• Bienvenue à #Cancer alley
    https://www.liberation.fr/apps/2019/06/bienvenue-a-cancer-alley
    Ce reportage d’Aude Massiot, publié en juin 2019 a obtenu le prix Varenne pour la presse quotidienne nationale en novembre 2019.

    En Louisiane, le couloir pétrochimique entre Baton Rouge et la Nouvelle-Orléans concentre les taux de cancer les plus élevés des #Etats-Unis. Libération est parti à la rencontre de ces communautés, majoritairement afro-américaines, empoisonnées par leur environnement.

    #racisme #industriels #petrochimie

    et tout va bien à Rouen ?

  • #Ani_O’Brien : Ce pour quoi j’ai invité #Meghan_Murphy en Nouvelle-Zélande
    https://tradfem.wordpress.com/2019/11/03/ce-pour-quoi-jai-invite-meghan-murphy-en-nouvelle-zelande-ani-obr

    Groupés derrière un bouclier de progressisme, les champions « branchés » de la politique identitaire se servent de leur bonne conscience pour dicter les places de tout un chacun dans les rapports d’oppression. Ils et elles ont inversé la célèbre hiérarchie des besoins de Maslow : l’ego y règne aujourd’hui en maître, et malheur à vous si vous pensez pouvoir contester ce nouvel ordre mondial.

    Comme Meghan Murphy, que j’accompagnerai au micro en Nouvelle-Zélande, j’ai la ferme conviction que le féminisme est un mouvement créé pour les droits et la libération des femmes et des filles. Ce n’est pas une question d’ego ou d’identité ; le féminisme, ce sont les combats que nous avons dû mener du simple fait d’être nées femmes. Il explicite les défis que nous devons encore affronter en tant que sexe, du fait d’être nées femmes.

    Meghan Murphy a été chassée du réseau social Twitter parce qu’elle avait osé énoncer ces faits évidents. Elle n’a pas été bannie pour avoir tenu des propos haineux, comme l’ont suggéré plusieurs personnes, mais pour avoir appelé « lui » une personne qui utilisait alors le pronom « Jonathan ». Jonathan a maintenant pris le nom de « Jessica » et a intenté des poursuites contre plusieurs esthéticiennes pour avoir refusé de lui faire une épilation « Brésilienne », c’est-à-dire, en termes clairs, de lui cirer les couilles. Mais ça, c’est une autre histoire.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.stuff.co.nz/opinion/116499216/awhy-i-invited-meghan-murphy-to-speak-in-new-zealand
    #identité_de_genre #féminisme #Nouvelle-Zélande #twitter #droits_des_femmes

  • #Facebook : la presse américaine a un nouvel ami
    https://www.courrierinternational.com/article/reseaux-sociaux-facebook-la-presse-americaine-un-nouvel-ami

    L’entreprise de Mark #Zuckerberg n’en finit plus d’innover. Après le projet de cryptomonnaie Libra (à l’existence encore incertaine), le directeur général du réseau social le plus célèbre de la planète a lancé aujourd’hui son nouveau projet : “Facebook News”.

    Facebook includes Breitbart in new ’high quality’ news tab | US news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/us-news/2019/oct/25/facebook-breitbart-news-tab-alt-right

    Asked about the inclusion of Breitbart News at a launch event for Facebook News in New York, Zuckerberg declined to comment on “any specific firm” but added, “I do think that part of having this be a trusted source is that it needs to have a diversity of … views in there. I think you want to have content that kind of represents different perspectives, but also in a way that complies with the standards that we have.”

    #extrême_droite #information #nouvelles #algorithme #MSM #biais

  • zemmour révolutionne l’histoire ( en dix leçons à suivre sur . . . . . cnews ) #Gérard_Noiriel - 20 Octobre 2019
    https://noiriel.wordpress.com/author/grrdnrl

    « Foucault révolutionne l’histoire ». Ce livre de Paul Veyne a été l’un des textes phare de l’épistémologie historique des années 1970. A cette époque Michel Foucault, philosophe et historien, était unanimement considéré comme l’un des plus grands intellectuels français. Certes, le Figaro lui préférait Raymond Aron, un autre professeur du Collège de France. Mais qu’on soit de droite ou de gauche, tout le monde partageait alors l’idée qu’un intellectuel digne de ce nom devait sa réputation à l’oeuvre qu’il avait produite dans le domaine spécialisé qui était le sien (l’histoire, la philosophie, la littérature, etc.). Aujourd’hui, le grand intellectuel du Figaro s’appelle … Éric Zemmour. Le journaliste #Alexandre_Devecchio présente son dernier livre comme une « méditation puissante et profonde sur l’Histoire » et il ajoute : « avec Destin français, Zemmour montre à tous ceux qui voulaient le réduire au rôle de polémiste champion du buzz qu’il est bien plus que cela : un intellectuel et un écrivain » (Alexandre Devecchio, « L’Algérie, Drancy… Éric Zemmour se livre sur son passé », FigaroVox, 07/09/2018).

    Le grand penseur du Figaro veut lui aussi « révolutionner l’histoire » puisque son but est explicitement de mettre un terme à la domination qu’exerce « la mafia » des historiens « déconstructeurs » qui « tiennent les manettes de l’Etat », cumulant « titres et postes », et qui ont « un droit de vie et de mort sur la nation elle-même » parce qu’ils ont repris à leur compte la stratégie décrite par Georges Orwell dans 1984 : « qui contrôle le passé contrôle l’avenir. Qui contrôle le présent contrôle le passé (Destin français, p. 37).

    Pour mieux comprendre en quoi consiste cette nouvelle « révolution », je vais vous la présenter en dix leçons à partir des trois livres qu’Eric Zemmour a publiés sur l’histoire de France : Mélancolie française (Mel, 2010), Le Suicide français (Sui, 2016) et Destin français (Destin, 2018).

    Leçon 1 : #Maurras et #Bainville, deux grands historiens injustement dénigrés.
    Vous aviez cru Marc Bloch quand il s’attaquait aux idéologues d’extrême droite comme Charles Maurras et Jacques Bainville, en dénonçant les « faux brillants d’une histoire prétendue, dont l’absence de sérieux, le pittoresque de pacotille, les partis pris politiques pensent se racheter par une immodeste assurance ». (Apologie pour l’histoire , 1949, p. 124). Et bien, vous aviez tort ! Grâce à la « méditation puissante et profonde » d’Eric Zemmour, nous savons maintenant que ces idéologues étaient en réalité de grands historiens. Charles Maurras fut l’un de nos « analystes les plus brillants (Mel, p. 105) et seul Jacques Bainville « comprit que le traité de Versailles n’effacerait pas celui de Vienne en 1815 » (Mel, p. 150).

    Leçon 2 : le traître François 1er complice de l’Islam ( A ficher « S » de toute urgence)
    Comme on célèbre cette année le 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci – qui passa les trois dernières années de sa vie à Amboise où François 1er l’avait accueilli – vous aviez sans doute lu ici ou là que le vainqueur de Marignan était un prince éclairé, l’ami des artistes. Eh bien sachez qu’on vous a menti. En réalité, François 1er fut « l’homme des occasions perdues, des coups manqués ». Vaincu à la bataille de Pavie, il prononça ces paroles funestes « tout est perdu fors l’honneur ». C’est lui qui « a inoculé à la France le venin de la geste vaine mais honorable, des humiliations qu’on enrobe d’atouts chevaleresques » (Destin, p. 146). Faiblesse coupable qui le poussa à s’allier avec Soliman, l’horrible sultan turc. Merci Monsieur Zemmour. La nation toute entière vous sera reconnaissante pour votre histoire VIGILANTE car nous savons enfin que François 1er ne fut qu’un « traître » qui permit « l’entrée du loup islamique dans la bergerie chrétienne » (Destin, p. 146-147).

    Leçon 3 : Le massacre de la Saint Barthélemy ? Une chance pour la France.
    Vos professeurs d’histoire vous ont sûrement raconté le drame des protestants sous l’Ancien Régime. Le massacre de la #Saint_Barthélemy en 1572, puis le siège de La Rochelle, ordonné par #Richelieu, qui causa la mort de 23 000 habitants sur 28 000 en 1627-28. Victime inconsciente de la mafia orwellienne, vous avez plaint ces pauvres #protestants, alors qu’ils étaient « intolérants, persécuteurs de #catholiques ; fortifiant les places fortes qui leur avaient été réservées, ils rêvaient de s’ériger en République autonome à la hollandaise, levaient leurs impôts et leurs milices » (Mel, p. 25-26 ). Le cardinal de Richelieu a donc eu raison d’exterminer ces #communautaristes qui voulaient détruire notre nation. Et comme l’histoire repasse toujours les mêmes plats, aujourd’hui encore « il faudrait un implacable Richelieu combattant sans relâche “l’État dans l’État” et “les partis de l’étranger” pour abattre les La Rochelle islamiques qui s’édifient sur tout le territoire » (Sui, p. 526).

    Leçon 4 : Le racisme, c’est la faute à Voltaire.
    Vous aviez cru que la France était le pays des Lumières et que Voltaire avait mené un combat acharné contre la monarchie absolue, pour défendre la justice et la liberté d’expression. Une fois de plus, vous aviez tout faux. Grâce à la puissante méditation d’Eric Zemmour, nous savons à présent que #Voltaire, ce fut le « Louis de Funès » du XVIIIe siècle, le comique qui ouvrit la voie à des générations successives de « déconstructeurs nihilistes, amoureux insatiables de la table rase » ; mais aussi le premier raciste de France, car c’est lui qui a inventé la division de l’humanité en races « en détruisant l’unité chrétienne de l’espèce humaine ». (Destin, p. 234sq).

    Leçon 5 : Hugo m’a tué.
    Peut-être que, dans votre enfance, vous avez lu avec passion les Misérables de Victor Hugo, en versant une larme sur le sort de Cosette et de Jean Valjean. Vous avez été séduit par le côté humaniste du grand romancier qui a combattu toute sa vie contre la peine de mort. Il est temps de vous ressaisir ! Puisque nous vivons désormais dans une société de VIGILANCE, les livres de Hugo devraient être fichés « S ». Sa « fascination pour les assassins est un des fils rouges de son oeuvre » nous explique le grand historien de Valeurs Actuelles … Hugo, en effet, a instillé dans nos cerveaux corrompus la « culture de l’excuse » qui encourage la délinquance et la criminalité. C’est Hugo, le grand responsable du « climat compassionnel et victimaire » dans lequel baigne aujourd’hui la France (Destin, p. 373). Voilà pourquoi, lorsque les terroristes islamistes nous mitraillent en vociférant « Allaou Akbar », nous leur répondons « Vous n’aurez pas ma haine » (Destin, p. 567).

    Leçon 6 : juifs et antisémites, même combat.
    Vous n’avez certainement pas lu les œuvres complètes d’ #Edouard_Drumont. Pourtant, vous savez que l’un des arguments ressassés par les antisémites de tous poils consiste à nier l’ampleur des persécutions qu’a subi le peuple juif tout au long de son histoire. Zemmour, là encore, révolutionne l’histoire. Grâce à lui, vous apprendrez que Drumont avait raison. « Juifs et antisémites communient paradoxalement dans une histoire forgée de toutes pièces qui les arrange tous, d’une longue et ininterrompue suite de persécutions ». Ce « récit victimaire », ajoute Zemmour, vise à « dissimuler que le repli communautaire a été inspiré par les juifs eux-mêmes et ce dès le XVe siècle » (Destin, p. 388).

