• Aux Etats-Unis aussi, la question de la justice fiscale revient en force - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/300119/aux-etats-unis-aussi-la-question-de-la-justice-fiscale-revient-en-force

    #WEF

    Jusqu’à ce que le directeur du département de recherche sur l’économie numérique au #MIT, Erik Brynjolfsson, vienne jouer le gâcheur d’ambiance : les années 1960 et 1970, époque où la #fiscalité pouvait atteindre jusqu’à 90 %, furent les meilleures décennies économiques pour les États-Unis, a-t-il rappelé.

    « Qui peut penser qu’une telle proposition est sensée ? Seulement les ignorants comme… Peter #Diamond, prix #Nobel d’économie et considéré comme un expert de renommée mondiale des finances publiques. […] Et c’est une politique qui n’a jamais été mise en œuvre, à l’exception… des États-Unis, pendant 35 ans après la Deuxième Guerre – comprenant la période économique la plus prospère de notre histoire », ironise également Paul #Krugman, prix Nobel d’économie, dans un éditorial du New York Times.

    Parmi les obstacles les plus importants, soulignent certains #économistes, il y a le fait que l’augmentation du taux marginal d’imposition permet moins qu’auparavant de lutter contre les inégalités, compte tenu de l’évolution des grandes fortunes : celles-ci étant essentiellement concentrées dans des actifs financiers ou des structures d’entreprise qui leur permettent de bénéficier d’une fiscalité allégée.

    http://www.ericzwick.com/capitalists/capitalists.pdf

    Reprendre les formules du passé, comme augmenter la fiscalité et élargir les dispositifs de sécurité sociale, ne suffira pas, préviennent-ils. La redistribution permet certes de corriger les inégalités, mais il faut trouver un moyen de les prévenir, insiste Stephen Vogel, politologue, dans une tribune du New York Times.
    L’économiste turc Dani #Rodrik, professeur à Harvard, partage l’analyse. À ses yeux, il est plus que temps pour la gauche de se réapproprier son propre cadre de pensée, si elle veut arrêter de se faire imposer celui du néolibéralisme.



  • William Nordhaus et Paul Romer reçoivent le 50e Prix Nobel d’économie - Le Temps
    https://www.letemps.ch/economie/william-nordhaus-paul-romer-recoivent-50e-prix-nobel-deconomie

    Laureate William Nordhaus’ research shows that the most efficient remedy for problems caused by greenhouse gas emissions is a global scheme of carbon taxes uniformly imposed on all countries. The diagram shows CO2 emissions for four climate policies according to his simulations.

    #carbone #climat « #nobel_d'économie »


  • A Nobel Prize-winning physicist sold his medal for $765,000 to pay ...
    https://diasp.eu/p/7807944

    A Nobel Prize-winning physicist sold his medal for $765,000 to pay medical bills

    Only in America. Article word count: 307

    HN Discussion: https://news.ycombinator.com/item?id=18142147 Posted by pseudolus (karma: 1229) Post stats: Points: 116 - Comments: 108 - 2018-10-04T18:05:04Z

    #HackerNews #765000 #bills #for #his #medal #medical #nobel #pay #physicist #prize-winning #sold

    Article content:

    Physicist Leon Lederman sold his 2012 Nobel Prize medal to pay mounting health care bills. Amy Sussman/Getty Images for World Science Festival

    Leon Lederman won a Nobel Prize in 1988 for his pioneering physics research.

    But in 2015, the physicist, who passed away Wednesday, sold his Nobel Prize medal for $765,000 to pay his mounting medical bills. The University of Chicago professor (...)


  • La yézidie Nadia Murad, Prix Nobel de la Paix 2018 : « Les Juifs sont un exemple pour nous » - Le Monde Juif
    https://www.lemondejuif.info/2018/10/la-yezidie-nadia-murad-prix-nobel-de-la-paix-2018-les-juifs-sont-un-ex

    En 2017, lors d’une visite en Israël, la jeune yézidie avait appelé son peuple à “s’inspirer” du peuple juif pour “se reconstruire”. “J’ai toujours voulu venir ici en Israël. Beaucoup de victimes de mon peuple voulaient venir demander l’aide du gouvernement et du peuple d’Israël”, avait-elle expliqué au Jérusalem Post. “Les Juifs sont un exemple pour nous. Nous devons nous inspirer d’eux pour nous reconstruire”, avait-elle ajouté.

    #nobel

    http://french.almanar.com.lb/1069928


  • Nadia Murad, ancienne esclave sexuelle de DAESH, se livre dans un entretien exclusif | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/actualites/nadia-murad-ancienne-esclave-sexuelle-de-daesh-se-livre-dans-un-e

    Nadia Murad, ancienne esclave sexuelle de DAESH, se livre dans un entretien exclusif
    Nadia Murad a passé 11 mois aux mains de DAESH, à Mossoul, en Iraq. Comme de nombreuses femmes yézidies, elle a été réduite en esclavage sexuel, avant de pouvoir s’échapper. Elle vient de recevoir le Prix Nobel de la Paix 2018.

    #Nadia_Murad #Nobel #daesh #ei #Yézidies



  • Denis Mukwege, l’homme qui réparait les femmes
    https://www.franceculture.fr/emissions/trait-pour-trait-14-15/denis-mukwege-lhomme-qui-reparait-les-femmes


    Ce serait tellement bien mérité, j’en ai les larmes aux yeux

    #Denis_Mukwege fait partie de ces noms trop peu connus, tout comme la réalité qu’il porte à travers son action. Ce médecin congolais avait été cité comme possible prix #Nobel_de_la_paix cette année.


