• Enfants migrants enfermés : la grande #hypocrisie

    La France condamnée six fois depuis 2012

    En dépit de cette Convention, l’UE n’interdit pas la rétention des enfants. La directive « retour » de 2008 l’autorise comme « dernier ressort quand aucune autre #mesure_coercitive n’est possible pour mener à bien la procédure de #retour », nous précise le commissaire européen chargé de la migration. « L’Europe a toujours eu pour priorité la protection des enfants en migrations », explique Dimítris Avramópoulos. Seulement, la Commission européenne semble avoir un objectif plus important : garantir les expulsions. « Une interdiction absolue ne permettrait pas aux États membres d’assurer pleinement les procédures de retour, affirme le commissaire, car cela permettrait la fuite des personnes et donc l’annulation des expulsions. » De là à dire que la Commission propose de retenir les enfants pour mieux expulser les parents, il n’y a qu’un pas.

    Toutefois, rares sont les États de l’UE à assumer publiquement. Des enfants derrière les barreaux, c’est rarement bon pour l’image. L’immense majorité d’entre eux cachent la réalité derrière les noms fleuris qu’ils inventent pour désigner les prisons où sont enfermés des milliers de mineurs en Europe (seuls ou avec leurs parents). En #Norvège, comme l’a déjà raconté Mediapart, le gouvernement les a baptisées « #unité_familiale » ; en #Hongrie, ce sont les « #zones_de_transit » ; en #Italie, les « #hotspots » ; en #Grèce, « les #zones_sécurisées ». Autant d’euphémismes que de pays européens. Ces endroits privatifs de liberté n’ont parfois pas de nom, comme en #Allemagne où on les désigne comme « les #procédures_aéroports ». Une manière pour « les États de déguiser le fait qu’il s’agit de détention », juge Manfred Nowak.

    Certains d’entre eux frisent carrément le #déni. L’Allemagne considère par exemple qu’elle ne détient pas d’enfants. Et pourtant, comme Investigate Europe a pu le constater, il existe bien une zone fermée à l’#aéroport de #Berlin dont les murs sont bardés de dessins réalisés par les enfants demandeurs d’asile et/ou en phase d’expulsion. Étant donné que les familles sont libres de grimper dans un avion et de quitter le pays quand elles le souhaitent, il ne s’agit pas de détention, défend Berlin. Même logique pour le gouvernement hongrois qui enferme les mineurs dans les zones de transit à la frontière. Comme ils sont libres de repartir dans l’autre sens, on ne peut parler à proprement parler de #prison, répète l’exécutif dans ses prises de parole publiques.

    L’#invisibilisation ne s’arrête pas là. Le nombre d’enfants enfermés est l’un des rares phénomènes que l’UE ne chiffre pas. Il s’agit pourtant, d’après notre estimation, de plusieurs milliers de mineurs (au moins). Le phénomène serait même en augmentation en Europe « depuis que les États membres ont commencé à rétablir les contrôles aux frontières et à prendre des mesures plus dures, y compris dans des pays où la détention des enfants avait été totalement abandonnée au profit de méthodes alternatives », constate Tsvetomira Bidart, chargée des questions de migrations pour l’Unicef.

    En dépit de son insistance, même l’agence spécialisée des Nations unies n’est pas parvenue à se procurer des statistiques précises sur le nombre d’enfants enfermés dans l’UE. Et pour cause, précise Bidart, « la réglementation européenne n’impose pas de fournir ces statistiques ». Qui plus est, certains États membres procéderaient « à des détentions illégales d’enfants » et donc – logique – ne les comptabiliseraient pas. Quoi qu’il en soit, il existe un véritable chiffre noir et jusqu’à aujourd’hui, aucune volonté politique de sortir ces enfants de l’ombre où on les a placés. « Publier des statistiques de qualité, conclut l’experte, c’est la clef de la visibilité. »

    Le gouvernement français semble, lui, tenir des statistiques, seulement il rechigne à fournir ses chiffres à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), comme nous l’a révélé la juriste responsable du suivi de la France auprès de la juridiction internationale. Chantal Gallant intervient une fois que le pays est condamné en s’assurant que les autorités prennent bien des mesures pour que les violations des droits humains ne se reproduisent pas. La France étant le pays de l’UE le plus condamné concernant les conditions de détention des mineurs migrants, elle a du pain sur la planche. Déjà six fois depuis 2012… Si l’on en croit la juriste, les dernières données fournies par la #France dateraient de 2016. Quatre ans. D’après elle, la Cour les a réclamées à plusieurs reprises, sans que ses interlocuteurs français – le ministère des affaires étrangères et la représentation française au Conseil de l’Europe – ne donnent suite.

    Chantal Gallant confesse toutefois « qu’elle a mis de côté le dossier » depuis août 2018, car ses interlocuteurs lui avaient certifié que la France allait limiter la rétention des mineurs en #CRA (ces centres où sont enfermés les sans-papiers en vue de leur expulsion) à 5 jours, au moment du débat sur la loi « asile et immigration » de Gérard Collomb. Cela n’a pas été fait, bien au contraire : le Parlement a décidé alors de doubler la durée de rétention maximale, y compris des familles avec enfants (il n’y a jamais de mineurs isolés), la faisant passer de 45 à 90 jours, son record historique. Une durée parmi les plus importantes d’Europe (l’Angleterre est à 24 heures, la Hongrie n’en a pas) et une violation probable de la Convention européenne des droits de l’homme. « Ce que je peux dire, c’est que la durée de 90 jours ne me semble pas en conformité avec la jurisprudence de la Cour, précise Chantal Gallant. Nous considérons qu’au-delà de 7 jours de rétention, le traumatisme créé chez l’enfant est difficile à réparer. »

    La situation est-elle en train de changer ? Le 3 juin, le député Florent Boudié (LREM) a été désigné rapporteur d’une proposition de loi sur le sujet, en gestation depuis deux ans, véritable arlésienne de l’Assemblée nationale. En janvier, l’assistante du parlementaire nous faisait encore part d’« un problème d’écriture sur cette question délicate »… Alors que de nombreux élus de la majorité poussaient pour plafonner la rétention des mineurs à 48 heures, la version déposée le 12 mai reste scotchée à cinq jours tout de même. Et son examen, envisagé un temps pour le 10 juin en commission des lois, n’est toujours pas inscrit à l’ordre du jour officiel. « La reprogrammation est prévue pour l’automne dans la “niche” LREM », promet désormais Florent Boudié.

    En l’état, elle ne vaudrait pas pour le département français de #Mayotte, visé par un régime dérogatoire « compte tenu du contexte de fortes tensions sociales, économiques et sanitaires ». Surtout, elle ne concerne que les centres de rétention et non les zones d’attente. Les enfants comme Aïcha, Ahmad et Mehdi pourront toujours être enfermés jusqu’à 20 jours consécutifs en violation des conventions internationales signées par la France.

    À l’heure où nous écrivions ces lignes (avant le confinement lié au Covid-19), les deux orphelins marocains avaient été confiés par le juge des enfants à l’Aide sociale à l’enfance. « Le jour où on nous a libérés, j’étais si content que j’ai failli partir en oubliant mes affaires ! », s’esclaffait Mehdi, assis à la terrasse du café. Comme la plupart des mineurs isolés âgés de plus de 15 ans, ils ont été placés dans un hôtel du centre de Marseille avec un carnet de Ticket-Restaurant en poche. La moitié des six mineurs sauvés du conteneur logés au même endroit, eux, ont disparu dans la nature, selon leurs avocates. Ont-ils fugué pour rejoindre des proches ? Ont-ils fait de mauvaises rencontres dans les rues de la Cité phocéenne ? Personne ne sait ni ne semble s’en préoccuper.

    Mehdi et Ahmad, eux, n’ont aucune intention de mettre les voiles. Les deux orphelins de Melilla n’ont qu’une hâte : reprendre le chemin de l’école, l’un pour devenir plombier, l’autre coiffeur. Ils ne sont qu’au début du chemin mais, pour l’heure, ils veulent croire que « la belle vie » commence enfin.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/180620/enfants-migrants-enfermes-la-grande-hypocrisie?page_article=2
    #migrations #asile #réfugiés #enfants #enfance #détention_administration #rétention #emprisonnement #enfermement #Europe #retours #renvois #expulsions #euphémisme #mots #vocabulaire #terminologie #statistiques #chiffres #transparence

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  • 58 syndicats norvégiens appellent à mettre fin au siège de Gaza :
    http://www.etun-palestine.org/site/2020/05/18/dozens-of-norwegian-groups-and-trade-unions-call-to-end-siege-on-gaz

    Our own government has spoken about the centrality of human rights, democracy, and the rule of law in Norwegian foreign policy. From this follows a duty to act. Norway has a clear responsibility as chair of the Ad Hoc Liaison Committee (AHLC) for Palestine since 1993. We, the signatories below, believe that ending the siege is long overdue.

    #Palestine #Gaza #Norvège #Syndicats #Pétition #coronavirus

    Voir compile des effets délétères indirects de la pandémie :
    https://seenthis.net/messages/832147

  • UNIS cancels all courses in 2020

    The management at UNIS has carried out a thorough analysis of what “new” normal situation we can aim for this fall. An important element of this analysis has been safety. UNIS will make every effort to ensure that those already present at the institution can be here with minimal risk of Covid-19 infection. UNIS’s corporate social responsibility is also emphasized in this context.

    The management has therefore decided that no ordinary admission to any scheduled courses for summer and autumn 2020 will be conducted. In other words, these courses are cancelled. The main emphasis for the remainder of 2020 will be to attend to the students and staff already at UNIS today, as well as the admission of a small number of individual students (guest master- and guest PhD students) who may come to Svalbard and perform fieldwork for their theses in a safe manner.

    The risk of Covid-19 infection is kept at such a low level that it is likely that we can keep UNIS open throughout the fall semester. This will enable us to continue our research activities and mentoring graduate and post-graduate individual students who are developing a research career at UNIS, as well as carrying out important development tasks at the institution.

    UNIS manages a portfolio of research projects of about NOK 40 million in 2020. We will do our very best to ensure progress on our research deliveries. The same applies to securing long time series with observations for monitoring climate, environment and natural hazards. This must be done within infection protection measures at any given time.

    We will strengthen our HSE work with a health care worker in a one-year temporary position to ensure training in – and compliance with – infection protection measures, and to provide training and follow-up for staff and students. As long as we have no Covid-19 infection on the island, the room for manoeuvre is greater than what we utilize today. Opportunities for switching between home office and work office in the Svalbard Science Centre will be assessed on an ongoing basis. This assessment becomes possible with a professional health worker at the institution.

    Despite these challenging times, UNIS will continue to contribute to important education in -and research on – Arctic conditions in the year ahead. And we will continue to contribute to the social development of Longyearbyen and Svalbard in line with the overall goals of Norwegian Svalbard policy. Among other things, we will further develop the Arctic Safety Centre so that we can offer relevant education in Arctic safety, practical courses for the local business community and be a competence centre for the local community in Longyearbyen.

    And when we have put behind us all the challenges we now face, we have all become effective users of digital meeting places, which will save a great deal of time and improve the quality of life for busy families and contribute to a better climate with less travel activity.


    https://www.unis.no/unis-cancels-all-courses-in-2020
    #septembre_2020 #rentrée_2020 #rentrée_universitaire #coronavirus #covid-19 #université #Norvège

    • Cambridge University moves all lectures online until summer 2021

      Institution first to announce virtual teaching for next academic year.

      https://i.guim.co.uk/img/media/1db0d69bd86163f5b01f53c52c99135281479521/0_8_3500_2101/master/3500.jpg?width=605&quality=45&auto=format&fit=max&dpr=2&s=23e323cfc52f4f17

      Cambridge has become the first university to set out measures for the full 2020-21 academic year, announcing that it will move all “face-to-face lectures” online for the duration. The institution added that it was “likely” social distancing would continue to be required.

      The university said lectures would continue virtually until summer 2021, while it may be possible for smaller teaching groups to take place in person if it “conforms to social-distancing requirements”.

      A spokesman said: “The university is constantly adapting to changing advice as it emerges during this pandemic. Given that it is likely that social distancing will continue to be required, the university has decided there will be no face-to-face lectures during the next academic year.

      “Lectures will continue to be made available online and it may be possible to host smaller teaching groups in person, as long as this conforms to social-distancing requirements. This decision has been taken now to facilitate planning, but as ever, will be reviewed should there be changes to official advice on coronavirus.”

      All teaching at the university was moved online in March. Exams are being carried out virtually.

      It comes after the Office for Students (OfS), the higher education regulator, urged universities not to promises students that everything will return to normal in the autumn term if this is not the case.

      Addressing a virtual education select committee on Monday, Nicola Dandridge, chief executive at the OfS, said students should be told what kind of experience they will receive in advance of accepting offers.

      https://www.theguardian.com/uk-news/2020/may/19/cambridge-university-moves-all-lectures-online-until-summer-2021

      #Cambridge #UK #Angleterre

    • A #Cambridge, la didattica a distanza sarà pratica consueta fino al 2021

      A partire dal lockdown, il dibattito sulla didattica online è diventato un argomento bollente, specie se, anche da Oltremanica, arriva una notizia che fa chiacchierare tutto l’Internet e preoccupare gli studenti: l’Università di Cambridge proseguirà i corsi a distanza fino al 2021.

      Insieme a Oxford, Cambridge si piazza in cima alla classifica degli istituti scolastici più prestigiosi e ambiti d’Inghilterra, ma al momento si leva una preoccupazione comune a tutti gli studenti: «come faremo a restare al passo con i corsi?» L’Università risponde che, con gli assembramenti banditi, per non avvantaggiare la trasmissione del virus, la didattica online è la sola risposta per incontrarsi (virtualmente) a tu per tu con compagni di classe e professori. I dubbi, però, restano. Migliaia di giovani si chiedono cosa ne sarà della loro formazione, delle prospettive di carriera, che, soprattutto nel Regno Unito, sono legate ai risultati accademici, alle presentazioni a braccio in auditorium e ai lavori di gruppo.

      L’ateneo non cede e invia una mail all’intero corpo studenti: «Poiché è altamente probabile che un rigido distanziamento sociale sarà richiesto per tutto il prossimo anno accademico, per il 2020 e 2021 non ci saranno lezioni faccia a faccia». Arene online dai sedili vuoti, insieme a tutorial e talk di professori soli e in diretta streaming proseguiranno da schermo a schermo. Sopravvivono le lezioni individuali, che peraltro sono fra i motivi che incoronano Cambridge e Oxford fra gli atenei più rinomati del sapere internazionale: solo due studenti in un’aula desolata, di fronte a un professore alla giusta distanza, si potranno incontrare. Tutto il resto viaggerà attraverso il web.

      «Cambridge è il primo ateneo inglese ad adottare una misura così drastica. Nei giorni scorsi sia l’università di Manchester che Anglia Ruskin avevano annunciato che avrebbero spostato le lezioni online, ma solo nel primo term (da ottobre a dicembre): e si tratta di istituzioni che non hanno il prestigio di Cambridge e che comunque assicureranno il normale svolgimento dei seminari (che nelle università inglesi coprono il 50 per cento dei corsi e coinvolgono non più di 10-15 studenti per volta)» - riporta il Corriere della Sera. Anche le altre università del Regno seguiranno Cambridge? Intanto gli studenti iniziano a chiedere il rimborso delle rette, che Oltremanica ammontano a una media di circa 10.500 euro all’anno fino a toccare picchi di 20mila.

      Questa decisione attraversa la Manica e raggiunge la terra ferma d’Europa. In Italia si discute tantissimo del ritorno in classe, dalle scuole primarie alle Università, l’argomento è caldissimo e la voce si spacca in due fazioni: quella dei genitori, che si schiera dalla parte della riapertura, a confronto con quella del Governo, che invece resta irremovibile sull’idea di sfruttare la tecnologia fino a contr’ordine. Così il dibattito sulla didattica online scalda gli animi - tant’è che Nottetempo ha già pubblicato l’ebook di Federico Bertoni Insegnare (e vivere) ai tempi del virus - lanciando discussioni di carattere sociale e psicologico, discussioni sull’uguaglianza e sulla possibilità di «esserci» - stavolta non online, ma all’interno della società in una più ampia prospettiva di crescita formativa.

      https://www.elledecor.com/it/lifestyle/a32613312/didattica-online-cambridge-university

  • COVID-19 Takes Unequal Toll on Immigrants in Nordic Region - The New York Times
    #Covid-19#migrant#migration#Norvège#Finlande#Suede#sante

    https://www.nytimes.com/reuters/2020/04/24/world/europe/24reuters-health-coronavirus-norway-immigrants-insight.html

    (Reuters) - The first person in Sadad Dakhare’s two-bedroom apartment in Oslo, Norway, to show symptoms was his 4-year-old niece. Next, his mother, his sister and he himself fell ill. Then, about a week after his niece became sick, Dakhare heard his 76-year-old father coughing heavily.

  • Les enfants invisibles de #Haraldvangen

    Cet épisode de notre série sur les mineurs sacrifiés aux frontières de l’UE révèle qu’en Norvège, pays champion des droits de l’homme, une centaine d’enfants migrants a tout de même été enfermée depuis 2018. Tout le pays semble ignorer l’existence de ces petits prisonniers… jusqu’aux contrôleurs des conditions de #détention.

    « C’est loin d’être ce que les gens imaginent… La plupart des familles vivent leur séjour ici comme une expérience positive. » Ole Andreas Flaa Valdal, sourire sympathique et barbe de trois jours, a tout sauf l’air d’un gardien de prison. Le directeur de Haraldvangen a troqué son uniforme pour un tee-shirt et un jean décontractés qui lui donnent l’air d’un éducateur cool. C’est d’ailleurs comme cela qu’il se voit : un travailleur social, pas un maton.

    Alentour, le paysage lui donne raison. Nous sommes à une heure d’Oslo, dans un décor enneigé de vacances à la montagne. Haraldvangen, ancienne #colonie_de_vacances entourée de sapins, fait face à un lac bleu étincelant. Ici, des générations de petits Norvégiens ont skié et nagé, étés et hivers durant. Mais depuis deux ans, la grande bâtisse de bois ne résonne plus des rires des enfants. Fin décembre 2017, le gouvernement norvégien a fermé le bâtiment à double tour, installé un feu rouge derrière la porte, fait enlever les poignées des fenêtres pour transformer la colo en bunker. Haraldvangen est devenu la première « #unité_familiale » du pays, un mot fleuri pour désigner un #centre_de_détention pour #mineurs migrants et leurs parents.

    En deux ans, selon les chiffres obtenus par Investigate Europe en février, 97 enfants ont été enfermés là parce que leur demande d’asile a été rejetée et qu’ils ont refusé de quitter le territoire de leur propre chef. Les mineurs et leurs familles ont ensuite été conduits à l’aéroport d’Oslo par l’unité police immigration, avant d’être expulsé « de force ».

    Alors qu’il déambule dans ce décor de chalet fait de meubles Ikea, d’écrans géants, de PlayStation et d’un débordement de peluches, le directeur nous explique les bienfaits de cette nouvelle prison conçue par le gouvernement norvégien. « C’est bien de la détention mais on ne jette pas les gens au fond d’une cellule. » Ole bombe le torse, il est fier du travail accompli. « Ici, on peut se concentrer à fond sur les familles. Et quand les parents sont trop occupés à appeler leurs avocats et les ONG, nous nous occupons des enfants, nous les informons, les impliquons, les amusons. » Lui qui partage son temps entre le centre pour adultes migrants et l’unité familiale mesure bien la différence de traitement.

    Avant la création de l’unité familiale il y a deux ans, les mineurs migrants étaient enfermés avec les adultes, dans le centre de détention pour migrants, Trandum. Entouré de plusieurs niveaux de barrières et de fils barbelés, ce bâtiment collé à l’aéroport d’Oslo n’a rien à envier à un pénitencier. Un pénitencier plongé dans le vrombissement assourdissant des moteurs d’avion qui décollent et atterrissent à toute heure du jour et de la nuit. En 2015, Hicham*, 11 ans, avait raconté son expérience derrière les barreaux à NOAS et Save The Children, deux ONG qui l’avaient pris en charge. « Là-bas, il y a des fils de fer frisés tout autour. J’ai même vu des caméras. Je pense qu’ils avaient mis des barrières pointues pour qu’on ne puisse pas s’échapper. Comme ça si on essaye de se sauver, ça fait mal. » 885 petits migrants ont ainsi été emprisonnés à Trandum entre 2013 et 2017, parfois pour une durée supérieure à trois semaines.

    Mais pendant l’année 2017, la mobilisation des ONG a porté ses fruits. Dans le pays champion international du respect des droits humains, la polémique avait atteint son apogée quand en 2017, dans une décision historique, la cour d’appel de Borgarting (l’équivalent de notre Conseil d’État) a condamné l’État pour avoir enfermé quatre enfants afghans pendant vingt jours. Âgés de 7 à 14 ans, les mineurs « ont été exposés a des traitements dégradants », a statué la cour (notamment à cause des longues durées de détention). Interrogé par Investigate Europe, leur avocat affirme que la police avait choisi de garder ces enfants qui venaient de l’extrême sud de la Norvège derrière les barreaux pendant trois semaines pour des raisons de facilité administrative. Au détriment de leur bien-être psychique et physique, au lieu de les renvoyer chez eux en attendant l’expulsion, les autorités ont préféré « la solution de facilité », dit-il.

    Fin 2017, le gouvernement finit donc par trouver un nouveau lieu pour l’accueil des familles. Mais il ne se contente pas de les déplacer dans une structure identique : il ouvre Haraldvangen, une parenthèse enchantée avant l’expulsion. Un endroit où les enfants migrants peuvent regarder le lac et la neige par la fenêtre. Un chalet forestier où ils entendent le chant des oiseaux et non le bruit angoissant des moteurs des avions. Avant de s’envoler vers un pays souvent inconnu, les enfants ont le droit de goûter à quelques heures de jeux vidéo et de peluches, ils ont même le droit de se faire dorloter par des matons-moniteurs de colo.

    Certes, ils ressentent les angoisses de leurs parents qui se mutilent parfois pour éviter l’expulsion, certes leurs pères et mères sont fouillés à nu ; ils doivent même exécuter des squats (des flexions avec les jambes) dénudés devant les policiers pour vérifier qu’ils ne cachent aucun objet dans leurs parties intimes. Mais à Haralvagen, on leur épargne au moins d’assister à l’humiliation de leurs parents. C’est en tout cas la promesse sur le papier, réitérée aux journalistes qui interrogent les autorités. Cela ne leur coûte rien : comme l’a découvert Investigate Europe, à Haraldvangen, jamais personne n’est venu contrôler.

    Quand il a décidé de déplacer les enfants en 2017, l’État norvégien les a totalement sortis des radars. Le « comité de surveillance » qui est tenu par la loi d’inspecter les centres de détention au moins deux fois par an pour vérifier que les personnes enfermées sont traitées en conformité avec la loi n’a pas mis les pieds à Haralvangen depuis deux ans. Ses inspecteurs se sont pourtant rendus entre cinq et six fois par an à Trandum. Mais l’unité familiale n’a été contrôlée qu’une seule fois, fin 2017, au moment de l’ouverture du centre, quand… il était totalement vide.

    Un problème qui ne dérange pas le comité : « Il est extrêmement rare que des familles avec enfants soient détenues et on nous a informés qu’ils ne gardent pas les enfants très longtemps », nous explique Cathrine Fossen, cheffe du comité. C’est donc sur la base de cette information que les inspecteurs assurent chaque année au gouvernement, au public et à la communauté internationale que les droits fondamentaux des enfants et de leurs parents sont bien respectés. Sans complexe, la responsable soutient que Haraldvangen « est une très bonne unité ». Comment pourrait-elle le savoir ? C’est Investigate Europe qui lui apprend que 97 enfants ont été enfermés ses deux dernières années : « C’est un chiffre plus élevé que je ne le pensais », s’étonne-t-elle.

