• #Toponym’Elles : Montréal au féminin

    La #banque_de_noms Toponym’Elles a été créée pour que les femmes soient mieux représentées dans les noms des rues, des parcs et autres lieux publics. Découvrez les origines de cette banque et voyez comment proposer un nom.

    https://montreal.ca/articles/toponymelles-montreal-au-feminin-21267

    #toponymie #toponymie_politique #femmes #toponymie_féministe #noms_de_rue #femmes #Montréal

    ping @cede

  • "La France a débaptisé des noms de collabos, pourquoi pas celles qui portent des noms de #négriers ? "

    En marge des manifestations contre le racisme, après la mort de Georges Floyd, des statues de négriers sont déboulonnées aux États Unis, au Royaume Uni,en Belgique. Et en France, qu’en est–il du passé négrier de certains grands ports de la façade atlantique ? Pourquoi certaines rues n’ont jamais été débaptisées ?

    https://www.franceinter.fr/la-france-a-debaptise-les-rues-portant-le-nom-de-collabos-pourquoi-pas-c

    –-> ça date de 2020, pour archivage

    #toponymie #toponymie_politique #France #débaptisation #noms_de_rue #traite #traite_négrière

    ping @cede

  • Dr #Juliet_Henderson on ’Decolonising #Florence_Park Street Names’

    Florence Park: Imperial Relic or Vibrant Community?

    A few of us in Florence Park are keenly aware of those local street names bearing the names of military men with brutal histories in the British colonies, who worked for the #East_India_Company. With the goal of ‘decolonising’ our area we have started work on a project intended to a) raise awareness about the colonial histories these names incarnate and b) contrast it with the real, vibrant history of our local community which dates back to the 1930s. As a first step to achieving this we plan to place local history community boards in different streets that present the contrasting historical perspectives. We hope this will prompt engagement from the wider community in ongoing plans.

    https://oxfordandempire.web.ox.ac.uk/dr-juliet-henderson-decolonising-florence-park-street-name
    #toponymie #toponymie_politique #UK #Angleterre #noms_de_rue #colonialisme #colonisation #décolonial
    #son #podcast

    ping @cede

    • What’s in a Street Name?

      I recently had a weekend away in a village near Bath, Freshford, where street names are engagingly straightforward: The Hill, Station Road, Church Lane. A pleasing Bauhaus balance between form and function (or location). They contrast starkly with certain street names in Florence Park, the area of Oxford where I live. The same neat letters on rectangles distinguishing one road from another, but far more complex histories leaking out from the uppercase letters.

      For example, Campbell Road, Lytton Road, Cornwallis Road, Clive Road. Ring any bells? The men with these names were all employees of the East India Company, a private company that stripped India of its assets and was the world’s largest opium trader. The men were also key players in British rule in India – a rule that produced 35 million deaths from war and famine.

      How and why their names came to be used for our estate (built in the 1930s) is difficult to ascertain with any accuracy. What matters for this piece is that last year four members of our Florence Park Black Lives Matter protest group were prompted to bear witness to the colonial history and cruelty the names represented. We sought to generate awareness of the colonial history embedded in these names by contrasting that history with the real, ongoing local history and voices of our area.

      This approach was chosen because we felt that trying to change the street names could upset many who have lived in the area for years.

      To date, we have produced a 5-minute podcast for OxEmp (Oxford and Empire Network), ‘Decolonising Florence Park Street Names’, and have erected some posterboards in relevant streets (see picture). In these first steps to move ‘our homes’ away from the crack of the slave-master’s whip and a predetermined hierarchy that places ‘great white men’ at the centre of history, we have been met with smiles and appreciation from those in our diverse community who stop to take the time to read the boards. Many reach out to share their thoughts and stories if we’re in our front gardens to chat, and some come to knock on our doors to find us. A conversation is beginning.

      https://brooksidepress.org/quaker/wp-content/uploads/2021/05/Screen-Shot-2021-05-30-at-12.30.46-PM-1024x785.png

      To continue this, we plan to produce leaflets and more boards challenging the idea our community accepts the harmful legacies of colonialism.

      We also plan to organise ongoing events that consider the part colonialism still plays in wider society and local communities, and how we can address this.

      ‘What’s in a name? That which we call a street by any other name would smell more sweet’. With apologies to the Bard.

      https://brooksidepress.org/quaker/june-2021/whats-in-a-street-name

  • Faisons vivre La commune de Paris en Isère !

    Le collectif grenoblois 150 ans de la Commune de Paris démarre ses actions pour le cent cinquantenaire avec le lancement d’une #pétition pour débaptiser la #rue_Thiers à #Grenoble.

    Du 18 mars au 25 mai conférences, débats, exposition, rencontres…

    Le collectif s’est mis en place pour proposer et accueillir des événements sur le thème de la Commune de Paris. Ce collectif se veut porteur d’une #mémoire et d’une histoire vivante de La Commune, formidable expérience d’émancipation sociale et politique dans bien des domaines : rôle des femmes, lois sociales, démocratie, internationalisme, etc…

    Ce collectif est en lien avec l’association parisienne « #Faisons_vivre_la_Commune » qui organise un événement important sur Paris de mars à mai 2021. Cette célébration sera tournée vers un large public. Elle abordera les aspects historiques, les héritages.

    Notre démarche sera de soutenir et d’accompagner le maximum d’initiatives sur le département de l’Isère, dans la diversité et la pluralité.

    Notre objectif sera de mieux faire connaître cette riche expérience sociale et politique toujours inspirante et énergisante pour mener à bien les combats émancipateurs d’aujourd’hui.

    Ce collectif est composé de : Antigone, Lançeurs de Tuiles, LDH, NPA38, PCF, PAG38, PEPS, Solidaires, STEP-ADAEP, UCL

    Programme :

    https://faisonsvivrelacommune.org/evenement/debaptisons-la-rue-thiers-a-grenoble

    #toponymie #toponymie_politique #débaptisation #Thiers #noms_de_rue

    ping @cede

  • Une nouvelle chaire UNESCO en #toponymie_inclusive

    Une équipe internationale, dirigée par l’UNIGE, va travailler sur les questions de #nominations_des_lieux à l’échelle mondiale, en se penchant notamment sur les questions de #genre, de visibilité des #minorités et de #développement_durable.

    Comment les lieux sont-ils nommés dans le monde ? Par qui ? Avec quels enjeux politiques, culturels, sociaux, mémoriels ? Pour répondre à ces questions, une nouvelle chaire UNESCO en toponymie inclusive voit le jour à l’Université de Genève (UNIGE) : « #Dénommer_le_Monde ». Les objectifs ? Rendre visible cette problématique –qui prend actuellement de plus en plus d’ampleur–, en expliquer les mécanismes, créer un espace de dialogue entre les académiques, la société civile et les opérateurs publics et privés, et inventorier de bonnes pratiques et recommandations en la matière. En effet, de ce qui semble n’être qu’une sous-branche de la linguistique découlent de nombreuses problématiques comme la question du genre, la visibilité des minorités, les #langues et #savoirs_autochtones et le rapport à la #colonisation. Durant les quatre prochaines années, l’UNIGE initiera un fonctionnement en Réseaux de partenaires autour de cette chaire, particulièrement avec l’Afrique et l’Europe pour les réseaux académiques, et avec des organisations internationales.

    La toponymie classique est l’étude de l’origine des noms de lieux et de leur évolution à travers le temps. « La toponymie permet la reconstitution archéologique du peuplement et du rapport à l’environnement dans le passé, précise Frédéric Giraut, professeur à la Faculté des sciences de la société de l’UNIGE et directeur de la chaire UNESCO en toponymie inclusive. Encore récemment, des archéologues allemands ont découvert un indicateur de lieu en haute Égypte, qui date de 4000 ans AV.-JC ! »

    Des enjeux de genre et de visibilité des minorités

    Toutefois la toponymie n’est pas que la simple explication et utilisation des #noms_de_lieux. Des enjeux importants découlent de l’étude de sa production contemporaine qui détermine la #visibilité de certaines #mémoires et symboliques dans l’#espace_public, la #signalétique, la #cartographie et les #adresses. « On parle de toponymie inclusive, car la question du genre, de par la sous-représentation des femmes dans le marquage de l’espace public, est patente, tout comme celle des minorités peut l’être dans le marquage de l’espace en général, que cela soit en Occident ou dans les pays au passé colonial », relève Frédéric Giraut. Les recherches menées par les collaborateurs/trices de la chaire UNESCO vont donc s’axer sur la représentation des différentes mémoires, des cultures, des visions du social et de l’espace en favorisant le débat entre les académiques, la société civile et les opérateurs via l’organisation de forums. « Nous allons également traiter les questions de #commémorations et de revendications controversées en analysant les termes des débats, dans leurs dimensions historiques, sociales et éthiques », annonce le chercheur genevois. La chaire va donc s’intéresser aux questions liées aux #mémoires_collectives et à leurs contradictions éventuelles. Dans quelles conditions le nom est-il consensuel ou conflictuel ? Différentes mémoires peuvent-elles être présentes simultanément et comment ? Ces questions se retrouvent dans des contextes et à des échelles très différentes, et relèvent du choix et de la reconnaissance des langues et des références historiques, culturelles et politiques.

    #Toponymie_officielle contre #toponymie_vernaculaire

    Autre problématique soulevée par la chaire UNESCO en toponymie inclusive : l’#adressage. « Dans les pays dits en développement, principalement, des quartiers entiers de villes sont construits indépendamment d’une autorité officielle, qui tente a posteriori d’organiser ces ‘villes informelles’ par un système de repérage fondé sur les numérotations de parcelles et de noms de rues », explique Frédéric Giraut. Mais cette logique se heurte à une organisation vernaculaire qui elle, emploie ses propres noms de repères vécus dans la vie de tous les jours, créant des tensions entre les politiques publiques et les habitant-es des quartiers et multipliant les systèmes antagoniques.

    De manière plus générale, s’interroger sur les politiques officielles sera l’occasion d’analyser quels noms sont retenus et pourquoi, notamment vis-à-vis de la #marchandisation de certains noms de lieux, vendu ou loué, ou du #marketing_territorial. Il s’agit d’aller de l’observation du processus contemporain de la nomination à l’analyse rétrospective grâce à des sources de nature diverses qui relèvent de la cartographie, des archives, de la presse ou des systèmes d’information géographique.

    Le glissement de la toponymie cartographiée du public au privé

    Qui dit toponymie, dit cartographie. « Assurée par les autorités étatiques, d’abord militaires puis civiles, la cartographie de détails a vu des acteurs privés, comme le géant Google ou les entreprises de #GPS embarqués, s’instaurer comme références majeures pour les utilisateurs », relève Frédéric Giraut. A cela s’ajoute la cartographie participative, qui permet à tout un chacun de contribuer à la cartographie de détail du monde, notamment grâce à OpenStreetMap. Ces différents #systèmes_d’information_géographique constituent autant de cartographies du monde, parfois en contradiction. « L’intérêt de ces cartes ‘non-officielles’, mais dont les usages sont généralisés, est qu’elles permettent de faire jaillir des #quartiers_informels, invisibles sur les cartes étatiques, promouvant des toponymies vernaculaires et alternatives », s’enthousiasme le géographe.

    Un partenariat international

    Pour traiter ces problématiques, un consortium académique sera mobilisé en démarrant par la formalisation d’un réseau existant à deux échelles : mondiale d’une part, en fédérant les spécialistes et leurs équipes situés sur tous les continents ainsi que les Organisations internationales intéressées, et africaine d’autre part, avec le lancement d’un observatoire de la néotoponymie africaine (soit la nomination de nouveaux objets géographiques) qui inclut une plate-forme d’échanges avec les praticien-nes et les expert-es. Le programme de la chaire comportera également la réalisation d’un manuel double édition français et anglais et d’un cours en ligne intitulé “Dénommer le Monde”.

