• Un reportage radio sur le photographe #Mabeye_Deme
    https://www.rts.ch/play/radio/le-labo/audio/le-labo?id=10104577&station=a83f29dee7a5d0d3f9fccdb9c92161b1afb512db

    Voici quelques images d’un des travaux de Mabeye
    #Wallbeuti - L’envers du décor


    https://www.regardsud.com/mabeye-deme

    #photographie #Dakar #nuit #Sénégal #voile
    ping @albertocampiphoto @philippe_de_jonckheere @reka @grommeleur

    ps. Mabeye est en plus une magnifique personne. Je le connais personnellement car il habite à Grenoble...


  • #Bordeaux, une ville faite pour les hommes  ?

    Un article publié en 2015 et signalé ici https://seenthis.net/messages/718935 par @touti.

    Je remets ici pour mettre en évidence...

    Le géographe #Yves_Raibaud, maître de conférence à Bordeaux-Montaigne, publie un texte argumentatif sur la place des #femmes en ville.

    Yves Raibaud aime les femmes. Disons qu’il ne rechigne pas à sortir la poubelle et à faire la vaisselle en sus. Féministe, donc. Ce géographe, maître de conférences à Bordeaux-Montaigne, est chargé de mission égalité hommes-femmes. Depuis une dizaine d’années, il interroge la ville sous l’angle du genre en se plaçant plus particulièrement… à Bordeaux. La ville où tout le monde rêve de vivre tellement elle est trop tout.

    Yves Raibaud vient de publier aux éditions Belin un petit texte argumentatif, à mettre entre toutes les mains viriles : « La Ville faite par et pour les hommes ». Alors, Bordeaux aime-t-elle les femmes  ? Sourire gêné. « Observer la ville sous cet angle très clivant oblige à tout compter. Tout. Ce #livre est le résumé d’une étude scientifique, avec chiffres, entretiens et statistiques, commence-t-il en se mordant les lèvres. La sentence est sans appel : Bordeaux préfère les hommes. 90 % des #noms_de_rues sont des noms d’hommes, eux qui, par essence, aiment laisser leur trace. Les graffeurs sont des hommes. Seuls les hommes pissent dans la rue, marquent leur territoire, car depuis l’enfance ils savent qu’ils ont la #légitimité de l’#espace_public. »

    #Équipements_sportifs

    Les chercheurs d’Yves Raibaud ont étudié les infrastructures de loisirs en ville, qui sont conçues et utilisées par des hommes à 90 %. « Les #skate-parks à 90 % et les #city-stades à 100 %. À un plus grand niveau, l’infrastructure majeure est le nouveau #stade. 5 % des utilisateurs sont des femmes. Un équipement visant 40 000 femmes n’a jamais encore vu le jour. »

    Voilà une première salve, qui calme. Mais, après tout, il n’y a pas que le sport dans la vie, qu’en est-il des autres espaces de la ville  ? « Pas mieux. On voit que les femmes ne sortent le soir, par exemple, que grâce à des stratégies. Toutes. Les hommes non. Elles calculent comment prendre le moins de risques possible. Elles calculent leur allure : ni trop vite, pour éviter de montrer qu’elles ont peur, ni trop lentement pour éviter de laisser croire qu’elles cherchent, et surtout elles ne stationnent pas. Stationner signifie clairement tapiner. Les étudiantes, par exemple, évitent le tram tard, car il faut attendre aux arrêts et, là, elles sont sûres de se faire embêter. »

    Ah, mais il reste le #vélo. Fidèle destrier désormais entré dans les mœurs urbaines. Moue du géographe. « Moins de 40 % des cyclistes bordelais sont des femmes. En plus, elles décrochent dès le second enfant, ne circulent pas la #nuit et rarement quand il pleut. Lorsqu’on observe les bonnes pratiques conseillées par la ville, on mesure qu’elles sont toutes faites pour les hommes. Et par les hommes. Souvent, ce sont les femmes qui font les courses en ayant récupéré les enfants à l’école, à vélo… pas évident. »

    Donc, il reste du chemin à faire à Bordeaux pour qu’elle dégote un énième label, celui de la ville où les femmes aiment vivre. « Je vais vous dire un secret bien gardé, ironise l’universitaire. Les hommes construisent une ville faite pour eux, la ville heureuse l’est pour les hommes. L’#entre-soi_masculin nie toutes les problématiques féminines. En creux, l’honnête femme ne sort pas le soir, elle garde les enfants. » Ouch.

    https://www.sudouest.fr/2015/09/08/la-ville-qui-fait-male-2117485-2780.php
    #villes #géographie_urbaine #genre #géographie_féministe #féminisme #uriner #pisser #toponymie #sport #mobilité #transport_public

    Le livre « La ville faite par et pour les hommes » déjà signalé ici :


    https://seenthis.net/messages/736428


  • Jean-Claude Michéa - Une lettre à propos du mouvement
des Gilets jaunes 21 Novembre 2018 - Le Blog de Bartleby
    https://lesamisdebartleby.wordpress.com/2018/11/22/jean-claude-michea-une-lettre-a-propos-du-mouvement-des-gilets-jaunes%e2%80%89/#more-1561
     

    Le 21 novembre 2018

    Chers Amis,

    Juste ces quelques mots très brefs et donc très lapidaires – car ici, on est un peu débordés par la préparation de l’hiver (bois à couper, plantes et arbres à pailler  etc.). Je suis évidemment d’accord avec l’ensemble de vos remarques, ainsi qu’avec la plupart des thèses de Lieux communs https://collectiflieuxcommuns.fr/?Gilets-jaunes-la-democratie-en-germe (seule la dernière phrase me paraît un peu faible en raison de son «  occidentalisme  »  : il existe aussi, bien entendu, une véritable culture de l’émancipation populaire en Asie, en Afrique ou en Amérique latine  !).

