• Pour l’interdiction des #motos et des #scooters thermiques à #paris
    http://carfree.fr/index.php/2021/12/02/pour-linterdiction-des-motos-et-des-scooters-thermiques-a-paris

    Soutenez l’interdiction des motos et scooters thermiques dans le cadre du plan #bruit de Paris ! Cette mesure est de loin la plus efficace pour préserver la santé des Parisiens. On Lire la suite...

    #Destruction_de_la_planète #Pétitions #nuisances #pollution

  • Crise climatique : « Nous devons apprendre à désinnover »

    Plaidant pour une écologie du démantèlement, les chercheurs Emmanuel Bonnet, Diego Landivar et Alexandre Monnin préviennent, dans une tribune au « Monde », que l’humanité doit se préparer à « fermer » ce qui la détruit.

    Tribune. Il va falloir s’habituer à ce que, désormais, chaque nouveau rapport du Groupe d’experts intergouvernemental (GIEC) sur l’évolution du climat génère un sentiment de lassitude supplémentaire. Pourquoi n’arrivons-nous pas à enclencher cette satanée « transition » ? Nous voudrions défendre ici une hypothèse relativement naïve, mais qui pourtant semble peu évoquée : si nous ne parvenons pas à traduire les alertes climatiques et écologiques en actes concrets à la hauteur de ces enjeux, c’est parce que nous n’arrivons pas à « fermer les choses ». En clair, plus que d’un renversement théorique ou d’une réforme impossible du capitalisme, nous avons besoin de le fermer concrètement.

    Nous le voyons tous les jours. On mettra sûrement plus de trente ans à nous débarrasser du glyphosate depuis les premières études sur son écotoxicité. La fermeture ne serait-ce que d’une centrale nucléaire a pris à la France une dizaine d’années ; son démantèlement va s’étaler pendant plusieurs décennies. Dans l’Alberta, ni les pouvoirs publics ni les entreprises privées ne sont encore prêts à assumer la gestion des 95 000 puits de pétrole délaissés. A Detroit, la démolition de milliers de mètres carrés de bâtiments abandonnés est prise en charge par une poignée d’associations de riverains armés d’outils improvisés pour répondre à des besoins de subsistance critiques. Alors que les liaisons aériennes locales pourraient être rapidement abandonnées pour des raisons écologiques évidentes, une grande partie des élus locaux s’accrochent à la promotion de « l’attractivité » de leur territoire. Après six ans de travail, 24 milliards d’euros investis, 16 000 personnes impliquées et 20 millions de mètres cubes de déchets, seul un tiers du territoire autour de la centrale de Fukushima a été correctement dépollué…

    Conquête cosmologique

    Pourquoi n’arrivons-nous pas à bien fermer les choses ? D’abord parce qu’un des traits anthropologiques majeurs des modernes est celui de « l’ouverture ». Héritage de notre front de modernisation, il sous-tend notre modèle de développement et nous conduit à penser le monde et ses situations écologiques critiques uniquement sous le mode du projet (administratif, économique, social ou technologique), de la gestion et de l’ingénierie. L’innovation, la création, la production seraient encore une fois les armes les plus évidentes pour dépasser la situation climatique et nous permettre de conserver notre modèle de développement. Cet élan de conquête cosmologique est quelque chose que l’on ne retrouve pas forcément dans d’autres sociétés où, parfois, une certaine sobriété, voire des peurs ou des interdits, empêche de penser le monde comme un champ naturellement fait de possibles à explorer et exploiter.

    Mais aussi parce que l’enquête scientifique met un temps beaucoup plus long à fermer les choses qu’à les ouvrir. La gestion sanitaire de la cigarette, du glyphosate ou des nitrates en sont un exemple parfait. Nous avons construit un mode de gestion de la question sanitaire et écologique où la technologie et l’économie précédent l’enquête.

    La difficulté de la fermeture vient aussi de notre incompétence technique. Le capitalisme a investi des efforts considérables pour structurer les compétences de l’ouverture : ingénierie, design, conception, process industriels, entrepreneuriat… Pourtant, les peuples de la fermeture (démolisseurs, dépollueurs, liquidateurs, éboueurs, gestionnaires du tri industriel et du décommissionnement…) sont nombreux et travaillent, dans l’ombre (souvent la nuit, d’ailleurs), à ce que nos sociétés ne croulent pas sous ses décombres.

    Enfin, une difficulté majeure tient au fait que des millions de personnes sont aujourd’hui prises dans les ligatures de secteurs économiques condamnés par leur insoutenabilité matérielle ou leur incompatibilité écologique. Le problème central de l’écologie politique devrait être de sauver ces personnes. Aujourd’hui en France, un hypermarché fait vivre directement plus de 1 500 familles. Que proposer à ces 1 500 familles ? Nous pouvons attendre tous les rapports du monde, la réponse à cette question n’y sera jamais écrite, pas plus que le GIEC ne prend aujourd’hui position entre géo-ingénierie, transition ou décroissance.

    Horizon optimiste

    La question climatique est donc bien une affaire politique et technique, mais dans une orientation totalement nouvelle. Nos institutions démocratiques, nos systèmes assurantiels et mutualistes, nos services publics devront désormais être reconfigurés pour cette nouvelle ère climatique.

    Il nous faut des assemblées pour statuer sur ce que nous gardons et sur ce à quoi nous sommes prêts à renoncer. Nous devons y négocier nos acquis sacrés et clarifier les privilèges écologiques ou climatiques à abolir. Nous devons aussi assumer que la question écologique n’est pas naïvement coopérative, et que c’est bien pour cela qu’il faut l’encastrer dans des formes démocratiques, voire constitutionnelles.

