• Prisonnier et exilé : le calvaire d’un détenu d’outre-mer
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060717/prisonnier-et-exile-le-calvaire-d-un-detenu-d-outre-mer

    Comme des centaines de détenus nés dans les #Dom-Tom, le Guadeloupéen #Fabrice_Boromée purge sa peine en métropole, à des milliers de kilomètres des siens, sans possibilité de recevoir des visites. Ce qui rend sa réinsertion impossible. Son avocat espère faire condamner la #France par la Cour européenne des droits de l’homme.

    #Ban_Public #Guadeloupe #OIP #Prison

  • Quartiers et prisons | Quartiers libres
    https://quartierslibres.wordpress.com/2016/12/05/emission-radio-quartiers-et-prisons

    Emission autour de la relation entre quartiers populaires et prisons avec Laure, membre de l’Observatoire international des prisons (OIP). Quelle est la représentation des prisons dans les quartiers, quel est la part de gens des quartiers dans les prisons, et qu’est-ce que cela implique ? Durée : 1h. Source : Fréquence Paris Plurielle

  • Plan de lutte contre la radicalisation : La course d’un poulet sans tête
    https://blogs.mediapart.fr/observatoire-international-des-prisons-section-francaise/blog/120416/plan-de-lutte-contre-la-radicalisation-la-course-dun-p

    En politique publique, « il ne s’agit pas de s’agiter pour s’agiter », a déclaré le président de la République en début d’année. Les mesures prises en détention depuis un an au titre de la lutte contre le terrorisme ressemblent pourtant assez à cela. Source : Dedans-Dehors

  • Refusons la constitutionnalisation de l’état d’urgence.

    > L’urgence d’en sortir - Observatoire International des Prisons OIP

    Paris, le 27 janvier 2016 — Au côté d’autres associations et de professionnels du droit, l’OIP publie aujourd’hui une analyse approfondie du régime juridique de l’état d’urgence et des enjeux de sa constitutionnalisation dans le projet de loi dit « de protection de la nation ». Profondément inquiets des conditions dans lesquelles la constitutionnalisation de l’état d’urgence est présentée et discutée, et des risques d’une intégration des mesures d’exception dans le droit commun, ses auteurs ont été animés par la volonté de mettre à la disposition du public une analyse approfondie du régime de l’état d’urgence et des implications de son inscription dans le texte de la Constitution. Ils et elles souhaitent contribuer ainsi à nourrir le débat qu’exige un texte aussi lourd de conséquences pour les droits et libertés les plus fondamentales.

    Télécharger l’analyse en PDF http://oip.org/images/Analyse_regime_juridique_etat_urgence.pdf

    > Manifestation Refusons la déchéance de nationalité et la constitutionnalisation de l’état d’urgence
    Samedi 30 janvier / 14h30 / Paris (République)

    > France entière -par villes : http://www.nousnecederonspas.org/wp-content/uploads/2016/01/Liste-des-manifestations-et-des-rassemblements-en-France-12.pdf

    Les associations et organisations syndicales regroupées autour de l’appel « Nous ne céderons pas ! » et ayant lancé la pétition « Pour nous, c’est définitivement non ! », contre la réforme constitutionnelle, appellent à manifester le samedi 30 janvier 2016 partout en France et à Paris, à 14h30, place de la République.
    Elles expriment leur refus de la réforme constitutionnelle et leur exigence de la levée de l’état d’urgence.
    Plus d’infos et la carte des manifestations partout en France : https://etatdurgence.fr

    #Observatoire_International_des_Prisons #oip #état_d'urgence #constitutionnalisation_de_l’état_d’urgence #libertés_fondamentales
    #PS #Social_démocratie #gouvernement_Hollande #Valls #Urvoas #Nous_ne_céderons_pas
    #etatdurgence.fr

  • Urvoas, l’homme du « Patriot Act à la française.

    Député du Finistère, proche de Valls, il a porté contre toutes les oppositions la loi renseignement. Il en a été l’initiateur, le rapporteur, et celui qui l’a le plus amendé, quitte à mettre le gouvernement en minorité et apparaître comme le relais des services.

    http://www.mediapart.fr/journal/france/150615/urvoas-lhomme-du-patriot-act-la-francaise

    • « Urvoas a le dos un peu large, nuance le député écologiste Sergio Coronado, hostile à la loi. Autant il a inspiré des pans entiers du texte [#pjlrenseignement], autant les dispositifs les plus contestés, comme les boîtes noires ou les algorithmes, me semblent s’être imposés dans les arbitrages gouvernementaux. » Si tel est le cas, Jean-Jacques Urvoas n’en a rien laissé paraître.

