• L’#extrême_droite britannique multiplie les #raids racistes sur le littoral français

    Les attaques de militants de l’#UKIP visant des exilés se sont succédé ces derniers mois autour de #Dunkerque, s’ajoutant à de nombreuses pressions. Des associatifs dénoncent le laisser-faire des autorités et craignent l’escalade.

    La #vidéo ne dure qu’une quarantaine de secondes. Sur les premières images, on distingue une douzaine de personnes, de nuit, portant une banderole floquée du message « Islamist invaders not welcome in Britain » (« Les envahisseurs islamistes ne sont pas les bienvenus en Grande-Bretagne »). Dans la séquence suivante, au moins sept hommes, casquettes noires vissées sur le crâne, marchent à vive allure dans les rues de #Grand-Fort-Philippe, en périphérie de Dunkerque, dans le Nord.

    L’un d’entre eux porte un drapeau de l’Angleterre, un autre, celui de l’Union Jack. On les voit, munis de puissantes lampes torches, se rapprocher puis s’en prendre à un groupe d’une vingtaine de personnes exilées, assises et assoupies sur le trottoir. Ces dernières sont réveillées dans leur sommeil, la plupart semblent stupéfaites. La bande-son de la vidéo se résume à un slogan, qui tourne en boucle : « You shall not pass ! » (« Vous ne passerez pas ! »)

    Cette vidéo, rendue publique le 30 septembre sur les réseaux sociaux du parti d’extrême droite britannique UKIP (#United_Kingdom_Independence_Party), a été tournée dans la nuit du 9 au 10 septembre. « Ce soir-là, les militants du UKIP ont insulté les exilés, ils ont également volé les gilets de sauvetage de certains et sont même allés jusqu’à frapper plusieurs personnes, dont une femme », détaille Salomé Bahri, coordinatrice de l’association Utopia 56.

    Au cours de leur maraude nocturne, les bénévoles de cette association ont rencontré les exilés victimes de cette #agression et ont recueilli leurs témoignages. « Ils ont vraiment eu peur, certains ont cru qu’ils allaient mourir », confie Salomé Bahri.

    À leur tête, un leader raciste et masculiniste

    Cette agression xénophobe, préméditée et mise en scène, perpétrée par des militants d’extrême droite britanniques sur le littoral nord de la France n’est pas un événement isolé. Ces dernières semaines, les actes d’#intimidation ou de #violence à l’encontre de personnes exilées et de leurs soutiens se sont succédé à Dunkerque et #Calais. Le 7 novembre au matin, encore à Grand-Fort-Philippe, une petite dizaine de militants britanniques d’extrême droite du mouvement « Raise The Colours » (« hissez les couleurs ») se filme au bord du fleuve Aa en exhibant un immense drapeau de l’Union Jack tout en proférant leur haine des personnes migrantes.

    Alors que le #Royaume-Uni est confronté depuis plusieurs mois à d’importantes mobilisations anti-immigrés, les plages de la #Côte_d’Opale sont devenues le nouveau terrain de jeu de l’extrême droite britannique, suscitant peu de réactions des pouvoirs publics.

    « Il y a toujours eu cette menace de l’extrême droite sur le littoral, mais cela s’est nettement accéléré ces derniers temps », note Salomé Bahri. Début juin, les militants de l’UKIP sont restés plusieurs jours à Calais et ont multiplié les intimidations envers les exilés et les personnes solidaires, postant systématiquement ensuite leurs vidéos sur les réseaux. À leur tête, une des figures du parti, #Nick_Tenconi, ouvertement islamophobe, masculiniste et anti-LGBT+, promeut l’expulsion en masse des immigrés présents sur le territoire britannique.

    Les humanitaires dépeints comme des « terroristes de l’intérieur »

    « Nick Tenconi et son groupe sont restés entre une heure trente et deux heures devant l’accueil de jour à nous menacer et à nous insulter, nous traitant de “terroristes de l’intérieur” et de “méchants petits communistes” », se remémore Léa Biteau, du Secours catholique. Les images publiées sur X montrent le leader de l’UKIP, dans une posture d’intimidation, accuser les équipes du Secours catholique « d’être complices de l’envoi de migrants illégaux vers le Royaume-Uni ».

    Dans une autre vidéo postée le 7 juin, Nick Tenconi, mégaphone en main, hurle sur un groupe d’exilés attendant le début d’une distribution alimentaire : « Vous êtes tous filmés ! Nous allons transmettre ces images aux services de renseignement britanniques ! Vous n’êtes pas les bienvenus en Grande-Bretagne, faites-le savoir à vos amis et vos familles ! »

    Le parti d’extrême droite a lancé pendant l’été une cagnotte en ligne destinée à « maintenir une présence dans le nord de la France » de ses militants « afin de localiser et stopper les bateaux ». Plus de 21 000 euros ont pour l’heure été récoltés par la plateforme GiveSendGo, déjà épinglée pour avoir hébergé des appels à dons en faveur de militants suprémacistes et #néo-nazis. Ces raids de militants de l’UKIP ne constituent toutefois pas la seule menace à laquelle ont dû faire face les personnes exilées et leurs soutiens ces derniers mois sur le Calaisis et la Côte d’Opale.

    Croix gammée, doigts d’honneur et excréments

    « Ces dernières semaines, nous avons constaté que certaines cuves d’eau avaient été sabotées : des robinets ont été volés, l’#eau a été polluée par du produit vaisselle ou encore des personnes ont volontairement déversé le contenu », indique Lachlan Macrae de Calais Food Collective.

    Ce groupe de solidaires installe des citernes d’eau sur les camps de fortune où survivent les exilés, palliant ainsi les carences assumées de l’État français en matière d’accès à l’eau, un droit pourtant fondamental. « Dernièrement, une des citernes a même été taguée d’une #croix_gammée », ajoute le militant.

    « Le 26 septembre, nous avons découvert un sac d’excréments à l’entrée de l’entrepôt », détaille Jade Lamalchi de l’Auberge des migrants, en reprenant un document sur lequel elle consigne, avec d’autres solidaires, les #menaces et intimidations auxquelles ils et elles font face. La responsable associative évoque également le cas récent de filatures, par un couple dans un véhicule, au cours desquelles les personnes solidaires ont été prises en photo. « On se demande si c’est une manière de préparer de futures actions », s’inquiète la jeune femme.

    « Il y a un climat ambiant qui favorise ce type d’agissements isolés, cela décomplexe le passage à l’acte », estime Léa Biteau du Secours catholique, également confrontée à « des actes de #vandalisme, tels que des dépôts d’excréments ou de la glue dans les serrures des locaux ».

    La salariée associative n’impute toutefois pas directement ces actes à l’extrême droite organisée, mais souligne que ces actions, qui peuvent venir d’habitants, participent à « décourager les initiatives solidaires ». Un constat partagé par Salomé Bahri qui observe régulièrement des riverains du camp de #Loon-Plage, près de Dunkerque, « faire des doigts d’honneur ou insulter des bénévoles d’Utopia et des personnes exilées ».

    Les groupuscules néo-fascistes français en embuscade

    « À Londres comme à Paris, les responsables politiques usent d’un discours politique toujours plus dur et déshumanisant à l’encontre des personnes exilées, cela normalise ces idées et ce type de comportements, s’alarme Lachlan Macrae, ce n’est pas surprenant ensuite de voir ces agitateurs fascistes se sentir encouragés pour agir ». Le militant de Calais Food Collective rappelle que Nick Tenconi et le parti UKIP étaient aux avant-postes du mouvement anti-immigrés qui s’est répandu cet été outre-Manche.

    Dans de nombreuses villes du Royaume-Uni, des rassemblements hostiles, attisés sur les réseaux sociaux par l’extrême droite, ont eu lieu devant les hôtels hébergeant les demandeurs d’asile, avec comme slogan principal « Send them home, protect our kids ! » (« Renvoyez-les chez eux, protégez nos enfants ! ») « Après ça, pour Nick Tenconi et l’UKIP galvanisés par ces mobilisations, la prochaine étape était de venir à Calais », observe Lachlan Macrae.

    « On craint que les actions menées par UKIP sur le #littoral ne donnent des idées à des groupes d’extrême droite locaux », analyse Salomé Bahri. Le 1er septembre, les groupuscules #identitaires #Nouvelle_droite, basé à Lille, et #Les_Normaux, venus de Rouen, se sont retrouvés pour une action de communication sur une plage proche du #cap_Gris-Nez. Les militants d’extrême droite se sont pris en photo arborant des banderoles « #Stop_the_boats » et en soutien à #Tommy_Robinson, un ancien hooligan à l’origine de l’#English_Defence_League, un groupuscule nationaliste et islamophobe. L’activiste d’extrême droite, très influent sur les réseaux sociaux, est à l’origine de la manifestation anti-immigrés qui a rassemblé 100 000 personnes au cœur de Londres le 13 septembre dernier.

    Les autorités très lentes à réagir

    Le raid de l’UKIP de début septembre a donné lieu à un signalement d’Utopia 56 auprès du parquet de Dunkerque le 18 septembre. Ce n’est toutefois qu’après la publication de la vidéo sur X de l’agression perpétrée contre des exilés que la procureure de Dunkerque a ouvert une enquête. Contacté par Basta !, le parquet de Dunkerque n’a pas partagé de nouveaux éléments relatifs à cette affaire. Plusieurs associatifs restent toutefois sceptiques quant à la capacité de réaction des autorités françaises, les mêmes qui, par ailleurs, organisent des expulsions de campements toutes les 48 heures à Calais ou cautionnent les interceptions violentes de zodiacs sur les plages du littoral.

    « Une ligne rouge a été dépassée : les pouvoirs publics laissent faire les propos et actes racistes et nous, en tant qu’associatifs, on se retrouve à devoir s’organiser, faire de la veille sur les réseaux sociaux afin de prévenir de futurs agissements de l’extrême droite », estime Jade Lamalchi, de l’Auberge des migrants, qui a de son côté signalé les cas de filatures auprès de la sous-préfecture de Calais, sans suite pour le moment. « On essaie désormais d’anticiper de nouvelles menaces de l’extrême droite, abonde Salomé Bahri. On prévient les bénévoles et les personnes exilés via des stories WhatsApp et on adapte nos missions sur le terrain. »

    Fin septembre, dans un courrier adressé au Premier ministre britannique, Keir Starmer, un collectif de 150 organisations de la société civile britannique appelle à une réponse forte des autorités face aux intimidations et menaces grandissantes de l’extrême droite auxquelles elles sont confrontées.

    Salomé Bahri conclut : « En #Angleterre comme en #France, cette volonté de beaucoup de responsables politiques de ne pas pointer du doigt les discours et les actes racistes est un terreau fertile, c’est une incitation à continuer et aller plus loin. »

    https://basta.media/extreme-droite-britannique-multiplie-les-raids-racistes-sur-littoral-franca
    #racisme #UK #Manche

  • Retour mosaïque sur la « Nouvelle Droite »
    https://lundi.am/Retour-mosaique-sur-la-Nouvelle-Droite

    En France, sur le plan directement politique, le parti d’extrême droite incarné dans les années 1990 par l’ex-n°2 du Front national, Bruno Mégret, ou aujourd’hui, le parti d’Éric Zemmour, Reconquête, sont sur une ligne ostensiblement identitaire, et nombre de leurs cadres étaient ou sont issus de la Nouvelle Droite, comme quoi le « virage à gauche » d’Alain de Benoist, s’il a eu lieu (?), ne lui appartenait qu’en propre et en tout cas s’est avéré relatif et tactique. Il suffit de lire Éléments pour vérifier qu’en dépit d’une relative largesse de vue pour la partie culturelle, les thèmes et opinions d’extrême droite y sont pleinement assumés, revendiqués, en constituent même l’ossature, la ligne de force.

    #extrême_droite #nouvelle_droite #Alain_de_Benoist

  • Das Oswald Spengler Projekt
    https://synergon-info.blogspot.com/2023/02/interview-mit-constantin-von.html?m=1

    A propos de l’errance de la pensée conservatrice désorientée - cette interview nous fait comprendre l’énorme effort nécessaire pour donner un sens au monde et à l’histoire où il n’y en a pas. La nouvelle droite n"a pas de méthode scientifique pour justifier ses idées. Dans une tentative déspérée d’y remédier elle se lance dans l"exégèse des écrits éclectiques d’Oswald Spengler.

    22.2.2023 von Robert Steuckers - Interview mit Constantin von Hoffmeister
    Besprechungen von Spenglers Werk und neueren Übersetzungen

    Quelle: https://spergler.substack.com/p/interview-with-constantin-von-hoffmeister

    Ich freue mich sehr, mit Constantin von Hoffmeister zu sprechen. Constantin hat kürzlich eine Reihe von Übersetzungen von Spenglers Werken vorgelegt. Dazu gehören eine Überarbeitung der Übersetzung von Charles Francis Atkinson von Der Untergang des Abendlandes und zwei neuere Übersetzungen von Spenglers Preußentum und Sozialismus und seinem bisher unübersetzten Werk Frühe Tage der Weltgeschichte. Letzteres hat auf Twitter ein reges Interesse geweckt und zahlreiche Threads entstanden, in denen dieses Werk zum ersten Mal in den englischsprachigen Diskurs eingebracht wurde. Nachdem ich es gelesen hatte, beschloss ich, Constantin um ein Interview zu bitten. Im Folgenden besprechen wir Spenglers Werk zusammen mit Constantins Übersetzungen. Sowohl Early Days of World History als auch Prussianism and Socialism können Sie bei Legend Books über Amazon erwerben.

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    Spergler Akolyth: Constantin, danke, dass Sie bei The Oswald Spengler Project mitmachen.

    Constantin von Hoffmeister: Es ist mir eine Freude, hier zu sein. Ich danke Ihnen für die Einladung.

    SA: Können Sie den Lesern ein wenig über sich selbst erzählen und wie Sie sich für die Werke von Oswald Spengler interessieren?

    CVH: Ich habe an der Universität von New Orleans Englisch und Politikwissenschaften studiert. Ich habe in verschiedenen Ländern gelebt und gearbeitet, unter anderem in Indien, wo ich Artikel für englischsprachige indische Zeitungen geschrieben habe, in Usbekistan, wo ich an einer privaten britischen Grundschule unterrichtet habe, und in Russland, wo ich Direktoren und Manager verschiedener Unternehmen in Wirtschaftsenglisch unterrichtet habe.

    Mein Kontakt mit verschiedenen Kulturen und Sprachen hat mir eine einzigartige Perspektive und die Fähigkeit verliehen, komplexe kulturübergreifende Situationen mit Leichtigkeit zu meistern. Meine Faszination für die Werke von Oswald Spengler begann, als mir ein Schulfreund eine gekürzte Version von Der Untergang des Abendlandes schenkte. Diese Erfahrung erwies sich als wegweisend und entfachte eine Leidenschaft für Spenglers Ideen, die mich dazu brachte, alle deutschen Originalausgaben aufzusuchen und zu verschlingen. Mein Interesse an Spenglers Werken hat mich weiterhin inspiriert und mein Denken beeinflusst, insbesondere wenn es um das Schicksal der westlichen Zivilisation geht.

    SA: Was hat Sie dazu bewogen, Übersetzungen anzufertigen?

    CVH: Da ich ein echter Perfektionist bin, war ich manchmal unzufrieden mit den vorhandenen Übersetzungen verschiedener Werke, einschließlich derer von Oswald Spengler und anderen namhaften Autoren. Angetrieben von meiner Liebe zur Sprache und meinem Wunsch, diese wichtigen Texte mit englischsprachigen Lesern zu teilen, beschloss ich, mich auf die Reise der Übersetzung zu begeben.

    Mit einem scharfen Auge für Details habe ich mich in die Arbeit gestürzt, entschlossen, Übersetzungen zu erstellen, die den Originaltexten gerecht werden. Durch meine Bemühungen konnte ich nicht nur meinen eigenen hohen Ansprüchen gerecht werden, sondern auch dazu beitragen, dass bisher nicht übersetzte Werke einem größeren Publikum zugänglich gemacht wurden.

    Ich bin sehr stolz auf die Qualität meiner Übersetzungen, und es ist eine große Genugtuung zu wissen, dass meine Arbeit dazu beigetragen hat, diese wichtigen Werke einer neuen Generation von Lesern zugänglich zu machen. Für mich ist die Kunst des Übersetzens nicht nur ein Job, sondern eine Leidenschaft, die mich dazu antreibt, die Grenzen dessen, was im Bereich der literarischen Übersetzung möglich ist, immer weiter zu verschieben.

    SA: Charles Francis Atkinson (CFA) gilt seit langem als der „Goldstandard“ der Spengler-Übersetzungen. Durch Ihre Arbeit mit Arktos haben Sie eine überarbeitete Übersetzung von Der Untergang des Abendlandes erstellt. Was für Änderungen haben Sie an der CFA-Übersetzung vorgenommen?

    CVH: Ich habe keine Änderungen vorgenommen. Ich habe lediglich offensichtliche Tippfehler und andere Fehler korrigiert, die seit der Erstveröffentlichung vor fast hundert Jahren offenbar nie behoben worden waren.

    SA: Mir ist aufgefallen, dass CFA im Vorwort des Übersetzers erwähnt, wie schwierig die Übersetzung bestimmter Passagen sein kann. Was sind einige der Schwierigkeiten, Spenglers Stil im Englischen einzufangen?

    CVH: Spenglers Stil ins Englische zu übertragen, kann aus mehreren Gründen eine Herausforderung sein.

    Erstens war Spengler für seinen dichten und komplexen Schreibstil bekannt, der viele Fachbegriffe, Neologismen und Metaphern enthält, die sich nur schwer direkt ins Englische übersetzen lassen. Seine Verwendung des deutschen philosophischen und wissenschaftlichen Vokabulars macht die Aufgabe der Übersetzung seiner Werke zusätzlich komplex. Die Suche nach gleichwertigen Begriffen und Phrasen, die im Englischen dieselbe Bedeutung vermitteln, kann eine schwierige Aufgabe sein.

    Zweitens bediente sich Spengler in seinen Schriften oft eines sehr metaphorischen und poetischen Stils, der tief in der deutschen Kultur und Literatur verwurzelt ist. Dies macht es schwierig, die volle Bedeutung und Konnotation seiner Sprache in der Übersetzung zu erfassen, da viele seiner Metaphern und kulturellen Bezüge nur in der deutschen Sprache und Kultur vorkommen.

    Drittens weisen Spenglers Werke oft einen sehr eigenwilligen und persönlichen Stil auf, der es den Übersetzern schwer macht, die Stimme des Autors vom Inhalt seiner Ideen zu trennen. Dies erfordert ein tiefes Verständnis von Spenglers philosophischen und historischen Ideen und die Fähigkeit, diese Ideen so zu vermitteln, dass die vom Autor beabsichtigte Bedeutung und der Tonfall erhalten bleiben.

    Insgesamt erfordert die Übersetzung von Spenglers Werken nicht nur fundierte Kenntnisse der deutschen und englischen Sprache, sondern auch ein tiefes Verständnis von Spenglers einzigartigem Stil, seiner Philosophie und seinem kulturellen Hintergrund.