    Nous devons actualiser nos régimes de protection sociale, non pas pour les « moderniser » mais au contraire pour en faire le socle fondamental qui permettra aux personnes de sortir de ces dépendances condamnées. Cela exige bien plus qu’un simple revenu universel !

    Cela veut dire aussi de nouvelles institutions de formation, de nouveaux savoirs et de nouvelles compétences assurant cette redirection complète du monde.

    Nous devons apprendre à désinnover, à décommissionner et démanteler les infrastructures incompatibles avec la situation écologique, à détricoter nos applications technologiques, à reterritorialiser nos systèmes de production et de distribution. La fermeture est l’horizon politique le plus optimiste du nouveau régime climatique.

    Emmanuel Bonnet, Diego Landivar et Alexandre Monnin sont enseignants-chercheurs au Groupe ESC Clermont et membres d’Origens Media Lab. Ils ont notamment écrit « Héritage et Fermeture. Une écologie du démantèlement » (Divergences, 168 pages, 14 euros)

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/09/03/crise-climatique-nous-devons-apprendre-a-desinnover_6093287_3232.html

    #écologie #climat

  • De fausses incitations amplifient le #transit

    Une recrudescence du nombre de #poids_lourds_électriques au lieu du transfert du trafic de marchandises sur le rail : une nouvelle directive européenne pourrait encore accentuer les #nuisances liées au #trafic de fret transalpin.

    À la mi-juin 2021, les négociateur·trice·s du Conseil et du Parlement européen ont conclu un accord provisoire sur l’actualisation des règles de #tarification_routière dans le cadre de la directive #Eurovignette. Les nouvelles dispositions prévoient des réductions de tarification pouvant atteindre 75 % pour les poids lourds électriques et à #hydrogène. Stephan Tischler, enseignant-chercheur dans le domaine des transports et président de CIPRA Autriche, voit ces nouvelles règles d’un œil critique : « Sous le couvert de la lutte contre le #changement_climatique, cette réforme de la #directive_Eurovignette réduirait massivement le #coût des #transports_de_marchandises par #camions_électriques. » 2,4 millions de poids lourds empruntent chaque année le col du Brenner entre l’Autriche et l’Italie, soit deux fois plus qu’en 1998. Avec la nouvelle directive Eurovignette, la situation devrait encore empirer. Il existe actuellement encore très peu de poids lourds électriques ou à hydrogène, mais selon Stephan Tischler, leur nombre devrait augmenter fortement dans les années à venir.

    En signant le protocole Transports de la Convention alpine, les États alpins et l’Union européenne ont convenu il y a déjà 30 ans de transférer le transport des marchandises sur le rail. Pour réussir le report modal, l’un des objectifs centraux définis dans le protocole est la création d’infrastructures appropriées et de mesures incitatives conformes au marché. La nouvelle directive s’éloigne de cet objectif, déclare Stephan Tischler. Les représentations nationales de la CIPRA ont adressé des lettres ouvertes aux représentant·e·s de leurs pays au Parlement européen pour attirer leur attention sur la problématique de la nouvelle directive Eurovignette, qui pourrait être adoptée dès 2021.

    https://www.cipra.org/fr/nouveautes/de-fausses--incitations-amplifient-le-transit
    #véhicules_électriques #transport_routier #transport_ferroviaire #poids_lourds

  • A Fribourg, les transports publics s’inquiètent d’une réduction de vitesse à 30 km/h Nicolas Beer/iar

    La volonté des autorités de limiter la vitesse en ville de Fribourg à 30 km/h sur une grande partie du réseau routier inquiète les transports publics cantonaux. Ils estiment qu’il faudra acheter de nouveaux #bus et engager du personnel pour compenser un temps de trajet plus long.

    Certains chauffeurs de bus n’apprécient pas l’idée de réduire la vitesse à 30 km/h en ville de Fribourg. Pour eux, le calcul est simple : si la vitesse est réduite, le temps de parcours est allongé.

    Pour assurer leurs cadences, les #Transports_publics fribourgeois (TPF) estiment qu’ils devront investir entre un et deux millions de francs supplémentaires par année.

    Aussi pour fluidifier le trafic, selon les autorités
    Les autorités rétorquent que le 30 km/h est avant tout une mesure de lutte contre le bruit, la réduction de vitesse pouvant avoir des effets bénéfiques sur les #nuisances sonores liées au trafic routier.

    « Le grand paradoxe, c’est qu’en roulant à 30 km/h, on fluidifie le trafic. Cela nous permet aussi de gérer différemment certains carrefours, ce qui permet d’augmenter la vitesse moyenne du trafic en #ville, tout en faisant baisser le bruit », explique le conseiller communal de Fribourg,Pierre-Olivier Nobs mardi dans le 19h30.

    L’idée séduit d’autres cantons
    D’autres villes songent également à réduire la vitesse sur leur réseau, notamment la nuit , à l’instar de la capitale vaudoise. Les Transports lausannois (TL) sont prêts à s’en accommoder, à condition que des adaptations leur facilitent l’accès.

    « Il faut des endroits où les bus peuvent passer devant les voitures aux arrêts. A Lausanne, nous aurons aussi la priorité dans les giratoires. Cela permettra de regagner du temps. La situation pourrait être bénéfique à tous les usagers », estime Christophe Jemelin, membre de la direction des TL.

    Genève envisage une option encore plus originale. Un projet en consultation prévoit deux #vitesses différentes sur la même route : 30 km/h pour les voitures et 50 km/h pour les #transports publics, si les bus ont leur propre voie.