    Le mouvement des «  gilets jaunes  » (bel exemple, au passage, de cette inventivité populaire que j’annonçais dans Les Mystères de la gauche ) est, d’une certaine manière, l’exact contraire de «  Nuit Debout  ». Ce dernier mouvement, en simplifiant, était en effet d’abord une tentative – d’ailleurs encouragée par une grande partie de la presse bourgeoise – des «  10 %  » (autrement dit, ceux qui sont préposés – ou se préparent à l’être – à l’encadrement technique, politique et «  culturel  » du capitalisme moderne), pour désamorcer la critique radicale du Système, en dirigeant toute l’attention politique sur le seul pouvoir (certes décisif) de Wall Street et des fameux «  1 %  ». Une révolte, par conséquent, de ces urbains hypermobiles et surdiplômés (même si une fraction minoritaire de ces nouvelles classes moyennes commence à connaître, ici ou là, une certaine «  précarisation  ») et qui constituent, depuis l’ère Mitterrand, le principal vivier dans lequel se recrutent les cadres de la gauche et de l’extrême gauche libérales (et, notamment, de ses secteurs les plus ouvertement contre-révolutionnaires et antipopulaires  : Regards, Politis , NP“A”, Université Paris VIII etc.). Ici, au contraire, ce sont bien ceux d’en bas (tels que les analysait Christophe Guilluy – d’ailleurs curieusement absent, jusqu’ici, de tous les talk-shows télévisés, au profit, entre autres comiques, du réformiste sous-keynésien Besancenot), qui se révoltent, avec déjà suffisamment de conscience révolutionnaire pour refuser d’avoir encore à choisir entre exploiteurs de gauche et exploiteurs de droite (c’est d’ailleurs ainsi que Podemos avait commencé en 2011, avant que les Clémentine Autain et les Benoît Hamon du cru ne réussissent à enterrer ce mouvement prometteur en le coupant progressivement de ses bases populaires).

    Quant à l’argument des «  écologistes  » de cour – ceux qui préparent cette «  transition énergétique  » qui consiste avant tout, comme Guillaume Pitron l’a bien montré dans La Guerre des métaux rares, à délocaliser la pollution des pays occidentaux dans les pays du Sud, selon lequel ce mouvement spontané ne serait porté que par «  une idéologie de la bagnole  » et par «  des gars qui fument des clopes et roulent en diesel  », il est aussi absurde qu’immonde  : il est clair, en effet, que la plupart des Gilets jaunes n’éprouvent aucun plaisir à devoir prendre leur voiture pour aller travailler chaque jour à 50 km de chez eux, à aller faire leurs courses au seul centre commercial existant dans leur région et généralement situé en pleine nature à 20 km, ou encore à se rendre chez le seul médecin qui n’a pas encore pris sa retraite et dont le cabinet se trouve à 10 km de leur lieu d’habitation. (J’emprunte tous ces exemples à mon expérience landaise  ! J’ai même un voisin, qui vit avec 600 € par mois et qui doit calculer le jour du mois où il peut encore aller faire ses courses à Mont-de-Marsan, sans tomber en panne, en fonction de la quantité de diesel – cette essence des pauvres – qu’il a encore les moyens de s’acheter  !) Gageons qu’ils sont au contraire les premiers à avoir compris que le vrai problème, c’était justement que la mise en œuvre systématique, depuis maintenant 40 ans, du programme libéral par les successifs gouvernements de gauche et de droite, a progressivement transformé leur village ou leur quartier en désert médical, dépourvu du moindre commerce de première nécessité, et où la première entreprise encore capable de leur offrir un vague emploi mal rémunéré se trouve désormais à des dizaines de kilomètres (s’il existe des «  plans banlieues  » – et c’est tant mieux – il n’y a évidemment jamais eu rien de tel pour ces villages et ces communes – où vit pourtant la majorité de la population française – officiellement promis à l’extinction par le «  sens de l’histoire  » et la «  construction européenne  »  !).

    Ce n’est donc évidemment pas la voiture en tant que telle – comme «  signe  » de leur prétendue intégration dans le monde de la consommation (ce ne sont pas des Lyonnais ou des Parisiens  !) – que les Gilets jaunes défendent aujourd’hui. C’est simplement que leur voiture diesel achetée d’occasion (et que la Commission européenne essaye déjà de leur enlever en inventant sans cesse de nouvelles normes de «  contrôle technique  ») représente leur ultime possibilité de survivre, c’est-à-dire d’avoir encore un toit, un emploi et de quoi se nourrir, eux et leur famille, dans le système capitaliste tel qu’il est devenu, et tel qu’il profite de plus en plus aux gagnants de la mondialisation. Et dire que c’est d’abord cette gauche kérosène – celle qui navigue d’aéroport en aéroport pour porter dans les universités du monde entier (et dans tous les «  Festival de Cannes  ») la bonne parole «  écologique  » et «  associative  » qui ose leur faire la leçon sur ce point  ! Décidément, ceux qui ne connaissent rien d’autre que leurs pauvres palais métropolitains n’auront jamais le centième de la décence qu’on peut encore rencontrer dans les chaumières (et là encore, c’est mon expérience landaise qui parle  !).

