Mayotte : un migrant meurt lors du naufrage d’une embarcation transportant 11 Comoriens - InfoMigrants
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Mayotte : un migrant meurt lors du naufrage d’une embarcation transportant 11 Comoriens
Par La rédaction Publié le : 17/08/2026
Une embarcation avec à son bord onze migrants comoriens a chaviré, dimanche, faisant un mort. Le naufrage a eu lieu au moment de l’interception du bateau par les gardes-côtes comoriens. C’est une nouvelle victime des traversées irrégulières vers Mayotte. Une embarcation de fortune transportant onze migrants originaires des Comores a chaviré, dimanche 16 août, au large de Mayotte, faisant un mort, a appris l’AFP de source policière. Le naufrage a eu lieu après qu’un bateau des gardes-côtes comoriens a tenté d’intercepter le bateau, a indiqué cette même source. Les dix survivants ont débarqué sur l’île de Chissioua Mtsamboro, située au nord de l’archipel de Mayotte, dans l’attente d’être pris en charge par les autorités françaises.
Ces exilés naviguaient sur un « kwassa-kwassa », une embarcation précaire en bois, habituellement utilisée pour la pêche, et non adaptée à la navigation en haute mer. Leur utilisation représente l’une des principales causes de naufrage au large de l’archipel. De nombreux migrants tentent depuis plusieurs années de rejoindre illégalement Mayotte, département français de l’océan Indien situé géographiquement au sein de l’archipel des Comores. Ainsi, ils sont 13 914 migrants a avoir entamé la traversée vers Mayotte entre juillet et décembre 2025 selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
L’embarcation qui a fait naufrage dimanche était entièrement constituée de Comoriens, ces derniers représentants la très grande majorité de l’immigration irrégulière sur l’île. Mais une analyse publiée récemment par l’OIM montre que l’archipel des Comores constitue un corridor important de transit pour des migrants partis d’Afrique de l’Est, d’Afrique centrale. Ces exilés sont principalement originaires de République démocratique du Congo, du Burundi ou encore de Somalie. Cette route migratoire est réputée pour être meurtrière. Ces derniers mois, des drames similaires ont eu lieu au large de Mayotte, dont plusieurs au moment de l’interception des navires par les gardes-côtes français.
Fin mars 2026, une femme a perdu la vie lors du naufrage d’un kwassa, survenu au moment de son interception par la police aux frontières. Le pilote du bateau avait alors refusé de s’arrêter. Une enquête du journal Le Monde parue en 2025 avait pointé du doigt les méthodes d’interceptions des kwassa par les forces de l’ordre françaises, susceptibles de provoquer des naufrages. Elle avait notamment décrit le cas d’un naufrage, en juillet 2025, durant lequel les occupants d’un kwassa avaient été victimes d’une interception violente par un bateau de la Police aux frontières française. Celle-ci était entrée en collision avec l’embarcation, projetant les personnes à l’eau, faisant deux morts et sept disparus. L’enquête recensait une vingtaine de cas similaires à celui-ci, au large de Mayotte. Aucun bilan précis n’existe sur cette route migratoire. Mais d’après les données publiques du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Sud océan Indien, au moins 477 exilés sont morts ou ont disparu dans les eaux territoriales françaises autour de Mayotte depuis 2010
#Covid-19#migrant#migration#mayotte#oceanindien#routemigratoire#migrationirreguliere#kwassa#sante#mortalite#frontiere
Pourquoi les canicules se répètent-elles en France ? Les questions suscitées par une succession inédite de vagues de chaleur
▻https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/08/14/pourquoi-les-canicules-se-repetent-elles-en-france-les-questions-posees-par-
La récurrence de ces situations de « blocage », où un anticyclone stationne pendant une longue période sur une zone et y entrave l’arrivée des vents d’ouest, est au centre de nombreux travaux. Parmi d’autres, une étude conduite en 2025 par les climatologues Michael Mann et Xueke Li (université de Pennsylvanie) a mis en évidence les liens entre l’installation de ces « dômes de chaleur » et la déstabilisation du courant-jet (ou jet-stream) de l’hémisphère Nord – un « fleuve d’air » qui souffle d’ouest en est à une dizaine de kilomètres d’altitude, et qui sépare les masses d’air froid des hautes latitudes à celles, plus chaudes, des zones tempérées.
Or le réchauffement plus rapide de l’Arctique contribue à « détendre » ce courant-jet, qui forme alors de grands méandres. Sous certaines conditions, ces ondulations peuvent devenir stationnaires et stagner au-dessus de l’Europe ou de l’Amérique du Nord, favorisant l’installation d’un anticyclone de blocage. Et les calamités qui vont avec. Pour Michael Mann, « de nombreux événements météorologiques estivaux parmi les plus persistants et extrêmes, mais pas tous, sont de cette nature ». Or, ajoute le chercheur américain, « les modèles actuels ne parviennent pas à capturer correctement ce genre d’événements ».
D’autres équipes associent ces « ondulations » du courant-jet de l’hémisphère Nord à la présence d’une anomalie froide de l’Atlantique, en mer du Labrador, l’une des seules zones de la planète qui se refroidit malgré le réchauffement. L’interprétation de ce cold blob (bulle froide) est discutée. Pour certains chercheurs, c’est le signe d’un ralentissement du système de #courants_marins de l’Atlantique nord, qui transfère d’immenses quantités de chaleur du golfe du Mexique vers le nord de l’Europe de l’Ouest. Avec l’affaiblissement de ces courants – attendu dans un monde plus chaud –, la température des eaux au sud-est de l’Islande serait engagée dans une baisse tendancielle. Or, dit le climatologue Stefan Rahmstorf, « des études ont mis en évidence une forte corrélation entre ce cold blob de l’#Atlantique et les fortes chaleurs estivales en Europe ». « Compte tenu de ce lien, ajoute-t-il, on peut s’attendre à ce que l’#Europe continue de connaître des #vagues_de_chaleur plus fréquentes que les autres régions terrestres des latitudes moyennes. »
Dans un célèbre article publié en 1987, par la revue Nature, le grand géophysicien et océanographe Wallace Broecker (1931-2019), de l’université Columbia, alertait ses pairs d’une sous-estimation des liens entre le climat et l’océan, montrant que les perturbations des courants marins pouvaient être associées à des changements du climat « abrupts plutôt que graduels ».
#climat #changement_climatique #océans #canicules #dômes_de_chaleur #jet_stream #anticyclone_de_blocage #cold_blob
Pendant ce temps, des élus bretons se demandent comment fournir en eau 500 000 "réfugiés climatiques"potentiels qui n’auraient pas observé que depuis un moment déjà le climat océanique ne garanti pas d’éviter les canicules, sauf à résider à moins de 5 kilomètres de la mer.
Du climat océanique", par moments, par morceaux, il en reste !
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https://cdn.bsky.app/img/feed_thumbnail/plain/did:plc:jdmdyejmo3wm4ecby6c6jvfb/bafkreihz4g43csad2hb5nyx6r52koi5k7eqjswh2umnif3l65mib2ofdva#.jpeg la façade Atlantique, toujours au dessus des températures de saison
▻https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/25-ans-bascule-science-compris-jet-stream-deraillait-point-bloquer-
Depuis le début des années 2000, la météo semble être de plus en plus bloquée en France : des pluies incessantes l’hiver, et des canicules au printemps et à l’été. Ce n’est qu’au cours des dernières années que les scientifiques ont compris pourquoi : le jet stream déraille !
Identifying Robust Longitudinal Transactions Between #loneliness and the Big Five #personality Traits - Schellenberg - Journal of Personality - Wiley Online Library
▻https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/jopy.70084
— Permalink
#intimacy #belonging #depression #anxiety #menalhealth #OCEAN
The Graph That Should Be Front-Page News
▻https://www.lyrebirddreaming.com/post/the-graph-that-should-be-front-page-news
Every so often the Earth produces a signal that is impossible to ignore. This graph is one of them. It shows sea-surface temperatures in the Niño 3.4 region of the equatorial Pacific, one of the most important parts of the Earth’s climate system. Each blue line represents a different year since 1982. The red line is this year. It doesn’t just set a new record. It has departed entirely from the range of previous observations.
Un #robot ailé nage et vole comme un oiseau plongeur - EPFL
▻https://actu.epfl.ch/news/un-robot-aile-nage-et-vole-comme-un-oiseau-plong-2
Un dispositif #aéro-aquatique mis au point à l’EPFL et au MIT pourrait ouvrir la voie à une nouvelle catégorie d’appareils destinés à l’#exploration #océanique.
Les huards, les goélands, les macareux et les pétrels comptent parmi les 100 espèces d’oiseaux capables à la fois de voler et de nager. Ces oiseaux peuvent plonger dans l’eau pour nager à la poursuite de leurs proies, puis s’élancer dans les airs pour s’envoler. S’inspirant de ces aviateurs aquatiques, des ingénieurs de l’#EPFL et du #MIT ont conçu un robot capable de nager sous l’eau, puis de battre des ailes pour sortir de l’eau et continuer à voler dans les airs, à l’instar des oiseaux plongeurs.
Le « dispositif aéro-aquatique à ailes battantes » pèse moins de 300 grammes. Son objectif est d’aider les scientifiques à étudier les mécanismes qui permettent aux oiseaux plongeurs de voler dans l’air et d’évoluer dans l’eau. Le robot est composé d’un corps central, ou fuselage, de deux ailes flexibles battantes et d’une queue orientable. Les ailes et la queue peuvent être remplacées par des modèles de différentes tailles. Lors des tests menés dans un bassin et un lac, les ingénieurs ont identifié des combinaisons de différentes tailles d’ailes, de fréquences de battement et d’angles de queue qui permettent au robot de passer en douceur de la nage sous l’eau à la sortie, puis au vol dans les airs.
Le réchauffement climatique menace le dernier glacier tropical d’Océanie
▻https://reporterre.net/Le-rechauffement-climatique-menace-le-dernier-glacier-d-Oceanie
Le mont #Puncak_Jaya, en #Papouasie indonésienne, point culminant du pays et même de toute l’#Océanie, abrite les derniers #glaciers tropicaux de la région. Ils pourraient définitivement disparaître fin 2026 ou début 2027, indique un rapport sur l’état du climat 2025 dans la région #Pacifique sud-ouest, publié par l’Organisation météorologique mondiale (#OMM) le 7 juillet.
