• Nous produisons, nous décidons, c’est beau comme le communisme. Et pourtant. Prenons la chose par un autre bout, là où la CGT EDF décide de tout, et l’écart revendiqué se résorbe pour échouer dans la normalité, y compris sous ses formes les plus abjectes.
      La caisse centrale de l’action sociale d’EDF GDF du comité d’entreprise EDF GDF est financée par 1% des recettes de ces entreprises. Contrairement aux autres comités d’entreprise, celui-ci est dirigé exclusivement par les représentants du personnel. Quelle belle exception ! Le patron c’est la CGT, le syndicat maison, c’est la CGT. Avec les privatisations, le nombre de centres de vacances de ce qui fut longtemps le premier employeur de #saisonniers de France a diminué de 40%, passant de 600 à moins de 400 structures (à la louche). La CCAS reste néanmoins un des employeurs d’#intermittents_du_spectacle les plus appréciés. Obtenir un contrat pour une tournée nationale de projections de films, de concerts ou de représentations en ces lieux, c’est s’assurer de bons nombre de cachets pour ouvrir droit au chômage. Dans ces centres prédomine une gestion féodale de personnes dépendants des salaires versés (agents techniques, personnels de salle, ouvriers, #animateurs). Dans des régions où l’emploi est rare, on aura à coeur de garder le sien ou de ne pas hypothéquer la saison, le contrat d’après. Un machisme étouffant y règne (observez une fois le SO central de la CGT et complétez le tableau pour entrevoir leurs moeurs au quotidien), jusqu’à un informel et aléatoire droit de cuissage. On y gouverne le personnel par la trouille, l’humiliation, et depuis que le harcèlement est devenu un délit, quelques « affaires » encombrent les instances de direction. Les centres locaux n’ont pas le monopole de ces rapports de pouvoir, après avoir été harcelée, une employée du siège à Montreuil s’est suicidée. Les direction territoriales font la promotion de k’égalité hommes femmes, du féminisme (campagne d’office et d’info tout à fait réussies), pendant qu’elles ont à mettre sous le tapis de nombreuses situations où des femmes employées par la CCAS sont violentées par leur hiérarchie, avec des directeurs de centres qui pratiquent l’humiliation privée et publique (un théâtre destiné à faire obéir tous les autres).

      À ce gouvernement par la peur s’adjoint un lien plus intégrateur, une connivence des subalternes avec les directeurs et le fonctionnement des centres locaux, obtenue par corruption croisée des uns et des autres, chacun à hauteur du pouvoir qui lui est concédé participant à des pratiques de détournement des fournitures, contrats, règles, etc.
      Cette boite reposait et repose encore sur un accord productiviste noué après guerre. Jamais les agents d’EDF n’ont réellement mis en jeu leur pouvoir sur la production par des grèves ou actions décisives, jamais l’aristocratie ouvrière d’EDF, les conducteurs de centrales nucléaires, n’a fait défaut aux régimes successifs.

      Cet été, tous les centres de la CCAS de France présentaient aux « bénéficiaires » et à leur visiteurs une expo photo poétique empreinte de nostalgie sur la centrale de Fessenheim (des portails d’ouvriers et techniciens dévoués au bien de la population, des oiseaux, des paysages).

      Je les préfère évidemment lorsque, bien rarement, ils coupent le jus à des boites ou des décideurs, comme c’est le cas ces jours-ci ; lorsque, bien rarement aussi, ils font les Robins des bois en rétablissant le courant aux privés d’électricité ou font basculer en heures creuses la tarification de milliers de foyers.

      #électricité #productivisme #EDF #PCF #cogestion #CGT #clientélisme #nucléaire

    • L’impact des grèves dans les raffineries et les transports n’est pas négligeable pour la #surproduction. Maintenant si les « privilégié.e.s » de la grande turbine décidaient le black-out des principaux sites de production, de commerce, de pouvoir...?
      Faut pas trop rêver, les sapins clignoteront encore ce noël !


      Je me souviens d’un mec qui bossait pour €DF, sur les pylônes, sa maison était éclairée comme un hall d’aéroport. Le plafond du garage couvert de néons, t’en avait même sur les murs. Comme tout à chacun, tu éteins la lumière quand tu quittes une pièce. Ben pas lui, sa baraque brillait de la cave au grenier.
      À propos de la photo du sapin dans la forêt, l’autre jour après une énième mission intérimaire de merde où le taulier me dit : « si t’es pas content, tu dégages » Comme je suis déjà grillé aux assedics, j’ai récupéré mes clous et basta, la tchav ! Puis v’là que je pomme en sortant du bled (Mordelles à côté de Rennes) je m’engage sur une route qui s’avère une impasse et je tombe sur une première maison éclairée comme un sapin de noël, c’est le cas de le dire. Puis une deuxième, une troisième…
      J’ai fini par faire demi tour entouré de lutins et de guirlande clignotantes et quitter ce hameau qui est peut-être un repaire d’anciens employés de la grande turbine. Bastards !

  • Adieu Atomkraft : Der Reaktor BER II wird abgeschaltet
    https://www.berliner-zeitung.de/zukunft-technologie/reaktor-wird-abgeschaltet-atomkraft-berlin-wannsee-li.3003


    Aujourd’hui le Berlinois disent byebye au réacteur nucléaire de la ville.

    11.12.2019 - Am Mittwoch um 14 Uhr ist es vorbei mit der Kernspaltung am Helmholtz-Zentrum Berlin. Der Atomreaktor, der Neutronen für die Forschung lieferte, wird zurückgebaut.

    Berlin-WannseeNoch leuchtet das Wasser im Reaktorbecken blau. Es ist eine – ungefährliche – Folge der Kernspaltung, die im Reaktorkern einige Meter unterhalb der Wasseroberfläche abläuft. Zugleich ist es ein faszinierender Anblick, der sich Besuchern des Helmholtz-Zentrums Berlin (HZB) für Materialien und Energie durch die Glasscheiben der Leitwarte bietet.

    Von dort haben die Techniker alle Prozesse im Blick, die mit dem Betrieb des Reaktors BER II zusammenhängen: In 31 Brennstäben, zusammen ein Würfel von nicht einmal einem Meter Kantenlänge, wird schwach angereichertes Uran 235 gespalten. Das setzt unter anderem Neutronen frei, die weitere Kerne spalten. Die Kettenreaktion wird vom umgebenden Wasser kontrolliert. Es bremst die Neutronen ab und erwärmt sich dabei auf etwa 40 Grad Celsius. Kein Vergleich also mit Atomkraftwerken, die zur Energieerzeugung heißen Dampf produzieren.
    Die Messplätze waren begehrt

    So lief es in dem Reaktor in Wannsee seit Jahrzehnten. Am heutigen Mittwoch jedoch wird die Kernspaltung dort endgültig gestoppt. Das Betriebsende ist seit fünf Jahren geplant. Damit geht in Berlin eine erfolgreiche Forschungsära zuende. Was bleibt, ist eine neue Herausforderung – für wenistens zehn Jahre: Stilllegung und Rückbau einer kerntechnischen Anlage.

    Der Reaktor BER II lieferte seit 1972 Neutronen für die Forschung. Sie sind – neben den negativ geladenen Elektronen und den positiv geladenen Protonen – die Kitt-Teilchen des Atomkerns. Und unter Physikern sehr begehrt. Denn Neutronen können zur Erforschung der Struktur und Eigenschaften von Materie genutzt werden. Dazu werden sie auf Proben geschossen und anschließend in ihrer räumlichen Verteilung oder Geschwindigkeit analysiert.

    Die Neutronen werden über spezielle Spiegel aus dem Reaktor herausgeleitet und über Rohre in die Experimentierhallen geführt. Bis zur Stilllegung wurde dort eifrig gemessen – dieses Jahr kamen nochmal 600 Teams aus aller Welt. Sie buchten einen Messplatz nach ihren Bedürfnissen: mit besonderer Kühlung oder Heizung, mit Magnetfeld oder speziellem Detektor. Ihre Proben brachten sie mit.

    An den Wänden zwischen den Experimenten hängen Poster mit einer Vielzahl von Forschungshighlights der letzten Jahre: Mittels Neutronen-Tomografie etwa kann Wasserstoff aufgespürt werden. Es lässt sich der Wasserstofffluss einer Brennstoffzelle untersuchen, während sie im Betrieb ist. Auch verborgene Farbschichten in historischen Gemälden haben Wissenschaftler bereits sichtbar gemacht oder Lupinenwurzeln bei der Wasseraufnahme beobachtet. Und in einem versteinerten Dinosaurierschädel aus dem Naturkundemuseum wurden Nasennebenhöhlen gefunden, was den Forschern signalisierte: Der Saurier war ein Warmblüter.