    SA: In der Einleitung verwendet Spengler Goethes Ausdruck „exakte sinnliche Phantasie“, um seinen Ansatz zur Ermittlung historischer Formen zu beschreiben. In der CFA-Übersetzung wird dies als intellectual flair (="intellektuelles Gespür") wiedergegeben. Erst als ich die deutsche Übersetzung gelesen habe, wurde mir klar, dass Spengler mit dieser Formulierung direkt Goethes wissenschaftliche Schriften zitiert. Eine wörtlichere Übersetzung wäre vielleicht exact sensorial imagination (= „exakte sensorische Vorstellungskraft“). Im Vorwort des Übersetzers erwähnt Atkinson, dass diese Formulierung schwer zu übersetzen ist. Ich entschuldigte dies, da ich annahm, dass er mit Goethes philosophischen Schriften nicht allzu vertraut war und Atkinson daher Goethes wörtliche Absicht hinter dem Satz nicht ganz verstanden hat. Aber das brachte mich zum Nachdenken: Gibt es in der CFA-Übersetzung noch andere ungewöhnliche oder sogar ungenaue englische Wiedergaben?

    CVH: Es ist möglich, dass die CFA-Übersetzung von Spengler andere ungewöhnliche oder sogar ungenaue englische Wiedergaben enthält, da die Übersetzung ein komplexer und oft subjektiver Prozess ist. Bei jeder Übersetzung besteht immer die Gefahr, dass etwas von der ursprünglichen Bedeutung oder Nuance verloren geht, insbesondere wenn es um komplexe Ideen und kulturelle Bezüge geht.

    Im Falle der Formulierung „exakte sinnliche Phantasie“ ist es klar, dass die CFA-Übersetzung „intellektuelles Flair“ als Annäherung an die Idee verwendet hat, während sie im Vorwort des Übersetzers einräumt, dass eine wörtlichere Übersetzung schwierig zu erreichen sein könnte. Auch wenn diese Übersetzung die beabsichtigte Bedeutung der deutschen Originalphrase möglicherweise nicht vollständig wiedergibt, bleibt es letztlich dem Leser überlassen zu entscheiden, ob die englische Wiedergabe angemessen ist.

    Wie bei jeder Übersetzung ist es wichtig, die CFA-Übersetzung von Spenglers Werken mit einem kritischen Auge zu betrachten und andere Übersetzungen oder den deutschen Originaltext zu Rate zu ziehen, wenn Sie Zweifel an der Genauigkeit oder Angemessenheit einer bestimmten Wiedergabe haben.

    SA: Nun möchte ich das Gespräch auf Ihre neueren Bemühungen lenken. Sie haben kürzlich zwei Übersetzungen von Spengler vorgelegt: Preußentum und Sozialismus und Frühe Tage der Weltgeschichte. Die Veröffentlichung von Early Days of World History hat in den letzten Monaten auf Twitter für viel Aufregung gesorgt. Für diejenigen, die es nicht wissen: Early Days of World History war bisher noch nie ins Englische übersetzt worden. Ihre Übersetzung ist das erste Mal, dass die englischsprachige Welt in der Lage ist, sich in Spenglers Untersuchungen zur Vorgeschichte zu vertiefen. Können Sie uns etwas über den Hintergrund dieses Werkes erzählen? In welchem Zustand befand es sich zum Zeitpunkt von Spenglers Tod und wie wurde es ursprünglich veröffentlicht?

    CVH: Early Days of World History war eines der Hauptwerke, an denen Oswald Spengler zum Zeitpunkt seines Todes im Jahr 1936 arbeitete. Es ist ein fragmentarisches Werk, und viele Abschnitte bestehen aus Notizen oder unvollständigen Sätzen. Spengler hinterließ umfangreiche Notizen und Fragmente für das Buch, aber er hatte keine Gelegenheit, sie vor seinem Tod zu ordnen und zu vervollständigen. Infolgedessen ist der Text oft schwer zu lesen und lässt die Kohärenz und Struktur von Spenglers anderen Werken vermissen. Trotz seines fragmentarischen Charakters bleibt Early Days of World History jedoch eine wichtige Quelle für Spenglers Ideen über die Frühzeit der Weltgeschichte und seine Geschichtsphilosophie im Allgemeinen.

    SA: In Anbetracht der Tatsache, dass das Werk als unvollendete Reihe von Notizen hinterlassen wurde, kann ich mir vorstellen, dass es viele Herausforderungen bei der Übersetzung gegeben haben muss. Können Sie einige davon beschreiben?

    CVH: Ein fragmentarisches und unvollendetes Werk wie Early Days of World History zu übersetzen ist in mehrfacher Hinsicht eine Herausforderung. Erstens gibt es fehlenden oder unvollständigen Text, was es schwierig machen kann, die beabsichtigte Bedeutung zu erfassen. Zweitens ist es aufgrund des fehlenden Kontexts in einigen Teilen des Werks schwierig, bestimmte Sätze oder Passagen genau zu übersetzen. Außerdem kann der unvollendete Charakter des Werks dazu führen, dass es in bestimmten Abschnitten an Klarheit oder Kohärenz mangelt, was in der Übersetzung schwer zu vermitteln sein kann. Außerdem können Stil und Tonfall des Werks unkonventionell sein, was es schwieriger macht, die vom Autor beabsichtigte Stimme und Bedeutung in einer anderen Sprache zu erfassen. Schließlich musste ich als Übersetzerin auch umfangreiche Recherchen über den historischen und kulturellen Kontext des Werks anstellen, um die beabsichtigte Bedeutung für das Zielpublikum korrekt wiederzugeben.

    SA: Wie entscheiden Sie als Übersetzer, wann und wo Sie Änderungen vornehmen, um die Lesbarkeit des Werks zu verbessern und gleichzeitig dem Zustand des Ausgangsmaterials treu zu bleiben?

    CVH: Übersetzer stehen oft vor der schwierigen Aufgabe, zwischen der Treue zum Ausgangsmaterial und Änderungen, die die Lesbarkeit des Werks verbessern, abzuwägen. Es ist zwar wichtig, die vom Autor beabsichtigte Bedeutung und den Stil genau wiederzugeben, aber manchmal kann das Ausgangsmaterial in der Zielsprache aufgrund von Unterschieden in der Grammatik, der Syntax oder dem kulturellen Kontext schwer zu verstehen oder zu lesen sein. In solchen Fällen kann es notwendig sein, Änderungen vorzunehmen, um die Lesbarkeit des Werks zu verbessern, vorausgesetzt, der Übersetzer verändert nicht den Sinn oder die Absicht des Originaltextes. Letztendlich sollte das Ziel jeder Übersetzung darin bestehen, das Werk einem breiteren Publikum zugänglich zu machen, ohne dabei die Integrität des Ausgangsmaterials zu opfern. Wenn Spengler im Original unklar oder vage war, habe ich diese Zweideutigkeit in der Übersetzung wiedergegeben. Wenn seine Formulierungen im Original unbeholfen sind, wollte ich diese Unbeholfenheit auch in der Übersetzung zeigen.

    SA: Was sind einige der wichtigsten Ideen, die Spengler in Early Days of World History präsentiert?

    CVH: In Early Days of World History stellt Spengler eine Reihe von Ideen über die frühe Geschichte der menschlichen Zivilisation vor. Einige der wichtigsten Ideen sind:

    1) Das Konzept der „Kultur-Amöben“: Spengler geht davon aus, dass Zivilisationen wie Amöben sind: Sie sind mobil und nicht an einem bestimmten Ort verankert. Er identifiziert drei Hauptkultur-Amöben: Atlantis (der Westen), Kash (der Südosten) und Turan (der Norden). Atlantis, Kash und Turan sind morphologisch unterschiedliche Kulturen in Religion und Kunst. Atlantis verehrt die Toten und betont das ultratellurische Reich mit einer obsessiven Beziehung zu den Ahnen. Seine Kunst konzentriert sich auf Steinkonstruktionen mit einem Gefühl der trägen Selbstzufriedenheit. Kash hat eine tropische und gehaltvolle Religion, in der die Mathematik des Kosmos dominiert und das Leben nach dem Tod eine Frage der Gleichgültigkeit ist. Das zentrale Symbol von Kash ist der Tempel, in dem die Priester die himmlische Mathematik studieren. Turan schätzt die Macht der königlichen Blutlinien und das individuelle Heldentum und hat eine Vorliebe für Schönheit und Ornamentik (1).

    2) Die Vorstellung von „primitiven“ Kulturen: Spengler geht davon aus, dass es in der Entwicklung menschlicher Kulturen eine bestimmte Phase gibt, die durch primitives, magisches Denken gekennzeichnet ist, das sich von dem rationaleren, wissenschaftlichen Denken späterer Zivilisationen unterscheidet.

    3) Die Rolle von Mythos und Religion in frühen Zivilisationen: Spengler vertritt die Ansicht, dass Mythos und Religion eine entscheidende Rolle bei der Gestaltung früher Zivilisationen gespielt haben und dass sie eng mit der kulturellen und spirituellen Identität eines Volkes verbunden sind.

    SA: In der englischsprachigen Welt hat John Farrenkopf argumentiert, dass die hier vorgestellten Ideen zusammen mit denen in Man and Technics eine „Metamorphose“ von Spenglers Geschichtsphilosophie darstellen. Während Der Untergang des Abendlandes eine nichtlineare Sicht der Geschichte aufzeigt, scheint der spätere Spengler diese Perspektive etwas zu ändern. Wie hat sich Spenglers Geschichtsauffassung weiterentwickelt? Und in welcher Hinsicht ist sie gleich geblieben?

    CVH: In Der Untergang des Abendlandes vertrat Spengler eine zyklische Sicht der Geschichte, in der Kulturen einen vorhersehbaren Lebenszyklus von Geburt, Wachstum, Reife und Niedergang durchlaufen. In seinen späteren Werken wie Der Mensch und die Technik und Die Stunde der Entscheidung schien Spengler jedoch von dieser zyklischen Sicht der Geschichte abzuweichen und eine eher lineare Perspektive einzunehmen.

    Außerdem konzentrierte sich Spengler in seinen späteren Werken, darunter Der Mensch und die Technik und Preußentum und Sozialismus, mehr auf die Auswirkungen der Technologie und den Aufstieg der Maschine auf die menschliche Zivilisation. In diesen Werken vertrat Spengler die Ansicht, dass die Maschine nicht einfach nur ein Werkzeug sei, sondern eine neue Lebensform, die die Welt in einer Weise verändere, wie sie in der Geschichte der Menschheit noch nie dagewesen sei. Er glaubte, dass die Technologie nicht nur die materiellen Bedingungen des Lebens veränderte, sondern auch die menschliche Natur selbst veränderte.

    Spenglers spätere Werke konzentrierten sich zwar mehr auf die Auswirkungen der Technologie, gaben aber seine frühere zyklische Sicht der Geschichte nicht völlig auf. Stattdessen präsentierten sie eine Art Synthese zwischen der zyklischen und der linearen Sicht der Geschichte, in der Kulturen weiterhin einen Lebenszyklus von Geburt, Wachstum und Niedergang durchliefen, aber auch externen Kräften wie dem technologischen Wandel unterworfen waren, die diesen Lebenszyklus beschleunigen oder verlangsamen konnten.

    Insgesamt hat sich Spenglers Geschichtsbild in seinen späteren Werken zwar etwas weiterentwickelt, aber er blieb der Idee treu, dass Kulturen vorhersehbare Lebenszyklen von Geburt, Wachstum und Niedergang durchlaufen. Allerdings erkannte er auch die Bedeutung externer Faktoren wie des technologischen Wandels für den Verlauf der menschlichen Geschichte an.

    SA: Hatten die in Early Days of World History dargelegten Ideen einen direkten Einfluss auf die Bereiche Anthropologie, Archäologie und/oder Geschichte? Oder blieben sie nach Spenglers frühem Tod relativ unbekannt und unerforscht?

    CVH: Es ist unklar, inwieweit Spenglers Ideen in Early Days of World History direkten Einfluss auf die Bereiche Anthropologie, Archäologie und Geschichte hatten. Spenglers früher Tod im Jahr 1936, bevor das Buch fertiggestellt wurde, mag dazu beigetragen haben, dass es im Vergleich zu Der Untergang des Abendlandes relativ unbekannt ist. Einige Wissenschaftler haben jedoch den Einfluss von Spenglers Ideen auf spätere Denker in diesen Bereichen festgestellt. Einige haben zum Beispiel behauptet, dass Spenglers Fokus auf die Einheit der Kultur und die Notwendigkeit, Kulturen auf ihre eigene Art zu verstehen, spätere Trends in der Anthropologie und den Kulturwissenschaften vorweggenommen hat. Spengler war im Grunde ein Vorläufer des Kulturrelativismus. Darüber hinaus wurde Spenglers Betonung der Bedeutung historischer Zyklen und der Notwendigkeit, historische Phänomene in ihrem breiteren kulturellen und zivilisatorischen Kontext zu verstehen, als einflussreich für historische und vergleichende Studien angesehen. Auch wenn der Einfluss von Spenglers Ideen in Early Days of World History schwer zu messen sein mag, sind sie nach wie vor ein Thema, das unter Geschichts-, Anthropologie- und Kulturwissenschaftlern von Interesse ist und diskutiert wird.

    SA: Neben Early Days of World History gibt es einen weiteren posthumen Band von Spenglers unvollendetem Werk mit dem Titel Urfragen (= Primordial Questions). Dieses Werk muss noch ins Englische übersetzt werden. Haben Sie vor, dieses Werk zu übersetzen? Können Sie uns etwas über Urfragen erzählen?

    CVH: Ja, es steht auf meiner Liste der zukünftigen Übersetzungen. Das Buch besteht aus Notizen und Essays, die Spengler im Laufe seines Lebens geschrieben, aber nicht zu einem zusammenhängenden Werk zusammengefasst hat. Der Titel des Buches bezieht sich auf die grundlegenden Fragen, die nach Spenglers Ansicht allen menschlichen Kulturen zugrunde liegen, wie z.B. der Sinn von Leben und Tod, die Natur der Existenz und der Zweck der Geschichte.

    Urfragen wird von einigen als der Höhepunkt von Spenglers Denken angesehen, da es seine reifsten und am weitesten entwickelten Ideen zu diesen grundlegenden Fragen widerspiegelt. Da das Buch jedoch zum Zeitpunkt von Spenglers Tod unvollendet blieb, bleibt unklar, wie er diese Ideen weiterentwickeln wollte oder wie er sie letztendlich zu einem kohärenten philosophischen System zusammengefügt hätte.

    SA: Sie haben kürzlich auch Spenglers politisches Traktat Preußentum und Sozialismus übersetzt. Können Sie uns einen Überblick über einige der Ideen in diesem Text geben?

    CVH: Der Preußismus ist ein kulturelles und politisches Phänomen, das im 18. Jahrhundert in Preußen aufkam und durch ein starkes Gefühl für Pflicht, Disziplin und Ordnung gekennzeichnet ist. Er betont die Bedeutung des Staates und die Überlegenheit der germanischen Kultur. Der Sozialismus, wie er sich in Deutschland entwickelte, wurde ebenfalls von preußischen Werten beeinflusst. Spengler argumentiert, dass der deutsche Sozialismus keine proletarische Bewegung war, sondern eher eine Bewegung der Mittel- und Oberschicht, die von der liberalen Demokratie der Weimarer Republik enttäuscht war.

    Spengler zufolge sind sowohl der Preußismus als auch der Sozialismus Teil eines größeren historischen Phänomens, das er als „preußischen Sozialismus“ bezeichnet. Dieser Sozialismus ist in der einzigartigen kulturellen und historischen Erfahrung Preußens und Deutschlands verwurzelt. Spengler vertritt die Ansicht, dass die Zukunft Deutschlands von einer erfolgreichen Verschmelzung von Preußentum und Sozialismus abhängt. Er plädiert für eine starke, autoritäre Regierung, die in der Lage ist, eine sozialistische Politik umzusetzen, um nationale Ziele zu erreichen. Nach Spenglers Ansicht erfordert dies eine Ablehnung der liberalen Demokratie und die Bevorzugung des Staates gegenüber den Rechten des Einzelnen. Er argumentiert, dass diese Synthese zu einem mächtigen, geeinten Deutschland führen wird, das auf der Weltbühne konkurrenzfähig ist.

    SA: Welchen Einfluss hatte dieser Text in den intellektuellen und politischen Kreisen des Weimarer Deutschlands?

    CVH: Preußentum und Sozialismus hatte einen erheblichen Einfluss auf die intellektuellen und politischen Kreise im Weimarer Deutschland. Es wurde von Intellektuellen und Politikern viel gelesen und diskutiert, und seine Ideen beeinflussten die Entwicklung des konservativen und nationalistischen
    Denkens im Lande.

    Besonders einflussreich war der Text bei konservativen und nationalistischen Gruppen, die von der liberalen Demokratie der Weimarer Republik desillusioniert waren und nach einer alternativen Vision für die Zukunft Deutschlands suchten. Spenglers Forderung nach einer starken, autoritären Regierung, die eine sozialistische Politik umsetzen könnte, fand bei vielen dieser Gruppen Anklang, und seine Ideen trugen dazu bei, die Entwicklung konservativer und nationalistischer politischer Bewegungen im Lande zu prägen.

    Gleichzeitig waren Spenglers Ideen aber auch umstritten und umkämpft. Einige Intellektuelle und Politiker kritisierten seine Vision des preußischen Sozialismus als autoritär und antidemokratisch und argumentierten, dass sie eine Bedrohung für die Prinzipien der liberalen Demokratie und der individuellen Freiheit darstellte.

    SA: Es scheint, dass dieser Text eines der vielen Produkte der Konservativen Revolution in der Weimarer Republik war. Wie unterscheiden sich die Ideen, die im Preußentum und Sozialismus zum Ausdruck kamen, von denen, die später im Nationalsozialismus aufkamen? Ich erinnere mich, dass Friedrich Nietzsches Schwester einen Brief an Spengler schrieb, weil sie nicht verstand, dass Spengler den Nationalsozialismus ablehnte. Sie schreibt: „Hat unser aufrichtig verehrter Führer nicht dieselben Ideale und Werte für das Dritte Reich, wie Sie [Spengler] sie im Preußentum und Sozialismus zum Ausdruck gebracht haben?“. Was würden Sie ihr antworten?

    CVH: Die Ideen, die in Spenglers Preußentum und Sozialismus zum Ausdruck kommen, werden oft mit der breiteren intellektuellen Bewegung der Konservativen Revolution in Verbindung gebracht. Diese Bewegung zeichnete sich durch eine Ablehnung der liberalen Demokratie und der Werte der Aufklärung aus und durch eine Hinwendung zu Autoritarismus, Traditionalismus und einem starken Gefühl der nationalen Identität.

    Es gibt zwar einige Ähnlichkeiten zwischen den Ideen des Preußentums und des Sozialismus und denen, die später im Nationalsozialismus aufkamen, aber es gibt auch wichtige Unterschiede. Spenglers Vision einer starken, autoritären Regierung, die eine sozialistische Politik umsetzt, war nicht notwendigerweise mit der Rassenideologie oder dem aggressiven Militarismus verbunden, der mit dem Nationalsozialismus assoziiert wird.

    Spenglers Ideen waren in einem breiteren kulturellen und historischen Verständnis von Deutschlands Platz in der Welt verwurzelt, während der Nationalsozialismus sich stark auf Rassentheorien und eine mythologisierte Sicht der deutschen Vergangenheit stützte. Darüber hinaus stand Spengler der Art von Massenpolitik, die den Nationalsozialismus charakterisierte, kritisch gegenüber und glaubte an die Bedeutung einer starken, autoritären Führung und nicht an die Art von populistischer Bewegung, die für den Aufstieg der Nazis von zentraler Bedeutung war.

