#non_gouvernés

  • Brazil property rights: Tribes and farmers battle to the death - latimes.com
    http://www.latimes.com/world/la-fg-ff-brazil-tribes-farmers-20131002,0,3179181.story#axzz2j0rBfWNk

    President Dilma Rousseff’s political alliance with the ruralistas was among the grievances listed by some of the protesters in the massive demonstrations that recently rocked Brazil. Afterward, in July, she met with indigenous leaders for the first time since taking office in 2011, but said in the meeting that she wouldn’t halt the changes to the process for demarcating land reserves that ruralistas have been pushing for.

    “Dilma needed the agricultural industry for her election,” said Tonico Benites, a professor of anthropology and a specialist in indigenous issues at the Federal University of Greater Dourados. “And she needs them now in Congress too.”

    The center of Brazil’s farming boom is also the center of violence here in Mato Grosso do Sul, a state that’s home to the country’s largest number of indigenous peoples and whose government is run by ruralistas.

    More than 560 indigenous Brazilians have been killed in the last decade, according to CIMI, most of them in Mato Grosso do Sul.

    #Brésil #Indigènes #non_gouvernés #agrobusiness


  • Mobilis in mobili : des vies « en mobilité » au Sud : les « expats » de l’humanitaire au Timor-Leste et en Haïti

    http://eps.revues.org/4098

    un regard sans concession

    par Marie Redon

    « Le séisme du 12 janvier a semé encore plus d’ONG,
    pour le malheur profond d’Haïti. »
    Etudiant de Port-au-Prince, août 2010

    Log-Base, siège de la mission des Nations Unies, Port-au-Prince, le26 août 2010 :
    « Avez-vous de la monnaie s’il vous plaît ?
    Mais qu’est-ce que c’est ?
    Un billet de 500 gourdes, je voudrais des petites coupures si vous avez.
    « Gourdes », mais qu’est-ce que c’est ?
    La monnaie locale.
    Ah ! Il y a une monnaie locale ! Non, désolé, nous n’avons que des dollars ».

    Je me suis demandé d’où provenaient ces gens ignorant la monnaie en vigueur et attablés dans ce restaurant d’Haïti depuis plus de deux heures pour discuter, précisément, de l’avenir de ce pays : venaient-ils tout juste d’arriver et encore sous le coup du décalage horaire ou bien vivaient-ils dans un autre monde ? Et si oui, lequel ?

    je sais pas quel tag mettre...

    • excellent papier sur les #expats #humanitaires

      depuis la Seconde Guerre mondiale et plus encore à partir des années 1980, on voit émerger une nébuleuse internationale, si ce n’est transnationale, composée de représentants des États, des organisations intergouvernementales ou non gouvernementales. Cette toile est tissée de relations d’interdépendances, d’intérêts communs, mais aussi de mobilités qui font se croiser à Dili des personnes qui se sont rencontrées en Haïti. Les articulations de ce réseau sont faites d’individus vivant en mobilité, d’un pays du Sud à l’autre.

      (...) En août 2010, un membre de l’ONU, originaire d’Argentine, déclarait : « Tu sais, je vais bientôt quitter #Haïti …. Je viens de m’acheter une Ferrari et une maison aux Canaries avec vue sur la mer »

      #ong #nations_unies


  • Des tentatives de #manipulation des #Jarawa mises en échec par des arrestations - Survival International
    http://www.survivalfrance.org/actu/9657

    Dans les îles Andaman, en Inde, des tentatives de manipulation des Jarawa de la part de braconniers se sont retournées contre ces derniers grâce à une action rapide des autorités. Cinq braconniers ont été arrêtés et risquent jusqu’à sept ans d’emprisonnement.

    Pour beaucoup, ces demandes sonnaient faux dans la mesure où les chasseurs-cueilleurs jarawa n’ont montré aucune volonté d’intégrer le courant dominant. La motivation cachée est devenue plus claire lorsqu’un leader local, qui avait initialement alerté les médias au sujet de cette histoire, a déclaré à Andaman Chronicle : ‘Ils veulent s’intégrer à la société dominante… Il y a tant d’îles inhabitées. Pourquoi l’administration ne les installe-t-elle pas sur l’une d’entre elles ? Ainsi les colons pourront aussi vivre en paix’.


  • Des agences de voyage se joignent au #boycott du #Botswana - Survival International
    http://www.survivalfrance.org/actu/9669

    Quelques semaines seulement après que Survival ait appelé au boycott du tourisme au Botswana, deux agences de voyage ont suspendu leurs circuits dans le pays et plusieurs autres ont exprimé leur préoccupation au sujet de la persécution continue que le gouvernement du Botswana fait subir aux Bushmen. Le gouvernement empêche les #Bushmen de chasser et les oblige à demander un permis pour accéder à leur terre ancestrale, dans la Réserve du Kalahari central (CKGR).

