• Salade méchouia au thon
    https://www.cuisine-libre.org/salade-mechouia-au-thon

    Salade tunisienne de poivrons grillés au thon et aux œufs. Laver les poivrons, piments et tomates et les disposer sur une plaque de cuisson. Placer sous le grill du #Four pendant environ 30 minutes. Surveiller la cuisson et tourner régulièrement les légumes de façon à ce que toute la peau soit grillée. À mi-cuisson, ajoutez l’ail. Enlever la peau, épépiner et couper en petit dés. Arroser d’huile d’olive et jus de citron. Ajouter un peu de harissa et de #Cumin. Saler, poivrer, mélanger. Réfrigérer au moins… Cumin, #Kémia, #Thon_en boîte, #Tunisie, #Olives_noires, #Piment_vert, #Poivron_rouge / #Sans lactose, #Sans viande, #Sans gluten, (...)

  • Le droit à l’avortement à l’épreuve de l’algorithme - AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/analyse/2022/07/19/le-droit-a-lavortement-a-lepreuve-de-lalgorithme

    Au lendemain de la décision de la Cour suprême, on semble redécouvrir que les promesses des applications de grossesses, et de ce que la journaliste Lucie Ronfaut nomma la « MenstruTech », ne sont que l’incarnation d’un cauchemar dans lequel chaque donnée rattachée au cycle menstruel devient un stigmate faisant du corps de chaque femme une cible. Cible pour les lobbies « pro-vie » ; cible pour les stratégies publicitaires des plus offrants ; cible pour des actions de harcèlement auprès de celles ayant déjà eu recours à l’avortement ou l’envisageant. Et le tout à partir de données, vendues ou achetées auprès de courtiers de données (DataBrokers), alimentant d’une main des régies publicitaires auxquelles ils s’abreuvent de l’autre.

    Chaque fait en lien avec une situation de grossesse choisie ou non, chaque intention, chaque mot-clé déposé sur un moteur de recherche, chaque commentaire ou chaque émoticône lâchée sur un forum ou un réseau social, chaque déplacement vers ou à proximité d’un centre du planning familial, d’un hôpital ou d’une clinique pratiquant des IVG devient une preuve sans justice, une sentence sans jugement, une condamnation sans contradictoire. Une donnée parmi d’autres qui auront beau jeu de venir la corréler pour permettre à ceux qui le souhaitent d’y projeter leurs fausses causalités. Bruno Latour rappelait qu’on serait mieux avisé de parler « d’obtenues » que de « données » tant le mot-valise et l’anglicisme générique de « data » ne sert aujourd’hui qu’à masquer et à travestir les stratégies politiques qui réclament le déploiement de dispositifs toujours plus massifs et indistincts de collecte.

    Le cycle menstruel devient un cycle industriel comme les autres. Rien désormais ne peut échapper à cette dynamique de la trace ; comme le sang des règles que pendant si longtemps l’industrie publicitaire chercha à rendre bleu ou totalement invisible, chaque fait menstruel est aujourd’hui disponible dans un régime paradoxal de visibilité où l’on prend prétexte d’une discrétion et d’une singularité de la collecte pour mieux la mettre à disposition d’acteurs discrétionnaires de sa publicitarisation (principalement les courtiers de données dont nous parlions plus haut). Et l’on parle aujourd’hui de « chalutage » de données. Littéralement une pêche au chalut, c’est à dire sans se préoccuper de la diversité, de la taille ou de l’âge de ce que l’on ramènera mais avec le seul objectif d’en ramener le maximum possible en une seule fois, en un seul passage.

    La première loi bioéthique en France date de 1994. Nous avons eu besoin d’inventer ces lois de bioéthique pour anticiper et contrôler, sur un plan scientifique et philosophique, les évolutions des questions liées au fait de donner la vie et d’être en capacité de manipuler les embryons. Mais en 2022 nous en sommes réduits à constater que la simple détention de données pourtant triviales d’un trajet Uber effectué par une femme en direction d’une clinique pratiquant l’avortement représente, pour elle d’abord et pour la société toute entière ensuite, un danger finalement bien plus grand, bien plus imminent et bien plus incontrôlable par la puissance publique, que la mobilisation de connaissances scientifiques de haut-niveau nécessitant elles-mêmes des équipements et des investissements lourds.

    Nous commençons à peine à réfléchir au coût environnemental du numérique et des données qu’il agrège et collige. Mais la réflexion sur le coût social de ces données est pour tout dire encore indigne d’une société développée. Et s’il existe – heureusement – des travaux universitaires pionniers (on citera par exemple Alain Supiot, Antoinette Rouvroy, Antonio Casilli, Jen Schradie…) ceux-ci ne trouvent presqu’aucun écho dans un champ politique entièrement obstrué par les « recommandations » de cabinets de conseil ou de think-tanks qui sont en effet à l’activité de penser ce que les chars d’assaut sont à l’activité de promenade.

    « Don’t Be Evil ». Telle fut pendant longtemps la devise de l’entreprise Google (aujourd’hui Alphabet) avant d’opter en 2015 pour le plus neutre « Do The Right Thing ». Il n’existe pas d’entreprise du numérique qui ne mette en avant le projet d’une technostructure de la bienveillance ou du « care » : chaque service, chaque application, chaque interface est à chaque fois présentée –dans sa dimension marketing – pour « augmenter » ou « enrichir » notre expérience. De la relation (à soi, aux autres, à ses pairs) dans sa dimension la plus symbolique, à la réservation (d’un train, d’un repas, d’un logement, etc.) dans sa dimension la plus triviale, tout cela contribuerait à notre bien, et parfois même carrément au bien commun. Mais il n’est aucune entreprise du numérique qui ne conçoive ses produits et services autrement que par le déploiement d’une infrastructure de la surveillance. Or une technostructure, fut-elle celle de la bienveillance, reposant sur une infrastructure de la surveillance, ne sera ni de deviendra jamais rien d’autre qu’un projet politique autoritaire créant les conditions du maintien de son emprise totale sur nos vies.

    Presque 50 ans plus tard, la honte, la solitude et l’angoisse des poursuites font leur retour dans au moins 8 États des USA. L’anonymat, lui, est devenu presqu’impossible. Impossible pour les femmes aujourd’hui et … demain pour qui d’autre ? Après l’arrêt Roe v. Wade, le juge Clarence Thomas entend désormais s’attaquer à l’arrêt Lawrence v. Texas, ce qui rendrait de fait l’homosexualité illégale dans un certain nombre d’États (sensiblement les mêmes que ceux qui ont immédiatement suivi l’interdiction de l’avortement).

    D’abord les femmes. Puis les homosexuel.le.s. Il faut imaginer aujourd’hui les nouveaux moyens de traque qui sont à disposition de toutes les folies discriminatoires. Nous vivons dans des démocraties où les droits des femmes, puis des minorités, au prix de luttes incessantes, apparaissaient enfin et au moins en partie garantis et protégés comme jamais ils ne l’avaient été jusqu’ici dans l’histoire des sociétés développées. C’est précisément ce moment que l’histoire choisit pour nous rappeler que ces droits n’ont jamais été aussi fragiles et dépendants de la décision de quelques êtres obsessionnels qui ne calculent le devenir de l’humanité qu’à l’aune de leurs propres névroses. Ce qui est en soi, la meilleure définition possible d’un algorithme.

    Olivier Ertzscheid

    Chercheur en sciences de l’information et de la communication, Maître de conférences à l’université de Nantes (IUT de La Roche-sur-Yon)

    #Olivier_Ertzscheid #Avortement #Surveillance

  • « Salvador » : acte de naissance d’un cinéaste engagé
    https://www.blast-info.fr/articles/2022/salvador-acte-de-naissance-dun-cineaste-engage-xtMYrOSwSvu5pW68gw92PA

    Le troisième film d’Oliver Stone, réalisé juste avant « Platoon » , compte parmi ses meilleurs. Violente charge contre l’interventionnisme de Ronald Reagan en Amérique du Sud, « Salvador » dénonce le financement par les États-Unis des escadrons de la…

    #Cinéma #Oliver_Stone
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-salvador-acte-de-naissance-dun-cineaste-engage-xt

  • Moi, journaliste fantôme au service des lobbies… - Journal Fakir
    https://www.fakirpresse.info/moi-journaliste-fantome-au-service-des-lobbies

    Pourtant, au fil des mois, on propose d’augmenter ma rémunération. Je suis un bon producteur de désinformation, le parfait bras armé (d’un stylo) des lobbyistes. Je n’ai même pas à réclamer  : de 60 euros l’article, je passe à 70, 80 puis 90 euros. Et au bout de quelques années, je n’écris pas pour moins de 110 euros. Pour les sujets un peu techniques, les tribunes et les urgences, allez, ça peut aller jusqu’à 200 euros.

    Je peux écrire sur n’importe quoi, de n’importe où et à n’importe quelle heure, avec une simple connexion internet. Pas besoin de me déplacer pour interviewer, encore moins pour enquêter, ni même de décrocher le téléphone. Pensez-vous... Tout cela, pour moi, est devenu beaucoup plus rentable que mes collaborations avec des magazines, les vrais. Pourtant, je veux arrêter de bosser pour l’agence fantôme. Mais difficile de dire non à cet argent facile. Certains mois, leurs commandes représentent jusqu’à la moitié de mes revenus. La famille s’est agrandie, c’est pas le moment de se serrer la ceinture.

    Pourquoi ces articles sont ils aussi bien payés, d’ailleurs ?
    J’ai la réponse chaque jour, quand je les retrouve en tête des résultats sur Google Actualités. C’est précisément l’objectif recherché par leurs commanditaires  : abreuver internet de contenus flatteurs ou complaisants pour leurs clients afin d’influencer l’opinion publique, de faciliter leurs affaires ou de taper sur un concurrent. Un incendie à la centrale nucléaire de Flamanville, en Normandie, fait les gros titres dans les médias ? On me commande en urgence une série d’articles pour souligner la sûreté des installations nucléaires en France, la rigueur des contrôles et la fiabilité de la sous traitance. Comme un pompier qu’on appelle pour éteindre l’incendie.

