• Traite de personnes à Kédougou : deux jeunes Nigérianes auraient été « achetées » 300 000 et 500 000 FCFA avant d’être exploitées
    https://www.dakaractu.com/Traite-de-personnes-a-Kedougou-deux-jeunes-Nigerianes-auraient-ete-achete

    Traite de personnes à Kédougou : deux jeunes Nigérianes auraient été « achetées » 300 000 et 500 000 FCFA avant d’être exploitées
    L’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées de Kédougou a intercepté deux jeunes Nigérianes convoyées jusqu’au village de Sambrabougou, dans le département de Saraya. Selon Libération, une femme dénommée Eunice Attah, alias Mirabel, est soupçonnée d’avoir organisé leur venue au Sénégal et de les avoir destinées à la prostitution.
    Une enquête ouverte à Kédougou a mis au jour une affaire présumée de traite de personnes impliquant deux jeunes femmes nigérianes. Selon Libération, l’opération a été menée le 4 août par l’antenne régionale spécialisée dans la lutte contre le trafic de migrants. Les enquêteurs avaient été informés de l’arrivée au village de Sambrabougou, dans le département de Saraya, de deux jeunes femmes parties du Nigeria et convoyées jusqu’au Sénégal. Les deux victimes présumées auraient été acheminées par une femme dénommée Eunice Attah, également connue sous l’alias Mirabel, qui les aurait destinées à la prostitution. Interpellées en même temps que la mise en cause, les deux jeunes Nigérianes ont été entendues par les enquêteurs. Elles auraient confirmé avoir quitté leur pays avant d’être conduites au Sénégal.
    Selon Libération, elles auraient d’abord été hébergées à Douta avant d’être transférées à Sambrabougou. Une fois sur place, Eunice Attah aurait exigé qu’elles se prostituent afin de lui rembourser chacune une somme de 1,5 million de francs CFA, présentée comme correspondant aux frais engagés pour leur voyage. Interrogée sur les conditions dans lesquelles elle avait fait venir les deux jeunes femmes au Sénégal, Eunice Attah aurait reconnu les avoir « achetées ». Libération rapporte qu’elle aurait déclaré avoir acquis F. Innocent pour 500 000 FCFA et Annie Yusuf pour 300 000 FCFA auprès de compatriotes nigérians. Deux personnes vivant respectivement à Cotonou et dans l’État de Benue, au Nigeria, sont citées par le quotidien comme ayant participé à l’organisation du voyage vers le Sénégal. Au terme des investigations, Eunice Attah a été déférée au parquet de Kédougou le 4 août, indique Libération. Les deux jeunes femmes ont quant à elles été remises à l’ONG « La Lumière » afin de bénéficier d’une prise en charge.

    #Covid-19#migrant#migration#traite#senegal#nigeria#kedougou#saraya#prostitution#sante#droit#trafic

  • How Mexican drug cartels have outsourced meth labs to #Nigeria
    https://www.bbc.com/news/articles/crmrnxp4nllo

    That time they arrested five suspects, including one Mexican “methamphetamine expert”.

    The raids underline a broader trend of Africa’s, and particularly West Africa’s, growing role in the global synthetic drugs ⁠trade and the shift by criminal cartels to use the continent, not just as a trafficking hub, but also as a production base.

    Mexican specialists in manufacturing methamphetamine, often described as “cooks”, are increasingly being found working alongside locals in laboratories in Europe and Africa, according to law-enforcement agencies.

    Meth production has become increasingly sophisticated over the last few decades.

    #Mexico #globalisation

  • Niger : après son expulsion d’Algérie vers Assamaka, un migrant togolais meurt des suites de graves brûlures - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72661/niger--apres-son-expulsion-dalgerie-vers-assamaka-un-migrant-togolais-

    Niger : après son expulsion d’Algérie vers Assamaka, un migrant togolais meurt des suites de graves brûlures
    Par Charlotte Boitiaux Publié le : 28/07/2026
    L’ONG Alarme Phone Sahara au Niger qui vient en aide aux migrants expulsés d’Algérie, a annoncé il y a quelques jours le décès d’un exilé togolais. La victime, expulsée le 12 juillet par les forces algériennes à la frontière nigérienne, présentait des brûlures sur une grande partie de son corps à son arrivée à Assamaka.Un homme est décédé au mois de juillet peu de temps après son arrivée au Niger après son expulsion d’Algérie. Ce Togolais, gravement blessé - mais vivant quand il a été pris en charge par l’ONG Alarme Phone Sahara (APS) - s’appelait Ousmane Mansour. Il est mort quelques jours après avoir été récupéré dans le désert.
    Selon le communiqué publié sur leur site, « Ousmane Mansour avait été expulsé le 12 juillet 2026, avec un total de 656 autres personnes, d’Algérie vers […] Assamaka », première ville après la frontière algérienne, tout au sud du pays.D’après les informations recueillies par l’équipe d’Alarme Phone Sahara à Assamaka, Ousmane Mansour avait été torturé. « [...] Il avait subi de graves brûlures sur tout le corps, causées par des bidons chauffés et des gouttes de liquide brûlant tombées sur lui alors qu’il était détenu par les forces de sécurité algériennes ». Selon APS, l’expulsion vers le Niger - sans soins - a aggravé son état général.
    Les migrants expulsés d’Algérie arrivent généralement au « point zéro », zone désertique délimitant la frontière entre l’Algérie et le Niger. Dans des conditions climatiques extrêmes, ils doivent parcourir à pied 15 km, sans eau ni nourriture, pour atteindre Assamaka."Tout ce que nous avons appris est que Ousmane Mansour a été victime de torture en Algérie avant d’être expulsé sur le territoire nigérien dans un état de santé très détérioré", a détaillé Azizou Chehou, coordinateur d’APS au Niger, contacté par InfoMigrants. Était-il seul ? Avait-il de la famille ou voyageait-il avec des camarades d’infortune ? Azizou Chehou regrette de ne pas avoir eu davantage d’informations « car le malade souffrait et balbutiait [quand il a été récupéré au ’point zéro’] ».
    Selon Azizou Chehou, au vu de la gravité de ses blessures, les équipes médicales d’Assamaka ont décidé de l’envoyer vers un hôpital « mieux équipé », mais la victime est morte pendant son transfert « au niveau de la ville de Tchirozérine (72 km avant Agadez) ». La victime « a succombé à ses brûlures très avancées. [...] Son corps a été transporté jusqu’à Agadez pour une inhumation », a précisé Azizou Chehou.Contactée par InfoMigrants, l’ONG Médecins sans frontières (MSF) présent à Assamaka, n’a pas souhaité répondre à nos questions.
    Les décès sont hélas fréquents dans la zone de « point zéro ». Sept personnes sont mortes l’été dernier. Mais combien meurent sans laisser de traces ? Chaque année, de nombreux exilés disparaissent dans le Sahara. Ils peuvent se perdre, mourir de déshydratation, ou être victimes de groupes mafieux."Ces convois de déportation [par l’Algérie] ont déjà causé la mort de plusieurs personnes ces dernières années. Régulièrement, lors de ces convois, des personnes souffrant de fractures et d’autres blessures graves sont abandonnées dans le désert près de la frontière ; de nombreuses victimes affirment unanimement que ces blessures leur ont été infligées lors de mauvais traitements infligés par les forces de sécurité algériennes", peut-on encore lire dans le communiqué d’APS.
    Selon Alarme Phone Sahara, les autorités algériennes ont expulsé 34 236 migrants vers le désert en 2025. Du jamais vu. En 2024, un record avait déjà été établi avec l’expulsion de 31 404 personnes dans les mêmes conditions.
    Face à ces arrivées massives - qui ont cours depuis des années -, le Niger avait annoncé en mai vouloir appuyer l’Organisation internationale de la migration (OIM) qui organise les rapatriements dans les pays d’origine.Quand ils arrivent à rejoindre Assamaka, où se trouve le centre de transit de l’OIM, les migrants ont en effet la possibilité de demander des « retours volontaires ». Mais ces rapatriements prennent du temps. De manière générale, l’OIM est tributaire des processus imposés par les États d’origine pour délivrer les laissez-passer.Depuis des années, les associations n’ont de cesse de dénoncer ces expulsions, opérées en dehors de tout cadre légal. « Les forces de sécurité algériennes n’épargnent personne. Régulièrement, de nombreuses femmes et enfants, souvent même des bébés, se trouvent parmi les personnes expulsées », signale APS dans un rapport en décembre 2025, ajoutant que « de nombreuses personnes arrivent avec des blessures et des traumatismes infligés par les forces de sécurité ». Depuis 2017, InfoMigrants a recueilli de nombreux témoignages d’exilés qui ont été expulsés d’Algérie après avoir été arrêtés dans leur quotidien ou bien à la suite d’une tentative de traversée de la Méditerranée avortée.
    « Au bout de cinq ou six heures […], on nous a déposés dans le désert, il n’y avait rien autour. La police algérienne nous a crié : ‘Voilà Assamaka !’, en pointant le doigt vers l’horizon. ‘L’OIM, c’est tout droit’. On s’est mis en marche, je ne sais plus pour combien de temps. Tout ce dont je me souviens, c’est que j’étais épuisé, complètement à bout de forces. J’ai quand même réussi à faire la dizaine de kilomètres qui nous séparaient d’Assamaka », avait raconté à InfoMigrants, fin 2024, un Sénégalais de 25 ans.

    #Covid-19#migrant#migration#niger#algerie#routemigratoire#migrationirreguliere#OIM#assamaka#sante#mortalite#expulsion

  • « Certains ont été licenciés, d’autres sont expulsés de leur logement » : des dizaines de milliers d’étrangers chassés d’Afrique du Sud
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/07/21/certains-ont-ete-licencies-d-autres-sont-expulses-de-leur-logement-des-dizai

    « Certains ont été licenciés, d’autres sont expulsés de leur logement » : des dizaines de milliers d’étrangers chassés d’Afrique du Sud
    Au moins 67 000 ressortissants africains ont quitté le pays depuis le 27 juin, selon les autorités sud-africaines, alors qu’un mouvement de lutte contre l’immigration illégale sème la terreur dans les townships. Le nombre des départs pourrait être bien plus élevé.
    Par Mathilde Boussion (Johannesburg, correspondance)
    Chaque jour, des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants viennent s’entasser devant le consulat du Malawi, à Johannesburg. Poussés par la peur, ils n’ont qu’une idée en tête : fuir l’Afrique du Sud au plus vite. Sur le bitume du parking couvert d’emballages plastiques et de pelures d’orange, les grappes d’enfants échoués au milieu d’un tsunami de bagages trahissent un exode qui refuse de dire son nom. Les étrangers africains ont quitté le pays par dizaines de milliers. Depuis le 27 juin, plus de 67 000 migrants illégaux sont partis précipitamment avec l’aide du gouvernement, selon les chiffres officiels, alors qu’un mouvement de lutte contre l’immigration illégale sème la terreur dans certains townships.
    Ceux qui partent sont originaires en majorité du Malawi, du Zimbabwe et du Mozambique, les communautés les plus importantes en Afrique du Sud, mais aussi du Nigeria, du Ghana, du Kenya, de l’Ouganda… Le nombre réel des départs pourrait être bien plus élevé. A elles seules, les autorités zimbabwéennes estiment que plus de 100 000 de leurs ressortissants seraient rentrés. Officiellement, le gouvernement sud-africain parle de « rapatriements volontaires ». « Les gens se présentent en affirmant qu’ils sont en situation irrégulière et demandent à partir pour cette raison », a précisé, mercredi 15 juillet, la ministre de la justice, Mmamoloko Kubayi, au cours d’une conférence de presse.
    Devant le consulat du Malawi, la détermination à quitter le pays est évidente. Mais le choix n’a rien de volontaire. « Les Sud-Africains ne veulent plus de nous. Ils sont venus tambouriner à nos portes pour nous ordonner de faire nos valises en menaçant de nous frapper. Je les ai vus taper des gens », raconte Violet (un prénom d’emprunt), une mère de 26 ans installée en Afrique du Sud depuis 2021. Selon plusieurs témoins, ce raid aurait eu lieu le 10 juillet aux alentours de 17 heures, dans un quartier populaire de Vereeniging, une ville de la banlieue de Johannesburg. « Il faisait presque nuit, j’ai pris les affaires de ma fille et je suis partie avec des gens qui se regroupaient sur un terrain vague », poursuit-elle.
    Trois jours plus tard, le 13 juillet, plus de 500 personnes sont encore arrivées au consulat depuis Vereeniging. « J’ai reçu un appel et, une demi-heure plus tard, on a vu arriver des centaines de personnes », raconte Rivonia Pillay, la coordinatrice de l’aide apportée par le collectif Siyafana Sonke, créé en réponse à la vague xénophobe qui monte en puissance depuis le mois de mai. Cheffe de file de la mobilisation hostile aux étrangers, l’organisation March and March avait appelé à une large manifestation, le 30 juin, exigeant le départ des migrants illégaux, accusés d’asphyxier les services publics, de nourrir le crime et de « voler le travail » des Sud-Africains. Le chaos redouté par les forces de l’ordre ce jour-là a été évité mais, depuis, des marches plus modestes se poursuivent et les raids antimigrants se multiplient.
    Devant les grilles du consulat du Malawi, où ils espèrent récupérer des laissez-passer pour regagner leur pays, les déplacés de Vereeniging racontent tous la même histoire : des groupes d’hommes s’engouffrant dans les arrière-cours des maisons pour déloger les étrangers, qui louent souvent de petites baraques en retrait des habitations principales. Officiellement, le mouvement ne vise que les migrants illégaux, mais tous les étrangers qui vivent dans des quartiers pauvres se sentent en danger. A Durban, dans l’est du pays, plus de 400 Congolais, Rwandais, Burundais, Ougandais protégés par un statut de réfugié campent sur un trottoir depuis plusieurs semaines. « Certains ont été licenciés, d’autres sont expulsés de leur logement parce que leur propriétaire craint des représailles de March and March », raconte Yeshelen Govender, coordinateur de Siyafana Sonke dans la ville. A ces réfugiés qui ne peuvent pas rentrer dans leur pays, le gouvernement sud-africain propose de réintégrer leurs quartiers. L’un d’entre eux s’est retrouvé dans le coma après avoir essayé. Le collectif, qui regroupe plus de 130 organisations issues de la société civile, évoque une « crise humanitaire ». D’autres organisations non gouvernementales sont réticentes à employer le terme.
    « Il n’y a pas de crise humanitaire », rejette Mmamoloko Kubayi, à la tête du comité interministériel assemblé pour « répondre aux préoccupations exprimées par les Sud-Africains en matière d’immigration ». « Nous nous sommes assurés que les gens étaient traités dignement », insiste-t-elle, en évoquant les migrants rapatriés. Les autorités condamnent les milices qui contrôlent les identités, harcèlent les commerçants étrangers et chassent des résidents. Plus de 900 personnes ont été arrêtées, le 30 juin, par les forces de l’ordre. Le 16 juillet, de nouveau, près de 70 personnes ont été interpellées après le pillage de magasins appartenant à des étrangers. Mais la police est régulièrement accusée d’assister à des violences sans réagir.
    Ce n’est pas la première fois que l’Afrique du Sud connaît une vague d’hostilité à l’égard des migrants africains. En 2008, la première avait fait plus de 60 morts. Cette fois, seules quatre personnes ont officiellement perdu la vie dans les violences. Mais jamais autant d’étrangers n’avaient été contraints au départ. Sur les sites qui accueillent des déplacés, les humanitaires contactés par Le Monde recensent peu de victimes de violences physiques. Les blessés refusent d’être conduits à l’hôpital, relève Claire Waterhouse, coordinatrice des urgences de Médecins sans frontières en Afrique du Sud. A la mi-juillet, au consulat du Malawi, un homme s’est présenté avec les avant-bras couverts de brûlures, expliquant avoir été attaqué au lance-flammes.
    « Dans la région de Johannesburg, on observe un flux assez constant de personnes arrivant de toute la province et de plus loin, en bus, à pied, à vélo, en Uber… Certains ont tout perdu, d’autres ont pu emporter quelques affaires. Des sites accueillent jusqu’à 300 ou 400 personnes par jour, c’est très variable », explique la responsable. A Durban, près de 10 000 personnes, en majorité des Malawites, ont fui leur logement, à la fin de juin, pour se regrouper sur différents sites improvisés. Débordées par l’afflux, les autorités ont érigé dans l’urgence un centre temporaire de traitement des rapatriements à Musina, près de la frontière zimbabwéenne.Ouverte le 1er juillet, l’installation a accueilli des dizaines de milliers de personnes les premiers jours. Les autorités, qui ne veulent pas voir se constituer des camps de réfugiés, font tout pour éviter l’engorgement. Sur place, des équipes mobiles des services de l’immigration travaillent jour et nuit et des autobus quittent régulièrement le site pour conduire des étrangers hors du pays. D’après la ministre de la justice, tous les migrants accueillis sont en situation irrégulière. Leurs ambassades leur délivrent des laissez-passer, validés ensuite par les services de l’immigration sud-africains.
    Dans le centre, des associations assurent la coordination humanitaire. Eau, nourriture, couches, médicaments… « Je peux dire sans prendre de risque que le gouvernement n’a pas fourni un seul repas », s’est vanté, mercredi, la ministre de la justice, soucieuse de montrer la fermeté des autorités. Arrestations massives de migrants illégaux, inspections des entreprises, colmatage des frontières… Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a annoncé, début juin, un plan de lutte contre l’immigration illégale sans précédent. Ces annonces interviennent à quelques mois des élections municipales de novembre, alors que le parti présidentiel, le Congrès national africain, voit sa popularité chuter. Le gouvernement explique observer une baisse du nombre de dossiers traités à Musina et envisage désormais de réduire ses opérations. Mais Claire Waterhouse alerte : « Beaucoup de Sud-Africains ont le sentiment que la tempête est passée, car la journée du 30 juin a été relativement calme, mais ce n’est pas fini. Au contraire, les déplacements de population s’intensifient. » Devant le consulat du Malawi, une course contre la montre est engagée afin de trouver des bus pour acheminer les déplacés vers le centre de Musina. Le soir, ceux qui n’ont pas pu partir s’enroulent dans des couvertures en consumant des bûches pour tenter de combattre les nuits glacées de l’hiver austral. A 1 700 mètres d’altitude, celles de Johannesburg frôlent régulièrement 0 °C. Certains soirs, le consulat ouvre ses portes aux plus vulnérables. Violet n’a pas eu cette chance. La mère tourne la tête vers sa fille de 1 an, enveloppée sur son dos : « Elle a pleuré toute la nuit à cause du froid. »