    Als Antwort auf den Brief von Nietzsches Schwester ist es wichtig festzuhalten, dass es zwar gewisse Überschneidungen in Bezug auf bestimmte Werte und Ziele gegeben haben mag, Spengler aber kein Anhänger des Nationalsozialismus war und ihn nicht als praktikable Lösung für die Probleme Deutschlands ansah. Stattdessen waren seine Ideen enger mit der breiteren intellektuellen und politischen Bewegung der Konservativen Revolution verbunden, von deren Befürwortern viele ebenfalls gegen den Nationalsozialismus waren.

    SA: Es scheint, als hätte die Weltanschauung des englischen Liberalismus in den Jahren seit Spenglers Tod den Globus beherrscht. Glauben Sie, dass es eine Zukunft gibt, in der ein „preußischer Geist“ zurückkehren könnte?

    CVH: Die Ideen und Werte verschiedener historischer Epochen und Kulturen sind oft in ständigem Wandel begriffen, und ihre Relevanz und Anziehungskraft kann sich im Laufe der Zeit ändern. Während die Ideen des Preußentums und des Sozialismus einen bedeutenden Einfluss auf das Weimarer Deutschland hatten, sahen sie sich auch der Kritik und dem Widerstand anderer intellektueller und politischer Bewegungen ausgesetzt. Es ist möglich, dass diese Ideen in der Zukunft wieder auftauchen und an Popularität gewinnen, aber es ist auch möglich, dass sie es nicht tun. Letztlich wird die Zukunft durch ein komplexes Zusammenspiel sozialer, politischer und kultureller Faktoren bestimmt, die sich nur schwer mit Sicherheit vorhersagen lassen.

    SA: Ihre Ausgabe von Preußentum und Sozialismus enthält auch Spenglers Essay „Russlands Doppelgesicht und die deutschen Probleme im Osten“. Können Sie uns ein wenig über diesen Aufsatz erzählen und warum er in diese Ausgabe aufgenommen wurde?

    CVH: „Russlands Doppelgesicht und die deutschen Probleme im Osten“ ist ein Essay von Spengler aus dem Jahr 1922. In diesem Essay untersucht Spengler die Beziehungen zwischen Russland und Deutschland sowie die komplexen politischen und kulturellen Probleme, die zwischen den beiden Ländern bestehen.

    Spengler argumentiert, dass Russland ein „doppeltes Gesicht“ hat. Einerseits ist es eine Nation mit einem reichen und einzigartigen kulturellen Erbe, das tief mit dem Land und den Rhythmen der Natur verbunden ist. Andererseits ist es auch eine Nation mit einer starken autoritären Ader und einer Tendenz zu bürokratischer Zentralisierung und sozialem Engineering.

    Spengler untersucht auch die historischen und geopolitischen Fragen, die zum Konflikt zwischen Deutschland und Russland geführt haben, einschließlich des Wettbewerbs um die Vorherrschaft in Mittel- und Osteuropa sowie des Aufeinandertreffens der Kulturen der beiden Nationen. Er argumentiert, dass Deutschland historisch gesehen zwischen den beiden Polen der westlichen und der östlichen Kultur gefangen ist und dass dies es Deutschland schwer gemacht hat, eine stabile politische und kulturelle Identität zu finden.

    Insgesamt ist „Russlands Doppelgesicht und die deutschen Probleme im Osten“ ein wichtiges Dokument für das Verständnis von Spenglers Auffassung von Geopolitik und Kulturgeschichte sowie seiner Ideen über die Herausforderungen, denen sich moderne Nationen nach dem Zusammenbruch traditioneller kultureller Strukturen gegenübersehen.

    Ich habe den Essay wegen seiner Relevanz im aktuellen geopolitischen Klima der Spannungen zwischen dem Westen und Russland aufgenommen.

    SA: Was ist Ihrer Meinung nach das langfristige Vermächtnis von Spenglers politischen Werken?

    CVH: Das langfristige Erbe von Spenglers politischen Werken ist komplex und umstritten. Einerseits wurden seine Ideen von einigen politischen Bewegungen im frühen 20. Jahrhundert aufgegriffen, insbesondere von denen, die mit der Konservativen Revolution in Verbindung gebracht wurden. Diese Bewegungen versuchten, die Bedeutung des Konservatismus neu zu definieren. Sie lehnten die liberalen Werte der Aufklärung ab und traten für eine Rückkehr zu traditionellen Werten und einen starken, autoritären Staat ein.

    Spenglers Werk wurde jedoch auch für seinen Pessimismus, seinen kulturellen Determinismus und seine Ablehnung der Demokratie kritisiert. Viele seiner Ideen wurden später von den Nazis aufgegriffen, die behaupteten, sie würden Spenglers Prophezeiung vom „Untergang des Abendlandes“ und dem Aufstieg einer neuen, autoritären Ordnung erfüllen.

    Trotz dieser Kritik wird Spenglers Werk weiterhin von Wissenschaftlern aus verschiedenen Bereichen, darunter Philosophie, Geschichte und Politikwissenschaft, untersucht und diskutiert. Einige Wissenschaftler sind der Meinung, dass seine Ideen über kulturelle Zyklen, die Bedeutung der Tradition und die Grenzen der Vernunft auch heute noch relevant sind, insbesondere angesichts der Globalisierung und der Erosion traditioneller Werte. Andere haben argumentiert, dass seine Arbeit zu sehr im spezifischen historischen Kontext seiner Zeit verwurzelt ist und dass seine Theorien zu deterministisch und essentialistisch sind.

    SA: Abschließend möchte ich Ihnen noch ein paar Fragen zum Einfluss von Spengler heute stellen. Es scheint, als gäbe es eine neue Generation von Menschen, die sich für Spenglers Werke interessieren. In den letzten Jahren sind Organisationen wie The Oswald Spengler Society entstanden. Sie beginnen, Konferenzen zu veranstalten, auf denen Spenglers Analysen von Geschichte, Kultur und Politik vorgestellt werden. Außerdem habe ich festgestellt, dass im Internet ein wachsendes Interesse an Spenglers Ideen besteht. Es scheint viel Aufregung um Spengler zu geben. Warum gibt es so viel neues Interesse an Spengler?

    CVH: Es gibt mehrere Gründe für das erneute Interesse an Spengler in den letzten Jahren. Ein Grund ist die wahrgenommene Krise der westlichen Zivilisation, insbesondere nach der Finanzkrise von 2008 und den anhaltenden politischen, wirtschaftlichen und sozialen Veränderungen des 21. Jahrhunderts. Spenglers pessimistische Ansichten über den Niedergang der westlichen Zivilisation und die zyklische Natur der Geschichte haben bei einigen Anklang gefunden, die Parallelen zwischen der aktuellen Situation und dem Niedergang vergangener Zivilisationen sehen.

    Ein weiterer Grund für das erneute Interesse an Spengler ist seine Analyse des Aufstiegs des Autoritarismus und der Rolle der Technologie in der modernen Gesellschaft. Spenglers Werke nehmen viele der Entwicklungen vorweg, die im 20. und 21. Jahrhundert stattgefunden haben, darunter der Aufstieg totalitärer Regime, die Auswirkungen der Massenmedien und der Kommunikationstechnologien sowie der Verfall traditioneller Werte und Institutionen.

    Schließlich gibt es auch ein erneutes Interesse an Spenglers literarischem Stil und der Art und Weise, wie er historische Analyse mit Kulturkritik und philosophischer Reflexion verbindet. Einige Wissenschaftler sehen in Spengler eine wichtige Figur in der Entwicklung des literarischen Modernismus und der Verwendung literarischer Techniken in Sachbüchern. Spenglers Betonung der Relativität kultureller Werte und seine Ablehnung universeller Wahrheiten und Absolutheiten nehmen die Postmoderne bis zu einem gewissen Grad vorweg.

    SA: Wie wichtig ist es, Spengler heute zu lesen?

    CVH: Spengler heute zu lesen, kann aus mehreren Gründen wichtig sein. Erstens bietet sein Werk eine einzigartige Perspektive auf Geschichte und Kultur, die die traditionellen westlichen Ansichten in Frage stellt. Spenglers zyklische Sicht der Geschichte stellt zum Beispiel die Idee des Fortschritts und die Unvermeidbarkeit der westlichen Dominanz in Frage. Dies kann den Lesern helfen, kritischer über ihre eigenen Annahmen nachzudenken und ein differenzierteres Verständnis der Welt zu entwickeln.

    SA: Nachdem Sie so viel Zeit damit verbracht haben, Spengler zu lesen und zu übersetzen, hat sich Ihre Sicht auf sein Denken in irgendeiner Weise verändert?

    CVH: Überhaupt nicht. Es hat lediglich meine Ansichten über seine Philosophie gefestigt. Nach all diesen Jahren ist er immer noch der Mann der Stunde!

    SA: Constantin, ich möchte Ihnen dafür danken, dass Sie mit mir an The Oswald Spengler Project teilnehmen.

    CVH: Vielen Dank, dass Sie mich teilnehmen lassen. Ich weiß das sehr zu schätzen.

    *

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    Eurosiberia

    Quand on regarde bien le blabla autour de Spengler se dissipe et revèle le véritable esprit nazi. A chier !

    SS-mann Otto Rahn
    https:// otto-rahn dot com/ss-mann-otto-rahn

    Per Aspera Ad Astra

    The Racist Left: Biological racism should be the most important part of any theory of identity. Races create cultures and traditions. Without race-specific world views there would be no tradition. Every tradition corresponds to the drive of a race soul to express and glorify itself. The foremost philosopher of National Socialism, Alfred Rosenberg (not a Jew!), realized this very well when he argued that “the character of today’s world revolution lies in the awakening of the racial types.” Racial war is an integral part of the natural process of selection and evolution. That some races are worth more than others is therefore obvious. Not too much value should be placed on the idea of a so-called “spiritual” race as an undiluted materialist outlook is the only outlook that accepts the reality of the present, the past and the future. A rock from Mars is worth more than a hundred books on transcending the differences in archetypes. This is not only true because there is not one ancient archetype at the root of the archetypes known today. The archetypes were always many, but only one archetype is worthy of worship.

    Islam is clearly an enemy of European civilization because it cannot accept that the Enlightenment was a universal revolution that is also applicable to itself. This is why the Muslims cry because of some harmless cartoons. Muslims are simply ridiculous. Islam should be suppressed. One should have absolutely no respect for “Islamic republics” as they are a reflection of a stupid and barbaric world view. Better into a bordello than into a mosque! The Muslims want to conquer and crush what does not fit their narrow outlook on the world. As an expression of a people’s collective psyche, Islam is the exact opposite of the European Enlightenment. Muslims live in the sand and in the past and will never be able to build a space shuttle and colonize space. Halal heartlessness: Muslims torture animals in the name of religious cleanliness. They let the animals slowly bleed to death so that they can feel rinsed and pure. A people’s level of civilization can be ascertained by the way it treats its animals.

    Only the ideas of the (imaginarily) Eurocentric French Revolution can give salvation to the Aryan race. Cheers to the Jacobins, the prophets of the pan-European mass idea! French revolutionary Louis Antoine de Saint-Just and German revolutionary Heinrich Himmler were both avatars of the same god of vengeance. While the former implemented measures to do away with the “noble” beasts of sloth, the latter organized a smooth-running camp system to concentrate (and thereby keep away from the healthy host nations) the hook-nosed parasites. Concerning the French King, Saint-Just argued that it was not possible to rule innocently. Concerning the hook-nosed parasites, Himmler argued that not being ruled at all was better than being ruled by them. Both Saint-Just and Himmler were cruel and swift in their methods, both signs that time could not be wasted and methods not restrained in their respective centuries, just as time is precious and radical methods wanted in our century. Unfortunately, time travel is not possible yet.

    Dr. Josef Mengele, working at Auschwitz, trying to make gold out of excrement (brown to blue, black to blond), was called the “Angel of Death.” Saint-Just, working in Paris, helping in letting sublime terror reign to establish order, was called the “Angel of Death.” Both Mengele and Saint-Just were human beings of a higher type. They were overmen in a world of filth! Mengele, with his praiseworthy desire to create biological nobility where nature had failed, was (and still is) beyond the reach of moralizing jabberwocky-utterers. Saint-Just, his youthful beauty consumed with lust and anger, has been, is and will be admired as one of the men of action (never to shy away from sacrifice, blood and sadistic deeds) that the West once needed to give itself an enema. An enema is needed now but hardly any men of Saint-Just’s caliber are here, ready and willing to administer it. A healthy dose of spite, rage and disgust must be fomented within the hearts of all pitch-black-clad men of honor. The goal is to reach again the heights of pleasure gained from giving enough pain, horror and remorse.

    The idolized (after the fact of historical presence in the past) Red Army was the army of liberation from the yoke of superstition in the guise of religiosity. It was not the goateed devil that persecuted the followers of Christ, but Loki that led the people back into Odin’s bosom through implementing measures necessary for a people used to sheepish ways. “Gulag! Gulag! Gulag!” This mantra should remind all good-natured fellows of the agenda that saved the East.

    Did SS-Mann Otto Rahn find the Holy Grail? The Holy Grail is the essence of the four corners of the Abraxi’s world. We venerate the Abraxi because their world is a reflection of our deep longing and desire to become one with the creator gods (multiple, wise, adamant-willed and attributed with attached arms of radioactive rays - the armor cold and dripping acid). The intricacies of the new inquisition reveal the desperate dark doctors that performed hideous cruel experiments on the filthy rabid dogs that howled at the wrong time and in the wrong place. The new inquisition puts the doctors to the test. If they sink, they will die. If they float, they will die. If they think, they will die. If they gloat, they will die.

    From Colonel Kurtz’ letter to the National Anarchist German Non-Workers’ Party: “If I slash a cow, can I call it beef? Belly? I don’t have a belly. I have a box where my intestines are put to rest.”

    And here they plucked it.

    by Constantin von Hoffmeister<

    #nouvelle_droite #nazis #idéologie

  • Jordan Bardella, les dessous d’une « politique TikTok »
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/02/10/jordan-bardella-les-dessous-d-une-politique-tik-tok_6215810_823448.html

    Le président du Rassemblement national cultive sa « marque » à coups de discours flous. Dépassant largement en popularité Marine Le Pen, il commence à s’en émanciper, sous le regard bienveillant de Vincent #Bolloré.
    Par Clément Guillou et Corentin Lesueur

    Difficile de s’imaginer dans une réunion politique. Le tube Bande organisée résonne au Duplex, célèbre boîte de nuit parisienne, pour accompagner l’arrivée de la star du soir, ce samedi 27 janvier, vers 23 heures. Un costume sombre fend une nuée de téléphones tournés vers lui. L’ambiance est festive, rythmée par les textes subversifs des rappeurs marseillais, aux antipodes des valeurs que l’invité principal entend incarner. Des centaines de jeunes endimanchés scandent « Jordan, Jordan ! », rient lorsqu’un amuseur rêve tout haut de « Jordan 2027 » : nous sommes bien au lancement de l’écurie personnelle du président du Rassemblement national (#RN), Les Jeunes avec #Bardella.
    Cela n’est pas qu’une soirée en discothèque. Il faut se figurer la valeur symbolique d’un tel événement dans un mouvement qui entretient le culte du chef et n’a jamais sanctifié qu’un seul nom, celui de Le Pen. Mais Jordan Bardella est porté par un courant puissant : l’opinion. En témoigne son entrée dans le traditionnel baromètre des 50 personnalités préférées des Français, produit par l’IFOP pour Le Journal du dimanche, publié le 2 janvier, où il est le seul homme politique présent. Il s’y classe en 30e position, alors que Marine Le Pen n’y a jamais figuré. Au panthéon du consensus et du conservatisme, dans un palmarès très masculin, se hisse un homme de 28 ans imprégné des idées de la #nouvelle_droite, un courant racialiste de l’#extrême_droite, mais que les Français peinent encore à cerner. Aux yeux d’une majorité d’entre eux, il est encore ce jeune costumé et bien peigné qui s’inscrit dans le sillage de Marine Le Pen (...)
    Un positionnement flou recherché par la tête de liste du RN pour les élections européennes de juin.

    [...]

    Il y a plus concret que les sondages : la justice, avec le procès à venir concernant l’affaire des assistants parlementaires du parti au Parlement européen, où Marine Le Pen risque une peine d’inéligibilité et dans lequel Jordan Bardella n’est pas inquiété, bien que son nom figure au dossier.

    [...]

    Le président du RN ressemble à un produit à la mode. Du premier slogan de sa campagne des européennes, qui ne dit rien sinon une date (« Vivement le 9 juin ! »), le député du Gard Pierre Meurin dit qu’il vise à susciter l’attente d’un événement, « comme la sortie du dernier iPhone ». « Sa personnalité, ce qu’il incarne, fait appel aux mêmes réflexes de consommation. » « Il est devenu une marque, renchérit le sénateur lepéniste Aymeric Durox. Un visage connu dans une époque dépolitisée, une époque du selfie. » En Seine-et-Marne où il est élu, ce dernier dit rencontrer des élus de #droite qui n’attendent plus que la prise du pouvoir du jeune homme pour basculer. Le sénateur se dit que « pour avoir toutes les chances de gagner, il faudrait que Jordan puisse faire le débat d’entre-deux-tours à la place de Marine ».

    https://justpaste.it/fw0sn

    #Hanouna #identitaire

    • « On aurait plus de chances avec Bardella » : les doutes des militants du RN sur Marine Le Pen

      https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/02/11/on-aurait-plus-de-chances-avec-bardella-les-doutes-des-militants-du-rn-sur-m

      De nombreux membres du parti lepéniste jugent le jeune président du RN mieux placé pour s’imposer lors de la prochaine élection présidentielle, convaincus que Marine Le Pen payera in fine son nom et ses échecs passés.
      Par Clément Guillou et Corentin Lesueur

      En monarchiste convaincue, Geneviève Salvisberg n’a rien contre les dynasties. Mais cette adhérente historique du Rassemblement national (RN), passée par l’Action française dans sa jeunesse, est prête à faire exception avec la famille qui règne depuis un demi-siècle sur son parti. « Marine Le Pen est toujours très appréciée, mais Jordan Bardella est tout simplement extraordinaire, beau gosse et tellement brillant, loue la septuagénaire, suppléante du député de l’Aude Julien Rancoule. Il est assez intelligent pour attendre son tour. Mais pourquoi ne pas le lancer dès 2027 ? »

      Laisser Jordan Bardella représenter l’ex-Front national dès la prochaine #présidentielle à la place de Marine Le Pen ? Beaucoup d’adhérents l’envisagent à trois ans du scrutin roi de la vie politique nationale. Durant le mois de janvier, Le Monde est parti à la rencontre des militants lepénistes lors des cérémonies de vœux de certains députés. A la question d’une éventuelle victoire en 2027, une majorité d’entre eux considérait que le jeune homme offrirait davantage de chances que la triple candidate. Dans un parti aux réflexes légitimistes, et alors que Marine Le Pen a annoncé vouloir représenter le parti dans trois ans, ce fond de l’air bardelliste dans la base militante n’est pas anodin.
      La fille de Jean-Marie Le Pen reste unanimement saluée pour sa résilience et le travail de dédiabolisation du parti. Le « ticket » proposé, avec Jordan Bardella présenté en premier ministre putatif, séduit. Mais les militants n’échappent pas à la dynamique qui, depuis plusieurs mois, porte leur jeune président, bien au-delà des rangs du mouvement d’extrême droite. « Beau », « trop fort à la télé », « il présente et s’exprime bien », « sens de la répartie ».
      Les atouts brandis par les défenseurs de Jordan Bardella se rapportent presque uniquement à ses passages télévisés et à son image « lisse ». Un profil « rassurant » pour rallier à leur cause des électeurs hésitant encore à assumer un vote radical. « Pour les frileux, c’est bien… On sera au pouvoir un jour, mais jamais avec un Le Pen », tranche Gérard Aubenas, électeur lepéniste depuis 1981 et retraité dans la région de Cavaillon (Vaucluse).