    #media #in-faux-rmation #manipulation #mensonge #lobbying

    • énorme !

      Note de la rédaction : On s’est rendu compte, peu après la parution de l’article dans notre édition papier (Fakir n° 103) que iStrat, l’agence de lobbying numérique, a été codirigée de juin 2013 à 2014 par… Olivia Grégoire , l’actuelle porte-parole du gouvernement !

    • C’est dingue !

      Plongée au coeur d’ #iStrat, manipulateur de Wikipedia et des sites #médias

      A l’occasion de l’OPA pour le contrôle du Club Med, le JDN a révélé une campagne de dénigrement sur Internet visant le financier Andrea Bonomi. Voici les coulisses de cette fabrique de l’intox version numérique.

      https://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/1148396-plongee-au-coeur-d-istrat-manipulateur-de-wikipedia-et-des-sit

      #Olivia_Grégoire

    • Opération intox : une société française au service des dictateurs et du CAC 40

      Une enquête de Mediapart raconte l’une des plus grandes entreprises de manipulation de l’information intervenue en France ces dernières années. Plusieurs sites participatifs, dont Le Club de Mediapart, en ont été victimes. Au cœur de l’histoire : une société privée, Avisa Partners, qui travaille pour le compte d’États étrangers, de multinationales mais aussi d’institutions publiques.

      Pendant six ans, Julien* a travaillé dans la plus grande confidentialité. Il n’a jamais vu ses supérieurs, tous anonymes. Lui-même se cachait derrière une dizaine de pseudonymes pour ne pas être identifié. Mais le jeu en valait la peine, dit-il : il y avait pas mal d’argent facile à se faire, et rapidement. Julien n’était ni un narcotrafiquant ni un vendeur d’armes.

      Il manipulait des informations.

      Jusqu’au jour où il a pris la plume pour raconter son histoire. Dans les colonnes du trimestriel Fakir, Julien a expliqué par le menu, début juin, les coulisses édifiantes de sa mission. La raison ? L’entreprise pour laquelle il travaillait lui a demandé d’écrire sur le journal du député François Ruffin (La France insoumise – LFI), dans lequel, hasard, Julien compte un ami cher.

      C’en était trop. Il décide de tout arrêter, de dénoncer les pratiques de son employeur et d’aider la presse à enquêter. Son récit, enrichi d’autres témoignages et de nombreux documents recueillis par Mediapart, permet aujourd’hui de révéler l’une des plus grandes entreprises de manipulation de l’information intervenue en France ces dernières années.

      Derrière ces pratiques se trouve une société d’intelligence économique et de cybersécurité inconnue du grand public, baptisée Avisa Partners, mais l’une des plus réputées de la place de Paris. Elle rachète à tour de bras des acteurs phares du secteur et valorise son activité à près de 150 millions d’euros.

      Co-organisatrice avec la gendarmerie nationale du Forum international de la cybersécurité (FIC), le principal événement européen sur les questions de la sécurité et de confiance numérique, Avisa Partners rassemble – ou a rassemblé – en son sein des figures du renseignement, du monde des affaires, de la politique ou de la diplomatie : l’ancien chef des services secrets intérieurs Patrick Calvar, l’ex-numéro 2 du Quai d’Orsay Maurice Gourdault-Montagne, l’actuelle porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire ou l’ancienne plume d’Emmanuel Macron à l’Élysée Sylvain Fort (voir leurs réactions en fin d’article)...

      Codirigée par un proche de Sarkozy et de Zemmour, Arnaud Dassier, et le fils d’un ancien directeur d’un service de renseignement militaire, Matthieu Creux, la société Avisa Partners s’est notamment spécialisée dans la vente d’influence médiatique et numérique à ses clients. Parmi eux, on trouve de très riches particuliers, des institutions publiques, de grandes entreprises et des régimes étrangers.

      En 2020, le fondateur d’Avisa, Matthieu Creux, détaillait au magazine Causeur une partie de son impressionnante clientèle : Interpol, le Ghana, la Côte d’Ivoire, Saint-Marin, le Togo, la Commission européenne, le ministère des armées, BNP Paribas, la Société générale, le Crédit agricole, la Banque Palatine, Axa, CNP Assurances, Engie, EDF, Total, L’Oréal, LVMH, Chanel, Carrefour, Casino, etc.

      Des documents internes à Avisa, obtenus par Mediapart, montrent aujourd’hui une palette plus vaste encore de « clients étatiques », dont certains pays qui sentent le soufre. Cela concerne par exemple l’« e-réputation » (réputation sur Internet) de la présidence du Congo-Brazzaville, dirigé depuis des décennies d’une main de fer par le dictateur Denis Sassou Nguesso, l’autocratie du Kazakhstan, en Asie centrale, pour l’organisation d’une exposition internationale, la pétromonarchie du Qatar pour la promotion de ses investissements en Europe et du Mondial 2022, le Tchad pour la valorisation des réformes économiques du dictateur Idriss Déby, la société nationale pétrolière du Venezuela contre les sanctions américaines qui la visent.

      Mais aussi le géant russe de l’aluminium Rusal pour diverses opérations de lobbying, la multinationale pharmaceutique et agrochimique Bayer pour la publication de contenus sur les réseaux sociaux afin de « contrer l’activisme anti-OGM » ou l’avionneur Airbus.

      Pour certains de ces clients, auxquels ils proposent du « online advocacy » (comprendre de l’influence numérique), Avisa et ses partenaires ont rodé une stratégie très particulière : l’infiltration, sous de fausses identités, d’espaces de discussion participatifs sur des sites de médias plus ou moins réputés – les pages débats de L’Express, du Huffington Post, les sites Agoravox et Contrepoints –, mais aussi Le Club de Mediapart, dans le but d’en faire des lieux de propagande qui ne disent pas leur nom.

      Les lectrices et lecteurs pensent lire le texte spontané et désintéressé d’un citoyen indigné, de la responsable d’une ONG, d’un chercheur aguerri, d’un opposant politique ou d’un cadre dirigeant d’une grande entreprise. En fait, il n’en est rien. Tout est savamment mis en scène dans le seul but de répondre à la commande d’un client, prêt à chèrement payer un tel service.

      Plusieurs anciens salariés d’Avisa rencontrés par Mediapart expliquent que l’objectif est variable : obtenir un bon référencement pour les sujets donnés sur Google News ou, plus prosaïquement, laisser une trace numérique positive ou négative, selon la commande, même infime, même peu commentée. Mais multiplié de blog en blog, de fausse identité en fausse identité, l’effet recherché peut être atteint, comme une goutte de poison qui se répandrait dans un organisme.

      Selon les situations, cela peut permettre de noircir la réputation d’une entreprise concurrente au moment d’un appel d’offres ou, pour un régime autocratique, de faire croire à l’existence d’informations gênantes sur un opposant et de lancer grâce à cela la machine infernale des réseaux sociaux et/ou de la presse locale affidée au régime.

      Mais la tentative de manipulation se retourne aujourd’hui contre ceux qui ont pensé pouvoir avancer masqués. Après une enquête interne, menée à partir de plusieurs données consolidées, Mediapart a pu identifier dans son espace participatif ouvert aux lectrices et lecteurs (Le Club) 634 « faux » billets de blog, rattachés à plus de 100 profils. Tous ces contenus ont depuis été supprimés par les équipes du Club de Mediapart, qui s’en expliquent dans un billet accompagnant cet article.

      Questionné par Mediapart, Avisa Partners estime que l’on « présente comme “manipulation de l’information” une activité qui est en réalité une prestation d’accompagnement ou de mobilisation qui permet à [ses] clients de contribuer légalement et utilement au débat public ».

      Par la voix de son cofondateur Arnaud Dassier, la société insiste sur le fait qu’il s’agit, selon lui, de « contenus sourcés et objectifs, parfois d’opinion, mais jamais mensongers et diffamatoires ». Il ajoute enfin que son entreprise « ne dispose pas d’équipes de production éditoriale et ne s’occupe pas des publications en ligne », renvoyant vers l’un de ses prestataires (lire l’ensemble des réponses en annexes).

      Également sollicité, aucun des clients d’Avisa pour lesquels nous avons identifié des contenus favorisant leurs intérêts n’a voulu nous dire quel était son degré de connaissance des méthodes employées.

      Publiés entre 2015 et 2020, ils portaient sur des thèmes aussi variés que l’actualité de la première dame de Côte d’Ivoire, Dominique Nouvian-Ouattara – une cliente de l’entreprise depuis juin 2011, selon nos informations –, un conflit entre le Qatar et les Émirats arabes unis, ou les nouvelles technologies développées par EDF.

      Julien est lui-même l’auteur de certains de ces contenus. « Mes supérieurs me donnaient le sujet de l’article à écrire, il fallait qu’il aille dans le sens du client, tout en ayant l’apparence d’une certaine neutralité », témoigne le jeune homme, qui a ainsi répondu à plus de 600 commandes en six ans.

      Dans les colonnes du Club de Mediapart, comme dans les autres espaces participatifs de sites français ou étrangers, Julien n’est jamais apparu sous sa vraie identité quand ses articles ont été publiés. Il s’est toujours caché derrière de faux profils, dont les noms, photographies et biographies ont été inventés de toutes pièces.

      Julien n’avait pas la main sur cette partie des opérations. Ainsi, le rédacteur s’est transforme tour à tour en « Matthieu Guérin », un « consultant en énergies renouvelables », ou en « Yann Delannoy », décrit dans sa biographie comme un « empêcheur de tourner en rond ». Il a pu ainsi remonter le fil d’une douzaine de fausses identités qui lui ont été accolées.

      Mais parfois, le jeune homme écrit aussi pour le compte de personnes bien réelles. En novembre 2015, Julien doit ainsi rédiger une recension sur les « efforts entrepris par le Gabon dans la perspective de la COP21 », selon la commande qu’il reçoit par mail.