    Leçon 7 : Les Français ? De gentils colons mélangeurs.
    Le virus hugolien a infecté votre cerveau à un tel point que vous avez pris en compassion les peuples colonisés car on vous a parlé des crimes commis en #Algérie, en #Indochine, en #Nouvelle_Calédonie, dans l’ #Afrique sub-saharienne. Un stage de rééducation s’impose de toute urgence car nous savons maintenant, grâce à Eric Zemmour, que « contrairement aux Anglais, les Français n’exterminent pas les « sauvages » ; ils se mélangent » (Mél, p. 44).

    Leçon 8 : Si les poilus avaient perdu, Hitler n’aurait pas gagné.
    En 2014, vous aviez peut-être participé à l’une des multiples commémorations du centenaire de la bataille de la Marne. Vous avez alors appris que, grâce à l’héroïsme de nos poilus, l’offensive allemande fut arrêtée net. Lisez Zemmour et vous comprendrez que cette victoire fut, en réalité, « notre plus grave « erreur » ». Si l’armée française avait perdu, « pas de révolution russe, pas de nazisme, pas d’holocauste des juifs » (Mel, p. 108). Autrement dit, les premiers responsables des « totalitarismes »du XXe siècle, ce sont les poilus de 14.

    Leçon 9 : Merci Pétain.
    Sans vous en rendre compte, vous avez été victime de la #propagande du « parti de l’étranger ». Son chef de file, c’est un historien américain, donc malfaisant : Robert Paxton. Ce prêcheur multiculturaliste a osé prétendre que le maréchal #Pétain et le gouvernement de Vichy avaient collaboré à la déportation des Juifs ! Alors qu’en réalité grâce au Maréchal , les trois quarts d’entre eux ont été sauvés (Destin, p. 501sq).

    Leçon 10 : Simone Veil, « l’idiote utile » du Grand Remplacement.
    Vous avez applaudi quand le président Macron a décidé que les cendres de #Simone_Veil seraient transférées au Panthéon. Il vous paraissait normal que la nation française marque sa reconnaissance pour une femme qui, après avoir été internée à Auschwitz, a mené un combat politique courageux contre les discriminations à l’égard des femmes ; en faisant adopter notamment la loi du 17 janvier 1975 légalisant l’avortement. « Histoire revisitée, réécrite, contrefaite » nous explique l’historien du Figaro (Sui, p. 136). Ce qu’on vous a soigneusement caché, c’est que cette loi – complétée par les mesures favorisant le « regroupement familial » – a été l’une des causes principales du « grand remplacement ». A partir de la #loi_Veil, en effet, la famille française va péricliter au profit de la « famille maghrébine la plus traditionnelle – la plus archaïque, la plus patriarcale » (Sui, p. 143). Voilà pourquoi aujourd’hui nos banlieues sont totalement islamisées.

    Ceux qui voudront en savoir plus sur la manière dont Zemmour « révolutionne » l’histoire pour servir de caution aux #idéologies les plus rétrogrades, liront avec profit mon dernier livre (Le venin dans la plume, La Découverte, 2019). Vous comprendrez mieux pourquoi ce polémiste inculte bénéficie, malgré ses condamnations par la justice, de puissants soutiens dans les médias dominants.

    #zemmour #eric_zemmour #racisme #france #histoire #islamophobie #médias #extrême-droite #extrême_droite #le_figaro #cnews #merdias #xénophobie #livre

    • Le venin dans la plume
      Édouard Drumont, Éric Zemmour et la part sombre de la République
      Gérard NOIRIEL

      https://editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Le_venin_dans_la_plume-9782348045721.html
      La place qu’occupe Éric Zemmour dans le champ médiatique et dans l’espace public français suscite l’inquiétude et la consternation de bon nombre de citoyens. Comment un pamphlétaire qui alimente constamment des polémiques par ses propos racistes, sexistes, homophobes, condamné à plusieurs reprises par la justice, a-t-il pu acquérir une telle audience ?

      Pour comprendre ce phénomène, ce livre replace le cas Zemmour dans une perspective historique qui prend comme point de départ les années 1880, période où se mettent en place les institutions démocratiques qui nous gouvernent encore aujourd’hui. Ce faisant, il met en regard le parcours d’Éric Zemmour et celui d’Édouard Drumont, le chef de file du camp antisémite à la fin du xixe siècle. Car les deux hommes ont chacun à leur époque su exploiter un contexte favorable à leur combat idéologique. Issus des milieux populaires et avides de revanche sociale, tous deux ont acquis leur notoriété pendant des périodes de crise économique et sociale, marquées par un fort désenchantement à l’égard du système parlementaire.

      Dans ce saisissant portrait croisé, Gérard Noiriel analyse les trajectoires et les écrits de ces deux polémistes, en s’intéressant aux cibles qu’ils privilégient (étrangers, femmes, intellectuels de gauche, etc.) et en insistant sur les formes différentes que ces discours ont prises au cours du temps (car la législation interdit aujourd’hui de proférer des insultes aussi violentes que celles de Drumont). L’historien met ainsi en lumière une matrice du discours réactionnaire, et propose quelques pistes pour alimenter la réflexion de ceux qui cherchent aujourd’hui à combattre efficacement cette démagogie populiste.

  • Le nouveau visage de #Riace...

    Riace riapre !

    Dopo molta attesa è successo tutto in un giorno abbastanza anonimo, a metà settimana, nel mese di ottobre. Una mattina finalmente i laboratori a Riace sono stati aperti. Gli operatori si son messi a spazzare davanti alle porte, i vetri sono stati lavati, tolta la polvere accumulata in un anno di inattività, sistemati nuovamente gli oggetti di artigianato che costituivano il “patrimonio” di queste botteghe uscite da un presepe vivente. Con timidezza si sono compiuti gesti normali, tanta era stata l’irruenza, la violenza usata per chiudere le botteghe e fermare un progetto di accoglienza e interazione con i migranti. Nell’aria era rimasta la paura delle incursioni della finanza, visite ispettive nel borgo più criminalizzato e infangato d’Italia, attualmente sotto processo.

    Intanto qualche pezzo di puzzle va a posto. Si fa strada la verità. È di una settimana fa la notizia che è caduta una delle accuse a Domenico Lucano per quanto riguarda la gestione nel 2011 dell’Emergenza Nord Africa. Per la gestione di quei progetti il Comune aveva applicato l’Iva del 4% così come avevano fatto tutti i Comuni d’Italia, ma nel 2016 le Fiamme Gialle avevano messo in discussione anche quello e chiesto un pagamento di 324 mila euro per recuperare la maggiorazione Iva che secondo loro doveva essere intesa fra il 20 e il 21%. Ma la Commissione Tributaria ha stabilito che non era così, ritenendo la richiesta “non esigibile ma neanche fondata” e ha condannato l’Agenzia delle Entrate a pagare 10 mila euro di spese al Comune di Riace.

    Nei mesi scorsi l’obiettivo di distruggere il progetto di accoglienza conosciuto in tutto il mondo come un simbolo è purtroppo riuscito. La maggioranza dei migranti presenti in paese è stata trasferita oppure ha deciso di tentare la fortuna altrove. Gli operatori lasciati a casa, i laboratori chiusi. Riace trasformato in un paese fantasma, come uno dei tanti luoghi semiabbandonati delle aree interne non solo della Calabria. Il sindaco allontanato per un anno intero, in “esilio” fuori da Riace. Gli asini della fattoria didattica anche loro messi sotto sequestro, perché le stalle non hanno l’agibilità, e poco importa se la maggioranza degli uffici pubblici compreso il tribunale di Locri si trovano nella stessa situazione… La furia dello Stato è passata su Riace come uno tsunami trascinando tutto e tutti.

    E tuttavia c’è stato, in questi mesi difficili, il sostegno di molti cittadini, di tante associazioni che hanno voluto caparbiamente continuare a credere nel progetto e nella sua rinascita (cosa che faticosamente sta avvenendo), portando linfa anche attraverso la raccolta fondi della Fondazione “È stato il Vento”. E ora la ripresa del progetto sta avvenendo.

    Il nuovo sindaco si è premurato anche lui di fare pulizia e poco prima della festa patronale ha sostituito i cartelli che presentavano un “Paese solidale e accogliente” con l’immagine dei santi Cosma e Damiano, evento inaugurato da due solerti preti con l’abito talare, usciti da un film neorealista di De Sica. Poi è stata la volta del cartello di Peppino Impastato che parlava di bellezza: fatto sparire anche quello. Ma per la nuova giunta non sono tutte rose. Questi sono giorni di attesa sul futuro del neo eletto sindaco #Trifoli dopo che il Ministero degli Interni e la Prefettura hanno scritto nero su bianco che non avrebbe potuto essere eletto in quanto dipendente del Comune, vigile urbano con un contratto a tempo determinato. Inoltre un amico della nuova giunta, consigliere regionale di Fratelli d’Italia, è stato arrestato perché legato a una potente cosca della ‘ndrangheta.

    Intanto Riace vive. Si continua a fare pulizia nei laboratori, è stato aperto un asilo parentale, sta andando avanti la ristrutturazione di Palazzo Pinnarò, storica sede di Città Futura dove verrà istituito anche un Centro di documentazione, in collaborazione con alcune Università, con lo scopo di raccogliere tesi di laurea su Riace (chi ha informazioni al riguardo le segnali a fondazioneriaceestatoilvento@gmail.com). Ma la vera botta adrenalinica la sta dando il Frantoio di Comunità, una vera eccellenza, moderno all’avanguardia. Tutto il paese sta partecipando, una processione per assistere agli ultimi ritocchi poi quando sarà tutto a posto i proprietari degli ulivi porteranno il raccolto, e quest’anno sarà particolarmente buono.

    https://volerelaluna.it/territori/2019/10/21/riace-riapre
    #villes-refuge #ville-refuge #SPRAR #Mimmo_Lucano #nouvelle_Riace #new_Riace #Italie #asile #migrations #réfugiés

    Ça... j’aime moyennement... voire pas du tout :

    Il nuovo sindaco si è premurato anche lui di fare pulizia e poco prima della festa patronale ha sostituito i cartelli che presentavano un “Paese solidale e accogliente” con l’immagine dei santi Cosma e Damiano, evento inaugurato da due solerti preti con l’abito talare, usciti da un film neorealista di De Sica. Poi è stata la volta del cartello di #Peppino_Impastato che parlava di bellezza: fatto sparire anche quello. Ma per la nuova giunta non sono tutte rose.

    #doutes #doute #affaire_à_suivre #prêtres #saints #santa_Cosma #Santo_Damiano #changement

  • If world leaders choose to fail us, my generation will never forgive them

    We are in the middle of a climate breakdown, and all they can talk about is money and fairytales of eternal economic growth.

    This is all wrong. I shouldn’t be standing here. I should be back in school on the other side of the ocean. Yet you all come to me for hope? How dare you! You have stolen my dreams and my childhood with your empty words. And yet I’m one of the lucky ones. People are suffering. People are dying. Entire ecosystems are collapsing. We are in the beginning of a mass extinction. And all you can talk about is money and fairytales of eternal economic growth. How dare you!

    For more than 30 years the science has been crystal clear. How dare you continue to look away, and come here saying that you are doing enough, when the politics and solutions needed are still nowhere in sight.

    You say you “hear” us and that you understand the urgency. But no matter how sad and angry I am, I don’t want to believe that. Because if you fully understood the situation and still kept on failing to act, then you would be evil. And I refuse to believe that.

    The popular idea of cutting our emissions in half in 10 years only gives us a 50% chance of staying below 1.5C degrees, and the risk of setting off irreversible chain reactions beyond human control.