      Des punchlines sur les plateaux télé
      Le bardellisme existe jusque dans le bassin minier du Pas-de-Calais, le fief de Marine Le Pen. « Son discours, quand elle était présidente du parti, m’a convaincue. Mais c’est quand Bardella est arrivé que j’ai complètement adhéré », raconte Tatiana Focqueur, 27 ans, qui a troqué sa carte Les Républicains contre celle du RN. « Bardella fait le travail pour enlever cette étiquette de racisme », se réjouit son mari, Sébastien, 47 ans. Qui, lui, se moque bien des étiquettes : il dirige le Black Shadow North, un club de motards associé au Gremium MC, de l’ancien chef du groupe parisien de skinheads #néonazis, Serge Ayoub. Avant de tracter pour le RN, il s’affichait avec cette figure du milieu en 2021, comme l’a documenté le site d’information StreetPress.

      Si certains élus tancent Jordan Bardella pour son absence de ligne idéologique, nombre de militants y voient une force. Une #stratégie, même, pour dissimuler les fondamentaux du RN sous une communication se résumant à quelques #punchlines répétées sur tous les plateaux et relayées sur les réseaux sociaux. « Un homme politique n’a pas à rabâcher ce qu’il pense : on sait très bien ce que défend Jordan puisqu’il représente le parti et son histoire, explique Nathalie, 59 ans, en Seine-et-Marne. Il est jeune, parle bien et dispose d’une bonne gueule : exactement comme Macron en 2017. A l’époque, beaucoup ont voté pour lui sans trop savoir ce qu’il pensait. »

      Se libérer du patronyme Le Pen
      Chez les plus jeunes adhérents frontistes, séduits par ses vidéos sur TikTok ou sa présence sur le plateau de Cyril Hanouna, Jordan Bardella est décrit en figure tutélaire. « Son physique nous influence sans qu’on s’en rende compte, c’est inconscient », avoue Loly Lucas, 19 ans. « J’adhère aux idées de Marine Le Pen mais il y a toujours cette peur vis-à-vis de sa famille, alors que Bardella n’a pas de passé politique », distingue l’étudiante de Montpellier. Alimenté par la malédiction qui collerait à la lignée des Le Pen, l’enthousiasme pour le natif de Drancy (Seine-Saint-Denis) transcende désormais les générations.

      Parmi ceux qui cotisaient déjà sous « Jean-Marie », beaucoup n’y croient plus après trois premiers échecs de sa fille à la présidentielle. « Le nom lui colle toujours à la peau. Macron veut continuer à dire “Front national”, et on comprend pourquoi… », déplore Dominique Caplin, retraité d’un établissement public de gestion de l’eau et néoadhérent gardois. Au-delà du patronyme, d’autres considèrent que Marine Le Pen a péché, lors de ses tentatives infructueuses, dans les domaines qui font justement la réputation de son cadet.
      « On aurait plus de chances avec Bardella. Marine est plus énervée et agressive, elle n’a pas le même sang-froid, tranche Frédéric, un policier de 56 ans. A chaque débat d’entre-deux-tours, elle est mauvaise. » Et, lorsque vient la question de la jeunesse de Jordan Bardella, la réponse est toujours la même : « Et notre nouveau premier ministre, il a quel âge ? »

      Aux vœux de Jordan Bardella, l’ombre de la « #GUD connexion »
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/01/15/aux-v-ux-de-jordan-bardella-l-ombre-de-la-gud-connexion_6210954_823448.html

      Le président du Rassemblement national a dû s’expliquer lundi sur le maintien de relations d’affaires avec Frédéric Chatillon, ancien patron du Groupe union défense, une organisation étudiante d’extrême droite connue pour son radicalisme et sa violence.

      https://justpaste.it/cnu61

      Le reportage consacré au jeune président du RN sera bien diffusé, même si le parti a déclaré avoir missionné des huissiers pour empêcher la diffusion d’un extrait relatif au compte Twitter anonyme, raciste et homophobe, qu’aurait utilisé Jordan Bardella.

      https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/01/18/complement-d-enquete-sur-jordan-bardella-france-televisions-maintient-sa-ver

    • Jordan Bardella tente de séduire la droite pour « élargir » la base électorale du Rassemblement national, Clément Guillou
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2023/09/16/jordan-bardella-tente-de-seduire-la-droite-pour-elargir-la-base-electorale-d

      Alors que Marine Le Pen cible en priorité les classes populaires, le président du parti d’extrême droite s’efforce de séduire les classes moyennes supérieures et les retraités. Une répartition des rôles plus assumée entre eux. Publié le 16 septembre 2023.

      « Il a fait une campagne à l’américaine exemplaire. C’est même un modèle qu’on pourra étudier plus tard à Sciences Po. » Ainsi parlait, en 2007, Jean-Marie Le Pen au sujet de Nicolas Sarkozy, après s’être fait siphonner ses électeurs au premier tour de l’élection présidentielle. Sa fille Marine, directrice de campagne, ne partageait pas son enthousiasme vis-à-vis du personnage, qu’elle « trouvait faux », se souvient l’un des acteurs de la présidentielle 2007 au Front national. L’ancien chef de l’Etat, qui, entre deux actualités judiciaires, distribue les bons et mauvais points à l’occasion de la parution du deuxième tome de ses mémoires (Le Temps des combats, Fayard, 592 pages, 28 euros), est aussi de retour dans les discussions au sein du parti à la flamme.
      Cet été, le député Rassemblement national (RN) du Nord Sébastien Chenu s’est rafraîchi la mémoire en revisionnant La Conquête, le film de Xavier Durringer (2011) retraçant, dit-il, « la meilleure campagne de ces quinze dernières années, [qui] n’était pas une union des droites mais une capacité rare à faire sauter les clivages sociologiques ». Dans une vidéo tournée à l’occasion de la rentrée scolaire, Jordan Bardella laisse traîner, en évidence sur son bureau, le dernier opus sarkozyste.
      Le pavé est au même endroit quelques jours plus tard, quand les caméras de France 3 l’interrogent : « J’avais déjà lu Le Temps des tempêtes [L’Observatoire, 2020] », leur signale le président du mouvement d’extrême droite, qui doit lancer sa campagne pour les élections européennes de juin 2024, samedi 16 septembre, lors des universités d’été du RN, à Beaucaire (Gard).

      Le sillon sarkozyste
      Jordan Bardella avait 11 ans durant la campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy. De son propre aveu, son intérêt pour la politique n’était pas tel qu’il puisse en garder un souvenir net. « J’ai admiré le personnage, disait-il toutefois au Monde en février. Il avait la capacité de tout changer, réunissait les classes moyennes, l’ouvrier d’Aubervilliers et le cadre sup de Versailles. Je pense que c’est la clé du pouvoir et qu’on est sur ce chemin-là. Parler, au-delà de la France des oubliés, à la France qui se lève tôt » – un label sarkozyste.

      En ce début de campagne des élections européennes, celui qui sera la tête de liste du RN tente d’emprunter le sillon sarkozyste. M. Bardella encourage ses troupes à « recréer l’UMP [Union pour un mouvement populaire, devenue Les Républicains, LR] », rapporte Le Figaro. Le RN n’a pas l’armée de militants, de cadres locaux et politiques chevronnés qu’avait la formation de droite, lors de l’accession de M. Sarkozy au pouvoir. Mais rien ne l’empêche d’en adopter certains accents.
      Auprès d’un parti qui veut désormais renforcer son implantation chez les classes moyennes supérieures et les #retraités, le candidat Sarkozy exerce une forte attraction, bien que son action à l’Elysée demeure largement rejetée. Dans la bouche de quelques-uns des néodéputés de la vague élue en juin 2022, on entend les comparaisons avec le Rassemblement pour la République (RPR) d’antan, tentative d’extraire le RN du champ des extrêmes auquel son programme fondé sur la préférence nationale et le rejet de l’Union européenne le ramène inexorablement. Le député des Bouches-du-Rhône Franck Allisio, ancien de l’UMP, n’a-t-il pas récupéré la marque RPR pour fonder un mouvement local d’« union des droites » ?

      Dans le duo Marine Le Pen-Jordan Bardella, au sein duquel le rapport hiérarchique est de moins en moins affirmé, c’est au cadet de 28 ans que revient l’incarnation de la jambe la plus droitière ; à Marine Le Pen revient celle d’un national-populisme qui s’adresse à une partie des #classes_populaires. Depuis les violences urbaines du mois de juillet, la double finaliste de l’élection présidentielle a acté le principe d’une répartition des rôles encore plus assumée qu’elle ne l’était. Cela vaut pour la différence de stratégie médiatique – à elle la rareté, à lui l’omniprésence – comme politique – à elle la figure protectrice, à lui celle d’autorité. « Elle considère qu’il touche des gens différents et que c’est à exploiter », explique-t-on dans le premier cercle de Marine Le Pen.

      Clins d’œil à l’électorat de gauche
      La cheffe de file de l’extrême droite a laissé Jordan Bardella bénéficier de l’exposition offerte par Emmanuel Macron, qui l’a convié personnellement, par téléphone, aux « rencontres de Saint-Denis » (Seine-Saint-Denis), le 30 août. A l’issue, les proches du chef de l’Etat ont distillé des propos flatteurs à son endroit, louant son attitude générale et sa préparation – qu’importe qu’il ait, dans sa lettre de propositions au locataire de l’Elysée, confondu défiscalisation et exonération de cotisations patronales. Les mots du camp présidentiel visent à piquer la jalousie de Marine Le Pen, qui ne montre pour l’heure aucun signe d’agacement. Elle a même validé la publication d’une tribune de M. Bardella sur la présence française en Afrique, le 31 août, dans Valeurs actuelles ; elle qui considère pourtant l’international comme son domaine réservé.
      Omniprésent en cette rentrée politique, le jeune homme tente de s’ancrer à droite, même s’il conserve sa matrice populiste qu’il reprend dans Le Figaro, en dépeignant M. Macron comme « politiquement de nulle part ». « Mérite », « autorité », « charges », « taxes »… Celui qui incarne la marque identitaire et sécuritaire du RN s’efforce désormais de reprendre les mots traditionnels du parti Les Républicains. Interrogé sur RTL, le 12 septembre, il aborde ainsi la question des salaires : « Il faut permettre un petit coup de pouce salarial, ce que beaucoup de chefs d’entreprise ne peuvent pas faire compte tenu du niveau de charges délirant dans notre pays. » En février, il avait déjà lancé, depuis un château de la Sarthe, une campagne de communication baptisée « Où passe notre argent ? », dépeignant une France « championne d’Europe des impôts et des taxes ».

      Ce discours est compensé par quelques clins d’œil à l’électorat de gauche, comme la taxation des superprofits énergétiques, la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité et l’opposition à la réforme des retraites. Mais tout va comme si le parti avait acté que sa marge de progression se situe à la droite de l’échiquier politique, et non plus chez les abstentionnistes ou dans la gauche souverainiste, dite « patriote ».
      « Il faut maintenir et élargir notre nouvelle base sociologique née des législatives. Il n’y a plus, dans notre électorat, cet aspect “déclassés” contre “élites”, souligne Pierre-Romain Thionnet, le bras droit de Jordan Bardella. Il ne faut pas laisser dire qu’on est socialistes. » C’est particulièrement vrai à l’aube d’un scrutin européen, en juin 2024, où l’#abstention_différenciée (l’écart de participation entre différents électorats) devrait jouer contre le RN, les classes populaires s’exprimant traditionnellement peu dans ces élections. « Ceux qui aujourd’hui s’intéressent aux européennes sont très politisés et plutôt à droite ; c’est le lectorat du Figaro. Parler aux classes populaires de cette élection en septembre, c’est parler à des gens qui ont bien d’autres préoccupations », explique Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe RN à l’Assemblée nationale.

      Apprécié par les électeurs d’Eric Zemmour
      Le RN avait déjà revu à la baisse ses ambitions sociales dans son programme présidentiel de 2022, et envoyé plusieurs signaux favorables aux employeurs au long de la première année de la législature. Une évolution peu visible dans son discours, focalisé sur le pouvoir d’achat et l’immigration, et le magma des débats parlementaires.
      Jordan Bardella se positionne pour être celui qui incarne ce RN plus « droitard », un mot que Marine Le Pen prononce avec un dégoût non dissimulé. Dans les enquêtes d’opinion, il est, bien plus qu’elle, très apprécié par les électeurs de droite et d’Eric Zemmour. « Si Jordan n’était que Marine avec les cheveux courts, cela n’aurait que peu d’intérêt », estime Sébastien Chenu, lui-même issu de l’UMP. « Jordan a son espace et doit aller le prendre. L’intérêt est qu’il puisse continuer à élargir notre base électorale. Il nous faut des profils et des sensibilités différents. C’est un de nos défis », reconnaît-il.
      Sauf que, dans le même temps, le président du RN ouvre aussi les bras à Reconquête !, faisant mine de croire à une union de leurs forces pour le scrutin du 9 juin 2024, malgré les supposées différences de nature entre deux visions économiques et sociétales. Et alors même que Marine Le Pen a toujours refusé de se laisser tenter par l’arlésienne de l’« union des droites ».

      Le risque de ces multiples manœuvres est d’écailler franchement le vernis « ni droite ni gauche » que la dirigeante d’extrême droite, à la suite de son père, a patiemment apposé sur le parti à la flamme. Et de se perdre dans la tactique électorale. Alors que l’option « ni droite ni gauche » fut une clé de l’explosion des scores lepénistes après la scission avec Bruno Mégret, en 1999.

      #stratégie_électorale

    • L’enfance de Jordan Bardella à Saint-Denis, du mythe à la réalité
      https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2024/06/02/l-enfance-de-jordan-bardella-a-saint-denis-du-mythe-a-la-realite_6236866_450

      La tête de liste du Rassemblement national aux européennes du 9 juin a passé une partie de sa jeunesse à Saint-Denis. Parmi ceux qui l’ont côtoyé à l’époque, amis ou camarades du lycée privé où il donnait des cours de français aux migrants, son engagement politique surprend encore.
      https://justpaste.it/ey4jl

      #racisme

  • Stéphane François, politiste : « La nouvelle droite continue de jouer un rôle déterminant au sein de l’extrême droite »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/02/05/stephane-francois-politiste-la-nouvelle-droite-continue-de-jouer-un-role-det

    Le spécialiste des droites radicales analyse les liens entre le nazisme et ce courant de pensée, né à la fin des années 1960, qui conserve une influence au sein de Reconquête ! comme du Rassemblement national.
    Propos recueillis par Marc-Olivier Bherer

    Spécialiste des droites radicales et des contre-cultures, Stéphane François est professeur de science politique à l’université de Mons (Belgique). Il est également membre du laboratoire Groupe sociétés, religions, laïcités du CNRS. Il vient de faire paraître La Nouvelle Droite et le nazisme, une histoire sans fin (Le Bord de l’eau, 180 pages, 18 euros).

    Qu’est-ce que la nouvelle droite ? Pourquoi revenir sur son histoire aujourd’hui ?
    La nouvelle droite, apparue à la fin des années 1960, continue de jouer un rôle déterminant, puisqu’elle est à l’origine de l’idéologie #identitaire qui s’est répandue dans les partis d’#extrême_droite. Du Front national au Rassemblement national, mais aussi au sein du Bloc identitaire [un groupuscule d’extrême droite actif dans les années 2000 et rebaptisé « Les Identitaires » en 2016], du Mouvement national républicain [fondé en 1999 par Bruno Mégret] et de Reconquête !, partout, on trouve des anciens de la nouvelle droite ou de ses sympathisants.
    A travers ses idées, ce courant de pensée cherche à défendre une Europe blanche, sans mettre en avant une hiérarchie raciale. Il est moins raciste que racialiste. Pour lui, différentes races existent et peuvent vivre en paix si elles ne se mélangent pas. L’immigration ferait courir le risque d’un ethnocide en entraînant la disparition du peuple qui accueille des étrangers.

    L’histoire de la nouvelle droite débute lorsque d’anciens militants d’Europe-Action [un groupuscule raciste fondé en 1963 par Dominique Venner, proche d’anciens nazis tels que René Binet] fondent le Grece, le Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne, en 1969. Ce mouvement, qui réunit des écrivains, des journalistes et des universitaires, connaîtra bien des dissidences et a aujourd’hui périclité. Mais, dans les années 1970, le Grece voit certains de ses représentants être invités sur le plateau d’« Apostrophes ». D’autres participer à la fondation du Figaro Magazine, en 1978. Lors des années 1990 et 2000, ses idées commencent à se diffuser plus largement dans les partis. Le Grece disparaît vers 2013, mais la réflexion et la propagande idéologique se poursuivent toujours dans les écrits de son principal théoricien, Alain de Benoist, dans les colloques de l’Institut Iliade, les livres publiés par les Editions de La Nouvelle Librairie, la revue Eléments.

    Quels liens la nouvelle droite entretient-elle avec le national-socialisme ?
    Jusqu’au milieu des années 1980, d’anciens SS participent aux travaux de la nouvelle droite, dont Saint-Loup [nom de plume de Marc Augier (1908-1990)], Robert Dun [pseudonyme de Maurice Martin (1920-2002)] et Robert Blanc [né en 1923, mort après 2010]. Mais il n’y a pas une reprise en bloc de l’hitlérisme. Les auteurs néo-droitiers tentent de faire oublier qu’ils ont pu s’en inspirer en insistant davantage sur la révolution conservatrice allemande et sa tendance völkisch (de Volk, « peuple »), deux mouvements qui ont leur propre histoire mais qui ont été récupérés par le nazisme.
    La révolution conservatrice apparaît en Allemagne en 1918 et disparaît en 1933. Elle défend des idées antirépublicaines et antimodernes, inspirées par Nietzsche. Certains de ses représentants, comme le philosophe Oswald Spengler [1880-1936], critiquent le nazisme, ce que les idéologues de la nouvelle droite soulignent abondamment. Cette révolution conservatrice intègre des éléments de la tendance völkisch, un courant apparu à la fin du XIXe siècle, habité par la nostalgie d’une Allemagne païenne, une fascination pour la race blanche et ses prétendues origines scandinaves.

    Comment la nouvelle droite s’approprie-t-elle ces idées ?
    L’antisémitisme völkisch en donne l’illustration. Contrairement au nazisme, ce courant de pensée ne souhaite pas nécessairement la destruction des juifs. Ils sont certes considérés comme un corps étranger dangereux pour la nation, mais différents auteurs de cette tendance admirent leur capacité à préserver leur identité. C’est le rejet de l’assimilation qui est aujourd’hui récupéré par la nouvelle droite.
    Une des principales manifestations de cette proximité idéologique repose dans les liens d’amitié entre Alain de Benoist et Sigrid Hunke [1913-1999], militante nationaliste völkisch, proche de Heinrich Himmler [1900-1945], le chef de la SS. Lorsque la militante meurt en 1999, de Benoist écrit à propos de Sigrid Hunke qu’elle avait exhumé la « vraie religion de l’Europe », le paganisme. Elle est en effet violemment opposée au christianisme, dont l’ouverture à l’ensemble du genre humain menace, selon elle, les particularismes et les identités.

