• Mégabassines : « Une parodie de procès », selon les opposants
    Par Laury-Anne Cholez et Yoan Jäger (photographies) 29 novembre 2022
    https://reporterre.net/Mega-bassines-une-parodie-de-proces-selon-les-opposants

    Cinq militants interpelés lors de la manifestation contre la bassine de Sainte-Soline ont été condamnés le 28 novembre à entre deux et trois mois de prison avec sursis. Ils ont déserté leur procès dès le début de l’audience.

    Niort (Deux-Sèvres), reportage

    C’est un procès déserté par ses prévenus qui s’est tenu lundi 28 novembre au tribunal de Niort. François B., David et Jean H. ainsi que Julien M. comparaissaient pour avoir pris part à la manifestation contre la bassine de Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, le 29 octobre dernier. Ils étaient accusés de « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou dégradations de biens ». Cette mobilisation contre ces gigantesques réserves d’eau dédiées à l’agriculture industrielle avait été fortement réprimée, avec près de soixante blessés parmi les manifestants et six gardes à vue. (...)

    #Sainte-Soline

    • COMMUNIQUÉ SUITE AU JUGEMENT D’AUJOURD’HUI
      Les Soulèvements de la Terre | 28 nov. 2022
      https://twitter.com/lessoulevements/status/1597291762632232961


      Parodie de justice et lourde répression pour tenter d’asphyxier le mouvement anti #mégabassine à #Niort (mais, on ne lâchera rien !)

      Après un refus injustifiable de renvoi, en leur absence et celle de leurs avocat•es, cinq militants anti-bassines viennent d’être condamnés lourdement en première instance pour une simple participation à la manifestation de Sainte-soline.

      Le collectif Bassines Non Merci, Les Soulèvements de la terre, les cinq prévenus ainsi que leurs avocat•es, dénoncent un nouveau déni de justice dans le cadre de la répression exceptionnelle visant les militants anti-bassine.

      Ils mettent en cause les lourdes pressions d’un gouvernement dont l’inaction climatique est devenue flagrante et qui fait face à un mouvement populaire croissant pour la défense de l’eau.

      Il y a un mois 5 personnes se voyaient chargées du chef d’inculpation de « participation à un groupement en vu de commettre des violences ou dégradations de biens » pour avoir été simplement présentes à la manifestation de Sainte-Soline tout comme 8000 autres personnes.

      On voit bien là qu’il s’agit d’un glissement inquiétant de la répression politique en france : juger une intention présumée plutôt qu’un acte, et cela sans qu’aucune preuve ne vienne appuyer ces allégations.

      Parmi les inculpés, Robin grièvement blessé à la tête par un tir de LBD à la tête avait été interpellé sur son lit d’hôpital après 6 jours de soins et placé directement en garde à vue, là encore sans qu’on ait rien à lui reprocher qu’une banale participation à la manifestation.

      A la suite de cette garde à vue, les 5 inculpés ont refusé de comparaître immédiatement afin de préparer leur défense. Malgré cela, une date avait été fixée à peine un mois plus tard au 28 novembre.

      Dans l’intérêt des inculpés faisant face à la préfecture qui prépare un dossier depuis plus d’un an comme le dévoileront les réquisitions, un report de ce procès avait été demandé cet après-midi lors de l’audience.

      Au vu du contexte et des faits reprochés, ce procès représentait en effet celui de tout un mouvement qui s’oppose à la privatisation de l’eau et revendique le droit de s’y opposer.

      Nous souhaitions voir témoigner à cette barre des hydrologues, des paysans, toutes celles et ceux qui seront privés de cette eau qui remplit les bassines. Cette défense ne pouvait être préparée en trois semaines.

      Robin était par ailleurs encore en arrêt suite à sa blessure et ne pouvait être présent aujourd’hui au tribunal, ainsi que l’avocate de 3 des prévenus.

      Pour l’avocat de deux des inculpés « les renvois sont choses courantes, dans l’intérêt des droits de la défense, aujourd’hui ces droits ont été violés, la justice ici cède aux pressions du politique ».

      Ce refus de renvoyer le procès quitte à ne pas entendre la défense et mal juger s’inscrit dans un contexte de pressions politiques où le garde des sceaux a demandé par circulaire « une réponse pénale systématique et réactive » à l’encontre des militant•es anti-bassines.
      Refusant pour leur part un jugement expéditif concernant la protection des ressources pour les décennies à venir, l’avocat, les inculpés et les militant•es présent•es ont choisi de quitter l’audience, quitte à aller en appel.

      Ils ont refuser d’accorder le moindre crédit à une cour prête à juger un absent blessé et des prévenus dont tous les avocats n’étaient pas présents.
      Face à une cour vide, le procureur a demandé des peines qualifiées « d’avertissement » : 4 mois de prison avec sursis et une interdiction de séjour sur le territoire des Deux-Sèvres de 5 ans.
      Il s’agit bien là d’empêcher les militant•es d’exercer leur simple droit de manifester pendant une longue durée et de tenter d’asphyxier l’opposition aux bassines.

      À audience expéditive, jugement expéditif, le juge a décidé de rendre sa décision dans la foulée de l’audience, en suivant les réquisistions du procureur.
      Les 5 prévenus ont été condamnés à 2 ou 3 mois de sursis en fonction des personnes et sont effectivement interdites de séjour dans les Deux Sèvres pour trois ans. Fait relativement inédit sur ce type d’affaires, ces peines sont même appuyées d’une exécution provisoire.

      Comme suggéré par @E_DupondM dans sa circulaire, il y a là de toute évidence un empressement à faire des « exemples » afin de décourager tout un chacun.e de se rendre à des manifestations, pourtant suivies à chaque fois plus massivement.

      Ce refus de renvoi, cette condamnation sont les signes d’un gouvernement aux abois, et d’une justice aux ordres. Nous appelons à des réactions politiques rapides et protestations contre ce jugement inique qui met en péril le droit de manifester.

      Les prévenus feront appel de cette décision et nous serons là pour leur apporter tout le soutien que le mouvement de défense de l’eau leur doit. Ils auront aussi besoin de votre soutien !

      Merci à toutes celles et ceux qui se sont rassemblé•es aujourd’hui, merci pour la bonne humeur malgré la pluie (qu’au fond on est ravi de voir tomber), merci pour la générosité de celles et ceux qui apportent leur soutien au mouvement !
      #NoBassaran

  • The Projet
    https://formdivers.typeform.com/to/xLaCN1p1
    https://images.typeform.com/images/AYw6MJMxwmh2/image/default

    Vous venez le faire avec nous ?

    On dénonce de plus en plus les « dysfonctionnements » de la police et de la justice. Refus de prendre les plaintes, insultes sexistes dans les commissariats, enquêtes bâclées, procès humiliants pour les victimes, classements sans suite, peines inefficaces, système carcéral lui-même violent, enfants en danger non signalés...

    En France, 10% des victimes de violences sexuelles portent plainte. 94% des plaintes pour harcèlement sexuel sont classées sans suite. 70% des plaintes pour viol sont classées sans suite. Lorsque la plainte pour viol est instruite, dans 43% des cas, elle débouche sur un non lieu. Lorsque les victimes de féminicides avaient porté plainte, dans 80% des cas, la plainte avait été classée.

    Ça fait beaucoup pour des"dysfonctionnements", non ?

    Nous pensons que la justice et la police sont structurellement défaillantes. Ce ne sont pas uniquement des problèmes d’individus, de formations ou de moyens. Le système actuel ne PEUT pas traiter les violences. Il y en a trop et il n’est pas outillé pour le faire.

    Imaginez, si demain toutes les personnes qui ont été victimes de violences sexistes et sexuelles se lèvent et vont porter plainte ?
    On sait. Ça pose plein de questions.

    Mais imaginez.

    Imaginez qu’on sorte, ensemble, en même temps ?
    Pour aller devant ces institutions et exiger un changement radical.

    Ce projet est initié par #Caroline_De_Haas, militante féministe, fondatrice de #NousToutes.

    J’entame une archive de la #bêtise (je ne dirais rien du #plan_de_carrière) @seenthis t’as de la place sur ton/tes serveurs ?

  • En Normandie, l’eau potable menacée par les résidus de #pesticides – Grand Format
    https://grand-format.net/articles/en-normandie-leau-potable-menacee-par-les-residus-de-pesticides

    Paradoxalement, l’absence de données a conduit l’Anses à diminuer le niveau d’alerte pour ce résidu de pesticides, sans appliquer le principe de précaution. Désormais, ce n’est plus le niveau de 0,1µg/L qui oblige à mettre en place des actions, mais 0,9µg/L. Un tour de passe-passe qui évite désormais d’avoir à lancer, de façon obligatoire, des actions correctives sur la qualité de l’eau partout en France. Plus besoin de diluer les eaux, de mettre en place des solutions de filtrage ou encore d’informer la population. 100 % des eaux du Calvados sont désormais conformes, 95,7 % des eaux de la Manche, et 98,5 % des eaux de l’Orne !

    #eau

  • Khrys’presso du lundi 28 novembre 2022
    https://framablog.org/2022/11/28/khryspresso-du-lundi-28-novembre-2022

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #Non_classé #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue
    https://mamot.fr/system/cache/media_attachments/files/109/383/706/602/971/069/original/5ed9d02cc75a30f1.mp4


    https://mamot.fr/system/cache/media_attachments/files/109/386/091/189/179/981/original/8142a4185c680152.mp4

  • Middle East Eye sur Twitter : « WATCH : France24 correspondent Laila Odeh was heckled and verbally assaulted by Israelis in Jerusalem for speaking Arabic. https://t.co/TVl25XlNvG » / Twitter
    https://twitter.com/home

    Je ne sais pas comment mettre la vidéo sur Seenthis, mais elle donne une assez claire image de ce qui se passe dans la tête des jeunes Israéliens...

    #israel #racisme

    • La version que tu références :
      https://twitter.com/MiddleEastEye/status/1595855092086890498
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1595854911736090626/pu/vid/720x1280/jTVoLLAEaEeSYGNh.mp4

      La version sur France 24 AR :
      https://twitter.com/France24_ar/status/1595412642226921472
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1595411437454856196/pu/vid/1280x720/WE-L-OFSz8xWVg4C.mp4

      Et en cas de disparition de l’oiseau bleu, une version sur Youtube :
      https://www.youtube.com/watch?v=YSwXXCpeYi0

      La force de cette femme est impressionnante.

      Deux jours après, je ne trouve rigoureusement aucune mention de Laila Odeh dans Google News. Apparemment pas de couverture par les médias français, et pas de réaction officielle du gouvernement français. C’est donc un non-événement.

    • « ce qui se passe dans la tête des jeunes Israéliens... »

      Attention aux raccourcis, je connais des jeunes israeliens pour qui strictement le contraire passe dans la tête...

    • Je pense qu’on a très bien compris ce que veut dire @gonzo, sur ces vidéos ces « jeunes israéliens » gueulent « mort aux arabes, mort aux arabes » autour d’une journaliste palestinienne, quelques mois à peine après l’assassinat de Shireen Abu Akleh par l’armée israélienne, alors même que cette journaliste, Laila Odeh, a elle-même été blessée par l’armée israélienne d’une balle dans la cuisse en 2001… et que tout le monde dans les médias et les politiques français s’en fout royalement.

      Donc oui, on sait qu’il y a une petite minorité de jeunes israéliens avec autre chose que de la merde dans la tête (une bonne partie a même quitté le pays pour… je ne sais plus trop… il me semble qu’à une époque Berlin était devenu la destination privilégiée des jeunes israéliens progressistes).

      Mais je ne vois pas l’intérêt de faire remarquer #not_all_israelis à chaque fois qu’on est devant une telle marque de ce qui est tout de même, pour le coup, une politique d’État (je crois qu’on est à plus de 180 Palestiniens tués cette année - en 2021 la version officielle de la politique « morts aux arabes » a permis de tuer 310 Palestiniens, dont 71 mineurs).

      Ça ne sert pas à grand chose ici de jouer le rôle de celui qui vient taguer #not_all_men à chaque fois qu’on parles des violences faites aux femmes, ou #not_all_cops à chaque fois qu’on rappelle que la police tue, et encore moins #white_lives_matter parce que la police tue les noirs. :-))

    • Et bien moi je trouve ça très utile et même une sorte d’hyghiène intellectuelle, les israeliens ne sont pas les juifs comme j’entends dans les rues arabes, les algeriens, les tunisiens etc... ne sont pas les arabes comme j’entends dans les rues de mon village etc...

      Parce que partout il y a des esprits simples et binaires prêts à tous les raccourcis et volontiers au mépris et à la haine y compris sur seenthis j’ai pu le constater encore récemment...

      Pour ce qui est du désintérêt total de la mort d’autrui je peux te renvoyer au Tigré où là aussi c’est une horreur absolue qui n’existe qu’à peine...

    • Pourquoi pas. Mais @gonzo publie sur ce sujet sur Seenthis depuis janvier 2013. Il anime son blog académique https://cpa.hypotheses.org depuis 2006. C’est un universitaire, auteur et traducteur reconnu sur le sujet.

      Donc tenir à apporter « une sorte d’hygiène intellectuelle » sous un de ses posts ici, parce que certes #not_all_israelis, je suis désolé mais non, je ne trouve pas ça utile, mais au contraire assez irrespectueux.

      Et comme tu as dû remarquer : on est un petit club ici, on est souvent amis dans la vraie vie (c’est mon cas avec Yves que je tiens pour un copain). C’est plutôt mieux d’éviter les imputations d’antisémitisme entre nous.

    • On m’a passé cela, que je n’ai pas réussi à trouver sur Internet... @arno @O.A ; pas la peine de s’énerver... "De" aurait été mieux que "des", c’est vrai... J’imagine que ce ne doit pas être facile de ne pas hurler avec les loups quand on est Israélien. Même si je n’ai guère d’illusions sur l’état d’esprit qui règne aujourd’hui en cet endroit.

