux personnes expulsées qui acceptent de retourner dans leur pays d’origine ».

    Les opérations de l’IOM au Niger

    M. Morales, le rapporteur spécial des Nations unies, semble être d’accord (https://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=23698%26LangID). Il a constaté que « de nombreux migrants qui ont souscrit à l’aide au retour volontaire sont victimes de multiples violations des droits de l’Homme et ont besoin d’une protection fondée sur le droit international », et qu’ils ne devraient donc pas être renvoyés dans leur pays. « Cependant, très peu d’entre eux sont orientés vers une procédure de détermination du statut de réfugié ou d’asile, et les autres cas sont traités en vue de leur retour ».

    « Le fait que le Fonds fiduciaire de l’Union européenne apporte un soutien financier à l’OIM en grande partie pour sensibiliser les migrants et les renvoyer dans leur pays d’origine, même lorsque le caractère volontaire est souvent douteux, compromet son approche de la coopération au développement fondée sur les droits », indique le rapporteur spécial des Nations unies.
    Des contrôles insuffisants

    Loren Landau, professeur spécialiste des migrations et du développement au Département du développement international d’Oxford, affirme que le travail de l’OIM souffre en plus d’un manque de supervision indépendante.

    « Il y a très peu de recherches indépendantes et beaucoup de rapports. Mais ce sont tous des rapports écrits par l’OIM. Ils commandent eux-même leur propre évaluation , et ce, depuis des années », détaille le professeur.

    Dans le même temps, le Dr. Arhin-Sam, spécialiste lui de l’évaluation des programmes de développement, remet en question la responsabilité et la redevabilité de l’ensemble de la structure, arguant que les institutions et agences locales dépendent financièrement de l’OIM.

    « Cela a créé un haut niveau de dépendance pour les agences nationales qui doivent évaluer le travail des agences internationales comme l’OIM : elles ne peuvent pas être critiques envers l’OIM. Alors que font-elles ? Elles continuent à dire dans leurs rapports que l’OIM fonctionne bien. De cette façon, l’OIM peut ensuite se tourner vers l’UE et dire que tout va bien ».

    Selon M. Arhin-Sam, les ONG locales et les agences qui aident les rapatriés « sont dans une compétition très dangereuse entre elles » pour obtenir le plus de travail possible des agences des Nations unies et entrer dans leurs bonnes grâces.

    « Si l’OIM travaille avec une ONG locale, celle-ci ne peut plus travailler avec le HCR. Elle se considère alors chanceuse d’être financée par l’OIM et ne peuvent donc pas la critiquer », affirme-t-il.

    Par ailleurs, l’UE participe en tant qu’observateur aux organes de décision du HCR et de l’OIM, sans droit de vote, et tous les États membres de l’UE sont également membres de l’OIM.

    « Le principal bailleur de fonds de l’OIM est l’UE, et ils doivent se soumettre aux exigences de leur client. Cela rend le partenariat très suspect », souligne M. Arhin-Sam. « [Lorsque les fonctionnaires européens] viennent évaluer les projets, ils vérifient si tout ce qui est écrit dans le contrat a été fourni. Mais que cela corresponde à la volonté des gens et aux complexités de la réalité sur le terrain, c’est une autre histoire ».
    Une relation abusive

    « Les États africains ne sont pas nécessairement eux-mêmes favorables aux migrants », estime le professeur Landau. « L’UE a convaincu ces États avec des accords bilatéraux. S’ils s’opposent à l’UE, ils perdront l’aide internationale dont ils bénéficient aujourd’hui. Malgré le langage du partenariat, il est évident que la relation entre l’UE et les États africains ressemble à une relation abusive, dans laquelle un partenaire est dépendant de l’autre ».

    Les chercheurs soulignent que si les retours de Libye offrent une voie de sortie essentielle pour les migrants en situation d’extrême danger, la question de savoir pourquoi les gens sont allés en Libye en premier lieu n’est jamais abordée.

    Une étude réalisée par l’activiste humanitaire libyenne Amera Markous (https://www.cerahgeneve.ch/files/6115/7235/2489/Amera_Markous_-_MAS_Dissertation_2019.pdf) affirme que les migrants et les réfugiés sont dans l’impossibilité d’évaluer en connaissance de cause s’ils doivent retourner dans leur pays quand ils se trouvent dans une situation de détresse, comme par exemple dans un centre de détention libyen.

    « Comment faites-vous en sorte qu’ils partent parce qu’ils le veulent, ou simplement parce qu’ils sont désespérés et que l’OIM leur offre cette seule alternative ? » souligne la chercheuse.

