• [Le couloir sans fin] couloir sans fin 26
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    playlist

    Cybermouse adrenalin structure fischkopf hamburg

    butt ugly

    innperspective stéreo cuts

    hangards liquides senical

    Memory DJ Manu le malin

    stickhead gimme death ep

    S16

    Radium disco fewer tcher no beat record

    winterkälte

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    liza n eliaz is it dark mururoa Ep

    th dj producer the true creators

    sarin assault ripa

    the leaders an old dream

    no-tek

    epithet re the second chance

    homicide records space killer

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    #les #temps #noyau #passés #dur #comme #les,temps,noyau,passés,dur,comme
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  • Football : à Rome, vie et mort d’un chef « ultra » de la Lazio

    Fasciste convaincu et lié à des figures légendaires du crime organisé, Fabrizio Piscitelli régnait sur le peuple des « #ultras » de la Lazio Rome. Il a été assassiné au début d’août.

    Par Jérôme Gautheret

    Dimanche 1er septembre, c’était jour de derby au stade olympique de #Rome. Comme à chaque fois, pendant deux heures, la ville a retenu son souffle. Un affrontement entre l’AS Rome et la #Lazio, quel que soit le contexte, et même à un moment de l’année où beaucoup de Romains n’ont pas encore regagné la capitale, ce n’est jamais anodin. Cette fois-là, les forces de l’ordre avaient encore renforcé leur dispositif, pour canaliser la foule aux abords du stade, et surtout contrôler les agissements des groupes de supporteurs.
    En cette première journée de championnat, l’enjeu sportif entre ces deux équipes habituées à lutter pour les places d’honneur en Série A était négligeable. Les regards des observateurs étaient surtout tournés vers la Curva Nord, fief des ultras de la Lazio, qui avaient annoncé qu’ils allaient réaliser un tifo bien particulier, en l’honneur de leur chef charismatique, le sulfureux Fabrizio Piscitelli, tué par balles le 7 août, à l’âge de 53 ans.

    La préfecture et la direction du club, qui n’avaient aucun moyen d’empêcher l’hommage à « Diabolik » (le pseudonyme que s’était choisi Piscitelli, en hommage au héros – particulièrement violent – d’une bande dessinée culte italienne), ont opté pour le moindre mal : laisser faire, et éviter les débordements. Dans les environs du stade il y a bien eu quelques saluts fascistes, des chants antisémites et des jets de pierre contre les forces de l’ordre, mais dans le stade, rien de tel.

    Messages de condoléances

    Quelques minutes avant le coup d’envoi, les occupants du virage ont déployé un portrait géant de leur ancien chef, ainsi qu’une une banderole à sa gloire. Le camp adverse, par respect pour Diabolik, avait accepté de ne pas chercher à rivaliser, et même envoyé – le cas est rarissime – quelques messages de condoléances. Dans ce contexte parfaitement inhabituel, la partie s’est déroulée sans encombre, et les deux équipes se sont séparées sur un score nul (1-1) qui n’embarrasse personne. L’affaire Diabolik, en revanche, est loin d’être close, et ses moindres rebondissements sont suivis avec passion, tant ils convoquent les mythes et les fantômes du milieu romain.

    Mercredi 7 août, Fabrizio Piscitelli était tranquillement assis sur un banc, dans le Parco degli Acquedotti, non loin de son domicile, au milieu des sportifs et des promeneurs. Un peu avant 19 heures, un homme en tenue de jogging s’est glissé derrière lui, et lui a tiré une balle de 7.65 dans la nuque, avant de rejoindre un complice puis de s’évanouir dans la ville. Nul besoin de grandes connaissances en criminologie pour comprendre qu’il n’a pas été tué au hasard, par un rôdeur.

    Le lendemain soir, une poignée de supporteurs parviennent, malgré la surveillance, à déployer en son honneur une gigantesque banderole « il diablo vive » (« le diable est vivant ») sur le Ponte degli Annibaldi, face au Colisée. Diabolik était leur empereur, il ne pouvait pas quitter la scène sans apothéose.

