• « S’ils voient le jour, les petits réacteurs nucléaires modulaires produiront une électricité ruineuse »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/10/14/energie-s-ils-voient-le-jour-les-petits-reacteurs-nucleaires-modulaires-prod

    Avec un parc vieillissant et le désastre de l’EPR, industriels et politiques misent sur les petits réacteurs modulaires. Une illusion, selon Stéphane Lhomme, directeur de l’Observatoire du nucléaire.

    #nucléaire #SMR

    • Tribune.
      Vous avez probablement vu les images saisissantes de poulets dont la tête a été coupée et qui continuent à courir pendant quelques instants de façon erratique. Eh bien cette image est une assez bonne illustration de l’état de l’industrie nucléaire et de ses plus fervents partisans comme Emmanuel Macron.

      Un jour, ils assurent que l’avenir est aux « mastodontes » comme le fameux EPR (en anglais european pressurized reactor) d’une puissance de 1 650 mégawatts (MW), et ce malgré les incroyables déconvenues des chantiers de Finlande et de Flamanville qui devaient respectivement entrer en service en 2009 et 2012, qui ne sont toujours pas terminés et dont les surcoûts insensés ont largement contribué à placer leurs opérateurs dans la panade : Areva a carrément fait faillite, et EDF est dans une situation financière critique.

      Le lendemain, voilà subitement que la solution passerait par les SMR, c’est-à-dire en anglais small modular reactors et en français petits réacteurs modulaires (PMR) dont la puissance est comprise entre 10 et 300 MW. EDF aurait d’ailleurs déjà en projet son SMR de 170 MW, baptisé « Nuward ». La panique qui s’empare ainsi des tenants de l’atome s’explique par une donnée incontournable : les réacteurs actuels sont en fin de vie et la plupart vont être définitivement arrêtés dans les dix à vingt ans, c’est-à-dire, lorsque l’on parle d’énergie, demain matin.

      Un parc pléthorique de réacteurs délabrés

      Les prolongations de durée de fonctionnement, accordées de façon inconsidérée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), et les travaux ruineux que doit faire EDF (programme dit du « grand carénage » et mesures post-Fukushima) vont seulement permettre de gagner un peu de temps – tout en augmentant encore le risque de catastrophe comparable à celle de Fukushima.

      Il faut aussi prendre en compte une donnée cruciale : dans les années 1970 et 1980, la construction en peu de temps d’une bonne cinquantaine de réacteurs nous a été présentée comme un gigantesque exploit, ce qui est d’ailleurs effectivement le cas sur le strict plan industriel. Mais il s’agissait surtout d’une terrible erreur stratégique : tous ces réacteurs vont de fait arriver en fin de vie quasiment en même temps.

      Si EDF a finalement accepté de fermer ses deux plus vieux réacteurs, ceux de Fessenheim, c’est parce que l’électricien se sait totalement incapable de continuer à entretenir un parc pléthorique de près de 60 réacteurs passablement délabrés. C’est aussi pour cela que la fermeture d’au moins quatorze autres réacteurs est actée.

      Le désastre de Flamanville

      Si EDF se dit publiquement opposée à ces fermetures, c’est pour ne pas perdre la face : il est plus facile de prétendre qu’il s’agit de « décisions idéologiques » prises « sous la pression des antinucléaires » – lesquels ignoraient qu’ils avaient tant d’influence ! – que de se reconnaître incapable de maintenir le parc nucléaire.

      Mais, contrairement à ce que prétendent divers candidats à l’élection présidentielle, ce ne sont assurément pas de nouveaux réacteurs nucléaires qui pourront prendre le relais du parc actuel, même si la construction de six EPR est envisagée : comment croire qu’EDF, incapable de construire l’EPR de Flamanville, pourrait en fabriquer plusieurs autres ?

      Il est certes prétendu que les enseignements tirés des précédents déboires permettront enfin de réussir les prochains chantiers, mais c’est déjà ce qu’avait assuré EDF à propos de l’EPR finlandais… ce qui n’a pas empêché le désastre de Flamanville.

      Pas de filière industrielle pour les SMR

      C’est alors que l’industrie nucléaire et son premier VRP, Emmanuel Macron, sortent du chapeau une « solution » miraculeuse : les SMR. Mais si la communication de la macronie peut enfumer l’opinion sur tel ou tel sujet, elle se révèle incapable de faire pousser des réacteurs nucléaires, fussent-ils petits et modulaires.

      Il n’existe en effet pas à ce jour de filière industrielle permettant l’émergence des SMR, lesquels pourraient au mieux être disponibles vers 2040 : pas de quoi répondre à l’actuelle envolée des prix de l’énergie. Et ce d’autant que, s’ils voient le jour, les SMR produiront une électricité ruineuse : il est impossible d’assurer la rentabilité de petits réacteurs, lesquels ne produiront pas assez d’électricité pour cela.

      D’autre part, le choix de l’emplacement d’un SMR est insoluble. Notons d’abord qu’il est impossible de nos jours de créer une centrale nucléaire dans un nouveau site, particulièrement proche d’une agglomération : les habitants se révolteraient, à commencer d’ailleurs par les pronucléaires !

