• À petit feu. Les sacrifiés du #golfe_de_Fos

    La #Camargue, ses paysages de carte postale, ses flamands roses et, à quelques pas de là, ses usines classées #Seveso : #sidérurgie, #pétrochimie, #raffineries… À la jonction de ces deux univers, le golfe de Fos, devenu le carrefour de #maladies_rares. Ici, les risques de #cancers sont multipliés par deux.

    Le Quatre heures est parti à la rencontre de ceux qui, coincés entre #omerta et #déni, ont décidé de lutter pour leur survie.

    https://lequatreheures.com/episodes/a-petit-feu
    #résistance #lutte #France #pollution

    Derrière le #paysage... pour mon cours de #géographie_culturelle

    ping @albertocampiphoto @marty @mathieup


  • Risques de contamination : le spectre d’un nouveau scandale sanitaire en Bretagne - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290818/risques-de-contamination-le-spectre-d-un-nouveau-scandale-sanitaire-en-bre

    Le géant agroalimentaire Triskalia a tenté de cacher à un éleveur breton de 240 bovins qu’il lui avait fourni des aliments contaminés par des antibiotiques non autorisés. La production est partie sur les circuits de consommation.

    #paywall (si jamais..)

    • La coopérative agroalimentaire Triskalia, qui détient les marques Paysan breton, Régilait ou Mamie Nova, a tenté de cacher à un éleveur breton de 240 bovins qu’elle lui avait fourni en début d’année des aliments contaminés par des antibiotiques non autorisés chez les ruminants, selon des documents et témoignages réunis par Mediapart. La production de l’éleveur est pourtant partie sur les circuits de consommation.

      Décidé à faire toute la lumière sur une possible contamination alimentaire dont il aurait été l’acteur à son insu, l’éleveur en question, Christophe Thomas, a saisi un cabinet d’avocats spécialisé dans la criminalité environnementale et industrielle, et a déposé le 3 août 2018 une plainte auprès du parquet de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).

      Triskalia, qui regroupe 16 000 agriculteurs avec un chiffre d’affaires de 1,9 milliard d’euros (en 2016) et 16 millions d’euros de bénéfices, traîne déjà derrière elle plusieurs scandales liés à des produits chimiques.

      Le 21 mars 2018, à Moustéru, petite commune des Côtes-d’Armor, un transporteur d’aliments du groupe Triskalia livre chez Christophe Thomas, producteur de viande et de lait, 2,5 tonnes de granulés « blancs », c’est-à-dire sans médicaments, pour la nourriture de son bétail. C’est, du moins, ce que croyait l’éleveur. Trois jours plus tard, en ouvrant son silo, il découvre que les granulés, d’ordinaire marron, sont mélangés cette fois-ci à des granulés de couleur verte.

      Il prévient immédiatement un technicien de la coopérative. Selon ce dernier, il aurait reçu par erreur un aliment pour lapin contenant des antibiotiques. « Une erreur, ça peut arriver, mais le hic c’est que c’est moi qui ai dû suggérer à la coopérative de suspendre la collecte du lait, le temps de faire des analyses », explique aujourd’hui Christophe Thomas.

      Au bout de quelques jours, Triskalia revient chercher le lait sur la ferme. Il ne présente aucune trace d’antibiotiques, selon la multinationale, qui lance néanmoins une analyse sur l’aliment douteux.

      Dans le même temps, l’éleveur observe des signes inquiétants chez ses bêtes : des diarrhées et une baisse de la production laitière. Dans les mois qui suivront, Christophe Thomas va constater chez ses bovins des mortalités, des avortements, ainsi que des écoulements de sang par les naseaux.

      Par prudence, et sans avertir sa coopérative, l’éleveur décide alors d’envoyer lui aussi un échantillon de l’aliment pour lapin (le Rafal Tonic Optima) reçu par erreur – qu’il a précieusement conservé – à un laboratoire proche de chez lui. Dès le lendemain, il apprend qu’une présence d’antibiotiques y est « détectée ». Si ce test basique ne lui indique pas de quels antibiotiques il s’agit, une chose est au moins certaine : l’aliment ingéré par ses vaches était médicamenteux, donc dangereux pour les bêtes et potentiellement proscrit s’il intègre le circuit de consommation alimentaire pour les humains.

      Sa surprise est donc totale quand un cadre de Triskalia l’informe par téléphone des résultats obtenus par le groupe – le message a été enregistré : « Il n’y a absolument rien dans l’aliment. Tu auras le double de l’analyse hein, y aura tout ce qu’il faut. On a certainement été au-delà de toutes les sécurités qu’on pouvait prendre. (…) Donc moi je suis très heureux ce soir ! »

      Le groupe est-il en train de mentir à l’éleveur ? Celui-ci demande copie des analyses effectuées, y compris en présence d’un huissier auquel il fait appel. En vain.

      Il décide alors de faire, à ses frais, des analyses plus approfondies de ses échantillons d’aliment. Stupeur : elles révèlent la présence de six antibiotiques, dont deux non autorisés chez les ruminants et les animaux produisant du lait destiné à la consommation humaine, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES). De plus, l’un des deux « ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments vétérinaires ». Soit précisément ce qui s’est passé dans la ferme de Christophe Thomas.

      Mais l’éleveur n’est pas au bout de ses surprises. Sur la fiche de fabrication de l’aliment pour lapin qu’il a reçu, il s’avise que ce dernier – le Rafal Tonic Optima – ne devrait contenir que deux antibiotiques, et non six. Autrement dit, l’aliment pour lapin lui-même ne serait pas conforme.

      « Six antibiotiques dans un aliment pour lapin, c’est dingue ! », s’indigne un vétérinaire d’une coopérative laitière bio interrogé par Mediapart. Celui-ci ajoute que ce phénomène est alarmant pour les animaux, leur flore intestinale étant susceptible de développer des résistances à plusieurs familles d’antibiotiques. Il est aussi inquiétant pour la santé humaine, car l’éleveur est exposé à ces bactéries, qui peuvent donc se propager ensuite à sa famille et à d’autres personnes… « Elles peuvent se développer, rendre malades les gens et derrière en traitement : on n’a rien », dit-il. L’antibiorésistance est en passe de devenir l’une des premières causes de mortalité au monde, selon l’ONU.

      L’éleveur Christophe Thomas dénonce un manque de transparence de Triskalia dans cette affaire dont les conséquences ont été tragiques pour son bétail. Sept de ses vaches ont avorté, cinq sont mortes, d’autres sont malades. Toutes ont consommé un cocktail de médicaments aux conséquences inconnues. Or, d’après lui, Triskalia ne lui a proposé aucune indemnisation, estimant que le lien entre l’état de santé du cheptel et la livraison erronée était encore à démontrer.

      Le dossier recouvre un enjeu de santé publique important. L’éleveur refuse désormais d’envoyer ses bêtes sur les chaînes de consommation : « Quand j’ai reçu les aliments médicamenteux, certaines vaches à l’engraissement mangeaient jusqu’à quatre kilos de granulés par jour. Depuis, elles perdent du poids, leurs selles sont toujours liquides, elles dépérissent. Leur flore intestinale est flinguée, pas besoin d’être vétérinaire pour le voir. Même moi je n’en voudrais pas dans mon assiette », déplore-t-il.