    Nom cité dans de nombreuses affaires

    Enfant du peuple « laziale » et de la périphérie sud de Rome, Diabolik est vite devenu une figure importante dans le monde des ultras de la Lazio. A partir de la fin des années 1980, il s’impose comme le chef des « Irriductiblili », un groupe très lié aux mouvements néofascistes qui, au fil du temps, absorbera tous les autres collectifs d’ultras de la tribune. Son influence est telle qu’il essaie, au cours des années 2000, de prendre le contrôle du club, sans succès.

    Homme d’affaires avisé, Diabolik s’appuie sur son aura pour développer un fructueux commerce de produits dérivés. Las, il ne s’arrête pas aux seuls produits autorisés, ce qui lui vaudra de passer quatre années et demie au total en prison. Dans les années 1990, il est lié au clan Abate, un rameau de la #Camorra implanté en périphérie de Naples, sur les pentes du Vésuve, mais également très présent dans la capitale. Plus tard, son nom est cité dans de nombreuses affaires, et il apparaît surtout, en 2014, dans le scandale #Mafia capitale, qui a mis au jour les liens existant entre l’administration de la ville de Rome et le crime organisé.

    Au centre des ramifications de cette tentaculaire affaire, il y a un homme, Massimo Carminati, qui passe pour avoir été un des amis les plus proches de Diabolik. Véritable légende du milieu romain, surnommé « le dernier roi de Rome » par la presse locale, Carminati, qui purge actuellement une peine de vingt ans de prison, soumis au très rigoureux « 41bis », le régime de détention des chefs mafieux, est un ancien proche de la bande de la #Magliana, qui a régné sur Rome des années 1970 au début des années 1990. Mais il est surtout un ancien des #NAR (#Noyaux_armés_révolutionnaires), un groupe néofasciste très actif durant les années de plomb. Dans les divers interrogatoires qu’il a subis, #Carminati s’est toujours décrit comme « fasciste » avant tout. Diabolik se présentait de la même manière.

    « Fascistes, pas mafieux »

    Dans les stades italiens, la liste des provocations dont se sont rendus coupables les Irriductibili sous sa direction est impressionnante, depuis la banderole à la gloire du criminel de guerre serbe Arkan, en 2000 à Bari, à la diffusion dans les travées de l’Olimpico, en 2017, de très douteux photomontages représentant Anne Frank vêtue du maillot du club rival, l’AS Roma.

    Pour toutes ces raisons, les autorités tenaient à ce que les funérailles de Diabolik ne tournent pas à la manifestation fasciste spontanée. Aussi, après avoir tenté d’imposer des obsèques strictement privées, la police a-t-elle convenu avec la famille d’une cérémonie devant une centaine de personnes, le 21 août, dans l’enceinte du sanctuaire de Notre-Dame du Divin Amour, en périphérie de la ville. Les fumigènes et les banderoles sont restés au dehors, mais cela n’a pas empêché plusieurs journalistes d’être pris à partie par des proches du défunt.

    Pendant que les hommages au chef ultra se poursuivent, la recherche du tueur et surtout du ou des commanditaires suit son cours. Celle-ci a connu un spectaculaire rebondissement le 2 septembre lorsqu’est apparue sur YouTube une vidéo dans laquelle une autre figure du milieu romain, Fabio Gaudenzi, un proche de Carminati et Diabolik déclare, le visage cagoulé, son intention de se rendre à la police, pour leur révéler l’identité des commanditaires du crime et sauver sa peau.