    46 Jahre war der Reaktor in Betrieb. Durch diverse Maßnahmen – am Reaktor selbst, sowie an den Einbauten und der Strahlführung – wurde seither die Strahlqualität immer weiter erhöht und den wachsenden Bedürfnissen der Forschergemeinde angepasst.

    Doch nun ist Schluss. Seit 2013 steht fest, dass der BER II im Jahr 2019 abgeschaltet wird. Immer wieder hatte es, nicht zuletzt seit Fukushima, Proteste der benachbarten Bevölkerung gegeben und Ängste um die Sicherheit. Weniger aufgrund des laufenden Betriebs, sondern weil man den Reaktor als potenzielles Ziel eines Anschlags sah, etwa mit einem gezielten Flugzeugabsturz.

    Dem begegneten die Verantwortlichen mit Informationskampagnen und möglichst großer Transparenz. Hauptgrund für den Beschluss zur Abschaltung waren allerdings die hohen Kosten, die mit dem Betrieb verbunden sind, wie HZB-Sprecherin Ina Helms erläutert: „Das Niveau von Wissenschaft und Technik hochzuhalten, wird in einer immer älter werdenden Anlage immer aufwendiger.“ Künftig wird man sich am HZB auf die Weiterentwicklung des Elektronenspeicherrings Bessy II und die Forschung mit seinem speziellen Synchrotronlicht sowie auf die Erforschung von Energiematerialien etwa für Solar- oder Brennstoffzellen und Batterien fokussieren.

    Unterdessen plant Reaktorleiter Stephan Welzel mit seinem Team die Stilllegung der Anlage und ihren Rückbau – und das ist eine langwierige Angelegenheit. Der Grundantrag wurde 2017 gestellt. Weil Teile radioaktiv belastet sind, müssen besondere Genehmigungen beantragt, Sicherheitsvorkehrungen getroffen und spezielle technische Verfahren eingesetzt werden. Der hoch radioaktive Abfall, also die Brennelemente, gehen ins Zwischenlager Ahaus. Schwach- und mittelradioaktiver Abfall, etwa aktivierter Beton, wird im Schacht Konrad bei Salzgitter endgelagert.

    Alle diese Vorbereitungen werden von einer Begleitgruppe begleitet, in der sich seit knapp zwei Jahren 15 bis 20 Bürgerinnen und Bürger einmal pro Monat treffen. Alle zwei Monate sind auch Experten des HZB dabei. Man berät über Bedenken, Verfahrensschritte und vertrauliche Dokumente, wobei auch Sorgen der Bevölkerung aufgegriffen werden. Für die Umweltverträglichkeitsprüfung muss zum Beispiel festgelegt werden, was geprüft werden soll: Wasser, Boden, Luft, sowie Lärmbelästigung, Verkehrszuwachs und Gefährdung von Tieren durch den Abtransport von Anlagen oder Abfall.
    Dekontaminieren, sortieren, abtransportieren

    Bis die Genehmigung erteilt ist und die Rückbauarbeiten beginnen können, werden noch einige Jahre vergehen. Welzel rechnet nicht vor 2023 damit. Dann wird es wohl Raum für Raum gehen. Zunächst sollen die Einbauten der äußeren Hallen demontiert werden, danach die in unmittelbarer Nähe zum Reaktor. Und schließlich der Reaktor selbst.

    Jedes abgebaute Teil muss vermessen und strahlentechnisch bewertet werden. Gegebenenfalls ist eine Dekontamination hilfreich: Hierfür reicht es manchmal, die Oberfläche abzuwischen, ansonsten kann sie abgeschliffen oder in unterschiedlich belastete Fraktionen zerlegt werden. Für solche Arbeiten werden Spezialisten engagiert. Bevor ein Teil das Gelände verlässt, muss es gemessen und – je nach Grenzwert für die Weiternutzung oder Lagerung – in den entsprechenden Stoffstrom einsortiert werden.

    Der aufwendigste Teil wird schließlich die Demontage des Reaktorbeckens. Die Brennelemente werden nach etwa drei Jahren Abklingzeit per Castor-Behälter ins nordrhein-westfälische Ahaus transportiert. Die übrigen Einbauten wie Halterungen, Rohre, Stangen und die Neutronen-Spiegel werden mit Fernhantierung ausgebaut, zerlegt und in Kisten verpackt – unter Wasser, das so weiterhin Strahlung abschirmt.
    Reaktor BER II: Stilllegung dauert Jahre

    Ganz zum Schluss soll die bis zu zwei Meter dicke Betonwanne von oben abgetragen werden. Auch hierbei gilt es, die besonders kontaminierten Teile möglichst genau zu identifizieren, um die Abfallmengen für Konrad so gering wie möglich zu halten. Für all diese Rückbauarbeiten wird in den kommenden mindestens zehn Jahren auch weiterhin die Kompetenz des Teams gebraucht, das bislang für den sicheren Betrieb der Anlagen verantwortlich war.

    Und wie wird die Forschung fortgesetzt? „Seit 2014 schließen wir Kooperationsverträge, so dass möglichst viele Experimente an anderen Neutronen-Quellen weitergenutzt werden können“, berichtet HZB-Sprecherin Ina Helms. Die Wissenschaftler konnten sich durch die frühe Bekanntgabe der Abschaltpläne auf Neues einstellen. Sie werden ihre Experimente nun an anderen Neutronenquellen fortführen – künftig zum Beispiel im schwedischen Lund, wo zurzeit die große neue Europäische Spallationsquelle ESS entsteht. Manche haben sich auch anderen Untersuchungsmethoden gewidmet.

    Bei einigen Wissenschaftlern, die die Neutronenquelle bis zuletzt nutzten, kam dieser Tage Wehmut auf. „Bei mir nicht“, sagt Welzel. „Der Rückbau gehört genauso zu meiner Mission wie der sichere Betrieb und die regelmäßige Wartung.“ Dafür wurde der Reaktor bereits in den vergangenen Jahren regelmäßig für eine Woche heruntergefahren. Diesen Mittwoch um 14 Uhr wird die Kernspaltung in Wannsee ein letztes Mal gestoppt. Und das blaue Leuchten im Reaktorbecken für immer erlöschen.

    #Berlin #nucléaire #sciences

  • How the U.S. betrayed the #Marshall Islands, kindling the next nuclear disaster - Los Angeles Times
    https://www.latimes.com/projects/marshall-islands-nuclear-testing-sea-level-rise

    Un gigantesque dôme rempli de #déchets #nucléaires se fissure sur une île du #Pacifique
    https://news.konbini.com/planete/construit-par-les-etats-unis-dans-les-annees-70-pour-enfouir-des-deche

    Construit par les #États-Unis dans les années 70 pour enfouir des déchets nucléaires, il menace aujourd’hui l’archipel. Et pas que.

    [...]

    Depuis plusieurs années, des fissures apparaissent. 

    Les scientifiques s’inquiètent également du réchauffement climatique qui fait monter le niveau de l’eau. Comme le rappelle RFI, l’archipel des Marshall est constitué d’îles et d’atolls bas. Pour donner un ordre d’idée, le plus haut sommet culmine à 10 m d’altitude. Le risque de submersion est donc bien réel. 

    Mais ce n’est pas le pire. Pour des raisons de coût le fond du cratère n’a pas été isolé avec une couche de béton. Les quelque 88 000 m³ de déchets radioactifs sont donc directement en contact avec le sol. On vous laisse imaginer si l’eau venait à s’infiltrer dans le sol sous le dôme.

  • France : Golfech : Incident de niveau 2 sur le réacteur 2
    https://www.sortirdunucleaire.org/France-Golfech-Incident-de-niveau-2-sur-le-reacteur-2

    Comment une #étourderie peut mener à une situation si risquée ? Car, avec une cuve pleine de combustible qui n’est plus refroidit, c’est la #fusion assurée et l’accident majeur. Erreurs en cascade, manque de rigueur, manque de connaissances, précipitation et agir sans réfléchir... quand on est aux commandes d’un réacteur #nucléaire, de tels manières de faire ne sont pas tolérables. Pas si étonnant que l’exploitant ait à ce point détourné la version des faits dans son communiqué au public et en ait minimisé la gravité (EDF a initialement déclaré l’évènement au niveau 1 de l’échelle INES).

