• Organiser l’omerta, fabriquer le non recours, le cas du « droit d’option » pour les chômeurs
    C’est la 1ere fois (à ma connaissance) qu’a été publiquement affichée une évaluation du taux de #non_recours (48%) à un droit avant même sa mise en oeuvre. C’est en comptant sur les #économies réalisées grâce à ce non recours que le texte a été toiletté par les fuckin’ partenaires "sociaux" et nos amis socialistes. Le fait que les #précaires n’exercent pas leur droit apparaît dès lors non pas comme un "dysfonctionnement" mais bien comme un objectif à atteindre.
    Il faudrait que le "#droit_d'option" qui vient d’être revu avec quelques concessions ne "coûte pas plus cher" que l’#indemnisation très faible programmée par les "#droits_rechargeables"...

    Nos lecteurs écrivent : à propos du « droit d’option » pour les chômeurs
    http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2015/04/08/nos-lecteurs-ecrivent-propos-du-droit-doption-pour-les-chome

    Travaillant à #Pôle_emploi, je voudrais revenir sur l’évolution des droits rechargeables des #chômeurs, dont vous avez parlé dans un article du journal.

    Depuis le 1er octobre et la mise en place de ces « droits rechargeables », il n’a pas été facile d’annoncer aux demandeurs d’emploi qu’avant de recalculer leur allocation sur la base de leur dernier contrat, il leur faudrait épuiser la précédente, même lorsqu’elle avait été calculée sur un #temps_partiel ou un #salaire beaucoup plus bas… Selon l’Unedic, ces nouveaux droits « rechargeables » permettent de payer les demandeurs d’emplois plus longtemps mais moins cher, alors que le montant des factures quotidiennes, lui, n’est pas revu à la baisse.

    Fin mars, l’#Unedic, en traînant la patte, a finalement accepté de revoir un peu les droits rechargeables et d’étendre le « droit d’option », qui existait déjà pour ceux dont les droits avaient été calculés sur un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, à d’autres chômeurs, avec les critères serrés que vous rappelez dans votre article.

    Jusqu’à présent, quand nous avions à traiter une demande d’allocation comprenant le droit d’option, le système informatique le détectait automatiquement et générait un #courrier_explicatif proposant à l’intéressé d’exercer son droit d’option pour recalculer ses droits, fournissant même un comparatif de l’allocation journalière, suivant l’option retenue.

    Lorsque l’Unedic a annoncé à la presse que le droit d’option était élargi à certains demandeurs d’emploi, nous avons cru que les nouveaux concernés auraient droit au même traitement. Eh bien pas du tout : aucune mise à jour du système informatique n’a été faite et lorsque cette mesure nous a été annoncée, le responsable de mon agence a mis en avant le fait qu’il n’y aurait aucune rétroactivité et que ce « généreux geste » ne serait accordé qu’aux demandeurs d’emplois en faisant la #demande .

    Je rappelle qu’à Pôle emploi, nous sommes tous des « conseillers », censés donc donner informations et conseils aux demandeurs d’emplois. Dans le cas du droit d’option, il n’en est plus question, le responsable a même terminé son intervention en déclarant : « Pas de pub » … S’imagine-t-il que nous allons nous taire et ne pas expliquer leurs droits aux chômeurs ? Dans ce cas il se trompe, et pour une fois « vive la pub » !

    Une lectrice (Seine-Saint-Denis)

    Pour mémoire :
    Non-recours aux droits et inégalités sociales, Philippe Warin
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5868
    Économie du non-recours : 1 650 000 pauvres boudent le RSA
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5935

    • Sur la production du non recours
      Le #non-recours au RSA activité Etude exploratoire en Gironde
      http://www.caf.fr/sites/default/files/cnaf/Documents/Dser/dossier_etudes/Dossier%20164%20-%20Non-recours%20RSA%20activité.pdf

      échantillon :

       ????Des freins liés au caractère intrusif de la demande
      La demande de RSA peut paraître intrusive à deux niveaux. D’une part, les personnes ayant un ou plusieurs enfant(s) à charge, ne vivant pas avec l’autre parent et n’ayant pas demandé de pension alimentaire doivent justifier le fait de vouloir être dispensées de cette démarche et présenter un motif valide (notons que cela concerne également la pension alimentaire que doivent verser les parents à leur enfant). Ainsi, une femme seule vivant avec son enfant déclare ne pas avoir « envie de dévoiler sa vie privée à la Caf, car, vous comprenez, je veux rester en bon terme avec mon ex-mari, donc je n’ai pas envie et j’ai peur de faire des poursuites judiciaires à l’encontre de mon ex-mari ». D’autre part, dans le formulaire de demande de RSA, il faut également déclarer le montant de l’argent placé (plan d’#épargne logement, etc.) ou d’épargne disponible (comptes, livrets bancaires –ex. livret A). Ces précisions peuvent pour certaines personnes paraître indiscrètes et freiner le recours au droit. Ainsi, un couple avec un enfant qui pouvait bénéficier de 85 euros par mois (ils avaient d’ores et déjà procédé au test d’éligibilité sur Internet) n’ont pas souhaité faire une demande du fait du caractère intrusif du dossier sur la question de l’épargne. En effet, ce couple plaçait de l’argent pour leur enfant depuis sa naissance et mettait le montant de leur salaire mensuel sur un livret A qu’ils retiraient au fur et à mesure, ce qui n’était donc pas vraiment un placement.