    Le choix de la candidature de l’UNIGE pour une nouvelle chaire UNESCO a pour but de valider l’affirmation de ce champ émergent, dont les thématiques culturelles, patrimoniales et de développement sont en adéquation avec les thèmes fondateurs de l’organisation internationale. De même, les orientations de la chaire sont en adéquation avec plusieurs des priorités de l’UNESCO, notamment les questions de genre, le partenariat académique et technique Nord-Sud, particulièrement avec l’Afrique, et enfin la prise en compte des aspects culturels, notamment les savoirs autochtones et vernaculaires, dans les initiatives de développement durable.

    https://www.unige.ch/communication/communiques/2021/une-nouvelle-chaire-unesco-en-toponymie-inclusive
    #toponymie #chaire_UNESCO #université_de_Genève #toponymie_politique

    ping @cede

  • Mujeres en las calles de Córdoba

    En el año 1999, un grupo de profesionales que desarrollaban su trabajo en Córdoba, en su mayoría mujeres, y representantes de colectivos, se reunieron para llevar a cabo una propuesta de denominación de veinte calles con nombres de mujeres con ánimo de hacerlas visibles y rendirles homenaje en el callejero de nuestra ciudad.

    A lo largo de estos veinte años, el Colectivo con Nombre de Mujer, que posteriormente se integró como grupo de trabajo de la Asociación Lola Castilla, no sólo ha elevado sus propias propuestas, sino que ha impulsado y asesorado en relación a 80 vías de nuestra nuestra ciudad que llevan nombres de mujeres.

    El Departamento de Mujer e Igualdad del Ayuntamiento de Córdoba en respuesta a la demanda por parte del Centro de Profesorado de Córdoba para continuar con una iniciativa surgida en el curso escolar 2009-2010 de realizar rutas guiadas con perspectiva de género, decide apoyar este proyecto para que no se quede sólo en el ámbito de la enseñanza reglada, sino que pase al imaginario colectivo y llegue así a toda la ciudadanía.

    Así, con el recientemente aprobado II Plan transversal de Igualdad de Género, se quiere dar continuidad a algunas líneas de trabajo transversales ya iniciadas, siguiendo así con una de las líneas de acción del mencionado plan, que es la de creación de referentes en la historia viva de la ciudad, visibilizando las vidas, talentos, trabajos y aportaciones de las mujeres como protagonistas en la producción de conocimiento.

    Se trata de un proyecto cultural y educativo que organiza rutas urbanas para reflexionar, desde la perspectiva de género y los estereotipos, sobre el papel de la mujer en la sociedad. No se trata de destacar más a mujeres que hombres, sino mujeres que, destacando en los mismos ámbitos, no han recibido el mismo reconocimiento o han quedado olvidadas. Pretendemos descubrir y visibilizar a mujeres, relevantes o anónimas, de la localidad o del entorno, que hayan destacado por sus aportaciones en los distintos campos del conocimiento y del saber, o por su contribución en materia de igualdad, o por su historia de vida y compromiso social, en este caso, a través del callejero como vía de saber más de las mujeres que aparecen en él porque tienen una calle, y las mujeres que no están pero deberían estar.


    http://mujerescallescordoba.es
    #Cordoba #Espagne #toponymie #toponymie_féministe #femmes #noms_de_rue #itinéraires

  • "Son 30.000" is the new name of one of the internal streets of the former #Esma
    https://then24.com/wp-content/uploads/2021/08/1630378701_quotSon-30000quot-is-the-new-name-of-one-of-the.JPG

    “Where is my brother Santi…?”, The question, in the tone of a lament made into a song by Germán Maldonado, sounds from the loudspeakers announcing an emotional day: on the former Esma’s property, in front of the Our Children House, La Vida y La Esperanza, the Mothers of Plaza de Mayo Línea Fundadora pay tribute to their daughters and sons, on the International Day of Detained and Disappeared Persons

    In a day where one feels “the joy of being able to continue the fight”, as they say; after months of sanitary isolation; the place is revitalized. The purpose of the meeting is to rename one of the internal streets of the Site of Memory –which still keep their military names-, with the slogan: “There are 30,000”. Also, vindicate “the political militancy of their children” as “a legacy for the young generations,” explains Lita Boitano, at the beginning of the act, together with Taty Almeida.

    “This is a meeting with dear people who have memory”, Taty announces, before thanking the support of those who had met there “for the first time in a long time.” Along with the Mothers, there are representatives of Sons, Grandmothers, Relatives of the Detained and Disappeared, and survivors of the concentration camps of State terrorism. Taty thanked the Secretary for Human Rights, Horacio Pietragalla; the Minister of Education, Nicolás Trotta; to Victoria Montenegro and Alejandro Amor – candidates of the Frente de Todos -, to the trade unionists who are here and to those who sent their support ”. Hugo Yasky and Sergio Palazzo were present. That of the CGT co-secretary Héctor Daer was one of the adhesions.

    It was 15 o’clock, and under a sun that was already announcing spring, when the dialogue between Taty and Lita began, along with Fátima Cabrera, a “survivor” who today coordinates the School of Popular Music of the Our Children House. In virtual form, other Mothers were connected to the day that was broadcast on the YouTube channel of the Casa Nuestro Hijos: Enriqueta Maroni, Hayde Gastelu, Vera Jarach, Nora Cortiñas, Carmen Lareu, Sara Russ and Clara Weinstein.

    The School of Music turns ten years old, and that was another reason to celebrate: “that we are here, despite the canes and wheelchairs, ‘the crazy women’ are still standing, we are here”, described Taty. And the first applause of the afternoon was heard.

    The day began at noon with the creation of a large external mural, and an open radio. Adela Antokoletz – Daniel’s sister, kidnapped in 1976 – explained the origin of the commemorative date there. The organization of associations of Relatives of Latin America -FEDEFAM-, instituted it “in homage to Marta Vásquez” recalls. Marta Vásquez was president of Madres Línea Fundadora, and had an active militancy due to the incorporation of the crime of forced disappearance into international agreements. That FEDEFAM convention in his memory “was so powerful that organizations such as the OAS and the UN took it” and made it universal. Adela affirms: “it is a contribution to the strengthening of the world conscience about the crime against humanity that means the practice of the forced disappearance of persons”.

    Today, in many parts of the world the date is commemorated. And in Argentina, it has particular characteristics. “Renaming this street with the slogan ‘They are 30,000’ is a tribute, but it also seeks to counteract the denial that unfortunately continues to exist in our society,” says Fátima Cabrera. The plan indicates that this will be the first change that the streets of the property will receive, as part of a proposal that will modify all the names, in the medium term.

    “During the macrismo, those who governed us, descended from many of the names that we still see in these streets,” said Horacio Pietragalla, “and for that plot of royal power, the memory of the 30,000 was not on the agenda.” In the battle of the senses on which the everyday is built, “rescuing and filling ourselves with the mystique of our 30,000 is part of the task,” later Pietragalla emphasized, invited by the Mothers to the conversation that interspersed music and videos, with precise words, and convictions. sustained. “This is what can lead us to a more just, supportive and sovereign country” emphasized at the end of his speech, the Secretary of Human Rights of the Nation.

    Grandma Buscaita Roa, took the microphone and agreed: “At some point better times will come, you have to work for that, all the time,” he said. Her white scarf gleamed crowning her petite figure. The music played again when the mid-afternoon called to discover the plaque that will indicate from now on, the new designation of the street that passes in front of the Our Children House.

    Until today he referred to the sailor Hipólito Bouchard, French by origin, nationalized Argentine. Now it is called: “There are 30,000”. This is indicated by the plaque discovered by Taty Almeyda, along with Pietragalla, Nicolás Trotta, Hugo Yasky, Sergio Palazzo, Fátima Cabrera and Mabel Careaga, daughter of Esther Ballestrino de Carega, one of the Mothers arrested and disappeared in the Church of the Holy Cross. The beginning of the closing was in charge of Ignacio Copani: “I haven’t played for 18 months,” the musician explained, “and it seemed like a very good opportunity to return, to do so while accompanying this event, of hope and memory.”
    Memory, truth and justice

    “The marches of March 24 are missed” was heard more than once, among Human Rights activists, at this event. “There have already been two years where we could not go,” reinforces Charly Pisoni, a reference for HIJOS, when he explains the joy of many to be at the former ESMA. “It is a special day because the date is installed throughout the world, and calls for new challenges” he defines. And he elaborates: “The process of memory, truth and justice has not been concluded, and we understand that forced disappearance continues in Argentina. We had to do acts and marches for the body of Santiago Maldonado to appear. And what happened to Facundo Astudillo Castro is still being investigated. The democratization of the Security Forces is pending. And for example, do not shoot, before giving the voice of stop -graphic-. This means looking to the future, and consolidating our democracy ”, he synthesizes before the consultation of Page 12.

    https://then24.com/2021/08/30/son-30-000-is-the-new-name-of-one-of-the-internal-streets-of-the-former-esma
    #toponymie #toponymie_politique #noms_de_rue #desaparecidos #disparus #Argentine #mémoire #Madres_de_Plaza_de_Mayo #Son_30000 #Buenos_Aires

  • La Ville veut féminiser 14 nouvelles rues

    Les autorités de la Ville de #Genève déposeront en septembre un nouveau dossier auprès de la Commission cantonale de nomenclature pour féminiser des rues et emplacements sur le territoire municipal.

    https://lecourrier.ch/2021/08/23/la-ville-veut-feminiser-14-nouvelles-rues

    (#paywall)

    #toponymie_politique #noms_de_rue #toponymie #toponymie_féministe #résistance #féminisme #re-nomination #repabtisation #action_toponymique #Suisse

    –-

    –—

    Ajouté à ce fil de discussion sur la #féminisation des noms de rue à #Genève :
    https://seenthis.net/messages/787572

  • Ces Indiens qui changent de nom pour cacher leur caste | Bombay Darling
    https://blog.courrierinternational.com/bombay-darling/2021/06/21/ces-indiens-qui-changent-de-nom-pour-masquer-leur-caste

    Dans mon billet précédent, je vous expliquais comment la plupart des #noms_de_famille indiens correspondent à une #caste donnée. Aujourd’hui, ce n’est plus vrai dans tout le pays, car en Inde du Sud, beaucoup de gens ont abandonné leur nom de caste. Sous l’influence du mouvement dravidien, une mobilisation sociale et politique visant à lutter contre les préjugés de castes et la surreprésentation des brahmanes dans les emplois publics, dans la première moitié du 20ème siècle, de nombreux Indiens du Sud ont commencé à utiliser le prénom de leur père, additionné ou non de leur lieu de naissance ou d’origine, comme marqueur de leur identité.

    #Inde

  • Tallying the Casualties from Ten Days of Bombardment
    May 22, 2021 – – IMEMC News
    https://imemc.org/article/tallying-the-casualties-from-ten-days-of-bombardment

    Rahaf Mohammad Al-Masri

    The IMEMC has been trying to keep track of all of the Palestinians and Israelis killed from May 10th to 20th during the massive bombardment of Gaza.

    Here is the list of casualties we have thus far – and this will be added to as we find more names and ages (5/10 – 5/15 are more comprehensive, we are still adding more names to 5/16 – 20).

    (...)

    #Palestine_assassinée #noms_victimes

  • Extensive Israeli Bombing On Gaza, Dozens Of Casualties
    First Published on: May 17, 2021, at 23:01– – IMEMC News
    https://imemc.org/article/extensive-israeli-bombing-on-gaza-dozens-of-casualties

    The Israeli army fired at night and during the day Monday, hundreds of missiles, and shells into many parts of the Gaza Strip, hitting many buildings, public facilities, roads, and infrastructure, in addition to many homes, residential and commercial towers, killing dozens of Palestinians and injuring more.