    Deux mois après les faits, un peu de lumière est enfin livrée au public. Public - et riverains - qui auront dû attendre de longues semaines pour savoir ce qu’il s’est réellement passé derrières les murs d’enceinte du réacteur 2 de Golfech le 8 octobre 2019, alors qu’ils étaient directement concernés. Le Réseau « Sortir du nucléaire » et plusieurs associations locales avaient dès le 11 octobre manifesté leurs inquiétudes : contactées par des habitants proches de la centrale de Golfech qui avaient eu vent de problèmes en cours mais n’ayant aucune information, nous avions alors dénoncé par un communiqué de presse le silence assourdissant d’EDF mais aussi des autorités de contrôle alors qu’un incident était manifestement en cours.

  • Centrale nucléaire du Tricastin - Réacteurs de 900 MWe - EDF
    Non-respect des RGE relatives à la concentration en bore du circuit primaire - ASN
    https://www.asn.fr/Controler/Actualites-du-controle/Avis-d-incident-des-installations-nucleaires/Non-respect-des-RGE-relatives-a-la-concentration-en-bore-du-circuit-primaire

    Le 18 novembre 2019, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un événement significatif pour la sûreté relatif au non-respect des règles générales d’exploitation (RGE) du réacteur 1 de la centrale nucléaire du Tricastin, portant sur le dépassement de la concentration maximale en bore autorisée dans le circuit primaire.

    Le réacteur 1 est à l’arrêt pour maintenance et renouvellement partiel du combustible depuis le 1er juin 2019, dans le cadre de sa quatrième visite décennale. Le redémarrage de ce réacteur est en cours à la suite de son rechargement.

    Le 14 novembre 2019, lors d’une opération de remplissage du circuit primaire, EDF a détecté une augmentation de la concentration en bore du circuit primaire qui a dépassé la valeur maximale admissible fixée dans les RGE. La conduite à tenir dans ce cas est de rétablir une concentration en bore conforme sous 8 heures.

    Le bore, présent dans l’eau du circuit primaire sous forme d’acide borique dissous, permet de contrôler, par sa capacité à absorber les neutrons, la réaction en chaîne. Lorsque la concentration en bore dans les circuits est trop importante, il y a un risque de cristallisation du bore autour de certains équipements, ce qui pourrait altérer le refroidissement du réacteur.

    En raison de la configuration particulière du réacteur, en phase de démarrage, et de l’inertie du processus de dilution du bore dans le circuit primaire, l’exploitant n’a rétabli une concentration en bore conforme qu’après plus de 10 heures.

    Cet événement n’a pas eu de conséquence sur le personnel ou l’environnement.

    En raison du non-respect des règles générales d’exploitation et du dépassement du délai de retour à une situation conforme, cet événement a été classé au niveau 1 de l’échelle INES.

  • Abschaltparty - Anti-Atom-Bündnis in Berlin und Potsdam - Aktuelles
    https://www.atomreaktor-wannsee-dichtmachen.de


    Le mois de décembre 2019 marque la fin de l’age nucléaire à Berlin.

    https://www.atomreaktor-wannsee-dichtmachen.de/downloads.html?download=72

    Abschaltparty BER II am 11.12.2019
    Am Ende bleibt für uns und nachfolgendeGenerationen „nur“ unendlicher Müll von Neutronenforschern.
    Wir feiern das Ende trotzdem und schlürfen schon mal genüßlich am Schwimmbad-Cocktail.

    1938 Berlin-Dahlem: Otto Hahn entdeckt zusammen mit Lise Meitner und Fritz Straßmann die Urankernspaltung
    1945 Potsdam-Babelsberg: US-Präsident Truman gibt während der Potsdamer Konferenz den Befehl
    zum Abwurf der Atombomben auf Hiroshima und Nagasaki.
    1957 Berlin-Wannsee: „Hahn-Meitner-Institut für Kernforschung Berlin“ (HMI) Grundsteinlegung.
    Für den BER I musste das amerikanische Atomgesetz mit einem Berlin-Passus ergänzt werden.
    1958 Der Berliner-Experimentier-Reaktor BER I geht in Betrieb. Die Bevölkerung, vor allem auch
    die der DDR-Nachbarschaft, bliebt vollkommen unberücksichtigt.
    1964 Errichtung der Zentralen Sammelstelle des Landes Berlin für radioaktiven Abfall (ZRA) aus
    Medizin, Industrie u. Lehre. Die Endlagerung des Materials ist bis heute ungeklärt.
    1971 Ende des BER I. Hochradioaktiver Abfall geht nach Mol/Belgien. Der vollständige Rückbau
    des strahlenden Reaktors ist ohne Finanzierung und in eine unbestimmte Zukunft verschoben.
    1973 Der BER II (5 MegaWatt-Leistung) geht in Betrieb. Wieder ohne demokratische
    Mitsprachemöglichkeit von großen Teilen der Anwohnerschaft.
    1986 Beginn der Umbauarbeiten des BER II (Leistungserweiterung 10 MW). 1985 bis 1997
    Prozess gegen die Vergrößerung des Reaktors vor dem Oberverwaltungsgericht Berlin.
    1991 Erteilung der Betriebsgenehmigung für den umgebauten BER II durch eine politische Entscheidung des neuen CDU/SPD-Senats. Die bis dahin zuständige grüne Senatorin hatte die Genehmigung zuvor nach Recht und Gesetz verweigert.
    2000 Umstellung des Betriebs von hoch- auf niedrig-angereicherte Uran-Brennstäbe. Davor waren pro Jahr ca. 2g Plutonium als „Abfall“ entstanden.
    2017 Letztmaliger Transport von abgebrannten Brennelementen in die USA.
    2019 11.12. Abschaltung BER II (Beschluss HZB-Aufsichtsrat 25.06.2013).
    Frühestens 2023 Abtransport des hochradioaktiven Inventars in das Zwischenlager Ahaus. Dieses ist aber nur bis 2036 genehmigt. Die Endlagerung ist ungeklärt.
    Spätestens 2025 Neubau einer weiteren oberirdischen ZRA-Zwischenlagerhalle für mittel- und schwachradioaktive Abfälle wegen Kapazitätsausschöpfung der alten Halle.
    Frühestens 2027 ist Schacht Konrad für den schwach- und mittelradioaktiven Atommüll bereit zur Einlagerung. Der Abtransport dorthin wird sich dann über mehrere Jahre hinziehen.
    Allerfrühestens 2030 kann die Anlage aus dem Zuständigkeitsbereich des Atomgesetzes entlassen werden. Der strahlende Atommüll der Forschung bleibt der Welt aber für 1.000.000 Jahre erhalten.

    #Alemagne #Berlin #Nucléaire

  • La jet-set des escrologistes, par Nicolas Casaux
    https://www.facebook.com/nicolas.casaux/posts/10156947033822523

    Dans le monde anglophone (et parfois aussi dans le monde francophone, pour certains, dont le travail est traduit en français) : George Monbiot, Naomi Klein, Bill McKibben. Dans le monde francophone : Nicolas Hulot, Cyril Dion, Aurélien Barrau, Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Delannoy, Maxime De Rostolan. Il y en a d’autres.

    Habitués des #médias de masse, ils tiennent des #discours qui, malgré quelques différences ou nuances, forment une même et unique perspective, correspondant à la définition grand public de l’écologisme.

    Ladite perspective s’appuie sur une évaluation très partielle de la situation. Sur le plan écologique, elle tend à réduire les nombreux aspects de la #catastrophe en cours à un problème de taux de #carbone dans l’atmosphère (réchauffement climatique), et de « ressources naturelles » que la civilisation (industrielle) doit — condition sine qua non de sa perpétuation, leur ambition principale — s’efforcer de mieux gérer. Que les autres êtres vivants, les autres espèces et les communautés biotiques qu’elles forment possèdent une valeur intrinsèque, ne se réduisent pas à de simples « ressources », est rarement évoqué.

    Sur le plan social, lorsqu’ils soulignent des problèmes, nos #escrologistes pointent du doigt les #inégalités économiques ou le chômage. Certains vont jusqu’à dire du mal du capitalisme, mais ne critiquent en réalité que certains excès du système économique dominant. D’autres fois, ils dénoncent, plus honnêtement, quelque « #capitalisme dérégulé » ou « débridé » (Naomi Klein dans "Tout peut changer"). Mais ils ne parlent que très rarement, voire pas du tout, des injustices fondamentales que constituent la #propriété privée, la division hiérarchique du travail, le #travail en tant que concept capitaliste, des rapports de #domination qu’implique une organisation technique de la #société — la bureaucratie, l’État. Ils n’expliquent jamais, ou très rarement et très timidement, sans rien en tirer, qu’à l’instar de l’État en tant que forme d’organisation sociale, les régimes électoraux modernes n’ont rien de démocratique, qu’ils relèvent plutôt de l’#aristocratie élective, et que leur fonctionnement est clairement verrouillé, garanti et gardé par divers mécanismes coercitifs, y compris par la #violence physique.

