• La #France sous les flammes : la faillite criminelle du #néolibéralisme

    La France brûle, et nos dirigeants ne font qu’aggraver une situation qu’ils connaissent pourtant parfaitement. Sont-ils totalement irrationnels ? Non, répond cet éditorial, ils appliquent juste le #dogme_néolibéral qui nous entraîne dans l’abîme.

    Nos dirigeants sont-ils devenus totalement irrationnels ? Sinon, comment expliquer qu’ils s’acharnent à faire l’inverse de tout ce que les scientifiques recommandent ? Pourquoi, alors que les rapports sur les catastrophes climatiques à venir s’empilent sur leurs bureaux depuis des décennies, font-ils tout pour ne pas nous protéger de ces cataclysmes ?

    Si on leur fait crédit d’une certaine capacité de raisonnement, une autre hypothèse serait celle de l’#aveuglement_dogmatique. Ce que viennent souligner les #canicules et #incendies catastrophiques de l’été 2026, c’est l’#échec patent du néolibéralisme que nos élites pratiquent assidûment.

    Commençons par le constat. Les meilleurs climatologues du monde préviennent, via le Giec notamment, de la forte hausse des risques d’incendies, partout en Europe, liée au #changement_climatique. On sait que l’augmentation des canicules et sécheresses accroît fortement les risques de feux.

    Une politique d’#anti-adaptation

    Pourtant, on ne cesse de planter et replanter des #monocultures de #résineux, plus rentables que de vraies #forêts mais que l’on sait être ultra-inflammables.

    Pourtant, l’#Office_national_des_forêts, chargé d’entretenir et protéger nos forêts, notamment contre les incendies, a perdu 40 % de ses effectifs entre 2000 et 2022, et le gouvernement ne cesse de menacer de nouvelles coupes dans les effectifs.

    Pourtant, en 2024, le Premier ministre Gabriel Attal supprimait le #budget qui aurait permis d’acheter deux #Canadair supplémentaires.

    Pourtant, sur les 16 nouveaux Canadair promis par Emmanuel Macron après les incendies dévastateurs de 2022, seuls 4 ont été commandés, et seront livrés avec beaucoup de retard.

    Les Services départementaux d’incendie et de secours sont au bord de la rupture et les départements alertent en vain depuis des années sur le manque de #moyens.

    Le bilan est tout aussi accablant concernant les canicules. La France a déjà subi quatre vagues de chaleur extrême en 2026 ; les scientifiques alertent depuis des années sur la multiplication de ces évènements, mais nous ne nous y sommes pas préparés.

    En juin, le Haut Conseil pour le climat taclait sévèrement le retard de la France, par exemple dans l’isolation des bâtiments, et des budgets pour les politiques écologiques qui sont coupés drastiquement alors même qu’il faudrait les augmenter rapidement.

    Encore plus surréaliste : le gouvernement agit pour aggraver notre vulnérabilité. En pleine canicule du mois de juin, nos dirigeants ont décidé de remettre sur le marché locatif les pires #passoires_thermiques, où étouffent les locataires les plus précaires. En pleine sécheresse extrême, la loi d’urgence agricole, surnommée « nouvelle #loi_Duplomb », prévoit d’augmenter l’#accaparement_de_l’eau par l’#agro-industrie.

    La fuite en avant du #néolibéralisme_zombie

    Pourquoi cet acharnement à foncer dans le mur ? « Parce que nos dirigeants sont prisonniers d’un modèle », répond l’économiste Cédric Durand, coauteur de Comment bifurquer. Les principes de la planification écologique (ed. Zones, 2024).

    « La France est coincée dans ce que l’on appelle le néolibéralisme zombie. La croyance qu’il faut toujours baisser le coût du capital, baisser le coût du travail, taxer moins, et que c’est ça qui va produire de la #croissance et du PIB. On fait toujours ce pari alors que la période où cela pouvait fonctionner est révolue — si ça a fonctionné un jour », dit-il.

    Le terrible bilan politique énuméré ci-dessus répond à deux logiques propres au néolibéralisme : un affaiblissement massif des #services_publics et une foi inébranlable placée dans les vertus du #marché, qu’il convient de déréguler autant que possible. Via ces politiques, la finalité de l’État est de permettre au capital d’accumuler toujours plus de richesse.

    Au nom de l’#austérité_budgétaire, et du refus catégorique de taxer davantage le capital ou les plus hauts revenus, le gouvernement coupe les budgets publics partout où cela n’est pas jugé favorable au marché. Or, le changement climatique ne répond précisément pas aux logiques de marché.

    « En Gironde, je suis sûr que les entreprises auraient aimé que l’État dépense plus pour l’achat de Canadair. C’est le paradoxe du capitalisme qui veut payer toujours moins de taxes mais réclame ensuite que l’État le protège », dit Cédric Durand.

    Nous touchons là à ce que l’économiste marxiste James O’Connor appelait « la seconde contradiction du capitalisme ». Celui-ci, pour se développer, doit exploiter toujours plus les ressources naturelles et les écosystèmes, mais il détruit, ce faisant, ses propres conditions d’existence. Il en vient donc, autre contradiction, à appeler l’État à l’aide, ce dernier s’étant pourtant volontairement affaibli et ayant détruit ses services publics, au nom du soutien au capital.

    Derrière la stratégie néolibérale, c’est le moteur fondamental du capitalisme qui est en jeu : il lui faut accumuler toujours plus de capital dans une course infernale et complètement irrationnelle.

    « Cette tendance à élargir sans cesse les domaines d’#accumulation_du_capital, et les sources de profit, par exemple à de nouvelles dimensions de la nature comme les gènes et les microorganismes, est vitale pour le capitalisme. Il meurt s’il arrête », souligne l’économiste Hélène Tordjman, autrice notamment de La croissance verte contre la nature (éd. La Découverte, 2021).

    « Je m’interroge sur la vision de nos élites qui persévèrent dans cette voie. C’est une #rationalité de très #court_terme, qui vise à accumuler très vite jusqu’à la catastrophe, et après moi, le déluge », dit-elle.

    Pour la chercheuse, l’hypothèse d’un aveuglement dogmatique de nos dirigeants n’est pas suffisant. L’accumulation des catastrophes ces dernières années est telle qu’elle aurait dû faire éclater n’importe quelles œillères idéologiques. Si l’on continue de foncer dans le mur, ce serait donc en toute connaissance de cause.

    « On est dans une logique d’intérêt de classe bien comprise, d’une classe dominante qui s’est autonomisée, et qui assume que seuls les plus puissants et les plus forts pourront survivre et vivre dignement », dit Hélène Tordjman.

    Le milliardaire étasunien Warren Buffet le disait déjà en 2006, dans une célèbre formule : «  Il y a une #guerre_des_classes, c’est un fait. Mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner . »

    De guerre des classes à guerre contre l’ensemble du vivant

    Rien de nouveau sous le soleil ? Sauf que la séculaire guerre des classes est devenue, dans l’Anthropocène, une guerre contre l’ensemble du vivant, qui ne menace plus seulement l’essentiel de la population d’#exploitation mais de #destruction. En toute connaissance de cause.

    « Si nous persistons dans cette voie, l’avenir de notre espèce est sombre », alertaient déjà plus de 1 000 scientifiques français dans une tribune en 2020, qui dénonçait « l’inconséquence et l’#hypocrisie de politiques […] promouvant un #consumérisme débridé et un libéralisme économique inégalitaire et prédateur ».

    Six ans plus tard, le pays est à sec tandis que l’on prévoit de multiplier les #mégabassines pour l’agro-industrie, les forêts brûlent tandis que les #pompiers épuisés sont en manque d’effectifs et les budgets des politiques environnementales fondent comme neige au soleil.

    « Nous avons besoin de transformations structurelles, capables de penser au temps long que les mécanismes de marché sont incapables de prendre en compte », dit Cédric Durand. Pour y parvenir, l’économiste propose de nombreux outils de planification dans son ouvrage, à l’instar de nombreux penseurs des mondes postcapitalistes.

    Reste à trouver le moyen d’opérer la bascule. Un prérequis semble être de savoir nommer les responsables. Lorsque nos dirigeants néolibéraux apportent sous un cynisme à peine voilé leur solidarité aux victimes des incendies, ils méritent plus que jamais leur étiquette de #pompiers_pyromanes.

    https://reporterre.net/La-France-sous-les-flammes-la-faillite-criminelle-du-neoliberalisme
    #incendie #incendies #feu #feux #rationalité #irrationalité

  • #Informare e Università: attivati tirocini con La Sapienza e Roma Tre, oltre agli atenei campani
    https://informareonline.com/informare-e-universita-attivati-tirocini-con-la-sapienza-e-roma-tre

    Informare e #Officina_Volturno sono luoghi formati da giovani, e sono fatti per i giovani. È la frase che contraddistingue le nostre attività dall’anno di fondazione, il 2002, quando magari si pensava che il giornale e l’associazione sarebbero state solo momentanee, di passaggio, create per offrire ai giovani del territorio uno spazio temporaneo di educazione […] L’articolo Informare e Università: attivati tirocini con La Sapienza e Roma Tre, oltre agli atenei campani proviene da Informareonline, scritto da Donato Di Stasio

    #Approfondimenti #Attualità #Magazine_Luglio_2026 #scuola #Università

  • Les journalistes de « Splann ! » décortiquent le système agro-industriel devant 5.000 personnes, au micro de #guillaume_meurice, à #landerneau
    https://splann.org/la-derniere-landerneau-agro-industrie

    La satire politique rencontrait l’enquête journalistique, mardi soir, à Landerneau. Guillaume Meurice et ses acolytes avaient invité #nicolas_legendre et #julie_lallouët-geffroy pour la première date de La Dernière tournée. Attirant plus de 5.000 fans d’humour corrosif, au bord de l’Elorn. L’article Les journalistes de « Splann ! » décortiquent le système agro-industriel devant 5.000 personnes, au micro de Guillaume Meurice, à Landerneau est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #agriculture #agroalimentaire #agroindustrie #algues_vertes #Aymeric_Lompret #azote #biodiversité #crédit_mutuel_arkea #élevage #environnement #eureden #finistère #groupama #juliette_arnaud #nitrates #office_central_de_landerneau #pesticides #Pierre-Emmanuel_Barré #pollution #silence_dans_les_champs

  • #Informare saluta il Capitano della #guardia_di_finanza di #mondragone Lo Russo
    https://informareonline.com/informare-saluta-il-capitano-della-guardia-di-finanza-di-mondragone

