• Nitrates : l’usine nucléaire de La Hague pollue plus qu’une mégaporcherie
    https://reporterre.net/Nitrates-l-usine-nucleaire-de-La-Hague-pollue-plus-qu-une-megaporcherie

    Qui a dit que le nucléaire était une énergie propre ? Selon l’association Robin des bois, l’usine de retraitement de #déchets_radioactifs de #La_Hague, en Normandie, polluerait autant qu’une #porcherie_industrielle de 100 000 porcs. Chaque année, elle rejette 2 000 tonnes de #nitrates directement dans la Manche. Ces substances chimiques sont issues de l’acide nitrique utilisé pour dissoudre les combustibles irradiés et pour séparer le plutonium, l’uranium et les produits de fission.

    #pollution #nucléaire

  • « Tout pour l’industrie ! Ingénieurs et technocrates, au temps lointain de De Gaulle -1965- ont décidé de faire de l’estuaire de la Loire le paradis de l’industrie lourde et de l’air empoisonné. Saint-Nazaire et sa région ont été délibérément jetés dans les hauts-fournaux de la pollution extrême. La vérité sur les cancéreux est en train de surgir, mais personne ne veut bouger : ni l’administration ni les industriels, ni les politiques. Plongée dans la mort prématurée. »
    Dans #charlieHebdo ce mercredi trois pages d’enquête par Fabrice Nicolino et Riss : Le grand mystère de l’air qui tue à Saint-Nazaire. La mortalité générale chez les hommes nazairiens est supérieure de 18 % à la moyenne nationale. Total, Cargill, Airbus, Air Liquide, Les Chantiers de l’Atlantique... la basse Loire (Montoir de Bzh) abrite 28 installations classées -susceptibles de polluer... dont 2 Seveso seuil bas et 3 seuil haut. Donges, sept installations classées. Préfecture, Sous-préfecture, DREAL, Direccte, muettes du sérail habituelles, of course ! A lire.

    • Nantes Révoltée - CRIMINALITÉ ENVIRONNEMENTALE : L’USINE YARA A DÉPASSÉ 410 FOIS LES SEUILS AUTORISÉS DE POLLUTION DANS LA LOIRE ET DANS L’AIR EN 2020
      https://nantes-revoltee.com/criminalite-environnementale-lusine-yara-a-depasse-410-fois-les-seu

      L’usine Yara fabrique, près de Saint-Nazaire, en bord de Loire, des produits chimiques pour les engrais. Les fameux #Nitrates d’Ammonium, ceux qui ont dévasté la ville de Beyrouth en 2020. A l’époque, autour de 2000 tonnes d’engrais azoté avaient rasé une partie de la capitale du Liban. Près de Saint-Nazaire, #Yara fabrique 600 000 tonnes d’engrais chaque année. Il s’agit de l’un des 13 pires sites industriels de France, qui « font encore l’objet d’incidents ou de non-conformités récurrentes » selon l’État.

      Non contente d’installer une #bombe_chimique dans l’Estuaire de la Loire, la firme qui est leader mondial des engrais de synthèse pollue massivement l’environnement, détruisant l’écosystème et mettant en danger nos vies. En 2020, Yara a déversé des quantités énormes de polluants dans la Loire. Alors qu’elle était déjà mise en cause depuis des années. L’usine a dépassé 410 fois ses seuils d’autorisation de pollution, un record. Un arrêté préfectoral mentionne 18 jours de #pollution à l’azote et 29 jours au phosphate venant des eaux industrielles ; pour les eaux pluviales, 256 jours à l’azote et 107 au phosphore.

      La multinationale sera-t-elle sanctionnée ? Pour ces 410 crimes environnementaux en une seule année, Yara va recevoir une amende de 61500 euros. Et encore, jusqu’à présent, elle n’avait même pas d’amende : impunité totale pour des années d’empoisonnement. 61 500 euros, c’est dérisoire pour l’entreprise qui affiche un chiffre d’affaire de 13 milliards. Autrement dit : pour Yara, il est plus rentable de saccager notre environnement vital que de ne pas polluer. Pendant que le discours ambiant appelle à faire des « petits gestes » individuels, des criminels qui font des maxiprofits sur la destruction du vivant reçoivent une gentille tape sur les doigts par les autorités.

      Bassin de Saint-Nazaire. Le fabricant d’engrais Yara de nouveau sanctionné pour pollution
      https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire-44600/bassin-de-saint-nazaire-yara-encore-sanctionne-pour-pollution-61-500-de
      [paywal]

  • Sur les algues vertes, la Cour des comptes met sévèrement en cause l’Etat et les élus bretons
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/11/la-cour-des-comptes-juge-severement-l-echec-de-la-lutte-contre-les-algues-ve


    Algues vertes dans la baie de Morieux (Côtes-d’Armor), le 29 avril 2021.
    PHILIPPE RENAULT / OUEST-FRANCE / MAXPPP

    Dans un rapport attendu fin juin, que « Le Monde » a pu consulter, les magistrats financiers analysent les raisons de l’échec de la lutte contre les marées vertes. Un problème sanitaire et environnemental qui empoisonne les côtes bretonnes depuis les années 1970.

    Inefficacité et manque d’ambition : ainsi pourrait se résumer le rapport que la Cour des comptes et la chambre régionale des comptes consacrent à la politique publique de lutte contre les proliférations d’algues vertes en Bretagne menée depuis 2010. La publication de cette coproduction est attendue fin juin, au moment des élections régionales, mais Le Télégramme en a déjà évoqué la teneur dans ses colonnes.

    Très documenté, fruit de deux ans de travail et d’une centaine d’auditions, ce document de près de six cents pages daté du 20 avril et que Le Monde a pu consulter risque d’animer la campagne électorale. Car il dresse un constat d’échec patent de la part de l’Etat, mais aussi des élus de la région, face à un problème sanitaire et environnemental qui empoisonne les côtes bretonnes depuis les années 1970.