    Source : https://www.rts.ch/info/regions/fribourg/12153397-a-fribourg-les-transports-publics-sinquietent-dune-reduction-de-vitesse

  • Automobilité et liberté : Conflits et résolutions
    http://carfree.fr/index.php/2021/02/26/automobilite-et-liberte-conflits-et-resolutions

    Dans cet intéressant article, Tod Litman, directeur exécutif du Victoria Transport Policy Institute (VTPI) au #canada, détruit le mythe présentant la voiture comme un objet de liberté. Automobilité et liberté Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Etalement_urbain #Fin_de_l'automobile #Marche_à_pied #Transports_publics #Vélo #dépendance #économie #liberté #mobilité #nuisances #politique #Québec

  • Les #cyclistes sont-ils supérieurs aux automobilistes ?
    http://carfree.fr/index.php/2020/12/30/les-cyclistes-sont-ils-superieurs-aux-automobilistes

    Commençons directement par la réponse à cette question volontairement provocatrice : bien sûr que non. Personne n’est supérieur à personne, ou plutôt tout le monde est supérieur aux autres personnes dans Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Insécurité_routière #Vélo #espaces #nuisances #sécurité_routière #société

  • Genève : nuisances sonores et réfugiés

    Puisque vous semblez vous intéresser aux nuisances de l’aéroport, je vais vous raconter une histoire, celle de cette petite parcelle que j’ai entourée en bleu ci-dessus. Cette carte est une capture d’écran du site de cartographie SITG. Elle répertorie le territoire en fonction des degrés de sensibilité au #bruit fixés par l’ordonnance fédérale sur la protection contre le bruit. On y voit la piste de l’aéroport de Cointrin, en blanc. Le rouge représente le quatrième degré de sensibilité au bruit, le plus extrême, qui s’appelle « DS IV zones acceptant les entreprises fortement gênantes ». Personne n’est autorisé à habiter dans cet espace. Alors, maintenant, que trouve-t-on dans la parcelle orange ? Une zone miraculeusement protégé du bruit par un vortex spatio-temporelle ? Hélas non, c’est une zone où habitent des demandeurs d’asile, jusqu’à peu dans un foyer cantonal, et prochainement dans un centre fédéral de renvoi. Je ne suis pas géographe, mais je crois que c’est ce qu’on pourrait appeler un cas d’école de #discrimination_spatiale. Nous sommes à Genève, ville qui a donné son nom aux conventions sur les droits des réfugiés et qui abrite le siège du Haut-Commissariat aux réfugiés.


    https://www.facebook.com/aldo.brina/posts/2626069817483614?notif_id=1574754882507527&notif_t=notify_me

    #asile #migrations #réfugiés #Grand-Saconnex #Genève #Suisse #aéroport #nuisances_sonores #cartographie #visualisation #aménagement_du_territoire #habitabilité #foyer #Aldo_Brina #injustice_spatiale

  • A la Butte-aux-Cailles, l’installation de capteurs sonores et photographiques inquiète les commerçants
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190819/la-butte-aux-cailles-l-installation-de-capteurs-sonores-et-photographiques

    À Paris, dans le XIIIe arrondissement, les commerçants de la Butte-aux-Cailles s’élèvent contre la volonté de la mairie d’installer des capteurs qui vont permettre d’identifier les commerces les plus bruyants.

    #France #nuisances_sonores,_Butte-aux-cailles,_Bruitparif,_paris

  • Deux jours avant la mort de Steve Maïa Caniço, programme B posait la question fatidique : peut-on encore faire la fête en ville ?
    #podcast : http://podplayer.net/?id=73865517

    Les espaces de fête et de musique en villes sont menacés. Par les riverains, notamment, qui veulent préserver leur tranquillité sonore. L’exemple le plus récent : la Concrete à Paris, lieu culte de la fête parisienne installé sur une péniche et ouvert 24 heures sur 24 le week-end, est menacée de fermeture. Comment s’organisent les espaces de fête, que ce soit à Paris, Bordeaux, ou ailleurs en Europe et dans le monde ? Faut-il les excentrer, et quel intérêt (ou pas) à le faire ? Thomas Rozec interroge la DJ La Fraîcheur, et Olivier Pellerin, journaliste.

    #nuisances_sonores #bruit #fête #aseptisation_citadine

  • #Suisse : Des riverains excédés par les Ferrari à Gstaad
    http://www.lessentiel.lu/fr/news/europe/story/des-riverains-excedes-par-les-ferrari-a-gstaad-13732125

    Depuis plusieurs jours, des propriétaires de bolides se rassemblent sur l’aérodrome de Gstaad, en Suisse, pour tester leur voiture. Les habitants n’en peuvent plus.

    Le week-end prolongé de l’Ascension n’a pas été synonyme de repos et de détente pour tout le monde. Les habitants de Saanen bei Gstaad, en Suisse, ont dû supporter des nuisances sonores causées par des Ferrari à l’aérodrome voisin. Depuis la semaine passée, plusieurs propriétaires de bolides se donnent en effet rendez-vous tous les jours pour tester la puissance de leur voiture. Et le rugissement des moteurs est perceptible loin à la ronde.

    Selon divers habitants de la région, les essais débutent aux alentours de 9h et se terminent vers 18h. « Les Ferrari roulent chaque 15 à 30 minutes et essaient d’atteindre les 300 km/h », s’énerve un riverain domicilié non-loin de l’aérodrome : « Le bruit est juste insupportable ».

    « Là, ça dure depuis près d’une semaine »
    Ce qui énerve aussi les habitants, c’est de ne pas avoir été averti du rassemblement par la commune : « Si l’événement n’avait eu lieu qu’un seul jour, j’aurais encore pu le comprendre. Mais là, ça dure depuis près d’une semaine. » L’autorité communale confie que l’événement a été sous-estimé. À la base, il devait s’agir de simples essais de Ferrari et non d’un rassemblement de personnes aisées venues pour rouler à vive allure avec leurs bolides.

    Les organisateurs, eux, n’ont, pour l’heure, pas officiellement réagi. On ignore jusqu’à quand la manifestation durera.