    Nel pomeriggio di oggi è venuto a trovarci in redazione a #Castel_Volturno il Capitano della Compagnia della Guardia di Finanza di Mondragone #tiziana_lo_russo, che tra qualche settimana lascerà il comando della stazione per approdare a quella di Bologna. Sono stati anni importanti quelli trascorsi a Mondragone per Lo Russo, anni nei quali non […] L’articolo Informare saluta il Capitano della Guardia di Finanza di Mondragone Lo Russo proviene da Informareonline, scritto da Stefano Errichelli

    #Approfondimenti #castel_volturno #Officina_Volturno

  • L’Accademia Italiana di Arte e Letteratura conferisce una Menzione d’Onore a #tommaso_morlando
    https://informareonline.com/laccademia-italiana-di-arte-e-letteratura-conferisce-una-menzione-d

    Un momento importante, che premia il lavoro effettuato in primis sul territorio di Castel Volturno, e poi in tutta la Campania. L’11 maggio una delegazione di #Informare e di #Officina_Volturno è stata ospitata a Roma, nella sede della Gangemi Editore in Via Giulia. L’Accademia Italiana di Arte e Letteratura ha deciso di assegnare la […] L’articolo L’Accademia Italiana di Arte e Letteratura conferisce una Menzione d’Onore a Tommaso Morlando proviene da Informareonline, scritto da Donato Di Stasio

    #Approfondimenti #Cultura #Magazine_Giugno_2026 #Accademia_Italiana_Arte_e_Letteratura

  • INTERVISTA. #pino_maddaloni, medaglia d’oro a #Sydney: “Lo #Sport mi ha insegnato a rialzarmi”
    https://informareonline.com/intervista-pino-maddaloni-campione-olimpico-lo-sport-mi-ha-insegnat

    Il campione olimpico Pino Maddaloni ripercorre la sua carriera e guarda al futuro Nella sede della redazione di Informare a Castel Volturno, abbiamo avuto il piacere di ospitare Pino Maddaloni, judoka, atleta delle fiamme oro, medaglia d’oro alle Olimpiadi di Sydney 2000, segnando una pagina di sport italiano. I giovani cronisti di Informare hanno accolto […] L’articolo INTERVISTA. Pino Maddaloni, medaglia d’oro a Sydney: “Lo sport mi ha insegnato a rialzarmi” proviene da Informareonline, scritto da Stefano Errichelli

    #Approfondimenti #Attualità #Magazine_Giugno_2026 #Officina_Volturno

  • LibreOffice greift Google Docs und Microsoft 365 an
    https://www.heise.de/news/Kurswechsel-LibreOffice-fuer-Browser-und-Smartphone-kommt-11309343.html

    28.5.2026 von Moritz Förster - Die Document Foundation richtet LibreOffice

    neu aus. Kern bleibt die Desktop-Version, aber Apps für Webbrowser und Smartphones sollen kommen.

    Die Document Foundation (TDF) richtet LibreOffice strategisch neu aus. Die freie Office-Suite soll sich künftig stärker in Richtung Webbrowser, Smartphones und kollaboratives Arbeiten weiterentwickeln. Dafür hat die Stiftung ein eigenes Team für Mobile-, Cloud- und Peer-to-Peer-Entwicklung eingerichtet. Technische Basis soll unter anderem eine Browser-Version mit Qt 6 und WebAssembly (WASM) werden. Erstmals nennt die TDF außerdem ausdrücklich Android- und iOS-Builds als Entwicklungsziel – richtige Smartphone-Apps sollen also kommen.

    Die Stiftung betont zugleich, dass LibreOffice in erster Linie eine Desktop-Anwendung bleibt. Die regulären Desktop-Releases sollen weiterhin zweimal jährlich erscheinen. Auch das Engineering Steering Committee und Community-Projekte wie Google Summer of Code oder Outreachy laufen unverändert weiter. All das geht aus einem Strategiepapier der Document Foundation hervor.
    Bislang nur Viewer – oder Collabora

    Bislang war LibreOffice vor allem klassische Desktop-Software, die mobile Nutzung spielte bei der Stiftung selbst nur eine Nebenrolle. Offiziell existiert derzeit im Wesentlichen ein Android-Viewer mit eingeschränkten Bearbeitungsfunktionen. Auf dem Smartphone greifen viele Anwender stattdessen zu Collabora Office, einer von Collabora gepflegten Office-Suite auf Basis von LibreOffice mit Android-, iOS- und Online-Versionen.

    Im Zentrum der neuen Strategie steht ein bereits funktionierender WebAssembly-Prototyp. Laut TDF soll LibreOffice damit „robust und nativ direkt im Browser“ laufen, ohne Hosting-Server stark zu belasten. Bei WASM kompilieren Entwickler native Anwendungen in ein Browser-Binärformat, das lokal im Browser läuft. Ähnliche Ansätze nutzen inzwischen etliche komplexe Webanwendungen, etwa Browser-IDEs, CAD-Tools oder Bildbearbeitungssoftware.
    Andere Architektur als M365 und Google Docs

    Das unterscheidet die geplante Browser-Version von klassischen Cloud-Office-Suiten wie Google Docs oder Microsoft 365, die einen größeren Teil der Verarbeitung auf dem Server erledigen. Die TDF skizziert stattdessen eine Architektur, bei der möglichst viel Rechenarbeit lokal im Browser stattfindet. Das dürfte vor allem für Selfhosting-, Behörden- und On-Premises-Szenarien interessant sein, in denen Datenschutz, geringe Serverlast und digitale Souveränität eine größere Rolle spielen.

    Parallel dazu will die Stiftung die App-Entwicklung beschleunigen. Für 2026 nennt das Strategiepapier Arbeiten am GUI-Code sowie Test-Builds für Android- und iOS-Emulatoren. iOS taucht dabei erstmals ausdrücklich auf. Die Leitung des neuen Bereichs übernimmt Jonathan Clark, unterstützt unter anderem von Dan Williams für iOS-spezifische Themen.

    Außerdem kündigt die TDF erste praktische Tests für kollaboratives Bearbeiten von Dokumenten an. Zunächst kommt eine klassische Client-Server-Architektur mit direkten TCP/IP-Verbindungen zum Einsatz. Langfristig plant die Stiftung auch Peer-to-Peer-Konzepte für die Zusammenarbeit an Dokumenten. Dabei würden Clients ihre Änderungen direkt untereinander abgleichen, statt sie über zentrale Cloud-Server zu schicken. Technisch ist das anspruchsvoller, könnte aber Vorteile bei Datenschutz, Offlinefähigkeit und Infrastrukturkosten bringen.
    Mehr Personal und stärkerer Security-Fokus

    Organisatorisch plant die Stiftung weitere Veränderungen. Sie will das Team in mehrere Bereiche aufteilen, zusätzliche Entwicklerstellen schaffen und externe Aufträge vergeben. Auch das Sicherheits- und CVE-Management formalisiert die TDF stärker und nennt dabei ausdrücklich Dienste wie OSS-Fuzz und Coverity. Hintergrund dürfte sein, dass Browser-, Netzwerk- und Mobile-Funktionen die Angriffsfläche und Komplexität der Software deutlich erhöhen.

    Konkrete Release-Termine für eine neue Web- oder Mobile-Version nennt die Stiftung noch nicht. Die Ankündigung beschreibt vorerst einen strategischen Umbau mit Fokus auf Architekturarbeit, Prototypen und organisatorische Vorbereitung. Dennoch markiert sie einen grundlegenden Kurswechsel für LibreOffice.

    #FLOSS #office #Libreoffice #smartphones

  • #Officina_Volturno: la visita degli studenti PoliMI e dell’Università di Grenoble
    https://informareonline.com/officina-volturno-la-visita-degli-studenti-polimi-e-delluniversita-

    Per il secondo anno consecutivo Informare ha aperto le porte della sua redazione a studenti e università oltre i confini regionali e nazionali. Esattamente ad un anno di distanza dalla prima visita, il 16 aprile più di dieci studenti della Scuola di Architettura, Urbanistica ed Ingegneria delle Costruzioni del #politecnico_di_milano, provenienti da tutto […] L’articolo Officina Volturno: la visita degli studenti PoliMI e dell’Università di Grenoble proviene da Informareonline, scritto da Donato Di Stasio

    #Approfondimenti #Attualità #EVIDENZA #Magazine_Maggio_2026 #Università_di_Grenoble

  • #Bacoli, inaugurata la #Mostra “Colori contro la mafia” di Porcasi alla Casina Vanvitelliana
    https://informareonline.com/bacoli-inaugurata-la-mostra-colori-contro-la-mafia-di-porcasi-alla-

    Si è tenuta questa mattina, nella splendida cornice della Casina Vanvitelliana di Bacoli, sul Lago Fusaro, l’inaugurazione della mostra “Colori contro la mafia”, percorso di arte civile con le opere del Maestro #Gaetano_Porcasi, organizzata dal Comune di Bacoli e dal Centro Ittico Campano, in collaborazione con #Officina_Volturno e Magazine Informare. Un appuntamento dedicato […] L’articolo Bacoli, inaugurata la mostra “Colori contro la mafia” di Porcasi alla Casina Vanvitelliana proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Approfondimenti #Attualità #EVIDENZA #Michele_di_bari

  • Da #Stellantis a #Leonardo, le sirene del riarmo per una Torino in piena crisi industriale

    Nel capoluogo piemontese gli impiegati del settore automotive sono sempre meno. Dai 60mila della Fiat nel 1960 ne restano poco più di 12mila e la vendita di Iveco Group a Tata ne mette a rischio altri seimila. In questo contesto Leonardo annuncia 400 nuove assunzioni e vanta legami sempre più stretti con le istituzioni pubbliche, Università in primis. I sindacati avvertono che l’aerospazio non risolverà la crisi occupazionale

    Sono meno di dieci chilometri in linea d’aria quelli che a Torino separano la “Porta 2”, storico ingresso del fu stabilimento Fiat nel Sud della città, dalla cancellata che circonda la sede da oltre 116mila metri quadrati della Leonardo Spa, in Corso Francia. In questi due luoghi si “vedono” localmente tante dinamiche che si osservano anche su scala globale.

    Il capoluogo piemontese, simbolo della crisi dell’automotive e del rilancio del settore militare, è un punto di osservazione privilegiato per analizzare gli effetti quotidiani del declino produttivo sul tessuto sociale e per studiare come quel “pubblico” svuotato di risorse provi a stringere alleanze con il privato per sopravvivere. Ma è anche un territorio che subisce decisioni prese a centinaia di chilometri di distanza. C’è tutto questo, oggi, nella città che vive una crisi industriale senza precedenti.