    Media sources in Gaza said many of the slain Palestinians are families that were killed by Israeli missiles targeting their homes or apartment buildings. At least twelve additional Palestinians, including children and women, were killed in the latest wave of Israeli aggression.

    In addition, the army assassinated a senior political leader of the Islamic Jihad, identified as Husam Abu Harbeed, after firing a missile at his home near Abu Haseera Junction, west of Gaza city, in addition to killing two other Palestinian, and wounding three, after firing a missile at their car in the same area.

    Medical sources said another Palestinian, identified as Yahia Mansour Ghaben, died from serious wounds he suffered, two days ago, during the extensive Israeli bombing of Gaza city.

    At least one Palestinian from the Abu Jalhoum family was killed and many others were injured by Israeli missiles, west of the al-Amoudi area, in northern Gaza.

    In Khan Younis, in the southern part of the Gaza Strip, an Israeli drone fired a missile at Palestinians, east of the city, killing one, identified as Ahmad Arafat, and wounding several others.

    The army also fired missiles into the Tal Za’tar neighborhood, in northern Gaza, killing at least one Palestinian and wounding several others.

    In Deir al-Balah, in central Gaza, the army fired artillery shells at homes and streets, killing many Palestinians, including children, in addition to killing Aa’ed Masoud, 24, in the al-Qasayeb neighborhood in Jabalia, in northern Gaza.

    In Beit Lahia, in northern Gaza, the soldiers bombarded a home for the al-Masri family, wounding at least five Palestinians, including four children, in addition to causing a serious injury to one Palestinian in Wadi as-Salqa area, south of Deir al-Balah.

    The army targeted infrastructure, residential and commercial towers including those used by Palestinian and international media agencies, medical centers, many schools, and mosques, in addition to various buildings along the Gaza Strip.

    On Monday evening, a child was killed, and dozens were injured, after the army fired missiles at a residential tower in the al-Wehda Street, in Gaza city.

    The army also fired a missile at a residential tower in the Remal neighborhood in Gaza, killing one child and wounding more than 10 Palestinians. The attack caused serious damage to the building and nearby colic, wounding many patients.

    It took place just a few meters away from where the army killing more than 40 Palestinians, and injuring dozens, on Sunday at dawn.

    Before the latest Israeli escalation, the Health Ministry in Gaza said Israeli missiles and shells have led to the death of 212 Palestinians, including 61 children, 36 women, and 16 elderly, in addition to wounding more than 1400, including dozens of women and children, many of them in serious conditions.

    Many Palestinians remain buried under the rubble of bombarded homes, residential towers, and other facilities, and are presumed dead, amidst constant efforts to locate them in the hope of finding some who are still alive.

    May 18, 2021
    Update:
    1. Ahmad Khalil al-Louh, 32, killed by drone missiles, Sabra neighborhood – Gaza city.
    2. Ziad Abu Dayer, killed in his home in the Shawwa Building, al-Wihda – Gaza city.
    3. Rafif Ziad Abu Dyar, 11, killed in his home in the Shawwa Building, al-Wihda – Gaza city.
    4. Ziad Abu Dyar, (Rafif’s father).
    5. Mohammad Abu al-‘Oun, Beit Lahia.
    6. Ahmad Ziad Sabah, 28, Beit Lahia.
    7. Mohammad Husam Abu Sam’aan, assassinated in a car in Tal al-Hawa – Gaza.
    8. Mohammad Jamal Abu Samaan, 27, assassinated in a car in Tal al-Hawa – Gaza.
    9. Ali Waleed Breis, 31, assassinated in a car in Tal al-Hawa – Gaza.
    10. Husam Abu Harbeed, killed by an Israeli missile in his home near Abu Haseera Junction, Gaza city.
    11. Yahia Mansour Ghaben, died of serious wounds suffered two days earlier in Beit Lahia.
    12. Ahmad Fayez Arafat, was killed by missile from Israeli drone in Abasan – Khan Younis.

    #Palestine_assassinée #noms_victimes

  • 26 Killed in Israeli Airstrikes on al-Wihda Street; 5 of Them Children
    May 16, 2021 – – IMEMC News
    https://imemc.org/article/israeli-missiles-kills-seven-family-members-including-five-children-in-gaza

    Update: Local media in Gaza have reported that the death count from the Israeli airstrikes on al-Wihda Street in al-Rimal neighborhood in Gaza City before dawn on Sunday has reached 26, at least five of whom are children.

    The missile strikes killed 13 members of the al-Kulk family, ranging in age from 1 to 85, as they huddled in their homes in terror while the Israeli airstrikes continued throughout the night. Local Palestinians have reported hearing as many as 150 Israeli bombs during the course of the night.

    One of the families wiped out by an Israeli missile Sunday morning was that of Riyad Hasan IshKinatna, who was pulled out of the rubble Sunday morning by rescue crews, barely alive, only to be told when he reached the hospital that his wife and five children were all killed in the Israeli attack.

    Also killed in the barrage of airstrikes on al-Wihda Street was Dr. Mo’in Ahmad al-Aloul, a neurologist and brain specialist.

    The search is still going on for missing persons.

    These are the names known so far:
    1. Abdul Hamid Fawaz Al-Kulk, 22 years old
    2. Amin Mohammad Al-Kulk, 85 years old
    3. Mohammad Awni Al-Kulk, 17 years old
    4. Ayat Ibrahim Al-Kulk, 19 years old
    5. Ahmed Shukri Al-Kulk, 17 years old
    6. Reham Fawaz Al-Kulk, 30 years old
    7. Fawaz Shukri Al-Kulk, 55 years old
    8. Rawan Alaa Abu Al-Awf, 19 years old
    9. Dima Rami Al-Franji, 16 years old
    10. Dr. Mo’in Ahmad Al-Aloul, 66 years old
    11. Luay Mohammad Oudeh, 54 years old
    12. Hazem Adel Al-Qama, 48 years old
    13. Dr. Ayman Abu Al-Auf, 50 years old
    14. Amal Jamil Al-Kulk, 34 years old
    15. Sameh Fawaz Al-Kulk, 28 years old
    16. Saadia Youssef Al-Kulk, 28 years old
    17. Izzat Moeen Al-Kulk, 44 years old
    18. Adham Ezzat Al-Kulk, 3 years old
    19. Qusay Sameh Al-Kulk, 1 year old.

    Below this article is a comprehensive list of the names of the killed who have been identified thus far in the Israeli escalation that began on Monday May 10th.

    Updated from: Israeli Missiles Kill Seven Family Members, Including Five Children, In Gaza

    May 16, 2021 at 08:58

    Israeli missiles killed, on Sunday at dawn, seven family members, including a mother and her five children, in their apartment in the al-Wihda Street, in the Remal neighborhood, in Gaza city.

    Update: Darwish Mohammad Yazouri, 61, was killed in his home due to the Israeli bombing of Khan Younis, in the southern part of the Gaza Strip.

    Media sources said the army fired a missile into the apartment of Riyad Hasan IshKinatna, killing his wife and five children. Riyad was later found under the rubble and was rushed to a hospital in Gaza.

    The family is the second to be obliterated by Israeli missiles in less than 24 hours, after the army killed ten members of the Abu Hatab family, after firing missiles at their homes in the Shati refugee camp; only a baby, five months of age, survived the attack.

    Also on Saturday night, the Israeli Airforce fired missiles at homes in the al-Wihda Street, killing Dr. Moin Ahmad al-Aloul, a neurologist and brain specialist, along with his wife and five children.

    They added that the Israeli airforce and the navy fired many missiles into Gaza, targeting the homes, several buildings, and residential towers in various parts of Gaza.

    The Israeli strikes also caused serious damage to many homes, structures, residential towers, and caused a power blackout in the Rimal neighborhood.

    In a statement, the Health Ministry in Gaza said rescue teams and residents managed to find five children alive under the rubble of a bombarded home in Gaza, after the army fired missiles at homes and buildings in Gaza city, instantly killing two and wounding 25 others.

    It added that, since many Palestinians are still missing, buried under the rubble, the number of slain Palestinians is likely to increase.

    It is worth mentioning that the Israeli army fired at least twenty missiles into several parts of Gaza city, especially in the neighborhoods in Remal, Tal al-Hawa, Sheikh Ejleen, Saraya Junction, and other areas.

    The army also carried out more than 50 strikes within just a few minutes targeting the Remal neighborhood, al-Wihda Street, Palestine Stadium, in addition to the western and southern areas of Gaza city.

    Many Palestinian families fled their homes to seek Shelter in the Shifa Medical Center which also reported many deaths and dozens of injuries after the army bombed homes in al-Wihda Street and added that many Palestinians are buried under the rubble.

    The Israeli army also killed at least two Palestinians and injured three others in an area, east of Jabalia, in northern Gaza.

    On Saturday, the army killed Sa’id Abu Ghalyoun, 30, after firing a missile at a car, north of Gaza city.

    Furthermore, many warehouses, and storage rooms, were also bombed by Israel in the at-Atatra area, northwest of Beit Lahia, in northern Gaza, after the army fired missiles at them, on Saturday evening.

    Most of them contain plastic products, agricultural supplies, and tools, causing an intense and spreading fire in them and surrounding buildings.

    ————–

    List of casualties:

    5/16

    Gaza:

    26 killed in the bombing of al-Wihda Street in al-Rimal, which is the governmental district of Gaza City

    1- Riyad Hasan IshKinatna, and her five children
    2-Abdul Hamid Fawaz Al-Kulk, 22 years old
    3-Amin Mohammad Al-Kulk, 85 years old
    4-Mohammad Awni Al-Kulk, 17 years old
    5-Ayat Ibrahim Al-Kulk, 19 years old
    6-Ahmad Shukri Al-Kulk, 17 years old
    7-Reham Fawaz Al-Kulk, 30 years old
    8-Fawaz Shukri Al-Kulk, 55 years old
    9-Rawan Alaa Abu Al-Awf, 19 years old
    10-Dima Rami Al-Franji, 16 years old
    11- Dr. Mo’in Ahmad Al-Aloul, 66 years old – a neurologist and brain specialist
    12- Luay Mohammad Oudeh, 54 years old
    13- Hazem Adel Al-Qama, 48 years old
    14-Dr. Ayman Abu Al-Auf, 50 years old
    15- Amal Jamil Al-Kulk, 34 years old
    16- Sameh Fawaz Al-Kulk, 28 years old
    17- Saadia Youssef Al-Kulk, 28 years old
    18- Izzat Moeen Al-Kulk, 44 years old
    19- Adham Ezzat Al-Kulk, 3 years old
    20- Qusay Sameh Al-Kulk, 1 year old.

    5/15

    1- Maha Mohammad Abd al-Aal al-Hadidi (Abu Hatab), and her children :
    2- Suhaib Muhammad al-Hadidi (14 years),
    3-Yahya Mohammad al-Hadidi (11 years),
    4- Abd al-Rahman Mohammad al-Hadidi (8 years)
    5- and Osama Mohammad al-Hadidi (6 years)

    West Bank:

    1-Hussein Atiya at-Teety, 26, from the al-Fawwar refugee camp. Killed in Hebron
    2-Yasin Hasan Yassin Hamad, 26, from Saida town, north of Tulkarem.

    Israel:

    50 year old man, Ramat Gan. Killed by rocket that struck his apartment.