    Les marées d’ulves nauséabondes dopées aux nitrates qui s’amoncellent en couche épaisse à la belle saison ne touchent pas que le littoral armoricain, elles s’étendent désormais du Calvados à la Charente-Maritime. Mais elles se concentrent aux trois quarts en Bretagne. Les pires années, jusqu’à 60 000 tonnes y ont été collectées, le volume cumulé de 2009 à 2020 s’élève à 461 630 tonnes. Les rapporteurs évoquent avec « précaution » « une tendance incertaine à la baisse » depuis 2007 sur les plages de sable, tout en observant un rebond en sens inverse depuis 2013.
    Et le phénomène s’étend vers le sud de la région : les échouements touchent désormais les zones de vasières du Morbihan, un département encore récemment épargné. Les magistrats financiers recommandent de traiter ces accumulations sans plus attendre, car les tas d’ulves en décomposition peuvent dégager de l’hydrogène sulfuré. Un gaz déjà responsable, rappellent-ils, de la mort de deux personnes qui couraient sur le littoral, d’un chauffeur de camion transportant des algues vertes, de chiens, d’un cheval…

    Modestie des moyens alloués
    « Les études scientifiques démontrent sans ambiguïté que les apports d’azote [qui se transforme en nitrates une fois dans l’eau] dans les baies d’algues vertes sont essentiellement d’origine agricole », résume le rapport. « Selon les bassins versants et les périodes, l’activité agricole contrôle de 90 % à 98 % de ce flux d’azote » qui s’échappe vers les nappes souterraines, les sols et les rivières par le biais des épandages d’engrais chimiques ou organiques – lisiers, fumiers… –, et les concentrations de bovins. Il s’agit donc du « seul levier d’action permettant de limiter les proliférations des algues vertes à l’heure actuelle ».

    • L’origine des marées vertes est donc clairement identifiée, leurs localisations aussi : elles se concentrent dans huit bassins versants des Côtes-d’Armor et du Finistère qui collectent à eux seuls 92 % des algues en excès de Bretagne. Pourtant, la résolution du problème piétine depuis bientôt un demi-siècle. La Cour des comptes analyse méthodiquement les raisons de ce fiasco et désigne les responsables.

      D’abord, les agriculteurs de ces huit bassins versants auprès de qui un sondage a été organisé pour l’occasion. Ils sont encore 41 % à répondre que les installations d’assainissement des communes côtières seraient en cause dans les proliférations d’ulves et seulement 6 % envisagent une réduction des cheptels bretons comme pouvant constituer une partie de la solution. Les magistrats reconnaissent et saluent néanmoins « le changement généralisé des mentalités et l’évolution des pratiques qui sont intervenus depuis les années 2000, après plusieurs décennies d’incitations des agriculteurs au productivisme par la quasi-totalité des acteurs institutionnels, sans prise de conscience des conséquences environnementales ».

      Ils se montrent plus sévères vis-à-vis de l’Etat, qui apporte 43 % des financements, et de l’agence de l’eau Loire-Bretagne (27 %). Alors que la Cour des comptes est généralement prompte à dénoncer les excès de dépenses publiques, elle souligne cette fois la modestie des moyens alloués aux deux plans de lutte contre la prolifération des algues vertes (PLAV) de 2010 à 2019.

      Les engagements de ces deux bailleurs ajoutés à ceux de la région, des départements, de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise d’énergie et des chambres d’agriculture se sont élevés à 150 millions d’euros, pour des dépenses réelles de 109 millions. Ces sommes apparaissent « dérisoires si on les compare au montant des aides du premier pilier de la PAC [politique agricole commune] en Bretagne » – entre 435 millions et 614 millions d’euros par an ces six dernières années.

      Aucun effort de prévention exigé

      Au total, avec le recours des fonds européens, 50 millions d’euros sont réellement allés à la prévention des fuites d’azote d’origine agricole entre 2010 et 2019. Une bonne partie des 59 millions restants a été consacrée au ramassage des ulves. Dans cette enveloppe, 16 millions d’euros ont contribué à améliorer l’assainissement et soutenir le développement de la méthanisation durant le premier plan. Cette dernière initiative s’étant révélée contre-productive sur le front des nitrates, elle n’a pas été reconduite.

      C’est l’un des principaux reproches énoncés : l’Etat, l’agence de l’eau comme la région – compétente pour le développement économique – accordent leurs aides sans exiger d’effort de prévention de l’environnement en retour. Exemples à l’appui, les magistrats montrent « le manque d’implication » des filières agroalimentaires. Très présentes en Bretagne, y compris dans les baies les plus contaminées, leurs grandes coopératives ne se mobilisent pas pour soutenir des initiatives qui permettraient de développer de nouvelles productions moins dommageables pour les territoires.

      Les services de l’Etat en région n’ont pas non plus de réponse face aux fermes, dont les pratiques d’épandage ou la saturation des fosses à lisier ruinent les efforts vertueux de leurs voisins. D’une part, il n’est pas prévu de « renforcement crédible des obligations réglementaires », notent les rapporteurs. D’autre part, le nombre des contrôles a chuté de 73 % depuis 2010, notamment parce que les effectifs des agents se sont réduits de 24 %. Le niveau d’infractions pour non-conformité constaté dans la moitié des exploitations est lui resté à peu près stable.

      Le rapport insiste aussi sur le manque de contrôle a priori. Lorsqu’un exploitant demande à étendre son troupeau ou bien à créer un nouvel élevage, l’autorisation lui est généralement donnée automatiquement, sans étude environnementale, même dans un canton qui croule déjà sous les lisiers. Normal : sous un certain seuil, il n’y a pas d’instruction du dossier. « Sur demande de la profession agricole », ceux-ci sont passés à partir de 2013 de 450 à 2 000 porcs par exploitation, de 30 000 à 40 000 volailles, et de 200 à 400 vaches.

      Coordination défaillante

      En outre, il n’existe aucun statut particulier pour les huit baies « algues vertes », où les « services de l’Etat ne conditionnent donc pas » leur autorisation d’augmentation des cheptels à des mesures de prévention de la qualité de l’eau. On apprend au passage que ces derniers n’ont pas accès à des bases de données nationales d’identification des porcs et des volailles. Ce serait pertinent, mais le ministère de l’agriculture qui les détient ne leur en donne pas l’accès, malgré la demande de la préfète de Bretagne.

