• Et si les USA nous débranchaient : « Il faut repenser notre rapport à la technologie », analyse la présidente de l’April - L’Humanité - 2026-04-30

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12440180

    https://www.humanite.fr/social-et-economie/economie-numerique/et-si-les-usa-nous-debranchaient-il-faut-repenser-notre-rapport-a-la-techno

    Pour sortir de notre dépendance au numérique états-unien, remplacer un Google par un équivalent européen est voué à l’échec. Il faut penser d’autres modèles non prédateurs, à l’image du logiciel libre, nous explique Magali Garnero, présidente de l’April (Association pour la promotion du logiciel libre) et membre de Framasoft.

    Face à l’hégémonie des multinationales américaines (et chinoises) dévoreuses de nos données et privatrices de nos libertés, le logiciel libre est un levier essentiel pour reconquérir notre indépendance numérique, économique et démocratique. Mais cette indépendance ne se décrète pas du jour au lendemain, elle se construit par des choix politiques successifs, des questionnements technologiques et une éducation populaire au numérique. C’est pourquoi l’April se bat, depuis 1996, pour promouvoir et défendre le logiciel libre. Ce n’est pas qu’une question de code ou de licence : c’est un choix de société.

    En garantissant la liberté d’utiliser, d’étudier, de modifier et de partager les outils numériques, on brise les monopoles des acteurs privés sur nos infrastructures. Contrairement aux logiciels privateurs, où l’utilisateur est un simple consommateur captif, le libre place les personnes au centre, en leur redonnant le contrôle sur leurs matériels et leurs données. Cette autonomie est d’abord technique : avec un logiciel libre, une communauté, une entreprise ou un État peut adapter un outil à ses besoins spécifiques, sans dépendre de la bonne volonté d’un éditeur et en améliorant les compétences locales. Mais elle est aussi politique : en refusant l’opacité des algorithmes et la surveillance de masse, le libre permet de construire un numérique transparent et interopérable, où les décisions ne sont pas prises dans l’ombre de conseils d’administration lointains.

    On entend que, pour être souverain, « il faudrait un Google européen ». Est-ce faire fausse route ?

    Il est vrai que souhaiter une « licorne européenne », un champion capable de rivaliser avec les géants états-uniens, est une réponse récurrente face à la domination des géants de la big tech. Malheureusement, cette approche reproduit exactement les mêmes erreurs : centralisation, extraction de données, modèle économique de capitalisme de surveillance. La vraie alternative ne réside pas dans la création d’un nouveau monopole, mais dans la promotion d’un modèle sobre et respectueux des droits fondamentaux.

    Le logiciel libre, couplé à des formats ouverts et à des infrastructures décentralisées (les réseaux partagés ou les clouds autohébergés), offre une voie crédible. Ce modèle permet de réduire l’empreinte écologique du numérique, en évitant les data centers surdimensionnés et les algorithmes énergivores. Il favorise aussi la résilience : en distribuant les données et les services, on limite les risques de censure arbitraire ou de panne généralisée.

    Quel rôle les services publics et la commande publique devraient-ils jouer à ce sujet ?

    Les services publics ont une responsabilité majeure dans la construction de cette autonomie numérique. En tant que premiers financeurs et utilisateurs de solutions logicielles, ils doivent orienter le marché vers des solutions libres et interopérables. La commande publique doit systématiquement privilégier les logiciels libres, non seulement pour des raisons économiques (éviter les surcoûts de licence, les dépendances), mais aussi pour garantir la pérennité des données et la transparence des algorithmes.

    Des exemples positifs existent : la gendarmerie nationale française bénéficie d’une distribution personnalisée, la ville d’Échirolles prône une utilisation raisonnée des ressources informatiques et l’État français propose un catalogue de logiciels libres à son administration et, plus récemment, un espace de travail ouvert et souverain pour les agents de l’État, LaSuite numérique.

    Est-ce qu’une volonté politique peut suffire si on ne change pas les outils que nous utilisons au quotidien ?

    Des projets comme le « cloud souverain » français, s’ils sont louables dans leur intention, restent souvent limités par l’absence de réflexion sur les usages. À quoi bon héberger des données en France si les agents publics continuent d’utiliser Outlook ou Gmail, divulguant ainsi des informations privées ou professionnelles ? À quoi bon légiférer si des ministères (Éducation, Armée, Santé) signent des contrats avec Microsoft ou Amazon ? La transition vers le logiciel libre ne se fera pas seulement par décret. Elle nécessite un travail d’éducation populaire pour apprendre à utiliser ces logiciels qui offrent la plupart des fonctionnalités dont nous avons besoin.

    Leur ouverture est un gage de qualité, de sécurité et de liberté. Il faut aussi combattre l’idée que le numérique ne peut être que centralisé et marchand. D’autres solutions existent : des messageries instantanées comme Tchap ou Element basées sur le protocole Matrix, des suites bureautiques comme LibreOffice, des gestionnaires de courriel comme ceux proposés par l’initiative Démailnagement, des espaces partagés par l’association Framasoft, des services en ligne hébergés par les membres du collectif Chatons, le navigateur Firefox pour surfer sur le Web, des cartes libres maintenues par OpenStreetMap, des encyclopédies comme Wikipédia… Tous ces outils, souvent plus sobres et plus respectueux, prouvent qu’un autre numérique est possible. Celui du partage et de l’entraide.

    Avec des réseaux sociaux qui, non seulement, vendent leurs utilisateurs aux annonceurs, mais poussent aussi du contenu d’extrême droite, n’y a-t-il pas une vraie urgence ?

    Oui, il est urgent de questionner notre rapport aux réseaux sociaux et aux plateformes. La vie en ligne ne doit pas se réduire à une succession de contenus algorithmiquement imposés, toxiques ou addictifs. Le libre permet de repenser nos usages : des réseaux sociaux fédérés, des espaces de discussion autogérés, des outils qui ne nous traitent pas comme des produits, mais comme des personnes respectables. Car le numérique n’est pas neutre. Il peut être un outil d’émancipation, mais aussi un vecteur de surveillance, de manipulation et de contrôle.

    Les dérives autoritaires, la montée des discours fascisants, la concentration du pouvoir entre les mains de quelques milliardaires nous rappellent l’urgence d’agir. Le logiciel libre, parce qu’il permet de reprendre le contrôle sur nos outils, est une réponse à ces menaces. Il ne s’agit pas seulement de remplacer un outil par un autre, mais de repenser notre rapport à la technologie. Un numérique éthique, c’est un numérique libre, donc accessible et transparent. Où les données ne sont pas une marchandise, mais un bien commun. Où la technique est au service de la personne, et non l’inverse.

    #politique #souveraineté #numérique #GAFAM
    #logiciel_libre

  • #Mégabassines, #data_centers : « La guerre contre l’#eau s’est intensifiée »

    Dans le livre-enquête « Les Assoiffeurs », les journalistes Nicolas Celnik et Fabien Benoit montrent comment certains acteurs privés accaparent, avec la bénédiction de l’État, une ressource de plus en plus rare et de plus en plus polluée.

    DepuisDepuis dix ans, un tiers du territoire français subit des restrictions d’eau et le pays vit désormais au rythme d’épisodes de sécheresse toujours plus longs et plus intenses. Qui demain aura accès à l’eau ? De quelle qualité ? Depuis les années 1980, près de 14 000 captages d’eau potable ont dû fermer en raison de taux de pollution aux pesticides trop importants. Et le scandale de la contamination massive aux PFAS ne fait que commencer…

    À Sainte-Soline, les militants en lutte contre l’accaparement de l’eau par le modèle agricole productiviste ont reçu pour toute réponse du gouvernement un déluge de grenades.

