• The Ghost of King Leopold II Still Haunts Us – Media Diversified

    https://mediadiversified.org/2015/04/20/the-ghost-of-king-leopold-ii-still-haunts-us-belgium-colonization-

    Merci Meta pour le signalement !

    In an article entitled “The Early Spread and Epidemic Ignition of HIV-1 in Human Populations” in the magazine Science in October 2014, Nuno Faria and his fellow researchers revealed the location of Ground Zero for one of the world’s most deadly infectious diseases—HIV. They discovered that HIV-1 originated in Kinshasa, the capital city of the Democratic Republic of Congo (DRC) and explain that the deadly virus spread throughout the Congo via the railroad network. HIV-1 was subsequently transmitted by Haitian professionals back to Haiti and then to the United States (1).

    Faria and colleagues presented their research findings as follows:

    Our estimated location of pandemic origin explains the observation that Kinshasa exhibits more contemporary HIV-1 genetic diversity than anywhere else. It clarifies why the oldest known HIV-1 sequences were sourced from this city and why several early cases indicative of AIDS are linked to Kinshasa (p. 57).

    #congo #léopold #massacre #génocide #colonialisme

    • ça me rappelle le livre « Les fantômes du roi Léopold » que j’avais lu il y a 20 ans...
      Les Fantômes du Roi Léopold, un #holocauste oublié

      « Le remarquable document d’Hochschild dépasse toutes les autres études sur le Congo. Il montre comment l’Europe entière - et les États-Unis - s’est rendue complice de l’holocauste perpétré par le roi Léopold sur le peuple congolais. », Nadine Gordimer.
      « Un ouvrage exceptionnel, profondément stimulant, qui m’a bouleversé comme l’avait fait en son temps Au cœur des ténèbres, et pour la même raison : parce qu’il révèle les horreurs cachées commises au Congo. Passé obscur, sur lequel Hochschild fait la lumière, c’est notre passé à tous. », Paul Theroux.
      Dans les années 1880, alors que l’Europe se lance dans la colonisation de l’Afrique, le roi #Léopold_II de #Belgique s’empare, à titre personnel, des immenses territoires traversés par le fleuve Congo, afin de faire main basse sur ses prodigieuses richesses. Réduite en esclavage, la population subit travail forcé, tortures et mutilations, au point qu’on estime à 10 millions le nombre d’Africains qui périrent. Tandis que Léopold II continue de cultiver sa réputation d’humaniste, des voix commencent à dénoncer ce crime de masse, donnant naissance au premier mouvement international de défense des droits de l’homme du XXe siècle…
      Avec une force d’évocation exceptionnelle, Adam Hochschild peint le portrait d’un roi mégalomane et décrit les combats de ses opposants, la vie des témoins - explorateurs, missionnaires - et celle des victimes. S’il révèle un épisode tragique de l’histoire contemporaine, il dissèque aussi l’ensemble du système colonial, offrant des clés indispensables à la compréhension d’une actualité dramatique.


      https://www.librairiedialogues.fr/livre/852912-les-fantomes-du-roi-leopold-un-holocauste-oublie-adam-hoch

      Ce livre m’avait profondément marquée...
      #livre

    • Et ce reportage passé sur arte sur la question #sida et #HIV, en lien avec le #colonialisme et la #colonisation :
      Sida, un héritage de l’époque coloniale

      Des scientifiques mènent une enquête au coeur de l’Afrique, à la recherche des origines du VIH. Un documentaire captivant, diffusé à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre.

      Il est l’un des plus grands tueurs de la planète. Avec plus de 36 millions de morts et près de 37 millions de personnes infectées, le sida constitue à ce jour la pandémie la plus destructrice de l’histoire contemporaine. Afin de mieux la connaître, une équipe de scientifiques part sur les traces de son origine, au cœur de l’Afrique, dans l’ancien Congo belge. En parvenant à mettre la main sur d’anciens prélèvements humains contenant le virus, ils arrivent à la conclusion que la première transmission du sida – du chimpanzé à l’homme – se situe autour de l’an 1908, des décennies avant les premiers cas connus.

      Catastrophe en germe
      Les chercheurs ne s’arrêtent pas là. Ils se plongent dans l’histoire coloniale du Congo pour comprendre comment le VIH a pu se propager. Au début du XXe siècle, soucieuses de ne pas perdre la main-d’oeuvre indigène qu’elles exploitent, les autorités coloniales lancent des campagnes massives de vaccination contre la maladie du sommeil, où l’on a souvent recours à des seringues mal stérilisées. De même, la syphilis, qui se répand alors, augmente considérablement les risques de transmission du sida entre les hommes. Parallèlement, le chemin de fer se développe dans le pays car Kinshasa est une plaque tournante de l’industrie minière. Le virus devient mouvant. Lors de l’indépendance du Congo, en 1960, la pandémie couve. Dans les années 1970, les ravages successifs de la guerre civile, puis les errements du régime prédateur de Mobutu, qui ruine l’économie, créent les conditions chaotiques d’une propagation fulgurante du virus...
      Carl Gierstorfer signe un documentaire passionnant, où l’enquête scientifique se mêle à des images d’archives, parfois dures, témoignant de la cruauté et des ravages de la colonisation. Il rappelle également qu’à l’heure où les maladies infectieuses se développent dans le monde entier, les conditions d’une nouvelle pandémie sont peut-être à nouveau réunies.

      https://www.arte.tv/fr/videos/051599-000-A/sida-un-heritage-de-l-epoque-coloniale

      #film_documentaire #documentaire #film #épidémies #santé #maladie

    • Je viens de voir qu’il y a une « Avenue Léopold II » dans le 16e arrondissement et je me demande « quelle est la date limite » : on aurait pas idée de nommer une rue Pol Pot, Pétain, Staline ou Hitler, mais Léopold II ne pose pas de problème. Date limite, vers 1900 ?

      

      Il y a des exceptions comme Robespierre qui a ses rus en province ou en banlieue mais pas à Paris parce que c’était un personnage « assoiffé de sang » :

      Une rue Robespierre dans la capitale, par Alexis Corbière

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/27/une-rue-robespierre-dans-la-capitale_1541487_3232.html

      ❝Une rue Robespierre dans la capitale, par Alexis Corbière

      Robespierre n’était pas au sein du Comité de salut public le personnage « assoiffé de sang » qu’un vulgaire révisionnisme historique a dépeint par la suite.

      Publié le 27 juin 2011 à 13h35 - Mis à jour le 27 juin 2011

    • @cdb_77 c’est peut-être un autre pétin ? si c’est la bonne orthographe sinon c’est Pétain

      https://www.france24.com/fr/20130409-france-derniere-rue-marechal-petain-debaptisee-belrain

      Le petit village de Belrain, dans la Meuse (Est), possédait la dernière rue en France dénommée en hommage au Maréchal-Pétain. Sur décision de ses élus, le lieu a été débaptisé et attend son nouveau nom. La dernière « rue du Maréchal-Pétain », en France, a été débaptisée.

      Seulement en 2013 !

    • • il y a une rue de Petin à Baileux, juste à côté des bières de Chimay dans le Hainaut belge,

      • il y a une rue du Petin à Verchin, sur les bords de la Lys dans le Pas-de-Calais

      • il y a un Henri Pétin (et quelques autres cf. les homonymes en haut de page)

      Henri Pétin — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_P%C3%A9tin

      Henri Pétin est un homme politique français né le 16 avril 1870 à Paris et décédé le 20 janvier 1911 à La Seyne-sur-Mer (Var).

      Biographie
      Auteur de théâtre et de chansons sous le pseudonyme d’Henri de Mamers, il est aussi à la tête d’une maison de commerce en métaux à La Seyne-sur-Mer et se lance dans la construction navale. Maire de La Seyne-sur-Mer de 1904 à 1911, conseiller général, il est député du Var de 1909 à 1910, siégeant au groupe radical-socialiste.


  • « Affirmer que l’Europe c’est la paix est une fadaise doublée d’une mystification » Olivier Delorme
    - 27 Novembre 2018 - Le Comptoir

    https://comptoir.org/2018/11/27/olivier-delorme-affirmer-que-leurope-cest-la-paix-est-une-fadaise-doublee-

    Le Comptoir : Vous vous moquez du lieu commun européiste disant que l’Europe c’est la paix… La formation de l’Union européenne n’a-t-elle pas aidé à pacifier une Europe qui a connu deux guerres mondiales et bien d’autres encore ?


    Olivier Delorme : Nullement. En réalité, la guerre est impossible en Europe dès lors que les États-Unis d’Amérique en 1945, puis l’Union soviétique en août 1949, ont acquis l’arme atomique. En effet, au mois d’avril de cette même année 1949, dix États européens de l’Ouest se sont liés au Canada et aux États-Unis par le pacte d’assistance mutuelle qu’on appelle l’Alliance atlantique, tandis que des troupes soviétiques stationnent dans la plupart des États d’Europe de l’Est qui formeront le Pacte de Varsovie en 1955. Dès lors, les deux Grands peuvent, en Europe, se jauger, se gêner, mais pas provoquer une remise en cause de l’équilibre qui dégénérerait en conflit nucléaire, puisque chacun considère son “glacis européen” comme faisant partie de ses intérêts vitaux. C’est l’équilibre de la terreur, et rien d’autre, qui assure la paix en Europe après 1945.

    Quant à la possibilité d’une guerre franco-allemande dans ce contexte géopolitique, elle relève simplement du burlesque. Les États-Unis exerçant sur l’Europe de l’Ouest une hégémonie sans partage jusqu’en 1958, il est en effet extravagant d’imaginer que des États qui dépendent entièrement d’eux pour leur sécurité et beaucoup pour leur approvisionnement et leur reconstruction (plan Marshall), qui abritent en outre sur leur territoire des bases américaines, puissent entrer en guerre les uns contre les autres. Enfin, lorsque la France quitte l’organisation militaire intégrée de l’Alliance atlantique (1966), c’est que sa force de dissuasion nucléaire est devenue opérationnelle : aucune agression directe contre elle de la part d’une puissance non nucléaire n’est donc plus envisageable. Dans ces conditions, affirmer que “l’Europe c’est la paix” est une fadaise doublée d’une mystification.

