• Moodbeam, le bracelet qui tracke le moral des salariés
    https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/moodbeam-bracelet-connecte-moral-des-salaries

    Quelle foutaise ne vont-ils pas inventer encore ?

    Si tout va bien, appuyer sur le bouton jaune, sinon c’est le bouton bleu.

    On connaissait les bracelets connectés pour mesurer le rythme cardiaque, le nombre de pas effectués par jour, les cycles de sommeil… Celui-ci, commercialisé par la société Moodbeam, contrôle le moral des salariés. Il est doté de deux boutons. Vous ne vous sentez pas bien ? Appuyez sur le bouton bleu. Tout roule ? Appuyez sur le bouton jaune.

    L’entreprise britannique, lancée en 2016, estime sa technologie particulièrement appropriée au télétravail généralisé, rapporte la BBC. « Les entreprises essaient de rester connectées à leurs salariés qui travaillent depuis chez eux. Le bracelet permet de demander "ça va ?" à 500 collaborateurs sans avoir à décrocher son téléphone », argumente Christina Colmer McHugh, fondatrice de Moodbeam, qui affiche sur son site une petite dizaine d’entreprises clientes dont la banque Barclays et le groupe britannique de construction Morgan Sindall.
    Tableau récapitulatif de votre humeur

    Le gadget est connecté à une application. Sur celle-ci, le salarié et son manager peuvent voir divers graphiques représentant les changements d’humeur durant la journée et la semaine écoulée. Chaque jour l’application calcule le « happiness score » du salarié et de son équipe. Il est également possible de comparer le moral des différents employés, et de repérer des « tendances ». Tiens, tiens, mais pourquoi Jean-Mi n’est jamais heureux vers 22h30 ?

    Pour s’assurer que chacun mette régulièrement à jour son humeur, Moodbeam propose un système de rappel, qu’il est possible de paramétrer.
    Un pansement pas très efficace

    Il est évident que la progression de l’anxiété est un sujet dont les managers doivent s’emparer. Selon CoviPrev, une enquête nationale de Santé publique France, qui interroge à intervalles rapprochés des échantillons indépendants de 2 000 personnes, le taux d’états anxieux était estimé fin novembre à 18,5 % pour l’ensemble de la population, et le taux d’état dépressif à 23 %, soit deux fois plus qu’en septembre. Mais pas sûr qu’appuyer sur un bouton bleu et voir son humeur comparée à celle des autres soient des outils très efficaces.

    Chris Rowley, professeur en ressources humaines à la Cass Business School, University of London, interrogé par la BBC, estime que le risque est de voir ce type de technologie utilisée comme des pansements appliqués à la va-vite. Il faut que cela soit accompagné d’un réel support pour les salariés, estime-t-il. « Les employeurs doivent essayer de réduire le sentiment d’isolement en créant un sentiment d’appartenance. »

    #Nouvelle_domesticité #Foutaises #Mood

  • L’exil des femmes philippines, au service des plus riches | Portfolios | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/studio/portfolios/l-exil-des-femmes-philippines-au-service-des-plus-riches

    L’exil des femmes des pays en développement qui s’en vont travailler au service de familles aisées des pays riches s’accentue depuis le début du XXIe siècle. Il est le reflet du renforcement des inégalités entre pays pauvres et pays riches. Avec près de 10 millions de Philippins travaillant à l’étranger, soit environ 10 % de la population, les Philippines sont considérées comme un des premiers pays exportateurs de main-d’œuvre au monde. Les transferts d’argent envoyés par cette diaspora représentent environ 10 % du PIB national – un chiffre que l’épidémie de Covid-19 pourrait faire baisser. En France, ils sont près de 50 000, main-d’œuvre à 80 % féminine, presque invisible, souvent sans papiers. Pendant cinq ans, le photographe Thomas Morel-Fort a pu suivre le parcours de ces femmes en se faisant embaucher comme homme de ménage.