    Ils se contentent d’en appeler à une sorte de nouvelle révolution verte, au moyen d’un new deal vert (Green New Deal) qu’agenceraient les gouvernants. Car aux yeux de nos escrologistes, il s’agit toujours de compter, pour sauver la situation — pardon, la #civilisation, mais aussi la planète, prétendument, puisqu’il est possible et souhaitable, d’après eux, de tout avoir — sur les dirigeants étatiques ou d’entreprise. New deal vert censé permettre de créer des tas d’emplois verts, au sein d’entreprises vertes, dirigées par des patrons verts — une exploitation verte, une #servitude verte —, de donner forme à une civilisation industrielle verte dotée de commodités technologiques vertes, smartphones verts, voitures vertes, etc., alimentés par des énergies vertes, et ainsi de suite (on parle désormais, de plus en plus, d’énergies "non-carbonées" plutôt que d’énergies "vertes", ce qui permet, à l’aide d’un autre #mensonge, de faire rentrer le #nucléaire dans le lot ; partout, vous pouvez remplacer "vert" par "non-carboné" ou "zéro carbone", ou "carboneutre", l’absurdité est la même).

    Au bout du compte, leur #réformisme à la noix vise uniquement à repeindre en vert le désastre en cours : repeindre en vert les oppressions, les dominations, les injustices. À faire croire qu’il est possible de rendre verte, durable, la civilisation technologique moderne — une rassurance dont on comprend aisément pourquoi elle est la bienvenue dans les médias de masse, pourquoi elle plait à tous ceux dont c’est la principale ambition. Un mensonge grossier : rien de ce qu’ils qualifient de vert ne l’est réellement. Une promesse creuse et, au point où nous en sommes rendus, criminelle. Affirmer, en 2019, comme le fait Aurélien Barrau dans son livre de promotion de l’écologie, pardon, de l’#escrologie, que ce qu’il faut, c’est "que nous nous engagions solennellement à ne plus élire quiconque ne mettrait pas en œuvre des mesures fermes" (pour tout repeindre en vert), "que les citoyens n’envisagent même plus de choisir pour représentant quiconque ne s’engagerait pas" (à tout repeindre en vert), zut alors.

    On peut croire à tout ça. C’est très con, mais on peut y croire. Surtout lorsqu’on fait partie des puissants, de ceux qui tirent leur épingle du désastre actuel — mais pas seulement, puisque, conditionnement aidant (c’est à ça que servent nos escrologistes) c’est même la religion dominante.

    Mais comment font certains pour continuer à dire que nous voulons tous la même chose, que nous devrions cesser de critiquer ces #éco-charlatans parce que nous voulons comme eux au bout du compte, que nous sommes tous pareils, etc. ?!

    #greenwashing

  • Séisme dans la Drôme et l’Ardèche : pas de risque pour les centrales nucléaires, assure EDF
    Mis à jour le 11/11/2019 | 18:59
    https://www.francetvinfo.fr/societe/nucleaire/seisme-dans-la-drome-et-l-ardeche-pas-de-risque-nucleaire-assure-edf_36

    Le fournisseur d’électricité s’est voulu rassurant, affirmant que les centrales du Tricastin et de Cruas, situées à proximité de la zone où la secousse a été ressentie, n’ont subi aucun dégât.

    #commed'hab'
    #séisme

    • https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/11/11/seisme-de-magnitude-5-4-dans-le-sud-est-de-la-france_6018764_3244.html

      L’épicentre du séisme se trouvait à un peu plus d’une dizaine de kilomètres de la centrale nucléaire de Cruas (Ardèche) et à une trentaine de kilomètres du site du Tricastin (Drôme), qui regroupe notamment une centrale nucléaire et des usines d’Orano (ex-Areva) de traitement du combustible nucléaire.

      Dans la soirée, EDF a décidé d’arrêter les trois réacteurs en marche de la centrale de Cruas – le réacteur n° 1 étant déjà à l’arrêt pour maintenance – « pour procéder à des contrôles complémentaires et préventifs ». « Les premiers contrôles n’ont pas mis en évidence de dégât apparent. Des vibrations ont cependant été enregistrées, ce qui nécessite de procéder à des contrôles complémentaires et préventifs », a expliqué le groupe dans un communiqué.

      « Le seuil sismique vibratoire a déclenché une alarme sur un seul des cinq capteurs présents sur le site. Aucun dégât sur les bâtiments n’a été constaté, et les installations fonctionnent normalement », avait plus tôt assuré le préfet de la Drôme, Hugues Moutouh. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait, elle aussi, expliqué que le séisme n’avait provoqué « aucun dommage apparent » aux sites nucléaires, mais avait demandé à EDF de vérifier si les valeurs enregistrées dépassaient les seuils à partir desquels un examen plus poussé des installations, nécessitant l’arrêt des réacteurs, est nécessaire.

      « L’ASN examinera les conditions dans lesquelles [les] réacteurs pourront redémarrer » à Cruas, a précisé l’autorité dans la soirée. Une porte-parole a ajouté que l’arrêt des réacteurs pourrait durer « quelques jours », en fonction des résultats de l’audit.

      En revanche, la centrale nucléaire du Tricastin, la plus éloignée de l’épicentre du séisme, ne devra pas être arrêtée, aucun seuil d’alerte n’y ayant été mesuré, a ajouté l’ASN. Quant à l’usine Orano du Tricastin, « des centrifugeuses ont été arrêtées, mais pas pour des raisons de sûreté. Ce sont des arrêts qui se font automatiquement pour protéger le matériel », a souligné le directeur des centrales nucléaires à l’ASN, Rémy Catteau.

      « Les installations nucléaires sont dimensionnées pour résister à des niveaux plus élevés » de mouvements, a assuré le responsable, notant qu’il faut prendre en considération l’accélération du sol ressentie sur place, et pas la magnitude mesurée au niveau de l’épicentre. Et EDF de renchérir :

      « Le risque sismique a été pris en compte dès leur conception pour l’ensemble de nos centrales nucléaires, en fonction de l’historique des séismes observés dans les régions d’implantation de nos installations. »

      Pas d’inquiétude, donc ... Mais, car il y a un mais :

      https://www.ledauphine.com/france-monde/2019/11/11/seisme-la-peur-d-un-fukushima-a-la-centrale-du-tricastin

      Le séisme majoré de sécurité (SMS) a été recalculé après la catastrophe de Fukushima au Japon. Il est supérieur au séisme maximal historiquement vraisemblable qui est censé se produire tous les 1000 ans en moyenne.

      Il se base sur le tremblement de terre le plus intense de mémoire d’homme jamais recensé dans la région. Celui-ci s’est produit le 8 août 1873 avec une magnitude de 4,7 sur l’échelle de Richter. L’épicentre se situait à Châteauneuf-du-Rhône (Drôme) à 13 kilomètres de la centrale nucléaire du Tricastin.

      Le tremblement de terre de magnitude 5,4 qui s’est produit ce lundi était donc plus puissant que le séisme majoré de sécurité de magnitude 5,2 qui a été retenu par l’Autorité de sûreté du nucléaire. Son épicentre se trouvait à 26 kilomètres de la centrale du Tricastin et à 23 kilomètres de la centrale de Cruas.