    5/14 (44 killed)

    Gaza

    1-Mohammad Khaled at-Tawashi, 27, was killed in an Israeli bombardment in Deir al-Balah.
    2-Mohammad Ibrahim Mohammad Amen, 51, was killed by Israeli missiles that struck his home in Beit Lahia, in northern Gaza.
    3-Lina Mohammad Mahmoud al-Omar, 13, was killed by Israeli missiles that struck her home in the al-Boreij refugee camp, in central Gaza.
    4-Manar Khader Ahmad Issa al-Omar, 39, was killed by Israeli missiles that struck her home in the al-Boreij refugee camp, in central Gaza.
    5-Faiza Ahmad Mohmmad al-Omar, 45, was killed by Israeli missiles that struck her home in the al-Boreij refugee camp, in central Gaza.
    6-Mustafa Hasan Ahmad al-Abed al-Omar, 35, was killed by Israeli missiles that struck his home in Tal al-Hawa, in Gaza city.
    7-Lamia’ Hasan Mohammad Attar, 27, was killed by Israeli missiles that struck her home in Beit Lahia, in northern Gaza.
    8-Wala’ Mohammad Ibrahim Amen, 24, was killed by Israeli missiles that struck her home in Beit Lahia, in northern Gaza.
    9-Warda Mohammad Ibrahim Amen, 22, was killed by Israeli missiles that struck her home in Beit Lahia, in northern Gaza.
    10-Hadeel Mohammad Ibrahim Amen, 18, was killed by Israeli missiles that struck her home in Beit Lahia, in northern Gaza.
    11-Siham Yousef Mohammad Rantisi, 66, was killed by Israeli missiles that struck her home in the al-Jneina neighborhood in Rafah.
    12-Shaima’ Diab Mohammad Rantisi, 21, was killed by Israeli missiles that struck her home in the al-Jneina neighborhood in Rafah.
    13-Ibrahim Mohammad Ibrahim Rantisi, 2, was killed by Israeli missiles that struck his family’s home in the al-Jneina neighborhood in Rafah.
    14-Raed Ibrahim Khamis Rantisi, 29, was killed by Israeli missiles that struck her home in the al-Jneina neighborhood in Rafah.
    15-Kholoud Fuad Farhan Zamily, 27, was killed by Israeli missiles that struck her home in the at-Tannour neighborhood in Rafah.
    16-Bothaina Mahmoud Obeid, 7, who was killed when shrapnel of an Israeli missile struck her in the head when the army fired missiles near her family’s home.
    17-They added that two young men, in their twenties, were killed by a missile fired by an Israeli military drone east of Jabalia, in northern Gaza. The attack also caused many injuries.
    18-Another young man, in his twenties, was killed, and one was seriously injured, when an Israeli drone fired a missile into an area east of Abasan town, east of Khan Younis.
    19-A child, identified as Mahmoud Hamed Hasan Talba, 13,
    20-in addition to Abdul-Rahman Estbeita, 34, were killed when the army bombarded homes in the Zeitoun neighborhood in Gaza city.
    21-The Israeli missiles also killed a child, identified as Ahmad Rami Mahmoud al-Hawajri, 15,
    22-and a young man, Moayyad Taiseer Abdul-Rahman al-Omar, 20, in the al-Boreij refugee camp, in central Gaza.
    23-two Palestinian women, identified as Sabreen Nasser Mohammad Abu Dayya, 27,
    24-and Ni’ma Saleh Ayyash, 47,
    25-and a man, Hashem Mohammad Zogheibi, 20, were killed when the army fired missiles at homes in Um an-Nasser village, in northern Gaza.
    26-Nisreen Nasser Abu Qleiq, 25 – In Beit Hanoun, in northern Gaza, destroying an entire neighborhood, killing many Palestinians, and injuring dozens.
    27-Soheib Abdul-Rahim Awad Ghanem, 25.
    28-An infant, identified as Hoor Zamily, 18 months, was also killed by Israeli missiles targeting homes in Khan Younis, in southern Gaza.
    29-Mahmoud Mohammad Al-Madhoun, 30, was pronounced dead from his wounds at Al-Shifa Hospital. Al-Madhoun sustained a shrapnel injury to his head as he stood at the entrance of his house when an Israeli airstrike hit adjacent land.
    30-At 8:20pm, Ahmad Mohammed Al-Nader, 32, and
    31-Ahmad Awad Al-Nader, 36, were pronounced dead on arrival at Gaza’s Indonesia Hospital, having been recovered by rescue crews by the Palestinian Civil Defense. Both men had been killed in an Israeli airstrike on agricultural land earlier that day
    32-Sa’id Abu Ghalyoun, 30, was killed in a vehicle north of Gaza City that was targeted for a missile strike by the Israeli airfoe

    West Bank (10):

    1-Dr. Issa Barham, 40, a District Attorney with the Palestinian Public Prosecution Department, in Abu Sbeih Mountain in his town of Beita, southeast of Nablus.
    2-Malek Hamdan, 22, shot with live rounds to the chest, before he succumbed to his wounds in a hospital in Nablus.
    3-Husam Asayra, 20, with a live round to the chest, during protests that took place after the soldiers invaded Asira al-Qibliya village and attacked protesters.
    4-Nidal Sayel Safadi, 30, after shooting him with a live round – Orif village
    5-Mohammad Rawhi Hammad, 30, after he reportedly attempted to ram soldiers with his car. The Palestinian is from Silwad town, northeast of Ramallah.
    6-Yousef Mahdi Nawasra, 27, from Fahma village, southwest of the northern West Bank city of Jenin, during protests near the Dothan Israeli military roadblock
    7-Sharif Khaled Salman, 37, Marda village, Salfit – Sharif had not been participating in protests, but was standing outside his home when he was shot by invading Israeli forces
    8-Awad Ahmad Harb, 27, in Iskaka village, east of Salfit.
    9-Ismael Jamal at-Tubasi, 23, shot with a live round to the head in ar-Reehiyya village, south of the southern West Bank city of Hebron, and attacked dozens of residents, in addition to firing many live rounds at them
    10-Mohammad Adel Abu Shqeir, 20, from the al-Qasab neighborhood, during protests that took place at the entrance of the city of Jericho
    11-Nizar Nidal Ma’rouf Abu Zeina, 22, with a live round in the chest, causing a very serious injury, before he was rushed to Thabet Thabet hospital, in Tulkarem, where he died of his wounds despite efforts to save his life.

    Lebanon (1):

    Mohammad Tahhan, 21. He was from the town of Adloun, and died at Marjayoun Governmental Hospital after he was injured by Israeli fire.

    5/13

    1-Hammad Ayyad
    2-Hala Hussein Rafat ar-Reefy, 14
    3-Khaled Emad al-Qanou’, 16
    4-Abdul-Rahim Mohammad al-Madhoun, 63, and
    5-Hajar Abdul-Razeq al-Madhoun, 60, were killed in the Jabalia refugee camp.
    6-Rafat at-Tannani,
    7-his pregnant wife,
    8-and their four children, One of the children has been identified as Amir Rafat Mohammad Tannani, 7.
    9-Child at-Tannani
    10-Child at-Tannani
    11-Child at-Tannani
    12- Another Palestinian, identified as Osama Jamal Zibda, 33, was killed in an Israeli bombardment of Beit Hanoun. His father, Jamal Mohammad Zibda, 65, was killed a day earlier.

    5/12 Gaza:
    1. Rashid Muhammad Abu Ara, 16 Tubas 
    2. Mohammad Nahedh Abu Sakran, 26, Gaza city.
    3. Ahmad Ibrahim Abu Sakran, 65, Gaza city.
    4. Ammar Taiseer Mohammad al-’Amour, 11, Khan Younis.
    5. Hamada Ayed Atiya al-‘Amour, 13, Khan Younis.
    6. Sami Sa’id Mohammad al-‘Omar, 41, Gaza city.
    7. Tal’at Jamil Mahmoud Agha, 37, Gaza city.
    8. Waleed Mousa Khaled al-Omar, 56, Gaza city.
    9. Atef Abdul-Rahma Jom’a al-Omar, 48, Beit Lahia.
    10. Na’el Khaled Younis al-Omar, 23, Beit Lahia.
    11. Hammad Ayyad Mansour al-Omar, 86, Rafah.
    12. Mariam Mohammad Odah at-Tilbani, 3, Gaza city.
    13. Zeid Mohammad Odah at-Tilbani, 5, Gaza city.
    14. Mohammad Ahmad Abu Amsha, 40, Beit Hanoun.
    15. Ahmad Walid at-Talla’ al-Omar, 30, Nusseirat.
    16. Hamza Nasser, 11, Gaza city.
    17. Sa’id Hashem’s al-Hatto, 65, Gaza city.
    18. Maisoon Zaki Hashed al-Hatto, 60, Gaza city. (Sa’id’s wife)
    19. Jamal Mohammad Sa’id Zibda, 65, Gaza city.
    20. Bassel Abdul-Karim Issa, Gaza city.
    21. Awad Nabil Abu Salmiya, 34. Gaza city.
    22. Abdul-Salam Mahmoud al-Ghazali, 29, Gaza city.
    23. Nader Mohammad Nabeeh al-Ghazali, 47, Gaza city.
    24. Mustafa Mazen Salem Kardiya, 32, Gaza city.
    25. Mansour Yousef Hasan el-Dremle, 67, Gaza city.
    26. Mahmoud Ahmad Abu Amer, 38, Khan Younis.
    27. Majed Abed-Rabbo Mahmoud Abu Sa’ada, 58, Khan Younis.
    28. Hadeel Khaled Arafa al-Omar, 27, Khan Younis.
    29. Miami Abdullah Arafa al-Omar, 49, Khan Younis.
    30. Mahmoud Kamil Kalousa, 29, Khan Younis.
    31. Bashar Ahmad Sammour, 17, Khan Younis.
    32. a child, identified as Lina Fathi Sharir, 16, was killed in an Israeli bombing in the Sheikh Radwan neighborhood in Gaza city, Wednesday. 
    33. Her father Eyad Fathi Fayeq Sharir, 35, was instantly killed.
    34. Yahia Mazen Khalifa, 14, was killed in an Israeli bombardment of homes in Gaza city.
    5/12 Israelis:
    1. Soumya Santosh, 31, from Kerala, India, killed May 12th in Ashkelon when a rocket hit the apartment where she worked as a homecare worker for an 80-year old Israeli woman. The woman she worked for was injured.
    2. Nela Gurevitch was killed by a rocket that hit her apartment building in Ashkelon. Her husband was lightly wounded by the rocket.
    3. Leah Yom-Tov was killed by a rocket that struck her home in Rishon Lezion.
    4. Khalil Awad and his teenage daughter Nadeen – killed by a rocket that hit their home in the unrecognized village of Dahmash near the city of Lod. They were Palestinians with Israeli citizenship, and their village, Dahmash, is ‘unrecognized’ by Israeli authorities so lacking in basic infrastructure. The town has no bomb shelters – they had requested funds from the Israeli government to build shelters, but were denied by the Central District Planning and Construction Committee.
    5. Staff Sergeant Omer Tabib – killed when an anti-tank missile hit his military jeep while he was on duty patrolling the Israel-Gaza border
    6. Ido Avigal, 5, was critically wounded Wednesday night when he was struck by shrapnel from a rocket that hit near a bomb shelter where he was hiding with his family. He died of his wounds several hours later
     
    5/11:
    1. Sameh Fahim Hashem al-Mamlouk, al-Ramal
    2. Kamal Taiseer Qreiqe’, 35, al-Ramal neighborhood in Gaza city
    3. Salim Mahmoud al-Farra, 37, Khan Younis
    4. Mohammad Yahia Abu al-Ata, 30, al-Ramal, Gaza City
    5. Mohammad Abdul-Rauf Hallas, Sheja’eyya, east of Gaza City
    6. Amira Abdul-Fattah Sobeh, 57, killed in her home in the Shati’ refugee camp.
    7. her son Abdul-Rahman Sobeh (special needs), killed in the same bombing.
    8. Eyad Fathi Fayeq Sharir, 35, a leader in the al-Qassam Brigades, killed at home, along with his wife, in the Sheikh Radwan neighborhood, in Gaza city.
    5/10:
    1. Mohammad Ali Mohammad Nosseir, Jabalia
    2. Mohammad Abdullah Zidan Fayyad, Jabalia
    3. Ibrahim Yousef Atallah al-Masri, 10 years old, Beit Hanoun
    4. Yazin Sultan Atallah al-Masri, 1-year-old, Beit Hanoun
    5. Marwan Yousef Atallah al-Masri, 12, Beit Hanoun
    6. Rahaf Mohammad Atallah al-Masri, 10-year-old girl, Beit Hanoun
    7. Ahmad Mohammad Atallah al-Masri, 20, Beit Hanoun
    8. Saber Ibrahim Suleiman, 39, Jabalia
    9. his son Mohammad, 16, Jabalia
    10. Esmat Sha’ban az-Zein, 49, Jabalia
    11. Mousa Khalil az-Zein, 19, Jabalia
    12. Zakariya Ziad Alloush, Jabalia
    13. Bashir Mohammad Alloush, Jabalia
    14. Raed al-‘Abed Abu Warda, 27, Jabalia
    15. Nabil an-No’mani Dardouna, Jabalia
    16. Mustafa Mohammad Obeid, 17, Jabalia

    #Palestine_assassinée #noms_victimes

    • Update: 37 killed in Israeli Airstrikes on al-Wihda Street in central Gaza, 8 of them children
      May 16, 2021
      https://imemc.org/article/update-37-killed-in-israeli-airstrikes-on-al-wihda-street-in-central-gaza-8-o

      Palestinian rescue services continued its efforts on Sunday afternoon pull out of the rubble more killed civilians. Israeli airstrikes on al-Wihda Street in al-Rimal neighborhood in Gaza City started before dawn on Sunday and continued until early hours of the morning.