      Malgré tout, entre 1995 et 2013, la teneur moyenne des nitrates dans les cours d’eau bretons est passée de 47,2 mg/litre à 35,4 mg/litre, puis a ralenti pour atteindre 31,7 mg/litre en 2019. Quels taux faudrait-il atteindre pour réduire de moitié les proliférations d’ulves ? Sans doute entre 10 mg/litre et 25 mg/litre, mais on ne le sait toujours pas avec précision. Le rapport lie davantage cette baisse globale à une prise de conscience collective plutôt qu’à l’effet des PLAV.

      Car l’action publique pâtit encore d’une coordination défaillante entre les différents acteurs chargés de menés une politique « aux objectifs mal définis » ; d’une gestion foncière qui ne joue pas le jeu des installations en bio ; d’un manque de volonté politique des élus locaux. Sans guère d’incitations financières ni contraintes réglementaires, et faute d’indicateurs, il se révèle néanmoins malaisé de mesurer l’impact réel des PLAV. Les magistrats suggèrent de ne pas les transposer à d’autres sites et de leur préférer les règles de droit commun. Leur absence d’ambition et de résultats sur une souhaitable amélioration de la qualité des eaux expose la France à une nouvelle mise en demeure de la part de la Commission européenne.

      #agroalimentaire #élevage_industriel #Bretagne #pollution

  • Un rapport constate l’échec des plans de lutte contre les #algues_vertes
    https://reporterre.net/Algues-vertes-un-rapport-constate-l-echec-des-plans-de-lutte

    En un mot : inefficaces. Le constat de la #Cour_des_comptes et de la chambre régionale des comptes de #Bretagne est clair : les deux plans de lutte contre les algues vertes mis en place depuis vingt ans [1] ne fonctionnent pas. Objectifs mal définis, acteurs peu mobilisés, contrôles peu nombreux, avis scientifiques manquants… Les plans n’ont pas eu d’effet significatif sur les marées vertes. C’est le journal Le Télégramme qui a révélé l’information dans son édition du 29 avril : il a pu consulter une version non définitive du rapport, à paraître fin juin, après les élections régionales et a publié les éléments clefs du travail d’enquête mené depuis deux ans par les deux instances.

    #agriculture_intensive #nitrates

  • #Bernard_Ronot préserve notre patrimoine pour sauver l’agriculture durable

    Bernard Ronot s’est engagé pour la force de vie des semences anciennes en conservant 200 variétés de blés. Le principe consiste à planter en permanence ces variétés. Chaque année Bernard offre ces semences aux paysans volontaires qui préservent à leur tour ce patrimoine de l’humanité.

    Bernard a ainsi fondé l’association #Graines_de_Noé (http://www.graines-de-noe.org).
    Agriculteur de 83 ans, il raconte la #Révolution_Verte de l’agriculture d’après-guerre, utilisatrice d’intrants chimiques, dans laquelle il s’est engagé à 100%.

    Ce documentaire est surtout l’histoire d’une #prise_de_conscience et d’un retour, après 30 ans de cultures intensives, à un choix d’une agriculture vivante et naturelle. L’histoire d’une #reconquête et d’un engagement pour la #conservation_des_semences anciennes de blé. L’histoire d’un cheminement, d’un modèle d’agriculture à un autre pour redécouvrir le sens du mot « #paysan » : celui avant tout de nourrir le monde.

    https://vimeo.com/138429645

    Bernard Ronot :

    « (La révolution verte) ça a été un restant des guerres sur toute la ligne. Si le nitrate est un explosif, les fongicides sont des restants des gaz de guerre. Tout ce qui a fait éclater l’agriculture, c’est le restant des guerre. Les énergies de guerre qui ont été maîtrisées par l’homme quand ils ont arrêté de se battre, elles étaient toujours existantes »

    La science est indispensable pour faire évoluer. On a besoin des chercheurs. Si ils ont des têtes et des neurones développées, c’est pas par hasard. C’est eux qui font évoluer une société. Mais il faut la faire évoluer dans l’#indépendance de l’homme, et pas dans la #dépendance.

    La société c’est qui ? C’est d’abord nous, c’est pas les autres. C’est nous. Et la société du bas, c’est nous, individuellement. Et si nous on croit à ce qu’on fait, si on croit vraiment à ce qu’on fait, rien peut nous démonter. Si on se met en unité avec la #nature... les plantes, la terre, les animaux et bien des hommes silencieux, attendent. Ils sont prêts à partir, mais ils sont silencieux.

    « La transmission de la vie, c’est la semence. Il faut rentrer dans l’#action. (...) Si nous avons la chance d’avoir compris quelque chose, notre travail c’est de savoir comment le transmettre. On peut avoir le meilleur langage du monde, mais si il n’y a pas réceptivité en face, ça ne fait rien. »

    « Dans la vie nous sommes des #locomotives. Ou nous sommes le voyageur sur le quai, ou nous sommes le wagon, ou nous sommes la locomotive. Il faut savoir où on va. Si nous avons la chance de savoir où on va, nous avons le devoir d’être une locomotive, qui va peut-être doucement, qui va lentement et qui va surement. »

    « J’étais un #exploitant_agricole et je suis devenu un agriculteur. Dans tout domaine de la société nous avons des #arts. Nous devons être des artistes. Et l’agriculture c’est l’art de la #terre. »

    #agriculture #semences #blé #nitrates #paysannerie #vulpin #fertilisants #oligo-éléments #champignon #rendement #fongicides #pucerons #insecticides #guerre #restant_de_guerre #énergies_de_guerre #se_remettre_en_cause #reconversion #semences_anciennes #dégustation_du_pain #conservatoires #circuit_lent #agriculture_biologique #rendements #valeur_énergétique #prise_de_conscience #circuits_courts #céréaliculture #gratuité #endettement #recherche_fondamentale #science #partage

  • Algues vertes | Les maires du Morbihan pressés d’agir | Eau et Rivières de Bretagne
    https://www.eau-et-rivieres.org/algues-vertes-morbihan-prefet-conseil-maire

    Eau et Rivières de Bretagne se félicite de la prise en compte du problème des marées vertes dans le Morbihan - il était temps - et invite les maires concernés à appliquer au plus vite les mesures conseillées. Ce département n’est en effet pas directement concerné par le volet préventif du Plan de lutte contre les algues vertes (Plav), ce qui ne l’exonère pas de mettre en oeuvre pleinement son volet curatif (ramassage et information). Le phénomène des #marées_vertes étant de la responsabilité de l’État et à son laisser-faire dans l’intensification agricole et ses surplus azotés (comme jugé par le tribunal administratif le 23 octobre 2007), le coût du ramassage des algues et les frais d’affichages des messages d’alerte doivent être assumés entièrement par l’État, sauf à appliquer le principe de pollueur-payeur et que les coûts des dispositifs de protection de la population soient supportés par les pollueurs et non par les contribuables ?