L’île de #Nouvelle_Guinée a une superficie de 775K km², c’est à dire légèrement plus grande que la France. C’est la seconde plus grande île du monde. Et son point culminant atteint 4884m, c’est à dire légèrement plus haut que le Mont Blanc. Quasiment pas de Street View sur cette île, juste des panoramas 360°.
Et donc, bientôt plus de glaciers, dans ce territoire proche de l’équateur.
« On en voit un, puis deux, puis trois… » Au fond de l’Atlantique, un cimetière de fûts radioactifs
▻https://reporterre.net/On-en-voit-un-puis-deux-puis-trois-Au-fond-de-l-Atlantique-un-cimetiere-
Une expédition a collecté des échantillons autour des fûts contenant des #déchets #radioactifs immergés dans l’#océan #Atlantique jusqu’en 1990. L’heure est maintenant à l’analyse pour comprendre les effets de cette pratique sur les fonds #marins.
Nous sommes à 4 700 m de profondeur, dans les plaines abyssales de l’Atlantique Nord-Est. Sur la vidéo, la seule lumière provient des projecteurs du Nautile, un sous-marin scientifique habité de 8 m de long, qui éclairent cette immense étendue de sédiments toute plate. « Ce qui est saisissant, c’est l’approche des fûts de déchets radioactifs. On en voit un, puis deux, puis trois, puis quatre… » raconte Patrick Chardon, ingénieur de recherche au #CNRS, spécialiste de la mesure de la #radioactivité dans l’#environnement.
La plupart sont dévorés par la rouille. « Leurs parois ondulées sont complètement corrodées, avec des couleurs très vives, très rouges. On devine encore les marquages sur certains fûts : le symbole de la radioactivité, des étiquettes, des inscriptions. Et autour, il y a aussi des déchets plus récents comme des sacs plastiques, des bouteilles et des pots de peinture », poursuit Javier Escartín, directeur de recherche au CNRS et au Laboratoire de #géologie de l’École normale supérieure, spécialiste des océans profonds.
Le #capitalisme des abysses
▻https://laviedesidees.fr/Le-capitalisme-des-abysses
L’aggravation du changement climatique se fait de plus en plus visible et touche désormais même les milieux a priori les plus éloignés, comme les fonds marins. Pourtant, ceux-ci sont intégrés aux transformations du monde depuis le XVe siècle, selon des mouvements pluriels et concurrents.
La dégradation de l’océan se poursuit, mais toujours pas d’accord pour réduire la #pollution_plastique
▻https://www.rfi.fr/fr/%C3%A9conomie/20260608-la-d%C3%A9gradation-de-l-oc%C3%A9an-se-poursuit-mais-toujours-pas-d-acc
Les océans sont de plus en plus en mauvaise santé. C’est le constat du baromètre #Starfish dévoilé ce lundi 8 juin à l’occasion de la Journée mondiale de l’océan. Le #niveau de la #mer augmente toujours plus vite, la #biodiversité #marine est menacée et la #pollution s’accumule. Selon les estimations de la fondation Ellen MacArthur, les #océans pourraient contenir plus de #plastique que de #poissons d’ici à #2050.
Information Is Beautiful - mastodon
▻https://vis.social/@infobeautiful/116715533361995031
Guess what % of plastics have been #recycled? No prizes :(
En aval. Dans mon gros bled, la Ville nous demande de jeter dans des containers idoines les déchets alimentaires placés dans du plastoc biodégradable pour fabriquer du méthane destinés à faire rouler des bus locaux. J’ai essayé de faire l’esclave de Rentre Avec Tes Pieds et de CAC 40 City. C’est astreignant au possible (2 à 3 passages au container de rue par semaine pour éviter odeurs et bestioles), et on a toujours pas voix au chapitre sur la politique municipale.
De toute façon, le sac représente une part infime du poids de déchets dans cette affaire (z’ont pas osé nous demander de déféquer dans des sacs ces baltringues ; peut-être que ces sacs là auraient finir sur leur tête de bienfaiteurs de l’humanité, qui sait ?). Et puis, j’ai beau faire des efforts, j’ai plus de sacs biodégradables qu’il n’en faut pour le méthane.... Et, si je trie (pas de poubelle à cet effet dans mon immeuble), le volume de plastic qui va dans la bon container qui sert à rien est bien plus important. No escape.
U.S. Begins Dismantling Major Ocean Observation Network
▻https://gcaptain.com/u-s-begins-dismantling-major-ocean-observation-network
The U.S. National Science Foundation (NSF) has begun a major downsizing of one of the world’s largest ocean observing networks, announcing plans to remove most of the in-water infrastructure associated with the Ocean Observatories Initiative (OOI) over the next 15 months.
Under the plan, NSF will phase out operations at the Endurance, Pioneer, Irminger Sea, and Station Papa arrays, ending a decade-long effort that has provided continuous real-time observations from some of the world’s most strategically important ocean regions.
The decision marks a significant shift for the $386 million OOI program, which has served as a cornerstone of U.S. ocean science since becoming fully operational in 2016.
“The U.S. National Science Foundation has initiated descoping of the Ocean Observatories Initiative Major Facility,” NSF said in a statement released this week.
The move comes amid sweeping proposed cuts to federal science spending under the Trump administration. The Trump administration’s FY2026 budget request proposed cutting funding for the Ocean Observatories Initiative from approximately $39 million to $8 million—a reduction of nearly 80%—and identified the facility for decommissioning. Although Congress has not yet finalized FY2026 appropriations, NSF has already begun implementing a descoping plan that will remove in-water infrastructure from four of OOI’s five observing arrays over the next 15 months.
According to an update from OOI Principal Investigator Jim Edson of the Woods Hole Oceanographic Institution, the Endurance Array off the U.S. Pacific Northwest is already being dismantled, with final recovery operations scheduled for June 2026.
The Pioneer Array, located offshore of the U.S. East Coast, is expected to be recovered by June 2027. The Irminger Sea Array in the North Atlantic and the Station Papa Array in the Northeast Pacific are slated for recovery during the summer of 2027, subject to vessel availability and operational constraints.
As the equipment is removed, the real-time data streams and observing capabilities at those locations will cease.
One major component of the network will remain intact. NSF said the Regional Cabled Array, a subsea observatory connected by fiber-optic cable off the coast of Oregon, will continue operating “for the foreseeable future.” The OOI Data Center, Program Management Office, and community engagement activities are expected to continue through September 30, 2028.
The Ocean Observatories Initiative was designed to provide continuous, long-term monitoring of physical, chemical, biological, and geological processes across the global ocean. Its network of moorings, autonomous vehicles, seabed instruments, and underwater communications systems has generated one of the largest publicly accessible ocean datasets in the world.
Researchers have used OOI observations to study climate variability, ocean circulation, marine ecosystems, extreme weather events, underwater volcanism, and emerging maritime hazards. The data have also supported educational programs and workforce development efforts across the ocean sciences community.
NSF said all previously collected data will remain available through the OOI Data Center and encouraged researchers to continue using the archive in scientific publications, grant proposals, and educational programs.
“We encourage the community to use the ten-plus years of OOI data by including it in proposals, publications, presentations, and conversations with colleagues,” NSF said, noting that continued use of the dataset will help demonstrate the program’s scientific impact and long-term value.
The announcement comes amid broader federal efforts to reduce spending and reassess major research infrastructure programs. NSF has not publicly detailed the budgetary factors behind the descoping decision.
For the oceanographic community, however, the move represents the end of an era for one of the most ambitious ocean observing systems ever deployed, shifting the program’s focus from active observation toward preservation and analysis of its extensive scientific record.
Le niveau des océans monte mystérieusement et la fonte des glaces n’explique pas tout
▻https://www.slate.fr/sciences/niveau-oceans-monte-mystere-abysses-rechauffement-glace-fonte-dilatation-profo
Le thermomètre grimpe, les glaces fondent et l’océan monte. Jusque-là, la mécanique semblait claire. Mais depuis environ une décennie, les capteurs installés aux quatre coins du globe affichent un bilan qui ne tombe pas juste. En clair, la mer monte plus vite que la somme des facteurs connus et surveillés. Ce trou dans la hausse du niveau moyen de la mer laisse les chercheurs perplexes : qu’est-ce qui peut pousser l’eau à monter ainsi ?
Pour trouver la réponse, il a fallu se tourner vers les abysses. Une équipe internationale, menée par l’océanographe Anny Cazenave, vient de publier une étude relayée par The Debrief. Le constat est sans appel : les couches océaniques situées au-delà de 2.000 mètres de profondeur se réchauffent et se dilatent, contribuant de manière significative à la montée des eaux.
L’affaissement des sols fait plus que doubler l’élévation du niveau marin
▻https://cartonumerique.blogspot.com/2026/05/laffaissement-des-sols-fait-plus-que.html
L’étude montre que l’affaissement des sols double la montée relative de la mer sur les côtes peuplées. Le risque littoral naît donc autant du sol qui descend que de l’#océan qui monte. L’étude distingue la montée absolue de la mer et la montée relative, celle que vivent les habitants. Quand le sol s’affaisse sous les #villes, les deltas ou les plaines côtières, la mer gagne plus vite sur les territoires, les infrastructures et les quartiers exposés. Les chercheurs croisent GNSS, marégraphes, altimétrie satellite, InSAR et modèles géophysiques. Ces données couvrent près de 65% de la population côtière mondiale et rendent enfin visibles les affaissements très locaux des #métropoles et des deltas. Le résultat est saisissant. Entre 1995 et 2020, les populations côtières ont vécu en moyenne 6 mm/an de montée relative du niveau marin. Ce rythme dépasse d’environ deux fois la seule montée climatique absolue, car les sols s’enfoncent là où les densités sont fortes. La subsidence touche d’abord les espaces densément habités. 71% de la population côtière mondiale vit dans des régions qui s’affaissent. 55% subissent au moins 1 mm/an de subsidence et 43% au moins 2 mm/an, ce qui accélère concrètement l’exposition.