    #nuisances les #émigrés_fiscaux, #milliardaires, s’emmerdent à #Gstaad (là ou était domicilié fiscalement Johnny Hallyday) #Société #élite #élites

  • Tout le monde déteste le tourisme
    https://grozeille.co/tout-le-monde-deteste-le-tourisme-b-duterme

    Zntretien avec Bernard Duterme

    Évoquant l’ouverture, la découverte, l’aventure, la joie, le principe du voyage a très bonne image dans les sociétés occidentales. Mais on oublie généralement que le tourisme reste un privilège participant à maintenir des formes de domination : « pour l’heure, moins d’un humain sur quinze est en position politique, culturelle et économique de visiter les quatorze restants. Migrations d’agrément et de désagrément se croisent aux frontières, béantes pour les uns, grillagées pour les autres, des régions émettrices et réceptrices ». Sans compter les effets de l’industrialisation du secteur, qui tend à transformer et défigurer des sociétés dont on cherche paradoxalement l’authenticité, ou encore à produire une très forte pression écologique qui va en s’empirant. Le voyage lointain, pas si éthique que ça ?

    #tourisme #domination_touristique #nuisances #domestication

  • Les habitants de Corseaux (VD) se plaignent de l’odeur du cannabis Céline Brichet - 10 Novembre 2018 - RTS

    https://www.rts.ch/info/regions/vaud/9982820-les-habitants-de-corseaux-vd-se-plaignent-de-l-odeur-du-cannabis.html

    Le petit village vaudois de Corseaux est le théâtre d’une guerre de voisinage entre ses habitants et un cultivateur de cannabis légal. En cause la forte odeur des plantes qui envahit les ruelles et les habitations.

    Olivier Murset a habité Corseaux toute sa vie. Mais il y a quelques mois il remarque pour la première fois chez lui une odeur si tenace qu’elle le réveille la nuit. « En juillet j’ai senti une odeur qui était un peu indéfinissable entre un problème d’égouts ou de pourrissement », explique-t-il au 19h30. « J’ai pensé à mon isolation périphérique de maison, j’ai reniflé un peu partout avant de comprendre que ça ne venait pas de chez moi. »

    Comme l’explique le journal 24 heures dans son édition du 2 novembre, l’odeur est en réalité celle du cannabis légal que cultive son voisin. Une culture de 4000 m2 située dans des serres sur les hauts du village. L’été, pendant la floraison, les plantes sentent particulièrement fort et le vent porte les effluves jusqu’au coeur de Corseaux.

    Interpellation déposée
    Inadmissible pour les habitants qui dénoncent le problème sur les réseaux sociaux : « C’est tous les soirs que ça pue ! On est presque obligé de dormir les fenêtres fermées ! » "Vive la chambre des enfants qui est polluée... juste plus envie d’aérer chez nous." Une interpellation est même déposée au Conseil communal de la commune.

    Mais les autorités le confirment, vérification faite, la plantation est légale, et son odeur aussi. « La seule chose que des plaignants pourraient faire c’est porter ça devant la justice civile et après ce sera à un juge de déterminer si ces odeurs sont soutenables ou pas », détaille Antoine Lambert, syndic de Corseaux. Une situation particulièrement épineuse puisqu’il n’existe pas de moyen de mesurer les odeurs de manière aussi précise que pour le bruit.

    « L’odeur, c’est la qualité »
    Le cultivateur et propriétaire des serres des « Jardins de Corseaux », Frédéric Gay, entend les plaintes de ses voisins mais n’y voit pas de solution autre que le déménagement de ses cultures. « L’odeur c’est la qualité pour nous. Nous faisons essentiellement des extractions pour des huiles essentielles, donc c’est ce qu’on recherche. On pourrait comparer avec une tomate, une tomate qui n’a pas de goût ça n’a pas de sens. »

    Les plants venant d’être récoltés, les odeurs ont pour l’heure disparu des rues du village. Elles reviendront l’été prochain, avec la nouvelle récolte.

    #MDR #nuisances #canabis #Suisse #agriculture

  • Faurisson, piège à cons ! — Retour aux sources « littéraires » d’un pseudo- faussaire
    http://www.archyves.net/html/Blog/?p=7505

    Parcours d’un infatigable négationniste, de Rimbaud aux chambres à gaz, en passant par Lautréamont, Nerval et le « Journal d’Anne Frank ». Rappel salutaire et décorticage brillant par Yves Pagès

    Bien avant de devenir l’éminence grise du négationnisme, l’ancien élève du petit séminaire de Versailles puis khâgneux au lycée Henri IV Robert Faurisson a commencé par défrayer la chronique… littéraire au début des années 60. Et, malgré les apparences, ses coups d’éclat en ce domaine étaient loin d’être anodins ; ils portaient en germe une torsion du raisonnement qui annonce, dans son hiatus logique initial, ses dénis ultérieurs concernant le gazage massif des Juifs sous le IIIe Reich ainsi que l’idée même d’une planification génocidaire du régime hitlérien. D’où l’intérêt de revenir plus en détail sur ces premiers travaux, sur leur axiome méthodologique, pour mieux comprendre la suite.

    #nuisances #négationnisme #antisémitisme

  • Les luttes contre les Grands Projets
    http://www.zones-subversives.com/2018/08/les-luttes-contre-les-grands-projets.html

    L’opposition aux Grands Projets reflète le rejet d’une logique du profit. La lutte de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes a également alimenté le mouvement contre la Loi travail de 2016. Plusieurs milliers de personnes sortent des rangs encadrés par les bureaucraties syndicales pour rejoindre le « cortège de tête ». En revanche, le mouvement Nuit debout privilégie une palabre citoyenne bien inoffensive. Le cortège de tête regroupe des ouvriers déterminés et des jeunes casseurs et casseuses. Cet espace exprime une diversité dans ses pratiques de lutte et sa composition sociale.