      À : Grp_Redaction <Grp_Redaction@france24.com> ; Grp_Correspondants <Grp_Correspondants@france24.com> ; Grp_Internet <Grp_Internet@france24.com>
      Objet : Communiqué : une équipe de France 24 agressée à Jérusalem
       

      (Des versions anglophones et arabophones suivent

      COMMUNIQUÉ DE LA SDJ DE FRANCE 24

      La société des journalistes de France 24 condamne très fermement le harcèlement et l’agression dont ont été victimes Leila Odeh, notre correspondante arabophone à Jérusalem, et son caméraman Nader Baybers. 

      Alors qu’ils étaient sur les lieux de l’une des attaques de ce mercredi matin à Jérusalem pour couvrir l’évènement, ils ont été encerclés par un certain nombre de jeunes religieux extrémistes en plein direct. Ces personnes ont fait des gestes offensants devant la caméra et ont prononcé des propos inacceptables : « Mort aux Arabes ! », « On ne veut pas d’Arabes, on ne veut pas de terroristes, dégage d’ici ». 

      Une fois le direct terminé, le nombre d’extrémistes encerclant notre équipe a encore augmenté. Les insultes et gestes offensants se sont eux aussi multipliés. « Pars à Gaza », ont-ils lancé à notre correspondante. Nader a été poussé et frappé. Le trépied de la caméra de l’équipe a été cassé.

      Alerté par Leila, qui lui demandait aide et protection, le policier situé à proximité a refusé d’intervenir malgré les demandes répétées et leur a intimé l’ordre de quitter les lieux. Face à cette violence et le refus de protection de la part de police israélienne, notre équipe a dû cesser son travail et prendre la fuite. 

      Au moins une autre journaliste a été harcelée par ces groupes sur les lieux des attaques. 

       

      Cette violence est inacceptable. Aucune démocratie, dont la liberté de la presse est un des piliers fondamentaux, ne peut la tolérer. Nous sommes également indignés de l’inaction de la police qui porte une grave responsabilité. Nous appelons les autorités sécuritaires et politiques israéliennes à assurer la protection des journalistes pour qu’ils puissent faire leur travail dans des conditions normales, sans craindre pour leur intégrité physique ou leur vie. 

      Tout doit être fait, y compris par la direction de France 24, pour s’assurer que Leila puisse continuer de faire son travail normalement et se rendre sur le terrain. 

       

      C’est la troisième fois en un peu plus d’un an qu’elle est ainsi ciblée par des extrémistes israéliens. Cette impunité doit cesser immédiatement. 

       

      FRANCE 24 EDITORIAL COMMITTEE STATEMENT

       

      France 24’s Editorial Committe strongly condemns the harassment and aggression against our Arabic-speaking Jerusalem team, correspondent Leila Odeh and her cameraman Nader Baybers.

       

      Covering the event on site after one of the bomb blasts on Wednesday morning in Jerusalem, they were surrounded by a group of young extremists. During their live broadcast these people made offensive gestures in front to the camera and aggressed our France 24 colleagues verbally, pronouncing insults such as :

      “Death to Arabs ! »,

      « We don’t want Arabs, we don’t want terrorists, get out of here ».

      Once off air, the number of extremists surrounding our team grew. Insults and offensive gestures also multiplied. “Go to Gaza”, they said to our correspondent. Nader, the cameraman, was pushed and punched, breaking his camera tripod.

      Leila, alerted a nearby police officer, requesting help and protection. The officer, however, refused to intervene, despite repeated requests, and ordered France 24’s crew to leave the premises. Amid this violence and the Israeli police’s refusal to intervene, our team was forced to stop their work and flee.

       

      At least one other journalist, from a different TV network, was harassed by groups at the scene of the attacks early in the day.

      This violence is unacceptable. No democracy, of which freedom of the press is one of the fundamental pillars, can tolerate this.

       
      We are outraged by the inaction of the police force, who bear a grave responsibility. Therefore, we call on the Israeli security and political authorities to ensure the protection of journalists, in order to practice their work freely and fairly, without fearing for their lives.

      Everything must be done, including by France 24 management, to ensure Leila can continue to pursue her work, on and off the field.

      It is the third time in just over a year Leila Odeh has been targeted by Israeli extremists. 

       

      This impunity must end immediately.

      بيان صادر عن جمعية صحافيي وصحافيات فرانس 24

      تدين جمعية صحافيي وصحافيات فرانس 24 بأشد العبارات الاعتداء الذي تعرضت له الزميلة ليلى عودة، مراسلة قناتنا الناطقة بالعربية في القدس، والزميل المصور نادر بيبرس.

      بينما كان الزميلان عودة وبيبرس يقومان بتغطية إخبارية في مكان وقوع إحدى الهجمات في القدس، صباح الأربعاء 23 تشرين الثاني/نوفمبر 2022، تمت محاصرتهما من قبل عدد من الشبان المتدينين المتطرفين، خلال البث المباشر. قام المعتدون بحركات غير لائقة، وهتفوا بعبارات مسيئة منها : "الموت للعرب !" و"لا نريد العرب، لا نريد الإرهابيين، ارحلوا من هنا".

      وعند نهاية البث، ازداد عدد المتطرفين المحاصرين لزميلينا، وازدادت كذلك الشتائم والإشارات غير اللائقة. فصرخوا بوجه مراسلتنا : "اذهبي إلى غزة". تم دفع الزميل بيبرس وضربه، فضلاً عن تحطيم مسند الكاميرا.

      عند قيام الزميلة ليلى بطلب المساعدة من شرطي في المحيط، رفض الشرطي التدخل رغم تكرار المناشدات، وأمرها بمغادرة المكان. في وجه هذا العنف ورفض تقديم الحماية من قبل الشرطة الإسرائيلية، غادر فريقنا المكان للحفاظ على سلامته.

       

      صحافية أخرى على الأقل تعرضت لمضايقات من قبل هذه المجموعات في نفس المكان.

       

      تؤكد جمعية صحافيي وصحافيات فرانس 24 أن هذا العنف غير مقبول. لا تقبل به أي ديمقراطية، تكون حرية الصحافة عمودا من أعمدتها. وتؤكد الجمعية على غضبها إزاء عدم التحرك من قبل الشرطة، التي تتحمل مسؤولية كبيرة. وتطالبُ السلطاتِ الأمنية والسياسية الإسرائيلية بضمان حماية الصحافيين، كي يتمكنوا من القيام بعملهم في ظروف طبيعية، دون أن يخشوا على سلامتهم أو حياتهم.

       

      يجب القيام بكل ما يمكن القيام به من قبل جميع الأطراف المعنية، بمن فيها إدارة قناة فرانس 24، لضمان أن تستمر ليلى عودة ونادر بيبرس بالقيام بعملهما في الميدان بشكل طبيعي.

       

      نذكّر أنه الاعتداء الثالث الذي تتعرض له ليلى عودة، خلال عامٍ ونيف، من قبل متطرفين إسرائيليين أثناء القيام بعملها. الإفلات من العقاب يجب أن يتوقف فوراً.

       

    • @arno @gonzo

      Hello,

      Il y a ceux qui écrivent avec des raccourcis qu’on peut comprendre et ceux qui lisent avec pas toujours le même « background » c’est à dire la même « culture » du milieu et parfois/souvent une lecture très « littérale » c’est là un des problème majeur des réseaux socios...

      il y a ceux qui écrivent et ceux qui lisent...

      Je lis seenthis depuis plus longtemps que je n’y participe (je n’en suis pas fier) et pour avoir lu les billets de Gonzo et lu son blog, pas un instant ne m’est venu l’idée de le suspecter de quoi que ce soit et pas davantage d’antisémitisme que d’autre chose. Si mon message a pu paraitre irrespectueux, je le déplore mais ce n’était pas son objet.

      Mon post que je veux bien considérer comme maladroit est une alerte, dans l’entre-soi de seenthis il y a aussi des gens qui font une lecture littérale de ce qui s’écrie et alimente la petite haine qui organise leur monde. Hors partout et tout le temps il me parait salutaire de glisser de la nuance qui empêche le monde de se diviser entre eux et nous... A plus forte raison quand on peut lire sans être inscrit...

      Donc moi ce que je vois sur la vidéo c’est des petits cons qui font de la provo, à première vue des lycéens d’une école religieuse (voir les tenues) et même des petits sépharades...
      (le plus vieux est certainement le vigile-bénévole)

      On a les mêmes en Loden et Weston à Neuilly prêts à crier « mort aux arabes et aux pauvres » et les mêmes à Aubervilliers en survet et casquette prêts à crier « mort à Israel et au juifs ».

      Des petits cons qui affirment une appartenance le cas échéant en appelant à faire disparaitre ceux d’en face...

      Donc on regarde ça on est atterré et on espère qu’ils vont saisir les associations de journalistes locaux et porter plainte et en même temps on comprends très bien au vu des résultats des élections et des postes ministériels etc...

      Donc Arno, dont j’ai bien compris que tu étais le « tôlier », la passion ne doit pas nous égarer même d’une voyelle ou d’une virgule car l’entre-soi de Seenthis est accessible à tous sur internet, les plus et les moins éclairés ...

      A suivre

    • Encore un mot quand même et je m’en excuse c’est un peu pathos...

      Je me méfies des raccourcis, des voyelles, des virgules, des guillemets parce que j’ai connus des « amharas » avec qui je buvais des bières qui ont finis coupés en morceau par leurs voisins.

      Des « tigréens » enfermés dans des camps avec un repas par jour et aucune certitude qu’ils ne seraient pas executés le lendemain ou le soir même et ça pendant des mois…

      C’était juste l’année dernière donc quand on me dis « amharas », « tigréens », « oromos », « juifs », « arabes », « noirs », je tends l’oreille pour essayer de repérer le moment de bascule où l’autre est assez déshumanisé, assez un autre, un étranger pour qu’on puisse le tuer sans que ça ait d’importance …

      voilà…

      il y a des endroits où je ne vais plus parce que tous les gens qui j’y connaissais sont morts et par soucis des lecteurs je ne raconterai pas comment on les a tués...

  • Nastassja Martin, anthropologue : rencontre avec le peuple Even du Kamtchatka
    France-Inter | La Terre au carré | Lundi 21 novembre 2022
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-lundi-21-novembre-2022-3526315

    L’anthropologue Nastassja Martin et autrice de « Croire aux fauves » revient avec un livre sur les Even. Ces éleveurs de rennes du Kamtchatka sédentarisés, dont un collectif a décidé de regagner la forêt pour renouer avec leur manière d’être au monde, en lien avec les animaux et les végétaux.

    #anthropologie

  • Qui est Eugen Rochko, le jeune créateur du réseau social Mastodon ?
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2022/11/21/qui-est-vraiment-eugen-rochko-le-jeune-createur-de-mastodon_6150831_4500055.

    Un temps adepte de Twitter, Eugen Rochko avait vite déploré son management pyramidal. Tout juste diplômé d’informatique à ­l’université d’Iéna, en Thuringe, dans l’ex-Allemagne de l’Est, il a lancé, à 24 ans, son propre réseau social, alternatif et non lucratif, où l’on poste des messages appelés des « pouets ». Avec ses 4 600 serveurs indépendants, Mastodon repose sur un système décentralisé. Ainsi, « il n’y a plus une seule personne qui prend une décision descendante. C’est plus démocratique », assure son créateur.

    Un enfant impatient

    Né à Moscou dans une famille juive de la classe moyenne, Rochko émigre en Allemagne avec ses parents à l’âge de 11 ans, avec l’espoir « d’un meilleur futur, loin de la Russie de Poutine » en toile de fond. Enfant, son esprit créatif s’exprime un temps dans le dessin. « J’ai abandonné parce que j’étais trop impatient. J’étais incapable de dessiner une ligne droite, je ne faisais que des lignes irrégulières », se souvient-il. En Thuringe, il découvre l’Internet à haut débit et les lignes de code et relègue ses crayons et sa frustration. « Avec la programmation, la récompense était immédiate : les changements apparaissaient instantanément sur mon écran. »

    Une exception numérique

    Pendant ses années de lycée, il crée plusieurs sites Web, dont le marché virtuel d’œuvres d’art Artists & Clients, qu’il revendra pour 2 000 dollars. Parallèlement à ses études, il met ses compétences informatiques au service d’entreprises. Evoluant loin de l’Ivy League (groupe de huit universités privées américaines prestigieuses) et de la Silicon Valley, il fait vite figure d’exception parmi les géants du numérique.

    Défenseur de la philosophie open source, fondée sur la collaboration et l’accessibilité, il en fait la pierre angulaire de Mastodon : « La croyance selon laquelle les gens devraient pouvoir voir, étudier, modifier et redistribuer le code du logiciel qu’ils utilisent est un positionnement politique. L’objectif est de redonner le pouvoir aux individus. »

    L’antithèse d’Elon Musk

    « Les discours haineux limitent la liberté d’expression d’autrui », tranche celui qui s’oppose à la philosophie d’Elon Musk, partisan d’une liberté d’expression ­absolue. (...)

    #mastodon #non_lucratif #open_source

    • « Elon Musk passe pour un blaireau » : entretien avec le créateur de Mastodon, l’autre Twitter
      https://www.vanityfair.fr/actualites/article/elon-musk-twitter-mastodon-blaireau

      Selon Rochko, quelque 800 000 nouveaux comptes Mastodon ont été créés ces dernières semaines, submergeant les serveurs les plus populaires et inondant les timelines des utilisateurs de questions et de plaintes des nouveaux venus. L’an dernier, les dons à l’association à but non lucratif qui gère Mastodon, dont Rochko est le président, s’élevaient à 55 000 euros ; elle n’en a dépensé que 23 000.

      Depuis que Musk a pris le contrôle de Twitter, Rochko travaille d’arrache-pied à maintenir en état de marche son propre serveur, Mastodon.Social, tout en préparant une mise à jour majeure de Mastodon. Il a tout de même pris le temps de discuter avec nous depuis l’Allemagne, où il réside.

      Comment se sont déroulées ces deux dernières semaines ?

      Eugen Rochko : Les gens ont probablement envie d’entendre que c’est formidable, toute cette croissance, ce succès, mais pour le moment j’ai du mal à adopter cette perspective. C’est surtout plus de travail, plus d’incendies à éteindre. C’est incroyablement stressant. Je fais des journées de travail de 14 heures, je dors à peine et je mange très peu.
      Toute cette histoire coïncide avec le processus de sortie d’une nouvelle version du logiciel Mastodon. Ce qui est déjà très exigeant en soi. Et soudain, tu dois en plus répondre aux demandes d’interviews tout en gérant les réseaux sociaux pour saisir l’opportunité.