    Dans une enquête fouillée, les journalistes Fabien Benoit et Nicolas Celnik montrent comment certains acteurs privés, des producteurs de maïs aux promoteurs de data centers, font main basse sur l’eau, avec la bénédiction de l’État.

    Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau (Les Liens qui libèrent, 2026) pointe comment certains comptent aussi capitaliser sur la raréfaction de la ressource et sur les inquiétudes concernant la santé. Entretien.

    « Mediapart » : La loi d’urgence agricole qui arrive à l’Assemblée nationale le 19 mai comporte un important volet sur l’eau. Une fois de plus, le gouvernement veut « sécuriser » l’accès à l’eau pour les agriculteurs et agricultrices irrigant·es, au détriment des autres usagers et usagères, en favorisant notamment la construction de mégabassines.

    Fabien Benoit : On a beaucoup parlé de guerre de l’eau, notamment autour des bassines. Pour nous, il y a surtout une guerre contre l’eau, c’est-à-dire contre cette ressource, pour l’accaparer, pour l’abîmer. Cette loi d’urgence agricole en est un nouvel épisode. Si on met d’ailleurs bout à bout la loi d’orientation agricole qui consacre l’intérêt majeur de l’agriculture, les arrêtés sécheresse qui exonèrent régulièrement les plus gros accapareurs de l’eau, et la révision de la directive-cadre eau européenne qui est sur la table…, on se rend compte que cette guerre contre l’eau s’est intensifiée, au détriment de sa qualité, de sa disponibilité.

    Nicolas Celnik : Il y a dans ce projet de loi deux articles qui entrent en résonance avec notre enquête : l’article 6, qui prévoit que le préfet puisse déroger aux schémas d’aménagement et de gestion des eaux (Sage) pour des projets d’ouvrage de stockage de l’eau, et l’article 5, qui rend facultative la consultation publique pour construire une bassine. Cela correspond à ce que le chercheur Sylvain Baron appelle la « préfectorialisation de la politique de l’eau ». C’est la volonté de donner aux préfets des moyens de contourner cette démocratie locale de l’eau, qui est certes imparfaite, mais qui reste une expérimentation démocratique vraiment intéressante. Là, on assiste à une « reverticalisation » des politiques de l’eau au nom des intérêts économiques.

    Vous montrez bien dans votre livre comment ceux que vous appelez les « assoiffeurs » parviennent à s’affranchir du droit commun pour faire main basse sur la ressource.

    N. C. : Nous avons cherché à comprendre les stratégies des grands acteurs économiques (agriculture, data centers, embouteilleurs…) qui s’assurent qu’ils bénéficieront de réserves d’eau, même dans des situations de tension sur la ressource. Leur travail de lobbying a été, effectivement, de normaliser des situations d’exception. Alors qu’il existe en France une hiérarchie des usages de l’eau qui priorise la santé humaine, puis les écosystèmes et enfin les enjeux économiques, être parvenu à imposer l’agriculture comme « d’intérêt général majeur » dans la loi inverse cette hiérarchie. On normalise le fait qu’en cas de sécheresse, l’activité économique vaut autant que la préservation de l’environnement. Une mégabassine est présumée dans la loi Duplomb d’intérêt général majeur.

    F. B. : Et quand on parle de « l’agriculture qui a besoin d’eau », il faut rappeler quelques ordres de grandeur. L’agriculture représente 60 % de la consommation d’eau douce en France, 92 % de cette eau-là va à l’agriculture irriguée. Et les surfaces irriguées en France, c’est 7 à 8 % des surfaces. Donc, 93 % du monde agricole n’a pas besoin de beaucoup d’eau. Ce n’est pas « l’agriculture » qui a besoin d’énormément d’eau mais un certain modèle agro-industriel qui produit de la céréale, dont en bout de chaîne 7 % environ sert finalement à l’alimentation humaine.

    Vous dites que c’est la répression des manifestant·es de Sainte-Soline contre les mégabassines qui vous a donné l’envie de faire ce livre. Pourquoi ?

    F. B. : L’usage extrême de la violence pour réprimer des militants qui défendaient l’eau comme un patrimoine commun, ce qui est inscrit dans la loi, nous a effectivement frappés. L’idée d’accaparement de l’eau était au cœur de cette mobilisation et cela nous a conduits à nous interroger sur les acteurs qui aujourd’hui accaparent cette ressource avec le soutien de l’État.

    N. C. : Concernant l’agriculture, c’était intéressant d’essayer d’enquêter sur le fonctionnement de ce petit monde du lobbying de la FNSEA. Le principal syndicat agricole a un groupe dédié spécialement au lobbying sur la production du maïs, et ce lobby a son propre lobby interne spécialement dédié à l’irrigation du maïs. Pourquoi ? Parce qu’on a besoin de beaucoup d’eau pour le maïs, et en particulier au pic de chaleur, parce que c’est une plante tropicale.

    Ils ont travaillé à diffuser l’idée, notamment dans les médias, qu’il fallait absolument stocker l’eau d’hiver pour l’été parce que sinon l’eau « partirait à la mer ». En fait, d’après les compréhensions du cycle de l’eau, il est au contraire important de laisser l’eau s’infiltrer dans la terre, être stockée dans des zones humides, comme l’expliquent les hydrogéologues. Le lobbying de la FNSEA a aussi consisté à faire travailler le concept de « souveraineté alimentaire », qui signifiait initialement la capacité de manger ce qu’on produit, et qui désigne à présent la capacité de choisir vers qui l’on exporte notre production. Au nom de la « souveraineté alimentaire », on soutient les producteurs de maïs qui exportent pour nourrir le bétail.

    Et vous montrez aussi comment désormais la transition écologique – avec le besoin d’électrifier les usages – sert aussi de prétexte à sécuriser l’accès à l’eau pour les industriels des semi-conducteurs ou des data centers.

    F. B. : Oui, parce qu’on a une transition écologique qui est carbo-réductionniste, c’est-à-dire qui s’intéresse uniquement aux émissions de CO2, en occultant tout le reste. Et, effectivement, l’électrification, comme le numérique, implique une course aux métaux, ce qui veut dire des besoins colossaux en eau.
    C’était important pour nous de déconstruire certaines idées reçues, notamment celle d’une « transition écologique et numérique ».

    Comme si, en soi, le numérique était synonyme de mieux-disant écologique. C’est absolument faux et c’est le fruit d’un récit, forgé depuis des décennies, pour nous faire croire que le numérique s’affranchirait de la matière et de la pression sur les écosystèmes.

    En réalité, depuis les mines, en passant par la production de semi-conducteurs, le fonctionnement des data centers, jusqu’à tous les appareils numériques qu’on a entre nos mains, on a un continuum qui demande beaucoup, beaucoup de matières premières et, à chacune des étapes, énormément d’eau. À un moment, ce n’est plus soutenable.

    Face à ce secteur-là qui est dans une croissance exponentielle, notamment en raison du développement de l’intelligence artificielle (IA), il y a une forme de gouffre hydrique qui se présente devant nous. Il faut se rappeler que le secteur des data centers, c’est 30 % de croissance par an. Aux États-Unis, on construit plus de data centers que de bureaux. Là, le côté systémique est intéressant, car qui pointe le bout de son nez dans cette équation-là ? Ce sont les acteurs industriels de l’eau, qui disent : « Vous n’y arrivez pas, mais on peut vous construire une usine de désalinisation, on peut produire de l’eau pour vous. »

    Effectivement, vous le montrez bien, plus la ressource en eau est dégradée, plus il y a un marché.