      #EDF #ASN

  • Ecoféminisme, 1er volet : Défendre nos territoires (21)

    « Respecter la #vie dans toute sa diversité, c’est ça pour moi l’écoféminisme »

    Comment articuler féminisme et #écologie ? Quel rapport entre la destruction de la planète et les violences faites aux #femmes ? Entre l’énergie nucléaire et le féminisme ? Entre les grands chantiers extractivistes en Amérique latine et les corps des femmes ? Entre les semences et le genre ? Entre le retour à la terre et le patriarcat ? Entre le véganisme et les droits des femmes ? Et pourquoi tout cela nous amène à parler de maternité, de spiritualité, de rapport au travail, de sorcières, de décolonisation et d’anticapitalisme...
    Ce premier épisode d’une série d’Un podcast à soi consacrée aux écoféminismes tente de répondre à ces questions. Avec les paroles de #Vandana_Shiva, militante écologiste et féministe indienne, d’#Emilie_Hache, autrice de Reclaim, d’#Isabelle_Cambourakis, directrice de la collection Sorcières. Ainsi que les voix du collectif « Les bombes atomiques » réuni, fin septembre, pour une #marche en non mixité choisie contre l’enfouissement de déchets radioactifs à #Bure, dans l’est de la France.


    https://www.arteradio.com/son/61662635/ecofeminisme_1er_volet_defendre_nos_territoires_21
    #écoféminisme #audio #éco-féminisme #féminisme #non-mixité #nucléaire #colonialisme #travail #nature #patriarcat #Chipko #agriculture #économie_mortifère #extractivisme #biodiversité #semences #diversité #inégalités #hiérarchie #racisme #écologie #mothering #égalité #partage
    signalé par @isskein

    • Ecoféminisme, 2ème volet : Retrouver la terre

      « J’avais envie d’expérimenter, dans mon #corps, ce que c’était que vivre »

      Elles ont construit des cabanes et réparé des tracteurs seules, entre femmes. Elles ont appris à reconnaitre les plantes, à cultiver des légumes, à élever des chèvres. Elles ont vécu en pleine nature, sans eau ni électricité, pendant des années. A l’inverse d’autres féministes qui revendiquaient de se libérer d’un corps aliénant, et d’une nature à laquelle on les avait associée depuis toujours (contrairement aux hommes, associés à la culture), elles voulaient retrouver la #terre, se reconnecter avec leur corps, le connaitre, et s’en servir comme force.

      Mutsie, Mayana, Xai racontent dans cet épisode comment, dans les années 70, dans le sillage du mouvement de retour à la terre, elles ont participé à la création de communautés en #non_mixité : des terres de femmes. En France, une dizaine de terre de femmes a existé et de nombreuses autres en Europe, en Australie, et aux Etats Unis. Beaucoup étaient portés par des femmes lesbiennes qui souhaitaient vivre leur #sexualité librement. Elles revendiquaient aussi l’idée d’#autonomie et d’#autosuffisance. Et aspiraient à se reconnecter avec l’ensemble du monde vivant, dont les animaux.

      Certaines terres ont disparu, d’autres existent encore, comme celle où je vous emmène aujourd’hui.

      À la rencontre, aussi de Celeste, Emmanuelle et Laure, arrivées plus récemment, qui nous racontent à quel point des lieux comme celui-ci , à l’écart du monde capitaliste et patriarcal, sont essentiels. Pour se retrouver, se ressourcer, se re découvrir.

      Leurs paroles donnent à entendre et comprendre de nombreuses facette du mouvement Ecoféminisme, entre reconnexion à la #nature et au corps, redéfinition et revalorisation du #travail_domestique, réappropriation des #émotions, #spiritualité, et articulation avec les questions de #classe, de #race et de #genre.

      https://www.arteradio.com/son/61662820/ecofeminisme_2eme_volet_retrouver_la_terre_22

      #décolonial #lutte_décoloniale

    • Expliquez-moi l’écoféminisme

      L’écoféminisme est très peu connu en France. Pourtant, les préoccupations qui ont animé les écoféministes il y a un peu plus de trente ans sont toujours d’actualité aujourd’hui : la peur de léguer aux générations futures un monde en ruines, d’arriver à un point de non-retour dans la dégradation de l’environnement, de tomber malade à cause des pollutions… En quelques mots : de détruire la planète et les espèces qui y habitent.

      Dans cet article, nous vous proposons de découvrir comment, face à un avenir sombre, les écoféministes ont repensé leur(s) rapport(s) à la nature et quels messages d’espoir iels nous ont transmis. Beaucoup de textes cités proviennent de l’anthologie Reclaim ! Recueil de textes écoféministes coordonnée par Émilie Hache, aux éditions Cambourakis.


      https://simonae.fr/militantisme/les-indispensables/expliquez-ecofeminisme

    • Écologie et Féminisme - Révolution ou mutation ?

      L’auteure, qui est à l’initiative de la notion d’écoféminisme, ce nouveau concept opère la synthèse entre l’idée d’une double #exploitation : celle de la nature par l’homme et celle de la femme par l’homme. Dans cet ouvrage initialement paru en 1978, mais d’une actualité brûlante, l’auteure remet radicalement en question la notion de #croissance_économique et démographique, dénonçant le capitalisme comme stade ultime du patriarcat. La #surpopulation et l’#épuisement des ressources illustrent l’« #illimitisme » caractéristique de ce qu’elle nomme le « #système_mâle », et elle est l’une des premières à affirmer qu’il faut préserver ce qui reste encore de l’environnement, sous peine de mort. Dans ce combat universel, les femmes, fortes de leur longue expérience d’exploitation, ont un rôle déterminant à jouer.

      https://libre-solidaire.fr/Ecologie-et-Feminisme-Revolution-ou-mutation
      #livre

    • À Bure, l’écoféminisme renouvelle la lutte antinucléaire
      https://reporterre.net/local/cache-vignettes/L720xH480

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      Samedi 21 septembre, pour la première fois en France, plus de 450 femmes, trans, queer, personnes non-binaires ont marché contre le nucléaire, à Bure, malgré l’extrême difficulté à manifester dans la zone. Une action réussie qui pourrait redonner un souffle à la lutte contre Cigéo.

      La cloche de l’église de Montiers·sur·Saulx vient à peine de sonner 8 heures, mais déjà une petite foule se serre autour d’une table où fument des carafes de café et de tisane. Les rubans colorés d’un attrape-rêve volent dans la brise matinale. Autour des tartines de pain et confitures maison, des femmes discutent, ainsi que plusieurs personnes transgenres, non-binaires et intersexes [1]…. Mais point d’hommes cisgenres (des hommes en accord avec le genre – masculin – qui leur a été assigné à la naissance). Ces 21 et 22 septembre, ce petit coin de Meuse, à quelques kilomètres de Bure, accueille un rassemblement original — antinucléaire et féministe, en non-mixité [2] — inédit par son ampleur : des centaines de personnes ont afflué des quatre coins de la France.

      « Un objectif fondamental de ce rassemblement est de créer un espace inclusif, qui vise à ne pas reproduire les systèmes de domination dans lesquels nous sommes toustes impliqué·e·s », explique le petit livret imprimé pour l’occasion et distribué aux arrivant·e·s. Le fascicule propose également des « outils pratiques sur la transinclusivité », pour l’intégration des personnes trans, et indique les lieux et activités accessibles aux personnes à mobilité réduite. « Dans les milieux écolos et antinucléaires, la priorité va à l’urgence écologique, et les rapports d’oppression passent souvent au second plan », regrette Carie, sa chevelure ornée d’un serre-tête à grandes plumes. Avec d’autres, Carie propose d’être « une oreille » attentive : « Si une personne a un problème, qu’elle ne se sent pas bien, nous sommes là pour l’écouter, pour chercher et proposer des solutions ou des médiations, précise-t-iel [3]. Car même dans un espace ‘safe’ comme celui là, il peut y avoir des comportements ou des propos sexistes, racistes, transphobes ».

      Assise sous des fanions chamarrés, Juliette observe en souriant l’assemblée fourmillante : « il y a plein de nouvelles têtes, des gens que l’on n’avait jamais vu à Bure, se réjouit la militante, impliquée dans la lutte contre le projet d’enfouissement des déchets radioactifs, alias Cigéo. Des féministes et des personnes qui ne seraient pas venues pour une simple manif anti-nucléaire débarquent là pour la première fois, c’est inédit ». La répression, féroce, et l’image d’un combat « de papys blancs », comme nous l’ont expliqué des organisatrices du week-end, constituaient une barrière difficile à franchir pour beaucoup. A l’inverse, l’intitulé du rassemblement a pu décourager de venir certaines femmes, notamment des « historiques » de la lutte anti-Cigéo, estime Juliette ; « antinucléaire et féministe, ça peut paraître très précis, sectoriel et donc excluant. Alors que c’est l’inverse, il s’agit de construire des ponts ! »

      Car entre écologie et féminisme, les liens sont multiples, reconnaissent la majorité des personnes rencontrées sur ce camp, à l’instar de Coline : « C’est le même système, la même logique, qui entraîne l’appropriation des corps des femmes et celle des ressources naturelles », dit la réalisatrice, qui a tourné un documentaire à ce propos en Amérique latine. Avec elle, une bonne soixantaine de participant·e·s se sont réunies ce samedi matin pour discuter de ce terme intriguant d’ « écoféminisme ». Au milieu d’une assemblée absorbée, une enceinte crachote une interview enregistrée de la philosophe Émilie Hache, spécialiste du sujet. « Dans les années 1980 aux États-Unis, les premières écoféministes ont fait le lien entre le nucléaire et les violences faites aux femmes, en montrant qu’il s’agit d’une même culture mâle guerrière qui entretient un rapport destructeur à la nature et contre les femmes », rappelle la chercheuse. Une culture dualiste, qui sépare la nature de la culture, le corps de l’esprit, les femmes des hommes, « toujours en posant que l’un est supérieur à l’autre ». Ainsi, particulièrement depuis l’avènement du capitalisme, « les femmes ont été dévalorisées en étant naturalisées, et l’exploitation du vivant a été justifiée par une féminisation de la nature », précise Émilie Hache. L’écoféminisme propose donc une réappropriation [le terme anglais de « reclaim » est plus juste] de son corps, des activités et des valeurs (dé)considérées comme « féminines » telles le soin, ou le « care » en anglais, ainsi qu’une réinvention des liens avec la nature.