  • Pourquoi Donna Strickland n’était pas sur Wikipédia avant d’avoir son Nobel de physique

    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/10/03/pourquoi-donna-strickland-n-etait-pas-sur-wikipedia-avant-d-avoir-son-nobel-

    Lorsque #Donna_Strickland a obtenu le prix #Nobel de physique mardi 2 octobre, collectivement avec deux autres scientifiques, pour ses travaux sur les lasers, la chercheuse canadienne n’avait pas de page #Wikipédia, contrairement à ses deux confrères. Pourtant, au mois de mai, un brouillon de page à son nom avait été soumis pour création – avant d’être rejeté par un éditeur de l’encyclopédie en ligne.

    Ce rejet a, depuis mardi, valu de nombreuses critiques à l’encyclopédie, sur laquelle les scientifiques femmes sont nettement moins bien représentées que leurs homologues masculins. Plus de 80 % des notices biographiques du site sont en effet consacrées à des hommes, et la disproportion est encore plus importante pour les scientifiques.

    #Jimmy_Wales, le fondateur de Wikipédia, a réagi à la polémique, soulignant qu’il s’agissait d’un sujet « important ». « C’est l’une des choses qui doit changer sur Wikipédia », a-t-il déclaré dans un message publié sur Twitter.

    [...]

    L’encyclopédie a-t-elle failli ou non dans ce dossier ? « Journalistes, si vous vous apprêtez à reprocher à Wikipédia sa couverture des femmes, commencez par balayer devant votre porte », s’est agacée #Katherine_Muahahar, directrice de la fondation Wikimédia, consacrée à promouvoir l’encyclopédie. « Nous sommes un miroir des discriminations du monde, nous n’en sommes pas la source. Nous ne pouvons pas écrire d’articles sur ce que vous ne couvrez pas. »

    Elle a également égratigné le monde de la recherche : « Quand vous ne reconnaissez pas, n’écrivez pas, ne publiez pas ou ne favorisez pas les femmes, les queers, les personnes de couleur et les autres, vous les effacez, eux et leurs contributions. »

    La faute est-elle du côté de Wikipédia, des médias, de la recherche ? « Nous vivons dans un monde où une femme a remporté un prix Nobel sans même avoir été promue professeure, et vous vous demandez pourquoi les femmes quittent le monde universitaire », déplore ainsi une jeune chercheuse sur Twitter. « Entre son statut et la débâcle de la page Wikipédia, ce qui est sûr, c’est que son travail n’est (ou du moins, n’était) pas considéré comme il aurait dû. Ce qui semble récurrent chez les femmes dans le monde universitaire. »

    #page_à_supprimer


  • L’effet Matilda, ou les découvertes oubliées des femmes scientifiques
    https://www.franceculture.fr/sciences/leffet-matilda-ou-les-decouvertes-oubliees-des-femmes-scientifiques

    Nombreuses sont les #femmes qui se voient évincées des remises de #prix, quand il ne s’agit pas carrément d’un prix #Nobel. De la physicienne #Lise_Meitner à la biologiste #Rosalind_Franklin en passant par l’astronome #Jocelyn_Bell, beaucoup de ces #scientifiques n’ont accédé à la #reconnaissance qui leur était due que des années après leurs #découvertes. La minimisation, quand il ne s’agit pas de déni, de la contribution des femmes scientifiques à la recherche n’est pas un phénomène nouveau : l’historienne des #sciences #Margaret_Rossiter l’a théorisé sous le nom d’#effet_Matilda.


  • Les #gaz_lacrymogènes : dangereux pour la #santé, mais... silence d’#État !
    https://reporterre.net/Les-gaz-lacrymogenes-dangereux-pour-la-sante-mais-silence-d-Etat

    L’usage de ces gaz lacrymogènes a été interdit en temps de guerre par la Convention internationale sur les armes chimiques de #Genève, en 1993. Quoique bannie des conflits militaires, cette arme reste curieusement autorisée contre les manifestants #civils, pour mater des #conflits intérieurs, en situation de guerre sociale « domestique ». En France, en avril 2015, le Défenseur des droit relevait dans un rapport que « la police allemande n’utilise pas de gaz lacrymogène, considérant que des personnes non agressives ou non violentes pourraient en subir les effets indûment ».

    Un article paru en 2016 dans les Annales de la New York Academy of Sciences explique que des études prouvent que le gaz lacrymogène peut « occasionner des dégâts durables, pulmonaires, cutanés et oculaires, avec des risques élevés de complications pour les individus affectés par des morbidités chroniques ». L’étude souligne que par manque de financement public, très peu de recherches épidémiologiques ont été menées sur le spectre des effets sanitaires occasionnés par cette arme antiémeute. Ce qui « handicape la connaissance médicale des effets à long terme et le développement de traitements et contre-mesures ». L’article qui s’attache principalement aux lacrymogènes utilisés aux États-Unis fait état de grenades type composées de 45 % d’agent CS, de 30 % de chlorate de potassium, de 14 % de résine époxy, de 7 % anhydride maléique, 3 % d’anhydride méthylnadique, et de 0,03 % de mélange résiduel. Rien ne dit que les fabricants français Nobel Spsrt et Alsetex livrent le même cocktail, mais on serait en droit de la savoir.

    • Le collectif Désarmons-les fait un point très précis sur l’armement employé contre la ZAD, notamment pour répondre à la crainte que la composition ou le gaz lui-même aient été changés récemment pour obtenir des effets plus graves (crainte par exemple exprimée ici -> https://twitter.com/alertogaz/status/978361627283279873).

