#nos_valeurs

  • Le gouvernement israélien te rappelle que la vidéo de Ben Gvir maltraitant des prisonniers, ce n’est pas dans les valeurs d’Israël. Ce qui est permis et encouragé, c’est de torturer et violer les prisonniers, mais discrètement.

    La seule personne qui a été punie suite aux images de soldats violant un prisonnier palestinien, c’est celle qui avait fait fuiter la vidéo. Les violeurs, eux, sont devenus des héros nationaux.

    (Sinon je rappelle que la fois précédente, la seule réaction de Jean-No, ça a été de dire que Rima Hassan elle l’avait bien un peu cherché.)

    #nos_valeurs

  • Travail le #1er-Mai : le bloc central, favorable au texte, défend une #motion-de-rejet pour ’éviter des discussions sans fin’ | LCP - #Assemblée-nationale
    https://lcp.fr/actualites/travail-le-1er-mai-le-bloc-central-favorable-au-texte-defend-une-motion-de-rejet

    Les #députés du parti présidentiel ont présenté, ce vendredi 10 avril, une motion de rejet pour contrer « l’obstruction parlementaire » de la gauche sur la #proposition-de-loi « visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai ». Si la motion est adoptée, elle aura pour effet d’accélérer le processus législatif.

    Même procédé que pour la loi #Duplomb. Parce que ce sont #nos_valeurs !!!

  • « En Ukraine, à Gaza, au Liban ou en Iran, la destruction de l’#environnement est devenue une arme de #guerre comme une autre »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/03/22/en-ukraine-a-gaza-au-liban-ou-en-iran-la-destruction-de-l-environnement-est-

    L’un des ouvrages les plus influents des quinze dernières années est sans doute La Part d’ange en nous (2011, Les Arènes, 2017, pour l’édition française), du psychologue Steven Pinker, de l’université américaine Harvard, dans le Massachusetts. C’est une somme sur un supposé déclin tendanciel de la violence et de la brutalité des conflits armés : nous serions dans la période la plus pacifique de l’histoire de l’humanité, notamment grâce à la diffusion de la démocratie libérale et des valeurs de l’Occident. La guerre serait de moins en moins meurtrière, de plus en plus « civilisée ».

    #nos_valeurs #civilisé #lumière

    • Comme le note le juriste Nicolas Ligneul (université Paris-Est), dans une récente analyse publiée par The Conversation, le droit international est relativement peu outillé pour réprimer ou contraindre à indemniser les dommages environnementaux causés par la guerre. « La Cour pénale internationale vise, à titre principal, les crimes contre l’humanité, précise l’avocat Christian Huglo, dans un article de 2024 publié par la Revue défense nationale. Elle ne reconnaît les atteintes graves et durables à l’environnement que dans la mesure où la destruction de l’environnement n’est pas liée à la nécessité d’opérer une action armée adéquate. »

      En Ukraine, de nombreux dommages à l’environnement ont été délibérément commis par les forces russes, du bombardement de la centrale de Tchernobyl à la destruction du barrage de Kakhovka, en passant par le défrichage à grande échelle et les pollutions durables de la terre et de l’eau par la dissémination d’explosifs et la destruction d’installations industrielles. Seules certaines de ces destructions (barrages, digues, centrales nucléaires), relève M. Ligneul, peuvent être proscrites par le protocole additionnel de 1977 aux conventions de Genève, parce qu’elles sont susceptibles de libérer des « forces dangereuses ».

      En Iran, les frappes israéliennes sur les dépôts pétroliers de Téhéran, dans la nuit du 7 au 8 mars, ont exposé des millions de personnes à une atmosphère empoisonnée et à des pluies chargées d’une multitude de toxiques. « Une partie de ces polluants se déposent ensuite dans les sols et peuvent contaminer les cours d’eau, alors que l’Iran connaît déjà de graves problèmes en matière de sécurité et de disponibilité de la ressource », explique Doug Weir, directeur de l’Observatoire des conflits et de l’environnement, dans un entretien au Monde. Les impacts de la destruction de ces réserves d’hydrocarbures, au cœur d’une ville aussi densément peuplée, ne pouvaient pas être ignorés.

      La dévastation de l’environnement étire sur des décennies le coût humain de la guerre. Usage massif de munitions à l’uranium appauvri par les forces américaines en Irak dès les années 1990, ou déversement de dizaines de milliers de tonnes d’herbicides sur les forêts du Vietnam vingt ans plus tôt : la contamination de l’eau, des sols, et in fine des humains, perdure aujourd’hui encore, et alimente la hausse de certains cancers, de malformations congénitales et d’autres maladies. Les populations et les sociétés locales portent silencieusement ces fardeaux, longtemps après la fin des hostilités, lorsque le conflit et ses malheurs semblent ne plus appartenir qu’au passé.

      Oblitérer l’avenir
      Ces jours-ci, c’est l’armée israélienne qui pulvérise du #glyphosate à haute concentration sur les champs du sud du #Liban et de #Syrie, dans une logique de stérilisation délibérée de la nature. A #Gaza, cette logique a culminé à des sommets jamais atteints dans le passé récent. A l’anéantissement du tissu urbain, des infrastructures et du patrimoine historique, et à un bilan humain, dont les études disponibles dans la littérature scientifique (ici, ici et là) s’accordent pour dire qu’il est en réalité sans doute déjà supérieur à 100 000 morts, s’ajoute une dévastation du capital agricole et naturel sans précédent.

      L’agriculture locale couvrait un tiers de la superficie de l’enclave avant le conflit, et subvenait à environ 44 % de ses besoins alimentaires. Il n’en reste rien ou presque. Au dernier pointage des Nations unies, rendu public en septembre 2025, 97 % des vergers, 82 % des champs, 95 % des zones naturelles arbustives et 89 % des prairies ont été détruits ou endommagés. La plus grande part du bétail a été tuée. La destruction du bâti et des systèmes d’assainissement entraîne la contamination des sols et des écosystèmes côtiers ; la terre est si compactée et abîmée que les experts craignent que la recharge de la nappe phréatique ne soit entravée, accentuant le ruissellement et l’érosion.