    Oltre quella “Porta 2” dello stabilimento di Mirafiori la situazione è infatti drammatica. Dalla fusione tra Peugeot société anonyme (Psa) e Fca in Stellantis del 2021 le fuoriuscite di personale sono state più di seimila con bonus fino ai 100mila euro lasciando in attività poco più di 12mila lavoratori e lavoratrici, di cui circa 5.500 impiegati. Lo stesso vale per l’indotto: si stima in vent’anni un crollo di 30mila lavoratori solo per il settore meccanico. “La fine è vicina: se Stellantis non annuncerà la produzione di nuovi modelli in meno di due anni servirà di nuovo la cassa integrazione”, spiega Gianni Mannori, sindacalista della Fiom Cgil. In poco più di cinquant’anni il cuore industriale del capoluogo piemontese ha ridotto dell’80% le persone impiegate rispetto al picco di 60mila operai del 1971.

    Ma non è l’unica strategia messa in atto da Exor Nv, società della famiglia Agnelli e socia di riferimento di Stellantis, che ha avuto impatto sul territorio. A metà luglio 2025 il colosso di diritto olandese ha venduto per 3,8 miliardi di euro la divisione veicoli di Iveco Group, che vede attivi a Torino oltre seimila dipendenti, all’indiana Tata Motors. Il loro posto è “salvo” per due anni -l’accordo di vendita prevede per questo periodo il divieto di riorganizzazione aziendale- ma il futuro è incerto. Ed è in questo contesto che il presente in città ha un nome ben identificabile: Leonardo, che conta in totale quattromila addetti divisi tra i 2.200 nella sede di Caselle e i restanti nello stabilimento cittadino di Corso Francia.

    A questi si aggiungono, secondo i dati comunicati dalla società stessa ad Altreconomia, 1.200 dipendenti a Cameri (NO) e circa 1.100 addetti di Thales Alenia Space (joint venture tra Leonardo e la società francese Thales Sa che opera nel settore spaziale), mentre non è noto quanti siano gli impiegati diretti di Mbda Spa, uno dei più importanti consorzi europei che costruisce missili e tecnologie per la difesa di cui Leonardo detiene il 25% della proprietà insieme ad Airbus e Bae systems. Proprio da Mbda arriva il nuovo amministratore delegato Lorenzo Mariani, al posto di Roberto Cingolani.

    Per quanto riguarda l’impatto territoriale Leonardo stima per il Piemonte 400 piccole e medie imprese coinvolte nella produzione, per un totale di 14.500 addetti tra diretti, indiretti e indotto. Tra gennaio 2024 e agosto 2025 Leonardo ha assunto in Piemonte 766 persone, di cui 395 laureati (per la grande maggioranza in discipline Stem, ovvero scienza, tecnologia, ingegneria e matematica), mentre i restanti sono “in larga parte profili sperimentati grazie alla collaborazione strutturata con gli istituti tecnici del territorio piemontese”, tecnici ad alta e altissima specializzazione. La “presa” della società sui giovani è forte.

    “Garantiscono stipendi iniziali altissimi per fidelizzarli e questo ha creato, tra l’altro, malcontento anche tra chi ha una certa anzianità”, racconta un lavoratore dell’azienda che preferisce mantenere l’anonimato. Fidelizzazione che sembra essere comunque necessaria: Leonardo ci ha infatti comunicato che, tra il 2024 e il 2025 (al 31 dicembre), gli addetti erano aumentati di 400 unità ma le assunzioni in 20 mesi sono quasi il doppio.

    “C’è una narrazione che sta cercando di convincere la città che l’aerospazio e il militare possano sostituire l’industria dell’automotive. Combattiamo questa disinformazione perché non è vero e questi numeri lo dimostrano”, ha sottolineato Ugo Bolognesi, responsabile della Fiom Torino, durante un dibattito pubblico svoltosi nel capoluogo lo scorso 9 aprile presso il Centro studi Sereno Regis, in cui rappresentanti della politica, dei sindacati e delle Università si sono confrontati proprio sul tema della produzione di armi in città.

    Il sito di Caselle, a circa 20 chilometri da Torino, “si è evoluto in un vero e proprio centro di ingegneria, ricerca e sviluppo” ed è il luogo dove “si sta costruendo il futuro delle tecnologie aeronautiche di nuova generazione”. Leonardo cita nei dati comunicati ad Altreconomia il Global combat air programme (Gcap), un programma multinazionale congiunto tra Italia, Regno Unito e Giappone per sviluppare entro il 2035 un nuovo caccia e il “Clean Sky” che mira a ridurre gli impatti ambientali dell’aviazione.

    Dal punto di vista ingegneristico nel polo di Caselle la società rivendica una produzione di 125 Eurofighter, oltre a 650 semi-ali dello stesso velivolo, a cui si aggiungono 90 C-27J Spartan (aereo da trasporto tattico) e 21 velivoli Atr special mission per clienti nazionali e internazionali. E poi più di 80 sistemi Atos (Airborne tactical observation system) venduti in dieci Paesi per supportare operazioni militari e di sicurezza nazionale.

    Cameri è invece il “fulcro della partecipazione italiana al programma F-35, essendo stato scelto da Lockheed Martin, società statunitense leader nel settore della Difesa, come unica linea di assemblaggio e di collaudo finale in Europa e come centro per le attività di manutenzione, revisione e aggiornamento (Mro&U) dei velivoli F-35 destinati a operare nell’area mediterranea/europea”. Nei 124mila metri quadrati dello stabilimento novarese, che presto diventeranno quasi 180mila, si producono 18 velivoli F-35 e 55 assiemi ala (ovvero, tutte le parti che compongono l’ala di un velivolo) della versione F-35A all’anno: in totale sono già stati consegnati 75 velivoli, realizzate duemila parti di ali industrializzate e più di 300 ali complete.

    Queste forniture sono proprio il punto in cui il globale si incrocia con il locale a Torino. “Quando da dentro lo stabilimento vedevo i manifestanti lanciare addosso alle nostre macchine i fumogeni, mi sono chiesto che cosa stessi facendo”, racconta un altro lavoratore di Leonardo -che sceglie l’anonimato-, ricordando il pomeriggio del 3 ottobre 2025 quando durante una manifestazione per la Palestina alcuni attivisti hanno lanciato contro lo stabilimento di Corso Francia pietre e fumogeni. “Spesso non ci rendiamo neanche conto del prodotto finale -aggiunge, in linea con quanto già riportato da un altri dipendenti dell’azienda ad Altreconomia– ma certo vedere rappresentanti delle aziende militari israeliane che facevano avanti e indietro dallo stabilimento per attività di manutenzione sui caccia mi ha fatto riflettere”. Secondo entrambi i lavoratori il tema della mancata interruzione delle collaborazioni con Israele non trova dal punto di vista numerico grande seguito all’interno dell’azienda, soprattutto tra i neoassunti.

    C’è poi il capitolo ricerca e sviluppo. Leonardo ha comunicato ad Altreconomia che gli investimenti della società in questo settore rappresentano quasi il 10% della spesa totale in ricerca delle imprese sul territorio, per un totale di 232 milioni di euro (dati al 2021).

    “L’azienda è impegnata in Piemonte nello sviluppo di nuove tecnologie abilitanti per la crescita e la competitività del settore aerospazio e Difesa, anche attraverso collaborazioni con le principali realtà del mondo della formazione accademica e della ricerca, a partire dal Politecnico e dall’Università di Torino, l’Istituto tecnico superiore Aerospazio Piemonte e il Competence center per il manufacturing avanzato Cim 4.0, il distretto Aerospaziale Piemonte e la Fondazione IA4I”. Il Cim 4.0 è un centro promosso dal ministero delle Imprese e del Made in Italy che si occupa di trasformazione tecnologica, mentre la Fondazione IA4I gestisce a Torino il Centro italiano per l’intelligenza artificiale, anche grazie al contributo di 20 milioni di euro l’anno dal ministero dell’Economia.

    A questo si aggiungono anche i “Leonardo innovation labs”, situati nelle Officine grandi riparazioni (Ogr) dietro la stazione di Porta Susa, incubatori tecnologici che “supportano trasversalmente l’ingegneria delle aree di business di Leonardo nella ricerca e sviluppo delle tecnologie di frontiera”. Infine presso lo stabilimento di Corso Francia è stato sviluppato il “fiore all’occhiello della Leonardo Hi-Tech”: il Product capability and concept laboratory (Pc2Lab), un luogo “dove, grazie all’utilizzo dei cosiddetti ‘gemelli digitali’ (in inglese, digital twins) e sofisticate sperimentazioni algoritmiche all’interno di scenari operativi simulati, è possibile controllare il complesso processo di sviluppo dei sistemi aerei di futura generazione e svilupparne caratteristiche e configurazioni ben prima che possano essere sperimentati in volo”.

    In questo contesto la relazione con il mondo universitario ricopre sicuramente un aspetto centrale, soprattutto con il Politecnico di Torino su cui però la multinazionale nega informazioni dettagliate: “Non è disponibile un dato pubblico consolidato sul numero complessivo dei singoli progetti attivi né sul valore economico totale delle commesse, che varia nel tempo in funzione dei programmi”. L’assenza di trasparenza continua.

    Intanto l’apice della collaborazione pubblico-privato troverà casa nella Città dell’Aerospazio. Le informazioni sono scarse e frammentate ma i lavori sono in ritardo rispetto alla tabella di marcia. Corso Francia è però pronto ad accogliere un luogo in cui, grazie a Regione e Comune, l’Ateneo e Leonardo diventeranno coinquilini. “Un cambio di paradigma importante non solo per gli enti coinvolti ma per la città intera -sottolinea il geografo Michele Lancione, professore del Politecnico di Torino-. Viene creato uno spazio fisico e relazionale in cui far funzionare una dimensione ‘politica’ prima ancora che industriale: si costruisce il sapere da utilizzare e mettere al servizio di un’economia piegata al militare”.

    Leonardo dichiara che “dopo aver registrato 20mila nuove assunzioni tra il 2023 e il 2025” prevede in Italia tra quest’anno e il 2030 “28mila nuovi ingressi di cui il 55% giovani under30, il 70% profili Stem e il 30% donne”. Non è noto, invece, il dato specifico sulle assunzioni che interesseranno Torino. Intanto il cardinale Roberto Repole, vescovo di Torino, in occasione del primo maggio ha indirizzato una lettera aperta alla città. “Dobbiamo fermarci e riflettere se sia umano darci tanto da fare per attrarre e sviluppare fabbriche di armi -si legge-. So che si preferisce parlare di industria della Difesa ma è inutile girarci attorno: il mercato degli ordigni di morte sta fiorendo e sta distribuendo ricchi profitti agli azionisti solo perché le armi vengono usate in altre parti del mondo per uccidere e devastare. Credo che non possiamo cercare la vita con una mano e toglierla con l’altra, non possiamo disgiungere pace e lavoro. Vogliamo affidare alla guerra le speranze del nostro territorio?”.