      Où est parti son lait et sous quelle(s) enseigne(s) ? La préfecture garde le silence. « Adressez-vous à l’éleveur », répond-elle. Mais l’éleveur n’en est, lui-même, pas informé. Seule donnée disponible : c’est l’entreprise Sodiaal (Entremont, Yoplait, Candia…) qui récolte le lait de Christophe Thomas. Or Sodiaal, qui n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations, livre entre autres l’usine de lait en poudre infantile Synutra, située à Carhaix (Finistère).

      Si le lait a été commercialisé pour les nourrissons, ce serait « un scandale encore plus grave que l’affaire Lactalis », estime René Louail, agriculteur, syndicaliste et ancien élu au conseil régional, qui soutient l’éleveur tout comme Serge Le Quéau (Sud-Solidaires) et le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest.

      Dans son combat, l’éleveur peut également compter sur son vétérinaire personnel, qui a informé les autorités préfectorales le 21 juin dernier : « Une application rigide de la loi conduirait, selon nous, à écarter ces animaux de la production (…) Or le lait produit actuellement par les vaches est collecté, et l’éleveur aurait des bovins à faire partir pour la viande », a-t-il écrit.

      Selon les informations recueillies par Mediapart, la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), rattachée à la préfecture, envisage de dresser un procès-verbal à la multinationale pour avoir manqué à ses obligations : elle devait informer les autorités sanitaires de la contamination dès le mois de mars, ce qui aurait notamment permis de suspendre la commercialisation des produits. Cependant, l’autorité sanitaire estime qu’il est trop tard pour enquêter sur la contamination passée et a adressé à Christophe Thomas, le 13 juillet, le courrier suivant : « Compte tenu du délai écoulé depuis la livraison (…) il n’existe aucune contre-indication à ce que les produits issus de votre cheptel (lait et viande) soient commercialisés pour la consommation humaine. »

      Contactée, la préfecture des Côtes-d’Armor affirme que l’absence de signalement par l’éleveur aux autorités sanitaires dans un délai de trois mois rend aujourd’hui inutile toute analyse de lait ou de viande. Raisonnement tout aussi valable pour Triskalia, qui n’a pas signalé l’incident.

      Depuis ses premières mésaventures, Christophe Thomas a reçu d’autres livraisons de granulés dont la couleur était inhabituelle. La DDPP est venue à sa demande prélever un échantillon d’aliment lors de la première livraison, mais n’a ni suspendu la production de lait, ni livré de résultats d’analyse à l’éleveur. Interrogée sur ce point, la préfecture répond que « la DDPP réserve ses conclusions pour une éventuelle instruction du dossier au pénal et ne peut donc pas communiquer sur ce point ». Lors de la deuxième livraison douteuse, le signalement de l’éleveur est resté lettre morte.

      Certains acteurs de la filière agricole s’inquiètent d’un possible étouffement du scandale. Ce ne serait pas la première fois en Bretagne, selon Denis Lagrue, vétérinaire à la retraite, qui évoque l’affaire de la salmonelle à l’abattoir de porcs de la Cooperl (premier abattoir de porcs en France, situé dans les Côtes-d’Armor). « Mon collègue a alerté sa hiérarchie à la DDPP pendant plus d’un an, en vain. En attendant, des milliers de tonnes de viande contaminée ont été écoulées. C’est en alertant plus haut, auprès d’une brigade de la Direction générale de l’alimentation (DGAL), que l’affaire a éclaté et que la Cooperl a été condamnée [en 2015 – ndlr]. À la préfecture, on ne l’a pas félicité, au contraire, on lui a suggéré de changer de département », témoigne Denis Lagrue.

      Même son de cloche chez Pierre Hinard, ingénieur agronome et auteur du livre Omerta sur la viande (Grasset, 2014), qui déplore des manquements réguliers des autorités face aux scandales sanitaires.

      « Si c’était moi qui avais commis cette erreur [la contamination de l’aliment par un cocktail d’antibiotiques inappropriés – ndlr], l’élevage aurait été fermé. Les mêmes règles ne semblent pas s’appliquer aux agriculteurs et aux industriels », soupire l’éleveur Christophe Thomas. Il faut dire que Triskalia, actuellement engagée dans un processus de fusion avec le groupe d’Aucy, est le plus gros pourvoyeur d’emplois directs et indirects de la région. Après la fusion, le groupe comptera 20 000 agriculteurs et 9 000 salariés.

      Dans l’affaire des vaches contaminées de Christophe Thomas, Triskalia a reconnu le 29 août, dans Ouest-France, un « dysfonctionnement lors de la livraison d’aliment chez l’éleveur », mais dément toute contamination de son bétail. La coopérative n’a pas donné suite aux sollicitations de Mediapart.

      « Je suis au bout du rouleau, mais je dois sortir de ce système fou », soupire quant à lui Christophe Thomas.


  • Le patron du groupe de coiffure Dessange mis en cause pour harcèlement sexuel
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/08/11/le-patron-du-groupe-de-coiffure-dessange-mis-en-cause-pour-harcelement-sexue

    Elle avait bien noté une gêne, à l’issue de l’entretien, lorsqu’ils lui ont demandé ce qu’était devenue cette plainte pour harcèlement sexuel qu’elle avait déposée, en 2014, contre Benjamin Dessange, son ancien patron. Mais, comme elle et ses futurs potentiels employeurs s’étaient entendus sur le salaire, la voiture de fonction et sa date d’embauche, Annabel Talon est restée confiante. « On vous tient informée », ont-ils assuré. Les dirigeants de la société n’ont jamais rappelé. « Le monde de la coiffure est petit. Ils ont interrogé votre ancien employeur… », a fini par expliquer le cabinet de recrutement, trois semaines plus tard.

    Depuis le 11 juillet, Benjamin Dessange, 51 ans, président du groupe Dessange, est placé sous statut de témoin assisté pour « harcèlement sexuel » et « appels téléphoniques malveillants ». Le 2 août, les avocats d’Annabel Talon, Mes Patrick Maisonneuve et Charlotte Paredero, non satisfaits, ont demandé à la juge d’organiser une confrontation et de réentendre le PDG, en leur présence.

    #paywall #domination_masculine #violence_masculine #travail #harcelement_sexuel #culture_du_viol #omerta #victim_blaming

    Une plainte déposé en 2014, et rien ne bouge avant juillet 2018. La vicitime à par contre été pénalisé, perte d’emploi, complicité du milieu de la coiffure pour l’empeicher d’avoir à nouveau un emploi dans la coiffure. Le prévenu n’est même pas mis en examens, il est seulement « placé sous statut de témoin assisté ».


  • Violences sexuelles dans le sport : les raisons du silence
    http://www.lemonde.fr/sport/article/2017/11/10/violences-sexuelles-dans-le-sport-les-raisons-du-silence_5213240_3242.html

    Un immense silence. L’affaire Weinstein et les nombreuses révélations de violences sexuelles qui ont marqué l’automne n’ont eu que très peu d’écho dans le monde du sport. Deux anciennes championnes olympiques de gymnastique, une Ukrainienne et une Américaine, ont dénoncé des agressions dont elles ont été victimes au cours de leur carrière. Une ex-footballeuse suédoise a révélé le harcèlement sexuel qu’elle avait subi de la part de plusieurs joueurs. Mais c’est à peu près tout. En France, rien ou presque ; dans le sport de haut niveau, aucun témoignage ne s’est fait entendre pour l’instant.