      On sait depuis longtemps que tuer la nature, c’est oblitérer l’avenir. Au VIIe siècle avant notre ère, dans la même région, les rois assyriens se vantaient de l’arrachage des arbres fruitiers, de l’incendie des champs et de la stérilisation de la terre des peuples vaincus. Vingt-huit siècles plus tard, pas grand-chose n’a changé.

      #civilisé

  • Canadá mantendrá en secreto la lista de criminales nazis que acogió tras la Segunda Guerra Mundial - RT
    https://actualidad.rt.com/actualidad/584034-canada-secreto-lista-criminales-nazis-segunda-guerra-mundial

    #nos_valeurs

    La lista de presuntos criminales nazis que huyeron a Canadá tras la Segunda Guerra Mundial no debe hacerse pública, concluyó la Oficina del Comisionado de Información del país norteamericano, citada por el diario The Globe and Mail.

    Se trata de un listado de más de 700 sospechosos de crímenes de guerra nazis que se asentaron en Canadá y que permanece inédito desde que fue elaborado en 1986 en el marco de una investigación oficial.

    Politólogo de Canadá figura en lista negra de portal radical ucraniano tras criticar el nazismo
    El año pasado, Library and Archives Canada (LAC) se negó a divulgar la segunda mitad del informe, alegando el riesgo de posibles daños para las relaciones internacionales y los intereses canadienses.

    Por su parte, la Oficina del Comisionado de Información señaló en un correo electrónico al medio que aceptó los argumentos de LAC de que publicar los nombres podría perjudicar en un grado que se extiende «más allá de las relaciones de Canadá con el Gobierno extranjero en cuestión» y afectaría negativamente a los vínculos de Ottawa con países aliados.

    Además, LAC sostuvo que la divulgación «causaría un daño significativo a la defensa de un Estado extranjero aliado de Canadá».

  • #Gaza: The Reckoning - by Bruno Maçães - World Builders
    https://brunomacaes.substack.com/p/gaza-the-reckoning

    The main way the #genocide has been actively supported by our democracies is less the flow of weapons and intelligence to Israel, important as these are, than the organised repression and punishment of everyone who dared to call attention to events in Gaza or offer criticism of Israel and its conduct. For the duration of the Gaza “war,” there has hardly been a week when I did not hear from a journalist or writer or politician confessing his or her fears of speaking their mind about Gaza. For two years, attention has been singularly focused on Gaza, not to prevent what happened but to bring it about.

    #monde_libre #nos_valeurs

    • How were the horrors of Gaza possible? Quite simply, because those who tried to stop or expose them quickly discovered that our political systems were committed to the genocide and there simply was no way to give voice or power to a different politics. Often, one person would be ritually punished for their dissent in order to intimidate everyone else. In my visits to American universities during the genocide, I discovered that almost everyone was too afraid to mount a decisive opposition. Those who were not afraid were quickly punished or silenced. Today, in Western societies, democracy stops when an issue becomes too central to the political regime. Unconditional support for Israel just happens to be one of those issues.

  • UN condemns torture in landslide vote, but Israel oppose resolution – Middle East Monitor
    https://www.middleeastmonitor.com/20251124-un-condemns-torture-in-landslide-vote-but-israel-oppose-

    Israel and the United States have come under fire after voting against a United Nations resolution reaffirming the absolute prohibition of torture. The vote, held during the 80th session of the General Assembly last week, saw 169 nations support the measure. Only three states opposed: the US, Israel, and Argentina.

    #nos_valeurs

  • Wealthy foreigners ‘paid for chance to shoot civilians in Sarajevo’
    https://www.thetimes.com/world/europe/article/wealthy-foreigners-paid-for-chance-to-shoot-civilians-in-sarajevo-zrljbb27

    The investigation into the alleged “human safari” in Sarajevo has been opened after years of research by the Italian writer Ezio Gavazzeni, who said a key source was a former Bosnian intelligence officer.

    “What I learnt is that Bosnian intelligence warned the local office of the Italian secret service … about the presence of at least five Italians who were taken to the hills above Sarajevo to shoot civilians,” he told the Italian daily La Repubblica.

    Gavazzeni started investigating after watching the 2022 documentary Sarajevo Safari, by the Slovenian film-maker Miran Zupanic. The film quoted an unnamed American former spy saying that he had seen visitors paying to shoot civilians. Serbian veterans have denied the claims.

    Although there are allegations that snipers arrived from around Europe, Gavazzeni focused on reports of Italians gathering in the Trieste before they were escorted to Sarajevo.

    “One of the Italian snipers identified to SISMI [the Italian secret service] in 1993 was from Milan, and the owner of a private clinic specialising in cosmetic surgery,” he said. “We are talking about wealthy people, entrepreneurs with a reputation, who during the siege of Sarajevo paid to be able to kill helpless civilians.”

    #nos_valeurs

  • « Un billet du malaise et de la confusion » : émoi à France Culture après une chronique comparant Charlie Kirk et Charlie Hebdo – Libération
    https://www.liberation.fr/economie/medias/un-billet-du-malaise-et-de-la-confusion-emoi-a-france-culture-apres-une-c

    Un billet du présentateur de la matinale de France Culture établissant un parallèle entre Charlie Hebdo et l’influenceur d’extrême droite américain Charlie Kirk a provoqué l’émoi de la rédaction et conduit son auteur à présenter des excuses, a appris l’AFP jeudi. Dans ce billet initialement titré « Je suis Charlie Kirk » et diffusé le 12 septembre, Guillaume Erner estimait qu’« il y a [vait] désormais au moins deux Charlie : le “Je suis Charlie” de Charlie Hebdo et puis “Je suis Charlie” de Charlie Kirk ».

    a provoqué l’émoi. Tu m’étonnes. L’apocalypse que ça représente, c’est pas rien. Quand on te dit que finalement, la parole de Charlie 2015 était fasciste comme la parole de Charlie 2025, ça fait drôle oui. Fallait pas l’dire. En plus, Guillaume, il ne parle pas fort, comme les habituels gauchistes dont il est si facile de dévaluer la parole. Donc... Après ne pas avoir publié l’article de Daniel, on te fait un article où on te dit que l’émoi justifiait quelques excuses pour bien vite oublier la révélation.

    https://www.arretsurimages.net/chroniques/obsessions/tempete-dans-une-tasse-de-cafe

    https://seenthis.net/messages/1134899
    https://seenthis.net/messages/1134118#message1134338
    https://seenthis.net/messages/1121444

    • Voici encore une comparaison maladroite : un de ces jours C.K. se trouvera en tête de liste des martyrs du trumpisme. On en a une de ce genre avec nos héros d’antan.