    La réalité, c’est que ce qu’on appelle la “construction européenne” et c’est une construction américaine de guerre froide : il ne s’est jamais agi que d’organiser économiquement la partie de l’Europe sous hégémonie américaine. On sait aujourd’hui que les services spéciaux américains ont abondamment financé les mouvements paneuropéens, et que la plupart des “Pères de l’Europe” ont été ce que les archives de la CIA désignent comme des hired hands ou mains louées, ce que je propose, dans ces 30 bonnes raisons pour sortir de l’Europe, de traduire par mercenaires ou domestiques appointés. D’ailleurs, nombre de ces Pères ont aussi eu une carrière à l’OTAN et/ou une retraite dorée dans des multinationales américaines.

    Quant à la pacification des relations entre les deux blocs de la guerre froide, elle n’a elle non plus strictement rien eu à voir avec la “construction européenne”. Elle s’est faite d’abord à l’initiative du général de Gaulle, qui parlait volontiers d’Europe de l’Atlantique à l’Oural, c’est-à-dire sans aucun rapport avec l’Europe américaine de Monnet et de ses compères, et pour partie en réaction à l’échec du seul plan européen qui n’a pas été inspiré ou patronné par les Américains (Plan Fouchet, 1961-1962) et que, pour cette raison, les partenaires d’alors de la Communauté économique européenne (CEE) ont fait capoter. De même, l’autre politique de détente européenne a été initiée par un autre État-nation du continent, et de nouveau hors du cadre de la CEE. C’est l’Ostpolitik de l’Allemand Willy Brandt, qui répond d’abord à des impératifs nationaux allemands. Les États-nations ont donc joué, dans la pacification de l’Europe, un rôle bien plus actif que la “construction européenne”.

    Ajoutons encore que, à Chypre, l’Union européenne (UE) n’a fait qu’entériner l’occupation et la colonisation illégale (depuis 1974) de 37 % d’un État qui en est devenu membre en 2004 (la République de Chypre) par un État candidat à l’Union (la Turquie) : situation parfaitement ubuesque ! Et l’UE n’a jamais sérieusement tenté quoi que ce soit, ni exercé la moindre pression significative sur la Turquie, afin de dégager une solution politique à ce conflit. Elle n’a pas davantage manifesté la moindre solidarité aux Chypriotes qui, depuis plusieurs mois, doivent faire face à des intimidations de la marine de guerre turque destinées à empêcher la mise en valeur de gisements gaziers situés dans la zone économique exclusive de la République de Chypre.


    De même l’UE n’a-t-elle jamais rien tenté de sérieux pour obtenir de la Turquie – qu’elle finance pourtant largement au titre de la pré-adhésion et, plus récemment, à celui du chantage aux migrants – qu’elle mette fin à ses innombrables violations des espaces maritime et aérien grecs, c’est-à-dire à la violation des frontières de l’Union ! Et lorsque, en 1996, la Turquie occupe les îlots grecs d’Imia (de nouveau menacés le printemps dernier), conduisant les deux pays au bord du conflit (trois morts dans le crash d’un hélicoptère grec), la Commission et le Conseil se taisent. Seul le Parlement vote une résolution, sans la moindre conséquence pratique, réaffirmant les droits souverains de la Grèce et invitant le Conseil à « prendre les mesures qui s’imposent pour améliorer les relations entre la Grèce et la Turquie ». Ce qu’il ne fera pas. C’est finalement une médiation américaine qui rétablira le statu quo.

    Or, la permanence de la menace turque, qui a connu un regain ces derniers temps sans plus de réaction de l’UE, contraint la Grèce à soutenir un effort militaire disproportionné : elle est le pays de l’OTAN qui consacre, après les États-Unis, la part la plus importante de son PIB aux dépenses militaires. Et cet effort a largement contribué à la “construction” de la fameuse dette grecque, tout en enrichissant les industries de défense allemande et française, dont la Grèce figure régulièrement parmi les clients les plus importants.

    Enfin, ce qu’on appelait alors les “Communautés européennes” a joué un rôle singulièrement toxique dans le déclenchement des guerres de sécession yougoslaves, et fait la démonstration que la prétendue solidarité européenne ne pèse rien dès que des intérêts nationaux puissants sont en jeu. En effet, si le 16 décembre 1991 le Conseil européen fixait à l’unanimité les critères de reconnaissance des indépendances slovène et croate et chargeait une commission d’arbitrage de les apprécier, l’Allemagne puis l’Autriche, soucieuses de se reconstituer un espace d’influence plus ou moins exclusive sur d’anciennes terres austro-hongroises devenues yougoslaves en 1918, violaient la décision du Conseil dès le 23 décembre, mettant ainsi le feu aux poudres. De même, les décisions européennes, comme je l’explique dans le troisième tome de La Grèce et les Balkans (Gallimard, 2013) contribuèrent-elles largement au déclenchement des hostilités intercommunautaires en Bosnie-Herzégovine. Donc non seulement la “construction européenne” n’a pas créé les conditions de la paix en Europe, mais elle s’est montrée incapable de contribuer à la maintenir.

    On parle beaucoup de “faire l’Europe”, et les euro-libéraux mettent en avant qu’il s’agit de la seule façon de s’opposer aux grandes nations comme les USA, la Chine ou la Russie. Mais n’est-ce pas contradictoire avec l’implication grandissante de l’OTAN au sein de l’UE ? Quels sont d’ailleurs ces liens avec cette organisation issue de la Guerre froide ?
    OTAN et UE ont une même origine – la Guerre froide – et un même but : l’intégration entre les deux rives de l’Atlantique. Comme l’ont de nouveau montré la rage de la Commission européenne à négocier le TAFTA dans la plus totale opacité, de manière à cacher la réalité à des opinions européennes largement hostiles à cet accord, et sa volonté de contourner les parlements nationaux dans la ratification du CETA.

    Si l’on examine la chronologie, la création en 1952 de la première Communauté européenne, celle du charbon et de l’acier (CECA), conçue par Monnet, agent d’influence américain – stipendié ou non peu importe – est suivie de peu par la substitution1, dans les importations des pays de cette CECA, du charbon américain en surproduction au charbon polonais, de bien meilleure qualité mais se trouvant dans une Europe avec laquelle les États-Unis veulent que les échanges commerciaux cessent. Puis les États-Unis accordent à la CECA, dès 1953, un prêt dont la contrepartie est l’augmentation des achats de leur charbon au coût minoré par des subventions au fret. Au final, la CECA a permis aux États-Unis d’exporter en Europe leur surproduction, ce qui conduit, à terme, à la fermeture des mines des États membres de la CECA eux-mêmes.

    Ajoutons que le premier ambassadeur américain près la CECA, nommé à la demande pressante de Monnet, est David Bruce, qui fut chef de la branche européenne de l’OSS (l’ancêtre de la CIA) puis un très interventionniste ambassadeur en France (1949–1952) ; il le sera ensuite en Allemagne (1957-1959) et au Royaume-Uni (1961-1969). Bruce sera également chargé de pousser à la constitution de la Communauté européenne de défense (CED), destinée à répondre aux exigences américaines d’un réarmement allemand après le début de la guerre de Corée (juin 1950). Car les États-Unis devant envoyer des troupes en Corée, ils demandent aux Européens de participer davantage à leur propre défense (ça ne date pas de Trump !). La CED est imaginée de nouveau par Monnet (ou par ceux qui lui soufflent ses idées) pour neutraliser les oppositions en Europe à la renaissance d’une armée allemande cinq ans après la fin du second conflit mondial, et le gouvernement français de René Pleven la fait sienne (octobre 1950). Le traité est signé en mai 1952, mais l’opposition des gaullistes et des communistes fera échouer sa ratification au Parlement français en août 1954.
    Parallèlement, en février 1952, la conférence de Lisbonne des États membres de l’Alliance atlantique adopte le rapport d’un comité de sages – dont Monnet, l’indispensable bonne à tout faire des Américains, est bien sûr l’un des membres – qui crée une organisation militaire intégrée, l’OTAN, destinée à placer sous commandement américain l’armée dite européenne (CED) qui n’a d’autre fonction que d’être une troupe de supplétifs. Enfin, on confie aussi à Bruce la tâche de promouvoir la création d’un organe politique européen unique. Moins d’un an après la mort de la CED, se réunit la conférence de Messine (juin 1955) qui lance la négociation sur les traités de Rome signés le 25 mars 1957. Et le 16 mai suivant, le Belge Paul-Henri Spaak, qui a été le principal artisan de ces traités, devient le 2e secrétaire général de l’OTAN, poste dans lequel un autre des “pères-signataires” de Rome en 1957, le Néerlandais Joseph Luns, sera le recordman de durée (1971-1984). OTAN et “construction européenne” sont intimement liées : elles ont toujours été les deux faces d’une même monnaie !
    Et la “défense européenne”, aujourd’hui comme au temps de la CED, n’a jamais été qu’un leurre. Lors de la négociation du traité de Maastricht, il s’est rapidement avéré que la plupart des États ne pouvaient concevoir que le “pilier” de défense et de sécurité commune fût autre chose que l’OTAN. On y a mis les formes parce que la France n’avait pas encore liquidé l’héritage gaullien, mais la réintégration de celle-ci dans cette organisation militaire sous commandement américain, ébauchée par Chirac, conclue par Sarkozy et ratifiée (malgré des engagements contraires) par Hollande, rend inutiles les circonlocutions d’autrefois. Ce n’est pas tant qu’il y ait une “implication grandissante” de l’OTAN dans l’UE, c’est juste qu’on dissimule moins une réalité consubstantielle à la “construction européenne”.
    Par ailleurs, pour les États de l’Europe anciennement sous hégémonie soviétique, l’intégration à l’UE a été l’antichambre de l’intégration à l’OTAN (raison pour laquelle Moscou a réagi si vigoureusement lors de l’association de l’Ukraine à l’UE). Et j’oserais dire que, pour eux, l’appartenance à l’OTAN est beaucoup plus importante que leur appartenance à l’UE.