      "Les grenades utilisées dans l’opération militaire de Notre Dame des Landes"
      https://desarmons.net/index.php/2018/04/17/les-grenades-utilisees-dans-loperation-militaire-de-notre-dame-des-landes

      Sur la ZAD de Notre Dame des Landes, une large panoplie de grenades a été utilisée depuis le lundi 9 avril :

      – Les grenades #lacrymogènes #PLMP 7B et 7C (56mm), produites par #Nobel_Sport. Elles sont reconnaissables à leur capsule en polyéthylène (plastique) gris sertie d’un adhésif orange et munie de l’inscription verte « Nobel Sécurité ». Leur fumée est blanche.
      – Les grenades lacrymogènes #MP7 (56mm), produites par Nobel Sport. Elles contiennent Elles sont identiques dans leur aspect aux grenades PLMP 7, mais leur fumée est orange.
      – Les grenades lacrymogènes #CM6 (56mm), produites par SAE #Alsetex. Elles contiennent 6 capsules actives de 10g de poudre CS à 15%, produisant un nuage de 800m2 pendant 30 secondes. Elles sont reconnaissables à leur capsule en polyéthylène gris sertie d’un adhésif rouge.
      – La nouvelle génération de grenades fumigènes lacrymogènes #CM6 produites par SAE Alsetex. Elles sont identiques à la génération précédente, mais la capsule contenant les palets lacrymogènes est sertie d’un adhésif bleu ciel.
      – Les grenades #fumigènes à retardement #FAR, produites par SAE Alsetex. Uniquement lancées à la main, elles sont en aluminium et munies d’un bouchon d’allumage jaune. Elles produisent un écran de fumée blanche durant 30 secondes, utilisé dans un cadre tactique, pour couvrir des déplacements de troupes notamment.
      – Les grenades à effet combiné #GLI_F4, produites par SAE Alsetex (lire notre article publié suite à la manifestation du 15 août 2017 près de Bure). Elles contiennent 10g de CS pur et 25g de tolite (TNT). Elles sont reconnaissables à leur tête en polystyrène jaune et rouge, ainsi qu’à leur bouchon jaune. Lors de l’explosion, elles dégagent une fumée noire et blanche et produisent une très forte déflagration (165 décibels à 5m).
      – La nouvelle génération de grenades à effet combiné #GM2L, produites par SAE Alsetex. Elles sont reconnaissables à leur couvercle marron, aplatie sur le bout et sertie d’un adhésif bleu ciel ou rouge. Elles dégagent une fumée blanche lors de l’explosion. Elles contiennent 10g de CS pur et un dispositif pyrotechnique deflagrante de 7g nécessaire à la mise en œuvre de la grenade, et notamment à son effet sonore (160 décibels à 5m).

      (...)

      Pour répondre aux interrogations et défaire les rumeurs qui courent depuis le début des opérations sur la ZAD, il est nécessaire de clarifier quelques informations :

      – Les forces de l’ordre N’ONT PAS RECOURS A DES GRENADES “INCAPACITANTES”. L’organisme réagit différemment aux attaques qui lui sont faites selon les personnes et les conditions atmosphériques modifient également les effets du gaz et sa concentration dans l’air. Le GAZ CS PUR (non modifié et volatile sous la forme de poudre dans l’air) présent dans la tête des grenades GLI F4 peut expliquer que nombre de personnes aient eu la sensation d’avoir affaire à un gaz spécial plus agressif et occasionnant des vomissements ou des nausées.

      – Les grenades diffusant une FUMEE JAUNE-ORANGE sont les grenades lacrymogènes MP7. Elles ne contiennent QUE DU GAZ CS à une concentration de 7% (inférieure aux autres grenades lacrymogènes).

      – Les grenades contenant du gaz CN et de l’adamsite (dérivé de l’arsenic) NE SONT PLUS UTILISÉES par les forces de l’ordre françaises.

      « #armes_non_létales » #grenades #gaz_CS

    • https://www.monde-diplomatique.fr/2018/05/FEIGENBAUM/58627
      "Dispersion et démoralisation
      Une demande similaire émane en 1935 de la Sierra Leone, où les administrateurs coloniaux sont confrontés à des grèves pour des augmentations de salaire. Puis c’est au tour de Ceylan, le futur Sri Lanka. Instruction est donnée au nouveau secrétaire d’État aux colonies britannique, Malcolm MacDonald, d’élaborer une politique globale du gaz lacrymogène. À cette fin, il dispose d’une liste recensant les lieux où cette arme a fait la preuve de son efficacité : en Allemagne, où elle a servi contre les grévistes de Hambourg en 1933 ; en Autriche, où elle a excellé contre les communistes en 1929 ; en Italie, où elle vient d’être incorporée à l’équipement de base des forces de l’ordre ; ou encore en France, où son usage est déjà banalisé.

      Durant cette période, le gaz lacrymogène devient pour les États un moyen privilégié de faire obstacle aux demandes de changement. Sa fonction bifide, à la fois physique (dispersion) et psychologique (démoralisation), paraît idéale pour contenir les tentatives de résistance aux mesures impopulaires. Comme, de surcroît, on peut désormais gazer en toute légalité des manifestants pacifiques ou passifs, les autorités n’ont plus à s’inquiéter des luttes collectives non violentes. Le « lacrymo » s’est imposé comme une arme multifonction capable non seulement de stopper une manifestation, mais aussi de saper toute forme de désobéissance civile.

      Cette fonction politique a perduré jusqu’à aujourd’hui. Alors que l’usage de toutes les armes chimiques est interdit par les traités internationaux dans le cadre des guerres, les forces de l’ordre restent, au niveau national, plus que jamais autorisées à déployer du gaz toxique sur les individus ou les cortèges de leur choix. Un policier peut ainsi arborer un atomiseur de gaz lacrymogène à sa ceinture, tandis qu’un militaire n’en a pas le droit. L’acceptation quasi unanime de cette incohérence contribue pour beaucoup à la florissante prospérité de l’industrie du maintien de l’ordre — et aux larmes des contestataires du monde entier."