      Dix jours plus tard, son donneur d’ordre revient à la charge après l’envoi d’une première version : « Le client vient de nous envoyer des éléments. […] Je te les transfère donc en pièce jointe, serait-il possible que tu intègres quelques chiffres supplémentaires, pour disons 50 euros de plus ? » Les fichiers joints se trouvent être des documents officiels de la République gabonaise. La tribune, en bout de chaîne, sera signée par… Maixent Accrombessi, rien de moins que le directeur de cabinet du président du Gabon Ali Bongo. Elle paraîtra en anglais sur le site Africa Times, avant d’être reprise dans la presse francophone.

      Sollicités par Mediapart, Maixent Accrombessi et son avocat Me Francis Szpiner n’ont pas retourné nos demandes d’entretien.

      Julien ignorera tout de son véritable donneur d’ordre : il n’a jamais rencontré sa hiérarchie et ne connaît pas la véritable identité de ses chefs, qui agissent, eux aussi, sous pseudonymes. Tout se passe par mail ou par téléphone et, côté administration, Julien doit composer avec un entrelacs de sociétés, qui sont en réalité liées à Avisa Partners, selon les documents réunis par Mediapart.

      Julien est prolixe et tout-terrain, capable de passer d’un sujet à un autre en un claquement de doigts. C’est ainsi qu’entre un sujet sur l’Afrique et un autre sur les ports francs, il est aussi l’auteur, en février 2018, d’une tribune qui sera finalement signée par Xavier Girre, soit le directeur exécutif chargé de la direction financière chez EDF. L’article vante les investissements du groupe français dans les « projets bas carbone » et la « finance verte ».

      Le sujet est technique, mais Julien avait été prévenu. « Est-ce que tu es partant pour une tribune assez costaud, en tout cas qui sera validée par le client ? », l’avait averti sa supérieure de l’époque. Avisa Partners vend depuis des années à EDF des prestations d’« animation de médias en ligne » ou de « publication de contenus sur les réseaux sociaux », parfois dans le but de « contenir l’activisme anti-nucléaire », selon un document consulté par Mediapart.

      Après l’envoi d’une première proposition de tribune, la responsable de Julien se fait un peu plus insistante : « En l’état, je ne peux pas l’envoyer au client car je trouve que le ton n’est pas assez tribune et parti pris. Comme je te le précisais dans le brief : le style doit s’adapter au format tribune en imaginant qu’un cadre d’EDF en est à l’origine. »

      Julien ignorera tout de la destination de ce texte, et de son signataire officiel, jusqu’à sa parution sur le site internet de La Tribune. « Je faisais régulièrement des recherches Google pour savoir où et sous quelle identité étaient publiés mes articles », raconte-t-il, amusé.

      Sollicités par Mediapart, EDF et Xavier Girre n’ont pas répondu à nos questions précises sur les missions remplies par Avisa Partners. L’entreprise indique juste qu’elle « s’assure que les actions mises en œuvre sont conformes à la réglementation, aux meilleures pratiques du secteur et à l’application stricte des exigences imposées par les moteurs de référencement ».

      Le 31 juillet 2019, un blogueur inconnu, Pat M., publie à son tour dans Le Club de Mediapart un billet sur le « virage autocratique sans précédent » au Bénin, dénoncé par l’opposition. Pat M. n’est personne d’autre que Julien, une fois de plus. « L’enjeu pour nous est que tu cites Sébastien Ajavon, figure emblématique de l’opposition, en exil, et multi-casquette [il est présenté par Forbes comme l’une des plus grandes fortunes d’Afrique de l’Ouest – ndlr], et que tu en dises beaucoup de bien », lui demande par mail sa supérieure. Le rédacteur s’exécute et envoie son article en format Word. Le billet, ensuite mis en ligne par un tiers au nom du faux blogueur, est facturé 110 euros par Julien.

      Un mois plus tôt, en juin 2019, Julien avait été missionné pour un article au thème a priori attractif, puisqu’il s’agissait pour lui « de dénoncer l’évasion fiscale des super riches ». Mais il comprend vite que sous couvert de cette noble cause, ses commanditaires ont une cible à atteindre. Le sujet doit principalement concerner « certaines modalités dont notamment celles des ports francs, ce qui nous conduit à dénoncer les agissements d’Yves Bouvier », lui explique sa cheffe par mail. Elle insiste : « Il faudrait citer au moins trois ou quatre fois le nom d’Yves Bouvier », marchand d’art alors aux prises avec l’oligarque russe Dmitri Rybolovlev, notamment propriétaire du club de football de l’AS Monaco.

      « Ce sera sûrement publié sur Mediapart », annonce la responsable de Julien, en entretenant à dessein la confusion entre Le Club (l’espace des lecteurs et lectrices, gratuit) et le journal (l’espace des journalistes, payant). L’article, « très urgent », sera publié sous le pseudo « Syphon Reluc », et facturé 150 euros par Julien.

      Contacté par le biais de son avocat Me Hervé Temime, Dmitri Rybolovlev n’a pas souhaité donner suite à notre demande d’entretien.

      En mars 2017, la commande porte cette fois sur les efforts insoupçonnés du Kazakhstan dans la lutte contre le dérèglement climatique. « Alors que Donald Trump s’attaque aux mesures environnementales prises par Barack Obama, le monde s’interroge sur l’avenir de notre planète si le deuxième plus gros pollueur du monde que sont les USA ne s’engage plus pour la lutte pour la préservation de l’environnement », introduit d’abord le supérieur de Julien. Avant d’en venir directement à l’objet de la commande : « Paradoxalement, le Kazakhstan, petit pays d’à peine 17 millions d’habitants, prend le chemin inverse et se positionne comme le défenseur de l’environnement. »

      Le billet à la gloire de la dictature d’Asie centrale sera publié trois semaines plus tard, juste avant l’ouverture de l’exposition internationale d’Astana. Le média Intelligence Online a depuis révélé, en janvier 2022, qu’Avisa Partners était bien un prestataire du gouvernement kazakh. Contactée, l’ambassade du Kazakhstan à Paris n’a pas répondu.

      Nos recherches dans les archives du Club de Mediapart montrent que plusieurs faux profils ayant servi à diffuser des articles rédigés par Julien l’ont aussi été pour diffuser d’autres contenus tout aussi douteux. Ce qui laisse penser que chaque profil était mis au service de plusieurs rédactrices et rédacteurs différents.

      Exemple avec ce billet publié le 2 novembre 2015 et vantant la « réussite » du référendum organisé par le dictateur Denis Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville, lui permettant de se présenter à un troisième mandat consécutif. « Si une partie de l’opposition est vent debout finalement, c’est surtout parce qu’elle est consciente de ses propres faiblesses et de la force d’un président congolais qui a visiblement toujours le soutien d’une majorité de la population après une première élection en 2002 », affirme le billet.

      Jamais, dans les échanges de Julien avec ses supérieurs, ces derniers n’ont été explicites sur l’identité des clients derrière les commandes d’articles. « Quand tu es au niveau opérationnel, tu ne sais pas ce qui se passe au-dessus », confirme un ancien d’Avisa. Tout est soigneusement cloisonné. Mais au fil des ans, le rédacteur a pu déceler certaines constantes : des articles pro-Kazakhstan, pro-Qatar, pro-Ouattara (Côte d’Ivoire), pro-Bongo (Gabon). Dans l’émission « Complément d’enquête » (France 2), Julien a aussi témoigné, sous couvert d’anonymat, de tous les articles rédigés pour défendre la stratégie d’EDF.

      Sur les factures générées à la fin de chaque mois, Julien a aussi trouvé des indices bavards. Par exemple, le numéro du client souhaitant un article sur le député François Ruffin – et ayant pour but de « montrer l’envers du décor du personnage », selon la commande de sa cheffe – est le même que celui à l’origine de billets concernant des marques du groupe LVMH, le groupe de Bernard Arnault, en conflit ouvert avec François Ruffin depuis son documentaire à succès Merci Patron !.

      Le géant du luxe LVMH, déjà mis en cause pour avoir fait espionner François Ruffin et infiltré son journal Fakir, est-il le commanditaire de cette opération d’intox ? Contacté par Mediapart, un porte-parole du groupe affirme, sans autre forme de précision : « LVMH dément formellement être associé à de telles pratiques. »

      Les factures de Julien donnent d’autres indices sur le montage des opérations de désinformation auxquelles il s’est prêté. Jusqu’en mars 2018, Julien facturait une société française, baptisée MM, fondée par Matthieu Creux (qui a vendu ses parts en novembre 2015 à un de ses proches), l’un des dirigeants d’Avisa Partners. Les deux entreprises étaient d’ailleurs domiciliées à la même adresse, à Paris.

      Mais après mars 2018, Julien sera payé par une autre structure, Maelstrom Media, domiciliée cette fois à Bratislava, en Slovaquie. Pour le rédacteur, rien n’a changé : mêmes chefs sous pseudo, même fonctionnement par mail, mêmes clients. « On change de nom ! », l’avait d’ailleurs prévenu par mail un de ses chefs, faisant lui-même le lien entre MM et Maelstrom Media.

      Logé dans un bloc HLM de la banlieue de la capitale slovaque, Maelstrom Media a été fondé début 2018 par un homme, Michal T., qui a reconnu au cours d’un entretien travailler pour le compte d’Avisa. Tout en essayant de minimiser sa relation avec l’entreprise française, qu’il présente comme un client parmi d’autres.

      Arnaud Dassier tient lui aussi à rappeler qu’Avisa n’entretient « aucun lien exclusif ou capitalistique » avec Maelstrom Media, une « société qui travaille avec de nombreux concurrents ».