Les points chauds se concentrent dans les grandes villes et les deltas d’Asie et d’Afrique. Jakarta s’affaisse en moyenne de 13,7 mm/an, Tianjin de 13,5 mm/an, Bangkok de 8,5 mm/an, Lagos de 6,7 mm/an et Alexandrie de 4 mm/an. Les deltas confirment cette géographie du risque. Le Gange-Brahmapoutre s’affaisse de 5,4 mm/an, le Nil de 7,8 mm/an, le Yangzi de 2,7 mm/an et le Mékong de 5,6 mm/an. Ces basses terres concentrent populations, cultures, ports, routes et vulnérabilités. On retiendra que le risque littoral n’est pas seulement produit par le climat, mais aussi par les usages du sous-sol, comme le pompage d’eau, de pétrole ou de gaz. Mesurer et réduire la subsidence devient donc essentiel pour adapter les côtes.
L’Antarctique est pillé et le Krill sacrifié pour les pilules anti-âge - Faune Sauvage
▻https://www.faunesauvage.fr/sinformer/sinformer-articles/la-releve-et-la-peste-lantarctique-est-pille-et-le-krill-sacrifie-pour-
Pour produire des capsules d’#oméga-3 censées ralentir le #vieillissement, l’#industrie des #compléments #alimentaires s’attaque à l’une des pierres angulaires de l’#écosystème #antarctique : le #krill. Ce minuscule #crustacé, « pilier de toute la #chaîne_alimentaire de l’#océan_Austral et l’une des plus grandes #biomasses de la #planète », est aujourd’hui #pêché à grande échelle.
« La promenade de Biscarrosse a fini par tomber. Tant que le futur n’a pas de prise perceptible sur le présent, il reste sans effet sur les pratiques », Marie Stutzmann, anthropologue
▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/04/09/la-promenade-de-biscarrosse-a-fini-par-tomber-tant-que-le-futur-n-a-pas-de-p
En janvier, une partie de la promenade de la station balnéaire landaise Biscarrosse a disparu. Pas progressivement, mais d’un seul coup. Pourtant, l’#érosion du #trait_de_côte était connue. Le #littoral reculait de 1 à 2 mètres par an. Les projections existaient. Les panneaux aussi. Tout le monde savait. Malgré cela, rien – ou presque – n’a vraiment changé.
Quelques mois avant la tempête, j’observais les habitants face à la dune. Ils lisaient les informations, acquiesçaient – puis enjambaient les clôtures pour rejoindre la plage. Ce geste, anodin en apparence, dit quelque chose d’essentiel : il ne relève ni de la défiance ni du déni ; il révèle un décalage plus profond entre ce que nous savons et ce que nous faisons.
On explique souvent ce décalage par un manque de volonté ou par une forme d’aveuglement collectif. Pourtant, ce diagnostic est insuffisant. Dans la plupart des situations, les faits sont connus, les alertes entendues, les risques reconnus. Face aux transformations de notre écosystème notamment, ce qui manque n’est pas l’information mais la transformation des conditions concrètes de notre action.
Les comportements humains ne se réorganisent pas à partir d’idées. Ils se structurent à partir d’habitudes, d’attachements, de repères sensibles – tout ce qui rend nos gestes évidents sans que nous y pensions. L’anthropologie désigne cela sous le terme « habitus » : une manière incorporée d’habiter le monde. L’humain change par micro-adaptations, rarement par rupture.
Partout, le même paradoxe
A Biscarrosse, les habitants ne contestaient pas les données. Mais leur expérience sensible contredisait encore les projections. Les villas jumelles, symbole de la station, certes menacées, tenaient. Le paysage semblait stable. Et, dans l’économie ordinaire de l’action, ce qui est vu et éprouvé l’emporte sur ce qui est anticipé.
J’adore la conclusion de la vidéo. Faut de la résilience braves gens ! (Avec en image de fond des camions roulant au gasoil qui apportent du sable dont on ne dit pas la provenance).
accès à l’article :
▻https://archive.is/6ZkFU
C’est pourquoi l’information, si nécessaire soit-elle, reste structurellement insuffisante. Elle opère au niveau rationnel, mais peine à transformer les représentations incorporées, alors que le changement se joue d’abord au niveau des pratiques. Cette distinction est décisive. Elle permet de comprendre pourquoi tant de politiques publiques échouent : elles visent à convaincre, là où il faudrait rendre possible – et progressivement familier – autre chose.
La question n’est donc pas : comment convaincre les gens de changer ? Elle est : de quoi sont faits leurs usages, et où la nouveauté peut-elle se frayer une place ? C’est le propre du travail de l’anthropologue. Avant toute intervention, il s’agit de cartographier finement ce qui existe : les gestes quotidiens, les trajectoires, les attachements. Non pour les respecter passivement, mais pour identifier les points d’accroche : là où une pratique nouvelle peut se greffer sur une ancienne, s’y hybrider, sans la heurter de front.
En définitive, la mer ne monte pas à cause du fracas des tempêtes, mais du travail patient de deux forces invisibles : un océan qui gonfle en chauffant et des glaces qui glissent lentement vers les flots.
▻https://sciencepost.fr/tout-le-monde-regarde-fondre-les-glaciers-pour-expliquer-la-montee-des-o
Or j’entends une hydrologue (non identifiée : ▻https://bsky.app/profile/kuntavandenkinte.bsky.social/post/3mt24ttsobk2t) dire que de récentes données Nasa montrent que le pillage des réservoirs continentaux, superficiels ou fossiles, est le premier facteur de la montée des eaux. Mais je ne trouve rien de plus précis et sourcé. @simplicissimus ?
edit
– merci pour l’article accessible !
– l’hydrologue en question cite aussi la possibilité de stocker de l’eau dans les nappes aquifères existantes (plutôt qu’en bassines ; ) lorsque le niveau des fleuves est haut, ce qui est expérimenté avec la Garonne et qui foncitonnerait déjà.
je pense que le mot qui va bien (qui répond à ta question) est #subsidence. Et ça dépend largement de où ça se passe.
Qu’est-ce que la subsidence, ce phénomène qui fait s’affaisser de nombreuses villes côtières du monde ? - Geo.fr
▻https://www.geo.fr/environnement/quest-ce-que-la-subsidence-ce-phenomene-qui-fait-saffaisser-de-nombreuses-villes
Qu’est-ce que la subsidence ?
La subsidence est un lent affaissement de la surface de la croûte terrestre. Elle offre ainsi un espace pour le dépôt progressif et la préservation de sédiments sur de grandes épaisseurs. Phénomène naturel, une subsidence peut aussi être causée par les activités humaines qui provoquent un affaissement accéléré des sols.
Une nouvelle étude parue le 1er janvier dans la revue Science vient de calculer que le tassement du sol affectera 635 millions de personnes d’ici 2040, soit 19 % de la population mondiale. Les zones les plus concernées sont celles qui connaissent une importante pression démographique avec une urbanisation croissante, ainsi que celles sujettes à une faible pluviométrie et nécessitant une irrigation importante. Entre 2010 et 2040, le risque sera ainsi accru de 80 % aux Philippines, en Irak, en Indonésie, en Israël ou en Algérie. En Europe, le phénomène est particulièrement marqué dans le nord de l’Italie et aux Pays-Bas, touchés un peu plus chaque année.
Sur la thématique exacte de ce que tu cites :
Ce n’est pas la montée des eaux : ce qui aggrave les inondations dans nos villes se joue sous nos pieds, millimètre par millimètre
▻https://sciencepost.fr/ce-nest-pas-la-montee-des-eaux-ce-qui-aggrave-les-inondations-dans-nos-v
On imagine toujours la menace venir de l’horizon, cette ligne bleue qui grimpe lentement à mesure que les glaciers fondent. Pourtant, le véritable danger pour de nombreuses villes côtières ne tombe pas du ciel ni ne déferle depuis le large : il se joue à la verticale, sous le bitume, dans un mouvement si lent qu’aucun œil humain ne pourrait le percevoir. Pendant que nous scrutons la montée des océans, le plancher de nos métropoles s’enfonce discrètement, millimètre après millimètre. Ce phénomène porte un nom peu connu du grand public, la subsidence, et il pourrait bien rebattre les cartes de notre vulnérabilité face aux inondations. Car dans cette course entre l’eau qui monte et la terre qui descend, il arrive que le sol perde la partie plus vite qu’on ne le croyait.
Ceci dit, chez moi, c’est bien l’élévation du niveau marin qui est la cause de la submersion à venir ; pratiquement pas de subsidence.
Un autre effet « secondaire » qui peut s’avérer dramatique (d’autant plus s’il y a conjonction des deux phénomènes évoqués ci-dessus) c’est la salinisation des nappes phréatiques. Avec d’un côté une mer qui monte et de l’autre des nappes qui baissent, il y a forcément transfert de l’une vers les autres…
côté subsidence, un des endroits les plus terrifiants, c’est Djakarta…
Jakarta, the Sinking Metropolis Where Millions Still Struggle to Access Piped Water – The Diplomat
▻https://thediplomat.com/2026/07/jakarta-the-sinking-metropolis-where-millions-still-struggle-to-access-
Excessive groundwater extraction by households and industry is one of the primary reasons for the city’s subsidence.
[…]
Scientists say excessive groundwater extraction in Jakarta, rather than rising sea levels, is the primary reason parts of the city are sinking by up to 15 centimeters a year, with some studies recording even faster rates. Some neighborhoods have already subsided by as much as four meters since the 1970s.
C’était, avec la catastrophe que représente la question des déplacements dans la capitale, la motivation principale du transfert de la capitale indonésienne à Nusantara, à Bornéo.
▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Nusantara_(ville)
Aux dernières nouvelles, après les grandes manœuvres foncières dans la jungle de Bornéo (et quelques enrichissements illicites plus que probables), il semblerait que l’affaire ne soit plus à l’ordre du jour…
Apparemment, tout le monde s’en bat le sarong…
The Guardian, décembre 2025, via Courrier international
Nusantara, la future capitale de l’Indonésie : un projet déjà enterré ?
▻https://www.courrierinternational.com/article/amenagement-nusantara-la-future-capitale-de-l-indonesie-un-pr
Cité utopique créée de toutes pièces pour remplacer Jakarta comme capitale de l’Indonésie, Nusantara accuse de sérieux retards. Pis, elle est clairement délaissée par l’actuel président, au point de devenir une ville fantôme, explique ce reportage du “Guardian”, qui a suscité une vive controverse dans l’archipel.