  • Le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens nominé au Prix #Nobel de la Paix | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/register/blog/030218/le-mouvement-bds-pour-les-droits-des-palestiniens-nomine-au-prix-nob

    Décerner le Prix Nobel de la #Paix au mouvement #BDS serait un signe puissant montrant que la communauté internationale est engagée à soutenir une paix juste au #Moyen_Orient et à utiliser des moyens pacifiques pour mettre fin à l’#occupation, à l’#apartheid et aux violations du #droit_international. C’est un espoir nouveau pour les Palestiniens et les Israéliens que propose ce parlementaire norvégien !

    #Israel #Bjornar_Moxnes


  • Armes nucléaires : l’#ICAN, prix #Nobel de la #paix 2017, critique la France
    http://www.europe1.fr/international/armes-nucleaires-lican-prix-nobel-de-la-paix-2017-critique-la-france-3507140

    Le prix Nobel de la paix 2017 tance la France. L’ICAN (Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires), lauréate du Nobel de la paix 2017, a accusé mercredi les #États-Unis, la #France et le #Royaume-Uni d’ignorer son travail en faveur du désarmement en n’envoyant que des diplomates de second rang à la cérémonie de remise du prix le 10 décembre. 

    « C’est une sorte de protestation contre le prix Nobel de la paix », a déclaré à Reuters Beatrice Fihn, directrice de l’ICAN, à propos de la décision des trois pays d’envoyer seulement des chefs de mission adjoints. "Ils aiment tellement leurs armes nucléaires et n’aiment pas ceux qui essaient de les interdire", a ajouté Beatrice Fihn.


    • Evocation de François Poullain de la barre, un des premier homme féministe français qui ecrivit un traité sur l’égalité.
      https://en.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Poullain_de_la_Barre

      De l’Égalité des deux sexes, discours physique et moral où l’on voit l’importance de se défaire des préjugés, Paris, Chez Jean du Puis, 1673 ; Fayard, 1984.

      4:30 - Hypatie d’Alexandrie.

      Hélène Merle-Béral manque cruellement de culture féministe c’est dommage vu son sujet. A un moment elle dit qu’il y a peu de femmes en physique car l’infiniment petit et ’infiniment grand c’est difficile à imaginé.... #WTF
      Plus loin elle dit le contraire et se sert des recherches sur la plasticité neuronale de Catherine Vidal sans la cité.

      Les femmes prix Nobel n’ont pas beaucoup eu de retombés de ces prix. mais l’exemple donné est une scientifique modeste. Et du coup la modestie des femmes scientifique est vanté et mise en avant par Hélène Merle-Béral.

      C’est surtout des portraits. Le fait que les nobels soient occidentales est souligné. L’exception est
      Le niveau de Youyou Tu prix nobel chinoise de l’année dernière qui a trouvé un traitement contre le paludisme. Hélène Merle-Béral dit etre surprise car elle est inconnue.

      enfin l’effet Mathilda et l’effet Mathieu sont évoqués.

    • "En 1673, le philosophe François Poullain de la Barre, cartésien, féministe, qui fut un temps prêtre de l’Eglise catholique, puis un temps protestant, fit paraître anonymement un traité intitulé De l’égalité des deux sexes, discours physique et moral où l’on voit l’importance de se défaire des préjugés. Il y démontrait que l’inégalité de traitement que subissent les femmes n’a pas de fondement naturel, mais procède d’un préjugé culturel. En conséquence de sa démonstration, il préconisait qu’on donne aux femmes une véritable éducation, mais aussi qu’on leur ouvre toutes les carrières, y compris les carrières scientifiques. Il écrivit notamment : « Les femmes sont aussi nobles, aussi parfaites et aussi capables que les hommes, mais cela ne peut être établi qu’en refusant deux sortes d’adversaires : le vulgaire, et presque tous les savants » C’est également à François Poullain de la Barre que l’on doit la célèbre formule : « l’esprit n’a pas de sexe »."


  • Le sexisme perdure (aussi) chez les économistes
    http://abonnes.lemonde.fr/entreprises/article/2017/10/12/le-sexime-perdure-aussi-chez-les-economistes_5200047_1656994.html

    En France comme aux Etats-unis, les femmes sont sous-représentées au sein de la profession. En cause : le poids du conservatisme et des représentations mais aussi le fonctionnement des carrières dans la filière…

    Depuis sa création, en 1969, une seule femme a reçu la prestigieuse récompense : l’Américaine Elinor Ostrom, en 2009. « Tout un symbole, estime Alexandre Delaigue, économiste à l’université Lille-I. Il y a un problème de sexisme en économie, et le faible nombre de femmes nobélisées n’en est qu’une illustration. »

    Depuis quelques mois, le sujet déchire la communauté des économistes aux Etats-Unis. Alice H. Wu, étudiante à Berkeley (Californie), a jeté un pavé dans la mare : son mémoire de master, publié en août, passe en revue les milliers de conversations tenues sur un forum professionnel célèbre parmi les économistes américains, Econjobrumors.com. Elle a ainsi isolé les trente mots les plus utilisés pour évoquer les femmes du secteur. Le résultat est glaçant : « chaude », « salope », « vagin », « anal », « sexy », « seins », « prostituée »…

    #Sexisme #Feminisme

    • Une occasion ratée ? Mardi 10 octobre, l’Académie royale des sciences de Suède a décerné le prix Nobel d’économie à l’Américain Richard Thaler. Une déception pour ceux qui rêvaient de voir la Française Esther Duflo, professeure au Massachusetts Institute of Technology (MIT), décrocher le Graal. Las ! Elle figurait certes parmi les favoris, mais les statistiques jouaient contre elle.