      Le risque d’une impasse énergétique pour la France

      Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les projets de nouveaux réacteurs sont tous dans des centrales déjà existantes, et c’est donc la seule option disponible. Mais quel intérêt de placer un SMR, par exemple, dans la centrale nucléaire du Blayais (Gironde), perdue dans les marais à 60 km de Bordeaux ? La puissance du SMR, 170 MW, serait dérisoire pour remplacer les actuels quatre réacteurs de 900 MW, soit 3 600 MW.
      On entend alors dire que les SMR pourraient être construits par « grappes ». Mais la rentabilité de dix SMR serait catastrophique pour une production à peu près comparable à celle d’un seul EPR. Ce serait alors moins absurde de faire un EPR, mais l’on retombe sur l’incapacité d’EDF à construire ce modèle.

      De toute façon, l’électricien national est en situation financière dramatique et est parfaitement incapable de financer un nouveau parc de réacteurs, qu’ils soient petits ou gros, modulables ou archaïques. Mais comme les alternatives au nucléaire, en particulier les énergies renouvelables, ne sont développées qu’à la marge, le plus probable est que la France se retrouve dans une totale impasse énergétique d’ici quelques années. Il ne restera alors qu’à pleurer en se remémorant les ridicules harangues pronucléaires de la plupart des candidats à l’élection présidentielle 2022…

      Stéphane Lhomme
      Directeur de l’Observatoire du nucléaire
      http://www.observatoire-du-nucleaire.org

    • Il y a vraiment encore des gens qui font leur site Web en tapant un point tout seul à la ligne entre les paragraphes, au lieu de faire de vrais paragraphes avec un style qui te ferait le graphisme ad hoc ?

    • Tribune probablement suffisante pour convaincre les convaincus mais quand même très pauvre d’un point de vue argumentatif, qui repose quasi entièrement sur le fait qu’on ne saurait plus construire de centrales (même en admettant qu’EDF ne sait plus, d’autres pourront s’y coller à la place) et qui ne questionne pas l’envolée des prix (qui n’a rien à voir avec la maintenance du parc nucléaire).

      Et j’avais jamais vu cette technique du point pour le saut de ligne, sans doute un copier-coller un peu hâtif.

  • Étienne Davodeau : l’enfouissement des déchets nucléaires est « une immense lâcheté »

    L’auteur de #bandes_dessinées Étienne Davodeau a parcouru à pied la distance du Lot à la Meuse, des peintures rupestres du Pech Merle au tombeau nucléaire de #Cigéo. Sémiologue, agronome et militants accompagnent son exploration du vertige causé par la « fuite en avant » du #nucléaire.

    Je pense que l’#enfouissement ne relève plus seulement de la technique mais de la psychologie. En enterrant profondément ces #déchets, on s’en débarrasse au moins autant mentalement que techniquement. C’est le refoulé dont parle la sémiologie. On fout tout ça dans un trou et on le rebouche en espérant que ça va bien se passer ; et que si ça ne se passe pas bien, ce ne sera pas pour notre gueule mais pour la vingtième ou trentième génération après nous. Il y a une espèce d’immense lâcheté collective là-dedans.

    https://reporterre.net/Etienne-Davodeau-L-enfouissement-des-dechets-nucleaires-est-une-immense-

  • Chine : les coupures de courant étranglent l’atelier du monde fashionnetwork
    https://fr.fashionnetwork.com/news/Chine-les-coupures-de-courant-etranglent-l-atelier-du-monde,13397

    Usines au ralenti, ouvriers qui « ne peuvent plus assurer une production normale », machines à l’arrêt : dans les usines du sud de la Chine, les coupures de courant menacent la croissance et affectent les chaînes d’approvisionnement.
Les suspensions d’approvisionnement en électricité ont déjà frappé ces derniers mois quelque 20 provinces à des degrés divers.


    L’entrée d’un site industriel à Houjie, dans la province du Guangdong, une zone touchée par les coupures d’électricité, le 30 septembre 2021 - AFP

    Les raisons ? Elles sont multiples mais principalement liées à la forte dépendance du géant asiatique au charbon, lequel assure 60% de sa production électrique. Le prix de ce charbon atteint aujourd’hui des niveaux record. Les autorités effectuent également des rationnements préventifs afin d’atteindre les objectifs environnementaux en matière de limitation des émissions polluantes. Principale victime jusqu’à présent : l’industrie. Dans la province du Guangdong (sud), parfois surnommée « l’atelier du monde » en raison de ses milliers d’usines de produits électroniques ou de textile, les coupures sont durement ressenties.

    Des machines sont mises à l’arrêt et des ouvriers doivent réduire leur heures de travail ou travailler uniquement la nuit — lorsque les restrictions sont plus souples.
     "On demande à nos sous-traitants d’avoir recours au travail de nuit ou de faire tourner leurs groupes électrogènes pour assurer la production", déclare à l’AFP Sherman Chan, directeur général adjoint d’Express Luck, un fabricant de téléviseurs basé à Shenzhen. « Mais étant donné qu’ils doivent investir des capitaux supplémentaires, nos coûts augmentent aussi. »

    Moins 40%
    Ces frais en hausse mettent à rude épreuve les chaînes d’approvisionnement, déjà sous pression avec des carnets de commande qui débordent en raison de la reprise économique en Occident. Résultat : du géant des snacks Toly Bread, jusqu’aux fournisseurs du constructeur automobile Tesla, nombre d’entreprises ont déjà annoncé des retards de production.