    #Nouvelle_domesticité

  • Vente en ligne, livraison… la folie du colis contraint la ville à se transformer
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/12/21/la-folie-du-colis-contraint-la-ville-a-se-transformer_6064050_3234.html

    Une chemise achetée en un clic a en effet des conséquences directes sur le nombre de camionnettes qui circulent sur les routes. Aujourd’hui, 20 % des déplacements urbains sont liés au transport de marchandises. La règle qui a longtemps prévalu – des camions les plus chargés possible, qui vont aussi loin que faire se peut – est désormais révolue. Le nouveau modèle est de rapprocher la marchandise du consommateur pour réduire la distance à parcourir, et, pour le dernier kilomètre, utiliser des modes de transport plus écologiques comme la camionnette électrique ou le vélo-cargo.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le vélo-cargo, petite reine des pros

    L’installation d’Amazon, il y a quatre ans, boulevard Ney, à Paris intra-muros, a marqué le signal de la réintroduction massive de ce foncier en centre-ville. Le mouvement s’est depuis généralisé. Le groupe Prologis vient ainsi de racheter quatre entrepôts entre l’A86 et le boulevard périphérique, dont deux à la Défense qui desserviront l’Ouest parisien, historiquement moins doté en entrepôts mais très demandeur de livraisons premium.

    La difficulté est que ces espaces sont rares et chers pour une activité moins rentable qu’un programme de logements ou de bureaux. La Ville de Paris a bien essayé de réserver des parcelles à la logistique, mais le pari est plutôt de transformer les « délaissés urbains », ces espaces inutilisés ou qui tombent en désuétude.

    Dans la mesure où la circulation des camions devient impossible en ville, transporteurs et start-up se disputent le dernier kilomètre. La Poste tente de garder la main, en signant des conventions avec les métropoles et en priant les grandes sociétés de poids lourds de lui confier leur chargement à l’entrée des villes tandis qu’elle se charge du reste.

    La gare du Nord, en pleine rénovation, sera aussi approvisionnée par un opérateur unique. Fini les livraisons anarchiques sur le parvis historique ou le long des Abribus. Commerces, restaurants de la gare et voitures-bars de la SNCF seront livrés par un même logisticien. La marchandise, déjà déballée de façon à limiter les déchets, arrivera par camion depuis un entrepôt au nord de la capitale. La même réflexion est en cours à Lyon, pour le quartier de la Part-Dieu.

    A Paris, la Mairie voudrait permettre aux livreurs de réserver leur aire de livraison à distance, comme à Barcelone

    La logistique pousse les murs en sous-sol, en surface et, inévitablement, « la voirie de demain sera une voirie de service réservée aux artisans et aux livreurs », prédit la chercheuse Laetitia Dablanc, spécialiste de la logistique urbaine. Si les triporteurs se multiplient, les pistes cyclables devront être suffisamment larges. Des stationnements devront leur être attribués. A Paris, la mairie voudrait permettre aux livreurs de réserver leur aire de livraison à distance. A Barcelone, c’est déjà possible. Pionnière, la ville espagnole a aussi réglementé l’accès à ses boulevards urbains : la nuit est réservée au stationnement, les heures de pointe à la circulation, et les livraisons se font aux heures creuses.

    #Livraison #Logistique #Nouvelle_domesticité #Smart_city

  • Connaissez-vous Civvl, le Uber des expulsions ? | korii.
    https://korii.slate.fr/biz/etats-unis-logement-crise-civvl-uber-expulsions-plateforme-huissiers-dem

    « Les expulsions sont les prestations qui connaissent la plus forte croissance, en raison du Covid-19 », claironne Civvl. Cette application américaine propose de jouer les huissiers ou les déménageuses en free-lance, pour déloger des locataires en délicatesse avec leurs propriétaires. Une sorte de Uber des expulsions, qui menacent des millions d’Américain·es en raison de la pandémie.

    « Le chômage est à un niveau record et beaucoup [de personnes] ne peuvent pas ou ne paient tout simplement pas de loyer et d’hypothèques. Nous sommes engagés par des propriétaires et des banques contrariées, afin de récupérer des propriétés résidentielles saisies », explique Civvl sur le site de petites annonces Craigslist.

    Selon l’entreprise, des milliers d’huissières et de déménageurs sont nécessaires afin d’exécuter les procédures d’expulsion qui se multiplient dans le pays. Comme le font les autres plateformes, elle vante la flexibilité de son modèle ainsi que l’avantage de pouvoir y travailler en devenant son propre patron ou sa propre patronne.