    Comment se définit l’Europe de la nouvelle droite ?
    Commençons par une évidence : ce n’est pas l’Union européenne. Mais ses contours varient d’un auteur à un autre. Elle peut s’étendre de l’Ecosse jusqu’à Vladivostok. Certains dissidents de la nouvelle droite estiment que l’Europe se trouve partout où il y a des descendants d’Européens blancs, c’est-à-dire également en Amérique, en Australie, etc. Mais l’Europe de la #nouvelle_droite, c’est avant tout un bloc civilisationnel qui repose sur le double héritage de la haute Antiquité gréco-romaine et de la culture celte et nordique. Elle se distingue par sa tolérance, elle ne cherche pas à convertir comme la « secte chrétienne », selon l’expression néodroitière. Aujourd’hui, cette vision de l’Europe se retrouve dans les discours de Jordan Bardella, qui assimile l’immigration à une « menace civilisationnelle ».

  • Cartographie de l’écologie d’extrême-droite et réactionnaire
    FLED – Twitter
    https://twitter.com/Eco_Decoloniale/status/1667221356922978322

    En collaboration avec @daphne_dsch journaliste chez @Politis_fr, nous avons réalisé une cartographie de certains partis politiques, mouvements, organisations et personnalités qui abordent l’écologie avec une perspective d’extrême droite ou réactionnaire.

    via @cdb_77

    • Ce qui nous amène à une autre inversion ici, quand on se demande ce que des féministes radicales font dans une liste dénonçant l’écologie réactionnaire : il s’agit de prétendre que les féministes radicales, qui refusent que le fait d’être nées femelles les contraignent aux stéréotypes genrés imposés aux femelles humaines, sont en fait les véritables essentialistes. (Alors que les gens qui prétendent qu’il faut changer de sexe pour se conformer à l’idée stéréotypée qu’on se fait des genres, ne seraient pas du tout essentialistes.)

      Et évidemment, on va ainsi tirer des traits pour relier les radfems et des militantes lesbiennes (rebaptisées TERF, des fois qu’il existe un mouvement organisé de féministes qui se qualifient elles-mêmes de TERF, avec un logo associé), à la Manif pour tous qui, elle, soutient justement les rôles stéréotypés/religieux des mâles et des femelles dans la société.

      On pourrait aussi dans ce tableau s’attaquer aux personnes qui luttent contre la négrophobie (qui refusent que leur identité soit réduite à la couleur de leur peau) et les accuser de racisme parce qu’elles prétendent qu’elles subissent la négrophobie justement à cause de la couleur de leur peau (quel affreux essentialisme), et surtout parce qu’elles n’acceptent pas l’idée que se blanchir la peau serait un acte progressiste de lutte contre la négrophobie. Dans cette logique, je ne serais pas loin de penser que la généralisation du terme « TERF », balancé comme une évidence, est du même tonneau que le terme « racisme anti-blanc ».

    • @arno c’est complexe et on peut s’y perdre un peu (notamment en perdant la possibilité de se questionner sur le transgenrisme et ses attaques contre les féministes au risque d’être catalogué·e transphobe) , parce qu’il y a aussi (d’après mes plus jeunes sources familiales) des radfems qui rallient les fachos par transphobie commune et publient dans les torchons comme V.A …
      #sidération #on_fait_quoi_alors

    • De même, les traits du genre grosbloc vers grosbloc comme Deep Green Resistance <-> Décroissance, font croire qu’il y a alors un lien entre les sous-trucs qui sont à l’intérieur de ses blocs. Or dans « Décroissance » ya… que des trucs de fachos + Pierre Rahbi, et dans l’autre… PMO et Floraisons et Nicolas Casaux n’ont jamais eu de lien avec Krisis, Pierre Rahbi etc, bien au contraire… donc ces liens n’ont aucun sens.

      Càd qu’au lieu de critiquer tels groupes pour les idées précises qu’ils ont (ça pourrait, pourquoi pas), ils font juste des liens avec d’autres groupes pourris qui n’ont aucun rapport.

      Comme si Floraisons critiquaient des trucs qu’illes considèrent essentialistes et anti-féministes pour les mêmes raisons que Thais d’Escufon et la Manif pour tous (comme le dit arno c’est au contraire pour des manières de voir le monde totalement inverse !)

    • Des radfems historiques comme Dworkin et Mackinon ont noué des alliances avec la droite chrétienne américaine, pour lutter contre la pornographie. Elles ont aussi, avec d’autres, participé à des paniques morales colossales, qui ont foutu des milliers de gens innocents en prison.

      Pas facile a entendre, mais comme toutes les grandes institutions, le féminisme a du sang sur les mains.

      Ca me semble important de ne pas escamoter ces liens avec la droite ou l’extrême droite, hier comme aujourd’hui. Je me répète un peu, mais c’est ici même que j’ai contracté une vision presqu’angelique de ces mouvements, porté généralement par des hommes d’ailleurs, comme le traducteur de Dworkin, qui publie ici, martin je ne sais plus comment.

      Par contre c’est vrai qu’en mode carte c’est un peu ultralight pour un écheveau pareil. Et peut-être que les alliances d’aujourd’hui ne sont pas exactement directes. C’est pas très précis là.

    • Ne pas escamoter des glissements et les personnes qui se livrent au confusionnisme, je veux bien (m’enfin je pense qu’il est déjà assez difficile d’échapper aux polémiques autour de Moutot et Stern par exemple). Par contre ces cartes qui systématiquement font dans la culpabilité par association pour résumer radfem à « TERF » et extrême-droite, non, et plus généralement cette façon de placer les féministes radicales comme cibles privilégiées de gens qui se prétendent progressistes, franchement beurk. Surtout si au final pour une partie de la jeunesse désormais, on passe joyeusement de « This machine kills fascists » à « This machine kills TERFs ». (Même topo, mais plus discret parce que sans doute moins facile à faire gober, le lobbying intense contre les femmes et associations « abolitionnistes », requalifiées « putophobes ».)

      On joue au même genre de simplifications à base de culpabilité par association, et d’inversions assez systématiques, pour provoquer la méfiance pavlovienne à l’encontre des mouvements anti-racistes qui n’entrent pas dans les bonnes cases, les mouvements dénonçant l’islamophobie sont d’excellentes cibles pour en prendre plein la gueule, les antifas, les écolos radicaux, etc. et évidemment les pro-Palestinien·nes subissent ce genre de méthodes de manière continue et massive : antisioniste devient antisémite de manière automatique, et partisan de l’apartheid israélien serait le véritable progressisme.

    • @tintin, stp, parler d’institution pour le féminisme, avec du sang sur les mains, qui plus est, et surtout pour Dworkin, c’est je l’espère, une bad blague hein.
      Et je me suis déjà moquée ici de tes assertions contre les radfems https://seenthis.net/messages/1005668#message1005790
      Quitte à se répéter, voila ma réponse

      Curieux comment les féministes radicales sont devenues en quelques années l’ennemi public N°1
      Je pense que le changement climatique elles n’y sont pas pour rien, mais ce n’est que mon point de vue, je peux me tromper.

    • On remarque que certains groupuscules sont très isolés des autres.
      Que l’autoritarisme et la méritocratie est une caractéristique commune.

      C’est chaud de se rendre compte qu’on peut partager des idées avec certains, sans pour autant embrasser le reste.
      – baisse de la démographie
      – liberté et aide publique aux systèmes agricoles indépendants

    • Le seul sang que les féministes ont sur les mains, c’est celui de leurs menstruations et de leurs IVGs.

      Le sang des personnes trans c’est les proxénètes, les pornographes et les putiers qui le verse, pas les féministes.

      Pour ce qui est du rappochement de Stern avec l’ED (Moutot n’est pas une radfem, mais une liberale à mon avis) c’est les consequences des années de harcelement mais aussi liée à l’histoire de Stern, qui etait femen au depart, un mouvement assez proche de l’ED ukrainnienne. Mais en face le mouvement transactiviste est un mouvement masculiniste violent qui appel à la mort des féministes (terf au bucher, une balle une terf qui étaient légion samedi pour les prides) afin de legaliser le proxenetisme et la mise sous hormone cancerigènes à vie de personnes qui souffrent de troubles mentaux liés aux discriminations misogynes et/ou homophobes qu’illes ont subit.

      Comment être écolo et recommander des transitions hormonales ? J’ai des copines queer, ecolo, ati-vax qui se soigneraient le cancer avec de la camomille et qui se font des soirée testo avec leur pote trans.
      Comment être contre les violences sexuelles et promouvoir le proxenetisme ? L’auto-entreprenariat de son humiliation sexuel sur onlyfan n’est pas differente du systhème traditionnel de la maison close, sauf pour des macronnards convaincus.
      Comment être féministe et prétendre que les femmes s’auto-identifient à leur genre ? Le genre n’est pas une question d’auto-identifdication, les femmes ne s’auto-identifient pas à ce qui est le mécanisme de leur oppression. On ne s’auto-identifie pas plus à son genre qu’on le fait à ses races, ses classes, ses handicapes, son age...

      Le transactivisme n’est pas un mouvement de gauche, au mieux c’est du libéralisme identitaire qui s’auto-identifie de gauche mais à mon avis c’est un mouvement réactionnaire qui détruit méticuleusement tous les aquis des féministes de ces dernières décennies (et pas seulement les aquis féministes, mais ceux de tous les groupes vulnérables, mineurs, homos, personnes racisées, classes sociales défavorisées (le passing est un privilège bourgeois))....

      #inversion_patriarcale #fauxminisme #allié

    • Réaction de Nicolas Casaux :
      https://www.partage-le.com/2023/06/09/politis-la-gauche-technologiste-et-la-chasse-aux-heretiques-par-nicolas-

      Autre imbécilité, Deschamps écrit elle-même que, contrairement à la collapsologie, DGR n’a pas de lien avec « les communautés survivalistes » d’extrême droite, mais relie néanmoins DGR et lesdites « communautés survivalistes » dans sa glorieuse cartographie de « l’écologie d’extrême droite ou réactionnaire ».

      On pourrait continuer longtemps à lister les mensonges et autres absurdités nous concernant dans le torchon de Deschamps/Politis. En fin de compte, ce qui est terriblement dommage, c’est qu’analyser la récupération de l’écologie par des idéologies autoritaires, par l’extrême droite, par diverses sortes de réactionnaires, est effectivement un travail important. Mais avec ce lamentable dossier, Politis n’y contribue pas du tout. Au contraire, il propage un confusionnisme pathétique. On note d’ailleurs que le survivaliste Piero San Giorgio est oublié de la cartographie de l’écologie d’extrême droite de Politis, alors que son concept de B.A.D. (Base d’autonomie durable) a été inventé par Serge Ayoub, un militant d’extrême droite proche des individus qui ont tué Clément Méric. Enfin bref, un travail calamiteux.

    • Combien est détestable la fasciste et sempiternelle phrase « les extrêmes se rejoignent ». Il faudrait faire une cartographie de celleux qui la prononcent à longueur de temps.

      À cet égard, l’extrême gauche et l’extrême droite, la gauche et la droite en géné­ral, se rejoignent lar­ge­ment. Poli­tis rejoint Éric Zem­mour et Marine Le Pen. Tous sou­haitent conser­ver l’es­sen­tiel de la civi­li­sa­tion techno-industrielle.

      Et donc pour cette fois, c’est Cazaux qi-ui te la mouline à sa sauce, argument zéro, grosse fatigue revient.
      #dichotomistes_du_milieu #proverbistes_de_mes_deux

      Et sur le lien donné, pour des personnes qui critiquent la tech et te mettent près de 50 scripts wordpress consorts et google, avec impossibilité de ne pas te faire sniffer tes infos car il y a un blocage sur TOR.

      https://www.partage-le.com/.well-known/captcha/?r=%2F2023%2F06%2F09%2Fpolitis-la-gauche-technologiste-et-la-chasse-aux-

      Our system thinks you might be a robot!
      We’re really sorry about this, but it’s getting harder and harder to tell the difference between humans and bots these days.

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  • Ci risiamo: il ministro Lollobrigida ha detto che non esiste una “razza italiana” ma “un’etnia italiana” da tutelare, soprattutto attraverso le nascite.

    Dopo la “grande sostituzione”, eccoci qui con un’altra teoria di estrema destra – quella del “differenzialismo”.

    l tentativo è chiarissimo: evitare le accuse di razzismo evitando l’impronunciabile “razza” e usando il più neutro “etnia”.

    Lo usa anche la Treccani!

    In realtà, come ha scritto Pierre-André Taguieff in diversi libri, “etnia” è un modo ripulito di dire “razza”.

    Questa innovazione linguistica la si deve ad Alain De Benoist, l’ideologo della “Nouvelle Droite”.

    Invece che fondarsi sull’inservibile razzismo “biologico-scientifico”, De Benoist si è concentrato sulle “differenze etnico-culturali”; da qui la definizione di “differenzialismo”.

    La faccio breve: siccome ogni “etnia” è “culturalmente” diversa, la convivenza è impossibile.

    Per vivere in pace, dunque, è meglio stare separati e non “contaminarsi”.

    È una forma di “razzismo politicamente corretto”, diciamo così, che ricorda sinistramente l’apartheid.

    Il pensiero di De Benoist non è affatto marginale, almeno all’interno di questo governo.

    Matteo Salvini anni fa ci faceva i convegni insieme.

    Ora invece è stato elogiato pubblicamente dal ministro della cultura Sangiuliano, e sarà ospite al Salone del Libro di Torino.

    Lollobrigida dice anche che occuparsi di natalità è un modo di “difendere la cultura italiana” e il “nostro modo di vivere”.

    Tradotto brutalmente: devono esserci più bambini bianchi.

    Altrimenti arrivano quelli «diversi» e si finisce con la “sostituzione etnica”.

    Insomma: dopo tutte le polemiche delle scorse settimane, rieccoci qui.

    Magari anche questa volta si tirerà in ballo “l’ignoranza”, o si accamperanno scuse di vario genere.

    Ma la realtà è che si tratta di precise scelte lessicali – e dunque politiche.

    https://twitter.com/captblicero/status/1656718304273104910

    #race #racisme #ethnie #terminologie #mots #vocabulaire #Lollobrigida #Italie #grand_remplacement #ethnie_italienne #différentialisme #Alain_De_Benoist #Nouvelle_Droite #extrême_droite #ethno-différentialisme #Francesco_Lollobrigida

    • Lollobrigida, l’etnia italiana e la leggenda della nazione omogenea

      Ci risiamo con una pezza che è peggiore del buco. Agli #Stati_generali_della_natalità (già il titolo meriterebbe un trattato filologico) l’irrefrenabile Lollobrigida, dopo avere detto, bontà sua, che è evidente che non esiste una razza italiana, ha dovuto colmare questa insopportabile lacuna, affermando che: “Esiste però una cultura, una etnia italiana che in questo convegno immagino si tenda a tutelare”. Esisterà dunque anche un’etnia francese (lo dica a bretoni e corsi), una spagnola (lo spieghi a baschi e catalani), una belga (l’importante che lo sappiano fiamminghi e valloni) o una inglese (basta non dirlo a scozzesi, gallesi e irlandesi). Ma forse no, lo stabordante ministro dell’Agricoltura sostiene il principio della purezza indicato peraltro nel punto 5 del Manifesto della razza: “È una leggenda l’apporto di masse ingenti di uomini in tempi storici”.

      La cultura italiana sarebbe dunque completamente autoctona. In un libretto scritto nel ventennio dal fondatore del Museo di Storia Naturale di Torino, c’era un capitolo (credo fosse d’obbligo) sull’elogio della razza italiana, che si era conservata pura “nonostante qualche invasione”. Quasi commovente quel “qualche”, i nostri libri di storia sono pressoché un elenco di invasioni, ma forse, proprio per questo la cultura italiana ha toccato punte di eccellenza (non adesso) come nel Rinascimento. Proprio grazie alla sintesi di culture diverse, che si sono fuse in una proposta originale fondata sull’incontro con la diversità.

      Siamo tutti d’accordo che il pensiero occidentale deve molto (non tutto, ma molto) a quello dell’antica Grecia, ma nelle sue Lezioni sulla filosofia della storia, Hegel sostiene, giustamente, che “gli inizi della cultura greca coincisero con l’arrivo degli stranieri”. Il tratto costitutivo per la nascita della cultura greca è quindi l’arrivo degli stranieri, di cui i greci avrebbero mantenuto “memoria grata” nella propria mitologia: Prometeo, per esempio, viene dal Caucaso, e lo stesso popolo greco si sarebbe sviluppato a partire da una “#colluvies” , termine che originariamente significava fango, immondizia, accozzaglia, scompiglio, caos.

      Gli Stati si differenzierebbero da quelle che chiamiamo “tribù” o etnia, perché contengono diversità, non omogeneità. Per quanto riguarda l’etnia, vale una celebre affermazione dell’antropologo britannico Siegfried Nadel: “L’etnia è un’unità sociale i cui membri affermano di formare un’unità sociale”. I Greci, peraltro, non associavano il concetto di #ethnos a un territorio, si poteva infatti essere greco anche in terre lontane, come volle esserlo Alessandro. L’etnicità di un popolo sta nel progetto.

      La storia viene spesso manipolata dalle élite, e l’identità evocata da chi sta al potere si fonda spesso sulla storia, o meglio su una storia, quella storia. Perché, come affermava Ernest Renan, per costruire una nazione ci vuole una forte dose di memoria, ma anche un altrettanto forte dose di oblio: “L’oblio, e dirò persino l’errore storico costituiscono un fattore essenziale nella creazione di una nazione (…) Ora l’essenza di una nazione sta nel fatto che tutti i suoi individui condividano un patrimonio comune, ma anche nel fatto che tutti abbiano dimenticato molte altre cose. Nessun cittadino francese sa se è Burgundo, Alano, Visigoto; ogni cittadino francese deve aver dimenticato la notte di San Bartolomeo, i massacri del XIII secolo nel Sud”.

      Dobbiamo fingere di ricordare ciò che ci unisce e dimenticare quanto invece, del nostro passato, ci divide. Oppure accettare, come sostengono Julian S. Huxley e Alfred C. Haddon che: “Una nazione è una società unita da un errore comune riguardo alle proprie origini e da una comune avversione nei confronti dei vicini”.

      https://www.ilfattoquotidiano.it/2023/05/12/lollobrigida-letnia-italiana-e-la-leggenda-della-nazione-omogenea/7158926

      #nation #homogénéité #diversité #culture #culture_italienne #ethnicité #identité

  • De la haine de l’écologie au greenwashing nationaliste ? Le RN et l’environnement – CONTRETEMPS
    https://www.contretemps.eu/rassemblement-national-lepen-racisme-ecologie-nucleaire

    Le FN devenu RN peut bien proclamer que l’écologie est dans son « ADN », l’examen de ses positions montre qu’il n’entend en aucune manière rompre avec le modèle productiviste et se sert de l’argument écologique pour alimenter la xénophobie. Ce qu’il nomme « patriotisme écologique », « écologie nationale », ou que d’autres encore baptisent « écologie identitaire » n’a donc rien d’écologique, puisqu’il ne cible jamais les causes véritables du basculement climatique et de la destruction environnementale (à savoir le mode de production capitaliste), mais a tout à voir avec la promotion d’une idéologie nationaliste et raciste.

    #RN #écologie #2022 #écologie_identitaire

    • Mme Maréchal-Le Pen aime à dire qu’elle s’inspire du célèbre premier secrétaire du Parti Communiste Italien, Antonio Gramsci qui a passé bonne partie de sa vie dans les geôles de Mussolini. Cela n’est guère surprenant, dans la mesure où depuis quelques années des politiciens des plus variés font de même par un effet de mode focalisé sur quelques termes –effectivement très parlant aujourd’hui- extraits du vocabulaire de Gramsci (“bataille culturelle” et “hégémonie” surtout).