    André Møkkelgjerd, avocat spécialiste de l’asile en Norvège et auteur de plusieurs rapports sur la détention des enfants, prend la révélation moins à la légère. « C’est totalement inacceptable, s’indigne-t-il. Si l’État a déplacé les enfants détenus, afin que leurs conditions de détention ne soient plus contrôlées, c’est très grave. » Interrogée, l’organisation NOAS, une ONG de soutien aux demandeurs d’asile, va jusqu’à remettre en cause l’indépendance du comité de surveillance, en indiquant que ses membres sont nommés par le ministère de la justice, celui-là même qui est responsable de l’application de la loi sur le retour des migrants.

    L’accusation est très sérieuse dans un pays où la transparence publique est érigée en principe sacré. En fait, la Norvège fait comme la plupart de ses homologues européens : elle enferme des enfants migrants mais maintient, volontairement ou non, ces petits loin des regards de son opinion publique.

    Grâce à une de ses anciennes enseignantes, nous sommes parvenues à retrouver la trace d’un de ces anciens petits prisonniers migrants. Quand nous échangeons au téléphone avec Azad, il est encore une fois derrière les barreaux : le jeune Afghan a été jeté au fond d’une cellule du commissariat d’Athènes, un des lieux de détention réservés aux enfants migrants en Grèce.

    En 2015, Azad avait fui Kaboul en guerre pour commencer une nouvelle vie en Norvège. Une nouvelle vie qui dure seulement quelques mois : à la suite d’un test osseux, il est déclaré majeur. Azad est donc emprisonné. Deux semaines plus tard, la police le met dans l’avion pour l’Afghanistan, un pays où il n’a plus ni famille ni proches. À peine de retour à Kaboul, il repart sur les routes et finit par atterrir en Grèce, où il se fait enregistrer comme mineur. Pour sa propre protection, la police l’enferme avec d’autres enfants dans une cellule du commissariat, sans lui expliquer « ce qu’on attend de lui ».

    Depuis deux mois, il partage donc le destin de misère de ses autres petits voisins de cellule. Il survit tenaillé par la faim, nous dit-il, et se sent tellement « triste ». Mais « qu’est ce que je peux faire d’autre ?, demande-t-il. Où puis-je aller maintenant ? » Après des mois de violences et d’errance, Azad se dit que sa chance est déjà passée : « Mon dernier espoir au monde, c’était la Norvège. »

    https://www.mediapart.fr/journal/international/210420/les-enfants-invisibles-de-haraldvangen

    #familles #mineurs #enfants #Norvège #rétention #détention_administrative #déboutés #renvois #expulsions #prison #Trandum #prisons #prison #MNA #mineurs_non_accompagnés #réfugiés_afghans #nudité #humiliation #invisibilisation #migrations #asile #réfugiés #test_osseux #tests_osseux #âge #Afghanistan #errance

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    #Migrerrance :

    En 2015, Azad avait fui Kaboul en guerre pour commencer une nouvelle vie en Norvège. Une nouvelle vie qui dure seulement quelques mois : à la suite d’un test osseux, il est déclaré majeur. Azad est donc emprisonné. Deux semaines plus tard, la police le met dans l’avion pour l’Afghanistan, un pays où il n’a plus ni famille ni proches. À peine de retour à Kaboul, il repart sur les routes et finit par atterrir en Grèce, où il se fait enregistrer comme mineur. Pour sa propre protection, la police l’enferme avec d’autres enfants dans une cellule du commissariat, sans lui expliquer « ce qu’on attend de lui ».

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  • Stoppet over én million masker og munnbind som ikke holdt mål – NRK Sørlandet – Lokale nyheter, TV og radio

    https://www.nrk.no/sorlandet/stoppet-over-en-million-masker-og-munnbind-som-ikke-holdt-mal-1.14988653

    La douane de Kristiansand (près de chez moi) annonce avoir confisqué un arrivage de 1 million de masques FFP2 qui n’étaient pas aux normes. Les douanes norvégiennes se préparent à en détruire entre 30 00 à et 60 000, puis éventuellement la totalité du stock s’il s’avèrent qu’aucun des lots ne remplissent les confditions minimales de sécurité pour être distribué en Norvège.

    Consternation dans les hôpitaux de la région qui, comme partout, manquent cruellement de masques, de charlottes et de blouses.

    – Dette var bestilt av bedrifter som leverer til både private aktører og til helsesektoren, sier seksjonssjef i Tollregion Sør-Norge Helge Breilid.

    Han sier at 60.000 munnbind og masker som ikke er godkjent til medisinsk bruk ble stoppet i Kristiansand.

    I tillegg ble det også stoppet en større bestilling som skulle til landsdelen.

    – Vi fikk dokumentasjon på at én million masker og munnbind var bestilt fra Kina. Da vi så på tilhørende dokumenter og bilder, fikk vi mistanke om at dette ikke var godkjent utstyr. Vi kontaktet legemiddelverket, som støttet oss i vår vurdering, sier Breilid.

    Han sier det førte til at utstyret aldri ble sendt fra Kina.

    #norvège #coronavirus #covid_19

  • L’accueil au compte-gouttes des mineurs réfugiés des îles grecques

    Cinquante-trois enfants et adolescents étaient attendus en Allemagne, samedi 18 avril. La France s’est engagée à en accueillir 350.

    Par Thomas Wieder, Julia Pascual et Anne-Françoise Hivert

    Il aura fallu attendre un peu plus d’un mois pour commencer à passer des promesses aux actes. Six semaines après que dix pays membres de l’Union européenne et la Suisse se furent engagés à accueillir quelque 1 600 mineurs réfugiés sur les îles grecques, cinquante-trois d’entre eux étaient attendus en Allemagne, samedi 18 avril, trois jours après l’arrivée d’un premier groupe de douze au Luxembourg.

    Agés de 5 à 17 ans, ces enfants et adolescents sont originaires de Syrie et d’Afghanistan, à l’exception de deux Erythréens et de deux Irakiens, dont les mères sont déjà en Allemagne. Comme c’est désormais la règle pour toute personne arrivant sur le sol allemand après plusieurs jours à l’étranger, les cinquante-trois mineurs qui devaient atterrir à Hanovre depuis Athènes, samedi, seront soumis à une quarantaine de deux semaines afin de vérifier qu’ils n’ont pas contracté le Covid-19.

    Début avril, l’annonce de l’arrivée de ce premier groupe avait été accueillie avec un certain malaise en Allemagne, certains accusant le gouvernement de se donner bonne conscience à peu de frais. Un sentiment notamment exprimé par le Spiegel, qui, le 8 avril, écrivait de façon cinglante : « C’est comme si Jeff Bezos [le patron d’Amazon], l’homme le plus riche au monde, décidait de dépenser un dollar pour lutter contre la faim dans le monde, et se faisait passer, avec cela, pour un philanthrope. »

    « Coalition des volontaires »
    Tiraillée entre impératif moral et souci de ne pas raviver un débat qui lui a coûté très cher après la crise des réfugiés de 2015, la « grande coalition » d’Angela Merkel a décidé de traiter avec prudence la question des mineurs bloqués dans les îles grecques. En mars, le principe même de leur prise en charge avait été âprement discuté au sein de la majorité. Désormais, le gouvernement entend les accueillir par petits groupes, avec pour objectif d’en faire venir entre 350 et 500 « dans les prochaines semaines », a-t-il annoncé, le 8 avril.

    Les autres pays membres de cette « coalition des volontaires » suivront-ils le mouvement ? La Finlande, qui s’est dite prête à accueillir 175 mineurs, assure qu’elle va bientôt commencer à passer aux actes. En France, en revanche, les choses sont plus compliquées. Jusqu’à présent, le gouvernement refusait de prendre en charge des mineurs isolés étrangers, sous prétexte qu’ils relèvent non pas de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra), mais de l’aide sociale à l’enfance, donc des départements.

    Au vu de la situation dramatique dans les îles grecques, la France s’était finalement engagée à accueillir 350 mineurs. « Il a fallu sortir l’Etat de ses habitudes et un travail interministériel s’était engagé », observe un diplomate à Paris. Mais, dans le contexte de la crise du Covid-19, « tout est gelé, poursuit-il. L’engagement sera tenu mais, politiquement, expliquer aujourd’hui aux départements qu’ils doivent accueillir des mineurs paraît chaud. »

    Le refus norvégien
    Alors que la Belgique, la Bulgarie, la Croatie, l’Irlande, la Lituanie et le Portugal se sont eux aussi portés volontaires, « la Commission européenne pousse très fort » pour que ces Etats tiennent leurs engagements, explique un fonctionnaire européen, qui évoque « des réunions de coordination sur le sujet deux ou trois fois par semaine ».

    Depuis un mois, le sort des enfants et des adolescents bloqués sur les îles grecques a enfin beaucoup mobilisé la Norvège. Malgré le confinement, 7 499 paires de chaussures ont ainsi été déposées symboliquement sur le front de mer d’Oslo, fin mars, une pour chaque mineur de Lesbos, avant la remise au gouvernement, le 6 avril, d’une pétition signée par 44 000 personnes. Malgré les pressions de ses alliés libéraux et chrétiens-démocrates, la première ministre conservatrice, Erna Solberg, a opposé une fin de non-recevoir, arguant que la Norvège avait déjà un accord avec l’ONU pour accueillir un quota annuel de réfugiés.

    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/04/18/l-accueil-au-compte-gouttes-des-mineurs-refugies-des-iles-grecques_6037022_3

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Camp #Ilesgrecques #Mineursnonaccompagnés #Enfant #Allemagne #France #Transfert #Suisse #Luxembourg #Hanovre #Athènes #Quarantaine #Belgique #Bulgarie #Croatie #Irlande #Lituanie #Portugal #Norvège

  • Επαναπροωθούν πρόσφυγες στα νησιά με ειδικές θαλάσσιες σκηνές

    Η « Εφ.Συν. » φέρνει στη δημοσιότητα βέβαιες, καταγεγραμμένες περιπτώσεις παράνομων επαναπροωθήσεων προσφύγων από θαλάσσης προς την Τουρκία από το Λιμενικό, με ειδική μάλιστα διαδικασία : αφού εντοπίζονται στη στεριά, τοποθετούνται σε σχεδίες που μοιάζουν με πλωτές σκηνές και αφήνονται μεσοπέλαγα στα τουρκικά ύδατα για να τους « ξεβράσει » το κύμα προς την ακτή.

    Πυκνώνουν τα περιστατικά παράνομων επαναπροωθήσεων προσφύγων και μεταναστών από τα νησιά στην Τουρκία, την ώρα που καταγράφεται μια διαστροφική ποιοτική αναβάθμιση των μεθόδων που χρησιμοποιούνται και οι οποίες εκθέτουν σε κίνδυνο για τη ζωή τους δεκάδες ανθρώπους.

    Η « Εφ.Συν. » κατάφερε να ταυτοποιήσει συγκεκριμένα πρόσωπα προσφύγων και φέρνει σήμερα για πρώτη φορά στη δημοσιότητα αποκαλυπτικά ντοκουμέντα, που όχι μόνο αποδεικνύουν τις επαναπροωθήσεις, αλλά δείχνουν ότι αυτές υλοποιούνται πλέον με ειδικές ναυαγοσωστικές σχεδίες, οι οποίες μοιάζουν με σκηνές πάνω στη θάλασσα.

    Οπως διαπιστώνεται, οι αρχές και κυρίως το Λιμενικό, αφού εντοπίσουν τους πρόσφυγες είτε στη στεριά σε κάποια απόκρημνη ακτή είτε μεσοπέλαγα, τους επιβιβάζουν σε αυτές τις ναυαγοσωστικές σχεδίες, τα επονομαζόμενα liferafts, και στη συνέχεια τους αφήνουν εντός τουρκικών χωρικών υδάτων, ώστε να παρασυρθούν από τα κύματα μέχρι να εντοπιστούν από σκάφη της τουρκικής ακτοφυλακής.

    Από τη Σάμο, πίσω

    Στη Σάμο, την 1η Απριλίου αυτόπτες μάρτυρες στις οχτώ το πρωί διαπίστωσαν την αποβίβαση μιας βάρκας με αρκετά άτομα στην παραλία Μουρτιά στην ανατολική πλευρά του νησιού. Το περιστατικό κάλυψε ο διαχειριστής της τοπικής ιστοσελίδας aegaio.blogspot.com Ιωάννης Νέγρης, ενώ ένας ακόμη κάτοικος της περιοχής ήταν παρών. Οι μετανάστες βγήκαν στην ακτή, έσκισαν τη βάρκα τους, έβγαλαν μερικές φωτογραφίες « και άρχισαν να κινούνται προς την πόλη, αφού καμία αρχή δεν ήταν στο συμβάν », σημειώνει ο κ. Νέγρης, που διαθέτει και το ανάλογο φωτογραφικό υλικό.

    Οπως περιγράφει, ο ίδιος επικοινώνησε με το λιμεναρχείο και έμαθε ότι ήδη είχε ξεκινήσει ένα πλωτό για να τους παραλάβει.

    « Από εδώ και πέρα ξεκινούν τα περίεργα », σημειώνει και περιγράφει το πώς στη συνέχεια οι άνθρωποι αυτοί « εξαφανίστηκαν » ! « Γύρω στις 12 το μεσημέρι, δέχομαι τηλέφωνο από αστυνομικό που μου λέει « μάθαμε ότι βγήκαν μετανάστες, μας ενημέρωσε η Υπατη Αρμοστεία, αλλά δεν τους βρίσκουμε.

    Μήπως επειδή είναι Ψευταπριλιά μάς κάνουν πλάκα ; ». Του απαντώ αρνητικά και κλείνει το τηλέφωνο », υποστηρίζει ο κ. Νέγρης. Στη συνέχεια γύρω στις 2.10 το μεσημέρι της ίδιας ημέρας, έμαθε τελικά ότι οι πρόσφυγες, τον αριθμό των οποίων υπολογίζει σε περίπου 25, παρελήφθησαν από ένα φουσκωτό που έφυγε προς άγνωστη κατεύθυνση.

    Σύμφωνα με αυτόπτη μάρτυρα που εντόπισε ο κ. Νέγρης, το φουσκωτό κατευθύνθηκε πίσω από ένα βουνό στην άκρη του κόλπου και μετά χάθηκε. Στη συνέχεια, ο ίδιος επικοινώνησε με το νοσοκομείο και συγκεκριμένα με τον διοικητή του, ο οποίος δήλωσε ενήμερος για το περιστατικό. Ωστόσο από το λιμεναρχείο τον διαβεβαίωσαν ότι αυτοί οι μετανάστες δεν υπάρχουν και ότι κανένα τέτοιο περιστατικό δεν έχει καταγραφεί !

    Το φωτογραφικό υλικό όμως που έδωσε στη δημοσιότητα ο κ. Νέγρης, όπως και ακόμα μία κάτοικος, πιστοποιεί όχι μόνο την άφιξη αλλά και την ταυτοπροσωπία ορισμένων εξ αυτών, που διακρίνονται σε ανάλογο υλικό το οποίο δημοσιοποίησε την επόμενη ημέρα η ακτοφυλακή της Τουρκίας. Φωτογραφίες τόσο από την περισυλλογή των προσφύγων μέσα από τη θάλασσα, επιβαινόντων πλέον σε liferaft, όσο και μέσα από την ακταιωρό που μετέφερε τους ναυαγούς !

    Συγκεκριμένα παρατηρούμε και στις δύο φωτογραφίες πρόσφυγες να κρατούν τα ίδια αντικείμενα (χαρακτηριστική η κόκκινη βαλίτσα της φωτογραφίας), να φορούν τα ίδια ρούχα, όπως η κόκκινη φόρμα παντελόνι που φοράει ο ένας, το τζιν μήκους ⅔ που διακρίνεται να φορά μια κοπέλα αφρικανικής καταγωγής και πολλά ακόμη στοιχεία, όπως παπούτσια κ.ά.! Στοιχεία που οδηγούν στο ασφαλές συμπέρασμα ότι οι ίδιοι άνθρωποι, που αποβιβάστηκαν το πρωί της 1ης Απριλίου στη Μουρτιά της Σάμου, φωτογραφήθηκαν σε σκάφος του λιμενικού της Τουρκίας την επόμενη ημέρα. Οπως αποδεικνύεται, η περίπτωση της Σάμου δεν είναι και η μοναδική, ούτε κάτι που συνέβη ευκαιριακά με πρωτοβουλία κάποιου χαμηλόβαθμου αξιωματικού που ενδεχομένως εκμεταλλεύτηκε τη συγκυρία.
    Μαρτυρίες και για Χίο

    Ενδεικτική είναι η μαρτυρία για ένα ύποπτο περιστατικό που σημειώθηκε στη Χίο στις 23 Μαρτίου. Εκεί αρχικά έγινε γνωστό ότι στην περιοχή των Καρδαμύλων κατέφτασε βάρκα με 40 πρόσφυγες, γεγονός που κατέγραψε ο τοπικός Τύπος και επιβεβαίωσε το λιμεναρχείο. Στη συνέχεια όμως από το λιμεναρχείο υποστήριζαν ότι οι συγκεκριμένοι είχαν φύγει από τη ΒΙΑΛ και πήγαν στα Καρδάμυλα, σκηνοθετώντας -υποτίθεται- την αποβίβασή τους με σκοπό να ξεγελάσουν τις αρχές και να ενταχθούν στους νεοεισερχόμενους μετά την 1η Μαρτίου, ώστε να καταφέρουν να αποχωρήσουν αμέσως για κάποια κλειστή δομή στην ηπειρωτική χώρα.

    Σύμφωνα όμως με μαρτυρία ενός πρόσφυγα που διαμένει στη ΒΙΑΛ, ανάμεσα σε αυτούς στα Καρδάμυλα ήταν και ο αδελφός του, ο οποίος ενημέρωσε για την άφιξή του στέλνοντας φωτογραφίες. Ο τελευταίος αμέσως ειδοποίησε τουλάχιστον δύο αλληλέγγυους, στους οποίους προώθησε και τη φωτογραφία με την παραλία. Η μία εκ των αλληλέγγυων στη συνέχεια μαζί με τον πρόσφυγα από τη ΒΙΑΛ έφτασε στα Καρδάμυλα, εκεί όπου η αστυνομία τούς απαγόρευσε την προσέγγιση στην παραλία.

    « Στη συνέχεια δεν υπήρξε καμία επικοινωνία και την επόμενη ημέρα ο νεοεισερχόμενος έστειλε από κινητό τρίτου ατόμου μήνυμα ότι είχε μεταφερθεί στο Τσεσμέ και από τότε αγνοούνται τα ίχνη του », δήλωσε στην « Εφ.Συν. » μέλος της ομάδας αλληλεγγύης. Οπως έγινε γνωστό, ο πρόσφυγας κατέληξε σε φυλακή της Τουρκίας, ενώ το κινητό του έχει κατασχεθεί από το Λιμεναρχείο Χίου. Ανάλογο περιστατικό σημειώθηκε και στα Γρίδια κοντά στον οικισμό των Νενήτων στη Χίο, όπου ομάδα προσφύγων κατέφτασε στην ακτή και ντόπιοι φωτογράφισαν την άφιξή της.

    Πάλι όμως το λιμεναρχείο ισχυρίστηκε ότι επρόκειτο για προσπάθεια σκηνοθετημένης άφιξης. Ωστόσο η ακτοφυλακή της Τουρκίας την επομένη, 26/3, έδωσε στη δημοσιότητα φωτογραφίες από τη διάσωση 21 ανθρώπων έξω από το Τσεσμέ, πάλι σε liferaft, μεταξύ τους 12 παιδιά και πέντε γυναίκες. Οπως μάλιστα έγινε γνωστό, στο liferaft όπου είχαν στριμωχτεί, υπήρχε δεμένο και ένα μικρό φουσκωτό σκάφος όπου είχαν στοιβάξει τις αποσκευές τους.
    Εν κρυπτώ

    Αξίζει να αναφερθεί ότι το Λιμεναρχείο Χίου ουδέποτε έδωσε στη δημοσιότητα κάποια σύλληψη για την υποτιθέμενη μεταφορά των προσφύγων από τη ΒΙΑΛ στα Καρδάμυλα (απόσταση 40 και πλέον χιλιομέτρων), ενώ και στο δεύτερο περιστατικό που συνέβη την πρώτη μέρα περιορισμού της κυκλοφορίας, θεωρείται απίθανο να μην τους αντιλήφθηκε κάποιος κατά τη διαφυγή τους από τη ΒΙΑΛ και την πορεία τους περίπου 10 χιλιόμετρα μέχρι την ακτή, όπου εντοπίστηκαν από ντόπιους. Να σημειωθεί ότι υπάρχουν και άλλες παραλίες σαφώς πιο κοντά στη ΒΙΑΛ που θα μπορούσαν να επιλέξουν οι πρόσφυγες, αν όντως ήθελαν να σκηνοθετήσουν την άφιξή τους.

    Συνολικά εννέα περιπτώσεις διάσωσης προσφύγων σε liferaft έχει δώσει στη δημοσιότητα το λιμενικό της γειτονικής χώρας, με πρόσφυγες που βρέθηκαν να πλέουν χωρίς καμία δυνατότητα ελέγχου της πορείας τους, μια και αυτές οι φουσκωτές σχεδίες στερούνται μηχανή ή όποιο άλλο προωθητικό μέσο ή και πηδάλιο.

    Πρόκειται για περιπτώσεις όπου σκάφη της ακτοφυλακής της Τουρκίας μαζεύουν ναυαγούς από liferaft σε ακτογραμμή μήκους 170 ν.μ. Και συγκεκριμένα από το Δικελί ανατολικά της Λέσβου έως και την πόλη Ντάτσα (Datça) βόρεια της Σύμης, εκεί όπου τα περιστατικά διάσωσης προσφύγων σε liferaft είναι πυκνά. Το πρώτο καταγράφηκε στις 23 Μαρτίου, όταν η τουρκική ακτοφυλακή στις 5.25 μ.μ. μάζεψε από liferaft συνολικά 31 άτομα, που δήλωσαν ότι το πρωί της ίδιας ημέρας είχαν αποβιβαστεί στη Σύμη. Το δεύτερο στη Σύμη και τρίτο χρονικά σημειώθηκε στις 27/3, σχεδόν μία ώρα μετά τα μεσάνυχτα, με τον ίδιο τρόπο, με 10 διασωθέντες.

    Επαναλήφθηκε τέταρτη φορά στις 29/3 και ώρα 23.40 πάλι στην Datça με 18 άτομα. Το πέμπτο καταγεγραμμένο περιστατικό σημειώθηκε στην πόλη Didim της δυτικής Τουρκίας απέναντι από το Φαρμακονήσι, με την τουρκική ακτοφυλακή να διασώζει από liferaft εννέα πρόσφυγες.

    Το έκτο και το έβδομο περιστατικό σημειώθηκαν έξω από το Δικελί, απέναντι από τη Λέσβο, στις 31 Μαρτίου όπου μέσα σε λίγα λεπτά στις 01.21 και 01.38 περισυνελέγησαν συνολικά 39 άνθρωποι. Το όγδοο ήταν αυτό της Σάμου την 1η Απριλίου, όπου οι πρόσφυγες μεταφέρθηκαν στο Αϊδίνι της Τουρκίας, ενώ το ένατο και πιο πρόσφατο σημειώθηκε στις 4 Απριλίου με τον εντοπισμό ενός liferaft με 15 άτομα έξω από το Αϊβαλί. Τα στοιχεία για τους αριθμούς των διασωθέντων, για την τοποθεσία και την ώρα προέρχονται από τη ΜΚΟ Aegean Boat Report, ενώ οι φωτογραφίες από το τουρκικό λιμενικό.

    https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/238226_epanaproothoyn-prosfyges-sta-nisia-me-eidikes-thalassies-skines

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    –-> Commentaire de Vicky Skoumbi, reçu via mail, le 08.04.2020 :

    Absolument terrifiant : une nouvelle méthode de refoulement maritime extrêmement dangereuse est pratiquée au moins depuis le 23 mars par les garde-côtes grecs

    Plusieurs cas de refoulement maritime de réfugiés par une méthode extrêmement dangereuse : ils sont renvoyés vers la Turquie sur des canots de sauvetage gonflables dits #liferaft.