A Dongguan, tentaculaire ville-usine où travaillent des millions d’ouvriers, beaucoup d’employés ont dû revoir leur emploi du temps. « Hier, on a dû travailler la nuit. Et c’est pareil aujourd’hui », déplore M. Cui, manutentionnaire dans une usine de chaussures contrainte de limiter sa production. « Bien sûr qu’on n’est pas contents. Mais on s’adapte aux horaires », explique-t-il, tout en refusant de révéler son nom complet.

Dans une usine de tuyaux, Mme Xu, une employée, estime que les pannes de courant ont fait chuter la production d’environ 40% en septembre, notamment car les machines ont besoin de plusieurs heures après l’allumage avant d’être opérationnelles.
"On ne peut plus assurer une production normale", déclare-t-elle à l’AFP. Les autorités tentent de désamorcer le mécontentement populaire.

Le fournisseur public d’électricité s’est engagé mardi à garantir l’approvisionnement des zones d’habitation, une mission qualifiée de « tâche politique prioritaire ».

    Spectacle annulé 
Les autorités de Pékin ont elles présenté des coupures d’électricité dans certains petits quartiers résidentiels de la capitale comme de la « maintenance ». Et à Shanghai, la mairie a annulé le traditionnel grand spectacle son et lumière prévu jeudi soir à la veille de la fête nationale, officiellement pour des raisons de « sécurité ».

Ces coupures arrivent alors que la demande énergétique de la Chine, où l’économie a largement repris depuis le printemps 2020, dépasse désormais les niveaux pré-pandémie. Les restrictions imposées par Pékin sur les importations de charbon australien, sur fond de brouille diplomatique avec Canberra, n’aident pas.

"Les principaux coupables, c’est la pénurie mondiale d’énergie et le contrôle des prix de l’électricité par l’Etat en Chine", estime dans une note Julian Evans-Pritchard, analyste du cabinet Capital Economics. « Les prix du charbon et du gaz naturel se sont envolés partout en raison des conditions météorologiques et des ruptures dans la chaîne d’approvisionnement », souligne-t-il.

La Chine contrôle les prix de l’électricité pour les usagers, afin qu’ils ne soient pas trop élevés. La hausse du coût du charbon se répercute donc principalement sur les opérateurs des centrales électriques. Les coupures ont atteint un niveau tel qu’elles menacent désormais la croissance du pays.

Plusieurs banques internationales comme Goldman Sachs ou Nomura ont ainsi abaissé cette semaine leurs prévisions de croissance annuelle du PIB chinois.

     #énergie #nucléaire #pétrole #électricité #gaz #environnement #écologie #énergies_fossiles #politique #économie #Chine #Pénuries #Travail #Charbon #tesla #variant #zoonose #mutation #virus_arn #covid-19 #santé #pass_sanitaire #coronavirus #confinement #crise_sanitaire #vaccination #pandémie

  • Argent, progrès technique et emploi ne nous intéressent pas
    https://ricochets.cc/Argent-progres-technique-et-emploi-ne-nous-interessent-pas.html

    Des exemples de résistance au techno-monde par des femmes de Bretagne et des indigènes, puis quelques exemples de possibles améliorations sociales sans pour autant céder à la civilisation industrielle. I. « ON NOUS DEMANDE POURQUOI NOUS SOMMES CONTRE LA CENTRALE. ET NOUS, ON DEMANDE : POURQUOI UNE TELLE CENTRALE ? ICI ? On est tranquille ici chez nous. Jusqu’à présent, on ne nous avait rien proposé, pas d’industrie, pas de boulot, on nous ignorait. Les hommes ont été obligés de partir et nous de nous (...) #Les_Articles

    / #Technologie, #nucléaire, #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, (...)

    #Féminisme

  • Prison ferme pour des opposants au projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/09/21/prison-ferme-pour-des-opposants-au-projet-d-enfouissement-de-dechets-nucleai

    Les sept prévenus, quatre hommes et trois femmes, âgés de 28 à 48 ans, répondaient de leur participation à une manifestation non déclarée, organisée le 15 août 2017, l’un des nombreux épisodes d’une protestation au long cours contre ce projet de centre de stockage de déchets nucléaires hautement radioactifs à Bure.

    Difficile de connaître précisément les faits qui leurs valent des peines de prison ferme en lisant l’article...

  • Les voleurs de vélos : les Verts et « l’électromobilité »
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1565

    L’association Alternatiba et l’ADTC (Association pour le développement des transports en commun) appellent à une « convergence à vélo » de toute la cuvette grenobloise, le 25 septembre 2021, pour « développer les alternatives » et « promouvoir les déplacements à vélo ». Gageons qu’Eric Piolle « le maire à vélo » roulera au milieu du peloton, lui « qui a développé la pratique cyclable dans sa ville mais aussi plus largement sur le territoire » . Pendant ce temps les salariés de Métrovélo, le service de location de vélos – 9000 vélos musculaires - sous-traité à Cycleo, une filiale de Vinci, font grève depuis le 7 septembre. « C’est même pas pour nos salaires, » nous dit un jeune gars touffu à boucle d’oreille, croisé au local de Métrovélo, en face de la gare, « c’est pour les gens, pour avoir les moyens de bien faire (...)

