• Suisse, États-Unis, France : le retour du scorbut – Réalités Biomédicales
    https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2022/10/06/suisse-etats-unis-france-le-retour-du-scorbut

    Stéphanie Thiemann, Valeria Cimorelli, Nadia Bajwa qui rapportent ce cas clinique de scorbut infantile survenu en Suisse, pays riche, rappellent que les premiers symptômes du scorbut sont principalement des signes généraux qui peuvent passer inaperçus. Des douleurs osseuses et musculaires sont présentes dans plus de 80 % des cas et s’expliquent par la fragilité des ligaments, des os et des fibres musculaires, la carence vitaminique entraînant une anomalie de formation du collagène. Les douleurs osseuses sont également directement provoquées par des saignements de la membrane synoviale qui tapisse l’intérieur des articulations, la présence d’hématomes sous le périoste et des micro-fractures. Les saignements sont dus à une fragilité capillaire. Il est à noter que la perte des dents et les saignements des gencives (gingivorragies), qui figurent parmi les signes historiquement associés au scorbut, sont des symptômes tardifs.

    Le traitement du scorbut infantile consiste généralement en une prise quotidienne de vitamine C par voie orale ou intraveineuse pendant une semaine. Les jeunes enfants sont ensuite supplémentés par voie orale pendant un à trois mois. Les symptômes généraux disparaissent en 24 heures alors que les signes cutanés et musculaires mettent plusieurs semaines pour s’améliorer.

    Selon les pédiatres suisses, ce cas clinique est « un exemple de l’importance de disposer de l’histoire détaillée du patient, y compris sur le plan nutritionnel », et d’ajouter : « Si nous avions inclus les carences nutritionnelles dans notre diagnostic différentiel initial, nous aurions été en mesure d’éviter des examens de laboratoire inutiles, d’imagerie, des procédures invasives, et nous aurions pu traiter le patient plus rapidement ». Il importe en effet de traiter les patients sans délai car cette carence vitaminique peut être mortelle.

  • Quand les pensionnaires autochtones étaient des cobayes en nutrition Catherine Lefebvre
    https://ici.radio-canada.ca/mordu/4258/pensionnats-autochtones-cobayes-nutrition

    De 1942 à 1952, des chercheurs ont mené des études controversées dans des pensionnats autochtones dans le but de « traiter » la malnutrition particulièrement présente chez les jeunes pensionnaires. Lumière sur un côté sombre de la recherche en nutrition au Canada.

    En 2013, l’historien de l’alimentation, de la santé autochtone et de la politique du colonialisme Ian Mosby publie un article intitulé Administering Colonial Science : Nutrition Research and Human Biomedical Experimentation in Aboriginal Communities and Residential Schools, 1942–1952.
    Il y parle des nombreuses études menées sur des pensionnaires dans six pensionnats autochtones canadiens https://ici.radio-canada.ca/ohdio/balados/7112/nutritionniste-urbain-bernard-lavallee-catherine-lefebre/610351/pensionnat-autochtone-experience-histoire-canada .

    Au nom de la malnutrition
    À l’aube des années 1940, le gouvernement canadien sait que la famine règne dans les pensionnats et les communautés autochtones. En 1942, une équipe de recherche commence à étudier la question de la malnutrition en se rendant dans cinq communautés cries au nord du Manitoba : Norway House, Cross Lake, God’s Lake Mine, Rossville et The Pas.

    À leur arrivée, les scientifiques constatent l’état de malnutrition sévère des pensionnaires, qui mangent en moyenne 1470 calories par jour. Ce nombre de calories est similaire à celui consommé par les participants de la Minnesota Starvation Experiment https://ici.radio-canada.ca/ohdio/balados/7112/nutritionniste-urbain-bernard-lavallee-catherine-lefebre/519565/seconde-guerre-mondiale-ancel-keys-alimentation de l’Américain Ancel Keys, une expérience menée dans les mêmes années qui tente de simuler la famine.

    Les chercheurs disent même que si les pensionnaires étaient blancs, ils exigeraient qu’ils soient soignés. Cette précarité alimentaire entraîne des problèmes de santé nettement plus prévalents dans cette population que dans la population non autochtone.

    Par exemple, le taux de mortalité de la tuberculose au Manitoba est, à l’époque, de 27 cas pour 100 000 habitants. Dans les communautés autochtones de la province, on parle de 1400 pour 100 000 habitants. De plus, leur taux de mortalité infantile est de 8 fois supérieur à celui du reste du Canada.

    Les pensionnats comme laboratoire de recherche
    Les chercheurs proposent donc de mener une étude intensive d’un an ou deux pour démontrer les effets d’interventions nutritionnelles, en ajoutant des suppléments de vitamines et minéraux dans le régime alimentaire d’une partie des pensionnaires souffrant de malnutrition pour prévenir la tuberculose. Cela veut donc dire que le groupe témoin, souffrant aussi de malnutrition, ne reçoit aucun supplément.


    Il faut savoir que la qualité générale des soins de santé est inadaptée. “Les soins médicaux offerts aux peuples autochtones sont nettement inférieurs aux normes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du système des pensionnats, précise Ian Mosby. Pratiquant la ségrégation raciale, le Canada crée alors des « hôpitaux indiens” qui ne sont financés qu’à une fraction du coût des établissements des colons. »

    Or, pour les chercheurs, réduire la malnutrition chez les pensionnaires est aussi une façon de protéger la population blanche de ce qu’ils appellent les “réservoirs indiens” qu’ils considèrent comme des “vecteurs de maladies”.

    Plus tard, en 1947, une nouvelle étude débute à la Baie-James afin de comprendre les liens entre la nutrition et la santé dans le Nord. Les chercheurs croient que les problèmes de malnutrition des peuples autochtones sont causés en majorité par leur trop grande dépendance aux aliments achetés en magasin et leur manque d’accès à leurs aliments traditionnels.

    Les scientifiques constatent une fois de plus un état nutritionnel inadéquat. Pour y remédier, ils estiment qu’il vaut mieux éduquer les populations autochtones, notamment à faire de meilleurs choix alimentaires. On les encourage à chasser, pêcher et jardiner, même si l’accès au territoire a été largement limité par les colons.

    L’année suivante, en 1948, de nouvelles études sont entamées, et 1000 enfants de six pensionnats servent de cobayes. On modifie leur alimentation ou on la maintient inadéquate pour tester l’effet de certains aliments ou de suppléments de vitamines et minéraux sur leur état de santé.

    Ces études ne suffisent pas à améliorer de façon significative le traitement de la malnutrition des pensionnaires. Au contraire, les chercheurs estiment qu’il en faut encore plus pour en apprendre davantage sur les liens entre la santé et la malnutrition.
    Si ces études semblent atrocement non éthiques, Ian Mosby croit bon de rappeler que “les horreurs dans les pensionnats autochtones étaient bien pires que ces études”.

    Pour en savoir plus à ce sujet, écoutez l’épisode d’On s’appelle et on déjeune https://ici.radio-canada.ca/ohdio/balados/7112/nutritionniste-urbain-bernard-lavallee-catherine-lefebre/610351/pensionnat-autochtone-experience-histoire-canada . Nous en discutons avec Sipi Flamand, vice-chef du conseil de bande des Atikamekws de Manawan, et Laurence Hamel-Charest, candidate au doctorat en anthropologie à l’Université de Montréal, dont la thèse porte sur la transformation du patrimoine alimentaire de la communauté anishinaabe de Lac-Simon.

    #canada #pensionnats_autochtones #extermination #enfants #tuberculose #faim #nutrition #horreurs #cobayes #malnutrition #ségrégation-raciale #religion

    • C’est fou le nombre de génocides dans les quels les « protecteur de la vie » sont impliqués.
      L’interdiction de l’avortement aux usa leur permet de faire oublier leurs massacres organisés .

  • Contre la #Malbouffe au #Quebec : Zoner le territoire pour la santé Stéphanie Marin
    https://www.ledevoir.com/societe/transports-urbanisme/695190/zoner-pour-la-sante

    Lorsque l’arrondissement montréalais de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce (CDN-NDG) a décidé de s’attaquer à l’obésité et à la malbouffe en limitant notamment les établissements de restauration rapide sur son territoire, elle ne se doutait pas que son « objectif santé » pour ses citoyens serait contesté jusqu’en Cour suprême. Sa toute récente victoire judiciaire ouvre la voie aux autres municipalités qui veulent dessiner les contours de milieux de vie plus sains.

    Il s’agit d’un premier jugement de cette cour qui confirme le pouvoir d’une municipalité québécoise de réglementer de la sorte la malbouffe.


    Photo : Adil Boukind Le Devoir L’arrondissement montréalais de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce a décidé de s’attaquer à l’obésité et à la malbouffe en limitant notamment les établissements de restauration rapide sur son territoire.