    Dans ce court message, prononcé à la hâte, avant l’arrivée de la police, l’homme révèle que Carminari, Diabolik et lui appartenaient à un petit cercle néofasciste « élitiste ». Puis il lance à la caméra : « Nous sommes des fascistes, pas des mafieux. »

    Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)

    #ITALIE #football #Néofascisme #années_de_plomb

    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/09/a-rome-vie-et-mort-d-un-chef-ultra-de-la-lazio_5508024_3210.html

  • Le bon goût est le quatrième album de Noyau paru aux Cahiers dessinés


    http://www.lescahiersdessines.fr/le-bon-gout--noyau-9791090875821

    Au carrefour de l’expressionnisme et de la bande dessinée, de l’académisme et de l’art brut, il crée une œuvre virtuose et déroutante, aussi drôle qu’inquiétante.

    avec une préface de Michel Thévoz pour celui-ci
    http://www.yvesnoyau.ch

    « Que l‘angoisse et l‘humour aient partie liée n‘est pas une constatation d‘une grande originalité. Mais chez Noyau cet alliage a une consistance particulière. L‘humour ne se met jamais en scène. Il n‘y a jamais une volonté explicite d‘être drôle. C‘est comme si la drôlerie se révélait l‘unique échappatoire à tant de désirs, tant d‘impossibilités et tant de catastrophes. C‘est comme si la monstruosité était le chemin habituel de l‘existence, une monstruosité qui étonne plus qu‘elle n‘effraie. »
    Mathieu Lindon Libération

    http://www.lescahiersdessines.fr
    #Noyau #les_Cahiers_dessinés #Yves_Nussbaum

  • PS : un cas rare d’effondrement partisan
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120617/ps-un-cas-rare-d-effondrement-partisan

    © Fondation Jean Jaurès La défaite du PS, d’une ampleur massive, signe son effondrement en tant que grand parti de gouvernement. Les rares précédents comparables dans l’histoire des démocraties occidentales ne lui laissent guère espérer la reconquête de ce statut perdu.

    #France #Charles_Mack #déchéance_de_nationalité #effondrement_partisan #Emmanuel_Macron #loi_travail #noyau_électoral #parti_socialiste #Pierre_Martin

  • Le mythe de la conception léniniste du #parti ou Qu’ont-ils fait à Que faire ?
    http://revueperiode.net/le-mythe-de-la-conception-leniniste-du-parti-ou-quont-ils-fait-a-que-f

    Détachement d’intellectuels, élitiste, centraliste. Le parti léniniste est taxé de tous les maux que le stalinisme a fait peser sur le mouvement ouvrier. Dans ce texte de 1990, Hal Draper revient sur le mythe qui entoure la conception léniniste du parti et notamment sur Que faire ?, en ayant à coeur de souligner le dynamisme de la pensée de #Lénine. Draper nous invite alors à un retour au texte pour nous montrer que Lénine n’avait en rien cherché à construire une secte semblable aux groupuscules actuels. Il a construit un pôle révolutionnaire au sein d’un parti ouvrier large, dont le degré de discipline devait varier avec la conjoncture. Draper permet ainsi de relire les débats classiques sur l’organisation avec un regard neuf, qui peut nourrir un travail de recomposition politique encore à l’ordre du (...)

    #Uncategorized

    • Moi ma préférée des 21 Conditions d’admission des Partis dans l’ #Internationale_Communiste, édictées par Lénine et ses amis en Juillet 1920, c’est la numéro 12 :

      12. Les Partis appartenant à l’Internationale Communiste doivent être édifiés sur le principe de la centralisation démocratique. A l’époque actuelle de guerre civile acharnée, le Parti Communiste ne pourra remplir son rôle que s’il est organisé de la façon la plus centralisée, si une discipline de fer confinant à la discipline militaire y est admise et si son organisme central est muni de larges pouvoirs, exerce une autorité incontestée, bénéficie de la confiance unanime des militants .

      Même si la numéro 13 est pas mal aussi :

      13. Les Partis Communistes des pays où les communistes militent légalement doivent procéder à des épurations périodiques de leurs organisations , afin d’en écarter les éléments intéressés et petit-bourgeois.

      Oh mais la numéro 1 n’est pas sans qualités :

      [...] La presse périodique ou autre et tous les services d’éditions doivent être entièrement soumis au #Comité_Central_du_Parti , que ce dernier soit légal ou illégal. Il est inadmissible que les organes de publicité mésusent de l’autonomie pour mener une politique non conforme à celle du Parti. [...]