    N. C. : Oui, ce sont des sortes d’intérêts bien compris où le secteur des technologies de dépollution de l’eau devient l’acteur qui permet aux autres leur forme d’accaparement. Sans ces « solutions » de traitement de l’eau de plus en plus complexes et chères, on serait obligés de se demander justement comment on utilise l’eau, comment on se la partage. En somme, de questionner les usages de l’eau.

    Là-dessus, nous racontons comment des géants de l’eau comme Veolia, Suez et d’autres, qui faisaient leur business en distribuant l’eau dans les villes, ont été obligés de revoir leur modèle, prenant acte d’un mouvement de remunicipalisation (à la suite de nombreux scandales financiers notamment). Ils se présentent depuis une dizaine d’années comme des champions de la « transition écologique » et de la dépollution. D’après leurs déclarations aux investisseurs, leurs clients ne sont pourtant pas les usagers individuels, vous et moi, qui avons besoin d’eau pure au robinet : leurs principales cibles commerciales sont les infrastructures industrielles, comme les data centers ou les usines de semi-conducteurs, qui ont besoin d’eau très pure pour ne pas corroder leurs équipements, etc.

    Ces procédés sont aussi extrêmement énergivores et ont des effets délétères sur les écosystèmes. L’eau relève d’enjeux éminemment locaux. Ce qui est prélevé ici ne peut pas être compensé en remplissant une nappe à l’autre bout du pays. Et puis derrière, quid de tous les autres effets de l’extraction minière, sur la biodiversité, sur la destruction des terres arables qu’on utilise pour alimenter cette machine ?

    F. B. : Ce solutionnisme technologique est un autre nom pour le business as usual et la destruction du vivant. La réutilisation des eaux grises, qui semble être du bon sens, c’est une façon de ne pas questionner les usages, de les pérenniser, et c’est de l’eau qui n’est pas rendue aux milieux. Donc, cela portera atteinte à la bonne santé des écosystèmes.

    Et puis, on peut dérouler le même raisonnement sur la désalinisation, qui répond à la même logique, avec toujours des conséquences très lourdes d’un point de vue écologique. L’impensé, c’est celui des interdépendances. On ne peut pas traiter le sujet de l’eau isolément, sans traiter celui de la biodiversité, de la santé des milieux, de la santé humaine. Alors que dans le débat public, dans les discours politiques, le sujet a tendance à être traité de manière uniquement technique, comme une question de flux, de stocks. Les industriels de l’eau parlent de « produire de l’eau », comme si on pouvait en fabriquer de toutes pièces, ce qui est complètement inepte.

    L’eau en bouteille a historiquement construit son modèle économique sur celui de la santé. Les industriels ne voient pas d’un mauvais œil l’inquiétude grandir sur la qualité de l’eau.

    F. B. : Le risque avec l’eau en bouteille, deux mille fois plus énergivore que l’eau du robinet, c’est que cela devienne effectivement une réponse de marché à un problème public, qui est celui de la qualité de l’eau. Et en même temps, l’industrie de l’embouteillage a subi quand même des revers, des polémiques qui font que la pureté supposée des eaux en bouteille en a pris un coup. Un doute est en train de se diffuser autour des eaux en bouteille, avec, évidemment, le cas emblématique de Nestlé, mais pas uniquement.

    Et il y a tout ce qu’on ne veut pas voir quand on parle de qualité de l’eau au sens large, qu’il s’agisse de l’eau en bouteille ou du robinet. Il y a plein de choses qu’on ne tente pas de détecter. Sur la question des PFAS, c’est particulièrement interpellant. On se rend compte qu’on contrôle 20 PFAS depuis janvier 2026, alors que l’EPA américaine parle de 14 000 variétés de PFAS ou qu’une autre agence américaine évoque plutôt 2 millions. Il y aurait sans doute une panique morale totale si on commençait à essayer de détecter tout ça.

    N. C. : Face aux pollutions au PFAS, aux pesticides, on se dit : soit on boit de l’eau en bouteille, soit on « maxifiltre » l’eau qui va arriver au robinet. Et c’est ce qu’on voit en Île-de-France avec le projet du Syndicat des eaux de la région, qui est un projet à 1 milliard pour avoir de l’eau potable pour une partie des communes d’Île-de-France, dont Paris ne fait pas partie. Ce projet mise très majoritairement sur le traitement, alors qu’il serait entre cinq et dix fois moins cher de prévenir plutôt que guérir, d’après certaines études. La régie publique Eau de Paris, par exemple, a essayé de passer des pactes avec les agriculteurs pour avoir moins d’épandage de pesticides, donc ils peuvent se permettre de mettre en place des solutions de traitement moins coûteuses.

    Mais certains y trouvent leur compte. L’entreprise DuPont, qui est une grande émettrice de PFAS, est la même qui vend des membranes de filtration des PFAS pour potabiliser l’eau. Water Europe, qui est le lobby européen des entreprises de traitement de l’eau, dont Suez-Veolia et autres, demande à la Commission européenne 255 milliards sur cinq ans, juste pour investir dans ces technologies de traitement. Il y a un risque de système à deux vitesses, entre les grandes métropoles qui pourront investir dans ces systèmes très coûteux de dépollution de l’eau et des communautés de communes rurales pour lesquelles ce sera beaucoup trop cher.

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/080526/megabassines-data-centers-la-guerre-contre-l-eau-s-est-intensifiee
    #centres_de_données #guerre_de_l'eau #privatisation #rareté #pollution #sécheresse #eau_potable #pesticides #PFAS #Sainte-Soline #accaparement #guerre_contre_l’eau #agriculture #préfectorialisation #démocratie #démocratie_locale #reverticalisation #économie #intérêts_économiques #lobbying #santé #écosystèmes #intérêt_général_majeur #loi_Duplomb #irrigation #industrie_agro-alimentaire #répression #résistance #violence #FNSEA #maïs #cycle_de_l’eau #souveraineté_alimentaire #élevage #bétail #transition #numérique #matières_premières #IA #AI #intelligence_artificielle #data_centers #centres_de_données #dépollution #Veolia #Suez #business #remunicipalisation #municipalisation #semi-conducteurs #énergie #techno-solutionnisme #eaux_grises #désalinisation #interdépendances #biodiversité #eau_en_bouteille #Nestlé #qualité #qualité_de_l'eau #pesticides #business #DuPont #filtration #Water_Europe

    • Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau

      Le 25 mars 2023, à Sainte-Soline, un déluge de grenades s’abat sur les manifestants. Plusieurs personnes restent à terre. Deux tombent dans le coma. Marqués par cet épisode, Fabien Benoit et Nicolas Celnik se lancent dans une vaste investigation et découvrent que les mégabassines ne sont que l’arbre qui cache la forêt.

      Ils livrent ici les résultats de leur enquête, menée sur plus de deux ans, sur ces entreprises qui ont fait main basse sur l’eau, ces « assoiffeurs » qui ont privatisé ce bien commun et prévoient désormais de tirer profit de la pénurie qui s’annonce, avec le soutien de l’État.

      Cet ouvrage entend mettre à jour les stratégies et plans pensés par ces entreprises pour accroître encore leur emprise en faisant appel au solutionnisme technologique, qui nous enserre collectivement et nous empêche d’enclencher une véritable discussion politique et démocratique sur le partage de l’eau.