      D’autres indices permettent pourtant de faire le rapprochement entre l’entreprise slovaque et Avisa : une ancienne responsable de Julien chez Maelstrom Media, qui agissait sous pseudo mais dont Mediapart a retrouvé l’identité réelle, travaillait en même temps pour… Avisa. Elle y avait notamment la charge de la « coordination des pigistes » et de la « rédaction d’articles de crise ». Contactée, cette dernière n’a pas voulu revenir sur cette expérience.

      Selon notre enquête, il arrive qu’Avisa utilise parfois ses méthodes de manipulation de l’information à son propre profit. En septembre 2019, sur fond de différend commercial portant sur une somme de 270 000 euros, un homme d’affaires américain et palestinien, Habib Patrick Shehadeh, a ainsi reçu un message du président d’Avisa Partners, Matthieu Creux, particulièrement explicite : « Je vous donne 10 jours avant de saisir la justice en France et à Dubaï, et avant de relater cette affaire dans les médias. Si je n’ai pas de vos nouvelles dans les plus brefs délais, avec l’assurance que vous êtes motivé pour nous payer, je raccourcirai cet ultime délai. »

      Le délai sera, de fait, drastiquement raccourci : une demi-heure plus tard, Matthieu Creux annonce à son correspondant qu’un « premier article sera publié dans 3 heures ». Avant de lui envoyer les liens de billets publiés sur les sites Secret défense.org, Juriguide.com, Affaires internationales.fr ou Le Club de Mediapart, où Habib Patrick Shehadeh est présenté par de mystérieux auteurs comme un « escroc recherché », un « arnaqueur de bonne famille » ou un Palestinien travaillant secrètement au service d’Israël.

      L’avocat de l’homme d’affaires, Me Jean-Yves Dupeux, parle d’articles « gravement attentatoires à l’honneur et à la considération » de son client, les faisant, passer sa famille et lui, pour « des traîtres et les mett[ant] dès lors, au regard des tensions extrêmement violentes que suscite le conflit israélo-palestinien, en danger de mort ». Une procédure en diffamation a été engagée contre Matthieu Creux. Son procès doit se tenir ce lundi 27 juin devant la XVIIe chambre du tribunal de Paris.

      Interrogé, Avisa confirme être en « contentieux » avec Habib Patrick Shehadeh, « après plusieurs tentatives de conciliation », mais affirme ne pas être « à l’origine » de la « couverture médiatique » l’ayant ensuite touché.
      Des personnalités recrutées pour respectabiliser Avisa Partners vis-à-vis de l’extérieur

      Depuis longtemps, la société Avisa suscite la méfiance de plusieurs services de renseignement français à cause de ses liens avec certains clients – pays, entreprises ou individus – dont les intérêts peuvent être contradictoires avec ceux de la France. Ces inquiétudes ont d’ailleurs provoqué plusieurs démissions de cadres de sociétés qui ont été rachetées ces dernières années. Raison pour laquelle Avisa s’est progressivement attaché les services de plusieurs personnalités françaises dans le but de se respectabiliser vis-à-vis de l’extérieur.

      « Les insinuations sur une prétendue brouille entre Avisa et l’État français sont le fruit d’une campagne de dénigrement alimentée par certains de nos concurrents », conteste à ce sujet Arnaud Dassier.

      C’est ainsi qu’en 2020 Avisa a recruté l’ancienne plume d’Emmanuel Macron à l’Élysée, Sylvain Fort. Ce dernier, qui avait notamment la responsabilité des relations institutionnelles du groupe, vient de faire ses cartons de l’entreprise pour des raisons éthiques, selon La Lettre A. Contacté par Mediapart, il n’a souhaité faire aucun commentaire.

      L’actuelle porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire, a également croisé la route des dirigeants d’Avisa Partners. De mars 2013 à avril 2014, avant qu’elle occupe le devant de la scène politique nationale, la secrétaire d’État a même été directrice associée de l’agence Istrat (qui a précédé Avisa), chargée du développement de la clientèle. « Olivia Grégoire n’a jamais été associée au capital de la société », qu’elle a rapidement quittée en 2014, et « n’a jamais revu ses fondateurs », tient à signaler aujourd’hui son cabinet.

      L’ancien chef des services secrets intérieurs français, Patrick Calvar – il a dirigé la DGSI de 2012 à 2017, prenant la suite de Bernard Squarcini –, a lui aussi intégré l’orbite d’Avisa au printemps 2019. Sollicité par Mediapart, il affirme n’avoir rien su des pratiques de la société et explique : « J’ai rejoint le comité stratégique d’Avisa, un organe consultatif de l’entreprise, ayant été approché à cet effet par le père de Matthieu Creux avec qui j’avais noué lors de ma carrière des relations très cordiales. Ce comité n’a été réuni qu’une fois depuis mars 2019 à ma connaissance. J’ai aussi exécuté à deux reprises sur les cinq dernières années, à la demande d’Avisa, des prestations, facturées, mais qui n’avaient ni de près ni de loin et de quelque manière que ce soit un lien avec des pratiques de communication ou de possible manipulation de l’information. »

      L’ancien secrétaire général du ministère des affaires étrangères, le diplomate Maurice Gourdault-Montagne, a été appelé par Avisa pour diriger son comité d’éthique, qu’il vient, lui aussi, de quitter. « Je n’ai strictement aucune idée de faits de possible manipulation d’information. J’ai occupé gracieusement un poste de président du comité d’éthique d’Avisa, qui n’est bien évidemment pas au courant de tout », commente auprès de Mediapart l’ancien sherpa du président Jacques Chirac et ambassadeur en Chine, en Allemagne et en Grande-Bretagne.

      La charte éthique de l’entreprise stipule pourtant qu’en « amont de chaque nouvel engagement contractuel, Avisa Partners réunit son comité éthique afin de valider la possibilité pour le groupe de s’engager auprès d’un nouveau client ou sur une nouvelle mission ».

      Mais ce dispositif n’était visiblement pas efficient, puisque Avisa vient d’annoncer son intention de renforcer son comité d’éthique. « Dans le cadre de la refonte interne d’Avisa, j’ai préféré sortir du comité d’éthique, pour des raisons de temps », indique Maurice Gourdault-Montagne.

      Le diplomate affirme toutefois avoir fait une prestation chez Avisa pour le lobbying de la candidature de l’Arabie saoudite à l’Exposition universelle de 2030. « Ce qui n’avait rien de contradictoire avec les intérêts français », tient-il à préciser.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/270622/operation-intox-une-societe-francaise-au-service-des-dictateurs-et-du-cac-

    • S’armer contre la désinformation professionnelle
      https://blogs.mediapart.fr/le-club-mediapart/blog/270622/s-armer-contre-la-desinformation-professionnelle

      Grâce à une enquête publiée dans le journal « Fakir », Mediapart a pu identifier un réseau de faux blogueurs et dépublier l’ensemble de leurs contributions. Derrière ces comptes, des agences de communication et des lobbys, coutumiers de l’utilisation d’identités factices. Cette manipulation d’une ampleur inédite entraîne également une vigilance accrue dans nos pratiques de modération.

    • Profession : journaliste fantôme / Simon Gouin #grand_format
      https://grand-format.net/series/nucleaire-desinformation-journaliste-fantome

      Employé pour défendre l’image de grandes entreprises et de personnalités, Julien rédigeait des centaines d’articles diffusés un peu partout sur la toile. En 2017, un incident à la centrale de Flamanville, dans la Manche, le conduit à écrire sur le nucléaire, pour le compte d’EDF. Le message principal : rassurez-vous, tout est sous contrôle. Témoignage sur une opération de com’ maquillée en véritables articles de presse.

      https://basta.media/julien-journaliste-fantome-paye-pour-vanter-les-atouts-du-nucleaire-dans-de

  • Hillary Clinton a approuvé un plan de désinformation Trump/Russie, selon son directeur de campagne
    https://www.les-crises.fr/hillary-clinton-a-approuve-un-plan-de-desinformation-trump-russie-selon-s

    Son directeur de la campagne de 2016 déclare qu’elle a approuvé un plan pour diffuser auprès d’un journaliste une fausse information concernant la Russie. Source : Wall Street Journal Traduit par les lecteurs du site Les-Crises Le récit de 2016 et au-delà de la collusion entre Trump et la Russie était le sale coup du […]

  • Bienvenue en #Géozarbie

    #Enclaves, territoires prêtés, zones disputées, #micro-États, île fantasmée... il existe dans le monde quantité de petits bouts de terre aux frontières ou statuts bizarres ! Mêlant anecdotes loufoques et grands moments de l’Histoire, Bienvenue en Géozarbie nous fait découvrir 10 lieux où l’ubuesque se dispute à l’absurde !

    https://www.arte.tv/fr/videos/RC-022365/bienvenue-en-geozarbie

    #géographie #géographie_politique #frontières #absurdité #série #arte #vidéo #ressources_pédagogiques #Absurdistan

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    Le Mont blanc n’est pas en France

    Saviez-vous que l’île de la Conférence est administrée à égalité de temps par deux pays, la France et l’Espagne ? Que la principauté d’Arbézie, à cheval sur la frontière franco-suisse, est… un hôtel-restaurant ? Ou que la France possède des territoires à Jérusalem ?
    Ce sont ces bizarreries géographiques que nous raconte #Olivier_Marchon dans ce livre étonnant qui rassemble des dizaines d’histoires de ce type, des plus tragiques au plus loufoques : de petits morceaux de terre, enclavés, disputés, au statut à part, parfois étrange, qui chacun à leur manière racontent la grande histoire…

    https://www.editionspoints.com/ouvrage/le-mont-blanc-n-est-pas-en-france-olivier-marchon/9782757895757
    #livre

    ping @reka

  • Un yacht fantôme en rade à Marseille
    https://www.blast-info.fr/articles/2022/un-yacht-fantome-en-rade-a-marseille-VawOD4lWQ0yS1Gte0vN3Lw

    Dans les eaux du port de Marseille, à l’abri des regards indiscrets, les douanes ont immobilisé un super yacht. Les autorités françaises soupçonnent le Rahil d’appartenir à Arkadi Rotenberg. Inconnu du grand public, cet oligarque surnommé « le bâtisseur…

    #Ukraine #finances #oligarques
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-un-yacht-fantome-en-rade-a-marseille-VawOD4lWQ0yS

  • Guerra in Ucraina, che fine hanno fatto gli oligarchi?
    https://www.balcanicaucaso.org/aree/Ucraina/Guerra-in-Ucraina-che-fine-hanno-fatto-gli-oligarchi-218073

    Capitani d’industria, uomini d’affari ma, soprattutto, uomini di grande influenza politica. Sono gli uomini più ricchi del paese, i cosiddetti oligarchi ucraini. Un approfondimento su come hanno reagito all’aggressione russa dell’Ucraina

  • NUPES : et la gauche ressuscita ! [ JUBILATOIRE !! ]
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/nupes-et-la-gauche-ressuscita

    Gardiennes sourcilleuses de la popolitique

    Satanas ! Revoici donc la gauche. La gauche des smicards, des retraités, des fonctionnaires, des précaires, des caissières, des grandes espérances et des promesses de jours heureux ! Que s’est-il passé ? Tout était si bien verrouillé par les Valls, les Dray, les Fourest, les Cambadélis, toute cette collection de transfuges à pied, à cheval ou en voiture. Que fait la police ?