    Pourtant, la ministre des sports, Laura Flessel, jusque-là restée discrète sur le sujet, l’assure haut et fort dans L’Express cette semaine : « Non, il n’y a pas d’omerta dans le sport. » Et l’ex-championne d’escrime d’expliquer : « Je n’ai pas reçu de témoignage depuis cette affaire [Weinstein] en particulier. C’est sans doute que le travail [de prévention] paie. Pourquoi ne voir le verre qu’à moitié vide ? »

    Un entretien qui a fait vivement réagir Véronique Lebar, présidente du Comité éthique et sport. Elle dit au Monde :
    « Les victimes m’ont dit que c’est exactement ce genre de propos, surtout à un si haut niveau, qui confirme et institutionnalise cette omerta dont nous parlons. Les victimes pensent : “A quoi bon dénoncer ? Ils sont dans le déni.” D’ailleurs, deux de nos victimes veulent arrêter leurs actions suite à ces propos. La ministre déclare [dans l’interview] travailler avec nous, mais c’est tout à fait faux. »

    #sport #sexisme #harcelement_sexuel #deni #fraternité #omerta


  • ENQUETE FRANCEINFO. Les agressions sexuelles en maison de retraite, un tabou français
    http://www.francetvinfo.fr/societe/enquete-franceinfo-comment-imaginer-sa-grand-mere-se-faire-violer-les-a

    Attention #TW viol

    Dans la nuit du 25 au 26 novembre 2010, Paulette, résidente d’une maison de retraite du Gard, est retrouvée « le visage marqué, très rouge, les lèvres en sang ». Atteinte d’aphasie, elle est incapable de s’exprimer. Les couloirs du « cantou », ce secteur réservé aux malades d’Alzheimer, sont déserts et silencieux. « A 0h45, nous l’avons trouvée en train de se faire agresser physiquement et sexuellement » par un autre résident, écrit l’aide-soignante de garde dans une note de transmission que franceinfo a pu consulter.

    Les deux résidents sont séparés, la retraitée âgée de 70 ans est « rassurée » puis lavée. Sans ordonnance, on lui donne un Lexomil, un anxiolytique puissant, puis on la recouche, toujours selon le document rempli par l’aide-soignante. Paulette « dort bien » jusqu’au lever du jour. Cette nuit-là, ni la direction, ni la famille, ni les autorités ne sont alertées, affirment les proches de Paulette.

    Les jours suivants, toujours selon la note de transmission, le médecin de cet Ehpad qui accueille 74 résidents, prescrit une pommade pour apaiser les rougeurs sur le visage de la retraitée. Elle montre des signes de rejet lors de la toilette intime et est aperçue en train de manger ses selles. Elle souffre d’irritations à l’anus, ses couchers sont agités, détaille encore le document.

    Il faudra plus d’un an pour que la famille de Paulette soit avertie et que cette dernière soit éloignée de son agresseur. « Une personne de l’établissement m’a arrêté dans la rue et m’a dit qu’il était arrivé quelque chose de grave à ma belle-mère, se souvient David Leviez, le gendre de Paulette. Cette personne avait trop peur pour son travail, mais elle n’en pouvait plus de se taire. »

    #viol #femmes #retraite #deni #vieillesse #violences_masculines #violences_medicale #violences_judiciaire #discrimination #omerta

    Mais « si un homme atteint d’Alzheimer donne une caresse à une femme qui le rejette, qu’on lui explique qu’il n’a pas le droit, mais qu’il oublie et réitère, est-ce qu’on le poursuit ?, interroge-t-elle. C’est une agression, mais c’est compliqué au quotidien de sortir le drapeau de l’agression sexuelle tout le temps. » Et puis, comment repérer un délit sexuel lorsque le rapport à l’intimité, la sexualité et la pudeur des résidents sont quotidiennement banalisés ?

    Ca pose la question de la mixité dans ces institutions. Les hommes susceptibles de commettre des agressions sexuelles doivent etre mis à part qu’ils soient conscients ou pas, pénalement responsables ou pas. Ca me semble pas si compliqué. Quand je lie ca, j’espère qu’on me piquera comme une clébarde plutot que me laisser en pâture aux hommes dans ces lieux d’agonie infernaux.


  • Jugée pour avoir « brisé la loi du silence » sur les maltraitances d’enfants handicapés

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/09/19/jugee-pour-avoir-brise-la-loi-du-silence-sur-les-maltraitances-d-enfants-han

    Comme trois lanceurs d’alerte, Céline Boussié comparaît pour diffamation, après avoir dénoncé les mauvais traitements dans un centre où elle a travaillé.


    A l’aube de son procès, alors que trois compagnons d’infortune ont, eux, été condamnés, Céline Boussié se dit « d’une sérénité absolue », forte d’une myriade d’éléments attestant qu’elle « n’a pas menti ».

    Pour ne pas connaître le même dénouement judiciaire, Céline Boussié a mené pendant cinq ans « une résistance de l’intérieur », en recueillant « un maximum de preuves ». De guerre lasse, elle craque en mai 2013. Arrêtée par son médecin, elle dépose un signalement auprès de l’agence régionale de santé Midi-Pyrénées (ARS), qui diligente une enquête. Le rapport de 400 pages, rendu à l’automne de la même année, fait état de « graves dysfonctionnements susceptibles d’affecter la santé, la sécurité, le bien-être physique et moral, le respect de la dignité des jeunes accueillis ».

    Sur les dix plaintes déposées contre l’institut par des familles et celle déposée par la ministre de l’époque, aucune n’a abouti à un procès. Pour le sien, Céline Boussié n’a pu compter sur le soutien d’aucun employé ; seules deux familles viendront témoigner en sa faveur – même si, à l’extérieur, elle bénéficie de nombreux appuis, dont la CGT-santé et le collectif des lanceurs d’alerte dont elle est membre.

    • Dix dépots de plainte par les familles d’enfants maltraités qui passent à la poubelle par contre la plainte pour diffamation contre la lanceuse d’alerte passe au tribunal...

      En octobre 2014, l’ARS a renouvelé l’agrément du centre, en réduisant sa capacité d’accueil de 85 à 55 places, assurant que, désormais, les enfants sont logés « dans des conditions convenables ».

      Les conditions sont sensées avoir toujours été « convenables » sinon il n’y aurais pas de plainte pour diffamation. Surtout que la dame est partie en 2013 à l’époque ou les conditions n’étaient pas "convenables" de l’aveux de l’ARS elle même.