    https://chimpanzesdufutur.wordpress.com
    https://chez.renart.info #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/voleurs_de_ve_los-2.pdf

    • Le vélo électrique estle symbole d’un double retournement technologiste : celui du vieux biclou, et celui de l’écologie. Cinquante ans après les premières manifs à vélo contre le tout-bagnole, la ministre de l’environnement Barbara Pompili, une Verte de Picardie, nous assure en effet qu’acheter un vélo électro-nucléaire, c’est « choisir l’écologie ». Ainsi Porsche choisit l’écologie en commercialisant un vélo à batterie lithium-uranium à 7000 €. Ou comment faire de la bicycletteun engin de luxe, high tech,qui bousille la planète. Une tromperie que les industriels des années 70n’auraient pas rêvé devoir propagée par les écologistes eux-mêmes.Tout l’été, Le Daubé, le quotidien grenoblois, nous a poussés à« (re) partir à la découverte des territoires de l’Isère grâce au VAE, le vélo à assistance électrique2. »

      Depuis l’arrivée de Néandertald ans les Alpes,un pied devant l’autre, on se baladait le long du Rhône, dans le Grésivaudan,le Vercors, le Trièves, à pied et même à vélo.Une paire de chaussures ou une bicyclette suffisant pour profiter des paysages à son gré. Désormais le vélo électrique(à partir de 900€ seulement), serait bien mieux « adapté aux familles » et« moins fatigant3 »,pour faire le tour de l’Isère, « regarder le panorama ou profiter d’un coin tranquille4 ». Le e-cycliste peut rouler plus vite, plus loin, plus fort, avec un VTT à assistance électrique équipé d’une batterie au lithium extrait du désert chilien,et aux métaux rares extraits des mines du Congo ; batterie rechargée tous les soirs sur le réseau électro-nucléaire français ; lui-même alimenté par l’uranium des mines du Niger et dont les déchets radioactifs seront bientôt enfouis à Bure,dans les sous-sols de la Meuse, après circulation électrique entre les centrales et les lignes à Très Haute Tension. C’est à ce prix que vous faites une promenadeen famille, dimanche,sur le Vercors. Une promenade conviviale sur un vélo écolo. . . . . . . .

    • Comme écrit ailleurs :

      « Bonjour, je cherche un vélo »
      « Alors ce 2 roues motorisé, VAE, est très bien. D’ailleurs contrairement au vélo, on vous offre 500 € si vous l’achetez. Car vous savez à vélo on est lent, on transpire, on ne peut pas monter une cote ni aller loin, ça ne remplacera jamais la voiture. »
      « Et à vélo vous polluerez plus car vous mangerez beaucoup plus. »
      « ... »
      « Alors ce 2 roues motorisés (VAE), vous l’achetez ou vous préférez un vélo moins efficace et plus polluant qui ne vous fera pas bénéficier d’un cadeau de 500 € ? »

      #Vélo_motorisé (parce que mon vélo sans moteur est électrique : non seulement il utilise de l’électricité pour l’éclairage mais en plus il en produit avec sa dynamo)

  • “International Signature Campaign Against the Discharge of Contaminated Water” · Change.org

    28 août 2021 —

    Tokyo Electric Power Company (TEPCO) has decided to dump contaminated water into the ocean through a tunnel 1km offshore.
     
    A senior official from the Ministry of Economy, Trade and Industry (METI) said, "If we dumped the contaminated water on the coast, the media would take video and photos of us dumping it, but if we dumped it on the ocean floor one kilometer off the coast, we wouldn’t have to worry about that, which would make a difference in terms of rumors.

    The Japan National Federation of Fisheries Cooperatives issued a statement of firm opposition to the project (8.25).
    “Fishermen across Japan reiterate their firm opposition to the release of ALPS treated water into the ocean.”

    The South Korean government has expressed “strong regret” over Japan’s decision to release contaminated water into the ocean about 1km off the coast of the Fukushima nuclear power plant (8.25)

    The Chinese government accused Japan of “making the wrong decision to release contaminated water without regard for opposition at home and abroad, and then repeating the mistake” (8.26)

    The Taiwanese government announced that it would continue to monitor the situation from various angles across ministries and agencies to ensure the rights and interests of fishermen (Aug. 26)

    ★International signatures called for by 311 organizations (24 countries)
    Currently 78,450 signatures (from 110 countries)


    À l’occasion du 10e anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima:
    Campagne internationale de signature contre le rejet d’eau contaminée et appelant à l’arrêt des centrales nucléaires dès maintenant!

    #nucléaire #Fukushima

  • Bureburebure.info
    https://bureburebure.info/3-oct-carnaval-bloc-au-bugey

    Dimanche 3 octobre 2021 nous participons à la mobilisation contre la centrale du Bugey.

    Cet automne, ça va danser au Bugey. Au côté de dizaines d’associations et collectifs, nous appelons à une grande mobilisation contre les projets nucléaires à la centrale du Bugey à St Vulbas. La centrale du Bugey c’est désormais la plus vieille de France, avec 4 réacteurs de plus de 40 ans. Des enceintes en bétons fragiles, des cuves qui risquent de se fissurer, des fuites de tritium régulières. Rien ne va, il faut arrêter ça.