      Liste von Anhängern der NSDAP, die zwischen 1923 und 1933 bei tatsächlich oder angeblich politisch motivierten Gewalttaten zu Tode kamen
      https://de.wikipedia.org/wiki/Liste_von_Anh%C3%A4ngern_der_NSDAP,_die_zwischen_1923_und_1933_bei_tat

      Die Hauptgrundlage der späteren wissenschaftlichen Forschung über die „Märtyrer“ der nationalsozialistischen Bewegung ist, dem Institut für Zeitgeschichte zufolge, eine ab 1931 auf Weisung des Reichsschatzmeisters der NSDAP, Franz Xaver Schwarz, von der Hilfskasse der NSDAP geführte parteioffizielle „Ehrenliste der gefallenen Kämpfer der NSDAP“, die z. T. auch als „Ehrenliste der Blutopfer der Bewegung“ bezeichnet wurde. Auf dieser waren Personen verzeichnet, die, laut offizieller Lesart der Partei, „im Kampf für das Dritte Reich durch politische Gegner ermordet“ worden waren. Eine analoge Aufstellung der SA legte fest, dass nur solche Personen in die entsprechende SA-Liste aufgenommen werden durften, „bei denen die Todesursache nachweislich auf einen politischen Überfall zurückzuführen“ sei, während Fälle, in denen „der Tod infolge erlittener Unfälle oder Erkrankungen im Dienst der Partei eingetreten ist“, nicht für die Aufnahme in die Listen in Frage kämen. Dennoch wurden in der Realität auch zahlreiche Personen auf der offiziellen „Märtyrer“-Liste der Partei geführt und von der NS-Propaganda als „Opfer“ von gewaltsamen Übergriffen politischer Gegner ausgegeben, die in Wirklichkeit durch Krankheiten, Unfälle oder Suizid gestorben waren, die aus Versehen von eigenen „Parteigenossen“ getötet worden waren oder die bei unpolitischen Raufhändeln ums Leben gekommen waren. Die NSDAP vereinnahmte in ihrem Märtyrerkult zudem einige Personen als „Märtyrer“, bei denen es nicht erwiesen ist, ob diese tatsächlich in einer Beziehung zur NSDAP standen, bzw. bei denen dies sogar widerlegt worden ist.

      #nazis #fascisme #martyrs

    • Selon l’Institut d’histoire contemporaine, la recherche scientifique ultérieure sur les « martyrs » du mouvement national-socialiste se fonde principalement sur la « liste d’honneur des combattants tombés au combat du NSDAP » tenue par Franz Xaver Schwarz, fonctionnaire du parti chargé de la caisse d’entraide du NSDAP, sur instruction du trésorier du Reich du NSDAP, Franz Xaver Schwarz, de la caisse d’aide du NSDAP, en partie également appelée « liste d’honneur des victimes du mouvement ». Cette liste répertoriait les personnes qui, selon la version officielle du parti, avaient été « assassinées par des opposants politiques dans la lutte pour le Troisième Reich ».
      Une liste analogue établie par la SA stipulait que seules les personnes « dont la cause du décès pouvait être attribuée de manière avérée à une agression politique » pouvaient être inscrites sur la liste correspondante, tandis que les cas où « le décès était survenu à la suite d’accidents ou de maladies subis au service du parti » ne pouvaient être pris en compte pour l’inscription sur les listes. Néanmoins, dans la réalité, de nombreuses personnes figuraient sur la liste officielle des « martyrs » du parti et étaient présentées par la propagande nazie comme des « victimes » d’agressions violentes commises par des opposants politiques, alors qu’elles étaient en réalité décédées des suites de maladies, des accidents ou des suicides, ou avaient été tuées accidentellement par leurs propres « camarades du parti » ou qui avaient perdu la vie lors de bagarres apolitiques. Dans son culte des martyrs, le NSDAP a également récupéré certaines personnes comme « martyrs » sans qu’il soit prouvé qu’elles aient réellement eu un lien avec le NSDAP, voire alors que cela a été réfuté.

      Traduit avec DeepL.com (version gratuite)

  • A Mayotte, la police aux frontières provoque des naufrages de bateaux et la mort de migrants venus des Comores
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/09/16/a-mayotte-si-dix-personnes-meurent-en-mer-il-n-y-a-pas-de-sujet-la-police-au

    Extrait d’une vidéo de communication montrant un entraînement de la police, diffusée en décembre 2024 sur le compte LinkedIn du directeur territorial de la police nationale à Mayotte. Patrick Longuet / LinkedIn

    https://assets-decodeurs.lemonde.fr/redacweb/2509-mayotte/linkedin.mp4

    Il est environ 4 heures du matin, ce 15 juillet, quand Zoubert (les personnes citées par leur prénom ont souhaité conserver leur anonymat) approche la côte ciselée de Sada, dans le sud-ouest de Mayotte. Parti dix heures plus tôt de l’île de Ndzouani (anciennement Anjouan), aux Comores, l’homme de 25 ans a pris place dans un kwassa-kwassa, un bateau de pêche de moins de 10 mètres de long, pour rejoindre l’archipel français de l’océan Indien. Zoubert y a grandi et veut y retrouver sa mère. Il a fait route sans encombre jusqu’à l’entrée du lagon, par-delà la barrière de corail, l’ultime étape d’une traversée de près de 70 kilomètres, empruntée chaque année par des milliers de candidats à l’exil.

    L’arrivée est imminente pour lui et les 26 passagers de l’embarcation. Un kilomètre à peine les sépare du rivage. Mais c’est compter sans la vigilance des autorités françaises, occupées à surveiller les eaux du lagon. Zoubert et trois autres occupants du kwassa rapportent avoir alors été victimes d’un abordage violent. Selon leur récit, un bateau de la police aux frontières (PAF) serait volontairement entré en collision avec le leur, provoquant la chute à l’eau de plusieurs personnes, le tout sans sommation ni avertissement. « Les policiers devaient nous sauver, pas nous tuer », dénonce Zoubert, qui dit avoir vu une adolescente et un vieil homme se noyer.