      Néanmoins, s’agissant de Mme Maréchal-Le Pen le cas est un petit peu plus intéressant car elle reproduit une rhétorique parfaitement identifiable, provenant du monde militaire, que Gabriel Périès a nommé la “stratégie de la fausse citation” ...

      ...On peut tout de même remarquer que les Français fascisants qui s’ approprient Gramsci, avec les méthodes intellectuellement précaires que nous avons vu, le font avec plus de trente ans de retard sur leurs homologues argentins. Par exemple, l’un des chefs des soulèvements militaires des années 80, puis fondateur d’un parti d’extrême-droite dans les années 90, Aldo Rico expliquait, le rejet populaire des militaires (sorte de “tout le monde déteste la soldatesque” principalement motivé par leurs crimes durant la dernière dictature de 1976-1983), en 1989 ainsi : “Les subversifs ont échoué avec la guerre armée, alors ils ont fait un pas en arrière et ont modifié leur stratégie. En suivant Gramsci, ils sont allés changer ce qu’ils appellent la superstructure. [...ils se sont dit] Faisons penser tout le monde comme des marxistes et le pouvoir nous reviendra de fait. Laissons la voie armée, allons sur la voie culturelle.”

      Quoiqu’il en soit, entre le maréchalisme traditionnel, pour lequel moral et propagande n’avaient aucun secret, et le grand-père, compagnon de route des soldats de la guerre psychologique, Mme Maréchal-Le Pen avait largement où puiser des sources d’inspiration parmi les siens. Mais, il est vrai, quand la droite maréchaliste en vient à se croire résistante, le fake n’est plus une news, il en devient une forme de penser.

  • La tentation écofasciste : migrations et écologie

    Pierre Madelin

    https://lavoiedujaguar.net/La-tentation-ecofasciste-migrations-et-ecologie

    En 2019, le nombre de migrants internationaux à l’échelle mondiale a atteint 272 millions selon l’ONU, soit une augmentation de 51 millions par rapport à 2010. Cette même année 2019, le jour du « dépassement écologique » mondial, soit la date à partir de laquelle l’humanité a consommé plus de ressources naturelles et émis plus de gaz à effet de serre que la Terre n’est capable d’en produire et d’en absorber au cours d’une année, a été atteint le 29 juillet. Quelques mois auparavant, le 25 avril, un rapport affirmait que 14 % des emplois des pays membres de l’OCDE allaient disparaître en raison de l’automatisation, et que 31,6 % des activités seraient quoi qu’il en soit transformées par celle-ci. Le 15 mars, à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, un homme répondant au nom de Brenton Tarrant, équipé d’armes de guerre, tuait dans plusieurs mosquées 51 personnes et en blessait 49 autres. Enfin, le 3 août, à El Paso, ville frontalière du Texas, Patrick Crusius attaquait à l’arme automatique un supermarché fréquenté par des latinos, tuant 22 personnes et en blessant 26. Quatre phénomènes apparemment étrangers, mais néanmoins reliés les uns aux autres par la dynamique du capitalisme, qui tend à épuiser « en même temps les deux sources d’où jaillit toute richesse : la terre et le travailleur » (Marx). (...)

    #fascisme #écologie #capitalisme #extrême_droite #écofascisme #Ugo_Palheta #carbo-fascisme #André_Gorz #Bernard_Charbonneau

    • Or cette raréfaction conjointe du travail et des ressources entraîne logiquement la multiplication d’êtres humains « inutiles » [6] ou « non rentables » du point de vue de l’accumulation du capital ; « Ce n’est plus, écrit le groupe Krisis dans son Manifeste contre le travail, la malédiction biblique, “tu mangeras ton pain à la sueur de ton front”, qui pèse sur les exclus, mais un nouveau jugement de damnation encore plus impitoyable : “Tu ne mangeras pas, parce que ta sueur est superflue et invendable”. [7] » Ces humains « inutiles » sont qui plus est « encombrants », dans la mesure où, n’ayant pas renoncé au désir de vivre et de survivre, ils souhaitent malgré tout pouvoir obtenir leur part de ressources et de richesse. La crise du capitalisme provoque donc aussi un accroissement de la compétition pour l’accès au travail et aux ressources, tant chez les individus qui sont privés de cet accès que chez les personnes qui en bénéficient tout en le jugeant menacé.

      #surnuméraires #travail #automatisation

      Les trois sens de l’écofascisme :

      1. Au début des années 1990, ce concept a été utilisé à des fins diffamatoires par des idéologues « libéraux », notamment en France, pour suggérer que toute critique écologiste radicale de la modernité industrielle et capitaliste favoriserait l’avènement de régimes autoritaires. « Sous l’amour de la nature, la haine des hommes », écrivait par exemple Marcel Gauchet dans un célèbre article, peu avant que Luc Ferry ne publie son pamphlet Le Nouvel Ordre écologique, qui exerça une influence délétère sur la réception de la pensée écologiste anglo-saxonne dans les milieux intellectuels français [12].

      2. Dès les années 1970, divers penseurs de l’écologie politique soutinrent que la détérioration des milieux et la raréfaction des ressources provoquées par la croissance capitaliste entraîneraient à terme une gestion de plus en plus autoritaire (voire totalitaire) des territoires et des populations. « Les divers responsables de la ruine de la Terre, écrivait Bernard Charbonneau dans Le Feu vert, organiseront le sauvetage du peu qui en restera, et après l’abondance géreront la pénurie et la survie [13] », tandis qu’André Gorz, dans un texte célèbre, s’inquiétait de l’émergence d’une ingénierie écologique chargée de « déterminer scientifiquement les techniques et les seuils de pollution écologiquement supportables, c’est-à-dire les conditions et les limites dans lesquelles le développement de la technosphère industrielle peut être poursuivi sans compromettre les capacités autorégénératrices de l’écosphère » [14].

      3. Enfin, à partir des années 1980, dans le monde anglo-saxon, divers auteurs s’inquiétèrent des conclusions politiques que certains pourraient être tentés de tirer des positions éthiques dites écocentrées. Ils craignaient notamment que ces éthiques, lorsqu’elles accordent davantage de valeur aux communautés et aux touts qu’aux individus et aux parties qui les composent, ne puissent être invoquées pour légitimer, fût-ce à leur corps défendant, le sacrifice de certaines personnes et de certains groupes humains au nom de la préservation des écosystèmes. C’est cela qu’ils nommèrent écofascisme : la tendance à considérer que des populations spécifiques, dont on estime qu’elles perturbent les équilibres de la biosphère par leurs pratiques ou par leur nombre, doivent être éliminées, et qu’il peut être nécessaire de s’en débarrasser au nom du « bien commun » [15].

      […]

      Je souhaite pour ma part suggérer que l’écofascisme au sens 2 et l’écofascisme au sens 3 pourraient fusionner, en montrant que la gestion autoritaire de la pénurie et de la survie n’affecterait pas l’ensemble des êtres humains de manière indifférenciée, un point sur lequel Gorz ou Charbonneau ne se sont guère attardés. Elle pourrait à terme conduire, au nom de « l’intérêt général » et de la préservation des équilibres de la biosphère ou des écosystèmes nationaux, au sacrifice des groupes placés en bas de l’échelle sociale, restreignant dans un premier temps drastiquement leur accès aux ressources et aux richesses, et remettant finalement en cause leur droit à l’existence. Par écofascisme, il faudrait alors entendre une politique désireuse de préserver les conditions de la vie sur Terre, mais au profit exclusif d’une minorité.

      […]

      À la différence d’une option que l’on pourrait dire éco-socialiste, qui se proposerait de limiter par un procédé démocratique l’appropriation de la nature qui est au fondement de l’accumulation du capital, ainsi que sa captation par des groupes privilégiés, l’option écofasciste entendrait limiter la population par des méthodes autoritaires pour que ces mêmes groupes, définis suivant des critères ethno-raciaux toujours plus exclusifs, puissent continuer à s’approprier la nature comme bon leur semble, mais de façon à ce que l’abondance dont cette appropriation leur permet de jouir continue à être viable d’un point de vue écologique.

      #ethno-différencialisme

      En intégrant peu à peu la question écologique, l’ethno-différentialisme s’est en effet progressivement doublé de ce que l’on pourrait appeler un « éco-différentialisme ». Sans remettre en cause le caractère spécifiquement culturel de l’identité du groupe, il s’est efforcé, via un raisonnement analogique, de montrer que cette identité était en dernière instance tributaire d’un support naturel : l’écosystème, le milieu, ou la bio-région. À chaque ensemble culturel correspondrait ainsi un territoire, et l’intégrité de l’un ne pourrait être respectée qu’à condition de respecter l’intégrité de l’autre. Tout comme la biodiversité, l’ethno-diversité devrait être protégée, et à l’image des écosystèmes, les cultures seraient des entités fragiles dont il faudrait préserver les équilibres lorsque ceux-ci sont menacés par des perturbations extérieures.

      #éco-différentialisme #bio-région #nouvelle_droite #Alain_de_Benoist

      Si la décroissance et l’abolition des rapports sociaux capitalistes doivent demeurer des objectifs prioritaires, il serait donc malencontreux d’abandonner la question démographique aux idéologues d’extrême droite, qui en feront toujours un usage nauséabond et l’inscriront systématiquement dans le cadre de politiques autoritaires, eugénistes et racistes allant de la stérilisation forcée des femmes issues des populations subalternes à leur élimination pure et simple. Il vaudrait au contraire la peine de se demander dans quelles conditions une politique de décroissance démographique pourrait s’articuler à une visée émancipatrice. De ce point de vue, la pionnière française de l’éco-féminisme, Françoise d’Eaubonne, offre des perspectives intéressantes [34]. Dès la fin des années 1970, cette théoricienne avait en effet proposé d’articuler une politique de décroissance démographique, qu’elle jugeait indispensable, à la lutte des femmes contre le contrôle physique et juridique exercé par le patriarcat sur leurs capacités reproductives, et tout simplement contre leur assignation à une pure fonction reproductrice. En garantissant un accès universel aux moyens de contraception et au droit à l’avortement (aujourd’hui encore un enjeu majeur pour les mouvements féministes dans les pays du Sud, par exemple en Amérique latine), il était selon elle possible de faire coup double : promouvoir la liberté des femmes tout en réduisant les taux de natalité sans soulever le spectre de mesures coercitives (remarquons que ce principe est également au fondement des programmes de contrôle de la population des Nations unies). Dans cette perspective, il s’agirait en quelque sorte de dénaturaliser la croissance démographique et de montrer que celle-ci, loin d’être un phénomène purement biologique, est également la résultante du pouvoir exercé sur le corps des femmes par diverses institutions : la famille, l’Église ou encore l’État

      #démographie #femmes #contrôle_des_naissances #contraception

      et ping @antonin1 @monolecte @rezo un texte clair, bon résumé, très accessible

  • Contre les théories du « grand remplacement » : rompre avec la rationalité eurocentrique | João Gabriell
    https://joaogabriell.com/2019/03/24/contre-les-theories-du-grand-remplacement-%EF%BB%BF-rompre-avec-la-rat

    Contre les théories du « grand remplacement », plutôt qu’un amoncellement de preuves factuelles contradictoires, il faut rompre avec la rationalité eurocentrique qui les fondent, à la fois en imposant un autre type de débats que ceux qui ont cours, et en renforçant nos luttes politiques contre l’impérialisme occidental. Source : Le blog de João

    • Le « grand remplacement », généalogie d’un complotisme caméléon

      Trouvant ses racines dans la chrétienté médiévale, qui considère juifs et musulmans comme une menace, la théorie d’une « submersion » de la France par un prétendu « envahisseur étranger » convoque et adapte toutes les idéologies présentes et passées – racialistes, antisémites et nationalistes – aptes à servir son propos.

      La pensée du « grand remplacement », propagée principalement par l’écrivain #Renaud_Camus, figure des milieux identitaires, et le candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle #Eric_Zemmour, ne repose pas simplement sur un délire démographique. Elle s’appuie sur tout un système de représentations, où s’entremêlent des sources clairement identifiables et un imaginaire plus diffus, constitué au fil des siècles et constamment revisité.

      Le « grand remplacement » ne laisse pas toujours deviner son âge, tant il adopte des formules modernes ou des exemples contemporains. C’est par exemple le cas chez Renaud Camus. Ainsi écrit-il dans Le Grand Remplacement (La Nouvelle Librairie, 2021) : « L’expression de “grand remplacement” désigne, certes, essentiellement, le remplacement d’un peuple, le peuple français indigène, par un ou plusieurs autres ; celui de sa culture par la déculturation multiculturaliste ; celui de sa civilisation si brillante et admirée par la décivilisation pluriethnique (le village global), elle-même en rivalité âpre avec l’intégrisme musulman, la conquête et la conversion islamique. »

      [...] Aujourd’hui, les musulmans sont vus comme les acteurs d’une conspiration mondiale menée « par les princes et par les masses, par les multimilliardaires du pétrole et par les “jeunes” sans emploi », croit savoir Camus. (...)

      Après la seconde guerre mondiale, l’extrême droite est contrainte à un renouvellement idéologique. La fin des colonies et la rapide croissance économique se traduisent par la montée d’une immigration venue du Sud vers l’Europe. Et alors, la peur de la submersion démographique qui était jusque-là davantage du domaine de la fiction, commence à se diffuser.
      L’idée de remplacement de la population est exprimée par René Binet, un ancien SS français, qui écrit dans son livre Théorie du racisme (1950) que« la “Révolution” n’a, jusqu’ici, été que l’accession de races inférieures au pouvoir, en remplacement de races supérieures dégénérées ». Camus ne s’inspire pas de ce livre, mais il s’inscrit néanmoins dans ce courant de pensée. Il rend en effet un hommage appuyé à celui qui travailla le plus à développer ses idées, l’essayiste Dominique Venner. Après son suicide en 2013, Camus le décrit comme un « grand intellectuel ». Pour Stéphane François, professeur de science politique à l’université de Mons, en Belgique, et historien des idées, « Venner joue un rôle central, car il se situe à l’avant-garde intellectuelle, il tente de sortir d’un nationalisme étroit par l’adoption d’un pan-nationalisme européen. Il est notamment l’auteur d’Histoire et tradition des Européens. 30 000 ans d’identité [#éditions_du_Rocher, 2002], dans lequel il affirme qu’existe une continuité culturelle en Europe, de la préhistoire à aujourd’hui… On trouve en outre chez lui l’idée que l’immigration est une invasion, que les nouveaux arrivants venus du Sud ne peuvent pas s’intégrer, à cause de leur violence ».

      (...) L’immigration est une « contre-colonisation ». Un large usage est donc fait d’un auteur anticolonialiste tel le psychiatre martiniquais Frantz Fanon. On le transforme en ce qu’il n’est pas : une espèce d’apôtre du « chacun chez soi » identitaire.

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/01/28/le-grand-remplacement-genealogie-d-un-complotisme-cameleon_6111330_3232.html

      https://justpaste.it/28s9i

      source démocratique et CAC 40, #Alain_Finkielkraut pas cité #extrême_droite #histoire #chrétienté_médiévale #1492 #Joseph_de_Maistre #Ernest_Renan #Maurice_Barrès #Édouard_Drumont #Dominique_Venner #antisémitisme #islamophobie #racisme #complotisme #immigration #différentialisme #Enoch_Powell #Alain_de_Benoist #Nouvelle_droite

    • Mais la généalogie du « grand remplacement » a récemment trouvé un éclairage supplémentaire dans le court essai d’Olivier Mannoni : « Traduire Hitler » (Editions Héloïse d’Ormesson 2022). Le germaniste, traducteur de « Mein Kampf », renvoie au chapitre XI de la première partie du texte hitlérien :

      « il [Hitler] développe, d’une manière précise et explicite, la théorie du « grand remplacement » d’une population « aryenne » par une population immigrée (Hitler écrit « nomade ») venue occuper le pays en tapinois ».

      Le texte est limpide :

      « Cela n’a cependant rien à voir avec le nomadisme parce que le Juif ne songe nullement à quitter de nouveau un territoire qu’il occupe, mais il reste au contraire là où il est, et cela de manière tellement “sédentaire” qu’il devient très difficile de le chasser, même par la force. »

      La représentation antisémite classique du « peuple nomade » fait place au scénario d’une population parasite installée en territoire allemand pour se substituer au peuple originel. La généalogie du « grand remplacement » ne fait aucun doute pour Olivier Mannoni :

      « Nous sommes donc face à une thèse d’origine nazie. Tous ceux qui ont lu et étudié “Mein Kampf” le savent. »

      Alors, que peut-on espérer de cette découverte ? À la fois peu et beaucoup. Pour combattre le fantasme du « grand remplacement », il ne suffira pas de rappeler sa généalogie nazie. Mais à l’heure où l’extrême droite française se banalise pour accéder au pouvoir, il est décisif de déconstruire sa stratégie.

      https://www.nouvelobs.com/idees/20230207.OBS69265/grand-remplacement-une-idee-nazie.html

  • Au #Brésil, la #nouvelle_droite conservatrice prospère grâce à la crise politique
    https://www.mediapart.fr/journal/international/051117/au-bresil-la-nouvelle-droite-conservatrice-prospere-grace-la-crise-politiq

    En trois ans, une nouvelle droite morale, hostile à l’égalité entre les femmes et les hommes et aux LGBT, a envahi les réseaux sociaux, désertés par les progressistes et la droite traditionnelle. Au point de favoriser certaines figures d’extrême droite, nostalgiques de la dictature.

    #International #MBL #mouvements_conservateurs

  • Ridley Scott et la saga Alien : quand l’auteur devient son propre monstre… | Calimaq
    https://scinfolex.com/2017/05/14/ridley-scott-et-la-saga-alien-quand-lauteur-devient-son-propre-monstre

    Cette semaine est sorti sur les écrans le film Alien : Covenant qui ajoute un nouvel épisode de la saga initiée par Ridley Scott en 1979. Après le déjà très controversé Prometheus en 2012, Ridley Scott revient aux commandes d’un film qui est en train de déclencher parmi les fans un véritable torrent de critiques négatives, accusant le… Source : : : S.I.Lex : :

    • Viol de l’oeuvre par son propre auteur ?

      Ce qui était déjà en germe dans Prometheus devient cette fois encore plus problématique avec Alien : Covenant . Ridley Scott – peut-être comme le dit Durendal parce qu’il atteint l’âge canonique de 80 ans – paraît s’enfoncer dans un délire mystique à tendance créationniste et il plaque artificiellement ces nouvelles thématiques sur l’univers d’Alien. Ce qui était à la base avant tout un film d’horreur, caractérisé par la figure iconique du xénomorphe, devient à présent une sorte de réflexion pseudo-philosophique ampoulée sur les origines de la vie et de l’être humain. Dans Covenant , Ridley Scott s’attache à faire des révélations sur la création jusqu’alors inexpliquée de l’Alien, à laquelle il apporte une réponse… plus que surprenante (je vous épargne les spoils). Le problème, c’est que ce faisant, il introduit un nombre invraisemblable d’incohérences qui rejaillissent sur les films suivants (l’action de Covenant se déroulant avant le premier épisode de la saga). Or ici, on peut dire d’une certaine manière que Ridley Scott se comporte comme le xénomorphe avec sa propre création : avec ces nouvelles thématiques religieuses, il insémine l’histoire avec des corps étrangers qui la font muter et la boursouflent jusqu’à la faire littéralement exploser. Et du coup, j’ai rarement vu quelque chose qui mérite autant le qualificatif de « dénaturation de l’oeuvre », au sens d’une violation du droit moral, alors qu’elle est commise par l’auteur lui-même.