    Maybe 50% is acceptable to you. But those numbers don’t include tipping points, most feedback loops, additional warming hidden by toxic air pollution or the aspects of justice and equity. They also rely on my and my children’s generation sucking hundreds of billions of tonnes of your CO2 out of the air with technologies that barely exist. So a 50% risk is simply not acceptable to us – we who have to live with the consequences.

    To have a 67% chance of staying below a 1.5C global temperature rise – the best odds given by the Intergovernmental Panel on Climate Change – the world had 420 gigatonnes of carbon dioxide left to emit back on 1 January 2018. Today that figure is already down to less than 350 gigatonnes. How dare you pretend that this can be solved with business-as-usual and some technical solutions. With today’s emissions levels, that remaining CO2 budget will be entirely gone in less than eight and a half years.

    There will not be any solutions or plans presented in line with these figures today. Because these numbers are too uncomfortable. And you are still not mature enough to tell it like it is.

    You are failing us. But the young people are starting to understand your betrayal. The eyes of all future generations are upon you. And if you choose to fail us I say we will never forgive you. We will not let you get away with this. Right here, right now is where we draw the line. The world is waking up. And change is coming, whether you like it or not.

    https://www.theguardian.com/commentisfree/2019/sep/23/world-leaders-generation-climate-breakdown-greta-thunberg
    #Greta_Thunberg #climat #jeunesse #résistance #croissance #croissance_économique #espoir #discours #collapsologie #effondrement #nouvelle_génération #accusation #responsabilité #technicisme #action

    ping @reka

    • Environnement.À l’ONU, Greta Thunberg s’en prend aux leaders du monde

      Conviée à New York pour s’exprimer lors d’un sommet spécial des Nations unies sur la question du climat, la jeune activiste suédoise s’est lancée dans une allocution enflammée.

      Les paroles utilisées sont fortes et l’image qui les accompagne est tout aussi poignante. Lundi 23 septembre, lors du sommet sur l’urgence climatique organisée par les Nations unies, Greta Thunberg s’est attaquée une nouvelle fois aux leaders du monde, coupables de ne pas en faire suffisamment face aux bouleversements climatiques en cours.

      Je ne devrais pas être là, je devrais être à l’école, de l’autre côté de l’océan. […] Comment osez-vous ? Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles creuses. Les gens souffrent, les gens meurent. Des écosystèmes entiers s’effondrent, nous sommes au début d’une extinction de masse et tout ce dont vous pouvez parler, c’est de l’argent. Comment osez-vous ? Comment osez-vous regarder ailleurs et venir ici en prétendant que vous en faites assez ? […] Vous dites que vous nous entendez et que vous comprenez l’urgence, mais je ne veux pas le croire.”

      La jeune Suédoise a prononcé ces phrases le visage rempli d’émotion et presque en larmes, comme on peut le voir sur les images de cette vidéo relayée par le quotidien britannique The Guardian :

      https://www.youtube.com/watch?v=TMrtLsQbaok

      Hier, le 22 septembre, la veille de cette allocution de Greta Thunberg aux Nations unies, le journal suédois Svenska Dagbladet avait également épinglé le comportement des responsables de la planète en faisant aussi référence aux nombreuses manifestations pour le climat organisées par des jeunes activistes ces deux derniers jours.

      “Pour les hommes politiques et les entreprises, cela a une grande valeur en matière de relations publiques d’être associés à des jeunes représentant l’espoir pour l’avenir […], mais il y a quelque chose dans les cris de soutien joyeux qui néglige le sérieux du message de ces jeunes”, pointe le journal qui ajoute :

      “Les adultes utilisent des clichés quand ils parlent de la prochaine génération […]. Mais ils deviennent rarement sérieux et ne mènent pas de dialogue réel avec ceux qui, un jour, prendront le relais. Seuls ceux qui ont vraiment le pouvoir peuvent décider du monde qu’ils laissent derrière eux.”

      https://www.courrierinternational.com/article/environnement-lonu-greta-thunberg-sen-prend-aux-leaders-du-mo

      #this_is_all_wrong

    • Women and non-binary people of colour on what the Global Climate Strike means to them

      Today, millions of people across the world mobilised for the Global Climate Strike, calling on their governments to start enacting solutions to climate breakdown.

      Here in the UK, the environmental movement has a whiteness problem. People of colour will be the first to be affected by climate change, but they’re the voices we seem to hear from the least on this matter. The face of the climate movement has seemingly become the white middle-class because they have the privilege of being able to take time off work for these protests, the money to significantly change their lifestyles to be more eco-friendly and the security of being able to trust the police.

      With that in mind, I headed out to Westminster to join the protests and talk to women and non-binary people of colour about why they came out today and what organisers could be doing to better include people colour.


      https://gal-dem.com/women-and-non-binary-people-of-colour-on-what-the-global-climate-strike-mea

    • On environmentalism, whiteness and activist superstars

      After a powerful and emotional speech at the climate summit in New York, climate activist Greta Thunberg’s profile is bigger than ever, as if that were even possible. Founder of the school strike movement, it feels that Greta has played a huge part in galvanising an incredibly cohesive and urgent movement for climate justice in the short period of one year. I am also personally a huge admirer of hers, and am particularly heartened by the way she has discussed disability in the spotlight. But in the past few days, I’ve seen a number of people, notably artist and activist Bree Newsome Bass, discussing Greta’s whiteness in relation to size of her platform.

      In some ways this is an important point – activists of colour like Mari Copeny a.k.a. Little Miss Flint, who has been raising awareness and funds for the water crisis since she was eight, have received far less attention for their activism. But I’m less interested in this criticism levelled towards Greta as a person – she is a 16-year-old, autistic girl who has endured a lot of ableism and misogyny in her time in the public eye. Instead, I think it’s important that we think about the structures that consistently centre whiteness, and white individuals, both within coverage of the climate crisis and outside of it. It is this that speaks to a larger problem of white supremacy and an obsession with individuals in the media.

      We know that under white supremacism, both the media and its audiences disproportionately spotlight and uplift whiteness. And as we saw most recently in criticisms of Extinction Rebellion, the climate justice movement certainly isn’t exempt from reducing people of colour to an afterthought. This feels all the more frustrating when the issue of climate justice disproportionately affects indigenous communities and people of colour, and has rightly led many people of colour to ask: will white people only pay attention to the climate catastrophe when it’s other white people delivering the message? This doesn’t mean we should pay less attention towards Greta on the basis of her whiteness, but instead we should criticise the white supremacist climate that means that activists like Mari Copeny get sidelined.

      “The media prefers individual ‘star’ activists to faceless movements. But this complicates representation”

      Part of this problem also lies in the issue of fame in and of itself. To a certain extent, we buy into the cult of the individual when we inject 16-year-old activists into the realm of celebrity, when they really came to tell us to take action. The media prefers individual “star” activists to faceless movements. But this complicates representation – it’s impossible for one person to truly represent everyone. Equally, when we suggest swapping out one activist for another (e.g. swapping a white autistic woman for say, a black neurotypical man), we buy into a mindset that insists there is only space for one person to speak.

      This focus on the individual is evident in conversations around Greta’s work; each time she makes a speech, pens an article or crafts a viral Instagram post, it feels as though around 50% of the aftermath involves discussion of the climate issues she’s talking about – while the other 50% is usually about Greta herself. This is also why the pressure and criticism directed towards her sometimes feels unfair – it’s worth considering that Greta didn’t ask to be a celebrity, we made her into one. We can address and deconstruct this problem by thinking beyond individuals – and also talking about movements, community groups and even our most abstract modes of thinking about the climate crisis (particularly with regards to decolonisation). This will naturally involve making much-needed space for the voices of people of colour. Although we may always seek leaders and figureheads for movements, an obsession with star power can only take us so far.

      The first and most obvious thing we should do is to remain aware of the ways in which the media, and viewers who participate in it, centre whiteness. Then we should resist it. This doesn’t mean attacking white activists who are doing good work, but instead spotlighting and uplifting activists of colour whose messages equally need to be heard. A good place to start would be reading and listening to the words of Artemisa Xakriabá, Helena Gualinga, Mari Copeny and Isra Hirsi. When we bring focus towards activists of colour, we prove that activism isn’t a project that has only limited space for a certain number of voices. It reduces the amount of misogynistic and ableist abuse that young activists like Greta face, whilst in turn tackling the issue of putting whiteness on a pedestal. Importantly, this goes hand-in-hand with pushing against the media’s constant need to position individual people as the monolithic faces of particular movements. Signal-boosting groups like Black Lives Matter, Wretched of the Earth, Indigenous Environmental Network, Grassroots Global Justice Alliance and Climate Justice Alliance also emphasises the importance of collective work. After all – the issue of the climate operates along so many axes of oppression, including racism, misogyny, ableism and class – so we need more marginalised voices than ever involved in the conversation.

      http://gal-dem.com/on-individualism-whiteness-and-activist-superstars

      #blancs #noirs #activisme #activisme_climatique

    • La haine contre Greta : voici ceux, avec nom et adresse, qui la financent !

      Il est généralement accepté que les vainqueurs des élections européennes du 26 mai ont été l’extrême droite et les Verts. Et il est aussi généralement accepté qu’aux succès des Verts ont contribué grandement les mobilisations sans précédent d’une jeunesse s’inspirant de la combativité et des thèses radicales de la jeune suédoise Greta Thunberg. En conséquence, il n’est pas surprenant que cette extrême droite choisisse d’attaquer ce qu’elle appelle « le mythe du changement climatique » et surtout, cible de plus en plus son attaque sur la personne de cette Greta Thunberg qui galvanise la jeunesse en Europe et au-delà !

      À la tête de la campagne contre Greta, ponctuée de centaines de textes et de photomontages souvent très vulgaires, il y a trois des plus importants partis européens d’extrême droite : Le Rassemblement National français, le #AFD allemand et l’#UKIP britannique. Et derrière ces partis d’extrême droite et de leur campagne abjecte, deux think-tanks climato-sceptiques conservateurs, le #EIKE (Institut Européen pour le Climat et l’Énergie) et le #CFACT-Europe (Comité pour un Lendemain Créatif), lesquels soutiennent de manière multiforme, et pas seulement avec des « arguments » et des conférences, la négation de la catastrophe climatique par l’extrême droite.

      L’Institut #EIKE, de la bouche de son vice-président, nie évidemment d’avoir le moindre rapport avec AFD, bien que ce vice-président du nom de #Michael_Limburg ait été récemment candidat de ce même... AFD ! Il faut dire que EIKE qui, ensemble avec AFD, a pu organiser des journées climato-sceptique même... à l’intérieur du Parlement allemand, est sorti de l’anonymat grâce à la conférence annuelle qu’il organise depuis des années avec un certain succès, puisqu’elle a pu influencer l’attitude de l’Union européenne au sujet du changement climatique. Cependant, c’est exactement cette conférence annuelle de EIKE qui est coorganisée par deux organisations américaines : Le CFACT-US, lequel finance évidemment sa filiale européenne du même nom. Et surtout, l’#Institut_Heartland, lequel, selon The Economist, « est le think-tank mondialement le plus connu parmi ceux qui défendent le scepticisme au sujet du changement climatique dû à l’homme ».