    Sollicité, le parquet de Mamoudzou, chef-lieu du département, confirme la mort d’une jeune femme et d’une personne âgée. Mais, d’après les données publiques compilées par le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) Sud océan Indien, responsable de la coordination des secours, sept autres personnes, outre les deux corps récupérés, auraient disparu en mer.

    • L’URL est plus explicite sur le titre

      a-mayotte-si-dix-personnes-meurent-en-mer-il-n-y-a-pas-de-sujet-la-police-aux-frontieres-accusee-de-provoquer-des-naufrages-de-bateaux-de-migrants_6641347_3224.html

      #france_2025

    • L’information a été remontée aux autorités quelques heures après le naufrage. Interrogé sur ces bilans pour le moins différents, le parquet n’a pas donné suite.

      Les témoignages de rescapés confirment pourtant l’ampleur du drame. Celui d’Ahamada, par exemple. Cet homme de 24 ans voyageait avec son neveu et sa nièce. Il affirme avoir vu le petit garçon de 4 ans, dont il avait la responsabilité, tomber dans l’eau à la suite du choc puis couler sans qu’il ait pu lui porter assistance. « C’est vraiment ignoble, insiste-t-il. Ils sont arrivés par l’arrière. Notre pilote a cru qu’il pouvait encore s’enfuir car nous n’étions pas loin de la plage. C’est à ce moment-là qu’ils nous sont rentrés dedans. S’ils nous avaient laissés [accoster], ils auraient pu nous interpeller sans tuer des gens. »

      Un autre élément a surpris Zoubert ce jour-là. D’après lui, il n’y avait que deux policiers à bord de la vedette, en l’occurrence le Murène, un semi-rigide de 12 mètres de long, propulsé par deux moteurs de 300 chevaux, capable de monter à une vitesse de plus de 40 nœuds. « Après nous avoir heurtés, ils ont fait marche arrière jusqu’à une distance de 30 mètres et ils nous ont regardés, se souvient-il. L’embarcation s’est déchirée, tout le monde est tombé à l’eau. Et ils sont restés entre dix et quinze secondes sans réagir. »

      Sadik, un Comorien de 22 ans, se rappelle lui aussi n’avoir vu que deux policiers, « un homme et une femme » ; « des Blancs », d’après lui. Selon nos informations, les vedettes utilisées par la PAF embarquent toujours au moins trois personnes en journée, quatre la nuit. « Quelle organisation peut-on avoir à deux ?, s’interroge un militaire de la gendarmerie maritime, sous le couvert de l’anonymat. Par nuit noire, si le pilote regarde l’écran radar, il ne regarde pas la mer. Et si ça se passe mal, ils ne peuvent pas grand-chose. » Interrogé sur ce point précis, le parquet n’a pas donné suite.
      Surveillance jour et nuit

      Une information judiciaire a été ouverte pour « homicides et blessures involontaires aggravées ». Un homme présent à bord du kwassa a été mis en examen pour « aide à l’immigration irrégulière aggravée ». Le 16 juillet, le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville, a dénoncé lors d’une conférence de presse « l’attitude des filières d’immigration clandestine, qui sont les premières responsables de ce drame ».

      Ainsi va la vie de Mayotte… A 8 000 kilomètres de l’Hexagone, c’est aujourd’hui la frontière française la plus exposée à l’immigration irrégulière. Entre 100 000 et 200 000 personnes sans papiers se trouveraient sur l’archipel. En 2024, plus de 22 000 hommes et femmes, mais aussi enfants, ont été placés dans le centre de rétention de Petite-Terre, en vue d’être expulsés, la plupart vers les îles comoriennes voisines, qu’ils avaient quittées, eux aussi, à bord de kwassa.

      Face à ce phénomène, la France a installé un réseau de radars maritimes sur tous les pourtours du lagon. Surtout, huit puissants semi-rigides de la gendarmerie et de la PAF, appelés des « intercepteurs », sont chargés de surveiller nuit et jour les eaux territoriales. En 2024, 493 embarcations, transportant 6 764 personnes, ont ainsi été interceptées en mer selon des chiffres de la préfecture. L’année précédente, 661 kwassa avaient été interceptés.

      « Notre objectif est de porter assistance, de mettre les passagers à l’abri à terre et, après, on entre dans le canevas habituel de la procédure administrative », affirme un haut gradé de la gendarmerie nationale, désireux de rester anonyme. « On ne fait que porter secours, assure, à son tour, le préfet François-Xavier Bieuville, interrogé en juin. Ce n’est pas pertinent de mettre en danger les personnes qui sont sur un bateau. »

      Le récit du naufrage du 15 juillet partagé par Zoubert et trois autres passagers ne correspond pas à cette présentation… Et cette affaire n’a rien d’un cas isolé. Au terme de près d’un an d’enquête, Le Monde, ses partenaires du média d’investigation Lighthouse Reports et de plusieurs médias – français, britannique et allemand – ont recueilli une vingtaine de témoignages similaires et eu accès à diverses enquêtes judiciaires et administratives à même de documenter la récurrence d’interventions dangereuses au large de Mayotte. Des cadres du ministère de l’intérieur confirment le recours à ces pratiques d’interception agressives.

      Alors que, dans la Manche, le gouvernement français a annoncé, cet été, un changement de doctrine d’intervention pour autoriser l’arraisonnement en mer des bateaux de migrants en route vers le Royaume-Uni – jusque-là prohibée au bénéfice du secours en mer –, cette enquête révèle les risques inhérents à de telles manœuvres et leurs conséquences mortelles à Mayotte, où elles sont mises en œuvre, loin des regards, depuis au moins une vingtaine d’années.
      Interceptions dangereuses

      D’après les données publiques du Cross Sud océan Indien, au moins 477 migrants sont morts ou ont disparu dans les eaux territoriales françaises autour de Mayotte depuis 2010. Un bilan issu de 860 opérations d’assistance en mer coordonnées par le Cross sur la période auprès d’embarcations de migrants, et dans lequel les circonstances entourant les drames ne sont pas précisées.