    « C’est tordu que des prolétaires en difficulté soient tentés par des prestations comme le transport de meubles ou le rôle d’huissier pour une entreprise comme Civvl, expulsant d’autres prolétaires de leur maison afin de pouvoir eux-mêmes payer leur loyer », dénonce la juriste et militante du droit au logement Helena Duncan.

    Vice a d’abord cru à un canular. Mais Civvl est une application bien réelle, détenue par OnQall, une entreprise qui propose l’ubériseration de toutes sortes de tâches « en dehors des principaux centres urbains ». Elle a également développé les apps LawnFixr (entretien des pelouses) CleanQwik (nettoyage) et MoveQwik (déménagement).

    #Plateformes #Nouvelle_domesticité #Expulsions

  • A Political Philosopher on Why Democrats Should Think Differently About Merit | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/news/q-and-a/a-political-philosopher-on-why-democrats-should-think-differently-about-m

    Looming above America’s present struggles over injustice and inequality is the sense that certain self-mythologies are beginning to evaporate. When Barack Obama was in the White House, he often studded his speeches with a favorite pop lyric, “You can make it if you try.” He mentioned it more than a hundred and forty times, even though the facts of declining social mobility rendered that image less and less convincing. In various studies, no more than eight per cent of Americans who are born into the bottom fifth of U.S. households, as measured by income, ever reach the top fifth; more than a third stay at the bottom.

    That analysis of Obama’s language is just one of the startling facts in the latest book by the political philosopher Michael Sandel, who has spent decades scrutinizing the tenets of Western liberalism, including beliefs about justice, markets, and, now, meritocracy. In “The Tyranny of Merit: What’s Become of the Common Good?,” Sandel examines how the notion of “meritocracy,” a word coined in 1958 by Michael Young, a left-leaning British sociologist, was torqued into an American shibboleth. Over time, Sandel argues, it fed a “toxic brew of hubris and resentment.” He writes, “It flattered the winners and insulted the losers. By 2016, its time was up. The arrival of Brexit and Trump, and the rise of hyper-nationalist, anti-immigrant parties in Europe, announced the failure of the project.” In the final months of Sandel’s writing, he found that the pandemic underscored the political problems he was describing. “The question now is what an alternative political project might look like,” he wrote. Among his prescriptions, he favors some popular liberal proposals, such as introducing a tax on financial transactions, but also some provocative suggestions, such as creating a lottery system for élite college admissions.

    In the early days of the pandemic, we often heard the reassuring slogan “We are all in this together.” We heard it from politicians, advertisers, celebrities. The slogan was all around us. It was inspiring in a way because it reminded us of our shared vulnerability in the face of the virus. But I think many people felt that the slogan rang hollow, even in the early weeks, because we knew, and felt, and sensed that we were not truly all in this together. It soon became clear that some of us would ride out the pandemic working from home, relatively removed from the risks, while others—including those whose work enabled the rest of us to work from home—had little choice but to expose themselves to the risks that come from working in stores, and in warehouses, and delivering goods. So it quickly became clear that we were not all in this together.

    I should first explain what I mean by “meritocratic hubris.” It’s the tendency of those who land on top to believe that their success is their own doing, the measure of their merit, and, by implication, that those who struggle, those who were left behind, must deserve their fate as well. It’s the tendency to forget our indebtedness to family, teachers, community, country, and the times in which we live as conditions for the success that we enjoy. The more we believe that our success is our own doing, the harder it is to see ourselves in other people’s shoes, the harder it is to feel a sense of mutual responsibility for the fate of our fellow-citizens, including those who aren’t flourishing in the new economy.

    In the book, you detail some practical proposals that you’d like to see introduced to confront these problems. But, in the short term, what would you like to see Joe Biden do in the next couple of months, to give life to those ideas, that you think might help?