      According to the health ministry, most of the bodies that was pulled out of the rubble are children, bring the death toll to 37 killed among them 8 children and 13 women, 50 more were injured mostly women and children.

      Medical sources said that ambulance and civil defense teams are carrying out searches under the rubble until the time of this report and numbers may increase as search and rescue continue.

      Update May 16, 2021, @11:40 p.m.: A Palestinian woman, identified as Raja’ Sobhi Abu al-Auf, her children Dima Rami Abu al-Auf, 16, and Mira, and her sons Amir and Yazan, were killed when the army fired missiles into Abu al-Auf residential tower in the al-Wihda Street in Gaza city.

      A child, identified as Diana Ziad Abu al-Auf, remains in a critical condition.

      These are the names of the killed that have been identified so far:
      1. Riyad Hasan IshKinatna, and her five children
      2. Dr. Mo’in Ahmad Al-Aloul, 66 years old – a neurologist and brain specialist
      3. Luay Mohammad Oudeh, 54 years old
      4. Hazem Adel Al-Qama, 48 years old
      5. Dr. Ayman Abu Al-Auf, 50 years old and his children
      6. Tala Ayman Abu Al-Auf, 12
      7. Tawfiq Ayman Abu Al-Auf, 18
      8. Omar Ayman Abu Al-Auf
      9. Rawan Ala’ Abu Al-Auf, 19 years old
      10. Shaimaa Ala’ Abu Al-Auf.
      11. Tawfiq Ismael Abu al-Auf
      12. Sabha Isamel Abu Al-Auf
      13. Majdiyya Abu Al-Auf. (Tawfiq’s wife)
      14. Ayman Tawfiq Abu Al-Auf
      15. Reem Ahmad Abu Al-Auf. (Ayman’s wife)
      16. Raja’ Sobhi Abu Al-Auf.
      17. Dima Rami (al-Efranji) Aba Al-Auf. (Raja’s daughter), 16
      18. Mira Rami Abu Al-Auf. (Raja’s daughter)
      19. Yazan Rami Abu Al-Auf. (Raja’s son)
      20. Amir Rami Abu Al-Auf. (Raja’s son)
      21. Amal Jamil Al-Kulk, 34 years old
      22. Sameh Fawaz Al-Kulk, 28 years old
      23. Saadia Youssef Al-Kulk, 28 years old
      24. Izzat Moeen Al-Kulk, 44 years old
      25. Adham Ezzat Al-Kulk, 3 years old
      26. Qusay Sameh Al-Kulk, 1 year old
      27. Abdul Hamid Fawaz Al-Kulk, 22 years old
      28. Amin Mohammad Al-Kulk, 85 years old
      29. Mohammad Awni Al-Kulk, 17 years old
      30. Ayat Ibrahim Al-Kulk, 19 years old
      31. Ahmad Shukri Al-Kulk, 17 years old
      32. Reham Fawaz Al-Kulk, 30 years old
      33. Fawaz Shukri Al-Kulk, 55 years old

  • Update: “Israeli Soldiers Kill 30 Palestinians, Including Children, In Gaza”
    May 13, 2021– – IMEMC News
    https://imemc.org/article/update-israeli-soldiers-kill-28-palestinians-including-children-in-gaza

    The Israeli army continued its bombardment and shelling of Palestinian homes, structures, and facilities, Wednesday, leading to the death of at least 30 Palestinians, including children.

    In the latest bombing on Wednesday at night, largely targeting many homes and residential towers, the army killed eight Palestinians, including two children.

    1-Mohammad Nahedh Abu Sakran, 26, Gaza city.
    2-Ahmad Ibrahim Abu Sakran, 65, Gaza city.
    3_Ammar Taiseer Mohammad al-’Amour, 11, Khan Younis.
    4-Hamada Ayed Atiya al-‘Amour, 13, Khan Younis.
    5-Sami Sa’id Mohammad al-‘Omar, 41, Gaza city.
    6-Tal’at Jamil Mahmoud Agha, 37, Gaza city.
    7-Waleed Mousa Khaled al-Omar, 56, Gaza city.
    8-Atef Abdul-Rahma Jom’a al-Omar, 48, Beit Lahia.
    9-Na’el Khaled Younis al-Omar, 23, Beit Lahia.
    10-Hammad Ayyad Mansour al-Omar, 86, Rafah
    .

    #Palestine_assassinée #noms_victimes

  • Updated: “Israeli Soldiers Kill Twenty Palestinians In Gaza”
    May 12, 2021 – – IMEMC News
    https://imemc.org/article/israeli-soldiers-kill-eighteen-palestinians-in-gaza

    Israeli soldiers killed, Wednesday, at least twenty Palestinians during ongoing bombardment and shelling targeting all parts of the besieged and impoverished Gaza Strip. The Israeli missiles struck homes, residential buildings, infrastructure, streets, and many other facilities.

    The slain children Mariam and her brother Mohammad
    Update: In a recent airstrike at night, Wednesday, the Israeli missiles killed two children, identified as Mariam Mohammad Odah at-Tilbani, 3, and her brother Zeid, 5, in their home in Tal al-Hawa neighborhood, in Gaza city.

    Media sources in Gaza said the soldiers killed three Palestinians and injured at least one, in an Israeli airstrike in the Nusseirat refugee camp, in central Gaza.

    They added that the Israeli missiles targeted Palestinians and buildings in one of the alleys of the refugee camp; the two slain Palestinians, and the injured, were moved to the nearby Al-Aqsa Hospital.

    In addition, Palestinian medics and rescue teams found the corpse of one Palestinian under the rubber of a building in Beit Hanoun, in northern Gaza. Two Palestinians were killed in the Israeli strikes on the building, and the third is the one whose corpse was found today.

    In Rafah, in the southern part of the Gaza Strip, the soldiers killed an elderly Palestinian man, and a child, when the army fired missiles into agricultural lands in Rafah, in the southern part of the Gaza Strip.

    According to the Health Ministry in Gaza, Israeli missiles have killed more than 65 Palestinians, including sixteen children and five women, in addition to the injury of more than 365 Palestinians, many of them are in critical conditions.

    Two of the slain Palestinians, Sa’id Salem al-Hatto, 65, and his wife, Maysoon, 60, were killed in an Israeli airstrike that targeted a car they were in the as-Sabra neighborhood in Gaza city.

    The same attack led to the death of Mustafa Mazen Kardiya, 37, Abdul-Salam Mahmoud al-Ghazali, 28, and Nader Mohammad al-Ghazali, 47.

    The slain Palestinians have been identified as:

    1- Mariam Mohammad Odah at-Tilbani, 3, Gaza city.
    2- Zeid Mohammad Odah at-Tilbani, 5, Gaza city.
    3- Mohammad Ahmad Abu Amsha, 40, Beit Hanoun.
    4- Ahmad Walid at-Talla’ al-Omar, 30, Nusseirat.
    5- Hamza Nasser, 11, Gaza city.
    6- Sa’id Hashem’s al-Hatto, 65, Gaza city.
    7-Maisoon Zaki Hashed al-Hatto, 60, Gaza city. (Sa’id’s wife)
    8- Jamal Mohammad Sa’id Zibda, 65, Gaza city.
    9- Bassel Abdul-Karim Issa, Gaza city.
    10- Awad Nabil Abu Salmiya, 34. Gaza city.
    11- Abdul-Salam Mahmoud al-Ghazali, 29, Gaza city.
    12- Nader Mohammad Nabeeh al-Ghazali, 47, Gaza city.
    13- Mustafa Mazen Salem Kardiya, 32, Gaza city.
    14- Mansour Yousef Hasan el-Dremle, 67, Gaza city.
    15- Mahmoud Ahmad Abu Amer, 38, Khan Younis.
    16- Majed Abed-Rabbo Mahmoud Abu Sa’ada, 58, Khan Younis.
    17- Hadeel Khaled Arafa al-Omar, 27, Khan Younis.
    18- Miami Abdullah Arafa al-Omar, 49, Khan Younis.
    19- Mahmoud Kamil Kalousa, 29, Khan Younis.
    20- Bashar Ahmad Sammour, 17, Khan Younis.

    – First publish on: May 12, 2021 at 22:54

    #Palestine_assassinée #noms_victimes

  • Langage égalitaire : vers une rationalisation des procédés et des approches

    L’écriture inclusive, vaste sujet de polémique de ces dernières années, « péril mortel » pour certaines personnes, relève d’enjeux historiques et sociaux de plusieurs siècles. À partir d’une histoire de la #langue et des #femmes, l’historienne Éliane Viennot a étudié le phénomène de #masculinisation de la #langue_française, sous l’impulsion de l’#Académie_française, dès le 17e siècle. Le #langage n’est pas immuable, il se construit socialement selon des codes et au fil des siècles, il participe à l’#invisibilisation des femmes à travers un credo bien célèbre : « le masculin l’emporte sur le féminin. » Éliane Viennot propose des recommandations d’usage pour un #langage_égalitaire qui intègre les femmes et les hommes. Du #point_médian et des #accords jusqu’à la féminisation des #noms_de_métiers, ces usages interrogent les #représentations de #genre dans nos sociétés à travers l’écrit.

    https://journals.openedition.org/chrhc/14838

    #écriture_inclusive #histoire #égalité

  • Villes et pays continuent d’être rebaptisés en Afrique afin d’effacer le lien colonial

    En #Afrique_du_Sud, #Port_Elizabeth s’appellera désormais #Gqeberha. Les changements de nom de lieux sont étroitement liés à la #décolonisation ou aux fluctuations de régime politique.

    L’Afrique n’est pas une exception. De tout temps, les changements de toponymie ont été des marqueurs de l’histoire, souvent pour la gloire des vainqueurs, avec la volonté de tourner la page d’un passé fréquemment honni. L’exemple de l’Afrique du Sud, qui vient d’entériner le remplacement du nom de la ville de Port Elizabeth, illustre la volonté d’effacer le passé colonial du pays. Celle-ci portait en effet le nom de l’épouse du gouverneur du Cap, Sir Rufane Donkin, « fondateur » de la ville en 1820, à l’arrivée de quelques 4 000 migrants britanniques.