      La numéro 9 rappelle l’attachement aux désirs d’émancipation et d’autonomie des individus :

      9. Tout Parti désireux d’appartenir à l’Internationale Communiste doit poursuivre une propagande persévérante et systématique au sein des #syndicats, #coopératives et autres organisations des masses ouvrières. Des #noyaux_communistes doivent être formés, dont le travail opiniâtre et constant conquerra les syndicats au communisme . Leur devoir sera de révéler à tout instant la trahison des social-patriotes et les hésitations du « centre ». Ces noyaux communistes doivent être complètement subordonnés à l’ensemble du Parti.

      https://www.marxists.org/francais/inter_com/1920/ic2_19200700b.htm

      Nan vraiment le pauvre #Lénine et ses camarades #Trotski et #Staline ont vraiment été diffamés, leurs conceptions étaient si émancipatrices ! Ce n’est qu’à partir de 1924 et à cause des bureaucrates à la solde du méchant Staline que les choses ont dérapé.

      Sinon ce livre publié en 1921 pourrait vous intéresser :

      Les #Soviets trahis par les #bolcheviks - Rudolf Rocker

  • Linus Torvalds : l’interview anniversaire des 20 ans du noyau - LinuxFr.org
    http://linuxfr.org/news/linus-torvalds-l’interview-anniversaire-des-20 ans-du-noyau

    #LinuxFr : Je sais que tu te considères comme une personne pragmatique et pas comme un prophète… Mais, est‐ce que tu serais d’accord pour dire qu’il y a un contenu de nature éthique dans la licence GPL  ?

    Linus Torvalds : Je vais répondre à ça de deux façons différentes, et je vais essayer d’expliquer pourquoi je réponds de deux façons différentes.
    La première réponse, très négative, c’est que je méprise complètement les gens qui tentent de pousser la GPL comme étant de type «  éthique  ». Je pense que c’est de la pure connerie. Pourquoi  ? Parce que l’éthique, pour moi, c’est quelque chose de privé. Chaque fois que vous l’utilisez dans un argument pour dire pourquoi quelqu’un d’autre devrait faire un truc, alors vous n’êtes plus éthique. Vous devenez juste une tête de con moralisatrice.

    Mais la seconde réponse, c’est que personnellement je pense que la GPL (version 2) correspond à ce que je veux faire. J’aime vraiment programmer et je veux rendre disponible mon travail pour que les autres puissent en profiter. Mais je pense vraiment que tout le « vous pouvez faire ce que vous voulez, mais vos améliorations doivent être disponibles de la même manière que le code d’origine » est très juste, et que c’est un très bon moyen de faire du développement.

    Donc, personnellement, je pense que la #GPLv2 correspond d’assez près à ce que je pense être « la bonne manière de vivre ma vie ». Et par « bonne manière », je ne veux pas dire que ce soit la seule manière. J’ai fait aussi du développement sous licence commerciale et j’ai beaucoup aimé ça. Je pense que c’est aussi correct et approprié (Eh, ils m’ont payé pour le faire).

    #Linus_Torvals #Linux #noyau

    • Perso j’y vois surtout un pragmatisme cynique : oui il y a une valeur éthique à la GPL (il l’apprécie à titre personnel), non il ne souhaite pas militer pour cette valeur. La distorsion entre les deux est expliquée par la parenthèse finale.

      « (Eh, ils m’ont payé pour le faire). »

    • Non mais le principe libéral au sens philosophique repose justement sur le fait que l’éthique, comme toute autre valeur morale, ne peut être QUE privée. Donc à titre personnel il peut aimer ceci ou cela (et d’ailleurs là il ne la trouve même pas éthique cette licence, il trouve juste que c’est sa méthode de travail préférée pour du code source) mais surtout il ne faut pas qu’une valeur soit bonne en-soi (c’est-à-dire pour le plus grand nombre, voire tous), c’est juste « moi dans mon coin ça me plaît et toi tu fais ce que tu veux ».

      Le libéralisme c’est avant tout la privatisation de la morale.