    #Covid-19#migration#migrant#afriquedusud#malawi#zimbabwe#mozambique#nigeria#ghana#kenya#ouganda#politiquemigration#retour#rapatriement#migrationirreguliere#sante

  • Saint-Louis : 89 candidats à l’émigration irrégulière interceptés en mer | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/saint-louis-89-candidats-a-lemigration-irreguliere-interceptes-en-mer_n_498
    https://image.seneweb.com/content/news/2026-29-16//thumb_1260x800_6a59390fa5e20_Ezt96S3nU3.jfif

    Saint-Louis : 89 candidats à l’émigration irrégulière interceptés en mer
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    La base navale Nord a remis, ce jeudi 16 juillet 2026 vers 8 h, 89 candidats à l’émigration irrégulière à la Division nationale de lutte contre la traite des personnes (DNLT) de Saint-Louis, après leur interception en mer.Le groupe est composé de 77 Sénégalais, dont une fille, sept Gambiens, dont deux filles, un Guinéen et sa compatriote, un Nigérian et une Nigériane ainsi qu’un Malien.
    Selon nos sources, la pirogue avait quitté Bétenty dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 juillet 2026 avec environ 95 personnes à son bord. Les passagers ont expliqué que l’embarcation a été déroutée en raison de la panne des deux moteurs hors-bord.
    Les candidats ont également indiqué que les capitaines ainsi que le matériel de navigation avaient été transférés sur de petites pirogues avant que l’embarcation de fortune n’échoue sur la plage de l’Hydrobase à Saint-Louis. Une enquête a été ouverte afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette tentative de migration irrégulière et d’identifier les organisateurs de ce voyage clandestin.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#DLNT#migrationirreguliere#routemigratoire#sante#saintlouis#betenty#gambie#nigeria#mali

  • #Malaria: health professionals from 30 countries start learning from each other to ‘turn the tide’
    https://redasadki.me/2026/07/04/turning-the-tide-health-professionals-from-30-countries-start-learning-fro

    On 29 June 2026, more than 2,000 health professionals from over 30 countries gathered to launch The Geneva Learning Foundation’s #malaria: #Turning_the_tide #peer_learning course. Its premise is simple and, in #Global_health, unusual: the people closest to malaria, the nurses, #Community_Health_Workers, pharmacists, and programme staff who face it every working […]

    #Burkina_Faso #Cameroon #DRC #Haiti #health_workers #implementation_gap #knowledge #Malaria:_Turning_the_Tide #Nigeria #Somalia #Teach_to_Reach

  • #Colonialité toxique : dans les paysages radioactifs du #Sahara

    De 1960 à 1966, avant et après l’indépendance de l’#Algérie, l’État français a expérimenté au Sahara dit algérien dix-sept bombes atomiques et autres essais chimiques. Ce sujet a longtemps été #tabou en France, dans la presse, dans les discours politiques aussi bien que dans le cadre académique où enquêtes, témoignages, littérature et recherches sur ce thème ont été invisibilisés. Seul le réseau associatif et militant a soutenu les travaux abordant ce domaine – comme par exemple le livre de Raphaël Granvaud, Areva en Afrique, Une face cachée du nucléaire français3. Brisant frontalement la confidentialité de ces faits – presque trois décennies après l’ouvrage de Gabriele Hecht sur l’histoire nucléaire de la France, Le rayonnement de la France4, plusieurs publications récentes issues du monde anglo-saxon abordent la violence coloniale française illustrée dans ses modalités extrêmes par les expérimentations atomiques.

    C’est le cas du nouveau livre de Samia Henni, Toxicité coloniale. Documenter le paysage radioactif dans le Sahara. Paru d’abord en anglais5, il est associé à une exposition6 qui réverbère d’une autre manière les éléments de preuve de l’usage violent d’un territoire colonisé. L’autrice, architecte, historienne et théoricienne de l’architecture, enseigne actuellement à l’Université McGill de Montréal. Elle donne à penser la colonisation et ses effets dévastateurs sur le très long terme. Son point de départ est l’espace et sa gestion en période de guerre, sa réorganisation ou ce que le langage colonial a souvent appelé sa « mise en valeur ». Sensible aux narrations « cosmétiques » qui masquent les réalités de la domination coloniale, Samia Henni évoque en ce sens les euphémismes utilisés pour dire les faits qui ne sont pas seulement des « essais » nucléaires ou de la « radioactivité », mais bien des bombes atomiques à part entière et une toxicité sans limite produite par la colonisation.

    « Saharanisme »

    Faisant écho à cette question, Brahim El Guabli, professeur de pensée et littérature comparées à l’Université Johns Hopkins (USA), explore dans son dernier ouvrage, Desert Imaginations, la représentation des « déserts » à travers une variété de sources littéraires et historiques plurilingues (amazigh, arabe, français, anglais)7. Il montre que dans les productions culturelles majoritaires, les déserts apparaissent comme terra nullius, inhabitée, improductive, inutile et menaçante. La fiction mondialisée d’un désert vide et sans vie a permis de légitimer des projets d’exploitation brutaux et destructifs8. Brahim El Guabli propose d’appeler « saharanisme » ou encore « désertisme » cet imaginaire dominant dont il retrace les origines lointaines et la construction, en particulier dans les écrits politiques et littéraires français du XIXe siècle à aujourd’hui. Il fait de ces notions un outil conceptuel permettant d’approcher à plusieurs niveaux les usages et mésusages du désert, quelles que soient les parties du monde concernées. L’auteur distingue divers secteurs – spirituel, extractif, instrumental, sexuel – où s’exerce le saharanisme. En contrepoint de cette idéologie inhérente aux intérêts coloniaux, Brahim El Guabli montre le rapport intime que des écrivains et artistes autochtones manifestent dans leurs œuvres envers leur environnement, tangible et intangible, humain et non humain, une posture écologique sensible qu’il appelle ecocare ou encore éthique autochtone de la conscience environnementale. Cette attitude m’évoque une maxime touarègue Amaḍal amadal, « la terre est ce qui protège », mise en relation au Sahara avec la nécessité d’être nomade pour ne pas « peser sur le dos de la terre ». Comment une terre confisquée pour être mutilée, blessée, amputée, pourrait-elle continuer à protéger ses enfants ? Telle est la question que se posaient les Touaregs après les interventions violentes menées sur leur sol telles que les explosions atomiques, le creusement des puits de pétrole et des mines d’uranium, ou le réaménagement étrange de l’Afrique saharo-sahélienne en petits territoires enclos sur eux-mêmes, bardés de fils de fer barbelés9.
    La notion de saharanisme parait très utile pour approcher au présent divers types de faits, des plus anodins aux plus dommageables, tous fondés sur une hiérarchisation implicite des savoirs. Par exemple, l’obsession – a priori bienveillante – des organismes de développement ou d’aide qui interviennent en pays nomade pour creuser des puits, comme si le problème en zone aride était l’eau et non la gestion de l’eau. Pourtant, le piétinement animal intense autour des points d’eau, comme le disent bien les intéressés, détruit tous les pâturages alentour. Avec la multiplication des puits, aucune des stratégies nomades pour régénérer la flore ou conserver les plantes fourragères résistant au vent et permettant d’étager la consommation des pâturages ne peut plus s’exercer. Mais rien n’arrête ces politiques sédentaires du territoire couplées à la restriction de la mobilité qui ont finalement conduit à l’incapacité croissante de faire face aux sécheresses – pire, elles les ont aggravées.

    Au sujet des essais nucléaires français au Sahara, les approches des deux ouvrages cités se croisent et se complètent. Comment sortir du secret ? Comment rendre compte de la nuisance impalpable et occultée de ces explosions ? Comment documenter ce programme secret et ses lourdes conséquences, alors que la majorité des archives les concernant sont jusqu’à présent classées « secret-défense » ? Comment rendre audibles les voix des habitants sur la violence mortifère infligée à leurs vies et à leur terre par les gouvernements français et algérien qui ne les ont ni consultés ni avertis ?

    Trouver des voies et des voix pour répondre à ces interrogations fait partie des objectifs clairement énoncés par Samia Henni. Contestant « l’obsession coloniale et néolibérale de la “nouveauté”, la volonté d’être “le premier” à dire ou faire quelque-chose » (p. 37), l’autrice met à la disposition de ses lecteurs et lectrices les informations et les sources dont elle dispose, c’est-à-dire une centaine de documents d’archives (photos, textes) et la reproduction des témoignages de victimes (travailleurs et population d’Algérie, vétérans français) pour servir de socle à de futures recherches.

    Ce livre généreux et militant est fondé sur le partage des documents assemblés en étroite collaboration avec l’Observatoire des armements à Lyon. Il est destiné à « donner corps au silence des archives institutionnelles » et appelle à continuer le travail de mémoire et d’investigation permettant une autre narration des faits et un examen des responsabilités pour, à terme, exiger la décontamination des sites, l’ouverture totale des archives et la perspective de réparations.

    Car ces déflagrations nucléaires, décidées depuis Paris et prolongées en 1962 par les Accords d’Evian avec le gouvernement provisoire d’Algérie, ont eu de multiples répercussions sur les corps, sur l’environnement, sur le bâti, sur les paysages, sur les sols. Le matériel contaminé a été enseveli dans l’urgence au départ du personnel français en 1967, puis déterré par les puissants vents sahariens.

    Temps et espace du désastre atomique

    À partir de documents visuels et d’archives arrachées au secret, Samia Henni retrace les caractéristiques techniques et humaines des deux sites où les explosions ont été menées : d’un côté, Reggane, où furent lancées quatre bombes atmosphériques et de l’autre, In Ekker, émetteur de treize bombes souterraines, certaines échappant au confinement, et cinq expériences supplémentaires de dispersion atmosphérique de plutonium. Elle propose ensuite un corpus visuel composé d’extraits de documentaires et de reportages télévisés, et la reproduction de témoignages des victimes françaises.

    Dans le procédé éditorial choisi, les images impactent efficacement le regard en anticipant le texte. Ainsi, au début de l’introduction, onze photos aux tons jaune-sépia nous plongent dans la matérialité du secret, avec en première page un panneau d’interdiction de prise de vue et de menaces de sanctions contre tout contrevenant, planté sur l’un des sites d’expérimentation. Les images suivantes élargissent la focale, de la localisation des sites à l’emplacement des zones de tirs, du croquis topographique des infrastructures à une manifestation à Accra au Ghana contre ces expériences. Jusqu’à la photo de la « gerboisite », un terme qui conceptualise la matière radioactive anthropogénique produite par les explosions atmosphériques baptisées Gerboises par le pouvoir colonial. Enfin, une image satellite captant les mouvements intercontinentaux de la poussière radioactive du Sahara met immédiatement en évidence la nécessité d’un changement d’échelle pour l’analyse de ces faits.

    L’ouvrage restitue la situation géographique précise des deux sites d’expérimentation : Reggane dans la plaine de la Tanezrouft et In Ekker sur le mont Taourirt tan Afalla (littéralement en langue locale « Colline du haut » ou du « nord ») et aussi Taourirt tan Ataram (« Colline de l’ouest ») dans le massif de l’Ahaggar (nom utilisé dans l’ouvrage sous sa forme arabisée, Hoggar). Remarquons que les toponymes mentionnés sont tous amazighs. Ce qui donne une résonance particulière au choix de ces lieux situés à plus de 1000 km d’Alger et révèle une autre invisibilité qui n’est pas manifeste dans l’ouvrage, celle des habitants ancestraux de ces terres, les Imuhagh10, appelés « Touaregs » par les étrangers. L’invention de l’Algérie comme État colonial puis postcolonial les fera dénommer ensuite « Algériens » (comme dans la légende du 3e cahier photo où ils sont appelés « habitants algériens ») ou encore, selon les recensements sur leurs terres d’ancrage à la saison sèche, les assignera à d’autres identités nationales et territoriales : « Libyens », « Maliens », « Nigériens », « Burkinabè ». Les pouvoirs coloniaux ont en effet redessiné la carte de l’Afrique selon leurs intérêts, divisant le pays touareg par cinq frontières et transformant en peuple sans terre les nomades dont les parcours réguliers ont rendu le désert nourricier en préservant ses ressources végétales et hydriques.

    Samia Henni situe son propos dans le cadre national de l’Algérie. Elle montre cependant que le temps et l’espace de la toxicité nucléaire ne sont pas à l’échelle de la géopolitique humaine. Des témoins évoquent la violence monstrueuse des explosions ressentie non seulement à proximité, à Tamanrasset, mais aussi à 600 km à l’est à Djanet et à plus de 1 000 kilomètres au sud-ouest à Gao (p. 42), ou encore au sud-est dans l’Aïr11, englobant l’espace de référence de la mobilité nomade des Touaregs. Et bien au-delà encore.

    La toxicité invisible, impérissable, inquantifiable, irréversible, circule et s’infiltre partout où la diffusent les vents du globe. Elle contamine non seulement les lieux décrétés vides et sans importance par les autorités coloniales puis postcoloniales – notamment les territoires nomades –, mais également les pays et les continents des décideurs de la mise à feu des bombes atomiques. Elle s’étend à la terre entière et restitue, au-delà de l’approche spatialement fragmentée des événements, la perception géographique nomade qui au Sahara relie directement l’Ahaggar (actuelle Algérie), l’Ajjer (entre l’Algérie et la Libye), l’Aïr (actuel Niger), la Tademekkat (entre le Mali et le Burkina Faso) et la Tagaraygarayt (actuel Niger).