    La seule question que je me pose est donc de savoir jusqu’où un tel mouvement révolutionnaire (mouvement qui n’est pas sans rapport, dans sa naissance, son programme rassembleur et son mode de développement, avec la grande révolte du Midi de 1907) peut aller dans les tristes conditions politiques qui sont les nôtres. Car n’oublions pas qu’il a devant lui un gouvernement thatchérien de gauche (le principal conseiller de Macron est d’ailleurs Mathieu Laine – un homme d’affaires de la City de Londres et qui est, en France, le préfacier des œuvres de la sorcière Maggie), c’est-à-dire un gouvernement cynique et impavide, qui est clairement prêt – c’est sa grande différence avec tous ses prédécesseurs – à aller jusqu’aux pires extrémités pinochetistes (comme Maggie avec les mineurs gallois ou les grévistes de la faim irlandais) pour imposer sa «  société de croissance  » et ce pouvoir antidémocratique des juges, aujourd’hui triomphant, qui en est le corollaire obligé. Et, bien sûr, sans avoir quoi que ce soit à craindre, sur ce plan, du servile personnel médiatique français. Faut-il rappeler, en effet, qu’on compte déjà 3 morts , des centaines de blessés, dont certains dans un état très critique. Or, si ma mémoire est bonne, c’est bien à Mai 68 qu’il faut remonter pour retrouver un bilan humain comparable lors de manifestations populaires, du moins sur le sol métropolitain. Et pour autant, l’écho médiatique donné à ce fait effarant est-il, du moins pour l’instant, à la hauteur d’un tel drame  ? Et qu’auraient d’ailleurs dit les chiens de garde de France Info si ce bilan (provisoire) avait été l’œuvre, par exemple, d’un Vladimir Poutine ou d’un Donald Trump  ?

    Enfin, last but not the least , on ne doit surtout pas oublier que si le mouvement des Gilets jaunes gagnait encore de l’ampleur (ou s’il conservait, comme c’est toujours le cas, le soutien de la grande majorité de la population), l’État benallo-macronien n’hésitera pas un seul instant à envoyer partout son Black Bloc et ses «  antifas  » (telle la fameuse «  brigade rouge  » de la grande époque) pour le discréditer par tous les moyens, où l’orienter vers des impasses politiques suicidaires (on a déjà vu, par exemple, comment l’État macronien avait procédé pour couper en très peu de temps l’expérience zadiste de Notre-Dame-des-Landes de ses soutiens populaires originels). Mais même si ce courageux mouvement se voyait provisoirement brisé par le PMA – le Parti des médias et de l’argent (PMA pour tous, telle est, en somme, la devise de nos M. Thiers d’aujourd’hui  !)  ; cela voudra dire, au pire, qu’il n’est qu’une répétition générale et le début d’un long combat à venir. Car la colère de ceux d’en bas (soutenus, je dois à nouveau le marteler, par 75 % de la population – et donc logiquement stigmatisé, à ce titre, par 95 % des chiens de garde médiatiques) ne retombera plus, tout simplement parce que ceux d’en bas n’en peuvent plus et ne veulent plus. Le peuple est donc définitivement en marche  ! Et à moins d’en élire un autre (selon le vœu d’Éric Fassin, cet agent d’influence particulièrement actif de la trop célèbre French American Fondation) , il n’est pas près de rentrer dans le rang. Que les Versaillais de gauche et de droite (pour reprendre la formule des proscrits de la Commune réfugiés à Londres) se le tiennent pour dit  !

    Très amicalement,
JC

    #GiletsJaunes #gazoil #diesel #Jean-Claude_Michéa #Mathieu_Laine #adolf_thiers #chiens_de_garde #Nuit_Debout#podémos #gauche_kérosène #pinochet #macron #tatcher


  • « Vilnius, Paris, Londres », destins sans frontières

    Dans ce #roman fort et onirique, l’Ukrainien #Andreï_Kourkov entremêle quatre histoires aux portes de #Schengen.
    C’est une maison dans la neige et dans la nuit. On l’imagine en bois, dans un recoin de notre univers connu. Europe du Nord, de l’Est, peu nous importe finalement. C’est bien par un lieu que l’on entre dans un livre, et le lecteur français ne se saisira pas de Vilnius, Paris, Londres comme compatriote de l’auteur, l’Ukrainien Andreï Kourkov ; il partira en voyage vers une destination inconnue, donc imaginaire. Il s’agit cependant du premier roman de Kourkov qui ne se passe pas dans son pays et qui s’éloigne de ses tourments politiques… et l’on peut imaginer que le rôle de cette chaumière est bel et bien de dépayser celui qui ouvre ces pages, quel qu’il soit.