    La démarche de l’arrondissement était fort créative : se servir d’un règlement de zonage, un outil qui sert à contrôler l’usage du sol, pour arriver à ses fins. L’objectif clairement déclaré était de « promouvoir la santé et les saines habitudes de vie », notamment en restreignant sévèrement les zones où peuvent s’installer les nouveaux restaurants-minute — et en les tenant loin des écoles.

    Le règlement de CDN-NDG offre une définition de « restaurant rapide » qui comprend trois caractéristiques, soit la prédominance d’emballages ou d’assiettes jetables dans lesquels les repas sont servis, la consommation sur place et l’absence de service aux tables.

    Mais, dès l’adoption du règlement en 2016, A&W, McDonald’s et ses comparses, aidés de l’Association Restaurants Canada, un groupe de l’industrie basé à Toronto, sont montés aux barricades, et ont contesté le règlement devant les tribunaux.

    Pour eux, la démarche était illégale : ce n’est pas du zonage, ont-ils dénoncé, car CDN-NDG vise à réglementer l’alimentation et les habitudes de consommation des citoyens, ce qu’une municipalité n’a pas le pouvoir de faire.

    Il n’y a aucun « détournement de pouvoir » ici, leur a répondu la Cour d’appel en novembre dernier : la promotion de saines habitudes de vie est une considération dont une municipalité est tout à fait libre de tenir compte lorsqu’elle exerce de pouvoir de zoner.

    Le groupe de restaurateurs a aussi plaidé que le règlement est discriminatoire, car il distingue de façon arbitraire deux types de restaurants.

    « Par essence, un règlement de zonage est discriminatoire », a écrit sans s’émouvoir le juge de première instance. Refusant de baisser les bras, les restaurants ont fait valoir que le but avoué du règlement est « irrationnel au point de devenir invalide ». Si l’on veut éviter des aliments malsains, pourquoi s’en prendre spécifiquement à un seul type d’établissement ? « Une poutine, ont-ils écrit dans leur mémoire d’appel, n’est pas meilleure pour la santé parce qu’elle […] est servie à table dans une assiette de porcelaine. »

    La Cour d’appel a aussi rejeté cet argument. Bien qu’il soit concevable que des établissements de restauration rapide puissent proposer une offre alimentaire saine, écrit-elle, « de tels établissements constituent l’exception et non la règle ».

    « En effet, il est de connaissance judiciaire que la plupart de ces établissements offrent principalement de la nourriture et des boissons dont la valeur nutritive est généralement faible et dont la consommation régulière contribue à augmenter le risque d’obésité et d’autres problèmes de santé. »

    En refusant d’entendre l’appel des restaurants, la Cour suprême a confirmé la validité du règlement attaqué, comme l’avaient fait les deux cours précédentes.

    Dans les coulisses de la victoire
    La Coalition québécoise sur la problématique du poids (Coalition Poids), qui s’intéresse à ce dossier depuis des années, s’est réjouie du jugement de la Cour suprême. Il est clair : « une municipalité peut agir pour favoriser les saines habitudes de vie ».

    La question s’était posée parce que les restaurants-minute s’installaient près des écoles, rappelle Me Marc-André LeChasseur, spécialisé notamment en droit municipal au sein du cabinet Bélanger Sauvé.

    Ces restaurants ne peuvent être complètement interdits dans une municipalité, mais peuvent l’être dans certains secteurs. Toutefois, ceux qui s’y trouvent déjà ont le droit d’y rester.

    Me LeChasseur est aussi le principal auteur d’un guide que la Coalition avait demandé pour cerner comment légiférer la malbouffe.

    « J’ai dit : “vous ne pouvez pas réglementer le menu ni les calories, mais vous pouvez réglementer les restaurants en fonction de leur nature”. »

    Pour lui, c’était une évidence. La chose est faite depuis des années aux États-Unis, dans un pays où le « droit au commerce » est pourtant solidement protégé par la Constitution.

    L’innovation au Québec est d’avoir « sous-catégorisé » les restaurants-minute, à qui un zonage, et donc une réglementation particulière, pouvait s’appliquer, a précisé l’avocat, qui est aussi professeur en droit de l’aménagement du territoire à l’École d’urbanisme de l’Université McGill.

    C’est en fonction du type de services « qu’ils ont été coincés, pas par le menu ». Normalement, c’est la province qui a compétence pour légiférer pour la santé publique. Mais utiliser le zonage dans un but de santé allait de soi pour l’avocat : « Le zonage a été inventé pour que les gens arrêtent de mourir ! » À l’époque, on interdisait de la sorte des usines toxiques près des habitations, par exemple.

    Une contestation judiciaire n’est jamais évitable à 100 %, mais le jugement a bétonné la position des municipalités du Québec qui voudront zoner de cette façon.

    « On a toutes les assises juridiques pour confirmer que les municipalités peuvent agir pour la santé, même au niveau de l’alimentation. Que c’est dans leurs champs de compétence », s’est réjouie Corinne Voyer, la directrice de la Coalition Poids.

    C’était moins clair quand l’Association pour la santé publique du Québec, qui parraine la Coalition, avait réalisé un projet-pilote en 2009 dans trois villes — Gatineau, Baie-Saint-Paul et Lavaltrie — qui visait à limiter l’offre de malbouffe autour des écoles en utilisant le zonage.

    « On avait testé les eaux, pour voir si c’était possible. »
    Frappées de mises en demeure, elles avaient reculé, a rappelé Me LeChasseur.
    « À l’époque, l’appui social n’était peut-être pas au rendez-vous, l’appui politique non plus », se remémore Mme Voyer. Mais elle croit que ce projet a contribué à faire mûrir l’idée, qui a notamment été reprise au bond au début des années 2010 par CDN-NDG.

    « Excellente nouvelle »
    La mairesse actuelle de cet arrondissement, Gracia Kasoki Katahwa, a qualifié le jugement « d’excellente nouvelle pour les citoyens et pour la société en général ».

    Il vient « dire que le gouvernement de proximité, qui gère le quotidien des citoyens, a le pouvoir et la responsabilité en quelque sorte de mettre en place des politiques publiques qui favorisent des modes de vie sains ». Car l’inverse, « ça coûte cher au final pour la santé », a déclaré la mairesse, qui est aussi infirmière. Elle recueille les remerciements de ses citoyens à ce sujet depuis quelques jours, a-t-elle confié.

    Elle rappelle que, s’il a beaucoup été question de malbouffe avec ce règlement, ce dernier parlait aussi d’espaces verts et de jardins communautaires — toujours dans un but de promotion de la santé.

    Le jugement arrive à point, dit la mairesse, puisque son arrondissement se prépare à une refonte de son règlement d’urbanisme.

    Si la contestation judiciaire du règlement créait des incertitudes, le jugement « nous conforte [dans l’idée] qu’on peut continuer dans cette direction. On va pouvoir être plus innovants et créatifs avec les pouvoirs qui nous sont conférés pour favoriser ce type de politiques publiques ».

    Lutte contre l’#obésité #alimentation #santé #économie #junk_food #capitalisme #agroalimentaire #sucre #beurk #nutrition #mcdonald's

  • In the year 2000, a new human hormone was discovered. It was the 21st documented fibroblast growth factor; so, they called it FGF21. Since its discovery, FGF21 has emerged as a key agent for promotion of metabolic and artery health, leanness, and longevity.

    Que pouvons-nous faire pour stimuler l’hormone de longévité FGF21 ?

    https://www.youtube.com/watch?v=tfOyHkMmgOk

    Longévité et alimentation : Le jeûne et l’exercice peuvent stimuler l’hormone de longévité FGF21, mais que pouvons-nous manger - ou éviter de manger - pour obtenir des effets similaires ?

    https://www.youtube.com/watch?v=bXfzgOH_fx8

    #nutrition #santé #longévité #fgf21 #diabète #recherche

    • – muscu plutôt que course à pied (42% d’augmentation contre 25%)
      – alimentation pauvre en protéine (notamment animale mais même tout court)
      (mais comment se construisent les muscles du coup ? c’est pas le tout d’avoir plus de cette protéine et un meilleur métabolisme)
      (comme par hasard, ça va dans le sens de son crédo principal de végétalisme :p)

      Le monsieur n’a pas forcément l’air très rigoureux et avec toujours son crédo en tête :
      https://sciencebasedmedicine.org/death-as-a-foodborne-illness-curable-by-veganism

    • Ah bah je sais que c’est potentiellement pas parfait. Mais est-ce que ça existe ?

      Pour le moment je n’ai pas trouvé mieux et clair (et sourcé par ailleurs quand même) comme site pour rester informé un peu sur ces sujets. Il y en a certainement (si tu en connais ?) mais je trouve ça pratique en vidéo sous-titrée fr.