      L’auteur est littéralement devenu son propre monstre et c’est l’univers d’Alien qui en est la première victime !

    • Souvent, le spectateur est plutôt bienveillant envers l’œuvre qu’il découvre et accepte les présupposés de l’univers qui lui sont proposés tant qu’ils ne vont pas à l’encontre de leur propre cohérence.

      On accepte donc beaucoup de petites faiblesses, jusqu’au moment où l’on trouve le propos tellement con qu’on éclate de rire pendant une scène qui n’est manifestement pas destinée à déclencher cette réaction. Généralement, c’est là que le réalisateur me perd.
      Ça a déjà été très chaud avec la scène d’intro, que j’ai trouvée prétentieuse au possible, mais bon, on passe l’éponge. Mais ça tourne directement au slasher avec des personnages et des situations totalement risibles parce mal écrits ou montés, je ne sais pas.
      Grosso merdo, t’as un vaisseau colonisateur de première vague avec, globalement, aucun système redondant et un équipage de gens qui se révèlent parfaitement inaptes au moindre stress, alors que la moindre hôtesse de l’air chez nous est formée pour ça : gérer le merdier. Et très rapidement, le #WTF se laisse bouffer par sa propre entropie, jusqu’au moment où tu te retrouves avec des monstrasses sortis du slip (parce que tu y repenses bien, si tu suis le scénario, en dehors de vouloir faire un plan par plan d’une scène du premier opus, ben, le bestiau, il ne peut pas être là. Pas possible !)
      Y a deux ou trois plans jolis, mais rien qui justifie de s’infliger deux heures de #bullshit autour.

    • Pas aimé du tout le texte de S.I. Lex sur Ridley Scott :
      https://scinfolex.com/2017/05/14/ridley-scott-et-la-saga-alien-quand-lauteur-devient-son-propre-monstre

      Après avoir expliqué, apparemment sagement, qu’il ne veut pas faire un procès à Scott :

      Certes, il ne s’agit pas de dire que Ridley Scott devrait être traîné en justice pour avoir commis quelque chose d’aussi mauvais qu’Alien : Covenant

      dans le paragraphe suivant (et final), il assène :

      On en vient presque à se dire qu’il vaudrait mieux que Ridley Scott ne vive pas assez longtemps pour poursuivre ce massacre méticuleux de sa propre création

      Pas de procès, mais il faudrait qu’il meure, parce qu’il saccage l’« univers » que ses fans aiment ? Ah ah ah… Non mais c’est quoi la cohérence ?

      Autre difficulté je pense : qu’on dénonce les excès du droit moral de l’« auteur », qui ici passe par le droit de producteur (Scott a racheté ses droits, si je comprends bien), pour qu’ensuite on dénie totalement le droit moral de l’auteur pour carrément l’attribuer aux « fans », au motif génial que :

      c’est le public qui se fait le gardien de l’esprit d’une oeuvre

      Sérieusement, la logique de SILex, maintenant, c’est d’arriver à réclamer un « gardien de l’esprit de l’œuvre » tellement intransigeant que le contrevenant devrait mourir ? (C’est pas du tout ce que j’avais compris du principe du remix, moi.)

      J’ai détesté Prometheus, je pense que Scott est, de longue date, un idéologue réactionnaire, mais là, franchement, la pente de SILex m’inquiète. Qu’on dénonce la « posture d’auteur », ou ses excès, ou le fait que l’auteur monopolise légalement la vie de l’univers créé, oui ; mais si c’est pour que le public devienne non plus un créateur, mais un gardien de l’orthodoxie de l’œuvre qui souhaite qu’Untel meure parce qu’il aurait trahi l’« esprit », on tombe dans le pire de ce qui serait justement une posture d’auteur 2.0.

      Parce que ça veut dire quoi, « plaquer artificiellement de nouvelles thématiques » ?

      il plaque artificiellement ces nouvelles thématiques sur l’univers d’Alien

      Je déteste les foutaises de Scott sur la foi qu’on en a tous besoin et les croyants qu’on persécuterait , mais qu’il tente d’ajouter des trucs à un idée somme toute particulièrement basique (monstre-voit, monstre-tue), je suis très pour. Si j’allais dans le sens de SILex, ce serait pour qu’on autorise « les gens » à enrichir eux-même cet univers, quitte à se foirer eux aussi, quitte à détourner le truc, mais pas à se poser en « gardiens » au motif qu’ajouter des thématiques, ce serait « artificiel » (je veux dire, c’est quand même des conneries de série B avec des monstres violeurs, par définition tout ça c’est « artificiel » !).

      (Et puis, franchement franchement, je pense qu’on est en plein délire du moment sur ces « univers », qui sont très exactement le gros fantasme économique à la mode de Hollywood, avec le Marvel-Truc-Universe (« MCU » in Ingliche), le X-Men-Reboot-de-mes-Fesses, le rachat de l’« univers » Star Wars, etc. On est tout de même largement dans le divertissement pas grandiose à base de produits dérivés, hein. Réclamer que la « fanbase » de l’« œuvre » décide d’un truc qui, dans tous les cas, n’est fait que pour engranger les milliards de profits sur la vente de figurines en plastoque, ça me semble pas intéressant du tout comme indignation…)

    • Il y a par ailleurs un autre contre-sens ici, qui est de parler de « délire mystique à tendance créationniste ». Or le film n’est clairement pas créationniste, puisque la première scène de Prometheus montre un alien se sacrifier pour que son ADN se répande sur Terre et ainsi donner naissance à la race humaine. Il n’y a donc pas de Dieu (puisque c’est fondamentalement ça, le créationnisme américain), mais des extraterrestres. (Et dans un film de SF, imaginer que des extra-terrestres sont à l’origine de la vie sur Terre, c’est tout de même assez banal.)

      En revanche, c’est un discours beaucoup plus malsain qui est mis en avant (surtout à mon avis dans Prometheus, où c’est le sujet d’un bon tier des dialogues), et qui fait que @nidal avait considéré que Scott relevait du néo-conservatisme. Et que les critiques passent à côté, comme ils le font avec d’autres mouvements néo-fascistes (une partie de la alt-right, ou la nouvelle droite plus ancienne).

      Le besoin de conserver une foi « traditionnelle »

      C’est très clair dans Prometheus : au début on montre la vie humaine « créée » par les extra-terrestres (donc pas du tout du créationnisme typique du fondamentalisme religieux américain), mais ensuite l’héroïne qui, tout en étant celle qui développe la thèse des « Ingénieurs », revendique sa foi chrétienne. Et à la fin du film, alors que tout lui a contredit le récit biblique de la création, elle récupère sa croix avant d’aller bouter l’alien à l’autre bout de l’univers. Dans Covenant, c’est moins omniprésent, mais on a bien ce personnage du nouveau capitaine, qui aurait été écarté du commandement à cause de sa foi, et à qui l’héroïne (qui semble-t-il ne croit pas elle-même en Dieu), affirme que son équipage en difficulté a plus que jamais « besoin de sa foi ».

      C’est-à-dire qu’on a pour thèse très explicite que : (a) la foi traditionnelle est explicitement contredite par les faits, (b) « on » a besoin cependant de s’accrocher à cette foi pourtant démontrée comme fausse.

      C’est vraiment une idée tordue et cynique. Mais… ça me semble tout un courant de pensée, qu’on croise régulièrement dans la culture populaire américaine, qui affirme qu’il est nécessaire d’avoir la foi, alors même qu’on affirme que cette croyance se base sur des faits faux (genre : même les zombies finissent par ressentir le « besoin » d’aller à l’église…). Ce qui, à mon avis, est une tendance fascisante : « je » ne crois pas en Dieu, mais je crois qu’il est nécessaire qu’« on » continue de croire en Dieu, au moins dans la forme culturelle du christianisme. Ainsi des « intellectuels » rigoureusement athées réclament que le peuple continue de maintenir son « identité chrétienne ».

      On ne peut pas vivre ensemble

      Ce cynisme néo-conservateur se double d’un pessimisme d’ordre plus ou moins raciste. Là on se fait souvent promener parce que, dans d’autres films, Scott rappelle que les Chrétiens ont commis des massacres pendant les Croisades. Ce qui nous ramène à une erreur dans la critique des racistes, ou de la théorie du Choc des civilisations par exemple, qui est de les accuser de croire à l’inégalité des races ou des cultures, ce à qui ils rétorquent qu’ils n’en pensent rien (bon, je pense que si on creuse…), et que tout ce qu’ils disent, c’est le pessimisme profond selon lequel les cultures sont incompatibles, et quel la guerre est inévitable.

      Et ça aussi, c’est un élément très présent (et pénible) dans la culture populaire américaine, avec notamment l’omniprésence des histoire des massacres, de génocides, et plus récemment de torture systématique.

      Ce qui ressort d’ailleurs dans Prometheus de manière grotesque : comprenant que les « Ingénieurs » se préparaient à revenir sur Terre, on affirme sans plus se poser de question que c’était dans le but d’y détruire la race humaine (à aucun moment on ne dit ce qui justifie cette conclusion). Dans Convenant, David arrive sur la planète des Ingénieurs et, sans attendre, ouvre le sas de son vaisseau et éradique totalement leur civilisation en déversant sur eux une « arme de destruction massive ». Parce que, comme dans les références aux Croisades de Scott, ces massacres et ces génocides, c’est inévitable. C’est pas parce que ce serait justifié, c’est juste qu’on considère de manière extrêmement cynique que c’est inévitable.

      Bref je trouve que tout ça relève d’un proto-fascisme néo-conservateur, avec un vieux fond de guerre culturelle à la fois sceptique et cynique, et un pessimisme fondamental sur l’impossibilité des cultures et des races condamnées à la guerre et au génocide.

    • Tout est vrai ou prèsque de ce que vous dites. Ce qui m’a frappé au milieu du film après avoir assisté bouche bée les agitations des boulets décrits par Agnès c’est qu’il est construit autour de la peinture d’Arnold Böcklin L’Île des Morts .

      Ce n’est certainement par hasard qu’un set designer s’est décidé de faire ressembler exactement le le paysage où se trouve l’entrée dans la grotte du monstre à la peinture enblématique. On le découvre donc au milieu du film à un tournant de l’histoire.

      Une rapide vérification de cette découverte dans l’encyclopédie qui ment (en allemand seulement) me fait alors découvrir d’autres élements plausibles et révélateurs.

      https://de.wikipedia.org/wiki/Die_Toteninsel

      1977 zeichnete der Schweizer Künstler H. R. Giger seine Hommage an Böcklin. In dem Bild wird die Toteninsel im giger-typischen, biomechanischen Stil gezeigt.

      O.K. ca va, on comprend que l’équipe du film est tombée sur l’image à cause de le vénération de l’auteur de l’alien initial H. R. Giger pour Böcklin.

      Pourquoi alors lui donner une place au centre du récit ?

      Das Gemälde wird neben „Das Gestade der Vergessenheit“ von Eugen Bracht als eines der wichtigsten Werke des Symbolismus betrachtet. Kaiser Wilhelm II. besaß eine Version von beiden Werken.

      Ah, déjà le Kaiser admirait le génie de Böcklin. Après c’est le symbolisme qui nous mène droit vers le Gesamtkunstwerk et de là on tombe sur - vous l’avez deviné dès le début de mes remarques - sur Richard Wagner dont les airs hautement symboliques marquent le début et la fin du film.

      Mais il y a encore mieux :

      Die dritte Version entstand 1883 für Böcklins Galeristen Fritz Gurlitt. 1936 wurde diese Version auf dem Kunstmarkt angeboten und von Adolf Hitler erworben, der das Werk bewunderte. Er hängte es zunächst auf dem Berghof auf, ab 1940 in der Berliner Neuen Reichskanzlei.

      Tadaa, entrée du Führer qui nous emmène vers les portes du royaume des morts comme font toujours le fachos.

      Chemises noires ou brunes, le résultat est systématiquement le même, il ne varie que dans son ampleur touchant quelques africains, des européens sélectionnés d’après des critères loufoques ou la population entiére d’un monde semblable au notre.

      N’est pas mentionnée explicitement Friedrich Nietzsche, le charmant créateur de la célèbre phrase

      Gott ist tot.

      Pourtant c’est lui et son Zeitgeist dont les phantômes nourrissent l’imagination des neo-neo-neo-libres-penseurs amerloques alors que nous pauvres victimes allemands d’une éducation scolaire ratée et surchargée d’idées du dix-neuvième siècle nous n’avons pas le choix et sommes obligés de nous laisser emporter par un flux de pensées aux références éclectiques pendant que nos voisins de rang se crispent aux accoudoirs de leurs fauteuils à chaque apparition du monstre CGI.

      Passons sur l’histoire du Übermensch dont il ne reste que l’UBERtaxi , c’est encore une histoire à dormir debout à cause de son incohérence et banalité.

      Nietzsche’s idea of “the overman” (Ubermensch) is one of the most significant concept in his thinking

      https://seenthis.net/messages/391223

      En fin de compte Alien - Covenant n’est qu’un film pour tous sans réflexion particulièrement profonde, c’est un amalgame idéologique et éclectique dont la prétention ressemble à la cathédrale protestante de Berlin de 1894 avec son mélange de styles commandé par l’empereur Guillaume II .

      On aime ou on n’aime pas, ici tout est spectacle, même Richard Wagner reste sans défense contre la machine de recyclage d’idées fin de siècle entre les mains de Ridley Scott.

      #cinéma #film #hollywood #science-fiction #idéologie #nihilisme #nouvelle_droite

    • Le #Luberon, ses riches, ses célébrités. Au village d’Oppède, on peut croiser une actrice, des pédégés, une présentatrice TV, un chansonnier… Croiser ? Pas vraiment, car ces gens-là se vautrent rarement avec le commun des pézouilles. Et surtout personne ne doit résister à la puissance de leur #pognon.

      Mis à jour le :15 décembre 2009. Auteur : Anatole Istria.
      http://www.cequilfautdetruire.org/spip.php?article2122&var_recherche=ridley%20scott#nh1

    • http://www.cequilfautdetruire.org/spip.php?article2122&var_recherche=ridley%20scott#nh1

      « À Oppède, c’est Scott qui a quasiment fixé le prix de la terre, rappelle Christophe. Nos anciens étaient peut être plus influençables face à la célébrité et à l’argent, mais moi je n’en ai rien à foutre. Je ne partirai pas de mon terrain à moins de cinq millions d’euros ! Une somme extravagante pour 8000 m2, mais c’est pour me mettre au même niveau que lui. » Au fait, le prochain long-métrage de Ridley Scott est consacré à Robin Hood. Vous savez, le hors-la-loi qui volait les riches…

  • Le pire n’est pas normal
    https://mouisebourgeoispresents.wordpress.com/2017/04/22/le-pire-nest-pas-normal

    Boire une tasse de thé, fumer une clope, faire ma revue de presse quotidienne, écouter de la musique en même temps pour empêcher à ma petite voix intérieure, qui hurle en lisant les infos, de prendre toute la place dans mon cerveau. Refaire une tasse de thé, rallumer une clope, penser qu’il faudrait que j’arrête… Source : Mouise Bourgeois presents

  • "L’amour à trois, Soral, Zemmour, De Benoist", interview de Nicolas Bonanni

    Vous connaissez Alain Soral et Eric Zemmour. Mais les avez-vous lu ? Et savez-vous qui est Alain de Benoist ? Non ? Ce n’est pas grave. Oui ? Cet article est fait pour vous. Parce qu’un petit livre vient de paraître aux éditions Le monde à l’envers intitulé L’amour à trois. Alain Soral, Eric Zemmour, Alain de Benoist. Son auteur, Nicolas Bonanni, lui, a lu ces trois penseurs de l’extrême-droite - ce qui nous arrange bien parce qu’on préfère lire des choses plus intéressantes. Il propose une lecture critique des thèses anti-universalistes, inégalitaires et misogynes de ces intellectuels de « l’autre droite ». Thèses qui irriguent toute la société, et en premier lieu le Front national. Nous lui avons posé quelques questions.

    https://haro-grenoble.info/spip.php?article145

  • La « nouvelle droite » américaine : enquête sur la pensée Trump
    https://www.mediapart.fr/journal/international/091116/la-nouvelle-droite-americaine-enquete-sur-la-pensee-trump

    #Donald_Trump puise-t-il ses idées ? Du côté de la « #nouvelle_droite » américaine, l’alt-right, populiste, chauvine, qui s’appuie à la fois sur les petites classes moyennes blanches – dans une opposition aux élites mondialisées et à l’establishment républicain –, sur des intellectuels actifs et sur une armée de geeks racistes et sexistes. Mediapart propose la lecture d’un article du dernier numéro de la Revue du Crieur.

    #International #alt-right #élection_américaine #le_crieur #parti_républicain #primaires_US

  • L’« alt-right » américaine : enquête sur la pensée Trump
    https://www.mediapart.fr/journal/international/091116/l-alt-right-americaine-enquete-sur-la-pensee-trump

    #Donald_Trump puise-t-il ses idées ? Du côté de la « #nouvelle_droite » américaine, l’alt-right, populiste, chauvine, qui s’appuie à la fois sur les petites classes moyennes blanches – dans une opposition aux élites mondialisées et à l’establishment républicain –, sur des intellectuels actifs et sur une armée de geeks racistes et sexistes. Mediapart propose la lecture d’un article du dernier numéro de la Revue du Crieur.

    #International #alt-right #le_crieur

  • La « nouvelle droite » américaine : la pensée Trump
    https://www.mediapart.fr/journal/international/091116/la-nouvelle-droite-americaine-la-pensee-trump

    #Donald_Trump puise-t-il ses idées ? Du côté de la « #nouvelle_droite » américaine, l’alt-right, populiste, chauvine et revancharde, qui s’appuie à la fois sur les petites classes moyennes blanches – dans une opposition affirmée aux élites mondialisées et à l’establishment républicain –, sur des intellectuels extrêmement actifs et sur une armée de geeks racistes et sexistes qui patrouillent dans les réseaux sociaux. À l’occasion de l’élection du candidat républicain, Mediapart propose la lecture d’un article du dernier numéro de la Revue du Crieur.

    #International #alt-right #le_crieur

  • #Brésil : #Dilma_Rousseff est la proie d’une #droite déchaînée
    https://www.mediapart.fr/journal/international/120416/bresil-dilma-rousseff-est-la-proie-dune-droite-dechainee

    Le processus de #destitution de la présidente brésilienne est désormais engagé. Mais les charges retenues, aussi bien que les arguments des différentes factions de l’opposition amplement relayés par les médias, semblent relever de la manipulation. D’ailleurs l’ancien chef d’État Lula, le « mentor » de Dilma Rousseff, reste l’homme politique le plus populaire du pays.

    #International #Corruption #impeachment #Lula_da_Silva #Michel_Temer #nouvelle_droite #Amériques

  • Anselm Jappe et Clément Homs rompent publiquement avec Serge Latouche pour cause de non distanciation explicite avec l’extrême-droite.

    Anselm Jappe vient de publier en cette fin d’année un dernier livre-débat avec Serge Latouche. Mais annonce désormais que le débat est pour l’instant terminé.