    Trompe-l’œil

    Pour nous, en tout cas, l’incipit a quelque chose du conte enneigé. Et dans le même temps, cette ouverture résonne avec les préoccupations de notre anthropocène : en lisant « La Terre n’est pas aveugle, même la #nuit, elle garde les yeux ouverts », on imagine s’engager dans une prose écologique. La beauté de la page est unique, car on bascule ensuite dans une autre dimension. La majuscule est mise de côté, on revient sur terre, dans un ici et maintenant chaleureux malgré l’obscurité : des personnages sont réunis pour partager un peu de chaleur, mais le lieu est indéfini. L’espace-temps met encore une page à se préciser : toujours aucune indication de localisation, mais la temporalité se resserre, l’action se produit au milieu de la nuit, « minuit moins huit », et dans un lieu qui met du temps à être nommé. On n’en prend conscience qu’au détour d’une question : « Et puis, est-il bien permis de boire à la frontière ? »

    Le roman Vilnius, Paris, Londres, comme son titre ne l’indique pas, est un livre sur la #frontière. L’intrigue se noue le jour de l’intégration de la #Lituanie dans l’#espace_Schengen, le 21 décembre 2007. Quelques détails plus faciles à saisir pour un Européen du Nord lui permettent de comprendre cela avant la page 15, ce qui a peu d’impact sur la force narrative du texte. On bascule alors d’un espace onirique à une forme de réalisme qui s’avère très vite un trompe-l’œil. L’auteur va tisser le fil de quatre aventures, traversées de cette ligne imaginaire dont l’ouverture ne semble en aucune manière éroder la puissance politique. Les trois noms de lieux qui forment le titre de l’ouvrage sont trompeurs, ils ne font qu’en trianguler un autre difficile à nommer (« près d’Anyksciai »). Sans doute trop petit pour exister sur la carte, il n’en constitue pas moins le port d’attache de tous les personnages du roman. C’est dans le lien entre ces lieux que va se déployer ce qui fait les frontières contemporaines, résolument mobiles.
    « 
    Trou noir »

    Il n’est pas anodin que cette expérience se construise depuis un petit pays européen où l’histoire a prouvé que la problématique du voisinage était loin d’être anodine et où la distance à l’autre s’avérait compliquée à déterminer : dans son roman intitulé l a Ligne des glaces, l’écrivain français Emmanuel Ruben écrit en écho, situant l’action dans un pays balte indéterminé : « Tu cherches la frontière extérieure, alors tu crois la trouver au bout de tes forces. Mais il n’y a pas de frontière extérieure. Crois-moi, la vraie frontière est à l’intérieur. Elle est infiniment plus proche que tu ne l’imagines, la vraie frontière ! »

    C’est à cette exploration d’un espace-temps frontalier qui dépasse de très loin le moment d’ouverture du poste de contrôle officiel que vont s’employer les personnages principaux de Vilnius, Paris, Londres. Le texte est construit sur l’intrication de leurs trajectoires dans une succession haletante de chapitres qui mettent en résonance intime les expériences des uns et des autres. Il n’y a rien de nécessaire entre le relatif succès économique rencontré par ceux qui sont partis à Londres, la vie de bohème de ceux qui ont préféré Paris, l’itinérance choisie par celui qui part vers l’Allemagne, et pourtant tout semble lié. L’intensité des événements traversés par ceux qui sont restés montre en miroir combien la mobilité de la frontière se fabrique aussi dans l’ancrage, comment ce sont parfois les lieux qui agissent sur les liens.

    « C’est un trou noir, cette Grande Europe […] On n’en revient pas, on ne répond plus… » déclare l’un des personnages de l’univers mis en place par Andreï Kourkov aux portes de Schengen. Derrière les anecdotes des vies rassemblées et la truculence de formules dont le texte est émaillé, il y a là certainement de quoi mettre le lecteur en éveil sur la portée géopolitique du texte dont l’auteur, malgré les apparences, ne se départ pas.

    https://next.liberation.fr/livres/2018/10/03/vilnius-paris-londres-destins-sans-frontieres_1682953
    #frontières #livre

    ping @reka

    • #Vilnius, #Paris, #Londres

      C’est la fin des #gardes-frontière et des contrôles de passeports, un immense espoir pour un pays minuscule : le 21 décembre 2007, à minuit, la Lituanie intègre enfin l’espace Schengen. Comme beaucoup de leurs compatriotes, trois couples se lancent dans la grande aventure européenne. Ingrida et Klaudijus tenteront leur chance à Londres. Barbora et Andrius à Paris. Et si Renata et Vitas restent dans leur petite ferme à Anykšciai, eux aussi espèrent voir souffler jusqu’à l’Est le vent du changement. Mais l’Europe peut-elle tenir ses promesses de liberté et d’union ? Estampillés étrangers, bousculés par des habitudes et des langues nouvelles, ces jeunes Lituaniens verront l’eldorado s’éloigner de jour en jour. Kukutis, un vieux sage qui traverse l’Europe à pied, le sait bien, lui : « Peu importe la ville où l’on veut atterrir, c’est le voyage lui-même qui est la vie. »

      Dans ce roman tour à tour drôle, tendre et mélancolique, Kourkov donne un visage à tous les désenchantés du rêve européen.


      http://www.lianalevi.fr/f/index.php?sp=liv&livre_id=632
      #contrôles_frontaliers