    Je rajouterai une information donnée par les Touaregs qui circulent entre l’Ahaggar et l’Aïr. Selon eux, l’abandon en 1967 des sites nucléaires français du côté algérien aurait été suivi par le transfert entre l’Ahaggar et l’Aïr d’une partie des anciens engins de chantier ainsi que du personnel pour mener des opérations de prospection à Madawela dans la vallée de Tin Marsoy. Cette partie du territoire touareg se trouvait rattachée depuis 1960 à l’État du Niger. Les nomades se souviennent des déplacements incessants et extrêmement dérangeants de camions énormes équipés de sondes qui sillonnaient les terres pastorales et creusaient le sol, faisant parfois jaillir de l’eau sans reboucher leurs forages en quittant les lieux.

    Ces travaux de prospection terrestres mais aussi aériens ont abouti à la mise en œuvre de l’exploitation d’un immense gisement d’uranium à Arlit, à environ 15 kilomètres de Madawela, ce dernier site étant laissé inactif, mais gardé par l’armée nigérienne. Comme ce fut le cas du côté algérien dans les années 1950 en pleine période coloniale, deux décennies plus tard, dans un État indépendant, les autorités françaises s’accaparèrent brutalement des terres touarègues de l’Aïr pour créer les infrastructures géantes d’une première mine à ciel ouvert (Arlit), puis d’une mine souterraine (Akokan), et d’une ville qui compte à présent plus de 100 000 habitants, détruisant toutes les ressources pastorales locales et interdisant aux nomades de poursuivre leur vie sur leurs propres terres. C’est à cette période que les contrôles et les détentions arbitraires de civils touaregs s’intensifièrent au nord du Niger, au point de transformer le seul fait d’être enturbanné en délit menant automatiquement à l’arrestation et à la confiscation des marchandises pour les caravaniers.

    Des vies qui ne comptent pas ?

    Comme l’écrit Samia Henni, après les explosions nucléaires des années 1960, les nomades, les oasiens et les citadins de la région de Reggane et de la vallée du Touat ont été directement affectés. Entre 1960 et 2008, la démographie chuta de moitié, passant de 40 000 à quelque 20 000 habitants (p. 93). La description détaillée des chantiers menés pour les opérations nucléaires et l’accueil du personnel à Reggane, Hamoudia et au point zéro des expérimentations – 82 000 m2 de bâtiments, 7000 m2 d’ouvrages souterrains, 100 km de routes, 3 centrales électriques, etc. (p. 96) – donne une idée du gigantisme de ces infrastructures (laboratoires, appareils de mesures, base avancée, ville nouvelle), au prix d’un labeur humain démesuré, diurne autant que nocturne. La recension des constructions techniques du second site dégage la même impression de démesure et de captation sans merci des terres (170 570 hectares) et des ressources locales. Non seulement l’eau et l’air de l’oued Amguel, mais la main d’œuvre autochtone, à laquelle s’ajoutaient sur le site la main d’œuvre importée d’autres régions de l’Ouest africain, ainsi que les militaires, appelés, techniciens et ingénieurs français, soit environ 9000 personnes sur le site au moment des explosions.

    Dans les années 1960, les procédés de décontamination des corps humains et des engins au jet d’eau (p. 114) paraissent dérisoires, irresponsables et même cyniques dans la mesure où l’eau n’a vraisemblablement pas échappé à la pollution. Pas plus les multiples échecs du confinement des bombes dans les galeries souterraines que l’indépendance de l’Algérie en 1962 n’ont empêché la continuation des essais par la France qui a également poursuivi de 1964 à 1966 ses expériences de dispersion du plutonium (nom de code Pollen) en bafouant le Traité d’interdiction des essais nucléaires atmosphériques signé en 1963. Pire, les expériences biologiques conduites lors de la bombe Gerboise blanche auraient concerné non seulement des animaux (dont des cages et cadavres ont été retrouvés abandonnés sur le site), mais aussi des corps humains, morts ou vivants, ou des « cobayes humains » comme le formule Bruno Barillot dans son ouvrage, Essais nucléaires français : l’héritage empoisonné12, cité par Samia Henni (pp. 107-108).

    Un travailleur local, interrogé trois décennies plus tard, rapporte qu’après les déflagrations, « la plupart des gens qui sont tombés malades sont ceux des campements qui habitent la montagne » (p. 156), autrement dit les habitants invisibilisés d’un désert décrété « vide » par les autorités françaises et algériennes. Le photographe et sociologue Bruno Hadjih a documenté le ravage sanitaire et létal (17 décès survenus immédiatement) des habitants du village de Mertoutek et la destruction durable de leur environnement après la bombe non maîtrisée de Béryl en 1962.

    Le gouvernement français est resté inactif sans mener d’étude de suivi après l’explosion, pas plus qu’il n’a proposé de réparation. Par ailleurs, il n’a fourni aucun descriptif technique des décharges toxiques qu’il a laissées au Sahara et qui continuent d’affecter la santé des êtres vivants. Comme si finalement, tout cela n’avait jamais existé et n’avait eu aucune conséquence pour personne. Jusqu’à quand ?

    ’avance à travers les entrailles de la fournaise
    Je les entends
    sécheresse de leur cœur
    Et ils me roulent dans le nuage
    champignon nuée
    brouhaha atomique
    Et ils aboient
    Toi, tu n’existes pas,
    tu n’as jamais existé

    Hawad, Irradiés13

    L’investigation sans fin

    Au final, on comprend à quel point le projet nécessaire de « documenter le paysage radioactif dans le Sahara » comme le propose Samia Henni est un programme collaboratif à long terme. La constitution de « contre-archives » dans ce domaine est une tâche ardue et ouverte qui appelle à d’autres enquêtes pour sortir le désert de l’oubli. Par exemple, comment faire résonner la mémoire et le présent de ceux qui sont effacés de la carte ? Quelles constellations d’expériences et de géographies peuvent être retracées en dehors des cadres restrictifs de la cartographie coloniale ? Comment mettre en dialogue les expériences vécues par les habitants des différents territoires sacrifiés lors des mises à feu nucléaires réalisées par la France, mais aussi par les États-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne et la Chine entre 1945 et 1980 ? Quels sont les formes de survie et de résistance qui ont émergé face à la catastrophe ? Comment faire entendre la voix des écrivains et des artistes qui mobilisent un imaginaire créatif capable de submerger le saharanisme, alors même qu’eux et leurs peuples subissent jusqu’à aujourd’hui la confiscation, la dévastation et la pollution nucléaire ou minière de leurs terres ? Le « Saharanisme expérimental » va en effet de pair avec le « Saharanisme extractif » pour reprendre les concepts de Brahim El Guabli. Quelles relations établir entre d’un côté la manne minérale concentrée au Sahara central sur les territoires nomades (pétrole et gaz en Algérie et Libye, uranium, charbon, or au Niger, or au Mali) et, de l’autre côté, la répression brutale qui touche leurs habitants, privés de leurs droits fonciers, jusqu’à nier et éradiquer leur nom, leur langue, leur mode de vie, leur société et leur histoire ? Le travail d’investigation à venir est immense, il réservera probablement des surprises, autant que l’étude des conséquences, impensées et impensables, de la radioactivité.

    https://www.terrestres.org/2026/06/08/colonialite-toxique-dans-les-paysages-radioactifs-du-sahara
    #radioactivité #colonialisme #pollution #violence_coloniale #territoire_colonialisé #colonisation #euphémismes #radioactivité #vocabulaire #mots #bombes_atomiques #désert #géographie_du_vide #vide #terra_nullius #saharanisme #désertisme #imaginaire #ecocare #conscience_environnementale #Touaregs #nomadisme #aide_au_développement #puits #développement #secret-défense #Accords_d’Evian #paysage #environnement #Reggane #In_Ekker #plutonium #images #secret #gerboisite #Gerboises #France_coloniale #mont_Taourirt_tan_Afalla #Taourirt_tan_Ataram #toponymie #invisibilisation #Imuhagh #violence #Tamanrasset #Ahaggar #Aïr #Madawela #Niger #vallée_de_Tin_Marsoy #Arlit #uranium #mines #Akokan #Arlit #pâturages #vallée_du_Touat #eau #sols #air #décontamination #montagne #destruction #Mertoutek #Béryl #réparation #santé #paysage_radioactif #mémoire #contre-archive #contre-récit #expérience_vécue #territoires_sacrifiés #Saharanisme_expérimental #Saharanisme_extractif #extractivisme

    ping @reka

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    A mettre en lien avec le #film_documentaire #At(h)ome (#athome) :
    https://seenthis.net/messages/819398

    • #Areva en Afrique. Une face cachée du nucléaire français

      L’indépendance énergétique de la France grâce au nucléaire est un mythe : l’uranium qui alimente le nucléaire civil et militaire provient pour une large part du sous-sol africain. Raphaël Granvaud détaille les conditions dans lesquelles la France et Areva se le procurent au meilleur coût, au prix d’ingérences politiques et de conséquences environnementales, sanitaires et sociales catastrophiques pour les populations locales.
      Comme au Niger, fournisseur historique, pourtant en dernière position du classement des pays selon leur indice de développement humain. Dans un contexte international d’intensification de la concurrence sur le continent africain, mondialisation capitaliste oblige, Areva a toujours pu compter sur l’aide active des représentants officiels de l’État français et des réseaux les moins ragoûtants de la Françafrique pour sauvegarder son droit de pillage. L’auteur dévoile enfin les efforts considérables d’Areva pour que les différents éléments de cette réalité et de sa stratégie de dissémination nucléaire ne ternissent pas une image de marque qu’elle voudrait immaculée.

      https://agone.org/livre/arevaenafrique
      #livre

    • TOXICITÉ COLONIALE. DOCUMENTER LE PAYSAGE RADIOACTIF DANS LE SAHARA

      Toxicité coloniale revient sur les programmes nucléaires français menés entre 1960 et 1966 dans le Sahara algérien. Ce programme secret, qui s’est déroulé pendant et après la guerre d’indépendance algérienne (1954-1962), a permis au régime colonial français de mettre à feu quatre bombes atomiques atmosphériques, treize souterraines et de mener d’autres expériences nucléaires dans le désert. Alors que la grande majorité des documents d’archives sont toujours classés secret aujourd’hui, Toxicité coloniale rassemble une variété de sources permettant de documenter l’histoire violente des activités de la France en Algérie. Le livre constitue un corpus de choix à l’intersection de la justice spatiale, sociale et environnementale pour ceux et celles qui s’intéressent à l’architecture, au paysage et aux pratiques d’archivage dans une démarche décoloniale.
      Alors que ces bombes ont eu des conséquences durables pour les populations et les environnements locaux ainsi que pour les vétérans français, le manque de contrôle des explosions, les lacunes de sécurité et l’utilisation des Algériens comme main- d’œuvre sur des chantiers particulièrement dangereux apparaissent comme des faits coloniaux d’une importance majeure.

      https://editions-b42.com/produit/toxicite-coloniale

    • Deserts Are Not Empty

      Colonial and imperial powers have often portrayed arid lands as “empty” spaces ready to be occupied, exploited, extracted, and polluted. Despite the undeniable presence of human and nonhuman lives and forces in desert territories, the “regime of emptiness” has thus inhabited, and is still inhabiting, many imaginaries. Deserts Are Not Empty challenges this colonial tendency, questions its roots and ramifications, and remaps the representations, theories, histories, and stories of arid lands—which comprise approximately one-third of the Earth’s land surface. The volume brings together poems in original languages, conversations with collectives, and essays by scholars and professionals from the fields of architecture, architectural history and theory, curatorial studies, comparative literature, film studies, landscape architecture, and photography. These different approaches and diverse voices draw on a framework of decoloniality to unsettle and unlearn the desert, opening up possibilities to see, think, imagine it otherwise.

      https://www.arch.columbia.edu/books/catalog/998-deserts-are-not-empty

  • Libye : plus de 650 migrants bénéficient d’un « retour volontaire » pour rentrer dans leur pays - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72073/libye--plus-de-650-migrants-beneficient-dun-retour-volontaire-pour-ren

    Entre le 12 et le 22 juin 2026, un total de 687 migrants sont rentrés au Mali, au Nigeria et au Tchad depuis la Libye, a annoncé l’Organisation internationale des migrations (OIM).
    L’Organisation internationale des migrations (OIM) a aidé au rapatriement de 687 migrants via quatre vols depuis la Libye vers le Tchad, le Mali et le Nigeria ces derniers jours - entre le 12 et le 22 juin 2026.
    Dans le détail, un groupe de 162 ressortissants tchadiens a regagné N’Djamena, le 23 juin 2026, dans le cadre d’une opération de « retour volontaire » depuis Benghazi, en Libye, selon la presse tchadienne. L’opération a été coordonnée par le gouvernement tchadien, via le consulat général du Tchad à Benghazi, en partenariat avec l’OIM.
    Début juin, d’autres vols avaient déjà décollé de Libye pour rapatrier 150 Gambiens et 182 Nigérians. « Un soutien médical et en matière de protection a permis d’assurer un voyage sûr et digne pour tous les bénéficiaires. Merci au soutien de l’UE », avait tweeté l’OIM.
    Ces opérations de « retours volontaires » témoignent de la dureté de la vie en Libye pour les migrants. Dans ce pays de transit pour les exilés tentant de rejoindre l’Europe, les conditions de vie sont extrêmement difficiles.Le nombre de rapatriements effectués depuis la Libye ces dernières années témoigne de cet « enfer libyen ». Entre le lancement du programme d’aide au « retour volontaire » (VHR) de l’OIM en 2015 et juin 2025, plus de 100 000 migrants en Libye ont regagné leur pays en Afrique et Asie. En effet, passeurs et trafiquants ont profité du climat d’instabilité qui règne dans le pays depuis la chute et mort de l’ancien dictateur Mouammar Kadhafi en 2011 pour développer des réseaux mafieux autour de la traite d’êtres humains.
    Depuis le début du mois de juin, la situation a empiré. Les Africains subsahariens en Libye se disent victimes d’une véritable « chasse aux migrants » dans le pays. Des rafles sont organisées dans les quartiers qu’ils fréquentent à Tripoli, la capitale, mais aussi dans les autres villes de l’ouest, à Zouara, Sabratha ou encore Zaouïa."Toutes les municipalités sont touchées, les petites comme les grandes", affirme à InfoMigrants une source humanitaire. « Il y a une véritable chasse aux Noirs en ce moment en Libye. Les policiers, lourdement armés, bouclent la zone avec leurs véhicules blindés. Ils défoncent les portes des maisons et arrêtent les Noirs. On ne peut pas s’échapper car lors de ces opérations, les agents de l’immigration quadrillent les environs », raconte Ibrahim, un Guinéen de 24 ans, terrifié, avec qui InfoMigrants est en contact depuis plusieurs années.
    La majorité des migrants subsahariens jetés arbitrairement en prison sont aux mains de ces trafiquants et victimes d’extorsions. Les geôliers les torturent, les filment et envoient les vidéos à leurs familles pour demander des rançons. De nombreux migrants meurent aussi en détention, faute de famille et d’argent.
    Depuis de nombreuses années, la rédaction d’InfoMigrants et de nombreuses ONG et institutions témoignent de la violence subie par les exilés dans cet État d’Afrique du Nord. « Nous étions tous enfermés, il y avait des jeunes comme moi, mais aussi des personnes âgées, ils ne nous donnaient pas à manger et ils nous frappaient. Ils nous ont demandé le numéro de téléphone de nos familles et ont passé des appels vidéo pour leur demander de l’argent pendant qu’ils nous frappaient », témoignait un Bangladais interrogé par InfoMigrants en août 2025.D’après les derniers chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en 2025, plus de 800 000 migrants se trouvent actuellement en Libye. Les Subsahariens sont parmi les plus nombreux dans les rangs de ces migrants qui se rendent dans le pays pour tenter ensuite de rejoindre l’Europe en traversant la mer Méditerranée. La Libye, situé à environ 300 km des côtes italiennes, est l’un des principaux points de départ en Afrique du Nord pour les migrants, en majorité provenant d’Afrique subsaharienne, qui tentent la traversée au péril de leur vie. Plus de 1 300 migrants sont morts en Méditerranée centrale en 2025, selon l’OIM.