      Malgré les difficultés, est-il gratifiant de constater que les personnes qui se détournent de Twitter se dirigent vers Mastodon ?

      Oui, objectivement, c’est bien et c’est gratifiant. J’aimerais pouvoir me reposer et profiter de tous ces nouveaux utilisateurs de Mastodon. Malheureusement, je n’ai pas le temps. On a eu une augmentation des fonds sans précédent en raison de tous les nouveaux dons Patreon au cours des 10 derniers jours.

      Elon Musk a raillé Mastodon dans un tweet récent. Ça vous évoque quoi ?

      Honnêtement, c’était plutôt bon pour nous. Ça nous fait de la publicité gratuite, et il passe pour un blaireau. Je n’ai pas bien pu lire tant son écran était crade sur la photo, mais si j’ai bien compris, il se moquait d’un utilisateur qui avait du mal à poster après s’être inscrit. Le fait est que l’afflux massif de nouveaux comptes met à rude épreuve le réseau de bénévoles. Rien de surprenant à ce qu’ils aient du mal à suivre. C’est simplement une question d’échelle. Les serveurs Mastodon étant plus nombreux que jamais, les possibilités d’adhésion sont de plus en plus nombreuses.

  • Khrys’presso du lundi 21 novembre 2022
    https://framablog.org/2022/11/21/khryspresso-du-lundi-21-novembre-2022

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #Non_classé #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue
    https://mamot.fr/system/cache/media_attachments/files/109/366/105/429/471/728/original/4473b802587f8905.mp4

  • Des affiches contre la guerre et la vie chère, pour la révolution !- Camarade
    https://camaraderevolution.org/index.php/2022/11/14/des-affiches-contre-la-guerre-et-la-vie-chere-pour-la-revolution

    Les affiches ci-dessous sont disponibles en quantité au local Camarade pour qui en souhaite (format A1). Elles sont le fruit d’une participation de camarades de plusieurs villes : Alès (Exploités énervés), Montpellier (Autodéfense et révolution), Rennes (ASAP Révolution) et Toulouse (Camarade). (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

    • Pas de cadeaux pour les patrons !
      https://asaprevolution.net/index.php/2018/12/13/pas-de-cadeaux-pour-les-patrons

      Pendant la saison de #Noël 1974, le groupe radical de #théâtre danois Solvognen a organisé plusieurs jours d’événements habillés en #Père_Noël, aboutissant à une émeute dans un grand magasin de Copenhague. Dans un contexte de crise du chômage, des groupes de pères Noël se promenaient sur des patins à roulettes, d’autres attaquaient les bâtiments de l’État avec des fourches, d’autres rendaient visite aux personnes âgées dans les foyers de soins, et aux enfants dans les écoles. Les événements ont atteint leur apogée lorsque l’Armée du Père Noël est entrée dans un centre commercial et a commencé à distribuer gratuitement des cadeaux des étagères du magasin aux acheteurs, en disant “Joyeux Noël ! Aujourd’hui, personne n’a à payer. » Ils ont justifié leurs actions en disant qu’ils rendaient des cadeaux aux travailleurs qui les avaient faits.

      #affiches #Rennes

  • #Mehran_Karimi_Nasseri ’s thirteen-year layover

    “I’m waiting for my identity,” says Mehran Karimi Nasseri, touching the lesion that has erupted on his scalp as he inhales nearly half of his Dunhill in one drag. He sighs, looks around, smiles. Surrounded by a decade’s worth of newspapers, magazines, clothes and books, a Sony Walkman, an alarm clock, and a pair of Lufthansa boxes containing his 1000 page-plus handwritten diary, #Nasseri, or “#Alfred” as he is known, lives on a 1970s red plastic bench in the departure lounge of Terminal One at Paris’s #Charles_de_Gaulle Airport. In November he will mark his 13th anniversary there.

    Mehran Karimi Nasseri’s story begins in 1977. Expelled from his native Iran for anti-government activity, he bounced around Europe for a few years before receiving official refugee status from Belgium in 1981. Nasseri lived as a student there and traveled to the UK and France without difficulty until 1988, when he landed at Charles de Gaulle Airport after being denied entry into Britain because his passport and United Nations refugee certificate had been stolen. He was detained for days, then weeks, then months, then years. His limbo stretched on. French human-rights lawyer Christian Bourget took on the case and the media homed in. Dozens of articles appeared in the world press, and at least three documentary films were made. Oddly enough, with all the attention focused on Nasseri, none of his relatives or friends sought him out.

    In 1995 the Belgian government, which originally issued Nasseri’s refugee papers, said he could come back and live in Belgium. But after spending seven years of his life in the airport, Nasseri proclaimed that he was intent on living in the UK because, he asserted, his mother was Scottish. (He’s since claimed several nationalities, including Swedish, then Danish and, briefly, Finnish). By then Nasseri, who’d been getting along well with the food coupons and occasional gifts of money and clothes, had begun to show the strains of waiting, and was afraid to move for fear of arrest—a concern Bourget said was totally unfounded. Finally the Belgians agreed to reissue the original documents if Nasseri would come to Brussels and sign them in person. But Bourget’s client protested that he couldn’t cross the border without his papers and so again he refused.

    With Bourget’s persistence, the documents were sent from Brussels, but again Nasseri refused to sign them. Why? The papers, he complained, listed his name as Mehran Kamari Nasseri, which “is not my name.” Nor was Iran his birthplace anymore. Alfred explained his new name to one newspaper: “The UK immigration forms offer a space for an adopted name, and I chose Alfred because I thought it sounded nice. One day I got a letter back from them addressed to me as ‘Dear Sir, Alfred,’ and so it just stuck.” Sir Alfred was born on an immigration form.

    Identity is the key issue for Alfred, and the contemporary international airport, symbol of anonymous global nomadism, is perhaps where it is best expressed. Piped-in muzak and inaudible announcements for flights that are boarding, delayed, or canceled, for missing persons and lost children, or for reminders not to smoke, give airports the quality of a restless dream. Its participants are forever shifting, standing, stretching, buying a magazine, turning a page, crossing their legs, staring into a stage filled with extras, and nervously checking their passports, proof of who they are.

    When I asked “Alfred“ over a meal of Big Macs on his bench if he was Iranian, he said that he was not, and was still waiting to find out where he is really from, who he really is, even where his parents are now. “The United Nations High Commission on Refugees will establish my identity and my place of birth,” he said confidently. He hasn’t had any contact with the UNHCR since before Christmas 2000.

    “He blames Iran for many of his problems,” Dr. Philippe Bargain, chief medical officer for the airport told one newspaper in 1999. “We have to convince him to sign his legal papers with his original name. It is a ridiculous situation.” It’s not only ridiculous but scandalous, says airport chaplain Père Fournier, who calls Nasseri a “bel escroc“ (a pretty swindler). Fournier believes he “not only has his passport, but he has plenty of money…from the films and from what people give him.” Dr. Bargain, who sees Alfred more often than the other principals in the saga, finds him a pleasant man, but admits, “He is a bit mad… He has all the papers he needs, but he won’t leave.”

    “There’s nothing I can do for him anymore,” adds Bourget, who hasn’t seen him in more than two years. “Now he cannot face the possibility of leaving because he has a nest there. And he feels that if he goes out he will not be a media star anymore. His story is finished.” While the French police have no legal right to remove him, they probably wouldn’t risk even a diplomatic effort to get him to go. “They don’t want to try anything because immediately dozens of reporters would be there to tell the story,” says Bourget.

    So Alfred sits and waits for the United Nations High Commission on Refugees. But when I called their Paris office to get an update on his case, I was told, “It’s pure folly,” by a spokesperson. “No, we are not trying to locate his mother and father and give him his identity.” While the UNHCR does work in the airports, largely in the zone d’attente helping foreign nationals seeking asylum, Alfred has all the papers he needs. There are no other papers for him. The refugee no longer needs asylum.

    The airport is a city of speed, maximizing the commodification of modern life: ATMs, fast-food restaurants, people-movers, hotel services, rent-a-car desks, rental carts for moving your life’s belongings, all com-pressed in an environment dedicated to getting you in and out as fast as possible. There is little “present tense“ in the airport—few dawdle there for their own pleasure, although in-flight magazines would have you believe otherwise with their promotions of duty-free shopping and upscale first class lounges. Gilded with promising ads of blue skies, white beaches and filled with roaming armed police, airports are the ideal places to live out the future if you had no home and wanted people to come to you.

    Alfred lived within throwing distance of the McDonald’s for most of the booming 1990s. He celebrated Christmas and the new millennium at the little round table he’s acquired and positioned at the center of his universe of carts and objects. He doesn’t speak French and says he does not dream. He has no friends and little contact with the airport employees although everyone knows him. Certainly Alfred is an observer of change as well as stasis, although what it means to him is a mystery. He regards the world through daily newspapers (his subscription to Time magazine was stopped by the airport post office a few years ago). But he has also observed the world change around him—the McDonald’s used to be a Burger King; the CD vendor moved into the push-scooter market.

    To keep himself occupied, Alfred keeps a longhand journal that details whom he has met and things he remembers about his case. “Some points each day,” he says. But he doesn’t have a mobile phone and it isn’t clear he’d know how to use one; he’s never seen the Internet although he knows he can be found on it (he showed me an article on him printed out from the New York Times web site). Alfred does, however, know how to survive, and without paying rent or taxes.

    But maybe the slim balding man with the trim mustache has found his place after all—as a celebrity homeless person. Indeed, Alfred, whose closest “neighbors” are a photo booth and a copy machine, is eerily Warholian. And this in effect might explain why, even after receiving in 1999 a special European travel visa (which permits him to voyage and live anywhere in Europe, even the US), he refuses to leave. If he did leave, it would mean tacit acceptance of an identity.

    As a gift for his time, I brought Alfred a book I thought might open him up to life beyond the asphalt and concrete gardens of Charles de Gaulle, a paperback copy of Carl Sagan’s Is There Intelligent Life in the Universe? “I will read this,” he said, intrigued, thumbing through the pages. “Thank you.”

    https://www.cabinetmagazine.org/issues/4/rose.php

    #limbe #terminal #attente #no-solution #migrations #asile #réfugiés #aéroports #transit #zone-tampon #limbo #rétention #captivité #migrerrance #Paris #France

    sur ce cas, voir aussi :
    https://seenthis.net/messages/979619

    –----

    voir aussi une « métaliste » de cas d’exilés détenus pendant des mois dans un #aéroport :
    https://seenthis.net/messages/720652

  • Pesticides : le « tour de passe-passe » pour rendre l’eau potable
    https://reporterre.net/Pesticides-le-tour-de-passe-passe-pour-rendre-l-eau-potable

    Cette soudaine amélioration n’est en réalité qu’illusoire. Le métabolite est bien toujours présent dans l’eau. Générations futures souligne qu’il existe de nombreuses alertes sur le potentiel cancérigène et reprotoxique de la molécule mère, le S-métolachlore. En juin dernier, l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) classait cette dernière comme cancérigène suspecté.

    « La confiance dans l’eau potable a pris une claque, affirme pour sa part Régis Taisne, chef du département Cycle de l’eau à la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR). 10 à 12 millions d’habitants ont été informés que leur eau n’était pas conforme. Et aujourd’hui, on leur explique qu’elle le redevient. Les usagers peuvent se poser des questions. »

  • Annie Ernaux : « Proust est un écrivain total. Il est entièrement dans la Recherche » (42mn)

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-e-des-matins/annie-ernaux-proust-est-un-ecrivain-total-il-est-entierement-dans-la-rec

    Annie Ernaux, écrivaine du social, de l’intime et de la condition féminine, prix Nobel de littérature 2022, est l’invitée des Matins à l’occasion du 100e anniversaire de la mort de Marcel Proust.

    Avec Annie Ernaux Écrivaine, prix Nobel de littérature en 2022

    Pour la prix Nobel de littérature, la plume de La Recherche du temps perdu a compté très tôt. Même s’il a lui a fallu s’armer de patience pour que ces livres de « grande littérature », qu’elle « désirait », arrivent dans son monde. "Et j’ai donc réalisé ce désir avec Un amour de Swann qui m’a un petit peu déçue, se souvient Annie Ernaux. Je me disais au fond : ’ce n’est que ça ?’ Jusqu’à ce que je me procure toute La Recherche en Pléiade. Et là, j’étais évidemment extrêmement impressionnée.
    Son admiration pour l’écrivain prend racine. « C’est l’écrivain total. On a l’impression que Proust, en tant que personne, il n’existe pas. Il est entièrement dans La Recherche*. C’est ça que j’admire aussi profondément. C’est l’œuvre totale, on ne peut pas la comparer avec une autre. Il a écrit le premier chapitre. Il a écrit le dernier,* Le Temps retrouvé, et il s’est dit qu’il allait remplir entre les deux. Si c’est une ambition qui dépasse une vie, on fait un livre après un autre ».

    #Nobel#Annie_Ernaux#Transfuge_de_classe#Littérature

  • L’enquête sur la mort de 27 migrants dans la Manche en 2021 accable les secours
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/11/13/migrants-morts-en-traversant-la-manche-le-24-novembre-2021-l-enquete-accabla

    Les investigations sur les conditions du naufrage révèlent que les migrants ont appelé à l’aide à de nombreuses reprises. Les secours français ont attendu qu’ils passent dans les eaux anglaises. Aucun moyen de sauvetage ne leur a été envoyé.

    Un an après l’ouverture de l’information judiciaire visant à faire la lumière sur le drame du 24 novembre 2021, Le Monde a pris connaissance des investigations menées sur les circonstances du naufrage. Celles-ci restituent l’ensemble des communications entre le Cross et l’embarcation naufragée et révèlent que les occupants du bateau ont appelé à de très nombreuses reprises les secours français en l’espace d’environ trois heures. Les secours britanniques ont également été contactés, bien que le compte rendu de leurs activités n’ait pas encore été joint à l’enquête.