  • Beyrouth, à moitié réveillé

    Les établissements de nuit grignotent peu à peu la capitale libanaise, redessinent l’espace et mélangent les confessions, mais restent réservés à une jeunesse aisée.
    A la nuit tombée, les rues branchées de Beyrouth dégagent la même effervescence : les musiques émanant des bars viennent se mêler au son des klaxons et des cris des noctambules qui s’interpellent, se retrouvent, s’oublient. Dans les quartiers de #Hamra, #Mar_Mikhaël ou #Badaro, les robes ajustées côtoient les blousons des voituriers et les tabliers des serveurs qui circulent entre les tables. Ces lieux remplis de monde, de bruit et d’alcool, constituent un terrain de jeu de plus de 200 bars et boîtes de nuit où se rassemble une partie de la jeunesse libanaise.
    Certains établissements sont devenus des icônes urbaines en raison de leur longévité inhabituelle (comme le B018, ouvert pour la première fois en 1994), de leur décor spectaculaire ou de leur capacité d’accueil (à l’instar du club Uberhaus ou du Grand Factory, logé sur le toit d’un bâtiment industriel). Omniprésente dans les clips de promotion touristique, la vie nocturne de Beyrouth est aujourd’hui un modèle qui s’exporte : la Beirut Electro Parade, qui organise un événement à Paris ce mois-ci, en est un exemple. Rappelant que la concurrence internationale entre les métropoles se joue aussi sur les activités nocturnes, Beyrouth offre un vaste champ d’investigation pour qui intègre la nuit à la réflexion géographique et étudie les usages de l’espace relevant de la consommation et du plaisir.

    Mimétisme

    La concentration des établissements nocturnes dessine à l’échelle de la ville une géographie prioritaire et mouvante prenant la forme d’un archipel d’îlots lumineux facilement repérables dans un contexte où l’éclairage urbain est globalement défaillant. L’observation de ces quartiers éclaire la recomposition permanente des centralités urbaines : ils émergent dans des lieux à l’origine peu animés, sous l’impulsion d’entrepreneurs pionniers qui ouvrent les premiers établissements. Leur densification rapide s’explique ensuite par le rythme soutenu d’ouvertures et de fermetures des bars et des boîtes de nuit et la faible réglementation d’un secteur lucratif. S’y ajoute un effet de mimétisme qui résulte d’un choix fondé sur l’emplacement et la proximité, permettant de capter l’essentiel des mobilités nocturnes.

    Axe principal de Mar Mikhaël, la rue d’Arménie compte ainsi une trentaine de bars sur 500 mètres. Dans le centre-ville, la rue de l’Uruguay regroupait, en 2015, 19 établissements sur une centaine de mètres. L’émergence des nouvelles centralités nocturnes est par ailleurs liée à la gentrification des quartiers centraux et péricentraux de Beyrouth. Le succès des établissements, certes peu durable, contribue à la hausse des prix du foncier et du marché locatif. Un tel constat montre que la gentrification ne se limite pas au changement du profil résidentiel d’un quartier : elle concerne aussi les appropriations temporelles et matérielles de l’espace.

    La géographie changeante de la nuit beyrouthine se comprend également à travers les mutations spatiales liées à la guerre civile libanaise (1975-1990). Les quinze années de conflit correspondent en effet à une fragmentation du territoire libanais et de sa capitale sur une base confessionnelle et politique. La plus emblématique est la ligne de démarcation ayant séparé, de manière schématique, les quartiers chrétiens et musulmans de Beyrouth. Ces divisions, conjuguées à l’instauration d’un système milicien, ont entraîné le délitement des espaces publics et la fermeture de la quasi-totalité des cafés, bars et clubs qui avaient fleuri dans la ville, à l’image de l’emblématique quartier de Hamra.
    Reconquête

    A partir des années 90 et dans les années 2000, la sortie nocturne devient le moteur efficace d’une réappropriation physique des espaces urbains notamment autour de la rue Monnot. Les ouvertures successives d’établissements nocturnes ont certes profité de la disponibilité foncière d’un quartier accolé à l’ancienne ligne de démarcation et partiellement vidé de ses habitants. Mais les noctambules ayant fréquenté ce quartier aujourd’hui passé de mode soulignent aussi, non sans nostalgie, la symbolique de son emplacement. Monnot a offert la possibilité d’un mélange confessionnel - de la clientèle - fondé sur les pratiques festives, en lieu et place des fractures identitaires imposées et inscrites dans l’espace urbain. Ce rôle fédérateur, partagé par la boîte de nuit B018 ouverte dans les quartiers périphériques de Sin el Fil puis de la Quarantaine, montre que la vie nocturne de Beyrouth a permis une autre reconquête : celle d’un possible « vivre ensemble ».

    La diversité confessionnelle est une réalité des établissements nocturnes, en termes statistiques comme dans les pratiques et les interactions. Elle continue pourtant d’être revendiquée par les noctambules, les barmans et les serveurs, qui ajoutent parfois les divergences politiques, l’acceptation de différentes orientations sexuelles ou la pluralité ethnique. Ces marques d’ouverture ne sont pas l’apanage de tous les établissements : elles concernent des grands clubs au tarif d’entrée accessible (à l’instar du Gärten) ou bars dits alternatifs, orientés à gauche du spectre politique libanais.