    Les initiateurs de ce changement de toponymie le revendiquent. Rebaptiser la ville est une manière d’inscrire le peuple noir dans l’histoire du pays et de rendre leur dignité aux communautés noires. Port Elizabeth s’appelle désormais Gqeberha qui est le nom, en langue Xhosa, de la rivière qui traverse la ville, la #Baakens_River. Mais c’est aussi et surtout le nom d’un de ses plus vieux Townships.

    #Uitenhage devient #Kariega

    La ville voisine d’Uitenhage est elle aussi rebaptisée Kariega. Les tenants de ce changement ne voulaient plus de référence au fondateur de la ville, #Jacob_Glen_Cuyler. « Nous ne pouvons pas honorer cet homme qui a soumis notre peuple aux violations des droits de la personne les plus atroces », explique Christian Martin, l’un des porteurs du projet.

    https://www.youtube.com/watch?v=TJLmPSdNh-k&feature=emb_logo

    Jusqu’à présent, rebaptiser les villes en Afrique du Sud s’était fait de façon indirecte, notamment en donnant un nom à des métropoles urbaines qui en étaient jusqu’ici dépourvues. Ainsi, Port Elizabeth est-elle la ville centre de la Métropole de #Nelson_Mandela_Bay, qui rassemble plus d’un million d’habitants.

    Si Pretoria, la capitale de l’Afrique du Sud, a conservé son nom, la conurbation de près de trois millions d’habitants et treize municipalités créée en 2000 s’appelle #Tshwane. Quant à #Durban, elle appartient à la métropole d’#eThekwini.

    Un changement tardif

    Ces changements de nom se font tardivement en Afrique du Sud, contrairement au reste du continent, parce que quoiqu’indépendante depuis 1910, elle est restée contrôlée par les Blancs descendants des colonisateurs. Il faudra attendre la fin de l’apartheid en 1991 et l’élection de Nelson Mandela à la tête du pays en 1994 pour que la population indigène se réapproprie son territoire.

    Pour les mêmes raisons, la #Rhodésie_du_Sud ne deviendra le #Zimbabwe qu’en 1980, quinze ans après l’indépendance, lorsque le pouvoir blanc des anciens colons cédera la place à #Robert_Mugabe.
    Quant au #Swaziland, il ne deviendra #eSwatini qu’en 2018, lorsque son fantasque monarque, #Mswati_III, décidera d’effacer la relation coloniale renommant « le #pays_des_Swatis » dans sa propre langue.

    Quand la politique rebat les cartes

    Une période postcoloniale très agitée explique aussi les changements de nom à répétition de certains Etats.

    Ainsi, à l’indépendance en 1960, #Léopoldville capitale du Congo est devenue #Kinshasa, faisant disparaître ainsi le nom du roi belge à la politique coloniale particulièrement décriée. En 1965, le maréchal #Mobutu lance la politique de « #zaïrisation » du pays. En clair, il s’agit d’effacer toutes traces de la colonisation et de revenir à une authenticité africaine des #patronymes et toponymes.

    Un #Zaïre éphémère

    Le mouvement est surtout une vaste opération de nationalisation des richesses, détenues alors par des individus ou des compagnies étrangères. Le pays est alors renommé République du Zaïre, ce qui a au moins le mérite de le distinguer de la #République_du_Congo (#Brazzaville), même si le nom est portugais !

    Mais l’appellation Zaïre était elle-même trop attachée à la personnalité de Mobutu. Et quand le dictateur tombe en 1997, le nouveau maître Laurent-Désiré Kabila s’empresse de rebaptiser le pays en République démocratique du Congo. Là encore, il s’agit de signifier que les temps ont changé.

    Effacer de mauvais souvenirs

    Parfois le sort s’acharne, témoin la ville de #Chlef en #Algérie. Par deux fois, en 1954 puis en 1980, elle connaît un séisme destructeur. En 1954, elle s’appelle encore #Orléansville. Ce nom lui a été donné par le colonisateur français en 1845 à la gloire de son #roi_Louis-Philippe, chef de la maison d’Orléans.

    En 1980, l’indépendance de l’Algérie est passée par là, la ville a repris son nom historique d’#El_Asnam. Le 10 octobre 1980, elle est une nouvelle fois rayée de la carte ou presque par un terrible #tremblement_de_terre (70% de destruction). Suite à la catastrophe, la ville est reconstruite et rebaptisée une nouvelle fois. Elle devient Chlef, gommant ainsi les références à un passé dramatique...

    https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/societe-africaine/villes-et-pays-continuent-d-etre-rebaptises-en-afrique-afin-d-effacer-l

    #colonisation #colonialisme #noms_de_villes #toponymie #toponymie_politique #Afrique

  • #Ivry-sur-Seine : clash en Conseil municipal suite aux réactions à la #balade_décoloniale

    A Ivry-sur-Seine, la balade décoloniale organisée par un collectif d’associations fin janvier pour inviter à rebaptiser plusieurs noms de rue de la ville, a donné lieu à une tribune radicalement opposée de la part d’un élu. Le débat s’est invité de façon paroxystique au Conseil municipal de ce jeudi 11 février.

    Tout commence fin janvier par l’organisation d’une marche décoloniale dans la ville, par un collectif d’associations (Collectif Abyayala, Collectif Romain Rolland, collectif Ivryens contre la loi « séparatismes », Convergence Citoyenne Ivryenne (CCI), Front uni des Immigration et des Quartiers Populaire). “Les noms des rues ne sont pas choisis par hasard, ils revêtent une dimension hautement symbolique et mémorielle. Force est de constater qu’en France, les rues sont bien souvent à la gloire de l’empire colonial. Interpeler et questionner ces noms, n’est ni une lubie, ni une question secondaire, mais bien une nécessité, même un devoir. La ville d’Ivry-sur-Seine n’est malheureusement pas épargnée par ces choix de noms de rue. On ne bâtit pas d’avenir commun sans remettre en cause les crimes contre l’humanité qu’ont été l’esclavage et la colonisation”, motive le collectif.

    5 rues rebaptisées

    Le 23 janvier, 80 personnes (selon le collectif) se retrouvent donc pour rebaptiser 5 rues. La rue #Christophe_Colomb (navigateur du 15ème siècle considéré comme le découvreur de l’Amérique) est rebaptisée rue de la lutte pour l’indépendance des peuples colonisés, la rue Jules Ferry (homme d’Etat français connu notamment pour l’instauration de l’enseignement obligatoire, gratuit et laïc en 1881, partisan actif de l’expansion coloniale) en rue #René_Vautier (réalisateur et scénariste anticolonialiste, connu notamment pour son film Avoir vingt ans dans les Aurès), la rue #Paul_Bert (médecin et ministre de la 3ème République qui a porté l’instruction publique, laïque gratuite pour tous, soutien de la colonisation) en rue #Lalla_Fatma_N’Soumer (figure du mouvement de résistance à la colonisation de l’Algérie), la rue #François_Mitterrand (président de la République de 1981 à 1995) en rue #Aroua_Keïta (figure de l’indépendantisme, du syndicalisme et du féminisme au Mali) et la place du 8 mai 1945 en 8 Mai 1945 jour de fête : victoire contre le nazisme Jour de deuil : #massacres_coloniaux à #Setif, #Guelma et #Kherrata.

    Pétition et tribune pour rebaptiser les rues

    Pour donner suite à cette marche, le collectif Abyayala lance une pétition sur Change.org pour demander à la mairie de changer le nom de la rue Christophe Colomb. “Loin du mythe du valeureux « découvreur des Indes », Christophe Colomb fut la main armée des volontés d’expansion du Vieux Monde. Son arrivée de l’autre côté de l’océan Atlantique en 1492 est le début de la colonisation européenne sur le continent américain, pose le collectif. Contrairement aux croyances inculquées, le continent n’était ni vierge, ni inhabité et certainement pas à disposition. L’Amérique n’a pas été découverte mais envahie. Cette entreprise se déroula de façon violente, les indigènes furent massacré·es, violé·es, spolié·es de leurs terres et de leurs identités.” Voir la pétition qui a recueilli à ce jour une centaine de signatures : https://www.change.org/p/mairie-d-ivry-sur-seine-pourquoi-une-rue-christophe-colomb-%C3%A0-ivry-sur-s ?

    Les élus du groupe CCI (membre de la majorité municipale) appuient de leur côté la démarche dans l’espace de libre expression qui leur est dévolu dans le numéro de février du magazine municipal. “A peine 5% des rues rendent hommage à des femmes, l’héritage des luttes anticoloniales et contre l’esclavage ou encore l’histoire de l’immigration sont quasi absents”, déplorent Ratiba Meddas et Mehrez Mraidi dans leur tribune. “La rue du 17 octobre 1961 est attendue depuis plus de 10 ans, l’esclavage et la colonisation peinent parfois à être considérés comme ce qu’ils sont, des crimes contre l’humanité,… Pire, il reste dans notre espace urbain la trace de figures historiques associées à ces crimes”, poursuivent-ils, invitant la municipalité à “accompagner ce travail critique sur le passé et ses conséquences sur le présent” et “mettre davantage en valeur les figures émancipatrices issues de ces histoires.”

    “Une #honte faite à la République”

    Pour Sébastien Bouillaud (LR), conseiller municipal d’opposition, cette marche “est une honte faite à la République” et l’élu fustige l’initiative dans une tribune signée sur Ivry Off, un site qui se revendique comme un “blog alternatif” qui “assume son ton critique à l’égard des gestionnaires et élus de la cité.” Pour l’élu d’opposition, la marche “aurait dû être interdite et condamnée par le maire, qui par la même occasion aurait dû sanctionner les élus qui y ont participé.”

    L’élu durcit ensuite le ton vis-à-vis du groupe Convergence Citoyenne Ivryenne (CCI). “Les élus de ce collectif profitent d’ailleurs régulièrement de la tribune du conseil municipal pour déclamer des discours communautaires qui n’ont rien à faire en son sein. Au fur et à mesure que l’islamo-gauchisme prospère à Ivry, la République recule”, estime le conseiller d’opposition qui considère que “les commémorations publiques deviennent des lieux de division plus que de rassemblement” et “des lieux de diffusion de messages politiques où l’extrême gauche peut critiquer encore et toujours la République et le capitalisme”, “occasion de flatter telles ou telles communautés pour des raisons électoralistes.” Et l’élu de conclure son propos par “La question qui se pose aujourd’hui est bien évidemment dans quel état Ivry sera-t-elle dans 5 ans ? Mais surtout, à quel point la majorité en place sert-elle des causes obscures voire anti-républicaines ?”
    “La honte de la République, c’est l’histoire coloniale”

    C’est dans ce contexte que le débat s’est invité en Conseil municipal, la majorité faisant usage du droit de poser une question au maire prévu par le règlement intérieur, pour lui demander de réagir publiquement à cette tribune. C’est Bernard Prieur, adjoint à la citoyenneté, qui porte la question, fustigeant “des dénonciations calomnieuses” et “un discours de division”. Pour rappel, la question au maire, qui ne constitue pas une délibération soumise au vote, appelle une réponse du maire sans qu’elle soit suivie de débat. En réponse, le maire, Philippe Bouyssou (PCF) fait part de son étonnement sur la forme de la tribune. “Je ne l’avais jamais entendu tenir des propos aussi violents et réactionnaires à notre égard”, et dénonce une manœuvre de division. “La honte de la République, c’est l’histoire coloniale, ce-sont ses vols, ses pillages, ses expropriations, ses crimes, ses viols, ses massacres commis au nom de la quête du profit et d’une soi-disant race supérieure”, poursuit l’édile, citant des propos Jules Ferry justifiant la colonisation de “barbares” à “civiliser” avant de conclure en invitant à “l’apaisement”, et en demandant à Sébastien Bouillaud de retirer sa tribune.