    I would urge Biden to play out an instinct that he has already voiced when he speaks about the “dignity of work.” What the rhetoric of rising has missed is the lost dignity of work that a great many people spend their lives engaged in. Not only in terms of stagnant wages, but also in terms of social recognition. Honor. At the heart of the resentment of many working people is the sense that the work they do isn’t respected in the way it once was. Not only the economy but also the culture has left them behind. If he should be elected, as I hope he will be, he should put the dignity of work at the center of his Presidency, which could make life better for everyone, not only the well credentialled. That could be the starting point for moving beyond the tyranny of merit, toward a politics of the common good.

    #Inégalités #Mérite #Mépris_social #Nouvelle_domesticité

  • Julio Iglesias chante la reprise de la Ligue 1 pour Uber Eats | SportBusiness.Club
    https://sportbusiness.club/campagne-uber-eats-reprise-ligue1

    Il n’y a que le livreur qui n’aime pas le foot.
    Nouvelle domesticité en marche.

    Nouveau partenaire titre de la Ligue 1, Uber Eats célèbre la reprise du championnat de France, prévue vendredi 21 août, avec une campagne publicitaire baptisée “C’est bon d’aimer le foot” portée par trois personnalités du football : l’ancien joueur et actuel consultant Laurent Paganelli, le journaliste Grégoire Margotton et l’ancien arbitre Tony Chapron.

    Cette plateforme de marque, signée par l’agence Lafourmi, se décline notamment avec un spot TV qui suit un livreur Uber Eats, incarné par le comédien Certe Mathurin, sillonner les rues de différentes villes de clubs de Ligue 1 avec en fond le tube de Julio Iglesias (qui a été gardien de but de l’équipe réserve du Real Madrid), “Je n’ai pas changé”.

    Uber Eats a pris la suite de Conforama pour le naming de la Ligue 1, le championnat de France élite de football. L’accord a été signé pour trois saisons. La saison 2020/2021 de Ligue 1 reprend le week-end prochain mais le premier match, programmé vendredi 21 août et opposant l’Olympique de Marseille à l’AS Saint-Etienne risque d’être reporté car le club phocéen a déclaré quatre cas de covid-19 parmi son effectif.

    #Nouvelle_domesticité #Uber_Eats #Foot #Ligue_1

  • Uber Eats et Coca-Cola livrent un repas gratuit à ceux qui travaillent le soir de Noël
    https://www.danstapub.com/uber-eats-coca-cola-repas-travail-soir-noel

    Et le coursier, est-ce qu’il travaillera le soir de Noël ?
    La nouvelle domesticité en marche... au delà des « riches », elle vise les classe moyennes, i.e. celles et ceux qui ont « la chance » d’avoir un travail.

    S’il y a bien un soir dans l’année qu’on n’a pas envie de passer au bureau, c’est bien le soir de Noël. Partant de cet insight, Uber Eats et Coca-Cola, accompagnés de l’agence Romance, ont imaginé une opération spéciale.

    Du nom de “Noël comme à la maison”, l’opération s’adressera à tous ceux qui travaillent le soir de Noël et qui n’ont pas la chance de partager leur repas en famille. Grâce à cette expérience inédite, médecins, sages-femmes, gardiennes et gardiens de nuit, hôteliers ou encore pompiers (ils sont des milliers de Français à travailler le soir du 24 décembre) pourront se faire livrer gratuitement le repas de Noël préparé par leurs proches directement sur leur lieu de travail avec l’application Uber Eats.

    “Ce service inédit “Noël comme à la maison” porte les valeurs de nos marques en rassemblant les gens, tout spécialement lors de ces événements festifs. Il permet également d’activer un nouveau canal de distribution stratégique de nos produits notamment auprès des jeunes adultes et familles urbaines. Cette campagne s’inscrit dans le cadre d’un partenariat long terme signé avec Uber Eats, à la fois marketing et commercial. L’objectif de ce rapprochement est d’améliorer la visibilité, la distribution numérique et le taux de prise de l’ensemble de nos produits sur la plateforme tout au long de l’année” commente Grégoire Sénéchal, Digital e-Commerce & Innovation Senior Manager, Coca-Cola European Partners France.