    « Rupture inaugurale », par Anselm Jappe & Clément Homs - Critique de la valeur-dissociation. Repenser une théorie critique du capitalisme
    http://www.palim-psao.fr/2015/12/rupture-inaugurale-par-anselm-jappe-clement-homs.html

    Mais nous devons constater aujourd’hui que la poursuite de ce débat n’a plus de sens. En ce qui concerne Latouche, au lieu de s’améliorer, il a entrepris une démarche où il montre, c’est la moindre des choses qu’on puisse dire, un manque de vigilance envers les récupérations de la décroissance opérées par la « Nouvelle droite ». Latouche semble avoir l’intention de « ratisser large » et de miser sur une espèce de « front décroissant » auquel tout le monde pourrait adhérer, indépendamment de ses positions politiques sur d’autres questions – même A. De Benoist à qui il laisse clairement la porte ouverte dans un entretien de juillet 2013 au site Reporterre[1]. Quand en Italie il n’hésite pas à s’afficher aux côtés d’un certain Diego Fusaro, un disciple de l’ordure Costanzo Preve, qui mange à tous les râteliers des fascistes italiens quand il ne donne pas un entretien en France au magazine Eléments de De Benoist en juillet-septembre 2015 (n°156).

    Dans un moment historique où le nouveau « populisme transversal » avance partout et se propose comme une véritable explication idéologique de la crise du capitalisme destinée à détourner la rage de ses victimes, le refus de participer, fût-ce indirectement ou de loin, à cette entreprise « rouge/brun » est la condition minimale pour qu’un dialogue avec nous soit possible. Nous nous engageons publiquement à cracher au visage de différents De Benoist, Soral, Onfray, Diego Fusaro, etc., dès que nous serons en leur présence, et nous attendons la même attitude de nos interlocuteurs. Latouche ne réussira jamais à enrôler la critique de la valeur dans ses troupes auxiliaires ! Les rares approches contemporaines qui restent fidèles à l’idée d’émancipation sociale combattront évidemment avec toutes leurs forces les nouveaux réactionnaires du populisme transversal – mais sans nécessairement donner raison à la gauche moderniste. La critique de la valeur continuera plutôt à démontrer que ce qui unit ces deux champs, au-delà de leurs différences, est l’anticapitalisme tronqué et la réduction de la critique sociale à une critique de la seule sphère financière.

    #rupture #débat #Serge_Latouche #Anselm_Jappe #critique_de_la_valeur #extrême_droite #décroissance #Nouvelle_Droite #Alain_de_Benoist #sortir_de_l'économie

  • Apologie du terrorisme : un ado poursuivi à cause d’un dessin sur Facebook
    http://www.numerama.com/magazine/31910-apologie-du-terrorisme-un-ado-poursuivi-a-cause-d-un-dessin-sur-face

    « La liberté d’expression ne doit pas être réservée à quelques privilégiés. L’heure n’est pas à l’ouverture de procédures inspirées par des réactions à chaud, mais plutôt à la mise en place de réponses mesurées qui protègent des vies et respectent les droits de chacun », explique l’ONG, qui craint que certaines arrestations faites sous le coup de l’émotion et de la fermeté ne violent en fait la liberté d’expression.

    Car si tout le monde s’accorde à défendre la liberté d’expression lorsque celle-ci va dans le sens du vent, il ne faudrait pas oublier qu’elle s’applique aussi à des messages qui peuvent s’avérer déplaisants ou révoltants. « Si l’on ne croit pas à la liberté d’expression pour les gens qu’on méprise, on n’y croit pas du tout », explique ainsi le philosophe Noam Chomsky.

    • Et puis : « ah mais nan, on n’est pas dans un pays totalitaire les gars, vous délirez grave les idiots utiles, - comme les gens qui savent disent... - parce que 1) il est pas encore mort le gars, et 2) vous voyez, la justice ne l’a pas condamné. »

      Pendant ce temps, le gars a fait de la préventive, a goûté à l’arbitraire de la justice et des traitements peu ragoûtants qui lui sont liés, a peut-être en plus eu à subir quelques conséquences dans son quotidien (licenciement...). Et combien de condamnations dont on n’entend pas parler, pour une condamnation évitée, parce que ça se voyait trop ?

    • Je viens de raccrocher d’avec mon père, le vieux bonhomme qui a été RPR toute sa vie. Il me dit être catastrophé par la tournure que prennent les choses, qu’il fuit la plupart des discussions et des espaces publics devant ce qu’il appelle à présent l’hystérie collective.
      Là, une amie de longue date qui l’appelle pour lui dire qu’elle ne trouve plus de Charlie Hebdo dans sa ville et qu’il doit aller lui en acheter un dans son bled. Mon père lui répond qu’il n’a pas l’intention d’en acheter ni pour lui ni pour personne. Elle lui a raccroché au nez et refuse de lui répondre à présent.

      Il est assez affolé par la tournure d’esprit d’une grande partie des gens et, du coup, il rase les murs.
      Il était content qu’on puisse juste en discuter ensemble, sans que personne n’exclue la parole de l’autre sous prétexte qu’elle n’est pas conforme.
      « Et quand je pense que tout cela se passe au nom de la liberté d’expression... » a-t-il conclu.

    • La caricature est terrible.

      Les crayons, les stylos, les claviers ne sont pas le contraire des armes à feu.
      La plus ou moins relative « liberté d’expression » concrète dont on peut se trouver disposer ne met jamais à l’abri de l’inconséquence.
      La question qui regarde chacun n’est évidemment pas tant cette abstraction qu’est « la liberté d’expression », mais ce qu’ellil fait de sa propre capacité d’expression, là où ellil se trouve.

      Un vieil anar au moins aussi phallocrate que l’était Wolinski, et moins rigolo, chantait néanmoins, à propos des illusions quant au langage et à l’expression

      « YES ! I AM UN IMMENSE PROVOCATEUR
      Je vous l´ai dit
      Des armes et des mots c´est pareil
      Ça tue pareil
      II faut tuer l´intelligence des mots anciens
      Avec des mots tout relatifs, courbes, comme tu voudras ». (Ferré, le Chien)

      Ces jours ci c’est un ordre ancien qui nous renvoie à la figure, avec ses mots anciens, son deux poids, deux mesures.

      #hystérie_collective

    • Apologie du terrorisme. Un lycéen nantais poursuivi pour un dessin
      Nantes - 17 Janvier

      http://www.ouest-france.fr/apologie-du-terrorisme-un-lyceen-nantais-poursuivi-pour-un-dessin-31194

      « Ce jeune homme n’a pas un profil évoquant une évolution vers le djihadisme, indique Yvon Ollivier, vice-procureur en charge du parquet des mineurs. Il n’a pas pris véritablement conscience de son geste, qu’il tente de justifier par l’humour. »
      « Réfléchir à deux fois » avant de s’exprimer

      Vednredi, le lycéen a été déféré au palais de justice. Le parquet a requis son placement en liberté surveillée et sa mise en examen. Une réponse pénale forte, dans la lignée des décisions des magistrats depuis une semaine. Une illustration de « l’extrême réactivité » dont doivent faire preuve les procureurs, selon les consignes données par la ministre de la Justice, Christiane Taubira.

      C’est le second fait qualifié d’apologie du terrorisme soumis à l’appréciation des juges nantais cette semaine. Mercredi, une adolescente de 14 ans avait été mise en examen. Non pas pour un dessin mais parce qu’elle avait, lundi, crié dans le tramway, à l’adresse des contrôleurs : « On est les soeurs Kouachi, on va chercher les kalachnikovs. » Mesurait-elle, elle aussi, la portée de ses paroles ? S’agissait-il d’une provocation ? La jeune fille devra réaliser une mesure de réparation pénale.

      « Il faut rappeler qu’on doit réfléchir à deux fois avant de tenir certains propos », a réaffirmé, vendredi, le parquet, « et responsabiliser ces jeunes quant aux conséquences de leurs attitudes. »

    • @intempestive, Depuis la #nouvelle_droite 70’, il y a une montée d’un #racisme culturaliste « différencialiste », qui prétend se fonder sur une anthropologie.
      Cette orientation est désormais clairement présente à la fondation Jean Jaurès et au #P.S par exemple (les #blancos de Valls sont pas une « race » mais des « mes ancêtres les Gaulois »).
      Germinal Pinalie, parle de « #paradigme_identitaire »
      http://seenthis.net/messages/332638

      Reflux de la (lecture en terme de) lutte de classe (cf le braconnage à la Soral), #droitisation de l’espace mental et public, et voilà que même la « philosophie de la #différence » se fait en partie phagocyter par la tyrannie des nouveaux conformismes.
      #ouilleouilleouile

    • Oui, c’est un peu ce que rapporte @colporteur : critiquer les religions ou les cultures est le moyen qu’on trouvé les racistes d’échapper à la censure, c’est aussi simple que ça. Ils disent « musulmans », parce que dans leur tête, ce sont les arabes ("hein, on s’comprend, hein") et rien d’autre. C’est parce que c’est une pensée raciste qui sous-tend leur « critique » de l’Islam, qu’ils n’arrivent même pas à conceptualiser qu’il y a des musulmans occidentaux, indiens ou asiatiques, à peine pour les Africains. Et comme ils brandissent la religion comme excuse, ils se dédouanent de l’accusation de racisme... d’où la nécessité de ce mot « islamophobe » pour rendre compte de ce discours de la haine.
      Pour moi, c’est juste du racisme, mais ce n’est plus le cas dans le discours dominant.

    • @monolecte, plus que d’échapper à la censure il me semble qu’il s’agit de travailler à une #hégémonie_culturelle. L’exemple Charlie est lisible. Des valeurs liées à l’émancipation (athéisme, sacrilège, dérision, anticléricalisme) sont attestées par l’histoire de l’organe, ce qui permet ensuite de miner de l’intérieur la réflexion et la sensibilité de ceux qui y sont attachés (le mort est ici l’outil du vif, le libertaire fantomatique et sa réminiscence cache un tout autre sujet politique).
      Au lieu d’une critique interne (autodérision ou réflexivité), on produit une conformation. Ces gens, qu’ils le sachent ou non, sont « gramsciens » #du_côté_du_manche.
      Et cela produit de nouveaux champs de forces, surdéterminés (voir l’exemple du #PIR évoqué par le papier de Pinalie cité plus haut).
      Voilà pourquoi l’exemple des meurtres et du suicide de #Durn me parait intéressant, ici, pas de religion établie, pas de post colonial :
      http://seenthis.net/messages/331247#message332733

    • Ah, mais je suis d’accord avec toi, @intempestive, cet élément de langage édulcore (voire justifie et c’est encore pire) la réalité du #racisme qui se planque (fort mal, d’ailleurs) derrière.
      Ou alors, devons-nous plutôt parler de #xénophobie, la haine-peur de l’autre, de celui qui nous est étranger, ce qui permet d’inclure, en passant, d’autres dominés, comme les fameux #cassos' dont je n’arrive pas à digérer la stigmatisation « bon teint » dont ils font l’objet.

    • Bonjour @intempestive la CNCDH explique dans son dernier rapport pourquoi elle opte pour le terme « islamophobie » http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/144000199/0000.pdf
      A ma connaissance, il n’y a pas ce débat dans les populations françaises musulmans qui utilisent le mot islamophobie, inventé comme indiqué dans mon précédent lien par des chercheurs français.
      « L’islamophobie » concerne aussi bien les attaques ou autres actes visant des personnes musulmanes ou considérées comme telles que les attaques de mosquées, lieu de culte, tombes, pompes funèbres, etc islamiques. Enfin, il y a un lien entre le fait de ne pas reconnaître ce mot et l’invisibilité du phénomène. Le débat est en effet focalisé sur le mot à utiliser, il n’y a pas de discussion sur comment enrayer le phénomène qui est lui bien réél (cf chiffres ministère intérieur)

    • Xénos signifie d’abord hôte... Il me semble que l’on passe d’une notion tardive, xénophobie, qui daterait de la fin du XIXe (le terme serait un « produit » résultant de l’émergence des nationalismes européens), à un terme lié au sort de l’indigène dans un vocabulaire français (et colonial, ie, de nation dominante à nation dominée) d’abord rare et actuellement en pleine diffusion. Le Dictionnaire historique de la langue française ne comporte pas le terme islamophobie dans l’édition de 2000 dont je dispose.
      Je n’aime guère l’aspect unidimensionnel du terme qui contribue plus qu’il ne s’oppose au fourre-tout de la #différence culturelle (cf. remarques et autres posts précédents).

    • Ah, zut, @intempestive, me suis mal expliqué. C’est l’arrivée d’islamophobie dans le langage courant qui me semble marquée au coin de son époque (comme tu l’as dit toi même, évoquant le 11 septembre) alors que xénophobie était moins « civilisationnel » (occidental) que national (XIXe), moins différencialiste que « dialectique »(XIXe)...

    • tous les néologismes en « phobe » sont en vogue, c’est banalisé, et oui je trouve aussi que cela édulcore un peu tout ce qui se cache dans l’islamophobie..
      http://opinions-opiniez.blogspot.fr/2013/12/phobie-philie-neologismes.html

      Néanmoins je milite pour qu’on parle de judéophobie au lieu d’antisémistisme pour parler de la haine des juifs dans le monde arabe. L’antisémitisme étant pour moi une idéologie raciste liée au nationalisme chrétien (juifs comme race de gens apatrides, donc traitres à la nation)
      La Judéophobie étant plutôt le fruit une haine de rivalité intercommunautaire.

      L’islamophobie cache souvent une idéologie raciste à droite.
      Exemple d’un illuminé qui se dit pacifiste, prêt à financer la remigration :

      Notre peuple européen, dont la propre fécondité est inférieure au taux de remplacement, est en passe d’être englouti par un raz de marée d’ethnies africaines dont le nombre double à chaque génération.

      (...)

      Or cette antithèse contredit le point de vue anthropologique, récemment éclairé par la cartographie génétique : la formation, à partir de lignées africaines, avec ou sans détour asiatique, de lignées européennes acquérant certains gènes, résulte, avant tout croisement entre elles, d’un énorme stress génétique subi dans un environnement hostile. C’est bien la souffrance qui a fait les lignées européennes telles qu’elles sont, et ce que le Monde voit de spécifiquement beau en elles, et de bon accompli par elles, résulte de cette souffrance surmontée dans le temps. C’est en cela que notre vérité spirituelle centrale, le Christianisme, nous était particulièrement destinée, lui-même tenant à la transfiguration de la souffrance héroïque d’un Dieu fait Homme. Les Gens d’Europe étaient faits dans le temps pour accueillir, défendre et répandre, cette Vérité hors du temps, née hors d’Europe.

      https://retromigration.wordpress.com/2013/05/28/retro-migration-pourquoi-et-comment

      Enfin un exemple de banalisation de l’abject
      http://seenthis.net/messages/329826#message329851

      En novembre 2012, il se définit comme « islamophobe de gauche » et « islamophobe de droite »

    • L’islamophobie est-elle punie par la loi ?
      http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/01/20/l-islamophobie-est-elle-punie-par-la-loi_4559911_4355770.html#a2LFC56Ll515Ah

      Le terme « islamophobie » suggère à l’origine une peur collective de la religion musulmane. Mais il s’impose depuis quelques années comme l’ensemble des réactions de rejet vis-à-vis des personnes musulmanes (ou supposées telles). En effet, si le suffixe « phobie » désigne étymologiquement une peur, son sens a dévié et peut désigner communément une notion d’« hostilité sociale », comme dans les mots xénophobes, homophobes, etc. (...) Selon ces définitions, il ne s’agit donc pas d’une critique de l’islam en tant que dogme, mais bien d’une hostilité vis-à-vis des musulmans.

      L’utilisation du chef d’accusation « apologie de terrorisme » est une #judiciarisation_de_l'hostilité.

    • Votre débat sur la sémantique, le sens psychologique et l’opportunité du terme islamophobie est passionnant, mais... il me parait à côté de la plaque ! Souvent les termes ne sont pas appropriés, à commencer par antisémitisme, ou homophobie. Ce qui compte, comme vous le dites, c’est ce que les gens mettent derrière : ce que nos alliés ET ce que nos ennemis mettent derrière. Valls et Fourest ont refusé de l’utiliser, c’est bon signe. En revanche, les musulman.e.s veulent l’utiliser et il me semble qu’ils ont même fini par réussir à l’imposer, ce qui n’était pas gagné au départ, et c’est bon signe aussi. Enfin, d’après les sociologues, l’islamophobie est maintenant clairement défini comme un racisme. Bien sûr, c’est le nouveau visage du racisme anti-arabes ("musulmans d’apparence", mais aussi anti-noirs), mais comme il a une nouvelle forme, il porte un nouveau nom...

      @intempestive
      "je reste assez curieuse de comprendre comment et pourquoi le terme d’islamophobie s’est imposé dans la gauche radicale ces dernières années"

      Agressions de femmes voilées, attaques de mosquées... Des actes « islamophobes » ou « antimusulmans » ?
      Vincent Manilève, Slate, le 17 janvier 2015
      http://www.slate.fr/story/96889/actes-islamophobes-ou-antimusulmans

    • Dror @sinehebdo. Pardon mais « les musulmans », c’est trop massif à mon goût. « Les gens » aussi, sauf à accepter que chacun en serait. Si il est est question d’hostilité, le terme homophobie se justifie. À propos des religions, et en particulier des 3 monothèïsmes, cela me parait plus compliqué. Je reste hostile aux religions (et suis parfois aussi curieux, intéressé), mais cela ne me conduit pas à être hostile à l’ensemble des croyants de ces religions.

      Et pour ce qui regarde l’Islam, j’irais jusqu’à dire (même si des racistes et des gens de droite le prétendent eux aussi) que, oui, c’est historiquement un des monothéisme les plus #dogmatiques, (on peut bien citer la modalité soufi, j’ai aussi connu en Tunisie des musulmans très « tolérants », disons décontractés, mais encore ?). Je vais pas pour autant réduire « le » musulman à l’histoire doctrinale de la religion dans laquelle il est (le plus souvent), plutôt m’intéresser aux capacités historiques actuelles, aux devenirs possibles.

    • J’ai tendance à lire l’entrée ou le retour en religion comme le résultat de défaites politiques (ainsi pour les frères pois chiches et Coulibaly). Le choix Israélien de définir son meilleur ennemi possible, lors de l’invasion du Liban, le Hamas (pour casser l’OLP et « compliquer » la solidarité internationale) coïncide avec l’"islamisation" d’une résistance qui avait été « multiconfessionelle » (catholiques à la direction de l’OLP). La montée du Hezbollah, il ne reste que la foi (une certaine foi) quand on a tout perdu ?

    • Vu que le racisme « de base », anti-arabe et anti-noirs, n’a plus le droit de cité dans les journaux, le racisme anti-musulman (ou islamophobie) est une façon discrète ou inconsciente d’être anti-arabe.

      Un exemple : parmi les dessinateurs assassinés, Tignous n’était pas le pire, et pourtant son « astuce » depuis quelques années, quand il voulait représenter des « islamistes » (des mauvais musulmans intégristes djihadistes etc.), c’était de les dessiner avec des mouches qui volaient autour d’eux, comme pour bien préciser qu’ils puaient. C’est donc bien un relent de racisme physique « classique » qui transparait sous le nouveau racisme culturel, soi-disant anti-religieux.

      Je ne crois pas qu’un terme invisibilise l’autre puisque, précisement et pas par hasard, c’est la même population qui est visée dans les deux cas. Ce qui compte, c’est de dénoncer qu’ils sont visés, quelque soit la raison explicite ou implicite. En revanche, sans faire de concurrence des termes ou des souffrances, je crois que tous les termes ont leur utilité pour décrire des aspects différents, qui s’ajoutent ou qui se combinent, de ces fléaux.

      #Tignous