    Il 9 agosto 1956 il caccia Fiat G-91, prodotto dall’azienda aeronautica italiana Fiat Aviazione (divenuta poi Aeritalia), decollava per la prima volta dall’aeroporto di Caselle Torinese. Settant’anni dopo quel luogo si candida a diventare nuovamente crocevia centrale della produzione militare.

    https://altreconomia.it/da-stellantis-a-leonardo-le-sirene-del-riarmo-per-una-torino-in-piena-c
    #armement #armes #Turin #Italie #industrie_de_l'armement #Mirafiori #Exor_Nv #Cameri #Thales_Alenia_Space #Thales #Mbda #Airbus #Bae_systems #Lorenzo_Mariani #Piémont #travail #Caselle #Global_combat_air_programme (#Gcap) #Clean_Sky #Eurofighter #C-27J_Spartan #Atr_special_mission #Atos #F-35 #armée #Lockheed_Martin #Mro&U #université #PoliTo #Cim_4.0 #IA4I #Leonardo_innovation_labs #Officine_grandi_riparazioni (#Ogr) #Product_capability_and_concept_laboratory (#Pc2Lab) #digital_twins #Città_dell’Aerospazio #Fiat_G-91 #Fiat_Aviazione #Aeritalia

    • «Eravamo città delle auto, vogliamo diventare città delle armi?», appello del card. Repole per la festa del lavoro

      Pubblichiamo di seguito il messaggio del card. Roberto Repole, arcivescovo di Torino e vescovo di Susa, indirizzato ai lavoratori, agli imprenditori e alle loro famiglie per la Festa del Lavoro, nella memoria liturgica di San Giuseppe Artigiano, che ricorre venerdì 𝟭° 𝗺𝗮𝗴𝗴𝗶𝗼 2026.

      «Carissimi,

      il nostro cuore in questo tempo di guerra è turbato e deve vigilare per non abituarsi, deve restare inquieto. Anche la Festa del Lavoro, che i cristiani vivono guardando all’esempio mite di san Giuseppe Artigiano, contiene quest’anno motivi di inquietudine: desidero condividervi il mio turbamento al pensiero che le guerre seminano morte nel mondo eppure qui a Torino, a Susa e in Piemonte rappresentano un vantaggio economico per le aziende che producono forniture militari e si offrono come motore di rilancio dell’occupazione.

      Ci va bene così? Accettiamo qualsiasi tipo di lavoro, purché sia lavoro? Lo domando a me prima che ad altri perché siamo corresponsabili, le nostre azioni e i nostri stili di vita sono intrecciati: la città siamo noi, tutti insieme.

      Sappiamo che decenni di crisi industriale hanno lasciato sacche di disoccupazione da risolvere. Nessuno può pretendere che i disoccupati rifiutino le occasioni di lavoro, perché sono l’anello più fragile della catena. Però dobbiamo fermarci e riflettere se sia umano darci tanto da fare per attrarre e sviluppare fabbriche di armi.

      So che si preferisce parlare di industria della Difesa, ma è inutile girarci attorno: il mercato degli ordigni di morte sta fiorendo e sta distribuendo ricchi profitti agli azionisti solo perché le armi vengono usate in altre parti del mondo per uccidere e devastare. Credo che non possiamo cercare la vita con una mano e toglierla con l’altra, non possiamo disgiungere pace e lavoro. Vogliamo affidare alla guerra le speranze del nostro territorio?

      Carissimi, faccio mie le parole di Leone XIV al corpo diplomatico: non basta parlare di pace, «occorre la volontà di smettere di produrre strumenti di distruzione e di morte». La guerra ha radici nell’odio e nelle ingiustizie del mondo, ma è anche un grande business economico e sta spingendo sulla produzione delle armi, probabilmente oltre il bisogno di difesa da parte di un Paese come l’Italia.

      Allora fermiamoci, cari amici, e ragioniamo tutti insieme – istituzioni e cittadini, imprenditori, sindacalisti, famiglie – domandiamoci quali persone vogliamo essere, come vogliamo spendere le nostre esistenze e la nostra comunità: eravamo la città delle auto, vogliamo diventare la città delle armi? La Chiesa locale, con la sua Pastorale del Lavoro, è pronta a offrirsi come luogo di incontro, confronto e approfondimento».

      https://www.diocesi.torino.it/site/eravamo-citta-delle-auto-vogliamo-diventare-citta-delle-armi-appello-

  • « Ici Beyrouth » « This is Beirut » est une #officine_sioniste avec Hanin Ghaddar (une Libanaise chiite originaire du Sud-Liban) comme « informatrice indigène »

    Sam Heller | سام هيلر sur X :
    https://x.com/AbuJamajem/status/2000219659082043424

    Hanin Ghaddar / This Is Beirut interview with Israeli ambassador to U.S. Yechiel Leiter is cut like a promo video: https://thisisbeirut.com.lb/articles/1330495/exclusive-israeli-ambassador-to-washington-addresses-a-message-of-p

    Leiter fondly recalls “visiting” Lebanon, presumably when he participated in 1982 Israeli invasion: https://en.wikipedia.org/wiki/Yechiel_Leiter

  • Craig Mokhiber sur X :
    https://x.com/CraigMokhiber/status/2022314935984722308

    The latest organized disinformation and slander campaign against the UN Special Rapporteur @FranceskAlbs, organized by Western proxies of the Israeli regime, is modeled after the regime’s earlier slander campaign against @UNRWA.

    And like the UNRWA attack, it reveals which governments are most captured by the regime’s proxies. Those complicit this time include the US, France, Italy, the Czech Republic, Germany, and Austria- all of which have been complicit in the genocide in Palestine from the beginning.

    They are trying to dismantle one-by-one all opposition to the genocide and the perpetrator regime. Now is the time for a global wall of solidarity to stop them. Speak up. Take action. Fight back.

    • 𝑶𝒍𝒊𝒗𝒊𝒆𝒓 𝑫𝒂 𝑳𝒂𝒈𝒆 sur X : https://x.com/odalage/status/2022294851719733582

      La coordination qui se met en place pour avoir la peau de Francesca Albanese ne fait aucun effort pour être dissimulée.

      Acte 1 : la vidéo truquée de UNWatch, une #officine pro-israélienne anti-ONU

      Acte 2 : la lettre de 53 députés français menés par Caroline Yadan.

      Acte 3 Question au gouvernement de Caroline Yadan reprenant les propos que n’a pas tenus Albanese

      Acte 4 : Jean-Noël Barrit, dûment cornaqué par Yadan, reprend à son compte la condamnation des propos inexistants d’Albanese et annonce que la France demandera sa démission.

      Embrayant aussitôt, les gouvernements européens pro-Israéliens (Allemagne, Autriche, Tchéquie, Italie) demandent à leur tour sa démission.

      Et en bout de chaîne, Israël s’appuie sur ces déclarations validant une désinformation dont elle est à l’origine (en ce domaine, l’opposition et le gouvernement sont sur la même ligne)

  • #proton Launches Encrypted Spreadsheets (Browser-Based)
    https://www.omgubuntu.co.uk/2025/12/proton-sheets-encrypted-online-spreadsheet

    Proton has launched Sheets, an encrypted spreadsheet app available to use in any browser with CSV/XLS import, real-time collaboration and more – for free! You’re reading Proton Launches Encrypted Spreadsheets (Browser-Based), a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without permission.

    #News #Office_&_Productivity_Apps #Proton_AG

  • La République contre elle-même : que raconte l’étouffement des sections de commune quant au fonctionnement de l’État ?

    Les « #sections_de_commune » constituent une forme particulière et ancestrale de #propriété_collective d’une surprenante actualité. Mais elles font face aux assauts du législateur qui œuvre pour leur disparition.

    La suppression des sections de commune, une des catégories de propriétés collectives ancestrales, s’effectue à bas bruit dans les campagnes françaises. En quelques années, des pans entiers de l’identité et de l’histoire rurales ont été rayés de la carte dans une indifférence quasi générale. Néanmoins, ici et là, des habitants entrent en #lutte, aidés par des associations déterminées [1], ce qui n’arrête pas un mouvement toujours à l’œuvre dans les départements qui contiennent le plus de sections de commune [2]. Malgré une érosion continue (plusieurs disparaissent chaque semaine), il en subsiste des dizaines de milliers en #France [3]. Ce processus illustre la contradiction entre le discours étatique de promotion de la démocratie locale et de soutien à la #ruralité et la réalité d’un #démantèlement presque méthodique des structures vernaculaires d’#autogestion des campagnes. Ce faisant, s’accroît la défiance de la population envers la puissance publique, et réciproquement. Alors que l’enjeu social, écologique, climatique prend chaque jour plus d’ampleur, comment expliquer que des élus qui s’affichent comme d’ardents défenseurs de la ruralité ne regardent pas avec bienveillance la culture foncière collective et le phénomène autochtone qui l’anime ? Cette question en rejoint de nombreuses autres concernant les difficultés qu’a la puissance publique à accueillir l’action des communs fonciers et communautés liées. Pour appréhender ce sujet, une journée d’étude et de débats aura lieu le 17 octobre 2025 au Palais du Luxembourg à Paris [4].

    L’inutilité des #communaux ? Une contre-vérité historique, un contre-sens social

    Depuis le Moyen Âge, et durant des siècles, les sociétés européennes ont reposé en grande partie sur les « communaux » : des #terres_partagées (forêts, landes, marais…) destinées à satisfaire les besoins essentiels des habitants. Ces systèmes fonciers permettaient et permettent encore l’#usage_partagé des #ressources, leur autogestion prudente par les communautés villageoises selon des règles propres. Ils ont contribué à façonner les #paysages, le #patrimoine et des formes de cohésion villageoise. Le #droit actuel y fait encore allusion, mais de manière restrictive et appauvrie, sans reconnaître leur #fonction_sociale ni leurs particularités régionales. L’émergence d’un État moderne valorisant la propriété individuelle et une législation uniforme a peu à peu marginalisé ces formes collectives d’usage des terres et des ressources. L’évolution des modes de vie – moins agricoles – a accentué ce déclin (Vivier 1998). Concernant les sections de commune, la loi n° 2013-428 du 27 mai 2013 les a classées comme personnes morales de droit public (imposant un carcan que les communautés d’ayants droit n’ont jamais souhaité ni demandé) et, sous couvert de #modernisation, a restreint la possibilité pour elles de disposer d’un organe de gestion autonome (comme les commissions syndicales, aujourd’hui rares). Elle a renforcé le pouvoir des conseils municipaux pour les administrer, y compris pour vendre ou transférer ces biens. Le pouvoir de fixer le destin de ce patrimoine des habitants a donc basculé des populations aux #conseils_municipaux. Leur #disparition est aussi souhaitée par certains élus locaux qui, arguant pourtant de la défense de la ruralité, supportent mal la survivance de systèmes qu’ils voudraient mettre au pas au nom d’une certaine idée de la République centralisée et monolithique (en 2025, des sénateurs ont déposé une proposition de loi sous un titre trompeur mettant en avant l’amélioration de la gestion des sections, alors qu’il est bien question dans l’exposé des motifs de les dissoudre et d’accélérer le transfert aux communes [5]).