    #Nouvelle_domesticité #Uber_Eats #Coca_Cola

  • TLAXCALA : D’Uber à lber : deux faces du travail précaire en Amérique latine
    http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=29318

    Ce mois-ci, l’attention a été attirée sur la situation précaire des coursiers par applications (prestataires de services de livraison) en cette période de pandémie. En plus d’être plus exposé aux virus et de recevoir une rémunération misérable par les applications, comme « Uber Eats », un coursier a dit au journal : « Je livre de la nourriture en étant affamé ». Quelque chose qui rend la trame de la surexploitation plus tragique.

    Cette situation limite a conduit les coursiers brésiliens à lancer un appel à la grève pour le 1er juillet 2020. Le cri « Assez » retentit face aux effets de la politique néolibérale actuelle.

    Cette situation m’a ramené à un passé récent, il y a dix ans, et à une histoire d’exploitation continue de notre peuple, comme Galeano l’a déjà décrite dans Les veines ouvertes de l’Amérique latine.

    En tant que guide, le petit garçon Iber n’avait pas encore besoin de se soumettre à ce travail, mais bientôt son heure allait arriver. Comme était arrivée celle de son père, qui à un peu plus de trente ans était déjà mort des suites de la silicose, une maladie pulmonaire qui frappe fréquemment ceux qui respirent l’air de la mine.

    Iber, un orphelin, un potosino, issu d’une famille pauvre n’aura pas le choix s’il n’y a pas d’opportunités et si le destin continue d’indiquer cette voie à sa famille. En plein XXIe siècle, il était pleinement conscient que, si la logique du capital prévalait, son espérance de vie dans une mine serait plus ou moins de 15 ans et que, bientôt, il ne serait qu’un chiffre de plus dans les tragiques statistiques e dans le destin funèbre des mineurs de Potosí.

    Le coursier affamé d’Uber et Iber le Potosino sont quelques-uns des visages de cette machine à broyer les gens et les rêves appelée capitalisme. Il n’est pas possible de penser à un monde meilleur sans interrompre cette machine, ne serait-ce qu’un jour. Aujourd’hui est l’un de ces jours !

    #Nouvelle_domesticité #Travail_dangereux #Mine #Amérique_latine

  • TLAXCALA : Brésil : les coursiers par application préparent une nouvelle grève pour le 25 juillet
    http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=29322

    Les coursiers des plateformes de livraison prévoient un nouvel arrêt de travail national pour le 25 juillet. L’action en faveur de meilleures conditions de travail poursuivra le mouvement connu sous le nom de Breque dos Apps (Coup de frein aux apps) qui a eu lieu pour la première fois le 1er juillet et a rassemblé des milliers de travailleurs dans plusieurs villes du pays.

    Parmi les revendications qui continuent d’être des lignes directrices prioritaires pour la grève, figurent une rémunération plus juste grâce à l’établissement d’un taux minimum par course plus élevé que le taux actuel, ainsi qu’un paiement équitable et standardisé entre les platesforme par kilomètre parcouru.

    La suspension immédiate des blocages de livreurs sans justification, qui selon les organisateurs de la grève sont souvent effectués par des entreprises telles que Rappi, Ifood, Loggi et UberEats, est également l’une des principales revendications.

    L’informalité en hausse

    Au milieu de la crise socio-économique aggravée par le coronavirus, de nombreux travailleurs informels ont cherché à se faire coursiers par applications pour essayer de s’assurer une certaine source de revenus. Ce service a été considéré comme une activité essentielle pendant la quarantaine.

    Selon les informations envoyées à notre journal par Rappi, la plateforme comptait environ 200 000 livreurs enregistrés en Amérique latine au mois de mars. Mais, avec le début de la pandémie, ce chiffre a augmenté de 111 %. IFood, pour sa part, a indiqué avoir reçu plus de 175 000 demandes d’inscription en mars de cette année. En février, les coursiers inscrits étaient 85 000.

    Malgré l’augmentation significative du nombre de travailleurs et l’offre de main-d’œuvre plus importante qui en a résulté, les taux n’ont pas été modifiés, ce qui a directement compromis le revenu des coursiers.

    Une étude récente du Réseau de études et de surveillance de la réforme du travail (Remir Trabalho) a montré que parmi les coursiers interrogés, 60,3 % ont signalé une baisse des salaires depuis la pandémie.