    Mais ce qui est aujourd’hui le plus drôle, c’est que les orientations de la nouvelle administration américaine viennent troubler ce très vieux jeu. Parce que la monnaie européenne, largement sous-évaluée pour les fondamentaux de l’économie allemande (et largement surévaluée pour la plupart des économies de la zone que cette monnaie étouffe), est devenue un redoutable instrument de dumping au service des exportations allemandes, Trump range désormais l’UE parmi les ennemis des États-Unis et remet en cause le libre-échange avec cet espace. Alors qu’on sait que, par le passé, les États-Unis ont été à la fois les moteurs du libre-échange (qui est toujours la loi du plus fort… mais les États-Unis n’étant plus aujourd’hui les plus forts, ils n’y ont plus intérêt) comme de la monnaie unique. L’ouverture des archives américaines a ainsi révélé un mémorandum de la section Europe du département d’État américain, en date du 11 juin 1965, dans lequel Robert Marjolin, l’ombre de Monnet et vice-président de la Commission (1958-1967), se voyait prescrire « de poursuivre l’union monétaire à la dérobée (ou en rusant), jusqu’au moment où ‘l’adoption de ces propositions serait devenue pratiquement inéluctable »²… Ceci est à mettre en parallèle avec la décision du sommet européen de La Haye, en décembre 1969, de confier à une commission présidée par le Luxembourgeois Pierre Werner l’élaboration du premier projet (rapport remis en octobre 1970) d’union économique et monétaire.

    Par ailleurs, le même Trump n’a plus de mots assez durs pour l’OTAN qui, à ses yeux, coûte trop cher aux Américains. D’autant que ses relations avec Poutine semblent indiquer qu’il souhaite sortir de l’actuel remake de Guerre froide. On oublie souvent, en Europe, que le principe fondamental de la diplomatie américaine, depuis l’indépendance jusqu’en 1948, a été le refus des alliances permanentes. Ce n’est que le contexte de la Guerre froide qui a justifié le vote au Congrès de la résolution Vandenberg autorisant le président des États-Unis à conclure des alliances en temps de paix. Trump entend-il refermer ce qui pourrait n’avoir été qu’une parenthèse de soixante-dix ans ?

    Hostilité à l’UE et désintérêt pour l’OTAN – deux créations états-uniennes –, c’est en tout cas ce qui cause aujourd’hui une forme d’affolement chez beaucoup de dirigeants européens et dans la nomenklatura de l’UE : comment des marionnettes pourront-elles vivre sans leur marionnettiste ?

    Vous plaidez pour l’indépendance de la France, mais la France n’est-elle pas trop petite pour s’imposer sur la scène internationale ?
    Non. Hier comme aujourd’hui, la question de la taille est une fausse question. Je ne vais pas vous faire la liste de tous les Empires, colosses aux pieds d’argile – jusqu’à l’URSS –, qui ont péri non en dépit mais, en tout ou partie, à cause de leur taille et de leur hétérogénéité. Ni la liste des petits États qui ont profondément marqué l’histoire de l’humanité – les cités grecques plus que l’immense Empire perse – ou le monde contemporain, quoi qu’on pense par ailleurs de leur action – Israël, par exemple. Le petit Uruguay est aujourd’hui un laboratoire politique, économique et social qui a engrangé bien plus de réussites que ses deux voisins géants, l’Argentine et le Brésil.

    Un État n’est pas fort parce que son territoire est étendu ou sa population nombreuse. Il est fort parce que s’y exprime une volonté d’exister et de se projeter dans l’avenir en tant que peuple, une conscience d’avoir des intérêts communs, de former une communauté qui se traduit en volonté politique.

    L’UE n’est pas une volonté – parce les Européens ne forment pas et ne formeront pas un peuple, en tout cas pas avant très longtemps. Elle n’est pas davantage une addition de volontés. Parce que ses États membres, et les peuples dont ils sont l’expression, n’ont ni les mêmes intérêts, ni la même vision du monde, ni la même conception de leur rôle dans ce monde, ni le même mode de vie, etc. L’UE n’est jamais que la soustraction de vingt-huit ou vingt-sept objections à chaque décision qu’elle doit prendre, et chaque décision n’est, au final, que le plus petit commun dénominateur entre vingt-sept ou vingt-huit intérêts divergents. Un plus petit commun dénominateur qu’il faut à chaque fois négocier âprement pendant que passent les trains de l’histoire. On ne joue aucun rôle, on ne pèse rien quand on est un plus petit commun dénominateur : on ne fait que subir la volonté de ceux qui ont le courage de l’exprimer.


    En réalité, l’UE n’est que l’expression de vingt-sept lâchetés, de vingt-sept renoncements à exister par soi-même ; l’UE ne peut-être qu’un monstre mou, un géant aboulique et privé d’agilité. Aujourd’hui comme hier, et peut-être plus qu’hier, mieux vaut être une puissance moyenne, agile, qui sait ce qu’elle veut et coopère tous azimuts avec d’autres, sur la base de l’égalité et des avantages mutuels, plutôt qu’une partie impuissante d’un Empire impotent – plutôt le roseau que le chêne, pour paraphraser La Fontaine.

    Par ailleurs, que dire d’un pays comme la Belgique, morcelée de l’intérieur et de faible envergure tant du point de vue géographique et militaire que du point de vue démographique ? Pablo Iglesias pour les mêmes raisons refuse d’envisager une sortie de l’UE. La sortie n’est-elle pas l’apanage des nations privilégiées ?
    Comme je l’ai dit plus haut, la question n’est pas la taille mais la volonté de faire communauté politique. Il y a, je crois, 193 États membres de l’ONU, c’est-à-dire qu’il n’y a jamais eu autant d’États sur notre planète, et des États de toutes tailles. Prétendre donc que le temps des États nationaux serait révolu est une baliverne : nous vivons précisément le triomphe des États nationaux, indépendamment de leur taille, du niveau de leur PIB ou de l’importance de leur population.

    En revanche, plus vous éloignez le citoyen des centres réels de décision, plus vous soustrayez le pouvoir réel à tout contrôle démocratique réel, plus vous décrédibilisez à la fois la démocratie et l’État national. Mais, contrairement au plan des eurolâtres, cette décrédibilisation ne se traduit pas par une demande de “plus d’Europe”, elle produit un repli vers l’infranational. Puisqu’on sait que l’État national ne protège plus et que l’Europe ne protège pas, on se replie vers des identités – réelles ou fantasmées – culturelles, linguistiques, religieuses… dont on attend une autre forme de protection. Et ce phénomène est particulièrement sensible dans certains États de formation récente ou fragiles du fait de régionalismes forts comme la Belgique, l’Espagne ou l’Italie.

    Quant aux responsables politiques de gauche dite radicale ou populiste, leur pusillanimité à l’égard de la question européenne tient à mon avis à deux méprises qui risquent d’être mortelles pour eux. Ils pensent qu’on ne peut pas gagner une élection en expliquant pourquoi la sortie de l’UE est indispensable à la reconstruction de la démocratie et de l’État social. Mais lors du référendum grec de 2015, on a pilonné les Grecs, du soir au matin et du matin au soir, avec une propagande extravagante professant que s’ils votaient “non”, la Grèce serait expulsée de l’euro et de l’Union. Et les Grecs ont pourtant voté “non” à 61,31 %, avec une participation de 62,5 %. Ils n’étaient certes pas tous pour la sortie, mais ils en ont tous pris le risque. Puis il y a eu le Brexit. De même, les calamiteux taux de participation aux élections européennes (on a atteint 13 % en Slovaquie en 2014, et péniblement 43 % dans l’ensemble des pays, seulement parce que certains pratiquent le vote obligatoire) sont un excellent indicateur de l’absence totale d’adhésion populaire à ce projet. Et on va probablement voir, au printemps prochain, un affaissement supplémentaire de la participation conjugué à des gains substantiels pour les partis plus ou moins hostiles à l’UE – avec à la clé un parlement probablement très différent de l’actuel et une Commission où siégeront sans doute un nombre non négligeable d’eurosceptiques plus ou moins déterminés.

    La deuxième raison, c’est qu’à gauche on continue à s’aveugler sur la nature intrinsèque, c’est-à-dire non réformable, de l’UE. Autrement dit à prendre les vessies ordolibérales et libre-échangistes de l’UE pour les lanternes de l’internationalisme.


    La France forme-t-elle vraiment un couple avec l’Allemagne ? De l’extérieur, on a plutôt l’impression d’un maître et son valet suivant à la lettre ses demandes…
    Cette histoire de “couple franco-allemand” relève de la mystification. Comme toute relation bilatérale, celle de la France et de l’Allemagne est fondée sur un rapport de force et connaît des hauts et des bas – plus de bas que de hauts si on fait le compte avec un minimum de bonne foi.
    La fable du couple commencerait avec le tant célébré traité franco-allemand de 1963. Initiative française prise en réponse à l’échec du Plan Fouchet dont j’ai parlé plus haut, ce traité est signé par le chancelier Adenauer. Mais il déchaîne, au sein de son gouvernement comme au Bundestag, une telle opposition haineuse qu’Adenauer fut obligé de s’engager à démissionner pour obtenir sa ratification et que le Bundestag lui ajouta – cas unique dans l’histoire diplomatique –, un préambule interprétatif unilatéral – en partie rédigé par l’inévitable Monnet ! – qui… vidait le texte de son contenu politique en précisant que les liens de la RFA avec les États-Unis primeraient toujours ses engagements envers la France. Là-dessus, Ludwig Erhard remplaça Adenauer à la chancellerie : il était l’homme des Anglo-Américains depuis 1947, et sans doute le politique allemand le plus francophobe de son temps. Sacré mariage !