    (...) Il est 1 h 48 quand les premiers échanges ont lieu entre l’embarcation et le Cross. En anglais, l’un des occupants explique qu’ils sont trente-trois à bord d’un bateau « cassé ». Selon la procédure usuelle, l’opératrice lui demande d’envoyer par la messagerie WhatsApp sa géolocalisation.

    A 1 h 51, la personne téléphone au SAMU du Pas-de-Calais, qui transfère son appel au Cross. « Apparemment leur bateau, il n’y a plus rien qui va dessus », prévient l’opérateur du SAMU. La communication dure près de quatorze minutes. « S’il vous plaît, s’il vous plaît ! (…) On a besoin d’aide, s’il vous plaît. Aidez-nous s’il vous plaît », implore-t-il. « Si je n’ai pas votre position je ne peux pas vous aider », répète l’opératrice du Cross, Fanny R. A bord, les passagers paniquent. Ils crient et pleurent. « Envoyez-moi votre position maintenant et je vous envoie un bateau de secours dès que possible », répète Fanny R. La localisation du bateau est communiquée à 2 h 05 et 2 h 06 au Cross.

    « Ah bah t’entends pas, tu seras pas sauvé »

    Celui-ci ne va pourtant pas envoyer un moyen de sauvetage mais saisit le centre de coordination des secours anglais, à Douvres. « J’ai un canot à côté de votre secteur, les informe l’opératrice. Je vous donnerai sa position car c’est à 0,6 mile nautique [des eaux anglaises]. »
    A 2 h 10, l’embarcation signale de nouveau sa localisation par WhatsApp, qui la situe toujours en eaux françaises. Les personnes à bord continuent d’appeler. Lors d’un de ces appels, à 2 h 15, alors que des cris et des pleurs se font entendre, l’opératrice du Cross « leur dit de garder leur calme et que le bateau des secours arrive », notent les enquêteurs.
    En réalité, à 2 h 28, alors que le Cross a actualisé la localisation du bateau, il rappelle les Anglais. « Ils sont actuellement dans votre zone. »
    Malgré cela, le canot à la dérive continue d’appeler à l’aide mais le Cross considère qu’il ne relève plus de sa responsabilité. Alors que le SAMU essaye de transférer un nouvel appel, l’opératrice du Cross fait valoir que « de toute façon, maintenant, ils sont dans les eaux anglaises et que s’il rappelle il faut lui dire de contacter le 999 [les secours anglais] ».
    Les passagers vont malgré cela continuer d’appeler les Français, pas moins de quinze fois entre 2 h 43 et 4 h 22. En vain. Alors qu’à 3 h 30, un passager explique qu’il est littéralement « dans l’eau », le Cross s’entête à lui rétorquer : « Oui, mais vous êtes dans les eaux anglaises. » Au moment où l’opératrice tente de transférer l’appel à Douvres, la communication coupe et on l’entend alors commenter, en aparté : « Ah bah t’entends pas, tu seras pas sauvé. J’ai les pieds dans l’eau, bah… je t’ai pas demandé de partir. »

    A 3 h 49, le SAMU – qui reçoit des appels – signale au Cross que le canot « est en panne et prend l’eau. L’opérateur du Cross dit qu’ils appellent sans relâche depuis quelque temps, qu’ils sont plus ou moins dans les eaux anglaises ». Deux minutes plus tard, nouvel appel au secours : « On entend des cris, rapportent les enquêteurs. L’opératrice lui dit que les secours seront là dans vingt minutes. » Mais ils n’arrivent pas.

    « Nous sommes en train de mourir »

    A 4 h 09, un passager implore : « Venez vite s’il vous plaît. » « Le canot de sauvetage arrive dans quelques minutes », lui assure le Cross. A 4 h 16, la même personne rappelle pour dire « que c’est fini, relatent les enquêteurs. [L’opératrice] lui répète de lui envoyer un message [de localisation], elle lui redonne son numéro de téléphone. L’opératrice dit en aparté “je vais lui sortir la phrase magique, pas de position pas de bateau de secours” ».

    la première version disait que ces naufragés n’avaient pas appelé les secours....

    #migrants #barbarie

  • Khrys’presso du lundi 14 novembre 2022
    https://framablog.org/2022/11/14/khryspresso-du-lundi-14-novembre-2022

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #Non_classé #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue

  • #TuNur, il modello di esportazione di energia verde dal Nord Africa all’Ue

    Un’impresa britannico-tunisina sta progettando una gigantesca centrale solare a nel deserto della Tunisia, un impianto che richiede un enorme consumo d’acqua. L’energia verde però andrà solo all’Europa.

    Produrre energia pulita a basso costo tra le soleggiate dune del deserto del Sahara è stato per decenni il sogno di diverse aziende private, alla costante ricerca di nuove fonti energetiche. “Il Sahara può generare abbastanza energia solare da coprire l’intero fabbisogno del globo” è un mantra ripetuto più o meno frequentemente, da aziende e lobby, a seconda della congiuntura economica o politica.

    Tra costi esorbitanti e accordi internazionali irrealizzabili, i progetti di esportazione di energia solare dal Nord Africa all’Europa sono però stati messi da parte per anni. Tornano di attualità oggi, nel contesto di crisi energetica legata alla guerra in Ucraina. Con un inverno freddo alle porte, senza il gas russo, gli Stati europei puntano gli occhi sulle contese risorse dei vicini meridionali. Con l’impennata dei prezzi dei combustibili fossili, la transizione energetica non è più semplicemente urgente in funzione della crisi climatica, ma anche economicamente conveniente, quindi finanziariamente interessante.

    A maggio 2022 l’Unione europea ha annunciato di voler aumentare gli obiettivi di energia prodotta da fonti rinnovabili fino al 40% entro il 2030, dotandosi di 600 GWh supplementari di energia solare. Ma il vecchio continente non ha né lo spazio né le risorse per produrre internamente la totalità del proprio fabbisogno di energia verde. Ed ecco che gli annunci di mega progetti di centrali solari in Nord Africa, così come quelli di cavi sottomarini nel mediterraneo, non fanno che moltiplicarsi.

    Il miracolo del sole africano torna a suggestionare un’Europa che ancora fatica a liberarsi del proprio retaggio coloniale quando guarda alla riva sud del Mediterraneo. Buona parte delle compagnie che promettono energia pulita importata continuano a raccontare una favola distorta e romanticizzata dei deserti: terre vuote, inutili, da colonizzare.

    Una narrazione contestata da chi, invece, quel deserto lo abita: «Non ci opponiamo alle rinnovabili, ma chiediamo una transizione energetica equa, che prenda in considerazione le rivendicazioni sociali e ambientali locali e non riproduca le dinamiche dell’industria fossile», ripetono le comunità che osservano l’installazione dei pannelli solari europei dalla finestra di casa.
    La transizione europea si farà sulle spalle del Nord Africa?

    Lungo il confine fra Tunisa e Algeria, a 120 chilometri dalla città più vicina, Kebilli, l’unica strada che porta a Rjim Maatoug è percorsa avanti e indietro dai camion cisterna che vanno ai giacimenti di petrolio e gas del Sud tunisino. Cittadina in mezzo al deserto negli anni ‘80 monitorata dai soldati del Ministero della difesa tunisino, Rjim Maatoug è stata costruita ad hoc con l’aiuto di fondi europei, e in particolar modo dell’Agenzia Italiana per lo Sviluppo e la cooperazione (AICS).

    Un tempo abitato da comunità nomadi, il triangolo desertico che delimita il confine tunisino con l’Algeria da un lato, la Libia dall’altro, è oggi un’immensa zona militare accessibile ai non residenti solo con un permesso del Ministero della difesa. Questi terreni collettivi sono da sempre la principale fonte di sostentamento delle comunità del deserto, che un tempo si dedicavano all’allevamento. Occupate durante la colonizzazione francese, queste terre sono state recuperate dallo Stato dopo l’indipendenza nel 1957, poi concesse a compagnie private straniere, principalmente multinazionali del petrolio. Prima nella lista: l’italiana #Eni.

    In questa zona, dove la presenza statale è vissuta come una colonizzazione interna, villaggi identici delimitati da palmeti si sussegono per 25 chilometri. «Abbiamo costruito questa oasi con l’obiettivo di sedentarizzare le comunità nomadi al confine», spiega uno dei militari presenti per le strade di Rjim Maatoug. Dietro all’obiettivo ufficiale del progetto – “frenare l’avanzata del deserto piantando palmeti” – si nasconde invece un’operazione di securizzazione di un’area strategica, che ha radicalmente modificato lo stile di vita delle comunità locali, privandole dei loro mezzi di sussistenza. Un tempo vivevano nel e del deserto, oggi lavorano in un’immensa monocultura di datteri.

    È di fronte alla distesa di palme di Rjim Maatoug, piantate in centinaia di file parallele, che la società tunisino-britannica TuNur vuole costruire la sua mega centrale solare. L’obiettivo: «Fornire elettricità pulita a basso costo a 2 milioni di case europee», annuncia la società sul suo sito internet.

    Per la sua vicinanza all’Italia (e quindi all’Europa), la Tunisia è il focus principale delle aziende che puntano a produrre energia solare nel deserto. In Tunisia, però, solo il 3% dell’elettricità per ora è prodotta a partire da fonti rinnovabili. Nell’attuale contesto di grave crisi finanziaria, il Paese fatica a portare avanti i propri ambiziosi obiettivi climatici (35% entro il 2030). Ma l’opportunità di vendere energia all’Ue sembra prendersi di prepotenza la priorità sulle necessità locali, anche grazie a massicce operazioni di lobbying.

    TuNur si ispira apertamente alla Desertec Industrial Initiative (Dii), un progetto regionale abbandonato nel 2012, portato avanti all’epoca da alcuni tra gli stessi azionisti che oggi credono in TuNur. Desertec mirava all’esportazione di energia solare prodotta nel Sahara attaverso una rete di centrali sparse tra il Nord Africa e il Medio Oriente per garantire all’Europa il 15% del proprio fabbisogno di elettricità entro il 2050. Se neanche il progetto pilota è mai stato realizzato, i vertici della compagnia proiettavano i propri sogni su due deserti in particolare: quello tunisino e quello marocchino.

    Oggi il progetto è stato relativamente ridimensionato. La centrale tunisina TuNur prevede di produrre 4,5 GWh di elettricità – il fabbisogno di circa cinque milioni di case europee – da esportare verso Italia, Francia e Malta tramite cavi sottomarini.

    Il progetto è sostenuto da una manciata di investitori, ma i dipendenti dell’azienda sono solo quattro, conferma il rapporto del 2022 di TuNur consultato da IrpiMedia. Tra questi, c’è anche il direttore: il volto dell’alta finanza londinese Kevin Sara, fondatore di diversi fondi di investimenti nel Regno Unito, ex membro del gigante finanziario giapponese Numura Holdings e della cinese Astel Capital. Affiancato dal direttore esecutivo, l’inglese Daniel Rich, Sara è anche amministratore delegato dello sviluppatore di centrali solari Nur Energie, società che, insieme al gruppo maltese Zammit, possiede TuNur ltd. Il gruppo Zammit, che raccoglie imprese di navigazione, bunkering, e oil&gas, è apparso nel 2017 nell’inchiesta Paradise Papers sugli investimenti offshore. Il braccio tunisino del comitato dirigente, invece, è un ex ingegnere petrolifero che ha lavorato per anni per le multinazionali del fossile Total, Shell, Noble Energy e Lundin, Cherif Ben Khelifa.

    Malgrado le numerose richieste di intervista inoltrate alla compagnia, TuNur non ha mai risposto alle domande di IrpiMedia.

    TuNur opera in Tunisia dalla fine del 2011, ed ha più volte annunciato l’imminente costruzione della mega centrale. Finora, però, neanche un pannello è stato installato a Rjim Maatoug, così che numerosi imprenditori del settore hanno finito per considerare il progetto “irrealistico”, anche a causa dei costi estremamente elevati rispetto al capitale di una compagnia apparentemente piccola. Eppure, ad agosto 2022 l’amministratore delegato di TuNur annunciava all’agenzia Reuters «l’intenzione di investire i primi 1,5 miliardi di euro per l’installazione della prima centrale». Non avendo potuto parlare con l’azienda resta un mistero da dove venga, e se ci sia davvero, un capitale così importante pronto per essere investito.

    Ma che la società sia ancora alla ricerca del capitale necessario, lo spiega lo stesso direttore esecutivo Daniel Rich in un’intervista rilasciata a The Africa Report nel 2022, affermando che TuNur ha incaricato la società di consulenza britannica Lion’s Head Global Partners di cercare investimenti. Poco dopo queste dichiarazioni, Rich ha ottenuto un incontro con il Ministero dell’energia. Anticipando i dubbi delle autorità, ha assicurato «la volontà del gruppo di espandere le proprie attività in Tunisia grazie ai nuovi programmi governativi». Secondo i documenti del registro di commercio tunisino, la sede tunisina della società TuNur – registrata come generica attività di “ricerca e sviluppo” – possiede un capitale di appena 30.000 dinari (10.000 euro). Una cifra infima rispetto a quelle necessarie ad eseguire il progetto.

    Secondo Ali Kanzari, il consulente principale di TuNur in Tunisia, nonché presidente della Camera sindacale tunisina del fotovoltaico (CSPT), il progetto si farà: «Il commercio Tunisia-Europa non può fermarsi ai datteri e all’olio d’oliva», racconta nel suo ufficio di Tunisi, seduto accanto ad una vecchia cartina del progetto. Ai suoi occhi, la causa del ritardo è soprattutto «la mancanza di volontà politica». «La Tunisia è al centro del Mediterraneo, siamo in grado di soddisfare il crescente fabbisogno europeo di energia verde, ma guardiamo al nostro deserto e non lo sfruttiamo», conclude.
    Ouarzazate, Marocco: un precedente

    La Tunisia non è il primo Paese nordafricano sui cui le compagnie private hanno puntato per sfruttare il “potenziale solare” del deserto. Il progetto di TuNur è ricalcato su quello di una mega centrale solare marocchina fortemente voluta da re Mohamed VI, diventata simbolo della transizione del Paese della regione che produce più elettricità a partire da fonti rinnovabili (19% nel 2019).