      L’article que tu pointes date de 2013, mais sur Nutrition Facts il y a les sources (transcriptions et liens des études sous chaque article associé à une vidéo), avec une discussion dessous, par exemple pour ces 2 vidéos là https://nutritionfacts.org/video/life-extension-with-fgf21 et https://nutritionfacts.org/video/how-to-boost-fgf21-with-diet-for-longevity , ce qui est déjà bien mieux qu’à bien d’autres endroits…

      Il y a un biais de sélection des études évidemment, cependant il me semble que leur objectif reste dans une certaine recherche de connaissance et synthèse scientifique.

      Ce ne sont d’ailleurs vraiment pas les seuls à remarquer que manger moins de viande (et particulièrement bien moins de viande rouge), moins de produits animaux en général, moins de produits transformés, plus de fruits, légumes, haricots, fibres, baies, graines, etc. est bénéfique…

      mais comment se construisent les muscles du coup ?

      Bah il me semble que la quantité de protéine nécessaire est un peu surestimée dans la tête des gens :) Sous entendu c’est un bon prétexte pour (faire) manger de la viande…

      Après comme tu l’as vu dans la 2è vidéo, ça compare en amérique me semble t’il, où simplement déjà ramener à un niveau de protéine (même animale) tel que conseillée (https://dietaryguidelines.gov aux US) est déjà largement bénéfique (vu qu’iels en consomment bien plus que ce qui est indiqué déjà)

    • Oui mais ça c’est un truisme de dire qu’il faut manger beaucoup moins de viande (y compris pour la planète au passage), c’est déjà dit quasi partout, donc y compris par n’importe quel⋅le nutritionniste pas du tout pro vegan.

      Mais ya une différence entre dire « mangez moins de viande et plus de légumes, légumineuses, fibres… » (ce qui est déjà le consensus scientifique actuel il me semble) et « vous n’allez plus jamais avoir d’attaque cardiaque ni de cancer etc, en mangeant végétalien » :)

      D’ailleurs la première moitié de la vidéo sur la bouffe est essentiellement au présent affirmatif (c’est prouvé que rien qu’en revenant au niveau recommandé ou un peu plus bas, ya plein d’avantages), et vers le milieu, tout passe en « suggère que », « pourrait », etc (en recitant ici Esselstyn dont les études sont critiqués https://theskepticalcardiologist.com/2017/05/14/more-incredibly-bad-science-from-dr-esselstyns-plant-based)

      Mais mangez moins de viande quand même ! :)

  • Actualité des #bétaillères : Un bateau de croisière échoué sur la côte dominicaine Jerome Wiss
    https://www.lessentiel.lu/fr/story/un-bateau-de-croisiere-echoue-sur-la-cote-dominicaine-753053418450

    Le Norwegian Escape, qui transporte 3 000 touristes et 1 600 membres d’équipage, s’est échoué lundi après avoir quitté le port de Puerto Plata en raison de vents puissants.

    Un bateau de croisière géant s’est échoué lundi sur la côte nord de la République dominicaine après avoir quitté le port de Puerto Plata (200 km de Saint-Domingue), ont confirmé les autorités. Selon la presse locale, il s’agit du Norwegian Escape qui transporte 3 000 touristes et 1 600 membres d’équipage. « Pour le moment, il n’y a pas de risques pour les passagers ou les membres de l’équipage », a assuré à la presse le vice-amiral Ramon Gustavo Betances Hernandez, indiquant que le navire s’était échoué en raison de « forts vents de 30 nœuds ».
    . . . . . .
    Selon le site de l’armateur, le Norwegian Escape mesure plus de 300 m pour un tonnage de 165 000 tonnes. Il peut accueillir jusqu’à 4 200 passagers et 1 700 membres d’équipage.

    #tourisme #croisière #covid-19 #coronavirus #croisières #pollution #croisiere #ennui

    • Les obèses ont des droits eux aussi ! Un fan russe de McDonald’s s’enchaîne à un restaurant
      https://www.lessentiel.lu/fr/story/un-fan-russe-de-mcdonalds-s-enchaine-a-l-entree-de-l-etablissement-684380
      Pour tenter d’empêcher la fermeture de son restaurant favori, un Moscovite a employé les grands moyens, dimanche.


      . . . . .
      Dimanche, un Russe répondant au nom de Luka Safronov s’est enchaîné devant un restaurant de Moscou dans l’espoir d’empêcher sa fermeture. « Fermer est un acte d’hostilité contre moi et mes camarades citoyens ! » a martelé l’habitant, tandis que d’autres clients entraient dans l’établissement pour profiter d’un dernier Big Mac.

      L’action de Luka n’a pas eu l’effet escompté : la plupart des passants ont rigolé et la police a fini par l’embarquer. « La situation est extraordinairement difficile pour une marque mondiale comme la nôtre et il y a de nombreuses considérations à prendre en compte », avait indiqué mardi dernier le patron de McDonald’s, Chris Kempczinski. « Dans le même temps, respecter nos valeurs signifie que nous ne pouvons pas ignorer les souffrances humaines inutiles qui se déroulent en Ukraine », avait-il ajouté.
      Pendant ce temps, des petits malins profitent de la situation en revendant des repas McDo en ligne à des prix exorbitants.
      . . .

      #obésité #malbouffe #bêtise #alimentation #santé #junk_food #sucre #beurk #nutrition #mcdonald's #Russie

    • Faute d’approvisionnement, Volkswagen et BMW ferment temporairement des usines RTBF
      https://www.rtbf.be/article/guerre-en-ukraine-direct-la-production-de-milliers-de-vehicules-mercedes-bmw-et

      Après la pénurie de puces électroniques, la guerre en Ukraine risque d’avoir de lourdes conséquences sur l’industrie automobile européenne. Il devrait y avoir 700.000 voitures produites en moins en raison de fermetures d’usines en Ukraine, selon des estimations de l’analyste Colin Langan de Wells Fargo. L’Ukraine est un important producteur de faisceaux de câbles.

      En raison de problèmes d’approvisionnement, Volkswagen et BMW ont fermé temporairement des usines. L’usine VDL Nedcar à Born, où des voitures sont fabriquées pour BMW, a aussi été fermée pour les mêmes raisons. Mercedes-Benz a ralenti sa production dans une usine allemande.

  • Une file des billets à twitter d’Emma Ducros

    https://twitter.com/emma_ducros/status/1500389735700774916

    Deux très mauvaises nouvelles pour le marché mondial du blé cette nuit.

    Les cours sont à 400 € la tonne, du jamais vu. Ça peut s’aggraver.
    –la Chine (1er producteur mondial, mais pas autosuffisant) craint la pire récolte de son histoire

    –la Hongrie arrête ses exportations.
    1/x

    #nourriture #nutrition #alimentation #blé #Ukraine #Russie #Hongrie #Europe et au-delà

  • Role of the gut microbiota in #nutrition and health | The BMJ
    https://www.bmj.com/content/361/bmj.k2179

    2018

    Schematic representation of the role of the gut microbiota in health and disease giving some examples of inputs and outputs. CVD=cardiovascular disease; IPA=indolepropionic acid; LPS=lipopolysaccharide; SCFA=short chain fatty acids; TMAO=trimethylamine N-oxide

    #santé #microbiote #microbiome

  • Les Néerlandais, champions du monde en taille, rétrécissent
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_les-neerlandais-champions-du-monde-en-taille-retrecissent?id=10843926

    Ils sont les plus grands du monde…, mais ils rapetissent : la génération de Néerlandais née en 2001 est plus petite que celle née en 1980, a indiqué vendredi une étude menée par l’Office central des statistiques (CBS).

    Un homme néerlandais de 19 ans mesure aujourd’hui en moyenne 182,9 centimètres, contre 183,9 cm pour un homme né en 1980. Une femme néerlandaise de 19 ans mesure en moyenne 169,3 centimètres contre 170,7 cm pour celles nées en 1980.

    Différents facteurs, notamment l’immigration et le régime alimentaire, expliquent probablement ce changement de taille, qui inverse un siècle et demi de croissance rapide dans le pays, a indiqué l’étude.

    « Au cours du siècle dernier, nous sommes devenus de plus en plus grands, mais depuis 1980, la croissance s’est arrêtée », a souligné l’étude.

    « Les hommes nés en 2001 perdaient en moyenne 1 centimètre par rapport à la génération de 1980, et les femmes en moyenne 1,4 centimètre. »

    Les Néerlandais restent tout de même les plus grands du monde
    Mais tout n’est pas perdu.

    « Les Pays-Bas restent la nation la plus grande du monde », a déclaré le CBS dans un communiqué.

    Les hommes néerlandais devancent ainsi ceux du Monténégro qui viennent en deuxième position, suivis par l’Estonie et la Bosnie. Les femmes néerlandaises sont plus grandes que celles du Monténégro, du Danemark et de l’Islande, a précisé le CBS, citant des chiffres d’un réseau mondial de scientifiques de la santé (NCD-RisC).

    Les hommes les plus petits se trouvent au Timor oriental, tandis que les femmes les plus petites sont localisées au Guatemala.