    #Covid-19#migration#migrant#libye#mali#nigeria#tchad#retourvolontaire#OIM#sante#droit#violenceroutemigratoire#migrationirreguliere

  • 13 millions de victimes et plus de 3 000 morts en 2025 : l’Afrique paie un lourd tribut aux événements climatiques extrêmes

    L’agence onusienne, qui fait autorité pour les questions relatives à l’atmosphère terrestre, au climat et à l’eau, recommande aux pays africains de renforcer leurs systèmes d’alerte précoce, et d’investir davantage dans l’adaptation au changement climatique et la préparation aux catastrophes.

    Les #phénomènes_extrêmes liés au #climat ont sinistré au moins 13 millions de personnes et entraîné plus de 3 000 décès recensés en #Afrique en 2025, avec des répercussions sur l’ensemble des secteurs de l’économie et les moyens de subsistance des populations, selon un rapport publié le jeudi 18 juin par l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Intitulé « State of the Climate in Africa 2025 », le rapport révèle que les #inondations et #sécheresses ont constitué les #catastrophes_météorologiques les plus importantes sur le continent durant l’année écoulée, les inondations représentant plus de la moitié de tous les événements extrêmes signalés.

    L’#Afrique_de_l’Est a été particulièrement touchée, avec plus de 8,5 millions de personnes affectées par la sécheresse, alors que des conditions de sécheresse prolongées ont aggravé l’#insécurité_alimentaire et les pénuries d’#eau dans la #Corne_de_l’Afrique et les régions voisines. En #Afrique_de_l’Ouest, le #Nigeria a connu en mai des inondations dévastatrices qui ont fait plus de 200 #morts, tandis que les inondations en #République_démocratique_du_Congo (#RDC) ont coûté la vie à plus de 160 personnes en avril, soulignant l’intensité croissante des #précipitations saisonnières extrêmes.

    Le #Sahel a enregistré des précipitations supérieures à la moyenne, prolongeant une tendance observée ces dernières années, tandis qu’une grande partie de l’Afrique de l’Est et de la Corne de l’Afrique est restée plus sèche que d’habitude. En Afrique australe, les précipitations ont été marquées par une forte #variabilité, avec des épisodes intenses qui ont provoqué des inondations. En #Afrique_de_Nord, les #vagues_de_chaleur et les sécheresses prolongées ont causé des dégâts considérables à la #production_agricole, menaçant la #sécurité_alimentaire et les #moyens_de_subsistance.

    Le rapport précise également que l’Afrique se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale. La #température moyenne annuelle de l’air en surface enregistrée à l’échelle continentale s’est classée entre le troisième et le septième rang des valeurs les plus élevées jamais enregistrées en fonction des données utilisées, avec une anomalie positive de 0,51 °C par rapport à la moyenne de la période 1991-2020.

    C’est l’Afrique du Nord qui a connu la plus forte anomalie de #températures en 2025 comparativement aux autres sous-régions africaines, soit +0,76 °C par rapport à la moyenne de la période 1991-2020. À l’inverse, l’Afrique australe a enregistré l’anomalie de températures la plus faible, soit +0,21 °C par rapport à la même période de référence.

    40 % des pays africains disposent de systèmes d’alerte précoce multi-dangers

    Au-delà des inondations et des sécheresses, le rapport met en évidence des changements climatiques à long terme qui sont déjà en train de remodeler le continent.

    Les #glaciers africains ont perdu plus de 90 % de leur superficie depuis la fin du XIXe siècle. La couverture glaciaire du #mont_Kilimandjaro est passée de 11,4 km2 en 1900 à 0,98 km2 ces dernières années. La superficie des glaces du #mont_Kenya et des #montagnes du #Ruwenzori (une chaîne de montagnes d’Afrique centrale, située à la frontière entre l’#Ouganda et la RDC) a aussi diminué, passant respectivement de 1,64 km² à 0,07 km², et de 6,51 km² à seulement 0,38 km².

    D’autre part, l’élévation du niveau de la mer le long des côtes africaines entre 1999 et 2025 dépasse la moyenne mondiale (estimée à environ 3,6 mm par an) dans plusieurs régions, atteignant environ 4,2 mm par an le long de la côte atlantique, 5,2 mm par an le long de la côte de l’océan Indien, et 5,6 mm par an en mer Rouge. Parallèlement, le réchauffement et l’#acidification croissante des océans endommagent les écosystèmes marins et menacent les moyens de subsistance des communautés qui dépendent de la #pêche. La température de la mer en surface (SST) a augmenté de 0,14 °C en moyenne en Afrique par décennie depuis la fin du 19e siècle, tandis que le PH de surface de l’océan a diminué de 0,017 unité par décennie.

    Malgré la fréquence et la gravité croissantes de ces changements qui favorisent des phénomènes météorologiques extrêmes plus destructeurs et exercent une pression croissante sur des communautés déjà vulnérables, seulement 40 % des pays africains disposent de systèmes d’alerte précoce multi-dangers, privant ainsi des millions de personnes d’#alertes en temps utile qui pourraient contribuer à sauver des vies et à réduire les dégâts, surtout dans les zones rurales particulièrement affectées.

    Alors que les coûts associés aux changements climatiques dans les pays africains peuvent atteindre jusqu’à 5 % de leur produit intérieur brut (PIB) et représenter ainsi un obstacle considérable à leur développement ainsi qu’à leur capacité à réduire la #pauvreté, l’OMM les appelle eux et leurs partenaires au développement, à renforcer les #mesures_d'adaptation au changement climatique, à améliorer la préparation aux catastrophes et à accroître les #investissements dans les infrastructures d’alerte précoce, afin de protéger les communautés contre des événements climatiques de plus en plus fréquents et intenses.

    https://www.agenceecofin.com/actualites/2306-139549-13-millions-de-victimes-et-plus-de-3-000-morts-en-2025-laf
    #changement_climatique #Sud_global

    • State of the Climate in Africa 2025

      Key messages

      Extreme weather wreaks heavy economic and human cost
      – Floods are most common reported hazard
      - African glaciers – including iconic Mt #Kilimanjaro - are vanishing
      - Sea level rise along some African coasts outpaced the global average since 1999
      - Africa faces critical gap in early warning systems but is making progress

      –-

      he African continent is warming faster than the global average, and the rate of warming across the continent since 1991 is substantially higher than in any of the previous 30-year periods. The annual mean surface air temperature averaged over land areas in 2025 ranked between the third and seventh warmest on record, depending on the dataset used, according to the report.

      Extreme weather is hitting the continent hard. Floods accounted for more than half of reported events – for instance severe flooding in Nigeria in May led to over 200 deaths, and flooding in the Democratic Republic of the Congo in April led to over 160 deaths. The 2024/2025 tropical cyclone season was particularly active in the South Indian Ocean. Drought affected more than 8.5 million people in East Africa.

      https://www.youtube.com/watch?v=MMwJ4-LQz5I

      https://wmo.int/resources/publication-series/state-of-climate-africa/state-of-climate-africa-2025
      #climat #rapport

  • Xénophobie en Afrique du Sud : les opérations de rapatriement volontaire de migrants se poursuivent
    https://www.dakaractu.com/Xenophobie-en-Afrique-du-Sud-les-operations-de-rapatriement-volontaire-de

    Xénophobie en Afrique du Sud : les opérations de rapatriement volontaire de migrants se poursuivent
    En Afrique du Sud, les opérations de rapatriement volontaire se poursuivent, organisées par certains pays dont les ressortissants ont peur des représailles, à l’approche du 30 juin, date à laquelle plusieurs organisations militant contre l’immigration illégale ont annoncé de nouvelles actions. Beaucoup d’immigrés cherchent donc à quitter les lieux.Le Ghana, le Mozambique, le Nigeria ou encore la Zambie ont déjà permis à des centaines de leurs ressortissants de rentrer. Différents incidents liés aux tensions xénophobes ont causé la mort de trois étrangers, tous Africains, cette année, selon les chiffres des autorités sud-africaines.Dans la ville du Cap, des centaines de Zimbabwéens s’étaient récemment rassemblés devant leur consulat pour demander à être rapatriés, ne se sentant plus en sécurité. Ils sont restés plusieurs jours dans le froid de l’hiver austral. Les opérations pour les ramener dans leur pays ont finalement débuté.
    La même situation s’est présentée du côté de Durban, à une plus grande échelle, avec environ 10 000 Malawiens qui ont quitté leurs habitations et campaient dans un espace communautaire surpeuplé de la ville. Cinq mille personnes ont déjà été rapatriées, selon les autorités et un deuxième site a été aménagé afin de mieux accueillir ceux en attente. De nouveaux ressortissants en provenance de la région ont afflué, alors qu’une manifestation a dégénéré le 19 juin dans la ville de Pietermaritzburg, dans l’est du pays, et qu’un Malawien de 29 ans est décédé.À la mi-juin, plus de 2 700 étrangers avaient déjà été volontairement renvoyés dans leur pays d’origine, suite aux annonces du président Cyril Ramaphosa promettant notamment de renforcer les contrôles contre l’emploi de personnes en situation irrégulière.
    L’Afrique du Sud est en proie depuis plusieurs mois à des manifestations dans tout le pays réclamant le départ des immigrés clandestins, certaines fixant la date du 30 juin comme une forme d’ultimatum, en dehors de toute légalité. Plus de trois millions d’étrangers vivent en Afrique du Sud, soit 5,1% de la population, selon l’agence nationale de statistiques et le dernier recensement conduit en 2022.

    #Covid-19#migration#migrant#afriquedusud#nigeria#ghana#mozambique#zambie#racisme#retour#migrationirreguliere#rapatriement#sante

  • Sur la route des Canaries, les traversées avec passeurs sont perçues comme « moins chères » et « plus simples » malgré les risques - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71781/sur-la-route-des-canaries-les-traversees-avec-passeurs-sont-percues-co

    Une pirogue de migrants en route vers les Canaries, le 4 février 2024. Crédit : Picture alliance
    Par Julia Dumont Publié le : 09/06/2026
    Une étude récente du Mixed migration center démontre que les migrants ont majoritairement recours aux services de passeurs faute de moyens financiers pour utiliser les voies légales de migration. Ils évoquent également des risques moindres que dans le cas d’un passage par leurs propres moyens.C’est une étude du Mixed migration center qui met en lumière les raisons de l’utilisation massive de passeurs sur la route des Canaries. Des chercheurs ont interviewé en 2025 plus de 1 200 migrants et réfugiés - majoritairement de nationalité sénégalaise, malienne et guinéenne - en Espagne et en Mauritanie - lieu de départ des canots vers l’archipel.
    Qu’elles aient emprunté des routes terrestres ou maritimes, la plupart des personnes interrogées en Espagne ont indiqué avoir eu recours à un passeur, pour une partie du voyage ou la totalité, et ce, quel que soit leur point de départ (Mauritanie, Maroc ou Sénégal).
    Mais la moitié d’entre elles avaient cependant envisagé une autre solution de départ avant de s’en remettre à un passeur. « 27% avaient envisagé la migration régulière et 21% avaient envisagé d’organiser un voyage irrégulier de leur propre initiative », soulignent les auteurs de l’étude.Les principales raisons avancées pour expliquer le recours à un passeur sont d’ordre financier et pratique. Les témoignages recueillis démontrent que les migrants pensent que le trajet vers les Canaries serait « moins cher » et « plus simple » en ayant recours à un passeur.
    « Parmi les personnes ayant tenté de migrer par la voie régulière [qui n’ont pas réussi, ndlr], le coût de cette démarche était la raison la plus fréquemment citée pour avoir recouru à la migration irrégulière avec l’aide d’un passeur, avec 41% des cas (les demandeurs de visa pour l’Espagne doivent justifier d’une épargne personnelle d’environ 29 000 euros pour une personne seule). La deuxième raison la plus courante était le refus de visa, avec 30% [de cas] (les pays africains, et notamment les pays d’Afrique de l’Ouest, enregistrent les taux les plus élevés de refus de visas à court terme vers l’Europe) », détaille l’étude du Mixed migration center.
    En outre, il ressort des témoignages des personnes interrogées que l’usage d’un passeur pour migrer fait diminuer le danger de la traversée de l’océan Atlantique vers l’archipel espagnol des Canaries. « 61% des personnes n’ayant pas eu recours à un passeur ont signalé des dangers sur l’Atlantique, contre 40% de celles ayant eu recours à un passeur pour une partie du trajet et 43% de celles ayant eu recours à un passeur pour l’ensemble du trajet », peut-on lire dans l’étude.
    Pour autant, les dangers rencontrés sur la route restent bien réels et les exilés décrivent des conditions de passage extrêmement éprouvantes. « Au cours de mon périple, j’ai failli mourir en traversant l’océan. La mer était agitée, et la pirogue aurait pu chavirer à tout moment. Deux personnes ont perdu la vie en tentant la traversée. J’ai craint pour ma vie à chaque instant. Il n’y avait pas assez de gilets de sauvetage, et beaucoup de gens ne savaient pas nager. J’ai vu des gens tomber à l’eau sans être secourus », a décrit un jeune Sénégalais de 29 ans interrogé par les auteurs de l’étude.
    De nombreux exilés rapportent par ailleurs des abus et extorsions de la part des passeurs. Le prix exigé par les trafiquants pour une traversée peut ainsi varier d’un individu à l’autre en fonction de la nationalité des personnes et de leur potentiel pouvoir d’achat.
    Les femmes sont particulièrement visées par ces extorsions, les trafiquants exigeant souvent des faveurs sexuelles en échange du passage. « Il y a deux possibilités : soit tu as l’argent, soit tu ne l’as pas. Si vous avez l’argent, vous payez. Si vous n’avez pas l’argent, les passeurs profitent de vous », a rapporté l’une des personnes interrogées dans le rapport.
    « Vous pouvez tomber sur n’importe qui - qu’il s’agisse de passeurs ou d’autres migrants - qui vous diront de rester avec eux pendant un mois comme si vous étiez leurs épouses, ou de passer la nuit avec eux, et en échange, ils paieront le transport », ajoute cette source.
    Malgré ces violences, les passeurs « ne sont presque jamais perçus comme des auteurs potentiels d’infractions pendant la traversée maritime, ou comme des criminels » par les exilés, souligne l’étude du Mixed migration center.
    Si la traversée de l’Atlantique reste le principal danger sur la route des Canaries, les pays de passage comme la Mauritanie et l’Algérie se situent presque au même niveau de risque, selon les exilés interrogés.
    « Les vols et les violences physiques ont été cités respectivement par 41% et 40% des personnes se sentant en danger en Mauritanie, tandis qu’une sur quatre (25%) a mentionné la détention. Les auteurs les plus fréquemment cités étaient les militaires et les policiers (41%), ainsi que les bandes criminelles (24%) et les passeurs (20%) », détaille encore l’étude du Mixed migration center.Cela est notamment la conséquence des politiques très répressives de l’immigration irrégulières mises en place ces dernières années, tant en Mauritanie, qu’en Algérie. Les deux pays pratiquent les expulsions à grande échelle de migrants vers les frontières. En 2025, l’Algérie a expulsé 34 236 migrants vers le Niger, selon un rapport de l’ONG Alarme Phone Sahara (APS).
    Dans ces deux pays, les exilés décrivent également un quotidien marqué par du racisme, des discriminations et de la violence. « Sur place la situation est très dure, les étrangers ont beaucoup de soucis au quotidien. C’est facile de rentrer dans le pays mais y rester est devenu très compliqué car les contrôles sont nombreux et quotidiens. Les Mauritaniens ne respectent pas les étrangers, ils nous accusent de tous les problèmes. Les Noirs sont des esclaves dans ce pays », avait confié à InfoMigrants, en février dernier, un pêcheur sénégalais qui a vécu en Mauritanie avant de choisir de rentrer dans son pays d’origine.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#mauritanie#niger#algerie#maroc#routemigratoire#migrationirreguliere#sante