      Du lobbying en faveur des mégabassines aux efforts des grands acteurs du numérique pour masquer leur consommation d’eau, en passant par les manœuvres des producteurs de PFAS pour vendre des solutions dépolluantes à des prix exorbitants, ce livre-enquête révèle l’ampleur du dévoiement de la « démocratie de l’eau à la française », court-circuitée par des collusions politiques et jeux de pouvoir.

      https://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Les_Assoiffeurs-9791020923691-1-1-0-1.html
      #livre

    • et Veolia c’est qui ? c’est Bolloré.
      Et quels sont les députés qui ont refusé de laisser les premiers m3 d’eau gratuits aux pauvres ? c’est les députés fachos, oups les nazis, oups les députés du parti fondé par des nazis.
      A Toulouse ils te collent du Eau-Toulouse-Metropole mais en fait derrière c’est Véolia Bolloré. Du Moudenc tout craché. Et l’eau est devenue plus cher l’été, tour de passe passe.

  • Une IA a été testée sur de vrais patients aux urgences : elle a surpassé les médecins
    https://www.lesnumeriques.com/intelligence-artificielle/une-ia-a-ete-testee-sur-de-vrais-patients-aux-urgences-elle-a-surpass

    (...)

    Mais les auteurs restent lucides : l’étude ne couvre que le raisonnement textuel, ignore les signaux visuels et auditifs propres à la clinique, et se concentre sur la médecine interne et les urgences. Elle constitue néanmoins un signal fort en faveur d’essais prospectifs à grande échelle.

    Juste au moment où on se décide à péter le #numerus_clausus, c’est ballot. Fallait continuer. Pour enfin être convaincu qu’on ne doit plus filer du pognon à des humains, passqu’il faut le filer aux IA des milliardaires qui vont tous nous sauver !

  • Nous sommes une colonie (#numérique) des #Etats-Unis | Le Club
    https://blogs.mediapart.fr/geographies-en-mouvement/blog/230426/nous-sommes-une-colonie-numerique-des-etats-unis

    Quels sont les risques ? La loi étatsunienne permet d’exiger des entreprises européennes qu’elles remettent des données aux US même si elles sont hébergées hors de leur pays d’origine. Les sanctions US pourraient empêcher les mises à jour et la maintenance. L’Ukraine, pays européen, n’a-t-elle pas été privée de certains services par Trump, notamment des images satellites fournies par Maxar à la suite de la fameuse visite de Zelensky à Trump. Catherine Vautrin, ministre des Armées, veut nous rassurer : « La France est totalement mobilisée. » On est priés de la croire.

    #extra-territorialité #Europe #vassalité

  • Les carences de l’administration numérique des étrangers face à la justice
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/04/10/les-carences-de-l-administration-numerique-des-etrangers-face-a-la-justice_6

    Lescarences de l’administration numérique des étrangers face à la justice
    Par Julia Pascual
    Le service public des étrangers est une plaie pour ceux qui l’utilisent. Inaccessible, embolisé, sous-doté, dysfonctionnel… Cet état de fait est connu et dénoncé depuis des années. Avec la numérisation croissante des procédures de demandes de titres de séjour, cette plaie s’est déplacée sur la Toile. Mais elle est tout aussi béante. Vendredi 10 avril, elle a peut-être commencé à cautériser, sous les dorures du Conseil d’Etat, réuni en assemblée du contentieux, une formation solennelle, et pour la dernière séance de son président, Didier-Roland Tabuteau.
    La plus haute juridiction administrative devait se pencher sur un recours déposé il y a plus d’un an, en mars 2025, par une dizaine d’organisations, dont la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), la Cimade ou encore Coallia, la CGT et la CFDT. Ces dernières dénonçaient les carences de l’administration numérique des étrangers, un téléservice mis en place à partir de 2020 et responsable de nombreuses ruptures de droits : faute de pouvoir renouveler leurs documents, à cause de blocages techniques ou d’attentes interminables, des étrangers se retrouvent en situation irrégulière ou perdent le droit de travailler, d’obtenir un logement, des prestations sociales…
    Fait notable : conscient des insuffisances qui sont celles de ses services, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a diffusé une instruction aux préfets, le 5 avril. Il leur demande de prendre une série de mesures pour réduire les délais de traitement des demandes de titre de séjour et lutter contre ces ruptures de droits.
    En dépit de cela, vendredi, le rapporteur public du Conseil d’Etat, Frédéric Puigserver, a jugé que le « caractère très récent de ces mesures » ne lui permettait pas d’en appréhender les effets. Il a donc constaté de nombreuses situations d’illégalité et souligné la « gravité » de leurs conséquences sur un public « particulièrement vulnérable ».
    Si la décision du Conseil d’Etat doit être rendue d’ici à trois semaines environ, les conclusions du rapporteur public plaident pour l’édiction de plusieurs injonctions à agir afin que l’Etat remédie à de nombreux vices techniques et de conception de l’administration numérique des étrangers. Ainsi, sur ce portail, un étranger ne peut déposer une demande de titre de séjour que sur un seul fondement et, si cette demande est refusée, il s’expose à une obligation de quitter le territoire et à l’impossibilité de demander un titre sur un autre motif. Une situation illégale, aux yeux du rapporteur. De même, ce dernier a épinglé l’impossibilité de renouveler un titre « au motif erroné » que l’étranger n’a pas retiré son précédent titre, ou encore l’impossibilité de modifier son adresse postale ou d’actualiser ses justificatifs de revenus, une fois une demande déposée en ligne.
    Autres anomalies relevées : les délais trop longs de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction qui, lorsque la décision de la préfecture tarde, permet à l’étranger de justifier de la régularité de son séjour. Par ailleurs, ces attestations ne sont pas prises en compte, à tort, dans l’attribution des prestations sociales et comportent toujours la mention « ne permet pas d’exercer une activité professionnelle » alors même que, sur les titres de séjour non salariés, cette information est erronée. Dans son instruction du 5 avril, consultée par Le Monde, Laurent Nuñez a annoncé l’automatisation du renouvellement des attestations de prolongation d’instruction. En défense, il fait valoir l’activité croissante et de plus en plus complexe à laquelle les préfectures font face. « En dix ans, écrit-il, le nombre de titres et documents provisoires de séjour valides a augmenté de 57 %, tandis que les effectifs des services chargés du séjour ont crû de 35 %. » M. Nuñez relève un doublement du délai de traitement des demandes de renouvellement entre 2018 et 2025, qui atteint désormais quatre mois, en moyenne.
    Le ministre annonce aussi le recrutement de 500 vacataires, postés en priorité sur l’instruction des renouvellements, en particulier ceux relevant de l’immigration professionnelle. D’autres mesures sont listées, comme la systématisation de la délivrance de cartes longue durée « lorsque les conditions de fond sont remplies », la simplification et l’uniformisation des listes de pièces justificatives ou encore la suppression de l’obligation faite aux détenteurs de titre de longue durée de déclarer leur changement d’adresse. « Ce ne sont que des annonces, et bien tardives, et rien ne nous garantit qu’elles seront mises en œuvre, a déclaré au Conseil d’Etat l’avocate des requérants, Alice Meier-Bourdeau. L’Etat de droit ne se proclame pas, il se garantit. »
    A l’issue de l’audience, la directrice générale de la FAS, Nathalie Latour, se disait « très satisfaite » des conclusions du rapporteur public. « C’est la reconnaissance qu’il y a un vrai dysfonctionnement », a-t-elle commenté. Responsable des questions de droits au séjour à la Cimade, Riwanon Quéré regrette cependant que le rapporteur public n’ait pas reconnu l’insuffisance des moyens en faveur de l’accueil et de l’accompagnement des publics en difficulté avec le numérique. Lors d’une réunion des préfets, le 2 avril, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, s’est attardé sur le sujet de la régularisation des travailleurs sans papiers. Il a souligné la faiblesse du dispositif expérimental issu de la loi sur l’immigration de janvier 2024, censé simplifier l’accès au séjour des travailleurs dans les métiers en tension mais qui n’a produit que peu d’effet, alors qu’il prendra fin en décembre 2026. Seules 1 700 personnes ont ainsi été régularisées dans les métiers en tension en 2025 alors que Bruno Retailleau, ministre de l’intérieur de septembre 2024 à octobre 2025, avait diffusé des instructions de dureté au corps préfectoral. « Le ministre a dit qu’il fallait appliquer les textes », rapporte une personne présente à cette réunion. Selon nos informations, des réflexions seraient en cours avec le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, en vue d’un assouplissement.