    Plusieurs raisons expliquent ce rétrécissement
    Les raisons derrière ce rétrécissement ne sont pas totalement claires.

    L’un des facteurs est, selon l’étude, l’immigration, « en particulier des personnes d’origine non occidentale », qui tendent à être plus petites.

    Mais la croissance a également « stagné » chez les Néerlandais dont les parents et grands-parents sont nés aux Pays-Bas, précise-t-elle. Les hommes n’ont plus grandi depuis les années 1980 tandis qu’il y a une « tendance descendante » chez les femmes.

    Cela pourrait s’expliquer par la « limite biologique » mais est aussi probablement lié à « de mauvaises habitudes alimentaires et un apport énergétique excessif durant la période de croissance ».

    L’étude se base sur des auto-mesures de 719.000 Néerlandais âgés de 19 à 60 ans.

    Les Néerlandais n’ont pas toujours été aussi grands
    Les Néerlandais n’ont cependant pas toujours été aussi grands.

    Au début du 19e siècle, ils étaient petits par rapport aux normes européennes, ne commençant à s’élever dans le classement qu’à partir des années 1840.

    Il y a un siècle, les hommes les plus grands se trouvaient même aux Etats-Unis ou en Scandinavie. Ce n’est qu’avec la génération née à la fin des années 1950 que les Néerlandais ont finalement remporté le titre.

    Les raisons expliquant la taille des Néerlandais restent obscures.

    Un mythe populaire, considérant que les amateurs de fromages néerlandais sont grands parce qu’ils consomment beaucoup de produits laitiers, a été déconstruit par les scientifiques.

    Une plus grande prospérité ainsi qu’une « sélection naturelle dans laquelle les hommes et les femmes plus grands avaient plus d’enfants que les couples plus petits » est probablement la vraie raison, a estimé le CBS.

    #décroissance #immigration #migrations #migration #migrants #malbouffe #alimentation #junk_food #nutrition #Pays_bas #pays-bas

  • #esclavage : La Cour suprême n’inquiètera pas Nestlé dans une affaire de travail des enfants afp/jop/vic

    La Cour suprême des Etats-Unis a mis un terme jeudi aux poursuites engagées sur le sol américain contre la filiale américaine de Nestlé, accusée de complicité de travail forcé d’enfants dans des plantations de cacao en Côte d’Ivoire. Elle ne s’estime pas compétente.
    Par cette décision, la Cour suprême a cassé la décision d’une juridiction inférieure qui avait accueilli favorablement le dépôt d’une plainte contre Nestlé et le groupe de négoce de matières premières agricoles Cargill il y a plus de quinze ans. Une Cour d’appel avait en effet jugé que les plaignants pouvaient saisir les tribunaux fédéraux parce que les entreprises avaient pris « des décisions opérationnelles importantes » aux Etats-Unis.

    « Elle s’est trompée », a décidé la Cour suprême dans cet arrêt pris à la majorité de huit de ses neuf juges. Pour elle, tous « les actes relevant de la complicité de travail forcé - mise en place des formations, achat des engrais, des outils et envoi d’argent liquide aux fermes - ont eu lieu en Côte d’Ivoire » et la justice américaine ne peut pas les juger.

    Maliens capturés dans leur enfance
    Le dossier était porté par six Maliens qui disent avoir été capturés dans leur enfance puis maintenus en esclavage dans des plantations ivoiriennes, où la filiale américaine du groupe Nestlé et le géant américain du négoce et de la transformation de matières premières agricoles Cargill achetaient du cacao.

    En 2005, ils avaient porté plainte aux Etats-Unis contre Nesté USA et Cargill, arguant que les deux entreprises savaient ce qui se passait dans ces exploitations et avaient fermé les yeux pour « maintenir un avantage compétitif ».

    Loi bridée par la Cour suprême
    Après divers rebondissements, des tribunaux fédéraux avaient validé la procédure lancée en vertu d’une loi de 1789, le « Alien Tort Statute », qui permet de saisir les tribunaux civils américains en cas de violations du droit international.

    Cette loi, initialement pensée pour lutter contre les actes de piraterie, connaît une nouvelle vie depuis une cinquantaine d’années sous l’impulsion des défenseurs des droits humains. Mais la Cour suprême a restreint à plusieurs reprises sa portée, interdisant notamment en 2018 les poursuites contre des entreprises étrangères.

    Source : https://www.rts.ch/info/regions/vaud/12285524-la-cour-supreme-ninquietera-pas-nestle-dans-une-affaire-de-travail-des-

    #nestlé #Cargill #enfants #alimentation #multinationales #agroalimentaire #nutrition #agriculture_et_alimentation #exploitation #travail #esclavage_moderne #exploitation #capitalisme #colonialisme #états-unis #violence #colonisation #agriculture #usa #etats_unis #cacao #Côte_d’Ivoire

  • Nestlé reconnait que ses produits sont mauvais pour la santé : comment l’agroalimentaire est devenu un monstre ? Dr. Staf Henderickx 

    Les produits Nestlé, mauvais pour la santé ? Oui, et c’est le géant de l’agroalimentaire qui le reconnait dans un rapport interne. Pour Staf Henderickx, auteur de « Je n’avale plus ça« , ce n’est pas une surprise. Le médecin explique comment cette industrie est devenue un monstre et pourquoi on ne peut pas compter sur les pyromanes pour éteindre l’incendie. Comme pour le climat, le combat pour une alimentation saine doit passer par un changement du système.

    Imaginez qu’à l’entrée de chaque magasin, un panneau d’avertissement vous accueille avec le texte suivant : « Attention, 60 % des produits de Nestlé sont mauvais pour votre santé. » Il ne s’agit toutefois pas d’une accusation mensongère, mais bien de la stricte vérité. Et c’est en outre le numéro un mondial de l’industrie alimentaire, Nestlé, qui l’admet lui-même dans un rapport interne révélé par The Financial Times (31 mai 2021). 70 % de ses denrées alimentaires, 96 % de ses boissons, à l’exception du café, et 99 % de ses glaces et de ses confiseries n’atteignent pas le seuil de 3,5 du nutri-score. Moins de 3,5, c’est considéré comme néfaste pour la santé, ce qui correspond à un C sur le nutri-score de l’emballage.

    Suis-je surpris par ce chiffre ? Absolument pas, car depuis longtemps, des médecins comme moi mettent en garde vainement contre les conséquences néfastes des aliments transformés sur la santé. En outre, le problème est bien plus important encore, car le nutri-score n’est qu’un reflet de la composition du produit et non de sa réelle valeur nutritive.

    La chaîne alimentaire, depuis l’agriculture jusqu’à la distribution en passant par la transformation, est pour une part anormalement grande aux mains des multinationales de l’agroalimentaire, comme Nestlé. À partir de l’industrialisation de l’agriculture et de la transformation alimentaire, on voit deux grandes tendances : une monopolisation croissante (Foodopoly) et une augmentation de la part des aliments transformés. L’agroalimentaire est de ce fait devenu un monstre qui prospère sur l’accaparement de terres, l’épuisement des réserves d’eau, la dépendance vis-à-vis du pétrole, des pesticides, des engrais et d’une gamme étendue d’additifs chimiques. C’est le profit, qui est au poste de commande de l’agroalimentaire, et non une nourriture saine. En 2018, la firme Nestlé a reconnu publiquement qu’elle voulait accroître sa marge bénéficiaire en la faisant passer de 17,5 % à 18,5 % en 2020. Avec ses 16,5 % de marge bénéficiaire, Unilever voulait même atteindre 20 % en 2020. De son côté, Kraft-Heinz a rapporté 26 %.

    Des millions d’années durant, les hominidés et les êtres humains ont été impliqués dans le combat en quête de calories et de minéraux suffisants. L’évolution a de ce fait imprimé dans notre choix alimentaire évolutionnaire une préférence pour le sucre, la graisse, les protéines et le sel. Toute nourriture transformée est trop sucrée, trop grasse, trop salée et contient trop de viande et de poisson mauvais pour la santé. En outre, la nourriture transformée contient un cocktail chimique de pesticides, d’enzymes, de nanoparticules, de colorants et d’agents aromatisants et de bien d’autres additifs encore. L’industrie alimentaire s’obstine à prétendre que ces faibles concentrations d’additifs chimiques ne constituent pas un danger pour la santé, mais il est scientifiquement impossible d’avoir un aperçu de leurs effets à long terme pour la santé. Ce que nous savons à coup sûr, par contre, c’est qu’une augmentation de la nourriture transformée aboutit à une augmentation inquiétante de l’obésité, des maladies cardiovasculaires, du diabète, des maladies allergiques et auto-immunes et des cancers. C’est ainsi qu’en 2018, une étude de Nutrinet auprès de 100 000 participants a montré qu’ une augmentation de 10 % de la part des aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire était associée à « une augmentation significative de 10 % du risque de cancer généralisé et de cancer du sein ». 