      « Je trouve ça un peu enfermant de ramener les femmes au soin et au care », s’interroge une auditrice, une fois l’écoute achevée. Quelques têtes acquiescent, des mains se secouent en signe d’assentiment. Après un instant de silence collectif, une autre reprend : « C’est enfermant si on se retrouve à nouveau coincées dans ‘le rôle de la femme’. Mais il s’agit aussi de se réapproprier des savoirs, des pratiques, et des compétences, de s’autonomiser du système capitaliste et de l’État ».

      Un peu plus loin dans un champ d’herbes sèches, un groupe s’initie à l’auto-défense, muni de gants et de boucliers en mousse. En petits cercles, iels se bousculent et se frappent, mêlant cris et rires, sous le regard d’Elo. « Il s’agit d’accepter sa peur d’être frappée et de frapper, d’intégrer son propre corps, pour apprendre à se défendre en fonction de soi-même, de ses limites, de ses capacités », explique la formatrice, qui mélange plusieurs arts martiaux asiatiques dans ses cours. Comme beaucoup d’autres sur ce camp, elle évolue plutôt dans les milieux féministes et queer de Paris, et se trouve pour la première fois à Bure. « Mais ça fait sens d’être là, explique-t-elle. La crise écologique et les violences de genre viennent du même problème, le système capitaliste et patriarcal ». Et à même cause, même réponse : « L’autonomie et la défense collective ».

      Peu après 11 heures, dans la grande salle des fêtes pleine à craquer, quatre Bombes atomiques, nom du collectif à l’initiative du rassemblement, présentent le point d’orgue de la journée : la « marche bruyante contre Labo minable ». « Le contexte particulier de Bure nous demande de suivre quelques principes pour assurer notre sécurité et que cette marche soit inclusive pour tous et toutes », expliquent-elles, le visage dissimulé derrière des masques. Une feuille distribuée en préambule rappelle qu’ici, « l’état d’exception règne dans le but d’étouffer toute résistance à la poubelle nucléaire, le territoire est militarisé, la surveillance généralisée (…) le droit de manifestation a été littéralement confisqué. » Ainsi, la marche n’a pas été déclarée, et les organisatrices ne donnent aucune précision quant à son tracé et sa destination.

      Après une rapide – mais gargantuesque – galette végane, les quelques 450 personnes présentes se répartissent dans des voitures pour se rendre au départ de la marche. Les consignes sont précises : il faut rester en queue, « pare-choc contre pare-choc », « afin d’éviter que les flics ne nous divisent pendant le trajet », et « refuser tout contrôle, en expliquant que ‘nous sommes des bombes atomiques et nous allons nous promener en forêt’ ». Lentement, le convoi se met en route, dans un vacarme festif de klaxons, à travers le village puis au milieu d’une forêt parée des premières couleurs d’automne. Un petit guide fourni à chaque véhicule décrit au fur et à mesure du trajet « la présence violente de l’industrie nucléaire sur ce bout de territoire » : le collège fermé de Montiers-sur-Saulx malgré les promesses de l’Andra (l’agence nationale des déchets radioactifs, porteuse du projet Cigéo), les bois et les terres agricoles rachetées par la même agence, le bâtiment du Commissariat à l’énergie atomique, destiné à l’origine à un projet de diesel de synthèse, la voie ferrée abandonnée mais bientôt, peut-être, réhabilitée pour acheminer les déchets radioactifs…

      Au bout d’une heure de lente circulation entre plaines céréalières et bosquets, les 85 autos du cortège s’immobilisent dans un champ, formant une longue chenille sur pneus. Dans le ciel, trois hélicoptères vrombissent, alors qu’au loin, des camions de gendarmes soulèvent la poussière du chemin forestier. Sans attendre, les manifestant·e·s déguisées déplient une banderole indiquant en lettres capitales « Vous n’enfouirez pas nos colères féministes », déploient un grand « radio chat » bleu, animal radioactif symbole du week-end, puis se mettent en marche vers la forêt. Venu·e·s de Liège, de Toulouse et de Grenoble avec leur carnet de chants, une bande de joyeuses drilles enchaînent les chansons féministes, de la « Mal mariée », aux « Penn grévistes ».

      Chapeaux pointus et masques à paillettes, certain·e·s arborent des parures délurés tandis que d’autres, profitant d’un soleil brûlant, préfèrent avancer seins nus. Au fur et à mesure qu’un groupe de gardes mobiles se rapproche, la futaie résonne de hurlements lupins et de slogans choisis, tels « plus de caresses, moins de CRS ». « On est là pour vous empêcher de vous approcher du laboratoire de l’Andra », annonce bientôt un homme en uniforme. « On veut marcher sur les traces de Jeanne d’Arc », réplique-t-on, en référence au nom du chemin de randonnée sur lequel le défilé se déroule [il s’agit du GR703, dit GR Jeanne d’Arc, NDLR]. Après quelques minutes de discussion, les gendarmes laissent repartir la troupe, et se replient à une centaine de mètres.

      « C’est un des week-ends les plus dépaysants de ma vie, dit Catherine, venue de Franche-Comté, pour la première fois à Bure. Je ne vois pas forcément le lien entre écologie et féminisme, mais c’est surprenant et fort de se retrouver entre femmes ». A ses côtés, sa fille, arrivée la veille de Bruxelles, est tout sourire : « Dans d’autres événements militants, les hommes prennent vite beaucoup de place, raconte-t-elle. Ils parlent plus fort, enchaînent plus vite, savent comment avoir le dernier mot, alors qu’entre femmes, j’ai l’impression qu’on fait attention à ce que chacun et chacune ait sa place ». Pour cette Belge d’adoption, « la non-mixité permet de donner un espace-temps où l’on est sûre de ne pas être emmerdée, et ainsi de nous ouvrir à d’autres pratiques, à d’autres horizons ». Un peu plus loin, Marie-José, 65 années dont un certain nombre à lutter contre le nucléaire, exprime elle aussi son « plaisir d’être entre nous », « de ne pas être contraintes, reprises par les hommes comme c’est le cas au quotidien ». « En tant que femme dans les milieux militants, on est vite la petite main, ou la ‘copine de’ tel, ou encore celle qui prend soin, qui écoute », ajoute Camomille, qui a vécu à Notre-Dame-des-Landes et à Bure.

      C’est là que les pratiques féministes peuvent renouveler la lutte antinucléaire, d’après Lune, membre du collectif Radiaction : « À Bure, la répression est très forte, le combat est dur, il faut donc un collectif militant qui ne s’affaiblit pas de lui-même sur des logiques d’oppression, dit-elle. Il y a déjà beaucoup à faire quand on s’attaque au nucléaire, il ne faut pas que le groupe se fissure sur des violences sexistes ». Pour la militante, « c’est important que le milieu dans lequel on lutte ne reproduise pas certains aspects du système contre lequel on se bat ».

      Parvenu·e·s en haut d’une colline surplombant, à quelques centaines de mètres en contrebas, le laboratoire de l’Andra, le groupe amasse brindilles et branches, puis y place le chat géant. Un cercle frémissant se forme autour de ce foyer improvisé. Dès les premières flammes, une ronde se forme, farandole bigarrée, au rythme des chants entrecoupés de slogans. « Andra, dégage, résistance et sabotage », « Sorcière, véner, antinucléaire ». Certain·e·s ont les yeux qui brillent, d’autres sautent au-dessus du feu de joie.