      C’est exactement à ce moment que les enquêtes et les révélations du Institute of Strategic Dialogue (ISD) britannique et de Greenpeace acquièrent une énorme importance politique car elles mettent en lumière les forces économiques qui sont derrière ceux qui nient la catastrophe climatique, mais aussi derrière le « phénomène » d’une extrême droite européenne (et mondiale) qui monte en flèche. En effet, tant CFACT-US que l’Institut Heartland sont financés plus que généreusement par le très grand capital américain, par #ExxonMobil, la famille #Koch, deuxième plus riche famille nord-américaine qui domine – entre autres – dans le secteur du pétrole, la famille #Mercer qui est aussi un des principaux financeurs du président #Trump, ou même #Microsoft et #RJR_Tobacco ! Il faut noter que Heartland a des antécédents en tant que serviteur des visées inavouables du grand capital, puisqu’il fut jadis l’agent principal de la propagande des géants du tabac qui niaient le rapport existant entre le tabagisme et le cancer. Ce n’est pas donc surprenant qu’à cette époque son principal financeur fut... #Philip_Morris... [1]

      Mais, il ne faut pas croire que l’Institut Heartland est un simple “outil” indolore et incolore dépourvu de ses propres thèses et actions. De ce point de vue, le CV de son nouveau président #Tim_Huelskamp est très éloquent et didactique. Dirigeant du très conservateur #Tea_Party, #Huelskamp s’est distingué comme député (qu’il a été jusqu’à 2017) de l’aile la plus réactionnaire des Républicains et a toujours entretenu des liens étroits avec l’extrême droite américaine. Il est aussi à noter que de tous les députés américains, c’est lui qui, pendant très longtemps, a reçu les plus grandes sommes d’argent de la part des compagnies de combustibles fossiles, et qu’il les a « remerciés » en votant toujours contre toute tentative de légiférer contre leurs intérêts...

      Grâce à un document interne de Heartland, qui a fuité, on a pu apprendre – et en détail – non seulement l’étendue de son financement par le très grand capital (plusieurs millions de dollars), mais aussi l’ « investissement » de ces sommes dans un large éventail d’activités qui vont du paiement des « salaires » à des bloggeurs qui influencent l’opinion publique et des « scientifiques » qui parcourent le monde niant la catastrophe climatique, à l’écriture et la publication du matériel propagandiste qui cible les écoles et leurs élèves. Par exemple, le groupe de « scientifiques » chargé de « contredire » les conclusions des travaux du Groupe d’Experts Intergouvernemental... coûte 300 000 dollars par an, tandis que la propagation de la thèse qui veut que « la question du changement climatique soit controversée et incertaine »... dans les écoles primaires leur coûte 100 000 dollars !

      Nous voici donc devant la révélation d’une réalité qui jette quelque lumière sur quelques-uns des grands « mystères » de notre époque. Tout d’abord, l’extrême droite européenne ou tout au moins quelques-uns de ses poids lourds, entretiennent des liens étroits – s’ils ne sont pas dépendants – avec un centre/état-major politique et économique qui se trouve aux États-Unis, et plus précisément à la Maison Blanche et aux financeurs et autres soutiens du président Trump [2] ! Ensuite, ce n’est pas aussi un hasard que cette « internationale brune » semble être arrivée à la conclusion que la question de la catastrophe climatique et plus précisément, le – plus en plus ample et radical – mouvement de jeunes qui luttent contre elle représentent la plus grande menace pour ses intérêts et pour la domination du système capitaliste dans les années à venir. Et enfin, ce n’est pas également un hasard si cette « internationale brune » et plus précisément sa « section » européenne concentrent aujourd’hui en toute priorité leur attaques sur la personne de Greta Thunberg, l’incontestable égérie, théoricienne et en même temps coordinatrice des mobilisations de jeunes presque partout en Europe et au-delà.

      Voici donc comment se présente actuellement le rapport de l’extrême droite avec le grand capital. Non pas de façon abstraite et dogmatique, mais concrètement, avec des financeurs et financés qui ont non seulement nom et adresse, mais aussi des intérêts tangibles et des « causes » à servir. Cependant, tout ce beau monde ne fait que son boulot. Si la gauche faisait le sien, la situation serait bien différente…

      http://www.cadtm.org/La-haine-contre-Greta-voici-ceux-avec-nom-et-adresse-qui-la-financent

  • Le Niger, #nouvelle frontière de l’Europe et #laboratoire de l’asile

    Les politiques migratoires européennes, toujours plus restrictives, se tournent vers le Sahel, et notamment vers le Niger – espace de transit entre le nord et le sud du Sahara. Devenu « frontière » de l’Europe, environné par des pays en conflit, le Niger accueille un nombre important de réfugiés sur son sol et renvoie ceux qui n’ont pas le droit à cette protection. Il ne le fait pas seul. La présence de l’Union européenne et des organisations internationales est visible dans le pays ; des opérations militaires y sont menées par des armées étrangères, notamment pour lutter contre la pression terroriste à ses frontières... au risque de brouiller les cartes entre enjeux sécuritaires et enjeux humanitaires.

    On confond souvent son nom avec celui de son voisin anglophone, le Nigéria, et peu de gens savent le placer sur une carte. Pourtant, le Niger est un des grands pays du Sahel, cette bande désertique qui court de l’Atlantique à la mer Rouge, et l’un des rares pays stables d’Afrique de l’Ouest qui offrent encore une possibilité de transit vers la Libye et la Méditerranée. Environné par des pays en conflit ou touchés par le terrorisme de Boko Haram et d’autres groupes, le Niger accueille les populations qui fuient le Mali et la région du lac Tchad et celles évacuées de Libye.

    « Dans ce contexte d’instabilité régionale et de contrôle accru des déplacements, la distinction entre l’approche sécuritaire et l’approche humanitaire s’est brouillée », explique la chercheuse Florence Boyer, fellow de l’Institut Convergences Migrations, actuellement accueillie au Niger à l’Université Abdou Moumouni de Niamey. Géographe et anthropologue (affiliée à l’Urmis au sein de l’IRD, l’Institut de recherche pour le Développement), elle connaît bien le Niger, où elle se rend régulièrement depuis vingt ans pour étudier les migrations internes et externes des Nigériens vers l’Algérie ou la Libye voisines, au nord, et les pays du Golfe de Guinée, au sud et à l’ouest. Sa recherche porte actuellement sur le rôle que le Niger a accepté d’endosser dans la gestion des migrations depuis 2014, à la demande de plusieurs membres de l’Union européenne (UE) pris dans la crise de l’accueil des migrants.
    De la libre circulation au contrôle des frontières

    « Jusqu’à 2015, le Niger est resté cet espace traversé par des milliers d’Africains de l’Ouest et de Nigériens remontant vers la Libye sans qu’il y ait aucune entrave à la circulation ou presque », raconte la chercheuse. La plupart venaient y travailler. Peu tentaient la traversée vers l’Europe, mais dès le début des années 2000, l’UE, Italie en tête, cherche à freiner ce mouvement en négociant avec Kadhafi, déplaçant ainsi la frontière de l’Europe de l’autre côté de la Méditerranée. La chute du dictateur libyen, dans le contexte des révolutions arabes de 2011, bouleverse la donne. Déchirée par une guerre civile, la Libye peine à retenir les migrants qui cherchent une issue vers l’Europe. Par sa position géographique et sa relative stabilité, le Niger s’impose progressivement comme un partenaire de la politique migratoire de l’UE.

    « Le Niger est la nouvelle frontière de l’Italie. »

    Marco Prencipe, ambassadeur d’Italie à Niamey

    Le rôle croissant du Niger dans la gestion des flux migratoires de l’Afrique vers l’Europe a modifié les parcours des migrants, notamment pour ceux qui passent par Agadez, dernière ville du nord avant la traversée du Sahara. Membre du Groupe d’études et de recherches Migrations internationales, Espaces, Sociétés (Germes) à Niamey, Florence Boyer observe ces mouvements et constate la présence grandissante dans la capitale nigérienne du Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR) et de l’Organisation internationale des migrations (OIM) chargée, entre autres missions, d’assister les retours de migrants dans leur pays.

    https://www.youtube.com/watch?v=dlIwqYKrw7c

    « L’île de Lampedusa se trouve aussi loin du Nord de l’Italie que de la frontière nigérienne, note Marco Prencipe, l’ambassadeur d’Italie à Niamey, le Niger est la nouvelle frontière de l’Italie. » Une affirmation reprise par plusieurs fonctionnaires de la délégation de l’UE au Niger rencontrés par Florence Boyer et Pascaline Chappart. La chercheuse, sur le terrain à Niamey, effectue une étude comparée sur des mécanismes d’externalisation de la frontière au Niger et au Mexique. « Depuis plusieurs années, la politique extérieure des migrations de l’UE vise à délocaliser les contrôles et à les placer de plus en plus au sud du territoire européen, explique la postdoctorante à l’IRD, le mécanisme est complexe : les enjeux pour l’Europe sont à la fois communautaires et nationaux, chaque État membre ayant sa propre politique ».

    En novembre 2015, lors du sommet euro-africain de La Valette sur la migration, les autorités européennes lancent le Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique « en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique ». Doté à ce jour de 4,2 milliards d’euros, le FFUA finance plusieurs types de projets, associant le développement à la sécurité, la gestion des migrations à la protection humanitaire.

    Le président nigérien considère que son pays, un des plus pauvres de la planète, occupe une position privilégiée pour contrôler les migrations dans la région. Le Niger est désormais le premier bénéficiaire du Fonds fiduciaire, devant des pays de départ comme la Somalie, le Nigéria et surtout l’Érythrée d’où vient le plus grand nombre de demandeurs d’asile en Europe.

    « Le Niger s’y retrouve dans ce mélange des genres entre lutte contre le terrorisme et lutte contre l’immigration “irrégulière”. »

    Florence Boyer, géographe et anthropologue

    Pour l’anthropologue Julien Brachet, « le Niger est peu à peu devenu un pays cobaye des politiques anti-migrations de l’Union européenne, (...) les moyens financiers et matériels pour lutter contre l’immigration irrégulière étant décuplés ». Ainsi, la mission européenne EUCAP Sahel Niger a ouvert une antenne permanente à Agadez en 2016 dans le but d’« assister les autorités nigériennes locales et nationales, ainsi que les forces de sécurité, dans le développement de politiques, de techniques et de procédures permettant d’améliorer le contrôle et la lutte contre les migrations irrégulières ».

    « Tout cela ne serait pas possible sans l’aval du Niger, qui est aussi à la table des négociations, rappelle Florence Boyer. Il ne faut pas oublier qu’il doit faire face à la pression de Boko Haram et d’autres groupes terroristes à ses frontières. Il a donc intérêt à se doter d’instruments et de personnels mieux formés. Le Niger s’y retrouve dans ce mélange des genres entre la lutte contre le terrorisme et la lutte contre l’immigration "irrégulière". »

    Peu avant le sommet de La Valette en 2015, le Niger promulgue la loi n°2015-36 sur « le trafic illicite de migrants ». Elle pénalise l’hébergement et le transport des migrants ayant l’intention de franchir illégalement la frontière. Ceux que l’on qualifiait jusque-là de « chauffeurs » ou de « transporteurs » au volant de « voitures taliban » (des 4x4 pick-up transportant entre 20 et 30 personnes) deviennent des « passeurs ». Une centaine d’arrestations et de saisies de véhicules mettent fin à ce qui était de longue date une source légale de revenus au nord du Niger. « Le but reste de bloquer la route qui mène vers la Libye, explique Pascaline Chappart. L’appui qu’apportent l’UE et certains pays européens en coopérant avec la police, les douanes et la justice nigérienne, particulièrement en les formant et les équipant, a pour but de rendre l’État présent sur l’ensemble de son territoire. »

    Des voix s’élèvent contre ces contrôles installés aux frontières du Niger sous la pression de l’Europe. Pour Hamidou Nabara de l’ONG nigérienne JMED (Jeunesse-Enfance-Migration-Développement), qui lutte contre la pauvreté pour retenir les jeunes désireux de quitter le pays, ces dispositifs violent le principe de la liberté de circulation adopté par les pays d’Afrique de l’Ouest dans le cadre de la Cedeao. « La situation des migrants s’est détériorée, dénonce-t-il, car si la migration s’est tarie, elle continue sous des voies différentes et plus dangereuses ». La traversée du Sahara est plus périlleuse que jamais, confirme Florence Boyer : « Le nombre de routes s’est multiplié loin des contrôles, mais aussi des points d’eau et des secours. À ce jour, nous ne disposons pas d’estimations solides sur le nombre de morts dans le désert, contrairement à ce qui se passe en Méditerranée ».