    En plus de ça, EDF souhaite relancer la filière #nucléaire en construisant de nouveaux réacteurs EPR. Des réacteurs construits pour 40 à 50 ans d’activité encore. Dans un monde incertain et déréglé avec des prévisions de 4 ou 5 degrés supplémentaires, c’est totalement irresponsable !

    Le Bugey c’est aussi la centrale la plus proche de Lyon, Grenoble, Genève, Chambéry, Bourg-en-Bresse, Annecy… 5 millions d’habitant-es dans un rayon de 100 km. Nous sommes nombreux-ses à être concerné-es, alors il y a de quoi être nombreux-ses le 3 octobre !

    Soyons les nuées virevoltantes qui ferons disparaitres ces machines de béton. Nous ferons #carnaval pour fêter une vie sans nucléaire. Un farfouilli de grenouilles, gentianes, noisetiers, lynx, linottes et autres créatures étranges envahiront la chaussée. Elles reprendront l’espace dont la centrale les a privé !

    Ni renouvellement, ni maintien, nous fermerons les centrales

    https://www.radiaction.org/carnaval-bloc-au-bugey

  • Les blessures externes et intimes du crime colonial et du crime nucléaire

    Entre 1966 et 1996, dans les atolls de Moruroa et de Fangataufa, 193 essais nucléaires dont 46 atmosphérique. Le Centre d’expérimentation du Pacifique (CEP). Des populations exposées aux retombées radioactives. Andréas Pfersmann interroge : « Comment la littérature a-t-elle appréhendé le CEP et les essais nucléaires de Moruroa et de Fangataufa ? ». Il se propose de discuter de certains ouvrages en « essayant d’élucider la corrélation entre stratégies littéraires et choix idéologiques ».

    Note sur : Andréas Pfersmann : La littérature irradiée
    Les essais nucléaires en Polynésie française au prisme de l’écriture

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/08/09/les-blessures-externes-et-intimes-du-crime-colonial-et-

    #colonisation #nucléaire #littérature

  • Sezin Topçu, L’État surveille avec les mêmes craintes les militants et le plutonium, 2021
    https://sniadecki.wordpress.com/2021/08/01/topcu-plutonium

    Pour la sociologue des sciences, le procès des militants de Bure montre que le nucléaire est un enjeu stratégique pour la France, ce qui explique une « criminalisation de l’action antinucléaire ».

    Douze mois ferme requis pour l’un, 10 à 18 mois avec sursis requis pour les six autres prévenus : la lutte antinucléaire pourrait leur coûter cher. Le jugement des sept opposants au projet de stockage de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), baptisé Cigéo, dont le procès s’est tenu entre mardi et jeudi, sera rendu le 21 septembre 2021. Les moyens mis en place par la justice (qui aurait dépensé près d’un million d’euros pour l’enquête, selon Reporterre et Mediapart) n’ont pourtant pas permis de prouver autre chose sur cette « bande organisée » de « malfaiteurs » que l’organisation d’une manifestation non autorisée, avec des « violences volontaires » exercées au cours de cette manifestation et une détention de « substances ou produits incendiaires ».

    #France #nucléaire #anti-nucléaire #criminalisation_des_luttes #Bure

  • Nucléaire : nouveau retard d’un mois pour l’EPR finlandais
    https://www.connaissancedesenergies.org/afp/nucleaire-nouveau-retard-dun-mois-pour-lepr-finlandais-2107

    La production régulière d’électricité est désormais prévue pour mars 2022, au lieu de février comme annoncé l’été dernier, a indiqué TVO, ajoutant un nouveau petit délai à ce chantier qui a viré au fiasco et accumulé plus d’une décennie de retard.

    Si l’EPR Finlandais est un fiasco, alors celui de Flamanville est un... et celui de Grande Bretagne sera un ...

    C’est à l’occasion de ce genre d’évènements que notre langue française s’enrichit, afin de restituer au mieux toutes les nuances de fiasco de ces projets.

  • Nucléaire Les petits réacteurs modulaires, solution du nucléaire de demain - Enviscope
    https://www.enviscope.com/les-petits-reacteurs-modulaires-solution-du-nucleaire-de-demain

    L’idée de petits réacteurs modulaires (Small Modular Reactors) a été développée au États-Unis, puis reprise tardivement en France. EDF, TechnicAtome, le CEA et Naval Group développent le SMR français Nuward. Ce réacteur est destiné à remplacer les centrales à charbon avec un objectif de commercialisation mondiale après 2030. Les petits réacteurs seraient adaptés à des contextes particuliers : absence de ressource en eau pour le refroidissement, agglomération, etc.

    Mais, note le rapport de l’OPECST, compte tenu du nombre élevé de projets concurrents, ayant parfois quelques années d’avance, « le projet Nuward mériterait d’être soutenu dans la suite de son développement, avec l’objectif de l’accélérer. »

    •  :-) c’est un tout petit éditeur...

      Le déploiement de petits réacteurs nucléaires modulaires est une piste proposée par le rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques invitant à un large débat sur le nucléaire du futur.