    Dans son courrier, le préfet du Morbihan n’aborde pas le fond du problème. Car si les #algues_vertes se développent, c’est bien à cause des #nitrates. Or, qui a autorisé de nombreuses dérogations d’épandage en ce printemps ? Qui donne les autorisations pour la création ou l’extension de fermes usines ? C’est ce même préfet ! Aujourd’hui, pour que cesse cette hypocrisie, pour se mettre en cohérence avec les efforts demandés aux communes, Eau et Rivières de Bretagne exhorte donc le représentant de l’État en Morbihan à agir et à mettre fin aux extensions d’élevages et engager réellement la transition vers l’agroécologique.

    https://www.eau-et-rivieres.org/les-algues-vertes-debarquent-en-morbihan


    #Bretagne

  • La Banque mondiale tire la sonnette d’alarme sur la pollution de l’eau

    La qualité de l’eau, polluée par les nitrates, les métaux lourds et
    les microplastiques, est devenue « une crise invisible » qui touche
    pays riches comme pays pauvres, s’alarme la Banque mondiale dans un rapport publié mardi.

    « Cette mauvaise qualité de l’eau peut coûter jusqu’à un tiers de la
    croissance économique potentielle dans les régions les plus touchées, affirme l’institution de développement.

    Son président, David Malpass, a appelé les gouvernements « à prendre des mesures urgentes pour s’attaquer à la pollution de l’eau afin que les pays puissent croître plus vite d’une façon plus durable et équitable ».

    Pays riches comme pays pauvres subissent de hauts niveaux de pollution de l’eau, rappelle le rapport publié mardi, intitulé Qualité inconnue : « Il est clair que le statut de pays à haut revenu n’immunise pas contre des problèmes de qualité de l’eau. »

    – Lire la suite de l’article de Virginie Montet - Agence France-Presse
    à Washington sur le site du quotidien Canadien Le Devoir, 21 août
    2019 ;

    https://www.ledevoir.com/societe/environnement/560999/la-banque-mondiale-tire-la-sonnette-d-alarme-sur-la-pollution-de-l-eau-une

    • @reka pour la photo

      Même la Banque Mondiale ?! OK, alors je l’ajoute à la troisième compilation :
      https://seenthis.net/messages/680147

      #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène
      –---------------------------------------------------------
      Le texte en entier pour éviter le 1/2 #paywall :

      La Banque mondiale tire la sonnette d’alarme sur la pollution de l’eau
      Virginie Montet, Le Devoir, le 21 août 2019

      La qualité de l’eau, polluée par les nitrates, les métaux lourds et les microplastiques, est devenue « une crise invisible » qui touche pays riches comme pays pauvres, s’alarme la Banque mondiale dans un rapport publié mardi.

      Cette mauvaise qualité de l’eau peut coûter jusqu’à un tiers de la croissance économique potentielle dans les régions les plus touchées, affirme l’institution de développement.

      Son président, David Malpass, a appelé les gouvernements « à prendre des mesures urgentes pour s’attaquer à la pollution de l’eau afin que les pays puissent croître plus vite d’une façon plus durable et équitable ».

      Pays riches comme pays pauvres subissent de hauts niveaux de pollution de l’eau, rappelle le rapport publié mardi, intitulé Qualité inconnue : « Il est clair que le statut de pays à haut revenu n’immunise pas contre des problèmes de qualité de l’eau. »

      « Non seulement une diminution de la pollution ne va pas de pair avec la croissance économique, mais l’éventail de polluants tend à augmenter avec la prospérité d’un pays », note le document.

      Ainsi, aux États-Unis, un millier de nouveaux produits chimiques sont déversés dans l’environnement chaque année, soit trois nouveaux types de produits chaque jour.

      La Banque mondiale appelle dans ce rapport à mieux savoir mesurer la qualité de l’eau dans le monde et à ce que cette information soit systématiquement diffusée au public. « Les citoyens ne peuvent pas agir s’ils ne sont pas informés de la situation », dit le rapport.

      Il rappelle que plus de 80 % des eaux usées dans le monde — 95 % dans certains pays en développement — sont déversées dans l’environnement sans être traitées.

      « Peu de pays en développement surveillent correctement la qualité de l’eau », déplorent aussi les auteurs.

      La Banque mondiale estime qu’il y a « un besoin urgent pour d’importants investissements dans des usines de traitement des eaux, spécialement dans les régions très peuplées ».

      Parmi les polluants les plus répandus et dangereux, le rapport cite l’azote qui, utilisé dans les fertilisants pour l’agriculture, se répand dans les rivières, les lacs et les océans, se transformant en nitrates. Ceux-ci sont responsables d’une destruction de l’oxygène dans l’eau (hypoxie) et de l’apparition de zones mortes.

      Les dépôts d’azote oxydé peuvent être fatals aux enfants, affirme le rapport, comme dans le cas du syndrome du bébé bleu, où trop de nitrates ingérés par l’eau potable entraînent un manque d’oxygène dans le sang.

      Une étude menée dans 33 pays en Afrique, en Inde et au Vietnam a montré que les enfants exposés à de hauts niveaux de nitrates pendant leurs trois premières années grandissaient moins.

      « Une interprétation de ces conclusions suggère que les subventions pour financer les engrais entraînent des dommages pour la santé humaine qui sont aussi grands, peut-être même plus grands, que les bénéfices qu’ils apportent à l’agriculture », ajoute le rapport.

      La salinité des eaux dans les zones côtières de faible altitude, sur des terres irriguées et en zone urbaine, a aussi des impacts nocifs pour la santé, notamment celle des enfants et des femmes enceintes.

      Le problème est particulièrement aigu au Bangladesh, où 20 % de la mortalité infantile dans les régions côtières est attribuée à l’eau salée.