    Partenaire de la politique migratoire de l’Union européenne, le Niger a également développé une politique de l’asile. Il accepte de recevoir des populations en fuite, expulsées ou évacuées des pays voisins : les expulsés d’Algérie recueillis à la frontière, les rapatriés nigériens dont l’État prend en charge le retour de Libye, les réfugiés en lien avec les conflits de la zone, notamment au Mali et dans la région du lac Tchad, et enfin les personnes évacuées de Libye par le HCR. Le Niger octroie le statut de réfugié à ceux installés sur son sol qui y ont droit. Certains, particulièrement vulnérables selon le HCR, pourront être réinstallés en Europe ou en Amérique du Nord dans des pays volontaires.
    Une plateforme pour la « réinstallation »
    en Europe et en Amérique

    Cette procédure de réinstallation à partir du Niger n’a rien d’exceptionnel. Les Syriens réfugiés au Liban, par exemple, bénéficient aussi de l’action du HCR qui les sélectionne pour déposer une demande d’asile dans un pays dit « sûr ». La particularité du Niger est de servir de plateforme pour la réinstallation de personnes évacuées de Libye. « Le Niger est devenu une sorte de laboratoire de l’asile, raconte Florence Boyer, notamment par la mise en place de l’Emergency Transit Mechanism (ETM). »

    L’ETM, proposé par le HCR, est lancé en août 2017 à Paris par l’Allemagne, l’Espagne, la France et l’Italie — côté UE — et le Niger, le Tchad et la Libye — côté africain. Ils publient une déclaration conjointe sur les « missions de protection en vue de la réinstallation de réfugiés en Europe ». Ce dispositif se présente comme le pendant humanitaire de la politique de lutte contre « les réseaux d’immigration économique irrégulière » et les « retours volontaires » des migrants irréguliers dans leur pays effectués par l’OIM. Le processus s’accélère en novembre de la même année, suite à un reportage de CNN sur des cas d’esclavagisme de migrants en Libye. Fin 2017, 3 800 places sont promises par les pays occidentaux qui participent, à des degrés divers, à ce programme d’urgence. Le HCR annonce 6 606 places aujourd’hui, proposées par 14 pays européens et américains1.

    Trois catégories de personnes peuvent bénéficier de la réinstallation grâce à ce programme : évacués d’urgence depuis la Libye, demandeurs d’asile au sein d’un flux dit « mixte » mêlant migrants et réfugiés et personnes fuyant les conflits du Mali ou du Nigéria. Seule une minorité aura la possibilité d’être réinstallée depuis le Niger vers un pays occidental. Le profiling (selon le vocabulaire du HCR) de ceux qui pourront bénéficier de cette protection s’effectue dès les camps de détention libyens. Il consiste à repérer les plus vulnérables qui pourront prétendre au statut de réfugié et à la réinstallation.

    Une fois évacuées de Libye, ces personnes bénéficient d’une procédure accélérée pour l’obtention du statut de réfugié au Niger. Elles ne posent pas de problème au HCR, qui juge leur récit limpide. La Commission nationale d’éligibilité au statut des réfugiés (CNE), qui est l’administration de l’asile au Niger, accepte de valider la sélection de l’organisation onusienne. Les réfugiés sont pris en charge dans le camp du HCR à Hamdallaye, construit récemment à une vingtaine de kilomètres de la capitale nigérienne, le temps que le HCR prépare la demande de réinstallation dans un pays occidental, multipliant les entretiens avec les réfugiés concernés. Certains pays, comme le Canada ou la Suède, ne mandatent pas leurs services sur place, déléguant au HCR la sélection. D’autres, comme la France, envoient leurs agents pour un nouvel entretien (voir ce reportage sur la visite de l’Ofpra à Niamey fin 2018).

    Parmi les évacués de Libye, moins des deux tiers sont éligibles à une réinstallation dans un pays dit « sûr ».

    Depuis deux ans, près de 4 000 personnes ont été évacuées de Libye dans le but d’être réinstallées, selon le HCR (5 300 autres ont été prises en charge par l’OIM et « retournées » dans leur pays). Un millier ont été évacuées directement vers l’Europe et le Canada et près de 3 000 vers le Niger. C’est peu par rapport aux 50 800 réfugiés et demandeurs d’asile enregistrés auprès de l’organisation onusienne en Libye au 12 août 2019. Et très peu sur l’ensemble des 663 400 migrants qui s’y trouvent selon l’OIM. La guerre civile qui déchire le pays rend la situation encore plus urgente.

    Parmi les personnes évacuées de Libye vers le Niger, moins des deux tiers sont éligibles à une réinstallation dans un pays volontaire, selon le HCR. À ce jour, moins de la moitié ont été effectivement réinstallés, notamment en France (voir notre article sur l’accueil de réfugiés dans les communes rurales françaises).

    Malgré la publicité faite autour du programme de réinstallation, le HCR déplore la lenteur du processus pour répondre à cette situation d’urgence. « Le problème est que les pays de réinstallation n’offrent pas de places assez vite, regrette Fatou Ndiaye, en charge du programme ETM au Niger, alors que notre pays hôte a négocié un maximum de 1 500 évacués sur son sol au même moment. » Le programme coordonné du Niger ne fait pas exception : le HCR rappelait en février 2019 que, sur les 19,9 millions de réfugiés relevant de sa compétence à travers le monde, moins d’1 % sont réinstallés dans un pays sûr.

    Le dispositif ETM, que le HCR du Niger qualifie de « couloir de l’espoir », concerne seulement ceux qui se trouvent dans un camp accessible par l’organisation en Libye (l’un d’eux a été bombardé en juillet dernier) et uniquement sept nationalités considérées par les autorités libyennes (qui n’ont pas signé la convention de Genève) comme pouvant relever du droit d’asile (Éthiopiens Oromo, Érythréens, Iraquiens, Somaliens, Syriens, Palestiniens et Soudanais du Darfour).

    « Si les portes étaient ouvertes dès les pays d’origine, les gens ne paieraient pas des sommes astronomiques pour traverser des routes dangereuses. »

    Pascaline Chappart, socio-anthropologue

    En décembre 2018, des Soudanais manifestaient devant les bureaux d’ETM à Niamey pour dénoncer « un traitement discriminatoire (...) par rapport aux Éthiopiens et Somaliens » favorisés, selon eux, par le programme. La représentante du HCR au Niger a répondu à une radio locale que « la plupart de ces Soudanais [venaient] du Tchad où ils ont déjà été reconnus comme réfugiés et que, techniquement, c’est le Tchad qui les protège et fait la réinstallation ». C’est effectivement la règle en matière de droit humanitaire mais, remarque Florence Boyer, « comment demander à des réfugiés qui ont quitté les camps tchadiens, pour beaucoup en raison de l’insécurité, d’y retourner sans avoir aucune garantie ? ».

    La position de la France

    La question du respect des règles en matière de droit d’asile se pose pour les personnes qui bénéficient du programme d’urgence. En France, par exemple, pas de recours possible auprès de l’Ofpra en cas de refus du statut de réfugié. Pour Pascaline Chappart, qui achève deux ans d’enquêtes au Niger et au Mexique, il y a là une part d’hypocrisie : « Si les portes étaient ouvertes dès les pays d’origine, les gens ne paieraient pas des sommes astronomiques pour traverser des routes dangereuses par la mer ou le désert ». « Il est quasiment impossible dans le pays de départ de se présenter aux consulats des pays “sûrs” pour une demande d’asile », renchérit Florence Boyer. Elle donne l’exemple de Centre-Africains qui ont échappé aux combats dans leur pays, puis à la traite et aux violences au Nigéria, en Algérie puis en Libye, avant de redescendre au Niger : « Ils auraient dû avoir la possibilité de déposer une demande d’asile dès Bangui ! Le cadre législatif les y autorise. »

    En ce matin brûlant d’avril, dans le camp du HCR à Hamdallaye, Mebratu2, un jeune Érythréen de 26 ans, affiche un large sourire. À l’ombre de la tente qu’il partage et a décorée avec d’autres jeunes de son pays, il annonce qu’il s’envolera le 9 mai pour Paris. Comme tant d’autres, il a fui le service militaire à vie imposé par la dictature du président Issayas Afeworki. Mebratu était convaincu que l’Europe lui offrirait la liberté, mais il a dû croupir deux ans dans les prisons libyennes. S’il ne connaît pas sa destination finale en France, il sait d’où il vient : « Je ne pensais pas que je serais vivant aujourd’hui. En Libye, on pouvait mourir pour une plaisanterie. Merci la France. »

    Mebratu a pris un vol pour Paris en mai dernier, financé par l’Union européenne et opéré par l’#OIM. En France, la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal) confie la prise en charge de ces réinstallés à 24 opérateurs, associations nationales ou locales, pendant un an. Plusieurs départements et localités françaises ont accepté d’accueillir ces réfugiés particulièrement vulnérables après des années d’errance et de violences.

    Pour le deuxième article de notre numéro spécial de rentrée, nous nous rendons en Dordogne dans des communes rurales qui accueillent ces « réinstallés » arrivés via le Niger.

    http://icmigrations.fr/2019/08/30/defacto-10
    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #frontières #Europe #UE #EU #sécuritaire #humanitaire #approche_sécuritaire #approche_humanitaire #libre_circulation #fermeture_des_frontières #printemps_arabe #Kadhafi #Libye #Agadez #parcours_migratoires #routes_migratoires #HCR #OIM #IOM #retour_au_pays #renvois #expulsions #Fonds_fiduciaire #Fonds_fiduciaire_d'urgence_pour_l'Afrique #FFUA #développement #sécurité #EUCAP_Sahel_Niger #La_Valette #passeurs #politique_d'asile #réinstallation #hub #Emergency_Transit_Mechanism (#ETM) #retours_volontaires #profiling #tri #sélection #vulnérabilité #évacuation #procédure_accélérée #Hamdallaye #camps_de_réfugiés #ofpra #couloir_de_l’espoir

    co-écrit par @pascaline

    ping @karine4 @_kg_ @isskein

    Ajouté à la métaliste sur l’externalisation des frontières :
    https://seenthis.net/messages/731749#message765325

  • Une histoire des relations amoureuses en Nouvelle-France Jean-François Nadeau - 13 septembre 2019 - Le devoir

    #Séduction, #bigamie, #adultère, #homosexualité, #amour passionné, #déception, #prostitution, #déraison, #divorce et séparation ne sont pas des réalités nouvelles. L’histoire du Québec, plaide à cet égard un livre qui vient de paraître, est moins linéaire qu’on n’a bien voulu le croire. Du moins en ce qui concerne la période qui va jusqu’à 1760 et que le journaliste Jean-Sébastien Marsan parcourt, à grandes enjambées, dans un premier tome d’une Histoire populaire de l’amour au Québec.