    Mais il y a un os : l’administration butte sur la #résistance de ces #communs_fonciers. Ceux-ci, loin d’avoir disparu, survivent sous des formes diverses en maints endroits de l’Hexagone (et ailleurs en Europe). Certes, leur dynamisme varie au gré des lieux et des situations. Mais en période de crise sociale et écologique, les populations fragilisées leur reconnaissent à nouveau un rôle protecteur et utile (Joye 2021). Défendre les communs n’équivaut pas à protéger les privilèges de quelques-uns, comme certaines voix le prétendent parfois. Il s’agit de préserver des ressources essentielles : eau, biodiversité, terres agricoles, savoir-faire anciens, patrimoine culturel immatériel, lieux de rencontre. Les enquêtes menées par la chaire Valcom [6] montrent aussi, à rebours du discours fataliste sur l’individualisme en société, que les populations ont envie de s’impliquer, d’agir et travailler en commun, d’assumer des responsabilités et de transmettre à leur tour cet héritage. Dans le système des sections de commune, les membres ont des droits mais également des devoirs et une éthique de la responsabilité. Ils prennent soin de leur environnement et interviennent sur tout un ensemble de dimensions que l’administration a du mal à appréhender au quotidien et aussi finement.

    Pourquoi s’entêter à supprimer cet héritage ?

    Nos recherches révèlent plusieurs motifs. Il y a ceux que des rapports officiels évoquent sans détour : le besoin de simplification et de rationalisation administratives. Ils discréditent ces dispositifs avec condescendance, arguant qu’ils seraient anciens, folkloriques et incompatibles avec le développement des territoires, d’où la tentation de faire table rase du passé [7]. Cette opinion se trouve dans le rapport officiel de l’Inspection générale de l’administration de 2003 percevant de manière édifiante les sections comme un « régime juridique suranné » et « un frein souvent incompatible avec un aménagement rationnel du territoire rural [8] ». Le groupe de travail qui a produit le rapport n’était composé que de représentants d’administrations (étatiques comme locales), d’associations d’élus locaux et d’institutions spécialisées (comme la Fédération nationale des communes forestières) et de quelques juristes. Jamais les ayants droit aux sections, les associations qui les représentent, ni les élus de leurs commissions syndicales n’ont été conviés, pas plus que dans les travaux préparatoires de ce qui deviendra la loi n° 2013-428 du 27 mai 2013. L’avenir des communaux ne se discute donc que dans l’entre-soi des pouvoirs publics, certains étant notoirement hostiles aux sections. Sans respecter l’espace de tous les points de vue, ces réflexions révèlent une analyse biaisée, destinée à avaliser un préjugé idéologique négatif de départ. On y lit surtout des complaintes, jamais les actions d’intérêt collectif menées par les populations, ni leurs témoignages. Les sections seraient un poids pour l’administration, l’obligeant à prendre en compte un acteur supplémentaire et épars, la population. Vingt ans après, ce motif est encore entendu.

    Sur le terrain, nous percevons les tensions qui existent par endroits et la concurrence de vision quant à la manière d’assurer la gestion durable des biens. Citons le Programme régional de la forêt et du bois (PRFB) de la région Auvergne-Rhône-Alpes (2019-2029), élaboré sous la responsabilité d’une grande partie des acteurs de la filière, sous la double présidence de l’État et de la région. Il affiche un objectif de prise en compte de la multifonctionnalité des forêts, mais prône l’intégration des #forêts sectionales dans le domaine communal (c’est-à-dire leur suppression). Il mentionne qu’elles « représentent une lourdeur importante en termes de gestion du fait du nombre important d’interlocuteurs au regard des surfaces concernées [9] ». De son côté, l’#Office_national_des_forêts (#ONF), malgré la bonne volonté de ses agents locaux, peine à concilier les différents objectifs forestiers que le législateur a fixés. Il fait primer l’exploitation économique sur la pérennité des usages des communautés villageoises. La gêne des agents se ressent en matière de droit d’affouage [10], où l’ONF adopte souvent une position ambigüe, celle du « oui mais… ». Il reconnaît les usages ancestraux au profit des populations (code forestier, ancrage local), mais ne se précipite pas pour les mettre en œuvre. Il s’abrite derrière les prétendus risques que l’exercice de ce droit engendrerait pour la filière bois, pour la sécurité, pour la gestion durable [11]. De son côté, la Charte de la forêt communale de 2016 (ONF – Fédération nationale des communes forestières) n’inclut pas les sections comme potentiels acteurs, laissant penser que les communes agissent en propriétaires des biens de section, ce qui n’est pas le cas.

    Les déséquilibres coupables de la #loi du 27 mai 2013

    La loi du 27 mai 2013 modernisant le régime des sections de commune participe en réalité de leur affaiblissement. Son titre en trompe-l’œil masque mal ses velléités d’atrophie des sections puisque le choix a été fait par le législateur de restreindre le pouvoir d’agir des ayants droit et de décider de l’avenir de leur patrimoine collectif. Le texte était destiné, en théorie, à offrir « un ensemble équilibré de dispositions tendant à clarifier ce régime juridique dans ses différentes dimensions, en prenant en compte un double impératif : d’une part, faciliter l’activité des sections de commune dont l’existence favorise la dynamisation de la gestion de certains biens, en rationalisant les règles applicables ; d’autre part, permettre plus aisément le transfert des biens des sections de commune aux communes dans les hypothèses où les sections ne reflètent plus aucune réalité [12] ». Or, le texte promulgué n’a pas atteint cet équilibre.

    En effet, le premier impératif visé a été rendu inopérant dès lors que la loi a dévitalisé les organes représentatifs de gestion des sections (les commissions syndicales) en augmentant drastiquement les conditions de revenu cadastral requis pour faire la demande au préfet de convoquer les électeurs [13]. Cela prive de facto les sections d’un outil de gestion, et les pouvoirs publics d’interlocuteurs, ce qu’ils déplorent par ailleurs... Le législateur a opté pour le renforcement de l’administration des sections par les conseils municipaux et le maire agissant au nom et pour le compte de la section. Mais c’est pour le meilleur et pour le pire en pratique, car ils disposent de la possibilité d’enclencher de multiples procédures conduisant à la suppression des communs fonciers (transferts, ventes). Certaines permettent un démantèlement des sections par des procédures expéditives qu’on ne trouve dans aucun autre domaine de l’action publique. Ces procédures s’apparentent à des expropriations déguisées, à l’indemnisation purement théorique (les ayants droit n’hésitant pas à parler de spoliation [14]), pour des projets souvent désespérants, quand il y en a : les biens restent parfois dans le giron de la propriété publique [15], mais sont aussi vendus au secteur privé, par exemple afin de réaliser des parkings, des lotissements ou pour l’agrément de propriétaires privés souhaitant agrandir leur espace...

    Quant au deuxième impératif qu’était censé poursuivre le législateur, c’est une carence d’encadrement juridique qui conduit à laisser le champ libre à l’administration pour décider si les sections ne « reflètent plus aucune réalité ». De quelle réalité parle-t-on : celle de l’apparence, celle de la vision de la puissance publique ou celle des populations ? Or, le texte est rédigé de telle sorte que le conseil municipal, avec le préfet en bout de ligne procédurale, en décident. Aucun critère de discernement n’est imposé pour faciliter une objectivation de la prise de décision (attachement, économie, services aux populations, lien social) et aucune phase préalable d’information n’est prévue afin de placer les ayants droit devant leurs responsabilités s’ils sont accusés de ne pas être assez actifs ou réels. Cette réalité ne se mesure pas qu’aux revenus de la section. Entretenir les chemins, la forêt, surveiller les sources, se réunir autour du four banal sont autant d’apports directs ou indirects en matière écologique, économique, culturel ou social aux villages. Analyser et répertorier les éléments de cette réalité – ne serait-ce que dans les documents d’urbanisme – permettrait de la comprendre dans toutes ses dimensions [16]. La loi ne propose pas non plus de relance des communs, les plus endormis aujourd’hui n’étant pas morts juridiquement ; la reprise en main par les populations reste possible (néoruraux, populations locales mieux informées). Ainsi, les projets de suppression ne se décident pas à partir d’une pesée des intérêts entre le pour et le contre, ni d’une enquête publique. Aucune procédure ne présente de garantie sérieuse d’information préalable permettant des débats éclairés et un consentement libre, en connaissance de cause, afin que chacun ait bien compris les enjeux de la possible disparition de systèmes fonciers ancestraux. Cela s’opère en sachant que les personnes sont souvent âgées et isolées. Dans bien des cas, les ayants droit n’ont pas conscience de leur liberté de choix ni des conséquences de la décision qu’on leur demande de prendre.