      Avec une moyenne de 30 morts par an, ce bilan traduit néanmoins la dangerosité inhérente aux trajets effectués en kwassa. D’après notre décompte, fondé sur des données publiques ainsi que des dossiers judiciaires, au moins 24 personnes ont péri dans le lagon, entre 2007 et 2025, à la suite d’une interception. Sollicités pour réagir aux éléments réunis dans cette enquête, le ministère de l’intérieur, la préfecture et le parquet de Mamoudzou n’ont pas donné suite.

      « A Mayotte, on a une posture beaucoup plus agressive que dans la Manche, reconnaît pourtant un cadre du secrétariat d’Etat à la mer, lui aussi soucieux de demeurer anonyme. Mayotte est soumise à des flux migratoires permanents qui déstabilisent l’île. Nécessité fait loi. C’est un peu cynique mais c’est comme ça. Et puis, le risque médiatique et politique est sans commune mesure. A Mayotte, si dix personnes meurent, il n’y a pas de sujet. »

      Le souvenir de ces événements tragiques reste confiné au cœur des bidonvilles, dans la mémoire de leurs habitants. Il suffit d’interroger les Comoriens présents sur l’île pour que les récits d’interceptions dangereuses affluent. Youssouf, 25 ans et en situation irrégulière, a effectué une traversée sept fois des Comores vers Mayotte entre 2013 et 2024, au gré des expulsions dont il a fait l’objet. La dernière fois, il a « cru mourir ». Le semi-rigide de la police « tournait autour [d’eux] et faisait des vagues », se souvient-il. Le kwassa est percuté. Une personne tombe à l’eau, avant d’être récupérée, saine et sauve.

      Nishka, un autre Comorien établi dans le sud de l’île de Grande-Terre, raconte avoir subi une tentative d’interception en 2023. « Le bateau de la police a fait des vagues, puis on a chaviré, dit-il. On était tout près de la plage. J’ai nagé jusqu’à la terre, je me suis caché. Je ne sais pas s’il y a eu des morts. » Abdellah, 24 ans, du quartier de Tsoundzou, à Mamoudzou, explique, pour sa part, comment une vedette de la police a tourné plusieurs fois autour du kwassa qui l’amenait vers Mayotte, une nuit de novembre 2021. « De l’eau est entrée dans le bateau. On était pétrifiés, des gens se pissaient dessus. »

      « J’ai vu des choses que je ne pensais jamais voir, confie encore Mohammed. C’est gravé dans ma mémoire. » De 2019 à 2023, ce trentenaire a œuvré comme passeur entre Ndzouani et Mayotte, avant de raccrocher. Fin 2022, il participe à une escouade de trois kwassa partis de Ndzouani. Ces derniers sont à l’entrée du lagon quand une vedette de la PAF entreprend de stopper l’un d’eux, soulevant des vagues jusqu’à provoquer son naufrage. Mohammed et ses passagers sont témoins de la scène avant de poursuivre leur route. Impossible, pour lui, de dire ce qu’il est advenu des naufragés.
      « Une formation de trois semaines, au mieux »

      Au cours de notre enquête, six fonctionnaires, issus des ministères de l’intérieur et des armées, en poste entre 2008 et 2024 à Mayotte, ont reconnu, tout en exigeant l’anonymat, le recours routinier à des pratiques dangereuses. Un haut gradé de la gendarmerie admet ainsi que les intercepteurs « coupent la route » des kwassa et vont jusqu’à « taper leur proue ». « C’est pour qu’ils s’arrêtent parce qu’ils sont en danger », justifie un gendarme en évoquant la manière dont ses collègues ont pris l’habitude de « créer une vague artificielle, en faisant des mouvements en S, pour alourdir [d’eau] le kwassa », quitte à prendre le risque qu’il chavire. « Cela représente 0,05 % des cas », minimise un autre gendarme, établi pendant dix ans à Mayotte.

      « Quand on navigue à 45 nœuds [83 kilomètres à l’heure], la nuit, une route d’interception devient nécessairement une route de collision », considère pourtant un autre militaire. Un point de vue partagé par un cadre des affaires maritimes, en poste pendant près de quinze ans à Mayotte, selon lequel la police ne peut que se mettre hors la loi : « Il faut aller vite, monter jusqu’à l’écho [l’endroit où le kwassa a été repéré par le radar], éteindre les feux, ce qui est contraire au règlement international de l’abordage en mer. » Le fonctionnaire fustige, par ailleurs, l’absence de « culture maritime » chez certaines unités de la PAF : « Ils suivent une formation de trois semaines, au mieux, et après ils partent en compagnonnage sur les intercepteurs. »

      Dans les bilans officiels, rien ne transparaît de la récurrence d’accidents. « La plupart du temps, ça se passe bien. On a quelques refus d’obtempérer », témoigne ainsi le maréchal des logis chef Moudri, interrogé lors d’une patrouille de la gendarmerie maritime, au mois de juin. « A Mayotte, il y a très peu de morts », soutient Jean-François Carenco, ministre délégué chargé des outre-mer de 2022 à 2023.

      « L’accidentologie est quasi nulle autour des interceptions, les forces de l’ordre ont l’habitude et le souci d’assurer la sécurité en mer, insiste un magistrat ayant officié plusieurs années dans l’archipel. A chaque fois qu’un accident arrive, c’est le kwassa qui vient volontairement percuter le navire de police ou de gendarmerie dans une démarche de refus d’obtempérer. » L’un de ses collègues magistrats a une autre interprétation : « Personne n’enquête véritablement, se lamente-t-il. La seule autorité qui pourrait prendre des suites à ce sujet, ce serait le parquet. Et il ne le fait pas. »

      Farid Djassadi, un Comorien de 31 ans, ne comprend pas pourquoi les policiers ayant percuté le kwassa sur lequel il avait embarqué le 10 novembre 2019 ne sont pas inquiétés par la justice. Voilà bientôt six ans qu’une instruction a été ouverte pour blessures involontaires, au lendemain de l’accident dont il a été victime. Ses jambes ont été broyées et déchiquetées par les hélices d’un semi-rigide de la PAF. Seul le conducteur du kwassa a été mis en examen pour « aide à l’entrée, à la circulation ou au séjour irrégulier » et « refus d’obtempérer ».