      La pollution par les microplastiques est aussi détectée désormais dans 80 % des sources naturelles, 81 % des eaux du robinet municipales et dans 93 % des eaux embouteillées, relève encore la Banque mondiale. Elle regrette qu’on ne dispose pas encore de suffisamment d’informations pour déterminer le seuil à partir duquel ces polluants sont inquiétants pour la santé.

      Au rang des polluants dangereux figurent aussi les métaux lourds comme l’arsenic, qui contamine les eaux de régions où il y a une activité minière comme au Bengale — en Inde —, dans le nord du Chili ou en Argentine.

      Le plomb en fait partie avec « l’exemple grave et récent de Flint au Michigan » (nord des États-Unis). En 2014, en changeant son approvisionnement en eau à partir de la rivière Flint au lieu du lac Huron, la ville a utilisé une eau plus acide qui a corrodé les tuyaux de plomb, exposant la population à une intoxication à ce métal. Chez les enfants, le plomb peut altérer le développement du cerveau.

  • Le vrai cout de la #viande pas chère : pauvre #cochon, riche affaire

    Depuis une dizaine d’années, les producteurs de porcs d’outre-Rhin jouissent de subventions massives accordées par Berlin pour accélérer l’industrialisation des exploitations. Aujourd’hui, le pays est devenu autosuffisant et inonde l’Europe à prix cassé. Le marché est dominé par une poignée d’entreprises qui pratiquent l’économie d’échelle grâce à l’automatisation, et entassent des dizaines de milliers de bêtes gavées d’antibiotiques dans des hangars sur caillebotis, coupés de la lumière du jour. Si cette viande est si bon marché, c’est aussi en raison du droit du travail allemand, qui permet aux grands abattoirs d’employer des ouvriers détachés venus d’Europe de l’Est et payés au rabais

    https://www.youtube.com/watch?v=L6MrcGNTJak


    #film #documentaire #Seehofer #industrie_agro-alimentaire #viande #travail #exploitation #Allemagne #prix #élevage #élevage_industriel #cochons #porc #exportation #travail_intérimaire #fertilisants #environnement #lisier #nitrates #eau_potable #nappe_phréatique #pollution #santé #cancer #France #abattoir #sous-traitance #dumping_salarial #travailleurs_étrangers #travailleurs_détachés #bactéries_multi-résistants #label #Roumanie #paysannerie #antibiotiques #métaphylaxie #Germanwatch #colistine #Suède #alimentation #travailleurs_détachés #épandage

  • Les Pieds sur terre par Sonia Kronlund
    Journal breton - saison 2 (2/6) : Des nouvelles des voisins
    21/09/2017
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/journal-breton-saison-2-26-des-nouvelles-des-voisins


    Journal breton d’Inès Léraud

    Dans les terres bretonnes, les habitants d’un village s’organisent pour accueillir des migrants. Un peu plus loin sur la côte, Yves-Marie Lelay se bat contre les marées vertes depuis 15 ans et grâce à lui, le dernier mort probable des algues vertes, un homme retrouvé inanimé dans l’estuaire du Gouessant en septembre 2016, n’est pas passé inaperçu.

    #algues_vertes

  • Le « château d’eau » du Finistère menacé par l’épandage d’une ferme-usine
    https://reporterre.net/Le-chateau-d-eau-du-Finistere-menace-par-l-epandage-d-une-ferme-usine

    Hélas, ce bel environnement est fortement menacé, car la #Bretagne, qui concentre une grande partie de l’industrie agricole française tant en #porcs qu’en #volailles, n’a pas encore tiré les leçons de ses erreurs. Et contre toute attente, les autorités de cette région continuent à accorder des autorisations d’extension d’exploitations agricoles et, par conséquent, des autorisations d’épandage des déjections des animaux. Les terres #épandables se faisant de plus en plus rares, les industriels de l’agriculture (on ne parle plus d’agriculteurs !) doivent aller de plus en plus loin de leur exploitation pour trouver d’autres endroits à polluer.

    C’est ainsi que sont arrivées dans plusieurs mairies des monts d’Arrée, pour enquête publique, des demandes d’épandage pour le compte d’une #ferme-usine passant de 65.000 à 250.000 poulets (destinés à l’exportation au Moyen-Orient). Cette exploitation est située sur la commune du Tréhou, à environ 30 kilomètres des surfaces destinées à l’épandage… Dans le dossier présenté, il est fait mention de la possibilité de création, à terme, d’un deuxième poulailler !

    ...

    De plus, il nous a également précisé que c’était le préfet qui prenait la décision ultime, et qu’il n’était pas obligé de suivre les recommandations des commissaires-enquêteurs !

    #agro-industrie #ne_pas_savoir_s'arrêter #eau #pollution #monts_d’Arrée

  • #Algues_vertes : des échouages massifs et très précoces cette année
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/04/26/algues-vertes-des-echouages-massifs-et-tres-precoces-cette-annee_5117984_324

    Les marées vertes actuelles correspondent aux fortes concentrations d’algues observées en octobre-novembre 2016, elles-mêmes dopées par un printemps précédent pluvieux. Les #ulves sont restées à végéter dans les baies à une taille réduite durant cet hiver calme et ensoleillé, avant de bénéficier du coup de pouce des #nitrates issus de l’#agriculture intensive en mars-avril. « Même s’il reste quelques subtilités, il n’y a plus aucun mystère sur les paramètres qui conduisent à des proliférations plus ou moins prononcées », résume Sylvain Ballu, chargé de ce dossier épineux au CEVA.

  • La nouvelle cartographie des cours d’#eau menace l’intérêt général
    https://reporterre.net/La-nouvelle-cartographie-des-cours-d-eau-menace-l-interet-general

    Comme Reporterre vous le racontait hier, près d’un cours d’eau sur cinq pourrait être déclassé en fossé ou ravine… et ainsi sortir du cadre protecteur de la #loi sur l’eau. « C’est principalement le cas des têtes de bassin, notamment celles des petites rivières », précise Bernard Rousseau, spécialiste de l’eau à France nature environnement (FNE). Ces têtes de bassin sont constituées de rus, de ruisseaux et d’aubettes qui représentent l’arborescence — le chevelu — en amont des rivières et des fleuves.