    En plus des abus, le stress et le manque de soins médicaux peuvent influencer la décision des migrants de rentrer chez eux. Jean-Pierre Gauci, chercheur principal à l’Institut britannique de droit international et comparé, estime, lui, que ceux qui gèrent les centres de détention peuvent faire pression sur un migrant emprisonné pour qu’il s’inscrive au programme.

    « Il existe une situation de pouvoir, perçu ou réel, qui peut entraver le consentement effectif et véritablement libre », explique-t-il.

    En réponse, l’OIM affirme que le programme Retour Humanitaire Volontaire est bien volontaire, que les migrants peuvent changer d’avis avant d’embarquer et décider de rester sur place.

    « Il n’est pas rare que des migrants qui soient prêts à voyager, avec des billets d’avion et des documents de voyage, changent d’avis et restent en Libye », déclare un porte-parole de l’OIM.

    Mais M. Landau affirme que l’initiative UE-OIM n’a pas été conçue dans le but d’améliorer la vie des migrants.

    « L’objectif n’est pas de rendre les migrants heureux ou de les réintégrer réellement, mais de s’en débarrasser d’une manière qui soit acceptable pour les Européens », affirme le chercheur.

    « Si par ’fonctionner’, nous entendons se débarrasser de ces personnes, alors le projet fonctionne pour l’UE. C’est une bonne affaire. Il ne vise pas à résoudre les causes profondes des migrations, mais crée une excuse pour ce genre d’expulsions ».

    https://fr.euronews.com/2020/06/22/migrants-les-echecs-d-un-programme-de-retour-volontaire-finance-par-l-u
    #retour_volontaire #échec #campagne #dissuasion #migrations #asile #réfugiés #IOM #renvois #expulsions #efficacité #réintégration #EU #Union_européenne #Niger #Libye #retour_humanitaire_volontaire (#VHR) #retour_volontaire_assisté (#AVR) #statistiques #chiffres #aide_à_la_réintégration #Nigeria #réfugiés_nigérians #travail #Cameroun #migrerrance #stigmates #stigmatisation #Assamaka #choix #rapatriement #Fonds_fiduciaire_de_l'Union européenne #fonds_fiduciaire #coopération_au_développement #aide_au_développement #HCR #partenariat #pouvoir

    –---
    Ajouté à la métaliste migrations & développement (et plus précisément en lien avec la #conditionnalité_de_l'aide) :
    https://seenthis.net/messages/733358#message768702

    ping @rhoumour @karine4 @isskein @_kg_

  • Another terror attack on local communities by Okomu Oil Palm Plantation Plc
    https://www.farmlandgrab.org/post/view/29694

    Report by Chief Ajele Sunday, Fiyewei (Spokesman) of Okomu Kingdom

    The case of Okomu Kingdom playing host to Okomu Oil Palm Plantation Plc has brought in its wake a myriad of problems; environmental despoliation, obnoxious act against the indigent population, excruciating poverty, unemployment, human rights violation, forceful eviction and imminent extermination of Okomu Kingdom and her people. The government of Edo State share joint responsibilities for these negative situation. Since they negotiated a contract that was faulty from the beginning and cannot be implemented without violating the rights of the Community people. Hence the company often boasts that it has a certificate of occupancy, therefore it can go on and on to destroy without any liability.

    Giving this background, this report aims to make public the dire situation the people of Okomu Kingdom are facing in the hand of Okomu Oil Palm Plantation Plc (OOPC).

    Just recently on the 20th of May 2020 another village Ijaw-Gbene in Okomu Kingdom was burnt down by the management of OOPC, lead by Mr Kingsley Adeyemi a security attached to OOPC.

    #industrie_palmiste #Nigeria #terres

  • Diaspora in Despair: Darfurian Mobility at a Time of International Disengagement

    Darfur’s fade-out from international headlines and Western interests over the past several years has fostered a false narrative that the conflict there is over, despite stark evidence to the contrary. Linked to this narrative, the paralysis of internal and international engagement on Darfur has compelled Darfurians—civilians and combatants alike—to increase their outward mobility in search of safety and livelihood opportunities in neighbouring African countries or further afield into Europe.


    http://www.smallarmssurveysudan.org/fileadmin/docs/reports/HSBA-Report-Darfur-mobility.pdf
    #diaspora #Darfour #migrations #réfugiés #asile #rapport #Soudan #Tchad #Soudan_du_Sud #Janjawid #or #mines #extractivisme #Libye #Niger

    ping @albertocampiphoto

    ping @isskein @karine4