      Jusqu’à présent, la filière nucléaire a poursuivi une stratégie de déploiement de réacteurs de plus en plus puissants, l’abaissement des coûts du mégawatt installé devant découler mécaniquement de l’accroissement de la taille. Or, cet objectif a des limites car les changements d’échelle peuvent aussi créer des coûts.

      L’idée de petits réacteurs modulaires (Small Modular Reactors) a été développée au États-Unis, puis reprise tardivement en France. EDF, TechnicAtome, le CEA et Naval Group développent le SMR français Nuward. Ce réacteur est destiné à remplacer les centrales à charbon avec un objectif de commercialisation mondiale après 2030. Les petits réacteurs seraient adaptés à des contextes particuliers : absence de ressource en eau pour le refroidissement, agglomération, etc.

      Mais, note le rapport de l’OPECST, compte tenu du nombre élevé de projets concurrents, ayant parfois quelques années d’avance, « le projet Nuward mériterait d’être soutenu dans la suite de son développement, avec l’objectif de l’accélérer. »

      La construction en série nécessite une usine

      La construction de réacteurs en série implique de disposer d’un outil industriel (une usine) inenvisageable sans un volant initial de commandes suffisant. Les rapporteurs estiment qu’il faudra évaluer la possibilité de remplacer, après 2030, certains réacteurs de 900 MWe par des SMR, en mettant en balance les questions de coût, de sûreté et de développement industriel.

      Le succès des SMR dépendra aussi de la possibilité d’homogénéiser leurs conditions de certification dans les différents pays. Les rapporteurs soutiennent les démarches engagées en ce sens par l’ASN et l’IRSN et demandent que les moyens nécessaires pour les mener à terme leur soient accordés.

      Enfin, environ la moitié des projets de SMR, issus d’un concept de réacteur de quatrième génération, désignés sous l’acronyme AMR pour Advanced Modular Reactor ou « réacteur modulaire avancé », pourraient eux aussi tirer bénéfice de leur faible puissance pour apporter un saut significatif en matière de sûreté.

      Pour les rapporteurs, cette voie de recherche et développement doit être poursuivie. Considérant qu’il est nécessaire de réagir rapidement pour montrer que la France dispose toujours d’une vision claire de l’avenir de l’énergie nucléaire, les rapporteurs proposent de refonder une stratégie de recherche sur le nucléaire avancé, au travers d’un projet ou d’une proposition de loi programmatique qui serait l’occasion d’un large débat au sein du Parlement.

    •  :-) c’est un tout petit éditeur...

      Ok compris ;o) merci.

      Les rapporteurs estiment qu’il faudra évaluer la possibilité de remplacer, après 2030, certains réacteurs de 900 MWe par des SMR, en mettant en balance les questions de coût, de sûreté et de développement industriel.

      Mouaip alors là… En quoi un réacteur plus petit est plus sûr je suis loin d’être convaincu. D’autre part ce réacteur, plus petit soit-il, génère toujours sa part de produits de fission (de merde) et donc ne règle pas la question : que fait-on des merdes générées par un réacteur nucléaire. Pire, on multiplie le problème par le nombre de petits réacteurs…

      Enfin, environ la moitié des projets de SMR, issus d’un concept de réacteur de quatrième génération, désignés sous l’acronyme AMR pour Advanced Modular Reactor ou « réacteur modulaire avancé », pourraient eux aussi tirer bénéfice de leur faible puissance pour apporter un saut significatif en matière de sûreté.

      Ah… Faudra m’expliquer en quoi le fait qu’ils aient une plus faible puissance est gage de sûreté… En cas d’accident majeur, un rejet à l’extérieur reste une sacrée merde, quelle que soit la taille de l’engin.

      Pour les rapporteurs, cette voie de recherche et développement doit être poursuivie.

      Ils ont l’air convaincus… C’est pas forcément rassurant :o)

      Considérant qu’il est nécessaire de réagir rapidement pour montrer que la France dispose toujours d’une vision claire de l’avenir de l’énergie nucléaire

      Ah ben la voilà la vraie raison ! Les X-Mines-Ponts d’EDF sont toujours à la manœuvre ! :o))

      Je vois une certaine pérénité chez notre électricien national.

  • Cruas : Rejets radioactifs dans l’air, EDF déclare un évènement significatif pour l’environnement
    https://ricochets.cc/Cruas-Rejets-radioactifs-dans-l-air-EDF-declare-un-evenement-significatif-

    France : Cruas : Rejets « trop » radioactifs dans l’air - EDF déclare un évènement significatif pour l’environnement - Un radioélément artificiel, le Tellure 123m, a été rejeté par la cheminée d’un bâtiment où sont conditionnés les déchets de la centrale #nucléaire de Cruas (Drôme), début juin 2021. En quantité supérieure à ce qui est autorisé. EDF s’en est rendu compte après-coup, un fois les rejets terminés. Et ne sait pas pourquoi le seuil maximal autorisé a été dépassé. (...) le dépassement n’a pas été détecté sur (...) #Les_Articles

    / #Le_monde_de_L'Economie, nucléaire

    https://www.sortirdunucleaire.org/France-Cruas-Rejets-trop-radioactifs-dans-l-air

  • Finistère. Centrale nucléaire de Brennilis : fin du démantèlement prévue en 2040
    https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/nucleaire-fin-du-demantelement-de-la-centrale-brennilis-en-2040-3506e1d

    L’exploitant EDF a présenté le 1er juillet 2021 le scénario et les coûts du démantèlement de la centrale de #Brennilis au groupe de travail de Ia Commission locale d’information (CLI), indique le conseil départemental du Finistère dans un communiqué.