  • Le Nigeria annonce rapatrier plus de 1 000 ressortissants face aux violences xénophobes en Afrique du Sud
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/05/le-nigeria-annonce-rapatrier-plus-de-1-000-ressortissants-face-aux-violences

    Le Nigeria annonce rapatrier plus de 1 000 ressortissants face aux violences xénophobes en Afrique du Sud
    Des manifestations anti-immigrés, organisées depuis des mois dans plusieurs localités sud-africaines, ont poussé le gouvernement nigerian à proposer le rapatriement à ses ressortissants souhaitant rentrer volontairement.
    Le Monde avec AFP
    Le Nigeria a entamé une opération de recensement et de sélection de ses ressortissants souhaitant rentrer volontairement d’Afrique du Sud, dans un contexte de tensions croissantes visant les immigrés, a annoncé vendredi 5 juin le porte-parole du ministère des affaires étrangères nigérian.« Le recensement a débuté hier », a déclaré à l’Agence France-Presse Kimiebi Ebienfa, porte-parole du ministère. « Le nombre total de personnes concernées ne sera connu qu’à l’issue de cette opération, prévue [samedi] soir, précise-t-il. Nous nous attendons à accueillir plus de 1 000 personnes. »
    Dans une note d’information datée de mardi et adressée à la communauté nigériane en Afrique du Sud, la Haute Commission du Nigeria à Pretoria a affirmé que « les dates de départ des ressortissants ayant passé avec succès la procédure de sélection seront communiquées après ladite procédure ». Celle-ci dit avoir négocié avec les autorités sud-africaines « des dérogations pour toutes les infractions liées à l’immigration » afin que « les personnes se présentant au contrôle ne seront ni arrêtées ni placées en détention pendant toute la durée du contrôle, jusqu’à leur départ ».
    Cette initiative intervient alors que l’Afrique du Sud a été le théâtre de manifestations anti-immigrés, accompagnées d’allégations d’agressions et d’actes d’intimidation visant des ressortissants africains, au cours des dernières semaines. Le pays est depuis longtemps une destination pour les travailleurs d’autres pays africains, malgré un chômage local très élevé et la pauvreté qui touche la population.A la fin du mois de mai, le Ghana avait affrété un premier vol de rapatriement pour environ 300 de ses citoyens évacués d’Afrique du Sud en raison des tensions. L’Afrique du Sud compte environ trois millions d’immigrés en situation régulière (5,1 % de la population), selon les statistiques officielles. Près des deux tiers de ces migrants proviennent d’Afrique australe, notamment du Zimbabwe et du Malawi, ainsi que de la République démocratique du Congo. Certains viennent aussi d’Afrique de l’Ouest

    #Covid-19#migration#migrant#ghana#afriquedusud#nigeria#politiquemigratoire#xenophobie#rapatriement#sante

  • « Retours volontaires » de l’OIM : près de 500 migrants rapatriés de Libye en une semaine - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71572/retours-volontaires-de-loim--pres-de-500-migrants-rapatries-de-libye-e

    « Retours volontaires » de l’OIM : près de 500 migrants rapatriés de Libye en une semaine
    Par La rédaction Publié le : 27/05/2026
    Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), près de 500 migrants en Libye ont été rapatriés vers le Bénin, le Pakistan et le Bangladesh via un « retour volontaire » cette semaine.
    Au total, 496 migrants ont été rapatriés dans leur pays via un « retour volontaire » organisé par l’Organisation internationale des migrations (OIM) ces sept derniers jours. Pour cela, trois vols ont été affrétés. Le premier est parti de la ville de Sabha, à quelques 600 km au sud de Tripoli. De cette région désertique, 151 migrants ont été rapatriés vers Cotonou, au Bénin, et Accra, au Ghana.
    Le second vol concernait 174 exilés. Ils ont quitté Tripoli en direction d’Islamabad, la capitale du Pakistan. Et enfin, le dernier avion est parti de Benghazi avec pour destination Dhaka, la capitale du Bengladesh, avec 171 migrants à son bord.Un soutien médical et de protection a permis à tous les bénéficiaires de recevoir des retours sûrs", assure l’organisation onusienne.
    Ces dernières opérations témoignent de la dureté de la vie en Libye pour les migrants. Dans ce pays de transit pour les exilés tentant de rejoindre l’Europe, les conditions de vie sont extrêmement difficiles.
    En effet, passeurs et trafiquants ont profité du climat d’instabilité qui règne dans le pays depuis la chute et mort de l’ancien dictateur Mouammar Kadhafi en 2011 pour développer des réseaux mafieux autour de la traite d’êtres humains. La majorité des migrants subsahariens jetés arbitrairement en prison sont aux mains de ces trafiquants et victimes d’extorsions. Les geôliers les torturent, les filment et envoient les vidéos à leurs familles pour demander des rançons. De nombreux migrants meurent aussi en détention, faute de famille et d’argent.
    Depuis de nombreuses années, la rédaction d’InfoMigrants et de nombreuses ONG et institutions témoignent de la violence subie par les exilés dans cet État d’Afrique du Nord. En novembre 2025 par exemple, un Camerounais racontait son calvaire en Libye : « Ce pays ne connaît pas les droits de l’Homme, il n’y a aucun respect pour les personnes noires. Nous sommes considérés comme des animaux ».
    Et dans les geôles libyennes, les migrants vivent l’enfer. « Nous étions tous enfermés, il y avait des jeunes comme moi, mais aussi des personnes âgées, ils ne nous donnaient pas à manger et ils nous frappaient. Ils nous ont demandé le numéro de téléphone de nos familles et ont passé des appels vidéo pour leur demander de l’argent pendant qu’ils nous frappaient. Ma famille n’avait pas d’argent, alors ils m’ont frappé et m’ont arraché un ongle, puis j’ai perdu connaissance. Je ne me souviens plus de ce qui s’est passé ensuite », témoignait de son côté un Bangladais interrogé par InfoMigrants en août 2025.
    Le nombre de « retours volontaires » effectués depuis la Libye témoigne aussi de cet « enfer libyen », et ce depuis plusieurs années. Entre le lancement du programme d’aide au retour humanitaire « volontaire » (VHR) de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en 2015 et juin 2025, plus de 100 000 migrants en Libye ont regagné leur pays en Afrique et Asie.
    Les personnes rapatriées sont originaires de 49 pays d’Afrique et d’Asie comme le Nigéria, le Mali, le Niger ou encore le Bangladesh entre autres. Si pour la grande majorité, il s’agissait d’hommes (près de 73 000), environ 17 000 femmes ainsi que plus de 10 000 enfants - parfois non accompagnés - ont également bénéficié de cette aide de l’OIM.Mais le retour est parfois impossible. Les exilés soudanais, par exemple, très nombreux en Libye, ne peuvent rejoindre leur pays déchiré par un conflit sanglant. D’autres migrants, coincés en Libye, fuient des violences familiales au pays, comme Marie et sa fille Aya, âgée de sept ans. Camerounaise, Marie a fui un mari violent et violeur au pays. Elle rêve de quitter la Libye où elle a déjà séjourné trois fois en prison, mais ne sait pas où aller.

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  • #Global_health architecture : what are we missing ?
    https://redasadki.me/2026/05/27/global-health-architecture-what-are-we-missing

    The 79th #World_Health_Assembly launched a formal process to reform the architecture that governs #global_health. The design of that process — #WHO sits in the room, what questions it is permitted to ask, whose knowledge it is built to receive — will determine whether reform produces structural change or a more sophisticated version […]

    #The_Geneva_Learning_Foundation #Africa #Civil_Society_Organizations #decolonize_global_health #equity #frontline_health_workers #funding_crisis #Gavi #Ghana #governance #health_financing #health_systems #health_worker_voices #health_workers #local_knowledge #localize_aid #Nigeria #policy #UNICEF #Wellcome

  • Du Nigeria à Kolda, l’itinéraire d’un esclavage sexuel déman... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/du-nigeria-a-kolda-litineraire-dun-esclavage-sexuel-demantele-par-la-police

    Du Nigeria à Kolda, l’itinéraire d’un esclavage sexuel démantelé par la police
    Auteur : Mor Mbaye CISSE
    La Sûreté Urbaine du commissariat central de Kolda a interpellé le mardi 19 mai 2026 une ressortissante nigériane soupçonnée d’avoir organisé le voyage d’une compatriote au Sénégal pour l’exploiter sexuellement. L’affaire, révélée par la victime elle-même, illustre un réseau de traite de personnes opérant entre le Nigeria et le Sénégal. Le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kolda a été informé et une enquête ouverte.
    Tout commence le 19 mai 2026, lorsque la dame Uche Ujunwa, 24 ans, ressortissante nigériane, travailleuse du sexe domiciliée au quartier Zone Lycée de Kolda, se présente au commissariat central pour dénoncer les agissements de son exploitante. Entendue sur procès-verbal, elle révèle qu’une certaine Abigaïl avait organisé et financé son voyage du Nigeria vers le Sénégal, pour un montant de 2 500 000 FCFA. En contrepartie, elle était contrainte de se prostituer afin de rembourser cette somme. Après avoir honoré l’intégralité de sa dette, la victime affirme qu’Abigaïl a continué à la menacer, réclamant un prétendu reliquat de 500 000 FCFA, en brandissant des menaces de recours à des pratiques mystiques pour l’intimider. Acculée, elle décide de saisir la police.
    Sur la base de cette dénonciation, une mission est immédiatement confiée aux éléments de la Brigade de Recherches de la police. Aux environs de 16 heures, la mise en cause est localisée et conduite au commissariat. Elle est formellement identifiée comme étant Abigaïl Saturday, 27 ans, prostituée, domiciliée au quartier Zone Lycée de Kolda, dans le même secteur que sa victime.Soumise à un interrogatoire, Abigaïl Saturday reconnaît l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Elle confirme avoir financé le voyage de la victime depuis le Nigeria et reconnaît que cette dernière était tenue, en contrepartie, de se prostituer pour rembourser la somme convenue. Elle soutient par ailleurs que la victime lui doit encore 500 000 FCFA et admet avoir tenté de l’intimider pour obtenir ce règlement selon des sources de Seneweb. Le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kolda ayant été informé, une enquête a été ouverte. Abigaïl Saturday est poursuivie pour traite de personnes, exploitation sexuelle, charlatanisme et proxénétisme.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#nigeria#traite#droit#sante#kolda

  • Migranti, così l’Italia spinge per i rimpatri «volontari». Ma anche l’Onu li critica

    L’Italia finanzia programmi anche nei paesi di transito per favorire il ritorno in patria dei migranti. Spesso, però, chi accetta lo fa solo per salvarsi dalla detenzione, rinunciando ad altre possibilità

    Sono più semplici da effettuare, meno burocratici e più presentabili all’opinione pubblica rispetto alle espulsioni forzate. Convengono allo Stato, perché il viaggio avviene su voli di linea e senza scorta. E convengono alle persone interessate, che possono rientrare nel proprio paese d’origine senza coercizione e potendo beneficiare in alcuni casi di un supporto, anche economico, alla reintegrazione. O almeno, così dovrebbe essere.

    I numeri parlano chiaro: l’Italia sta puntando sempre più sui cosiddetti “rimpatri volontari”. Secondo i dati del ministero dell’Interno, nel 2025 «sono stati 1.313 gli extracomunitari irregolari allontanatisi volontariamente in esecuzione di un provvedimento di espulsione» (rimpatri “ottemperanti”) e 675 quelli che l’hanno fatto beneficiando di «specifici progetti di assistenza e reintegrazione all’estero» (rimpatri “volontari assistiti”), con un aumento del 66,4 per cento per i primi e del 133 per cento per i secondi rispetto al 2024.

    Lo scorso marzo, la maggioranza in commissione Affari costituzionali al Senato ha proposto un emendamento al decreto Sicurezza per istituire incentivi economici a favore degli avvocati i cui assistiti accettano il rimpatrio volontario.
    Quale alternativa?

    «In Italia, il rimpatrio volontario è stato introdotto in maniera strutturale nel 2011, ma con numeri bassi e rivolto principalmente a cittadini stranieri con regolare permesso di soggiorno che sceglievano di tornare in patria – spiega a lavialiberaEleonora Celoria, avvocata e ricercatrice presso l’istituto indipendente Fieri (Forum internazionale ed europeo di ricerche sull’immigrazione) –. Negli ultimi due anni, invece, questa misura ha avuto un forte impulso, rivolta soprattutto ai migranti in situazione irregolare, e qui emergono le contraddizioni rispetto alla reale volontarietà. Se la persona è già destinataria di un ordine di espulsione, la proposta del rimpatrio volontario rischia di essere un ricatto: ’Parti da solo e non useremo misure coercitive’».

    A maggior ragione se questa possibilità viene presentata a chi si trova rinchiuso nei Centri di permanenza per il rimpatrio (Cpr): «Frequentandoli da avvocata, mi è capitato spesso di incontrare assistiti ai quali la polizia ha proposto il rimpatrio volontario come alternativa a quello coattivo, che significa essere svegliati alle 4 di notte, portati in aeroporto e caricati su un volo charter. A Torino c’è un ispettore che si occupa solo del coordinamento di questi rimpatri, che fatico a chiamare volontari».

    Teresa Florio, operatrice del centralino Sos Cpr, racconta a lavialibera di aver ricevuto negli ultimi anni numerose segnalazioni di questo tipo: «Spesso sono persone disperate che accettano perché non ce la fanno più a stare nel Cpr, non perché desiderino veramente tornare nel paese d’origine. Ricordo il caso di una persona con gravissimi problemi d’asma: non potendo tenere medicinali con sé e non essendoci un campanello in cella, durante le crisi non aveva altro modo per ricevere assistenza se non sbattere piedi e mani contro la porta blindata. Ha firmato per il rimpatrio volontario perché era allo stremo. Altre persone, una volta tornate in patria, ci hanno detto di non aver ricevuto i contributi promessi».
    Il ruolo dell’Oim

    Dal 2024, tutti i rimpatri volontari assistiti dall’Italia sono gestiti dall’Organizzazione internazionale per le migrazioni (Oim), che si è aggiudicata un bando da 15 milioni di euro dal Fondo asilo, migrazione e integrazione (Fami), gestito dal ministero dell’Interno con risorse europee, per accompagnare entro il 2029 un numero di 4.950 cittadini stranieri a tornare nel paese d’origine.

    Il progetto, intitolato Ri.vol.are in re.te, prevede un percorso di «counseling» individuale volto a verificare che la scelta sia «libera, informata e presa in assenza di qualsiasi tipo di coercizione» e definire un «piano di reintegrazione». In caso di assenso dell’interessato e delle autorità competenti, si procede al rimpatrio e all’erogazione di un contributo economico: 615 euro per le «prime necessità» e 2.000 euro (più altri 1000 per eventuali familiari a carico) in «beni e servizi per la realizzazione di progetti di reintegrazione».

    Segue poi la fase di monitoraggio post-rimpatrio, della durata di almeno sei mesi, durante i quali gli operatori Oim nel paese d’origine verificano che il reinserimento vada a buon fine. Stando ai dati comunicati a lavialibera da Oim Italia, da gennaio 2024 a marzo 2026, 1.197 migranti sono rientrati nel proprio paese attraverso il progetto. Altri 900 percorsi circa sono stati avviati ma non completati perché sono ancora in fase di esecuzione, la persona interessata ha cambiato idea o le autorità competenti non hanno dato il via libera.