    Le Journal de Rédacteurs révèle des refoulements maritimes illégaux de réfugiés vers la Turquie par les garde-côtes, avec une procédure spéciale : une fois repérés à l’endroit où ils ont débarqués, les réfugiés sont placés sur des radeaux de survie qui ressemblent à des tentes flottantes et sont laissés à la dérive dans les eaux turques afin de le courant les emporte vers la côte turque.

    Cette méthode employée déjà pour repousser des dizaines de personnes est non seulement illégal mais extrêmement dangereuse : dans la mesure où ces radeaux de sauvetage n’ont ni machine ni gouvernail ils dérivent hors contrôle et mettent en danger la vie de ceux qui s’y trouvent.

    Le reportage photographique de Efimerida tôn Syntaktôn permet identifier des visages spécifiques des réfugiés en train de débarquer ; les mêmes visages se retrouvent sur les radeaux de sauvetage spéciaux, qui ressemblent à des tentes, ces liferafts à la dérive.

    Il s’avère que les autorités, et en particulier les garde-côtes, après avoir localisé les réfugiés sur terre, soit sur une ligne côtière escarpée soit au milieu de la mer, les obligent de monter à bord de ces radeaux de sauvetage, ces soi-disant radeaux de sauvetage, puis les laissent dans les eaux territoriales turques, afin qu’ils soient emportés par les vagues jusqu’à ce que les navires des garde-côtes turcs les repèrent.

    Les mêmes personnes, avec des vêtements et des objets caractéristiques, apparaissent sur des photos prises le 1er avril à Samos et le lendemain sur un bateau de la garde côte turque.

    Au total, neuf cas de sauvetage de réfugiés sur des liferafts ont été rendus publics par les garde-côtes turques, les réfugiés naviguant sans aucune possibilité de contrôler leur trajectoire, car ces radeaux gonflables ne sont dotés ni de machine, ni d’autre moyen de propulsion, ni de gouvernail.

    Les données sur le nombre de personnes secourues, l’emplacement et l’heure proviennent de l’ONG Aegean Boat Report, tandis que les photos de garde-côtes turcs. Pour voir le reportage photo Efimerida tôn Syntaktôn (https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/238226_epanaproothoyn-prosfyges-sta-nisia-me-eidikes-thalassies-skines)

    Voir aussi la page FB de Aegean Boat Report :
    https://www.facebook.com/AegeanBoatReport/posts/805700453286394?__tn__=-R

    #migrations #asile #réfugiés #refoulement #push-back #refoulements #push-backs #Mer_Egée #Grèce #Turquie #frontières #life_raft #liferafts #life_rafts #orange

    ping @luciebacon @isskein @karine4

    • More images published by @ABoatReport
      this morning: a floating deportation camp.

      https://twitter.com/itamann/status/1265202422177320960?s=03

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      Tents at Sea: How Greek Officials Use Rescue Equipment for Illegal Deportations

      Back in 2013, Australia introduced strange new machinery in its campaign against unauthorized migration: a dozen bright-orange and windowless life vessels, shaped like missiles. These were equipped with navigational systems, air conditioning, and an engine. Each vessel, asylum seekers said, was given “just enough fuel” to reach Indonesia. When they washed ashore in February 2014, Indonesian locals were initially unsure what they were looking at. It was a piece of new deportation infrastructure, designed to launch migrants intercepted at sea back to where they had come from.

      In the shadow of the coronavirus pandemic, Greek authorities have put in place comparable deportation machinery. In at least 11 incidents since March 23, migrants have been found drifting in orange, tent-like inflatable life rafts without motors or propellants and that cannot be steered. Members of the Turkish Coast Guard reported these apparitions, but Greek authorities neither explained nor documented them. Images of these life rafts, fluorescent triangular structures afloat between black sea and dark sky, looked strange enough to seem superimposed. Relying on testimony and footage we obtained from multiple sources, including asylum seekers in the area, our investigation verifies this latest show of violence at the Greek-Turkish maritime border.

      Far from Australia’s flashier orange vessels from five years back, these are more modest structures. Importantly, the Greek life rafts have appeared in a very different maritime environment: compared to the oceans surrounding Australia, the Aegean Sea is a relatively placid and narrow body of water. Yet like the Australian vessels, these too have been put in place by State authorities, in an organized way, violating fundamental rules of international law. The two sets of deportation craft share visible similarities and are each used in dangerous ways, shedding light on the legal and moral risks that states are now willing to take, just to keep out unwanted populations.

      Maximum Deterrence

      On Nov. 27, Greek Member of Parliament Kyriakos Velopoulos, leader of the right-wing Greek Solution party, appeared on a popular TV talk show on ERT, a Greek state-owned public broadcaster. He advanced a policy first adopted by the United States in Guantanamo Bay, where Haitian asylum-seekers were detained long before 9/11, and later expanded upon by Australia: open-air detention of asylum seekers on “uninhabited” islands. For those whose applications are rejected, Velopoulos suggested unilateral pushbacks to Turkey: Greek authorities should simply remove arriving migrants from the country and send them back to where they came from. Holding photos of the oblong orange vessels Australia had used, he explained: “This here … is a raft made by the Australian government … with food, actual food, and it never sinks.” An interviewer gasped: “There’s a humanitarian aspect to it!”

      The relevant background to Velopoulos’s suggestions goes back to 1990, when the Dublin Convention introduced a system whereby asylum seekers must remain in the first European Union member State they access and have their requests processed there. This created an enormous and unjust burden on states at the “external borders” of the EU, such as Greece.

      The latest version of this arrangement, the Dublin III Regulation, was adopted in 2013. In June 2015, the EU further exacerbated the disproportionate role given to Greece in “migration management”: with the announcement of the “hotspot” approach, several Aegean islands became locations for asylum-seeker screening, with departures to the mainland prohibited. By August, the flow of refugees from conflicts in the Middle East and Africa, particularly the Syrian civil war, began to surge, generating a crisis within the EU as Member States argued over how to handle the arrivals.

      The influx of migrants generated a legal challenge to the Dublin rules, but the Court of Justice of the European Union upheld them in a 2017 ruling. In the meantime, in 2016, the EU and Turkey issued a joint statement saying Turkey would prevent unauthorized migrants from leaving its territory, in return for as much as 6 billion euros from the EU. Refugees and migrants thus became a bargaining chip that Ankara continuously used in its diplomatic wrangles with Brussels.

      Earlier this year, as Turkish President Recep Tayyip Erdogan pressed for Western approval of his military operation against Syrian and Russian forces in northern Syria, he intensified his exploitative bargaining. On Feb. 29, he declared that the country would no longer prevent migrants from reaching Europe.

      As thousands of migrants gathered at the Turkish-Greek border, seeking to enter, Greek Prime Minister Kyriakos Mitsotakis warned in a tweet, “Once more, do not attempt to enter Greece illegally – you will be turned back.” On March 1, the Greek government issued an emergency decree suspending asylum applications. According to Human Rights Watch, the Greek National Security Council announced that unauthorized migrants would be immediately returned, without registration, “where possible, to their countries of origin or transit,” such as Turkey. As in other countries in the Mediterranean basin, which also resorted to emergency measures, the ongoing coronavirus pandemic has provided a convenient pretext for cracking down on migrants.

      Adrift on the Aegean

      According to a report from the Turkish Coast Guard, the first of at least 11 alleged pushback incidents involving life rafts occurred on March 23. One of the Turkish Coast Guard’s March 23 reports on “irregular migration” stated that the Guard had rescued 31 Syrian asylum seekers found floating in a life raft off the coast of Muğla’s Datça district in the Aegean Sea. The raft in question can clearly be seen in a press release photograph published by the Coast Guard about the incident.

      The refugees contacted the Consolidated Rescue Group, a grassroots organization run by Arabic-speaking volunteers who operate an emergency hotline for migrants in distress. In a statement obtained by the group and forwarded to us, the asylum seekers rescued on March 23 said they landed on the Greek island of Symi on March 22, at approximately 6 am. At certain points, the island is less than 8 km (or 5 miles) from the Turkish shore. The next day, the Greek authorities forced them onto “a small raft that looked like a tent and was orange in color” and left them to drift.

      “Up until then, we had no idea that this was what they are going to do,” one of those on board, a construction worker (name withheld for security reasons) from the southeastern outskirts of Damascus, told us in a follow-up interview over WhatsApp.

      The Greek Coast Guard had brought them to the main port of Symi and boarded them onto a ship: “They told us they would take us for a Corona test, and then we would be given our belongings back and transferred to Athens,” he said. Instead, after two hours onboard the Greek Coast Guard vessel, the authorities forced them down into a small raft: “They put everyone in … children, women, elderly, and young people. They didn’t leave anyone in the ship,” he said, telling us that they were left to drift “for over three hours,” until they were eventually rescued by the Turkish Coast Guard.

      He provided us with video footage that he recorded of the group’s arrival on the island of Symi, as well as footage recorded from inside the raft, while awaiting rescue (see below).

      The Greek government’s daily public statistics of arrivals contains no record of their arrival on the Greek island or their deportation to Turkey.

      A series of similar incidents were reported by the Turkish Coast Guard in the following days. On March 27, the Coast Guard reported rescuing 10 migrants (eight Palestinian, two Egyptian, consisting of 3 men, 2 women and 5 children) in a “life raft” off the coast of Muğla’s Datça district (the Turkish version is written as “Can Salı”). Again, photographs accompanying the Coast Guard’s official press release show people being rescued from a tent-like raft. According to the Turkish Coast Guard’s statements, the migrants had been “pushed back towards Turkish territorial waters by Greek Coast Guard.”

      The next day, on March 28, nine Syrians (4 men, 2 women and 3 children) rescued were reported found in a “life boat” off the coast of Aydın’s Didim district, again with clear photographs of the distinctive tent-like raft accompanying the Guard’s report.

      We interviewed a Kurdish couple from Hasaka, Syria, who were among the group. According to the couple, on the morning of March 27, “around 7 or 8 a.m.,” they arrived on the Greek island of Farmakonisi. Unlike the larger Aegean islands of Chios, Lesvos, Samos, and Kos, where refugees most commonly arrive, Farmakonisi is an uninhabited island and a military base. There are no camps or reception facilities for asylum seekers.

      The couple told us they were held by the army in terrible conditions. They described being “treated like animals, … [t]he army took our phones, money, clothes, and documents then threw them into the sea. Around 3 a.m., they took us toward the sea border. Then they made us take a boat shaped like a square tent, 2 meters wide. Then we were rescued by the Turkish Coast Guard.”

      Again, on March 29, the Turkish Coast Guard reported rescuing 18 migrants (7 men, 4 women and 7 children) at 11:40 p.m. The Coast Guard issued a press release, complete with clear photos of the migrants being rescued from a life raft.

      This is consistent with statements from migrants claiming to have been among those rescued. We interviewed a Syrian man who provided us with photographs of his arrival on Rhodes on March 27. The man told us he arrived with a group of 18 people: seven Palestinians, six Syrians and five Iranians, including children and a pregnant woman. After arriving on Rhodes, the man and the rest of the group were held by the Greek police on the roadside from 7 a.m. until 3 p.m.

      “The weather was really cold and they did not let us light a fire to warm the women and children who were with us,” he said. The group was then transferred to the port by bus: “They gave us two tents, without anything in them. We were under full surveillance,” he added.

      “They [Greek authorities] were suspicious that we had corona, so we wrote a sign that none of us has corona so that we could reassure them, hoping they would treat us in a humane way,” he said. “But this changed nothing.”

      The group stayed in the makeshift camp for 2 1/2 days, until the night of March 29. He said that was when “a military van with army officers transferred us to the port and handed us over to the Greek Coast Guard.”

      They were on board the Greek Coast Guard boat for about one hour: “Then they switched off the engine of the boat and made us go down, in the middle of the sea, in a rubber boat shaped like a tent.” They were left to drift for what he describes as approximately two hours, when they were intercepted by the Turkish Coast Guard:

      When the Turkish Coast Guard found us and took us to the Turkish land, they registered our information and transferred us to the police station. They split us in half. One half was Syrians and Palestinians and the other half is the other nationalities. For us, we were detained for like 15 days and after that we were released without any rights as refugees, such as having a Kimlik [Temporary Protection Identification Document].

      Without the proper registration, he explains, he is now hiding from the Turkish authorities as he fears being forcibly returned to Syria, where he fled.

      Contravening International Rules

      “Shaped like a tent,” as migrants repeatedly describe them, the life rafts the Greek Coast Guard appears to be employing to expel migrants are, in fact, designed for emergency evacuation in the case of shipwreck. They are manufactured not for transportation, but for rescue in case of a boat or ship sinking, to keep survivors afloat and alive until assistance arrives. They are not equipped with an engine or other propellant, cannot be steered, and provide minimal protection from the elements.

      As Paul Crowley, a former captain for the Royal National Lifeboat Institution in Ireland, explained to us, such life rafts are never to be deployed “for any other reason other than to preserve life if no other option is available. It would contravene any internationally recognized standard to take people from a non-life-threatening location, either land or vessel, and place them in a raft.”

      As far as the law goes, these returns risk violating the international standard of non-refoulement. This principle is at the centerpiece of international refugee protection, and prohibits returns of asylum seekers to any place where they may suffer persecution, torture, or inhuman and degrading treatment. The returns also violate Greece’s obligations under human rights law, including the prohibition of torture and inhuman and degrading treatment, and the right to life (see Articles 3 and 2, respectively, of the European Convention on Human Rights). Inasmuch as these violations constitute a “widespread or systematic attack” directed against a “civilian population,” they may raise concerns under international criminal law. Evidence continues to surface that these days, when it comes to the treatment of migrants, the Greek authorities violate fundamental edicts of international law unabated.

      While the use of rescue equipment for deportations appears to be a new development, pushbacks on the Aegean are not. On March 23, United Nations Special Rapporteur on the human rights of migrants Felipe González Morales stated that he is “very concerned about the reported pushbacks of asylum seekers and migrants” by Greek authorities at both land and maritime borders. He also referenced recent violence committed by Greek authorities against those seeking to aid migrants in the Aegean Sea area. The Germany-based human-rights monitoring organization Mare Liberum (“The Free Sea”) told us that a more common tactic of the Greek Coast Guard is to remove the engines of migrants’ boats and leave them to drift. Likewise, reports of the Turkish Coast Guard resorting to violence have arisen since Turkey’s implementation of the 2016 deal with the EU. Examples reported to the authors by migrants and NGO workers include driving rings around boats and throwing stones to stop boats from leaving Turkish waters.

      Clearly both countries have geostrategic motives for their treatment of migrants related to their fraught relationships with the EU – including aid money and various benefits for their own citizens. Often, it seems like the two countries are playing a violent game of ping-pong across the Aegean with migrant bodies.

      An Iraqi refugee whom we interviewed over WhatsApp — we will refer to as “Hatim” for safety reasons — told us that he has been pushed back to Turkey by Greek authorities on three occasions since July 2019. Hatim and his family fled to Turkey in 2014, when ISIS took over their home city of Mosul. They were selected for resettlement in the United States, and had just finished their first interview when Trump’s January 2017 Executive Order interrupted the program. On the night of April 1, 2020, he and his family made four separate attempts to reach the Greek island of Chios. On the last attempt, their rubber dinghy, carrying approximately 40 people, entered Greek territorial waters and was intercepted by the Greek Coast Guard. The Coast Guard confiscated the fuel from their boat and returned them to Turkish waters, leaving them to drift.

      The systemic nature of such violations by the Greek authorities was recently highlighted by whistleblowers working under Frontex, the European border enforcement agency. In early March, the crew of a Danish patrol boat participating in “Operation Poseidon,” an EU maritime border patrol mission coordinated by Frontex, revealed that the Hellenic Coast Guard has explicit orders to stop migrant boats from crossing the sea border between Turkey to Greece. The Danish unit had refused to obey a pushback order from Operation Poseidon headquarters. Since then, NGOs Alarmphone and Mare Liberum have documented a series of pushbacks by Greek authorities along the Greece-Turkey border, including in the Aegean, that have become increasingly visible and severe.

      Most notably, Greek newspaper EFSYN reported an incident involving 26 migrants whose arrival on Mourtia Beach on the Greek island of Samos April 1 was documented by a resident. The arrival was not reported by the Greek authorities. In fact, government statistics recorded no new arrivals to Samos on that date.

      However, photographs taken by the Samos resident (and reproduced in EFSYN’s reporting) show the deflated dinghy and newly arrived migrants heading away from the shore. One member of the group is distinguished by bright red trousers while another carries a red duffle bag. EFSYN published photographs obtained from the Turkish Coast Guard of the same group who had arrived on Mourtia Beach aboard a Turkish Coast Guard boat after their rescue later that day, noting the marked similarities in the appearance, clothing and baggage of the migrants in the two sets of photographs. On the same day, the Turkish Coast Guard reported rescuing 26 migrants (found with a life raft) on the shore near Kuşadası national park, in a location that cannot be reached by land. According to the Turkish Coast Guard, the migrants said they had landed on Samos, were rounded up by the Greek Coast Guard and left to drift in the raft.

      On May 12, EFSYN published a video of a life raft like the ones pictured above (but without the cover) being dragged by a Greek Coast Guard boat off the southeast coast of Samos. The video was originally published by the Turkish Coast Guard on April 29, at which time it announced rescuing 22 people found drifting off the coast of Aydin province, bordering the Greek island of Samos. According to Bellingcat’s recent investigation into the incident, the group of 22 migrants rescued on April 29 (pictured in the video) had, in fact, arrived on Samos the previous day, on April 28.

      Most recently, a video surfaced on YouTube appearing to show the Turkish Coast Guard rescuing a group of 30 migrants aboard two life rafts. According to Turkish records and reports, including photographs, the Coast Guard rescued 30 migrants in two life rafts on May 13, consisting of 13 Congolese, eight Syrians, five Bangladeshis and three Palestinian nationals, along with a Lebanese national. The rescue occurred off the coast of the district of Menderes in Turkey’s İzmir province.

      On May 15, yet another group of migrants were rescued by the Turkish Coast Guard after being found in these distinctive life rafts. This group of 25 migrants also reported having been repelled by Greek authorities, again with photographic evidence.

      The Tent and the Missile

      Australians eventually replaced their orange lifeboats with fishing boats, although the intention was the same – pushing migrants away from Australian shores. But there was something chillingly memorable about that episode. It embodied the often-hypocritical moral stance of liberal democracies regarding strangers in need: a willingness to engage in extreme measures, even violence, to enforce borders, coupled with an emphasis on efficiency and a pretense of safety.

      While the Australian deportation vessels appear to have been custom-made and reportedly were purchased for $40,000 AUD each (about $25,000 USD), the Greek life raft “tents” are considerably more modest. They are the kind of equipment a yacht owner might purchase online for around $2,000. Under the 1974 Safety of Life as Sea Convention, maritime vessels are required to have such protective gear available. The Hellenic Coast Guard has now repurposed them for the opposite ends – putting people in danger.

      The Greek orange rafts seen in pictures appear to be a model manufactured by a Greek company called LALIZAS, which specialize in rescue equipment. A November 2019 LALIZAS newsletter includes an article entitled “24 hours in a LALIZAS Liferaft: Mission accomplished!” It describes a training in which members of Greece’s Hellenic Rescue Team and Hellenic Air Force carried out a simulated “‘actual’ case of emergency” by relying on a LALIZAS life raft and its food and survival equipment for a full 24 hours (see the story on the LALIZAS website here, and official video of the simulation, here). The life raft in question, code named “MEDUSSA” for the simulation, appears identical to those in many of the images of the tent-like rafts migrants have been rescued from while adrift in the Aegean.

      According to the Greek government’s procurement records available online, it purchased the life rafts for the Greek Navy in 2017. Several government ministries appear to have contracts with this company.

      The Australian life raft most closely resembles a missile. Its very image conveys the omnipotence of a regional superpower. By using such a machine, Australia effectively said to those attempting unauthorized maritime entry, “We will shoot you away.” To be sure, this missile is not fired at the migrants. It’s as if they become part of its ammunition; shot back at Indonesia’s shores, they are expected to crawl out of the shell once the missile crashes on one of the country’s countless atolls.

      Compared to the grandeur of the Australian missile-like object, and its mechanical cruelty, the Greek tent-like raft is a poignant symbol of inhumanity. Set adrift on the Aegean, its disquieting quality emerges from the fact that it becomes a kind of metaphor for the refugee’s condition. Asylum seekers describing it had often used the Arabic word ḵēma (خيمة), which is the tent one would use in a camp (and typically not a home, even if that too is a tent). It echoes the word mūẖym, which means refugee camp. No fuel is rationed to reach a destination, and the expectation appears to be that the life raft will simply drift across the relatively narrow waterway.

      The act of putting migrants to sea in inflatable tents is in line with the broader EU contemporary response to the “refugee crisis” – rejection and abandonment. This is, at least, how asylum seekers protesting at Moria camp, on the Greek island of Lesvos, see it: “We have been abandoned here,” said one asylum seeker on April 22.

      Like the Australian example, the tent too is an instrument of deterrence: “We will shoot you away” is replaced with a threat of an even more perilous exile on water. This aspect, however, does not make the Greek use of the life rafts any better than the Australian display of technological might. Both are utilized to perform what is almost an act of murder, but ultimately not quite there.

      https://www.justsecurity.org/70309/tents-at-sea-how-greek-officials-use-rescue-equipment-for-illegal-depo

      –-> #camps_flottants #camp_flottant

    • A terrifying video of a push-back in the Aegean sea; men, women –two of them pregnant- and children abandoned at sea on a liferaft by the greek coast-guards

      https://www.youtube.com/watch?v=VKsEHZKGsSE&feature=emb_title

      –—

      Le reportage complet du quotidien grec Efimerida tôn Syntaktôn:

      Επαναπροώθηση με ελληνική σφραγίδα

      Ένα ακόμα περιστατικό παράνομης επαναπροώθησης που σημειώθηκε στις 25 Μαΐου στο Αιγαίο, στη θαλάσσια περιοχή ανοιχτά της Λέσβου, έρχεται στη δημοσιότητα για να επιβεβαιώσει την σύνδεση της χρήσης σχεδιών τύπου liferafts, με τις ελληνικές λιμενικές αρχές.

      Όπως είχε αποκαλύψει πρόσφατη έρευνα που δημοσιεύτηκε στον ιστότοπο justsecurity.org από τους δρ. Itamar Mann και Niamh Keady Tabal, και παραθέτει στοιχεία και για παράνομες επαναπροωθήσεις, το Ελληνικό Δημόσιο συνεργάζεται στενά με την ελληνική εταιρεία LALIZAS, σωστικές συσκευές της οποίας προμηθεύτηκε και το Πολεμικό Ναυτικό, σύμφωνα με αρχεία αναρτημένα στη Διαύγεια, το 2017.

      Η έρευνα συζητήθηκε διεθνώς και ανάγκασε τον επικεφαλής της Frontex Φαμπρίς Λεγκέρι να παραδεχτεί τις ελληνικές παράνομες επιχειρήσεις επαναπροώθησης.