    Elles contribuent surtout à alimenter les représentations d’un univers nocturne où une société pacifiée et hédoniste se met en scène, occultant d’autres formes de polarisations. La fréquentation des bars et des boîtes de nuit demeure celle d’une jeunesse aisée, réceptive aux modèles globalisés de la fête et dépositaire d’une identité libanaise cosmopolite et tolérante. Si les nuits beyrouthines fédèrent et brouillent les barrières, elles sont devenues un marqueur social traduisant des rapports de domination d’ordre socio-économique et symbolique.


    https://www.liberation.fr/planete/2018/10/03/beyrouth-a-moitie-reveille_1683005
    #géographie_de_la_nuit #Beyrouth #Liban #nuit #cartographie #visualisation


  • « Les eaux glacées coulent et les vies passent, s’habillant d’esclavage la besogne était dure pour tous et toutes
    Mais parfois paraît-il les enfants y venaient… on y riait, on y causait, pourquoi pas chantait… »
    ... https://framasphere.org/posts/25d4e1107d8801363ea62a0000053625

    tout est là et tout attend une fontaine de tag ? #zone-à-déterminer #NuitDebout #zadpartout #collapse #effondrement #rural-porn #idopi #OnSorganise #appel #campagne #avenir #commun #permacultiver la #permaculture , #radio-lavoir


  • https://www.forbes.com/sites/ellenrwald/2018/07/25/signs-point-to-trouble-ahead-for-saudi-economy/#3591ae46635d

    Signs Point To Trouble Ahead For Saudi Economy

    The lasting impact of that crackdown (or purge, depending on how you see it) has been a stifling of the Saudi private sector, with many wealthy Saudis unwilling to invest domestically despite Prince Mohammad bin Salman’s centralized push for business growth . The government, under the direction of the prince, is trying to compel economic growth and diversification, primarily through the Vision2030 program. This has left the Saudi government as the major source of investment in the Saudi economy, which, ultimately, defeats the objectives of diversification and privatization. Government investment can make Saudi economic numbers look good on paper, but it is a risky strategy. When oil prices fall so does government spending (meaning government spending does not lead to diversification).

    This also sends a troubling signal to foreign investors and foreign businesses considering opportunities in the kingdom. If Saudis are trying to move their money out of the country—and if the government is concerned enough to prevent them from doing so—foreign investors or companies looking to open businesses in Saudi Arabia will hesitate. Without assurances that the rule of law is respected in Saudi Arabia, foreign businesses will consider Saudi Arabia too risky to enter. Capital flight from Saudi citizens is a key indicator.

    #arabie_saoudite suites de la #nuit_torride



  • Les Nuits d’été (composées entre 1834 et 1840) - Hector Berlioz (1803-1869)

    – SUR LES LAGUNES -
    Régine Crespin (1927-2007) avec Ernest Ansermet comme chef d’orchestre - 1963

    https://www.youtube.com/watch?v=G-MPOLT7M1k

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Nuits_d'%C3%A9t%C3%A9

    Théophile Gautier
    « La Comédie de la Mort »
    1838

    https://fr.wikisource.org/wiki/La_Com%C3%A9die_de_la_Mort_%281838%29/Lamento_-_La_Chanson_du_P%C3%AAcheur

    Ma belle amie est morte,
    Je pleurerai toujours ;
    Sous la tombe elle emporte
    Mon âme et mes amours.
    Dans le ciel, sans m’attendre,

    Elle s’en retourna ;
    L’ange qui l’emmena
    Ne voulut pas me prendre.
    Que mon sort est amer !
    Ah ! sans amour, s’en aller sur la mer !

    La blanche créature
    Est couchée au cercueil.
    Comme dans la nature
    Tout me paraît en deuil !
    La colombe oubliée
    Pleure et songe à l’absent ;
    Mon âme pleure et sent
    Qu’elle est dépareillée.
    Que mon sort est amer !
    Ah ! sans amour, s’en aller sur la mer !

    Sur moi la nuit immense
    S’étend comme un linceul ;
    Je chante ma romance

    Que le ciel entend seul.
    Ah ! comme elle était belle
    Et comme je l’aimais !
    Je n’aimerai jamais
    Une femme autant qu’elle.
    Que mon sort est amer !
    Ah ! sans amour, s’en aller sur la mer !

    #musique_d'été #nuits_d'été


  • Archie Shepp - In a Sentimental Mood - 1965
    Tenor Saxophone - Vibraphone

    https://www.youtube.com/watch?v=oFQ588IudL0

    https://fr.wikipedia.org/wiki/On_This_Night

    Tenor Saxophone — Archie Shepp
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Archie_Shepp
    Vibraphone — Bobby Hutcherson

    Label: Impulse!
    A- 97 Format: Vinyl,
    LP, Mono
    Country: US
    Released: 1965 Genre: #Jazz

    http://www.jazzstandards.com/compositions-0/inasentimentalmood.htm
    https://de.wikipedia.org/wiki/In_a_Sentimental_Mood