    Le seul véritable couple fut celui d’Helmut Schmidt et Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981). On sait combien Mitterrand vécut mal la réunification à marche forcée imposée par Kohl et sa politique yougoslave à l’opposé de ce que voulait la France. Puis vint le temps – bientôt un quart de siècle – où la France, prisonnière du piège mortel de l’euro, se trouve confrontée aux perpétuelles injonctions allemandes à faire les “réformes nécessaires” pour satisfaire à des règles toujours plus imbéciles et contraignantes d’une monnaie unique absurde. Vingt-cinq ans durant lesquels les gouvernements français – pour préserver le “couple” et par délire eurolâtre – ont renoncé à défendre les intérêts de la France face au gouvernement d’un pays, l’Allemagne, qui mène une politique économique et monétaire dictée par ses seuls intérêts : si couple il y a, il n’est plus que celui du patron et de son larbin.

    Vous parlez de l’influence ordolibérale sur la volonté de soustraire des décisions politiques (liées à des élections) les enjeux économiques. Antonin Cohen qui retrace les liens entre Vichy et la communauté européenne rappelle que la déclaration de Schuman de 1950 visait précisément à promouvoir l’avènement d’une technocratie économique – une déclaration qui rappelle les théories d’inspiration technocratique des années 1930. D’où vient cette méfiance profonde pour la politique et la démocratie sous toutes ses formes ?


    Si on lit Monnet, que de Gaulle définit comme l’inspirateur de toute cette “construction”, ce qui frappe c’est la méfiance qu’il a pour les peuples. En la résumant avec à peine d’exagération pédagogique, la doctrine Monnet c’est : les peuples sont bêtes et donc inclinés à faire des bêtises ; notre rôle, à nous gens raisonnables et sachants, est de les empêcher d’en faire. En conséquence et dès l’origine, le principe central de la “construction européenne” consiste à dessaisir les instances démocratiques des leviers essentiels pour remettre ceux-ci entre les mains de sages qui savent mieux que les peuples ce qui est bon pour eux.

    C’est aussi vieux que la politique ! Lorsque Hérodote, au Ve siècle avant notre ère, fait dialoguer trois hiérarques perses sur le meilleur régime politique, il met les mots suivants dans la bouche de celui qui défend l’oligarchie : « choisissons un groupe d’hommes parmi les meilleurs, et investissons-les du pouvoir ; car, certes, nous serons nous-mêmes de leur nombre, et il est dans l’ordre de la vraisemblance que les hommes les meilleurs prennent les meilleures décisions ». Monnet ET la “construction européenne” sont tout entiers là-dedans.

    Car en dépit de ce que serinent certains, l’Europe n’est pas une “belle idée” détournée de ses fins initiales. Le projet européen vise, dès l’origine et intrinsèquement, à placer en surplomb des démocraties nationales une oligarchie qui vide ces dernières de tout contenu, qui les réduit à des formes creuses, à un rite électoral sans signification puisque ce qui est en jeu n’est plus que de désigner celui qui conduira, dans son pays, la politique unique déterminée dans le sein de l’oligarchie européenne à partir des principes qu’elle a fait graver dans le marbre des traités.

    En outre, l’échec de la CED convainc Monnet que, pour parvenir au but, il faut que les peuples l’ignorent. Il convient donc, plutôt que de présenter un projet fédéral condamné à l’échec, d’empiler les faits accomplis d’apparence technique qui, à terme, rendront inéluctable la réalisation de l’objectif politique. La “méthode européenne” n’a jamais consisté qu’à accumuler les micro coups d’État technocratiques, invisibles sur le moment, qui dessèchent les démocraties nationales de l’intérieur, les privant d’efficacité et de crédibilité. Si l’on refuse de voir ces réalités, on se réduit à l’impuissance face au Moloch européen.


    Alors oui, l’illusion technocratique est au cœur de l’histoire du XXe siècle : les tyrannies totalitaires comme les démocraties nationales d’après-guerre qui ont cherché à concilier démocratie, efficacité et justice partagent ce goût des “experts”. Mais, dans le cas européen, la technocratie est un instrument au service d’un projet oligarchique.

    Ainsi voit-on en Grèce et en Italie, en novembre 2011, à moins d’une semaine d’intervalle, l’UE combiner, et en réalité imposer, le remplacement de deux chefs de gouvernement issus d’élections, un social-démocrate et un conservateur (Papandréou et Berlusconi), par deux technocrates sans la moindre légitimité démocratique : Papadimos, ex-banquier central grec et ex-vice-président de la Banque centrale européenne, et Monti, ex-professeur en économie et management et ex-commissaire européen, tous deux membres de haut niveau de la nomenklatura technocratique européenne. Et l’on voit aujourd’hui en France un gouvernement qui est à la fois le plus technocratique, le plus autoritaire et le plus méprisant pour les droits du Parlement qu’il entend réduire, en même temps qu’il est le plus européen. Exemple qui, pas plus que les deux autres, ne doit rien au hasard mais doit tout à la réalité du projet européen.

    Notes :
    1 Voir Régine Perron, Le Marché du charbon, en enjeu entre l’Europe et les États-Unis de 1945 à 1958 (Publications de la Sorbonne, 2014).
    2 « The State Department also played a role. A memo from the European section, dated June 11, 1965, advises the vice-president of the European Economic Community, Robert Marjolin, to pursue monetary union by stealth. It recommends suppressing debate until the point at which “adoption of such proposals would become virtually inescapable“. » Ambrose Evans-Pritchard, « Euro-federalists financed by US spy chiefs », The Telegraph (19 septembre 2000).

    #UE #Union_européenne #Communautés_européennes #nomenklatura #guerre #Paix #Allemagne #Belgique #Chypre #France #Italie #Turquie #Yougoslavie #construction_européenne #OTAN #TAFTA #CETA #CECA #BREXIT





  • Bike Trip : 5000 km à vélo pour cartographier l’Amérique du Sud
    https://www.trekmag.com/news-bike-trip-5000-km-velo-cartographier-amerique-sud

    Alban Vivert est parti de Bogota début mai, pour une itinérance sur deux roues à travers la #Colombie, l’#Équateur et le #Pérou. Un périple musclé, avec 5 130 km et 95 000 mètres de dénivelé positif. Durant quatre mois, il sillonne les routes et les petits chemins, passe des cols à plus de 4 000 m d’altitude et pédale sous tous les temps. Accroché en permanence à son vélo, un GPS qui enregistre sa trace. Car au-delà du défi sportif, l’idée d’Alban était "d’apporter quelque chose au pays visité".
    L’utilisation du #vélo, véhicule passe partout, a permis de cartographier des routes inexistantes sur #Google_Maps et de nourrir une base de données de 110 000 photos des régions traversées, toutes géolocalisées et ajoutées le jour même sur #Mapillary ou #OpenStreetMap. « Au total, j’ai cartographié plus de 10 000 objets, du chemin de terre au café du coin en passant par les maisons ou les administrations », raconte le voyageur. [...]
    Dans chaque pays traversé, le projet #Nomad_Maps s’est appuyé sur les communautés « OpenStreet » locales. Des contributeurs à la cartographie collaborative qui ont géolocalisé leur maison, leur quartier ou lancé des projets. « Le but final, c’est ce qu’on appelle le ’carto empowerment’, c’est à dire se remettre à exister par l’information géographique. À Bogota, j’ai par exemple travaillé avec une association qui agissait dans un quartier délaissé. En le cartographiant de manière exhaustive, les habitants pouvaient ainsi montrer qu’ils existaient. Il rendaient ainsi leur quartier attractif au niveau touristique ou pour les investisseurs pour ne pas qu’il tombe en désuétude et dans l’oubli des politiques publiques », raconte Alban.

    #cartographie


  • Une question d’actualité... ancienne. Depuis la Révolution française, républicains, anti-républicains, libéraux, socialistes ont dénoncé le #nombre de #fonctionnaires. Mais est-ce le nombre qui fait problème ou la forte présence de #services_publics ?

    https://sms.hypotheses.org/11366

    #fonctionnaire, #état, #histoire, #service_public, #effectifs, #réduction, #nombre, #statut, #mesure, #statistique, #travail, #emploi


  • Arbeiterwohnheim an der Leninallee Ecke Ho Chi Minh Straße in B | V-like-Vintage
    https://www.v-like-vintage.media/photo/17319/arbeiterwohnheim-an-der-leninallee-ecke-ho-chi-minh-strasse-in-b

    BERLIN 28.04.1990 Arbeiterwohnheim an der #Leninallee, heute #Landsberger_Allee, Ecke #Ho_Chi_Minh_Straße, heute #Weißenseer_Weg, in Berlin, der ehemaligen Hauptstadt der DDR, Deutsche Demokratische Republik. Heute befindet sich hier das Holiday Inn Hotel Berlin City East. www.hotel-berlin-city-east.com/de Foto: Manfred Uhlenhut

    #Berlin #Lichtenberg #Straßenumbenennung #Ho-Chi-Minh-Straße #Photographie


  • Una strada dedicata a Leogrande, ma in Albania

    Ad #Alessandro_Leogrande sarà intitolata una strada. Non in Italia, ma in Albania.