      Το βίντεο που δημοσιοποιεί σήμερα η « Εφ.Συν. » εξετάστηκε από την ερευνητική ομάδα Disinfaux, η οποία συμμετείχε στην έρευνα του justsecurity.org. Στο βίντεο διακρίνεται καθαρά πάνω στη σχεδία η επιγραφή LALIZAS ISO-RAFT. Διακρίνεται επίσης ο σειριακός αριθμός και η ημερομηνία κατασκευής της σχεδίας, βάσει της διαθέσιμης ανάλυσης (ISO 96-50-1, LALIZAS ISO-RAFT, Date of Manufacture 10/2016 Serial Number 161012174). Το προϊόν με αυτά τα χαρακτηριστικά διαφημίζεται στην ιστοσελίδα της εταιρείας.

      Σε άλλο απόσπασμα του βίντεο φαίνονται σε κοντινή απόσταση οι άλλες 3 παρόμοιες πλωτές σχεδίες, γεγονός που συνάδει με τα διαθέσιμα στοιχεία για το περιστατικό της 25ης Μαΐου, όπως είχε δημοσιευτεί το ίδιο πρωί, από τη Τουρκική Ακτοφυλακή.

      Ελληνικές σχεδίες

      Ανήκε η συγκεκριμένη σχεδία στον επίσημο εξοπλισμό του Πολεμικού Ναυτικού ή άλλων ελληνικών δυνάμεων ; Πώς βρέθηκε καταμεσής του Αιγαίου ως μέσο επαναπροώθησης προς την Τουρκία προσφύγων που είχαν βρεθεί σε κίνδυνο ; Τι αναφέρουν τα πρωτόκολλα διάσωσης για όσους βρίσκονται σε κίνδυνο στη θάλασσα ;

      Τα βίντεο τραβήχτηκαν από πρόσφυγα πάνω στη σχεδία την ώρα της επαναπροώθησης. Σε ανάρτησή του στα μέσα κοινωνικής δικτύωσης περιγράφει τις δραματικές στιγμές που έζησε αυτός και άλλοι περίπου 70 πρόσφυγες στις 25 Μαΐου, από τη στιγμή που έπεσαν στα χέρια του Λιμενικού μέχρι που τους εγκατέλειψε, και βρέθηκαν να πλέουν αβοήθητοι πάνω σε τέσσερις σχεδίες στη μέση του Αιγαίου. Παρέμειναν εκεί, ανάμεσά τους πέντε παιδιά και δύο έγκυες. Ένας τους είχε καταφέρει να κρύψει το κινητό του τηλέφωνο και κατάφεραν να καλέσουν το τουρκικό Λιμενικό, το οποίο τους εντόπισε.

      Η « Εφ.Συν. » επικοινώνησε με τον πρόσφυγα που ανάρτησε το βίντεο. Όπως αναφέρει, σκάφος της ελληνικής ακτοφυλακής έκανε μανούβρες γύρω από τη βάρκα στην οποία αρχικά επέβαιναν οι πρόσφυγες. « Όλοι οι φίλοι μου έκλαιγαν, ούρλιαζαν, ζητούσαν βοήθεια από το λιμενικό. Άντρες που φορούσαν στρατιωτικές στολές, και είχαν όπλα, πήραν τη μηχανή της βάρκας και μας είπαν : "Είμαστε εδώ για να σας βοηθήσουμε, θέλουμε να σας μεταφέρουμε στο καμπ της Μόριας" », λέει χαρακτηριστικά.

      Τους επιβίβασαν στο σκάφος του λιμενικού και αφού έλεγξαν τη θερμοκρασία τους με θερμόμετρα, τους χτύπησαν και τους αφαίρεσαν τα προσωπικά τους αντικείμενα. « Μας πήραν τα πάντα : χρήματα, τσάντες, τηλέφωνα », λέει. Αφαίρεσαν από το σκάφος του λιμενικού την ελληνική σημαία, τους οδήγησαν μεσοπέλαγα και τους επιβίβασαν σε τέσσερα liferaft. Τους ανάγκασαν να ανέβουν είκοσι άτομα σε κάθε σχεδία, ενώ η -βάσει προδιαγραφών- χωρητικότητά της είναι για 12 άτομα. Η εταιρεία LALIZAS δεν έχει στον κατάλογο της παρόμοιου τύπου liferaft με χωρητικότητα άνω των 12 ατόμων. Επισημαίνει επίσης πως οι τέσσερις τσάντες από τις οποίες έβγαλαν τα πλωτά ήταν χρώματος πορτοκαλί, όπως διαφημίζεται και το προϊόν στο site της LALIZAS.

      « Δεν έδωσαν σωσίβια στους ανθρώπους που δεν είχαν, και όταν εγώ ζήτησα από έναν λιμενικό να μου δώσει το τηλέφωνό μου για να επικοινωνήσω τουλάχιστον με την τουρκική ακτοφυλακή μου απάντησε "έλα και πάρ’ το", δείχνοντάς μου τα γεννητικά του όργανα », αναφέρει ο πρόσφυγας, ο οποίος θέλει να κρατήσει την ανωνυμία του.

      Τους περικύκλωσαν για 15 περίπου λεπτά και μετά τους εγκατέλειψαν. Ένας από τους επιβαίνοντες κατάφερε να κρύψει το κινητό του τηλέφωνο και έτσι κατάφεραν να καλέσουν την τουρκική ακτοφυλακή η οποία τους μετέφερε σώους στην Φότσα της Σμύρνης.

      « Δημοσιοποιώ αυτό το βίντεο για να δείξω στην Ευρωπαϊκή Ένωση, την Ύπατη Αρμοστεία και το Ευρωκοινοβούλιο, τα αποτελέσματα των αποφάσεων τους για το προσφυγικό », καταλήγει στην ανάρτησή του. Την ίδια στιγμή, ο Διεθνής Οργανισμός Μετανάστευσης (ΔΟΜ), η Ύπατη Αρμοστεία, και αρκετοί φορείς ζητούν απαντήσεις και τη διεξαγωγή έρευνας για τις καταγγελλόμενες επαναπροωθήσεις και μαζικές απελάσεις προσφύγων και μεταναστών στην Τουρκία.

      https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/247726_epanaproothisi-me-elliniki-sfragida

      #Norvège

    • Greece Suspected of Abandoning Refugees at Sea

      An investigation by DER SPIEGEL and partners has revealed that the Greek Coast Guard intercepts refugee boats, puts the migrants in life rafts, tows them toward Turkey and then abandons them to their fate. What do German troops in the area know about the practice?

      Europe is just a few kilometers away, recalls Amjad Naim, when the men in masks show up. It’s the morning of May 13 and the Palestinian is sitting in an inflatable boat, having paid migrant smugglers in Turkey for the trip. Naim can already see the Greek coast, and with every second, he is getting closer and closer.

      Naim wasn’t alone in the boat. They were a group of at least 26 people and they had almost reached the island of Samos. Naim remembers hearing a helicopter, and then all hell broke loose. For the next several hours, those on board would be afraid for their lives.

      The men in the masks approached in a large vessel, says Naim, adding that he remembers seeing the Greek flag and several dinghies. And then, he says, the masked men went on the attack.

      They fired shots into the water, he says, snagged the migrants’ inflatable raft with a grappling hook and destroyed the motor, thus stopping the boat. The men then took the migrants on board their vessel, Naim says, adding that he started crying and hid his mobile phone in his underwear.

      There are videos that prove that Naim really was on his way to Samos. The images show a young man with closely cropped hair and a smooth-shaven face. The motor of the small inflatable boat hums in the background as Naim smiles into the camera. He is originally from the Gaza Strip in the Palestinian Territories, where he studied law and got married. His wife is waiting for him in the Netherlands. Naim blows a kiss into the camera.

      The next images of Naim are shaky — a 55-second clip made by Naim that clearly documents a crime. The footage shows him and the other refugees on two inflatable life rafts. The Greek Coast Guard had put them off of the ship and onto the rafts. The square-shaped platforms are little more than wobbly rubber rafts.

      In the video, a Greek Coast Guard ship, 18 meters (59 feet) long, is dragging the rafts back toward Turkey. An additional ship stands by. Water can be seen pouring into Naim’s raft.

      Then, as can be seen in the video, the Greek Coast Guard unties the tow rope, leaving the refugees to their fate in the middle of the sea. Sitting in a rubber raft that has no ability to maneuver on its own.

      It is possible that Naim’s experience could be an isolated incident. It is conceivable that the Greek sailors simply lost their patience or that that particular ship was crewed by an especially nasty group. But that is not the case. Naim is apparently just one victim among many. There is a system behind the tactics he was exposed to. In a joint investigation with Lighthouse Reports and Report Mainz, DER SPIEGEL has forensically analyzed dozens of videos and compared them with geodata in addition to speaking with numerous eyewitnesses.

      https://cdnstatic.secure.spiegel.de/SP/2020/26/OPQWeKYm-32438806.mp4

      The material shows beyond doubt: In the eastern Aegean, European values are being sacrificed in the name of protecting its external borders.

      Masked men, almost certainly Greek border control officials, regularly attack refugee boats in the area. In one case on June 4, the inflatable boat belonging to the masked men can be clearly identified as a Greek patrol boat. It belongs to Greek Coast Guard ship ΛΣ-080.

      After the refugee boats are intercepted, the Greeks, apparently, frequently put the migrants in inflatable life rafts, tow them toward Turkey and then leave them to their fates. In most cases, they are dragged ashore after several hours by the Turkish Coast Guard.

      The actions taken by the Greeks are a clear breach. It has long been known that Greek Coast Guard personnel delay rescue attempts and perform aggressive maneuvers. Now, though, they are actively putting the lives of migrants at risk and they are using life-saving equipment to put people in danger.

      Images of migrants on orange life rafts have been appearing for weeks on Facebook and Instagram. NGOs like Aegean Boat Report, Josoor and Alarm Phone have also spoken with refugees and reported their experiences - and since March 23, activists have documented a number of incidents. The Turkish Coast Guard has also published images of the orange life rafts. But Naim’s video is the first to document beyond doubt a Greek Coast Guard vessel towing life rafts toward Turkey and then abandoning the refugees on the open sea.

      These so-called pushbacks represent both a violation of international law and of the European Union’s Charter of Fundamental Rights. Asylum seekers have a right to have their cases heard on an individual basis and countries are not permitted to bring them back against their will to a place where their safety is not guaranteed.

      Itamar Mann, a lawyer at the University of Haifa and member of the Global Legal Action Network, believes pushbacks could also have criminal consequences. From a legal perspective, such operations, he says, are a kind of torture, with refugees experiencing inhumane treatment and humiliation.

      When contacted, the Greek Coast Guard denied the accusations and claimed that its personnel does not wear masks. They also said they obey all applicable laws. Delays in rescuing the refugees, they said, were due to the Turkish Coast Guard because they only accompany refugee boats if they are traveling in the direction of Greece. The Greek officials, they said, only locate the refugee boats and then inform the Turkish Coast Guard as quickly as possible.

      They claimed that they cooperated with the Turkish Coast Guard in the May 13 incident. In their statement, the Greek Coast Guard did not specifically address the video showing the pushback.
      Caught in the Middle

      Prime Minister Kyriakos Mitsotakis has been in office since last July, and since then, he has taken several steps to ensure that fewer refugees arrive in Greece. He had temporarily suspended the right to asylum and shortened the deadline for appeal in asylum cases. Furthermore, during his tenure, border guards on the Maritsa River between Turkey and Greece have apparently used live ammunition against refugees, likely killing at least one. His government has considered blocking refugee boats with barriers at sea.

      His government refers to the practices as “active surveillance.” In fact, though, they are abandoning refugees on the high seas.

      There is a reason for this new degree of brutality: Since the end of February, Turkish border guards are no longer stopping refugees on their way to Europe. Indeed, President Recep Tayyip Erdogan has even arranged for refugees to be bused to the Greek border, where they were pushed back by Greek border guards. Erdogan’s intention is to ratchet up the pressure on the European Union, with Brussels and Ankara currently trying to hammer out a new refugee deal.

      The cynical game seen on the banks of the Maritsa River is now being repeated in the Aegean. The Turkish and Greek Coast Guards are pushing refugee boats into the territorial waters of the other, with the migrants themselves getting caught in the middle. In such a situation, those wanting to cross the Aegean need quite a bit of luck.

      Omar, a young man from Afghanistan, had lost almost all hope for such luck on the morning of June 4, floating in a boat between the Greek island of Lesbos and the Turkish coast. Omar, whose name has been changed for this story, wasn’t alone: A total of 31 men, women and children were on board.

      Turkish and Greek vessels had repeatedly pushed the migrants back. In one video, a dinghy can be seen that doubtlessly belongs to the Greek Coast Guard. Masked men, says Omar, had pushed their motor into the water, which is why to refugees were hanging off the back of the refugee boat and kicking, doing all they can to propel the boat to European soil. The scene was captured on video.

      Omar is desperate. He makes a final video, posting it to a refugee group on Facebook. In the video, he speaks into the camera for a good six minutes. “Please help us,” he pleads. “We have a right to live.”

      Perhaps it was this video that saved Omar’s life. Activists shared it on Facebook and just a short time later, a Turkish liaison officer on the supply ship Berlin told German soldiers of the vessel in distress. The ship is part of a NATO mission and was located off Lesbos. Using a tender, the Germans took the refugees ashore.

      A subsequent press release from the Bundeswehr, as the German military is called, noted that the refugees’ lives had been in danger, which is why the commander intervened. A small boat unable to maneuver on its own: It must have seemed rather strange to the soldiers. The press release made no mention of an attack on the refugee boat.
      German Officials Pulled Into the Chaos

      The episode shows, though, just how deeply German officials have been pulled into the chaos on the Aegean. It also raises the question as to whether the Germans know of the assaults and of the lifeboats - and whether they tolerate the pushbacks or are perhaps even involved.

      Around 600 border guards are helping the Greeks monitor activity on the Aegean, all part of the Frontex operation Poseidon. And the mission hasn’t always been free of conflict. In March, a Danish Frontex crew refused to carry out an illegal pushback.

      Behind closed doors, Frontex may already have admitted that it is aware of the brutal tactics involving the lifeboats. European Parliamentarian Dietmar Köster, a member of European Parliament from the German Social Democrats (SPD), says that Frontex head Fabrice Leggeri confirmed the incidents in a meeting with him. Though Köster is certain of his understanding of that meeting, Frontex says there was a misunderstanding, adding that Frontex headquarters has received no reports about pushbacks.

      Luise Amtsberg, a Green Party spokesperson on migration policy, doesn’t believe it. The waters around Samos are not endless, she told Report Mainz and DER SPIEGEL. “Pushbacks cannot take place completely without the knowledge of the other units in the area.”

      And there are indications that German officials might know of the pushbacks. In the port of Samos, the German Coast Guard ship Uckermark is anchored. On May 13, on the day that Amjad Naim was on his way to Samos, the Germans identified a refugee boat on their radar, according to information provided by the German Federal Police when contacted.

      In all probability, it was Naim’s boat. There is no evidence that there were any other refugee boats heading for Samos on that day. The Greek Coast Guard also confirmed that a ship and a helicopter belonging to the Germans had spotted a boat that day. They say it was in Turkish waters when first seen.

      The Germans alerted the Greek Coast Guard by radio, and the Greeks then took charge of the situation, according to a written statement. The statement notes that the Germans were “not involved” in any other measures related to the incident and insists that the Germans have no knowledge of the lifeboat episode.

      The German Coast Guard has provided no comment as to why no refugees arrived on Samos that day or what happened to the refugee boat that was spotted. And they apparently aren’t particularly interested, either.

      Even if Frontex was not actively involved in the operation, they bear some of the responsibility, says the lawyer Itamar Mann. Frontex, he believes, must draw a line and even withdraw from the mission if need be.

      After the Germans apparently saw his boat and after the Greeks abandoned him to his fate on the high seas on May 13, Amjad Naim floated around for several hours. The sky was almost cloudless, and the sun was beating down, as can be seen in the videos. The refugees had nothing to eat or drink.

      The lifeboat soon began to spin in circles, Naim says, with some of the passengers becoming nauseous and others fainting. Turkish and Greek ships, he says, simply ignored them. “It was awful,” Naim says.

      It was only after several hours that a Turkish Coast Guard vessel arrived to collect them. Men in white protective equipment helped the refugees off the lifeboat and took their temperatures. Naim then had to remain in quarantine for more than two weeks - in a nasty camp full of filth and mosquitoes, he says.

      Naim is now allowed to move freely in Turkey, but still feels trapped. He says: “I can’t go forward and I can’t go back.”

      https://www.spiegel.de/international/europe/videos-and-eyewitness-accounts-greece-apparently-abandoning-refugees-at-sea-

  • #Russie : #Arctique, la nouvelle frontière

    La fonte de la #banquise et le dégel des terres offrent des perspectives de navigation permanente sur l’océan Arctique, dernière grande réserve mondiale d’hydrocarbures. La région attise les convoitises territoriales des grandes compagnies pétrolières et des Etats riverains, - le Groenland, les Etats-Unis, la Norvège - quitte à se disputer le tracé des frontières…

    La Russie montre sa toute puissance militaire pour exploiter un sous-sol riche en hydrocarbures et minerais rares. Construction de ports maritimes en eau profonde, développement d’énormes complexes destinés à l’exploitation et au transport du gaz naturel et de pétrole. Éternels oubliés des enjeux environnementaux et géostratégiques, les peuples indigènes voient leurs conditions de vie totalement bouleversées par cette conquête de l’Arctique. Voyage entre un ancien monde préservé et un nouveau monde industriel en train d’émerger.

    https://www.arte.tv/fr/videos/086954-000-A/russie-arctique-la-nouvelle-frontiere
    #film
    #film_documentaire #géographie_politique

    #transport_maritime #Russie #pétrole #énergie #Sibérie #gaz #minerai #extractivisme #cobalt #nickel #passage_du_Nord-Est #changement_climatique #climat #Baie_d'Huston #hydrocarbures #Yamal #Total #Novatec #Chine #ports #Christophe_de_Margerie #infrastructures #aéroports #investissements #conquête_territoriale #conquête_économique #peuples_autochtones #Nénètses #Nenets #terre #sédentarisation #nomadisme #armée #présence_militaire #force_spéciale_arctique #marine_militaire #militarisation_de_l'arctique #bases_navales #Grand_Nord #économie_polaire #USA #Etats-Unis #Alaska #ressources #Canada #Norvège #OTAN #tourisme #Groenland #croisières #tourisme_de_masse #tourisme

    ping @reka @simplicissimus

  • Youtube (ou les mâles blanc qui se planquent derrière) semble avoir un gros problème avec les vulves (et les règles).

    Il y a quelques années, la chaine publique de télévision norvégienne, la NRK, a eu l’idée géniale de confier à une médecin pédiatre de génie, Line Jansrud, la réalisation de huit petites émissions dédiées à l’éducation sexuelle pour les enfants et les adolescents. Diffusée dans l’émission "Newton", la série avait pour titre "pubertet" en norvégien. Personnellement, je n’avais jamais rien vu de tel auparavant : tous les thèmes de la sexualité, de la transformation des corps, de l’amour, de la fabrication des bébés, abordée avec intelligence, finesse, subtilité et en même temps sans aucune gêne et d’une manière très "directe" du point de vue des images.

    Au début de chaque émissions (elles durent chacune entre 4 et 6 minutes) le NRK prévient :

    « Cette émission est visible par tous les publics (ce qui en Norvège veut dire entre 6 et 99 ans). C’est normal pour certains parents de se sentir gênés [de regarder cette émission avec vos enfants] Nous voulions juste vous prévenir [que ce n’est pas grave]. »

    Et Line Jansrud d’enchaîner immédiatement sur chaque thème avec un humour décapant, rapide et très rafraîchissant.

    Après les avoir diffusé sur son site, la NRK a décidé de "confier" les émissions à Youtube avec des sous-titres pour en faire profiter le plus grand nombre. Jusqu’à présent ces petits films comptent des millions de vue. Sur les huit films, seuls sept sont disponibles :

    1. Comment ça commence
    https://youtu.be/HyWRalwqq24

    2. Les seins
    https://youtu.be/cJObfWe8Fmk

    3. Le penis
    https://youtu.be/eFlbb9bQjOE

    4. Les poils
    https://youtu.be/VKlyZkCFf78

    5. La voix change et le corps se transforme
    https://youtu.be/iJCFPmRQE0E

    7. Les boutons et la transpiration
    https://youtu.be/HZqDmymyMBQ

    8. Alors, que se passe-t-il lors de la puberté ? et comment fait-on l’amour et les bébés ?
    https://youtu.be/2PeQG61W4i0

    il en manque une : 6. La vulve, le vagin et les règles...

    Après une petite recherche, voici ce qu’on trouve :

    Disparue de Youtube donc, la vulve, le vagin et les règles. Par contre, toujours visible sur le site de la NRK :

    https://tv.nrk.no/serie/newton-pubertet/sesong/1/episode/6

    ... sans les sous-titres, et là, il faut apprendre le Norsk (je peux vous aider).

    Dans cette émission, on voit donc des vulves des dessins de vagins et des filles et des femmes qui ont leur règles, et Line Jansrud explique brillamment et explicitement ce qui se passe et ce qu’il faut faire, quelles sont les possibles effets pendant la période des règles, etc...

    Des informations, encore une fois très intelligemment amenées qui sont utiles à des millions de personnes.

    Et bien Youtube l’a simplement censurée parce qu’on y voit une vulve de manière explicite pour expliquer comment ça marche. On imagine la bande de gros mâles nazebroques abrutis et décadents à la tête de ce bouzin se scandaliser à la vue de sang menstruel et d’une vulve dont on détaille la physionomie.

    Je publie ici quelques copies d’écran :

    https://dl.dropbox.com/s/5f1javxa4hm0zl2/capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202019-12-05%20%C3%A0%2022.40.15.png?dl=0 https://dl.dropbox.com/s/nh9b7r5zjocfuti/capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202019-12-05%20%C3%A0%2022.40.44.png?dl=0 https://dl.dropbox.com/s/b0p23uy9apbyvq9/capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202019-12-05%20%C3%A0%2022.41.42.png?dl=0 https://dl.dropbox.com/s/guno9h0blp7ad76/capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202019-12-05%20%C3%A0%2022.42.29.png?dl=0 https://dl.dropbox.com/s/z7go8b8xjzcg1rp/capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202019-12-05%20%C3%A0%2022.42.10.png?dl=0 https://dl.dropbox.com/s/beh83d8yybnbb9t/capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202019-12-05%20%C3%A0%2022.47.28.png?dl=0 https://dl.dropbox.com/s/ko9fh2snqmvcu6t/capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202019-12-05%20%C3%A0%2022.44.48.png?dl=0 https://dl.dropbox.com/s/jrdugn0h6eg0u7c/capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202019-12-05%20%C3%A0%2022.42.51.png?dl=0 https://dl.dropbox.com/s/gzcmqj6sfla81g0/capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202019-12-05%20%C3%A0%2022.43.51.png?dl=0 https://dl.dropbox.com/s/jo32iqxq34qjeq2/capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202019-12-05%20%C3%A0%2022.46.36.png?dl=0 https://dl.dropbox.com/s/36ryk33vkob690q/capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202019-12-05%20%C3%A0%2022.45.39.png?dl=0 https://dl.dropbox.com/s/i9gkf0dpebj99n0/capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202019-12-05%20%C3%A0%2022.45.25.png?dl=0 https://dl.dropbox.com/s/v8ii833gwxv9na4/capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202019-12-05%20%C3%A0%2022.48.12.png?dl=0 https://dl.dropbox.com/s/ggtxfih4h4bw28g/capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202019-12-05%20%C3%A0%2022.48.30.png?dl=0

    #sexualité #éducation_sexuelle #règles #menstruations #censure #youtube #norvège #line_jansrud

  • Am grünen Strand der Spree (Deutschland 1960) Teil 1 und 2
    https://www.youtube.com/watch?v=G5mG8SdFJN4


    Une découverte intéressante : La première partie de cette série télévisée de 1960 contient une longue séquence sur les massacres des Einsatzgruppen . L’existence de ce film contredit le mythe de l’introduction du sujet et de la première confrontation du grand public allemand avec le sujet de l’#holocauste en 1979 à travers la série étatsunienne portant le même nom .