      Pour les observateurs, il est un peu un mystère. Voilà un parlementaire qui s’impose parfois face au gouvernement – dans un pays où le Parlement est souvent réduit à être une simple chambre d’enregistrement, c’est assez rare – et qui assume sa ligne sécuritaire sans même que ses camarades semblent s’en émouvoir, à tel point qu’il est devenu la bête noire des associations de défense des libertés publiques. Élu en 2007 à l’Assemblée, il passe pourtant d’abord pour un promoteur des droits. Il est favorable à la fusion des ministères de l’intérieur et de la justice, s’oppose à la Loppsi de Nicolas Sarkozy et au fichage généralisé. Fin juriste (il est professeur de droit à l’université), il est d’abord remarqué pour son travail sur les prisons – une partie de sa réserve parlementaire est versée à l’Observatoire des prisons (#OIP), peu soupçonnable de dérive sécuritaire…

      À la même époque, il s’entiche des questions de #sécurité. Il a un boulevard : au PS, personne ou presque ne s’y intéresse, dans un parti où le sujet tétanise nombre de responsables politiques, obnubilés par le souvenir du 21-avril 2002 et des procès en laxisme de la droite. Très vite, Urvoas s’impose. En mai 2009, au sein du PS, la première secrétaire Martine Aubry nomme ce strauss-kahnien au poste de secrétaire national chargé des questions de sécurité.

      (…) Ce « virage », Urvoas le dément. Il jure qu’il n’a pas varié de ligne. En début d’année 2011, le député du Finistère, ancien collaborateur du maire de Quimper, Bernard Poignant, fait une rencontre décisive. Floran Vadillo est l’un des rares universitaires spécialisés dans le #renseignement.

      (…) Au mois d’avril 2011, Jean-Jacques Urvoas et Floran Vadillo [aujourd’hui son collaborateur parlementaire] formalisent leur projet de réforme dans un essai de la Fondation Jean-Jaurès, « Réformer les services de renseignement », qui formule 36 propositions.

      #services_secrets

  • #Livre
    Passés par la case #prison
    OBSERVATOIRE INTERNATIONAL DES PRISONS (#OIP)

    Marie-Hélène est coiffeuse. Christophe anime un jardin partagé à cinquante mètres de la cité de son enfance. Sacha termine ses études de droit et rêve de devenir avocat. Des gens presque ordinaires... qui sont tous d’anciens détenus.
    Dans le cadre de la campagne « Ils sont nous » de l’Observatoire international des prisons (OIP), ils ont raconté leur parcours à un écrivain : leur vie avant d’avoir affaire à la justice, ce moment où ils ont « basculé », leur découverte de la détention et la trace qu’elle a laissée.
    Issus de ces rencontres, huit textes bruts en forme de portraits, d’instants de vie, d’histoires cabossées. Ils nous rapprochent de la vérité crue, celle de l’humain derrière le fait divers. Celle de familles qui se débattent et ne voient pas, de l’école qui oriente vers le décrochage, du quartier qui offre ses cursus parallèles, de la justice et de la prison qui assènent leurs coups.
    Les #témoignages de ces anciens détenus et les regards d’écrivains bousculent les images de monstres, racailles ou irrécupérables. Ils nous amènent à voir ce que la réponse carcérale met à l’abri des regards : le clair et l’obscur existent en chacun de nous.

    http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Passes_par_la_case_prison-9782707183286.html
    #détention

  • Le travail en prison, un boulot comme un autre ? - Libération
    http://www.liberation.fr/societe/2014/03/21/le-travail-en-prison-un-boulot-comme-un-autre_988916

    En revanche, et c’est là le principal succès des défenseurs de Marylin Moureau, la cour d’appel a estimé que « le fait que le travail soit accompli en détention ne saurait justifier à lui seul le montant dérisoire accordé, très inférieur au montant du minimum légal ». Autrement dit : « La cour a jugé que même privé de contrat de travail, un détenu a le droit à une rémunération décente, c’est-à-dire le smic horaire », explique Me Julien Riffaud. La juridiction a accordé à la plaignante 2 358 euros au titre de rappels de salaire. « La cour a suivi notre calcul, précise l’avocat. On demandait l’application de la convention collective du secteur, qui prévoit 9,50 euros bruts de l’heure. » Selon la loi pénitentiaire de 2009, Marylin Moureau aurait dû toucher une rémunération brute représentant 45% du smic horaire. Elle en était en réalité bien loin. « Elle percevait entre 1,60 et 2 euros bruts de l’heure. A raison de 60 heures par mois, ça faisait en gros 90 euros mensuels », détaille Me Riffaud.