    Alors que l’intéressé souhaite réagir, le maire lui donne la parole, indiquant que c’est à titre “exceptionnel”, par rapport aux modalités prévues pour les questions aux maire dans le règlement intérieur.

    “Si je me suis permis d’écrire cette tribune c’est car j’ai vu circuler des vidéos montrant des propos terribles sur la France qui m’ont choqué et heurté. Je veux bien qu’on lance un débat sur l’histoire de France mais pas de cette façon là”, répond donc Sébastien Bouillaud invitant à un débat apaisé.
    Quand le débat sur la marche décoloniale est déporté sur le terrorisme islamiste

    Philippe Hardouin, conseiller d’opposition du groupe LREM demande alors aussi la parole et embraye sans transition sur la question du terrorisme islamiste, faisant implicitement un lien direct entre les deux sujets. “Pour nous l”ennemi, c’est le fanatisme religieux”, résume-t-il en poursuivant sur le séparatisme et la nécessité d’un débat sur la laïcité jusqu’à ce que le maire lui demande d’arrêter de parler, lui indiquant que sa réaction est “complètement hors sujet”. Philippe Hardouin, lui, souhaite poursuivre mais le micro lui est coupé. “Je vous félicite d’avoir coupé le micro, c’est un signe de faiblesse”, réagit-il. “Il n’y a autour de moi ni communautariste, ni islamiste, ni islamogauchiste. Il n’y a ici que des Ivryennes et des Ivryens et j’aimerais que chacun se respecte”, conclut le maire.

    Alors que le point suivant de l’ordre du jour est à l’initiative de Sabrina Sebaihi, adjointe écologiste, celle-ci demande une suspension de séance. “Je suis très gênée par le débat de ce soir”, motive l’élue, visiblement émue.

    “Nous n’avons plus rien à faire dans ce Conseil ce soir”, reprendra Philippe Hardouin au moment de la reprise de séance, quittant la salle avec les élus du groupe LREM et du groupe de Sébastien Bouillaud.

    La séance s’est ensuite prolongée jusqu’à 2 heures du matin, le temps d’épuiser l’ordre du jour.

    https://94.citoyens.com/2021/ivry-sur-seine-clash-en-conseil-municipal-suite-aux-reactions-a-la-bala

    #toponymie #colonisation #colonialisme #toponymie_politique #France #noms_de_rue

    ping @cede

    • Pour faire suite à cet article :

      Une tribune du maire de Ivry dans Regards :
      Philippe Bouyssou, Maire PCF d’Ivry-sur-Seine, invité de la Midinale de Regards, mercredi 24 mars 2021.

      Il faut enseigner la culture de la paix et de la tolérance

      Sur la marche décoloniale à Ivry-sur-Seine
      « Cette marche décoloniale est une initiative libre, démocratique et citoyenne donc je ne me sens pas en tant que maire d’une commune la volonté de contrôler ou d’interdire quoi que ce soit sur le territoire de ma commune. »
      « Les habitants d’Ivry-sur-Seine sont issus de l’immigration majoritairement d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne - avec beaucoup de maliens - et ça a accéléré la tension autour de ces questions. »
      « Aux dernières municipales, on a ouvert nos listes à un tiers de citoyens en demandant aux gens de nous dire qui ils aimeraient voir siéger au conseil municipal : les jeunes, de manière vraiment massive et impressionnante, se sont saisis de cette opportunité et ils ont proposé à des copains, des responsables d’associations ou des jeunes de leurs cités. »
      « On a le conseil municipal qui compte en proportion le plus de binationaux et c’est révélateur de notre société qui est multiculturelle. »
      « On est une ville populaire, métissée et solidaire. »

      Sur la question raciale et la question sociale
      « Il faut arrêter de se diviser entre les blancs et les moins blancs, les blancs et les pas blancs, je m’en fiche complètement : on est tous ensemble dans la même société. Et comme je suis communiste, j’ai tendance à penser que la lutte des classes a encore du sens. »
      « La loi séparatisme est une absurdité totale. »
      « Si danger il y a, c’est qu’on est en face de deux projets de société : il y a un projet de société que j’essaie de porter, celui d’une société du tout ensemble dans une société métissée, qui s’enrichit des différences des uns et des autres. Et puis il y a une vision de la société réactionnaire et restrictive. »
      « Il y a un problème sur la vision qu’on peut avoir les uns et les autres de la laïcité avec une instrumentalisation de la laïcité. »

      Sur les conséquences du débat public et les tensions que ça peut générer
      « Il n’y a pas de tensions interculturelles dans la ville d’Ivry. Je prends un exemple : on a la chance d’avoir une synagogue dans le centre-ville d’Ivry (…). Je note aucune agression antisémite ces dernières années. »
      « Tous les ans à Ivry-sur-Seine, pendant une semaine, on fait la semaine de la mémoire du génocide des juifs et des tsiganes, de la lutte contre toutes les discriminations et de la prévention des crimes contre l’humanité. On le fait en partenariat avec les enseignants et l’Education nationale (…). Ça fait 17 ans qu’on organise cet événement et j’ai l’impression que cet enseignement de la culture de la paix et de la tolérance, d’un rapport riche à l’autre, laisse des traces positives. »
      « Je note aucun conflit dans l’espace public. Il y a des conflits de bandes par moments entre cités et quartiers mais ça n’a rien d’inter-ethnique. »

      Sur les réunions non-mixtes
      « Je ne suis pas du tout d’accord [avec le fait que le PCF parle d’enfermement identitaire de l’UNEF]. »
      « Je n’ai pas d’opinion sur le fait que ceux qui se sentent victimes de discrimination et qui ont des choses en commun ressentent le besoin de se voir entre eux pour en causer. »
      « Je suis homosexuel et il a pu m’arriver, dans d’aller dans des assos gays : selon la manière dont on vit les discriminations, on peut à mon moment avoir envie de se retrouver entre personnes qui vivent les mêmes discriminations pour en causer. »
      « Je suis pour l’intersectionnalité des luttes, pour que toutes les luttes contre les discriminations et qui visent à la libération se rejoignent. »
      « J’aimerais bien entendre tous les gens qui accusent l’UNEF d’avoir organisé des réunions entre racisés ou entre filles, se prononcer sur les loges maçonniques non-mixtes… »

      Sur le PCF et les luttes antiracistes
      « Un parti qui a 100 ans a forcément une histoire longue. »
      « On n’a pas changé d’appellation à chaque fois que les mentalités ont évolué : on est resté le PCF. »
      « Dans l’histoire du PCF, il y a des zones d’ombre et il faut les assumer. A la fin des années 70, début 1980, on a fait de grosses conneries et on a pris un retard considérable et on n’a pas vu ce qui était en train de bouger dans la société et ça nous a mis hors-jeu de plein de choses. Le dire, c’est l’assumer et l’analyser. »
      « A Ivry, il y a eu des quotas sur les colonies de vacances parce qu’il fallait qu’il n’y ait pas trop d’enfants d’immigrés et parce que l’on considérait que c’était aux villes communistes d’accueillir toutes les populations migrantes. »
      « Le Parti communiste a beaucoup progressé sur ces questions [antiracistes]. »
      « J’ai été très déçu que la moitié du groupe communiste [à l’Assemblée nationale] se contente de s’abstenir sur le projet de loi séparatisme. Et je remercie les députés communistes qui ont voté contre : j’ai été soulagé de voir qu’il y avait des camarades communistes dans le groupe parlementaire. Je ne m’explique pas comment les autres ont pu s’abstenir… Celle d’André Chassaigne par exemple ne m’a pas convaincu du tout ! Je suis en complet désaccord… Comme quoi, même chez les communistes, il y a de la diversité, c’est normal. »

      Sur la situation liée au Covid
      « On est dans une phase d’anxiété, de ras-le-bol et de déprime. »
      « Ce qui est le plus insupportable, c’est l’attente avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, de chaque prise de parole du Premier ministre. »
      « Ils vont faire de grands vaccinodromes mais ça ne va pas faire la maille : ça ne va remplir qu’une toute petite partie des besoins de couverture de l’immunité collective. »
      « Il faut réquisitionner des entreprises et fabriquer des lignes de vaccins. »
      « Il faut déclencher un plan d’urgence pour les hôpitaux parce que, malheureusement, des pandémies, il y en aura d’autres. »
      « Je veux que l’on réouvre les cinémas, les théâtres et les musées parce que c’est vital pour les gens. »

      L’entretien est disponible sur youtube : https://www.youtube.com/watch?v=HzxJ0lZUG_0

  • Strade della memoria

    Ospiti di Paolo Di Paolo la storica #Giulia_Albanese che si è occupata tra l’altro di toponomastica fascista e antifascista e la scrittrice Edith Bruck, sopravvissuta alla Shoah, che racconta il suo nuovo libro Il pane perduto (La Nave di Teseo); la cantante Antonella Ruggiero presenta il suo ultimo album Empatia; Cristina Faloci intervista Maria Pia Ercolini, fondatrice e presidente dell’associazione «Toponomastica femminile» e dell’omonima pagina Facebook. Giuseppe Patota ci illustra il secondo capitolo del suo Dante Tascabile


    https://www.raiplayradio.it/audio/2021/01/LA-LINGUA-BATTE---Strade-della-memoria-b1814f4d-7861-4c01-863e-50814bf1

    #audio #podcast
    #toponymie #toponymie_politique #fascisme #anti-fascisme #Italie #noms_de_rue

  • The Disturbing History of Tobacco

    Tobacco: slaves picked it, Europe smoked it, and the Tobacco Lords of Glasgow grew filthy rich on the profits. Their legacy can be found in the street names across the ‘Merchant City’, but not a single street bears the name of the slaves that made them their fortunes.

    https://www.youtube.com/watch?v=y_YDMbLXtx0

    #Glasgow #esclavage #toponymie #toponymie_politique #noms_de_rue #UK #Ecosse #histoire #tabac #Jamestown #Bunce_island #plantation #géographie_urbaine #Merchant_city #John_Glassford #vidéo

    • #utopie #noms_de_ville #nom_de_villes #Auroville #Brasilia #Akon_city

      Auroville, Brasilia et Akon city (2). Les noms des villes utopiques

      À ville nouvelle, nouveau nom. Ce nom porte en lui le dessein, le projet particulier dont la ville est investie. Ces néotoponymes parlent d’eux-mêmes. Ils sont le prolongement métonymique de quelque chose, d’un autre lieu, d’une pensée, d’une personne. Ils révèlent la dimension plus ou moins altruiste, plus ou moins philosophique et spirituelle des intentions de leurs créateurs·trices.
      Villes nouvelles et néotoponymes

      L’histoire et l’étude des noms propres, l’onomastique, entretiennent des liens proches (Baylon et Fabre 1982). Les noms de lieux changent fréquemment (Gonac’h 2007 : 101) en dépit d’une illusion de stabilité (Barberis et al. 1989 : 63). Ils évoluent « soit en fonction des transformations de la réalité géographique, soit à la suite de décisions reflétant la volonté des locuteurs » (ibid.). On regroupe les nouveaux noms de lieux dans la catégorie des néotoponymes (que l’on oppose aux paléotoponymes, les noms géographiques disparus). La toponymie reflète de nombreux enjeux, dont les changements onomastiques sont révélateurs :

      La néotoponymie révélerait donc les déséquilibres, les tensions, les conflits et parfois les régulations préalables à la normalisation toponymique. (Lajarge et Moise 2008)

      Ainsi, au large de la future cité sénégalaise, dans l’île de Gorée, symbole de la traite des esclaves, la place de l’Europe va être renommée place de la Liberté, en réponse à « la vague de violence raciale dont la communauté noire et afrodescendante est régulièrement victime » et notamment à la mort de George Floyd lors de son arrestation en 2020, selon les précisions de la mairie de l’île. C’est ainsi que « le néotoponyme permet une saisie des réalités territoriales » (Lajarge et Moise 2008, en ligne).