    La deuxième partie montre l’occupation de la #Norvège et traite le sujet de la résistance des officiers allemands.

    0:00:00 Teil 1 und 1:36:40 Teil 2 : Laufzeit : 277 Minuten

    Am grünen Strand der Spree (Deutschland 1960) Teil 3 bis 5
    https://www.youtube.com/watch?v=hPSxEu3zduE

    Teile 3 bis 5: 0:00:00 Teil 3: „Preußisches Märchen“ 1:36:54 Teil 4: „Bastien und Bastienne 1953“ 3:26:10 Teil 5: „Capriccio Italien“ Teile 3, 4 und 5: Laufzeit: 417 Minuten

    #Allemagne #histoire #nazis #guerre #Pologne #Lettonie #Pologne #résistance #auf_deutsch

  • Her brennes det norske flagget i protest mot Koran-brenningen – NRK Norge – Oversikt over nyheter fra ulike deler av landet
    https://www.nrk.no/norge/her-brennes-det-norske-flagget-i-protest-mot-koran-brenningen-1.14795287

    Après que les ordures du SIAN aient brûlé des corans à Kristiansand, des réactions très violentes se répandent sur la planète depuis la semaine dernière, entre autre en Turquie et au Pakistan où on brûle des drapeaux norvégiens... C’est le maire de Kristiansand qui doit être en train de se manger les doigts et les moignons de ne pas avoir fait interdire la manif.

    Koranbrenningen i Kristiansand, som endte med voldelige sammenstøt i sørlandsbyen, har blitt møtt med sterke reaksjoner i utlandet.

    Emneknagger som #Boycottnorway og #Norwayattackonislam går varmt på Twitter.

    Les også : Tyrkia fordømmer Koran-brenning i Kristiansand

    I dag ble det avholdt en demonstrasjon i Karachi i Pakistan hvor demonstranter tente på det norske flagget i protest mot koranbrenningen i Kristiansand.

    #islamophobie #norvège

  • LES NOUVELLES DE NORVÈGE : « UNE VERSION MODÉRÉE DU CRÉATIONNISME AMÉRICAIN »

    La Norvège c’est aussi ça.

    La Norvège est censée être un des pays les plus progressistes du point de vue des idées, des pratiques sociales, de la pensée... Mais c’est sans compter avec les super-riches qui ne savent pas trop quoi faire de leur fric. L’armateur Einar John Rasmussen (81 ans) qui habite à Kristiansand [dans une région réputée être la plus religieuse et conservatrice du pays] a décidé de contribuer à hauteur de 15 millions de couronnes norvégiennes (150 000 euros) au fonctionnment de la toute nouvelle fondation "BioCosmos". Le travail de cette fondation consiste essentiellement à rejeter, discréditer la théorie de l’évolution de Darwin. Selon le journal "Vårt Land" [Notre patrie], BioCosmos fait la promotion d’une théorie très ésotérique et fumeuse - que la fondation appelle "design intelligent". En gros, cette théorie soutient que la nature est si bien organisée, que l’évolution ne s’est pas produite de manière aléatoire, mais résulte d’un système d’ingénierie. Le milliardaire norvégien a estimé que cette théorie est tellement pertinente qu’il faut qu’elle soit enseignée dans toutes les écoles norvégienne, et de fait, à proposé à la fondation 150 000 euros pour produire des livres à distribuer gratuitement dans les écoles. les élu·es accompagnés d’ailleurs de quelques représentants de l’église, se sont scandalisé sur les principes soutenus par BioCosmos et le soutien financier d’Einar Rasmussen. Ils considèrent que c’est une "version modérée du créationnisme américain". Le scientifique religieux Martin Jakobsen du Collège Théologique Ansgar de Kristiansand, interrogé par la NRK, estime que la méthode de la fondation BioCosmos soutenue par Rasmussen est complètement débile : « il veut montrer qu’il n’y a pas de conflit entre la foi et la science, mais ce qu’il fini par faire en discréditant la théorie de l’évolution, c’est de confirmer un préjugé selon lequel les religieux sont sceptiques à l’égard de la science et des nouvelles connaissances. Quand vous vous voulez savoir comment fonctionne la nature, vous devriez le demander à un naturaliste. Et si vous vous demandez comment fonctionne Dieu, vous pouvez parler à un théologien. »

    Que les riches essayent de s’insérer dans le système pédagogique n’est pas nouveau en Norvège. Les climatosceptiques, les extrémistes religieux et certaines sectes "attaquent" régulièrement le système scolaire, heureusement avec assez peu de succès.

    Skipsreder Einar Rasmussen blar opp for å motbevise Darwins teori – NRK Sørlandet – Lokale nyheter, TV og radio

    https://www.nrk.no/sorlandet/skipsreder-einar-rasmussen-blar-opp-for-a-motbevise-darwins-teori-1.14754033

    Det er skipsreder Einar John Rasmussen (81) fra Kristiansand som bidrar med 15 millioner kroner til den nyopprettede stiftelsen BioCosmos.

    Målet med stiftelsen er å avvise Darwins evolusjonsteori. Ifølge Vårt Land, som først omtalte saken, skal BioCosmos spre teorien om « intelligent design ».

    #norvège

  • LES NOUVELLES DE NORVÈGE : « J’AI CONDUIT MA FEMME AU CENTRE D’ACCUEIL, J’EN AVAIS FINI AVEC ELLE »

    La Norvège c’est aussi ça.

    Charmante tradition norvégienne racontée ce matin par la NRK.

    De nombreux norvégiens qui n’arrivent pas à se marier en Norvège vont à l’étranger, en Europe de l’est ou en Asie, pour chercher une femme et la ramener en Norvège. Les centres sociaux et les réfuges ont récemment alerté le gouvernement sur le fait que ces femmes (d’origine Thaïlandaise, Philippines, Ukrainienne ou Balte, entre autre) sont de plus en plus nombreuses à venir dans les centres d’accueil, après avoir été jetées à la rue. Pire, parfois, il arrive que ces "maris" bien crades les conduisent jusque devant la porte des centres avec larmes et bagages. Et Encore plus pire, il arrive que ces salopards appellent ensuite l’institution qui s’occupe des permis de séjours des étrangers pour signaler que ces femmes ne vivent plus chez eux désormais, en espérant que leur permis de séjour ne soit pas renouvelé... Le témoignage d’un de ces "maris" qui a déjà "livré" quatre femmes à la porte de ces centres d’accueil à un journaliste de la NRK : "je la livre parce que j’en ai simplement fini avec elle" (Eg er ferdig med dem/hun"). Souvent ces femmes ont été victimes de brutalités physiques et morales, et se trouvent en terre étrangère complètement démunies. Environ 3000 personnes viennent en Norvège pour vivre avec leur partenaire, selon les statistiques de l’UDI (Utlendingsdirektoratet), et plusieurs centaines ont, à des degrés divers, signalé à la mairie ou aux centres d’accueil, avoir rencontré des difficultés.

    Utenlandske kvinner leveres på døra til krisesenteret – NRK Telemark

    https://www.nrk.no/telemark/utenlandske-kvinner-leveres-pa-dora-1.14744185

    Utenlandske kvinner leveres på døra

    #norvège

  • #Déforestation en #Amazonie : la #Norvège bloque ses #subventions pour le #Brésil - Amériques - RFI
    http://www.rfi.fr/ameriques/20190816-deforestation-amazonie-norvege-bloque-subventions-le-bresil

    La Norvège a annoncé hier le blocage de 30 millions d’euros de subventions destinées au Brésil, via le fond de protection de la forêt amazonienne. Chaque année, le Brésil reçoit des subsides en fonction de ses résultats dans la lutte contre la déforestation. […] Jair Bolsonaro a réagi en estimant que la Norvège qui « tue des baleines au Pôle Nord », n’a aucune leçon à donner au Brésil.

  • Heltene etter moskéangrepet hedret : – Var med på å forhindre at liv gikk tapt – NRK Norge – Oversikt over nyheter fra ulike deler av landet

    https://www.nrk.no/norge/heltene-etter-moskeangrepet-hedret_-_-var-med-pa-a-forhindre-at-liv-gikk-tapt-1.

    Voici les deux héros qui ont sans doute évité que l’attaque de la mosquée ne se transforme en un 22 juillet bis

    Mohammed Rafiq (65) overmannet Philip Manshaus da han lørdag forrige uke tok seg inn i moskeen Al-Noor Islamic Centre i Bærum. 65-åringen fikk hjelp av Mohamed Iqbal (75), som slo den nå draps- og terrorsiktede 21-åringen.

    #norvège
    Torsdag ble de hedret på politihuset i Sandvika, hvor de mottok blomster og ros fra Oslos politimester Beate Gangås og Bærum-ordfører Lisbeth Hammer Krog, skriver Budstikka.

  • Rwanda to receive over 500 migrants from Libya

    Rwanda and Libya are currently working out an evacuation plan for some hundreds of migrants being held in detention centres in the North African country, officials confirmed.

    Diyana Gitera, the Director General for Africa at the Ministry of Foreign Affairs and Cooperation told The New Times that Rwanda was working on a proposal with partners to evacuate refugees from Libya.

    She said that initially, Rwanda will receive 500 refugees as part of the commitment by President Paul Kagame in late 2017.

    President Kagame made this commitment after revelations that tens of thousands of different African nationalities were stranded in Libya having failed to make it across the Mediterranean Sea to European countries.

    “We are talking at this time of up to 500 refugees from Libya,” Gitera said, without revealing more details.

    She however added that the exact timing of when these would be brought will be confirmed later.

    It had earlier been said that Rwanda was ready to receive up to 30,000 immigrants under this arrangement.

    Rwanda’s intervention came amid harrowing revelations that the migrants, most of them from West Africa, are being sold openly in modern-day slave markets in Libya.

    The immigrants are expected to be received under an emergency plan being discussed with international humanitarian agencies and other partners.

    Gitera highlighted that the process was being specifically supported by the African Union (AU) with funding from European Union (EU) and the United Nations High Commission for Refugees (UNHCR).

    The proposal comes as conflict in war-torn North African country deepens.

    The United Nations estimates almost 5,000 migrants are in detention centres in Libya, about 70 per cent of them refugees and asylum seekers, most of whom have been subjected to different forms of abuse.

    This is however against the backdrop of accusations against the EU over the plight of migrants.

    Already, thousands of the migrants have died over the past few years while trying to cross the Mediterranean Sea to European countries where they hope for better lives.

    Human rights groups have documented multiple cases of rape, torture and other crimes at the facilities, some of which are run by militias.

    Rwanda hopes to step in to rescue some of these struggling migrants in its capacity.

    The Government of Rwanda has been generously hosting refugees for over two decades and coordinates the refugee response with UNHCR, as well as providing land to establish refugee camps and ensuring camp management and security.

    Generally, Rwanda offers a favourable protection environment for refugees.

    They have the right to education, employment, cross borders, and access to durable solutions (resettlement, local integration and return) is unhindered.

    Camps like Gihembe, Kigeme, Kiziba, Mugombwa and Nyabiheke host thousands of refugees, especially from the Democratic Republic of Congo and Burundi where political instabilities have forced people to leave their countries.

    https://www.newtimes.co.rw/news/rwanda-receive-over-500-migrants-libya
    #Libye #évacuation #Rwanda #asile #migrations #réfugiés #union_africaine #plan_d'urgence #UE #EU #externalisation #Union_européenne #HCR #UNHCR

    via @pascaline

    • Europe Keeps Asylum Seekers at a Distance, This Time in Rwanda

      For three years, the European Union has been paying other countries to keep asylum seekers away from a Europe replete with populist and anti-migrant parties.

      It has paid Turkey billions to keep refugees from crossing to Greece. It has funded the Libyan Coast Guard to catch and return migrant boats to North Africa. It has set up centers in distant Niger to process asylum seekers, if they ever make it that far. Most don’t.

      Even as that arm’s-length network comes under criticism on humanitarian grounds, it is so overwhelmed that the European Union is seeking to expand it, as the bloc aims to buttress an approach that has drastically cut the number of migrants crossing the Mediterranean.

      It is now preparing to finish a deal, this time in Rwanda, to create yet another node that it hopes will help alleviate some of the mounting strains on its outsourcing network.
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      Critics say the Rwanda deal will deepen a morally perilous policy, even as it underscores how precarious the European Union’s teetering system for handling the migrant crisis has become.

      Tens of thousands of migrants and asylum seekers remain trapped in Libya, where a patchwork of militias control detention centers and migrants are sold as slaves or into prostitution, and kept in places so packed that there is not even enough floor space to sleep on.

      A bombing of a migrant detention center in July left 40 dead, and it has continued to operate in the months since, despite part of it having been reduced to rubble.

      Even as the system falters, few in the West seem to be paying much attention, and critics say that is also part of the aim — to keep a problem that has roiled European politics on the other side of Mediterranean waters, out of sight and out of mind.

      Screening asylum seekers in safe, remote locations — where they can qualify as refugees without undertaking perilous journeys to Europe — has long been promoted in Brussels as a way to dismantle smuggler networks while giving vulnerable people a fair chance at a new life. But the application by the European Union has highlighted its fundamental flaws: The offshore centers are too small and the pledges of refugee resettlement too few.

      European populists continue to flog the narrative that migrants are invading, even though the European Union’s migration policy has starkly reduced the number of new arrivals. In 2016, 181,376 people crossed the Mediterranean from North Africa to reach Italian shores. Last year, the number plummeted to 23,485.

      But the bloc’s approach has been sharply criticized by humanitarian and refugee-rights groups, not only for the often deplorable conditions of the detention centers, but also because few consigned to them have any real chance of gaining asylum.

      “It starts to smell as offshore processing and a backdoor way for European countries to keep people away from Europe, in a way that’s only vaguely different to how Australia manages it,” said Judith Sunderland, an expert with Human Rights Watch, referring to that country’s policy of detaining asylum seekers on distant Pacific islands.

      Such criticism first surfaced in Europe in 2016, when the European Union agreed to pay Turkey roughly $6 billion to keep asylum seekers from crossing to Greece, and to take back some of those who reached Greece.

      On the Africa front, in particular in the central Mediterranean, the agreements have come at a lower financial cost, but arguably at a higher moral one.
      Image
      A migrant detention center in Tripoli, Libya, in 2015.

      Brussels’ funding of the Libyan Coast Guard to intercept migrant boats before they reach international waters has been extremely effective, but has left apprehended migrants vulnerable to abuses in a North African country with scant central governance and at the mercy of an anarchic, at-war state of militia rule.

      A handful are resettled directly out of Libya, and a few thousand more are transferred by the United Nations refugee agency and its partner, the International Organization for Migration, to a processing center in Niger. Only some of those have a realistic shot at being granted asylum in Europe.

      With many European Union member states refusing to accept any asylum seekers, Brussels and, increasingly, President Emmanuel Macron of France have appealed to those willing to take in a few who are deemed especially vulnerable.

      As Italy has continued to reject migrant rescue vessels from docking at its ports, and threatened to impose fines of up to 1 million euros, about $1.1 million, on those who defy it, Mr. Macron has spearheaded an initiative among European Union members to help resettle migrants rescued in the Mediterranean. Eight nations have joined.

      But ultimately, it’s a drop in the bucket.

      An estimated half a million migrants live in Libya, and just 51,000 are registered with the United Nations refugee agency. Five thousand are held in squalid and unsafe detention centers.

      “European countries face a dilemma,” said Camille Le Coz, an expert with the Migration Policy Institute in Brussels. “They do not want to welcome more migrants from Libya and worry about creating pull factors, but at the same time they can’t leave people trapped in detention centers.”
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      The United Nations refugee agency and the International Organization for Migration, mostly using European Union funding, have evacuated about 4,000 people to the transit center in Niger over the past two years.

      Niger, a country that has long served as a key node in the migratory route from Africa to Europe, is home to some of the world’s most effective people-smugglers.

      The capacity of the center in Agadez, where smugglers also base their operations, is about 1,000. But it has at times held up to three times as many, as resettlement to Europe and North America has been slack.

      Fourteen countries — 10 from the European Union, along with Canada, Norway, Switzerland and the United States — have pledged to resettle about 6,600 people either directly from Libya or from the Niger facility, according to the United Nations refugee agency.

      It has taken two years to fulfill about half of those pledges, with some resettlements taking up to 12 months to process, a spokesman for the agency said.

      Some countries that made pledges, such as Belgium and Finland, have taken only a few dozen people; others, like the Netherlands, fewer than 10; Luxembourg has taken none, a review of the refugee agency’s data shows.

      Under the agreement with Rwanda, which is expected to be signed in the coming weeks, the east African country will take in about 500 migrants evacuated from Libya and host them until they are resettled to new homes or sent back to their countries of origin.

      It will offer a way out for a lucky few, but ultimately the Rwandan center is likely to run into the same delays and problems as the one in Agadez.

      “The Niger program has suffered from a lot of setbacks, hesitation, very slow processing by European and other countries, very low numbers of actual resettlements,” said Ms. Sunderland of Human Rights Watch. “There’s not much hope then that the exact same process in Rwanda would lead to dramatically different outcomes.”

      https://www.nytimes.com/2019/09/08/world/europe/migrants-africa-rwanda.html

    • Vu des États-Unis.L’UE choisit le Rwanda pour relocaliser les demandeurs d’asile

      L’Union européenne va conclure un accord avec le Rwanda pour tenir les demandeurs d’asile à l’écart de ses frontières. Déchirée sur la question des migrants, l’Europe poursuit une politique déjà expérimentée et critiquée, analyse The New York Times.

      https://www.courrierinternational.com/article/vu-des-etats-unis-lue-choisit-le-rwanda-pour-relocaliser-les-

    • Le Rwanda, un nouveau #hotspot pour les migrants qui fuient l’enfer libyen

      Comme au Niger, le Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU va ouvrir un centre de transit pour accueillir 500 migrants détenus en Libye. D’autres contingents d’évacués pourront prendre le relais au fur et à mesure que les 500 premiers migrants auront une solution d’installation ou de rapatriement.

      Quelque 500 migrants actuellement enfermés en centres de détention en Libye vont être évacués vers le Rwanda dans les prochaines semaines, en vertu d’un accord signé mardi 10 septembre par le gouvernement rwandais, le Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR), et l’Union africaine (UA).

      Il s’agira principalement de personnes originaires de la corne de l’Afrique, toutes volontaires pour être évacuées vers le Rwanda. Leur prise en charge à la descente de l’avion sera effectuée par le HCR qui les orientera vers un centre d’accueil temporaire dédié.

      Situé à 60 km de Kigali, la capitale rwandaise, le centre de transit de Gashora a été établi en 2015 “pour faire face, à l’époque, à un afflux de migrants burundais” fuyant des violences dans leur pays, explique à InfoMigrants Elise Villechalane, représentante du HCR au Rwanda. D’une capacité de 338 places, l’édifice implanté sur un terrain de 26 hectares a déjà accueilli, au fil des années, un total de 30 000 Burundais. “Des travaux sont en cours pour augmenter la capacité et arriver à 500 personnes”, précise Elise Villechalane.

      Les premiers vols d’évacués devraient arriver dans les prochaines semaines et s’étaler sur plusieurs mois. Le HCR estime que le centre tournera à pleine capacité d’ici la fin de l’année. À l’avenir, d’autres contingents d’évacués pourront prendre le relais au fur et à mesure que les 500 premiers migrants quitteront les lieux.

      Certains réfugiés "pourraient recevoir l’autorisation de rester au Rwanda"

      “Une fois [les migrants] arrivés sur place, nous procéderons à leur évaluation [administrative] afin de trouver une solution au cas par cas”, poursuit Elise Villechalane. “En fonction de leur parcours et de leur vulnérabilité, il pourra leur être proposé une réinstallation dans un pays tiers, ou dans un pays où ils ont déjà obtenu l’asile avant de se rendre en Libye, mais aussi un retour volontaire dans leur pays d’origine quand les conditions pour un rapatriement dans la sécurité et la dignité sont réunies.”

      Dans des cas plus rares, et si aucune solution n’est trouvée, certains réfugiés "pourraient recevoir l’autorisation de rester au Rwanda", a indiqué Germaine Kamayirese, la ministre chargée des mesures d’Urgence, lors d’une déclaration à la presse à Kigali.

      Le Rwanda a décidé d’accueillir des évacués de Libye à la suite d’un discours du chef de l’État rwandais Paul Kagame le 23 novembre 2017, peu après la diffusion d’un document choc de CNN sur des migrants africains réduits en esclavage en Libye. “Le président a offert généreusement d’accueillir des migrants, ce qui a, depuis, été élargi pour inclure les réfugiés, les demandeurs d’asile et toutes les autres personnes spécifiées dans le mémorandum d’accord”, affirme Olivier Kayumba, secrétaire du ministère chargé de la Gestion des situations d’urgence, contacté par InfoMigrants.

      Le pays reconnaît, en outre, qu’il existe actuellement en Libye “une situation de plus en plus complexe et exceptionnelle conduisant à la détention et aux mauvais traitements de ressortissants de pays tiers”, continue Olivier Kayumba qui rappelle qu’en tant que signataire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, son pays s’est senti le devoir d’agir.

      Le Rwanda prêt à accueillir jusqu’à 30 000 africains évacués

      Plus de 149 000 réfugiés, principalement burundais et congolais, vivent actuellement au Rwanda qui compte une population de 12 millions d’habitants. “Les Rwandais sont habitués à vivre en harmonie avec les réfugiés”, ajoute Olivier Kayumba. “Grâce à la mise en place d’une stratégie d’inclusion, les enfants de réfugiés vont à l’école avec les locaux, les communautés d’accueil incluent aussi les réfugiés dans le système d’assurance maladie et d’accès à l’emploi.”

      Le gouvernement rwandais se dit prêt à accueillir jusqu’à 30 000 Africains évacués de Libye dans son centre de transit, mais uniquement par groupes de 500, afin d’éviter un engorgement du système d’accueil.

      "C’est un moment historique, parce que des Africains tendent la main à d’autres Africains", s’est réjouie Amira Elfadil, commissaire de l’Union africaine (UA) aux Affaires sociales, lors d’une conférence de presse. "Je suis convaincue que cela fait partie des solutions durables".

      L’UA espère désormais que d’autres pays africains rejoindront le Rwanda en proposant un soutien similaire aux évacués de Libye.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/19455/le-rwanda-un-nouveau-hotspot-pour-les-migrants-qui-fuient-l-enfer-liby

    • Signing of MoU between the AU, Government of Rwanda and UNHCR

      Signing of the MoU between the @_AfricanUnion, the Government of #Rwanda and the United Nations High Commissioner for @Refugees (UNHCR) to establish an Emergency Transit Mechanism #ETM in Rwanda for refugees and asylum-seekers stranded in #Libya

      https://twitter.com/_AfricanUnion/status/1171307373945937920?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E11
      Lien vers la vidéo:
      https://livestream.com/AfricanUnion/events/8813789/videos/196081645
      #Memorandum_of_understanding #signature #vidéo #MoU #Emergency_Transit_Mechanism #Union_africaine #UA

    • Le HCR, le Gouvernement rwandais et l’Union africaine signent un accord pour l’évacuation de réfugiés hors de la Libye

      Le Gouvernement rwandais, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, et l’Union africaine ont signé aujourd’hui un mémorandum d’accord qui prévoit de mettre en œuvre un dispositif pour évacuer des réfugiés hors de la Libye.