    27,6 % ont déclaré que le revenu s’était maintenu et seulement 10,3 % ont déclaré qu’ils gagnaient plus d’argent. L’enquête a permis d’interroger 252 personnes de 26 villes entre le 13 et le 20 avril par un questionnaire en ligne.

    #Nouvelle_domesticité #Brésil #Plateformes #Livraison #Grève

  • Clyn App | Kenya
    https://www.facebook.com/watch/?v=381179788998847&extid=Y17lSH1SCEeWL8F8

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    12 décembre 2017 ·
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    #Nouvelle_domesticité #Apps #Kenya

  • On-demand home cleaning service Kisafi launches in Kenya
    https://disrupt-africa.com/2016/04/on-demand-home-cleaning-service-kisafi-launches-in-kenya

    On-demand home cleaning and laundry service Kisafi has launched in Nairobi, Kenya, aiming to bring consumers convenience at the click of a button and spread across the region.

    Kisafi – the name means “it is clean” in Swahili – allows homeowners to use the web or an Android app to have their laundry picked up and taken care of or their homes cleaned.

    The platform has been in private beta since December but launched to the general public on Nairobi today, with launches in Tanzania, Uganda and Rwanda to follow before a rollout in West Africa at a later date.

    Complete with a founding team with backgrounds at McKinsey & Co, Citigroup and Accenture, Kisafi has a quality control and assurance centre with modern commercial cleaning equipment in Nairobi, and offers a marketplace of former and current hospitality and hotel employees.

    It has signed partnerships with two of the top laundry and dry cleaning service providers in Nairobi, and also has a tech-enablement suite, including body cameras for the recording of the cleaning process and a high-grade photo filing system for before and after wash clothing pictures.

    Co-founder Janet Otieno said Kisafi was trying to make premium laundry and home cleaning a utility that is available to everyone, and save people time.

    “Given the rate of growth of the emerging affluent and middle class across Sub-Saharan Africa, coupled with the fast pace of work and life, every minute spent on chores counts,” she said.

    “We asked folks that were part of our closed beta why they love the service, and unanimously it was at least two things – ease and affordability.”

    Kisafi – which has seed investment from angels in Lagos and New York – said it was aiming to take a significant portion of emerging affluent market, and has a pan-African focus.

    “This is reflected in our team composition. Our founding and advisory team is made up of folks from Kenya, Nigeria and South Africa,” Otieno said.

    #Nouvelle_domesticité #Kenya #Apps

  • Des marchés aux esclaves sur Instagram et autres applications | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/183654/marches-aux-esclaves-instagram-applications-travailleuses-domestiques-kafala

    Sur l’écran du smartphone, les photos défilent par milliers : des portraits de femmes, la plupart originaires de pays d’Afrique (Guinée, Ghana, Éthiopie, Soudan…) ou d’Asie (Philippines, Népal, Inde…), répertoriées par ethnies, avec un prix affiché : elles sont disponibles à l’achat, pour quelques milliers d’euros.

    Le commerce illégal de travailleuses domestiques, qui fonctionne comme un réseau de trafic d’êtres humains, prospère tranquillement sur les applications mobiles. Sur Instagram par exemple, propriété de Facebook, on peut trouver des publications boostées par certains hashtags, proposant d’acheter une femme et ses services domestiques –la négociation aura tout simplement lieu par message privé.

    D’autres applications, comme 4Sale ou Haraj, approuvées et disponibles sur Google Play et l’App Store d’Apple, proposent des offres similaires.
    Marché aux esclaves

    « Ce qu’ils font, c’est promouvoir un marché aux esclaves en ligne », alerte Urmila Bhoola, rapporteuse spéciale de l’ONU sur les formes contemporaines d’esclavage. « Si Google, Apple, Facebook ou toute autre société héberge des applications comme celles-ci, elles doivent être tenues pour responsables », ajoute-t-elle.

    #Esclavagisme #Nouvelle_domesticité #Apps

  • Trois commandes par seconde : la livraison, dérive des temps modernes
    https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2020/03/06/trois-commandes-par-seconde-la-livraison-derive-des-temps-modernes_6032073_4

    Du poulet fermier aux jeux vidéo, du préservatif à l’apéro, tout est livrable désormais. L’homme moderne se transforme peu à peu en flemmard augmenté. Ou en coursier éreinté.