    L’information sur le coût vient après des demandes réitérées des membres de la CLI de connaître les éléments financiers spécifiques aux travaux de démantèlement de la centrale de Brennilis. « L’annexe aux comptes d’EDF (comptes à fin 2020) précise un montant global de la provision de 3,7 milliards d’euros pour les installations arrêtées, dont fait partie celle des Monts d’Arrée », indique le Département, membre de la CLI.

    Il faut mettre ce montant de 850 millions d’euros en regard des montants annoncés précédemment. En 2005, le coût du démantèlement avait été évalué à 482 millions d’euros par la Cour des comptes, soit 20 fois plus que l’estimation initiale. La première phase du démantèlement a été lancée en 1985. La centrale, avec un réacteur expérimental de 70 mégawatt (MW), a produit de l’électricité de 1967 à 1985.

    #nucléaire #pognon_de_dingue

  • Derrière le projet Iter, des montagnes de métaux toxiques et de déchets radioactifs
    https://reporterre.net/Derriere-le-projet-Iter-des-montagnes-de-metaux-toxiques-et-de-dechets-r

    « Si je viens travailler chaque matin, c’est parce que je crois qu’il n’y a pas d’alternative à la fusion nucléaire pour lutter contre le changement climatique. Il faudra alimenter tout le parc de véhicules électriques, l’éolien et le solaire ne suffiront pas », explique à Reporterre Laban Coblentz,

    Voilà qui illustre parfaitement ce que je disais ailleurs sur la fuite en avant nucléariste : « on consomme de plus en plus donc il faut produire de plus en plus ». Zéro question sur la consommation.

    #nucléaire #iter #énergie

    L’article ci dessus fait partie d’une série en trois volets sur Iter :

    https://reporterre.net/Iter-les-promesses-polluantes-de-la-fusion-nucleaire-l-enquete-de-Report

  • La centrale nucléaire de Tricastin est à bout de souffle, achevons la
    https://ricochets.cc/La-centrale-nucleaire-de-Tricastin-est-a-bout-de-souffle.html

    Nucléaire : « À bout de souffle », la centrale #nucléaire de Tricastin va fêter ses 40 ans - La centrale de Tricastin, dans la #Drôme, fêtera ses quarante ans le 26 juin. Elle pourrait obtenir un délai de dix ans avant sa fermeture. Abîmée, située sur une zone sismique, elle cristallise les inquiétudes. Le nucléaire, c’est polluant, dangereux et ruineux, mais la civilisation industrielle (l’Etat et le capitalisme) en redemande, elle en a besoin pour alimenter son gigantesque système industriel, sa méga-machine (...) #Les_Articles

    / #Technologie, nucléaire, Drôme, Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #La_civilisation,_la_civilisation_industrielle, Evénement anti-nucléaire en Drôme le 26 juin (...)

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature... #Evénement_anti-nucléaire_en_Drôme_le_26 juin_2021
    https://reporterre.net/A-bout-de-souffle-la-centrale-nucleaire-de-Tricastin-va-feter-ses-40-ans

  • La première centrale nucléaire EPR d’EDF connaît un grave incident en Chine
    https://ricochets.cc/La-premiere-centrale-nucleaire-EPR-d-EDF-connait-un-grave-incident-en-Chin

    Entre le premier EPR au monde qui fuit en Chine, et la centrale de Flamanville qui sera terminée on ne sait pas quand, le #nucléaire et les EPR ont du plomb dans l’aile. Plus que quelques pichenettes pour que cette #Technologie ruineuse du passé disparaisse complètement dans les oubliettes radioactives ? Nucléaire : Fuite radioactive à l’EPR de Taishan : la Chine se tait - Le 8 juin, EDF a demandé une assistance technique d’urgence aux autorités étasuniennes en raison d’une fuite de l’EPR chinois de (...) #Les_Articles

    / #Evénement_anti-nucléaire_en_Drôme_le_26 juin_2021, nucléaire, Technologie, Autoritarisme, régime policier, (...)

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://reporterre.net/Fuite-radioactive-a-l-EPR-de-Taishan-la-Chine-se-tait

  • Inquiétude sur des fuites radioactives à la centrale nucléaire de Taishan (Chine)

    La chaine américaine CNN fait état ce jour d’une « augmentation de la concentration de gaz rares » dans le circuit primaire du réacteur 1 de la centrale EPR de Taishan, premier de ce type à avoir été couplée à un réseau électrique (le 29 juin 2018) et située dans un rayon de 100 à 150 km par rapport aux villes de Canton et de Hongkong.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/06/15/inquietude-sur-des-fuites-radioactives-a-la-centrale-nu

    #nucléaire

  • Après l’incident en Chine sur un réacteur nucléaire EPR, EDF assure que les rejets dans l’air sont normaux
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/06/14/apres-l-incident-sur-un-reacteur-nucleaire-epr-en-chine-edf-assure-que-les-r