    #travail #prison #droit #smic #oip

  • L’OIP s’inquiète de « l’impasse sur les prisons » du projet de réforme pénale | Libertés surveillées
    http://libertes.blog.lemonde.fr/2013/11/05/loip-sinquiete-de-limpasse-sur-les-prisons-du-projet-de-reform

    L’OIP s’inquiète de « l’impasse sur les prisons » du projet de réforme pénale❞

    L’OIP est inquiète : le projet de réforme pénale adopté le 9 octobre en conseil des ministres « fait l’impasse sur une préconisation essentielle de la conférence de consensus : réformer la prison ».

    Le jury de la conférence de consensus sur la prévention de la récidive, qui a rendu ses conclusions en février au premier ministre, appelait à « une réforme profonde des conditions d’exécution de la peine privative de liberté », et le candidat Hollande avait lui aussi souhaiter « adapter les lieux d’enfermement à leur objectif de réinsertion dans la société ». L’observatoire international des prisons constate qu’il n’en est plus vraiment question dans le projet de réforme pénale.

    Pour l’association, les prisons restent régies « par une logique archaïque de bannissement et de châtiment » ; « les conditions de survie en milieu carcéral sont antinomiques avec la prise de conscience, la sociabilisation et l’acquisition des compétences », autant « d’effets nocifs, qui favorisent la récidive ».

    L’OIP publie ainsi une longue note, restée sans suite, adressée au ministère de la justice en juin dernier, en soulignant 12 points, inspirés des principes préconisés par le Conseil de l’Europe.

    #prison #réforme_pénale#OIP

  • Paris, le 9 août 2013

    Communiqué OIP : Le boulet fiscal d’un sortant de prison

    41 603 euros d’impôts sur le revenu : c’est la somme réclamée à un sortant de prison sur la base d’une saisie effectuée lors de son arrestation. Au cours de son interpellation pour trafic de stupéfiants (il a reconnu vendre du cannabis depuis 3 ans), les services de police avaient saisi chez Y.B. 60 700 euros en espèces et 305 grammes de résine de cannabis (d’une valeur estimée à 1 067 euros). Il se voit ainsi réclamer des impôts sur des revenus tombés dans les caisses de l’Etat, au risque d’entraver ses nombreuses démarches de réinsertion depuis sa sortie de prison le 19 décembre 2012.

    Sorti de prison sans ressource et sans logement stable après un an et demi de détention, Y.B. s’est engagé dans un parcours de réinsertion, dans le cadre d’une mesure de sursis avec mise à l’épreuve. Il obtient un emploi en contrat aidé dans une entreprise d’insertion, rémunéré au SMIC. Un travail qu’il parvient à assumer en dépit de périodes sans logement et d’autres en hôtel à 650 euros par mois. A partir de juin 2013, une association lui fournit un hébergement dans un appartement collectif, moyennant participation financière.

    Un parcours qui se trouve aujourd’hui compromis par les exigences de la Direction générale des finances publiques de lui verser une somme astronomique. Quelques jours avant sa libération, Y.B. a reçu une mise en demeure de la Direction générale datée du 5 décembre 2012 lui indiquant : « en application des dispositions du Code général des impôts, vous êtes présumé avoir perçu un revenu imposable équivalent à la valeur de ces biens » (espèces et cannabis saisis lors de son interpellation). Lui sont demandés 23 933 euros au titre de l’impôt sur le revenu et 15 227 euros au titre des prélèvements sociaux (CSG, contribution au remboursement de la dette sociale…). Le tout sera majoré à plusieurs reprises pour défaut de paiement, pour atteindre au 26 juillet 2013 la somme de 41 603 euros.