      Selon cet accord, le Gouvernement rwandais recevra et assurera la protection de réfugiés qui sont actuellement séquestrés dans des centres de détention en Libye. Ils seront transférés en lieu sûr au Rwanda sur une base volontaire.

      Un premier groupe de 500 personnes, majoritairement originaires de pays de la corne de l’Afrique, sera évacué. Ce groupe comprend notamment des enfants et des jeunes dont la vie est menacée. Après leur arrivée, le HCR continuera de rechercher des solutions pour les personnes évacuées.

      Si certains peuvent bénéficier d’une réinstallation dans des pays tiers, d’autres seront aidés à retourner dans les pays qui leur avait précédemment accordé l’asile ou à regagner leur pays d’origine, s’ils peuvent le faire en toute sécurité. Certains pourront être autorisés à rester au Rwanda sous réserve de l’accord des autorités compétentes.

      Les vols d’évacuation devraient commencer dans les prochaines semaines et seront menés en coopération avec les autorités rwandaises et libyennes. L’Union africaine apportera son aide pour les évacuations, fournira un soutien politique stratégique en collaborant avec la formation et la coordination et aidera à mobiliser des ressources. Le HCR assurera des prestations de protection internationale et fournira l’aide humanitaire nécessaire, y compris des vivres, de l’eau, des abris ainsi que des services d’éducation et de santé.

      Le HCR exhorte la communauté internationale à contribuer des ressources pour la mise en œuvre de cet accord.

      Depuis 2017, le HCR a évacué plus de 4400 personnes relevant de sa compétence depuis la Libye vers d’autres pays, dont 2900 par le biais du mécanisme de transit d’urgence au Niger et 425 vers des pays européens via le centre de transit d’urgence en Roumanie.

      Néanmoins, quelque 4700 personnes seraient toujours détenues dans des conditions effroyables à l’intérieur de centres de détention en Libye. Il est urgent de les transférer vers des lieux sûrs, de leur assurer la protection internationale, de leur fournir une aide vitale d’urgence et de leur rechercher des solutions durables.


      https://www.unhcr.org/fr/news/press/2019/9/5d778a48a/hcr-gouvernement-rwandais-lunion-africaine-signent-accord-levacuation-refugie

    • ‘Life-saving’: hundreds of refugees to be evacuated from Libya to Rwanda

      First group expected to leave dire detention centres in days, as UN denies reports that plan is part of EU strategy to keep refugees from Europe

      Hundreds of African refugees and asylum seekers trapped in Libyan detention centres will be evacuated to Rwanda under a “life-saving” agreement reached with Kigali and the African Union, the UN refugee agency said on Tuesday.

      The first group of 500 people, including children and young people from Somalia, Eritrea and Sudan, are expected to arrive in Rwanda over the coming days, out of 4,700 now estimated to be in custody in Libya, where conflict is raging. The measure is part of an “emergency transit mechanism”, to evacuate people at risk of harm in detention centres inside the county.

      Babar Baloch, UNHCR spokesman in Geneva, said the agreement was “a life-line” mechanism to allow those in danger to get to a place of safety.

      “This is an expansion of the humanitarian evacuation to save lives,” said Baloch. “The focus is on those trapped inside Libya. We’ve seen how horrible the conditions are and we want to get them out of harm’s way.”

      More than 50,000 people fleeing war and poverty in Africa remain in Libya, where a network of militias run overcrowded detention centres, and where there are reports that people have been sold as slaves or into prostitution.

      The UN denied reports the European Union were behind the agreement, as part of a strategy to keep migrants away from Europe. Vincent Cochetel, the special envoy for the UNHCR for the central Mediterranean, told Reuters the funding would mainly come from the EU, but also from the African Union which has received $20m (£16m) from Qatar to support the reintegration of African migrants. But he later said on Twitter that no funding had yet been received and that he was working on it “with partners” (https://twitter.com/cochetel/status/1171400370339373057).

      Baloch said: “We are asking for support from all of our donors, including the EU. The arrangement is between UNHCR, the African Union and Rwanda.”

      The EU has been criticised for funding the Libyan coastguard, who pick up escaped migrants from boats in the Mediterranean and send them back to centres where they face beatings, sexual violence and forced labour according to rights groups.

      In July, the bombing of a migrant detention centre in Tripoli left 44 people dead, leading to international pressure to find a safe haven for refugees.
      Fear and despair engulf refugees in Libya’s ’market of human beings’
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      Under the agreement, the government of Rwanda will receive and provide protection to refugees and asylum seekers in groups of about 50, who will be put up in a transit facility outside the capital of Kigali. After their arrival, the UNHCR will continue to pursue solutions for them. Some will be resettled to third countries, others helped to return to countries where asylum had previously been granted and others will stay in Rwanda. They will return to their homes if it is safe to do so.

      Cochetel said: “The government has said, ‘If you [UNHCR] think the people should stay long-term in Rwanda, no problem. If you think they should be reunited with their family, they should be resettled, no problem. You [UNHCR] decide on the solution.’”

      “Rwanda has said, ‘We’ll give them the space, we’ll give them the status, we’ll give them the residence permit. They will be legally residing in Rwanda as refugees.’”

      Rwanda, a country of 12 million, is the second African country to provide temporary refuge to migrants in Libya. It already supports around 150,000 refugees from neighbouring Democratic Republic of the Congo and Burundi.

      UNHCR has evacuated more than 2,900 refugees and asylum seekers out of Libya to Niger through an existing emergency transit mechanism. Almost 2,000 of them have been resettled, to countries in Europe, the US and Canada, the agency said, with the rest remaining in Niger.

      https://www.theguardian.com/global-development/2019/sep/10/hundreds-refugees-evacuated-libya-to-rwanda?CMP=share_btn_fb

    • INTERVIEW-African refugees held captive in Libya to go to Rwanda in coming weeks - UNHCR

      Hundreds of African refugees trapped in Libyan detention centres will be evacuated to Rwanda within the next few weeks as part of increasingly urgent efforts to relocate people as conflict rages in north African nation, the United Nations said on Tuesday.

      Vincent Cochetel, special envoy for the central Mediterranean for the U.N. refugee agency (UNHCR), said 500 refugees will be evacuated to Rwanda in a deal signed with the small east African nation and the African Union on Tuesday.

      “The agreement with Rwanda says the number can be increased from 500 if they are satisfied with how it works,” Cochetel told the Thomson Reuters Foundation in an interview ahead of the official U.N. announcement.

      “It really depends on the response of the international community to make it work. But it means we have one more solution to the situation in Libya. It’s not a big fix, but it’s helpful.”

      Libya has become the main conduit for Africans fleeing war and poverty trying to reach Europe, since former leader Muammar Gaddafi was toppled in a NATO-backed uprising in 2011.

      People smugglers have exploited the turmoil to send hundreds of thousands of migrants on dangerous journeys across the central Mediterranean although the number of crossings dropped sharply from 2017 amid an EU-backed push to block arrivals.

      Many are picked up at sea by the EU-funded Libyan Coast Guard which sends them back, often to be detained in squalid, overcrowded centres where they face beatings, rape and forced labour, according to aid workers and human rights groups.

      According to the UNHCR, there are about 4,700 people from countries such as Eritrea, Somalia, Ethiopia and Sudan currently held in Libya’s detention centres, which are nominally under the government but often run by armed groups.

      A July air strike by opposition forces, which killed dozens of detainees in a centre in the Libyan capital Tripoli, has increased pressure on the international community to find a safe haven for the refugees and migrants.

      https://news.yahoo.com/interview-african-refugees-held-captive-100728525.html?guccounter=1&guce

    • Accueil de migrants évacués de Libye : « Un bon coup politique » pour le Rwanda

      Le Rwanda a signé il y a quelques jours à Addis-Abeba un accord avec le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) et l’Union africaine (UA) en vue d’accueillir des migrants bloqués dans l’enfer des centres de détention libyens. Camille Le Coz, analyste au sein du think tank Migration Policy Institute, décrypte cette annonce.

      Cinq cent personnes vont être évacuées de Libye vers le Rwanda « dans quelques semaines », a précisé mardi Hope Tumukunde Gasatura, représentante permanente du Rwanda à l’UA, lors d’une conférence de presse à Addis-Abeba où avait lieu la signature de l’accord.

      RFI : Le Rwanda accueille déjà près de 150 000 réfugiés venus de RDC et du Burundi. Et ce n’est pas vraiment la porte à côté de la Libye. Sans compter que le régime de Paul Kagame est régulièrement critiqué pour ses violations des droits de l’homme. Alors comment expliquer que cet État se retrouve à prendre en charge des centaines de migrants ?

      Camille Le Coz : En fait, tout commence en novembre 2017 après la publication par CNN d’une vidéo révélant l’existence de marchés aux esclaves en Libye. C’est à ce moment-là que Kigali se porte volontaire pour accueillir des migrants bloqués en Libye. Mais c’est finalement vers l’Europe et le Niger, voisin de la Libye, que s’organisent ces évacuations. Ainsi, depuis 2017, près de 4 000 réfugiés ont été évacués de Libye, dont 2 900 au Niger. La plupart d’entre eux ont été réinstallés dans des pays occidentaux ou sont en attente de réinstallation. Mais du fait de la reprise des combats en Libye cet été, ce mécanisme est vite apparu insuffisant. L’option d’organiser des évacuations vers le Rwanda a donc été réactivée et a donné lieu à des discussions avec Kigali, le HCR, l’UA mais aussi l’UE sur les aspects financiers.

      Quel bénéfice le Rwanda peut-il tirer de cet accord ?

      Pour le Rwanda, faire valoir la solidarité avec les migrants africains en Libye est un bon coup politique, à la fois sur la scène internationale et avec ses partenaires africains. La situation des migrants en Libye est au cœur de l’actualité et les ONG et l’ONU alertent régulièrement sur les conditions effroyables pour les migrants sur place. Donc d’un point de vue politique, c’est très valorisant pour le Rwanda d’accueillir ces personnes.

      Que va-t-il se passer pour ces personnes quand elles vont arriver au Rwanda ?

      En fait, ce mécanisme soulève deux questions. D’une part, qui sont les migrants qui vont être évacués vers le Rwanda ? D’après ce que l’on sait, ce sont plutôt des gens de la Corne de l’Afrique et plutôt des gens très vulnérables, notamment des enfants. D’autre part, quelles sont les solutions qui vont leur être offertes au Rwanda ? La première option prévue par l’accord, c’est la possibilité pour ces personnes de retourner dans leur pays d’origine. La deuxième option, c’est le retour dans un pays dans lequel ces réfugiés ont reçu l’asile dans le passé. Cela pourrait par exemple s’appliquer à des Érythréens réfugiés en Éthiopie avant de partir vers l’Europe. Ces deux options demanderont néanmoins un suivi sérieux des conditions de retour : comment s’assurer que ces retours seront effectivement volontaires, et comment garantir la réintégration de ces réfugiés ? La troisième option, ce serait la possibilité pour certains de rester au Rwanda mais on ne sait pas encore sous quel statut. Enfin, ce que l’on ne sait pas encore, c’est si des États européens s’engageront à relocaliser certains de ces rescapés.

      Cet accord est donc une réplique de celui conclu avec le Niger, qui accueille depuis 2017 plusieurs milliers de réfugiés évacués de Tripoli ?

      L’approche est la même mais d’après ce que l’on sait pour l’instant, les possibilités offertes aux réfugiés évacués sont différentes : dans le cas du mécanisme avec le Niger, les pays européens mais également les États-Unis, le Canada, la Norvège et la Suisse s’étaient engagés à réinstaller une partie de ces réfugiés. Dans le cas du Rwanda, on n’a pas encore eu de telles promesses.

      Cet accord est-il la traduction de l’évolution de la politique migratoire européenne ?

      Aujourd’hui, près de 5 000 migrants et réfugiés sont dans des centres de détention en Libye où les conditions sont horribles. Donc la priorité, c’est de les en sortir. Les évacuations vers le Rwanda peuvent participer à la résolution de ce problème. Mais il reste entier puisque les garde-côtes libyens, financés par l’Europe, continuent d’intercepter des migrants qui partent vers l’Italie et de les envoyer vers ces centres de détention. En d’autres termes, cet accord apporte une réponse partielle et de court terme à un problème qui résulte très largement de politiques européennes.

      On entend parfois parler d’« externalisation des frontières » de l’Europe. En gros, passer des accords avec des pays comme le Rwanda permettrait aussi d’éloigner le problème des migrants des côtes européennes. Est-ce vraiment la stratégie de l’Union européenne ?

      Ces évacuations vers le Rwanda sont plutôt un mécanisme d’urgence pour répondre aux besoins humanitaires pressants de migrants et réfugiés détenus en Libye (lire encadré). Mais il est clair que ces dernières années, la politique européenne a consisté à passer des accords avec des pays voisins afin qu’ils renforcent leurs contrôles frontaliers. C’est le cas par exemple avec la Turquie et la Libye. En échange, l’Union européenne leur fournit une assistance financière et d’autres avantages économiques ou politiques. L’Union européenne a aussi mis une partie de sa politique de développement au service d’objectifs migratoires, avec la création d’un Fond fiduciaire d’urgence pour l’Afrique en 2015, qui vise notamment à développer la capacité des États africains à mettre en œuvre leur propre politique migratoire et à améliorer la gestion de leurs frontières. C’est le cas notamment au Niger où l’Union européenne a soutenu les autorités pour combattre les réseaux de passeurs et contrôler les passages vers la Libye.

      Justement, pour le Rwanda, y a-t-il une contrepartie financière ?

      L’accord est entre le HCR, l’UA et le Rwanda. Mais le soutien financier de l’Union européenne paraît indispensable pour la mise en œuvre de ce plan. Reste à voir comment cela pourrait se matérialiser. Est-ce que ce sera un soutien financier pour ces 500 personnes ? Des offres de relocalisation depuis le Rwanda ? Ou, puisque l’on sait que le Rwanda a signé le Pacte mondial sur les réfugiés, l’Union européenne pourrait-elle appuyer la mise en œuvre des plans d’action de Kigali dans ce domaine ? Ce pourrait être une idée.

      La commissaire de l’UA aux affaires sociales Amira El Fadil s’est dite convaincue que ce genre de partenariat pourrait constituer des solutions « durables ». Qu’en pensez-vous ?

      C’est un signe positif que des pays africains soient plus impliqués sur ce dossier puisque ces questions migratoires demandent une gestion coordonnée de part et d’autre de la Méditerranée. Maintenant, il reste à voir quelles solutions seront offertes à ces 500 personnes puisque pour l’instant, le plan paraît surtout leur proposer de retourner dans le pays qu’elles ont quitté. Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que la plupart des réfugiés africains ne sont pas en Libye, mais en Afrique. Les plus gros contingents sont au Soudan, en Ouganda et en Éthiopie et donc, les solutions durables sont d’abord et avant tout à mettre en œuvre sur le continent.

      ■ Un geste de solidarité de la part du Rwanda, selon le HCR

      Avec notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche

      D’après le porte-parole du HCR Babar Baloch, l’accueil par Kigali d’un premier contingent de réfugiés est une « bouée de sauvetage » pour tous ceux pris au piège en Libye. L’Union européenne, dont les côtes sont de plus en plus inaccessibles pour les candidats à l’exil, pourrait financer une partie de l’opération, même si rien n’est officiel. Mais pour le HCR, l’essentiel est ailleurs. La vie des migrants en Libye est en jeu, dit Babar Baloch :

      « Il ne faut pas oublier qu’il y a quelques semaines, un centre de détention [pour migrants] a été bombardé en Libye. Plus de 50 personnes ont été tuées. Mais même sans parler de ça, les conditions dans ces centres sont déplorables. Il faut donc sortir ceux qui s’y trouvent le plus rapidement possible. Et à part le Niger, le Rwanda est le deuxième pays qui s’est manifesté pour nous aider à sauver ces vies. »

      Les réfugiés et demandeurs d’asile doivent être logés dans des installations qui ont déjà servi pour accueillir des réfugiés burundais. Ceux qui le souhaitent pourront rester au Rwanda et y travailler selon Kigali. Les autres pourront être relocalisés dans des pays tiers voire dans leur pays d’origine s’ils le souhaitent. Le Rwanda se dit prêt à recevoir en tout dans ses centres de transit jusqu’à 30 000 Africains bloqués en Libye.

      "Depuis un demi-siècle, le Rwanda a produit beaucoup de réfugiés. Donc le fait qu’il y ait une telle tragédie, une telle détresse, de la part de nos frères et soeurs africains, cela nous interpelle en tant que Rwandais. Ce dont on parle, c’est un centre de transit d’urgence. Une fois [qu’ils seront] arrivés au Rwanda, le HCR va continuer à trouver une solution pour ces personnes. Certains seront envoyés au pays qui leur ont accordé asile, d’autres seront envoyés aux pays tiers et bien sûr d’autres pourront retourner dans leur pays si la situation sécuritaire le permet. Bien sûr, ceux qui n’auront pas d’endroits où aller pourront rester au Rwanda. Cela devra nécessiter bien sûr l’accord des autorités de notre pays." Olivier Nduhungirehe, secrétaire d’État en charge de la Coopération et de la Communauté est-africaine

      http://www.rfi.fr/afrique/20190912-accord-accueil-migrants-rwanda-libye-politique

    • ‘Maybe they can forget us there’: Refugees in Libya await move to Rwanda

      Hundreds in detention centres expected to be transferred under deal partly funded by EU

      Hundreds of refugees in Libya are expected to be moved to Rwanda in the coming weeks, under a new deal partly funded by the European Union.

      “This is an expansion of the humanitarian evacuation to save lives,” said Babar Baloch, from the United Nations Refugee Agency. “The focus is on those trapped inside Libya. We’ve seen how horrible the conditions are and we want to get them out of harm’s way.”

      Many of the refugees and migrants expected to be evacuated have spent years between detention centres run by Libya’s Department for Combatting Illegal Migration, and smugglers known for brutal torture and abuse, after fleeing war or dictatorships in their home countries.

      They have also been victims of the European Union’s hardening migration policy, which involves supporting the Libyan coast guard to intercept boats full of people who try to cross the Mediterranean Sea to Europe, returning those on board to indefinite detention in a Libya at war.
      Apprehension

      In Libyan capital Tripoli, refugees and migrants who spoke to The Irish Times by phone were apprehensive. They questioned whether they will be allowed to work and move freely in Rwanda, and asked whether resettlement spaces to other countries will be offered, or alternative opportunities to rebuild their lives in the long-term.

      “People want to go. We want to go,” said one detainee, with slight desperation, before asking if Rwanda is a good place to be. “Please if you know about Rwanda tell me.”

      “We heard about the evacuation plan to Rwanda, but we have a lot of questions,” said another detainee currently in Zintan detention centre, where 22 people died in eight months because of a lack of medical care and abysmal living conditions. “Maybe they can forget us there.”

      In a statement, UNHCR said that while some evacuees may benefit from resettlement to other countries or may be allowed to stay in Rwanda in the long term, others would be helped to go back to countries where they had previously been granted asylum, or to their home countries, if safe.

      The original group of evacuees is expected to include 500 volunteers.

      Rwanda’s government signed a memorandum of understanding with the United Nations Refugee Agency and the African Union on September 10th to confirm the deal.

      In 2017, a year-long investigation by Foreign Policy magazine found that migrants and refugees were being sent to Rwanda or Uganda from detention centres in Israel, and then moved illegally into third countries, where they had no rights or any chance to make an asylum claim.

      Officials working on the latest deal say they are trying to make sure this doesn’t happen again.

      “We are afraid, especially in terms of time,” said an Eritrean, who witnessed a fellow detainee burn himself to death in Triq al Sikka detention centre last year, after saying he had lost hope in being evacuated.

      “How long will we stay in Rwanda? Because we stayed in Libya more than two years, and have been registered by UNHCR for almost two years. Will we take similar time in Rwanda? It is difficult for asylum seekers.”

      https://www.irishtimes.com/news/world/africa/maybe-they-can-forget-us-there-refugees-in-libya-await-move-to-rwanda-1.

    • Le Rwanda accueille des premiers migrants évacués de Libye

      Le Rwanda a accueilli ce jeudi soir le premier groupe de réfugiés et demandeurs d’asile en provenance de Libye, dans le cadre d’un accord signé récemment entre ce pays, le Haut Commissariat aux réfugiés et l’Union africaine.

      L’avion affrété par le Haut Commissariat aux réfugiés a atterri à Kigali cette nuit. À son bord, 59 hommes et 7 femmes, en grande majorité Erythréens, mais aussi Somaliens et Soudanais. Le plus jeune migrant en provenance des centres de détention libyens est un bébé de 2 mois et le plus âgé un homme de 39 ans.

      Ils ont été accueillis en toute discrétion, très loin des journalistes qui n’ont pas eu accès à l’aéroport international de Kigali. « Ce ne sont pas des gens qui reviennent d’une compétition de football avec une coupe et qui rentrent joyeux. Non, ce sont des gens qui rentrent traumatisés et qui ont besoin d’une certaine dignité, de respect. Ils étaient dans une situation très chaotique », justifie Olivier Kayumba, secrétaire permanent du ministère en charge de la gestion des Urgences.

      Des bus les ont ensuite acheminés vers le site de transit de Gashora, à quelque 60 km au sud-est de Kigali. Une structure qui peut accueillir pour le moment un millier de personnes, mais dont la capacité peut être portée rapidement à 8 000, selon le responsable rwandais.

      Des ONG ont accusé le Rwanda d’avoir monté toute cette opération pour redorer l’image d’un régime qui viole les droits de l’homme. Olivier Kayumba balaie cette accusation. « Nous agissons pour des raisons humanitaires et par panafricanisme », explique-t-il. Selon les termes de l’accord, 500 migrants coincés dans les camps en Libye doivent être accueillis provisoirement au Rwanda, avant de trouver des pays d’accueil.


      http://www.rfi.fr/afrique/20190927-rwanda-accueille-premiers-migrants-evacues-libye

    • Évacués au Rwanda, les réfugiés de Libye continuent de rêver d’Europe

      Le Rwanda accueille depuis quelques semaines des demandeurs d’asile évacués de Libye, dans le cadre d’un accord avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et l’Union africaine signé le mois dernier. Un programme d’urgence présenté comme une réponse à la crise des quelque 4 700 réfugiés et migrants bloqués dans ce pays en guerre. Reportage.

      Le centre de #Gashora est en pleine effervescence. Situé dans la région du #Bugesera, au sud de Kigali, il accueillait auparavant des réfugiés venus du Burundi. Aujourd’hui, des équipes s’affairent pour rénover et agrandir les structures afin d’héberger les quelque 500 réfugiés évacués de Libye que le Rwanda a promis d’accueillir dans un premier temps.

      Les 189 demandeurs d’asile déjà arrivés sont logés dans de petites maisons de briques disséminées dans les bois alentour. Un groupe de jeunes en jogging et baskets se passent la balle sur un terrain de volley. D’autres, le regard fuyant, parfois égaré, sont assis sur des bancs à l’ombre.

      « Je n’ai pas encore réalisé mon rêve »

      Rodouane Abdallah accepte de parler aux journalistes, arrivés en groupe dans un bus acheminé par le gouvernement rwandais. Originaire du Darfour, ce jeune homme de 18 ans au regard doux a posé le pied en Libye en 2017. Il a tenté sept fois de traverser la Méditerranée. Il a survécu par miracle.