  • La future #prime_d’activité selon Le Monde
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/02/28/comment-la-nouvelle-prime-d-activite-va-fonctionner_4585089_823448.html

    La prime pour l’emploi (PPE) et le #RSA_activité sont bientôt morts, bienvenue à la nouvelle « prime d’activité ».

    La PPE, qui consiste en un crédit d’impôt versé en septembre, bénéficie en effet à 6,3 millions de foyers qui gagnent entre 0,3 et 1,3 smic, mais son montant moyen mensuel était de seulement 36 euros. Trop de bénéficiaires pour un montant trop faible, versé trop tard : la PPE était critiquée pour son absence d’effet incitatif. Elle sera versée pour la dernière fois en septembre 2015. De son côté, le RSA activité (à différencier du RSA socle pour les personnes qui ne travaillent pas du tout et qui va perdurer) bénéficiait lui à seulement 700 000 personnes, mais pour un montant moyen de 176 euros.

    Jugée trop complexe, cette prestation est sous-utilisée, avec à peine un tiers des bénéficiaires potentiels qui en font la demande. « Le bénéficiaire doit effectuer deux déplacements physiques, remplir six pages de formulaires et fournir de nombreuses pièces justificatives pour déposer une demande », dénonçait le député PS Christophe #Sirugue, dans un rapport remis en juillet 2013 et qui a servi de base à la réforme du gouvernement.

    Selon nos informations, M. #Valls devrait annoncer que la nouvelle prime, dont le fonctionnement sera très proche du RSA activité, sera concentrée sur les travailleurs gagnant entre 570 et 1 360 euros net, soit entre 0,5 et 1,2 #smic. Tous les bénéficiaires actuels de la PPE au-delà de ce seuil ne percevront plus rien, mais le gouvernement estime que la perte sera très faible, de l’ordre de quelques dizaines d’euros par an.

    La prime d’activité sera bien versée dès le premier euro gagné mais les #salariés touchant jusqu’à 0,5 smic (soit environ 570 euros) ne devraient pas voir de grand bouleversement, le montant de la nouvelle prime d’activité restant pour eux à peu près le même que celui du RSA activité. « Il s’agit de ne pas inciter les tout petits contrats à temps partiel », justifie un des acteurs du dossier [ah ! ah ! ah !, ndc]. « Le dispositif doit fonctionner comme une incitation à travailler davantage », abonde Matignon. Quitte à ne pas aider les #travailleurs les plus #pauvres. Le montant devrait être maximum pour les salariés gagnant autour de 800 euros . Le collectif Alerte, qui regroupe les associations de lutte contre la pauvreté, a demandé que ce maximum soit de 250 euros, mais le rapport Sirugue avait évoqué de son côté 215 euros.

    Un geste pour les #apprentis ?

    Surtout, la prime d’activité sera ouverte aux #jeunes entre 18 et 25 ans, qui n’ont aujourd’hui pas accès au RSA. Selon le rapport Sirugue, environ #300000_jeunes pourraient ainsi toucher cette prestation. Mais les derniers arbitrages du gouvernement pourraient finalement être bien moins généreux, car les jeunes résidant chez leurs parents verront les revenus de l’ensemble du foyer fiscal pris en compte . « Nous voulons que les jeunes de moins de 25 ans qui travaillent puissent en bénéficier quoi qu’il arrive de manière autonome, sinon seulement 200 000 jeunes pourront en profiter », critique François Soulage, président du collectif Alerte. Le gouvernement s’y oppose pour l’instant, mais serait prêt à faire un geste pour les apprentis qui au départ ne devaient pas bénéficier de la prime. « C’est un point qui pourra bouger lors de l’examen parlementaire [prévu cet été] et faire l’objet d’amendement », confirme Matignon.

    Cette nouvelle prime, qui entrera en vigueur début 2016, devrait coûter environ 4 milliards d’euros par an, le même coût que la PPE et le RSA cumulés. Environ 7 millions de personnes y seraient éligibles, mais Matignon a fondé ses calculs sur le fait que seulement 50 % des bénéficiaires potentiels en feront au final la demande . En revanche, l’allocation spécifique de solidarité (ASS), versée par Pôle emploi à 450 000 chômeurs en fin de droit, ne sera pas incluse dans la réforme et gardera donc son − complexe − fonctionnement propre. Au grand regret des associations de lutte contre la pauvreté.

    En 1998, lorsqu’il était premier ministre et confronté à une mobilisation massive des #chômeurs et #précaires, Lionel Jospin dénigrait déjà -bien avant Sarkozy...- la #solidarité. Il avait déclaré : "je préfère une société de travail à l’#assistance" .

    Voir À gauche poubelle, précaires rebelles
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5374

    #Droits #non_recours #précarité #salaire #travail #emploi #travaillisme #inégalité #idéologie_du_travail #activation_des_dépenses_passives (comme ils disent)

    • Toujours à la rubrique, #l'économie_est_la_politique_du_capital, les 5,3 milliards d’économie réalisées actuellement par l’état grâce au non-recours des #ayants_droits potentiels qui ne demandent pas le RSA ne seront pas perdus avec cette #prime_d'activité : « Matignon a fondé ses calculs sur le fait que seulement 50 % des bénéficiaires potentiels de cette prime en feront au final la demande. »...
      Le salaire que soutiendra le moins mal cette prime c’est 800 boules. Pour les #jeunes, faudra pas qu’ils soient déclarés sur les impôts de leur parents, sinon ceinture. Et toujours pas de droit au RSA « socle » pour ces centaines de milliers d’entrants dans le #salariat qui n’ont pas droit à une #allocation_chômage..