      Farid Djassadi voulait rejoindre Mayotte pour améliorer son sort, celui de son épouse et de ses trois enfants. Ce soir-là, à la nuit tombée, le kwassa approche de l’îlot Mtsamboro, au nord-ouest de Mayotte. Les dix-huit passagers aperçoivent un intercepteur de la PAF, le Makini, à l’entrée du lagon. En dépit des sommations des policiers, « le pilote du kwassa ne voulait pas s’arrêter, on n’était pas loin des côtes mahoraises », se souvient Farid Djassadi. A l’entendre, la vedette de la police a alors percuté « plusieurs fois » le kwassa sur le côté. « Les policiers criaient : “Arrêtez-vous !”, “Eteignez le moteur !” J’ai voulu me déplacer et je me suis mis debout. Le bateau de la police a percuté par le côté le kwassa et je suis tombé à l’eau. »

      Dans un procès-verbal transmis au magistrat instructeur en décembre 2019, les gendarmes, saisis de l’enquête, évoquent les « mouvements de vague » provoqués par les policiers « afin d’obliger le pilote du kwassa à stopper les machines ». « La victime, pensant que les deux bateaux vont se heurter à hauteur de la position qu’elle occupe, se lève et est déséquilibrée par la vague entrant dans le kwassa, écrivent-ils. La victime passe par-dessus bord. »

      Alors qu’il est à l’eau, la vedette de police lui passe dessus, le blessant aux jambes. Six autres passagers confirment ces circonstances lors de leurs auditions. L’enquête révélera en outre que le permis de navigation du Makini avait expiré depuis février 2018 et qu’aucun des quatre policiers membres d’équipage n’avait le brevet de capitaine 200, pourtant indispensable pour conduire une embarcation si puissante.

      A l’hôpital de Mamoudzou, Farid Djassadi est amputé des deux jambes. Une plaie s’étend aussi du haut de son crâne jusqu’à son arcade sourcilière gauche, nécessitant une greffe de peau. « Moralement, ça ne va pas », dit-il pudiquement, six ans après les faits. En situation irrégulière à Mayotte, il souffre de douleurs chroniques. Il n’a pas revu ses enfants restés aux Comores et leur mère est morte. Il espère une réparation qui ne vient pas.
      « Tous feux éteints »

      Ce n’est pas la première fois que le Makini est mis en cause dans une collision tragique. Quelques mois avant l’accident de Farid Djassadi, la même vedette de la PAF avait été impliquée dans le naufrage d’un autre kwassa. Deux passagers avaient alors péri noyés : Nousroi S., âgée d’une dizaine d’années, et Ali S., un trentenaire. Une troisième personne avait été portée disparue.

      Si les policiers ont nié avoir percuté le kwassa et mettent en cause les manœuvres dangereuses du passeur, plusieurs rescapés ont livré, lors de leurs auditions, des récits bien différents. Ainsi, une jeune fille, Soumaila M., a déclaré que c’est « la vedette de la PAF [qui] était à l’origine de la collision avec [la] barque alors que le pilote tentait d’échapper à l’interception ».

      Dans son ordonnance de renvoi du passeur devant le tribunal correctionnel de Mamoudzou du 31 août 2020, le juge d’instruction mentionne l’hypothèse selon laquelle « la vedette d’interception [a] percuté le kwassa à l’arrière ». Mais il l’écarte de ses conclusions, considérant que la « trace » repérée à l’avant de la vedette de police pouvait seulement « correspondre à la mise à couple des deux bateaux ». « Ce sont bien les manœuvres d’évitement du kwassa constituées par les accélérations et virements soudains de bord qui provoquent l’entrée d’eau et le naufrage », affirme le magistrat.

      Depuis, le pilote a été condamné à cinq ans de prison. Dans son ordonnance, le magistrat instructeur regrettait néanmoins qu’il « n’existe à ce jour, au sein de la police, tant au plan local que national, aucune directive écrite portant doctrine d’emploi sur la question – que l’on peut pourtant estimer essentielle – de l’interception en mer ».

      Les interrogations sur ce sujet sont anciennes. En 2008, la Commission nationale de déontologie et de sécurité (CNCDS, l’actuel Défenseur des droits) s’inquiétait déjà des méthodes des policiers en mer après une collision ayant entraîné la mort d’une mère et de son enfant, ainsi que huit disparitions, dans la nuit du 3 au 4 décembre 2007 : entre 30 et 40 personnes avaient pris place sur un kwassa. Dans le lagon, une vedette de la PAF les détecte à la jumelle et décide de s’approcher par l’arrière, feux éteints, « pour ne pas être repérée ». Une pratique habituelle, diront les fonctionnaires à la CNCDS. En pleine nuit, ils percutent l’embarcation surchargée, provoquant la chute à l’eau de ses occupants.

      Dans son avis, la Commission condamne la technique employée de « recherche à la dérive tous feux éteints », contraire aux règles internationales de navigation. Elle « recommande instamment de ne plus recourir à des méthodes qui aboutissent à la mise en danger d’êtres humains, notamment de femmes et d’enfants, dans des conditions susceptibles de caractériser le délit d’homicide involontaire ». Un vœu resté sans effet.

      Par Raphaëlle Aubert, Maud Jullien (Mayotte, Lighthouse Reports), Julia Pascual (Mayotte), Jack Sapoch (motion design Lighthouse Reports) et Tomas Statius (Mayotte, Lighthouse Reports)
      Publié aujourd’hui à 06h55, modifié à 15h08

  • Le Royaume-Uni étend à quinze nouveaux pays son programme d’expulsion d’étrangers condamnés
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/08/11/le-royaume-uni-etend-a-15-nouveaux-pays-son-programme-d-expulsion-d-etranger