      Aujourd’hui, il se souvient encore de toutes les dates avec précision : le nombre de jours et d’heures passées en mer, les mois en détention. Deux ans entre les mains de geôliers ou de passeurs. « Là bas, vous êtes nourris seulement une fois par jour, vous buvez l’eau des toilettes, vous ne pouvez pas vous doucher et vous devez travailler gratuitement sinon vous êtes battus », se souvient-il.

      Rodouane est aujourd’hui logé et nourri à Gashora. Il bénéficie également de soins médicaux et psychologiques. Cependant, il voit le Rwanda comme une simple étape : « Je suis heureux d’avoir eu la chance de pouvoir venir ici. C’est mieux qu’en Libye. Mais je ne suis pas arrivé à la fin de mon voyage, car je n’ai pas encore réalisé mon rêve. Je veux aller en Europe et devenir ingénieur en informatique », assure-t-il. Ce rêve, cette idée fixe, tous la martèlent aux journalistes. Pourtant les places en Europe risquent d’être limitées.

      « #Emergency_Transit_Mechanism »

      Dans le cadre de l’Emergency Transit Mechanism (#ETM), le nom donné à ce programme d’#évacuation d’urgence, les réfugiés de Gashora ont aujourd’hui plusieurs possibilités. Ils peuvent soit faire une demande d’asile dans un pays occidental, soit rentrer chez eux si les conditions sécuritaires sont réunies, soit bénéficier d’un processus de réinstallation dans un pays tiers sur le continent africain. Les mineurs non accompagnés pourraient ainsi rejoindre leur famille et les étudiants s’inscrire dans des universités de la région selon le HCR.

      « Ils ont beaucoup souffert pour atteindre l’Europe, c’est donc un objectif qui est encore très cher à leur cœur. Mais maintenant qu’ils sont au Rwanda, nous essayons d’identifier avec eux toute une palette de solutions », explique Élise Villechalane, chargée des relations extérieures du HCR au Rwanda.

      Mais la démarche inquiète déjà certains réfugiés : « Les pays européens dépensent beaucoup d’argent pour nous éloigner de la mer Méditerranée. Et si c’est pour cela qu’on a été amenés ici, ce serait honteux. La seule chose que je pourrais faire serait de retourner en Libye et de tenter de traverser la Méditerranée », explique un jeune Érythréen, qui préfère garder l’anonymat.

      Une solution viable ?

      Le Rwanda n’est pas le premier pays à mettre en place ce type de mécanisme. Le Niger a lui aussi lancé un ETM en 2017. Depuis, environ 2 900 réfugiés y ont été évacués de Libye. Environ 1 700 d’entre eux ont été réinstallés dans des pays occidentaux à ce jour. Aujourd’hui, l’Union africaine et le HCR appellent d’autres pays africains à suivre l’exemple. Mais certaines ONG sont sceptiques quant à la viabilité du système.

      Au Niger, le traitement des dossiers est long, ce qui crée des tensions. Le #Mixed_Migration_Center, un centre de recherche indépendant, rapporte que des réfugiés auraient ainsi attaqué un véhicule du HCR en signe de protestation dans le centre de transit d’Hamdallaye en juin dernier.

      Plus généralement, Johannes Claes, chef de projet Afrique de l’Ouest au MMC, dénonce une externalisation des obligations des pays occidentaux en matière de droit d’asile : « Avec ce type schéma, l’UE délègue une part de sa responsabilité au continent africain. C’est d’autant plus cynique quand on sait que l’Union européenne finance les garde-côtes libyens qui interceptent les migrants avant de les envoyer en centre de détention », explique-t-il.

      Du côté des signataires de l’accord, on présente le projet sous un jour différent : « Ce qui compte aujourd’hui, c’est que ces personnes sont en sécurité le temps que leurs dossiers soient traités. Et je suis fière que le Rwanda se soit porté volontaire », indique Hope Tumukunde, représentante permanente du Rwanda à l’Union africaine.

      Début septembre, au moment de la signature de l’accord, Vincent Cochetel, l’envoyé spécial du HCR pour la situation en Méditerranée, assurait à Reuters que la plus grande partie du financement de ce mécanisme d’évacuation d’urgence viendrait de l’Union européenne. Il est depuis revenu sur ces déclarations. Pour le moment, c’est le HCR qui assure la totalité du financement de l’opération.

      http://www.rfi.fr/afrique/20191103-rwanda-refugies-libye-hcr-ua

    • Norway opens its doors to 600 people evacuated from Libya to Rwanda

      Refugees and asylum seekers who found respite in Rwanda camp after escaping conflict in Libya will be resettled in Norway.
      Hundreds of refugees and asylum seekers evacuated from Libyan detention centres to a transit camp in Rwanda are to be resettled this year in Norway, according to Rwanda’s foreign minister.

      Speaking at a news conference in Kigali on Wednesday, Rwanda’s foreign minister Vincent Biruta said the African nation was currently hosting more than 300 refugees and asylum seekers at the Gashora transit centre south of Kigali, most of whom hail from Somalia, Sudan and Eritrea, according to CGTN Africa.

      Only Norway and Sweden had so far agreed to resettle people from the camp, Biruta added. Norway agreed to resettle 600 people, while Sweden had so far accepted seven, according to Biruta.

      Rwanda signed a deal with the UN and African Union in September aimed at resettling people who had been detained in Libya while trying to reach Europe. More than 4,000 people are believed to still be living in Libyan detention centres, according to the latest figures.

      In a statement to Reuters, Norwegian justice minister Jøran Kallmyr said the plan to resettle 600 people proved that “we don’t support cynical people smugglers, and instead bring in people who need protection in an organised manner”.

      Kallmyr added: “A transit camp like the one in Rwanda will contribute to that effort.”

      Norway’s four-party government coalition agreed last year to accept a total of 3,000 refugees from UN camps in 2020.

      The UN in Libya has come under intense criticism for complying with EU migration policy, which entails funding the Libyan coastguard to intercept boats with refugees and migrants destined for Europe. Many people end up detained in militia-run centres and subjected to grave human rights abuses, including sexual abuse, denial of food and water, and forced recruitment into the on-going Libyan conflict.

      Elisabeth Haslund, Nordic spokesperson for the UN refugee agency, said that of the 4,000-plus people estimated to still be detained in Libyan centres, roughly 2,500 people are refugees and asylum-seekers.

      “As the violence and unrest have been intensifying in Libya and thousands of refugees are still at risk in the country, the evacuations of the most vulnerable refugees are more urgent than ever,” said Haslund.

      “UNHCR very much welcomes Norway’s decision to resettle refugees who have been evacuated to Rwanda and also notes the important and valuable financial contributions from Norway to help support the operation of the transit centre in Gashora.”

      As the 600 people who are expected to be resettled this year in Norway had not yet been chosen, Haslund added, it was impossible to give details on their age, gender or country of origin.

      https://www.theguardian.com/global-development/2020/jan/10/norway-opens-its-doors-to-600-people-evacuated-from-libya-to-rwanda

      ping @reka

    • Países europeos acogerán a más de 500 refugiados evacuados de Libia a Ruanda

      Noruega, Suecia y Francia han prometido acoger a más de medio millar de refugiados y solicitantes de asilo que fueron evacuados de Libia y están alojados de forma temporal en Ruanda, confirmaron hoy a Efe fuentes oficiales ruandesas.

      «Actualmente, tenemos a 306 que van a ser reubicados en Noruega, Suecia y Francia», dijo a Efe el ministro de Asuntos Exteriores de Ruanda, Vincent Biruta.

      Después de esa primera tanda, Ruanda enviará al siguiente grupo.

      Según Biruta, Noruega ha aceptado alojar a 500, Suecia a siete y Francia también acogerá a algunos (sin especificar la cifra).

      La reubicación producirá después de que Ruanda firmara el año pasado un acuerdo con la Agencia de Refugiados de la ONU (Acnur) y la Unión Africana (UA) para alojar temporalmente a refugiados y solicitantes de asilo que estaban atrapados en centros de detención en Libia.

      Los evacuados, incluidos bebés, procedían principalmente de la zona occidental de África -de naciones como Somalia, Sudán o Eritrea- y quedaban alojados en Ruanda bajo un Mecanismo de Tránsito de Emergencia.

      Ya en Ruanda, los refugiados podrían ser voluntariamente reubicados en terceros países, viajar a aquellos donde el asilo les haya sido concedido o regresar a sus naciones en caso de que se tratase de una alternativa segura.

      También se podían quedar a vivir en Ruanda si conseguían el permiso de las autoridades de este país, que acoge a más de 145.000 refugiados y solicitantes de asilo (principalmente de Burundi y de la República Democrática del Congo), según cifras de Acnur.

      «Hemos recibido compromisos de Francia, Noruega y Suecia. Siete personas ya se marcharon a Suecia en diciembre», confirmó a Efe Elise Villechalane, portavoz de Acnur en Kigali.

      También explicó que no está claro que la oferta de Noruega se refiera específicamente al grupo de rescatados de libia, aunque expresó esperanzas de que la mayor parte de plazas sean destinadas a ellos.

      «Lo que hacemos es procesar los casos, hacer entrevistas con ellos y, entonces, los casos son propuestos y enviados a Noruega. Pero, al final, la decisión la toma el Gobierno noruego», detalló.

      La prioridad será, según Villechalane, reubicar a 168 menores no acompañados que están bajo el Mecanismo de Tránsito de Emergencia ruandés, siempre que se haya determinado previamente que no hay alternativas mejores, como encontrar a sus padres.

      «Aunque algunos países han pedido específicamente a los menores no acompañados, tenemos que averiguar que sea en lo mejor para ellos», precisó la portavoz.

      El Mecanismo de Tránsito de Emergencia ruandés se estableció para dar alojamiento temporal a los evacuados de Libia, a la espera de encontrar soluciones duraderas para ellos, tales como la repatriación o la reubicación.

      Libia es un Estado fallido, víctima del caos y la guerra civil, desde que hace ocho años la OTAN contribuyera militarmente a la victoria de los heterogéneos grupos rebeldes sobre la dictadura de Muamar el Gadafi.

      https://www.lavanguardia.com/vida/20200109/472795695059/paises-europeos-acogeran-a-mas-de-500-refugiados-evacuados-de-libia-a-
      #Norvège #Suède #France

    • Le Rwanda reçoit des réfugiés évacués de Libye, « solution africaine aux problèmes africains »

      Depuis septembre 2019, 500 demandeurs d’asile ont atterri dans le petit Etat d’Afrique centrale en attendant que leur dossier soit traité dans un pays occidental.

      Autour d’un baby-foot, une dizaine de jeunes Erythréens luttent contre l’ennui, en savourant une liberté retrouvée. Il y a quatre mois encore, ils étaient en détention en Libye, sur la route de l’Europe, et les voilà redescendus 4 000 kilomètres plus au sud, dans un centre de transit du district de Gashora, dans l’est du Rwanda.

      Selon un accord signé en septembre 2019 avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et l’Union africaine, ce petit pays d’Afrique centrale s’est engagé à accueillir un premier contingent de 500 réfugiés évacués de Libye, jusqu’à ce que leur demande d’asile soit traitée. Dans le cadre de ce programme appelé « Mécanisme de transit d’urgence » (ETM), ils pourront bénéficier de l’asile dans un pays occidental, être rapatriés dans leur pays d’origine, réinstallés dans un pays de la région ou rester au Rwanda. En 2017, le gouvernement rwandais s’était dit prêt à recevoir jusqu’à 30 000 migrants africains sur son sol, mais uniquement par groupe de 500, afin d’éviter tout débordement.
      Protéger des persécutions

      Ce système est présenté par le HCR comme une réponse à la crise des réfugiés en Libye : plus de 40 000 sont enregistrés dans le pays et quelque 4 000, parmi eux, sont actuellement bloqués dans des centres de détention, où l’accès des travailleurs humanitaires est restreint. « Notre but est de les protéger des persécutions dont ils sont victimes là-bas et de leur éviter une traversée dangereuse de la Méditerranée tout en leur proposant une palette de solutions », explique Elise Villechalane, porte-parole de l’agence onusienne à Kigali.

      Pour le Rwanda, qui accueille déjà 150 000 réfugiés venus principalement de la République démocratique du Congo (RDC) et du Burundi, c’est une manière de soutenir des « solutions africaines aux problèmes africains », l’un des mantras du président Paul Kagame. « C’est une question d’humanité. Nous portons une assistance aux autres Africains qui souffrent en Libye », ajoutait récemment Olivier Kayumba, secrétaire permanent au ministère de la gestion des urgences (Minema), lors d’une visite du centre de Gashora.

      Auparavant destiné à l’accueil de réfugiés burundais, le centre, situé dans la région du Bugesera, au sud de Kigali, a donc fait peau neuve. Les petites maisons de briques disséminées dans les bois hébergent 300 demandeurs d’asile, majoritairement originaires d’Erythrée, de Somalie, d’Ethiopie et du Soudan. Ils sont libres de se rendre dans les villages alentour, peuvent suivre des cours de langue et bénéficient d’un suivi psychologique et médical.

      Quatre mois après la première évacuation, sept réfugiés ont déjà bénéficié d’un processus de réinstallation vers la Suède, une trentaine d’autres se préparent à les suivre et deux ont fait une demande de retour vers la Somalie, leur pays d’origine. Les autres attendent d’être fixés sur leur sort. Parfois avec inquiétude.

      « Ils nous disent que certains vont rester au Rwanda, lâche Robiel, un jeune Erythréen de 24 ans, mais le Rwanda, ce n’est pas ma destination. J’ai trop souffert, perdu trop d’argent et trop de temps pour arriver en Europe. » Assis sur un banc, il écoute ses amis jouer du krar, un instrument à cordes traditionnel de la Corne de l’Afrique. Le regard fuyant, il égrène les innombrables étapes d’une errance de plus de quatre ans qui a coûté 14 000 dollars (12 700 euros) à sa famille. Son départ d’Erythrée en bateau vers Port-Soudan, puis l’Egypte, où il est emprisonné sept mois avant d’être renvoyé en Ethiopie. Un nouveau départ vers le Soudan, puis la Libye et sa tentative de traversée de la Méditerranée. Après vingt-trois heures en mer, son bateau est intercepté par des gardes-côtes libyens et il est envoyé en centre de détention.

      « Là-bas, c’est l’enfer sur Terre. Il y a beaucoup de maladies. J’ai vu des gens se faire torturer. Les policiers prennent des drogues la nuit et viennent pour battre les détenus », se souvient-il. Au terme de trois ans de détention, il est finalement sélectionné par le HCR pour être évacué au Rwanda, un pays encore plus éloigné des frontières de l’espace Schengen que son point de départ.
      Gérer les frustrations

      Le Rwanda n’est pas le premier pays à mettre en place ce type de mécanisme. Depuis le mois de novembre 2017, le Niger en a déjà accueilli environ 3 000 dans le cadre d’un accord similaire avec le HCR. Parmi eux, 2 300 ont bénéficié d’une réinstallation dans un pays occidental. « Cependant, le traitement des dossiers peut prendre beaucoup de temps, ce qui pose la question de la capacité qu’ont ces pays de transit à accueillir les réfugiés sur le long terme et à gérer les frustrations qui vont avec », tempère Johannes Claes, expert sur les migrations en Afrique de l’Ouest.

      Le Mixed Migration Centre, un centre de recherche indépendant, rapporte que, lors de la Journée mondiale des réfugiés, le 20 juin 2019, des demandeurs d’asile évacués de Libye en 2017 ont attaqué des véhicules du HCR en signe de protestation contre leur situation, dans le centre de transit d’Hamdallaye, à 40 kilomètres de Niamey. « Avec ce système, les pays occidentaux délèguent leurs responsabilités en termes d’asile à d’autres Etats et c’est une tendance inquiétante », conclut Johannes Claes.

      A ce jour, quatre pays ont promis d’accueillir des réfugiés de Gashora : la France (100), la Suède (150), le Canada (200) et la Norvège (450). Le programme a obtenu le soutien de l’Union européenne, qui a promis une participation à hauteur de 10 millions d’euros. La Norvège finance également une partie des frais du centre de transit. Joran Kallmyr, membre du Parti du progrès norvégien, une mouvance populiste et anti-immigration qui vient de quitter le gouvernement, est d’ailleurs venu au centre de Gashora en janvier.

      Celui qui était alors ministre norvégien de la justice et de l’immigration a salué l’initiative rwandaise. « C’est très bien que le Rwanda accueille les réfugiés les plus vulnérables afin que leur demande d’asile soit examinée ici, sur le continent africain, plutôt que les migrants viennent en Europe déposer leur demande et que la plupart d’entre eux soient finalement renvoyés en Afrique », a-t-il déclaré, semblant ainsi plaider pour une généralisation du système.

      Alors que plus de 1 000 migrants sont morts en 2019 en tentant de traverser la Méditerranée, les signataires de l’accord insistent, quant à eux, sur les vies sauvées. « Ce qui compte, aujourd’hui, c’est que ces personnes sont en sécurité le temps que leur dossier soit traité. Et je suis fière que le Rwanda se soit porté volontaire », avait déclaré Hope Tumukunde, représentante permanente du Rwanda à l’Union africaine, à la suite des premières évacuations à la fin du mois de septembre.

      https://www.lemonde.fr/international/article/2020/01/29/le-rwanda-recoit-des-refugies-evacues-de-libye-solution-africaine-aux-proble

    • Rwanda : la nouvelle vie des réfugiés sortis de l’enfer libyen

      Depuis quelques mois, le Rwanda accueille des réfugiés exfiltrés des camps en Libye. Souvent très jeunes, ils réapprennent à vivre, sans oublier leurs traumatismes, en attendant un éventuel départ vers l’Europe. Reportage à Gashora, au sud du pays, qui a lui-même longtemps connu le drame de l’exil forcé.

      « Je veux quitter l’Afrique ! Je n’y ai connu que la mort et la violence. En Europe, je pourrais peut-être étudier ? Apprendre la sociologie ? » suggère Mati, 16 ans, la tête couronnée de petites dreadlocks. Voilà déjà plus de trois ans qu’il a quitté son pays natal, le Soudan du Sud dévasté par la guerre, laissant derrière lui la maison familiale calcinée à Bentiu, ville martyre décimée par les combats entre fractions rivales. Sa fuite l’a conduit en Libye, et ce fut un autre enfer. Après avoir échoué à traverser la Méditerranée, suite à une panne de moteur, il finit par se retrouver dans le sinistre camp de détention de Tadjoura. N’échappant que par miracle au bombardement du 2 juillet 2019 qui y a fait plusieurs dizaines de morts. Un carnage dont la responsabilité a été attribuée à « un avion étranger », selon les conclusions de l’enquête de l’ONU rendue publique lundi.

      En ce mois de janvier pourtant, Mati sourit enfin : la Libye n’est plus qu’un mauvais souvenir. Il en a été évacué en novembre, non pas vers l’Europe mais au Rwanda. Se retrouver au cœur de l’Afrique des Grands Lacs ? Ce n’est pas exactement ce qu’il avait envisagé. « Mais le Rwanda m’a sauvé la vie. En Libye, on était traités comme des animaux », reconnaît-il.

      C’est en 2017, peu après la diffusion d’un reportage de CNN accusant les Libyens de « vendre » les réfugiés sur des marchés aux esclaves, que le président rwandais Paul Kagame s’était engagé à accueillir dans son pays, par vagues successives, jusqu’à 30 000 Africains détenus en Libye. Fin 2019, un accord avec l’Union européenne a permis d’exfiltrer vers le Rwanda quelque 300 réfugiés, tous ressortissants de cinq pays africains : la Somalie, l’Erythrée, l’Ethiopie, le Soudan et le Soudan du Sud.
      Rêves d’Europe

      Le deal est simple : avec une aide 10 millions d’euros de la part de l’UE, le Rwanda s’engage à héberger des groupes de réfugiés choisis en Libye parmi les plus vulnérables, et qui auront désormais le choix entre rester en Afrique ou postuler pour une demande d’asile dans des pays européens volontaires pour les accueillir. Comme Mati, tous veulent retenter leur chance vers l’Europe. Sept d’entre eux sont déjà partis en Suède. La France s’est engagée à en accueillir 100, le Canada 200 et la Norvège 450. En attendant d’autres propositions. L’accord a suscité quelques critiques : n’est-ce pas encore une façon pour l’Europe de se défausser ? En délocalisant en Afrique la gestion de ces migrations, comme ce fut déjà le cas lors d’un deal équivalent conclu avec le Niger ? Et si l’Europe ne tient pas ses promesses, que deviendront ces réfugiés qui n’ont pas renoncé à leurs rêves ?

      Ils sont pour la plupart très jeunes, plus de la moitié sont même encore mineurs. Et dans l’immédiat, leur soulagement est palpable à Gashora, petite localité du sud du Rwanda où ils ont été installés. Une mélodie éthiopienne s’échappe de l’un des bâtiments en briques du camp qui a longtemps servi de centre de transit pour des réfugiés venus du Burundi voisin. Plus loin, un groupe d’ados, agglutinés autour d’un baby-foot, hèlent avec des accents taquins deux jeunes filles en leggings qui minaudent en agitant leurs longs cheveux bouclés. « Ils se comportent enfin comme tous les jeunes gens de leur âge », murmure, en les observant, Elysée Kalyango, le directeur du centre. « Quand ils sont arrivés ici, ils avaient l’air si traumatisés. Maigres, avec des yeux exorbités. Petit à petit, ils ont repris des forces, ils ont tous grossi ! » souligne-t-il.
      Hanté par « les images de la vie d’avant »

      Les souffrances ne sont pas effacées pour autant. Seul Sud-Soudanais évacué au Rwanda, Mati ne parvient pas à oublier ses compatriotes restés en Libye : « Je pense sans cesse à eux qui continuent à subir les coups et les menaces. Il faut les évacuer eux aussi ! » plaide-t-il. Dalmar, lui, reste hanté par « les images de la vie d’avant ». Ce jeune Somalien de 21 ans, originaire de la ville de Baled Hawa à la frontière avec le Kenya, a vu son père et son frère tués sous ses yeux par les chebabs, ces milices jihadistes qui sèment toujours la terreur dans son pays. Chaque soir, il redoute presque de s’endormir et d’ouvrir ainsi la porte à ses cauchemars. Mais désormais il peut aussi rêver à haute voix de devenir footballeur professionnel.

      Lui, comme les autres réfugiés, connaît peu l’histoire du Rwanda, encore marqué par le génocide des Tutsis en 1994. Ils ne savent pas non plus qu’avant même cette tragédie, les massacres récurrents de Tutsis avaient poussé plusieurs générations de Rwandais sur les routes de l’exil. L’actuel président lui-même avait dû fuir son pays à l’âge de 4 ans, et a grandi dans un camp en Ouganda. La crise des réfugiés rwandais des années 60 fut d’ailleurs la première à laquelle le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), créé en 1950, fut confronté en Afrique subsaharienne. Cette mémoire collective explique peut-être aussi la main tendue à ceux qui subissent désormais le même sort, alors que ce petit pays, l’un des plus densément peuplés du continent (463 habitants au km2) accueille déjà près de 150 000 réfugiés burundais et congolais.

      A Gashora, les jeunes venus de Libye découvrent peu à peu leur nouvel environnement, libres de se balader dans le village de Gashora. Mais ils ignorent certainement ce que signifie le nom de la localité la plus proche, Nyabagendwa, en kinyarwanda, la langue nationale du Rwanda : « Soyez les bienvenus. »

      https://www.liberation.fr/planete/2020/01/30/rwanda-la-nouvelle-vie-des-refugies-sortis-de-l-enfer-libyen_1776007

    • Europe’s Harsh Border Policies Are Pushing Refugees All the Way to Rwanda

      EU funds for Libyan militias forced thousands of migrants into dangerous Libyan detention centers. Now, after being evacuated, some of them are stuck as far away as Rwanda—with no idea if they will ever be resettled.