    Ce #chevelu, bien qu’épars et instable, joue un rôle écologique fondamental. Refuge de #biodiversité, il détermine, de par sa position en amont, la qualité de l’eau en aval. C’est pourquoi « l’enjeu principal est par rapport aux zones de #traitement : au bord des cours d’eau, les traitements phytosanitaires sont très réglementés, ce n’est pas le cas auprès des simples fossés », résume Bernard Rousseau. La directive #nitrates de 1991, l’arrêté de 2006 sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, puis le Grenelle de l’environnement préconisent ainsi des zones non traitées et des bandes enherbées de cinq mètres minimum aux abords des points d’eau. Loin d’être symboliques, ces bandes sans pesticide permettent de maintenir un filtre vert, une « zone tampon », afin de limiter les transferts de produits phyto vers les eaux de surface. Ce sont de petites stations d’épuration. L’équation est donc simple : sans zone libre d’épandage, les cours d’eau déclassés vont voir la concentration en pesticides augmenter. « Si l’on se met à traiter en amont, ça se retrouvera en aval. C’est la qualité de notre chevelu qui fait la qualité des cours d’eau », conclut Henri Delrieu, de l’association environnementale Le Chabot.

    #permis_de_polluer comme des #gorets #FNSEA
    Premier épisode https://seenthis.net/messages/573478
    Deuxième épisode https://seenthis.net/messages/573892

    • L’#eau du robinet polluée pour près de trois millions de consommateurs
      http://france3-regions.francetvinfo.fr/centre/loiret/eau-du-robinet-polluee-pres-trois-millions-consommateur

      Les #pesticides sont « de loin » la première cause de non conformité. Ils contaminent l’eau de 2 millions de consommateurs, principalement ruraux, dans les régions d’agriculture intensive.

      « Les molécules retrouvées sont essentiellement des herbicides », comme l’atrazine, un herbicide « désormais interdit mais (...) particulièrement rémanent dans l’environnement », précise l’UFC.

      Les #nitrates, quant à eux, polluent l’eau de près de 200.000 consommateurs, en particulier dans le Loiret, la Seine-et-Marne, l’Yonne, l’Aube, la Marne, le Pas-de-Calais et la Somme.

      Troisième pollution : des « contaminations bactériennes dues aux défauts de surveillance ou à la vétusté des installations ». Elles concernent 200.000 personnes et touchent surtout les petites communes rurales de montagne (Alpes, Massif central, Pyrénées).

      L’UFC-Que Choisir alerte aussi sur la présence de « composants #toxiques » dans les canalisations des logements : du plomb, du cuivre, du nickel ou du chlorure de vinyle, « relargués par des canalisations vétustes ou corrodées ». Cette pollution est mal mesurée, du fait d’"un très faible nombre de prélèvements" qui « ne permettent pas de connaître l’exposition réelle des consommateurs ».

      L’ONG juge ces pollutions « d’autant moins acceptables que l’alerte est donnée depuis longtemps et que les bons remèdes ne sont toujours pas appliqués ».

      Si l’eau du robinet est presque partout conforme aux normes, « ce n’est pas parce que l’agriculture aurait amendé ses pratiques » mais à cause d’une « coûteuse dépollution financée à 87% par les consommateurs et seulement à 6% par les agriculteurs », affirme-t-elle.

      L’association réclame l’application du principe « pollueur-payeur » par une augmentation de la taxation des pesticides et des engrais azotés, « un audit national » des composants toxiques des canalisations et une aide aux particuliers pour remplacer leurs canalisations en cas de pollution au plomb.

      « Un Français sur cinq n’a pas confiance en l’eau du robinet (...) et un sur deux privilégie l’eau en bouteille », a déploré le président de l’association, Alain Bazot, au cours d’une conférence de presse téléphonique.

      Pourtant, « la qualité de l’eau est très largement au rendez-vous », a-t-il souligné. En outre, selon l’association, à 0,4 centime d’euro le litre, l’eau du robinet est 65 fois moins chère en moyenne que celle en bouteille.

      La fabrication des bouteilles en plastique génère, elle, 360 fois plus de gaz à #effet_de_serre. Elles parcourent en moyenne 300 km avant d’arriver sur nos tables et génèrent 150.000 tonnes de #déchets d’emballages par an, selon l’UFC-Que Choisir.

  • #Eau : « il faut une prise de conscience » - 11/04/2015 - ladepeche.fr
    http://www.ladepeche.fr/article/2015/04/11/2085317-eau-il-faut-une-prise-de-conscience.html

    Si le préfet Jean-Marc Sabathé se dit « très heureux dans le Gers », il souligne : « Le sujet le plus délicat est sûrement celui de la gestion de l’eau. D’abord parce que nous ne maîtrisons pas la #ressource. Ensuite parce que, sur le volet qualité des eaux, le Gers est très en deçà des moyennes nationales et régionales. Il y a deux problématiques : la qualité de l’eau dans les rivières et celle de l’eau potable dans les #captages. J’encourage donc les collectivités à revoir leurs réseaux d’adduction d’eau, et le fait que les captages choisis soient les plus sains, les plus durables. Par ailleurs, nous n’avons pas, dans nos eaux, toutes les problématiques qu’ont les départements d’aval, c’est-à-dire les #pollutions industrielles ou médicamenteuses. Donc c’est vrai que l’on regarde tout particulièrement la présence des #nitrates... parce que nous n’avons pas d’autres pollutions. Mais je veux dire que les nitrates sont utiles aux agriculteurs, donc il faut trouver un équilibre. »

    Un authentique discours de faux-cul quand on sait que la quasi totalité de la pollution vient de l’agriculture et que l’essentiel du cout de dépollution retombe sur les ménages qui subissent une eau qui n’est potable que si on décide de n’être pas trop regardant.