    Le Royaume-Uni étend à quinze nouveaux pays son programme d’expulsion d’étrangers condamnés
    Le Monde avec AFP
    Le Royaume-Uni va accélérer l’expulsion d’étrangers condamnés en étendant son programme « expulser maintenant, faire appel plus tard » à 15 nouveaux pays, soit désormais 23 au total, a annoncé, dimanche 10 août, le ministère de l’intérieur britannique.
    Ce programme, qui permet au Royaume-Uni d’expulser des ressortissants étrangers sans attendre qu’ils purgent leur peine de prison, tout en leur permettant de faire appel dans leur pays d’origine, était en place avec huit partenaires, dont la Tanzanie, l’Estonie ou Belize.
    Désormais, il sera étendu à 15 nouveaux pays : l’Angola, l’Australie, le Botswana, Brunei, la Bulgarie, le Canada, le Guyana, l’Inde, l’Indonésie, le Kenya, la Lettonie, le Liban, la Malaisie, l’Ouganda, la Zambie. Des discussions avec plusieurs autres capitales sont en cours, a précisé le communiqué du Home Office.
    Le premier ministre travailliste, Keir Starmer, a fait de la réduction de l’immigration, légale comme illégale, une priorité, au moment où l’extrême droite gagne du terrain dans le pays.« Pendant bien trop longtemps, des criminels étrangers ont exploité notre système d’immigration en restant au Royaume-Uni pendant des mois, voire des années, pendant que leurs appels s’éternisaient. Cela doit cesser », a déclaré la ministre de l’intérieur britannique, Yvette Cooper, citée dans le communiqué.
    Selon le gouvernement britannique, une place en prison coûte en moyenne 54 000 livres par an (soit plus de 62 000 euros).Depuis juillet 2024, date de l’arrivée au pouvoir des travaillistes, près de 5 200 étrangers condamnés ont été expulsés, soit une hausse de 14 % sur un an, selon le Home Office. En pratique, la décision de savoir si ces personnes purgeront leur peine à l’étranger dépendra du pays vers lequel elles sont envoyées, a précisé le ministère de la justice britannique à la BBC. Concrètement, cela signifie que certains d’entre eux pourraient être libres dès leur arrivée dans leur pays de destination.

    #Covid-19#migrant#migration#royaumeuni#expulsion#politiquemigratoire#sante#droit#immigration#etranger

  • Guerre à Gaza : pourquoi l’UE hésite à jouer ses cartes pour sanctionner Israël
    https://www.nouvelobs.com/monde/20250715.OBS105908/guerre-a-gaza-pourquoi-l-ue-hesite-a-jouer-ses-cartes-pour-sanctionner-is

    Mais, selon plusieurs diplomates européens, il est peu probable que les ministres prennent une décision, et même qu’ils discutent le détail de ces mesures. Et cela d’autant plus depuis l’annonce la semaine dernière par Kaja Kallas d’un accord avec Israël censé permettre la livraison de davantage d’aide humanitaire à Gaza.

    On te dit qu’il n’y aura pas de sanctions, parce qu’il y a la promesse d’une hausse substantielle de l’acheminement de l’aide dans les territoires. Mais on ne te dit pas ce qu’il en est de l’extermination systématique de toutes les têtes qui dépassent de leurs abris.

    Si tu faisais du mauvais esprit, tu conclurais que tant que tu les nourris correctement, tu peux continuer à massacrer les palestiniens.

  • Pour 2 millions, le Collège de France perd le droit de critiquer Total
    https://revue21.fr/article/college-de-france-total

    Le 13 juin 2025, le #Collège_de_France nous a communiqué ce contrat de 26 pages qui interroge la #liberté_académique dont doit se prévaloir un lieu de savoir. Le texte prévoit que #Total octroie la somme de 2 millions d’euros pour l’animation, de 2021 à 2026, de cette chaire. Chaque année y siège un scientifique qui s’est illustré dans sa discipline, comme l’économiste Christian Gollier ou le professeur d’histoire environnementale Kyle Harper. Une initiative visant à « s’engager et prendre part [au] combat » de la « transition écologique et énergétique » à l’heure de l’« urgence climatique », comme l’indique le site web Avenir Commun Durable.

    En échange de cette donation, le Collège de France a consenti à une clause dite de non-dénigrement, c’est-à-dire qu’il s’engage à s’abstenir de « toute communication directe ou indirecte, écrite ou orale, susceptible de porter atteinte à l’image et à la notoriété » de la multinationale. Laquelle ne voit pas de contradiction à reconnaître, dans le même souffle, que « la réussite, la richesse intellectuelle, l’impact et le rayonnement de l’initiative Avenir Commun Durable reposent sur la réputation d’indépendance […] du Collège de France ».

    https://archive.ph/WMNzR
    #climat #convention #universités

  • Ex-UK Special Forces break silence on ’war crimes’ by colleagues
    https://www.bbc.com/news/articles/cj3j5gxgz0do

    “They handcuffed a young boy and shot him,” recalled one veteran who served with the SAS in Afghanistan. "He was clearly a child, not even close to fighting age."

    Killing of detainees “became routine”, the veteran said. “They’d search someone, handcuff them, then shoot them”, before cutting off the plastic handcuffs used to restrain people and “planting a pistol” by the body, he said.

    Ne pas oublier que ces gens détestent #nos_valeurs alors que nous sommes le camp du beau et du bon.

  • Mayor of Tel Aviv sur X :
    https://x.com/MayorOfTelAviv/status/1908918045025722603

    I am pleased to announce the establishment of a Twin Cities partnership with Germany’s capital, Berlin – a partnership based not only on historical memory, but also on the values of democracy, freedom, and tolerance, which are so crucial in the world today.

    Kai Wegner, @RegBerlin, is a true friend of Israel. Since October 7, he visited Tel Aviv to express his solidarity and full support for Israel’s right to self-defense, and declared that the Israeli flag would remain raised over Berlin’s City Hall until all hostages return. We are strengthening our ties with Berlin through understanding that strong partnerships are built on shared values, historical responsibility, and a commitment to a better future for the next generations.

    #nos_valeurs

  • PM: Belgium ’would not arrest Netanyahu either’
    https://www.belganewsagency.eu/belgium-would-not-arrest-netanyahu-either-says-pm

    Belgium would not arrest Israeli prime minister Benjamin Netanyahu if he visited the country, according to his Belgian counterpart Bart De Wever. “I don’t think there is any European country that would arrest Netanyahu,” he told VRT’s Terzake talk show on Thursday evening.

  • Sophia Aram et Arthur reçoivent le Prix Jean-Pierre Bloch de la LICRA
    https://www.tribunejuive.info/2025/04/03/sophia-aram-et-arthur-recoivent-le-prix-jean-pierre-bloch-de-la-licra

    Le Président de la République a remis le Prix Jean Pierre-Bloch de la LICRA à Sophia Aram et Arthur (Jacques Essebag), en reconnaissance de leur engagement exceptionnel dans la lutte contre l’antisémitisme, hier mercredi 2 avril 2025 au Palais de l’Élysée.