  • “Se l’è andata a cercare”. Il paese volta le spallealla ragazzina violentata

    Calabria, in poche centinaia alla fiaccolata per la 16enne stuprata da tre anni. Il padre: “Me lo aspettavo, se potessi prenderei mia figlia e la porterei lontano”.

    http://www.lastampa.it/2016/09/11/italia/cronache/se-l-andata-a-cercare-il-paese-volta-le-spalle-alla-ragazzina-violentata-zzOxJ18IlHQP1vHsG4HDOO/amphtml/pagina.amp.html
    #culture_du_viol #viol #Calabre #Italie #homicide #omerta #silence #responsabilité #Melito

    • Gli ignorati stupri. Il «branco» che agisce ogni notte

      Se si voleva far passare ai telespettatori un messaggio orientato alla paura del diverso, dello straniero, del rifugiato, temo che ci sia proprio riusciti. Se si voleva far aprire gli occhi sulle violenze sessuali che accadono ogni notte (e non solo di notte) anche nella nostra Italia, si è mancato gravemente l’obiettivo.

      https://www.avvenire.it/opinioni/pagine/ignorati-stupri


  • Etats-Unis : l’état d’urgence est décrété à #Charlottesville, où se rassemblent des militants d’extrême droite

    Le gouverneur démocrate de la Virginie, Terry McAuliffe, a déclaré un état d’urgence à Charlottesville, où de nombreux militants d’extrême droite veulent dénoncer le retrait d’une statue du général sudiste Lee. Un véhicule a foncé dans un groupe de contre-manifestants, tuant au moins une personne.
    [edit vu ailleurs : TROIS morts et 19 blessé-e-s]

    http://www.francetvinfo.fr/monde/usa/etats-unis-l-etat-d-urgence-est-decrete-a-charlottesville-ou-se-rassemb

    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/08/12/aux-etats-unis-un-rassemblement-d-extreme-droite-interdit-a-charlottesville_

    La #fachosphere de twitter, très active comme à son habitude, a très vite lancé la rumeur que le conducteur serait un « jeune déséquilibré » antifa et anti #Trump, qui se serait « trompé » de manif... Le jeune en question, Joel Vangheluwe, a très vite démenti mais la rumeur était déjà partie et infectait jusqu’aux mainstream français pendant un temps...
    https://www.facebook.com/joel.notavailable

    Pour le contexte, je ne sais pas trop ce que vaut ce site mais il recense pas mal de sources d’automedias sur twitter sur le déroulé de la manif interdite, les affrontement entre suprémacistes blancs et antifas, mais aussi les milices et les flics...
    http://theantimedia.org/charlottesville-state-of-emergency


  • Clitoris : pourquoi avoir attendu 2017 pour le représenter dans les manuels scolaires ?
    https://www.franceculture.fr/societe/clitoris-pourquoi-avoir-attendu-2017-pour-le-representer-dans-les-manu

    Pour la première fois, le #clitoris a été correctement dessiné dans le nouveau livre de SVT des éditions Magnard, destiné à entrer dans le cartable des collégiens à la rentrée prochaine. Avec sa double arche interne de 10 cm de long. Cette représentation vient briser un tabou anatomique de longue date. Pourtant, les premières représentations anatomiques correctes du clitoris remontent à 1600... Retour sur l’histoire et les raisons de cette longue #omerta.

    #femmes #anatomie #sexualité #sexologie #plaisir #masturbation_réciproque #orgasme #Freud #protestantisme

    • Grâce à seenthis, j’ai appris qu’il manque un bout dans cette histoire, discutée aussi ici :
      https://seenthis.net/messages/542035

      C’est certes Freud qui a popularisé ce mépris du clitoris vs. le vagin, mais il avait piqué cette idée à un marin français du XIXème siècle, médecin amateur, Pierre Garnier :

      #Sylvie_Chaperon, « « Le trône des plaisirs et des voluptés » : anatomie politique du clitoris, de l’Antiquité à la fin du xixe siècle », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, 118:41-60 (2012).
      https://seenthis.net/messages/389255

      Contrairement à ce qu’affirme Thomas Laqueur, Freud n’est pas le premier à s’opposer radicalement à la tradition triséculaire du clitoris comme siège du plaisir. Il ne fait que reprendre à son compte des conceptions formulées dans les années 1880.

      En France, Pierre Garnier est le premier médecin à se livrer à une sape consciencieuse de ce qu’il nomme la « doctrine de la toute puissance du clitoris ». Ce dernier a tellement été oublié de l’historiographie qu’il a été systématiquement confondu avec le médecin homonyme plus connu, Paul Garnier.

      Pierre Garnier n’est pas un anatomiste, il n’a jamais réalisé une seule dissection. Après une carrière dans la marine marchande, il devient sur le tard un spécialiste des troubles de la sexualité qui s’appuie, du moins le prétend-il, sur des centaines d’observations personnelles. C’est aussi un vulgarisateur prolixe : il publie près de dix opus aux titres aguicheurs qui se répètent mutuellement et se vendent très bien.

      De livre en livre, il réhabilite le vagin comme organe sensoriel et tend à diviser les femmes en deux catégories. C’est dans le vagin que « s’élabore toute la sensation progressivement accrue et de là aussi, [que] s’élance l’irradiation terminale du spasme vénérien sans que le clitoris paraisse y prendre aucune part ». Inversement, « faire de cet organe minuscule, véritable bouton insensible, le plus souvent tant qu’il n’a pas été touché, ébranlé artificiellement, le foyer érogène le plus actif, c’est accuser implicitement toutes les filles d’onanisme antérieur ou de libertinage plus tard ». Les tenants de cette thèse auraient « surtout vécu avec des femmes galantes, qui connaissent et emploient de préférence ce rudiment de l’amour » (1889).

      Cette dualité orgasmique sera reprise ensuite par bien des auteurs, avec ou sans les jugements moraux afférents. À la fin du XIX e siècle, l’opinion médicale dominante est que la majorité des femmes se désintéressent du coït. « La frigidité est tellement fréquente chez la femme, qu’elle peut à peine être considérée comme un état morbide », résume par exemple Auguste Lutaud, médecin adjoint à Saint-Lazare puis à Lourcine.

      #historicisation #histoire #femmes #Odile_Buisson #Pierre_Garnier #plaisir #vaginal #clitoridien


  • L’omertà des universités suisses

    « On est loin surtout d’une gestion saine de nos établissements qui, au nom du sacro-saint Ranking, sont les promoteurs d’un mercenariat international de professeurs laissant pour compte un nombre extraordinaire de chercheurs suisses au profit d’éminentes vieilles barbes venant lisser leur fonds de retraite dans le pays. Une balance économique entre cerveaux et #prestige pesant largement du côté du paraître. Voilà un domaine dans lequel le développement durable ne s’est pas attardé ! »

    https://blogs.letemps.ch/christophe-vuilleumier/2017/03/16/lomerta-des-universites-suisses

    #Suisse #université #recherche #ranking #omertà #fuite_de_cerveaux



  • Suicides et morts suspectes connus pour 2016.

    60ème #suicide ou #mort_suspecte connu(e) en détention en 2016
    Le nombre de suicides ou de morts suspectes en prison ne diminue pas. Un suicide ou mort suspecte tous les trois jours en prison, 10 fois plus qu’en milieu libre.
    Observatoire des suicides et des morts suspectes
    http://prison.eu.org/spip.php?rubrique69

    Manquement grave de l’administration pénitentiaire. L’omerta [1] continue sur la réalité des chiffres quant aux conditions et lieu réel du décès.
    Nous exigeons, les familles et proches exigent la vérité de la part de l’administration pénitentiaire et des #autorités_judiciaires afin que toute la lumière soit faite sur ces nouveaux décès.
    Les familles et proches souhaitent une vraie prise en compte de leurs souffrances et une aide directe de la part de l’administration pénitentiaire.
    Les autorités judiciaires doivent assumer toutes leurs responsabilités sur ces nouveaux décès.
    Déjà 60 suicides et morts suspectes connus entre le 1er janvier et le 21 août 2016
    Nous savons que ces chiffres ne reflètent pas la réalité. La création de l’Observatoire des suicides et des morts suspectes sur le site banpublic.org a permis d’interpeller l’opinion publique.
    « L’ensemble des études pointent comme des périodes de particulière vulnérabilité, outre l’entrée en #détention, certains moments particuliers : la période correspondant au jugement ; le placement au #quartier_disciplinaire ; la période postérieure à une tentative de suicide ou à une automutilation. ». Circulaire du 26 avril 2002 NOR JUSE0240075C sur la Prévention des suicides dans les établissements pénitentiaires.
    « Le droit à la vie : il est nécessaire de montrer que l’administration pénitentiaire doit tenir compte de cette obligation dans la mise en place de certaines procédures (quartier disciplinaire, isolement...). ». Conclusion du 20 octobre 2003 du Rapport de la CNCDH sur les droits de l’homme en prison.