      Choisi par Juscelino Kubitschek, le nom Brasilia avait déjà été suggéré en 1821 par un député brésilien aux Cortes de Lisbonne, et repris en 1823 par José Bonifácio (Vidal 2002, en ligne : § 53). La légendaire Brasilia serait « surgie de nulle part » mais en réalité la ville s’implante sur trois municipalités de Goiás : Planaltina, Formosa et Luziânia (Coelho Sutton 2017 : 257). Le néotoponyme Brasilia n’a pas pour origine un anthropotoponyme comme Auroville et Akon city. Il vient du nom propre Brésil, qui est initialement celui d’un bois précieux originaire de ce pays (Rey 2016 : 308). Il s’agit d’un glissement de sens métonymique (Siblot et Leroy 2000), réalisé à partir d’une composante particulière du lieu (une essence de bois), sélectionnée parmi d’autres. Le suffixe –ia, fréquent dans la formation des toponymes, est la marque en portugais d’un diminutif affectueux. Brasília pourrait donc être traduit par « petit Brésil » (Vidal 2002, en ligne : § 54). Ce nom dérivé fait de la ville l’emblème du pays dont elle porte le nom (voir Coelho Sutton 2017) et permet un élargissement de la référence au pays tout entier.

      Akon, ce nouveau nom pour une nouvelle ville, fait oublier d’autres toponymes, ceux des villages sénégalais sur l’emplacement desquels s’implantera la ville : Mbodiène, où commenceront les travaux début 2021, mais aussi vingt-quatre autres villages, Ndiamane, Velingara, etc. (région de Thiès), qui viendront s’ajouter aux nombreux paléotoponymes déjà existants. À terme, la ville nouvelle devrait couvrir 500 hectares et accueillir 300 000 personnes. À nouveau nom, nouveau référent géographique et social. Absorbés par ce projet ambitieux, les villages y perdront forcément leur identité socioculturelle et de nouvelles représentations prendront forme. L’analyse des toponymes permet de comprendre « le changement social en cours et les rapports de pouvoir entre des acteurs sociaux situés dans l’espace » (Lajarge et Moise 2008, en ligne). Dans le cas d’Akon, les acteurs sociaux sont répartis sur plusieurs continents, la ville sénégalaise devant attirer les Afroaméricains. On peut cependant s’étonner du nom donné à cette ville, qui n’éveille en rien le travail mnésique souhaité par son créateur :

      Une de mes plus grandes motivations, c’est que quand je suis aux États-Unis, je rencontre beaucoup d’Afro-Américains qui ne comprennent pas vraiment leur culture. J’ai donc voulu construire une ville ou un projet comme celui-ci pour leur donner la motivation de venir voir d’où ils viennent. (propos rapportés sur capital.fr)

      Le toponyme Akon n’évoque en rien le « village des cultures africaines » qu’entend y créer le musicien afrosénégalais. À l’architecte, il commande : « Je veux que l’architecture ressemble aux vraies sculptures africaines qu’ils font dans les villages. Les formes sont peut-être bizarres, mais au moins elles sont africaines » (capital.fr). Il s’agit bien d’une représentation autre, par la ressemblance, de ce qui fait la spécificité africaine.
      De l’anthroponyme au toponyme

      Dans le cas présenté ici, au phénomène de néotoponymie se jouxte un phénomène d’anthropotoponymie et d’éponymie. Le nom de la ville est celui de l’éponyme Akon, le rappeur américain d’origine sénégalaise, de son nom de baptême Alioune Badara Thiam, né le 16 avril 1973 à Saint-Louis (Missouri). Un anthropotoponyme comme Akon marque la relation des énonciateurs·trices à leur environnement (Cheriguen 1994 par exemple). Mais surtout, l’anthropotoponyme donne pérennité à l’anthroponyme source. C’est d’ailleurs le cas de tout éponyme. On pense au fameux exemple de poubelle qui vient du nom éponyme du préfet Eugène-René Poubelle, l’inventeur de la boîte à ordures en 1883 et du tout-à-l’égout en 1894. Dans cet exemple, la désignation poubelle n’est pas donnée par le porteur éponyme. Les antonomases (ces noms propres devenus noms communs) relèvent d’ailleurs rarement de la volonté du porteur éponyme. Ils sont généralement donnés par autrui afin d’honorer et de pérenniser la mémoire d’une personnalité ayant œuvré pour la communauté. Le nom magnolia par exemple a été donné à une fleur au tout début du XVIIIe siècle par le voyageur botaniste Charle Plumier en l’honneur du Montpelliérain Pierre Magnol, professeur de médecine et directeur du jardin des plantes de Montpellier. C’est aussi lui qui nomma le bégonia (pour Michel Bégon), le fuchsia (pour Leonhart Fuchs), le lobélia (pour Mathias de l’Obel). Hors de la botanique, les exemples sont aussi nombreux dans le domaine des noms de mesure (ampère, watt, volt, hertz, etc.) et des grandes découvertes (la pasteurisation inventée par Louis Pasteur, l’appertisation par Nicolas Appert).

      De la même façon, de nombreux lieux portent le nom d’une personnalité. Ces anthropotoponymes sont eux aussi souvent donnés par autrui, en forme d’hommage. On pense bien sûr aux très nombreux hagiotoponymes (noms de saints utilisés comme noms de lieux). Mais il existe aussi de nombreux anthropotoponymes profanes. Le détroit de Béring doit son nom au navigateur Vitus Béring (1681-1741), un explorateur danois au service de la marine russe qui traversa le détroit durant l’été 1728. Léopoldville est le nom donné en l’honneur du roi belge Léopold II par l’explorateur Henry Morton Stanley qui découvre le site en 1881 et y fonde une station, après avoir fait signer aux occupants bantous un acte de cession dans une langue inconnue d’eux. En 1966, avec l’indépendance, la ville est rebaptisée Kinshasa (littéralement « le marché au sel »). Ce sont des choix de dénomination réfléchis et sélectionnés en fonction de leur lien avec d’autres éléments. Citons encore Lumumbaville , ville dont la création fut décidée le 13 mai 2013 en l’honneur du premier ministre de la République démocratique du Congo assassiné en 1961, Patrice Lumumba. Le nom Auroville appartient à cette même catégorie d’anthropotoponymes donnés en hommage. Auroville est inspirée par la pensée du philosophe hindou spiritualiste adulé Sri Aurobindo. Le nom de la ville a été donné en son hommage par une tierce personne, sa compagne Mirra Alfassa. En outre, dans les discours présentant la ville et sur son site officiel, une autre étymologie lui est attribuée par la périphrase définitionnelle métaphorique qui la requalifie, « la ville de l’aurore ». Le nom propre Aurobindo a été tronqué (Auro- pour Aurobindo), ce qui laisse possible un feuilletage sémantique et métaphorique (auro pour Aurobindo mais aussi pour aurore). L’ajout de –ville lui fait perdre son caractère singulier en l’incluant dans la catégorie des villes. Ces modifications effacent en partie le référent originel (Aurobindo).

      Avec Akon city, la référence est tout autre. On retrouve certes la catégorisation « ville » par l’ajout de city à l’anthroponyme Akon, ce qui évite toute ambigüité référentielle entre l’homme et la ville. Mais l’absence de transformation de l’éponyme (Akon) donne une importance égale au référent-cible (pour reprendre la terminologie de Laurent 2016 ), la ville, et au référent-source, le chanteur Akon. Ce nom obtenu par glissement métonymique (du créateur vers sa création) a été attribué à la ville par le porteur éponyme lui-même, dans une forme d’auto-célébration. Sur le plan de la linguistique énonciative, on pourra donc distinguer les anthropotoponymes réfléchis (donnés par les porteurs éponymes) et les anthropotoponymes non réfléchis. Les anthropotoponymes réfléchis comme Akon peuvent être considérés comme un marqueur spatial discursif d’une forme de mégalomanie qui s’associe aux marqueurs architecturaux de folie des grandeurs ou de toute puissance comme l’élévation et la forme sphérique.
      La puissance utopique de la sphère

      La mégalomanie que marque peut-être le choix du nom s’adosse à celle de l’architecture et à ces élancées vertigineuses vers le ciel qui évoque une autre utopie, celle de la tour de Babel, conçue par des hommes dans le but de toucher le ciel :

      Allons ! bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. L’Éternel descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l’Éternel dit : Voici, ils forment un seul peuple et ont tous une même langue, et c’est là ce qu’ils ont entrepris ; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu’ils auraient projeté. Allons ! descendons, et là confondons leur langage, afin qu’ils n’entendent plus la langue, les uns des autres. (Livre de la Genèse (Gn 11,1-9), trad. Louis Second)

      Comme l’écrit par ailleurs Jamel Eddine Bencheikh à propos du Coran, « l’élévation ostentatoire » est considérée comme « une offense faite à la toute puissance du ciel.

      Dans ces trois villes l‘architecture sphérique s’associe à l’utopie. Les travaux d’Auroville sont confiés à Roger Anger, contemporain et admirateur de Corbusier. Le cœur d’Auroville est le Matrimandir (littéralement « le temple de la Mère »), boule d’or en écho du globe terrestre (comme la Géode parisienne, référence explicite à la terre, et dont les dimensions sont sensiblement les mêmes que le Matrimandir, avec 36 mètres de diamètre). L’architecture d’Auroville annonce d’ailleurs les formes arrondies que l’on retrouve dans Brasilia (avec notamment son musée national) et dans Akon city. Expression de la perfection par cette forme parfaite sans commencement ni achèvement, représentation du monde et donc du désir de le dominer, la sphère est aussi considérée comme la manifestation de la mégalomanie (pour des exemples, voir la présentation de l’exposition de la BnF de 2019, » Le monde en sphères : de la représentation scientifique du monde à la mégalomanie et à l’utopie« ).
      Conclusion

      L’étude onomastique montre que l’intention du/de la créateur·trice d’une ville se reflète dans le nom choisi. Ces noms propres n’ont rien d’arbitraire. Ils ont été choisis sciemment dans des buts précis. Nous avons vu que le nom Akon city non seulement était celui de son créateur, mais avait été choisi par ce dernier, en forme d’auto-hommage. Ce nom « réfléchi » (dans les deux sens du terme) fait ici figure de sceau. C’est la marque de l’artiste, voire un nom de marque. Il y a un enrichissement réciproque de la référence. La ville bénéficie de l’image de l’artiste et ce dernier profite de cette extension anthroponymique. La ville est ici davantage le prolongement d’un individu que d’une pensée philosophique comme pour Auroville, et sans doute plus un produit de marketing urbanistique qu’une « cité radieuse » pour l’Afrique de l’Ouest.

      https://utopie.hypotheses.org/1242

  • Commune de #Saint-Gilles - Gemeente #Sint-Gillis

    Ce 15 octobre, notre commune s’est dotée d’une nouvelle place qui porte le nom, non pas d’une femme, mais bien de deux femmes ! #Elisa_Michiels et #Lambertine_Bonjean, les deux fondatrices de la #Ligue_Braille qui fête cette année ses 100 ans et a, depuis 1926, son siège à Saint-Gilles. Cette date n’a pas été choisie au hasard. Le 15 octobre est en effet la journée internationale de la canne blanche. L’occasion de célébrer le centenaire de la Ligue Braille tout en concrétisant la motion votée par le conseil communal qui réclame davantage de visibilisation pour les femmes dans l’#espace_public saint-gillois.

    https://www.facebook.com/communesaintgilles/posts/3352698221513918

    #toponymie #femmes #toponymie_politique #noms_de_rue #Belgique #toponymie_féministe