    #Covid-19#migration#migrant#france#numerique#titredesejour#sante#droit#immigration#metierentension#prefecture

  • L’intelligence artificielle et ses esclaves cachés – #Penser_les_luttes
    https://radioparleur.net/2026/04/02/ia-travailleurs-data-workers-chatgpt

    Non, les outils d’IA ne fonctionnent pas tout seuls. Contrairement aux discours répandus par les maisons mères des LLM, ces Large Language Model que sont ChatGPT, Claude, Gemini, et leurs émules, ces systèmes parlants ont besoin d’humains pour les entraîner, les régler, et leur permettre de fonctionner. Dans ce premier épisode de la sixième saison […] L’article L’intelligence artificielle et ses esclaves cachés – Penser les luttes est apparu en premier sur Radio Parleur.

    #Carousel_1 #Penser_les_luttes_-_L'émission #Toujours_en_lutte #IA #numérique #travail

  • #Boavizta : Evaluation d’impacts environnementaux du numérique des organisations

    Pour les équipes #Numérique_Responsable et #RSE, une aide au quotidien grâce à un groupe de travail inter-organisations, des ressources expertisées & actualisées sous licences libres :

    - Méthodologie de #mesure
    - Référentiel de données
    - Moteur de calcul

    https://boavizta.org
    #impact #IA #AI #data_centers #centres_de_données #impact_environnemental #calcul #évaluation

    • INTERVIEW de #Benoit_PETIT : “On est encore très loin d’un #numérique_soutenable

      Entre engagement technique, transparence radicale et volonté de transformation systémique, Benoit Petit œuvre depuis plusieurs années à rendre le numérique plus mesurable, plus sobre et plus juste. Cofondateur de #Hubblo, il développe des outils pour quantifier l’impact environnemental des #infrastructures IT. Dans cet entretien, il revient sur son parcours, les défis du secteur et les leviers d’action.

      Peux-tu revenir sur ton parcours et ce qui t’a conduit à fonder Hubblo ?

      Benoit : « J’ai commencé par un parcours très classique dans l’IT : j’ai été ingénieur systèmes, réseaux, cloud… pendant une dizaine d’années. Et à un moment, l’absence de considération environnementale dans mon travail contrastait trop avec mes changements de vie et aspirations personnelles, alors j’ai commencé à me poser des questions sur l’impact environnemental de mes choix techniques. J’ai cherché des outils de mesure de l’énergie consommée au niveau des serveurs, et je n’ai rien trouvé qui corresponde à mes besoins. J’ai donc développé un outil libre et open source, Scaphandre, pour répondre à ce besoin. Ce travail m’a progressivement amené à rencontrer des personnes qui partagent les mêmes objectifs, avec qui nous avons co-fondé Hubblo. L’objectif de Hubblo, c’est d’aider les organisations à réduire l’impact environnemental lié à leurs activités numériques, ce qui implique parfois l’évaluation de ces impacts, toujours en s’appuyant sur des méthodologies robustes et ouvertes. »
      Peux-tu nous parler de Scaphandre et de son fonctionnement ?

      Benoit : « Scaphandre est un agent qui s’installe sur un serveur informatique et permet de mesurer la consommation énergétique d’une partie de ses composants électroniques et des logiciels qui tournent sur ce serveur. Il exploite des interfaces fournies par les fabricants de puces et fonctionne sous GNU/Linux et Windows Server. Il est utilisé aujourd’hui dans plusieurs pays, par des entreprises de plusieurs tailles et avec des cœurs de métier différents. Il est en open- source, donc chacun peut l’adapter, le corriger, l’améliorer. L’idée, c’est de fournir une brique technique fiable et compatible avec les outils de supervision de l’entreprise pour produire de la donnée utile à l’éco-conception. »
      Qu’est-ce que propose concrètement Hubblo aujourd’hui ?

      Benoit : « On accompagne des structures — entreprises, collectivités, hébergeurs — pour leur permettre de faire évoluer leur rapport à la technologie d’un point de vue socio-environnemental, ce qui implique notamment de comprendre leur empreinte environnementale. Pour cela, on développe des outils open source, on contribue à des méthodologies, on produit des données utiles à l’évaluation environnementale, en open-data, et on forme les équipes techniques à les utiliser. Le but, c’est que les gens deviennent autonomes sur ces sujets et soient de plus en plus nombreux à transformer le secteur. »
      Pourquoi est-ce si compliqué aujourd’hui d’accéder à des données fiables sur l’impact du numérique ?

      Benoit : « Il y a une vraie opacité. Les acteurs du cloud et des Datacenters ne donnent que des données globales ou relatives, souvent très orientées communication. Ce manque de transparence rend la comparaison quasi impossible, et empêche de faire des choix éclairés. C’est pour ça qu’on insiste sur la nécessité d’évaluations indépendantes et sur la publication de données ouvertes. Sinon, on ne sortira jamais du greenwashing. La réglementation a bien sûr un rôle central à jouer aujourd’hui et à l’avenir, pour normer et systématiser la transparence. »
      Quel est le rôle du collectif Boavizta dans ce paysage ?

      Benoit : « Boavizta, c’est un collectif qui crée des communs numériques : des bases de données, des outils d’analyse d’impact, des méthodologies. On travaille beaucoup sur l’évaluation environnementale du matériel IT, des datacenters, du cloud, des logiciels… Le collectif regroupe des chercheurs, des ingénieurs, des consultants, des collectivités… L’objectif est que toutes les parties prenantes puissent s’outiller avec les mêmes méthodes et que celles-ci puissent être critiquées, comprises et améliorées. On milite pour une approche ouverte, partagée, rigoureuse. »
      Vous travaillez aussi sur une méthodologie sectorielle avec l’ADEME : la PCR Datacenter & Cloud. Quel est l’objectif ?

      Benoit : « On a contribué à la mise a jour du RCP - Règlement de Catégorie Produit - de l’ADEME, dédiée aux services Cloud et de co-location. L’objectif, c’est d’avoir un cadre reconnu pour évaluer l’impact d’un datacenter ou d’un service cloud, à travers une Analyse de Cycle de Vie (ACV) et des règles d’allocation propres à chaque type de service proposé. Aujourd’hui, chacun fait un peu ce qu’il veut. Si ce RCP devient la norme, une entreprise de services d’hébergement pourra évaluer les impacts de son usage de manière normée, avec des règles communes, en s’appuyant sur les données affichées par le fournisseur. La seconde et dernière version du RCP à date est sur la librairie en ligne de l’ADEME. »
      Quel lien fais-tu entre mesure et transformation ?