    Hold-up ? Si un hold-up a bien été effectué, le 1er mai, sur la respectable gauche française, les seuls coupables sont les électeurs du premier tour de la présidentielle, qui ont accordé 22 % à Mélenchon, et renvoyé PS et PC dans les oubliettes de l’Histoire. Tout le reste, le « Élisez-moi Premier ministre », la négociation de LFI avec ses partenaires les uns derrière les autres, manière Horaces et Curiaces, n’a été que génie de l’instant, et génie de la formule. Toujours est-il qu’on en est là, à l’heure où j’écris, avec un bel accord entre LFI et EELV, vilainement baptisé NUPES (Nouvelle union populaire écologique et sociale), ratifié dans la nuit par les écologistes, que lesdits socialistes et communistes (qui seront reçus dans cet ordre à LFI dans la journée de lundi) ne pourront, sauf imprévisible imprévu, qu’adopter à leur tour. Bien joué.

    Rien ne se passe comme prévu. En joueur d’échecs, Macron avait élaboré une stratégie présidentielle d’une cynique efficacité (tout miser sur un second tour contre Le Pen) mais n’avait pas vu venir le troisième tour. Et la semaine dernière, la macronie effarée découvrit donc les élections législatives, comme Christophe Colomb l’Amérique. Comment donc ? Il y avait encore des élections derrière les élections ? Et les Français pourraient se laisser séduire par une cohabitation Macron / Mélenchon ? Mais on n’était pas prévenus !

    Et non seulement il y a des élections, mais voici que Mélenchon, abracadabra, ressuscite la gauche. Là, ce ne sont plus seulement les macronistes, mais toute la médiacratie qui s’insurge. Il fallait entendre, hier sur France Inter, Carine Bécard, Nathalie Saint-Cricq et Françoise Fressoz, par exemple, gardiennes sourcilleuses de la popolitique habituelle, houspiller Olivier Faure. Mais comment un garçon bien sous tous rapports comme vous, Olivier, pas un mot plus haut que l’autre, a-t-il pu pactiser avec le voyou Mélenchon ? On était si bien, entre nous, à célébrer un artiste unique nommé Macron et, à sa droite et à sa gauche, une savante désolation politique ! On était si bien, à nous lamenter à longueur d’éditos sur l’absence de ""projets"", de ""perspectives"", de ""débat d’idées"", d’utopies, d’incarnation. Vous aussi, vous allez donc ""désobéir"" à Bruxelles ? Et Faure de rappeler que, le savez-vous, on désobéit déjà ! Sur la privatisation des barrages hydroélectriques, par exemple, cela fait des années que la France résiste à l’injonction européenne « d’ouverture à la concurrence ». Et on n’a pas encore été frexités !

    Qu’on me comprenne bien. Les injonctions médiatiques de clarification à la NUPES, sur les fournitures d’armes à l’Ukraine, ou la ""désobéissance"" aux traités européens, qui vont se déployer et saturer l’espace pendant toute la campagne, sont parfaitement légitimes, et nécessaires. Mais il y a quelque chose de comique, dans cette surprise de la macronie médiatique de voir des mouvements politiques différents rechercher et trouver compromis et consensus. Si on pouvait ne s’allier qu’avec soi-même, quel confort !

  • Pourquoi Elon Musk veut-il acheter Twitter ?
    https://www.telerama.fr/debats-reportages/pourquoi-elon-musk-veut-il-acheter-twitter-7009902.php
    https://www.youtube.com/watch?v=w1UUKVOPfo8


    https://www.propublica.org/article/the-secret-irs-files-trove-of-never-before-seen-records-reveal-how-the-w

    Le businessman milliardaire a annoncé son intention de mettre le grapin sur le réseau social. Une décision politique pour cet absolutiste de la liberté d’expression. Malgré sa fortune, il n’est toutefois pas certain de pouvoir mener cette opération. Décryptage.

    #Twitter #Elon_Musk #Olivier_Tesquet

  • Diminuez le salaire des commissaires européens !

    https://www.youtube.com/watch?v=0UQZSUHp03A

    Pour la guerre, l’Union européenne trouve toujours de l’argent.
    Pour les travailleurs, c’est toujours un problème.
    Le député européen du PTB Marc Botenga, qui vit – lui – avec un salaire moyen de travailleur, a donc proposé de diminuer les salaires des commissaires européens pour les reconnecter à la vie réelle.

    Ce qui ne leur a pas plu.

    #privilégiés #privilèges #inégalités #politique #ue #union_européenne #commission_européenne #commissaires_européens #europe bonne #soupe et belle #gamelle #députés #corruption #PTB #guerre #ukraine #Marc_Botenga

    • Un multimillionnaire russe et sa famille retrouvés morts dans leur villa
      https://www.lessentiel.lu/fr/story/un-multimillionnaire-russe-et-sa-famille-retrouves-morts-dans-leur-villa-

      Le corps de Sergey Protosenya, ancien vice-président du géant gazier russe Novatek, a été découvert à son domicile de la Costa Brava. Sa femme et sa fille sont également décédées.

      Que s’est-il passé dans la maison de Sergey Protosenya ? En séjour en France, le fils adolescent de l’oligarque russe s’inquiétait de ne pas pouvoir joindre sa famille. Il a donc alerté la police catalane, qui s’est rendue au domicile que le multimillionnaire partage avec sa femme et leur fille de 18 ans à Lloret de Mar, sur la Costa Brava. Une fois arrivées sur les lieux mardi, les forces de l’ordre ont retrouvé le corps pendu de Sergey Protosenya dans le jardin. Elles ont ensuite découvert les cadavres des deux femmes, qui avaient été poignardées.

      Les premiers éléments de l’enquête indiquent que l’homme d’affaires aurait tué son épouse Natalia et sa fille Maria avant de se donner la mort. Mais pour l’heure, les autorités n’écartent aucune piste. Certains éléments sèment en effet le doute : l’oligarque n’a laissé aucune lettre de suicide et les deux femmes ont été tuées de manière extrêmement violente. Or, aucune trace de sang n’a été retrouvée sur le corps de Sergey Protosenya.

      Pour les enquêteurs, il s’agit désormais d’analyser les derniers échanges téléphoniques et SMS des victimes et d’entendre le témoignage du seul survivant de la famille. Les trois armes potentielles du crime retrouvées dans la chambre de l’épouse de l’homme d’affaires seront, elles, soumises à une analyse d’éventuelles empreintes digitales ou traces d’ADN. Des traces de sang ont été retrouvées sur un couteau et une hache. Les images de vidéosurveillance de la villa devraient également fournir de précieuses informations aux autorités.

      Ex-directeur financier de la compagnie pétrolière russe Tarkosaleneftega, Sergey Protosenya a aussi été le vice-président du conseil d’administration de Novatek, le plus grand producteur indépendant de gaz naturel de Russie. Lui et sa famille avaient un train de vie luxueux, qu’ils affichaient volontiers sur les réseaux sociaux. La fortune de l’ingénieur et économiste était de 440 millions d’euros en 2011, précise abc.es https://www.abc.es/espana/catalunya/abci-doble-crimen-lloret-mar-y-moscu-202204211508_noticia.html . La propriété de Lloret de Mar était la résidence secondaire de la famille Protosenya, qui habitait principalement en France.

      Une affaire similaire à Moscou
      Un jour plus tôt, la police moscovite a découvert les corps sans vie de Vladislav Avayev, de sa femme et de leur fille de 13 ans dans leur luxueux appartement. Les trois personnes avaient été tuées par balles. Pour l’heure, les autorités privilégient la thèse du double meurtre suivi d’un suicide. Avayev, 51 ans, est l’ancien vice-président de Gazprombank.

      #gaz #Novatek #Gazprombank #oligarques #oligarchie #multinationales #corruption #vol

    • Wilk va pouvoir produire du lait humain et animal cultivé sans recours aux animaux Ricky Ben-David - Time of israel
      https://fr.timesofisrael.com/wilk-va-pouvoir-produire-du-lait-humain-et-animal-cultive-sans-rec

      L’entreprise, qui était connue, par le passé, sous le nom de Biomilk, espère dorénavant s’attaquer au marché mondial du lait infantile

      La firme spécialisée dans le lait cultivé Wilk (elle s’appelait Biomilk par le passé) a récemment obtenu un brevet américain pour ses méthodes et technologies de recherche pour la production de lait cultivé et de lait maternel à partir de cellules ce qui positionne fermement la compagnie sur un marché qui a été évalué à plus de 800 milliards de dollars en 2020 et dans une industrie mondiale du lait infantile qui devrait dépasser les 100 milliards de dollars en 2026.

      La firme va pouvoir aussi améliorer de manière importante ses activités de développement grâce à ce brevet.