    Leogrande, scomparso all’improvviso lo scorso novembre all’età di quarant’anni, è lo scrittore e intellettuale che il nostro paese forse non merita ma a cui dovrebbe dare ascolto, anche ora che non c’è più. Con gli strumenti del reportage letterario (e dunque andando sul campo, intervistando, indagando, raccogliendo documenti, portando prove prima che opinioni) Leogrande ha raccontato l’Ilva di Taranto, il caporalato nel mezzogiorno, il basso impero della politica italiana. Ha raccontato soprattutto i migranti, e il modo in cui il Mediterraneo in questi anni si sia trasformato da culla in tomba della civiltà. L’ha fatto ad esempio in un mirabile libro che si chiama La frontiera, e ancora prima in un libro che si chiama Il naufragio, che è diventato anche un’opera prodotta dal teatro Koreja e presentata alla Biennale Musica di Venezia nel 2014.

    Il naufragio racconta la tragedia della Katër i Radës, la nave albanese carica di migranti in fuga dalla guerra civile che il 28 marzo del 1997, giorno del Venerdì Santo, fu speronata nel Canale di Otranto da una corvetta della Marina militare italiana. Morirono 57 persone, nella maggior parte dei casi donne e bambini, e altri 23 corpi non vennero mai trovati. Al termine dell’inchiesta che ne seguì, piena di depistaggi e zone d’ombra, vennero condannati solo i capitani delle due navi. Alessandro Leogrande indagò a lungo sulla strage del Venerdì Santo. Intervistò sopravvissuti, parenti delle vittime, militari, avvocati, attivisti, girò per le città e i villaggi dell’Albania da cui erano partite le vittime. Un lavoro serio, documentato, appassionato, degno del grande scrittore e intellettuale che è stato. Per questo l’Albania ora lo celebra.

    Il 7 settembre a Tirana gli verrà così dedicata una strada, alla presenza del sindaco della città Erion Veliaj, dell’editrice albanese di Leogrande Arlinda Dudaj, di Goffredo Fofi, di Luigi De Luca del teatro Koreja, dello scrittore Ylljet Aliçka, di Valeria Parrella, dell’assessore alla cultura della Regione Puglia Loredana Capone, e di chi qui scrive. Nei giorni precedenti e successivi, Il naufragio verrà rappresentato nelle maggiori città dell’Albania e in Kosovo.

    Sarebbe bello che l’Italia imparasse a riconoscere e a proteggere i propri migliori talenti, i propri migliori figli, come accade fuori dai nostri confini.

    Il comunicato stampa in italiano e in albanese

    La via maestra

    Omaggio ad Alessandro Leogrande

    Alessandro Leogrande è stato scrittore e giornalista ma soprattutto intellettuale con la rara dote di saper raccontare la realtà in modo mai superficiale, incontrando le persone e conoscendole nel profondo e restituendo le loro storie in maniera lucida, analitica e allo stesso tempo poetica. Una poetica degli ultimi scelta e voluta.

    L’Albania l’ha conosciuta da ragazzo e non l’ha mai più abbandonata: ecco perché non un ricordo nostalgico, ma un approfondimento del pensiero e delle sue opere. Ylljet Aliçka, Arlinda Dudaj, Goffredo Fofi, Nicola Lagioia e Luigi De Luca sono solo alcuni dei nomi che si interrogheranno sulla visione comune di una cultura transadriatica. Inoltre esponenti del mondo politico dalle due parti del mare: Loredana Capone, Assessore all’Industria turistica e culturale della Regione Puglia ed Erion Veliaj, Sindaco di Tirana che intitoleranno una strada, una via maestra, proprio ad Alessandro Leogrande.

    Gli eventi che si svolgeranno quella settimana:

    6 Settembre-L’opera Katër i Rades Il Naufragio, tratto dal libro Il naufragio di Alessandro Leogrande, verra’ presentata dal Teatro Koreja di Lecce a Scutari

    7 Settembre- L’evento dell’intitolazione della Via al nome di Alessandro Leogrande con la presenza di Erion Veliaj, Sindaco di Tirana.

    7 Settembre-L’evento della presentazione al COD (Center for Openess and Dialogue) Palazzo del Governo, delle opere di Alessandro Leogrande pubblicati in Albanese dalla casa editrice Dudaj. Il Naufragio, Adriatico, La Frontiera.

    8 Settembre-Presentazione dell’opera a Pristina, Kosovo

    10 Settembre-Presentazione dell’opera a Tirana, al amfiteatro del lago artificiale.

    Rruga që na ndriçon

    Në kujtim të Alessandro Leogrande

    Alessandro Leogrande ishte shkrimtar dhe gazetar, por mbi të gjitha një intelektual që zotëronte virtytin e rrallë për të rrëfyer realitetin në një mënyrë kurrësesi sipërfaqësore, duke i takuar njerëzit e duke i njohur në thellësi, e duke i rrëfyer historitë e tyre me një kthejlltësi, analizë dhe në të njëjtën kohë në mënyrë poetike.

    Shqiperinë e ka njohur qysh kur qe fëmijë dhe nuk e braktisi kurrë: kjo është arsyeja pse këto evente nuk do të jenë thjesht një përkujtim nostalgjik, por një thellim në mendimin dhe vepën e tij. Ylljet Aliçka, Arlinda Dudaj, Goffredo Fofi, Nicola Lagioia dhe Luigi De Luca janë vetëm disa nga emrat që do të trajtojnë vizionin e pëbashkët të një kulture transadriatike. Gjithashtu edhe eksponentë politikë nga të dyja anët e detit: Loredana Capone, Assessore all’Industria turistica e culturale della Regione Puglia dhe Erion Veliaj, Kryebashkiaku i Tiranës që do t’i japin emrin e Alessandro Leograndes një rruge në Tiranë.

    Eventet që do të zhvillohen atë javë:

    6 Shtator-Opera “Katër i Radës-Mbytja e anijes”, marrë nga libri “Mbytja e anijes” i Alessandro Leogrande, do të shfaqet nga Teatro Koreja i Lecce-s në Shkodër.

    7 Shtator- Eventi i titullit të rrugës në emrin e Alessandro Leogrande me prezewnën e Erion Veliaj, kryebashkiak i Tiranës.

    7 Shtator-Eventi i prezantimit në COD (Center for Openess and Dialogue) Kyeministria, Do të prezantohet vepra e Alessandro Leogrande-s e botuar në shqip nga shtëpia botuese Dudaj, “Mbytja e anijes”, “Adriatiku” dhe “Kufiri”.

    8 Shtator Shfaqja e Operës në Prishtinë, Kosovë.

    10 Shtator-Shfaqja e Operës në Tiranë, në amfiteatrin e liqenit artificial.

    http://www.minimaetmoralia.it/wp/strada-dedicata-leogrande-albania
    #Albanie #Italie #toponymie #Leogrande #noms_de_rue

    –-> Une rue dédiée à un écrivain italien, décédé il n’y a pas longtemps suite à une maladie. Rue dédiée à Leogrande en Albanie, et non pas en Italie, son pays d’origine, déplore l’article... Leogrande a beaucoup écrit sur les migrations et les réfugiés.


  • Le cybersquatting par anticipation, une tendance qui s’accroit. | Gandi News
    https://news.gandi.net/fr/2018/07/le-cybersquatting-par-anticipation-une-tendance-qui-saccroit

    Une nouvelle marque ou un nouveau produit en cours de développement ? Avant de déposer votre dossier de marque auprès des autorités compétentes, pensez surtout à sécuriser le(s) nom(s) de domaine correspondant !

    En effet les bases de données de marques sont accessibles à tous et représentent une source d’information inépuisable pour celles et ceux qui ont fait de la revente de domaines une activité très lucrative.

    Ces personnes ne tarderont pas à enregistrer le domaine lié à votre nouvelle marque – avant même sa validation de dépôt – pour ensuite vous le proposer au prix fort.

    N’hésitez donc pas à impliquer votre chargé de compte Gandi Corporate avant tout dépôt de marque : il saura vous guider dans vos choix !

    Eh oui, il y a un marché maffieux dans les noms de domaines... qui s’étend à proportion des extensions disponibles. Bonjour l’argent gagné pour rien, juste pour se protéger des voleurs. Au fait, comment Don Corleone appelle-t-il la protection contre les ennuis ?

    #Voleurs #Voyous #Parrains #Mafia #Noms_domaine




  • #Google_Maps Says ‘the East Cut’ Is a Real Place. Locals Aren’t So Sure.

    For decades, the district south of downtown and alongside #San_Francisco Bay here was known as either #Rincon_Hill, #South_Beach or #South_of_Market. This spring, it was suddenly rebranded on Google Maps to a name few had heard: the #East_Cut.

    The peculiar moniker immediately spread digitally, from hotel sites to dating apps to Uber, which all use Google’s map data. The name soon spilled over into the physical world, too. Real-estate listings beckoned prospective tenants to the East Cut. And news organizations referred to the vicinity by that term.

    “It’s degrading to the reputation of our area,” said Tad Bogdan, who has lived in the neighborhood for 14 years. In a survey of 271 neighbors that he organized recently, he said, 90 percent disliked the name.

    The swift rebranding of the roughly 170-year-old district is just one example of how Google Maps has now become the primary arbiter of place names. With decisions made by a few Google cartographers, the identity of a city, town or neighborhood can be reshaped, illustrating the outsize influence that Silicon Valley increasingly has in the real world.

    The #Detroit neighborhood now regularly called #Fishkorn (pronounced FISH-korn), but previously known as #Fiskhorn (pronounced FISK-horn)? That was because of Google Maps. #Midtown_South_Central in #Manhattan? That was also given life by Google Maps.

    Yet how Google arrives at its names in maps is often mysterious. The company declined to detail how some place names came about, though some appear to have resulted from mistakes by researchers, rebrandings by real estate agents — or just outright fiction.

    In #Los_Angeles, Jeffrey Schneider, a longtime architect in the #Silver_Lake_area, said he recently began calling the hill he lived on #Silver_Lake_Heights in ads for his rental apartment downstairs, partly as a joke. Last year, Silver Lake Heights also appeared on Google Maps.