BRGM, septembre 2024, première cartographie de la subsidence à l’échelle de l’Europe
Première évaluation de la subsidence côtière à l’échelle de l’Europe | BRGM
▻https://www.brgm.fr/fr/actualite/communique-presse/premiere-evaluation-subsidence-cotiere-echelle-europe
Le BRGM et des collaborateurs français et européens ont mené une étude qui présente la première cartographie à l’échelle de l’Europe de la subsidence côtière. L’élévation du niveau de la mer est une conséquence du réchauffement climatique. Localement, le sol peut s’enfoncer (subsidence) et amplifier ce phénomène et les risques de submersion marine. L’étude a mis en évidence une cartographie fine de la subsidence côtière sur tout le littoral européen grâce au système d’observation Copernicus EGMS (European Ground Motion Service).
L’élévation du niveau de la mer et son accélération menacent d’ores et déjà les populations et infrastructures situées dans les zones littorales de basse altitude. Le niveau marin global mesuré par satellite depuis 1993 fait état, sur les 30 dernières années, d’une élévation de 3,6 mm / an. Les causes de cette élévation sont bien comprises et quantifiées. L’expansion thermique des océans et la fonte des glaciers terrestres et des calottes polaires sont causées par le réchauffement climatique, dû aux émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine. Localement, l’élévation du niveau marin d’origine climatique peut-être amplifiée par un affaissement du sol. C’est ce que cette nouvelle étude du BRGM et de ses collaborateurs a quantifié à l’échelle européenne.
Près de la moitié des zones côtières de basse altitude en Europe, impactée par la subsidence côtière
Cartographier les mouvements verticaux du sol à l’échelle suprarégionale a longtemps été empêché par le manque de données et de services adaptés. Pour lever ce verrou, un consortium de chercheurs européens a combiné deux méthodes de caractérisation des mouvements du sol, l’interférométrie radar (InSAR) et le système de positionnement par satellites (GNSS), et fait naître le service Copernicus EGMS. Cette nouvelle étude s’est basée sur le produit d’EGMS qui fournit l’estimation à haute résolution de la vitesse des mouvements du sol avec une précision millimétrique par an, et ce sur la période contemporaine (2016-2021).
Les résultats montrent que près de la moitié des zones côtières de basse altitude en Europe connaît actuellement une subsidence supérieure à 1 mm / an en moyenne. Celle-ci est aussi plus importante dans les zones plus densément peuplées, les centres urbains et là où sont situées les infrastructures critiques.
Par exemple, les zones portuaires enregistrent une subsidence de l’ordre de 1,5 mm / an en moyenne. L’étude identifie des zones côtières où la subsidence est sévère, avec des vitesses dépassant les 5 mm / an. L’outil cartographique est accessible depuis le site du service européen Copernicus European Ground Motion Service (EGMS).
Cette étude suscite des inquiétudes quant au fait que l’affaissement des côtes, et donc l’élévation relative du niveau de la mer, tendent à être peu considérées en Europe et dans de nombreuses autres régions du monde.
très peu d’info dans ce communiqué…
… un peu plus dans la publication…
Assessing Current Coastal Subsidence at Continental Scale: Insights From Europe Using the European Ground Motion Service - Thiéblemont - 2024 - Earth’s Future - Wiley Online Library
▻https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2024EF004523
▻https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/cms/asset/615a9005-73a8-473c-b035-8769cfbd14fe/eft21703-fig-0001-m.jpg
Location of coastal flood plains in Europe as defined in this study.
Abstract
Beside climate-change-induced sea-level rise (SLR), land subsidence can strongly amplify coastal risk in flood-prone areas. Mapping and quantifying contemporary vertical land motion (VLM) at continental scales has long been a challenge due to the absence of gridded observational products covering these large domains. Here, we fill this gap by using the new European Ground Motion Service (EGMS) to assess the current state of coastal VLM in Europe. First, we compare the InSAR-based EGMS Ortho (Level 3) with nearby global navigation satellite systems (GNSS) vertical velocity estimates and show that the geodetic reference frame used to calibrate EGMS strongly influences coastal vertical land velocity estimates at the millimeter per year level and this needs to be considered with caution. After adjusting the EGMS vertical velocity estimates to a more updated and accurate International Terrestrial Reference Frame (ITRF2014), we performed an assessment of VLM in European low elevation coastal flood plains (CFPs). We find that nearly half of the European CFP area is, on average, subsiding at a rate faster than 1 mm/yr. More importantly, we find that urban areas and populations located in the CFP experience a near −1 mm/yr VLM on average (excluding the uplifting Fennoscandia region). For harbors, the average VLM is even larger and increases to −1.5 mm/yr on average. This demonstrates the widespread importance of continental-scale assessments based on InSAR and GNSS to better identify areas at higher risk from relative SLR due to coastal subsidence.
avec un GROS focus sur le bassin d’Arcachon
▻https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/cms/asset/07eddef0-1a1d-44e0-ae21-0fb6b3b52812/eft21703-fig-0004-m.jpg
Sketch illustrating the method developed to calculate the coastal flood plains (CFPs) average vertical land velocity from European Ground Motion Service (EGMS) data. (a) EGMS pixels and its associated VEGMS (100 m × 100 m resolution), and corresponding spatial coverage of EGMS pixels within each CFP (in percent of CFP area). (b) 𝑉𝐸𝐺𝑀𝑆, that is, mean VEGMS over all EGMS pixels within each CFP. (c) 𝑉𝐸𝐺𝑀𝑆/𝐴𝐷𝐽, that is, same as (b) but adjusted to the ITRF2014 reference frame.
Merci pour ces infos @simplicissimus. J’avais remarqué que N-Y à force de s’enfoncer sous le poids de son bâti tendait à finir dans l’Hudson river mais pas saisi ce phénomène de subsidence, tout autre [edit plus globalement]. Sauf que rien de tout cela ne parait correspondre à ce qu’évoque cette hydrologue qui parle, elle, d’un autre apport en eau d’origine humaine à l’élévation du niveau des océans :
_"On est actuellement en train de perdre nos réservoirs continentaux, et, d’ailleurs, un chiffre me semble absolument incroyable, qui est fourni par une étude menée par la Nasa [?] avec de nouvelles formes [mesures ?] de satellite qui permettent de mieux comprendre ces jeux de bascule entre les réservoirs, nous montre que, aujourd’hui, la surélévation des océans est beaucoup plus liée au fait d’avoir pillé toutes les nappes souterraines, qu’elles soient superficielles ou qu’elles soient fossiles, et que cette eau, qui ne peut plus re-rentrer par des sols artificialisés, eh bien elle finit en mer, ce niveau de surélévation est supérieur à [celui causé par] la fonte de l’Antarctique, de l’Arctique et du Groenland. Donc il faut se poser cette question, on est en train de perdre nos eaux continentales, c’est le cas partout, les sols s’assèchent, c’est le cas en France, nos petits cours d’eau sont complétement à sec, ces petits chevelus, c’est ce qui permet de tenir toute la vie des territoires et c’est pas avec de la désalinisation et des gros réservoirs qu’on va leur permettre d’avoir de l’eau (…)"_
(en bonne logique, elle plaide ensuite pour ne pas laisser l’eau filer à la mer n’importe comment et évoque le stockage des hautes eaux dans les nappes (contre les bassines, qu’elle carbonise), manière de remédier, partiellement, à l’artificialisation des sols..., ce qui pourrait laisser suspecter un point de vue intéressé, « vendeuse de solutions » pour l’agriculture et les villes)
Stupéfait par l’ordre de grandeur de ce facteur là, j’ai cherché un peu, sans résultat.
Ça semble intéressant de pas limiter la réflexion aux stocks et/ou aux fluxs, de les inclure dans une optique de « trame » (avec ses petits chevelus).
OK, j’avais pas compris…
(je vois d’ailleurs que tu parlais de subsidence, déjà, il y a 3 mois ▻https://seenthis.net/messages/1173392 )
Je crois, cette fois-ci, qu’il s’agit des changes in terrestrial water storages (TWS)
(lien pointé par @kassem, il y a un an, lors de la sortie de l’article ▻https://seenthis.net/messages/1131323 et étoilé par personne…)
Unprecedented continental drying, shrinking freshwater availability, and increasing land contributions to sea level rise | Science Advances
►https://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.adx0298
Abstract
Changes in terrestrial water storage (TWS) are a critical indicator of freshwater availability. We use NASA GRACE/GRACE-FO data to show that the continents have undergone unprecedented TWS loss since 2002. Areas experiencing drying increased by twice the size of California annually, creating “mega-drying” regions across the Northern Hemisphere. While most of the world’s dry/wet areas continue to get drier/wetter, dry areas are now drying faster than wet areas are wetting. Changes in TWS are driven by high-latitude water losses, intense Central American/European droughts, and groundwater depletion, which accounts for 68% of TWS loss over non-glaciated continental regions. “Continental drying” is having profound global impacts. Since 2002, 75% of the population lives in 101 countries that have been losing freshwater water. Furthermore, the continents now contribute more freshwater to sea level rise than the ice sheets, and drying regions now contribute more than land glaciers and ice caps. Urgent action is required to prepare for the major impacts of results presented.
où je trouve ce graphique
▻https://www.science.org/cms/10.1126/sciadv.adx0298/asset/5f83dde4-2731-4726-9387-fdf2bbf11963/assets/images/large/sciadv.adx0298-f6.jpg
Fig. 6. Global water mass contributions to sea level rise.