    [1] - #Omerta : Par extens. Loi du silence imposée par un groupe. (Le nouveau Littré, 2006) Le véritable problème posé par ces statistiques est qu’elles sont globales : l’administration pénitentiaire se garde bien de communiquer le détail de son décompte macabre. Elle « omet » de publier la date, l’âge, le lieu dans la détention (quartier disciplinaire, quartier d’isolement cellule d’arrivant etc...), et cultive l’opacité la plus absolue lorsqu’il s’agit d’obtenir des explications précises quant aux conditions dans lesquelles ces femmes, ces enfants, ces hommes sont décédés. Ces statistiques, transmises par l’Administration Pénitentiaire, ne disent rien sur les souffrances des proches, leur prise en charge psychologique, leur prise en charge financière, et sur la manière dont l’information leur est transmise ou pas.


    #UHSA


  • Russia significantly under-reporting wildfires, figures show | Environment | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2016/jun/16/russia-significantly-under-reporting-wildfires-figures-show?CMP=share_b

    Forest wildfires rampaging across Russia are being significantly under-reported by authorities, according to analysis of satellite data.

    Climate change is making wildfires much more likely in Russia, but regional officials have been reluctant to report the true extent of the problem, and campaigners are warning that the harm to forests, property and human lives could rise.

    While the recent forest fires around Fort McMurray, Canada, destroyed more than 580,000 hectares, those in Russia have burned up to 3.5m hectares since the start of 2016, according to Greenpeace Russia. It said at least 1m hectares were in flames at the end of May in the country, which is home to the largest forests in the world.

    #Russie #forêt #incendie_de_forêt #climat


  • Affaire UBS : le policier viré parce qu’il en savait trop

    http://www.lemonde.fr/evasion-fiscale/article/2016/02/19/affaire-ubs-le-policier-vire-parce-qu-il-en-savait-trop_4868161_4862750.html

    Au-delà d’un système sophistiqué de fraude fiscale généralisée, l’affaire UBS met en lumière le rôle trouble joué en coulisses par le contre-espionnage français, entre 2009 et 2012. La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, devenue DGSI) avait découvert, au moins dès 2009, soit deux ans avant que la justice n’en soit informée, tous les détails du processus frauduleux mis en place, en France, par le géant bancaire suisse pour approcher de riches Français et les convaincre d’ouvrir un compte en Suisse. Pourtant la DCRI, à l’époque très proche du pouvoir politique, s’est bien gardée de saisir l’autorité judiciaire. Quant à l’enquêteur susceptible de mettre au jour le scandale, il a été limogé en mai 2012…

    Tout commence au printemps 2009 lorsque Hervé Preuilh, capitaine de police, affecté depuis un an à la sous-direction « K », chargée de la protection du patrimoine économique à la DCRI, est alerté par une connaissance, Nicolas Forissier, cadre à UBS France, de l’existence d’un mécanisme de fraude fiscale transfrontalier élaboré par la banque. Le capitaine rédige immédiatement une note dans laquelle il écrit, déjà, que « pour pouvoir gérer les opérations clients dissimulées par ce stratagème transfrontalier dit “transborder”, le dirigeant d’UBS France SA tenait un listing informatique et manuel dit “carnet du lait” dans un fichier informatique “Vache”. »(...)

    « Confidentiel Défense »

    Pour le fonctionnaire de police, les ennuis commencent. « M. Bellemin-Comte, rapportera-t-il au juge, m’indique déjà connaître les mécanismes de fraude fiscale que pratique UBS ainsi que sa connaissance de l’existence des fichiers “carnet du lait” et “Vache”. » Pour le moins étonné, M. Preuilh pense alors se mettre en retrait du dossier : « Ma hiérarchie connaissant le sujet, pour ne pas aller au-delà de mes attributions professionnelles et éventuellement ne pas empiéter sur le travail d’un autre service dans le domaine de la recherche financière, je n’insiste pas davantage. »

    Les mois suivants néanmoins, le policier continue d’entretenir le contact avec sa source chez UBS. Durant cette période, la DCRI, effectivement très bien informée, produit plusieurs notes de renseignement, classées « Confidentiel Défense », d’une grande précision. Le 14 avril 2009, le contre-espionnage décrit par exemple sur dix pages un « système d’évasion fiscale structuré », signalant même que certains de ses aspects ont fait l’objet d’une « dénonciation à la Commission bancaire par l’ancien directeur de l’agence UBS de Strasbourg. »

    La note affirme que « UBS France s’est livré à des démarchages massifs de ses clients afin de leur proposer un système d’évasion fiscale à destination de la Suisse » et évoque un rapport d’audit interne à la banque, « remis à la direction d’UBS France le 24/09/2007 » et soulignant des « anomalies », notamment un écart considérable « entre les chiffres fournis par le contrôle de gestion et ceux enregistrés par le département commercial, (...) indice probant d’une activité occulte d’UBS France SA ». « Le système d’évasion fiscale mis à disposition des clients français d’UBS était directement organisé depuis la Suisse », conclut la note, qui contient nombre d’indications techniques, relatives au mécanisme délictueux, parfaitement détaillées.

    « Sujet sensible »

    D’autres notes de renseignement tout aussi bien informées seront produites les mois suivants par la DCRI, qui écrit ainsi, le 24 septembre 2009 : « Il semble se confirmer que de nombreux pays ont été la cible d’un système d’évasion fiscale organisé par UBS depuis la Suisse. Outre la France et les Etats-Unis, on peut ainsi citer la Grande-Bretagne, l’Italie, le Canada et la Turquie. »

    Mais au sein de la DCRI, « l’activisme » du capitaine Preuilh, qui continue à s’intéresser au dossier et à échanger avec sa source, semble indisposer. Le 24 novembre 2009, il est convoqué par son chef. « M. Bellemin-Comte me reproche immédiatement de ne pas lui avoir indiqué que je connaissais un cadre d’UBS France », rapportera M. Preuilh au juge. Au cours de l’entretien, son supérieur aurait même mis « en évidence sa connaissance d’échanges de conversations » qu’il aurait eues avec Nicolas Forissier : « Il cite mot pour mot certaines des phrases que j’ai tenues. Il insiste également pour connaître la date à laquelle M. Forissier m’a informé de la fraude, ce qui semblait avoir une importance pour lui, mais je ne sais pas laquelle. A la fin de l’entretien, M. Bellemin-Comte me demande de ne plus revoir M. Forissier et de ne plus travailler sur ce sujet », affirme encore M. Preuilh. « Le sujet UBS et fraude fiscale était déjà connu de ma sous-direction. (...) Le sujet était suffisamment sensible pour qu’on me demande de ne plus travailler dessus. J’ajoute que lors de l’entretien du 24 novembre, à aucun moment M. Bellemin-Comte ne m’a demandé ce que je connaissais réellement de la fraude fiscale », révèle-t-il.