    Dans certains départements du Massif central, ce que nous proposons d’appeler un #sectionicide s’est intensifié depuis la loi de 2013. Aucune collectivité ne s’en glorifie ni ne tient de décompte précis. Pour le savoir, il faut lire le recueil des actes administratifs de la préfecture, les données statistiques étant parfois rassemblées par des associations défendant les sections ou des entités à l’inverse plutôt réservées, comme certaines associations départementales des communes forestières. En Haute-Loire, 359 arrêtés préfectoraux ont été pris de 2011 à 2024 tous motifs confondus (ventes et transferts, ces derniers étant majoritaires) pour amputer des sections de leurs parcelles (réduire leur superficie) ou supprimer carrément des sections (suppression totale de 214 sections soit 15,3 par an en moyenne). De fortes variations existent d’une année sur l’autre, probablement en fonction du volontarisme des équipes municipales ou des préfets en place [17]. Dans le Puy-de-Dôme, la loi de 2013 a dopé les transferts de biens de section au profit des communes avec plusieurs dizaines par an tandis qu’ils étaient très peu nombreux avant [18]. Des préfets ont publiquement appelé les maires à communaliser les biens de section. En Saône-et-Loire, le préfet accompagne sa lettre aux maires du département de la procédure de communalisation à suivre, et des contacts des agents de la direction départementale des territoires, de l’association des communes forestières ou de l’ONF à solliciter à l’appui de la besogne. Le but affiché est une fois de plus de « faciliter la gestion forestière et administrative ». On y sert surtout un argumentaire spécieux. Supprimez puisque « dans le département la plupart des forêts sectionales sont intégralement gérées par les communes, la section ayant disparu [19] ». Ce qui est faux : par définition, si l’État veut supprimer les sections, c’est qu’elles existent. Surtout, rappelons que pour les conseils municipaux, c’est une obligation légale d’assurer la gestion des sections, qu’elles soient inactives ou dynamiques, et que tout est mis en œuvre pour empêcher la constitution des commissions syndicales pouvant permettre aux populations de les gérer... En Haute-Loire, le préfet voit dans la suppression un intérêt pour mieux prévenir les risques d’incendie, le département étant désormais classé à haut risque [20]. La préoccupation de l’État est ici de limiter le nombre d’interlocuteurs, regrouper la propriété pour pouvoir agir avec rationalité en sachant que ses moyens se réduisent. C’est d’autant plus regrettable quand on sait combien les populations des sections entendent jouer un rôle majeur d’appui à la puissance publique en étant en permanence sur le terrain pour observer ou entretenir les forêts. En réponse aux envies et possibilités d’agir en renfort de l’État, celui-ci privilégie une mise à distance des populations.
    Conséquences : un appauvrissement du tissu social et des outils d’action territoriale

    Sans que les agents des administrations en soient toujours conscients, le discrédit porté aux sections est perçu comme une forme de mépris par les citoyens engagés dans la préservation de leur cadre de vie et de leurs traditions d’organisation collective du territoire, armés de leur expérience du temps long, de la conscience de soi et de leurs aptitudes professionnelles. En réalité, sauf le gain financier, il est bien difficile aux communes ayant supprimé les communs de justifier ce que cela a produit de positif. Quels services l’administration a-t-elle apportés aux populations pour prendre le relais ? Le sentiment d’appartenance au territoire en a-t-il été renforcé ? Par quoi les communes ont-elles remplacé les liens sociaux brisés par la fin des droits d’usage collectifs ? À vrai dire, selon nos observations, par rien du tout, ou si peu…

    Cette ruralité négligée de la métropole française porte des récits et des droits culturels exprimant une volonté réelle de contribuer au bien commun, à travers des formes locales et enracinées de gestion des ressources. En poursuivant l’élimination de structures locales ancestrales fondées sur la propriété collective ou les usages partagés, en ne cessant de privilégier la propriété individuelle, l’État ne fait qu’aggraver le sentiment d’abandon des populations rurales. Le sujet clive au sein des associations d’élus. Pour certains, le sujet reste urticant : c’est un difficile lâcher prise car il s’agit toujours d’affirmer que « la raison c’est nous ! C’est nous les élus qui savons. Et c’est notre rôle de représenter les citoyens [21] ! ». D’autres, à l’inverse, s’ouvrent résolument aux démarches citoyennes implicatives et souhaitent leur donner un espace d’expression [22]. Ils font le pari d’une articulation vertueuse des différentes sphères d’action d’intérêt collectif, afin qu’elles s’épaulent au lieu de se neutraliser dans une querelle sans fin, frustrant toutes les parties. Autrement dit, ce sujet suggère une réforme profonde des méthodes du service public.

    Bibliographie

    Bourjol, M. 1989. Les Biens communaux. Voyage au centre de la propriété collective, Paris : LGDJ.
    Joye, J.-F. (dir.). 2021. Les Communaux au XXIe siècle. Une propriété collective entre histoire et modernité, Presses de l’USMB.
    Scott, J. C. 2021. L’Œil de l’État. Moderniser, uniformiser, détruire, Paris : La Découverte.
    Vivier, N. 1998. Propriété collective et identité communale. Les biens communaux en France, 1750-1914, Paris : Publications de la Sorbonne.

    https://metropolitiques.eu/La-Republique-contre-elle-meme-que-raconte-l-etouffement-des-section
    #communs #foncier #démantèlement

  • #Cryptpad —> testé, adopté !

    CryptPad provides a full-fledged office suite with all the tools necessary for productive collaboration. Applications include: Rich Text, Spreadsheets, Code/Markdown, Kanban, Slides, Whiteboard and Forms.

    https://cryptpad.fr
    #pad #gestion_de_projets #logiciel #alternative #google_drive #drive #kandan #google_sheet #excel #office_suite #crypté #open_source #logiciel_libre #collaboration #XWiki

  • #Frontex, agent intouchable du #renseignement_migratoire

    L’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, Frontex, est devenue, en vingt ans [1], le bras armé des politiques sécuritaires de l’Union européenne (UE) et de ses États membres. Initialement créée pour coordonner le contrôle des #frontières, organiser les #expulsions et produire des « #analyses_de_risques » des mouvements de populations, Frontex a élargi son champ d’intervention bien au-delà des questions migratoires.

    Nonobstant des enquêtes institutionnelles et journalistiques ayant démontré que ses officiers s’étaient rendus coupables de graves #violations_de_droits, tout semble organisé pour que la responsabilité de l’agence Frontex ne soit ni engagée ni reconnue. En sus de ses traditionnelles activités de #surveillance et de #contrôle des frontières prévues dans le règlement (UE) 2019/1896, l’agence tentaculaire dotée de moyens exponentiels est devenue tout à la fois agent du renseignement, négociateur, influenceur et membre d’un réseau de dissuasion violente, que rien ni personne ne semble pouvoir arrêter.

    Produire de l’information, qu’importe sa véracité

    Comme pour tout bon agent du renseignement, recueillir et exploiter des informations relevant de la vie privée est un axe essentiel du travail de Frontex. Elle collecte ces #données par le biais des États membres, d’agences européennes et d’organisations partenaires, mais aussi dans le cadre de ses propres opérations (maritimes, aériennes, terrestres). Elle est présente aux #frontières_maritimes (Méditerranée centrale et Manche), ainsi qu’aux #frontières_terrestres et aériennes de plusieurs pays (#Albanie, #Géorgie, #Monténégro, #Serbie, #Macédoine_du_Nord, #Moldavie, #Ukraine). Elle a progressivement élargi ses activités vers la zone #pré-frontière de l’UE et ouvert des bureaux #satellites temporaires dans des pays tiers du voisinage méridional et en #Afrique_de_l’Ouest [2].

    Quantité d’informations sont susceptibles d’être enregistrées : certaines sont générales, telles les routes migratoires empruntées, les dates de franchissement de frontière, les listes de passagers ou le pays de provenance ; d’autres, plus spécifiques, sont relatives aux #données_biographiques, aux incidents au cours d’opérations, jusqu’au lieu où se cachent les personnes au moment du contrôle. Les données recueillies nourrissent divers fichiers, parmi lesquels celui d’#Eurosur, instrument de surveillance et d’échange d’informations entre Frontex et les États membres, ou le #Joint_Operation_Reporting_Application (#Jora). Elles donnent aussi – et surtout – lieu à la production de #rapports_analytiques, avec une photographie de la situation aux frontières, supposés permettre de déterminer le niveau de « #risques » de déplacements vers le continent européen.

    Le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) estime que, malgré les moyens déployés, les « analyses de risques » produites par l’agence sont fondées sur des informations peu fiables, obtenues lors d’entretiens menés sans le consentement des migrant·es ni protection de leur identité [3]. Il a également émis des réserves quant à la sécurisation des données et l’ampleur de la collecte.

    L’#opacité des activités de Frontex inquiète aussi le Médiateur européen, qui a traité plusieurs plaintes concernant l’impossibilité d’accéder à des documents et informations. Il faut préciser que l’agence est très réticente à fournir les informations demandées, y compris à ses propres contrôleurs, chargés depuis 2019 d’évaluer en permanence le respect des droits fondamentaux dans ses activités opérationnelles [4].

    Frontex reconnaît elle-même que ses chiffres comportent des #erreurs : alors qu’elle communique chaque année sur le nombre de franchissements de frontières non autorisés, elle admet qu’« il n’existe aucun dispositif permettant d’établir le nombre exact de personnes ayant franchi les frontières [5] ». Mais pour elle, il s’agit presque d’une question secondaire : selon sa directrice adjointe, Aija Kaljana, « il est essentiel de devenir une organisation axée sur le #renseignement, car les ressources humaines et techniques sont limitées [6] ». L’ambition de Frontex est donc de passer d’une agence du contrôle migratoire à un #service_de_renseignement.

    Travailler en synergie, y compris hors du champ migratoire

    L’agence, au cœur d’un vaste réseau d’échanges de données, coopère avec de nombreux services, civils ou militaires, ayant des objets aussi variés que la pêche, la lutte contre le #narcotrafic ou la #sécurité_aérienne [7]. Frontex a créé, en 2018, la #Maritime_Intelligence_Community–Risk_Analysis_Network (#MIC-RAN), soit une communauté du #renseignement_maritime et un réseau d’analyse des risques, pour collecter des données et diffuser des rapports sur les #menaces_maritimes (i.e. l’appropriation illégale des zones maritimes, les conséquences du réchauffement climatique, les « usages illégaux » de la mer). Autre illustration de la diversité de ses collaborations : l’agence négocie des accords avec des sociétés d’affrètement comme #EASP_Air, #DEA_Aviation ou #Airbus [8] qui fournissent des #aéronefs, le personnel pour les exploiter et l’infrastructure technique pour la transmission des données enregistrées, en temps réel, au siège à Varsovie [9]. Elle capte également des données depuis l’espace, car elle a conclu un contrat avec #Unseenlabs, une entreprise française spécialisée dans la surveillance maritime par radiofréquence depuis l’espace, ou se sert des satellites du programme #Copernicus d’observation de la Terre qui sont utilisés pour la sécurité, la protection civile, la gestion de l’environnement et la recherche sur le changement climatique [10].

    Engagée dans des projets de recherche et développement, l’agence finance ceux qui se focalisent sur le matériel de surveillance [11]. Elle a étroitement suivi les avancées du programme #ITFlows, un outil de prédiction des flux migratoires à partir de techniques d’analyse automatisée de données, en y contribuant activement via la fourniture d’informations récoltées dans le cadre de ses missions [12]. Dans le même registre, elle a organisé avec des garde-côtes italiens, début 2025, un atelier international intitulé Évolution des garde-côtes : l’#intelligence_artificielle et les systèmes sans pilote améliorent les opérations de recherche et de sauvetage. Vaste programme à l’heure où le recours à l’intelligence artificielle (#IA) pose de sérieuses questions éthiques [13].