    On retrouve le même phénomène dans les luttes contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et contre le projet de ligne TGV Lyon-Turin. Des syndicalistes luttent aux côtés de jeunes activistes. Serge Quadruppani se penche sur ces nouvelles pratiques de lutte dans son livre Le monde des Grands Projets et ses ennemis.

    #nuisances #autonomie #NDDL #ZAD #cortège_de_tête #Serge_Quadruppani

  • L’enfer vert s’étend au Palais Rameau – Contre la cyber-agriculture Hors-sol, Braderie 2018 - 31 Aout 2018 - hors-sol.herbesfolles

    http://hors-sol.herbesfolles.org/2018/08/31/lenfer-vert-setend-au-palais-rameau-contre-la-cyber-agricultu

    La Ville de Lille vient de céder le Palais Rameau à trois écoles d’ingénieur qui en feront un laboratoire d’agriculture automatisée et hors-sol. Alors que la Ville détruit les derniers espaces possibles de verdure, îlot Pépinière et friche Saint-Sauveur, elle recrée une nature artificielle, sous cloche, et pilotée par des capteurs. Cette artificialisation des terres et de l’agriculture avance d’un pas serein grâce l’appui des Verts qui voient là une réponse aux « enjeux écologiques du XXIe siècle ». Avec des amis pareils, la nature n’a plus besoin d’ennemis.


    Le calendrier se passe parfois de commentaire. Dans le même Conseil municipal, Martine Aubry rappelle son engagement dans la bétonnisation de l’îlot Pépinière, ancienne parcelle horticole, et cède le Palais Rameau, du nom d’un horticulteur lillois, à trois écoles d’ingénieur spécialisées dans l’« agriculture de précision ». Donc : Martine Aubry remplace des horticulteurs avec de la terre sur les mains par des agro-informaticiens du substrat chimique. Après que la mécanisation des champs ait saigné les rangs des paysans, l’automatisation supprime les derniers « travailleurs de la terre ».

    Une agriculture sans terre ni agriculteurs
    Les trois écoles d’ingénieur en question appartiennent à la Catho et se nomment ensemble « Yncréa ». Leur regroupement forme des ingénieurs et chercheurs en nanotechnologies, smart farming, chimie verte, smart grids (ex : Linky) ou maison intelligente. Yncréa est donc un agent du renouvellement actuel du capitalisme dans les technologies de pilotage de la planète, de la ville, de la maison et du vivant, pour aller decrescendo dans la perspective. Détail qui ne manque pas de saveur : le directeur d’Yncréa est ingénieur militaire, à la fois chevalier de la Légion d’honneur et du Mérite agricole, passé par la Délégation générale à l’armement et la sûreté nucléaire. Ses rangs de topinambours seront bien désherbés sur les côtés.

    Leur agriculture hors-sol (préférez « urbaine », « de précision », « connectée » ou « verticale » si vous deviez masquer vos intentions) passe au stade 2.0. Les semences sont toujours sélectionnées pour ce type de terroir hydroponique. Les légumes plongent toujours leurs racines dans un substrat et des intrants artificiels. Mais les bâtiments sont désormais « pilotés par des technologies contrôlant les paramètres de production (luminosité, apports en eau, en nutriments…) et alliant les compétences en conception de bâtiments intelligents, agronomie et automatisation. »1 Les Pays-Bas par exemple, surnommés la « Silicon Valley de l’agriculture », ont les meilleurs rendements du monde grâce à des serres où la lumière, l’arrosage, les intrants ou la ventilation sont entièrement automatisés. Le modèle vaut aussi pour les élevages de porcs, de volailles – sans parler des citadins. Le smart farming est à l’agriculture ce qu’un « réseau social » est à l’amitié. Une relation à la terre pilotée par ordinateur, privatisée par des ingénieurs et leurs firmes, produisant une alimentation sans goût pour une vie sans qualité.

    L’avancée du désert vert
    L’élu Julien Dubois soutint l’initiative au nom du groupe écologiste. Reprenant les éléments de langage de circonstance, celle-ci répondrait aux « enjeux écologiques du XXI° siècle ».2 Quels sont ces « enjeux » ? En quoi Yncréa y « répond » ? Nulle explication chez les élus qui s’écharpent à peine sur le superflu, l’absence d’appel d’offres ou la privatisation du Palais Rameau. Mais sur le fond : rien.

    Dans les Hauts-de-France comme au niveau global, les terres cultivables manquent. La planète compte bientôt 10 milliards d’estomacs en même temps que les terres arables disparaissent sous les effets conjoints de l’urbanisation, de la pollution et l’appauvrissement des sols, de l’élevage intensif ou du manque d’eau. Près de nous, autour de l’ancien site Metalleurop, 500ha de terres saturées en plomb interdisent toute culture comestible. À Lille, les 23 ha de la friche Saint Sauveur seront enfouis sous du logement intensif et des bureaux, plutôt que rendus – enfin ! – à des activités plus humaines.

    Face à ce dilemme comptable, les technocrates ont leurs solutions. Pour aller des plus lointaines aux plus proches, Elon Musk (Tesla) souhaite coloniser Mars ; Peter Thiel (PayPal, Facebook) bâtit des villes flottantes alimentées aux algues3 ; Larry Page (Google) finança le premier steak in vitro ; et toute une flopée d’urbanistes se gaussent d’agriculture urbaine : soit en utilisant les toits des buildings, soit sur les sols pollués des friches industrielles, soit encore dans les souterrains des grandes villes, ainsi qu’Anne Hidalgo l’expérimente à Paris. Après avoir épuisé la Terre, la cyber-agriculture s’attaque aux océans, aux sous-sols, et pourquoi pas à l’espace, dans une fuite en avant technologique. Les écologistes applaudissent. Et l’Union européenne s’interroge sur une labellisation « bio » du hors-sol.