      Benoit : « Évaluer, c’est une étape parfois très utile, mais ce n’est qu’un levier. L’enjeu, c’est d’enclencher des transformations profondes : interroger les niveaux de service, se demander si on a vraiment besoin de telle redondance ou de telle disponibilité, mais surtout si l’on souhaite sortir de la seule optimisation et des réductions d’impact à la marge pour entrer dans une démarche réelle de sobriété, questionner le business model, voire entamer sa transformation pour une compatibilité réelle avec les limites planétaires. Dans l’idéal, on commence par là et une fois sur la bonne voie, on optimise pour enlever le superflu. Dans les faits, c’est souvent l’inverse qui a lieu. L’évaluation a un intérêt pour aider la prise de décision stratégique, ou bien à une échelle plus micro pour identifier les optimisations possibles. Ce n’est pas une action positive pour l’environnement en soi. À une échelle plus macro, ça permet de ne pas se faire embrumer par les Big Tech. »
      Quel est ton regard sur l’essor de l’intelligence artificielle dans ce contexte ?

      Benoit : « L’IA, en particulier l’IA générative, vient amplifier tous les travers d’un numérique non soutenable. Ce qui change, ce sont les volumes et la vitesse d’expansion. On parle souvent des impacts environnementaux par inférence ou pour un entraînement d’un modèle particulier, mais c’est une manière pour le secteur de se cacher derrière son petit doigt. Les impacts absolus sont colossaux, la seule consommation d’énergie finale des Datacenters devrait doubler d’ici deux ans et on sait que seule une partie des données sur le sujet sont vraiment disponibles. Google a vu son empreinte carbone prendre 50% sur les 3 dernières années, Microsoft 30% en un an, ce principalement du fait de la construction de nouveaux Datacenters. Et ce ne sont que les impacts que l’on peut évaluer approximativement, la face émergée. Ça ne les empêche pas de se présenter comme les plus “innovants” ou les plus “efficaces” en la matière. Sans parler du fait que les Gafams communiquent principalement sur les émissions liées à l’électricité consommée, tout en comptabilisant les certificats de garantie d’origine qui leur permet d’effacer comptablement les émissions réelles. Le Guardian estime que l’écart entre les émissions annoncées et celles émises si l’on ne compte pas les certificats, est en moyenne une multiplication par 600 entre 2020 et 2023. C’est un jeu de dupes. »
      Quel rôle les politiques publiques pourraient-elles jouer selon toi ?

      Benoit : « Il y a clairement besoin d’un cadre réglementaire plus ambitieux. Des choses se mettent en place, comme la CSRD qui impose un reporting extra-financier, mais c’est encore trop lent côté numérique. Il faut des obligations de transparence (l’Energy Efficiency Directive mise à jour en 2024 en est une prémice), des exigences de données ouvertes et une planification qui prend en compte les conflits d’usage des ressources disponibles. Sans ça, les grandes plateformes continueront à verrouiller l’accès à l’information. Et on restera dans une forme de dépendance technique et politique. »
      Quels conseils donnerais-tu à une entreprise qui veut s’engager ?

      Benoit : « De d’abord actionner tous les leviers évidents qui ne nécessitent pas d’évaluation : augmenter la durée de vie des équipements, identifier les fournisseurs qui peuvent proposer de la location de matériel avec un fort taux de réemploi et de reconditionnement, rejeter l’utilisation systématique des LLMs et privilégier des solutions spécifiques à votre besoin même si ce n’est pas la trend du moment. Actionner le pilier essentiel de l’éco-conception qui consiste à questionner le besoin et l’adéquation entre le réel besoin et la technologie employée. Ensuite, évaluer pour aller plus loin et surtout partager un maximum d’informations pour s’ouvrir la porte de la collaboration avec d’autres acteurs, être le plus transparent possible sur la méthode et les hypothèses des évaluations. Condamner le greenwashing et prendre en compte la dimension systémique et éminemment politique du problème. »
      Pour finir, un ouvrage ou une ressource que tu recommanderais ?

      Benoit : « Oui, un livre que je trouve vraiment éclairant : Aux sources de l’utopie numérique de Fred Turner. Il retrace l’histoire des communautés californiennes des années 60 et montre comment leurs idéaux ont influencé la culture et les infrastructures du numérique actuel, puis comment ces idéaux ont contribué aux modèles économiques que l’on voit chez les entreprises de la Tech aujourd’hui. Ça permet de comprendre que derrière nos outils, il y a des visions du monde — et qu’on gagnerait à les questionner. »

      https://planete-warez.net/topic/7331/interview-de-benoit-petit-on-est-encore-tr%C3%A8s-loin-d-un-num%C3%A9

  • Nicolas Guillou, Richter am IStGH - Debanking und digitale Isolation

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12351890

    #Hegemonie #Ditalisierung #Monopol #IStGH #debanking #Erpressung #Überwachung

    ♲ Weltzeitgeist - 2026-03-21 18:04:23 GMT

    ’US-Sanktionen gegen Gericht - Leben in der digitalen Isolation wegen Haftbefehl gegen #Netanjahu Er war beteiligt am Erlass des Haftbefehls gegen Israels Premier Netanjahu. Jetzt kann Nicolas Guillou, Richter am Internationalen Strafgerichtshof, kein Bankkonto mehr eröffnen, und auch von der digitalen Welt ist er komplett ausgeschlossen.’

    https://www.srf.ch/news/dialog/us-sanktionen-gegen-gericht-leben-in-der-digitalen-isolation-wegen-haftbefehl-ge

    (....)

  • How Iran calibrates escalation
    https://diaspora.psyco.fr/p/12351777

    ♲ Kim Perales - 2026-03-21 18:45:06 GMT
    https://toad.social/@KimPerales/116268643526270535

    “The Iranian strike on Dimona and the Haifa refinery following the Israeli attack on the South Pars gas field highlights a clear and consistent pattern:🚨ESCALATION managed through deliberate signaling.In both cases, we see effective command and control, with strategic guidance translating into precise operational execution at the tactical level…” D Citrinowicz #IranWar#Israel #Netenyahu #Trump #US #Iran #Retaliation #Deterrence #Escalation #NoKings #Protest #USPol

    • https://x.com/nikstankovic_/status/2035433719939436851

      Nik Stankovic
      @nikstankovic_
      2026-03-21

      Unmentioned in these reports of Iran hitting #Dimona, Israel’s nuclear weapons research center (missiles are unlikely to be there), is that Israel hit Iran’s nuclear research center #Natanz.

      #Iran is following the tit-for-tat strategy: what you hit here is what we hit there. You hit our bases, we hit your bases EVERYWHERE if they are used against us. You hit our our gas fields, we hit “your” gas fields. You hit our nuclear facilities, we hit your nuclear facilities.

      This is a strategy proven to lead to peace/deterrence. Something #Russia never accepted, which is why the #Ukraine war is in its 5th year.

      #Israel #USA

    • Different ways of #retaliation

      [...]

      This is not a gold rush. A rush implies speculation. This is rearmament. The PBOC is building reserves outside the dollar system. Chinese households are converting savings into a store of value independent of American financial infrastructure. Hainan’s free-trade port has become a gold shopping destination. Banks ration supply because demand exceeds every ceiling Beijing sets. The queue at ICBC is not for jewellery. It is for monetary sovereignty, purchased 600 kilograms at a time.