    A sa sortie, Y.B. engage auprès des services fiscaux une demande de délai de paiement. Un échéancier de 50 euros par mois lui est accordé pour sa dette d’impôt sur le revenu. Mais en juillet, son salaire est intégralement saisi pour le paiement des prélèvements sociaux, causant en outre un prélèvement de 106 euros de sa banque pour les frais d’avis à tiers détenteur. Si Y.B. « était soucieux de régulariser ses dettes, il se retrouve aujourd’hui sans ressource tout en travaillant », déplore son travailleur social. Ajoutant qu’il ne peut plus assurer le paiement de sa participation à l’hébergement à l’association qui le prend en charge, ni « acheter son Pass Navigo pour se rendre au travail ». Pour parfaire le caractère absurde de la situation de Y.B., le niveau de revenu porté sur son avis d’imposition lui interdit l’accès à toute prestation sociale.

    A deux reprises, le travailleur social de Y.B. a adressé un courrier aux ministres de la Justice et de l’Economie et des Finances. Il leur indique que cette situation « met à mal l’insertion de Y.B » et qu’il paraît « ubuesque » de payer l’impôt sur un revenu saisi et « issu d’un trafic » pour lequel il a été condamné. Il ajoute que « le signal envoyé par l’administration fiscale » lui paraît « être à l’opposé des conclusions de la conférence de consensus sur la lutte contre la récidive ». Et de son travail d’accompagnement socio-éducatif, « où l’accent est mis sur la réinsertion afin d’éviter la récidive ». Deux courriers restés à ce jour sans réponse, alors que Y.B. n’en voit « plus le bout » et se demande désormais s’il va « réussir à s’en sortir ».

    #prison #reinsertion #administration_fiscale #petite_entreprise #OIP

  • « Des surveillants en armure passaient les détenus à tabac » - Libération
    http://www.liberation.fr/societe/2013/07/04/des-surveillants-avec-casque-et-armure-passaient-a-tabac-les-detenus_9158

    « Des surveillants en armure passaient les détenus à tabac »

    Interview Samuel Gautier de l’Observatoire des prisons dénonce des actes de maltraitances à l’égard de détenus, commis en quasi impunité dans une prison près de Lyon.
    Recueilli par Marie Piquemal

    L’Observatoire international des prisons rend public ce jeudi un rapport confidentiel de l’Inspection des services pénitentiaires datant de 2011. Les faits décrits sont accablants. Des gardiens de la prison de Saint-Quentin-Fallavier, près de Lyon, auraient commis pendant plus d’un an des actes de violences graves à l’encontre de détenus, dans l’impunité quasi-totale. « Le système de maltraitance de détenus mis en place entre avril 2009 et juillet 2010 est avéré », assure l’OIP qui dénonce « l’inertie des autorités judicaires et de contrôle permettant à de graves abus de perdurer ». Samuel Gautier, chargé d’enquête à l’Observatoire, explique.
    Les faits remontent à quatre ans. Quand avez-vous pris connaissance de ce qu’il se passait ?

    Assez rapidement, en fait. Nous avons commencé à recevoir des courriers de détenus se plaignant des conditions de traitement. C’était en mars-avril 2010. Les faits qu’ils décrivaient étaient particulièrement graves, comme ce prisonnier qui reçoit un coup de tête par un agent pénitentiaire pour une banale histoire d’ouverture de porte. Cet autre passé à tabac, et qui s’en est sorti avec un traumatisme crânien et un nez cassé. Plusieurs racontaient les humiliations, les privations répétées et sans jusitifications. Certains surveillants entraient même dans les cellules avec casque et armure (comme les CRS) avant de donner coups de pieds et coups de poings.

    #prison #maltraitance #OIP

  • La prison refuse de le payer 1,88 euro #Travail #Prison
    http://www.europe1.fr/Faits-divers/La-prison-refuse-de-le-payer-1-88-euro-1408577

    Pas question pour la maison d’arrêt de Mulhouse de payer les 55 centimes de l’heure en plus dus à l’un de ses détenus. Durant près de six mois, Mathieu a travaillé à la bibliothèque de la prison pour 1,33 euro de l’heure. Une somme non conforme à la loi pénitentiaire adoptée en 2009 et qui impose une rémunération au moins supérieure ou égale à 20% du Smic, soit 1,88 euro de l’heure. Au final, le détenu en question que 112 euros par mois alors qu’il aurait dû toucher 158 euros.