    “Now for every real-estate listing in this neighborhood, they refer to it,” he said. “You see a name like that on a map and you believe it.”

    Before the internet era, neighborhood names developed via word of mouth, newspaper articles and physical maps that were released periodically. But Google Maps, which debuted in 2005, is updated continuously and delivered to more than one billion people on their devices. Google also feeds map data to thousands of websites and apps, magnifying its influence.

    In May, more than 63 percent of people who accessed a map on a smartphone or tablet used Google Maps, versus 19.4 percent for the Chinese internet giant Alibaba’s maps and 5.5 percent for Apple Maps, according to comScore, which tracks web traffic.

    Google said it created its maps from third-party data, public sources, satellites and, often most important, users. People can submit changes, which are reviewed by Google employees. A Google spokeswoman declined further comment.

    Yet some submissions are ruled upon by people with little local knowledge of a place, such as contractors in India, said one former Google Maps employee, who declined to be named because he was not authorized to speak publicly. Other users with a history of accurate changes said their updates to maps take effect instantly.

    Many of Google’s decisions have far-reaching consequences, with the maps driving increased traffic to quiet neighborhoods and once almost provoking an international incident in 2010 after it misrepresented the boundary between Costa Rica and Nicaragua.

    The service has also disseminated place names that are just plain puzzling. In #New_York, #Vinegar_Hill_Heights, #Midtown_South_Central (now #NoMad), #BoCoCa (for the area between Boerum Hill, Cobble Hill and Carroll Gardens), and #Rambo (Right Around the Manhattan Bridge Overpass) have appeared on and off in Google Maps.

    Matthew Hyland, co-owner of New York’s Emily and Emmy Squared pizzerias, who polices Google Maps in his spare time, said he considered those all made-up names, some of which he deleted from the map. Other obscure neighborhood names gain traction because of Google’s endorsement, he said. Someone once told him they lived in Stuyvesant Heights, “and then I looked at Google Maps and it was there. And I was like, ‘What? No. Come on,’” he said.

    In Detroit, some residents have been baffled by Google’s map of their city, which is blanketed with neighborhood monikers like NW Goldberg, Fishkorn and the Eye. Those names have been on Google Maps since at least 2012.

    Timothy Boscarino, a Detroit city planner, traced Google’s use of those names to a map posted online around 2002 by a few locals. Google almost identically copied that map’s neighborhoods and boundaries, he said — down to its typos. One result was that Google transposed the k and h for the district known as Fiskhorn, making it Fishkorn.

    A former Detroit city planner, Arthur Mullen, said he created the 2002 map as a side project and was surprised his typos were now distributed widely. He said he used old books and his local knowledge to make the map, approximating boundaries at times and inserting names with tenuous connections to neighborhoods, hoping to draw feedback.

    “I shouldn’t be making a mistake and 20 years later people are having to live with it,” Mr. Mullen said.

    He admitted some of his names were questionable, such as the Eye, a 60-block patch next to a cemetery on Detroit’s outskirts. He said he thought he spotted the name in a document, but was unsure which one. “Do I have my research materials from doing this 18 years ago? No,” he said.

    Now, local real-estate listings, food-delivery sites and locksmith ads use Fishkorn and the Eye. Erik Belcarz, an optometrist from nearby Novi, Mich., named his new publishing start-up Fishkorn this year after seeing the name on Google Maps.

    “It rolls off the tongue,” he said.

    Detroit officials recently canvassed the community to make an official map of neighborhoods. That exercise fixed some errors, like Fiskhorn (though Fishkorn remains on Google Maps). But for many districts where residents were unsure of the history, authorities relied largely on Google. The Eye and others are now part of that official map.

    In San Francisco, the East Cut name originated from a neighborhood nonprofit group that residents voted to create in 2015 to clean and secure the area. The nonprofit paid $68,000 to a “brand experience design company” to rebrand the district.

    Andrew Robinson, executive director of the nonprofit, now called the East Cut Community Benefit District (and previously the Greater Rincon Hill Community Benefit District), said the group’s board rejected names like Grand Narrows and Central Hub. Instead they chose the East Cut, partly because it referenced an 1869 construction project to cut through nearby Rincon Hill. The nonprofit then paid for streetlight banners and outfitted street cleaners with East Cut apparel.

    But it wasn’t until Google Maps adopted the name this spring that it got attention — and mockery.

    “The East Cut sounds like a 17 dollar sandwich,” Menotti Minutillo, an Uber engineer who works on the neighborhood’s border, said on Twitter in May.

    Mr. Robinson said his team asked Google to add the East Cut to its maps. A Google spokeswoman said employees manually inserted the name after verifying it through public sources. The company’s San Francisco offices are in the neighborhood (as is The New York Times bureau), and one of the East Cut nonprofit’s board members is a Google employee.

    Google Maps has also validated other little-known San Francisco neighborhoods. Balboa Hollow, a roughly 50-block district north of Golden Gate Park, trumpets on its website that it is a distinct neighborhood. Its proof? Google Maps.

    “Don’t believe us?” its website asks. “Well, we’re on the internet; so we must be real.”

    https://www.nytimes.com/2018/08/02/technology/google-maps-neighborhood-names.html
    #toponymie



  • Square #Lumumba à Bruxelles : le sociologue Ludo De Witte censuré
    https://parismatch.be/actualites/politique/153560/inauguration-dun-square-lumumba-a-bruxelles-le-sociologue-ludo-de-witte-c

    À l’occasion de cet évènement, les autorités organisent divers évènements dont une conférence intitulée « Lumumba et la lutte contre l’impérialisme : idéaux, principes d’égalité et de justice ; Le combat qui dérange ? Non-dits et dossiers cachés. » Titre ô combien paradoxal : invité à participer à ce débat, le plus grand spécialiste belge de ce dossier sensible vient d’être interdit de prise de parole sur ordre du bourgmestre Philippe Close (#PS).

    [...]

    Contacté par Paris Match Belgique, la porte-parole du bourgmestre de la ville de Bruxelles, Wafaa Hammich, se contente de nous envoyer un sms pour le moins succinct : « Il s’agit d’une manifestation #apolitique, et Monsieur De Witte est engagé politiquement. À sa place, nous avons décidé de mettre en avant un des représentants des associations. ». Pour en savoir un peu plus, nous rappelons notre interlocutrice. La conversation sera courte et peu courtoise.

    Paris Match Belgique : Par ‘engagé politiquement’ que voulez-vous dire ?

    La porte-parole de Philippe Close : Il s’est engagé dans un parti politique.

    Lequel ?

    À vous de faire vos recherches.

    Ludo De Witte a une carte d’un parti politique, c’est cela que voulez dire ?

    Il est l’ancien président d’un parti politique.

    Vous savez que c’est surtout l’auteur d’une livre important sur l’affaire Lumumba qui a provoqué une commission d’enquête parlementaire ?

    On le sait mais nous avons décidé de conférer un caractère apolitique à l’organisation de cet évènement.

    Mais cette affaire Lumumba est éminemment politique ?

    #Houlà ! Vous avez notre réaction par sms. Voilà. On s’en tient là. Merci. Ça va ?

    Votre communication manque de précision. Dans le cadre d’un #débat démocratique n’êtes-vous pas en devoir de donner un peu plus d’explications ? Ne craignez-vous pas que votre #communication soit désastreuse ?

    Tout à fait. Merci pour votre #input et à bientôt. Au revoir. (Elle raccroche)

    #Belgique

    • Lumumba, le débat qui dérange ? serait mieux adapté comme titre de cette … conférence.

      Mais les gens sont quand même un peu bornés : vouloir à tout prix mettre de la politique alors qu’on vous dit que c’est purement apolitique ! Non mais, imaginez un peu, comme si on allait politiser une éventuelle (et d’ailleurs hautement improbable) inauguration apolitique d’un square Ben Barka à Paris !

    • Ludo de Witte, sociologue, auteur de « L’assassinat de Lumumba » - RFI
      http://www.rfi.fr/emission/20121214-vers-proces-assassins-patrice-lumumba

      Ludo de Witte, sociologue, auteur de « L’assassinat de Lumumba »
      Par Christophe Boisbouvier
      Diffusion : vendredi 14 décembre 2012
      Ludo de Witte, sociologue, auteur de « L’assassinat de Lumumba »

      Patrice Lumumba en 1960.

      « Dans l’administration, dans l’armée, dans l’économie katangaise, c’était des Belges qui commandaient. Formellement, il y avait un président, Moïse Tshombe, mais de facto le commandant en chef de l’armée katangaise était un officier belge, qui pour cela était formellement mandaté par le gouvernement belge. Et donc ce sont ces officiers qui commandaient des soldats katangais… »

      Va-t-on vers un procès des assassins de Patrice Lumumba ? La justice belge se dit compétente pour enquêter sur la mort du père de l’indépendance du Congo-Kinshasa. C’était il y a plus de 50 ans, le 17 janvier 1961. Mais qui peut encore être jugé ?
      En 2000, le sociologue belge Ludo de Witte a publié L’assassinat de Lumumba (Karthala). En ligne de Bruxelles, il est notre invité aujourd’hui.


  • BBC - Capital - The cost of changing a country’s name
    http://www.bbc.com/capital/story/20180621-the-cost-of-changing-a-countrys-name

    “African countries, on getting independence, reverted to their ancient names before they were colonised,” His Royal Highness, King Mswati III told those gathered there. At that moment he was still king of Swaziland – but Swaziland was to be no more. “So, from now on the country will be officially known as the Kingdom of eSwatini.”

    #swaziland #noms #terminologie #toponymie


  • Nomads and Soviet Rule: Central Asia under Lenin and Stalin

    The nomads of Central Asia were already well accustomed to life under the power of a distant capital when the Bolsheviks fomented revolution on the streets of Petrograd. Yet after the fall of the Tsar, the nature, ambition and potency of that power would change dramatically, ultimately resulting in the near eradication of Central Asian nomadism.