    L’organizzazione ha fatto sapere di non avere dati su quanti dei percorsi completati abbiano riguardato persone oggetto di ordini di espulsione, «perché non è un’informazione che viene raccolta come elemento rilevante nell’ambito del programma», che «si basa sulla decisione volontaria della persona di fare ritorno nel proprio paese, indipendentemente dalla sua posizione amministrativa o dall’eventuale esistenza di provvedimenti di allontanamento».

    Il manuale operativo del programma cita esplicitamente tra i potenziali beneficiari «i destinatari di un provvedimento di espulsione amministrativa», come anche «i richiedenti asilo trattenuti nei Cpr», ma Oim assicura che «nessuno dei migranti assistiti nel ritorno con il progetto di in corso di attuazione ha richiesto di accedere al programma da un Cpr».

    Il 42 per cento dei percorsi attivati, sempre secondo i dati forniti dall’organizzazione, ha riguardato persone con «vulnerabilità gravi»: «problemi sanitari, fragilità psicologiche o psichiatriche, marginalità socio-economica, vittime di violenza domestica o di tratta». In questi casi, «la presa in carico può includere il coinvolgimento della rete territoriale, visite mediche specialistiche, l’attivazione di servizi sanitari o sociali o un accompagnamento più stretto» prima, durante e dopo la partenza.

    «Alcune testimonianze che abbiamo raccolto raccontano che la valutazione delle possibilità di tornare in sicurezza, anche alla luce delle vulnerabilità, è un po’ approssimativa e che la fase della reintegrazione è spesso inefficace, tra assenza di supporto logistico e fondi mai consegnati», puntualizza Celoria. I rimpatri “volontari”, poi, non sono monitorati da un’autorità indipendente, come il Garante dei detenuti fa invece per le espulsioni forzate, e non prevedono assistenza legale.

    Così, il rischio è che i cittadini stranieri irregolari che accettano questa opzione rinuncino senza saperlo ad altre strade garantite dalla legge, come il ricorso contro il provvedimento di espulsione. «Il rimpatrio volontario può senz’altro essere una soluzione preferibile a quello forzato, a patto però che sia scelto nella piena consapevolezza del percorso e delle alternative – conclude Celoria –. Spesso, però, non è così».
    L’esternalizzazione dei rimpatri

    L’Italia non si limita a organizzare rimpatri “volontari” dal proprio territorio. Da quasi dieci anni, in linea con quanto fanno altri Stati europei, il governo finanzia anche programmi dedicati nei paesi di transito. Stando all’elenco degli accordi stipulati dalla Farnesina, negli ultimi dieci anni il ministero ha versato quasi 90 milioni di euro, quasi tutti in favore dell’Oim, per iniziative che comprendono l’esecuzione di rimpatri volontari assistiti da Libia, Tunisia, Niger, Costa d’Avorio, Sudan, Libano, Siria, Giordania e Iraq.

    Nell’aprile del 2025, da ultimo, il ministero degli Esteri e quello dell’Interno hanno annunciato l’avvio di una nuova iniziativa di questo tipo: altri 20 milioni di euro per permettere a 3.300 migranti vulnerabili presenti in Algeria, Libia e Tunisia di tornare nel proprio paese d’origine «in modo sostenibile ed efficace», sempre con la collaborazione dell’Oim.

    Anche in questo caso, le condizioni in cui si trovano le persone a cui viene proposto il ritorno sollevano dubbi rispetto alla reale volontarietà della scelta, come spiega a lavialibera l’avvocata Adelaide Massimi dell’Associazione per gli studi giuridici sull’immigrazione (Asgi), tra le realtà promotrici della campagna Voluntary humanitarian refusal contro «l’uso strumentale dei rimpatri volontari assistiti dai paesi di transito»: «In Libia e Tunisia, questa soluzione viene spesso proposta a chi si trova nei centri di detenzione per migranti, dove sono documentate continue violazioni dei diritti e dove le persone rimangono finché non riescono a pagare il riscatto o vengono vendute come forza lavoro. Le stesse Nazioni Unite hanno più volte sottolineato che, laddove non ci sono alternative o l’unica è la detenzione indeterminata, non si può parlare di rimpatrio volontario, ma si tratta di espulsioni mascherate».

    Lo raccontano bene le parole di Saikou Tunkara, giovane gambiano che nel 2017 ha beneficiato di un programma di ritorno “volontario” dalla Libia, dove era detenuto in una delle prigioni per migranti: «Non è che ci abbiano costretto con la forza, ma la scelta era tornare a casa o morire in prigione. I libici ce lo dicevano chiaramente», ha raccontato alla ricercatrice Viola Castellano per Allegra Lab.

    Non solo: molti di questi progetti si rivolgono specificamente a soggetti considerati vulnerabili, come donne, minori, vittime di tratta e persone con particolari esigenze mediche, che avrebbero quindi diritto a chiedere protezione, ma non possono – salvo rari casi presi in carico dalle organizzazioni internazionali – perché né la Libia né la Tunisia offrono un sistema d’asilo funzionante.

    «Gli operatori dovrebbero valutare attentamente i rischi legati al rimpatrio, ma le testimonianze che abbiamo raccolto ci dicono che questa verifica è molto blanda – continua Massimi –. Così, chi torna rischia di finire nelle stesse situazioni di violenza, persecuzione e sfruttamento da cui era fuggito».
    Le critiche dell’Onu

    Il 30 aprile 2025, i relatori speciali Onu sul traffico di esseri umani, sui diritti umani dei migranti e il gruppo di lavoro sulla detenzione arbitraria hanno inviato una lettera al governo italiano esprimendo «preoccupazione» rispetto alle «accuse di gravi violazioni dei diritti umani» legate ai programmi di rimpatrio volontario implementati dall’Oim in Libia con il sostegno di Roma.

    «Donne, minori, vittime di tratta e persone con vulnerabilità mediche sono state rimpatriate direttamente dai centri di detenzione libici in assenza di adeguate misure di salvaguardia o garanzie procedurali, il che può costituire una violazione dell’obbligo di non punibilità, di garantire assistenza, protezione e accesso alla giustizia, del principio di non refoulement e del divieto di espulsioni collettive», si legge nel documento.

    La stessa Oim afferma, nel report sull’andamento del programma in Libia relativo al periodo febbraio-luglio 2024, che il 57 per cento dei rimpatriati “volontari” si trovava in un centro di detenzione. Tra loro anche vittime di tratta, minori e persone con vulnerabilità mediche. «In assenza di alternative alla detenzione indeterminata, i migranti, i rifugiati e i richiedenti asilo potrebbero essere costretti ad accettare il rimpatrio laddove rischiano di essere esposti alle stesse condizioni di insicurezza da cui sono fuggiti – prosegue la lettera degli esperti Onu –. L’assenza di assistenza adeguata rende improbabile che i beneficiari siano stati in grado di fornire consenso libero e informato».

    Il 21 luglio scorso, il governo italiano ha risposto affermando «la natura interamente volontaria della procedura di rimpatrio», che «rispetta pienamente i diritti dell’individuo» e ha «effetti positivi sul beneficiario». Nessuna replica nel merito all’obiezione dell’assenza di alternative. Lo scorso 25 ottobre, la maggioranza alla Camera ha inoltre approvato una mozione che dichiara il sostegno dell’Italia alla realizzazione in Libia di «70 centri di accoglienza in aree prossime ad aeroporti da dove poter effettuare i rimpatri».
    Rimpatriati e abbandonati

    Le critiche degli esperti Onu riguardano anche ciò che succede dopo il ritorno: i programmi promettono un «supporto alla reintegrazione» che comprende sovvenzioni per iniziare un’attività lavorativa, ma il contributo, si legge nella lettera, «è limitato e non tiene conto del contesto specifico» e «non è chiaro in che modo l’assistenza contribuirebbe a garantire salari equi, condizioni di lavoro sicure e l’accesso ai servizi essenziali».

    Diverse testimonianze parlano addirittura di contributi economici mai corrisposti, oppure solo in parte: «Ci hanno promesso tante cose che poi non abbiamo mai visto – ha raccontato ancora Saikou Tunkara –. In ogni caso, il poco che danno non permette di iniziare un’attività, per cui molti hanno fallito, altri si sono rimessi in viaggio».

    «Mi hanno dato 14mila naira (8 euro) e poi altri 80mila (50 euro) su una carta bancomat», ha raccontato H., donna nigeriana vittima di sfruttamento sessuale anche lei passata per la detenzione e le violenze in Libia prima di accettare il rimpatrio. «Una volta arrivata – si legge nella testimonianza raccolta dai promotori della campagna Voluntary humanitarian refusal – ho dovuto chiedere i soldi per strada per dare da mangiare alle mie figlie. Dopo diversi mesi ho ricevuto altri soldi, ma la situazione in Nigeria è insostenibile. Ora sono malata, non posso accedere a cure gratuite, non ho abbastanza per pagarmele né per mandare le mie figlie a scuola, e i continui ricoveri non mi permettono di lavorare con regolarità. Qui non vedo nessun futuro per me e per le mie bambine».

    https://lavialibera.it/it-schede-2644-migranti_come_ti_vendo_il_rimpatrio_volontario

    #Italie #OIM #IOM #renvois #expulsions #externalisation #migrations #réfugiés #réintégration #retours_volontaires #CPR #détention_administrative #rétention #RI.VOL.ARE_IN_RE.TE #rivolare_in_rete #efficacité #in/efficacité #inefficacité #Libye #Tunisie #Niger #Côte_d'Ivoire #Soudan #Liban #Syrie #Jordanie #Irak #Algérie

    • RI.VOL.ARE IN RE.TE – Ritorno volontario e assistenza alla reintegrazione attraverso la rete territoriale

      Il progetto RI.VOL.ARE IN RE.TE intende garantire e promuovere l’accesso al Ritorno Volontario Assistito e Reintegrazione – RVA&R – di cittadini di Paesi Terzi presenti in Italia, regolari e irregolari, inclusi i vulnerabili, che decidono di tornare a casa volontariamente.

      Il programma garantisce:

      – Servizio di counselling ad ogni migrante richiedente il ritorno, anche attraverso la presenza di 13 operatori di prossimità OIM dislocati sul territorio nazionale;
      – Organizzazione del trasferimento di 2500 migranti, assistenza al rilascio dei documenti di viaggio e assistenza aeroportuale alla partenza e, laddove necessario, in transito e all’arrivo;
      – Erogazione di una indennità di prima sistemazione pari a 615 euro da corrispondere in contanti a ciascun migrante, prima della partenza o immediatamente dopo l’arrivo nel paese di origine;
      - Erogazione di un contributo in beni e servizi, per la realizzazione di progetti di reintegrazione, pari a 2.000 euro per i singoli e i capi famiglia e 1.000 euro per i familiari a carico, adulti e minori, inclusi nella richiesta di RVA&R;
      – Counselling e assistenza all’elaborazione e implementazione dei Piani Individuali di Reintegrazione – PIR – in stretta collaborazione con gli uffici OIM nei paesi di origine dei richiedenti;
      – Monitoraggio effettuato dal personale OIM entro sei mesi dal ritorno dei beneficiari;
      – Organizzazione di sessioni informative/formative sul Ritorno Volontario Assistito rivolte ai principali stakeholder in Italia, al fine di rafforzare il network di segnalazione e creare capacity building sul territorio;
      – Attività di sensibilizzazione sull’opzione di RVA&R a favore di cittadini di paesi terzi;
      – Produzione e distribuzione di materiale informativo attraverso la realizzazione di volantini e di un video;
      – Attivazione del numero verde dedicato 800 004 006.

      Beneficiari del progetto:

      – Cittadini di Paesi terzi, vulnerabili e non, che in linea con la normativa europea e nazionale possono accedere alla misura del RVA&R;
      – Operatori pubblici e privati operanti nel settore in relazione alle attività informative/formative.
      - SCARICA IL MANUALE OPERATIVO RVA&R: https://italy.iom.int/sites/g/files/tmzbdl1096/files/documents/RIVOLARE/manuale-operativo-rvar.pdf

      Durata del progetto:

      Il progetto, attivo dal 2 gennaio 2024, ha una durata di 3 anni ed è gestito dall’Ufficio di Coordinamento dell’OIM per il Mediterraneo.

      Contatti dedicati:

      Per ulteriori informazioni si prega di contattare il numero verde 800 004 006 o l’Ufficio di Coordinamento dell’OIM per il Mediterraneo presso la sede di via Nomentana 201, interno 2, Roma; tel. 06 44 16 09 335/238, email: ritorno@iom.int.

      vidéo:
      https://www.youtube.com/watch?v=7WavbQwDRec

      https://italy.iom.int/it/rivolare-rete-ritorno-volontario-e-assistenza-alla-reintegrazione-attrave
      #propagande #vidéo

  • L’Irlande, cinquième pays de l’UE en termes de nombre de demandes d’asile par habitant - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70776/lirlande-cinquieme-pays-de-lue-en-termes-de-nombre-de-demandes-dasile-

    L’Irlande, cinquième pays de l’UE en termes de nombre de demandes d’asile par habitant
    Par La rédaction Publié le : 08/04/2026
    Avec 2,4 demandes d’asile pour 1 000 habitants, l’Irlande se place en cinquième position des pays de l’Union européenne en nombre de primo-demandeurs par rapport à sa population. La Somalie est la première nationalité, représentant plus d’un demandeur sur six. Même si les chiffres sont en baisse, comme partout en Europe, le gouvernement irlandais envisage pour 2026 des mesures de restriction de l’accueil et d’accélération des procédures. L’Irlande est le cinquième pays de l’Union européenne (UE) en termes de premières demandes d’asile reçues par habitant. Et ce, même si les chiffres de l’asile ont diminué de 30 %, passant de plus de 18 000 demandes reçues en 2024 à près de 13 000 en 2025 - ce qui constitue un retour aux seuils de 2022 / 2023. De nouveaux chiffres publiés fin mars par la Commission européenne montrent en effet que l’Irlande a reçu 2,4 demandeurs d’asile pour 1 000 habitants l’année dernière. Il s’agit du cinquième ratio derrière la Grèce (5,3 pour 1 000) ; Chypre et l’Espagne (2,9 toutes les deux) et le Luxembourg (2,6).
    Ce taux est en baisse : en 2024 avec ses 18 000 demandes reçues, l’Irlande comptait 3,4 demandeurs pour 1 000 habitants, détaille le média irlandais BreakingNews.ie : le pays se plaçait alors au troisième rang européen. Cette diminution s’inscrit dans un contexte plus large : l’Union européenne a connu une baisse générale des demandes d’asile de 27 % en 2025. Le taux moyen est alors passé de 2 à 1,5 demandes pour 1 000 habitants dans l’UE. Parmi les États-membres, seuls la Lettonie, la Lituanie et la Hongrie ont enregistré une légère augmentation du nombre de demandes d’asile.
    Malgré la baisse de la demande d’asile, le gouvernement irlandais compte bien faire entrer en vigueur cette année son nouveau projet de loi sur la protection internationale, qui prévoit un traitement plus rapide des demandes d’asile et des potentiels renvois. Cet important ensemble de réformes présenté fin 2025 prévoit, entre autres, que les demandeurs d’asile salariés reversent entre 10 et 40 % de leur revenu hebdomadaire aux frais d’hébergement - ce qui concernerait environ 7 500 personnes selon le ministre de la Justice, Jim O’Callaghan. Dans le cadre de ce projet de loi également, le gouvernement a durci les règles relatives au regroupement familial pour les réfugiés, en limitant la possibilité de faire venir leurs proches dans le pays. Ceux-ci devront patienter pendant trois ans avant que leur conjoint-e et leurs enfants puissent les rejoindre.
    Si le texte est adopté sans modification par le parlement, cette mesure entrera en vigueur avec le reste de la loi sur la protection internationale à la mi-2026. Une telle proposition gouvernementale « est cruelle » et va « directement à l’encontre de tout ce que nous devrions défendre en tant que pays », a réagi en février le porte-parole du Parti travailliste pour la justice, Alan Kelly.C’est que les conditions de vie des primo-arrivants sont déjà rudes. Fin février, la Haute cour de justice a condamné l’État irlandais à verser 9 500 et 6 000 euros à deux demandeurs d’asile - un Afghan et un Indien - qui avaient attaqué l’État en justice pour avoir été laissés sans abri à leur arrivée dans le pays en 2023, a rapporté l’Irish Times.
    Ces dernières années, en particulier en 2024 lors de la hausse des arrivées, les hommes seuls se sont de plus en plus retrouvés sans solution d’hébergement, le gouvernement mettant en avant la crise du logement et la saturation des centres d’accueil. « Pour aller faire nos besoins, nous devons marcher environ six kilomètres. On va dans une mosquée du centre-ville qui nous accepte », témoignait Sami*, un Afghan rencontré par InfoMigrants dans les rues de Dublin en 2024. « C’est tellement insupportable la vie ici, je suis à bout. Je me sens tout le temps triste ». En janvier 2026, 1 123 nouvelles demandes d’asile sont arrivées en Irlande, selon le dernier rapport mensuel des autorités de protection irlandaises. Soit légèrement plus (3,5%) qu’en janvier 2025. Pas moins d’un quart de ces demandes émanaient de ressortissants somaliens. La Somalie promet ainsi de se maintenir en tête des nationalités qui demandent l’asile dans le pays. Avec 2 015 demandes en 2025, le pays représente au moins un demandeur sur six en Irlande. Les nationalités qui suivent sont le Nigeria (1 910) ; le Pakistan (1 665) ; l’Afghanistan (1 290) et la Géorgie (865).
    Depuis septembre 2025, le gouvernement encourage les retours volontaires vers les pays d’origine, en gonflant l’aide financière dédiée. Les personnes choisissant de rentrer volontairement avant ou après avoir reçu une décision de première instance sur leur demande de protection peuvent désormais recevoir 2 500 euros d’aide par personne, et jusqu’à 10 000 euros maximum par famille.