    A sa sortie de prison, Mathieu a pris connaissance de la réglementation et a réclamé la somme qui lui était due. « Mais la direction de l’établissement a refusé de faire droit à sa demande arguant que ’la rémunération ne se fait pas en heure mais sur la base d’une journée de travail’ », indique un communiqué de l’Observatoire international des prisons. Sauf que cet argument se réfère à l’ancienne législation.

    #smic #PPP #oip

  • Prisons : les surveillants refusent une meilleure cantine pour les détenus | Rue89Lyon
    http://www.rue89lyon.fr/2012/04/02/prisons-surveillants-refusent-meilleure-cantine-pour-les-detenus

    La tendance à la privatisation des services carcéraux est une nouvelle fois mise en avant. Si l’Etat conserve ses fonctions régaliennes de direction, de surveillance et de greffes, les autres services, blanchisserie, restauration, transport et maintenance, n’échappent pas à la tendance des partenariats public-privé. Syndicats et militants associatifs trouvent ici un point d’accord.

    Pour Elsa Dujourdy de l’OIP, « le choix de la privatisation pose de sérieux problèmes. Avant, l’accueil des familles pour les parloirs était géré par le milieu associatif, ce qui n’avait pas de coût. Désormais c’est en gestion privée. Le lien social se restreint alors que les familles ont souvent besoin de conseils juridiques et de soutien. »

    #prison #cantines #oip #korber #robin_des_lois #ufap #fo #ppp #privatisation #nutella

  • Vers un numerus clausus en prison ?
    http://www.europe1.fr/France/Vers-un-numerus-clausus-en-prison-1373539

    Tout en se félicitant de la philosophie exposée par la ministre, les trois organisations ont estimé que « seule une véritable politique réductionniste permettrait de mettre un terme à la surpopulation et de garantir enfin le respect du principe de l’encellulement individuel ». « Au-delà des mots », elles ont dit attendre des « actes forts et courageux ».

    L’instauration d’un numerus clausus dans les établissements pénitentiaires, selon la règle un détenu = une place de prison quitte à limiter les entrées et favoriser les sorties, est un vieux débat de la politique pénale. Une proposition de loi socialiste soutenant ce projet avait été rejetée en 2010. La suppression des peine planchers promise par le gouvernement, recommandée dans la pratique des magistrats par la Chancellerie, n’a pas encore été votée.

    #prison #numerus_clausus #Baumettes #Taubira #OIP #SM

  • BAUMETTES : Bien sûr, personne ne savait... !!!
    http://directeurs-penitentiaires.fr/index.php/les-communiques/292-baumettes-bien-sur-personne-ne-savait

    BAUMETTES : Bien sûr, personne ne savait... !!!

    Le Conseil d’État a ordonné la dératisation de la prison des Baumettes à Marseille le 22 décembre 2012. Après une décision de justice jugée décevante pour la remise en état de cet établissement pénitentiaire, l’Observatoire Internationale des Prisons (OIP) avait fait appel.

    Le Tribunal Administratif de Marseille avait enjoint l’Administration Pénitentiaire le 14 décembre par ordonnance, que chaque cellule « dispose d’un éclairage artificiel et d’une fenêtre en état de fonctionnement ». Il était exigé de « faire procéder à l’enlèvement de détritus » dans les cellules et les parties communes, et d’autres mesures relevant de l’hygiène ordinaire.

    Ces injonctions, jugées insuffisantes par l’OIP, ont amené cette ONG à saisir le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative qui, en référé, a ordonné une opération de dératisation et de désinsectisation de la prison, dans un délai de dix jours. Le Conseil d’État a relevé que « la carence de l’Administration dans l’entretien de la prison avait porté une atteinte grave et manifestement illégale » aux libertés fondamentales des détenus.

    Faudra-t-il en arriver à saisir systématiquement la plus haute juridiction administrative pour avoir simplement les moyens de travailler correctement et dans un environnement digne et humain conforme aux réglementations en vigueur ? C’est à craindre.

    Voilà que l’OIP vient au secours des personnels pénitentiaires pour assurer une prise en charge des personnes détenues correspondant à l’éthique et à la déontologie tout autant qu’à des conditions de détention respectueuses des êtres humains.

    #prison #Beaumettes #syndicat_penitentiaire #OIP

  • L’OIP veut étendre à l’Outre-mer les mesures prises pour les Baumettes : Nuutania concerné

    PARIS, 22 déc 2012 (AFP) - L’Observatoire international des prisons (OIP) a demandé samedi, dans un communiqué, que les mesures de rénovation prises pour la prison des Baumettes à Marseille s’appliquent « également immédiatement dans les prisons d’Outre-mer ».