(A) Time series of water mass anomalies of the major global water reservoirs (Ocean, Antarctica, Greenland, and TWS on the continents) from GRACE/FO from April 2002 to April 2024, in mm SLE. (B) Left: Corresponding trends (in mm SLE year−1) for the ocean (OCN), Antarctica (ANT), Greenland (GRL), and TWS time series in (A). Water mass contributions that increase sea level are shown as positive. Right: TWS trend decomposed into its non-glaciated drying (NGIC-DRY), glaciated drying (GIC), and non-glaciated wetting (NGIC-WET) components. NGIC-DRY is further decomposed into groundwater (GW), surface water (SW), soil moisture (SM), and snow water equivalent (SWE), on the basis of their contributions to the TWS trend. See also figs. S1 and S6.
note qu’il s’agit du changement de masse total de l’océan et de sa décomposition en fonction de la source (total et composantes sur le même graphique, le B :-(
et donc hors dilatation thermique
et cette étude de 2023 qui trouve une confirmation de l’importance de la disparition des stockages d’eau continentaux par sa contribution au déplacement de l’axe de rotation de la terre
Drift of Earth’s Pole Confirms Groundwater Depletion as a Significant Contributor to Global Sea Level Rise 1993–2010 - Seo - 2023 - Geophysical Research Letters - Wiley Online Library
►https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2023GL103509
Abstract
Climate model estimates show significant groundwater depletion during the 20th century, consistent with global mean sea level (GMSL) budget analysis. However, prior to the Argo float era, in the early 2000’s, there is little information about steric sea level contributions to GMSL, making the role of groundwater depletion in this period less certain. We show that a useful constraint is found in observed polar motion (PM). In the period 1993–2010, we find that predicted PM excitation trends estimated from various sources of surface mass loads and the estimated glacial isostatic adjustment agree very well with the observed. Among many contributors to the PM excitation trend, groundwater storage changes are estimated to be the second largest (4.36 cm/yr) toward 64.16°E. Neglecting groundwater effects, the predicted trend differs significantly from the observed. PM observations may also provide a tool for studying historical continental scale water storage variations.
Plain Language Summary*
*Melting of polar ice sheets and mountain glaciers has been understood as a main cause of sea level rise associated with contemporary climate warming. It has been proposed that an important anthropogenic contribution is sea level rise due to groundwater depletion resulting from irrigation. A climate model estimate for the period 1993–2010 gives total groundwater depletion of 2,150 GTon, equivalent to global sea level rise of 6.24 mm. However, direct observational evidence supporting this estimate has been lacking. In this study, we show that the model estimate of water redistribution from aquifers to the oceans would result in a drift of Earth’s rotational pole, about 78.48 cm toward 64.16°E. In combination with other well-understood sources of water redistribution, such as melting of polar ice sheets and mountain glaciers, good agreement with PM observations serves as an independent confirmation of the groundwater depletion model estimate.
La question est abordée marginalement dans l’article WP
Élévation du niveau de la mer — Wikipédia
▻https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89l%C3%A9vation_du_niveau_de_la_mer
Causes de l’élévation actuelle
Principales contributions à l’élévation du niveau de la mer, 2006-2015. dans le graphique synthétique sur les causes de l’élévation du niveau, la contribution des eaux terrestres y est même négative.
Alors que plus bas, sous Autres contributions, on trouve la référence à une étude de 2011 sur le sujet qui nous occupe
Surexploitation des aquifères
De nombreux aquifères dans le monde sont exploités au-delà de leur capacité de renouvellement, ou ne se renouvellent pas du tout (eau fossile). Cette surexploitation des ressources d’eau souterraine contribue à l’élévation du niveau de la mer, en transférant de l’eau vers l’océan. Une étude de 2011 s’est attachée à quantifier cette contribution : il en ressort qu’au cours des années 2000, 145 km3 d’eau ont ainsi été ajoutés annuellement à l’océan de cette façon, contribuant pour 13 % à la hausse observée du niveau des océans. La surexploitation des ressources d’eau souterraine est une réalité mondiale, mais elle est particulièrement importante en Inde et au Moyen-Orient, où l’agriculture est largement irriguée par ce moyen.
Selon une série de scénarios considérés dans une publication de 2012, l’épuisement des réserves d’eau souterraines, qui a déjà apporté 25 mm d’élévation du niveau de la mer par rapport au niveau pré-industriel, contribuerait pour 70 à 90 mm de plus d’ici 2100. Ces estimations se basent sur un prolongement des tendances historiques prenant en compte, région par région, l’estimation des besoins en eau futurs, selon l’évolution de la population et de la pluviométrie.
Merci ! L’article signalé par @kassem confirme les propos de cette hydrologue :
“Continental drying” is having profound global impacts. Since 2002, 75% of the population lives in 101 countries that have been losing freshwater water. Furthermore, the continents now contribute more freshwater to sea level rise than the ice sheets (...)
Je finirais sans doute par me souvenir de la subsidence, notion géologique qui inclut désormais des effets de l’activité productive, dont l’exploitation des nappes aquifères.
Aux États-Unis, la cause principale de subsidence dans les paysages est le pompage de l’eau des nappes ce qui réduit la porosité de roches. La subsidence a ainsi atteint 8,5 mètres dans la vallée de San Joaquin en Californie, principalement à cause de l’exploitation ancienne des aquifères souterrains[7].
►https://fr.wikipedia.org/wiki/Subsidence_(g%C3%A9ologie)
#nappes_fossiles #réservoirs_continentaux #apprentis_sorciers
Cet article ne montre en fait pas que les prélèvements d’eau, superficielle ou profonde, contribueraient davantage à l’élévation du niveau de la mer que la fonte de la calotte groenlandaise, de la calotte antarctique ou du reste des glaciers.
La vulgarisation qui en a été faite peut laisser penser à un rôle prépondérant des prélèvements d’eau.
▻https://www.propublica.org/article/water-aquifers-groundwater-rising-ocean-levels
Mais en fait non.
Les données satellite (GRACE) utilisées dans l’article de Science Advances mesurent les variations de masse de la Terre entre 2003 et 2024. On peut en déduire, en chaque point de la surface terrestre, les variations du stock total d’eau.
Certaines régions continentales gagnent de l’eau, d’autres en perdent. Les données montrent que sur la période considérée, c’est la perte qui domine. Et le gros du papier consiste à analyser l’ampleur, l’étendue et la localisation de ces pertes d’eau continentales.
Les auteurs comparent aussi les variations d’eau continentales moyennées sur chacune des deux calottes polaires, sur le reste des glaciers continentaux (GICs dans l’article) et sur le reste des surfaces continentales ("non glaciated TWS" - TWS, pour Terrestrial Water Storage).
Ces variations des différents réservoirs d’eau continentale, exprimées en unités de masse par année, peuvent être converties en « équivalent de variation du niveau de la mer », exprimées en millimètres par année, et être ainsi interprétées comme des contributions à l’élévation du niveau de la mer.
C’est ce que font les auteurs vers la fin du papier. Les résultats sont présentés dans le tableau 3 et la figure 6.
L’élévation du niveau de la mer due à la température (effet stérique) est exclu, ils ne s’intéressent qu’à la partie dite « massique ».
Il en ressort que la perte de masse d’eau de la calotte groenlandaise équivaut à 36.5% du gain de masse océanique, celle de la calotte antarctique à 19%, celle des autres glaciers à 33.5%, et celle du reste des surfaces continentales à 11%.
Les auteurs décomposent ensuite la variation globale d’eau continentales, hors calottes et glaciers ("non glaciated TWS"), en moyennant les variations d’eau uniquement sur les régions qui s’assèchent (drying) et uniquement sur celles qui s’humidifient (wetting).
Puis à l’aide d’un modèle, ils décomposent encore la quantité d’eau perdue dans les régions qui s’assèchent, en eau de surface (SW - Surface Water), eau du sol superficiel (SM - Soil Moisture), eau souterraine (GW - GroundWater) et neige (SWE - Snow Water Equivalent).
Et enfin, ils convertissent toutes les quantités issues de ces deux décompositions en contributions à l’élévation du niveau de la mer.
Evidemment, la perte d’eau continentale moyennée seulement sur les régions qui s’assèchent est supérieure à la perte d’eau totale (toujours hors glaciers et calottes). Donc mécaniquement, sa traduction en contribution à l’élévation du niveau des mers est plus importante. On passe ainsi de 11% à ~50%…
Et c’est ainsi que les auteurs concluent que l’assèchement des continents contribue plus à l’élévation (massique) du niveau de la mer que la fonte de chacune des calottes polaires ou de celle des autres glaciers continentaux.
J’ai quelques réserves sur la traduction de cette décomposition en contribution à l’élévation (massique) du niveau de la mer.
Faire un bilan d’eau à l’échelle globale pour dire que toute l’eau perdue annuellement sur continents est gagnée par la mer, OK. Je suis plus dubitative sur le fait de conduire cette analyse en ne considérant que les régions qui s’assèchent.
Il me semble bien que ça revient à considérer que toute l’eau perdue au cours d’une année dans les régions qui s’assèchent va directement dans les océans, et que toute l’eau gagnée au cours d’une année dans les régions qui s’humidifient vient directement des océans, et qu’il n’y a donc aucun recyclage d’eau sur continents... ce qui est faux.
J’en viens maintenant (enfin !) à la contribution des prélèvements anthropiques d’eau à l’élévation du niveau de la mer.
Dans le papier, les auteurs se gardent d’écrire que les prélèvements d’eau souterraines (les nappes) dominent la contribution à l’élévation (massique) du niveau de la mer.
Ils disent simplement que dans les régions où les continents perdent de l’eau (hors calottes et glaciers), c’est la perte d’eau souterraine qui domine le signal ( elle compte pour 68%). Et c’est déjà un résultat fort, je trouve.
Dans l’article de vulgarisation cité plus haut, il n’est pas dit non plus explicitement que les prélèvements humains dominent la contribution à l’élévation du niveau des mers. A part dans le titre, il est toujours précisé que ça domine la perte d’eau dans les régions qui s’assèchent.
Mais on peut facilement à côté de cette précision. D’autant qu’il y a aussi tout un développement - manifestement validé par un des auteurs de l’article de Science Advances - pour expliquer que l’eau pompée dans les nappes part en ruissellement de surface pour finir dans les oécans.
Ce développement est à mon avis discutable, pour des raisons qui rejoignent d’ailleurs mes doutes quant à la pertinence de traduire en « contribution à l’élévation du niveau de la mer » des quantités d’eau perdue moyennées seulement sur les régions où les continents s’assèchent.
Affirmer que l’eau prélevée dans les nappes n’étant pas ré-infiltrée localement en profondeur, elle partirait presque entièrement en ruissellement, cela laisse de côté l’humidication des sols superficiels et l’évapotranspiration. Pourtant, le gros des prélèvements est destiné à l’irrigation. C’est assez osé de considérer que presque toute l’eau d’irrigation ruisselle en surface. A moins que toute l’eau d’irrigation qui évapotranspire ou s’infiltre dans les sols superficiels finisse par précipiter uniquement au-dessus des océans, il y a bien une partie qui retourne aux surfaces continentales.