    Au-delà des frontières de l’Europe, Frontex multiplie des #campagnes qui sont de véritables opérations de séduction, afin de s’assurer du concours des États tiers pour empêcher les départs depuis les pays d’origine. Ainsi est-elle à l’initiative du projet #Africa–Frontex_Intelligence_Community (#Afic) dans huit pays africains (#Côte_d’Ivoire, #Gambie, #Ghana, #Mauritanie, #Niger, #Nigeria, #Sénégal et #Togo), officiellement lancé pour « collecter et analyser des données sur la #criminalité_transfrontalière et soutenir les autorités impliquées dans la #gestion_des_frontières ». Frontex a également organisé des séances opérationnelles de #sensibilisation à la lutte contre la #fraude_documentaire et la fraude à l’identité en #Albanie, #Bosnie-Herzégovine, #Égypte, #Géorgie, #Moldavie, #Macédoine_du_Nord, #Serbie et en #Tunisie.

    Comme pour conforter sa place centrale dans le réseau d’information qui surveille tout et constamment, c’est avec les services de répression, tels l’#Office_européen_de_police (#Europol) et l’#Organisation_internationale_de_police_criminelle (#Interpol), que l’agence a intensifié ses relations. Depuis 2008, Frontex signe des accords de coopération et des plans d’action conjoints avec Europol pour partager avec cette agence les informations qu’elle recueille, singulièrement via Eurosur, à des fins de lutte contre la criminalité ou le terrorisme. Sur le terrain, cette entente s’est notamment matérialisée durant des opérations relevant de la politique de sécurité et de défense commune (opérations #Sophia et #Jot_Mare en 2015). Plus surprenant : en 2024, Frontex a codirigé une opération internationale visant à lutter contre la #contrebande_de_drogue par voie maritime en fournissant un soutien technique et opérationnel [14] ; elle est aussi intervenue pour des opérations de soutien pendant les #Jeux_olympiques en France [15], pendant la compétition de l’Euro en Allemagne, ou encore durant la guerre en Ukraine... Elle outrepasse ainsi sa mission initiale et s’érige comme un organe de « super-contrôle ».

    De son côté, Interpol travaille avec l’UE et Frontex dans le domaine de la sécurisation des frontières, sous forme de collaborations techniques, de #formations et de projets de recherche communs. Frontex a élaboré un manuel de référence contenant des alertes de falsification et des cartes de contrôle rapide servant d’aides visuelles à la décision lors de la vérification de documents. Ce dispositif est désormais au cœur du système de bibliothèque électronique de documents #Frontex-Interpol (#Fields). Les #bases_de_données d’une agence de surveillance des frontières et celles d’une organisation de lutte contre la criminalité sont dès lors interconnectées.

    Une agence opaque et délétère qui influence les législations

    Plusieurs enquêtes documentées décrivent les actes illicites commis par l’agence sur ses terrains d’intervention. Il n’est plus à démontrer qu’elle s’est rendue complice ou coupable, à de nombreuses reprises, de #refoulements (#push-backs) en Grèce, pourtant interdits par le droit international. Des refoulements qui sont recensés dans sa base de données #Jora comme de simples opérations de « #prévention_de_départs [16] ». Des pratiques similaires ont été dénoncées à la frontière bulgare, où des violences ont été commises par des garde-frontières participant aux opérations de Frontex [17]. À #Chypre, de nombreux ressortissant·es syrien·nes ont été illégalement enfermé·es et d’autres ont été expulsé·es vers la Syrie, sous les yeux d’officiers de Frontex [18]. Des pratiques épinglées par l’Office européen de lutte antifraude (Olaf), qui a émis des doutes sur « la capacité de l’agence FRONTEX à […] veiller au respect et à la protection des droits fondamentaux dans toutes ses activités aux frontières extérieures ».

    L’agence va jusqu’à fabriquer de fausses informations lorsqu’elle prétend sauver des vies en mer, alors qu’elle transmet la position des embarcations en détresse aux #garde-côtes_libyens, dont les comportements violents envers les personnes migrantes sont notoires [19]. Il lui arrive aussi d’interrompre la prise de vue aérienne au-dessus de la mer Méditerranée pour ne pas avoir à référer d’abandon de personnes en mer [20]. En 2023, un navire où s’entassaient près de 200 migrants au large des côtes italiennes (Crotone) ne présentait, selon le rapport d’incident de Frontex, « pas d’intérêt particulier ». La même année, Frontex a omis d’envoyer un signal de détresse lors du naufrage de l’Adriana (Pylos), provoqué par une manœuvre des garde-côtes grecs [21]. Faut-il le rappeler, alerter les secours relève pourtant d’une obligation internationale de droit maritime. La multiplication des cas de refoulements ou le silence gardé à la vue d’embarcations en détresse contribuent à abaisser les standards de protection. L’agence fait en outre croire qu’elle s’intéresse au sort des personnes expulsées, voire améliore leur situation, lorsqu’elle met en avant les effets bénéfiques qu’aurait eu le retour dans le pays d’origine [22]. La violation des #droits_fondamentaux se banalise et, dans un contexte d’impunité généralisée, est traitée en matière migratoire comme un dommage collatéral.

    Malgré ces multiples mises en cause, Frontex exerce une influence croissante sur les instances politiques et les législations européennes. Ses « analyses de risques » sont l’unique source d’information de la Commission européenne, et l’image construite d’une perpétuelle « #crise aux frontières » qu’elles donnent à voir sert à justifier l’augmentation des contrôles et des mesures sécuritaires. Depuis des années, l’agence véhicule une image négative de la migration en la présentant comme une menace dont il faudrait se protéger.

    Cette image trouve sa traduction dans les réformes législatives. L’insistance de Frontex à alerter, dans ses rapports d’activité, sur « les #mouvements_secondaires […] à grande échelle » ou sur la persistance de la #pression_migratoire a sans nul doute contribué à l’adoption, en 2024, du #pacte_européen_sur_la_migration_et_l’asile. Un pacte dans la mise en œuvre duquel Frontex détient un rôle clé, avec, notamment, les nouvelles attributions qui lui sont confiées aussi bien lors des procédures frontalières (« #filtrage ») que dans l’organisation des #expulsions. Onze États sont en train de s’équiper d’un système informatique numérisé de gestion des retours sur le modèle du #Return_Case_Management_System (#Recamas) mis au point par Frontex.

    La réforme du règlement #Eurodac ouvre une nouvelle brèche en permettant à l’agence de consulter le #répertoire_central_des_rapports_et_statistiques (#CRRS) et d’avoir accès aux #statistiques de l’agence de l’Union européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d’information à grande échelle au sein de l’espace de liberté, de sécurité et de justice (#EU-Lisa).

    Enfin, la #réforme en cours des directives « Facilitation » et « Retour » risque de renforcer les pouvoirs de l’agence, en augmentant – encore – son #budget et en l’autorisant à transférer à des pays tiers des données relatives à des ressortissants aux fins de #réadmission.

    Une agence peu fiable, mais intouchable

    Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 74 352 personnes ont trouvé la mort depuis 2014 en tentant de franchir les frontières [23]. En dehors du champ de la migration, l’acteur, personne physique ou morale, qui serait impliqué dans une telle hécatombe serait poursuivi et jugé, voire condamné. Malgré les preuves tangibles de la #responsabilité de Frontex, comme de l’UE et de ses États membres, dans ces drames, aucun d’entre eux n’a jamais été inquiété. Bien au contraire, la Commission européenne confirme son agenda politique basé sur la mise à l’écart des personnes exilées en donnant à l’agence un rôle de premier plan dans les politiques migratoires européennes et en proposant de tripler ses effectifs. Les États s’appuient toujours plus sur Frontex : en 2024, la #Belgique a adopté une loi pour permettre le déploiement d’officiers de l’agence sur son territoire afin de soutenir la police fédérale dans l’exécution des expulsions. Le #Royaume-Uni a signé un accord de coopération avec Frontex sur divers aspects de la gestion des frontières, comme la surveillance et l’évaluation des risques, l’échange d’informations, le renforcement des capacités et le partage d’expertise. Dans ces conditions, pourquoi l’agence intouchable s’arrêterait-elle là, même coupable du pire ? La meilleure défense étant l’attaque, la criminalisation des solidarités et la décrédibilisation de celles et ceux qui dénoncent ses actions – à l’image de la campagne Abolish Frontex accusée de « discours haineux » – sont érigées en stratégie de dissuasion. De même, celles et ceux qui pallient l’action défaillante des États, comme les ONG de sauvetage en mer, sont assimilées à des réseaux de passeurs. Une #rhétorique qui ressemble à s’y méprendre à celle des partis populistes.

    https://migreurop.org/article3472.html
    #migrations #réfugiés #directive_retour #directive_facilitation

    ping @karine4 @reka

  • Agents masqués et armés : la police migratoire de Trump sème la #peur dans les rues américaines

    Aux États-Unis, la #police de l’immigration de Donald Trump multiplie les #raids ciblant les personnes non blanches, principalement sans papiers ou titulaires d’un titre de séjour. Bras armé de la politique migratoire de Donald Trump, cette agence fédérale (#Immigration_and_Customs_Enforcement, ou #ICE), renforcée par un #budget historique, applique une #répression de grande ampleur.

    Des hommes masqués, et parfois des femmes, patrouillent dans les #rues des villes des États-Unis, parfois à bord de voitures banalisées, souvent armés et vêtus de tenues militaires. Ils ont le pouvoir d’identifier, d’arrêter et de détenir des personnes qui n’ont pas la citoyenneté américaine et d’expulser les immigrés sans papiers. Ils ont également le droit d’interroger toute personne qu’ils soupçonnent de ne pas être citoyenne américaine afin de vérifier son droit de séjourner aux États-Unis.

    Ce sont des fonctionnaires de l’Immigration and Customs Enforcement Agency, connue sous le nom d’ICE. Il s’agit d’une agence fédérale chargée de l’application de la loi, qui relève du département de la sécurité intérieure (DHS) et qui joue un rôle important et controversé dans la mise en œuvre de la politique migratoire stricte de Donald Trump.

    Lors de la campagne électorale, Trump a promis « la plus grande opération d’#expulsion intérieure de l’histoire américaine ». Et il donne à l’ICE plus de pouvoir pour réaliser ses projets.