      Bientôt, pendant que le brasier se consume, une idée se met à circuler : « Et si on se rapprochait ? » Comprendre : s’avancer vers ce fameux laboratoire de l’Andra, malgré l’avertissement sans nuance des gendarmes. Très vite, on déclare une AG (assemblée générale) et la foule s’installe à l’orée du bois. « Pourquoi on s’arrête là ? », demande une participante, qui propose de se diriger vers les bâtiments, « pour créer un rapport de forces ». « C’est déjà énorme ce qu’on a fait, répond une autre. On montre qu’il est possible de manifester à Bure sans s’en prendre plein la gueule, et de donner envie à des gens qui n’osent plus venir ici ». A chaque réplique, des mains s’agitent. « Les flics pensent qu’on est faibles parce qu’on est des meufs, repartir comme ça, c’est leur donner raison, argue une femme. Profitons du fait qu’ils ne s’y attendent pas pour agir ! » Deux personnes rappellent le contexte de répression, et les importantes violences policières déjà survenues autour de Bure. « Il s’agit d’un week-end féministe, où la question du consentement est essentielle, fait valoir une militante. Certaines et certains ont exprimé qu’elles étaient mal à l’aise avec l’idée d’avancer, donc si on le fait, on ne respectera pas leur consentement. »

      Après quelques minutes de discussion, et malgré le dissensus, les manifestant·e·s reprennent le chemin du retour, sans encombre. Une pièce de théâtre sur la chasse aux sorcières, un concert et une boum les attendent encore. Pour les Bombes atomiques, le pari est tenu : manifester à plus de 400 personnes près de Bure, sans violences policières, voilà qui n’était pas arrivé depuis bien longtemps.

      Au retour sur le camp, heureuse et émue, Camomille espère que « cette marche sera un premier pas, qui va permettre d’ouvrir quelque chose à Bure ». Car pour les Bombes atomiques dont elle fait partie, ce week-end est autant un début qu’un aboutissement. « Le féminisme, la non-mixité ont beaucoup à apporter à la lutte, pense-t-elle. Le soin, le bien-vivre, le respect de rythme de lutte qui nous vont, ce sont des outils précieux qui peuvent participer à donner un nouveau souffle à la lutte anti-Cigéo ». Dimanche 22 était ainsi consacré à des discussions de bilan, mais surtout de perspectives (non ouvertes aux médias). Toutes les personnes rencontrées partagent en effet cette envie de renouveler l’expérience et « de continuer à tisser les liens entre écologie et féminisme ».

      https://reporterre.net/A-Bure-l-ecofeminisme-renouvelle-la-lutte-antinucleaire

  • L’Alsace pourrait bientôt produire une part importante du lithium consommé en France
    https://www.connaissancedesenergies.org/afp/lalsace-pourrait-bientot-produire-une-part-importante-du-li

    Les sociétés Electricité de Strasbourg (ES), filiale d’EDF, et Fonroche Géothermie ont confirmé la présence de lithium à un niveau significatif sur plusieurs sites en Alsace dont elles explorent le sous-sol en vue d’y construire des centrales de géothermie profonde.

    Dans le cadre du projet de Fonroche Géothermie à Vendenheim (Bas-Rhin), « les analyses dans les eaux extraites des puits de forage confirment la présence de lithium en qualité et quantité très prometteuse permettant d’envisager la production annuelle de quelque 1.500 tonnes de lithium », a indiqué cette société dans un communiqué reçu vendredi par l’AFP.

    C’est pas dans ce sous-sol plein de mines de sel qu’ils ont à une époque envisagé de stocker des déchets nucléaires ? Si on exploite le lithium présent dans le sel de ce sous-sol... comment on préserve les trucs qu’on a stocké dans les anciennes mines de sel ? :-)))

  • « La terre abandonnée » : garder racine sur le sol irradié de Fukushima
    https://www.bastamag.net/La-terre-abandonnee-garder-racine-sur-le-sol-irradie-de-Fukushima

    Comment filmer le drame de Fukushima ? Sans forme ni couleur, la radioactivité ne permet pas aisément au cinéaste de montrer l’après-chaos. C’est par la présence des irréductibles restés sur place, et par leur combat, que Gilles Laurent démontre que, des années après, la catastrophe demeure. Visionnez gratuitement pendant une semaine La terre abandonnée, sur Tënk, à cette adresse : https://www.tenk.fr/bastamag/la-terre-abandonnee-bastamag.html Un documentaire sur l’après Fukushima se heurte à la (...) #Chroniques

    / #Asie_et_Pacifique, #Le_risque_nucléaire, #Nucléaire

  • A l’ombre du Brexit, l’effondrement de l’atome
    http://carfree.fr/index.php/2019/11/06/a-lombre-du-brexit-leffondrement-de-latome

    Business as usual… derrière les convulsions du Brexit qui déchirent le Royaume-Uni, les affaires continuent d’aller de mal en pis pour l’industrie #nucléaire du pays. Sous l’ombre portée de #fukushima, Lire la suite...

    #Destruction_de_la_planète #Fin_du_pétrole #Réchauffement_climatique #angleterre #business #énergie #japon

  • ’Mailbox 200’: Soviet waste dump a landslide away from poisoning millions - Reuters
    https://www.reuters.com/article/us-kyrgyzstan-environment-nuclear-waste-idUSKBN1XF10W
    https://s4.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20191105&t=2&i=1448622326&w=1200&r=LYNXMPEFA40QX

    Neglected for decades by the Soviet Union and then #Kyrgyzstan, uranium ore dumps near the town of Mailuu-Suu must be urgently reinforced to prevent disaster, according to the European Commission and European Bank for Reconstruction and Development (EBRD) which are raising funds for the project.

    “There are 14 million people in the Ferghana valley and in the event of a natural disaster water may wash away the tailings into the Naryn (Syr Darya) river which will be a tragedy for the whole valley,” says Bolotbek Karimov, an environment researcher based in the southern Kyrgyz city of Osh.

    #asie_centrale #nucléaire #déchers_radioactifs #environnment #ex-urss

  • Imaginez que vous croisiez un patron d’EDF, souriant comme toujours, et qu’il vous invite au resto. Pourquoi pas ? Au moment de payer l’addition, votre convive vous informe que sa responsabilité pour la participation au repas est plafonnée à un montant légal qui correspond à 0.02 % de la note. C’est vous qui payez donc le total et il y en a pour 100 euros. Grand seigneur, votre hôte pose sur la table une petit pièce brillante : deux centimes. Telle est la mesure de l’engagement d’EDF à nos cotés

    Chronique du livre de La Parisienne Libérée (La Fabrique Éditions, 2019)

    https://delivronsnous.home.blog/2019/11/01/la-france-latome-et-nous

    #nucléaire #écologie #laparisienneliberee #EDF #nucleaire #greenwashing #changement_climatique

  • Nucléaire : pas besoin d’arrêter les réacteurs présentant des anomalies (ASN)
    https://www.batiactu.com/edito/asn-57831.php

    Après avoir été alertée par EDF, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) estime que les réacteurs atomiques présentant des anomalies peuvent continuer à fonctionner en l’état.

    Il faut s’y faire, l’anomalie c’est juste l’état normal du nucléaire.


    #nucléaire

  • Contamination bois de chauffage : nos conclusions
    https://www.rtbf.be/info/societe/onpdp/detail_contamination-bois-de-chauffage-nos-conclusions?id=10350675

    En gros, on trouve « sur le marché » (celui des multinationales qui vendent en magasin climatisé) du #bois_de_chauffage importé qui contient du #Cesium_137 en quantités non négligeables tout en étant au-dessus du seuil européen mais en-dessous du seuil belge... Mais il passe sans souci le seuil de nos logements en tous cas.

    #tchernobyl #business #nucléaire

  • A l’ombre des centrales nucléaires - France Culture
    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/lombre-des-centrales-nucleaires

    Une série radio documentaire sur l’histoire du nucléaire français (et en particulier l’insuffisance officielle en matière de prévention et précaution)
    (le 3ème épisode fait spécialement froid dans le dos...)

    #nucléaire #Tchernobyl #Fukushima #iode #Fessenheim #principe_de_précaution

  • Quelques dizaines de manifestants pour réclamer le maintien du #nucléaire
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_quelques-dizaines-de-manifestants-pour-reclamer-le-maintien-du-nucleaire

    Manifester en faveur de l’énergie nucléaire est plutôt rare chez nous. Ce dimanche matin pourtant, une soixantaine de personnes se sont rassemblées devant la gare centrale à Bruxelles. Elles répondaient à l’appel de la #Nuclear_Pride_Coalition, un collectif pro nucléaire international, représentée en #Belgique par le Groupement #100TWh, qui entend défendre cette énergie souvent contestée en raison de ses déchets. Pour les participants, le nucléaire serait moins polluant, moins cher et plus facilement disponible que d’autres combustibles non renouvelables. A l’heure où le réchauffement climatique suscite de grandes inquiétudes, il ne faudrait donc pas l’écarter trop vite.