      Photo d’illustration : Un biberon rempli de lait maternel et des poches remplies de lait maternel congelé. (Crédit : (NegMarDesign via iStock by Getty Images)

      Ce brevet exclusif, octroyé au mois de février par le Patent and Trademark Office américain, protège la propriété intellectuelle de la compagnie. Il couvre aussi les méthodes et les systèmes développés par Wilk pour son mode de culture et ses processus de séparation des composantes des cellules cultivées du lait – au moment où la compagnie tourne son attention vers les procédés qui lui permettront d’augmenter ses volumes de production, a commenté Tomer Aizen, directeur-général de Wilk.

      Pour le lait cultivé d’origine animale, Wilk utilise des cellules mammaires « qui se développent et qui sont cultivées » dans des bioréacteurs en combinaison avec « une sauce secrète », a commenté Aizen auprès du Times of Israel au cours d’un entretien en visioconférence qui a lieu au mois de février, se référant à des processus basés sur une décennie de recherches effectuées par les docteures Nurit Argov-Argaman et Maggie Levy de l’Université hébraïque de Jérusalem.

      Argov-Argaman et Levy avaient cofondé Wilk (qui s’appelait alors Biomilk) en 2018. L’entreprise est entrée à la bourse de Tel Aviv l’année dernière dans le cadre d’un accord de fusion de type SPAC (société d’acquisition à vocation spécifique).

      Les processus de traitement de Wilk s’appliquent également à la production en laboratoire de lait maternel – le gras et les protéines qui constituent une partie importante de sa valeur nutritionnelle sont ensuite ajoutés – en utilisant des cellules obtenues à l’issue d’interventions de chirurgie de réduction mammaire, a expliqué Aizen.

      Le brevet comprend également le processus de sécrétion développé par la firme de manière à ce que les cellules se comportent « comme chez les mammifères », a-t-il ajouté, notant que la compagnie se concentrait dorénavant sur un système qui permettra de créer du volume.


      Le laboratoire de Wilk à Rehovot. (Autorisation)

      Wilk veut « fournir des composants uniques aux industries qui en ont besoin, de manière à ce qu’elles puissent les intégrer dans leurs produits », a continué Aizen.
      Et l’année dernière, Wilk a signé un accord stratégique avec la Central Bottling Company, également connue sous le nom de Coca-Cola israel , qui permettra de développer des produits sur la base de sa technologie de lait cultivé. Coca-Cola Israel est propriétaire de la coopérative laitière Tara, la deuxième structure de production laitière israélienne, forte d’environ 12 % de parts de marché.

      Dans le cadre de l’accord, Coca-Cola Israel a accepté d’investir un total de deux millions de dollars dans Wilk.

      Aizen explique que son entreprise passera rapidement de l’étape de la Recherche & Développement à l’étape pilote, et qu’elle espère pouvoir entrer sur le marché « avec un fromage ou un yoghourt qui contiendra nos composants de lait cultivé » à l’horizon 2024.

      Concernant le travail à faire pour développer du lait humain, cela sera certainement plus long, estime Aizen, les démarches en termes de régulation étant significatives « et les différentes étapes à franchir étant nombreuses ».

      Wilk est l’une des compagnies spécialisées dans les technologies alimentaires qui développent un lait cultivé, sans avoir recours aux animaux – chacune étant à un stade différent de développement. Remilk, une firme de Rehovot, par exemple, a récemment soulevé 120 millions de dollars pour produire du lait, du fromage et du yoghourt sans avoir recours aux vaches, avec des capacités de production qui ont déjà démarré.

      Toutefois, Wilk fait partie des rares entreprises du secteur du lait maternel cultivé sur la scène mondiale.

      Une compagnie américaine, Biomilq, avait déclaré l’année dernière qu’elle avait été « la première dans le monde » à créer un lait à partir de cellules mammaires humaines en-dehors du corps humain. Cette firme de Caroline du Nord, fondée en 2019, prélève des cellules des glandes mammaires, les nourrit de nutriments de manière à ce que ces dernières prolifèrent avant de les transférer dans un bioréacteur où elles continuent à se multiplier de manière à créer un processus de fabrication de lait. Mais les produits développés par Biomilq ne sont pas identiques biologiquement au lait maternel, précise la firme.

      Biomilq a soulevé 21 millions de dollars de fonds lors d’une Série A de financement avec la firme d’investissement de Bill Gates, Breakthrough Energy Ventures, et d’autres soutiens, alors que la firme tente d’offrir une alternative au lait infantile fabriqué à partir de soja ou de lait de vache, espérant pouvoir commercialiser ce type de produit à l’horizon 2025.

      À Singapour, TurtleTree a développé un ingrédient du lait, la lactoferrine, qui est utilisée dans le lait infantile pour réguler l’absorption du fer dans le corps et qui était, jusqu’à présent, fabriqué à partir de cellules de vache. La firme TurtleTree explique être parvenue depuis à produire de la lactoferrine à partir du corps humain et la compagnie a fait savoir qu’elle abordait actuellement la phase commerciale pour créer un lait proche du lait maternel au niveau nutritionnel.

      Aizen remarque que si « rien ne peut remplacer l’allaitement » pour ses bénéfices significatifs et pour sa valeur nutritionnelle complexe – avec notamment des anticorps déterminants qui sont transmis au bébé – Wilk « est la première firme à s’approcher autant du lait maternel dans la mesure où nous ne travaillons que sur le lait humain », sans nutriments ou composants ajoutés.



      Wilk développe du lait animal cultivé et du lait maternel dans ses bureaux de Rehovot. (Autorisation)

      Les produits offerts par Wilk pourraient devenir une alternative bienvenue pour les mères qui préfèrent nourrir un bébé avec du lait maternel mais qui ont des difficultés avec l’allaitement, pour les bébés prématurés et pour les bébés qui ne peuvent pas consommer le lait infantile habituellement vendu dans le commerce.

      Mais Wilk ne cherche pas nécessairement à remplacer le lait infantile, et Aizen suggère que les autres entreprises qui travaillent dans le même secteur peuvent devenir des alliées.

      « C’est une situation gagnant-gagnant pour tout le monde. Nous voulons travailler avec l’industrie et nous cherchons des partenaires qui peuvent nous accompagner. Les opportunités sont innombrables », a-t-il déclaré, ajoutant que l’objectif était d’obtenir un produit plus riche au niveau nutritionnel et concurrentiel en matière de coût.

      Wilk est une firme basée à Rehovot qui compte une vingtaine de salariés dans ses divisions de lait animal et de lait humain. Aizen précise que les équipes échangent leurs connaissances et qu’elles collaborent lors des recherches, précisant que les systèmes sont similaires.

      #coca-cola #lait #technologies_alimentaires #lait_cultivé #bébé #vaches #alimentation #agro-industrie #quelle_agriculture_pour_demain_ #végétalien_vegan_

  • #Lille Oligarques 3000 : la culture n’a pas d’odeur
    https://elnorpadcado.org/Oligarques-3000-la-culture-n-a-pas-d-odeur

    Auchan est partenaire de Utopia . Pour quel montant ? Nous ne le savons pas. Mais le journal La Brique nous apprend que les partenaires privés apportent 40 % du budget, soit à peu près 3 millions d’euros. La somme est rondelette.


    Par ailleurs, le PDG d’Auchan nous révèle qu’il réalise 10 % de son chiffre d’affaires en Russie, soit 3,2 milliards d’euros en 2021, avec 231 magasins. Auchan, présent en Russie depuis 2001, y est n°2 de la grande distribution. En mars 2020, Alexeï Jarkov, un juriste interne au groupe, révèle l’existence de cinq réseaux de corruption entre l’enseigne russe d’Auchan et des fournisseurs. « De 2 à 3 % du chiffre d’affaires réalisé en Russie sont siphonnés chaque année », explique l’avocat. Soit environ 900 millions d’euros. Quelques jours après ses révélations, Jarkov est retrouvé tabassé, le crâne défoncé à la barre de fer. Il est hospitalisé six semaines.

    Voilà une partie du C.V. russe d’Auchan au moment où les entreprises françaises quittent la Russie les unes après les autres suite à l’agression de Poutine en Ukraine – par comparaison, LVMH, qui a quitté le pays, n’y réalise que 1 % de son chiffre d’affaires. « Il est facile de nous critiquer, mais nous, on est là, on fait face et on agit pour la population civile », rétorque Yves Claude, PDG d’Auchan et ex-directeur de Decathlon, depuis son bunker.
Craint-il que sans lui la population russe meure de faim ? « Si nous partons, nous risquons l’expropriation », avoue-t-il finalement (Le Monde, 27/3/22). En partant, Auchan perdrait 10 % de son chiffre d’affaires ainsi que l’ensemble de ses biens en Russie.

    Mais tout va bien. Auchan n’a pas quitté la Russie. Les bombes continuent de pleuvoir sur les civils. La Ville de Lille ne refuse pas l’aide de son cher partenaire. Martine Aubry et Yves Claude trinqueront le 14 mai prochain, pour l’inauguration d’ Utopia , à leur santé et à leur culture, avec une pensée émue pour le « vivant ».

    #oligarchie #auchan #lvmh #mulliez #france #grande_distribution #travail #exploitation #utopia #La_Brique #martine_aubry #lille3000

  • #Woluwe-Saint-Lambert CP/PB : Expulsion de l’IMMOC - histoire d’un scandale : Vue sur la scène du crime social Laurent d’Ursel, secrétaire du Syndicat des immenses - DROIT A UN TOIT / RECHT OP EEN DAK
    https://syndicatdesimmenses.be/wp-content/uploads/2022/03/CP-expulsion-IMMOC-du-SDI-1.pdf

    Résumé du scandale : Woluwe-Saint-Lambert
    1° rend insalubres des logements sociaux en les abandonnant pendant 10 ans,

    2° fait tout pour empêcher la signature d’une « convention d’occupation précaire » avec le Syndicat des immenses,

    3° tente d’intimider les occupants chapeautés par le Syndicat des immenses en portant l’affaire devant la Justice de paix, qui donne raison au Syndicat,

    4° refuse d’ouvrir le compteur d’eau de ville et condamne les occupants à vivre un an avec l’eau de pluie,

    5° envoie ses services sociaux constater qu’une occupante réside avec ses deux enfants dans le bâtiment rendu insalubre par la commune, provoquant la séparation temporaire de la mère de ses enfants... tout ça dans des logements parfaitement sains, qui nécessitent seulement une simple rénovation et que la commune va
    détruire-reconstruire avec l’argent du contribuable... et sans aucune sanction pour leur gestion du bien en très mauvais père de famille et pour leur part de responsabilité dans la longueur de la liste des personnes – aujourd’hui au nombre de 51.000 – en attente d’un logement social.