    Nel febbraio 2016, infatti, il re in persona ha inaugurato la più grande centrale termodinamica del mondo, Noor (suddivisa in più parti, Noor I, II, III e IV). Acclamato dai media, il progetto titanico Noor, molto simile a TuNur, non produce per l’esportazione, ma per il mercato interno ed ha una capacità di 580 MWh, solo un ottavo del progetto tunisino TuNur. Il sito è attualmente gestito dal gruppo saudita ACWA Power insieme all’Agenzia marocchina per l’energia sostenibile (MASEN). Secondo quanto si legge sul sito della società, anche Nur Energie, azionista di TuNur e di Desertec, avrebbe partecipato alla gara d’appalto.

    Nel paesaggio desertico roccioso del Marocco sud-orientale, a pochi chilometri dalla città di Ouarzazate, ai piedi della catena dell’Alto Atlante, centinaia di pannelli si scorgono a distanza tra la foschia. Sono disposti in cerchio intorno a una torre solare, e si estendono su una superficie di 3.000 ettari. Si tratta di specchi semiparabolici che ruotano automaticamente durante il giorno per riflettere i raggi solari su un tubo sottile posto al centro, da dove un liquido viene riscaldato, poi raccolto per alimentare una turbina che produce elettricità. Così funziona la tecnologia CSP (Concentrated Solar Power) riproposta anche per il progetto tunisino TuNur. «Con il CSP possiamo immagazzinare energia per una media di cinque ore, il che è molto più redditizio rispetto all’uso delle batterie», afferma Ali Kanzari, consulente principale della centrale TuNur, che vuole utilizzare la stessa tecnologia.

    Diversi grandi gruppi tedeschi sono stati coinvolti nella costruzione del complesso marocchino Noor. Ad esempio, il gigante dell’elettronica Siemens, che ha prodotto le turbine CSP. Secondo il media indipendente marocchino Telquel, i finanziatori del progetto – la Banca Mondiale e la banca tedesca per lo sviluppo Kfw – avrebbero perorato l’adozione di questa tecnologia, difendendo gli interessi dei produttori tedeschi, mentre gli esperti suggerivano – e suggeriscono tutt’ora – una maggiore cautela. La causa: l’elevato consumo di acqua di questo tipo di tecnologia durante la fase di raffreddamento.

    La valutazione dell’impatto ambientale effettuata prima della costruzione del progetto, consultata da IrpiMedia, prevede un consumo idrico annuale di sei milioni di metri cubi provenenti dalla diga di El Mansour Eddahbi, situata a pochi chilometri a est di Ouarzazate, che attualmente dispone solo del 12% della sua capacità totale. «Tuttavia, è impossibile ottenere statistiche ufficiali sul consumo effettivo, che sembra molto maggiore», osserva la ricercatrice Karen Rignall, antropologa dell’Università del Kentucky e specialista della transizione energetica in zone rurali, che ha lavorato a lungo sulla centrale solare di Noor.

    Il Marocco attraversa una situazione di «stress idrico strutturale», conferma un rapporto della Banca Mondiale, e la regione di Ouarzazate è proprio una delle più secche del Paese. Nella valle del Dadès, accanto alla centrale Noor, dove scorre uno degli affluenti della diga, gli agricoltori non hanno dubbi e chiedono un’altra transizione rinnovabile, che apporti riscontri positivi anche alle comunità della zona: «La nostra valle è sull’orlo del collasso, non possiamo stoccare l’acqua perché questa viene deviata verso la diga per le esigenze della centrale solare. Per noi Noor è tutt’altro che sostenibile», afferma Yousef il proprietario di una cooperativa agricola, mentre cammina tra le palme secche di un’oasi ormai inesistente, nella cittadina di Suq el-Khamis.

    In questa valle, conosciuta per le coltivazioni di una varietà locale di rosa, molti villaggi portano il nome del oued – il fiume, in arabo – che un tempo li attraversava. Oggi i ponti attraversano pietraie asciutte, e dell’acqua non c’è più traccia. I roseti sono secchi. A metà ottobre, gli abitanti della zona di Zagora, nella parallela ed egualmente secca valle di Draa, sono scesi in piazza per protestare contro quello che considerano water grabbing di Stato, chiedendo alle autorità una migliore gestione della risorsa. «In tanti stanno abbandonando queste aree interne, non riescono più a coltivare», spiega il contadino.

    Nel silenzio dei media locali, le manifestazioni e i sit-in nel Sud-Est del Marocco non fanno che moltiplicarsi. I movimenti locali puntano il dito contro la centrale solare e le vicine miniere di cobalto e argento, che risucchiano acqua per estrare i metalli rari. «In entrambi i casi si tratta di estrattivismo. Sono progetti che ci sono stati imposti dall’alto», spiega in un caffè di Ouarzazate l’attivista Jamal Saddoq, dell’associazione Attac Marocco, una delle poche ad occupasi di politiche estrattiviste e autoritarismo nel Paese. «È paradossale che un progetto che è stato proposto agli abitanti come soluzione alla crisi climatica in parte finisca per esserne responsabile a causa di tecnologie obsolete e dimensioni eccessive», riassume la ricercatrice Karen Rignall.

    È una centrale molto simile, ma di dimensioni nove volte maggiori, quella che TuNur intende installare nel deserto tunisino, dove l’agricoltura subisce già le conseguenze della siccità, di un’eccessiva salinizzazione dell’acqua a causa di infiltrazioni nella falda acquifera e di una malagestione delle risorse idriche. Secondo i dati dell’associazione Nakhla, che rappresenta gli agricoltori delle oasi nella regione di Kebili (dove si trova Rjim Maatoug), incontrata da IrpiMedia, viene pompato il 209% in più delle risorse idriche disponibili annualmente.

    La monetizzazione del deserto

    Eppure, ancora prima della pubblicazione della gara d’appalto del Ministero dell’energia per una concessione per l’esportazione, prerequisito per qualsiasi progetto di energia rinnovabile in Tunisia, e ancor prima di qualsiasi studio di impatto sulle risorse idriche, nel 2018 TuNur ha «ottenuto un accordo di pre-locazione per un terreno di 45.000 ettari tra le città di Rjim Maatoug e El Faouar», riferisce Ali Kanzari, senior advisor del progetto, documenti alla mano.

    Per il ricercatore in politiche agricole originario del Sud tunisino Aymen Amayed, l’idea dell’”inutilità” di queste aree è frutto di decenni di politiche fondarie portate avanti dall’epoca della colonizzazione francese. Le terre demaniali del Sud tunisino sono di proprietà dello Stato. Come in Marocco e in altri Paesi nord africani, le comunità locali ne rivendicano il possesso, ma queste vengono cedute alle compagnie private. «Queste terre sono la risorsa di sostentamento delle comunità di queste regioni, – spiega Aymen Amayed – Lo Stato ne ha fatto delle aree abbandonate, riservate a progetti futuri, economicamente più redditizi e ad alta intensità di capitale, creando un deserto sociale».

    TuNur promette di creare più di 20.000 posti di lavoro diretti e indiretti in una regione in cui il numero di aspiranti migranti verso l’Europa è in continua crescita. Ma nel caso di questi mega-progetti, «la maggior parte di questi posti di lavoro sono necessari solo per la fase di costruzione e di avvio dei progetti», sottolinea un recente rapporto dell’Osservatorio tunisino dell’economia. A confermarlo, è la voce degli abitanti della zona di Ouarzazate, in Marocco, che raccontano di essersi aspettati, senza successo, «una maggiore redistribuzione degli introiti, un posto di lavoro o almeno una riduzione delle bollette».

    La caratteristica di questi mega progetti è proprio la necessità di mobilitare fin dall’inizio una grande quantità di capitale. Tuttavia, «la maggior parte degli attori pubblici nei Paesi a Sud del Mediterraneo, fortemente indebitati e dipendenti dai finanziamenti delle istituzioni internazionali, non possono permettersi investimenti così cospicui, così se ne fanno carico gli attori privati. In questo modo i profitti restano al privato, mentre i costi sono pubblici», spiega il ricercatore Benjamin Schütze, ricercatore in relazioni internazionali presso l’Università di Friburgo (Germania) che lavora sul rapporto tra autoritarismo ed estrattivismo green.

    Questa dinamica è illustrata proprio dalla mega centrale solare marocchina Noor. Fin dalla sua costruzione, l’impianto marocchino è risultato economicamente insostenibile: l’Agenzia marocchina per l’energia sostenibile (MASEN) ha garantito alla società privata saudita che lo gestisce un prezzo di vendita più elevato del costo medio di produzione dell’energia nel Paese. Un divario che costa allo Stato marocchino 800 milioni di dirham all’anno (circa 75 milioni di euro), anche a causa della scelta di una tecnologia costosa e obsoleta come il CSP, ormai sostituito dal fotovoltaico. A sostenerlo è il rapporto sulla transizione energetica del Consiglio economico, sociale e ambientale (CESE), un’istituzione consultiva indipendente marocchina. Le critiche emesse dal CESE sul piano solare marocchino sono costate il posto al direttore e a diversi esponenti dell’agenzia MASEN, anche se vicini al re.

    Per questi motivi, sostiene il ricercatore tedesco, i mega-progetti che richiedono una maggiore centralizzazione della produzione sono più facilmente realizzabili in contesti autoritari. In Tunisia, se per un certo periodo proprio il difficile accesso a terreni contesi ha rappresentato un ostacolo, la legislazione è cambiata di recente: il decreto legge n. 2022-65 del 19 ottobre 2022, emesso in un Paese che dal 25 luglio 2021 è senza parlamento, legalizza l’esproprio di qualsiasi terreno nel Paese per la realizzazione di un progetto di “pubblica utilità”. Una porta aperta per le compagnie straniere, non solo nell’ambito energetico.

    Lobbying sulle due rive

    Ma perché la porta si spalanchi, ai privati serve soprattutto una legislazione adatta. Anche se per ora la mega centrale TuNur esiste solo su carta, la società sembra esser stata riattivata nel 2017, pur rimanendo in attesa di una concessione per l’esportazione da parte del Ministero dell’energia tunisino.

    Se c’è però un settore nel quale la compagnia sembra essere andata a passo spedito negli ultimi anni, questo è proprio quello del lobbying. A Tunisi come a Bruxelles. Dal 2020, l’azienda viene inserita nel Registro della trasparenza della Commissione europea, che elenca le compagnie che tentano di influenzare i processi decisionali dell’Ue. Secondo il registro, TuNur è interessata alla legislazione sulle politiche energetiche e di vicinato nel Mediterraneo, al Green Deal europeo e alla Rete europea dei gestori dei sistemi di trasmissione di energia elettrica, un’associazione che rappresenta circa quaranta gestori di diversi Paesi. La sede italiana della compagnia TuNur è stata recentemente inclusa nel piano decennale di sviluppo della rete elettrica Ue dalla Rete europea.

    «Abbiamo bisogno che lo Stato ci dia man forte così da poter sviluppare una roadmap insieme ai Paesi europei, in modo che l’energia pulita tunisina possa risultare competitiva sul mercato», spiega il consulente Ali Kanzari consultando un dossier di centinaia di pagine. E conferma: TuNur ha già preso contatti con due società di distribuzione elettrica, in Italia e in Francia. Anche in Tunisia le operazioni di lobbying della società, e più in generale dei gruppi privati presenti nel Paese, sono cosa nota. «Questo progetto ha costituito una potente lobby con l’obiettivo di ottenere l’inclusione di disposizioni sull’esportazione nella legislazione sulle energie rinnovabili», conferma un rapporto sull’energia dell’Observatoire Tunisien de l’Economie, che analizza le ultime riforme legislatve e i casi di Desertec e TuNur.

    Approvata nel 2015, la legge n. 2015-12 sulle energie rinnovabili ha effettivamente aperto la strada ai progetti di esportazione di energia verde. A tal fine, ha quindi autorizzato la liberalizzazione del mercato dell’elettricità in Tunisia, fino ad allora monopolio della Socetà tunisina dell’Elettricità e del Gas (STEG), di proprietà statale, fortemente indebitata. La legge favorisce il ricorso a partenariati pubblico-privato, i cosidetti PPP.

    «Alcune raccomandazioni dell’Agenzia tedesca per la cooperazione internazionale allo sviluppo (GIZ) e dell’Iniziativa industriale Desertec (Dii) hanno anticipato alcune delle misure contenute nella legge del 2015», sottolinea ancora il rapporto dell’Osservatorio economico tunisino. Emendata nel 2019, la legge sulle rinnovabili è stata fortemente contestata da un gruppo di sindacalisti della società pubblica STEG, che chiedono che il prezzo dell’elettricità rimanga garantito dallo Stato.

    Dopo aver chiesto formalmente che la non-privatizzazione del settore nel 2018, due anni più tardi, in piena pandemia, i sindacalisti della STEG hanno bloccato la connessione alla rete della prima centrale costruita nel Paese, a Tataouine, che avrebbe quindi aperto il mercato ai privati. Cofinanziata dall’Agenzia francese per lo sviluppo (AFD), la centrale fotovoltaica da 10 MW appartiene alla società SEREE, una joint venture tra la compagnia petrolifera italiana Eni e la compagnia petrolifera tunisina ETAP.

    «Chiediamo allo Stato di fare un passo indietro su questa legge, che è stata ratificata sotto la pressione delle multinazionali. Non siamo contrari alle energie rinnovabili, ma chiediamo che rimangano a disposizione dei tunisini e che l’elettricità resti un bene pubblico», spiega in forma anonima per timore di ritorsioni uno dei sindacalisti che hanno partecipato al blocco, incontrato da IrpiMedia. Tre anni dopo la fine dei lavori e un lungo braccio di ferro tra governo e sindacato, la centrale solare di Tataouine è infine stata collegata alla rete elettrica all’inizio di novembre 2022.