      GASHORA, Rwanda—Until the day before he left Libya in October 2019, Alex was enslaved by a militia aligned with the United Nations-backed, Tripoli-based Government of National Accord. For months, the young Eritrean had been moving weapons and ammunition, cleaning, and even building a shelter for horses owned by Mohammed al-Khoja, the deputy head of the Government of National Accord’s Department for Combating Illegal Migration.

      He worried about airstrikes and drones: The buzzing sound made him run for cover. He also stressed about potentially brutal punishments from men commanded by Khoja, who was also known as a vicious militia leader, making Alex frightened to disobey them. Alex, whose name has been changed for his safety, knew his proximity to fighters made him both a human shield and a target in Tripoli’s ongoing war.

      Alex’s story is an illustration of the impacts of hardening European Union border policy, which forces refugees back to a dangerous country where they live at the mercy of Libyan militias. It demonstrates the traumas an asylum-seeker can go through before getting the chance to make a legal claim for protection, and how even the small number of people eventually chosen for evacuation from Libya suffer from long-term consequences and ongoing instability.

      Like huge numbers of his countryfolk, Alex fled indefinite national service in Eritrea’s dictatorship and traveled to Libya in the hope of reaching Europe and finding “freedom.” A U.N. commission of inquiry has previously accused the leadership of Eritrea of carrying out crimes against humanity, while describing the national service system as “slavery-like.”

      After paying $16,000 in smugglers’ fees borrowed from family and friends, Alex tried to cross the Mediterranean Sea to Europe, but the rubber boat he was on was intercepted by the EU-backed Libyan coast guard.

      For more than a year after that, Alex was held in Triq al-Sikka detention center, the de facto headquarters of the Department for Combating Illegal Migration, which ostensibly oversees many of Libya’s migrant detention centers. (The department did not respond to a request for comment.)

      After war broke out in April 2019, militiamen brought Alex across the road to work in an area they were using as a base, located in the outer perimeter of a center set up by the U.N. High Commissioner for Refugees (UNHCR) to house refugees before they were legally evacuated (Alex’s story was collaborated by the accounts of other refugees. Aid officials who visit Triq al-Sikka told Foreign Policy they have noticed certain detainees are often missing. UNHCR said it had heard allegations of detainees being used as forced labor in the Gathering and Departure Facility, but it could not verify them.)

      In the months afterward, Alex returned to detention only for his meetings with UNHCR staff. He was interviewed and fingerprinted, and finally given good news: He would be evacuated to Rwanda.

      A boda boda driver drives down the main road in Gashora, Rwanda, where hundreds of refugees are now being sheltered after they were evacuated from Libya, on Nov. 28, 2019. Sally Hayden for Foreign Policy

      Over the past three years, the EU has allocated nearly 100 million euros, around $100 million, to spend on the Libyan coast guard, with the aim of intercepting and stopping boats of migrants and refugees who are trying to reach Europe. Tens of thousands of people who could have their asylum claims assessed if they managed to reach European soil have instead been returned to Libya to spend months or years in for-profit detention centers where sexual violence, labor exploitation, torture, and trafficking have been repeatedly documented. They wait, in the unlikely hope of being selected for a legal route to safety.

      When questioned about the ramifications of their policy, EU spokespeople regularly say they are funding the U.N. to improve conditions for refugees and migrants. UNHCR, in turn, has said it cannot provide safety for refugees in Libya, meaning their only real hope is evacuation.

      EU spokespeople regularly say they are funding the U.N. to improve conditions for refugees and migrants. UNHCR, in turn, has said it cannot provide safety for refugees in Libya, meaning their only real hope is evacuation.

      Those numbers are low, though: 2,427 people last year got the option to go with UNHCR either directly to European countries or to a transit country where their cases can be considered for resettlement to Europe or North America. In contrast, nearly 1,000 refugees and migrants were returned to Libya in the first two weeks of 2020 alone.

      Both Niger and Romania have previously been used as transit countries, though the number of people going to Niger have slowed because of problems processing cases. This past September, Rwanda announced it will also begin to take evacuees, following negotiations and a deal signed with the African Union and UNHCR. “Africa itself is also a source of solutions,” said Rwandan President Paul Kagame, speaking about the agreement at the U.N. General Assembly last year.

      The Rwandan government did not respond to multiple requests for interviews and a list of emailed questions, while African Union spokespeople did not respond to an interview request.

      UNHCR is still appealing for funding, saying it hopes to evacuate 1,500 people to Rwanda by the end of 2020, with the program expected to cost nearly $27 million by then. So far, according to numbers provided by UNHCR, the EU has pledged 10 million euros, Norway just over 5 million euros, and Malta 50,000.

      From the Rwandan capital of Kigali, it takes two buses and a motorbike drive to reach Gashora, 40 miles southeast of the capital city, where hundreds of evacuees from Libya are now staying. There is no fence around the refugee camp, and it seems like it would be easy just to walk in, avoiding a gate where guards stand watch. “It’s an invisible wall,” one Eritrean said, laughing.

      I wasn’t allowed inside. Though a relatively secure country with much-lauded economic development, Rwanda is also a dictatorship and police state with a tightly controlled media.

      Though a relatively secure country with much-lauded economic development, Rwanda is also a dictatorship and police state with a tightly controlled media.

      After several ignored emails over two months, as well as five days of waiting at the Ministry of Emergency Management when I visited in November 2019, a communications official told me journalists can’t visit alone. I would be invited back on a future group trip instead, he said, as I already had media accreditation.

      “They gave you accreditation, because we believe you will write good stories about us,” the Rwandan official told me in a candid moment. “We deny some people accreditation, I think you know that.” The invitation to join the group trip never came.

      Instead, in a small, bare room in a bar outside the camp that same month, a group of refugees gathered to tell me their stories. For more than a year, they had been sending me evidence of human rights abuses from a network of Libyan detention centers, using a series of phones they kept hidden throughout.

      Now they say they are grateful to be in Rwanda, but they also resent the time they spent locked up. They’re worried about their own futures and about everyone they have left behind.

      Evacuees came from Libyan detention centers including Zintan, Ain Zara, Abu Salim, Triq al-Sikka, and Sabaa, where they experienced an array of horrors. They witnessed deaths from medical negligence and suffered through deliberate food deprivation, torture, and forced recruitment.

      Alex—who was present in Triq al-Sikka when a hopeless Somali detainee set himself on fire in 2018—showed me how his nail was still cracked from being forced to lift heavy weapons. Some of the migrants had contracted tuberculosis, while others were battling trauma. “Most of our minds are completely spoilt. We’re afraid of motorbikes, of helicopters,” one Eritrean told me.

      The trauma could last a long time. Speaking about the “precarious living conditions” and “grave human rights violations” refugees in Libya’s detention system have gone through, Sonal Marwah, a humanitarian affairs manager with Doctors Without Borders, said survivors suffer from emotional and psychological problems, such as anxiety and depression.

      Now, the refugees in Rwanda are struggling with their new reality. A young woman said she has gone on a diet and is only eating one meal a day so she can “regain” her “figure,” after spending so long in detention without being able to move around. Some minors are battling addictions or have begun patronizing the influx of Rwandan prostitutes they say arrived in Gashora shortly after them. Two refugees who stayed out late drinking were robbed. “It’s like a baby who walks when he’s not old enough. It’s like a new planet for us,” said an Eritrean man.

      They feel they can’t trust anyone anymore, convinced everyone around them has tried to profit from them: whether Libyan authorities, smugglers, the U.N., or the Rwandan government.

      All 15 refugees I interviewed in Rwanda say they believed they would be resettled onward, to countries in Europe or North America. Some said that it was only when they signed documents on the night before they left Libya that UNHCR staff informed them they might have to stay in Rwanda for longer. There were consequences for backing out at that stage, too. UNHCR confirmed a “very small number” of refugees in Libya refused to go to Rwanda, meaning the agency will not consider them for resettlement or evacuation again.

      While I was in Rwanda, there was tension in Gashora camp after refugees kicked over chairs at a meeting with authorities, protesting changes to food distribution they believed were designed to keep them there long-term. Afterward, they said, the camp’s guards told them they were no longer allowed gather in big groups. “They think they can teach us how to survive—we should be teaching them,” Alex said about the dispute.

      In November, evacuees got another shock when UNHCR’s special envoy for the Mediterranean, Vincent Cochetel, tweeted that refugees in Rwanda have “wrong” expectations. “We have no obligation to resettle all refugees in/from Libya,” he wrote. “They can locally integrate in Rwanda if they want, [while] learning and mentally accepting that there is not just a ‘Europe option.’”

      Those who spoke to me said they felt this was just another disregard for what they have been through, with some saying they would rather have paid smugglers to try to cross the Mediterranean Sea again rather than being moved somewhere they see no future, and are willing to go back to Libya and try again. Others accused UNHCR of using their evacuations as a public relations coup to show the agency is doing something, while promoting the Rwandan government’s charity, instead of prioritizing evacuees’ welfare.

      Some evacuees accused UNHCR of using their evacuations as a public relations coup to show the agency is doing something, while promoting the Rwandan government’s charity, instead of prioritizing their welfare.

      “From the outside, the evacuations to Rwanda seem as a great solution to those detained in Libya, but if you dig deeper you’ll find many unanswered questions, like who gets to be evacuated out of the total 40,000+ registered asylum-seekers and refugees in Libya,” Amera Markous, a Libyan migration researcher wrote in a text message.

      “What is the level of understanding of these terms before they evacuate them, and how ‘voluntary’ are they, if they are explained inside detention centers, where refugees can’t even have a private place for such interviews that determine their future?” she asked. “If I went through tragic journeys and finally left a place like Libya, I’d be expecting UNHCR or any responsible entity to provide a durable solution which fits my aspirations, not just getting me out of Libya to repeat it all again.”

      Matteo de Bellis, a migration researcher at Amnesty International, said while any effort to bring refugees to safety should be welcomed, “only a reduced number of people have been able to benefit from this opportunity, as most countries—including EU countries that have cooperated with Libya to contain refugees and migrants there—are offering very few places for resettlement.”

      The evacuation program “risks exacerbating a situation where the vast majority of refugees continue to be hosted in developing countries, while richer ones spend their resources on keeping people out at any cost,” he said. This means refugees’ welfare can stay tied to ever-shifting donor funding, and they can struggle to find stability.

      In January, Cochetel seemingly backtracked, telling an audience in Berlin the “vast majority” of evacuees will be resettled, but it will take about a year.

      In response to questions from Foreign Policy, UNHCR spokeswoman Elise Villechalane said everyone evacuated to Rwanda was informed that resettlement is not guaranteed. “While for the first Rwanda flights the counselling was in some instances provided closer to the time of departure, it is usually provided about two weeks before,” she said. “Refugees are asked to sign a document … stating they understand the implications of the process.”

      UNHCR said it has received 1,150 resettlement pledges from other countries for refugees in Rwanda, with Norway alone pledging to take in 600 refugees (not all of them from Libya). Some Libya evacuees have already been accepted to go to Sweden. The number of available places is still “far outstripped by the needs,” Villechalane said.

      This all raises the question: At what point does the EU become responsible for refugees it has forced from its borders through externalization policies? How much suffering can they go through before European officials recognize some obligation? More than 2,500 miles south of Europe’s borders, Rwanda’s new arrivals are wondering just that, while waiting to find out their futures. At some moments, Alex said, he feels suicidal, while at others he feels a glimmer of hope. He’s haunted by the memories of others who died in Libya. “We are really tired,” he said in a message in January. “We are nothing to them, nothing at all, they could leave us here. There is nothing we could do.”

      At what point does the EU become responsible for refugees it has forced from its borders through externalization policies?

      “Africa is Africa,” he has repeated throughout months of contact from both Libya and Rwanda, saying he’s worried about corruption, repression, exploitation, a lack of freedom, and a lack of opportunity in his birth continent. In Europe, Alex believes, refugees “can start a new life, it’s like we [will be] born again. All the suffering and all the torture, this only makes us stronger.”

      His experience over the past few years has convinced him he won’t feel secure until he has the same rights as a European and the same freedom to travel if something goes wrong, wherever he may end up.

      “Still no one really feels or understands what we’ve been through. We resisted all the suffering and torture … only to get our goal” of reaching safety, he said. “We trusted UNHCR, we trusted the European countries, and we came here. They owe us.”

      https://foreignpolicy.com/2020/02/20/europes-harsh-border-policies-are-pushing-refugees-all-the-way-to-rwa

  • Halfway round the world by plane: Africa’s new migration route

    Migrants using traditional routes from Africa to Europe often fail to reach their destinations. Smugglers now offer new options, such as taking migrants to faraway countries by plane.
    In early July, Mexico’s authorities reported that the number of African migrants in the country had tripled. According to government figures, around 1,900 migrants, most of them from crisis-ridden countries like Cameroon and the Democratic Republic of Congo, are now in Mexico. Their destination? The United States of America.
    The journey by plane of some of these migrants began halfway across the world in Uganda. In a garden bar in the Ugandan capital #Kampala sits a 23-year-old Eritrean man who could soon be one of them. For security reasons, he does not want to give his name. He fled the brutal military service in Eritrea last September. According to human rights organizations, military service in Eritrea can mean years of forced labor. “I do not believe that anything will change in Eritrea soon; on the contrary,” he said. Many young Eritreans see their futures overseas.


    https://www.dw.com/en/halfway-round-the-world-by-plane-africas-new-migration-route/a-49868809
    #Afrique #détour #détours #asile #migrations #réfugiés #routes_migratoires #itinéraires_migratoires #USA #Mexique #Etats-Unis #fermeture_des_frontières #Erythrée #Corne_de_l'Afrique #Ouganda #route_pacifique
    via @isskein
    ping @reka

    • Africa: At U.S.-Mexico Border, Africans Join Diversifying Migrant Community

      It took Julia and her two daughters five years to get from Kassai, in the Democratic Republic of Congo, to a cot on the floor of a migrant shelter in Laredo, Texas, on a Sunday night in August 2019.

      First, it was four years in Angola. She saved money, she says, by working as a hairdresser.

      They flew to Ecuador. Took a bus and boat to Colombia. They spent 14 days crossing through Panama’s Darien Gap, lost part of the time in the dense jungle. Three weeks in Panama, then three more in Costa Rica while Julia recuperated from an illness. Then Nicaragua. Honduras. Guatemala.

      Finally, after a month of waiting in Acuña, on the U.S.-Mexico border, they stuck their feet in the sandy dirt along the southern bank of the Rio Grande. They were alone, and didn’t know how to swim.

      “We prayed first, then we got into the water,” Julia recalled. “My daughter was crying.”

      “‘Mom, I can’t…’” Julia remembers her pleading in chest-high water.

      Halfway across, she says, U.S. soldiers — possibly border agents — shouted to them: “‘Come, give us your hands.’“

      “I did,” Julia recalls, “and they took us out.”

      More families from afar

      Historically, the majority of people caught crossing into the southwest U.S. without authorization were single Mexican adults. In fiscal 2009, Mexicans accounted for 91.63% of border apprehensions, according to U.S. Customs and Border Protection data.

      But demographics of migrants and asylum-seekers crossing into the U.S. from Mexico are shifting in two significant ways: In the last decade, nationals of El Salvador, Guatemala and Honduras began migrating in greater numbers. In the same period, the number of Mexicans dropped.

      Then, in the last year, families became the top source of Southwest border migration. The Border Patrol apprehended 432,838 adults and children traveling in family units from October 2018 through July 2019, a 456% increase over the same period the previous fiscal year.

      To the surprise of longtime border agents, while the overwhelming majority of these families continue to be from Mexico and the Northern Triangle countries of Central America, a small but growing proportion are from countries outside the Americas, nearly twice as much as two years ago.

      By the end of July this year, CBP data shows the agency had apprehended 63,470 people from countries other than those four, making up 8.35% of total apprehensions. In fiscal 2017, they were 4.3% of the total apprehended population.

      CBP does not release the breakdown of where detained migrants come from until after the end of the fiscal year in September. But anecdotes and preliminary data show an increasingly diverse group of migrants and asylum-seekers, including more than 1,600 African nationals from 36 countries, apprehended in one border sector alone.

      They are unprecedented numbers.

      Allen Vowell, an acting deputy patrol agent in charge with the U.S. Border Patrol in Eagle Pass, Texas, said the recent demographic changes are unlike any he has seen in two decades of working on the border.

      “I would say until this year, Africans — personally I’ve probably only seen a handful in over 20 years,” Vowell said.

      From Oct. 1, 2018, to Aug. 22, 2019, Del Rio sector agents apprehended 51,394 people, including 1,681 nationals of African countries. They are largely, like Julia, originally from the Democratic Republic of Congo, Angola or Cameroon, according to sector officials.

      The arrival of sub-Saharan nationals — often Congolese, according to Del Rio Sector officials — posed new challenges. A lot of border agents are bilingual in English and Spanish. But when apprehending a group that primarily spoke French and Portuguese, the agents had to scramble for interpreters.

      While many migrants from the Northern Triangle have relatives in the U.S. as a point of contact or a destination, those from Africa are less likely to have those relationships.

      That means they are more likely to stay in migrant shelters in the U.S. or in Mexico for longer, waiting to figure out their next steps until their immigration court hearing.

      There is the political tumult in Venezuela, leading to the exodus of millions of people scattered throughout the region.

      The end of the “wet foot dry foot” policy with Cuba that allowed migrants who reached the shores of Florida to remain, Cubans who want to leave the island for the U.S. to take a more circuitous route.

      And then, to the surprise of Border Patrol agents, there arrived the large groups of sub-Saharan Africans, crossing through the Del Rio sector in Texas.

      The migrant trail goes beyond Africa.

      Ten years ago, CBP detained 99 Indians on the Southwest border. In 2018, it was 8,997.

      Similarly, Bangladeshi migrants didn’t figure into the top 20 countries among those apprehended at the border a decade ago. In 2019, there were 1,198.

      This week, a Bangladeshi man living in Mexico pleaded guilty to human smuggling charges.

      There are also the regional conflicts and tensions in Latin America and the Caribbean that are leading to a bigger number of migrants within the hemisphere arriving at the U.S-Mexico border, like Venezuela and Nicaragua. Haitians and Cubans continue to take the more circuitous route through Central America and up to the U.S., rather than travel by boat to Florida, where they risk being stopped by the U.S. Coast Guard before setting foot on land.

      Son’s death sends family on a dangerous journey

      Julia says she got tunnel vision after her teenage son was killed in DRC, en route to school one day in 2014 for reasons she still does not know or understand.

      She only knows that she received a call from the morgue. A truck dropped his body off there.

      He was 17. His name was George.

      She can’t go back to DRC, she says. It’s just not safe.

      “There, while you sleep, the thieves will come through the roof. They demand money, and if you don’t have money, they’ll rape your daughter,” she said.

      “When he died in 2014, I made up my mind that I would not stay.”

      They want to get to Buffalo, New York. They don’t have family in the U.S., Julia says, but some people they met on the road were headed there. Word was, there was work, at least.

      She had an immigration court hearing scheduled for the first week of August. She was still at the San Antonio shelter, two days before.

      They didn’t now how far from Texas it was, or how cold New York gets in winter. They weren’t worried about those things now. They just needed the bus fare to get there, and they had nothing left. No money. No phone.

      Ketsia, now 15, speaks Spanish, English and Italian with ease. Jemima, 9, is the best French speaker in the family. They didn’t fight while they’ve been on the road for the last five months, from Ecuador to San Antonio. Not much, at least, they giggle.

      “She’s strong. Very strong,” Ketsia says of her mother, in Spanish. “I saw a lot of women who left their kids behind in the jungle. She’s courageous. This path we’re on, isn’t for everyone. If you’re not strong, it’s very difficult.”

      “My dream is to arrive there, to New York. To get a job. To put the girls in school,” Julia responds.

      “I suffered a lot already,” she says, something she repeats without going into more detail. She has a tendency to stare off, lose herself in thought when the conversation nears the darker parts of their family history.

      “I don’t want my children to go through the same,” she says. “We suffered a lot. I don’t want that anymore for my children.”

      The shelter where they stayed does not track migrants after they’ve left, and for privacy and safety reasons, shelters do not share whether individuals are staying with them.

      Attempts by VOA to locate Julia, Ketsia and Jemima in the weeks following the interview were unsuccessful.

      https://allafrica.com/stories/201909020140.html

    • El naufragio de un grupo de africanos en Chiapas revela una nueva ruta migratoria por el Pacífico

      El accidente de una lancha en Tonalá deja un muerto y varios desaparecidos. Ante la presión policial en el sur de México, grupos de cameruneses optan por usar vías marítimas para llegar a EE UU.

      Tirado en la playa, entre el pasto y la orilla. La foto del cuerpo de Emmanuel Cheo Ngu, camerunés de 39 años, fallecido este viernes tras el naufragio de su embarcación en Ignacio Allende, municipio de Tonalá, ha vuelto a revivir las peores imágenes de la crisis migratoria que se vive en el sur de México. La nueva política migratoria puesta en marcha por Andrés Manuel López Obrador tras el chantaje de Estados Unidos, ha obligado a los nuevos grupos de migrantes atrapados en Tapachula, Chiapas, a buscar nuevas y peligrosas rutas en su intento de llegar a la frontera norte.

      A las 7.00 de la mañana, según pescadores de la zona, una embarcación con personas procedentes de Camerún comenzó a tambalearse hasta que todos cayeron al agua, de acuerdo a la investigación judicial. El portal AlertaChiapas y activistas en la zona consultados por este medio, afirmaron que el bote salió desde la costa de Guatemala o desde el sur del Estado de Chiapas, ya en México, con destino Oaxaca. Cuando llegaron los Grupos de Rescate consiguieron socorrer a 8 personas, 7 hombres y una mujer, que fueron trasladados al Hospital General de Tonalá. El cuerpo de Cheo Ngu fue encontrado tirado cerca de la orilla. Hasta el momento hay varias personas desaparecidas.

      La ruta por vía marítima que une la frontera de Guatemala con el istmo de Tehuantepec, en Oaxaca, es una opción cada vez más frecuente ante el aumento de detenciones y deportaciones por parte de la recién creada Guardia Nacional. Tradicionalmente los migrantes han utilizado las rutas terrestres, pero los traficantes de personas cada vez recurren más a esta ruta poco vigilada, más barata y con menos riesgos a ser detenido. Por una cantidad que oscila entre los 400 y 800 dólares —para los cubanos puede ser el doble— esta ruta permite a los centroamericanos avanzar desde Guatemala a Salina Cruz o Huatulco, en Oaxaca.

      Aunque la mayoría de los migrantes en México son de origen centroamericano, el flujo de personas procedentes de Camerún, República Democrática del Congo o Eritrea, ha ido en aumento. Los africanos se encuentran en un ‘limbo legal’ ya que no pueden ser repatriados y actualmente tienen la negativa del gobierno federal para recibir los trámites de salida para continuar su trayecto hacia Estados Unidos. En los últimos dos meses cientos de ellos permanecen varados en Tapachula (Chiapas). Algunos en la Estación Migratoria Siglo XXI, y otros en la calle, donde han mantenido protestas y enfrentamientos contra la policía y la Guardia Nacional por la situación que viven y la falta de respuestas.

      Luis García Villagran es activista por los derechos humanos en Tapachula. En llamada telefónica y aparentemente afectado, confirma que su versión dista mucho de la de las autoridades. “Hay una embarcación que sí ha llegado a su destino (Oaxaca) y que ni se ha nombrado, pero en la accidentada iban más personas de las que dice el informe oficial. Sé con seguridad que hay más personas desaparecidas. No solo hemos perdido a nuestro hermano Emmanuel”, zanja Villagran.

      https://elpais.com/internacional/2019/10/12/actualidad/1570833110_016901.html