    In a Sentimental Mood I can see
    The stars come through my room
    While your loving attitude is
    Like a flame that lights the gloom
    On the wings of ev’ry kiss
    Drift a melody so strange and sweet
    In this sentimental bliss you make
    My Paradise complete
    Rose pearls seem to fall
    It’s all like a dream to call you mine
    My heart’s lighter thing since you
    Made me this night a thing divine
    In A Sentimental Mood
    I’m within a world so heavenly
    For I never dreamt that you’d be
    Loving sentimental me
    In A Sentimental Mood I can see
    The stars come through my room
    While your loving attitude is
    Like a flame that lights the gloom
    On the wings of ev’ry kiss
    Drift a melody so strange and sweet
    In this sentimental bliss you make
    My Paradise complete
    Rose pearls seem to fall
    It’s all like a dream to call you mine
    My heart’s lighter thing since you
    Made me this night a thing divine
    In A Sentimental Mood
    I’m within a world so heavenly
    For I never dreamt that you’d be
    Loving sentimental me

    Songwriter: Duke Ellington / Irving Mills / Manny Kurtz

    #musique_d'été #nuits_d'été
    #saxophone_ténor #vibraphone





  • Football and fat fees : questions raised over funding of sporting conference | Football | The Guardian
    https://www.theguardian.com/football/2018/jul/16/football-and-fat-fees-questions-raised-over-funding-of-sporting-confere

    After Russia’s wildly successful World Cup, the eyes of the sporting world have turned to the next host, Qatar – and a recent event in London gave an indication of the scrutiny that lies ahead for the controversial organisers, and of the Middle Eastern diplomatic battle that will shadow the tournament.

    Journalists who attended the launch of the Foundation For Sports Integrity at the Four Seasons hotel were ushered through security to watch a series of panels featuring high-profile guests. The former Manchester United footballer Louis Saha appeared in a discussion alongside the former FA chairman Greg Dyke. Other guests included Damian Collins MP and the former US women’s goalkeeper Hope Solo.

    But as well as the guest list and the glamorous surroundings, there was another striking feature of the event: questions over the funding of the previously unknown organisation, which was unveiling itself at short notice with a lavish conference and a public commitment to stamping out corruption in world sport.

    Un à côté de la #nuit_torride entre les Qataris et leurs aussi riches voisins.


  • Apprendre le letton en chantant pendant la longue nuit du plus Grand Festival de chants, musiques et danses en Europe - [Lettonie-Francija]

    https://www.lettonie-francija.fr/longue-nuit-plus-Grand-Festival-chants-musique-danse-Europe-1591 ?

    La longue nuit du plus Grand Festival de chants, musiques et danses en Europe

    Ce 8 juillet 2018, après le grand Concert choral de Clôture de la 26è Fête Nationale des Chants lettons, se déroule la nuit des chansons et des danses de 1h à 5h du matin.

    https://youtu.be/tkPALYPo0b0

    Les chansons qui ne figuraient pas parmi celles du concert officiel sont entonnées par le public et les choristes ...

    Avec la Lettonie ... suivez les paroles qui s’affichent et chantez de tout votre coeur pendant cette grande nocturne des chants et danses !

    " Je suis né en chantant, j’ai grandi en chantant,
    Je chante pour toujours
    "

    #Lettonie, #plus_grand_festival-europe, #festival, #chansons, #chants, #musique, #danse, #latvija, #choeur, #nuit_des_chants, #Apprendre_le_letton,




  • ELOGE DU PAS SOLIDAIRE : #Nantes #lVAN #NuitDuVAN
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    Texte : nantes.indymedia.org/articles/42061 Beaucoup d’infos sur : nantes.aveclesexiles.info + l’article nantes.indymedia.org/articles/42000 Cagnotte de soutien : www.colleo.fr/cagnotte/10222/nantes-avec-les-exile-e-s Plus de photos sur www.flickr.com/photos/valkphotos/collections/721576893150...


  • #Nantes #lVAN #NuitDuVAN : Constructions de cabanes-abris avec les migrants pour la NUIT DU VAN (Off) (graff antérieur à l’occupation)
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    Communiqué : 44.demosphere.eu/rv/2991 Beaucoup d’infos sur : nantes.aveclesexiles.info + l’article nantes.indymedia.org/articles/42000 Cagnotte de soutien : www.colleo.fr/cagnotte/10222/nantes-avec-les-exile-e-s Plus de photos sur www.flickr.com/photos/valkphotos/collections/721576893150...


  • Chiche ? #Nantes #lVAN #NuitDuVAN : Constructions de cabanes-abris avec les migrants pour la NUIT DU VAN (Off)
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  • Le Naufrage à #Nantes : #lVAN #NuitDuVAN : Constructions de cabanes-abris avec les migrants pour la NUIT DU VAN (Off)
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  • No Borders ! #Nantes #lVAN #NuitDuVAN : Constructions de cabanes-abris avec les migrants pour la NUIT DU VAN (Off)
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  • #Nantes #lVAN #NuitDuVAN : Constructions de cabanes-abris avec les migrants pour la NUIT DU VAN (Off) 30 JUIN, Square Daviais
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  • #Nantes #lVAN #NuitDuVAN : Constructions de cabanes-abris avec les migrants pour la NUIT DU VAN (Off) 30 JUIN, 18h30. Square Daviais
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    • [...]