    « Des travaux doivent être engagés là où sont constatées des dégradations susceptibles de mettre en danger les détenus, à savoir la vétusté des installations électriques ou la difficulté d’accès à l’eau courante et aux sanitaires », a détaillé François Bès, coordinateur Ile-de-France/Outre-mer de l’OIP.

    Sont cités les établissements pénitentiaires de Faa’a-Nuutania en Polynésie, Camp Est en Nouvelle-Calédonie, Majicavo à Mayotte, Saint-Pierre de la Réunion, Basse-Terre et Baie-Mahault en Guadeloupe, Ducos en Martinique, Remire-Montjoly en Guyane.

    « L’Outre-mer concentre malheureusement un ensemble d’établissements vétustes, surpeuplés et dégradés qui existent certes aussi dans l’Hexagone mais qui ont tendance à être oubliés », a expliqué François Bès.

    Face à l’insalubrité de la prison des Baumettes à Marseille, le Conseil d’Etat a ordonné samedi la mise en oeuvre d’une « opération d’envergure » de dératisation et de désinsectisation de l’établissement pénitentiaire où le traitement réservé aux détenus est jugé illégal.

    Le 14 décembre, le tribunal administratif de Marseille, saisi par l’OIP, avait déjà sommé l’administration pénitentiaire d’agir aux Baumettes, demandant que chaque cellule soit dotée d’un éclairage, que les détritus soient enlevés et que les repas ne soient plus entreposés à même le sol ni près des bennes à ordures.

    « Comme pour la prison des Baumettes, des travaux ont parfois été annoncés ou sont en cours. Mais la gravité de la situation appelle à des mesures immédiates », a estimé l’OIP.

    #prison #conditions_détention #OIP #Outre_mer

  • Prisons neuves : le partenariat public-privé, du « bricolage » | Contre tous les lieux d’enfermement
    http://contrelenfermement.noblogs.org/?p=742

    “Tous les mouvements sont segmentés par des grilles, des sas… Sans compter la multiplication du recours au système électrique de surveillance, d’ouverture des portes,…”

    Celle qui s’est entretenue avec des détenus et du personnel d’établissements récents rapporte un constat similaire des deux côtés : “les détenus se sentent plus seuls, les surveillants aussi. Ils dialoguent moins, se connaissent moins. D’où des tensions plus fortes.” En gestion publique, poursuit-elle, un surveillant peut lui-même changer une ampoule grillée. “Pas en privé, où il doit transmettre une demande. Si elle n’aboutit pas rapidement, le surveillant ne peut que répéter au détenu qu’il a transmis sa demande.”

    Parmi les critiques les plus récurrentes sur les établissements financés en partenariat public-privé figurent en bonne place les prix des produits de la “cantine”. “Dans le public, un vrai effort a été fait sur les tarifs, permettant de proposer aux détenus des prix tout à fait honnêtes” rappelle Barbara Liaras. En comparant les prix entre public et privé, elle a constaté des écarts très importants : “200 grammes de Chicorée coûtent 33 centimes dans le public, et peuvent monter jusqu’à 2,88 euros dans le privé.”

    #prison #ppp #public_privé #oip #bouygues #eiffage #sodexo

  • Suicide : les pires prisons d’Europe sont françaises
    http://www.liberation.fr/societe/0101608962-suicide-les-pires-prisons-d-europe-sont-francaises

    Deuxième constat : le taux de suicide est cinq à six fois supérieur en prison que dans la population générale. Troisième constat : la France a le pire taux de suicide (19 pour 10.000) de l’Europe des quinze (2002-2006), loin devant le Danemark (13 pour 10.000), deuxième sur la liste. On s’en doutait, mais la douche est fraiche.

    les auteurs retiennent qu’il est scabreux de comparer la propension des détenus à se suicider avec la population générale car les personnes incarcérées sont plus fragiles psychologiquement. « Ce sont des populations vulnérables. Beaucoup ont des maladies mentales et au lieu de les soigner à l’hôpital, on a tendance à les condamner et les incarcérer », explique Jean-Louis Pan Ké Shon, l’un des auteurs.