Dernier point : dans l’article comme dans sa vulgarisation, la perte d’eau souterraine est considérée comme entièrement due aux prélèvements humains. Or il y a aussi une partie de la perte due à la diminution de la recharge et/ou l’augmentation de l’évapotranspiration, surtout pour les nappes peu profondes. Mais d’autres études montrent que ce sont bien les prélèvements humains qui dominent la perte d’eau souterraine.
En résumé : Non, cet article ne permet pas de dire que les prélèvements d’eau sont le plus gros contributeur à l’élévation (massique) du niveau de la mer. Mais il n’est pas rassurant pour autant.
Il montre que :
– Les réservoirs d’eau continentale, hors calottes et glaciers, s’assèchent en moyenne sur le globe,
– La fonte des glaciers continentaux, ajoutée à l’assèchement des continents, contribuent désormais plus à l’élévation du niveau de la mer que la fonte de chacune des calottes polaires.
– Dans les régions où les continents s’assèchent (hors glaciers et calottes), c’est la perte d’eau souterraine qui contribue plus à la diminution du stock d’eau, et cette perte est dominée par les prélèvements humains.
Pour finir, je précise que çe serait à mon avis assez injuste de reprocher à l’hydrologue s’exprimant sur l’extrait vidéo d’avoir compris de cet article et/ou de sa vulgarisation que les prélèvements d’eau dominent la contribution à l’élévation niveau de la mer. Car c’est bien le message qui est passé à la sortie de cet article. Et au vu de la façon dont les résultats sont présentés dans l’article et commentés par l’un des auteurs dans la vulgarisation citée plus haut, c’était à mon sens assez logique que ce raccourci soit fait.
bienvenue, @jeanne_c !
et un grand merci d’avoir pris le temps d’analyser l’article et de partager ici cette analyse. L’article est dense et technique et aborde les faits sous un angle très spécifique, ce qui fait qu’il est très difficile d’en retenir quelque chose de clair.
Une remarque :
Cet article ne montre en fait pas que les prélèvements d’eau, superficielle ou profonde, contribueraient davantage à l’élévation du niveau de la mer que la fonte de la calotte groenlandaise, de la calotte antarctique ou du reste des glaciers.
La vulgarisation qui en a été faite peut laisser penser à un rôle prépondérant des prélèvements d’eau.
ce n’est pas que la vulgarisation qui en a été faite qui laisse à penser… ; de mon point de vue, par exemple, le graphique que j’ai retenu dans mon commentaire est précisément conçu pour amener à cette conclusion erronée. C’est le message qu’on en retient lors d’une lecture rapide.
C’est parce que les choses paraissent bien floues (beaucoup moins, maintenant, encore merci !) que je ne l’ai pas commenté en ce sens. Ce qui a provoqué ma réserve provenait largement du fait que l’effet de la dilatation thermique était écarté, sans même indiquer d’ordre de grandeur à titre de comparaison éventuelle. Du coup, ne parler systématiquement que de la contribution massique, alors que l’effet est, tout aussi systématiquement, évalué en équivalent élévation du niveau marin, forcément globalisant, ça finit par attirer l’attention sur le fait que l’angle d’attaque est vraiment très spécifique.
Merci pour l’accueil !
Je galère encore un peu avec l’interface. Je vais tenter une citation :
ce n’est pas que la vulgarisation qui en a été faite qui laisse à penser… ; de mon point de vue, par exemple, le graphique que j’ai retenu dans mon commentaire est précisément conçu pour amener à cette conclusion erronée. C’est le message qu’on en retient lors d’une lecture rapide.
Je suis d’accord que la présentation des résultats dans l’article est trompeuse à cet égard, mais il n’y a pas nécessairement une intention piégeuse de la part des auteurs. C’est ce que je voulais dire dans le dernier paragraphe de mon précédent commentaire.
En réponse à cette partie du message de @colporteur :
(en bonne logique, elle plaide ensuite pour ne pas laisser l’eau filer à la mer n’importe comment et évoque le stockage des hautes eaux dans les nappes
Je complète avec un lien expliquant l’expérimentation « R-Garonne » consistant à recharger la nappe alluviale de la Garonne en hiver avec des eaux de surface prise dans le canal de Saint-Martory.
▻https://www.brgm.fr/fr/actualite/communique-presse/projet-r-garonne-premiere-experimentation-recharge-maitrisee-nappe
Merci @jeanne_c pour ces précieux éclaircissements. Je me suis permis de publier un article auquel vous avez contribué (▻https://seenthis.net/messages/1186483) qui apporte un éclairage plus détaillé sur l’étude des eaux souterraines car j’ai pensé que vous ne vous citeriez pas alors que nombre de seenthissien.nes sont probablement intéressé.es par cet état de la question (d’autant plus que vous ignorez le tag qui va bien avec ce type de geste : #shameless_autopromo : ).
Ah oui, j’étais pas venue ici pour m’autociter, effectivement :))
Mais pas de pb.
Des requins exposé à la cocaïne et aux médicaments : une découverte inquiétante aux Bahamas
▻https://la1ere.franceinfo.fr/guadeloupe/des-requins-expose-a-la-cocaine-et-aux-medicaments-une-decouverte-
Au large d’une île pourtant préservée des #Bahamas, des chercheurs ont détecté des traces de #cocaïne, de #caféine et d’#analgésiques dans le #sang de plusieurs #requins. Une #pollution invisible qui interroge sur l’état des #océans et ses conséquences sur la #faune #marine.
Bientôt le successeur de « Le Monde du silence » - « Sharks On Speed » après Sharknado enfin de la téléréalité avec de vrais requins !
Cependant on fait notre deuil de la baleine « Timmy ».
▻https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/geheuchelte-trauer-timmy-der-wal-und-seine-vergessenen-geschwister-
Dangerous Animals , les dents de la mort par Etienne Sorin
un film de Sean Byrne entre film d’horreur et snuff movie.
▻https://www.lefigaro.fr/cinema/notre-critique-de-dangerous-animals-les-dents-de-la-mort-20250722
A Mayotte, les arrivées de migrants issus de la région des Grands Lacs s’intensifient
▻https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/03/03/a-mayotte-les-arrivees-de-migrants-issus-de-la-region-des-grands-lacs-s-inte
A Mayotte, les arrivées de migrants issus de la région des Grands Lacs s’intensifient
En 2024, près de 1 250 demandes d’asile ont été déposées à Mayotte par des Congolais, contre 150 en 2021. De Dar es-Salaam, les passeurs orientent les migrants venus de l’Afrique de l’Est vers le département français.
Par Mustapha Kessous
Ils viennent d’Afrique de l’Est et, surtout, de la région des Grands Lacs. De plus en plus de migrants, essentiellement congolais, parcourent chaque année des milliers de kilomètres pour rejoindre les rivages de Mayotte. Un périple qui les conduit à passer par la Tanzanie puis les Comores, avant d’atteindre les côtes du 101e département français. « Cette route de l’océan Indien n’est pas nouvelle, mais s’est nettement densifiée depuis 2023, souligne l’anthropologue Alison Morano, spécialiste des migrations à Mayotte. Sur l’île, les migrants des Grands Lacs sont devenus visibles. Ce n’était pas le cas quand je suis arrivée en 2015 : leur présence était alors marginale. »
En l’absence de données sur ces flux migratoires, seul le nombre de demandes d’asile publié par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) est en mesure de montrer la fréquentation de cette route. En 2024, sur les 2 463 dossiers enregistrés sur l’île, un peu plus de la moitié ont été déposés par des Congolais, contre 37 % (1 150 personnes) en 2023 et 4 % (150 individus) en 2021. La tendance se confirme en 2025 pour ces ressortissants, selon l’Ofpra, même si les chiffres restent encore difficiles à établir en raison du passage dévastateur du cyclone Chido, en décembre 2024. Ces demandes d’asile des Congolais sont le plus souvent liées au conflit dans l’est du pays.
Quant aux Comoriens de l’archipel voisin, longtemps majoritaires parmi les demandeurs d’asile à Mayotte, ils représentaient 80 % des dossiers en 2021 (2 970 personnes) et ne sont plus qu’un quart en 2024 (620 individus). Les Somaliens, eux, apparaissent « nouvellement » dans les chiffres de l’Ofpra en 2024 et représentent la troisième nationalité à demander l’asile (370 dossiers). Une réalité reconnue par Emmanuel Macron en avril 2025, lors d’un déplacement sur l’île. Le président français a évoqué une immigration qui a « changé » car elle « s’est doublée » d’une autre venue « du continent africain et en particulier de la région des Grands Lacs ».
Pour beaucoup, demander d’asile dans l’archipel français est l’objectif de leur trajet. Car si la route vers Mamoudzou est davantage empruntée, c’est aussi parce qu’elle est « moins risquée que celle qui mène vers le nord de l’Afrique et qui passe par des zones désertiques et la Libye, où les migrants peuvent vivre les pires choses », pointe le géographe Fahad Idaroussi Tsimanda, spécialiste des questions migratoires.
Toutefois, pour une partie de ces Congolais, Rwandais, Burundais ou Somaliens, le département français de l’océan Indien n’était pas la destination initiale. « Certains n’avaient jamais entendu parler de Mayotte avant d’y arriver, explique Ayla Bonfiglio, responsable de l’Afrique centrale et australe au Mixed Migration Centre, un réseau mondial de recherche indépendant. Ils se retrouvent en Tanzanie, pays limitrophe, à la recherche d’une vie meilleure et en sécurité. Mais la gestion frontalière du pays est très stricte. Beaucoup de migrants évoquent les contrôles de police, les arrestations et la difficulté d’obtenir l’asile. » Face à ces obstacles, les parcours bifurquent. « A Dar es-Salaam, les passeurs [le plus souvent Comoriens] jouent un rôle d’orientation plus important que sur d’autres routes migratoires. Ce sont eux qui déterminent la destination finale », explique la chercheuse. « Les migrants acceptent de les suivre les yeux fermés, sans savoir où ils vont aller. On leur parle des Comores ou d’une île française qu’ils vont découvrir à leur arrivée », ajoute Alison Morano.