    L’après-midi même, afin de se « couvrir », le capitaine Preuilh rédige un courrier à l’intention de son supérieur dans lequel il rappelle avoir découvert, grâce à « un ancien cadre de la banque UBS Paris », « un système occulte de fraude ou d’évasion fiscale pour les clients français fortunés ». Evoquant le listing informatique support du système occulte, il conclut à l’adresse de M. Bellemin- Comte : « J’avais eu l’occasion de m’entretenir avec vous sur ce “carnet du lait” et la fraude commise par UBS, à l’époque vous m’aviez indiqué que vous aviez déjà connaissance de ce mécanisme. »

    Mis sur la touche

    Marginalisé à la DCRI, le capitaine Preuilh, qui voit sa notation baisser, sera finalement mis sur la touche juste avant le second tour de l’élection présidentielle de 2012. Son éviction lui est notifiée par le chef du contre-espionnage, Bernard Squarcini. L’homme de confiance de Nicolas Sarkozy dans les services indique ainsi au directeur des ressources de la police nationale, le 4 mai 2012, qu’il « ne peu[t], pour des raisons de sécurité, maintenir en fonctions » à la DCRI le capitaine Preuilh.

    Au juge Daïeff, ce dernier confiera : « Je pense que ce qui m’était reproché, c’est qu’ayant, à la différence de la plupart de mes collègues, travaillé en police judiciaire, je me préoccupais de la transmission à l’autorité judiciaire du renseignement, lorsqu’il avait une nature pénale. Or, autant dans le terrorisme il y a une pratique de judiciarisation du renseignement, autant dans le domaine économique je n’en connais pas à la DCRI. »

    L’attitude de la DCRI à l’époque est pour le moins intriguante. Le juge a d’ailleurs saisi, en 2013, une note remise par un collectif d’officiers de renseignement et de police à Yann Galut, député socialiste du Cher, qui travaillait sur l’évasion fiscale. « Pourquoi, après avoir découvert cette infraction pénale [commise par UBS], la sous-direction K de la DCRI ne l’a-t-elle pas dénoncée au procureur de la République ? Pourquoi la sous-direction K a-t-elle axé son travail de surveillance sur les cadres d’UBS qui dénonçaient le système de fraude plutôt que sur ceux à l’origine du système ? », se demandaient ces policiers. En d’autres termes, craignait-on la révélation de certains noms, comme celui de Valeria Bruni-Tedeschi, la belle-sœur de Nicolas Sarkozy, ou celui de Liliane Bettencourt ?

    Enquête préliminaire en mars 2011

    Ces interrogations font écho à une affaire similaire, le scandale HSBC : initiée par Le Monde, l’opération « SwissLeaks » a notamment permis de révéler que le patron de la Direction nationale des enquêtes fiscales (DNEF), Roland Veillepeau, avait été écarté, exactement à la même période, au cours de l’été 2009, pour s’être montré, lui aussi, beaucoup trop curieux. Parmi les bénéficiaires d’avoirs occultes à HSBC Genève, figuraient par exemple... Liliane Bettencourt et son gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre. Des noms que l’on retrouve dans l’affaire UBS : c’est en effet via des comptes occultes détenus chez UBS AG, à Genève, via la Fondation Schueller-Bettencourt ou la holding Clymène – deux structures gérées par M. de Maistre – que furent rapatriées, en France, des sommes considérables. Certaines d’entre elles, au cœur de l’affaire Bettencourt, bénéficièrent à des personnalités politiques de droite...

    Une chose est certaine, s’agissant d’UBS, c’est seulement en mars 2011 que le parquet de Paris, saisi d’une dénonciation de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) – l’autorité administrative indépendante chargée de surveiller l’activité des banques et des assurances en France –, a ouvert une enquête préliminaire sur des faits que le contre-espionnage connaissait pourtant depuis des années.
    Evincé de la DCRI par le pouvoir socialiste dès mai 2012, M. Squarcini a assuré au Monde ne pas avoir « conservé un souvenir particulier de cette affaire UBS, qui ne devait donc pas être très sensible ! Je suis certain en revanche n’avoir jamais reçu la moindre instruction ni subi aucune pression de qui que ce soit. De manière générale, dans le domaine économique, lorsque nous découvrions des éléments concrets, ils étaient transmis à Tracfin », l’organisme anti-blanchiment de Bercy.

    S’agissant du cas de M. Preuilh, M. Squarcini a indiqué : « Son nom ne me dit rien du tout. Si j’ai écrit qu’il ne pouvait rester à la DCRI pour des motifs de sécurité, cela signifie qu’il avait perdu son habilitation secret-défense à la demande de son supérieur hiérarchique, M. Bellemin-Comte. Lui seul pourrait vous dire pourquoi. » Sollicité par Le Monde, M. Bellemin-Comte a invoqué ses actuelles fonctions de coordinateur national du renseignement à l’Elysée, estimant qu’elles lui interdisaient de s’exprimer.



  • https://twitter.com/controlefacies

    La police accusée de violences sur ce jeune homme en Vendée

    http://www.leral.net/La-police-accusee-de-violences-sur-ce-jeune-homme-en-Vendee_a161970.html

    La photo a déjà été partagée environ 2000 fois sur Facebook. Selon ce témoignage, la victime aurait été ruée de coups après avoir protesté contre l’arrestation d’un ami devant le restaurant « Les Mouettes » aux Sables d’Olonne (Vendée).
    APPEL À TÉMOINS

    "Suite à une première arrestation, hier soir un de mes amis Michel Ratmi c’est fait arrêter par la BAC vers 2h du matin devant le restaurant les Mouettes (entre le Obbo et le Nautique) sur le port des Sables d’Olonne. Celui ci avait couru après la voiture de police pour dire au policier de ne pas arrêter son ami. Il c’est directement fait arrêter par la BAC, il c’est d’abord reculer de la voiture ne souhaitant pas y rentrer puis il fut forcé d’y entrer. Celui ci à été positionné allongé la tête coincé entre les pieds de l’agent de là BAC situé à l’arrière du véhicule, puis nous avons essayé de calmé la situation, l’agent a rétorqué en bloquant la tête de Michel sous son coude et en le menaçant avec une clef de voiture sous sa gorge. Puis ils sont partis, à ce moment là l’agent de la BAC situé à l’arrière c’est mit a tabassé au visage"


  • Savoir reconnaître l’impact psychotraumatique sur les enfants victimes de violences sexuelles est un impératif
    http://stopauxviolences.blogspot.fr/2015/09/nouvel-article-de-la-dre-muriel-salmona.html

    Il y a une véritable incapacité à penser les violences et donc à les reconnaître, mais également à les entendre lorsqu’elles sont révélées. La révélation entraîne un tel stress émotionnel chez la plupart des personnes qui reçoivent la parole des victimes, qu’elles vont souvent mettre en place des systèmes de protection d’une efficacité redoutable. De plus, cette révélation remet en cause l’opinion favorable qu’elles pouvaient avoir des agresseurs. Le refus d’intégrer que de telles violences aient lieu dans des espaces que l’on pensait protecteurs et fiables, le sentiment d’horreur face à des crimes et des délits qui les rendent impensables et inconcevables, particulièrement quand ils sont commis sur des tout-petits, la peur des conséquences d’une dénonciation des violences, font que par angoisse, lâcheté ou complicité, tout sera mis en place pour dénier les violences et imposer le silence aux victimes.