    Car, qu’on ne s’y trompe pas, pour la représentante, « la prise de conscience doit être collective : les agriculteurs, certes, mais aussi les industriels, les pouvoirs publics… et les consommateurs. Si les gens demandent aux agriculteurs des produits sans défaut et passent des heures sous la douche, c’est sûr que ça va continuer à être mauvais pour la qualité de l’eau. »

    Diatribe répugnante qui veut mettre dans la balance la pollution de masse de l’#agriculture intensive qui profite à une toute petite minorité avec les pratiques de consommation des ménages qui ne représentent qu’une infime partie des quantité d’eau gaspillées.
    On va nous faire chier avec la douche trop longue de 3 minutes alors que mon voisin qui abreuve son maïs sous la pluie réussit à gâcher en une journée ce que je ne pourrai épargner en une vie de crasse !

  • Du pluralisme hypothétique des publications agricoles.
    http://www.sudouest.fr/2014/11/26/la-grogne-monte-1748329-2277.php

    L’article refusé par « La Volonté paysanne » détaille la position de la Confédération sur la directive nitrates imposée par l’Europe à la France pour une meilleure qualité des eaux, mais que les autorités gersoises ont refusée lors du dernier Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst). La Confédération paysanne, qui a un avis différent de celui de la FDSEA, donc de la Chambre d’agriculture du Gers, voulait publier sa position dans le journal de la Chambre.

    Pour elle, « la France, sous la pression du syndicat en place et de ses filières, n’a jamais pris la mesure de l’enjeu de la pollution des eaux par les nitrates. Plusieurs fois, sous le coup d’une mise en demeure de la Communauté européenne, elle s’est vue obligée de fortement durcir sa réglementation. Durcissement soudain et difficile à appréhender pour les agriculteurs qui n’avaient jamais été réellement encouragés à modifier leurs pratiques dans les vingt premières années de mise en œuvre de la directive nitrates. […] Au lieu de défendre le revenu des agriculteurs par des prix rémunérateurs et des aides mieux réparties, une politique de “compétitivité” a été mise en place, fondée sur l’augmentation incessante des volumes et des prix les plus bas pour accéder aux marchés mondiaux. Cette politique a fait l’impasse sur la préservation des ressources naturelles, elle a plongé beaucoup d’agriculteurs dans la précarité. »

  • L’agriculture intensive, c’est génial ! - 365 mots
    http://www.365mots.com/2014/11/lagriculture-intensive-cest-genial

    Je vous avoue, j’ai été particulièrement choqué par les manifestations extrêmement violentes qui ont été organisées contre l’agriculture par ces terroristes d’écolos dans nos jolies villes de France. Des villes saccagées par ces Kim Jong-un verts, tout ça au nom d’un soi-disant respect de l’#environnement, dont, il faut le reconnaître, tout le monde se fout. Cible de ces écolo-nazis sanguinaires, prêts à tout pour que la France retourne au Moyen-Âge, le syndicat qui défend l’agriculture française, le bien-vivre de notre pays, les courageux agriculteurs qui se lèvent chaque matin pour que le petit Français ait un bon bol de Corn Flakes à déguster : la #FNSEA.

    Alors, oui, la FNSEA a raison de se défendre, et elle le fait très bien. Bloquer des voies ferrées, saccager des locaux politiques et des bâtiments publics, déposer du fumier sur les fumiers (LOL), et surtout, maltraiter des ragondins étaient les réponses adaptées à cette provocation.

    La FNSEA attaquée à tort

    Alors, beaucoup de blogueurs gauchistes et malintentionnés ont copieusement raillé certains slogans piochés hors de leur contexte dans les contre-manifestations pacifiques de la FNSEA. Parmi ceux-là, certains valent le détour, compte tenu de leur justesse, de leur ingéniosité et de leur sémantique parfaitement en phase avec une politique agricole généreuse et volontaire pour la France !


    Oui, la #biodiversité, cette lubie de bobos qui ne savent même pas différencier un ragondin d’un pigeon, est une pure invention destinée à casser le travail des agriculteurs, à détruire leurs familles, à ôter à l’homme le soin de faire ce qu’il veut de la nature.

    Alors, afin d’aider la FNSEA dans sa croisade contre la désinformation écolo, j’ai moi-même quelques propositions de slogans à faire au Grand Syndicat de ceux qui aiment la terre et qui la cultivent. J’espère que ces propositions seront reprises par la FNSEA dans ses prochaines actions de communication.

    En attendant, cher lecteurs, vous pouvez agir de votre côté pour promouvoir l’agriculture française. C’est très simple : empiffrez-vous de nugget’s, de doubles cheeseburgers de la mort, de poissons en bâtons panés, de saucisses bien roses et de tout produit dont les ingrédients sont plus nombreux que le nombre de vaches dans nos exploitations ultramodernes.

    Faites-le, pour la France !

    #agriculture_cyborg #nitrates #pesticides #brown_tech #délinquants

  • Lettre ouverte à Stéphane le Foll
    http://blogs.mediapart.fr/blog/c-morel-darleux/230914/lettre-ouverte-stephane-le-foll

    Monsieur le Foll, vous affirmez qu’au #Testet le projet de barrage n’est pas destiné à l’irrigation pour le maïs ? Benoît Biteau, administrateur et membre du bureau de l’Agence de l’eau Adour Garonne m’assure pourtant du contraire. Les crédits de l’Agence de l’eau (50%) et de l’Union européenne (30%) accordés sur ce projet ne le sont que parce qu’il s’agit d’un projet de stockage à vocation agricole. Or la vocation agricole locale, c’est bien la production de maïs. Cet élément est d’ailleurs confirmé par l’enquête publique qui met en avant le besoin de barrage au motif de l’économie que représente localement la #maïsiculture.

    Monsieur Le Foll, vous ne pouvez pas répéter « #agro-écologie, agro-écologie ! » sur tous les tons et continuer à encourager la culture de ces maïs hybrides extrêmement gourmands en #eau, en #nitrates et en #pesticides. Ce sont ces cultures et leurs besoins énormes en irrigation qui sont à l’origine de l’étiage du Tescou, c’est-à-dire la raison même pour laquelle il faudrait aujourd’hui faire ce barrage. Donc au lieu d’agir sur la cause on l’alimente ? Quel type de politique est-ce là ?

  • Ces #nitrates que je ne saurais voir
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/09/13/ces-nitrates-que-je-ne-saurais-voir_4486949_3232.html

    Lorsqu’un enfant présente une forte fièvre, deux solutions s’offrent à ceux qui en ont la charge. La première consiste à consulter le personnel médical, à identifier le mal et, le cas échéant, à envisager un traitement. La seconde solution est bien plus séduisante : à chaque prise de température, il suffit, par convention, d’inscrire « 37 °C » à l’endroit où s’arrête le mercure. En changeant la graduation du thermomètre, les choses deviennent tout de suite beaucoup plus simples.