      Depuis sa création, en 1969, une seule femme a reçu la prestigieuse récompense : l’Américaine Elinor Ostrom, en 2009. « Tout un symbole, estime Alexandre Delaigue, économiste à l’université Lille-I. Il y a un problème de sexisme en économie, et le faible nombre de femmes nobélisées n’en est qu’une illustration. »

      Depuis quelques mois, le sujet déchire la communauté des économistes aux Etats-Unis. Alice H. Wu, étudiante à Berkeley (Californie), a jeté un pavé dans la mare : son mémoire de master, publié en août, passe en revue les milliers de conversations tenues sur un forum professionnel célèbre parmi les économistes américains, Econjobrumors.com. Elle a ainsi isolé les trente mots les plus utilisés pour évoquer les femmes du secteur. Le résultat est glaçant : « chaude », « salope », « vagin », « anal », « sexy », « seins », « prostituée »…

      « Un cul trop bandant pour qu’on l’écoute »

      Le scandale s’est répandu comme une traînée de poudre, soulevant une série de réactions dans le milieu universitaire. « C’est très choquant, mais ce n’est malheureusement pas une surprise, commente Shelly Lundberg, présidente du comité consacré au statut des femmes au sein de l’American Economic Association (AEA). Lorsque l’on creuse un peu, les témoignages ne manquent pas. »

      Nathalie – elle préfère garder l’anonymat –, économiste belge expatriée outre-Atlantique, garde ainsi un mauvais souvenir de la conférence qu’elle a donnée il y a quelques mois, à Londres. A la sortie, elle surprend un échange entre deux collègues à son propos : « Elle a un cul trop bandant pour qu’on l’écoute. » « J’étais trop choquée pour réagir : je pensais que ces remarques étaient d’une autre époque ! », témoigne-t-elle.

      Un exemple de plus du sexisme ordinaire ? Certainement. « Mais derrière ce sujet se cache celui, plus grave, de la sous-représentation des femmes parmi les économistes », souligne Paul Seabright, de l’Ecole d’économie de Toulouse, auteur de l’ouvrage Sexonomics (Alma Editeur, 2012).

      « Silence assourdissant »

      Aux Etats-Unis, elles pèsent ainsi 31 % des doctorants en économie, 23 % des enseignants-chercheurs et seulement 2 % des professeurs dans les 42 principaux départements du pays, selon l’AEA. Soit aussi peu que dans les sciences dures, à l’instar de l’ingénierie ou de l’informatique.

      Dans une note sur le sujet, Soledad Zignago, économiste à la Banque de France, passe en revue les données de Research Papers in Economics (RePEc), le plus grand répertoire mondial d’économistes, où sont enregistrés 50 000 auteurs. Bilan : la part des femmes n’est que de 19 %. « Elles sont également moins présentes dans les médias et sur les réseaux sociaux, sans parler des écarts de salaires », remarque Mme Zignago.

      Et en France ? « Le silence sur le sujet est assourdissant, et il y a moins de données disponibles qu’aux Etats-Unis pour mesurer l’ampleur du phénomène », note Béatrice Cherrier, historienne de l’économie, qui vient d’être recrutée par le CNRS précisément pour étudier la question. Peut-être parce que les premières concernées sont souvent réticentes à en parler, de peur d’être marginalisées. Voire d’être cataloguées comme les féministes hystériques de service.

      « Lorsqu’on pense expert, on pense homme »

      Un coup d’œil aux programmes des nombreux forums et conférences économiques tenus toute l’année en France confirme pourtant que la situation tricolore n’est pas très éloignée de celle des Etats-Unis : les panels sont souvent presque exclusivement masculins. Et les rares chiffres tout de même disponibles en disent long : les femmes représentent 26 % des économistes français enregistrés sur RePEc.

      Si elles pèsent 50 % des effectifs en premier cycle universitaire, leur proportion tombe à 40 % pour les maîtres de conférence et 20 % pour les professeurs. « C’est là que se situe le plafond de verre, estime Anne Boring, chercheuse affiliée à Sciences Po. Plus on monte, moins il y a de femmes. » Et ce n’est bien sûr pas une question de compétences. Alors, où est le problème ?

      « Cette sous-représentation est le fruit d’un cocktail de causes complexes, relevant parfois de la misogynie, du poids du conservatisme, des biais inconscients et des obstacles institutionnels », détaille Emmanuelle Auriol, du comité « Women in Economics » au sein de la European Economic Association (EEA), une association d’économistes européens.

      Longtemps, les jurys d’agrégation ont été 100 % masculins. Les réseaux féminins d’influence sont moins nombreux. Et les idées reçues ont la vie dure – y compris chez les femmes elles-mêmes. « Cela relève encore du réflexe : lorsqu’on pense expert, on pense homme », résume Mme Lundberg.

      Milieu ultra-compétitif

      S’ajoute à cela l’autocensure, qui joue à plus d’un niveau. « Je l’ai clairement observé lorsque je vice-présidais l’université d’Orléans : les femmes sont moins nombreuses à postuler que les hommes, de peur de ne pas avoir les compétences, narre Anne Lavigne, aujourd’hui au Conseil d’orientation des retraites. Mais celles qui osent le faire ont de meilleurs résultats. »

      De même, nombre d’entre elles refusent de prendre la parole dans les médias ou en conférence lorsqu’elles ont le sentiment de ne pas maîtriser un sujet à 100 %. Des scrupules dont s’encombrent beaucoup moins leurs homologues masculins.

      Pour ne rien arranger, les journalistes se reposent un peu trop – autant par facilité que manque de temps – sur les « bons clients », ces économistes systématiquement appelés car disponibles à toute heure. Presque toujours des hommes.

      Pour Jézabel Couppey-Soubeyran, maître de conférence à Paris-I-Panthéon-Sorbonne et coauteur de L’Economie pour toutes (Ed. La Découverte, 2014), les femmes sont surtout pénalisées par le fonctionnement même du milieu des économistes, ultra-compétitif. « Ce n’est pas un cliché de souligner qu’elles y sont moins à l’aise : ses codes et son langage sont très masculins, tout comme l’importance démesurée accordée au nombre de publications pour l’avancement des carrières universitaires », détaille-t-elle.