    «Sbloccare urgentemente il problema della connessione delle centrali elettriche rinnovabili» è del resto una delle prime raccomandazioni citate in un rapporto interno, consultato da IrpiMedia, che la Banca Mondiale ha inviato al Ministero dell’economia tunisino alla fine del 2021. Anche l’FMI, con il quale la Tunisia ha concluso ad ottobre un accordo tecnico, incoraggia esplicitamente gli investimenti privati nelle energie rinnovabili attraverso il programma di riforme economiche presentato alle autorità, chiedendo tra l’altro la fine delle sovvenzioni statali all’energia. «Con la crisi del gas russo in Europa, la pressione nei nostri confronti è definitivamente aumentata», conclude il sindacalista.

    Nonostante un impianto legale che si è adattato ai progetti privati, i lavori di costruzione di buona parte delle centrali solari approvate in Tunisia, tutti progetti vinti da società straniere, sono rimasti bloccati. Il motivo: «La lentezza delle procedure amministrative. Nel frattempo, durante l’ultimo anno il costo delle materie prime è aumentato notevolmente sul mercato internazionale», spiega Omar Bey, responsabile delle relazioni istituzionali della società francese Qair Energy. «Il budget con il quale sono stati approvati i progetti qualche anno fa, oggi manderebbe le compagnie in perdita».

    Solo le multinazionali del fossile quindi sembano potersi permettere gli attuali prezzi dei pannelli solari da importare. «Non è un caso che l’unica centrale costruita in tempi rapidi e pronta ad entrare in funzione appartiene alla multinazionale del petrolio Eni», confida una fonte interna alla compagnia petrolifera tunisina ETAP. Le stesse multinazionali erano presenti al Salone internazionale della transizione energetica, organizzato nell’ottobre 2022 dalla Camera sindacale tunisina del fotovoltaico (CSPT), di cui TuNur è membro, riunite sotto la bandiera di Solar Power Europe, un’organizzazione con sede a Bruxelles. Sono più di 250 le aziende che ne fanno parte, tra queste TotalEnergies, Engie ed EDF, le italiane ENI, PlEnitude ed Enel, ma anche Amazon, Google, Huawei e diverse società di consulenza internazionali. Società con obiettivi diversi, spesso concorrenti, si riuniscono così di fronte all’esigenza comune di influenzare le autorità locali per rimodellare la legge a proprio piacimento.

    L’associazione di lobbying, infatti, si è presentata con l’obiettivo esplicito qui di «individuare nuove opportunità di business» e «ridurre gli ostacoli legislativi, amministrativi e finanziari allo sviluppo del settore». Per il consulente di TuNur Ali Kanzari, «la legge del 2015 non è sufficientemente favorevole alle esportazioni e va migliorata».

    Se gli studi tecnici e d’impatto per collegare le due rive si moltiplicano, sono sempre di più le voci che si levano a Sud del Mediterraneo per reclamare una transizione energetica urgente e rapida sì, ma innanzitutto equa, cioè non a discapito degli imperativi ambientali e sociali delle comunità locali a Sud del Mediterraneo «finendo per riprodurre meccanismi estrattivi e di dipendenza simili a quelli dell’industria fossile», conclude il ricercatore Benjamin Schütze. Molti sindacati e associazioni locali in Tunisia, in Marocco e nel resto della regione propongono un modello decentralizzato di produzione di energia verde, garanzia di un processo di democratizzazione energetica. Proprio il Partenariato per una Transizione energetica equa (Just Energy Transition Partnership) è al centro del dibattito di una COP27 a Sud del Mediterraneo.

    https://irpimedia.irpi.eu/greenwashing-tunur-energia-verde-da-nord-africa-a-europa
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  • A Genève, une sépulture théâtrale pour les victimes du colonialisme allemand

    Dans « #Vielleicht », l’acteur #Cédric_Djedje met en lumière le combat d’activistes berlinois pour que les rues du « #quartier_africain » de la capitale allemande changent de nom. Au Grütli, ce spectacle touche souvent juste, malgré des raccourcis discutables.

    Antigone est leur sœur. Comme l’héroïne de Sophocle, les comédiens afro-descendants Cédric Djedje et #Safi_Martin_Yé aspirent à rendre leur dignité aux morts, à ces dizaines de milliers de #Hereros et de #Namas exterminés en #Namibie par les Allemands entre 1904 et 1908. Un #génocide, reconnaissaient les autorités de Berlin au mois de mai 2021.

    Au Grütli à Genève, avant le Théâtre de Vidy et le Centre de culture ABC à La Chaux-de-Fonds, Cédric Djedje – à l’origine du spectacle – et Safi Martin Yé offrent une sépulture symbolique à ces oubliés de l’Histoire. L’artiste a découvert cette tragédie lors d’un séjour prolongé à Berlin. Il en est revenu avec Vielleicht, plongée personnelle dans l’enfer du #colonialisme. Ce spectacle est militant, c’est sa force et sa limite. Il met en lumière l’inqualifiable, dans l’espoir d’une #réparation. Il ne s’embarrasse pas toujours de subtilité formelle ni intellectuelle dans son épilogue.

    Qu’est-ce que Vielleicht ? Un rituel d’abord, une enquête ensuite, avec le concours de l’historienne #Noémi_Michel. Les deux à la fois en vérité. Un geste poétique et politique. Cédric Djedje et Safi Martin Yé ne vous attendent pas dans l’agora qui sert de lice à leur dialogue. Ils s’affairent déjà autour d’un monticule de terre. Ils y enfouissent des bocaux vides, habitacles des âmes errantes, qui sait ? Vous vous asseyez en arc de cercle, tout près d’eux. En face, une feuille d’arbre géante servira d’écran. Dans le ciel, des cerfs-volants badinent. Dans l’air, une musique répand sa prière lancinante.

    Le poids des noms

    C’est beau et triste à la fois. Ecoutez Cédric Djedje. Il raconte ces semaines à arpenter le quartier berlinois de Wedding, l’« #Afrikanisches_Viertel », son étonnement quand il constate que très peu d’Africains y habitent, sa surprise devant les noms des rues, « #Togostrasse », « #Senegalstrasse « . Que proclame cette nomenclature ? Les appétits de conquête de l’empire allemand à la fin du XIXe siècle. Que masque-t-elle surtout ? Les exactions d’entrepreneurs occidentaux, avidité prédatrice incarnée par l’explorateur et marchand #Adolf_Lüderitz qui fait main basse en 1883 sur #Angra_Pequena, baie de la côte namibienne.

    Cédric Djedje rencontre des activistes allemands d’origine africaine qui se battent pour que les rues changent de nom. Il les a interviewés et filmés. Ce sont ces personnalités qui s’expriment à l’écran. Quarante ans qu’elles œuvrent pour que #Cornelius_Fredericks notamment, chef nama qui a osé défier les troupes impériales entre 1904 et 1907, soit honoré. Vielleicht est la généalogie d’un crime et un appel à une réparation. C’est aussi pour l’artiste un retour sur soi, lui qui est d’origine ivoirienne. Dans une séquence filmée, il demande à sa mère pourquoi elle ne lui a pas parlé le #bété, la #langue de ses ancêtres.

    Si le propos est souvent captivant, les deux insertions théâtrales, heureusement brèves, n’apportent rien, tant elles sont maladroites et outrées – trois minutes pour résumer la fameuse conférence de Berlin qui, entre la fin de 1884 et le début de 1885, a vu les puissances européennes se partager l’Afrique. Le théâtre militant va droit au but, quitte à parfois bâcler la matière ou à asséner des parallèles qui méritent d’être interrogés.

    Le naturaliste genevois Carl Vogt, dont les thèses reposent sur une vision raciste de l’homme hélas courante à l’époque, est-il ainsi comparable aux colonialistes allemands de la fin du XIXe ? Invitée surprise, une activiste genevoise l’affirme à la fin de la pièce, exigeant avec d’autres que le boulevard Carl-Vogt soit débaptisé – le bâtiment universitaire qui portait son nom le sera bientôt, annonçait le rectorat fin septembre. On peut le comprendre, mais le cas Vogt, qui est toujours au cœur d’un débat vif, mériterait en soi une pièce documentée. Toutes les situations, toutes les histoires ne se ressemblent pas. L’amalgame est la tentation de la militance. Exit la nuance. C’est la limite du genre.

    https://www.letemps.ch/culture/geneve-une-sepulture-theatrale-victimes-colonialisme-allemand
    #toponymie #toponymie_politique #colonialisme #Allemagne #colonialisme_allemand #Allemagne_coloniale #art_et_politique #théâtre #Berlin #noms_de_rues

    ping @_kg_ @cede

    • Vielleicht

      Nous arpentons quotidiennement les rues de notre ville, nous y croisons des noms d’hommes (le plus souvent…) qui nous sont totalement inconnus. Qui étaient-ils au fond ? Qu’ont-ils fait de leur vivant pour mériter que leur mémoire soit honorée par un boulevard, une avenue, une place ?
      Cédric Djedje s’est penché sur ces questions en vivant plusieurs mois à Berlin dans le quartier de Wedding, quartier dit « africain » ou Afrikaniches Viertel qui doit son surnom avec vingt-cinq noms de rue se rapportant au passé colonial allemand, lui rendant par là hommage à l’endroit même où vivent, en somme, les descendants des peuples colonisés.
      En s’intéressant aux fantômes de la colonisation dans l’espace urbain contemporain, le comédien s’est interrogé sur comment on s’attache à un espace, comment l’histoire coloniale résonne avec cet attachement et comment dialoguent Histoire et vécu intime et quotidien.
      En imaginant une performance où se mêleront dimensions documentaire et fictionnelle, à la convergence de plusieurs disciplines et en faisant coexister et se frictionner les temporalités, la compagnie Absent.e pour le moment ambitionne de créer un spectacle qui questionne les concepts d’Histoire et de restitution : que veut dire « restituer » ? Est-ce possible ? Et comment ?
      Entre histoire dite « grande » et sentiments personnels vécus par le créateur — lui-même afro-descendant — lors de son enquête, Vielleicht fera peut-être écho chez les spectatrices à l’heure de traverser la place ou le carrefour si souvent empruntés au sortir de chez soi.

      https://grutli.ch/spectacle/vielleicht

  • « Militants dans le brouillard – Deuxième partie »

    Travail et révolte dans l’impasse du Brésil

    https://dndf.org/?p=20423#more-20423
    https://illwill.com/work-and-revolt-at-brazils-dead-end-ii

    Traduction DeepL relue par nos soins. Dndf

    Dans la deuxième partie de leur portrait expansif de la lutte des classes informelle au Brésil, les auteurs passent de considérations sur les suicides de travailleurs, les grèves d’apps et Bolsonaro à un bilan plus large des révoltes de notre époque. En s’engageant avec d’autres théoriciens révolutionnaires tels que Endnotes, Temps critiques, Chuang, Torino & Wohlleben, Nunes, et plus encore, le collectif militant de Sāo Paulo nous présente un monde de “révoltes juste à temps” qui éclatent en même temps qu’une condition de travail sans forme dans laquelle “tout le monde est pleinement mobilisé dans un effort sans fin dans lequel ne sont produites que des “expériences négatives”.

    Abandonnez tout espoir

    À l’approche de la grève nationale des routiers du 1er février 2021, une vidéo a circulé dans les groupes WhatsApp montrant un chauffeur qui s’était pendu à un arbre au bord de l’autoroute, à côté de son camion. La scène a été partagée avec des messages de deuil et des avertissements sur la situation désespérée des camionneurs indépendants, coincés entre les faibles taux de fret et les pics des coûts de conduite, en particulier du carburant. Malgré cela, le mouvement est loin d’avoir atteint la force de la grève de mai 2018, au cours de laquelle les chaînes d’approvisionnement de tout le pays ont été étranglées en quelques jours et le gouvernement, terrifié, a offert un certain soulagement immédiat, par le biais de mesures qui allaient perdre leur effet dans les années suivantes.1 Dépourvue de la large – et ambiguë – coalition de la mobilisation précédente, qui impliquait des camionneurs propriétaires-exploitants, des propriétaires de petites flottes et même plusieurs grandes entreprises de transport, l’irruption du début de 2021 s’est résumée à l’initiative éparse de camionneurs indépendants qui ont monté des blocages d’autoroutes dans plusieurs États, mais qui ont été rapidement démantelés par la police routière.2

    Bien que la grève n’ait pas décollé, les troubles ont contaminé d’autres travailleurs qui dépendent aussi directement du carburant pour gagner leur vie dans les villes. Entre février et avril, des manifestations de coursiers, de conducteurs d’apps et de chauffeurs de bus scolaires indépendants ont eu lieu presque quotidiennement dans tout le Brésil. Parallèlement aux nouvelles manifestations des camionneurs, tout cela a donné un contour insurrectionnel aux rues dont la circulation quotidienne avait été réduite par le pic de la deuxième vague de coronavirus. Ce mouvement de travailleurs motorisés a bloqué les autoroutes et les centres de distribution de Petrobrás ; il s’est entassé dans les stations-service, avec la tactique de ne remplir qu’au prix d’un real pour produire des files d’attente et causer des pertes aux détaillants ; il a relancé l’organisation des grèves de coursiers, et a alimenté le plus grand cortège de chauffeurs Uber de l’histoire de São Paulo, qui a bloqué l’accès à l’aéroport international de Guarulhos pendant toute une nuit, exigeant la fin des trajets promotionnels mal payés.3Alors que l’inflation se traduit traditionnellement par des revendications sur le coût de la vie, à l’ère de l’Uberisation, elle conduit principalement à des manifestations sur le coût du travail, c’est-à-dire à des luttes sur la capacité à travailler. La reproduction de la force de travail se transforme en gestion de la micro-entreprise de soi-même – d’où le rapprochement fréquent entre les manifestations contre les hausses des prix du carburant et les campagnes anti-blocage des propriétaires de magasins durant les premiers mois de l’année. Pour beaucoup, ces grèves étaient la dernière ressource avant d’abandonner le combat et de rendre toutes les armes, c’est-à-dire avant de rendre la voiture aux loueurs (dans certaines villes, les associations de chauffeurs d’apps estiment que plus de la moitié des chauffeurs inscrits sur les plateformes ont renoncé à travailler au cours de l’année 2021).4