De Dar es-Salaam – voire, selon le ministère de l’intérieur français, du port de Mtwara, ville à l’extrême sud du pays –, les migrants sont acheminés à bord de petites embarcations vers un navire plus grand, type chalutier, ancré au large. « Ils restent dans la cale pour ne pas être vus », raconte un médecin d’une ONG, qui souhaite rester anonyme.Après une traversée de trois ou quatre jours, ils sont débarqués en kwassa-kwassa près des côtes d’Anjouan, aux Comores, avant d’être transférés à Mayotte dans ces mêmes frêles canots de pêche comoriens. Certains passeurs proposent des trajets directs entre la Tanzanie et l’île française. Les prix des « voyages » varient de 500 à plus de 2 000 dollars (430 à 1 700 euros).
A l’arrivée à Mayotte, la promesse d’une vie meilleure se heurte à une autre réalité. Plusieurs centaines de demandeurs d’asile – et de réfugiés – venus des Grands Lacs et de l’Afrique de l’Est vivent dans une effroyable précarité, ballottés de camp en camp.
#Covid-19#migrant#migration#france#mayotte#oceanindien#afriquedelest#sante#routemigratoire#migrationirreguliere#asile
La #salinité de l’#océan #Indien s’effondre à un rythme inquiétant pour la #biodiversité
▻https://la1ere.franceinfo.fr/reunion/la-salinite-de-l-ocean-indien-s-effondre-a-un-rythme-inquietant-po
Les chercheurs, spécialisés dans l’étude des #courants_marins, et les #climatologues s’inquiètent de la chute brutale de la salinité de l’#océan_Indien. Cet #effondrement modifie la #circulation des courants qui stabilisent le #climat et impacte la vie #marine dans toutes les strates.
pour la cause de cette #perte_de_salinité, il faut se reporter aux articles initiaux (non, ce n’est pas l’Antarctique)
The Southern Indian Ocean Is Losing Salt at an “Astonishing” Rate
▻https://scitechdaily.com/the-southern-indian-ocean-is-losing-salt-at-an-astonishing-rate
[…]
The Indo-Pacific Freshwater Pool
Much of the incoming freshwater can be traced back to a huge tropical region where surface waters are naturally diluted by frequent rain. This zone, stretching from the eastern Indian Ocean across to the western Pacific in the Northern Hemisphere tropics, stays relatively fresh because rainfall is high while evaporation is comparatively low. Scientists often call it the Indo Pacific freshwater pool.
les articles originaux sont sous #paywall, mais on peut récupérer quelques images…
The expanding Indo-Pacific freshwater pool and changing freshwater pathway in the South Indian Ocean | Nature Climate Change
▻https://www.nature.com/articles/s41558-025-02553-1
Abstract
Understanding ocean freshwater variability is key to assessing the global water cycle and climate change, but changes in freshwater storage and transport remain unclear. Here we show that the South Indian Ocean—a vital conduit for interocean exchange—has experienced the strongest freshening in the Southern Hemisphere since the 1960s. This freshening drives a southward expansion of the Indo-Pacific freshwater pool into the South Indian Ocean, where freshwater has increased by 6.5 ± 0.5% per decade, as indicated by the shrinking 35.3 psu isohaline. Strengthened Indonesian Throughflow and intensified Subtropical Gyre inflow are the primary causes. In the upper ~200 m, freshening follows a new subtropical pathway rather than the usual tropical route. These changes arise from wind shifts linked to the Hadley cell’s poleward expansion and a stronger Indonesian Throughflow, both driven by warm-pool warming. Ongoing warming will further expand the freshwater pool and broaden the subtropical pathway, affecting climate, interocean exchange and marine ecosystems.
la légende de l’image vient de ResearchGate où se trouve aussi une preview de la première page
▻https://www.researchgate.net/publication/400410667_The_expanding_Indo-Pacific_freshwater_pool_and_changing_fres
Vous vous souvenez que l’association (et influenceuse à la commission européenne) BLOOM, qui oeuvre pour la protection des océans, avait porté plainte contre Intermarché pour sa pub avec le loup (qui avait été ovationnée pour la qualité de sa réalisation par un studio français sans IA)...
Et bien l’asso a été déboutée.
Le sujet était : poisson = viande = PAS végétarien
▻https://www.lavoixdunord.fr/1678145/article/2026-02-25/la-pub-d-intermarche-avec-le-loup-qui-peche-n-est-pas-mensongere-l-ong-
L’ONG Bloom, qui s’oppose à la destruction de l’océan, du climat et des pêcheurs artisans, avait peu goûté fin 2025 à la publicité d’Intermarché devenue culte. Le « conte de Noël » de l’enseigne mettait en scène un loup qui se met à cuisiner des légumes afin de se faire accepter par les autres animaux de la forêt et de partager avec eux un repas de fêtes.
Sauf qu’en plus des légumes, l’animal était aussi vu en train de manger du poisson. Un « écart » qui avait poussé Bloom à déposer une plainte auprès de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP).
Selon Bloom, le spot était « mensonger » le loup y étant « présenté comme végétarien, mais consommant pourtant du poisson ». Une représentation qui, selon l’ONG, entretenait « une confusion profondément ancrée, bien qu’erronée, entre végétarisme et consommation de poisson », et contribue à normaliser cette idée fausse « dans l’imaginaire collectif ».
Aucun régime alimentaire spécifique promu
Ce mercredi, selon le média dédié aux questions de consommation LSA, le Jury de Déontologie Publicitaire (JDP) a débouté Bloom de sa plainte. Dans la décision rendue que nos confrères ont pu consulter, le JDP constate que la campagne d’Intermarché « ne promeut aucun régime alimentaire spécifique » et qu’elle « ne comporte aucune allégation environnementale, explicite ou implicite ».
L’instance considère aussi que le poisson « occupe une place marginale dans le récit » et que les rares scènes de pêche aperçues dans le spot « relèvent de l’univers fictionnel du conte ».
Faut-il en déduire que le poisson d’Intermarché est pêché à la ligne, dans des trous de glace ?
#ocean #crise_climatique #ecologie
Frontiers | Being nice, outgoing, curious, organized, and calm—protective or eroded by workplace #bullying? Reciprocal effects of #personality and bullying, and mechanisms to explain the associations
▻https://www.frontiersin.org/journals/psychology/articles/10.3389/fpsyg.2025.1740837/full
— Permalink
#emotions #OCEAN #neuroticism #selfregulation #interpersonal #conflicts #management
Cantine : ces villes bannissent le thon à cause du mercure
Les villes de #Bègles, #Grenoble, #Lille, #Lyon, #Montpellier, #Mouans-Sartoux, #Paris et #Rennes ont décidé de ne pas servir de produits à base de thon dans les menus scolaires. « Les enfants peuvent très vite dépasser la Dose Hebdomadaire Tolérable (DHT), c’est-à-dire la quantité maximale ingérable régulièrement au cours d’une vie avant de s’exposer à un #risque_sanitaire. Plus précisément, l’enquête a montré que la consommation dans la semaine d’une seule conserve (100 g) contenant du mercure au niveau autorisé pour le thon, conduirait un enfant de 20kg à ingérer près de quatre fois plus de mercure que cette limite ».
Les signataires :
Bègles, Clément Rossignol PUECH, Maire de Bègles, Vice-Président de Bordeaux Métropole ;
Grenoble, Antoine BACK, Adjoint au Maire délégué aux risques et à la stratégie alimentaire et Salima DJIDEL, Conseillère municipale déléguée à la restauration municipale ;
Lille, Charlotte BRUN, Première Adjointe au Maire de Lille, Vice-Présidente de la Métropole Européenne de Lille ;
Lyon, Gautier CHAPUIS, Adjoint au Maire ;
Montpellier, Marie MASSART, Adjointe au Maire ;
Mouans-Sartoux, Gilles PEROLE Adjoint au Maire ;
Paris, Anne-Claire BOUX, Adjointe à la Maire de Paris en charge de la santé et Audrey PULVAR, Adjointe à la Maire de Paris en charge de l’alimentation durable, de l’agriculture et des circuits courts ;
Rennes, Ludovic BROSSARD, Conseiller municipal délégué à l’alimentation durable de la ville de Rennes.
▻https://www.cafepedagogique.net/2025/08/29/cantine-ces-villes-bannissent-le-thon-a-cause-du-mercure
#cantines #contamination #mercure #pollution #océans #thon #poisson #alimentation #écoles
Les résidents de la mer : rencontres dans les estrans
▻https://www.terrestres.org/2025/07/25/plonger-dans-la-vie-des-mammiferes-de-la-mer
Connaissez-vous You le phoque, Zafar le dauphin ou les orques du clan Gladis ? Dans son livre “Des vies océaniques”, l’anthropologue Fabien Clouette raconte de singuliers destins d’animaux marins qui ont surgi un jour dans la vie des humains, captivant la presse et le public. Et faisant chavirer dans la foulée les frontières entre sauvage et société. L’article Les résidents de la mer : rencontres dans les estrans est apparu en premier sur Terrestres.
Des vies océaniques
Un phoque qui grandit parmi les surfeurs, un dauphin qui préfère vivre dans les ports plutôt que parmi ses congénères, un groupe d’orques qui « attaque » des voiliers : le milieu maritime a ceci de formidable que les interactions avec de grands mammifères y sont plus évidentes que sur la terre ferme ; phoques et cétacés viennent volontiers au contact, particulièrement depuis la fin des grandes exploitations baleinières.
Cet ouvrage va à leur rencontre et retrace la vie « personnelle » de quatre d’entre eux à la destinée exceptionnelle, car partagée avec les humains. You, Zafar, Kalon et Gladis sont des personnages du littoral atlantique dont on lira la trajectoire souvent heurtée, parfois tragique, toujours troublante. Leur parcours déplace la catégorie de « déviance » dans un règne animal que l’on considère généralement comme répondant aux lois de l’instinct et de la survie.
Au fil de ces biographies, des questions inédites émergent : quelle relation possible avec un mammifère sauvage ? Ces animaux poursuivent-ils des existences qui les font déborder des frontières de leur espèce ? En regard, ce sont les politiques de conservation tout autant que celles de la pêche, de la plaisance ou du tourisme qui sont discutées : comment réagir, soigner, préserver, cohabiter avec ces mammifères singuliers qui nous interpellent ?