    « Les Canadiens n’étaient pas tous des monogames à vie, d’une exclusivité amoureuse et sexuelle à toute épreuve », explique Marsan. En d’autres termes, Lionel Groulx avait tort d’affirmer avec autant de fermeté que « tout un ensemble de motifs ou de raisons fermait la porte de la colonie aux vicieux ou aux avariés moralement » et que ce pays, fondamentalement austère, placé sous la garde d’un clergé aux allures de chien de berger, barre la route « aux chercheurs de fortune rapide, aux libertins ».

    Marsan rappelle que l’ #histoire est plus méandreuse que ne le veut le récit officiel, citant pour preuve abondamment les travaux pionniers de l’historien Robert-Lionel Séguin.
     

    La #Nouvelle-France n’était certainement pas très olé olé, selon les canons du temps présent. Mais l’histoire doit bien se donner la peine de faire respirer tous les faits afin de se rendre plus intelligible. Il n’est pas sans intérêt de rappeler ainsi qu’Iberville, le héros magnifié de la Nouvelle-France, avait bel et bien été condamné pour viol ou encore que Mme Bégon se livrait à l’écriture d’une magnifique correspondance passionnée avec son gendre. C’était en ces temps où une #esclave #autochtone pouvait, sous prétexte d’une cure au lait maternel, être obligée de donner le sein à un malade qui n’était autre que son maître.

    Il faut rappeler encore, après l’excellent livre Charivari et justice populaire au Québec (2015) qu’avait publié René Hardy, la puissance qu’eurent en ce pays ces tapages publics qui remettaient en cause certains mariages jugés inconvenants.

    Amours autochtones
    Marsan consacre une portion de son travail à faire la recension des écrits qui concernent les pratiques amoureuses des Amérindiens. Méfiance d’abord, dit-il, méfiance ! Car il ne faut pas croire tout ce que disent les textes anciens à leur sujet.

    Il n’en recense pas moins ce qu’en disent les sources habituelles : Pierre Boucher, Lafitau, Paul Lejeune, Samuel de Champlain, Roberval, Bacqueville de la Potherie. En parlant des rapports amoureux des autochtones, les mémorialistes et les voyageurs mettaient très souvent davantage en lumière leurs propres conceptions du monde que celles des sociétés en principe observées. « Au contact des Amérindiens, des Français ont vu de l’adultère partout. Et de l’adultère à l’orgie permanente, il n’y avait qu’un pas à franchir… »

    Gabriel Sagard, un missionnaire, témoigne d’un repas de noces en pays autochtone. À table, le festin se compose de chien, d’ours, de poissons et d’autres viandes. On croit s’y trouver. Pierre Boucher constate pour sa part des modalités de séparation des couples qui apparaissent beaucoup moins compliquées que dans les pratiques européennes : « Aucune jalousie ne se mêle entre eux pour cela et ils n’en reçoivent aucune honte, infamie ou déshonneur. » Faut-il prendre cela néanmoins pour une règle absolue ?

    Marsan cite Denys Delâge, qui rappelle que la sexualité des Autochtones, en tout cas, n’était pas « sublimée ni canalisée dans des institutions monogamiques ». La polygamie supposée des Autochtones apparaît en vérité à nuancer. Marsan cite l’ethnologue Roland Viau : « En Iroquoisie ancienne, la monogamie, pour un individu, signifie être plus fidèle à un partenaire à la fois qu’à plusieurs. » Dans un contexte américain, où la sexualité apparaît autrement plus libre que les pratiques officielles attestées en Europe, il n’en demeure pas moins que, chez les premiers habitants du Nouveau Monde, hommes et femmes ont un partenaire de prédilection.

    Jean-Sébastien Marsan, un journaliste de formation, avance que les événements de l’intimité dont il parle dans ce livre continuent d’influencer, trois siècles plus tard, nos rapports sociaux, sans pour autant très bien nous dire comment et pourquoi.

    Deux autres tomes
    Les deux autres tomes qui doivent faire suite à celui-ci n’ont pas encore de date de parution connue. Ils doivent respectivement s’intéresser au Régime anglais et au XXe siècle, du moins celui qui court jusqu’aux années 1960.

    Ouvrage de vulgarisation, ce premier tome d’une Histoire populaire de l’amour au Québec constitue un résumé intelligent de documents connus et d’ouvrages de spécialistes. Le livre n’évite pas pour autant quelques pièges tendus par celui des fausses évidences enseignées par l’histoire populaire, par exemple celle qui consiste à répéter, encore et toujours, qu’on ne se lavait guère, en ces temps de pionniers, par peur des maladies charriées par l’eau souillée. L’histoire doit aussi apprendre à se déprendre de pareilles idées reçues. Comme les travaux de Georges Vigarello l’ont montré, il vaudrait mieux s’interroger sur la notion même de propreté et la contextualiser.

    Touche-à-tout, Jean-Sébastien Marsan est l’auteur d’une introduction à l’oeuvre de Frank Zappa et d’un manuel aux accents psycho-pop consacré à expliquer pourquoi, apparemment, « les Québécois n’osent plus draguer, et encore moins séduire ». Son Histoire populaire de l’amour au Québec n’est pas le fruit du travail d’un chercheur, mais bien celui d’un compilateur patient et habile, qui sait présenter sous un jour agréable un récit éclairé çà et là par des encadrés qui piquent la curiosité du lecteur qui peut toujours se référer, à la fin du livre, à des suggestions de lecture s’il souhaite en apprendre davantage.

    Histoire populaire de l’amour au Québec. Tome 1. De la Nouvelle-France à la Révolution tranquille
    Jean-Sébastien Marsan, Fides, Montréal, 2019, 224 pages

    Source : https://www.ledevoir.com/lire/562524/une-histoire-des-relations-amoureuses-en-nouvelle-france

  • New Zealand history will be compulsory in all schools by 2022

    Within the next three years, New Zealand history will be taught in all schools and kura, Prime Minister Jacinda Ardern announced this morning while unveiling a plaque commemorating the New Zealand Wars.

    The reset is expected to include:

    The arrival of Māori to #Aotearoa New Zealand
    First encounters and early colonial history of Aotearoa New Zealand
    Te Tiriti o Waitangi / Treaty of Waitangi and its history
    Colonisation of, and immigration to, Aotearoa New Zealand, including the New Zealand Wars.
    Evolving national identity of Aotearoa New Zealand in the late 19th and early 20th Centuries
    Aotearoa New Zealand’s role in the Pacific
    Aotearoa New Zealand in the late 20th century and evolution of a national identity with cultural plurality.

    https://www.rnz.co.nz/news/national/398599/new-zealand-history-will-be-compulsory-in-all-schools-by-2022
    #histoire #manuels_d'histoire #colonisation #peuples_autochtones #Maori #Nouvelle_Zélande #éducation #écoles #traité_de_Waitangi #identité #identité_nationale #pluralité_culturelle

  • Comment restituer le patrimoine toponymique vernaculaire en situation postcoloniale ? Expériences néocalédoniennes
    https://neotopo.hypotheses.org/2079

    F.G. Entretien avec Jean Chatelier, novembre 2018 La toponymie officielle de la Nouvelle Calédonie telle qu’enregistrée par le Service Topographique NC et partiellement reprise par les cartes de l’Institut Géographique National rend compte de...

    #Catégories #ExploreNeotopo #Notes_de_recherche

    • La toponymie officielle de la #Nouvelle_Calédonie telle qu’enregistrée par le Service Topographique NC et partiellement reprise par les cartes de l’Institut Géographique National rend compte de corpus hétérogènes d’origine coloniale d’une part, et autochtone (la grande majorité) d’autre part. Dans les deux cas, on note des inspirations successives avec influences externes. Pour les toponymes coloniaux, plusieurs sources d’inspiration successives et simultanées (religieuse et républicaine notamment), et pour les toponymes autochtones, une réinterprétation d’une partie des noms à partir de la colonisation avec des transcriptions sélectives et approximatives.

      La #cartographie officielle de la #toponymie_vernaculaire, particulièrement d’origine autochtone, n’est que partielle. Initialement, elle ne portait que sur les lieux les plus fonctionnels pour le système politique et économique moderne de l’île dans ses rapports avec l’extérieur et notamment la métropole. Autrement dit, une bonne part de la toponymie n’était pas enregistrée par les cartes de l’IGN (qui reprenait la base des services de topographie de Nouvelle Calédonie) et celle cartographiée faisait la part belle aux toponymes d’inspiration autochtone mais largement sélectionnés et influencés par l’extérieur, ne serait-ce que dans les transcriptions. Cette situation a considérablement évolué avec les éditions des années 1990 et le travail d’inventaire des noms autochtones réalisé à l’amont et dont il sera question dans l’entretien qui suit.

      L’opposition stricte exonyme/endonyme n’apparait cependant pas forcément pertinente dans un contexte où les nominations autochtones aussi bien que les nominations coloniales et administratives ont pu être conditionnées respectivement par les influences historiques, culturelles et religieuses externes et par le substrat toponymique vernaculaire. Ce fait explique d’ailleurs pourquoi aucune corrélation systématique n’est possible dans l’analyse du peuplement entre ses origines (autochtone ou européenne) et celle du nom de la commune : ce qui peut apparaitre comme un exonyme peut désigner des collectivités largement autochtones (Ile des Pins) ou d’origine européenne (Le Mont-Dore ; La Foa), alors que ce qui peut apparaitre comme endonyme peut désigner des collectivités de peuplement d’origine principalement européenne (Nouméa) ou autochtone (Ouvéa).

      La première cartographie générale de la Nouvelle Calédonie débuta suite à l’insurrection Kanak de 1878. Elle fut réalisée de 1879 à 1886 et eu une longue histoire qui se termina avec les travaux IGN de 1951 à 56, cartes publiées dans les années 1960. Cette première cartographie donnera à l’exposition universelle de 1900 à Paris, une carte en relief, qui sera reprise par les américains à partir de 1942 pour les besoins de la guerre du Pacifique. Cette carte de 8 m de long (Grande terre) est visible au Centre territorial des archives à Nouméa. La toponymie générale, n’évoluera guerre avant les années 1980. La toponymie fut cependant plus ou moins bien recueillie sur les “plans minutes”, équivalents des plans cadastraux, au fur et à mesure des besoins de l’installation foncière et minière européenne. Les quelques inventaires savants hétérogènes et localisés ultérieurs furent peu utilisables avant qu’une expérience volontariste originale et féconde de collecte et de visibilisation de la toponymie vernaculaire ne soit menée dans les années 1980 et 1990. Cette initiative, dont il est question ici, s’apparente à une révision toponymique. Elle a été pilotée par un Ingénieur Géomètre du Service Topographique de Nouvelle-Calédonie, Jean Chatelier, en relation avec Mme de la Fontinelle et le défunt Michel Auffrey ; qui ont participé à quelques enquêtes terrain ainsi qu’à la rédaction d’une convention d’écriture homogène des 28 langues de NC, dont 6 sont écrites. L’expérience a fait l’objet d’un article détaillé en 2007 qui rend compte de l’ambition et de la rigueur de l’opération, tout en restituant avec chaleur l’aventure humaine qu’elle a constitué. On note particulièrement l’établissement d’une méthodologie reproductible pour la collecte des noms issus de la tradition orale, méthodologie qui permet la compilation des données de localisation, d’objet géographique désigné, d’origine de l’information et de l’informateur, de contexte d’utilisation…

      S’agissant d’une toponymie vernaculaire dont la conservation et la transmission était orale, l’opération de sélection et de transcription nécessaire à sa cartographie s’apparente à la fois à une restitution/révélation toponymique vernaculaire et à l’établissement d’une néotoponymie écrite issue du patrimoine vernaculaire. Cette opération a permis de collecter 15 250 nouveaux toponymes, elle s’est traduite dans l’établissement d’une nouvelle carte IGN au 1/50 000 e révisée et enrichie en 1990, avec le passage à cette échelle de la cartographie de 4750 toponymes pour toute la Nouvelle Calédonie à plus de 12 000 (soit les deux tiers d’une base toponymique enrichie passant des 4750 initiaux de la carte IGN à 20 000 avec les 15 250 apportés par l’étude) . Mais le travail réalisé appelait d’autres développements dans le cadre notamment de l’accord de Nouméa . Qu’en est il ?