    Mais l’impact négatif de l’agrobusiness sur notre santé n’est que l’une des composantes de la catastrophe sur le plan des effets environnementaux, du réchauffement de la terre et de la perte de biodiversité. On détruit des forêts pour les remplacer par des champs de soja dont le soja sert à engraisser du bétail en stabulation, par des plantations d’huile de palme, une huile particulièrement bon marché et malsaine qui entre dans la transformation de toutes sortes de produits alimentaires ; on vide les océans de leurs poissons et l’industrie alimentaire est responsable d’un quart des émissions totales de CO2… Bref, toutes sortes de catastrophes nous guettent et les magnats de l’agroalimentaire portent ici une responsabilité écrasante.

    Et quel est le message, si on désire inverser la tendance ? Anthony Fardet, chercheur à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), dit à ce propos ; « Le véritable message pour les entreprises serait de développer un choix aussi peu transformé que possible. » C’est ce qui s’appelle prêcher dans le désert. C‘est comme si on demandait à un dealer de drogue de se reconvertir en marchand de fruits et légumes. Individuellement, il est préférable d’acheter auprès des fermiers locaux, de consommer le plus de produits biologiques possible, de cuisiner soi-même et de laisser carrément tomber les mets transformés. Mais une solution mondiale ? Comme l’auteure et activiste canadienne Naomi Klein le disait sans ambages : « Change the system, not the climate » (Changez le système, pas le climat), j’oserais dire par analogie « No food change without system change » (Pas de changement de nourriture sans changement de système). Et, par système, j’entends très clairement la production capitaliste aux mains des multinationales, un système s’appuyant sur une soif inextinguible de profit, des coûts impayés et le pillage sans vergogne de la nature. Dans mon livre Je n’avale plus ça, vous pourrez trouver à ce propos une analyse des plus détaillées.
    Source : https://www.investigaction.net/fr/nestle-reconnait-que-ses-produits-sont-mauvais-pour-la-sante-comment
     
    #nestlé #eau #multinationales #alimentation #santé #agroalimentaire #agroindustrie #lobbying #pollution #capitalisme #nutrition #cacao #agriculture #vittel #suisse #esclavage #économie #malbouffe #santé #obésité #junk_food #beurk #additif #diabète #gras #sucre #productivisme

     

    • 90 min - Disponible du 26/01/2021 au 09/04/2021

      Que mangeons-nous réellement en avalant un cordon bleu industriel ? Ce documentaire met la main à la pâte pour déconstruire les pratiques souvent douteuses de l’industrie agroalimentaire.

      Toujours plus abondante et moins chère, la nourriture industrielle a envahi nos assiettes, avec des incidences sur la santé de plus en plus fortes : jamais l’obésité et le diabète n’ont été aussi répandus. Et jamais les étiquettes n’ont été aussi compliquées à déchiffrer. Pour percer les secrets du secteur agroalimentaire, Maud Gangler et Martin Blanchard sont eux-mêmes devenus… des industriels. Avec l’aide d’un laboratoire alimentaire spécialisé en recherche et développement, ils se lancent dans la production d’un plat populaire : le cordon bleu. Un projet offensif qui leur permet de comprendre de l’intérieur les rouages de l’ultratransformé, où la fabrication d’un produit en apparence simple tient de l’assemblage complexe. Pourquoi, alors que l’escalope panée cuisinée à la maison ne nécessite que cinq #ingrédients, en faut-il ici une trentaine ? La viande du cordon bleu mérite-t-elle encore son nom ? Peut-on appeler fromage cette pâte fondante obtenue à grand renfort d’additifs ? L’emballage lui-même est-il nocif pour la santé ?

      Riche et digeste

      En partant d’un produit emblématique comme le mal nommé cordon bleu, puis en élargissant l’enquête, ce documentaire détricote les fils cachés d’un système ultraconcurrentiel. Se jouant des frontières, l’industrie agroalimentaire se révèle diaboliquement novatrice, usant de technologies toujours en avance sur les réglementations et d’astuces marketing rodées, ou s’aidant de puissants lobbies pour servir ses intérêts. Les autorités nationales et européennes s’avouent techniquement débordées et peinent à contrôler les substances toxiques qu’elles ont commencé par autoriser. Pourtant, l’espoir d’un changement qualitatif est impulsé par la société civile : sous la pression des consommateurs et d’applications de notation alimentaire comme Yuka, certains industriels cherchent à mieux faire pour bénéficier d’un « clean label » auquel s’attache le grand public. Réduction du nombre d’ingrédients, abandon d’additifs, choix de protéines végétales : une démarche vertueuse qui tourne parfois au casse-tête, quand elle n’aboutit pas à un effet inverse, avec des plats végans à la qualité sanitaire douteuse. Au menu de cette enquête riche mais remarquablement digeste, experts, nutritionnistes, docteurs en sciences des aliments ou consultants en « transformation positive » éclairent une question devenue cruciale : que mange-t-on aujourd’hui ?

      Réalisation :
      Martin Blanchard
      Maud Gangler

      Pays :
      France
      Année :
      2020

  • The healthiness and sustainability of food based dietary guidelines | The BMJ
    https://www.bmj.com/content/370/bmj.m2417

    Perhaps the most important finding from this study is the uncertainty that it highlights, not least about plant based foods. In overall terms the EAT-Lancet Commission proposals seem superior in terms of reducing mortality from non-communicable diseases and cutting greenhouse gas emissions. However, adopting the EAT-Lancet recommendations globally would not be affordable for many in low income countries without concomitant economic growth, improved local food production and supply, and expansion of the range of lower cost animal products, fruits, and vegetables.17 We still have some way to go before diets can become healthier and more sustainable worldwide.

    #nutrition #santé #environnement #Climat #pauvreté

  • FROM THE FIELD: COVID-19 just the latest crisis facing Somalia | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2020/06/1066422

    Close to 500,000 people have been displaced and more than a million affected, by recent floods in Somalia’s central regions; a severe locust infestation which threatens food security and nutrition; and at the same time, as the country is responding to the spread of COVID-19.The UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) is calling for swift action from the international community, to avoid a major humanitarian crisis in a country whose ability to cope with disasters is significantly less than that of surrounding countries. The pandemic has led to major disruption nationwide, including a reduction in remittances from the diaspora, a mainstay for many Somalis, and a reduction in casual labour opportunities due to COVID-19 restrictions.

    #Covid-19#migrant#migration#somalie#sante#personnesdéplacées#nutrition#transfert#diaspora

  • Eritrea: dittatura sempre più feroce e i bimbi sempre più affamati

    Nel suo rapporto del 3 dicembre 2019, il Fondo delle Nazioni Unite per l’infanzia (UNICEF) esprime serie preoccupazioni per lo stato nutrizionale dei bambini sotto i 5 anni in Eritrea.

    Secondo l’UNICEF il 60 per cento dei piccoli eritrei è sottopeso, malnutrito. Dati recenti esatti non sono disponibili, in quanto il regime di Isais Afewerki, presidente del piccolo Paese nel Corno d’Africa, non rilascia dati aggiornati; non si deve dunque escludere che gli estremi di UNICEF siano sottostimati.

    Non si sa quanti nuclei familiari e/o minori necessitano di assistenza. Infatti nel suo rapporto UNICEF precisa per entrambe le categorie: “dati non disponibili”.

    Tuttavia dalle informazioni a disposizione di UNICEF si evince che i piccoli eritrei stanno peggio dei loro coetanei sud sudanesi. Il che è tutto dire, in quanto in Sud Sudan si consuma un sanguinoso conflitto interno dal 2013. Stanno anche peggio dei bambini dello Zimbabwe, dove oltre la metà della popolazione necessità di assistenza umanitaria per la grave recessione e i cambiamenti climatici che hanno messo in ginocchio l’economia del Paese. Gli altri Stati sono più attenti alle necessità della gente e malgrado le difficoltà e situazioni non facili, i governi cercano di collaborare con le organizzazioni internazionali e /o con le associazioni non governative.

    Gran parte della popolazione, specie nelle campagne vive in povertà. Gli anziani fanno davvero fatica a coltivare i campi. Le attrezzature non sono tra le più recenti, anzi. I giovani, quelli rimasti nella ex colonia italiana, sono costretti a prestare il servizio militare/civile e dunque non possono in alcun modo aiutare la famiglia. Né per quanto concerne il lavoro nei campi e tanto meno economicamente: con il soldo percepito non riescono nemmeno acquistare 1 ½ chilogrammi di carne al mese.

    Una decina di anni fa, grazie a un’inchiesta di OXFAM, il raccolto di una famiglia era sufficiente per appena 5-6 mesi, ovviamnte se le messe erano abbondanti. Per il resto dell’anno bisogna comprare il cibo. Con quali soldi? Non sempre i familiari e amici emigrati all’estero riescono a dare una mano ai congiunti rimasti a casa. Insomma, il popolo continua a soffrire. Il trattato di pace con l’Etiopia, l’acerimmo nemico storico, non ha portato i cambiamenti promessi dal dittatore.

