#olkhon

    • https://vimeo.com/151992131

      #Baïkal #Olkhon
      #Nicolas_Pernot
      sortie automne 2017

      LCDR : Qu’est ce qui t’a amené à t’installer au bord du Baïkal, dans le sud sibérien ?
      N.P. : Je voyage depuis onze ans, et toujours d’une seule et même façon : je cherche non à collectionner les destinations mais, au contraire, à m’imprégner de chaque lieu, en m’y installant pour plus ou moins longtemps. Ainsi, j’ai été professeur de français en Lettonie pendant un an, j’ai enseigné l’informatique à des enfants d’expatriés au Tadjikistan pendant un an et demi, puis j’ai fini par arriver sur le Baïkal au terme d’un voyage à bord du Transsibérien, en 2012.

      Depuis, je suis ici, chez un ami, Nikita, qui tient une auberge de jeunesse sur l’île d’Olkhon. Je ne paye pas de loyer mais je rends divers services dans la maison en échange.

      Outre la beauté époustouflante des paysages et le calme qui règne, bien sûr, j’apprécie particulièrement une chose, ici : un certain équilibre que je trouve entre les locaux, avec qui je m’entends à merveille, et tous les gens de passage, tous ces voyageurs venus d’un peu partout dans le monde, que je croise à l’auberge.

      LCDR : Tu vis donc ici depuis deux ans et demi – comment te considèrent les locaux, aujourd’hui ?
      N.P. : Pour eux, je suis et je resterai cet étranger qui a décidé d’échanger le confort de sa vie contre les conditions extrêmes de la Sibérie. Les habitants du Baïkal ne réalisent toujours pas à quel point le lieu où ils vivent est exceptionnel. La France et l’Europe les font rêver, et ils se demandent bien ce qui a pu passer par la tête d’un Français pour qu’il veuille acheter une capricieuse UAZ et se balader en voiture sur le lac !