• « L’âpre combat d’une équipe médicale face à un virus indomptable » : quand un infectiologue raconte ses indignations
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/04/18/l-apre-combat-d-une-equipe-medicale-face-a-un-virus-indomptable-quand-un-inf

    Dans sa chronique, Frédéric Potet, journaliste au « Monde », revient sur le carnet de bord tenu au temps du Covid-19 par le professeur Louis Bernard, praticien au service des maladies infectieuses du CHU de Tours.

    Chronique. Le matin tôt, avant de partir sauver des vies à l’hôpital, le professeur Louis Bernard écrit. L’aube ne va pas tarder, le café coule dans la machine : stylo à la main, le praticien relate sa journée de la veille au service des maladies infectieuses du CHU de Tours, unité qu’il dirige depuis 2009. Publié sur le site Internet de France Bleu Touraine, son « Journal d’un médecin » n’est qu’un témoignage parmi d’autres au milieu du grand feuilleton national des ravages du Covid-19, qu’offrent à lire les médias depuis le début de l’épidémie. Celui-ci prend aux tripes, il émeut et bouscule. Louis Bernard a la plume aussi acérée que la lame d’un bistouri.

    Ecrits au présent, ses courts billets racontent l’âpre combat d’une équipe médicale face à un virus indomptable, qualifié, ici, d’ « araignée tissant inexorablement sa toile au milieu des poumons » , là de « loup » frappant aux portes des bergeries que sont les Ehpad. Agé de 57 ans, le professeur Bernard dépeint également une autre bataille, celle qu’il mène au jour le jour contre un ennemi de l’intérieur : les normes, ces « fichues normes » qui l’empêchent d’exercer la médecine comme il le souhaiterait, dans l’urgence d’une situation exceptionnelle.

    Alors le médecin s’indigne. Il s’indigne contre l’interdiction faite aux proches d’une malade, à l’article de la mort, de lui « tenir la main jusqu’au dernier souffle » . « Nous pouvions équiper la famille, l’habiller, la protéger de l’épidémie. Où était le problème ? » , s’offusque le praticien. La dame s’est éteinte dans la solitude : « Son corps a été mis dans un sac. Hermétique. Selon les normes. Une mise en bière immédiate. Selon les normes » , écrit-il.

    Découverte de « l’horreur »

    Louis Bernard s’indigne également d’ avoir dû attendre trois semaines, et la rédaction d’un décret ministériel , pour pouvoir monter une structure d’intervention dans un Ehpad situé à seulement 700 mètres de l’hôpital Bretonneau, où il exerce. Quand il finit par pénétrer dans le bâtiment avec une équipe de gériatres, d’infectiologues et de spécialistes en soins palliatifs, il découvre « l’horreur » : cinq morts, 26 retraités positifs, dont 10 graves, un tiers du personnel touché, des résidents ne pouvant « avoir accès à l’eau, aux soins, faute de professionnels pour les accompagner » , constate-t-il.

    « J’appelle les services de l’Etat pour expliquer et demander de l’aide. Réponse : “Oui, oui, nous sommes au courant, nous allons prendre des mesures.” Quand ? Où est la réserve sanitaire ? Pourquoi aucune prévention, aucune réaction ? » , fustige-t-il avant de dénoncer l’indifférence collective dans laquelle se déroulent de pareils drames. « Sur la route du retour, je repense à ces drones qui repèrent ceux qui trichent avec le confinement. Ces drones ne voient pas nos aînés qui tendent leur solitude oubliée vers un verre d’eau. Honte à nous » , assène-t-il dans son carnet de bord.

    Ancien chef de clinique à Paris, Louis Bernard incrimine surtout l’agence régionale de santé (ARS), située à Orléans, à 120 kilomètres de Tours, dont il dénonce, sans ambages, le « grand pouvoir de nuisance » à travers « ces fameuses procédures, totalement anachroniques » , qui « étouffent le bon sens et donc l’efficacité » . Peu importe que la raison impose l’envoi de renforts dans les Ehpad et de tests pour les personnels y travaillant : « La réponse de l’ARS (…) : nous allons évaluer la situation. Faites-nous l’inévitable “retex”. Le retour d’expérience. Encore une procédure » , se désespère l’infectiologue.