    Based on extensive primary source work in Almaty, Bishkek and Moscow, Nomads and Soviet Rule charts the development of this volatile and brutal relationship and challenges the often repeated view that events followed a linear path of gradually escalating violence. Rather than the sedentarisation campaign being an inevitability born of deep-rooted Marxist hatred of the nomadic lifestyle, Thomas demonstrates the Soviet state’s treatment of nomads to be far more complex and pragmatic. He shows how Soviet policy was informed by both an anti-colonial spirit and an imperialist impulse, by nationalism as well as communism, and above all by a lethal self-confidence in the Communist Party’s ability to transform the lives of nomads and harness the agricultural potential of their landscape. This is the first book to look closely at the period between the revolution and the collectivisation drive, and offers fresh insight into a little-known aspect of early Soviet history. In doing so, the book offers a path to refining conceptions of the broader history and dynamics of the Soviet project in this key period.


    https://www.ibtauris.com/Books/Humanities/History/History-earliest-times-to-present-day/20th-century-history-c-1900--to-c-2000/Nomads-and-Soviet-Rule-Central-Asia-under-Lenin-and-Stalin
    #livre #nomadisme #URSS #union_soviétique #sédentarisation #histoire #Lénine #Staline #Asie_centrale
    cc @reka


  • Roma, Campidoglio, passa la mozione per intitolare una strada ad Almirante

    Votata anche dai consiglieri M5s. Il Pd non era in aula. La sindaca Raggi: «Non ne sapevo nulla». La comunità ebraica: «Una vergogna per questa città»

    La mozione di Fratelli d’Italia per l’intitolazione di una strada #Giorgio_Almirante è passata in Assemblea capitolina con i ’sì’ di Fratelli d’Italia, della lista «Con Giorgia» e con quelli del M5s. I voti favorevoli sono stati 23, due gli astenuti e un contrario. Gli altri gruppi non erano presenti, il Pd in particolare non c’era perché i consiglieri erano usciti in protesta per l’assenza della sindaca Raggi.

    «In un’aula capitolina vuota per l’abbandono di Sinistra per Roma e del Pd per denunciare l’indisponibilità della sindaca a riferire sulla vicenda stadio, il gruppo M5s ha sostenuto la mozione di FdI per intitolare una via della città di Roma a Giorgio Almirante», dice il deputato di Liberi e Uguali Stefano Fassina, consigliere capitolino di Sinistra per Roma. «È un atto grave, una ferita alla nostra città per la sua storia e il contributo di sangue dato alla liberazione da fascismo e nazismo. È un’offesa ai martiri delle Fosse Ardeatine, ai rastrellati del Quadraro, ai nostri concittadini ebrei deportati e sterminati nei lager nazisti, a tutti gli uomini e le donne di Roma caduti per la libertà e per la nostra Costituzione. Proveremo a far tornare indietro l’aula Giulio Cesare attraverso un’approfondita e adeguata discussione».

    «Vittoria storica della destra italiana e romana» hanno invece dichiarato gli esponenti di Fdi Fabrizio Ghera, capogruppo in Campidoglio, e i consiglieri comunali Andrea De Priamo, Maurizio Politi, Francesco Figliomeni e Rachele Mussolini della lista civica ’Con Giorgia’. Che «come ha sottolineato il capogruppo di Fdi Fabrizio Ghera» considerano «Almirante ’padre della patria’».

    Esulta Gianni Alemanno, che da sindaco non era riuscito a far passare la mozione: «Un grande plauso politico per il gruppo di Fratelli d’Italia al Comune di Roma che è riuscito nell’impresa storica di far intitolare una via della Capitale a Giorgio Almirante» dice.

    Esultano anche i capigruppo di Fdi alla Camera e al Senato Fabio Rampelli e Stefano Bertacco: «Intitolare una strada a Giorgio Almirante ci riempie di gioia». Per loro Almirante è stato «un patriota, un grande italiano e uno dei protagonisti della storia politica nazionale. Siamo orgogliosi di aver raggiunto questo obiettivo» è «giusto e doveroso» che la Capitale d’Italia «renda onore alla memoria di una delle figure più rappresentative della storia del Parlamento italiano».

    «Non sapevo nulla, mi sorprende. Sono qui da lei (Vespa, ndr) e mi sono allontanata dal Consiglio comunale da qualche ora». La sindaca di Roma Virginia Raggi, intervistata a Porta a Porta, viene colta alla sprovvista dalla notizia dell’approvazione, nel Consiglio comunale, di una mozione di FdI per l’intitolazione di una strada a Giorgio Almirante, fondatore del Msi. «Se lo condivido? Se l’Aula ha votato favorevolmente è perché i consiglieri M5s si sono determinati in questo senso. Quindi assolutamente sì: se hanno votato - ha aggiunto Raggi - evidentemente vogliono intitolare una strada a questo personaggio. Prendo atto della volontà dell’aula, che è sovrana come il Parlamento».

    È intervenuta anche la comunità ebraica di Roma: «La decisione del Consiglio Comunale di votare una mozione per intitolare una via ad Almirante è una vergogna per la storia di questa città. Chi ha ricoperto il ruolo di segretario di redazione del Manifesto per la Difesa della Razza, senza mai pentirsene, non merita una via come riconoscimento».

    Ricorda l’aspetto razzista di Almirante il vice-segretario del Pd del Lazio Enzo Foschi. «’Il razzismo ha da essere cibo di tutti», scriveva il fascista Giorgio Almirante nel 1942. «È gravissimo» dice Foschi «che il Movimento 5 Stelle si sia unito alle destre per permettere che Roma abbia una strada dedicata ad un razzista, come fu Giorgio Almirante». Secondo Foschi, «Roma sente ancora su di sé il dolore lancinante del 16 ottobre 1943, quando vi fu il rastrellamento del ghetto. Questo è stato il razzismo a Roma. Dedicare una via ad Almirante è l’ultima vergogna della sindaca Raggi».

    Interviene anche il Partito democratico di Roma: «È scandaloso che, tra inchieste per corruzione, disastri e figuracce mondiali, l’unica iniziativa che l’amministrazione Raggi sia riuscita a realizzare in due anni a Roma sia stata quella di intitolare una via a Giorgio Almirante che in tutta la sua vita non prese mai le distanze dalla difesa della razza. Aver superato a destra addirittura l’ex sindaco Alemanno dimostra di che pasta è fatto il M5S: un partito di estrema destra senza rispetto per la storia e per una città martire della Resistenza».

    http://roma.repubblica.it/cronaca/2018/06/14/news/roma_campidoglio_passa_la_mozione_per_intitolare_una_strada_ad_almir
    #toponymie #Italie #Rome #nom_de_rue

    Giorgio Almirante, c’est lui:

    Giorgio Almirante (né le 27 juin 1914 à Salsomaggiore Terme, dans la province de Parme en Émilie-Romagne et mort à Rome le 22 mai 1988) est un homme politique italien.

    Il fut le principal représentant du Mouvement social italien - Droite nationale (MSI), parti politique d’#extrême_droite qu’il fonde en 1946 avec d’autre vétérans de la République sociale italienne, comme Adriano Romualdi, et d’anciens membres du régime fasciste, comme Augusto De Marsanich.


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Giorgio_Almirante
    #racisme #fascisme




  • Work Remotely, Not Alone : Freelancing and Intentional Communities
    https://hackernoon.com/work-remotely-not-alone-freelancing-and-intentional-communities-e1d54014

    BCL Middle Earth - Bloomington, IndianaWorking remotely is a gratifying challenge. It requires strict self management but also offers you greater levels of control over the work you produce and the time you spend producing it. Making the move from a more traditional work environment can be a challenge of a different sort, though. There are a number of remote-first companies which address freelancers’ concerns about lost social or career-oriented opportunities without issue; however, it is still falls to you to ensure that your needs — social and otherwise — are met. Finding a space in which you can replicate your ideal, productive environment is key to maintaining a healthy mindset. If you find yourself concerned about not only your work ethic but your social health while freelancing, then (...)

    #intentional-living #remote-working #digital-nomads #nomad #work-remotely



    • New figures reveal at least 449 homeless deaths in UK in the last year

      On the streets, in a hospital, a hostel or a B&B: across the UK the deaths of people without a home have gone unnoticed.

      Tonight we’re attempting to shed new light on a hidden tragedy.

      Research by the Bureau of Investigative Journalism suggests at least 449 homeless people have died in the UK in the last year – at least 65 of them on the streets.

      The homeless charity Crisis says the figures are “deeply shocking”. They want such deaths to be better investigated and recorded.

      https://www.channel4.com/news/new-figures-reveal-at-least-449-homeless-deaths-in-uk-in-the-last-year

      #statistiques #chiffres

    • “A national scandal”: 449 people died homeless in the last year

      A grandmother who made potted plant gardens in shop doorways, found dead in a car park. A 51-year-old man who killed himself the day before his temporary accommodation ran out. A man who was tipped into a bin lorry while he slept.

      These tragic stories represent just a few of at least 449 people who the Bureau can today reveal have died while homeless in the UK in the last 12 months - more than one person per day.

      After learning that no official body counted the number of homeless people who have died, we set out to record all such deaths over the course of one year. Working with local journalists, charities and grassroots outreach groups to gather as much information as possible, the Bureau has compiled a first-of-its-kind database which lists the names of the dead and more importantly, tells their stories.

      The findings have sparked outrage amongst homeless charities, with one expert calling the work a “wake-up call to see homelessness as a national emergency”.

      Our investigation has prompted the Office for National Statistics to start producing its own figure on homeless deaths.