    Il servizio militare/civile non è stato rivisto, i giovani sono sempre costretti a arruolarsi per un tempo indeterminato. La Costituzione non è ancora stata proposta alla popolazione e non si parla nemmeno di elezioni. Anzi, le maglie del regime si sono ristrette maggiormente durante lo scorso anno con i sequestro di ospedali e presidi medici di proprietà della Chiesa cattolica. Molti di questi erano situati in aree remote e depresse, dove è quasi impossibile trovare altri medici.

    Con la confisca di queste strutture, la popolazione residente ha perso importanti punti di riferimento, in quanto sacerdoti e suore erano sempre pronti a tendere la mano ai più bisognosi e poveri.

    Dopo il sequestro di 29 presidi medici, il regime fascista al potere in Eritrea si è appropriato anche di alcune scuole della Chiesa, frequentate per lo più da figli di famiglie disagiate.

    Gli abitanti, già in difficoltà, in questi ultimi anni devono combattere anche con i cambiamenti climatici: inondazioni, siccità ed ora in molte zone devone fare anche il conto con l’invasione delle locuste che divorano tutto ciò che trovano lungo il loro percorso.

    L’oppressione continua in ogni dove. Pochi giorni fa è stato brutalmente ucciso un giovane nel centro della città di Mendefera, dove era costretto a prestare il servizio civile. Si chiamava Shewit Yacob, orfano di un combattente e la madre è disabile.

    Shewit si era allontanato dal servizio senza permesso per andare dalla mamma anziana e bisognosa di aiuto Al suo ritorno è stato arrestato, perchè considerato un disertore. Il giovane è riuscito a scappare, ma lo hanno inseguito, gli hanno sparato, gli uomini di Isaias lo hanno ammazzato. Un ordine del regime: ai disertori si spara a vista.

    E proprio il 4 febbraio l’ambasciatore degli Stati membri dell’UE e quello della Gran Bretagna si trovavano in quella zona insieme alle autorità eritree per ispezionare il primo tratto della strada Nefasit e Dekamhare, che una volta terminata dovrebbe far parte della più grande arteria stradale che connette Massawa con il confine etiopico. L’Unione Europea ha stanziato 20 milioni di euro dal Fondo Fiduciario per l’Africa per la realizzazione dell’infrastruttura dopo la firma del trattato di pace tra Asmara e Addis Ababa. La nuova strada dovrebbe contribuire allo sviluppo economico e commerciale, creare nuovi posti di lavoro. Il progetto è stato implementato grazie a un accordo con UNOPS (Ufficio delle Nazioni Unite per i Servizi e i Progetti).

    https://www.africa-express.info/2020/02/10/eritrea-dittatura-sempre-piu-feroce-e-i-bimbi-sempre-piu-affamati
    #Erythrée #dictature #enfants #rapport #UNICEF #enfance #alimentation #nutrition #faim #données #statistiques #chiffres #information #pauvreté #service_militaire #oppression #Shewit_Yacob

    • Eritrea
      –-> fiche de l’UNICEF

      Eritrea is characterized by harsh climatic conditions, including cyclical drought, which affects groundwater resources, and flooding during rainy seasons. These events exacerbate the vulnerability of communities, making it difficult for families to fully recover from the effects of one emergency before another strikes. In recent years, the country’s climatic conditions have tested the coping capacities of the population, which is largely dependent (80 per cent) on subsistence agriculture.1 In 2010, half of all children under 5 years were stunted,2 and children are affected by sporadic outbreaks of diarrhoea and measles. The risk of landmines and explosive remnants of war continues to affect border communities, particularly children. Some 300,000 children are out of school, with the majority of out-of-school children from nomadic communities that are vulnerable to natural disasters.3 In July 2018, following the signing of the Joint Declaration of Peace and Friendship by Ethiopia and Eritrea, tensions softened significantly between the neighbouring countries, and in November 2018, the United Nations Security Council lifted sanctions against Eritrea.

      https://www.unicef.org/appeals/files/2019-HAC-Eritrea(1).pdf

      ping @karine4 @reka

  • #Obésité, #diabète, #hypertension : les régions ultramarines minées par les inégalités nutritionnelles
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/11/20/obesite-diabete-hypertension-les-regions-ultramarines-minees-par-les-inegali

    Dans les régions ultramarines, la prévalence de ces maladies est, encore plus qu’ailleurs, corrélée à la catégorie socio-économique. « J’ai été frappée par des écarts sociaux de #prévalence sur ces territoires où les #inégalités sont très fortes », note Caroline Méjean, épidémiologiste de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), qui a dirigé ces travaux. Pour la chercheuse, « c’est une question de #justice sociale ». Les recherches montrent que les #femmes, surreprésentées dans les catégories sociales les plus défavorisées, sont davantage concernées par les pathologies associées à l’obésité. A Mayotte, 79 % des femmes entre 30 ans et 69 ans sont en surcharge pondérale et, parmi celles-ci, 47 % sont obèses.

    #paywall
    #DROM #santé #nutrition

  • New “guidelines” say continue red meat consumption habits, but recommendations contradict evidence | The Nutrition Source | Harvard T.H. Chan School of Public Health
    https://www.hsph.harvard.edu/nutritionsource/2019/09/30/flawed-guidelines-red-processed-meat

    It seems the panel’s recommendation was based on four factors: (1) The observed effects are very small; (2) The quality of evidence is very low; (3) Meat eaters enjoy meat and won’t change their behaviors; and (4), Environmental impact was considered “outside of the scope” of their guideline.

    All four of these considerations are problematic.

    #viande #nutrition #santé

  • La viande rouge pas mauvaise pour la santé ? Une analyse met en doute de nombreuses études
    https://www.20minutes.fr/sciences/2617247-20191001-viande-rouge-mauvaise-sante-analyse-met-doute-nombreuses-

    La #viande rouge ne serait pas mauvaise pour la #santé ? Vraiment ?
    https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/nutrition-viande-rouge-ne-serait-pas-mauvaise-sante-vraiment-77795

    La critique des auteurs est que les preuves ne font pas partie de ce que l’on considère en science médicale comme un haut niveau de preuves, qui s’obtient grâce à beaucoup d’essais cliniques randomisés en double aveugle. Et ils ont raison. Sauf que les effets santé d’un régime alimentaire - à l’inverse d’une médication ou de la prise d’un complément alimentaire - ne peuvent tout simplement pas être jugés de la sorte. En effet, il est impossible que le patient ne sache pas quel régime il suit et qu’il adhère sans faille à un régime sur le long terme. Un ensemble de conditions qui rend infaisable l’expérimentation en double aveugle sur le long terme en nutrition, et théoriquement extrêmement coûteux.

    En revanche, d’énormes études d’observations de cohortes sont régulièrement entreprises dans le domaine de la nutrition. Si l’on ne peut rien conclure sur la base d’une étude (certaines parfois sujettes à des facteurs de confusions), lorsqu’elles se multiplient, que le faisceau de preuves tend vers la même direction et que des mécanismes biologiques sous-jacents (grâce à des études sur des modèles animaux et cellulaires) confirment ces corrélations, on doit leur accorder une crédibilité solide. À titre d’exemple, rappelons une énième fois que la nocivité du tabac (bien qu’elle ait été mise en évidence par des corrélations beaucoup plus grandes et donc plus fiables) n’a jamais été démontrée par des essais randomisés en double aveugle, pour des raisons éthiques évidentes. Rappelons qu’en nutrition, les effets statistiques observés sont généralement faibles, que ce soit pour les bénéfices comme pour les risques.

    Scientist Who Discredited Meat Guidelines Didn’t Report Past Food Industry Ties - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/10/04/well/eat/scientist-who-discredited-meat-guidelines-didnt-report-past-food-industry-t

    #conflit_d'intérêt #nutrition

  • Pour manger sain, faire attention à la composition des aliments ne suffit pas
    https://theconversation.com/pour-manger-sain-faire-attention-a-la-composition-des-aliments-ne-s

    D’une façon ou d’une autre, tout procédé technologique modifie la matrice d’un aliment, qu’il soit thermique, mécanique, et/ou fermentaire. Dans certains cas, la modification de la matrice alimentaire est souhaitable car elle rend l’aliment plus digestible. Cependant, une transformation qui déstructure totalement la matrice pour en isoler ses ingrédients constitutifs, puis les recombiner au sein de matrices artificielles, comme dans le cas des aliments ultra-transformés, pose problème pour la santé.

    L’une des caractéristiques principales de ces aliments est, dans bien des cas, non seulement la perte de l’effet « matrice » par cracking/fractionnement, mais aussi [par extraction, purification, hydrolyse ou modifications chimiques]. Ces aliments ultratransformés deviennent ainsi « hyper-palatables » (caractère de la texture des aliments agréables au palais), ce qui entraîne une surconsommation de calories. Hyper-attractives, les matrices de ces aliments sont davantage friables, molles, visqueuses ou liquides. Elles sont peu mastiquées, et donc peu rassasiantes.