    Ce scénario d’artificialisation et de privatisation du vivant ne devrait surprendre aucun Lillois. Non seulement parce qu’il est d’une banalité confondante au regard de l’état du monde. Surtout parce que la Ville nous avait prévenus, dès 2013, dans une exposition « Natures artificielles » à la Gare Saint-Sauveur. Les artistes convoqués nous y jetaient leurs « visions originales d’un réel transfiguré par une époque mutante où l’homme joue de son emprise ambiguë [sur la nature]. On y crois[ait] des expérimentations scientifiques qui réécrivent l’Histoire, théâtres de robots agriculteurs, parcelles de cosmos comprimées, poupées mutantes issues d’expérimentations génétiques, végétaux à humeurs variables, terre tremblant au son de la voix, etc. »4 L’enfer vert était annoncé.

    Quant à ceux qui ne veulent pas ajouter de l’artifice au désastre, qui ne souhaitent pas gérer les nuisances mais bien les supprimer, ils peuvent se joindre à nous dans une opposition résolue à la bétonnisation de Saint-Sauveur et à la reconversion technologique du Palais Rameau.

    Hors-sol, Braderie 2018

    1Yncrea.fr

    2Conseil municipal du 22 juin 2018, site d’Europe écologie – Les Verts

    3Paradis Pourri – Smart islands en Polynésie, https://hors-sol.herbesfolles.org/2017/10/02/paradis-pourri-smart-islands-en-polynesie

    4L’art de nous acclimater à la technopole – Visite de l’expo « Natures artificielles », http://hors-sol.herbesfolles.org/2013/07/31/lart-de-sacclimater-a-la-technopole-contre-visite-guidee-de-l

    #Lille #artificialisation #martine_aubry #écologie #agro-informaticiens #Catho #Yncréa #nanotechnologies #smart_farming #chimie_verte #smart_grids #agriculture_urbaine #agriculture_connectée #agriculture_verticale #smart_farming #hydroponique #Julien_Dubois #Hauts-de-France #écologistes #enfer_vert #nuisances

  • Les villes font abattre quantité de corbeaux
    https://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2018/06/16/les-villes-font-abattre-quantite-de-corbeaux_5316197_1652692.html

    S’installer en #ville n’est visiblement pas un choix judicieux pour les #corvidés. Certaines communes, dans la perspective d’éradiquer les #corbeaux et #corneilles installés à proximité des habitations, sollicitent des chasseurs afin qu’ils abattent les volatiles lors de séances de tirs organisées. Le phénomène est de plus en plus répandu, selon la présidente de l’association de protection des corvidés Les Amis de Lazare (Ladel), Véronique Bialoskorski, qui estime à plusieurs centaines le nombre de villes ayant recours à ces méthodes.

    Le motif évoqué pour justifier ces opérations est souvent le même : les #nuisances_sonores. Au printemps, lors de la période de nidification, les corbeaux sont en effet particulièrement bruyants – les petits, surtout, qui s’égosillent pour recevoir la becquée – et des habitants se plaignent d’être importunés auprès des représentants locaux.

    #abattage #paywall

    • S’installer en ville n’est visiblement pas un choix judicieux pour les corvidés. Certaines communes, dans la perspective d’éradiquer les corbeaux et corneilles installés à proximité des habitations, sollicitent des chasseurs afin qu’ils abattent les volatiles lors de séances de tirs organisées. Le phénomène est de plus en plus répandu, selon la présidente de l’association de protection des corvidés Les Amis de Lazare (Ladel), Véronique Bialoskorski, qui estime à plusieurs centaines le nombre de villes ayant recours à ces méthodes.

      Le motif évoqué pour justifier ces opérations est souvent le même : les nuisances sonores. Au printemps, lors de la période de nidification, les corbeaux sont en effet particulièrement bruyants – les petits, surtout, qui s’égosillent pour recevoir la becquée – et des habitants se plaignent d’être importunés auprès des représentants locaux.

      Si la gêne occasionnée est une réalité, l’abattage massif est une solution « beaucoup trop radicale », estime Madline Reynaud, directrice de l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas). Un avis que partage Véronique Bialoskorski, scandalisée par la « cruauté » de ces destructions : « Le tir dans les nids est interdit, mais les oiseaux volent autour pour défendre leurs petits… alors on massacre les parents et on laisse les oisillons crever ! »

      Le recours aux armes est néanmoins légal : il est permis par le fait que ces volatiles sont classés parmi les « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts », dites « nuisibles ». C’est le cas dans 84 départements pour la corneille noire et 58 pour le corbeau freux. Ainsi, ils peuvent faire l’objet de tirs en dehors des périodes de chasse – une simple autorisation préfectorale suffit. L’Aspas engage chaque année des actions juridiques pour que soient suspendues ces destructions, faisant valoir l’existence de « méthodes plus douces » consistant à « rendre les sites moins accueillants ».

      Plus de 600 000 corbeaux abattus

      Si le phénomène semble s’intensifier, c’est notamment parce que les corbeaux fuient les campagnes sous l’effet d’une forte pression de la chasse, dénonce la présidente de Ladel. Ils sont en effet nombreux à y succomber : selon la dernière enquête de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), plus de 600 000 corbeaux et corneilles ont été abattus rien que sur la saison de chasse 2013-2014.