      Maurice Martenot’s electronic instrument was first heard in 1928. Nine years after that Olivier Messiaen, who was just beginning to make his mark as a composer, decided to write a substantial amount of music for an ensemble of no fewer than six. The occasion was a son et lumière presentation by the River Seine as part of an International Exhibition of Arts and Technology. The eight movements of Fêtes des belles eaux are very much background music: and although Messiaen reused some of the material a few years later in his Quatuor pour la fin du temps, listening to the 35 minutes of Fêtes without an accompanying visual spectacular would be a fairly austere experience without its unusual, not to say unprecedented, sound qualities.

      The ondes martenot – whose finest hour would come within the exotic canvas of the Turangalîla-Symphonie – is neither characterless nor colourless. With its saxophone-like tone, it is as capable of rapidly articulated lines as of dreamy meditation, and Messiaen’s early style, echoing Debussy and Ravel while also hinting at his encounters with oriental music, fits well with the rather metallic mysteriousness of the sound.

      [...]

      https://www.gramophone.co.uk/review/messiaen-f%C3%AAte-des-belles-eaux

      –--------------------------------------------

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Ondes_Martenot

      [...]

      Avec le thérémine mis au point en Russie en 19191, les ondes Martenot constituent l’un des plus anciens instruments de musique électronique. Maurice Martenot conçoit cet instrument à partir de 19182. Suivant le spécialiste Michel Risse, de l’Université Pierre-et-Marie-Curie, c’est par le truchement de la télégraphie sans fil (TSF) que le caporal Martenot, radiotélégraphiste durant la Première Guerre mondiale, découvrit le potentiel musical des ondes3. Maurice Martenot dépose le brevet de son invention en 1922 4 et présente ses « ondes musicales » au public le 20 avril 1928 à l’Opéra de Paris avec l’Orchestre Pasdeloup 6 en exécutant le Poème symphonique pour solo d’ondes musicales et orchestre que le compositeur franco-grec Dimitrios Levidis avait spécialement écrit pour lui en 1926. Le succès fut immédiat.

      Des compositeurs comme #Arthur_Honegger, #Darius_Milhaud, #André_Jolivet, #Olivier_Messiaen ou encore #Charles_Koechlin, écrivent immédiatement des morceaux pour les ondes Martenot, symbole d’inouï et de modernité, que son inventeur ne cesse d’améliorer jusqu’en 1975, année de la création du septième et dernier modèle de concert. On peut citer par exemple l’œuvre de Messiaen intitulée Fête des belles eaux, pour six Ondes Martenot, qui fut créée pour l’Exposition universelle de 1937 et imite le mouvement des fontaines. Le répertoire compte plus de 1 500 œuvres. L’instrument est aussi employé dans les musiques populaires, dans les années 1950 et 1960 ; on peut l’entendre par exemple chez des chanteuses telles qu’Édith Piaf ou Catherine Sauvage, et plus significativement chez des chanteurs tels que Léo Ferré ou Jacques Brel.

      Sa production est stoppée en 1988. À la suite de diverses tentatives infructueuses de la part de fabricants japonais ou américains, on assiste à la fin des années 1990 à l’éclosion d’une nouvelle facture de l’instrument ayant pour nom ondéa. L’ondéa doit beaucoup à Jeanne Loriod par ses conseils éclairés et à Claude-Samuel Lévine qui a, par ailleurs, mis au point son système de diffuseurs virtuels, s’approchant des sonorités des diffuseurs des ondes Martenot d’origine (résonance, métallique et palme)10,11. Cela a permis une renaissance de l’instrument, utilisé désormais sur scène et en tournée par différents ondistes depuis 2004, notamment des artistes populaires anglo-américains tels que Joe Jackson, Gorillaz ou Jonny Greenwood. L’ondéa était aussi utilisé par le musicien français Yann Tiersen (pendant dix ans avec Christine Ott). Plusieurs conservatoires français (Strasbourg, Cergy, Boulogne, Évry, Saint-Étienne) se sont équipés de cet instrument.

      [...]

      chez seenthis :

      https://seenthis.net/recherche?recherche=Ondes_Martenot&follow=all

      #ondes_Martenot

      https://seenthis.net/recherche?recherche=th%C3%A9r%C3%A9mine&follow=all

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9r%C3%A9mine

      #Thérémine

      –-------------------

      https://www.youtube.com/watch?v=nrYgm5MML58

      Olivier #Messiaen (1908-1992) : Fête des belles eaux, per sestetto di Ondes Martenot (1937). Sextet Jeanne Loriod : Nelly Caron, Monique Matagne, Renée Recoussine, Karel Trow, Henriette Chanforan, Ondes Martenot Jeanne Loriod, Martenot solo and Musical Direction.

      1. Premieres fusees 0:00
      2. L’eau 2:47
      3. Les fusses 4:51
      4. L’eau 7:15
      5. Les fusses 15:28
      6. L’eau (à son maximum de hauteur) 17:06
      7. Superposition de l’eau et des fusses 24:18
      8. Feu d’artifice final 25:05

      –-----------------

      https://vimeo.com/121500471

      Vecteur Ondes play Fête des belles eaux (1937) by Olivier Messiaen (1908-1992) in Orgelpark at 22 February 2015.

      Vecteur ondes :
      Fabienne Martin, Pascale Rousse Lacordaire, Philippe Arrieus, Haruka Ogawa, Dominique Kim, Augustin Viard