      Construire un réseau efficace

      En la matière, les femmes se heurtent au problème du manque de temps. A la maison, l’organisation de la vie de famille reste souvent à leur charge. « Entre les cours, la paperasse, la recherche, la gestion des enfants, surtout lorsqu’ils étaient en bas âge, dégager des heures pour publier relevait de l’exploit, se rappelle Nathalie Coutinet, économiste à Paris-XIII. Dans ces conditions, on ne part pas sur un pied d’égalité. »

      Certes, les mœurs évoluent : les tâches familiales sont un peu mieux réparties au sein des jeunes générations. « Mais on ne peut pas compter uniquement sur cela pour changer les choses », prévient Mme Auriol. Son association a pris les devants. Tous les ans, l’EEA organise une « retraite » destinée aux jeunes diplômées en économie. Au menu : formations et échanges avec des mentors, afin de les aider à publier et à se construire un réseau efficace.

      En France, le site Expertes.fr offre un annuaire gratuit rassemblant près de 3 000 spécialistes femmes, dont des économistes, afin d’aider les médias à ne plus se contenter uniquement des « bons clients » masculins. « Tout ce qui augmente la visibilité des femmes aidera à changer peu à peu la culture et les représentations, conclut Agnès Bénassy-Quéré, présidente déléguée du Conseil d’analyse économique. Mais le chemin sera très long. »


  • Prix Nobel de la paix : « L’idée est de rendre la possession de l’arme nucléaire honteuse »
    http://abonnes.lemonde.fr/international/article/2017/10/06/prix-nobel-de-la-paix-le-comite-d-oslo-a-surtout-voulu-rappeler-une-

    Tricotons : La dénucléarisation est-elle un objectif réaliste ?

    Marc Semo : L’idée des promoteurs de la campagne d’interdiction est de rendre la possession de l’arme nucléaire honteuse pour les pays qui en sont dotés et qui, ne signant ni ne ratifiant le traité d’interdiction décidé en juillet par 122 pays, ne sont pas tenus d’en appliquer les clauses. C’est la même stratégie de la stigmatisation qui a été utilisée dans les conventions pour l’interdiction des mines antipersonnelles.

    Mais il est peu probable que cela fonctionne pour le nucléaire, considéré comme un élément central dans la stratégie des pays qui possèdent l’arme nucléaire (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU) ou illégalement (Inde, Pakistan, Israël, Corée du Nord), mais aussi pour les pays qui bénéficient du parapluie nucléaire américain, ceux de l’OTAN, mais aussi le Japon, qui s’est refusé à signer le traité.

    Face aux dangers de la prolifération rappelés par la Corée du Nord, la possession de l’arme nucléaire ou la garantie d’être protégé par celle de Washington reste essentielle.

    Marc Semo : Le comité Nobel a surtout, je crois, voulu rappeler une urgence. C’est d’ailleurs ce que dit la présidente du comité : « Nous vivons dans un monde où le risque d’une utilisation des armes nucléaires est plus grand qu’il ne l’a jamais été depuis longtemps. » Et on ne peut leur donner tort quand on voit la fuite en avant du régime de Pyongyang défiant Washington, qui menace de les anéantir mais aussi de remettre en cause l’accord de 2015 avec Téhéran mettant sous contrôle pour dix ans son programme nucléaire.

    Pax questionus : Dans la mesure où les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU sont dotés de l’arme nucléaire, cela ne rend-il pas vain tout espoir de voir un jour l’arme nucléaire définitivement bannie de notre société ? On voit mal ces cinq Etats se priver de leur principale force de dissuasion/négociation…

    Marc Semo : Absolument… Mais les plus optimistes espèrent que, comme pour les armes chimiques ou biologiques – finalement totalement interdites respectivement en 1993 et 1972 –, arrivera le moment où il deviendra honteux de détenir l’arme nucléaire, qui reste la seule arme de destruction massive encore légale au regard du droit international.

    #Nucléaire #Bombe_atomique #Nobel


  • Nobel Peace Prize Goes to Group Opposing Nuclear Weapons - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/10/06/world/nobel-peace-prize.html

    “This prize is a tribute to the tireless efforts of many millions of campaigners and concerned citizens worldwide who, ever since the dawn of the atomic age, have loudly protested nuclear weapons, insisting that they can serve no legitimate purpose and must be forever banished from the face of our earth,” ICAN said in a statement.

    The United States, which with Russia has the biggest stockpile of nuclear weapons, had said the treaty would do nothing to alleviate the possibility of nuclear conflict and might even increase it.

    The committee acknowledged the view held by nuclear-armed countries in its statement, noting that “an international legal prohibition will not in itself eliminate a single nuclear weapon, and that so far neither the states that already have nuclear weapons nor their closest allies support the nuclear weapon ban treaty.”

    “I don’t think we have unrealistic expectations that tomorrow nuclear weapons will be gone,” Ms. Fihn said. “But I think this is really a moment to be really inspired that it is possible to do something.”

    Proponents of the treaty have said that they never expected any nuclear-armed country would sign it right away. But they argued that the treaty’s widespread acceptance elsewhere would increase the public pressure and stigma of possessing nuclear weapons.

    The same strategy was used by proponents of the treaties that banned chemical and biological weapons, land mines and cluster bombs.

    #Nucléaire #Arme_atomique #Nobel


  • Don’t Ban the Bomb - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/10/06/opinion/nobel-peace-prize-nuclear-weapons.html

    Toujours intéressant d’écouter le discours des « autres ». En l’occurrence, il y a une phrase terrible qui laisse sous-entendre ce que tout le monde craint : que le Japon aurait bien envie de se doter de l’arme atomique.

    The thought comes to mind on news that a little-known organization called the International Campaign to Abolish Nuclear Weapons, or ICAN, has won this year’s Nobel Peace Prize. The NGO, founded just a decade ago, was cited by Oslo “for its work to draw attention to the catastrophic humanitarian consequences of any use of nuclear weapons and for its groundbreaking efforts to achieve a treaty-based prohibition of such weapons.”