      #austérité #pauvreté #exploitation

    • La « #préférence_nationale » introduite dans la loi RMI en 1988 continue à faire des petits...Ègalite ? mon oeil. Extraits dun mel reçu :

      La future nouvelle « prime d’activité » va remplacer (fusionner) le RSA activité (qui relève, avec le RSA dit « socle », du CASF) et la prime pour l’emploi (qui relève du code des impôts). Elle entrera en vigueur le 1er janvier 2016 (article 26 avant projet de loi), sauf pour Mayotte où ce sera une ordonnance...

      Le RSA activité, comme le RSA, est conditionné pour les étrangers non UE à une résidence régulière depuis plus de 5 ans (cadeau Hirsch-Sarkozy de la loi RSA)
      La prime pour l’emploi ne comporte pas de telles conditions, elle était due à tout contribuable, donc y compris au sans papiers.
      Eh bien pour la nouvelle prime d’activité (qui relèvera du Code de la sécurité sociale), quelle est la condition retenue ? bingo ! c’est la plus restreinte et discriminatoire des deux... (seul point positif, tous les étrangers UE y ont droit, mais c’est une obligation du droit de l’UE, cela découle de la libre circulation des travailleurs).

      Politiquement, puisque cette prime d’activité est destinée aux #pauvres_méritants car ils travaillent (même pour des semblants de boulot, des bribes de travail, des heures..), et non comme le RSA socle à ces feignasses d’assistés qui se prélassent dans l’oisiveté, on peut se demander pourquoi en priver les étrangers en situation régulière « méritants » qui travaillent ?
      Et pourquoi, puisque l’objectif de la prime d’activité, comme le RSA activité, est d’inciter au travail (), d’encourager à la vertu, de permettre l’insertion professionnelle, pourquoi ne pas vouloir de cet objectif pour les #étrangers résidant régulièrement en France et qui y travaillent ? () selon l’exposé des motifs « encourager l’activité en soutenant le pouvoir d’achat des travailleurs modestes, de façon simple et lisible, avec une prime mensuelle, dont le montant est étroitement lié aux revenus d’activité des bénéficiaires »
      Le maintien de la condition d’antériorité de 5 ans (en séjour régulier avec droit au travail) est lamentable. Lamentable de la part du mnistère du travail Rebsamen en charge de ce projet de loi, et probablement de la ministre des affaires sociales Touraine (sans doute co-responsable sur le volet sécurité sociale / prime d’activité).

      Voir l’avant projet de loi dialogue social dans lequel figure cette condition, l’article 23 concerne la prime d’activité.
      Pour les autres conditions de la prime d’activité, il semble que c’est un copié-collé des articles du CASF sur le RSA (ce serait à vérifier), avec des choses renvoyées aux décrets.

      #Xénophobie_d'état

  • Boissy : Suppression des points CAF et sécurité sociale : les élus éconduits au ministère | 94 Citoyens
    http://94.citoyens.com/2015/suppression-des-antennes-caf-et-securite-sociale-les-elus-de-boissy-eco

    Alors que 5 antennes #CAF (Caisse d’allocations familiales) ont fermé définitivement cet été dans le Val de Marne à Alfortville, Boissy-Saint-Léger, Bonneuil-sur-Marne, Villiers-sur-Marne et Vincennes et que l’antenne #CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie) de Boissy-Saint-Léger avait déjà fermé en juillet 2012, une délégation d’élus de Boissy se sont rendus au ministère des affaires sociales ce jeudi 29 janvier, auprès duquel ils avaient demandé une audience.

    « La permanence CAF de Boissy était fixée le vendredi au centre social et voyait se présenter régulièrement de 30 à 40 personnes. Le point d’accueil Sécurité sociale (maladie) du centre commercial recevait, lui, jusqu’à 200 assurés sociaux du secteur par jour. De nombreux assurés ont besoin d’un service de proximité et d’interlocuteurs compétents pour régler leur dossier.(...)
    Nous insistons sur ce terme : il s’agit bien d’un « droit », non d’une assistance ou encore moins d’une aumône. Le bénéfice des 3 branches de la Sécurité sociale (maladie, famille, vieillesse) appartient aux salariés. Ce sont eux qui, chaque mois, financent la Sécurité sociale avec une part de leurs salaires (cotisations sociales) », y défendaient l’adjoint au maire Christian Mache et autres signataires* dans un courrier à #Marisol_Touraine, ministre de la Santé, déplorant la nouvelle organisation reposant sur une convention passée avec les communes concernant la Caf.
    « Seuls, les agents de la CAF ont accès aux informations confidentielles nécessaires à la solution des dossiers. Pas un agent communal. Comment une borne informatique pourrait-elle résoudre le problème ? D’autre part, la population n’a aucune raison de payer avec ses impôts locaux ce qu’elle a déjà payé avec ses cotisations sociales« , insistaient les élus locaux, réclamant une audience au ministère.