    Entre le travail indépendant de plus en plus invivable financièrement, d’une part, et l’effritement de l’emploi formel, d’autre part, il n’y a nulle part où fuir. La seule alternative est la course sans fin du rat, viraçāo [se débrouiller] dans des conditions de plus en plus défavorables. Cette sensation d’être confiné dans un travail épuisant et sans avenir a trouvé son écho à l’autre bout du monde dans le mot à la mode nèijuǎn (内卷), utilisé par les utilisateurs des réseaux sociaux chinois “pour décrire les maux de leur vie moderne.”5 Avant d’être tendance dans le pays le plus peuplé du monde, le terme a été utilisé par des universitaires, au milieu des années 2020, pour traduire le concept d’“involution”, une dynamique de stagnation des sociétés agraires – mais aussi des grandes villes des périphéries du capitalisme mondial – dans laquelle l’intensification du travail ne s’apparente pas à une modernisation.6 Composée par les caractères ” in ” [内] et ” to roll “ [卷], l’expression peut être ” intuitivement comprise comme un ” retournement vers l’intérieur “.7Alors que “développement”, en anglais, porte l’image d’un déploiement vers l’extérieur, vers quelque chose, nèijuǎn suggère une vis dépouillée tournant sur elle-même : un mouvement incessant sur place. N’est-ce pas, après tout, le quotidien sans fin de la viração ? En écho au désespoir de l’expérience quotidienne des étudiants et des travailleurs des métropoles chinoises, le terme condense

    le sentiment d’être pris au piège dans un cycle misérable de travail épuisant qui n’est jamais suffisant pour atteindre le bonheur ou des améliorations durables, mais dont personne ne peut sortir sans tomber en disgrâce. Ils le ressentent lorsqu’ils se plaignent que la vie ressemble à une compétition sans fin et sans vainqueur, et ils le ressentent lorsqu’ils rêvent du jour qui viendra où ils gagneront enfin. Mais ce jour n’arrive jamais. Les dettes s’accumulent, les demandes d’aide sont ignorées, les options restantes commencent à s’amenuiser. Dans une époque d’involution, où même les plus petites réformes semblent impossibles, il ne reste que des mesures désespérées.8

    Si une partie du même désespoir traverse les luttes des chauffeurs indépendants au Brésil, il prend des contours encore plus dramatiques dans les rues et les routes chinoises. En janvier 2021, un livreur qui s’est vu refuser son paiement par l’application s’est immolé devant sa station de livraison à Taizhou. En avril, un camionneur de Tangshan, dont le véhicule avait été saisi par la police pour cause de surpoids, a bu une bouteille de pesticide et envoyé un message d’adieu à ses collègues conducteurs via les médias sociaux. Au cours du même mois, un homme de São Caetano do Sul confiné dans un fauteuil roulant a attaché de faux explosifs sur son corps et a menacé de faire sauter le bâtiment de l’Institut de sécurité sociale s’il n’avait pas accès à sa pension d’invalidité, tandis que l’habitant d’un village du district de Panyu, dans le sud de la Chine – où l’État avait exproprié les terres collectives pour les vendre à des entreprises touristiques – est entré dans un bâtiment de l’administration locale avec de vraies bombes et s’est fait exploser, tuant cinq employés.9 Début juin, un maçon a pénétré la maison de son ancien employeur sur la côte de Santa Catarina, a pris sa famille en otage pendant dix heures avant d’être tué par la police après l’avoir libérée.10 La pandémie a entraîné encore plus de pression et de désespoir, comme le montre le cas de cet homme qui a écrasé sa voiture contre la réception d’un hôpital public surpeuplé de la région métropolitaine de Natal après que sa femme, infectée par le Covid, s’était vu refuser des soins.11

    Lorsqu’un soldat de la police militaire de Bahia a abandonné son poste et conduit seul pendant plus de 250 kilomètres jusqu’au Farol da Barra (un lieu touristique du Salvador) et a ouvert le feu en l’air avec son fusil tout en dénonçant la violation de la “dignité” et de “l’honneur du travailleur”, son emportement a été célébré sur les réseaux anti-blocage comme un geste héroïque contre les “ordres illégaux” des gouverneurs.12 La fin tragique du soldat, qui a été tué lors d’une fusillade avec ses propres collègues, a été instrumentalisée par des membres d’extrême droite du Congrès pour inciter à une mutinerie parmi les troupes. Cependant, le cortège de police qui quitte les lieux le lendemain se heurte directement à un embouteillage provoqué par une autre manifestation : des coursiers dénoncent la mort d’un collègue livreur, écrasé par un conducteur ivre qui roulait à contresens la veille. Accidentellement unis par le deuil de leurs camarades tombés dans une guerre sociale sans forme définie, les itinéraires de manifestation convergent vers le siège du gouvernement de l’État.13

    En même temps qu’elle aggrave la crise, ou plutôt qu’elle élargit le cloaque dans lequel nous nous débattons depuis des décennies sans bouger d’un pouce, la politique de la terre brûlée de Bolsonaro lui permet de mobiliser le désespoir en des bouffées suicidaires sous la promesse d’une décision14 – l’idée de prendre “un dernier coup”.15 Même si le mécontentement lié à la hausse du prix des carburants a réduit le soutien du président auprès de l’une de ses “bases” clés (les camionneurs), le bolsonarisme reste la principale force politique capable de contester les turbulences sociales de ces temps apocalyptiques, en transformant les divers mécontentements en une “révolte dans l’ordre”, en les détournant soit vers des cibles alignées sur l’ordre du jour, soit vers des objectifs plus ambitieux.16 En les détournant soit vers des cibles alignées sur l’agenda institutionnel – qu’il s’agisse des maires, des gouverneurs, du pouvoir judiciaire, des médias, du vaccin ou des urnes électroniques – soit en imitant simplement les luttes concrètes par le biais de rituels esthétiques, comme ses voyages dominicaux en moto.

    Au plus fort de la tourmente, la Cour suprême a remis sur l’échiquier une pièce décisive que ses juges avaient retirée du jeu quelques années auparavant. En annulant les condamnations de Lula et en lui permettant de se présenter à nouveau aux élections, la décision a signalé qu’il n’est peut-être pas possible de contenir les assauts de l’insurrection bolsonariste sans se tourner vers le commandant de la grande opération de pacification qui n’a pratiquement pas été remise en cause jusqu’au coup de juin 2013 – sans doute dans l’espoir que tout revienne à son fonctionnement normal. Cependant, dans le contexte actuel d’escalade de la guerre sociale, il convient de se demander “quels outils il aura en main pour pacifier” une masse urbaine dans une trajectoire accélérée de “prolétarisation vers le bas” ?17 Autant la manœuvre judiciaire peut raviver le vain espoir de la gauche de restaurer les droits démantelés, autant les responsables politiques du programme économique du Parti des travailleurs pour 2022 non seulement reconnaissent la perte de forme du travail, mais se font l’écho des dirigeants d’iFood pour ” sortir les travailleurs des plateformes numériques des limbes réglementaires “, ce qui ” ne veut pas dire encadrer les travailleurs des plateformes numériques “.18 ce qui “ne signifie pas les encadrer sous l’ancien droit du travail mais ni les laisser tels qu’ils sont aujourd’hui.”19

    “Un nouveau gouvernement Lula signifiera, au mieux, que les gens pourront continuer à travailler comme chauffeurs Uber”.20, avec un “partenariat” réglementé entre la plateforme et les chauffeurs et davantage de “sécurité juridique” pour les entreprises. Même si le gouvernement incendiaire de Bolsonaro offre un terrain fertile pour l’expansion des entreprises, la food tech brésilienne ne rejette pas l’expertise en matière de dialogue et de médiation des conflits accumulée dans le pays au cours des gouvernements ” démocratiques populaires “. Afin de minimiser l’impact négatif des manifestations sur sa marque, iFood – qui, soit dit en passant, célèbre “l’objectif de diversité et d’inclusion raciale et de genre” au sein de ses bureaux21 – a recruté des cadres forgés dans des ONG et des projets sociaux dans les favelas afin d’apaiser la rébellion de ses “partenaires” motorisés.22 Tout au long de l’année 2021, les coursiers impliqués dans des grèves dans tout le pays ont été recherchés par un “gestionnaire de communauté” engagé par l’entreprise, mais ce n’était pas pour répondre à leurs revendications mais pour engager le dialogue, annonçant l’organisation d’un “Forum des livreurs”23 avec des influenceurs numériques et des chefs de grève présumés, dans le plus beau style des conférences participatives du Brésil d’hier.

    Un retour de l’ancien métallurgiste au palais présidentiel ne signifierait pas un moment de reconstruction nationale, mais une occasion d’enterrer les débris et de consolider de nouveaux terrains d’accumulation dans le pays ; en d’autres termes, de normaliser le désastre en lui donnant le goût de la victoire – et, pour cette raison, de le rendre “plus parfait que ce qui serait jamais possible sous un politicien conservateur.”24 Les attentes pour les élections de 2022 approfondissent ainsi l’état d’attente des grands partis de gauche et des petits collectifs, qui pendant la pandémie ont trouvé dans l’impératif de l’isolement social l’excuse de sa quarantaine politique. En incarnant la défense des recommandations de santé publique, la gauche s’est conformée à la réalité du travail à distance, dans une attente paralysante aux attentes réduites : l’attente du décompte quotidien des morts, en espérant la baisse des chiffres de contamination ; l’attente de l’arrivée des vaccins au Brésil, suivie de l’attente – et de la dispute – d’une place dans la file d’attente ; l’attente de l’arrivée de l’agent de santé.25 – pour une place dans la file d’attente ; l’attente de la fin du “gouvernement Bozo”, animée par chaque nouvelle impasse avec la Cour suprême ou témoignage dans la Commission d’enquête parlementaire sur la gestion de la pandémie ; bref, l’attente que le pire passe et que tout redevienne un peu moins mauvais, comme avant. Au milieu de l’année 2021, avec le ralentissement de la pandémie, cet espoir inerte a quitté le nid et est devenu une photographie aérienne. Mais si les défilés de la gauche ont démontré l’ampleur de la désapprobation du président dans les principales villes du pays, ils ont aussi rendu flagrante l’impuissance de cette opposition. Après avoir rassemblé des centaines de milliers de personnes, les rassemblements se sont progressivement tassés, entrant dans le schéma d’attente des entités organisatrices.

    La léthargie de la gauche contraste avec l’insurrection de l’extrême droite, qui se nourrit de la mobilisation de ceux qui ne nourrissent plus aucun espoir. Et s’il n’est pas possible d’exclure une victoire inattendue de Bolsonaro dans les urnes, on ne peut pas non plus écarter les menaces d’une rupture de l’ordre institutionnel, toujours repoussées afin de maintenir son militantisme dans une disponibilité quasi paranoïaque tout en maintenant l’opposition sur une position défensive, hypnotisée par l’imminence d’un coup décisif qui ne viendra jamais. La politique reste en transe, dans une préparation éternelle à un conflit qui n’éclate jamais, qui est, en soi, déjà une tactique de guerre dans l’arsenal de la gestion “hybride” des territoires et des populations.

    Bien que ne comptant que sur la même foule toujours fidèle, les manifestations bolsonaristes du 7 septembre, jour de l’indépendance du Brésil, représentaient moins un signe d’impuissance26 qu’un terrain d’essai pour des exercices de mobilisation militaire. À l’aube du jour suivant, lorsque les autoroutes de quinze États du pays ont été bloquées par les camionneurs – qui, jusqu’alors, s’étaient montrés incapables de soutenir un mouvement autour des prix du fret et du carburant, témoignant du soutien considérable à l’offensive stratégique du président contre les bulletins de vote électroniques et la Cour suprême27 – le gouvernement a dû reconnaître que l’appel n’était rien d’autre qu’une répétition générale, provoquant la colère de nombreux manifestants et laissant entrevoir un bolsonarisme qui va déjà au-delà de Bolsonaro lui-même. Que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de l’État, qu’elle soit commandée par le capitaine ou non, “la révolution que nous vivons”28 – qui “positionne la violence, et l’utilisation de la force armée, comme une ressource politique essentielle” – se fera sentir bien au-delà de 2022, comme dans les scènes presque surréalistes de l’assaut du Capitole des États-Unis et d’autres législatures d’État après la défaite de Donald Trump.29

    Prévue pour le 11 septembre, une nouvelle grève nationale de l’app delivery a fini par se confondre avec l’actualité de la grève des routiers – moins en raison du soutien au président qu’en raison de l’importance que la dernière grande grève de cette autre catégorie centrale du secteur logistique a acquise dans l’imaginaire des coursiers à moto.30 Sans avoir les mêmes répercussions que l’App Strike de l’année précédente, la grève de 2021 s’est prolongée, ici et là, au-delà de la date prévue. Dans une entreprise de distribution de boissons de l’app Zé Delivery, dans la zone sud de São Paulo, les motards ont décidé de commencer la grève deux jours plus tôt pour réclamer des retards de paiement.31 Et à São José dos Campos, dans la campagne de São Paulo, les livreurs sont restés en grève pendant les cinq jours suivants, dans le cadre de la plus longue grève de l’appli que le pays ait jamais connue.32

    Inspirés par une vidéo dans laquelle des coursiers à moto de la capitale montraient pas à pas “comment piqueter un centre commercial”.33 les livreurs de la cinquième municipalité de l’État se sont répartis en petits groupes pour bloquer les principaux établissements de la ville, tandis que d’autres circulaient dans les rues pour intercepter les briseurs de grève, ainsi que pour distribuer de l’eau et de la nourriture aux grévistes. Chaque soir, tout le monde se réunissait sur une place pour discuter des orientations du mouvement et voter sur la poursuite de la grève. Alors qu’une application plus petite, nouvelle dans la ville, a cédé à la pression en annonçant une augmentation de ses tarifs, iFood a organisé une contre-offensive et a promis une rencontre aux leaders locaux, par l’intermédiaire de l’un de ses “médiateurs communautaires.” La nouvelle que la plus grande plateforme de livraison de nourriture d’Amérique latine avait ouvert une négociation – aussi limitée soit-elle – face à la persistance héroïque des ” trois cents de São José dos Campos “, comme le décrivaient les mèmes sur les réseaux de coursiers à moto, a donné à cette défaite le goût de la victoire et en a fait un exemple pour les badauds. Dans les semaines qui suivent, l’arrière-pays de São Paulo est balayé par une série de grèves non coordonnées, qui se poursuivent pendant plusieurs jours à Jundiaí, Paulínia, Bauru, Rio Claro, São Carlos et Atibaia.34

    Dans les moments de tension qui ont marqué la fin de la mobilisation à São José dos Campos, cependant, les promesses de dialogue ont été combinées avec une autre négociation d’iFood avec les restaurateurs et les opérateurs logistiques locaux qui, sur un ton menaçant, a envoyé un message aux coursiers selon lequel la continuité du mouvement pourrait conduire à des “actes de violence” dans la ville.35 En recourant à des stratégies de démobilisation à la fois participationnistes et miliciennes, la plus grande application de livraison du Brésil laisse entrevoir l’avenir du pays entre Lula et Bolsonaro – ou nous rappelle simplement que les pelegos [peaux de mouton, bureaucrates syndicaux] et les jagunços [hommes de main, brutes] se sont toujours croisés dans la greyzone des intermédiaires populaires.36

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    #brésil #coronavirus #ubérisation #non_mouvements #grèves

  • Khrys’presso du lundi 7 novembre 2022
    https://framablog.org/2022/11/07/khryspresso-du-lundi-7-novembre-2022

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #Non_classé #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue

  • « Travail et révolte dans l’impasse du Brésil » Première partie

    https://dndf.org/?p=20411#more-20411
    https://illwill.com/work-and-revolt-at-brazils-dead-end

    Traductions DeepL relues par nos soins de deux textes qui nous paraissent intéressants parus sur le site « Ill Will ».