    Depuis l’entrée en fonction de Trump en janvier 2025, le financement d’ICE a été considérablement augmenté. Le « #big_beautiful_bill » (« grand et beau projet de loi ») de Trump, adopté par le Congrès six mois plus tard en juillet, a accordé à l’ICE 75 milliards de dollars US (65 milliards d’euros) pour les quatre années à venir, contre environ 8 milliards de dollars US (6,9 milliards d’euros) par an auparavant.

    Cette augmentation de #financement permettra à l’agence de recruter davantage de salariés, d’ajouter des milliers de lits supplémentaires et des extensions aux bâtiments afin d’augmenter la capacité des centres de détention. De nouveaux fonds sont également prévus pour des outils de #surveillance avancés, incluant la #reconnaissance_faciale assistée par #IA et la collecte de #données mobiles.

    Une enveloppe supplémentaire de 30 milliards de dollars (26 milliards d’euros) est destinée aux opérations de première ligne, notamment l’expulsion des immigrés et leur transfert vers les #centres_de_détention.

    Le président s’est engagé à expulser toutes les personnes en situation irrégulière aux États-Unis, soit, selon le Wall Street Journal, environ 4 % de la population actuelle. Au cours des cinq derniers mois, le nombre de personnes interpellées par les agents d’ICE a augmenté rapidement : en juin 2025, le nombre moyen d’arrestations quotidiennes a augmenté de 268 % (comparé à juin 2024, atteignant environ 1 000 par jour.

    Et, cela représente également une hausse de 42 % par rapport à mai 2025, selon une analyse des données réalisée par le Guardian et le Deportation Data Project. Cependant, ce chiffre reste bien en deçà des 3 000 arrestations par jour ordonnées par la secrétaire à la sécurité intérieure Kristi Noem et le chef adjoint de cabinet de la Maison-Blanche Stephen Miller.

    Les tactiques d’ICE ont déjà suscité de vives critiques. La chaîne de télévision conservatrice Fox News a rapporté que des agents masqués ne présentaient pas leur carte d’identité ni le nom de leur agence lorsqu’ils interpellaient des personnes lors de raids. D’autres reportages ont mis en lumière des allégations selon lesquelles des citoyens états-uniens seraient également parfois pris dans ces raids.

    Fonctionnement et organisation d’ICE

    L’agence, actuellement dirigée par le directeur par intérim Todd M. Lyons, comporte trois divisions principales :

    - La division #Enforcement_and_Removal_Operations, qui identifie et expulse les immigrés sans papiers et gère les centres de détention ;

    – La division #Homeland_Security_Investigations, qui enquête sur les activités criminelles ayant un lien international ou frontalier, telles que la traite des êtres humains, le trafic de drogues et la contrebande d’armes ;

    – L’#Office_of_the_Principal_Legal_Advisor, qui conseille juridiquement l’ICE et poursuit les affaires d’immigration devant les tribunaux.

    Lyons a affirmé que le port du #masque était nécessaire, car les agents de l’ICE étaient victimes de « #doxxing », c’est-à-dire que leurs informations personnelles, telles que leurs noms et adresses, étaient divulguées en ligne sans leur consentement. Il a également déclaré que les agressions contre les agents d’ICE avaient augmenté. Les données du DHS indiquent qu’il y avait eu 79 agressions contre des agents d’ICE entre janvier et juin 2025, contre dix sur la même période en 2024.

    Le chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants Hakeem Jeffries a comparé le port du masque par les agents d’ICE à des forces de police secrète dans des régimes autoritaires : « Nous ne sommes pas derrière le rideau de fer. Nous ne sommes pas dans les années 1930. »

    L’agence ICE a été créée en 2003 par l’administration de George W. Bush, en partie à la suite des attentats terroristes du 11-Septembre, et faisait partie d’une réorganisation plus large des agences fédérales sous la direction du DHS alors tout juste créé. Elle a intégré des parties de l’ancienne Immigration and Naturalization Service (INS) ainsi que certains éléments du service des douanes des États-Unis.

    Selon le site Web de l’agence, la mission principale d’ICE est « de protéger l’Amérique par le biais d’enquêtes criminelles et de l’application des lois sur l’immigration afin de préserver la sécurité nationale et la sécurité publique ».

    Comment l’ICE a accru ses moyens et son champ d’action

    Au début du mandat présidentiel en janvier dernier, la Maison-Blanche a donné à l’ICE le droit d’accélérer l’expulsion des immigrés entrés légalement dans le pays sous l’administration précédente. Ce « #droit_d’expulsion_accélérée » permettait à l’ICE d’expulser des personnes sans qu’elles aient à comparaître devant un juge de l’immigration.

    Alors que les arrestations se sont multipliées ces derniers mois, Lyons a déclaré à CBS News que l’ICE traquait tout immigrant sans papiers, même s’il n’avait pas de casier judiciaire.

    L’administration Trump a également autorisé les agents de l’ICE à procéder à des #arrestations dans les tribunaux d’immigration, ce qui était auparavant interdit. Cette restriction avait été introduite par l’administration Biden en 2021 afin de garantir que les témoins, les victimes de crimes et les accusés puissent toujours comparaître devant la justice sans craindre d’être arrêtés pour des infractions à la législation sur l’immigration (à l’exception des personnes représentant une menace pour la sécurité nationale).

    La plupart du temps, l’ICE a ciblé les immigrés illégaux. Mais l’agence a aussi arrêté et détenu certaines personnes qui étaient résidentes (détentrices de la carte verte) ou touristes – et, dans certains cas même des citoyens états-uniens.

    Ces dernières semaines, selon le Washington Post, l’ICE a reçu l’ordre d’augmenter le nombre d’immigrés ou migrants équipés de #bracelets_électroniques GPS. Cela augmenterait considérablement le nombre d’immigrés sous surveillance. Ces dispositifs limitent également la liberté de mouvement des personnes concernées.

    Des manifestations face aux raids de l’ICE

    De nombreuses manifestations publiques ont eu lieu contre les raids d’ICE, notamment en Californie. Le point culminant a été atteint le 6 juin après que l’ICE a mené plusieurs raids à Los Angeles, qui ont donné lieu à des affrontements entre agents et manifestants. Cela a conduit la Maison-Blanche à envoyer environ 2 000 soldats de la garde nationale et 700 marines à Los Angeles, malgré l’opposition du gouverneur de Californie, Gavin Newsom.

    Une partie des tensions entre l’administration Trump et l’État vient du fait que Los Angeles et San Francisco ont adopté des politiques locales limitant la coopération avec les autorités fédérales en matière d’immigration, notamment avec l’ICE. La Californie dispose de lois sur les #sanctuaires, telles que la #SB_54, qui interdisent aux forces de police et aux shérifs locaux d’aider l’ICE dans l’application des lois civiles sur l’immigration.

    Cependant, Trump semble déterminé à durcir et à accélérer la répression contre les migrants illégaux et les agents d’ICE sont clairement en première ligne de cette stratégie.

    https://theconversation.com/agents-masques-et-armes-la-police-migratoire-de-trump-seme-la-peur-
    #USA #Etats-Unis #migrations #sans-papiers #statistiques #chiffres #rétention #détention_administrative
    ping @karine4

  • #Microsoft #bans #LibreOffice #developer's account without warning, rejects appeal - Neowin
    https://www.neowin.net/news/microsoft-bans-libreoffice-developers-account-without-warning-rejects-appeal

    David Uzondu · Jul 29, 2025 17:18 EDT · Hot! 38

    Recently, we reported on LibreOffice, accusing Microsoft of intentionally using complex #file_formats as a tactic to lock in users to Microsoft #Office, hindering open source alternatives like LibreOffice.
    Now, Microsoft has banned LibreOffice developer, Mike Kaganski, from using its services, citing an “activity that violates [its] Services Agreement”.

    According to Mike, this happened last Monday when he tried to send a technical email to the LibreOffice dev mailing list, which is a normal part of his routine, but Thunderbird returned an error saying the message couldn’t be sent. His account was blocked upon retry, and he found himself completely logged out of his Microsoft account.

  • Digitaliseringsminister vil mindske brug #Microsoft i eget ministerium | Nordjyske.dk
    https://nordjyske.dk/nyheder/politik/digitaliseringsminister-vil-udfase-microsoft-i-sit-eget-ministerium/5616096

    Fra næste måned har digitaliseringsminister Caroline Stage (M) planer om at mindske brugen af Microsoft og techgigantens programmer.

    Planen er, at halvdelen af medarbejderne i ministeriet hen over sommeren skal benytte et andet tekstprogram end Office-pakken fra Windows, som Microsoft står bag.

    Det siger Caroline Stage til Politiken.

    – Jeg vil gerne selv gå forrest og prøve det af. Da muligheden bød sig, ville det da være helt skørt ikke at gribe chancen. Jeg glæder mig meget til at se, hvordan det fungerer i praksis, siger digitaliseringsministeren.

    I stedet skal de ansatte i ministeriet benytte styreprogrammet Libre Office.

    Microsoft står bag velkendte computerprogrammer som Word, Excel, Teams og PowerPoint.

    Ou aussi :

    Le ministre de la numérisation veut réduire l’utilisation de Microsoft dans son propre ministère | Nordjyske.dk
    https://nordjyske.dk/nyheder/politik/digitaliseringsminister-vil-udfase-microsoft-i-sit-eget-ministerium/5616096

    À partir du mois prochain, la ministre de la Numérisation Caroline Stage (M) prévoit de réduire l’utilisation des programmes de Microsoft et du géant de la technologie.

    Il est prévu qu’au cours de l’été, la moitié des employés du ministère utilisent un programme de texte autre que la suite #Windows #Office de Microsoft.

    Caroline Stage déclare à Politiken.

    – J’aimerais prendre les devants et essayer moi-même. Quand l’occasion se présente, il serait fou de ne pas la saisir. Je suis impatiente de voir comment cela fonctionne dans la pratique », déclare la ministre de la numérisation.

    En lieu et place, les employés du ministère utiliseront le programme de gestion #LibreOffice.

    Microsoft est à l’origine de programmes informatiques bien connus tels que Word, Excel, Teams et PowerPoint.

    Traduit avec DeepL.com (version gratuite)

  • #Gradia is a Slick New #screenshot Annotation Tool for Linux
    https://www.omgubuntu.co.uk/2025/06/gradia-linux-screenshot-annotation-tool-app

    Gradia is a new screenshot annotation tool for Linux that you can use to create engaging visuals for app stores, blogs, and social media - is it any good? You’re reading Gradia is a Slick New Screenshot Annotation Tool for Linux, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without permission.

    #News #Apps #Office_&_Productivity_Apps