    • Détails chronologiques du scandale : https://syndicatdesimmenses.be/wp-content/uploads/2022/03/Chronologie-du-scandale.pdf

    #Belgique #logement #logement_social #expulsion #insalubrité provoquée #scandale #crime #sdf #précarité #droit_au_logement #guerre_aux_pauvres

    • Les champs maudits – n°1 (grippe aviaire) robindesbois.org

      La grippe aviaire progresse dans le Grand Ouest. 20 à 30 millions d’animaux contaminés par la grippe aviaire ou susceptibles de l’être ont déjà été tués. La Bretagne est menacée.


      La gestion des cadavres et de la nécromasse déclenche des risques sanitaires et environnementaux sur le long terme. La traçabilité des fosses communes est indispensable mais elle n’est pas codifiée. Comme d’habitude, la faune sauvage est accusée d’être responsable de la calamité. Mais en Vendée, le réseau spécialisé SAGIR (Surveiller pour Agir) n’a constaté aucune mortalité attribuable à la grippe aviaire parmi les oiseaux sauvages tandis que 500 élevages concentrationnaires sont touchés et sacrifiés.

      Robin des Bois, à titre conservatoire et aussi longtemps que le ministère de l’Agriculture et de l’alimentation et les chambres d’agriculture n’auront pas trouvé les moyens de concilier la production et le bien-être des animaux, réclame que les préfets suspendent les demandes d’autorisation de création ou d’extension d’élevages industriels. Le 22 mars 2022, en pleine crise, le préfet de la Vendée a autorisé à Pouzauges un élevage de 309.000 dindes, poulets et cailles.

      Les canards en barbarie
      Hier, à Petosse en Vendée, au bord de l’autoroute A83, Route des Estuaires, sur réquisition des services de l’Etat et après l’avis favorable d’un hydrogéologue agréé, une fosse étanchéifiée dans l’urgence et pourvue de puits de récupération des jus de décomposition a commencé à recevoir des cadavres de canards, faisans, poules, dindes et cailles contaminés par la grippe aviaire ou susceptibles de l’être.

      La capacité de la fosse est de 25.000 tonnes soit 10 millions d’animaux gazés ou électrocutés (voir à ce sujet le communiqué « Pleins feux sur le sacrifice des canards », 12 janvier 2021). Un lugubre concours Lépine est à l’œuvre cette année. Pour donner la mort, il est suggéré (oralement) aux éleveurs de couper la ventilation des hangars d’élevage pendant 48h pour aboutir à l’asphyxie des oiseaux. . . . . . .
      La suite : https://robindesbois.org/les-champs-maudits-n1-grippe-aviaire

       #grippe_aviaire #santé #pandémie #virus #écologie #aviaire #sras #grippe #épidémie #agriculture #élevage #alimentation #poules #poulets #canards #fnsea

    • #Suisse : Julius Bär condamnée en France à 5 millions d’euros d’amende

      La banque Julius Bär a été condamnée mi-mars à Paris à une amende de 5 millions d’euros (à peine plus en francs) pour blanchiment aggravé en 2008, dans le cadre d’une affaire de fraude à la taxe carbone baptisée « Crépuscule »

      Le dossier « Crépuscule » constitue l’une des multiples branches de la gigantesque escroquerie à la TVA sur le marché du CO2, qui au total a coûté 1,6 milliard d’euros au fisc français. La combine était simple : acheter des droits à polluer hors taxe dans un pays européen, les revendre en France à un prix incluant la TVA, puis investir les fonds dans une nouvelle opération sans jamais reverser la TVA à l’État.

      Julius Bär a été condamné pour ne pas avoir réalisé les vérifications nécessaires sur un compte crée en février 2008 au sein de sa branche à Singapour, au nom d’une société immatriculée aux îles vierges britanniques, Montibely Investors, selon la décision consultée par l’AFP.

      Le compte avait été ouvert pour un client franco-israélien, via un apporteur d’affaires de Tel Aviv. Un montage « dénué de réalité économique distincte » qui n’avait « pour objet que de servir à décaisser les opérations de fraude à la TVA », souligne le tribunal. Jusqu’à sa clôture par son bénéficiaire en octobre 2008, ce compte a été crédité puis débité d’environ 1,9 million d’euros.
      La suite : https://www.letemps.ch/economie/julius-bar-condamnee-france-5-millions-deuros-damende

      #escroquerie #Suisse #banque #blanchiment #droit_à_polluer #climat #co2 #collapsologie #pollution #carbone #TVA #paradis_fiscaux

  • Tagging the Oligarchs
    https://www.lighthousereports.nl/tagging-the-oligarchs

    The war in Ukraine has thrown an unprecedented spotlight on Russian oligarchs, triggered waves of sanctions and made them an urgent priority for investigative journalists. Lighthouse Reports is meeting the challenge by working intensively with partners Correctiv, RUPep and Open Sanctions to enrich raw Russian sanctions data in ways that can serve the journalistic community […]

  • « La première fois que j’ai compris qu’il existait des lycées plus réputés que d’autres, c’était en discutant avec ma professeure de français de 3e, au collège Lamartine de Crémieu (Isère). Elle m’incitait à postuler dans un lycée plus prestigieux que celui de mon secteur, expliquant que ma moyenne - entre 18 et 19 - me le permettait. »
    [...]
    « En dehors de ce cadre pédagogique hors du commun, le choc social est violent. J’ai compris que j’étais pauvre en arrivant à Henri-IV. Car si « H4 » est, comme l’affirment certains, un temple de la méritocratie républicaine, comment expliquer la concentration de grands noms et des « fils et filles de » parmi les élèves ? Suffit-il d’être bien né pour être brillant ? Parmi les élèves de 2de, il y avait des enfants de ministres, de grands patrons, de journalistes connus. Dans ma classe, nous n’étions que deux à avoir été repêchés de province, avec quelques élèves de banlieue parisienne. »
    [...]
    « Sans cette sélection sur dossier à Henri-IV et ce régime d’exception accordé à deux lycées parisiens, je n’aurais jamais pu accomplir cette trajectoire. Mais je ne suis qu’une des exceptions qui confirment la règle. Depuis quelques semaines, je lis avec embarras les tribunes d’anciens élèves et de parents d’élèves qui voudraient faire passer Henri-IV pour un modèle de mixité sociale et de méritocratie. C’est évidemment faux ! »
    [...]

    https://www.lemonde.fr/campus/article/2022/03/14/j-ai-compris-que-j-etais-pauvre-en-arrivant-au-lycee-henri-iv_6117481_440146

    #education #elite #oligarchie #égalité #prepa #etudesup #reproduction

    • Je bifurque, mais tout le système scolaire français sent la naphtaline, c’est bien l’hypocrisie de l’école française dite républicaine mais est en fait élitiste dont les rouages actuels ne font qu’accroitre les inégalités sociales.

      J’en ai pour preuve ma progéniture, entrée en seconde dans un lycée où j’ai fini par comprendre en discutant avec la directrice et les profs que les élèves boursiers avaient été regroupés dans une classe quant les autres profitaient de cours, de profs et surtout de considération bien différentes, avec des primes de type voyages à l’étranger et d’autres espoirs et investissements de la part de l’équipe pédagogique. Ce lycée distinguait donc bien les cochons des tourterelles. Et pour comprendre aussi ce mépris de classe, les élèves boursiers en france cumulent des points supplémentaires pour le passage en classe supérieure, donc ils passent parfois sans avoir le niveau suffisant. (faudrait aussi se poser des questions sur ce nivellement et ce qu’il induit de mépris d’un niveau à l’autre) Mais cette classe était donc celle des mauvais élèves et des pauvres, et d’après ma fille, malgré de bons profs, le niveau était nul et tous les cours perturbés par des comportements puérils. La directrice avait bien dit, lorsque L. avait voulu changer de classe pour pouvoir faire des arts plastiques : « Tu sais, ça ne va pas être possible, tu manques d’assurance, et dans l’autre classe, ils ont tout pour eux, non seulement un très bon niveau mais ils sont sûrs d’eux. »
      Et de fait, tu voyais qu’ils étaient à l’aise et bien intégrés, ne serait-ce que par leurs beaux vêtements et la façon de se bouger. Et non, ce n’est pas une histoire du XVIIIem siècle, c’est la france d’aujourd’hui dans toute sa duplicité démocratique mon cul.

    • Ma gosse a grandi dans une zone rurale de relégation où les gosses savent très tôt qu’ils n’iront pas loin (très littéralement). Dès la fin de 5e, les parents demandent pour les CAP et l’apprentissage.
      Quand on a demandé l’intégration de notre fille dans un lycée avec Arts Appliqués, on a compris que ce genre de demande n’était par du tout prévu, par personne, à aucun moment. Les bouseux ne font pas d’art. Point.

    • Apprentissage : en 2019, l’Assurance maladie a recensé 10 301 accidents du travail d’apprentis.
      Plus d’un par heure.
      A cela s’ajoutent 3110 accidents de trajet.
      Au total ce sont 15 apprentis qui sont décédés en une année du fait du travail (12 dans des accidents de trajet).