    Nous publions le premier, le second le sera dans quelques jours. dndf

    Militants dans le brouillard – Première partie

    Travail et révolte dans l’impasse du Brésil

    Dans la première partie de cette remarquable note sur la lutte des classes “informelle”, nos camarades de Sāo Paulo explorent les nouveaux styles hybrides de guerre et de travail qui ont généré une vague de révoltes motorisées, de grèves inversées et de blocages itinérants pendant la pandémie au Brésil.

    *

    “Le Brésil n’est pas un terrain ouvert où nous pouvons construire des choses tout de suite pour notre peuple. Il y a beaucoup de choses que nous devons d’abord démanteler, beaucoup de choses que nous devons défaire, avant de pouvoir commencer à construire quelque chose. J’espère que je pourrai au moins servir de point de bascule dans ce sens.” C’est avec ces mots que Jair Bolsonaro s’est adressé au banquet réuni à l’ambassade du Brésil lors de sa première visite à Washington en mars 2019. [1]

    Exactement un an plus tard, le premier décès lié au Covid-19 était confirmé au Brésil. Le panorama apocalyptique des nouvelles qui affluaient de l’étranger sur la propagation de la pandémie contrastait avec la continuité ininterrompue de la routine quotidienne ici. Un scénario flou, qui a créé une atmosphère d’appréhension qui a grandi de jour en jour. La foule inévitable dans les lieux de travail fermés comme les usines, les centres commerciaux et les bureaux, ainsi que dans les bus et les wagons invariablement bondés, a fourni les conditions délétères pour la propagation d’une maladie encore inconnue. C’est dans une entreprise de télémarketing de Bahia que les tensions ont débordé pour la première fois : les travailleurs ont abandonné leur poste de travail et sont descendus dans la rue pour réclamer des mesures de quarantaine. En quelques heures, la scène s’est reproduite dans les centres d’appels de Teresina, Curitiba, Goiânia et d’autres villes. Les images des débrayages sont devenues virales dans les groupes WhatsApp et Facebook, révélant une solution concrète à une situation désespérée : littéralement, « il suffit de partir ! » [2]

    Le coronavirus a donné un ton prémonitoire à une lettre anonyme – ou plus exactement à un “dernier appel à l’aide” – rédigée par les travailleurs d’une chaîne de librairies en février 2020 suite à un incident de harcèlement éhonté. Il est symptomatique qu’un mois avant la pandémie, ils aient déjà décrit leur expérience dans l’entreprise comme celle d’assister à la “masterclass de la fin du monde”. Le “problème avec la fin du monde”, ont-ils conclu, “c’est que quelqu’un doit toujours faire le ménage après. “ [3] En fait, lorsque nous nous sommes retrouvés face à une calamité biologique quelques semaines plus tard, les “bullshit jobs” ont continué à prendre des otages pour faire tourner l’entreprise.

    La comparaison entre les centres d’appels et les quartiers d’esclaves et les prisons, si courante dans les blagues des travailleurs, a soudainement trouvé une confirmation brutale. Pour beaucoup, s’échapper du travail est apparu comme un dernier recours pour ne pas mourir sur le lieu de travail. [5] Malgré un décret présidentiel peu après le début des confinements déclarant qu’il s’agissait de “services essentiels”, dans les semaines qui ont suivi, de nombreux centres d’appels se sont retrouvés vides. De nombreux travailleurs ont commencé à présenter des certificats médicaux (réels ou faux), à manquer le travail sans justification ou à simplement démissionner. Les entreprises ont répondu par des solutions inadéquates telles que le travail à distance, les vacances collectives et les licenciements. [6] La pression des manifestations a été absorbée par la désintégration de l’industrie qui était déjà en cours ici et qui a simplement été accélérée par le virus. [7]

    Aussi rapidement que la pandémie a érodé les conditions de travail dans les domaines les plus divers, la vie s’est adaptée à la “nouvelle normalité”. Nous avons vu des travailleurs revenir de leur licenciement pour faire face à l’infection, tout en étant reconnaissants d’avoir encore un emploi dans un contexte de fermetures d’usines. Nous avons vu des enseignants qui s’opposaient initialement à l’apprentissage à distance s’engager de manière proactive dans la nouvelle routine. Après l’avalanche de licenciements, beaucoup de ceux qui sont restés dans le secteur des services ont dû se soumettre à des réductions de salaires et d’heures de travail conçues par le gouvernement fédéral (bien qu’en vérité, les heures de travail dans les entreprises n’aient pas vraiment changé). Et si les grèves des chauffeurs de bus et des receveurs sont devenues plus récurrentes dans le pays tout au long de l’année 2020, c’est parce que les grèves étaient le seul moyen restant pour garantir les salaires dans un contexte de réduction du nombre de passagers et de crise dans le secteur des transports. [8]

    Le pouvoir destructeur du coronavirus s’est combiné, ici, avec la vague de dévastation qui était déjà en cours. Ce “mouvement de destruction des forces productives”, une sortie d’urgence déclenchée par le capital en réponse à la révolte sociale déclenchée en 2013, a trouvé une incarnation dans la figure incendiaire d’un capitaine de l’armée à la retraite lors des élections de 2018. [9] Lorsqu’une crise s’avère impossible à gérer, c’est la crise elle-même qui devient un modèle de gestion. Là où certains pourraient voir un gouvernement inefficace, notre agent autoproclamé de la déconstruction révèle l’efficacité de la négation : tout comme le chaos est une méthode, “ne pas gouverner est une forme de gouvernement.” [10] En dressant systématiquement des barrages aux recommandations des scientifiques pour le contrôle de la pandémie, Bolsonaro n’a jamais été à proprement parler un “négationniste” ; au contraire, “il est lui-même un vecteur du virus, il est pleinement identifié au virus”. [11] Comme il l’a déclaré en 2017, “Je suis un capitaine de l’armée, ma spécialité est de tuer, pas de sauver qui que ce soit”. [12]

    En août 2020, alors que le Brésil s’approchait encore des cent mille décès enregistrés de la COVID, des enquêtes ont mis en garde contre un autre indice inquiétant révélant que moins de la moitié de la population en âge de travailler travaillait réellement. [13] Si la diminution du ratio emploi/population au niveau plus bas de l’histoire récente pouvait être considérée comme une accélération de l’élimination des travailleurs jetables, sous un autre angle, cependant, le même tableau dévastateur produisait quelque chose de nouveau : “nous observions déjà au Brésil un scénario prometteur pour cette nouvelle façon de travailler et la pandémie a poussé davantage de personnes à chercher d’autres moyens de mener leurs activités et de générer des revenus”, a expliqué le vice-président de l’extension internationale d’une application utilisée par les entreprises pour embaucher des freelances dans 160 pays, qui arrive maintenant au Brésil. [14] Après l’apocalypse, Uber ?

    ...

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    #brésil #coronavirus #ubérisation #brésil #non_mouvements #grèves

  • NEL GIORNO IN CUI IL MONDO CHIEDE LA FINE DELLA GUERRA IN UCRAINA, MIMMO LUCANO DIVENTA CITTADINO ONORARIO DI MARSIGLIA

    Caro Mimmo,
    che questo giorno e questa onorificenza ti portino un po’ di serenità e che il tuo Paese sappia riconoscere finalmente i tuoi meriti, la tua umanità e i suoi errori.
    Nemo propheta in patria!
    Con affetto e gratitudine da noi tutti che ti conosciamo e ti sentiamo come un fratello.

    #Marseille #toponymie_politique #migrations #asile #accueil #réfugiés #Riace #honneur #Mimmo_Lucano #Domenico_Lucano #Citoyen_d'honneur #citoyenneté_d'honneur #noms_de_rue

    #place_Riace #toponymie_politique #toponymie_migrante :

    « Place Riace. Village italien symbole mondial d’une utopie réaliste : l’hospitalité »

    #utopie_réaliste #hospitalité

    • Marseille honore Mimmo Lucano, l’ancien maire accueillant d’un village de Calabre poursuivi par l’extrême droite italienne

      L’ancien maire de Riace avait décidé de repeupler son village calabrais grâce aux migrants. Cela lui a valu les foudres de l’extrême droite italienne. Poursuivi en justice, il risque entre dix et treize ans de prison.

      Domenico Lucano dit Mimmo Lucano est l’ancien maire de Riace en Calabre. Cet ancien militant des droits de l’homme, s’est fait connaitre par ses prises de positions favorables à l’accueil des migrants.

      Mimmo Lucano avait redonné vie à son village grâce aux « extracomunitari »

      Ce sympathisant communiste avait notamment favorisé leur implantation à Riace afin de redonner vie au village. En 2018, il avait en effet accueilli 600 extracomunitari comme on dit en Italie, qui étaient venus revivifier cette bourgade de 2000 habitants. Le village avait été frappé depuis plus d’un siècle par l’exode de sa population vers les villes industrielles du nord de la péninsule. Avec l’arrivée de ces nouveaux habitants, Riace avait connu un certain renouveau avec la restauration de maisons, la réouverture de commerces et même de l’école du village, mais en 2018, Mimmo Lucano s’était vu couper les aides économiques du Centre d’accueil extraordinaire (CAS) au moment de l’arrivée au pouvoir de Matteo Salvini.

      Son engagement lui a causé de nombreux problèmes

      Pour protester contre ces coupes financières, Mimmo Lucano avait entamé une grève de la faim. Le 1er octobre 2018, il avait même été accusé d’aide à l’immigration clandestine et arrêté. Il a également été poursuivi sous prétexte d’irrégularités dans l’attribution de financements pour le ramassage des ordures à Riace et l’organisation de mariages blancs entre les habitants du village et des migrants. Cela lui a valu une interdiction de séjour dans son propre village de 11 mois. En septembre 2021, il a même été condamné à 13 ans de prison pour avoir organisé des mariages blancs pour des femmes déboutées du droit d’asile et pour avoir attribué des marchés sans appel d’offres à des coopératives liées aux migrants.

      « J’assume d’être sorti de la légalité, mais la légalité et la justice sont deux choses différentes. La légalité est l’instrument du pouvoir et le pouvoir peut-être injuste », déclarait alors Domenico Lucano.

      Le 26 octobre s’est ouvert son procès en appel. Il risque entre dix et treize ans de prison.

      Marseille honore l’ancien maire de Riace

      Hier, la ville de Marseille a honoré l’ancien maire de Riace. L’italien a été fait citoyen d’honneur de la ville et le maire socialiste de Marseille, Benoit Payan lui a remis une médaille.

      L’eurodéputé EELV, Damien Careme qui a assisté à l’évènement a exprimé sur Twitter sa « solidarité avec celui qui est menacé en justice par l’extrême droite italienne qui lui fait un procès politique ».

      Un rassemblement a également été organisé en son honneur, au Musée de l’histoire de la ville de Marseille. Le coordinateur des actions du PEROU, Sébastien Thierry, en a profité pour déclamer un discours.

      Selon lui, « L’hospitalité vive est le seul projet politique viable pour ce 21e siècle ». « Nous savons combien les bouleversements climatiques s’annoncent extraordinaires ». Nous savons combien les mouvements migratoires seront colossaux durant ce siècle, et ce particulièrement dans le bassin méditerranéen ».

      S’adressant à Mimmo Lucano, M. Thierry ajouta : « Nous savons donc que tout ce qui s’oppose à cela, que tout ce qui s’oppose à ce que tu as bâti, que tout ce qui s’oppose aux navires sauvant des vies en Méditerranée, que tout ce qui s’oppose à une Europe massivement accueillante, s’oppose en vérité au seul avenir respirable qui soit ». « Ce ne sont pas des politiques qui te font face, ce sont des cadavres. »

      https://veridik.fr/2022/11/06/marseille-honore-mimmo-lucano-lancien-maire-accueillant-dun-village-de-calab

  • UNION EUROPÉENNE, SYSTÈME BANCAIRE, PRIX : L’ÉTAT AU SERVICE DU MARCHÉ – David Cayla
    https://www.les-crises.fr/union-europeenne-systeme-bancaire-prix-l-etat-au-service-du-marche-david-

    David Cayla est économiste, membre des économistes atterrés. Ses travaux portent principalement sur l’économie de l’Union européenne, sur le #Néolibéralisme et l’histoire de la pensée économique. Auteur avec Coralie Delaume de « La Fin de l’Union européenne (Michalon 2017) » il vient de publier « Déclin et chute du néolibéralisme : Covid, inflation, pénuries : comment reconstruire l’économie sur […]

    #Non_classé #Union_européenne