    #60_pour (dont 32 sous contrat de travail dans le secteur) #6000000_contre

  • Forum du cinquantenaire du 1er accident de la centrale nucléaire de St. Laurent-des-Eaux
    https://www.sortirdunucleaire.org/Forum-du-cinquantenaire-du-1er-accident-de-la

    Le forum commémoratif du cinquantenaire du premier accident nucléaire de St Laurent-des-Eaux survenu le 17 octobre 1969, se déroulera au théâtre d’Orléans les samedi 19 et dimanche 20 octobre 2019.

    Cet accident, et celui de 1980 plus grave (Le jour où la France a frôlé le pire), équivalent à celui de Three Mile Island, ont été recouverts d’une chape de silence et n’ont, à notre connaissance, jamais fait l’objet d’un colloque ou même d’une conférence. Et c’est pourquoi le forum devrait à priori constituer un évènement.


    #nucléaire

  • Nucléaire : comment le gouvernement travaille en catimini à la construction de six nouveaux EPR
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/10/14/nucleaire-comment-le-gouvernement-travaille-en-catimini-a-la-construction-de

    Dans une lettre adressée au président d’EDF, le gouvernement donne une feuille de route précise conduisant à la construction de six réacteurs EPR sur les quinze prochaines années.

    Officiellement, rien n’est décidé : la France n’a pas décidé de construire – ou non – de nouveaux réacteurs EPR, et le débat est toujours ouvert. Le président de la République, Emmanuel Macron, a simplement demandé à EDF de présenter, mi-2021, un dossier complet, pour pouvoir prendre une décision sur ce sujet épineux.

    Pourtant, en coulisses, les choses avancent, et le gouvernement défend une option très claire. Dans une lettre envoyée au président d’EDF, le 12 septembre, que Le Monde a pu consulter, la ministre de la transition écologique et le ministre de l’économie, Elisabeth Borne et Bruno Le Maire, donnent une feuille de route précise à Jean-Bernard Lévy pour « être en mesure de répondre à l’exécution d’un programme de construction de trois paires de réacteurs sur trois sites distincts ». Et le courrier de détailler que la construction de chaque paire sera « espacée de quatre ans et les tranches au sein d’une même paire de dix-huit mois ».

    « Un état des lieux »

    Le courrier précise le calendrier imaginé par le gouvernement pour dessiner ce nouveau départ pour le nucléaire français : d’abord, mi-novembre 2019, « un état des lieux intégrant le retour d’expérience de la construction des premiers EPR ». Face aux difficultés du réacteur de troisième génération en cours de construction à Flamanville (Manche), le gouvernement stipule :

    Puis, dès la mi-décembre 2019, EDF devra fournir au gouvernement « une analyse des capacités de la filière », pour accomplir les nouveaux réacteurs. Ce travail devra être basé « sur une liste de conditions à réunir pour que la filière puisse garantir la tenue d’un tel programme dans les délais et les coûts impartis ». Le document doit être assez détaillé, puisqu’il devra regrouper « l’ensemble des besoins de la filière en contrats, investissements, recrutements, formations ou autres ».

    Enfin, en mars 2020, l’électricien devra communiquer « la liste des plans d’action de la filière lui permettant, pour chacune des compétences ciblées, d’atteindre le niveau requis ». Ils devront, « dans la mesure du possible, atteindre leur plein effet pour la mi-2021 ».
    Pourquoi se lancer dans une vague de constructions de six réacteurs alors que celui de Flamanville n’est toujours pas en mesure d’être connecté au réseau – et ne le sera pas avant 2023 ? La filière nucléaire estime qu’une construction en série est le seul moyen de faire baisser les coûts et de donner de la visibilité aux sous-traitants.

    « Aucune mise en doute »

    Contacté par Le Monde, le ministère de la transition écologique et solidaire déclare que « cette lettre de mission ne présage en rien les décisions qui pourraient être prises après mi-2021 » et assure que le fait de mentionner la construction de six réacteurs EPR est uniquement « une hypothèse de travail » – c’est pourtant la seule mentionnée dans le courrier adressé à M. Lévy. Chez EDF, on rappelle que ce courrier fait suite à une réunion qui s’est tenue à Matignon avant l’été, et que cette lettre « formalise ce qui y a été discuté ».

    Une démarche qui a de quoi indigner les opposants au nucléaire. « Le gouvernement a déjà pris sa décision : appuyer les projets de fuite en avant d’EDF, au mépris de la démocratie et de la majorité des citoyens, opposés à la construction de nouveaux réacteurs », estime Charlotte Mijeon du Réseau Sortir du nucléaire, qui interroge :

    Le courrier n’aborde pas de front la question, pourtant essentielle, du financement de ces nouveaux réacteurs.
    « Ce courrier est inquiétant : il donne le sentiment que des décisions ont déjà été prises », déplore la députée LRM Barbara Pompili, présidente de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, qui se dit « très surprise ».

    « C’est un quasi-engagement à faire trois paires d’EPR, s’étonne un très bon connaisseur du sujet. Cela n’était jamais allé aussi loin. Aucune mise en doute n’existe dans la rédaction. »
    Ce planning prévisionnel tranche avec les discours officiels chez EDF ou au gouvernement. En faisant l’annonce de la feuille de route énergétique de la France pour les dix prochaines années, en novembre 2018, Emmanuel Macron s’était bien gardé d’annoncer la construction de nouveaux réacteurs. Il avait remis cette décision à plus tard, en fixant une borne à la mi-2021, date à laquelle EDF devra présenter un dossier complet pour convaincre de sa capacité à construire des réacteurs dans les délais et dans le budget impartis.

    Une filière totalement déboussolée

    Cette date avait été choisie opportunément : le réacteur EPR de Flamanville 3 était censé avoir démarré quelques mois auparavant, ce qui aurait permis de s’appuyer sur cette expérience. Mais le scénario ne s’est pas déroulé comme prévu : des défauts sur des soudures situées à des endroits cruciaux ont obligé EDF, sous pression de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), à décaler le démarrage de Flamanville à 2023 et à revoir son coût à 12,4 milliards d’euros – contre 3,5 milliards à l’origine.

    La loi relative à l’énergie et au climat, votée en septembre, a repoussé à 2035 le moment où la France devra avoir un mix électrique composé à 50 % de nucléaire et à 50 % d’énergies renouvelables. D’ici là, l’Hexagone devra avoir fermé quatorze réacteurs nucléaires, et développé fortement l’éolien et le solaire – et l’ASN devra avoir autorisé la prolongation de la durée de vie des réacteurs actuels pour au moins dix ans.

    « Mais atteindre 50 % de nucléaire ne veut pas dire atteindre 0 % », souligne un conseiller ministériel. Autrement dit : pour tenir cet équilibre, il va falloir construire de nouveaux réacteurs, argumentent les dirigeants d’EDF. Le parc actuel a été construit dans les années 1980 et 1990 et ne sera pas éternel. Il fait face au risque de l’« effet falaise » : devoir fermer rapidement un grand nombre de réacteurs qui ne pourront plus être prolongés. Pour faire face à ces arrêts en cascade, la France devrait reprendre la construction de réacteurs dès 2021, selon une étude de la Société française d’énergie nucléaire.
    Un impératif pour une filière totalement déboussolée par les graves difficultés rencontrées sur le chantier de Flamanville ou dans les usines de Framatome, filiale d’EDF qui construit les principaux composants des réacteurs. Le président de l’ASN a déjà mis en garde à plusieurs reprises la filière, en soulignant les risques de la perte d’expérience et de l’affaiblissement des compétences. Cette difficulté est un enjeu majeur pour une filière qui emploie plus de 200 000 personnes et mène une intense campagne de lobbying auprès des pouvoirs publics pour reprendre la construction de réacteurs.

  • Le monde ne peut plus ignorer la menace #nucléaire | ICAN France
    http://icanfrance.org/monde-ignorer-menace-nucleaire

    une famine qui mettrait deux milliards de personnes en danger (…) ce qu’il arriverait en cas de guerre nucléaire dans un présent ou futur proche, avec aujourd’hui des arsenaux nucléaires indiens et pakistanais plus important. (...)

    L’étude examine un scénario où l’Inde utiliserait 100 ogives nucléaires sur des cibles urbaines au Pakistan et le Pakistan 150 sur des cibles urbaines en Inde, et analyse l’amplitude des conséquences selon la taille des armes utilisées.