    Parce que #nos_valeurs.

  • Germany could withdraw citizenship due to ’antisemitism’
    https://www.dw.com/en/germany-could-withdraw-citizenship-due-to-antisemitism/a-72104457

    “We will examine under constitutional law whether we can revoke the German citizenship of terror supporters, antisemites and extremists who call for the abolition of the free and democratic basic order, if they hold another nationality.”

    […]

    Some Social Democrats fear the proposal will result in unequal treatment: Would naturalization ultimately just be some kind of probationary period? And: Would a German with a second nationality not be so German, after all?

    Bis repetita : Au rayon #nos_valeurs, on n’a même pas besoin de Trump pour sombrer…

  • Two Irish citizens ordered to leave Germany over pro-Palestinian protests despite no convictions
    https://www.irishtimes.com/ireland/2025/04/01/two-irish-citizens-ordered-to-leave-germany-over-pro-palestinian-protest

    Two Irish citizens living in Berlin have been issued with deportation orders and instructed to leave Germany before April 21st after facing charges over alleged actions at pro-Palestinian protests.

    Lawyers for their case have raised concerns that the deportation orders undermine civil liberties for EU citizens living in Germany, as neither have been convicted of any criminal offences in the German courts.

    Au rayon #nos_valeurs, on n’a même pas besoin de Trump pour sombrer…

  • Israel participating in joint air force drills in Greece with 11 other countries, including Qatar
    https://www.timesofisrael.com/liveblog_entry/israel-participating-in-joint-air-force-drills-in-greece-with-11-othe

    The Israeli Air Force is participating in an annual aerial exercise hosted by Greece, which this year includes the participation of Qatar.

    Eleven other countries are joining Greece in its Iniochos exercise this year: the United States, France, India, Israel, Italy, Montenegro, Poland, Qatar, Slovenia, Spain, and the United Arab Emirates.

    Cyprus is participating with supporting personnel, and Slovakia and Bahrain have sent observers.

    The IAF has only sent a Gulfstream G550 spy plane for the drill, according to the Hellenic Air Force. In previous years, the IAF has sent several fighter jet squadrons and refuelers, in addition to spy planes.

    #nos_valeurs

  • Trump threatens to defund, imprison, deport pro-Palestine campus protesters
    https://thecradle.co/articles-id/29193

    #nos_valeurs

    US President Donald Trump threatened on 4 March to cut all federal funding for US universities and colleges that allow “illegal protests” on their campuses, adding that foreign students who participate “will be imprisoned/or permanently sent back to the country from which they came.”

    “American students will be permanently expelled or, depending on the crime, arrested,” Trump further threatened in a post on his social media platform, Truth Social.

    The comments came in response to complaints by pro-Israeli lobbying groups, who are angered by large-scale student protests that took place on campuses across the country last year against US support for Israel’s genocide against Palestinians in Gaza.

    Despite the participation in the protests by many anti-Zionist Jewish students, Trump claimed that pro-Palestinian campus protests had unleashed an “unprecedented wave of vile antisemitic discrimination, vandalism, and violence against our citizens, especially in our schools and on our campuses.”

    Shortly after Trump posted his statement to social media, the Department of Health and Human Services (HHS), the Department of Education (ED), and the US General Services Administration (GSA) announced the establishment of a task force to carry out a comprehensive “review of Columbia University’s federal contracts and grants in light of ongoing investigations for potential violations of Title VI of the Civil Rights Act.”

    Some of the largest protests against Israel’s genocide of Palestinians took place last year at Columbia University, a prestigious Ivy League university located in New York City.

    “Given Columbia’s ongoing inaction in the face of relentless harassment of Jewish students, the Federal Government’s Task Force to Combat Anti-Semitism is considering Stop Work Orders for $51.4 million in contracts between Columbia University and the Federal Government,” a statement issued by the three government departments stated.

    “The task force will also conduct a comprehensive review of the more than $5 billion in federal grant commitments to Columbia University to ensure the university is in compliance with federal regulations, including its civil rights responsibilities,” the statement added.

  • Disneylandisation des horreurs de la guerre

    https://www.visionscarto.net/disneylandisation-guerre

    Par Patrick Naef

    Il y a presque dix ans, nous avons publié ce texte confié par le géographe Patrick Naef. Ça ne parle pas que de Auschwitz, mais l’approche « Tourisme dans les lieux de violences et de massacres » est très intéressante.

    Les théories de Tim Cole sur la commercialisation et la banalisation de l’Holocauste sont certes provocantes et qualifier le site actuel d’Auschwitz de « thème-parc morbide » peut paraître excessif. Mais le processus de commercialisation qui accompagne le site est une réalité et, par exemple, l’organisation d’événements du genre « enterrement de vie de garçon » à Auschwitz représente le pire de la banalisation d’un tel lieu.

    L’agence britannique « Last night of freedom » propose ainsi de cocher la « case culturelle » et de participer à une visite du site parmi d’autres activités traditionnellement liées à ce genre d’événements, comme le paintball et le striptease :

    « Bien que ce ne soit pas exactement la première chose à laquelle vous penseriez pour un tel week-end, beaucoup de ceux qui visitent Cracovie sentent comme une obligation de venir montrer leur empathie dans ce lieu triste et émouvant [...] Pour ceux souhaitent venir, les transferts, un guide professionnel, l’entrée du musée et des boissons non alcoolisées sont inclus dans le prix d’une excursion qui restera comme une expérience inoubliable, qui donnera à réfléchir et laissera chaque visiteur « engourdi » pendant toute la durée du voyage de retour en bus vers Cracovie ».

    #génocide
    #shoah
    #tourisme_et_violence
    #tourisme
    #guerree

  • BreakThrough News sur X : ““Why aren’t you in The Hague?” Journalist Sam Husseini is forcibly removed from Antony Blinken’s final press briefing as Secretary of State. Blinken was interrupted repeatedly by journalists calling him out for providing cover for Israel’s genocide”
    https://x.com/BTnewsroom/status/1879996823571689595

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1879996758169731072/pu/vid/avc1/720x1280/EWbgrLubD8YS7gZ2.mp4?tag=12

    #bloody_blinken #secretary_of_genocide
    #nos_valeurs