    Venus en délégation au ministère des affaires sociales ce jeudi 29 janvier, ils n’ont pas été reçus.

    #non_recours (fabrique du) #Bureaucratie #droits_sociaux

    • Un souci avec « le libre penseur ». C’est le blog d’un vieux pote de Dieudonné (quoique fâché avec Soral depuis peu) : un certain Salim Laïbi, alias le Libre Penseur, vendeur de salades toxiques.
      https://quartierslibres.wordpress.com/2014/05/26/le-dentiste-jesus-et-les-soucoupes-volantes

      L’article cité est un copié collé de http://millebabords.org. Pas trouvé le lien d’origine mais l’info étant archivée sur une maling list (mel du 29/05/2014), je la restitue ici pour mémoire.

      Mobilisation contre la fermeture des CAF à Marseille, Collectif contre la Traque des pauvres


      Un collectif d’allocataires en colère a investi le toit du siège de la Caf 13

      « Les courriers en retard ? C’est pire que dans le bureau de Gaston Lagaffe ! » s’écrie un manifestant qui a gardé le sens de l’humour, tout assurant « sauf qu’ici, ça fait pas rire. C’est même grave. Ceux qui en ont besoin sont pauvres et se retrouvent vite sur la paille avec un dossier qui bloque ». Si la direction de la Caf 13 se félicitait encore mercredi dernier du traitement de « plus de 42% des dossiers en attente », les allocataires ont beaucoup à perdre dans cette réorganisation des services et ils le disent haut et fort…depuis le toit du siège de l’administration.

      Des marins-pompiers, des voitures de police… pas de casse au chemin de Gibbes hier matin au siège de la Caf 13, mais un « envahissement » des locaux par un collectif d’usagers en colère. Tout relatif, d’un dizaine d’individus. Les autres sont restés devant les grilles fermées. C’est que les allocataires n’en peuvent plus des couacs administratifs dont ils subissent les conséquences très rapidement. « Dossier bloqué, Caf occupée » titre leur banderole.

      Il y a ce problème récurrent, structurel, des dossiers en retard. Difficile à résorber puisque même en fermant les centres, les nouvelles demandes s’accumulent. Et il y a, en prime, le parti pris de la direction de réorganiser ses services en usant des guichetiers pour traiter les dossiers, remplaçant ces derniers par des bornes, des rendez-vous téléphoniques ou un site Internet, qui ne soulagent guère les attentes. Bien au contraire, les allocataires, privés d’accès à leurs droits, demandent l’embauche de personnels.

      Comment on fait ?

      Rien de drôle en effet hier matin devant les grilles closes. Désespérée, une dame s’adresse au vigile « Mais je fais quoi moi ? Mon mari en à l’hôpital et j’ai besoin d’un papier pour la CMU ». Devant ses larmes, l’homme cède le passage. Une autre usagère confie à un monsieur accroché aux barreaux « si on est gentil, ils nous laissent entrer…mais dedans y’a personne. Même le téléphone est cassé ».

      Assiata est venue de Saint Barthélémy pour un acte de naissance qu’elle a déjà envoyé trois fois depuis le 7 avril mais qui n’a pas été pris en compte. « J’ai tenté Internet, mais ça bloque, il y a un truc que je ne comprends pas. Alors j’ai téléphoné, mais je n’ai que le disque ». Sabia, du Panier, n’est pas mieux lotie : « le téléphone ne répond pas, Internet ne marche pas. En attendant depuis mars que je n’ai pas touché le RSA mon frigo est vide, j’emprunte, je m’endette…Comment on fait ? »

      Houria savait qu’on recevait sur rendez-vous maintenant, mais « j’ai téléphoné et j’ai eu la musique. Je paye la communication…mais je n’ai toujours pas de rendez-vous ». Gilles a fini par avoir un conseiller au bout du fil, il y a un mois. Il attend encore que le technicien le rappelle… « car le loyer tombe, lui ».

      source : la Marseillaise

      Communiqué des usagers en colère des CAF de Marseille

      Lundi 26 mai, les usagers en colère des caisses d’allocations familiales des Bouches-du-Rhône ont décidé d’occuper les locaux de la direction de la CAF, chemin de Gibbes dans le 14ème arrondissement.

      Depuis plusieurs mois maintenant, la direction de la CAF a décidé de fermer ses bureaux d’accueil public pour ne plus recevoir les allocataires que sur rendez-vous, pris par un numéro surtaxé. Plus de contact direct, c’est l’obligation de payer plusieurs dizaines d’euros de téléphone pour réussir à prendre rendez-vous et c’est surtout l’impossibilité de régler des problèmes urgents avant plusieurs semaines. Ce sont des situations dramatiques. Des centaines d’allocataires se sont fait brutalement couper leurs aides au logement ou leur RSA, et ne peuvent plus aller demander un rétablissement de leur situation. Le choix de la fermeture des accueils dans les CAF de Marseille n’est qu’un test avant un élargissement national, et nous voulons faire entendre à la direction que ce dispositif ne passera pas auprès des usagers. Nous savons que ce dispositif est une mesure d’austérité qui se met en place. Elle vise à pousser des allocataires en situation précaire et excédés par la lourdeur administrative à abandonner les aides auxquels ils ont droit. A terme, elle vise également à supprimer des postes de personnels déjà débordés et en sous effectifs.
      Nous refusons ce dispositif et nous occuperons la CAF jusqu’à ce que les accueils publics soient ouverts de nouveau.