      The symmetry with Natanz is exact. The United States has bombed Iran’s nuclear facility five times in 16 years. The programme survives because nuclear knowledge cannot be destroyed by ordnance. China is building a gold reserve that the United States cannot reach because physical metal in a sovereign vault cannot be frozen by SWIFT exclusion. Both strategies operate on the same principle: the thing that matters most is the thing that cannot be taken away. For Iran it is the physics equation. For China it is the gold bar. Both are responses to the same American power projection. Both are designed to outlast it.

      The West is fighting a kinetic war over a strait it controls militarily. The East is fighting a monetary war over a reserve asset it controls physically. Both wars are happening on the same day. Neither side has acknowledged the other’s battlefield. The strait is 21 miles wide. The gold bar is 400 ounces. And the distance between them is the distance between the world that is ending and the world that is beginning.

      [...]

      citation d’ici :

      https://seenthis.net/messages/1163878

      #Chine #monnaie #armement #mobilité #USA #États-Unis #numérisation #science #energie #resources #SWIFT

  • Die peruanische ICC-Richterin Luz del Carmen Ibáñez - ausgelöscht aus dem digitalen Leben, weil sie ihren Job machte.

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12338440

    #Judikative #Erpressung #IStGh #Hegemonie #Überwachung #Digitalisierung

    ♲ Adfichter - 2026-03-15 18:58:18 GMT

    https://infosec.exchange/@adfichter/116234721614536779

    Die peruanische ICC-Richterin Luz del Carmen Ibáñez...von ihrer Bank in der Niederlande gecancelt (weil diese sonst von den USA sanktioniert wird), ihre Apple/Google-Konten ebenfalls alle gesperrt (wie sie in einem anderen Interview sagte), und ausgelöscht aus dem digitalen Leben...

    weil sie ihren Job machte.

    „Darüber hinaus erstrecken sich die Sanktionen auch auf die Familien der Richter. Und genau da liegt das größte Problem. Meiner Tochter, einer internationalen Anwältin, wurden Visum und Kreditkarte entzogen . Sogar ihre Google-Konten, E-Mails usw. wurden gesperrt. Es ist unfassbar, denn sie lebt nicht bei mir, arbeitet nicht mit mir zusammen und hat keinerlei Verbindung zum IStGH. Dieselben Maßnahmen wurden auch gegen die Familien meiner Kollegen verhängt – gegen ihre Ehemänner, Partner, Mütter und sogar gegen ihre Ex-Frauen, die aufgrund ihrer Unterhaltszahlungen ebenfalls als potenzielle Sanktionskandidaten gelten.

    Welche Rechtfertigung gibt es also für die Misshandlung und willkürliche Angriffe auf Familien? Der einzige Zweck ist, die Macht der Stärksten auszuüben und diejenigen einzuschüchtern und anzugreifen, von denen man glaubt, dass sie diesen Gewalttaten erliegen werden . Das ist nicht nur ungerecht, sondern völlig unverdient und willkürlich.“

    [Source:] https://www.rfi.fr/es/programas/programa-especial/20260210-luz-del-carmen-ib%C3%A1%C3%B1ez-la-jueza-peruana-de-la-cpi-sancionada-p

    • oAnth:

      Wer gegen die hegemonialen Interessen der #USA,

      sprich denjenigen des US- #Dollars als #Weltwährung und seiner gesellschaftlich-wirtschaftlich weltumspannenden Absicherungsmechanismen, wie dem unantastbaren internationalen Digital- und Medienmonopol und seiner vorgeschriebenen Diskurse, einer direkten oder stellvertretenden militärischen Dominanz, der Beherrschung der Energie- und Rohstoffmärkte, (inkl. der organisierten Kriminalität und des Terrorismus),

      ernsthaft, d.h. mit spürbaren Konsequenzen für die angloamerikanischen Drahtzieher, sachkundig Einwände ins Feld führt, oder gar zu juristischen und exekutiven Mitteln greift, der muss auf vergleichbare schikanöse Methoden gefasst sein, wie hier im vorliegenden Falle angesichts einer erschreckend zur Schau gestellten Skrupellosigkeit unter Einbezug aller privaten und beruflichen Belange gegenüber der peruanischen IStGH-Richterin Luz del Carmen Ibáñez zu berichten ist. Der Fall lässt sich auch auf jemanden mit dem untrüglichen militärischen und geopolitischen Sachverstand eines Jacques Baud erweitern, dem auf Grund seiner analytischen Expertise, u.a. im #Ukraine -Krieg, ein vergleichbares Schicksal zuteil wurde.

  • L’atelier de l’histoire à l’ère numérique
    https://laviedesidees.fr/Muller-Clavert-Ecrire-l-histoire

    Caroline Muller et Frédéric Clavert engagent une réflexion sur ce que l’usage du #numérique transforme dans le métier d’historien, depuis le travail sur les sources jusqu’à la structuration de la discipline elle-même.

    #Histoire #historiographie #archives #historicité
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20260312_histoirenumerique-2.pdf

  • Les ruses de la raison numérique
    https://laviedesidees.fr/Sebastien-Broca-Pris-dans-la-toile

    D’utopie à dystopie, comment #internet s’est-il retourné contre ses propres valeurs libertaires en quelques décennies ? Par l’analyse d’un vaste corpus documentaire, Sébastien Broca étudie cette transformation sous l’angle des critiques de l’empire des « big tech » du #numérique.

    #Société #capitalisme
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20260311_rusesnumerique-broca.pdf

  • Comment le #numérique est devenu l’#utopie du #capital
    https://www.terrestres.org/2026/03/10/comment-le-numerique-est-devenu-lutopie-du-capital

    Le développement des #Big_Tech s’est accompagné de discours ayant une dimension utopique. Les #technologies numériques ont été présentées comme la promesse d’un avenir transcendant les limites matérielles à l’abondance et abolissant la nécessité du #travail. Ces projections ont eu une fonction d’occultation du présent. Elles ont dissimulé le fait que la prospérité des grandes #entreprises #technologiques reposait sur l’#appropriation et l’#exploitation de nombreuses #ressources productives : matières premières, #énergie, travailleurs et travailleuses. La critique n’a pas toujours su mettre à distance ces utopies du capital, parfois guère éloignées des utopies sociales qu’elle a défendues.

  • Numérique, la fin des illusions ? Anatomie d’une utopie
    https://www.terrestres.org/2026/03/04/numerique-la-fin-des-illusions-anatomie-dune-utopie

    en quelques décennies, la civilisation des écrans et du numérique a enfanté un mode d’être, de relations et d’interactions profondément nouveaux. Lorsque les coordonnées de l’expérience humaine sont à ce point modifiées, les sciences humaines ont pour habitude de parler d’un « fait social total » : une réalité sociale complexe et multidimensionnelle, qui interfère sur la totalité de la société et de ses institutions, et façonne les individus.

    Illustration de cette nouvelle norme qui concoure à une série de métamorphoses : durant la période de développement foudroyant du numérique, la France a perdu 18 000 de ses bars-tabac entre 2002 et 2022. Si ces lieux de sociabilité ordinaires, tant en ville qu’à la campagne, ont décliné progressivement durant tout le XXe siècle6, la vague de fermetures des deux dernières décennies a porté un rude coup au tissu social. Une récente étude du Centre pour la recherche économique et ses applications fait d’ailleurs le lien entre ces fermetures et la progression du vote pour l’extrême droite : « ce n’est pas la fermeture elle-même qui affecte immédiatement les comportements électoraux, mais l’accumulation lente de ses conséquences : la raréfaction des interactions ordinaires, l’appauvrissement de la parole collective, la cristallisation progressive d’un récit de déclin qui peut nourrir un sentiment de relégation et finit par trouver son expression électorale7 ».