    Tout le monde pense que le viol et les agressions sexuelles existent, tout comme les incestes et la pédocriminalité, que c’est grave pour les victimes et que les violeurs, les incestueurs, les pédocriminels doivent être fermement condamnés. Mais dans le système de dénégation où nous baignons, ils n’est pas possible que les violences sexuelles existent « dans notre monde, dans notre entourage, chez nous, dans notre famille, dans nos couples, dans notre univers professionnel, dans nos institutions, chez ceux que nous côtoyons et encore moins chez ceux que nous admirons… ». Elles existent mais seulement dans un espace social de personnes « peu civilisées, marginalisées, sans éducation, malades mentales… ». Si pour quelques crimes sexuels médiatisés, l’opprobre est général, pour tous les autres, l’immense majorité, aucune dénonciation, ni indignation ne sont au rendez-vous. Les violences sexuelles sont ignorées et les victimes n’existent pas, considérées comme des menteuses, des folles, ou bien comme des séductrices - des « lolitas » - capables par leurs conduites provocantes, de pervertir des personnes bien sous tout rapport. De toute façon dans ce système, tout sera de leur faute, même si l’agression ou le viol sont avérés, et que la victime ne peut pas être considérée comme menteuse, elle est malgré tout fautive : de s’être exposée, d’avoir provoqué, de l’avoir cherché, d’être celle par qui le scandale arrive, d’être celle qui détruit tout, qui n’est pas capable de se relever, de tourner la page, de pardonner, d’aller mieux… (Gryson-Dejehansart, 2009 ; Salmona, 2013)

    Or les crimes et les délits sexuels sont uniformément répandus dans tous les milieux socio-culturels sans exception, 94% de ces violences sont commises par des proches, et 54% par des membres de la famille (IVSA, 2015). Les agresseurs - essentiellement masculins dont le quart sont des mineurs - bénéficient presque toujours d’une totale impunité.

    #culture_du_viol #victimologie #deni #enfance #lolita #omerta

    • De toutes les violences sexuelles, celles qui touchent les enfants font partie des plus cachées. Chaque année, nous dit-on, 102 000 adultes sont victimes de viols et de tentatives de viol (86 000 femmes et 16 000 hommes) en France (CVS-ONDRP 2012), mais on ne nous parle pas des victimes mineures pourtant bien plus nombreuses, estimées à 154 000 (124 000 filles et 30 000 garçons). Dans le monde 120 millions de filles (une sur dix) ont subi des viols, et la prévalence des violences sexuelles est de 18% pour les filles et de 7,5% pour les garçons (OMS, 2014).

      Selon les résultats de l’enquête IVSEA 2015 : 81% des victimes de violences sexuelles ont subi les premières violences avant l’âge de 18 ans, 51% avant 11 ans, et 23% avant 6 ans.

      #statistiques #violence #viol #violence_sexuelle


  • On a demandé aux marques et magazines français pourquoi ils collaborent avec Terry Richardson - BuzzFeed News
    http://www.buzzfeed.com/assmamaad/on-a-demande-aux-marques-et-magazines-francais-pourquoi-ils

    Adoubé par le monde de la mode, le photographe Terry Richardson est régulièrement accusé d’abuser des femmes avec lesquelles il travaille. On a interrogé les marques et médias français qui travaillent avec lui.

    #Terry_Richardson #mode #publicité #agressions_sexuelles

    • #culture_du_viol #omerta
      Ce qui reviens le plus c’est qu’en fait les agressions sexuelles c’est du glamour. Un peu de culot rien de plus. On assume d’enrichir un agresseur sexuel et un maître chanteur. Belle complicité. En fait « le talent » dans ce milieu c’est être un gros dégueulasse et montrer sa dégeulasserie pour faire vendre des trucs dégueulasses a des personnes qu’on traite dégeulassement.
      #la_gerbe


  • Pierre Carles : « En France, c’est l’#omerta médiatique sur l’Équateur - The Dissident - The Dissident
    http://the-dissident.eu/6392/pierre-carles-il-y-a-une-omerta-mediatique-sur-la-politique-menee-en-e

    Pourquoi la #politique du président équatorien Rafael Correa, qui va à l’encontre des plans d’#austérité et enregistre depuis huit ans des succès économiques, a-t-elle aussi peu d’écho en France ? Bien connu pour son travail de critique des #médias, le documentariste Pierre Carles s’est penché sur la question dans son dernier #film « Opération Correa Épisode 1 : Les ânes ont soif ». Entretien.

    Qu’est-ce qui vous a poussé à parler de Rafael Correa ?

    À l’origine, Le Monde Diplomatique m’a demandé d’enquêter sur le fait que le journal n’est jamais cité dans les revues de presse radiophoniques, alors qu’il a pourtant le plus grand rayonnement à l’étranger [35 éditions internationales, 19 langues, ndlr]. À côté de ça, le Monde diplomatique a retranscrit la conférence de Rafael Correa du 6 novembre 2013 à la Sorbonne. Je me suis aperçu que ces propos n’avaient pas été repris par les grands médias français. C’était le silence total sur la politique menée depuis huit ans en Équateur. Mes collaborateurs Nina Faure, Aurore Van Opstal, Julien Brygo et Brice Gravelle sont donc allés au contact des responsables d’information français pour les interpeller au sujet de cette omerta médiatique.

    @mdiplo


  • Une « prime d’activité » aux contours flous
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/04/21/une-prime-d-activite-aux-contours-encore-bien-flous_4619602_823448.html

    ...dimanche, dans son interview sur Canal+, le chef de l’Etat a élargi le périmètre de la prime à « toutes les personnes qui sont dans des petits boulots, l’#intérim, le #temps_partiel (…) pour que cela puisse être avantageux de continuer à travailler ». François Hollande a l’intention d’en faire bénéficier les #étudiants, mais « à la condition qu’ils travaillent », et les #apprentis. « Il veut que tous ceux qui travaillent dans le pays aient droit à cette prime dès 18 ans, en fonction de leurs revenus et de leur situation familiale », explique un proche du président de la République.

    Or, pour l’instant, le projet de loi sur le dialogue social ne concerne pas les deux dernières catégories. « Les étudiants et les apprentis ne sont pas dans le projet de loi », ont confirmé lundi au Monde la Rue de Grenelle et Matignon. L’ajout de ces deux catégories devra donc se faire par amendement gouvernemental ou parlementaire lors de l’examen du texte par les députés à partir de la fin du mois de mai.

    Outre le niveau de revenus mensuels, un nombre minimum d’heures de travail sera nécessaire pour prétendre à la prime , y compris chez les étudiants #salariés. « Il y a environ un million d’étudiants qui travaillent, mais on ne va pas tous les prendre », prévient Matignon. « Un étudiant qui fait quelques heures de baby-sitting par mois pour se faire de l’argent de poche, n’y aura pas droit ; en revanche, un étudiant qui, pour payer ses études, a un job régulier à temps partiel par exemple, pourra y prétendre », selon une source gouvernementale.