    La centrale nucléaire de Taishan, construite avec le groupe français EDF dans le sud de la Chine, est sous surveillance pour un problème d’étanchéité au cœur d’un réacteur.
    Le Monde avec AFP
    Publié aujourd’hui à 19h13, mis à jour à 19h49

    La centrale nucléaire de Taishan, dans la province du Guangdong, le 8 décembre 2013. PETER PARKS / AFP
    La centrale nucléaire de Taishan (Guangdong), composée de deux réacteurs nucléaires de type EPR et construite avec Electricité de France (EDF) dans le sud de la Chine, est sous surveillance pour un problème d’étanchéité au cœur d’un réacteur, mais les rejets de gaz dans l’air ainsi générés sont dans les limites autorisées, assurent EDF et l’opérateur chinois.
    « EDF a été informée de l’augmentation de la concentration de certains gaz rares dans le circuit primaire du réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire de Taishan, détenue et exploitée par TNPJVC, joint-venture de CGN (70 %) et d’EDF (30 %) », a annoncé le groupe français, lundi 14 juin, dans un communiqué, après que la chaîne américaine CNN a rapporté un possible problème de fuite.
    Le circuit primaire est un circuit fermé contenant de l’eau sous pression, qui s’échauffe dans la cuve du réacteur au contact des éléments combustibles, qui se trouvent empilés dans des « crayons » entourés de gaines métalliques.
    La fission nucléaire produit des gaz rares, en l’occurrence du xénon et du krypton, qui ont fuité dans ce circuit à travers les gaines – un phénomène minimisé par EDF et des experts. EDF a exclu toute dynamique de fonte du cœur, comme dans d’anciennes catastrophes nucléaires. « La présence de certains gaz rares dans le circuit primaire est un phénomène connu, étudié et prévu par les procédures d’exploitation des réacteurs », a affirmé EDF.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Chine : un incident sur un réacteur nucléaire EPR s’est produit dans le sud du pays
    Des rejets « contrôlés, maîtrisés »
    La procédure prévoit que ces gaz soient collectés et traités afin d’en retirer la radioactivité, avant d’être rejetés dans l’air. Ils l’ont été « dans le respect des limites réglementaires définies par l’autorité de sûreté chinoise », a ensuite précisé EDF, en disant que ces limites étaient dans la moyenne internationale. « Nous ne sommes pas sur des contaminations, nous sommes sur des rejets contrôlés, maîtrisés », a souligné le groupe lors d’une conférence de presse.
    « Il doit y avoir des gaines métalliques inétanches, laissant passer des gaz rares qui contaminent le fluide primaire », a expliqué de son côté Karine Herviou, directrice générale adjointe de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français. Elle ajoute que, pour l’heure, rien ne permet de parler d’« accident » :
    « On ne connaît pas les valeurs, la concentration, on ne sait pas quelle est l’ampleur du phénomène. Mais il n’y a pas plus d’inquiétude à avoir pour l’instant, compte tenu de ce qu’on sait. »
    Les crayons « fuitards » sont « un phénomène assez normal et banal, bien qu’indésirable, en tout cas pas rare dans l’industrie nucléaire », a souligné David Fishman, du cabinet de conseil en énergie The Lantau Group en Chine. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), établie à Vienne, a déclaré, pour sa part, qu’« à ce stade » elle n’avait « aucune indication qu’un incident radiologique se soit produit ».
    « Menace radiologique »
    Les deux réacteurs de Taishan, non loin de Macao et de Hongkong, sont à ce jour les seuls EPR a être entrés en service dans le monde, en 2018 et 2019. D’autres unités de ces réacteurs de troisième génération sont en construction en Finlande, en France et au Royaume-Uni, mais de multiples déboires techniques ont retardé de plusieurs années leurs mises en service.
    Lire aussi : Les nouvelles dérives de l’EPR en Finlande pourraient coûter cher à l’Etat français
    Framatome, la filiale d’EDF qui a participé à la construction des réacteurs de Taishan, avait lundi matin déclaré surveiller « l’évolution d’un des paramètres de fonctionnement » du réacteur, mais sans donner de détail ni parler de fuite.
    CNN, sur la base d’une lettre envoyée par Framatome au département de l’Energie américain le 8 juin, a fait état d’une possible « fuite » dans cette centrale. Framatome se serait adressé aux Etats-Unis pour demander une autorisation d’assistance technique pour résoudre « une menace radiologique imminente ». On ignore pourquoi l’aval américain est nécessaire pour intervenir. Toujours selon la chaîne américaine, les autorités de sûreté chinoises auraient également relevé les limites acceptables de radiation à l’extérieur du site pour éviter d’avoir à mettre la centrale à l’arrêt.
    De son côté, l’exploitant de la centrale, China General Nuclear Power Group (CGN), a fait état dans un communiqué d’indicateurs environnementaux « normaux », sans toutefois faire directement référence aux informations de CNN. Le ministère des affaires étrangères chinois n’a pas non plus répondu aux sollicitations, tout comme le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives en France. EDF a néanmoins demandé la tenue d’un conseil d’administration extraordinaire avec la coentreprise TPNJVC.
    La Chine compte une cinquantaine de réacteurs nucléaires en fonctionnement, ce qui la classe au troisième rang mondial derrière les Etats-Unis et la France.

    #Nucléaire #EPR #Taishan