      Collectif contre la Traque des pauvres :

      Contre la fermeture des CAF !

      La CAF au 215 rue de Gibbes occupée lundi matin

      Les personnes arrêtées ont été relâchée hier sans poursuite.
      Ce matin suite à l’occupation du toit des locaux de la CAF par des usagers et un rassemblement devant ces locaux, des arrestations ont eu lieu.
      Un rassemblement de plus de deux heures a eu lieu où les usagers scandent "dossiers bloqués CAF occupées !" et discutent de leurs situations, de leurs difficultés depuis quelques mois à avoir des réponses, du devenir de leur droits d’allocataires, de leurs relations uniques aux bornes et vigiles de la CAF.
      La police était là en nombre et sous différentes formes.
      Les usagers qui trouvent portes closes font part de leur incompréhension sur l’absence de mobilisation des salariés de la CAF contre cette réforme.
      Plus d’information à venir.

      NON À LA FERMETURE DES CAF !

      Depuis plus d’un mois, les CAF de Marseille sont fermées. Si on ne réagit pas, elles resteront fermées.
      Depuis le début, la direction de la CAF nous ment. La direction parle de fermeture, soit-disant à cause des dossiers en retard de traitement ouà cause des agressions subies par les agents.

      La réalité c’est qu’ils veulent virer des allocataires pour que l’État puisse économiser de l’argent sur notre dos !
      La direction réduit continuellement le nombre d’agents de la CAF, du coup le nombre de dossier en retard augmente. Et les bureaux ferment.
      L’objectif est de rendre l’accès aux allocs encore plus compliqué, nous décourager et réduire le nombre d’allocataires.

      Depuis 2012, les Bouches-du-Rhône sont le laboratoire d’un nouveau dispositif de gestion des CAF : fermeture au public, un numéro payant pour prendre rendez-vous, des dossiers qui se perdent, des temps d’attente de plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous ... Si nous ne réagissons pas, il sera ensuite étendu à toute la France !
      Cette restructuration de la CAF n’est que le début de la politique d’austérité, dont nous allons tous faire les frais ... sauf les riches ! Le capitalisme est en crise. Pour sauver ce système et ceux qui en profitent, c’est aux pauvres (avec ou sans travail) qu’on impose de payer l’addition.
      Organisons nous collectivement pour lutter contre la fermeture des CAF

      RASSEMBLEMENT DEVANT LA CAF DE GIBBES (13014)
      LUNDI 26 MAI À 10H30
      #Collectif_contre_la_traque_des_pauvres

  • Isolées, paupérisées et stigmatisées, les mères séparées peinent à se faire entendre | Stéphanie Lamy
    http://www.huffingtonpost.fr/stephanie-lamy/isolees-pauperisees-et-stigmatisees-les-meres-separees-peinent-a-se-f

    Bien que détenteur d’une autorité parentale conjointe, le parent abandonnique est absous, par la CAF, par la Justice, de ses devoirs. Il maintient cependant tous ses privilèges - surtout celui de jouir, plus tard, de l’obligation alimentaire qui lui serait due de la part de ses enfants devenus grands - un rendement optimal sur le peu de capital investi.

    L’exploitation des mères séparées au bénéfice de tous (sauf elles)

    Rémunération diminuée, dépenses liées au ménage majorées - sans qu’aucune égalité de la prise en charge matérielle des enfants soit imposée - ce sont les mères séparées qui investissent le plus lourdement dans la génération suivante.
    Bien que le taux d’effort qu’elles fournissent pour construire ce capital humain soit particulièrement pesant, pour l’instant elles n’y retirent aucun bénéfice.

    #femmes #famille #pauvreté

    • #monoparentalité #célibataire #mères #femmes

      Les familles monoparentales avec au moins un enfant de moins de 25 ans représentaient 9,4% en 1968, 10,2% en 1982, 13,2% en 1990, 16,7% en 1999, 18,3% en 2011 . Ce sont aujourd’hui essentiellement des mères séparées ou divorcées qui élèvent leurs enfants. La proportion des pères parmi les familles monoparentales s’est, elle, stabilisée à 15% depuis 1990 alors qu’ils étaient 20% entre 1960 à 1970, surtout issus des veuvages.

      #qui_l'eut_cru
      de l’#effacement_des_femmes

      Et puis je ne suis pas d’accord avec (entre autres) ceci : (fin du paragraphe à propos de l’attribution de l’ASF, allocation de soutien familial )


      C’est donc soit la CAF, soit les nouveaux conjoints qui assument la charge de l’enfant.

      C’est aller un peu vite en besogne de se permettre d’ignorer à ce point les aides sociales, et quelle insulte machiste contre celles qui assument la charge de l’enfant de moitié si ce n’est de la totalité. D’autre part, il eu fallut dire aussi à combien s’élève cette splendide ASF (90€ par mois) qui fixe au final un prix global d’engraissage du gnard à vraiment bien peu surtout si il fallait compter dessus pour « assumer la charge de l’enfant » !
      Pour que la CAF verse l’ASF, il faut savoir que la mère doit demander que le parent abandonnique soit poursuivi en justice par la CAF (éh wéé) bref encore un #parcours_de_la_combattante pour ses droits qui n’est pas facile du tout. Sinon, pour le huffingtonpost Mesdames, il vous reste encore la prostitution maritale vers laquelle vous tourner de manière à nourrir votre enfant grace au "nouveau conjoint". bande de #feignasses va.