      Mais il y a aussi qu’ils « profitent des déchets liés à l’activité humaine », tempère Jean-Pierre Arnauduc, directeur technique de la Fédération nationale des chasseurs (FNC). A ses yeux, l’enjeu des tirs de corvidés dans les communes n’est pas de « faire un massacre », mais simplement « de leur faire sentir qu’ils doivent déménager ». Il estime en outre que si les chasseurs participent à ces séances, c’est essentiellement par « solidarité » entre citoyens, pour « rendre service ».

      Reste que le manque d’efficacité de cette méthode est dénoncé par les associations de protection des animaux ainsi que par certaines communes, déçues des résultats. « Je pense qu’il y avait un fort effet psychologique, car les gens voyaient qu’on agissait, se souvient Anne Schooneman, responsable du pôle citoyenneté à Bar-le-Duc (Meuse). Mais malgré les quelque 500 corbeaux tués chaque année dans la commune, ils revenaient chaque année ». Cela fait maintenant deux ans que la ville a fait une croix sur le principe de l’abattage. Avec l’aide des associations, elle mise désormais sur une diminution de l’attractivité des « dortoirs » en enlevant les nids en début d’année ou en effrayant les indésirables avec des fusées sonores.

      Le recours aux chasseurs est presque gratuit

      Si ces nouvelles méthodes requièrent du temps et de l’organisation, elles sont plus respectueuses de l’environnement et davantage compatibles avec une politique de développement durable, estime Anne Schooneman. D’autant que les premiers résultats sont prometteurs : le nombre de nids reconstruits cette année est en baisse sur les deux sites cibles de Bar-le-Duc.

      Le coût peut néanmoins constituer un frein : là où les frais liés à ces alternatives s’élèvent à plusieurs milliers d’euros par an, le recours aux chasseurs est pour sa part gratuit – seules les cartouches sont parfois prises en charge, soit quelques centaines d’euros. Mais « le frein financier ne doit pas prendre le pas sur la moralité, l’éthique et le respect de la vie », tranche Madline Reynaud, de l’association Aspas.

      Pour autant, sur le terrain, c’est surtout le regard des gens sur « ces animaux que l’on appelle les mal-aimés » qu’il faut changer, souligne-t-elle, pointant l’importance des actions de sensibilisation. « Certaines personnes peuvent avoir des a priori sur ces oiseaux, car ils leur font peur, constate-t-elle. Mais il suffit juste de les connaître et de comprendre leur comportement pour trouver un terrain d’entente et cohabiter de manière pacifique. »

    • Le recours aux #chasseurs est presque gratuit

      Ca coute seulement quelques cubis de rouge.
      Pour lutter contre le bruit de poussins on utilise des sonos énormes ou des pan-dans-l’oeil. Notre espèce est largement la plus bruyante de toutes et elle dégomme celles qui l’empêchent de faire la grasse matiné. La ville pourrait offrir du double vitrage ca aurais un effet sur la dépense d’energe pour le chauffage. Si les corbeaux et corneilles sont attirés par nos dechets on devrait les remercier de faire le nettoyage plutot que les massacrés par paquets de 600.000.

  • Bure : le silence est d’or
    http://jefklak.org/bure-le-silence-est-dor

    Dans la Meuse, où l’État compte cacher les déchets radioactifs les plus dangereux de France, des sommes colossales d’argent public abreuvent une campagne dépeuplée. Les euros coulent à flots, non pas pour les écoles, qui ferment, ni pour les hôpitaux, qui périclitent. Mais des millions de subventions pour les clubs sportifs, les associations de chasseurs ou les salles des fêtes…

    Ainsi espère-t-on enterrer l’opposition des riverain·es à Cigéo, projet vaseux d’enfouissement de la question du nucléaire. Or l’achat des consciences n’est pas la seule arme pour réprimer celles et ceux qui résistent : depuis septembre 2016, une pluie de procès s’abat sur les opposant·es à Cigéo.

    Mardi 12 juin 2018, ce sont encore cinq personnes qui passent au tribunal, et le 26 juin, ce sera le délibéré pour treize personnes arrêtées en mars et jugées le 23 mai dernier. Alors que, le 16 juin prochain, se prépare une journée d’action à Bar-Le-Duc (Meuse), Jef Klak décortique les plus que douteuses méthodes employées par l’État et le secteur du nucléaire pour imposer la fuite en avant énergétique.

    #fabrique_du_consensus #fabrique_du_consentement #démocratie_réelle #démocratie_blindée #répression #Bure #nucléaire #nuisances

  • « Le monde des Grands Projets et ses ennemis »
    https://www.radioparleur.net/single-post/Rencontre-Quadruppani

    Un nouveau sujet collectif révolutionnaire émerge en de nombreux endroits de la planète donnant naissance aux Zones À Défendre. Hétérogène, multiforme, d’une grande richesse culturelle et réflexive, et traversé par des forces contradictoires, il est unifié par ses ennemis : les Grands Projets « inutiles et imposés ». Écrit par un acteur notoire de Notre-Dame-des-Landes et de la Vallée de Suse, ce petit livre brûlant ambitionne de cerner les contours de cette nouvelle critique des rapports d’exploitation.

    µLa naissance de Zones à défendreµ

    Ce brûlant petit livre, écrit par un ardent compagnon de route de Notre-Dame-des-Landes, de la Vallée de Suse et des « cortèges de tête » des manifestations de ces dernières années, a pour ambition de cerner la nouvelle subjectivité collective révolutionnaire qui émerge en de nombreux endroits de la planète : hétérogène, multiforme, d’une grande richesse culturelle et réflexive, parcourue de forces contradictoires mais unifiée par son ennemi même : le monde de la « révolution managériale » et de sa loi « Travaille ! », un monde qui est, indissociablement, celui des Grands Projets « inutiles et imposés », ces infrastructures (aéroports, barrages, parcs d’éoliennes, sites d’enfouissement des déchets nucléaires, etc.) qui accompagnent la métropolisation du monde et entraînent un peu partout la naissance de Zones à défendre.