    This makes ICAN that very familiar creature — another tediously bleating “No Nukes” outfit, much like the Pugwash Conferences that won the prize in 1995 — with one big twist. ICAN doesn’t just want to get rid of nuclear weapons by the usual voluntary means. It set out to ban them outright.

    In July, delegates from 122 countries voted in favor of an 11-page treaty that would ban the development, testing, building, acquisition, possession, transfer or threatened use of nuclear weapons, much as biological and chemical weapons are now banned. The treaty is supposed to enter into legal force if 50 states ratify the deal. So far, only Guyana, Thailand and the Vatican have done so.

    #Nucléaire #Arme_atomique #Nobel


  • Anti-nuclear-weapons group wins Nobel Peace Prize - LA Times
    http://www.latimes.com/world/europe/la-fg-nobel-peace-prize-20171006-story.html
    http://www.trbimg.com/img-59d77fdd/turbine/la-fg-nobel-peace-prize-20171006

    With the threat of a nuclear conflict growing ever more real, the Nobel Peace Prize was awarded Friday to a coalition of disarmament activists that lobbied for the first treaty to ban atomic arms.

    The treaty includes a commitment “never under any circumstances to develop, test, produce, manufacture, otherwise acquire, possess or stockpile nuclear weapons or other nuclear explosive devices.” It also bans the transfer, use or threat to use of nuclear weapons.

    The treaty will enter into force after it has been ratified by 50 parties. So far, only three have done so.

    The United States and close allies, including France and Britain, have rejected the effort, calling it misguided and dangerous.

    “A purported ban on nuclear weapons that does not address the security concerns that continue to make nuclear deterrence necessary cannot result in the elimination of a single nuclear weapon and will not enhance any country’s security, nor international peace and security,” the three countries said in a statement issued after the treaty was adopted.

    The recipient of the award, a Geneva-based coalition known by the acronym ICAN, disputes the premise that nuclear weapons are a legitimate and essential source of security.

    "We can’t threaten to indiscriminately slaughter hundreds of thousands of civilians in the name of security. That’s not how you build security,” the group’s executive director, Beatrice Fihn, told reporters Friday.

    #Nucléaire #Bombe_atomique #Nobel


  • Nobel de physique : « Le ciel ne sera plus jamais le même » - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/031017/nobel-de-physique-le-ciel-ne-sera-plus-jamais-le-meme

    Le 11 février 2016, lors d’une conférence de presse tenue à Washington dans une ambiance électrique, David Reitze, directeur de l’observatoire Ligo, annonce la grande nouvelle : « Ladies and gentlemen, we have detected gravitational waves, we did it. » (« Mesdames et messieurs, nous avons détecté des ondes gravitationnelles, nous l’avons fait. »)

    L’annonce est sobre, mais elle marque l’aboutissement de l’une des plus extraordinaires sagas de la physique moderne, initiée par une prédiction d’Albert Einstein en 1916 et consacrée aujourd’hui par le Nobel. Il aura fallu un demi-siècle d’efforts et plusieurs échecs retentissants pour confirmer qu’Einstein avait raison. Cela a demandé la collaboration d’un millier de physiciens de quinze pays travaillant pour le Ligo, associés aux 250 chercheurs de l’observatoire européen Virgo, lequel vient pour la première fois de détecter à son tour des ondes gravitationnelles.

    Weiss conçut sa première esquisse du dispositif en 1972, mais ce n’est qu’en 1990, près de vingt ans plus tard, qu’il réussit avec ses deux compères à convaincre la National Science Foundation américaine (NSF) de financer l’entreprise. La NSF avait déjà investi beaucoup d’argent dans le projet inabouti de Weber, et ne voulait pas en gaspiller davantage.

    Il fallait développer une nouvelle technologie de laser plus fiable, inventer de nouveaux matériaux, construire de gigantesques tubes à vide (longs de quatre kilomètres), mettre au point une isolation sismique, tout cela en poussant les technologies très au-delà de leurs possibilités de l’époque.

    Il fallait tenir compte du vent, des vagues (Livingston est près de l’océan), des plus infimes secousses sismiques susceptibles de déranger les miroirs, des imperfections de la lumière laser provoquées par les fluctuations du réseau électrique, de la courbure de la Terre. Un pet de souris à trente kilomètres menaçait de dérégler le dispositif…

    À ce stade, le projet ne pouvait plus progresser avec une poignée de chercheurs, si talentueux fussent-ils. Le temps des bricoleurs de génie était passé, on entrait dans l’ère de la big science. En 1994, Barry Barish devint le directeur du projet Ligo et transforma ce qui était un groupe de recherche de 40 personnes en une collaboration à l’échelle internationale, comportant plus de 1 000 participants d’une quinzaine de pays.

    Il faudra près de cinq mois de vérifications multiples pour s’assurer qu’il n’y a pas une erreur quelque part. David Reitze ira jusqu’à se demander si quelqu’un n’aurait pas pu, par malice, introduire un faux signal dans la machine.

    Finalement, le 11 février, Reitze pourra annoncer officiellement que l’équipe a bel et bien détecté des ondes gravitationnelles. L’événement qui les a provoquées s’est produit il y a un milliard d’années, dans le sud de la voûte céleste, vers le nuage de Magellan. Deux trous noirs, l’un d’une masse équivalente à 29 fois celle du Soleil et l’autre de 36 masses solaires, se sont rapprochés et ont fusionné en une fraction de seconde. Il faut imaginer deux objets trente fois plus massifs que le Soleil, entrant en collision à la moitié de la vitesse de la lumière dans un espace de la dimension d’une grande ville. « Mind-boggling » (« ahurissant »), résume David Reitze.