▻https://www.seuil.com/ouvrage/des-vies-oceaniques-fabien-clouette/9782021545654
#livre
L’EUROPE POURRAIT GELER ALORS QUE LA TERRE BRÛLE ??? | LIMIT #AMOC - YouTube
Une tache bleue au milieu de l’Atlantique Nord intrigue les scientifiques. Est-ce un simple phénomène naturel… ou le signe avant-coureur d’un basculement climatique majeur ? Dans cette vidéo, Vinz nous plonge dans le mystère de l’AMOC, un gigantesque courant océanique qui agit comme le cœur thermique de notre planète. Si ce courant ralentit – ou pire, s’effondre – les conséquences pourraient être cataclysmiques : vagues de froid en Europe, dérèglement des moussons, insécurité alimentaire, montée des eaux... Avec la chercheuse Julie Deshayes, on découvre pourquoi ce système est si vital, pourquoi il pourrait s’effondrer plus vite que prévu, et surtout, ce que cela dit de notre rapport au climat et aux limites planétaires. Une vidéo à voir absolument pour comprendre les signaux faibles d’un monde en mutation.
On en parlait ici : ▻https://seenthis.net/messages/1011531
Shrinking #Antarctic sea ice is warming the #ocean #faster than expected | New Scientist
▻https://www.newscientist.com/article/2486426-shrinking-antarctic-sea-ice-is-warming-the-ocean-faster-than-e
Antarctic sea ice extent has fallen dramatically in recent years – the effects include accelerated ocean #warming, faster loss of inland ice sheets and severe impacts on wildlife
By James Woodford
1 July 2025
Vous le savez vous aussi que c’est un complot des écolonigos pour nous empêcher de pouvoir profiter du progrès tranquillement ?
Major reversal in #ocean circulation detected in the Southern Ocean, with key #climate implications | Institut de Ciències del Mar
▻https://www.icm.csic.es/en/news/major-reversal-ocean-circulation-detected-southern-ocean-key-climate-implic
Satellite data processing algorithms developed by ICM-CSIC have played a crucial role in detecting this significant shift in the Southern #Hemisphere, which could accelerate the effects of #climate_change.
Ne paniquez pas, la droite est au pouvoir, et elle va tous nous sauver des écolonigos qui font rien que pas respecter le bon sens.
Rising surface salinity and declining sea ice: A new Southern Ocean state revealed by satellites | PNAS
▻https://www.pnas.org/cms/10.1073/pnas.2500440122/asset/f73ce8d7-aa0d-4d4b-86cc-6c9fea9f8765/assets/images/large/pnas.2500440122fig01.jpg
(A) Satellite-derived SSS in red (dimensionless, pss) and Antarctic sea ice extent in black (millions of km2). SSS is spatially averaged over the ice-free polar Southern Ocean (south of 50°S). Stratification anomalies are in dashed blue (kg m−3). Here, stratification is defined as the potential density difference between 200 m depth and the surface, estimated from Argo floats. The vertical dashed black line marks winter 2015, when sea ice retreat began. (B) Satellite-derived maps of February SSS anomaly. Summer values are shown at the minimum sea ice cover, when satellite retrieval can capture surface properties over most of the polar Southern Ocean. The area of winter polynyas (3) in the eastern Weddell Sea are highlighted in 2016 and 2017. Monthly anomalies are estimated by removing the mean seasonal cycle.
Abstract
For decades, the surface of the polar Southern Ocean (south of 50°S) has been freshening—an expected response to a warming climate. This freshening enhanced upper-ocean stratification, reducing the upward transport of subsurface heat and possibly contributing to sea ice expansion. It also limited the formation of open-ocean polynyas. Using satellite observations, we reveal a marked increase in surface salinity across the circumpolar Southern Ocean since 2015. This shift has weakened upper-ocean stratification, coinciding with a dramatic decline in Antarctic sea ice coverage. Additionally, rising salinity facilitated the reemergence of the Maud Rise polynya in the Weddell Sea, a phenomenon last observed in the mid-1970s. Crucially, we demonstrate that satellites can now monitor these changes in real time, providing essential evidence of the Southern Ocean’s potential transition toward persistently reduced sea ice coverage.
Un effondrement de la circulation océanique atlantique pourrait entraîner des températures polaires en Europe
▻https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/06/11/un-effondrement-de-la-circulation-oceanique-atlantique-pourrait-entrainer-de
Le fjord de Skjoldungen, sur la côte sud-est du Groenland, le 2 janvier 2025. SERGI REBOREDO / VWPICS/SIPA
Que se passerait-il si la principale circulation océanique de l’Atlantique, qui régule le climat mondial et européen, venait à s’effondrer ? Le Vieux Continent s’en verrait chamboulé : le nord-ouest du territoire plongerait dans un froid mordant, avec des températures hivernales chutant par endroits de 15 °C, tandis que la banquise arctique viendrait lécher les côtes écossaises. Une Europe refroidie dans un monde réchauffé, comme le montre une nouvelle étude théorique et à très long terme, publiée mercredi 11 juin dans Geophysical Research Letters, et accompagnée d’une carte interactive.Les deux auteurs néerlandais décortiquent pour la première fois les conséquences de la conjonction de deux maux aux forces opposées : d’une part, le réchauffement climatique, lié aux émissions humaines de gaz à effet de serre ; d’autre part, une très forte réduction de la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique (ou AMOC, son acronyme anglais), entraînant un refroidissement régional. Cet ensemble de courants dont fait partie le Gulf Stream, qui transportent de l’eau chaude salée du pôle Sud au pôle Nord, devrait ralentir, voire pourrait s’arrêter, en raison du dérèglement climatique.
A quelle échéance et à quelle vitesse ? Les scientifiques ne sont pas d’accord sur ce point, ni sur le fait que l’AMOC aurait déjà ralenti ces dernières décennies. Selon le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, un effondrement brutal n’aura pas lieu avant 2100. D’autres travaux montrent que la circulation se dirigerait vers un point de bascule. « Etant donné ce potentiel, il fallait étudier les impacts climatiques liés à une AMOC substantiellement plus faible », indique René van Westen, premier auteur de l’étude et chercheur à l’Institut royal météorologique des Pays-Bas.
#AMOC #Europe #océan #climat #Gulf_stream
Relire ce thread et commencer à s’inquiéter : les prémices de ce qui attend l’Ouest du continent européen se sont déjà produits
►https://threadreaderapp.com/thread/1852377566188814499.html#google_vignette
European Temperature Extremes Under Different #AMOC Scenarios in the Community Earth System Model
Recent simulations using the Community Earth System Model (CESM) indicate that a tipping event of the Atlantic Meridional Overturning Circulation (AMOC) would cause Europe to cool by several degrees. This AMOC tipping event was found under constant pre-industrial greenhouse gas forcing, while global warming likely limits this AMOC-induced cooling response. Here, we quantify the European temperature responses under different AMOC regimes and climate change scenarios. A strongly reduced AMOC state and intermediate global warming (C, Representative Concentration Pathway 4.5) has a profound cooling effect on Northwestern Europe with more intense cold extremes. The largest temperature responses are found during the winter months and these responses are strongly influenced by the North Atlantic sea-ice extent. Enhanced North Atlantic storm track activity under an AMOC collapse results in substantially larger day-to-day temperature fluctuations. We conclude that the (far) future European temperatures are dependent on both the AMOC strength and the emission scenario.
▻https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2025GL114611
#modèle #prévisions #scénario #froid #chaud #monde #cartographie #visualisation #Circulation_thermohaline #circulation_océanique_profonde #effondrement #températures #Gulf_Stream
Je retrouve ce seen de @kassem avec cette série de six articles désormais « libérés » ...
►https://seenthis.net/messages/1019811
Les nouveaux liens :
Histoire du Gulf Stream, courant marin fameux et symbole ambigu de la fragilité des pulsations terrestres
Enquête|« Les pulsations de la Terre » (1/6). Né dans le golfe du Mexique, le courant marin est censé jouer le rôle de trait d’union entre les continents américain et européen. En réalité, c’est un autre système de courants, menacé, qui réchauffe l’Atlantique nord.
La folle richesse du courant marin de Humboldt, à l’origine d’une pêche miraculeuse
Enquête|« Les pulsations de la Terre » (2/6). La bande d’eau froide de 50 à 200 km de largeur qui borde la côte occidentale de l’Amérique du Sud regorge de poissons. Une ressource qui pourrait être fragilisée par le réchauffement climatique.
El Niño et La Niña, les « enfants terribles » du climat
Enquête|« Les pulsations de la Terre » (3/6). En se combinant au réchauffement de la planète, les deux phénomènes climatiques pourraient avoir des conséquences encore plus imprévisibles et dévastatrices pour de nombreuses populations.
La mousson, un phénomène climatique en plein dérèglement
Enquête|« Les pulsations de la Terre » (4/6). L’agriculture de l’Asie du Sud, et particulièrement de l’Inde, dépend de la manne pluviométrique apportée par la mousson. Une saison des pluies en plein dérèglement.
Canicule : les jet-streams, ces forts vents d’altitude qui pourraient favoriser les épisodes de chaleur
Enquête|« Les pulsations de la Terre » (5/6). Les forts vents d’altitude, les courants-jets, inquiètent les spécialistes, qui s’interrogent sur l’effet de leur conjugaison avec le réchauffement climatique.
La marée, ce cycle immuable et vital qui intrigue les savants depuis l’Antiquité
Série|« Les pulsations de la Terre » (6/6). Dès Pythéas le Massaliote en 300 avant J.-C., les scientifiques essaient d’expliquer ce phénomène de flux et de reflux de la mer. Il faudra attendre Isaac Newton, au XVIIᵉ siècle, et surtout Pierre Simon de Laplace, un siècle plus tard, pour appréhender ce jeu de relations entre la Terre, le Soleil et la Lune.
En revanche, dans un scénario où les émissions de gaz à effet de serre augmenteraient de manière ininterrompue, l’impact du réchauffement climatique l’emporterait sur celui de l’AMOC : l’ensemble de l’Europe se réchaufferait et les extrêmes froids s’avéreraient très rares, même en cas d’arrêt de la circulation atlantique.
Eh bien parfait, on a déjà trouvé la solution pour contrecarrer la disparition éventuelle de l’AMOC : émettre toujours plus de GES. Pour l’instant on est sur la bonne voie étant donné la tournure des choses dans la plupart des pays.