    #prison #suicides #surpopulation #oip

  • Centre pénitentiaire de Faa’a Nuutania (Polynésie) : blocage des démarches de détenus contre l’indignité de leurs conditions de détention
    http://www.oip.org/index.php/derniers-communiques/1033

    Centre pénitentiaire de Faa’a Nuutania (Polynésie) : blocage des démarches de détenus contre l’indignité de leurs conditions de détention

    Différentes procédures engagées par les autorités administratives et judiciaires de Papeete (Polynésie française) paralysent les actions d’une association de défense des droits des détenus visant à les aider à engager des recours en raison de l’indignité de leurs conditions de détention.

    Le 10 octobre 2012, l’association polynésienne Tamarii Nuutania qui a notamment pour objet l’aide à l’insertion et l’amélioration des conditions de détention au sein du centre pénitentiaire de Faa’a Nuutania, était informée que les courriers qu’elle avait adressés à une vingtaine de ses membres détenus avaient fait l’objet d’une mesure de rétention, par le directeur de la prison. Et ce à la demande du Procureur de la République.

    Dans ces courriers, l’association proposait aux détenus de remplir un questionnaire établi par l’OIP, afin de leur permettre de détailler précisément leurs conditions matérielles de détention et d’engager par la suite une action en indemnisation afin, selon l’association « de réparer les souffrances que causent aux détenus les conditions de détention intolérables de Nuutania ».

    Par courrier du 24 octobre 2012, le directeur de l’établissement, interrogé sur cette rétention par le cabinet d’avocats représentant l’association, confirmait que les courriers n’avaient pas été remis à leurs destinataires, mais transmis à la gendarmerie sur réquisition du Procureur de la République.

    Dans le même temps, le Parquet Général de Papeete sollicitait le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats afin de lui demander son avis sur ces démarches pouvant, selon lui, être considérées comme du « démarchage », pratique interdite aux avocats.

    En réponse, le Bâtonnier précisait que la conduite de ces derniers lui paraissait « déontologiquement irréprochable », et même « parfaitement légitime ».

    #prison #conditions_détention #Polynésie #OIP

  • Sortie du Guide du prisonnier, 4e édition
    http://rebellyon.info/Sortie-du-Guide-du-prisonnier-4eme.html

    Destiné aux per­son­nes incar­cé­rées, à leurs pro­ches, aux pro­fes­sions judi­ciai­res, aux inter­ve­nants en milieu car­cé­ral et à tout citoyen s’inter­ro­geant sur les droits du pri­son­nier, ce livre accom­pa­gne par un jeu de ques­tions-répon­ses l’inté­gra­lité du par­cours d’un détenu, du pre­mier au der­nier jour de prison. Les dif­fé­ren­tes étapes – entrer en prison, vivre en prison, faire res­pec­ter ses droits, pré­pa­rer sa sortie – sont abor­dées suc­ces­si­ve­ment et don­nent lieu à une expli­ca­tion claire de la règle de droit, confron­tée à son appli­ca­tion au quo­ti­dien et illus­trée par des témoi­gna­ges, ana­ly­ses et arti­cles de presse. Véritable outil de défense des per­son­nes déte­nues contre l’inap­pli­ca­tion de la loi et les attein­tes à la dignité en déten­tion, ce guide est l’ouvrage indis­pen­sa­ble à toute per­sonne reliée de près ou de loin au monde car­cé­ral.

    #prison #oip #guide_du_prisonnier

  • Paris, le 7 décembre 2012

    L’OIP demande la fermeture immédiate des Baumettes

    La situation de la prison des Baumettes mérite une autre réaction politique que des justifications. Dans sa réponse aux recommandations du Contrôleur général sur le centre pénitentiaire de Marseille rendues publiques ce jeudi 6 décembre 2012, la ministre de la Justice se contente en effet d’avancer une série de dispositions engagées par ses prédécesseurs. Elles n’ont pourtant apporté « aucune amélioration substantielle » selon le Contrôleur, face à des conditions de détention dénoncées depuis 20 ans comme relevant du traitement inhumain et dégradant.