    Mais cette première observation a été confirmée depuis, à trois reprises, par de nouvelles détections d’événements cosmiques ayant produit des ondes gravitationnelles. L’événement surpris par Mario Drago n’était pas un accident. Ligo et son cousin européen Virgo sont désormais deux fenêtres ouvertes sur le cosmos. Elles vont donner accès à toute une gamme d’observations astrophysiques nouvelles, des collisions d’étoiles à neutrons aux trous noirs et jusqu’aux traces du big bang, d’où est issu notre univers. Comme l’a dit un physicien de l’équipe Ligo, Szabolcs Marka : « Le ciel ne sera plus jamais le même. »

    #Nobel #Physique #LIGO


  • La détection d’ondes gravitationnelles primée par le Nobel de physique
    http://abonnes.lemonde.fr/prix-nobel/article/2017/10/03/la-detection-d-ondes-gravitationnelles-primee-par-le-nobel-de-physiq

    Sans surprise le jury Nobel a accordé son prestigieux prix de physique, mardi 3 octobre, à l’une des plus belles découvertes de ces dernières années : la détection d’ondes gravitationnelles sur Terre. Les Américains Rainer Weiss, Barry C. Barish et Kip S. Thorne, responsables de l’expérience LIGO, ont été primés.

    L’an passé, j’avais écrit un papier sur cette expérience : https://www.facebook.com/hervelcephemeride/posts/608179589365342

    #Nobel #Physique #LIGO #Ondes_gravitationnelles


  • Do supporters of #Nobel winner Liu Xiaobo really know what he stands for? | Barry Sautman and Yan Hairong | Opinion | The Guardian
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2010/dec/15/nobel-winner-liu-xiaobo-chinese-dissident

    Article de 2010, via angry Arab

    Imprisoning Liu was entirely unnecessary. If Liu’s politics were well-known, most people would not favour him for a prize, because he is a champion of war, not peace. He has endorsed the invasions of Iraq and Afghanistan, and he applauded the Vietnam and Korean wars retrospectively in a 2001 essay. All these conflicts have entailed massive violations of human rights. Yet in his article Lessons from the Cold War, Liu argues that “The free world led by the US fought almost all regimes that trampled on human rights … The major wars that the US became involved in are all ethically defensible.” During the 2004 US presidential election, Liu warmly praised George Bush for his war effort against Iraq and condemned Democratic party candidate John Kerry for not sufficiently supporting the US’s wars:

    [T]he outstanding achievement made by Bush in anti-terrorism absolutely cannot be erased by Kerry’s slandering … However much risk must be endured in striking down Saddam Hussein, know that no action would lead to a greater risk. This has been proven by the second world war and September 11! No matter what, the war against Saddam Hussein is just! The decision by President Bush is right!

    Liu has also one-sidedly praised Israel’s stance in the Middle East conflict. He places the blame for the Israel/Palestine conflict on Palestinians, who he regards as “often the provocateurs”.

    Liu has also advocated the total westernisation of China. In a 1988 interview he stated that “to choose westernisation is to choose to be human”. He also faulted a television documentary, He Shang, or River Elegy, for not thoroughly criticising Chinese culture and not advocating westernisation enthusiastically enough: “If I were to make this I would show just how wimpy, spineless and fucked-up [weisuo, ruanruo, caodan] the Chinese really are”. Liu considered it most unfortunate that his monolingualism bound him in a dialogue with something “very benighted [yumei] and philistine [yongsu],” the Chinese cultural sphere. Harvard researcher Lin Tongqi noted that an early 1990s book by Liu contains “pungent attacks on the Chinese national character”. In a well-known statement of 1988, Liu said:

    It took Hong Kong 100 years to become what it is. Given the size of China, certainly it would need 300 years of colonisation for it to become like what Hong Kong is today. I even doubt whether 300 years would be enough.

    Affirming this sentiment in Open magazine in 2006, he added that progress in China depends on westernisation and the more westernisation, the more progress. While his supporters excuse Liu’s pro-colonialism as a provocation, it logically aligns with his support for total westernisation and US-led regime changing wars.


  • Nobel Lecture | Swedish Academy
    http://www.svenskaakademien.se/en/nobel-lecture

    When I first received this Nobel Prize for Literature, I got to wondering exactly how my songs related to literature. I wanted to reflect on it and see where the connection was. I’m going to try to articulate that to you. And most likely it will go in a roundabout way, but I hope what I say will be worthwhile and purposeful.

    That’s what songs are too. Our songs are alive in the land of the living. But songs are unlike literature. They’re meant to be sung, not read. The words in Shakespeare’s plays were meant to be acted on the stage. Just as lyrics in songs are meant to be sung, not read on a page. And I hope some of you get the chance to listen to these lyrics the way they were intended to be heard: in concert or on record or however people are listening to songs these days. I return once again to Homer, who says, “Sing in me, oh Muse, and through me tell the story.”

    #Bob_Dylan #Musique #Nobel


  • U.S. Bombed Iraq, Syria, Pakistan, Afghanistan, Libya, Yemen, Somalia in 2016 - NBC News
    http://www.nbcnews.com/news/world/u-s-bombed-iraq-syria-pakistan-afghanistan-libya-yemen-somalia-n704636

    The U.S. dropped an average of 72 bombs every day — the equivalent of three an hour — in 2016, according to an analysis of American strikes around the world.

    #Obama #Nobel #paix #discours #narrative #bombes


  • Les #États-Unis auront vendu un nombre d’#armes record sous l’administration #Obama
    http://motherboard.vice.com/fr/read/les-etats-unis-auront-vendu-un-nombre-darmes-record-sous-ladminist

    Le président Barack Obama, qui a obtenu le prix #Nobel de la #paix en 2009, quittera ses fonctions dans quelques semaines avec la satisfaction d’avoir vendu plus d’armes que tout autre président américain depuis la Seconde Guerre Mondiale.