    #Covid-19#migration#migrant#UE#irlande#asile#politiquemigratoire#sante#somalie#nigeria#pakistan#afghanistan#georgie

  • La Suisse rend des trésors pillés du Bénin

    La Suisse s’apprête à restituer au Nigeria 28 bronzes issus de l’ancien Royaume du Bénin, pillés lors de l’expédition britannique de 1897. Cette décision, fondée sur un travail inédit de recherche de provenance, marque une avancée significative dans les politiques de restitution et la reconnaissance des violences coloniales.

    https://mondafrique.com/loisirs-culture/la-suisse-rend-des-tresors-pilles-du-benin

    #nigeria

  • Newsroom – Il petrolio nel Delta del Niger. Perchè tutto dipende dallo Stretto di Hormuz
    https://irpimedia.irpi.eu/newsroom-nigeria-inquinamento-acqua-petrolio-allagamenti-infrastruttu

    Nel Delta del Niger il petrolio contamina l’acqua e arriva in tribunale in Italia. Intanto le tensioni nello Stretto di Hormuz mettono a rischio il flusso globale di energia L’articolo Newsroom – Il petrolio nel Delta del Niger. Perchè tutto dipende dallo Stretto di Hormuz proviene da IrpiMedia.

    #Ambiente #Inquinamento #Nigeria

  • Le Royaume-Uni et le Nigeria signent un accord pour faciliter les expulsions de migrants

    Londres et Abuja ont conclu un #accord, jeudi, pour accélérer les #expulsions de migrants en situation irrégulière, de #criminels_étrangers et de demandeurs d’asile #déboutés. Désormais, un simple document d’identité de remplacement, délivré aux personnes ne disposant pas d’un passeport valide, permettra d’être renvoyé au Nigeria.

    Jeudi 19 mars, le gouvernement britannique a annoncé avoir trouvé un accord avec le Nigeria pour faciliter l’expulsion de migrants en situation irrégulière vers ce pays d’Afrique de l’ouest, à l’occasion de la visite d’État du président nigérian Bola Tinubu au Royaume-Uni, la première pour un dirigeant nigérian en près de quarante ans.

    « Les personnes en situation irrégulière, les criminels étrangers et les demandeurs d’asile déboutés seront expulsés [du Royaume-Uni] beaucoup plus facilement » grâce à cet accord, a assuré le Home Office (ministère de l’Intérieur britannique), dans un communiqué publié jeudi.

    Désormais, plus besoin d’un #laissez-passer_consulaire pour renvoyer un migrant vers le Nigeria : un simple document d’identité de remplacement délivré aux personnes ne disposant pas d’un passeport valide sera reconnu « pour la première fois » par les autorités nigérianes, explique le Home Office. « L’un des principaux obstacles administratifs au #rapatriement des personnes est levé », s’est félicité le ministère.

    Le Royaume-Uni n’aura en effet plus à attendre que le Nigeria délivre des documents de voyage d’urgence lorsqu’il souhaite expulser une personne vers ce pays, le plus peuplé d’Afrique.

    « Le Nigeria est un partenaire clé dans notre lutte contre l’immigration irrégulière, car il représente le plus grand marché africain en matière de visas pour le Royaume-Uni et abrite des milliers de Nigérians qui ont construit leur vie ici », a souligné le ministre britannique chargé de la Sécurité des frontières et de l’Asile, Alex Norris. Selon les données du Home Office, le nombre annuel de retours vers le Nigeria a presque doublé, pour atteindre 1 150.

    Les « #retours_volontaires » et les expulsions de migrants en situation irrégulière et de criminels étrangers depuis le Royaume-Uni ont, quant à elles, atteint près de 60 000 depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement travailliste en juillet 2024.

    Le président nigérian #Bola_Tinubu et le Premier ministre britannique #Keir_Starmer « se sont aussi engagés à collaborer plus étroitement afin de renforcer la réponse du Royaume-Uni et du Nigeria face à la criminalité transnationale et au terrorisme », a indiqué Downing Street. Les deux pays vont également lancer des opérations conjointes pour lutter contre les réseaux de #passeurs et « les #gangs_criminels » qui « abusent des voies légales d’obtention de #visas » vers Londres.

    Un nouveau système de vérification des documents sera mis en place pour détecter les fraudes et l’authenticité des demandes de visas, détaille le Home Office. De son côté, le Nigeria s’est également engagé à revoir sa législation concernant les infractions en matière d’immigration.

    Lutte contre l’immigration irrégulière, le cheval de bataille de l’exécutif britannique

    « L’accord conclu aujourd’hui constitue une nouvelle étape dans notre mission visant à rétablir l’ordre aux frontières en veillant à ce que les personnes qui n’ont pas le droit de se trouver ici soient rapidement expulsées », a affirmé Alex Norris.

    Le gouvernement travailliste a fait de la lutte contre l’immigration irrégulière sa grande priorité. Pour dissuader les candidats à la traversée de la Manche, l’exécutif britannique a en effet considérablement durci sa politique migratoire.

    Londres a ainsi réduit la protection accordée aux réfugiés de cinq ans à trente mois. Ils seront « forcés de rentrer dans leur pays d’origine dès qu’il sera jugé sûr », avait déclaré la ministre de l’Intérieur #Shabana_Mahmood cet hiver. Finis aussi l’accès automatique aux #aides_sociales pour les demandeurs d’asile ou l’accès automatique au #regroupement_familial.

    Les étrangers devront également justifier de vingt ans de présence au Royaume-Uni - contre cinq actuellement - pour pouvoir rester indéfiniment au Royaume-Uni. En mars, les autorités britanniques ont aussi annoncé que l’hébergement et le soutien financier apportés aux demandeurs d’asile seraient retirés à partir du mois de juin pour les demandeurs d’asile qui enfreignent la loi, travaillent illégalement, ou peuvent subvenir eux-mêmes à leurs propres besoins.

    Le gouvernement a également durci les conditions d’obtention de visas et réduit le nombre de pays auxquels il en accorde. Londres avait d’ailleurs menacé, en novembre, de restreindre l’octroi de visas à l’Angola, la Namibie et la République Démocratique du Congo (RDC) - trois pays africains qu’il accuse de ne pas coopérer suffisamment pour réadmettre leurs ressortissants en situation irrégulière après qu’ils ont été déboutés de leur demande d’asile. Londres juge « inacceptable » leur faible coopération en matière d’expulsions.

    À partir du 26 mars, Londres va aussi cesser de délivrer des visas d’étude aux Afghans, Camerounais, Birmans et Soudanais, et des visas de travailleur qualifié aux Afghans. Car Londres estime que des « abus » sont commis par des personnes originaires de ces pays qui entrent au Royaume-Uni avec ces visas, mais qui demandent ensuite l’asile.

    Toutefois, cette multiplication de mesures restrictives ne découragent pas les candidats à l’exil à rejoindre les côtes anglaises. La première semaine de mars, un peu plus de 800 migrants ont traversé la Manche jusqu’en Angleterre, à la faveur d’une météo clémente, selon les chiffres du Home Office.

    D’après les données officielles, plus de 3 500 migrants sont arrivés au Royaume-Uni depuis le début de l’année. Ils étaient 41 472 en 2025, un chiffre record depuis 2022.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/70476/le-royaumeuni-et-le-nigeria-signent-un-accord-pour-faciliter-les-expul
    #Nigeria #externalisation #migrations #réfugiés #UK #Angleterre

  • Algérie. Des frontières qui tuent l’#économie des peuples du désert

    Avec plus de 6 700 kilomètres de frontières terrestres, l’Algérie fait face dans son grand Sud à un dilemme qu’aucune décision militaire ne peut trancher seule : comment sécuriser un territoire sans briser les sociétés qui le font vivre ?

    Mohammed a 28 ans et conduit des camions à #Tin_Zaouatine, l’une des bourgades algériennes les plus reculées, perchée à l’extrémité sud du pays, à quelques kilomètres du #Mali. Durant sa carrière de camionneur, il traversait souvent la frontière algéro-malienne pour acheminer des marchandises au nord du Mali. Depuis la prise du pouvoir des militaires à Bamako en 2021 et l’intensification des bombardements de l’armée malienne contre les groupes djihadistes, notamment dans la région de #Gao, et contre le #Front_de_libération_de_l’Azawad (#FLA) plus au nord, son activité s’est effondrée.

    « Nous vivons une abondance relative ici, dit-il, mais l’autre moitié de la famille et des proches au Mali ont été durement touchés. »

    Ce témoignage résume, mieux que n’importe quelle statistique, la fracture que vivent les populations frontalières du grand Sud algérien. D’un côté, un État qui sécurise ses #marges pour faire face à l’#instabilité chronique du #Sahel. De l’autre, des sociétés tribales dont les liens de sang, de #commerce et de culture enjambent les frontières depuis des siècles — et qui subissent de plein fouet chaque tour de vis sécuritaire.

    Des frontières qui n’ont jamais existé dans les esprits

    L’Algérie possède la plus longue frontière terrestre d’Afrique. Ses 6 734 kilomètres la connectent à sept pays voisins, dont le Mali (1 376 kilomètres), la #Libye (989 kilomètres) et le #Niger (956 kilomètres) — trois frontières particulièrement sensibles depuis l’effondrement de la Libye en 2011 et la déstabilisation progressive du Sahel.

    Mais sur le terrain, ces #lignes tracées par les États modernes se superposent à un tissu social et économique bien plus ancien, qui n’a jamais reconnu de séparations rigides. Les #Touaregs#Imuhagh dans leur propre langue — sont présents aussi bien dans le #Hoggar et le #Tassili algériens qu’en #Azawad malien ou dans l’#Aïr nigérien (voir carte ci-dessous). Les tribus arabes #Zaouïa, comme les #Kounta, jouent depuis des générations un rôle de médiation sociale et religieuse qui dépasse les frontières, et certains de leurs notables siègent encore aujourd’hui au Parlement algérien.

    Les #mariages_intercommunautaires entre l’Algérie, le Mali, le Niger et même jusqu’en Mauritanie au sud-ouest restent fréquents. Chaque crise diplomatique devient ainsi un fardeau social direct pour des #familles_éclatées de part et d’autre d’une #ligne_administrative. Le Sud algérien est aussi une #mosaïque_linguistique rare : on y parle l’#arabe et le #tamasheq, mais aussi des langues menacées comme le #korandje — mélange d’arabe, de berbère et de songhaï — ainsi que des dialectes #haoussa et #peul portés par les communautés frontalières et les flux migratoires.

    Le « #tahrib », une #économie_de_survie

    Dans ce contexte, la #mobilité_transfrontalière n’est pas un luxe mais une condition de survie. Pour les jeunes des zones reculées comme Tin Zaouatine, il n’existe souvent aucune autre perspective que d’intégrer les circuits du tahrib — terme qui désigne à la fois l’acte de « faire passer » et, plus largement, la #contrebande organisée. C’est ce que souligne Raouf Farrah, chercheur en géopolitique :

    "Concrètement, le tahrib consiste à exporter vers le Mali des produits algériens de première nécessité, souvent subventionnés : semoule, pâtes, carburant, électronique. Le différentiel de prix entre les deux pays rend ces flux extrêmement rentables pour les opérateurs locaux. Mais ils sont aussi vitaux pour les villes maliennes voisines comme #Tessalit ou #Kida."

    « le Nord-Mali, déconnecté des corridors logistiques de Bamako, dépend davantage de l’Algérie pour sa subsistance que de sa propre capitale. »

    Un chiffre suffit à mesurer l’ampleur du phénomène : selon les données de l’Office National des Statistiques (2018-2023), les exportations algériennes vers le Mali et le Niger sont inférieures à 2 millions de dollars par an (1,7 million d’euros). Ce chiffre dérisoire masque une économie parallèle structurée, animée par des réseaux touareg historiques — dont le chiffre d’affaires réel a cependant été divisé par trois depuis 2011.

    Trafic de documents d’identité

    « Les Nigériens, Tchadiens et Soudanais paient pour devenir algériens avec l’aide des habitants de la région », rapportent des témoins contactés par Maghreb Émergent. « Le processus consiste à se faire inscrire par des Algériens comme l’un des leurs, né dans le désert. Je suis au courant de ce trafic depuis 2006, mais on m’a récemment expliqué que ce ne sont pas seulement les Nigériens et les Maliens ayant des proches algériens qui utilisent cette démarche pour obtenir la #nationalité, les Tchadiens aussi y ont recours », raconte un témoin. « J’ai des proches là-bas, ils ont ces documents payés. »

    La #nationalité_algérienne coûte 600 000 FCFA (environ 1 000 euros) pour les Nigériens ou Maliens ayant des proches algériens, mais les Tchadiens paient 1 million de FCFA (1 500 euros), faute de réseau local.

    La problématique de l’accès à la nationalité dans les zones frontalières du Sud algérien repose, en premier lieu, sur l’héritage complexe du #tracé_colonial. Ce #découpage_territorial a fragmenté des communautés nomades, à l’instar des #tribus_touarègues, dont les structures sociales et les modes de vie s’affranchissent des frontières étatiques. Cette situation entrave la régularisation administrative de nombreuses familles et complexifie l’établissement des preuves d’allégeance nationale, certains individus refusant par ailleurs l’adhésion aux États malien ou nigérien.

    Parallèlement, le processus de #naturalisation fait l’objet de dérives systémiques impliquant des réseaux de coordination transfrontaliers entre le Mali, le Niger et la Mauritanie. Selon une source administrative, l’acquisition de la citoyenneté est désormais dénaturée par des pratiques corruptives où intermédiaires administratifs et magistrats facilitent des enregistrements frauduleux, souvent sous couvert de liens familiaux supposés avec des ressortissants subsahariens. Cette opacité structurelle occulte désormais la distinction entre les ayants droit légitimes et les bénéficiaires de manœuvres illicites.