    L’inertie du mille-feuille

    A l’instar de son collègue neurochirurgien du CHU de Tours, Stéphane Velut, auteur d’un court essai (L’Hôpital, une nouvelle industrie, collection « Tracts », Gallimard) dans lequel il explique comment le langage des sphères de la communication et de l’économie s’est introduit dans le secteur hospitalier (Le Monde des 22-23 mars), Louis Bernard instruit le procès, plus large, d’une stratégie d’Etat, victime de l’inertie du mille-feuille : « Notre système de santé était déjà à genoux bien avant cette crise. Une restriction, drastique, quotidienne, depuis dix ans. Du pain sec et de l’eau. Une tarification à l’activité. Inadaptée, spéculative, qui s’alourdit encore face à un système pyramidal, amorphe ou peu réactif. Des formulaires à remplir pour tout et pour rien avec pour réponse l’attente. »

    Et le chef de service d’enfoncer le clou : « Jeter à la figure du personnel hospitalier, héroïque en ce moment plus encore que d’habitude, que l’on maintient des projets de fermeture de lits en pleine épidémie est vraiment incroyable. »

    Dans son Journal, Louis Bernard se fend aussi de considérations plus positives. Comme l’admiration qu’il porte aux infirmières, aides-soignantes et assistantes sociales de son service. Ou l’espoir qu’il nourrit dans la transfusion de plasma de patients immunisés, expérience testée à Paris : « Si cela fonctionne, l’histoire pourrait être alors très belle : des enfants porteurs de ce virus de mort le transmettent inconsciemment à leurs parents. Et c’est le sang de ces parents immunisés après avoir développé la maladie que l’on injecterait aux anciens pour les protéger et les sauver. Avec, au finish, une image nocturne souriante : celle de ces enfants, guérisseurs insouciants, courant librement dans un monde moins pollué et plus humain. »

    L’idée de consigner ainsi son ressenti est venue à Louis Bernard « par analogie » , explique-t-il lors d’un entretien téléphonique, en pensant à son grand-père maternel, qui tint un carnet sur le front de la première guerre mondiale. Comme pour Emmanuel Macron, la terminologie militaire fait sens, chez lui, pour combattre le nouveau coronavirus.
    Sa dénonciation « d’un commandement aléatoire possédant une connaissance du terrain médiocre » ne lui a pas valu de remontrances, pour l’heure, de la part de sa hiérarchie. « Je vis Covid. Personne ne va venir me chercher, là où je suis », dit-il en guise de plaisanterie.

    #CHU #Ehpad #ARS #normes #T2A #nuisibles

    • Louis Bernard s’indigne également d’ avoir dû attendre trois semaines, et la rédaction d’un décret ministériel , pour pouvoir monter une structure d’intervention dans un Ehpad situé à seulement 700 mètres de l’hôpital Bretonneau, où il exerce. Quand il finit par pénétrer dans le bâtiment avec une équipe de gériatres, d’infectiologues et de spécialistes en soins palliatifs, il découvre « l’horreur » : cinq morts, 26 retraités positifs, dont 10 graves, un tiers du personnel touché, des résidents ne pouvant « avoir accès à l’eau, aux soins, faute de professionnels pour les accompagner » , constate-t-il.

      l’équivalent au canada soulève actuellement un tollé, en france quedalle

  • Survey of U.S. forests ties tree-killing insects to climate change
    https://www.nbcnews.com/mach/science/survey-u-s-forests-ties-tree-killing-insects-climate-change-ncna1042221

    The researchers calculated tree mortality rates in pest-free areas, and then compared them to the rates in infested areas to determine the toll taken by the pests. On average, just more than 1 percent of trees in the U.S. die each year. The study showed that close to 3.5 percent died in ash borer-infested areas. For areas infested with other pests, like the laurel wilt fungus that infects laurel trees, more than 11 percent of trees died over the course of a year.

    If the pests are allowed to continue unchecked, the scientists calculated, they could eventually kill or weaken a staggering 41 percent of the trees in the lower 48 states.

    The consequences of such widespread devastation would extend far beyond the loss of valuable woodland habitat, according to Fei. “We think about forests as one of the major solutions for climate change,” he said. “When these trees are being damaged by these insects, they become dead materials. When they become dead materials, they not only stop working for you, they release CO2 back into the atmosphere.”