      #post-colonialisme #toponymie #patrimoine_toponymique #Jean_Chatelier #peuples_autochtones #colonialisme

      ping @reka

  • Deep-sea mining  : Les industriels veulent forer les fonds marins Laurie Debove - 5 septembre 2019 - La relève et la peste
    https://lareleveetlapeste.fr/deep-sea-mining-les-industriels-veulent-forer-les-fonds-marins

    Alors que les minerais sont de plus en plus difficiles et coûteux à extraire du sol, les industriels veulent maintenant forer les fonds marins. Après avoir ravagé la terre, l’exploitation minière pourrait bien devenir le plus grand danger existant pour les océans.

    L’explosion de la demande en minerais
    Nos sociétés industrielles hyperconnectées utilisent de plus en plus de minerais et métaux rares pour leurs infrastructures. Secteur automobile, technologies de l’information et de la communication, énergies renouvelables, ils sont partout. Une seule éolienne contient 500 kilogrammes de #nickel, une tonne de #cuivre et une tonne de #métaux_rares. Un seul smartphone est fait avec 30 métaux rares différents, dont beaucoup de #cobalt. Au cours de sa vie, chaque personne occidentale consomme en moyenne deux tonnes de cuivre et 700 kilogrammes de #zinc.

    A l’heure actuelle, les mines terrestres ont encore des réserves. Mais la demande en ressources minérales devrait au minimum doubler d’ici 2050 selon une étude de l’#Ademe https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/epuisement-metaux-mineraux-201706-fiche-technique.pdf datant de 2017.

    Dans un précédent rapport, publié en juin 2014, l’#Ifremer et le #CNRS prévoyaient déjà qu’il n’y aura plus de zinc en 2025, d’#étain en 2028, de #plomb en 2030 ou de cuivre en 2039. Cette raréfaction des ressources entraîne une hausse des prix et de nombreuses tensions géopolitiques comme pour le cobalt, essentiellement produit en République du Congo. La Chine, elle, contrôle plus de 90 % du marché mondial des terres rares.

    L’exploitation minière sous-marine, ou deep-sea mining
    Face à cet appétit vorace, les industriels se tournent maintenant vers les fonds marins, qui débutent à plus de 200 mètres de profondeur. En couvrant 65% de sa surface, les fonds marins sont le plus grand écosystème de la planète. Ils sont aussi l’une des dernières zones inoccupées par l’humain. Seulement 10 % d’entre eux ont été topographiés, et moins d’1 % a été recherché et exploré à l’heure actuelle. On y trouve trois formes de métaux. 

    Dans les plaines abyssales, entre 4.000 et 6.000 mètres de profondeur, gisent les #nodules_polymétalliques, de gros cailloux brun-noir de 5 à 10 cm de diamètre qui contiennent principalement du fer et du manganèse avec du zinc, du cuivre et du #baryum. Sur les monts sous-marins, à une profondeur située entre 400 et 4.000 mètres, se trouvent les encroûtements cobaltifères qui recèlent divers minerais comme l’oxyde de #fer, le #manganèse, le cobalt, le #platine, mais également des terres rares. Enfin, les sulfures polymétalliques, aussi appelés fumeurs noirs, sont de grandes cheminées situées près des sources hydrothermales le long des dorsales océaniques, entre 1.500 et 5.000 mètres de profondeur.

    Pour l’instant, l’exploitation minière sous-marine n’a pas encore creusé son premier trou. L’industrie en est à l’étape d’exploration. Cette année, l’International Seabed Authority (ISA) a ainsi accordé 29 licences d’exploration à plusieurs pays tels que la Chine, la Corée, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et la Russie sur une zone d’environ 1,5 million de km2, environ la taille de la Mongolie, dans l’Atlantique, le Pacifique et l’océan Indien. 

    L’océan en danger
    Problème : l’ISA accepte toutes les demandes de licence, sans modération, même dans des endroits aussi fragiles que la Cité perdue dans l’océan Atlantique. Et les premières extractions pourraient très vite commencer, comme en Papouasie #Nouvelle-Guinée où elles sont prévues en 2020. Face à la précipitation des industriels, des ONG, institutions internationales et scientifiques tirent l’alarme. Elles appellent à un moratoire, basé sur le respect du principe de précaution, pour empêcher toute exploitation minière pendant au moins 10 ans, le temps que les scientifiques puissent mieux connaître les impacts que pourrait avoir une telle industrialisation des fonds marins.

    L’une des inquiétudes de la communauté scientifique concerneles stocks de carbone présents dans les sédiments des fonds marins. S’ils étaient touchés, cela réduirait la capacité de l’océan à absorber le #dioxyde_de_carbone et à atténuer les effets de la crise climatique. Mais ce sont aussi les fonds marins entiers et les êtres vivants qu’ils abritent qui pourraient pâtir à jamais de l’empreinte humaine.

    « Les profondeurs marines sont un habitat dans lequel tout, absolument tout, se passe très, très lentement. Les traces laissées par un équipement en provenance des premières expéditions dans les fonds marins dans les années 80 sont encore visibles à présent comme si elles avaient été faites hier. Il faut un million d’années aux nodules de manganèse, ces pépites de métal précieux du fond des océans, pour grandir ne serait-ce que de 5 à 20 millimètres. Les écologistes préviennent que tout ce qui est détruit ne se régénèrera pas avant longtemps, et peut-être même jamais. » nous avertit ainsi la Fondation Heinrich-Böll-Stiftung dans son atlas 2018 sur l’Océan.

    Les fonds marins abritent des êtres vivants incroyables comme Casper, la petite pieuvre albinos. Les scientifiques ont identifié 250 000 espèces différentes y évoluant, et ce n’est que le début ! Ils estiment qu’il pourrait y en des millions d’autres ! Les fonds marins sont indispensables au bon fonctionnement des océans, eux-mêmes indispensables aux conditions de vie actuelles sur Terre, et de toutes les espèces qui y vivent. 

    Pour l’instant, nous pouvons encore préserver ces havres de vie en repensant radicalement nos modes de vie, mettant en place une sobriété énergétique, favorisant le recyclage et la ré-utilisation des minerais déjà en circulation. Mais aussi en mettant un place un traité international contraignant avec la création de 30 % d’Aires Marines Protégées, qui devront rester intactes de toute activité humaine. Refuser cette industrialisation des fonds marins serait le premier apprentissage pour vivre en respectant les limites planétaires, et prendre au sérieux la protection de l’océan.

    L’exploitation minière sous-marine deviendra-t-elle le dernier choix de la civilisation thermo-industrielle ? Continuerons-nous à extraire sans nous soucier des conséquences pour le vivant ? Ou allons-nous lutter pour protéger nos écosystèmes ? La dernière bataille pour le maintien de la vie sur Terre pourrait bien avoir commencé.

    #minerais #Océans #Mers #fonds_marins #matières_premières #extractivisme #environnement #pollution #multinationales #ressources_naturelles #pollutions #écologie

  • Les révolutions numériques seront écologiques ou ne seront pas !! Par Olivier Soria
    https://www.les-crises.fr/les-revolutions-numeriques-seront-ecologiques-ou-ne-seront-pas-par-olivie

    18-07-2019 Par Olivier Soria Enseignant-chercheur à Kedge Le développement rapide du digital bouscule nos sociétés. Cette transformation numérique bouleverse chaque jour nos modèles de production et de consommation et la façon dont nous nous organisons pour nous nourrir, nous déplacer, nous chauffer, nous protéger, nous informer. Une révolution qui encourage de nouvelles pratiques et offre des solutions innovantes comme pouvant accélérer la transition écologique avec le développement des Smart grids. Le Smart grids est un réseau de distribution d’électricité qui favorise la circulation d’information entre les fournisseurs et les consommateurs afin d’ajuster le flux d’électricité en temps réel et permettre une gestion plus efficace du réseau électrique. Outre les problèmes de l’eau disponible de très bonne (...)

    #Climat #Ecologie #Nouvelles_technologies #Climat,_Ecologie,_Nouvelles_technologies

  • De l’Antiquité aux nouvelles routes de la soie, 2 500 ans d’histoire eurasiatique
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/270719/de-l-antiquite-aux-nouvelles-routes-de-la-soie-2-500-ans-d-histoire-eurasi

    Plusieurs initiatives géostratégiques, notamment russes et chinoises, se pensent aujourd’hui à l’échelle d’un immense ensemble continental et maritime : l’Eurasie. Dans son dernier livre, Michel Bruneau reconstruit la manière dont cet espace a fonctionné sur la longue durée.

    #Au_détour_des_livres #nouvelles_routes_de_la_Soie,_Russie,_Michel_Bruneau,_Union_économique_eurasiatique,_Chine,_Eurasie

  • Hugo Blanco : Le futur est indigène

    https://lavoiedujaguar.net/Hugo-Blanco-Le-futur-est-indigene

    Dans une interview accordée au magazine en ligne Guernica, Hugo Blanco, l’une des figures emblématiques des luttes sociales en Amérique latine, parle des mouvements autochtones d’aujourd’hui, du changement climatique et de la protection de la nature.

    Des milliers d’indigènes se gouvernent eux-mêmes démocratiquement avec le principe « diriger en obéissant ». Les gens choisissent un groupe d’hommes et de femmes comme gouverneurs, mais ne choisissent pas de président ni de secrétaire général ; toutes les personnes désignées ont le même rang. Après quelque temps, ils sont tous remplacés, il n’y a pas de réélection, ainsi tout le monde passe aux commandes et personne n’est indispensable. Quand un sujet très important est débattu, ils organisent une assemblée générale qui décide collectivement. Aucune autorité, à aucun niveau, n’est payée. Ce sont comme des fermiers et chacun a sa part. Les drogues et l’alcool sont interdits. Je ne sais pas si l’on doit appeler ça du socialisme, de l’anarchisme ou du communautarisme et cela ne m’intéresse pas. J’ai bien aimé ce que m’a dit une camarade : « Ils m’ont élue. S’ils m’avaient élue comme gestionnaire de communauté, ça n’aurait pas eu d’importance parce que j’aurais encore pu cuisiner pour mon mari et mes enfants. Mais ils m’ont élue pour la commune. Alors qu’est-ce que j’allais faire ? Je devais voyager. Je devais apprendre à mes enfants à cuisiner, et c’était bien, parce que maintenant les épouses de mes fils peuvent accepter un poste éloigné et mes fils savent cuisiner. » Et donc ils avancent. (...)