  • Les oligarques ukrainiens, leur régime et l’Occident | Le Journal Lutte Ouvrière
    https://journal.lutte-ouvriere.org/2022/03/02/les-oligarques-ukrainiens-leur-regime-et-loccident_223600.ht

    L’Ukraine figure depuis longtemps en haut du tableau des régimes les plus corrompus au monde, même si la presse d’ici n’en dit plus rien depuis que les puissances occidentales y avancent ouvertement leurs pions face à la Russie...


    #ukraine #russie #oligarchie #bureaucratie #guerre

  • La politique criminelle de Poutine, chef de la bureaucratie russe, face à la pression de l’impérialisme | Le Journal Lutte Ouvrière
    https://journal.lutte-ouvriere.org/2022/03/02/la-politique-criminelle-de-poutine-chef-de-la-bureaucratie-r

    Le ministre français des Affaires étrangères, Le Drian, a qualifié Poutine de « semeur de guerres », l’Élysée a parlé de sa « paranoïa » tandis que Biden évoquait son « désir d’empire ». Mais la réalité est que la Russie a vu sa zone d’influence disputée et de plus en plus réduite depuis les années 1990...


    #ukraine #russie #oligarchie #bureaucratie #guerre #impérialisme #poutine #OTAN

  • Poutine fait aussi la guerre à son propre peuple | Le Journal Lutte Ouvrière

    En lançant ses tanks et ses bombardiers sur l’Ukraine, Poutine a enfermé les habitants de Kiev, Kharkov, Marioupol et Odessa dans un étau de feu et de mort. Mais, en Russie même, la population n’est pas épargnée par l’état de guerre, même si le Kremlin ne l’a pas encore déclaré...

    https://journal.lutte-ouvriere.org/2022/03/09/poutine-fait-aussi-la-guerre-son-propre-peuple_231279.html


    #russie #oligarchie #dictature

  • Ukraine : un régime d’oligarques affairistes | Le Journal Lutte Ouvrière
    https://journal.lutte-ouvriere.org/2022/03/09/un-regime-doligarques-affairistes_231280.html

    La guerre a permis au président ukrainien Zelensky de souder une grande partie de la population derrière un régime pourtant largement discrédité et, au passage, de redorer son blason. Poutine, tout en pariant sur sa victoire et en exaltant le nationalisme russe, rend ainsi un fier service à son frère jumeau, le nationalisme ukrainien. Mais ni l’un ni l’autre ne peuvent offrir une issue favorable aux travailleurs des deux pays...


    #ukraine #oligarchie #bureaucratie

  • Les #oligarques russes ne sont pas près de renverser Poutine
    https://theconversation.com/les-oligarques-russes-ne-sont-pas-pres-de-renverser-poutine-179032

    L’administration de Boris Eltsine, alors président, a ainsi enrichi un petit groupe de magnats en vendant les joyaux les plus précieux de l’économie soviétique, avec une forte décote.

    L’accession au pouvoir de Poutine en 2000 a permis l’émergence de la deuxième vague d’oligarques par le biais de contrats d’État. Les fournisseurs privés dans de nombreux domaines tels que les infrastructures, la défense et les soins de santé surfacturaient leurs services au gouvernement, offrant au passage des pots-de-vin aux fonctionnaires impliqués.

    • Le grand rabbin de Porto arrêté dans l’affaire Abramovitch
      https://www.lessentiel.lu/fr/story/le-grand-rabbin-de-porto-arrete-dans-l-affaire-abramovitch-649712117344

      La justice portugaise a mené plusieurs perquisitions et arrêté le rabbin de la communauté de Porto dans le cadre d’une enquête sur la naturalisation de descendants des juifs dont a bénéficié le milliardaire russe.

      L’enquête porte sur des faits « susceptibles de constituer des délits de #trafic_d_influence, de #corruption active, de falsification de documents, de #blanchiment d’argent » ou encore de #fraude_fiscale », précise un communiqué du ministère public. Daniel Litvak, grand #rabbin de Porto, a été arrêté jeudi a Porto, alors qu’il s’apprêtait à rentrer en Israël, selon les médias locaux. Il doit être présenté samedi à un juge qui décidera des mesures de contrôle judiciaire qui lui seront appliquées.

      La justice portugaise avait ouvert en janvier dernier une enquête sur la procédure de #naturalisation de #Roman_Abramovitch, propriétaire du club de football londonien de Chelsea, qui a obtenu la nationalité en avril 2021. Le milliardaire russe avait bénéficié d’une loi permettant à tous les descendants de Juifs séfarades, persécutés et expulsés à la fin du XVe siècle, d’obtenir la nationalité portugaise.

      Dans le cadre de cette loi, les communautés israélites de Porto ou de Lisbonne doivent fournir un certificat attestant l’ascendance juive. Des responsables de ces communautés sont soupçonnés d’avoir délivré de fausses attestations sur l’ascendance juive de plusieurs candidats, indique dans un communiqué la communauté israélite de Porto qui réfute ces accusations. Elle précise également que cette enquête vise d’autres procédures de naturalisation comme celle de #Patrick_Drahi, propriétaire et fondateur du groupe de télécoms et médias Altice.

      La communauté israélite de Porto se dit victime « de dénonciations anonymes » destinées à « mettre en cause l’honnêteté des procédures » de #naturalisation et ajoute avoir déjà porté plainte « pour dénonciations calomnieuses ». Depuis l’entrée en vigueur de cette loi de réparation, il y a sept ans, plus de 137 000 demandes de nationalité ont été déposées. Le #Portugal a accordé la citoyenneté à plus de 56 000 descendants de juifs séfarades, selon les chiffres rappelés par la communauté israélite de Porto.

      « Des juifs d’au moins 60 nationalités différentes », ont déjà bénéficié de cette loi, avait indiqué à l’AFP Michael Rothwell, membre du conseil d’administration de la communauté juive de Porto qui faisait un bilan positif de cette loi, à l’occasion du septième anniversaire de loi. « Nous estimons que le Portugal est peut-être actuellement le lieu le plus sûr en Europe pour que les Juifs puissent vivre », avait-il souligné déplorant toutefois une montée des manifestations « d’antisémitisme en public » avec « une plus grande visibilité de la communauté juive ».

      #oligarques #religions #passeports

  • Hervé Kempf sur Twitter :
    https://twitter.com/KEMPFHERVE/status/1501576317539651590

    "Le déni des économies d’énergie par les gouvernements et la Commission européenne est hallucinant. C’est pourtant le meilleur moyen de sortir de la dépendance toxique envers la Russie. Mais s’engager dans une vraie politique de sobriété...

    . menace l’imaginaire de la #croissance. Les dirigeants savent que réduire la consommation d’#énergie entrainera le ralentissement de la croissance du #PIB, voire fera décroître le PIB - et ça, c’est inacceptable pour eux ;

    . menace le projet de numérisation généralisée qui est au coeur du technocapitalisme et qui suppose une croissance massive de la consommation électrique ;

    . conduira logiquement à redistribuer les richesses, une redistribution indispensable pour que les économies d’énergie se fassent de façon juste et efficaces - et la justice, c’est inacceptable pour les gouvernements au service des hyper-riches.

    . donc les #oligarques occidentaux, guère moins nuisibles que leurs comparses russes, bloquent les économies d’énergie et nous emmènent vers le mur écologique, économique, et géopolitique.❞

  • affordance.info : Ukraine. Para Bellum Numericum. Chronique du versant numérique d’une guerre au 21ème siècle.
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2022/02/guerre-ukraine-numerique.html
    https://www.affordance.info/.a/6a00d8341c622e53ef0278806d9a68200d-600wi

    Il y a déjà de longues années, je présentais le média Twitter à mes étudiant.e.s en leur expliquant qu’il était vital de s’y intéresser car s’y donnaient à voir non seulement des informations vitales mais aussi à valeur patrimoniale que l’on se devait de suivre attentivement et, pour certaines d’entre elles, de s’efforcer de conserver. Et je prenais ce qui semblait alors assez surréaliste et baroque, l’une des premières « déclarations du guerre » ce faisant exclusivement via ce média. C’était le 14 novembre 2012, et le compte Twitter officiel de l’armée Israëlienne annonçait lancer des frappes sur le peuple palestinien vivant dans la bande de Gaza.

    Depuis cette première déclaration de guerre via Twitter, les choses ont énormément changé et c’est l’écosystème numérique dans son entier, avec au premier plan les grande plateformes sociales, qui jouent un rôle déterminant, à la fois dans des opérations de désinformation ou de propagande, mais aussi plus globalement sur le plan géostratégique et géopolitique.

    Il y a 10 ans de cela, déclarer la guerre sur Twitter était une anomalie. Aujourd’hui et avec la guerre aux portes de l’Europe en Ukraine, l’anomalie serait d’imaginer une guerre sans Twitter.

    A partir de ce que révèle chaque jour la guerre en Ukraine, je veux dans cet article essayer de faire un point, forcément provisoire, sur ce qui se joue lors d’une guerre dans, par, grâce et à cause des grands écosystèmes numériques et de leur écho médiatique et géopolitique.

    #Guerre #Médias_sociaux #Ukraine #Olivier_Ertzscheid

  • Ukraine/Russie : Para Bellum Numericum - davduf.net
    https://www.davduf.net/ukraine-russie-para-bellum-numericum-2187

    La cyberguerre pour de vrai, avec Olivier Ertzscheid, Maître de Conférences Université La Roche/Yon et Nantes. Dans son blog, Olivier a parfaitement résumé les enjeux : « Il y a 10 ans, déclarer la guerre sur Twitter était une anomalie. Aujourd’hui, et avec la guerre aux portes de l’Europe en Ukraine, l’anomalie serait d’imaginer une guerre sans Twitter. » On prend le café avec lui, pour mieux comprendre ce que nous traversons. Les GAFA, l’Uberisation des conflits, GoogleMaps comme vecteur de guerre en direct. Venez nombreux, venez en paix --- et déterminés.

    #Olivier_Ertzscheid