    #arbres #carbone #climat #nuisibles

  • What are the 10 most harmful jobs ? - 80,000 Hours
    https://80000hours.org/2015/08/what-are-the-10-most-harmful-jobs

    Here we try to guess which mainstream jobs are most likely to do significant harm. As almost no one we know is considering careers of this kind we have limited our investment in this research; it’s an initial exploration of the topic, based on general knowledge and a review of the key figures.

    #métiers #nuisibles

  • Du pluralisme hypothétique des publications agricoles.
    http://www.sudouest.fr/2014/11/26/la-grogne-monte-1748329-2277.php

    L’article refusé par « La Volonté paysanne » détaille la position de la Confédération sur la directive nitrates imposée par l’Europe à la France pour une meilleure qualité des eaux, mais que les autorités gersoises ont refusée lors du dernier Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst). La Confédération paysanne, qui a un avis différent de celui de la FDSEA, donc de la Chambre d’agriculture du Gers, voulait publier sa position dans le journal de la Chambre.

    Pour elle, « la France, sous la pression du syndicat en place et de ses filières, n’a jamais pris la mesure de l’enjeu de la pollution des eaux par les nitrates. Plusieurs fois, sous le coup d’une mise en demeure de la Communauté européenne, elle s’est vue obligée de fortement durcir sa réglementation. Durcissement soudain et difficile à appréhender pour les agriculteurs qui n’avaient jamais été réellement encouragés à modifier leurs pratiques dans les vingt premières années de mise en œuvre de la directive nitrates. […] Au lieu de défendre le revenu des agriculteurs par des prix rémunérateurs et des aides mieux réparties, une politique de “compétitivité” a été mise en place, fondée sur l’augmentation incessante des volumes et des prix les plus bas pour accéder aux marchés mondiaux. Cette politique a fait l’impasse sur la préservation des ressources naturelles, elle a plongé beaucoup d’agriculteurs dans la précarité. »

  • #Cultiver avec les Limaces et les Escargots
    http://permaforet.blogspot.fr/2014/07/limaces-et-autres-gasteropodes-amis-du.html

    Les limaces sont-elles #nuisibles ? Du recyclage de la matière, à la cohésion du sol jusqu’au repas favori d’animaux compagnons, les gastéropodes jouent un rôle pionnier dans l’#écologie des milieux, #jardin #potager y compris.

    Les gastéropodes sont pour la vie du sol ce que les abeilles sont pour les plantes à fleurs : un chaînon vital de l’#écosystème.

  • Bataille après des bombes américaines larguées sur la Grande Barrière de corail
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/07/24/bataille-apres-des-bombes-americaines-larguees-sur-la-grande-barriere-de-cor

    La semaine dernière, deux chasseurs américains ont en effet largué quatre bombes de 226 kg chacune – deux inertes remplies avec du béton, et deux transportant des explosifs mais non armées – dans la célèbre zone australienne lors d’un « largage d’urgence ». L’accident a eu lieu au cours d’exercices baptisés « Talisman Saber », auxquels participent 28 000 militaires australiens et américains tous les deux ans.

    Les deux avions de type Harrier devaient viser le champ de tir de l’île Townshend au large des côtes du Queensland, mais ils ont été avertis au dernier moment que l’opération présentait un danger. « Ce n’était pas sûr de larguer les bombes à cet endroit. Il y avait des navires civils juste en dessous », a expliqué lundi 22 juillet le commandant de la 7e flotte américaine, William Marks, à la radio australienne Australian Broadcasting Corporation.

    Devant s’alléger pour pouvoir regagner leur navire, les appareils, à court de carburant, ont procédé à un largage d’urgence, en accord avec les autorités australiennes, à 16 milles nautiques au sud de Bell Cay, dans le parc marin de la Grande Barrière de corail.

    #crétins_abyssaux #militaires #mer_poubelle

  • Twitter victime d’un piratage, 250 000 profils compromis
    http://www.numerama.com/magazine/24970-twitter-victime-d-un-piratage-250-000-profils-compromis.html

    Twitter a annoncé ce jeudi avoir été victime d’une attaque informatique particulièrement complexe qui a aboutit au vol de données personnelles d’environ 250 000 usagers. Le réseau social leur demande donc de réinitialiser leur mot de passe et annonce travailler avec les autorités pour identifier les responsables de ce piratage.

    Encore, toujours des #nuisibles

    #Twitter