    Les Grands Projets représentent une nécessité pour un monde qui prétend être le seul possible et reposer en tous ses aspects sur la raison : la raison de l’économiste, celle du financier, de l’ingénieur, de l’aménageur, du manager. À cette irrationnelle rationalité qui ramène tout à la mesure de l’argent, il s’agit d’opposer une recherche essentielle en ces temps de catastrophe écologique, celle de la juste mesure dans chaque réalité : dans la production de tels ou tels objets aussi bien que dans les échelles de la vie en commun. Et d’inventer, en lien étroit avec ces territoires en luttes, des savoirs, des imaginaires, des contre-cultures qui rendront possible une autre société.

    Podcast de radioparleur
    https://soundcloud.com/user-898678423/captation-serge-quadruppani

    #zad #nddl #Notre_Dame_des_Landes #sujet_révolutionnaire #autonomie #nuisances

  • Amsterdam veut réguler le flux de touristes AFP - 17 Mai 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/vivre/voyage/528044/amsterdam-veut-reguler-le-flux-de-touristes

    La Haye — La ville d’Amsterdam veut réguler le flux de touristes qui envahit ses rues, notamment par la limitation des possibilités d’hébergement et la hausse des taxes, selon un plan de la nouvelle majorité.

    Quelque 18 millions de personnes visitent chaque année la capitale, soit davantage que la population de l’ensemble des Pays-Bas, envahissant les rues pittoresques de la ville et ses canaux. Le tourisme apporte son lot d’incivilités et de détritus, suscitant une lassitude parmi les habitants.


    Un plan visant à « chercher un nouvel équilibre » a été établi par la nouvelle coalition municipale, dont l’AFP a obtenu copie jeudi.

    « Le #tourisme fait partie de la culture internationale d’Amsterdam, que nous devons continuer de chérir », lit-on dans ce plan.

    Mais « les #nuisances, l’affluence et les détritus placent certains quartiers sous une pression extrême », ajoute le document.

    #Amsterdam est avant tout « une ville pour y vivre et pour y travailler », souligne le document, ajoutant que l’activité touristique ne vient « qu’en seconde position ».

    À partir de 2019, les taxes de séjour vont être relevées et la #ville va chercher des moyens de limiter le nombre de chambres d’hôtel.

    La location d’appartements de court séjour pourrait être interdite dans certains quartiers et le projet d’un nouveau terminal pour de grands navires de croisière devrait être revu.

    La ville a déjà annoncé en janvier qu’elle limiterait à 30 jours la location de logements par des sites Internet comme #Airbnb à partir de l’année prochaine.

  • « Le monde de demain se construit-il avec ou sans le son ? »
    http://syntone.fr/le-monde-de-demain-se-construit-il-avec-ou-sans-le-son

    Du 27 au 29 novembre 2017 se sont déroulées les huitièmes Assises de la qualité de l’#environnement_sonore à Pars. L’occasion de décrypter les orientations des politiques publiques pour les prochaines années : « quel choix sera fait, entre la maîtrise du sonore et l’écoute du sonore ? »

    #bruit #nuisances_sonores #écoute

  • La novlangue du CEA

    Appelons-le Gaspard. Après ses trois ans de thèse au CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), Gaspard aurait dû continuer à bosser dans l’industrie, ou monter une start-up. Oui, mais voilà, Gaspard, il n’a jamais compris ce qu’il faisait là-dedans. Il a du mal à expliquer son aversion pour ce monde-là, Gaspard. Des fois la sensibilité ça ne s’explique pas. C’est comme la novlangue : par contre ça, Gaspard, ça l’a toujours beaucoup amusé.

    La suite sur : https://www.lepostillon.org/La-novlangue-du-CEA.html

    #startupnation #novlangue #Cea #jeantherme

    • C’est bien ce témoignage écrit très simplement.

      Je n’étais pas vraiment malheureux, parce qu’en tant que chercheur on n’a pas trop à se plaindre, par rapport, par exemple aux conditions de travail des ouvriers des mines des terres rares qu’on est tout content d’utiliser dans nos labos après. Alors c’est sûr j’ai un ordinateur, j’utilise de la technologie issue de la recherche et de l’industrie, mais ça n’empêche pas de me poser des questions.

      Dans certaines réunions, on nous demande d’arriver avec un powerpoint sur notre travail, parce qu’on nous a dit d’en faire un. Alors on en fait un, bien creux, qui ne représente pas vraiment ce qu’on pense, on sait que la majorité des gens qui le regardent s’en foutent, que tout le monde s’en fout en fait de ce powerpoint mais faut le faire quand même. Cela résume assez bien la logique du travail : il faut produire du contenu même si parfois ça n’a pas de sens. Toutes les recherches menées au CEA le sont parce qu’il y a un contrat avec un industriel, pas parce que c’est intéressant.

      #terres_rares #powerpoint #critique_techno #nuisances

  • Les pauvres sont les premières victimes de la pollution
    https://archive.org/details/Pauvres1eresVictimesPolution

    Article de Baptiste Giraud Photo de Nno Man Reporterre, le 22 novembre 2017 https://reporterre.net/Les-pauvres-sont-les-premieres-victimes-de-la-pollution "L’inégalité sociale sévit aussi dans l’exposition aux nuisances : bruit, pollution, déchets, produits chimiques… affectent bien plus s....This item has files of the following types: Apple Lossless Audio, Archive BitTorrent, Columbia Peaks, JPEG, JPEG Thumb, Metadata, Ogg Vorbis, PNG, VBR MP3

    #audio/opensource_audio #pauvreté,_pollution,_quartiers
    https://archive.org/download/Pauvres1eresVictimesPolution/format=VBR+MP3&ignore=x.mp3