    Le tour-opérateur international Travelpickr s’est joint au boycott de Survival et a déclaré : ‘Nous avons annulé les demandes en instance pour notre circuit au Botswana et avons informé les tour-opérateurs locaux de ce boycott. Nous suspendrons tous les circuits et bloquerons toutes les demandes pour le Botswana jusqu’à ce que le gouvernement du Botswana améliore cette situation’.

    La compagnie touristique espagnole Horizonte Paralelo a déclaré : ‘Nous avons rejoint l’appel de Survival au boycott du tourisme au Botswana. Nous estimons qu’il s’agit d’une mesure appropriée face à la situation des Bushmen. Nous sommes profondément troublés de lire la lettre de Survival et d’apprendre les traitements dégradants que subissent les Bushmen aux mains du gouvernement’.

    #discrimination


  • #Zomia ou l’art de ne pas être gouverné (2009)
    James C. Scott
    http://www.lan02.org/2013/09/zomia
    #livre

    La Zomia est une zone collinéenne et montagneuse de 2,5 millions de kilomètres carrés, aux confins de plusieurs États-nations d’Asie du Sud-Est. Elle abriterait environ 100 millions de personnes. Les premiers embryons d’État ne sont apparus en Asie du Sud-Est qu’au Ier siècle avant notre ère, et depuis lors d’innombrables populations n’ont cessé de résister à leur extension, et de se mettre hors de leur portée dans la Zomia. L’anthropologue américain James C. Scott éclaire leurs tentatives de se soustraire à l’assujettissement par différentes pratiques « statofuges ».

    L’ouvrage déconstruit l’idée que les « populations tribales » des collines, pratiquant la chasse, la cueillette et l’agriculture itinérante sur brûlis, seraient les « ancêtres vivants » (ou « peuples premiers ») des « civilisés » des plaines. Elles sont au contraire d’origines incroyablement diverses et mélangées, issues d’épisodes de migration, de fuite, de résistance, qui ont pris place au long des deux millénaires écoulés.


    ZONE INSOUMISE. À Zomia, immense espace transfrontalier d’Asie, des réfugiés de tous pays ont inventé une société sans État. Une utopie moderne décrite par l’anthropologue James C. Scott.
    http://www.philomag.com/les-livres/lessai-du-mois/zomia-ou-lart-de-ne-pas-etre-gouverne-6995

    Observez sur une carte cette grande zone montagneuse frontalière s’étirant des hautes vallées du Vietnam aux régions du nord-est de l’Inde, traversant le Cambodge, le Laos, la Thaïlande et la Birmanie et se prolongeant vers le Nord sur quatre provinces chinoises. Le territoire n’a d’unité ni administrative, ni ethnique, ni linguistique. Pourtant, cette étendue de 2,5 millions de kilomètres carrés a été identifiée en 2002 par l’historien Willem Van Schendel  : c’est Zomia, une zone difficilement accessible, restée insoumise durant des siècles à toute forme d’autorité gouvernementale. Aux yeux de plusieurs anthropologues, Zomia incarne une ultime résistance à l’ordre géopolitique contemporain et permet de relancer le débat sur les normes qui régissent les collectivités humaines.


  • Cartographier les territorialités indigènes dans les Andes boliviennes : enjeux politiques, défis méthodologiques

    http://cybergeo.revues.org/25843

    Irène Hirt et Louca Lerch

    L’analyse de cartes et de leurs conditions de production révèle des idéologies territoriales, tout mettant en évidence les acteurs, ainsi que les controverses et intérêts politiques en jeu. Cet article analyse la cartographie des terres et des territoires indigènes en Bolivie, dans le cadre des réformes foncières et politico-administratives réalisées par l’État à partir des années 1990 en faveur des peuples indigènes. Il traite en particulier de la cartographie des ayllus et des markas, du nom des territoires quechuas et aymaras dans les Andes boliviennes, produite dans le cadre de projets de recherche puis d’aide au développement. Cette cartographie a contribué, pour la première fois dans l’histoire du pays, à interroger les représentations hégémoniques de l’espace national. Bien qu’elle n’ait pas été exempte de certaines limites (tendance à la ruralisation et à l’essentialisation des territoires indigènes dans certains documents), elle a globalement cherché à rendre compte de la complexité contemporaine des territorialités andines (discontinuités territoriales, relations ville-campagne, limites territoriales dynamiques, etc.). Mais par ailleurs, la production de ces cartes est restée subordonnée au financement et aux objectifs des agences de coopération internationale, lesquelles ont instrumentalisé une partie de cette cartographie à des fins géopolitiques (contrôle régional des mouvements de population et lutte contre la drogue). Si les cartes des ayllus et des markas ont donc effectivement contribué aux controverses et aux débats sur la décolonisation interne de l’État bolivien et de son territoire, elles ne confirment pas moins l’inscription du pays dans des relations de dépendance néocoloniale vis-à-vis des pays du Nord.

    #amérique_du_sud #andes #territoires #cartographie_participative