    Boostée par l’essor de l’e-commerce au début des années 2000, la livraison est progressivement devenue un mode de vie en soi et ce n’est pas un hasard si Amazon a développé un service de streaming pour les abonnés de son offre premium. Scotché devant la nouvelle saison de la série Fleabag, l’individu moderne est invité à rester chez lui où, tel un oisillon dans son nid, il est alimenté par d’innombrables capillarités marchandes, se transformant progressivement en flemmard augmenté. Alors que l’entrée dans l’âge adulte constituait jusqu’alors en un apprentissage de la frustration, nous sommes aujourd’hui maintenus dans un état enfantin, où chacun de nos désirs doit être satisfait dans l’instant.

    12 h 49, le lendemain : un peu écœuré, je teste tout de même les services d’Uber Eats. On me prévient que ma commande sera livrée à 13 h 20, 13 h 45 au plus tard, si le scénario se dérègle. Mon livreur « roule à vélo », précise l’appli. Pourquoi, alors, sort-il lui aussi de l’ascenseur avec un casque de moto sur la tête ? Réservé jusque-là aux grandes agglomérations, ce système de livraison se développe aujourd’hui dans les petites villes, où la nouvelle aventure consiste à commander des McDo en restant assis sur son canapé. La livraison est une toxicomanie en soi : ainsi, 25 % des utilisateurs ont l’intention de commander plus souvent dans les douze prochains mois, d’après une étude de Food Vision Service de 2019. Livraison de produits frais de proximité (Epicery), d’ingrédients à cuisiner soi-même (Foodette), de fruits et légumes fraîchement coupés (Koupé) : les initiatives dans le secteur semblent aussi nombreuses que les types avec de gros sacs carrés sur le dos dans les rues de nos villes.

    #Nouvelle_domesticité #Livraison #Gig_economy #Uberisation #Travail #E_commerce

  • « On joue les rapaces » : on a discuté avec un chargeur de trottinettes électriques Lime et Bird - - Numerama
    https://www.numerama.com/tech/425113-on-joue-les-rapaces-on-a-discute-avec-un-chargeur-de-trottinettes-e

    David est ce qu’on appelle, dans le jargon de l’ubérisation, un « Juicer » : un chargeur de trottinettes électriques. Il n’est pas employé par Lime, pas plus qu’il ne l’est par Bird. Pourtant, ce sont bien les trottinettes de ces deux sociétés qu’il s’occupe de recharger presque quotidiennement, une fois sa (première) journée de travail achevée. David est autoentrepreneur : il a passé un contrat avec les deux entreprises qui le rémunèrent à chaque fois qu’il charge une nouvelle trottinette à Paris.

    « J’ai commencé en juillet dernier, un peu par hasard. J’ai utilisé une trottinette électrique », entame David au téléphone. Dans l’application Lime, qu’il est en train d’utiliser, il tombe sur l’option permettant de devenir chargeur. « Au début, j’ai essayé par curiosité. Avec l’entreprise que j’ai, dans le secteur événementiel, c’était facile de renseigner un numéro SIRET. Puis je me suis aperçu que cela permettait d’ajouter un peu de beurre dans les épinards », raconte-t-il.

    « En juillet, quand j’ai commencé, c’était bien plus facile de charger les trottinettes. Depuis septembre, les choses se compliquent. Il y a plus de chargeurs, donc de capacité de chargement que de trottinettes disponibles. Sur l’application, il n’est pas possible de réserver la trottinette que l’on repère. Avec le temps, cela risque de devenir de plus en plus compliqué », s’avance David.
    Les points rouges représentent les trottinettes introuvables, probablement cachées par des utilisateurs. // Source : Capture d’écran de l’application Bird utilisée par un juicer.

    Le fait que certains usagers cachent les trottinettes électriques complique aussi le travail des chargeurs. David nous a envoyé une capture d’écran de son application Bird, dans laquelle une carte permet d’identifier les trottinettes à récupérer. Plus elles sont difficiles à atteindre, plus la somme allouée pour leur rechargement est élevée.

    #Uberisation #Nouvelle_domesticité #Tragédie_communs #Travail