    d’euros pour le maintien en condition opérationnElle indique ainsi que depuis dix ans, l’État « a investi quelque 7,9 millionselle (sic) de l’établissement ». Il convient notamment de s’interroger sur l’utilisation du budget « destiné à l’entretien et à la maintenance » de l’établissement, augmenté de 12 % entre 2011 et 2012 pour atteindre 572 000 euros. Le Contrôleur évoque pour sa part des cellules insalubres : « pas de lumière (ampoule manquante) », murs sales, « dégradés », « sol sale », « pas de cabine de douche ni d’eau chaude », W-C « récent mais non fixé au sol et chasse d’eau quasi inexistante », « réfrigérateur très sale et infesté de cafards »…

    Alors que le ministère se targue d’un marché de « prestation de dératisation et désinsectisation, qui prévoit deux types de prestations, préventives (six par an) et curatives (cinq par an) », ainsi que d’un accroissement de la fréquence de cette intervention « qui a entraîné des coûts supplémentaires », le Contrôleur a relevé que « depuis deux ans, les rats pullulent », les surveillants étant réduits à faire « leur ronde de nuit en tapant des pieds pour les éloigner ». Et de conclure : « l’insalubrité et l’absence d’hygiène sont consubstantielles à la plus grande partie de l’établissement ». Pour toute réponse, la ministre ré-annonce le projet de restructuration du centre pénitentiaire, dont l’achèvement n’est prévu qu’en 2017. Alors que la loi pénitentiaire de 2009 pose comme principe que « l’administration pénitentiaire garantit à toute personne détenue le respect de sa dignité et de ses droits », il ne peut être toléré que des personnes restent incarcérées pendant encore cinq ans dans de telles conditions.

    Afin de désengorger la prison des Baumettes et d’accueillir les personnes détenues « dans de meilleures conditions », Christiane Taubira invoque notamment sa circulaire de politique pénale du 19 septembre 2012 dont elle escompte « une baisse des effectifs dans les établissements pénitentiaires » au moyen d’un « développement des alternatives à l’incarcération et des mesures d’aménagement de peine ». De telles préconisations, dont les effets, s’ils se manifestent dans le sens espéré, ne seront que très progressifs, apparaissent d’emblée insuffisantes, d’autant qu’elles ne s’accompagnent pas d’une augmentation des moyens dévolus à la prise en charge des personnes condamnées en milieu ouvert. De plus, les faits semblent démentir l’attente de la ministre puisqu’au niveau national, le nombre de personnes détenues a légèrement augmenté en octobre 2012 (+ 0,9 % par rapport au mois précédant), ainsi qu’en novembre (+ 0,8 %), s’élevant à 67 225. A Marseille, le taux d’occupation atteint 136 % au 1er novembre.

    Une surpopulation, avec son cortège de tensions et violences, face à laquelle la députée Christiane Taubira s’exprimait en des termes sévères au cours d’une séance du 17 septembre 2009 à l’occasion des débats sur le projet de loi pénitentiaire : « je me disais que si, dans cet hémicycle, l’on était obligé de partager un siège à plusieurs, une telle surpopulation susciterait peut-être quelques impatiences et quelques tentations d’intolérance parmi nous, et un gnon pourrait partir de temps en temps ! On ne peut pas se prévaloir des turpitudes de l’État, qui n’a toujours pas su mettre fin à la surpopulation carcérale, pour justifier que l’on aille crescendo dans la répression d’attitudes qui sont générées par le confinement, par la réduction de l’espace vital, par les conditions de vie extrêmement pénibles des détenus ». Devant les phénomènes de violences et caïdat dénoncés par le Contrôleur aux Baumettes, la garde des Sceaux d’aujourd’hui appelle les parquets d’Aix et de Marseille à la plus grande fermeté « pour identifier et traduire en justice les auteurs de tels faits ».

    Appeler à un renforcement de la répression en détention ne fait qu’agir sur des symptômes et non sur les causes. Et les mesures de rénovation qui viennent d’être annoncées ne contribueront qu’à pérenniser un établissement dont le maintien en activité est aujourd’hui questionné. Dénoncée par le Contrôleur général, la défaillance des pouvoirs publics depuis 20 ans est une faute qui doit aujourd’hui cesser.

    L’OIP en appelle au courage politique dont la garde des Sceaux a notamment su faire preuve dans nombre de ses déclarations afin de prendre la seule décision qui s’impose à un État garant du respect de la dignité des personnes détenues et des personnels exerçant dans l’établissement : le Président de la République et son gouvernement doivent annoncer la fermeture immédiate de la maison d’arrêt hommes du centre pénitentiaire des Baumettes.

    #prison #Baumettes #OIP