  • De #Google #Books à l’#IA : l’histoire numérique repasse les plats. – affordance.info
    https://affordance.framasoft.org/2026/02/de-google-books-a-lia-lhistoire-numerique-repasse-les-plats

    Contrairement à ce que pouvait écrire Céline, l’histoire, #numérique en tout cas, repasse parfois les plats. A fortiori lorsque ceux-ci ont un goût amer. Au début des années 2005, j’ai suivi, chroniqué et établi l’un de mes terrains de terrain de recherche sur la manière dont le projet #Google_Books allait (et aujourd’hui, avait) définitivement modifié et remodelé à son avantage non seulement l’entièreté des « métiers du livre » (#librairie, #édition, #bibliothèque), mais aussi initié et accompagné toutes les mutations ayant donné lieu à de nouveaux standards dans l’ensemble des #industries #culturelles. Vous trouverez trace de nombre de ces réflexions dans la rubrique éponyme de ce blog, ou bien dans cette version (qu’il faut que j’actualise) d’un cours que je donne sur le sujet à mes étudiantes et étudiants.

  • Guillaume Carnino, Adieu aux cybersoviets, février 2026
    sur les impasses de l’accélérationnisme de gauche

    À mesure qu’une partie de la gauche découvre l’écologie, on ne cesse de constater qu’elle reste profondément industrialiste, prisonnière de sa foi dans le progrès et la neutralité des techniques. L’historien des techniques #Guillaume_Carnino adresse une série d’objections à #Cédric_Durand et #Razmig_Keucheyan, auteurs de “Comment bifurquer ? Les principes de la #planification_écologique ” [et Cédric Durand, “Faut-il se passer du numérique pour sauver la planète ?”].

    Notre critique de ces deux textes s’organise en quatre temps : après avoir fait part de notre étonnement quant à la référence appuyée à certaines politiques de la Chine contemporaine, nous proposons une analyse critique de leur conception du #numérique mondialisé. Dans une troisième partie, nous discutons des conséquences de leur méconnaissance de l’histoire industrielle, une ignorance dommageable car elle engendre une série de contresens sur la nature des processus en cours. Enfin, nous terminons par la mention de plusieurs travaux montrant à quel point leur insistance sur la décision en matière de politique technologique évacue les principaux enjeux environnementaux du monde industriel contemporain.

    Le gang bicéphale Durand & Keucheyan se fait descendre en flammes !

    https://www.terrestres.org/2026/02/12/adieu-aux-cybersoviets-sur-les-impasses-de-laccelerationnisme-de-gauche

    Le compte Seenthis de #Terrestres ne l’a pas signalé ?!?

    #recension, #critique_techno #technophilie #gauchisme #industrialisme et j’en oublie...

  • Voyage vers la robustesse - Infogreen Factory
    https://infogreenfactory.green/publications/livre-blanc-robustesse
    https://infogreenfactory.green/documents/livre-blanc-robustesse-web.pdf

    Construire une stratégie d’organisation pour pallier les risques induits sur le numérique face aux enjeux climatiques, géopolitiques, sociaux et technologiques

    #numérique #robustesse #résilience #risque #risque_industriel

    • Le capitalisme dans sa phase hypomaniaque est un ogre affamé de mots. Insatiable. Après avoir dévoré le « développement durable » à l’apéro, la « transition » en hors d’œuvre et la « résilience » en plat principal (assaisonné d’un soupçon de « sobriété »), le voici prêt à engloutir la « robustesse » pour son plan quinquennal 2025-2030. Je note que l’espérance de vie des mots-à-saloper est de plus en plus courte.
      N.B : « l’adaptation » malgré de beaux efforts de propagation, rencontre logiquement quelques résistances de la part d’une population naturellement conservatrice.

  • lundi.dev — Un #milliard par #jour pour vérifier l’heure
    https://lundi.dev/newsletter/2026/02/09/2-un-milliard-par-jour-pour-verifier-l-heure

    On ne connaît pas la proportion de ces agents qui tournent sur des #LLMs hébergés par les géants du #numérique, mais je ne peux pas m’empêcher de faire un lien avec le fait que #Google, #Microsoft, #Amazon et #Meta ont dépensé l’année dernière plus de 376 milliards de dollars en #investissements (#capital #expenditure, ou #CapEx).

  • L’Esercito Israeliano accetta il bilancio delle vittime fornito dal Ministero della Salute di Gaza, secondo cui durante la guerra sono stati uccisi oltre 71.000 palestinesi
    https://www.assopacepalestina.org/2026/01/29/lesercito-israeliano-accetta-il-bilancio-delle-vittime-fornito-da

    di Yaniv KubovicheNir Hasson, Haaretz, 29 gennaio 2026. Sebbene molti esperti internazionali abbiano accettato i dati del Ministero della Salute di Gaza come affidabili, e persino conservativi rispetto al bilancio reale delle vittime, Israele aveva fino ad ora rifiutato di accettare il conteggio del Ministero della Salute. L’IDF ha accettato la stima del Ministero della ... Leggi tutto

    #Notizie #numero_dei_morti_a_Gaza

  • Article by article, how Big Tech shaped the EU’s roll-back of digital rights | Corporate Europe Observatory
    https://corporateeurope.org/en/2026/01/article-article-how-big-tech-shaped-eus-roll-back-digital-rights

    Corporate Europe Observatory révèle que Meta a rencontré 38 fois des eurodéputés d’extrême droite depuis le début de cette législature (contre 1 seule fois sous la précédente). Google France a dîné avec 6 députés RN à Strasbourg. Ces connexions existent dans toute l’Europe — en Italie avec la Lega, en Hongrie avec le Fidesz, aux Pays-Bas avec le PVV. Ces rencontres sont publiques via les registres de transparence. Rends-les visibles, interpelle les médias locaux, demande des comptes.

    -- Permalien

    #numérique #démocratie #technofascisme

  • Lettre ouverte : « Tout le monde doit avoir accès aux services essentiels, sans passer nécessairement par le #numérique »

    https://righttooffline.eu

    À la Commission européenne, au Conseil de l’UE et au Parlement européen.

    Pour interagir avec des administrations, une banque, un fournisseur d’énergie, pour chercher un emploi ou un logement, pour acheter un billet de train… le numérique est rendu incontournable.

    Or, plus de 40 % de la population européenne ne maitrise pas les compétences numériques de base, ce qui l’empêche d’accéder à certains services essentiels.

    Il est urgent de garantir l’accessibilité hors-ligne à tous les services essentiels.

  • Numérique : en quête de sens
    https://www.curseurs.be/numeros/numero-5/article/numerique-en-quete-de-sens

    Alors que le numérique s’impose partout, il est plus que jamais nécessaire d’en questionner les effets et les affects. Dans ce texte proposé à Curseurs, Khrys, rédactrice du « Khrys’presso On peut aussi considérer que cette nouvelle révolution n’est qu’un prolongement de la première, une simple étape dans l’automatisation toujours plus poussée des tâches et de la machinisation de nos vies.]], est littéralement vendue comme une facilitation de la vie quotidienne, elle apparaît (...) #Numéro_5

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