    Il semble donc très probable que les effets délétères de ces aliments trouvent leur « cause première » dans la dégradation ou la modification artificielle de leur matrice.

  • A Shadowy Industry Group Shapes Food Policy Around the World - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/09/16/health/ilsi-food-policy-india-brazil-china.html

    [T]he #International_Life_Sciences_Institute, an American nonprofit with an innocuous sounding name [...] has been quietly infiltrating government health and #nutrition bodies around the world.

    Created four decades ago by a top #Coca-Cola executive, the institute now has branches in 17 countries. It is almost entirely funded by Goliaths of the agribusiness, food and pharmaceutical industries.

    The organization, which championed tobacco interests during the 1980s and 1990s in Europe and the United States, has more recently expanded its activities in Asia and Latin America, regions that provide a growing share of food company profits. It has been especially active in China, India and Brazil, the world’s first, second and sixth most populous nations.

    In China, the institute shares both staff and office space with the agency responsible for combating the country’s epidemic of obesity-related illness. In Brazil, #ILSI representatives occupy seats on a number of food and nutrition panels that were previously reserved for university researchers.

    And in India, Dr. Sesikeran’s #leadership role on the food labeling committee has raised questions about whether regulators will ultimately be swayed by processed food manufacturers who say the red warning #labels would hurt sales.

    “What could possibly go wrong?” Amit Srivastava, the coordinator of the advocacy group India Resource Center, asked sarcastically. “To have a covert food lobby group deciding public health policy is wrong and a blatant conflict of interest.”

    #états-unis #santé #sucres #agro-business #irresponsables #politiques

  • As Carbon Dioxide Levels Rise, Major Crops Are Losing Nutrients : The Salt : NPR
    https://www.npr.org/sections/thesalt/2018/06/19/616098095/as-carbon-dioxide-levels-rise-major-crops-are-losing-nutrients

    Scientists have noticed that in many kinds of plants, higher #CO2 produces bigger crops. That sounds like a good thing.

    But there’s a problem. Bigger doesn’t necessarily mean better. And while they’re still testing what this means for coffee’s quality, scientists have seen that other crops have lost some of their nutritional value under higher CO2 conditions.

    One example is rice, a primary food source for more than 2 billion people.

    Carbon dioxide (CO2) levels this century will alter the protein, micronutrients, and vitamin content of rice grains with potential health consequences for the poorest rice-dependent countries | Science Advances
    https://advances.sciencemag.org/content/4/5/eaaq1012.full

    #nutriments #nutrition #santé #alimentation #climat

    • Rising Emissions Are Robbing Us of Nutrients | naked capitalism
      https://www.nakedcapitalism.com/2019/07/rising-emissions-are-robbing-us-of-nutrients.html

      A new study in Lancet Planetary Health projects that the combined effects of climate change parching crops and the decreased nutritional value of the food those crops produce would wipe out significant efforts to combat malnourishment around the world. Nutrient deficiencies cause to 2.2 million deaths every year among children under the age of five.

      There are lots of efforts underway to prevent those deaths: People are adding vitamins to processed foods, breeding better crops, and working to make nutrients available to more people. That work is saving lives, but the way we are altering our atmosphere is making it harder. This study suggests that the human diet of 2050 would have 19.5 percent less protein, 14.4 percent less iron, and 14.6 percent less zinc than we’d have in the absence of climate change and increased CO2 in the air.

      That means millions more deaths and disabilities that could have been prevented.

      [...]

      Plants convert the additional CO2 in the air into more sugar. That means plants grow faster, without accumulating as much iron, zinc, protein, and other nutrients along the way.

      “Particularly for the poor, who eat more starch because it’s cheaper, the quality of food matters enormously,” Ebi said.

      Researchers have only recently recognized this lurking threat subtly altering our food, and not everyone is ready to face it. When Ebi and other scientists funded by the U.S. Department of Agriculture found that the changing atmosphere is hurting the nutritional value of rice, government officials were alarmed. USDA officials — who serve at the discretion of President Donald Trump — asked the University of Washington not to issue a press release announcing the results of the study. “We did anyway,” Ebi said.

  • Pauvreté: la misère des indicateurs

    Alors que l’#ONU s’était félicitée de la diminution de l’#extrême_pauvreté de moitié, la pauvreté, elle, aurait au contraire augmenté depuis 1990. Tout dépend des critères retenus.

    Eradiquer l’extrême pauvreté et réduire de moitié la pauvreté dans le monde. Tels sont les deux premiers buts que se sont fixés les Nations Unies d’ici à 2030 dans le cadre des Objectifs du développement durable (#Agenda_2030). Est-ce réaliste ? Tout dépend de la façon dont seront calculés les résultats !

    En 2015, l’ONU avait annoncé avoir atteint sa cible fixée en l’an 2000 : l’extrême pauvreté avait été réduite de moitié. Pourtant, son mode de calcul est largement contesté aujourd’hui. Non seulement, il n’est pas aisé de mesurer la pauvreté, mais la méthode choisie peut répondre avant tout à des considérations idéologiques et politiques.

    Selon le multimilliardaire #Bill_Gates, s’appuyant sur les chiffres de l’ONU, le monde n’a jamais été meilleur qu’aujourd’hui. Selon d’autres voix critiques, la pauvreté a en réalité progressé depuis les années 1980. Où est la vérité ?

    Le Courrier a voulu en savoir davantage en interrogeant #Sabin_Bieri, chercheuse au Centre pour le développement et l’environnement de l’université de Berne. La spécialiste était invitée récemment à Genève dans le cadre d’une table ronde consacrée à la lutte contre la pauvreté, organisée par la Fédération genevoise de coopération.

    L’ONU s’était félicitée de la réduction de l’extrême pauvreté de moitié (Objectifs du millénaire). Est- ce que cela correspond à la réalité des faits ?

    Sabin Bieri : Si l’on prend le critère qu’elle a choisi pour l’évaluer (élaboré par la #Banque_mondiale), à savoir un revenu de 1,25 dollar par jour pour vivre (1,9 à partir de 2005), c’est effectivement le cas, en pourcentage de la population mondiale. Mais pour arriver à ce résultat, la Banque mondiale a dû modifier quelques critères, comme considérer la situation à partir de 1990 et pas de 2000.

    Ce critère de 1,9 dollar par jour pour évaluer l’extrême pauvreté est-il pertinent justement ?

    Ce chiffre est trop bas. Il a été choisi en fonction de quinze pays parmi les plus pauvres du monde, tout en étant pondéré dans une certaine mesure par le pouvoir d’achat dans chaque pays. Ce seuil n’est vraiment pas adapté à tous les pays.

    Et si une personne passe à trois dollars par jour, cela ne signifie pas que sa qualité de vie se soit vraiment améliorée. De surcroît, la majeure partie de cette réduction de l’extrême pauvreté a été réalisée en #Chine, surtout dans les années 1990. Si on enlève la Chine de l’équation, la réduction de l’extrême pauvreté a été beaucoup plus modeste, et très inégale selon les continents et les pays. On ne peut donc plus s’en prévaloir comme un succès de la politique internationale ! L’extrême pauvreté a beaucoup augmenté en #Afrique_sub-saharienne en particulier.

    Tout cela est-il vraiment utile alors ?

    Il est pertinent de parvenir à une comparaison globale de la pauvreté. Je vois surtout comme un progrès le discours public qui a émergé dans le cadre de ces Objectifs du millénaire. La réduction de l’extrême pauvreté est devenue une préoccupation centrale. La communauté internationale ne l’accepte plus. Un débat s’en est suivi. Accepte-t-on de calculer l’extrême pauvreté de cette manière ? Comment faire autrement ? C’est là que j’y vois un succès.

    Dans ses travaux, le chercheur britannique #Jason_Hickel considère que la Banque mondiale et l’ONU ont choisi ces chiffres à des fins idéologiques et politiques pour justifier les politiques néolibérales imposées aux pays du Sud depuis la fin des années 1980. Qu’en pensez-vous ?

    Ce n’est pas loin de la réalité. Ce sont des #choix_politiques qui ont présidé à la construction de cet #indice, et son évolution dans le temps. La Banque mondiale et le #Fonds_monétaire_international ont mené des politiques d’#austérité très dures qui ont été vertement critiquées. Si on avait montré que la pauvreté avait augmenté dans le même temps, cela aurait questionné l’efficacité de ces mesures. Au-delà, ces #chiffres sur l’extrême pauvreté sont utilisés par nombre de personnalités, comme le professeur de l’université d’Harvard #Steven_Pinker pour justifier l’#ordre_mondial actuel.