    #Pérou #peuples_originaires #écosystèmes #Pachamama #paysans #Marx #société #Mexique #zapatistes #autogouvernement #Grèce #États-Unis #Trump #Argentine #femmes #Nouvelle-Zélande #Maori

  • Filippa Chatzistavrou : « Syriza a orchestré le délitement d’une conviction populaire »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/050719/filippa-chatzistavrou-syriza-orchestre-le-delitement-d-une-conviction-popu

    Après sa défaite aux européennes, le parti de Tsipras pourrait subir un profond désaveu ce dimanche en Grèce où se tiennent des élections législatives anticipées. Pour la politologue Filippa Chatzistavrou, l’expérience de la gauche grecque au pouvoir a provoqué un profond désenchantement.

    #EUROPE #Nouvelle_Démocratie,_élections_législatives,_Syriza,_Alexis_Tsipras,_Grèce,_Filippa_Chatzistavrou

  • Notes anthropologiques (XXXIX)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XXXIX

    Et si nous parlions encore une fois d’argent ? (III)
    Le grand commerce

    À mon arrivée au Mexique, il y a maintenant deux jours, ce qui m’a frappé d’emblée en discutant avec les gens est bien l’importance que peut prendre l’argent dans leur vie. En Europe aussi l’argent a bouleversé de fond en comble la vie des gens ; au Mexique, il la bouleverse. C’est l’odeur de l’argent semblable à celle du sang qui a engendré dans tout le pays les cartels du capitalisme sauvage et la longue liste des meurtres impunis. C’est lui qui dicte la politique du président de la République mexicaine face aux puissances du Nord. C’est bien enfin cette actualité d’un chambardement qui distingue les pays qui seront toujours « en voie de développement » des pays du premier monde. C’est bien cette nécessité impérieuse de l’argent qui jette les habitants du Salvador, du Guatemala, du Honduras, du Nicaragua, de Colombie et du Venezuela sur les routes de l’exil, c’est elle aussi qui condamne les Mexicains à quitter leur famille, leur village ou leur quartier pour les États-Unis. Il s’agit d’un véritable exode et tous ces êtres humains qui se dirigent désespérément et au péril de leur vie en direction des pays du premier monde sont les victimes de la guerre qui fait rage actuellement. Cette guerre n’est pas à venir, elle est le malheur quotidien des hommes et des femmes. C’est une guerre contre l’humain. Encore faut-il, dans la confusion que cette guerre fait régner dans les esprits, tenter de préciser ce qu’est l’humain et chercher à définir ce qui s’oppose à lui. (...)

    #anthropologie #monnaie #Mexique #Grèce_antique #Nouvelle-Guinée #don #humanité #société #Odyssée #esclave

  • Jichang Lulu: State-managed Buddhism and Chinese-Mongolian relations (article du 23/06/2017)
    https://jichanglulu.tumblr.com/sinified

    No matter what the 14th Dalai Lama says or does, he cannot deny the Central Government’s right to recognise reincarnations,” says Norbu Döndrup ནོར་བུ་དོན་གྲུབ 罗布顿珠, one of the highest-ranking Tibetan officials in the Autonomous Region’s government. Zhu Weiqun 朱维群, former deputy head of the United Front Work Department who now chairs the ethnic and religious affairs committee of the People’s Political Consultative Conference, famously stated that Dalai Lama reincarnations “have never been a purely religious matter;” historical precedent makes the state’s prerogative to manage reincarnations “an important manifestation of the Central Government’s sovereignty over Tibet.” The state clearly cares about reincarnations, and not only when the Dalai Lama is involved. The PRC has now spent decades regulating, codifying and “standardising” the identification and training of increasing numbers of reincarnating lamas, who often are given positions in state administration. The respect they command among many Tibetans makes gaining the “initiative, leadership and control” over reincarnation management a tool for maintaining social stability in Tibetan areas. Extensive research has been devoted to the design of reincarnation policies. The TAR and central governments take reincarnate lamas on trips and training sessions around the country, including visits to Maoist sites. Interviewed during one such educational trip, the Jedrung རྗེ་དྲུང 吉仲 Rinpoche of Dzodzi མཛོ་རྫི 佐孜 monastery in Chamdo, himself installed as such a ‘living Buddha’ by the relevant local authorities in 2000, talks of his and other religious figures’ duty to “develop the good Tibetan Buddhist tradition of love of country and religion (爱国爱教),” contributing to the “mutual adaptation of religion and socialism.” The training seems to be working: the Rinpoche was repeating, verbatim, Party slogans that go back to the Jiang Zemin era.

    • A description of the role of Tibetan Buddhism within the Belt and Road Initiative, elaborating on Xi Jinping’s statements at the Beijing forum, was delivered at a recent meeting by Wang Changyu 王长鱼, Party secretary at the High-level Tibetan Academy of Buddhism (中国藏语系高级佛学院). The Academy’s experience training Tibetan Buddhist monks and its well-developed system of scholarly degrees, says Wang, creates an advantageous position allowing to “help countries and territories along the ‘Belt and Road’ satisfy their demand for religious specialists and scriptures.” Such exchanges can serve two goals: to showcase “the results of our Party and country’s ethnic and religious policies, displaying the healthy heritage and development of Tibetan Buddhism” in China, while reducing “the Dalai clique’s space of activity, upholding national sovereignty.

      #bouddhisme tibétain et #Nouvelles_Routes_de_la_Soie
      #OBOR #One_Belt_One_Road

    • Plus spécifiquement sur la #Mongolie, article du 20/03/2017

      Jichang Lulu: Thinking outside the Urn: China and the reincarnation of Mongolia’s highest lama
      https://jichanglulu.tumblr.com/urn

      The Chinese government’s prerogative to manage the rebirths of incarnate lamas is being tested in Mongolia. One of the highest lineages covered by the Qing’s ‘ #Golden_Urn ’ system at the basis of PRC reincarnation law is passing to its next holder, with the Dalai Lama’s involvement. Despite clear signs that China cares, no public position has emerged so far. To determine what China’s approach to the reincarnation issue might be, we have to go through some Mongolian history and a bit of leaf-reading. The very relevance of state management of rebirths to China’s foreign relations indicates to what extent Qing imperial thought permeates PRC policy. Reincarnation diplomacy is real and has an impact on Chinese policies towards its closest neighbours.

  • La #Nouvelle-Calédonie face à un nouveau blocage politique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140619/la-nouvelle-caledonie-face-un-nouveau-blocage-politique

    Faute d’accord entre les loyalistes, les membres du nouveau gouvernement de Nouvelle-Calédonie n’ont pas pu désigner de président. En attendant que la situation se décoince, les discussions sur l’avenir de l’archipel sont au point mort. Il reste 18 mois à l’État pour organiser un deuxième référendum.

    #Nouvelle-Calédonie,_provinciales,_Congrès_de_Nouvelle-Calédonie,_référendum,_accord_de_Nouméa,_indépendantistes,_institutions,_loyalistes

  • Ah ben zut, Seenthis, tu me préviens pas : tu viens de me faire penser à l’album Yellow Moon, des Neville Brothers, alors du coup je les ai googlés, et devine quoi : je pense que j’en ai tué un…

    Charles Neville, le saxophoniste des Neville Brothers, est mort à 79 ans (avril 2018)
    https://www.francetvinfo.fr/culture/musique/charles-neville-le-saxophoniste-des-neville-brothers-est-mort-a-79-ans_

    Le saxophoniste américain Charles Neville du groupe The Neville Brothers, pilier de l’histoire musicale et du jazz contemporain de La Nouvelle-Orléans, est décédé jeudi à l’âge de 79 ans, a annoncé vendredi sa famille dans un communiqué.

    Bon, tout ça pour dire que l’album Yellow Moon, 1989, c’est encore un de ces disques qui m’a marqué.
    https://www.youtube.com/watch?v=O87iUDZGDKs


    En plus, Aaron joue sur un Juno-106 (de Rolland, 1984), le synthé que j’avais à l’époque (et que j’ai toujours). Je vais pas te dire que c’est un disque qui m’a sauvé la vie, mais tout de même, pendant une bonne année j’ai écouté le CD en boucle.

    Sinon, il me semble qu’ils apparaissaient en concert au Tipitinas dans un film de l’époque, à la Nouvelle Orléans. Je pense que c’est Mississipi Burning, mais je n’en suis pas certain. Ça dit quelque chose à quelqu’un ? Ça pourrait être dans The Big Easy avec Dennis Quaid (1986), aussi, vraiment c’est vieux tout ça…

  • Article indigent compte tenu de la carrière incroyable de ce géant... très triste... à suivre...

    Le chanteur et pianiste Dr John est mort à l’âge de 77 ans
    Radio Canada, le 6 juin 2019
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1175140/dr-john-chanteur-mort-deces-nouvelle-orleans

    Do you know the Dr ? Dr John ? Mac Rebennack ? Such a night... (1976)
    https://www.youtube.com/watch?v=SCRrXZP8b0I

    Dr. John Collection on Letterman, 1982-2008
    https://www.youtube.com/watch?v=VCFRKWnl-_I

    Et collection de duos ci-dessous...

    #Musique #Dr_John #Nouvelle_Orleans

  • Plusieurs organisations kanakes (MJKF, USTKE...) et solidaires (Solidaires, CNT, NPA, Survie...) forment le collectif « Solidarité Kanaky » pour appuyer les luttes du peuple Kanak, les mouvements associatifs, syndicaux ou politiques qui agissent pour le droit à l’autodétermination des Kanaks, pour l’indépendance de Kanaky, dans un cadre internationaliste et anticolonialiste global.

    Le numéro 1 du bulletin Solidarité Kanaky :
    https://solidaires.org/Solidarite-Kanaky-bulletin-no1

    #Solidarité_Kanaky #Nouvelle_Calédonie #Kanaky #France #Référendum #Autodétermination #Indépendance #Histoire #Colonialisme #Décolonisation

  • Nouvelle-France (1/2) : La fondation de la Nouvelle-France

    1534 : #Jacques_Cartier découvre le #Canada. 1608 : #Samuel_de_Champlain s’établit à Québec, qui devient la capitale de la #Nouvelle-France. Entre guerres iroquoises et britanniques, l’historien #Jean-François_Mouhot nous raconte la construction difficile de cette colonie française...

    https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13847-13.08.2016-ITEMA_21050241-0.mp3

    Nouvelle-France (2/2) : Le Grand Dérangement des Acadiens

    En 1713, lorsque l’#Acadie est cédée à l’Angleterre par le #traité_d'Utrecht, les Acadiens refusent de prêter allégeance à la couronne britannique. Ils seront alors expulsés puis déportés de force. L’historien Jean-François Mouhot nous raconte le #Grand_Dérangement des Acadiens.

    https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13847-14.08.2016-ITEMA_21050638-0.mp3

    https://www.franceculture.fr/emissions/les-hommes-aux-semelles-de-vent/nouvelle-france

    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2016/08/a61c46b7-1895-407b-83ee-93e08194aa6d/838_samuel_de_champlain_carte_geographique_de_la_nouvelle_france.web

    #deportation #Louisiane #cajun #France_Culture #podcast

  • En Grèce, une défaite majeure pour Tsipras
    https://www.mediapart.fr/journal/international/270519/en-grece-une-defaite-majeure-pour-tsipras

    C’était le premier test électoral pour Syriza depuis les législatives de septembre 2015. Le résultat est un échec cuisant pour la « coalition de la gauche radicale », qui avait pourtant multiplié les mesures sociales depuis trois ans. Prenant acte de la défaite, Tsipras a convoqué des élections anticipées.

    #EUROPE #Nouvelle_Démocratie,_Syriza,_élections_européennes,_Macédoine,_Alexis_Tsipras,_Athènes