    • Plus encore qu’un parcours de la combattante, c’est - dans bien des cas- une incitation/obligation à participer à la guerre des pauvres contre les pauvres. Et donc une manière de produire du #non_recours au droit.

      À part la perception du « minimum vieillesse » (Aspa) où il est parfois (?) demandé aux survivants de régler
      une « #dette », il est rare que l’"obligation alimentaire" soit mise en pratique. Si tel était le cas pour le RSA, où c’est aussi prévu par les textes, ce serait un bordel sans nom.

    • @mona, j’avais également cherché pour trouver plus récent, il y a une note en bas du tableau :

      - Il n’est pas possible de comptabiliser les différents types de familles (couples et familles monoparentales) à partir de ce tableau puisque certaines d’entre elles font aussi partie de ménages complexes.

      Mais effectivement ce ne sont apparemment pas les bons chiffres.
      La notion de famille est complexe, bien plus que le huffington ou la CAF ne la voit.
      http://seenthis.net/messages/258179

    • Pouf, pouf !

      L’article du Huff’ n’est vraiment pas clair. En fait, il semble bien que la question réside dans la base du pourcentage.

      D’après Portrait social, Insee, 2014 qui vient de sortir (c’est un marronnier) et est la source du déferlement (tout relatif) de stats…
      http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/FPORSOC14m_FTLo2pop.pdf

      En 2011, il y a 8,4% de familles monoparentales (avec enfant(s) de moins 25 ans) dans l’ensemble de 28 millions de ménages ; 5,4% pour monoparentales (avec enfant(s) de moins de 18 ans).

      Ces dernières représentent 21,6% des familles avec enfant(s) de moins de 18 ans.

      Le 18,3% (de quoi ?) cité dans l’article pour 2011 doit sortir d’un autre tableau (je ne sais pas lequel) mais doit nécessairement se rapporter à des familles avec enfants.

    • Ah merci @simplicissimus
      À part la carte des familles monoparentales sur Paris, de mon côté pas trouvé grand chose, c’est pas inintéressant ceci dit mais les chiffres datent ! et surtout, c’est quoi une famille monoparentale, quel age doit avoir l’enfant ? Ici on a la part des familles monoparentales dans les familles d’enfants de moins de 25 ans.


      http://insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=20&ref_id=13175

    • Pour les définitions, ce reporter à celles de l’Insee .
      http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/liste-definitions.htm

      Famille monoparentale
      Une famille monoparentale comprend un parent isolé et un ou plusieurs enfants célibataires (n’ayant pas d’enfant).

      Qui suppose aussi de bien comprendre la définition de « Famille », notamment la dernière phrase…

      Famille
      Une famille est la partie d’un ménage comprenant au moins deux personnes et constituée :
      – soit d’un couple vivant au sein du ménage, avec le cas échéant son ou ses enfant(s) appartenant au même ménage ;
      – soit d’un adulte avec son ou ses enfant(s) appartenant au même ménage (famille monoparentale).
      Pour qu’une personne soit enfant d’une famille, elle doit être célibataire et ne pas avoir de conjoint ou d’enfant faisant partie du même ménage.
      Un ménage peut comprendre zéro, une ou plusieurs familles.

      Les définitions ne portent pas de critères d’âge, ce qui fait que dans les publications (cf. ci-dessus) l’Insee se réfère à plusieurs définitions (enfant(s) de moins de 18 ans ou enfant(s) de moins de 25 ans). Le critère de monoparentalité est donc que les enfants cohabitant avec leur parent n’aient pas, eux-mêmes, d’enfant(s) ni de conjoint cohabitant…

      Sachant que les définitions de base du recensement sont Personne et Ménage (à bien connaitre, là aussi).

      Décrire la vie telle qu’elle est n’est pas toujours facile pour les statisticiens. Et, souventes fois, les non-statisticiens ne s’attardent pas trop aux subtilités de ces descriptions.

      Un exemple « simple » ;-)
      Un enfant en garde partagée 50-50, ses parents ne cohabitant pas avec d’autre(s) personne(s) appartiendra donc à deux familles (au sens Insee) monoparentales. Et donnera donc une famille monoparentale (mère) et une famille monoparentale (père).

      Il est d’ailleurs fort probable que la (légère) augmentation des familles monoparentales (père) (et non pas stabilité depuis 1990) soit due essentiellement au développement de la garde partagée.

    • Ah, en 2005, le pourcentage correspondant (part de famille père-enfant(s) au sein des familles monoparentales) était de 15,4%

      MAIS, mais, mais, il s’agissait alors de monoparentales (enfant(s) de moins de 25 ans) !
      tableau 1 de
      http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1195

      soit avec l’historique (et les arrondis)

      part de famille père-enfant(s) au sein des familles monoparentales (enfant(s) de moins de 25 ans)
      1968 : 20%
      1990 : 14%
      2005 : 15%

    • Pff, compliqué de s’y retrouver !
      Et la définition de l’INSEE est amha insuffisante, par exemple une femme qui a un enfant seule et habite chez ses parents sera-t-elle comptabilisée ?