    Certains experts en #développement considèrent qu’il faudrait retenir le seuil de 7,4 dollars par jour pour mesurer la pauvreté. A cette aune, si l’on retire les performances de la Chine, non seulement la pauvreté aurait augmenté en chiffres absolus depuis 1981, mais elle serait restée stable en proportion de la population mondiale, à environ 60%, est-ce exact ?

    Oui, c’est juste. Nombre de pays ont fait en sorte que leurs citoyens puissent vivre avec un peu plus de 2 dollars par jour, mais cela ne signifie pas qu’ils aient vraiment augmenté leur #standard_de_vie. Et le plus grand souci est que les #inégalités ont augmenté depuis les années 1990.

    Une mesure plus correcte de la pauvreté existe : l’#Indice_de_la_pauvreté_multidimensionnelle (#IPM). Qui l’a développé et comment est-il utilisé aujourd’hui dans le monde ?

    Cet indice a été créé à l’université d’Oxford. Adapté par l’ONU en 2012, il est composé de trois dimensions, #santé, #éducation et #standard_de_vie, chacune représentée par plusieurs indicateurs : le niveau de #nutrition, la #mortalité_infantile, années d’#école et présence à l’école, et le #niveau_de_vie (qui prend en compte l’état du #logement, l’existence de #sanitaires, l’accès à l’#électricité, à l’#eau_potable, etc.). L’indice reste suffisamment simple pour permettre une #comparaison au niveau mondial et évaluer l’évolution dans le temps. Cela nous donne une meilleure idée de la réalité, notamment pour les pays les moins avancés. Cela permet en théorie de mieux orienter les politiques.

    https://lecourrier.ch/2019/06/13/pauvrete-la-misere-des-indicateurs
    #indicateurs #pauvreté #statistiques #chiffres #ressources_pédagogiques #dynamiques_des_suds

    ping @reka @simplicissimus

    • J’explique régulièrement que l’argument monétaire est globalement de la grosse merde pour évaluer la pauvreté. Ce qu’on évalue, en réalité, c’est la marchandisation de populations qui étaient jusqu’à présent épargnées et donc une réelle augmentation de la pauvreté inhérente au fonctionnement du capitalisme.

      Un exemple simple pour comprendre : une famille de petits paysans qui vivent plus ou moins en autosuffisance.

      Ils ont un toit sur la tête (mais pas forcément l’eau courante et l’électricité) et ils cultivent et élèvent une grande part de leur alimentation. Les excédents ou produits d’artisanat permettent éventuellement d’acquérir des merdes modernes sur le marché monétarisé, mais majoritairement, ils échangent avec des gens comme eux.
      Ils sont classés extrêmement pauvres par la BM, parce qu’ils n’ont pas 2$/jour.

      Maintenant, ils sont dépossédés de leur lopin de terre, expulsés par le proprio ou à la recherche d’une vie plus moderne en ville.
      En ville, ils n’ont plus de toit sur la tête et tous leurs besoins fondamentaux sont soumis à la nécessité d’avoir de l’argent. S’ils se prostituent ou louent leur bras pour les jobs pourris et dangereux que personne ne veut, ils pourront éventuellement gagner assez pour manger un jour de plus (pas pour se loger ou subvenir à leurs besoins vitaux), ils n’auront jamais été aussi démunis et proches de la mort, mais du point de vue de la BM, ils sont sortis de la grande pauvreté parce qu’ils se vendent pour plus de 2$/jour.

      L’IPM est mieux adapté, mais je doute qu’on l’utilise beaucoup pour se vanter du soit-disant recul de la pauvreté dans le monde !

    • En fait, si, en France, être pauvre prive de l’accès à beaucoup de choses.
      Prenons le RSA 559,74€ pour une personne seule, moins le forfait logement de 67,17 (en gros 12% du montant), soit, royalement 492,57€ → 16,42€/jour pour les mois à 30 jours.

      Ceci n’est pas de l’argent de poche. En admettant que l’on touche l’APL au taquet, ce qui n’est jamais évident, on peut ajouter 295,05€ max d’APL à Paris et 241,00 pour un bled quelconque de province. Comparez avec le montant des loyers pratiqués, le prix des factures (eau, énergie, au même prix pour tout le monde) et demandez-vous comment fait la personne pour seulement se nourrir correctement.

    • Être pauvre monétairement est surtout du au fait que seules les banques sont autorisées a créer la monnaie (€)
      Mais rien nous empêche de créer notre propre monnaie (sans banque ni état), une monnaie créée à égalité par les citoyens pour les citoyens. Un vrai Revenu Universel n’est pas compliqué a mettre en place, ce sont seulement des chiffres dans des ordinateurs (comme pour l’€).
      Une nouvelle monnaie pour un nouveau monde ;)
      https://www.youtube.com/watch?v=SjoYIz_3JLI

  • Fausse viande : Un grossiste français, un appel d’offre de l’état, la fraude était signalée depuis Mars ! . . . . _ actu.fr 8 Juin 2019
    https://actu.fr/bretagne/loudeac_22136/la-societe-voldis-loudeac-coeur-scandale-faux-steacks-haches_24892880.html

    La société Voldis à Loudéac (Côtes-d’Armor), appartenant à Valéry Le Helloco, est impliquée dans le scandale des faux steaks hachés fournis aux associations caritatives.

    La société de production agroalimentaire Voldis, basée rue de Pontivy à Loudéac, se trouve impliquée dans l’affaire des 780 tonnes de faux steack hachés à base de graisse et de soja livrés à des associations caritatives.

    Une pseudo-viande offerte par l’Union européenne, qui a été distribuée d’office pendant des mois à la Banque alimentaire, à la Croix Rouge, aux Restos du Coeur et au Secours populaire. Autant de bénévoles « scandalisés », « écoeurés » pour leurs bénéficiaires…

    Un marché public de 5,2 millions d’euros
    Voldis SA a remporté en 2018 (ainsi qu’en 2015 et 2016) le marché du Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) : trois lots de steaks hachés pour un montant total de plus de 5,2 millions d’euros, selon l’AFP.

    Voldis se fournissait auprès d’un industriel polonais qui livrait lui-même les associations, selon France info.

    S’ils ne sont pas dangereux pour la santé, ces steaks sans viande n’en sont pas moins manifestement frauduleux. Tandis que la DGCCRF poursuit son enquête, l’interprofession Elevage et viande a porté plainte contre X .

    Le président d‘Interbev, Dominique Langlois, a déclaré :
    Nous demandons une sévérité exemplaire afin que de tels actes frauduleux ne puissent plus se reproduire en France. Il est de notre devoir de garantir à tous nos concitoyens une viande irréprochable en termes de qualité. Ainsi, INTERBEV, en collaboration avec INAPORC, travaille depuis plusieurs mois à la mise en place d’une association qui favorisera les dons de viande française aux plus démunis.

    Une société détenue par Valéry Le Helloco
    Voldis est dirigée par Géraldine Barthélémy mais appartient à l’homme d’affaires loudéacien Valéry Le Helloco à travers sa société financière VLH, basée… au Luxembourg. Lui-même est domicilié tantôt en Bretagne, tantôt à Jersey, tantôt au Togo. Notre confrère « Libération » a mené son enquête sur le sujet. https://www.liberation.fr/checknews/2019/06/07/qui-est-l-entreprise-francaise-qui-a-fourni-de-faux-steaks-haches-aux-ass
    Voldis détient aussi l’abattoir Le Clézio (dinde), à Saint-Caradec. Toutes ces sociétés ainsi que l’agence d’intérim Flèche et des sociétés immobilières sont domiciliées au 42 rue de Pontivy, à Loudéac ; une maison particulière.

    Foodwatch dénonce l’inaction des pouvoirs publics
    Ingrid Kragl, directrice de l’information à Foodwatch, une association de défense des consommateurs sur le plan alimentaire, dénonce l’inaction des pouvoirs public :
    Comment se fait-il qu’ils aient pu passer entre les mailles du filet pendant des mois sans que les autorités ne mettent la main dessus ? Car ce sont les associations qui ont alerté la répression des fraudes.
    Et ce, dès le mois de mars dernier. Scandale après scandale (celui-ci rappelle beaucoup l‘affaire des lasagnes à la viande de cheval, une fraude d’ampleur européenne également), le scénario se répète avec toujours les mêmes ingrédients :
    Une traçabilité défaillante et beaucoup d’opacité ; il est très difficile pour le consommateur d’accéder à l’information.

    Il est aussi très difficile de remonter les filières jusqu’aux industriels concernés. 

    Le manque de moyens des autorités de contrôle, c’est un tapis rouge pour ceux qui voudraient frauder parce qu’ils se disent qu’ils ne vont pas se faire avoir. (…) Cela ne touche pas seulement la viande mais aussi les légumes ou le lait contaminé…

    #nutrition #pauvres #pauvreté #industrie #alimentation #fraude #contrôle #pologne #france #ue #union_européenne #agroalimentaire #santé #malbouffe #beurk #cantines #super_marché #grande_distribution #super_marché #promo #traçabilité