      We found out about the deaths of hundreds of people, some as young as 18 and some as old as 94. They included a former soldier, a quantum physicist, a travelling musician, a father of two who volunteered in his community, and a chatty Big Issue seller. The true figure is likely to be much higher.

      Some were found in shop doorways in the height of summer, others in tents hidden in winter woodland. Some were sent, terminally ill, to dingy hostels, while others died in temporary accommodation or hospital beds. Some lay dead for hours, weeks or months before anyone found them. Three men’s bodies were so badly decomposed by the time they were discovered that forensic testing was needed to identify them.

      They died from violence, drug overdoses, illnesses, suicide and murder, among other reasons. One man’s body showed signs of prolonged starvation.

      “A national disgrace”

      Charities and experts responded with shock at the Bureau’s findings. Howard Sinclair, St Mungo’s chief executive, said: “These figures are nothing short of a national scandal. These deaths are premature and entirely preventable.”

      “This important investigation lays bare the true brutality of our housing crisis,” said Polly Neate, CEO of Shelter. “Rising levels of homelessness are a national disgrace, but it is utterly unforgivable that so many homeless people are dying unnoticed and unaccounted for.”
      “This important investigation lays bare the true brutality of our housing crisis"

      Our data shows homeless people are dying decades younger than the general population. The average age of the people whose deaths we recorded was 49 for men and 53 for women.

      “We know that sleeping rough is dangerous, but this investigation reminds us it’s deadly,” said Jon Sparkes, chief executive of Crisis. “Those sleeping on our streets are exposed to everything from sub-zero temperatures, to violence and abuse, and fatal illnesses. They are 17 times more likely to be a victim of violence, twice as likely to die from infections, and nine times more likely to commit suicide.”

      The Bureau’s Dying Homeless project has sparked widespread debate about the lack of data on homeless deaths.

      Responding to our work, the Office for National Statistics (ONS) has now confirmed that it will start compiling and releasing its own official estimate - a huge step forward.

      For months the ONS has been analysing and cross-checking the Bureau’s database to create its own methodology for estimating homeless deaths, and plans to produce first-of-their-kind statistics in December this year.

      A spokesperson said the information provided by the Bureau “helps us develop the most accurate method of identifying all the deaths that should be counted.”
      Naming the dead

      Tracking homeless deaths is a complex task. Homeless people die in many different circumstances in many different places, and the fact they don’t have a home is not recorded on death certificates, even if it is a contributing factor.

      Click here to explore the full project

      There are also different definitions of homelessness. We used the same definition as that used by homeless charity Crisis; it defines someone as homeless if they are sleeping rough, or in emergency or temporary accommodation such as hostels and B&Bs, or sofa-surfing. In Northern Ireland, we were only able to count the deaths of people registered as officially homeless by the Housing Executive, most of whom were in temporary accommodation while they waited to be housed.

      For the past nine months we have attended funerals, interviewed family members, collected coroners’ reports, spoken to doctors, shadowed homeless outreach teams, contacted soup kitchens and hostels and compiled scores of Freedom of Information requests. We have scoured local press reports and collaborated with our Bureau Local network of regional journalists across the country. In Northern Ireland we worked with The Detail’s independent journalism team to find deaths there.

      Of the 449 deaths in our database, we are able to publicly identify 138 people (we withheld the identity of dozens more at the request of those that knew them).

      Of the cases in which we were able to find out where people died, more than half of the deaths happened on the streets.

      These included mother-of-five Jayne Simpson, who died in the doorway of a highstreet bank in Stafford during the heatwave of early July. In the wake of her death the local charity that had been working with her, House of Bread, started a campaign called “Everyone knows a Jayne”, to try to raise awareness of how easy it is to fall into homelessness.

      Forty-one-year-old Jean Louis Du Plessis also died on the streets in Bristol. He was found in his sleeping bag during the freezing weather conditions of Storm Eleanor. At his inquest the coroner found he had been in a state of “prolonged starvation”.

      Russell Lane was sleeping in an industrial bin wrapped in an old carpet when it was tipped into a rubbish truck in Rochester in January. He suffered serious leg and hip injuries and died nine days later in hospital. He was 48 years old.

      In other cases people died while in temporary accommodation, waiting for a permanent place to call home. Those included 30-year-old John Smith who was found dead on Christmas Day, in a hostel in Chester.

      Or James Abbott who killed himself in a hotel in Croydon in October, the day before his stay in temporary accommodation was due to run out. A report from Lambeth Clinical Commissioning Group said: “He [Mr Abbott] said his primary need was accommodation and if this was provided he would not have an inclination to end his life.” We logged two other suicides amongst the deaths in the database.

      Many more homeless people were likely to have died unrecorded in hospitals, according to Alex Bax, CEO of Pathways, a homeless charity that works inside several hospitals across England. “Deaths on the street are only one part of the picture,” he said. “Many homeless people also die in hospital and with the right broad response these deaths could be prevented.”
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      Rising levels of homelessness

      The number of people sleeping rough has doubled in England and Wales in the last five years, according to the latest figures, while the number of people classed as officially homeless has risen by 8%.

      In Scotland the number of people applying to be classed as homeless rose last year for the first time in nine years. In Northern Ireland the number of homeless people rose by a third between 2012 and 2017.

      Analysis of government figures also shows the number of people housed in bed and breakfast hotels in England and Wales increased by a third between 2012 and 2018, with the number of children and pregnant women in B&Bs and hostels rising by more than half.

      “Unstable and expensive private renting, crippling welfare cuts and a severe lack of social housing have created this crisis,” said Shelter’s Neate. “To prevent more people from having to experience the trauma of homelessness, the government must ensure housing benefit is enough to cover the cost of rents, and urgently ramp up its efforts to build many more social homes.”

      The sheer scale of people dying due to poverty and homelessness was horrifying, said Crisis chief executive Sparkes.“This is a wake-up call to see homelessness as a national emergency,” he said.

      Breaking down the data

      Across our dataset, 69% of those that died were men and 21% were women (for the remaining 10% we did not have their gender).

      For those we could identify, their ages ranged between 18 and 94.

      At least nine of the deaths we recorded over the year were due to violence, including several deaths which were later confirmed to be murders.

      Over 250 were in England and Wales, in part because systems to count in London are better developed than elsewhere in the UK.

      London was the location of at least 109 deaths. The capital has the highest recorded rough sleeper count in England, according to official statistics, and information on the well-being of those living homeless is held in a centralised system called CHAIN. This allowed us to easily record many of the deaths in the capital although we heard of many others deaths in London that weren’t part of the CHAIN data.

      In Scotland, we found details of 42 people who died in Scotland in the last year, but this is likely a big underestimate. Many of the deaths we registered happened in Edinburgh, while others were logged from Glasgow, the Shetland Islands and the Outer Hebrides.
      “We know that sleeping rough is dangerous, but this investigation reminds us it’s deadly”

      Working with The Detail in Northern Ireland, we found details of 149 people who died in the country. Most died while waiting to be housed by the country’s Housing Executive - some may have been in leased accommodation while they waited, but they were officially classed as homeless.

      “Not only will 449 families or significant others have to cope with their loss, they will have to face the injustice that their loved one was forced to live the last days of their life without the dignity of a decent roof over their head, and a basic safety net that might have prevented their death,” Sparkes from Crisis. No one deserves this.”

      A spokesperson from the Ministry of Housing, Communities and Local Government said:

      “Every death of someone sleeping rough on our streets is one too many and we take this matter extremely seriously.

      “We are investing £1.2bn to tackle all forms of homelessness, and have set out bold plans backed by £100m in funding to halve rough sleeping by 2022 and end it by 2027."


      https://www.thebureauinvestigates.com/stories/2018-10-08/homelessness-a-national-scandal?token=ssTw9Mg2I2QU4AYduMjt3Ny
      #noms #donner_un_nom #sortir_de_l'anonymat


  • Inventaire cartographique et visuel des rues nommées d’après #Martin_Luther_King

    Dans un numéro spécial consacré à la question de la Race (the Race Issue) et pour le cinquantième anniversaire de sa mort, le célèbre National Geographic consacre un article et un post aux rues qui portent le nom de Martin Luther King.

    L’article intitulé « Where the Streets have MLK’s Name » de Wendi C. Thomas contient un reportage photo réalisé par différent.es photographes, ainsi qu’un moteur de recherche qui permet d’accéder via une carte interactive Open StreetMap à plus de 1000 odonymes dana le Monde avec pour chaque odonyme un plan de localisation et éventuellement une street view d’après Google Street.


    https://neotopo.hypotheses.org/1023
    #toponymie #cartographie #visualisation #noms_de_rue


  • #Ankara authorities rename ‘Gülenist’ streets

    The Ankara Metropolitan Municipality has changed the names of streets and avenues that bear the last name of Islamic cleric Fethullah Gülen, who is accused by the Turkish government of mounting a botched coup attempt on July 15, 2016.

    According to Anadolu News Agency, seven streets and avenues in various districts of the capital Ankara have been renamed after a decision by the Municipal Council and approval of the governor’s office.

    Streets and avenues named “Gülen” were renamed “Homeland,” “Crescent,” “Redflag,” “Motherland,” “Flag,” “Resurrection” and “Kayı.”

    President Recep Tayyip Erdoğan and his ruling AKP government have been pursuing a crackdown on the Gülen grup since the failed coup attempt in Turkey on July 15, 2016.

    The group denies any involvement in the attempt.

    According to a report issued by European Commission (EC) on April 17, 2018, over 150,000 people have been taken into custody, 78,000 arrested and over 110,000 civil servants have been dismissed since July 2016.

    Turkish Interior Minister Süleyman Soylu stated last year that 234,419 passports have been revoked, eight holdings and 1,020 companies were seized as part of investigations into the group since the failed coup.


    http://turkeypurge.com/ankara-authorities-renames-gulenist-streets
    #toponymie #Gülen #nom_de_rue #Turquie #coup