      Les derniers chiffres que tu donnes vont en tout cas à l’inverse de ce que certains voudraient faire croire, (plus de pères s’occupent de leurs enfants) car la tendance se renforce, en tout cas dans la famille monoparentale) dans la délégation de l’élevage aux mères.

      Et pour revenir au nombre de familles monoparentales

      France métropolitaine, ménages ordinaires, familles avec enfants de 25 ans ou moins en années révolues.
      Source : Insee, enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2007.

      Ainsi, 24 % des familles avec enfants sont monoparentales dans les pôles urbains, contre 16 % en zone rurale. Elles sont en particulier plus fréquentes dans les grands centres urbains de la région parisienne et du sud de la France (carte).

    • Dans ton exemple, la réponse est nette : c’est non, il ne s’agit pas d’une famille monoparentale.

      Par ailleurs, les derniers chiffres (enfant(s) de moins de 25 ans) sont anciens (10 ans presque) ; les récents (juste au dessus) confirment bien que, non, la délégation de l’élevage aux mères ne se renforce pas (enfant(s) de moins de 18 ans).

    • Permet moi de douter, car c’est bien net si on s’en tient uniquement à la définition administrative de recensement de l’INSEE mais pas forcément d’autres points de vue, critique que sous-tendait ma question naïve.
      Car cela peut, par exemple, masquer les mères adolescentes (1,5% des naissances) et seules (chiffres ?) ou les mères qui vivent avec d’autres personnes mais n’en sont pas moins à assumer seules quotidiennement et financièrement la charge de leur(s) enfant(s) et leur éducation.
      On ne peut évidemment pas non plus y inclure les familles avec des pères qui ne voient leurs enfants que 1/2h par semaine et où la mère est chargée d’eux.

      Sinon, oui, je me suis trompée car effectivement, les pères monoparentaux sont un peu plus nombreux, environ 15% des familles monoparentales, peut mieux faire donc, d’autant que le nombre de familles monoparentales augmente.

      Pour répondre à ce que tu écris dans ton 2em post ou tu dis que l’enquête serait biaisé en faveur de l’augmentation (légère) de la monoparentalité des pères, cela est surement vrai mais non parce que l’enfant

      appartiendrait à deux familles

      mais parce qu’un enfant qui va chez son père au maximum 3 jours par an sera pour l’enquêteur de l’INSEE rattaché à une famille monoparentale masculine si l’enfant y séjourne lors de son enquête. Si je lis bien :

      Un enfant en résidence alternée est rattaché au ménage du parent chez qui il séjournait le premier jour de collecte de l’enquête de recensement.

      Mais cela semble différer d’une enquête à l’autre…

      Dans l’enquête Études des relations familiales intergénérationnelles (Erfi), le contour du ménage est laissé à l’appréciation du répondant. Un enfant pourra être déclaré chez un seul parent, chez les deux ou chez aucun s’il a son propre logement.

      En tout cas, c’est assez cruel de voir que les mères qui s’occuperaient 362 jours par an de leur môme seraient ainsi effacées. Alors que les mères constituent 85% des familles monoparentales, et 68 % déclarent que leur enfant de moins de 25 ans issu d’une union rompue réside avec elles.
      Tu auras compris que je suis aussi très en colère contre les papas gâteaux qui n’assument pas leurs responsabilités éducatives de parents mais sont (rendus) présents pour récolter les lauriers. Et de l’autre côté le coût social qui existe pour les femmes.

      Et puis, ce qu’on ne peut comptabiliser : la stigmatisation des parents seuls, comme sur la page wikipédia consacré à la monoparentalité :

      Les parents seuls peuvent être confrontés à certaines remarques vis-à-vis de l’éducation qu’ils apportent à leurs enfants, sans que des études aient montré un lien probant entre la monoparentalité et ces problèmes.

      Enfants à difficultés scolaires ;
      Mal éduqués ;
      Manque affectif qui nuit à leur personnalité.

    • J’ai écrit des bêtises dans mon commentaire : en effet, une FAMILLE est une partie d’un MÉNAGE et donc une PERSONNE (un enfant, dans ce cas) ne peut pas faire partie de plusieurs FAMILLEs.

      La règle de rattachement de l’enfant au MÉNAGE (et donc à la FAMILLE) que tu décris ne dépend pas du passage de l’enquêteur mais de la situation de l’enfant au « premier jour de collecte ». Celui-ci est déterminé conventionnellement et est TOUJOURS un jour de semaine (c’était le jeudi 16 janvier cette année en France métropolitaine). Ce qui élimine de fait toute possibilité de rattachement à un père qui n’aurait l’enfant que le week-end.

      Cette procédure de rattachement permet d’estimer sans biais (contrairement à celle que je décrivais) la proportion d’enfants à la charge de la mère et celle à la charge du père. En gros, en supposant (hypothèse évidemment fausse) que tous les enfants soient en garde alternée 50-50, au jour (conventionnel) du recensement, on aurait la moitié des enfants chez l’un et l’autre chez l’autre.