    Quand la sécurité provoque des #crises_humanitaires

    La #militarisation progressive des frontières depuis 2011, puis les récentes tensions diplomatiques entre Alger et Bamako, ont asphyxié ces #échanges, avec des conséquences immédiates et sévères. Des blocus autour de villes comme #Gao et #Tombouctou ont conduit l’Algérie à suspendre momentanément ses #exportations. Le résultat a été sans appel.

    « L’absence de marchandises a provoqué une véritable #catastrophe_humanitaire et alimentaire », rappelle Akram Kharief — une situation si grave qu’elle a contraint Alger à reprendre les flux pour éviter le pire. C’est la démonstration par l’absurde de l’interdépendance de ces deux espaces : on ne peut pas fermer le robinet sans que des populations en meurent de soif.

    Pour les familles frontalières, la rupture prend une dimension encore plus personnelle. Elle brise les réseaux de solidarité traditionnels, met en péril des équilibres économiques construits sur des générations et transforme chaque décision politique prise à Alger ou à Bamako en tragédie familiale.

    Face à l’instabilité sahélienne, la traditionnelle #hospitalité du #désert résiste, mais se fissure. Les tribus frontalières continuent de traiter les exilés subsahariens avec humanité — eau, orientation, protection. Mais l’infiltration d’éléments djihadistes cherchant à se fondre dans le tissu tribal a profondément modifié l’équation sociale.

    « Cela place tout le monde sous suspicion », avertit Moussa, un exilé installé actuellement à Oran, dans l’ouest du pays, qui a travaillé pendant dix ans sur les routes transfrontalières entre le Mali et l’Algérie. Cette réalité a justifié, aux yeux des autorités algériennes, un renforcement du dispositif militaire qui limite drastiquement la #liberté_de_mouvement — y compris celle des populations locales qui n’ont rien à voir avec les réseaux armés.

    Une question existentielle sans réponse facile.

    Ces sociétés frontalières se trouvent aujourd’hui dans un étau. Coincées entre un État central qui, pour garantir sa sécurité, essaie de s’immuniser des réseaux djihadistes qui sévissent encore dans la région et une instabilité régionale qui ne montre aucun signe d’apaisement, elles font face à une question que ni Alger ni les capitales sahéliennes ne semblent vouloir poser ouvertement : peut-on sécuriser une frontière sans insécuriser la société qui la fait vivre ?

    Comme le formule sobrement une source locale : « La frontière administrative ne peut pas annuler l’unité sociale et économique. » La vraie question est de savoir si les États de la région en ont pris la mesure — avant qu’il ne soit trop tard.

    https://orientxxi.info/Algerie-Des-frontieres-qui-tuent-l-economie-des-peuples-du-desert

    #frontières #Algérie

  • Le Royaume-Uni et le Nigeria signent un accord pour faciliter les expulsions de migrants - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70476/le-royaumeuni-et-le-nigeria-signent-un-accord-pour-faciliter-les-expul

    Le Royaume-Uni et le Nigeria signent un accord pour faciliter les expulsions de migrants
    Par La rédaction Publié le : 20/03/2026
    Londres et Abuja ont conclu un accord, jeudi, pour accélérer les expulsions de migrants en situation irrégulière, de criminels étrangers et de demandeurs d’asile déboutés. Désormais, un simple document d’identité de remplacement, délivré aux personnes ne disposant pas d’un passeport valide, permettra d’être d’être renvoyé au Nigeria.
    Jeudi 19 mars, le gouvernement britannique a annoncé avoir trouvé un accord avec le Nigeria pour faciliter l’expulsion de migrants en situation irrégulière vers ce pays d’Afrique de l’ouest, à l’occasion de la visite d’État du président nigérian Bola Tinubu au Royaume-Uni, la première pour un dirigeant nigérian en près de quarante ans.
    « Les personnes en situation irrégulière, les criminels étrangers et les demandeurs d’asile déboutés seront expulsés [du Royaume-Uni] beaucoup plus facilement » grâce à cet accord, a assuré le Home Office (ministère de l’Intérieur britannique), dans un communiqué publié jeudi.
    Désormais, plus besoin d’un laissez-passer consulaire pour renvoyer un migrant vers le Nigeria : un simple document d’identité de remplacement délivré aux personnes ne disposant pas d’un passeport valide sera reconnu « pour la première fois » par les autorités nigérianes, explique le Home Office. « L’un des principaux obstacles administratifs au rapatriement des personnes est levé », s’est félicité le ministère. Le Royaume-Uni n’aura en effet plus à attendre que le Nigeria délivre des documents de voyage d’urgence lorsqu’il souhaite expulser une personne vers ce pays, le plus peuplé d’Afrique."Le Nigeria est un partenaire clé dans notre lutte contre l’immigration irrégulière, car il représente le plus grand marché africain en matière de visas pour le Royaume-Uni et abrite des milliers de Nigérians qui ont construit leur vie ici", a souligné le ministre britannique chargé de la Sécurité des frontières et de l’Asile, Alex Norris. Selon les données du Home Office, le nombre annuel de retours vers le Nigeria a presque doublé, pour atteindre 1 150.
    Les « retours volontaires » et les expulsions de migrants en situation irrégulière et de criminels étrangers depuis le Royaume-Uni ont, quant à elles, atteint près de 60 000 depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement travailliste en juillet 2024.
    Le président nigérian Bola Tinubu et le Premier ministre britannique Keir Starmer « se sont aussi engagés à collaborer plus étroitement afin de renforcer la réponse du Royaume-Uni et du Nigeria face à la criminalité transnationale et au terrorisme », a indiqué Downing Street. Les deux pays vont également lancer des opérations conjointes pour lutter contre les réseaux de passeurs et « les gangs criminels » qui « abusent des voies légales d’obtention de visas » vers Londres.
    Un nouveau système de vérification des documents sera mis en place pour détecter les fraudes et l’authenticité des demandes de visas, détaille le Home Office. De son côté, le Nigeria s’est également engagé à revoir sa législation concernant les infractions en matière d’immigration. « L’accord conclu aujourd’hui constitue une nouvelle étape dans notre mission visant à rétablir l’ordre aux frontières en veillant à ce que les personnes qui n’ont pas le droit de se trouver ici soient rapidement expulsées », a affirmé Alex Norris. Le gouvernement travailliste a fait de la lutte contre l’immigration irrégulière sa grande priorité. Pour dissuader les candidats à la traversée de la Manche, l’exécutif britannique a en effet considérablement durci sa politique migratoire. Londres a ainsi réduit la protection accordée aux réfugiés de cinq ans à trente mois. Ils seront « forcés de rentrer dans leur pays d’origine dès qu’il sera jugé sûr », avait déclaré la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood cet hiver. Finis aussi l’accès automatique aux aides sociales pour les demandeurs d’asile ou l’accès automatique au regroupement familial.
    Les étrangers devront également justifier de vingt ans de présence au Royaume-Uni - contre cinq actuellement - pour pouvoir rester indéfiniment au Royaume-Uni. En mars, les autorités britanniques ont aussi annoncé que l’hébergement et le soutien financier apportés aux demandeurs d’asile seraient retirés à partir du mois de juin pour les demandeurs d’asile qui enfreignent la loi, travaillent illégalement, ou peuvent subvenir eux-mêmes à leurs propres besoins.
    Le gouvernement a également durci les conditions d’obtention de visas et réduit le nombre de pays auxquels il en accorde. Londres avait d’ailleurs menacé, en novembre, de restreindre l’octroi de visas à l’Angola, la Namibie et la République Démocratique du Congo (RDC) - trois pays africains qu’il accuse de ne pas coopérer suffisamment pour réadmettre leurs ressortissants en situation irrégulière après qu’ils ont été déboutés de leur demande d’asile. Londres juge « inacceptable » leur faible coopération en matière d’expulsions.
    À partir du 26 mars, Londres va aussi cesser de délivrer des visas d’étude aux Afghans, Camerounais, Birmans et Soudanais, et des visas de travailleur qualifié aux Afghans. Car Londres estime que des « abus » sont commis par des personnes originaires de ces pays qui entrent au Royaume-Uni avec ces visas, mais qui demandent ensuite l’asile. Toutefois, cette multiplication de mesures restrictives ne découragent pas les candidats à l’exil à rejoindre les côtes anglaises. La première semaine de mars, un peu plus de 800 migrants ont traversé la Manche jusqu’en Angleterre, à la faveur d’une météo clémente, selon les chiffres du Home Office. D’après les données officielles, plus de 3 500 migrants sont arrivés au Royaume-Uni depuis le début de l’année. Ils étaient 41 472 en 2025, un chiffre record depuis 2022

    #Covid-19#migration#migrant#royaumeuni#nigeria#accordmigratoire#migrationirreguliere#routemigratoire#droit#sante

  • #Nigeria, la maledizione dell’acqua
    https://irpimedia.irpi.eu/nigeria-inquinamento-acqua-petrolio-allagamenti-infrastrutture

    Nella comunità di Aggah, in Nigeria, gli sversamenti di petrolio hanno avvelenato fiumi e falda. Quando piove, invece, l’area si allaga: secondo i residenti a causa di infrastrutture costruite male dalle compagnie petrolifere L’articolo Nigeria, la maledizione dell’acqua proviene da IrpiMedia.

    #Ambiente #Inquinamento

  • Ziguinchor : L’Antenne de la DNLT démantèle un réseau présumé de traite, trois femmes déférées
    https://www.dakaractu.com/Ziguinchor-L-Antenne-de-la-DNLT-demantele-un-reseau-presume-de-traite-tro

    Ziguinchor : L’Antenne de la DNLT démantèle un réseau présumé de traite, trois femmes déférées
    L’Antenne de la DNLT de Ziguinchor a procédé, le 03 mars 2026, au démantèlement présumé d’un réseau de traite de personnes opérant entre le Nigéria et le Sénégal. À l’issue d’une enquête ouverte à la suite d’une dénonciation anonyme, trois femmes identifiées sous les initiales G.E., B.I.C. et B.P. ont été déférées devant le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Ziguinchor pour association de malfaiteurs, traite des personnes, tentative d’exploitation sexuelle, proxénétisme et extorsion de fonds.
    Selon les éléments réunis par l’Antenne de la DNLT de Ziguinchor, une jeune Nigériane, désignée par les initiales U.M., aurait été recrutée en décembre 2025 après une promesse d’emploi présentée comme stable et mieux rémunérée au Sénégal. La victime, vendeuse de vêtements dans son pays d’origine, aurait accepté l’offre après avoir reçu la somme de 130 000 FCFA destinée à financer son transport vers Ziguinchor.
    À son arrivée, la situation aurait pris une tournure inattendue. Logée dans un appartement meublé au quartier Goumel, U.M. affirme qu’il lui aurait été imposé de se livrer à la prostitution afin de rembourser une dette fixée à 3 000 000 FCFA, correspondant prétendument aux frais engagés. L’Antenne de la DNLT de Ziguinchor indique que la victime déclare avoir versé 400 000 FCFA avant de contester le montant réclamé, jugé excessif.Face à son refus de poursuivre les paiements hebdomadaires de 50 000 FCFA, des tensions auraient éclaté, conduisant la jeune femme à quitter les lieux par crainte pour sa sécurité. Alertée, l’Antenne de la DNLT de Ziguinchor a immédiatement ouvert une enquête et procédé à l’interpellation de la principale mise en cause.
    L’exploitation du téléphone portable de G.E. aurait permis de mettre au jour des enregistrements audio confirmant l’existence de la dette de trois millions de FCFA. Confrontée à ces éléments matériels, elle aurait reconnu les faits et révélé l’existence d’un réseau structuré impliquant une recruteuse basée au Nigéria ainsi que ses complices B.I.C. et B.P., interpellées sur place. Les trois suspectes auraient admis leur collaboration dans le recrutement et l’acheminement de jeunes femmes vers le Sénégal.À l’issue de la procédure, l’Antenne de la DNLT de Ziguinchor a présenté les trois mises en cause au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Ziguinchor suivant procès-verbal n°0007/DNLT/ARZ du 03 mars 2026. Cette opération illustre la détermination des autorités à lutter contre les réseaux de traite et à protéger les victimes d’exploitation.
    Ziguinchor : L’Antenne de la DNLT démantèle un réseau présumé de traite, trois femmes déférées

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#nigeria#ziguinchor#traite#sante#droit#DNLT

  • Ziguinchor- Prostitution forcée et traite humaine : la « Madame Clothes » au cœur d’une mafia sexuelle démantelée… la mafia nigériane tombe
    https://www.dakaractu.com/Ziguinchor-Prostitution-forcee-et-traite-humaine-la-Madame-Clothes-au-coe

    Ziguinchor- Prostitution forcée et traite humaine : la « Madame Clothes » au cœur d’une mafia sexuelle démantelée… la mafia nigériane tombe
    Un vaste réseau de traite de personnes, de prostitution forcée et d’extorsion de fonds vient d’être mis hors d’état de nuire à Ziguinchor. Selon les révélations du quotidien Libération, l’antenne locale de la Division nationale de lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées (DNLT) a démantelé une véritable mafia sexuelle opérant entre le Nigéria et le Sénégal, avec à sa tête une femme surnommée « Madame Clothes ».
    D’après Libération, l’affaire éclate lorsque les enquêteurs apprennent qu’une ressortissante nigériane, Glory Ebangwu, alias « Gift », aurait recruté et convoyé au Sénégal une jeune compatriote identifiée comme U. Mercy, dans le but de l’exploiter sexuellement.
    La victime présumée aurait été logée dans un appartement meublé situé au quartier Goumel, à Ziguinchor, transformé en lieu de prostitution. Face à la gravité des accusations, la DNLT ouvre immédiatement une enquête pour établir les responsabilités.
    Entendue par les policiers, U. Mercy confirme sans équivoque les faits. Elle explique qu’elle vivait au Nigéria où elle vendait des vêtements lorsqu’une cliente régulière, se présentant sous le nom de « Madame Clothes », lui a proposé un emploi « légal, stable et mieux rémunéré » au Sénégal, via sa sœur Glory, installée à Ziguinchor.
    En difficulté financière, la jeune femme accepte. Glory lui envoie alors 130 000 Fcfa pour financer son transport terrestre vers le Sénégal. Mais à son arrivée, la réalité est brutale : aucune activité légale ne l’attend.
    Toujours selon Libération, la victime affirme avoir été contrainte à la prostitution, sous prétexte de rembourser une dette évaluée à 3 millions de Fcfa, censée couvrir les frais de transport et d’hébergement.Interpellée, Glory Ebangwu reconnaît avoir invité la victime au Sénégal, mais nie dans un premier temps l’existence de cette dette exorbitante, soutenant n’avoir réclamé que le remboursement des 130 000 Fcfa.
    L’exploitation du téléphone portable de la mise en cause va toutefois tout faire basculer. Les enquêteurs découvrent des messages vocaux WhatsApp accablants, dans lesquels la victime conteste la dette de 3 millions de Fcfa et menace de saisir la police.
    Confrontée à ces éléments matériels, Glory Ebangwu finit par passer aux aveux. Elle reconnaît avoir exigé la somme et révèle l’existence d’un réseau structuré, dirigé depuis le Nigéria par « Madame Clothes », chargée d’identifier les victimes.
    L’enquête met également en cause deux autres femmes : Blessing Iveren Chiahemba, alias « Sugar », et Blessing Pleasure, alias « Annabelle », interpellées dans les mêmes lieux. Toutes auraient collaboré dans le recrutement de jeunes femmes au Nigéria, leur acheminement vers le Sénégal et leur exploitation sexuelle, sous couvert de dettes financières artificiellement imposées.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#nigeria#traite#prostitution#sante#droit