    S’agissant de la qualité de l’eau, c’est à peu près cette stratégie – ignorer ou corrompre la mesure – qui est fidèlement suivie par les autorités françaises depuis de nombreuses années. Elle vient d’être à nouveau sanctionnée, début septembre, par la Cour de justice de l’Union européenne, qui a condamné Paris pour non-conformité avec la directive de 1991 visant à protéger la ressource en eau des nitrates d’origine agricole, issus de l’azote des fertilisants, des effluents des exploitations, etc.

    #grr #paywall #pollution #eau #agrobusiness

  • Manuel Valls enterre la directive nitrates
    http://www.eauxglacees.com/Manuel-Valls-enterre-la-directive

    Le Premier ministre, qui effectuait son premier déplacement agricole en Gironde le samedi 6 septembre 2014, a assuré face aux agriculteurs, selon une dépêche AFP, « oeuvrer pour une remise à plat de la réglementation à Bruxelles… ». Surprenante déclaration, et sur le fond et dans la forme, quand on se souvient comment un certain Montebourg était cloué au pilori quand il s’attaquait à Bruxelles… Le Premier ministre Manuel Valls a donc assuré vouloir oeuvrer pour une remise à plat de la réglementation (...)

  • Paris veut une révision de la directive #nitrates à Bruxelles
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/09/06/paris-veut-une-revision-de-la-directive-nitrates-a-bruxelles_4483196_3244.ht

    Le premier ministre, Manuel Valls, qui effectuait en Gironde, samedi 6 septembre, son premier déplacement à connotation agricole, a assuré vouloir œuvrer pour une remise à plat de la réglementation sur les nitrates auprès de Bruxelles. « Nous travaillerons à une adaptation de cette directive nitrates, dont l’approche normative a clairement montré ses limites », a-t-il déclaré lors des Terres de Jim, plus grand événement agricole en plein air d’Europe, organisé à Saint-Jean-d’Illac par les Jeunes Agriculteurs (JA).

    C’est cela, une mise à plat de la directive pour nitrater sans limite. Valls-Sarko, même(s) combat(s) #eau #pollution

  • Après la Bretagne, les #algues_vertes débarquent en #Normandie
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/07/23/apres-la-bretagne-les-algues-vertes-debarquent-en-normandie_4461497_3244.htm

    Depuis la pointe du Hoc, les algues viennent s’échouer en bancs épais dans cette baie nichée entre les plages du Débarquement, Utah Beach à gauche, Omaha Beach à droite. Ce matin, à mer basse, elles s’y déploient à perte de vue. Ici comme ailleurs, les responsables sont connus : les #nitrates.

    #paywall j’archive

  • Coûts des principales #pollutions agricoles de l’eau

    Cette étude propose une première évaluation partielle des coûts directs de la dégradation de la qualité des ressources et milieux aquatiques due aux excédents d’engrais azotés et de #pesticides d’origine agricole, c’est à dire aux quantités de ces apports agricoles non utilisées par la plante et le sol et concentrées dans les nappes et eaux de surfaces. Les résultats illustrent les bénéfices d’une intervention visant à limiter la contamination de l’eau par des résidus d’engrais et de pesticides

    Les principaux résultats sont les suivants :
    1. Les dépenses additionnelles évaluées des ménages générées par ces pollutions liées aux excédents d’azote et de pesticides d’origine agricole se situeraient au minimum dans une fourchette comprise entre 1 005 et 1 525 millions d’euros, dont 640 à 1 140 millions d’euros répercutés sur la facture d’eau, représentant entre 7 et 12 % de cette facture en moyenne nationale.

    2. Pour les ménages des localités les plus polluées, ces dépenses supplémentaires pourraient atteindre 494 euros par ménage ou 215 euros par personne, soit un surcoût de près de 140 % de la facture d’eau moyenne 2006.

    3. Les coûts de #potabilisation dus à l’agriculture conventionnelle de parcelles situées dans les aires d’alimentation des captages d’eau potable se situent dans une fourchette de 800 à 2 400 euros par hectare d’agriculture conventionnelle et par an.

    4. Les dépenses des collectivités littorales dues à l’eutrophysation sont provisoirement estimées entre 100 et 150 millions d’euros.

    5. Sur la base des coûts de traitement des nitrates et pesticides des installations de potabilisation, les coûts d’élimination des nitrates et pesticides des milieux aquatiques seraient respectivement supérieurs à 70 euros par kilogramme pour les nitrates, et à 60 000 euros par kilogramme pour les pesticides.

    6. Le coût complet du traitement annuel de ces excédents d’agriculture et d’élevage dissous dans l’eau serait supérieur à 54 milliards d’euros par an.

    7. Le coût complet de dépollution du stock des eaux souterraines serait supérieur à 522 milliards d’euros.

    http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/ED52-2.pdf

    #agriculture #nitrates #eau

  • La France encore épinglée par l’UE sur les #nitrates
    http://lemonde.fr/planete/article/2014/01/16/la-france-encore-epinglee-par-l-ue-sur-les-nitrates_4349100_3244.html

    La France n’a toujours pas correctement transposé dans sa législation la loi européenne sur les nitrates et s’expose ainsi à de lourdes sanctions financières, a estimé jeudi 16 janvier l’avocate générale de la Cour de justice de l’Union européenne, Juliane Kokott. « Cette directive [loi européenne] est très importante pour la qualité de l’#eau dans l’Union européenne », a souligné Mme Kokott dans ses conclusions.

    Or, a-t-elle déploré, malgré la mise en place de plusieurs plans d’actions, le nombre de communes françaises polluées ou sous la menace d’une pollution aux nitrates continue de progresser. Près de 19 000 communes sont considérées comme des zones vulnérables aux nitrates. La Commission européenne a engagé des poursuites contre la France en 2012 pour non-conformité à la directive de 1991 sur les nitrates, qui est contestée par plusieurs syndicats d’agriculteurs dont la FNSEA.

    #pollution