      Par ailleurs, le recensement a pour but de compter ; c’est donc fondamentalement un questionnaire « simple » (avec très peu de questions) et la nécessité de respecter des conventions strictes. Les enquêtes auprès des ménages permettent de développer (parfois longuement…) des thèmes spécifiques et peuvent donner lieu à l’emploi de concepts différents. Ainsi, Erfi (que je ne connais pratiquement pas) est une enquête très particulière qui vise à interroger un même échantillon dans le temps en 2005, 2008 et 2011 et, vu ce que tu cites, qui autorise le rattachement à plus d’un ménage. Le but est justement d’avoir une compréhension plus fine que le recensement qui, fondamentalement, revient à mettre un bâton dans une case.

      Il y a des montagnes de choses que l’on ne peut pas compter, notamment les « vraies questions », qui sont définitivement hors du champ des statistiques. Par exemple, estimer la proportion de parents qui « assument leur responsabilité éducative de parent ».

  • Non à la #fermeture des CAF ! - Mille Babords
    http://www.millebabords.org/spip.php?article26885

    Les accueils des #CAF sont maintenant fermés depuis 10 mois : temps d’attente de plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous ; trois heures de queue dans la rue au minimum ; numéro #payant pour prendre rendez-vous (et environ une heure d’attente en ligne soit une vingtaine d’euros) ; augmentation des #contrôles et radiations ;
     dossiers qui se perdent ; #précarisation des travailleurs de la CAF.

    Ces fermetures ont de nombreuses conséquences. Pour les allocataires, c’est des galères financières, des expulsions locatives. Finalement, ça devient tellement compliqué d’avoir accès aux CAF, qu’on abandonne nos allocations. Et pourtant, la moitié de la population a droit à des prestations de la CAF (Aides Pour le Logement, Allocations familiales, Revenu de Solidarité Active, Allocation Adulte Handicapé...).
    Au fur et à mesure que la crise s’accentue, les gouvernements au service des patrons
    s’acharnent sur les chomeurs, les travailleurs et les précaires en les rendants responsables de la crise.

    Les salariés de la CAF ont déjà été touchés par ces mesures d’austérité (contrats précaires, suppressions de postes). Comme les accueils ne sont pas accessibles, on se retourne vers les salariés des centres sociaux et vers les associations, submergés de travail.

    Depuis des mois, nous luttons contre ces fermetures. Des rassemblements ont été organisés, ce qui a forcé la direction à traiter immédiatement un grand nombre de dossiers. Pour nous faire taire, ils ont réouvert les pré-accueils de Gibbes et Malaval. Mais on ne s’arrête pas là.

    Nous demandons :

     La réouverture des accueils publics des CAF
     La fin de la répression des allocataires (indus, suspensions de ressources, radiations)
     La gratuité du numéro de téléphone de la CAF
     La fin de la précarisation des travailleurs de la CAF.

    Rassemblement le mercredi 12 novembre à 13 h 30
    à la CAF de Gibbes

    #Manifestation le mercredi 19 novembre à 13 h 30
    au métro Bougainville

    #non_recours #austérité #Marseille

    • Finistère. Face à une hausse d’activité, la Caf ferme des accueils
      http://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/finistere-face-une-hausse-dactivite-la-caf-ferme-temporairement-des-acc

      Face à une augmentation de l’activité dans ses locaux, au téléphone et par mail, la caisse d’allocations familiales du Finistère ferme des accueils pendant les vacances.

      Pendant les vacances scolaires du 8 au 19 février 2016, toutes les #Caf du Finistère, sauf celles de Brest, Quimper et Morlaix, seront fermées.

      Tous les #allocataires ayant un rendez-vous pendant cette période ont été contactés par téléphone.

      Pourquoi ? Depuis le début de l’année, la Caf du Finistère fait face à une hausse d’activité (accueil, téléphone, e-mail).

      « Ces derniers jours, l’actualité sur la #prime_d’activité et l’approche du paiement mensuel augmentent encore ces flux de contacts », explique, dans un communiqué, la direction départementale de la Caf.

      Estimant que « bon nombre de déplacements des allocataires pourraient être évités » et que les paiements programmés sur les comptes des allocataires peuvent être vérifiés sur le site Internet, la direction a pris la décision de « concentrer ses efforts sur le traitement des dossiers ».

      #fermeture #accueil

  • La face cachée de la fraude sociale, Philippe Warin
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6671

    Le tapage autour des « abus » présente un second intérêt, moins souvent pointé du doigt, pour les partisans de l’austérité : en faisant peser le soupçon sur les bénéficiaires légitimes, on parvient à dissuader un grand nombre de faire valoir leurs droits...

    #droits_sociaux #non_recours #RSA #précarité #Philippe_Warin

  • A l’office HLM, une brune enjouée avec un chignon les reçoit sous des photos de la région,

    ...et puis Chouchou est entré dans la pièce, par Florence Aubenas
    http://lemonde.fr/idees/article/2013/05/18/et-puis-chouchou-est-entre-dans-la-piece_3312816_3232.html

    Et, pour les parisiens, un petit mode d’emploi - à utiliser et faire connaître autour de vous -des aides sociales municipales, dispositions dont la mairie HEC CAC 40 #PS se garde bien de faire la pub, le #non_recours au droit étant gage de vertu civique et d’économie : À Paris comme ailleurs, arr€t€z vos salad€s, balanc€z l’os€ill€ !
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3250
    Bien manié, il y a de quoi, par exemple, arriver à un 14e ou 15e mois de RSA sur un an.

    #précarité #logement #allocation #dette #travail_de_nuit #revenu_garanti #droits_sociaux