    Un critère de sélection pourrait être retenu : le fait pour un étudiant salarié de dépasser les 900 euros de revenus mensuels , qui le range automatiquement parmi les cotisants au régime général de la sécurité sociale et plus seulement au régime étudiant. « La prime n’est pas une aide pour tous les étudiants, mais davantage pour les #travailleurs_pauvres qui poursuivent des études », précise ainsi un proche de M. Hollande.

    Quel coût pourrait avoir cet élargissement alors que le gouvernement doit faire face [dit ici en lieu et place de "mettre en oeuvre" ou "imposer", ndc] à des restrictions budgétaires ? « Un milliard d’euros de plus », selon le député socialiste de Saône-et-Loire Christophe Sirugue, futur rapporteur du projet de loi et guère favorable à la mesure. « Moins de 500 millions d’euros », corrige-t-on dans l’entourage présidentiel. Pas un centime supplémentaire , fait savoir de son côté Matignon, qui n’entend pas augmenter l’enveloppe initiale de 4 milliards d’euros annoncée par M. Valls.

    Le casse-tête budgétaire est donc loin d’être réglé. D’autant qu’à ce stade, l’annonce de M. Hollande ne satisfait pas les partenaires sociaux, qui estiment qu’ajouter étudiants salariés et élèves apprentis aux travailleurs les plus pauvres, y compris chez les moins de 25 ans, risque d’entraîner une baisse de la future prime d’activité de ces derniers.

    Aucun média n’évoque la dose de #préférence_nationale (5 ans de "#séjour_légal" avant d’y ouvrir droit pour les étrangers) qui assaisonne cette prime, et autorise par avance des économies, cf :
    http://seenthis.net/messages/346552

    #omerta #précarisation #xénophobie_d'état


  • Mafia versus Citoyens

    Journaliste, enquêteurs, policiers, simple citoyen. Une #omerta friable

    Une semaine en nouvelle diffusion consacrée aux différentes luttes entreprises contre la mafia par des journalistes, des enquêteurs, des magistrats, des entrepreneurs, de simples citoyens. L’omerta semble plier, montrer des signes de faiblesse d’effritement même si le pays est loin d’être sorti de ce qui constitue pour lui un rappel permanent de tragédie. La criminalité est omniprésente mais l’exaspération semble désormais avoir monter d’un cran dans la péninsule. À l’heure de la #globalisation, pourquoi la criminalité elle-même ne se mondialiserait-elle pas ? Elle a sans doute déjà commencé bien avant tout le monde. C’est la piste que nous suivons tout au long de cette semaine avec les entretiens que nous sommes partis recueillir à Rome.

    http://www.rts.ch/docs/histoire-vivante/6662717-mafia-versus-citoyens-1-5.html
    #histoire_vivante #mafia
    cc @albertocampiphoto


  • Tentative d’immolation par le feu d’un RSAste

    #Charleville-Mézières : un homme tente de s’immoler avenue Forest - France 3 Champagne-Ardenne
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/2015/02/18/charleville-mezieres-un-homme-tente-de-s-immoler-avenue

    Le drame s’est joué ce mercredi en fin de matinée, au centre d’affaire de l’avenue Forest.

    La victime, âgée de 30 ans, était venu faire examiner son dossier de #RSA selon les premières informations en notre possession. Grièvement blessé suite à son geste, la victime est âgée de 30 ans.  

    Un autre homme a été brûlé aux pieds en tentant de porter secours à la victime. Une employée du centre est également choquée.

    Rectificatif de 15h40

    La victime, âgée de 47 ans, sortait d’un rendez-vous avec la structure carolo du CREF, une association spécialisée dans la réinsertion. Il s’est immolé vers 11h45, il est grièvement brûlé.

    19h51

    Mercredi soir, vu la gravité des blessures de la victime, un transfert était envisagé vers une unité spécialisée dans le traitement des grands brûlés. Les autorités (Préfecture, parquet, police) n’ont pas donné de précisions sur les motivations de ce geste désespéré. Elles ont décliné toutes les demandes d’interviews formalisées par la rédaction de France 3 Champagne-Ardenne dans l’après-midi du drame.

    #insertion #immolation_par_le_feu #conseil_général #Ardennes

    • Pour mémoire :

      L’homme qui s’est immolé à la #CAF de Mantes-la-Jolie le 8 août 2012 est mort (avec du #Marisol_Touraine dedans...)
      http://forum.anarchiste-revolutionnaire.org/viewtopic.php?f=65&t=6275

      13 février 2013, Djamal Chaar s’immole par le feu devant #Pôle_emploi. Pour M. #Sapin, futur ministre des finances, « les règles ont été appliquées avec l’humanité qui convient ».

      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6559

    • Nulle nouvelle de cet allocataire aujourd’hui. Les officiels, mairie, conseil général, préfecture, police, hôpital, ministre(s) se taisent. Et, sauf erreur de ma part, la presse en fait autant. A-t-on affaire à un célibataire isolé ? pas d’écho public d’un éventuel entourage.
      On l’avait vu (marginalement...) pour les propos de Sapin sur la mort de Djamal Chaar, et on l’a constaté plus nettement encore avec les déclarations de Macron hier, ce que disent les « responsables » peut donner matière à #scandalisation. Dans ce cas, on ne nous offre pas une vacuole de silence, on ne nous inflige pas non plus (pas encore ?) une com’ autosatisfaite ; #omerta.

    • La recherche d’emploi désespère, dixit le maire UMP de Charleville_Mézières, Boris Ravignon, Vice-Président du Conseil Général, Inspecteur des Finances (hier au #JT local)
      http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/2015/02/18/charleville-mezieres-un-homme-tente-de-s-immoler-avenue

      « ... le cheminement ... qui a pu l’amener à cet acte tragique, on a aujourd’hui peu de choses encore, bien sûr, on est en droit de supposer que ce qui s’est passé avait un lien avec la galère, la galère qui peut être la sienne dans une #recherche_d'emploi, (...) ici dans les Ardennes particulièrement, nous sommes touchés par le chômage, beaucoup de gens que je côtois régulièrement cherchent et parfois se désespèrent... »

      Titraille de L’Union (...) État stationnaire pour le grand brûlé de Charleville-Mézières
      http://www.lunion.com/399671/article/2015-02-19/etat-stationnaire-pour-le-grand-brule-de-charleville-mezieres

      ...transféré vers un centre hospitalier de l’Est de la France qui traite les grands brûlés. L’enquête de #police, toujours en cours n’a pas permis de déterminer les motivations exactes du désespéré. Pour comprendre ce geste, la police devra #entendre la victime dès que son état le permettra.

      #désespoir

    • Brûle
      http://le-salaire-de-la-peur.blogspot.fr/2012/08/brule.html

      Le 13 août 2012, un homme de 51 ans est mort des suites de ses blessures, après s’être immolé par le feu à la Caisse d’Allocations Familiales de Mantes-la-Jolie cinq jours plus tôt. Les journaux disaient que ses jours n’étaient pas en danger, ça ne fait qu’une erreur d’appréciation de plus.

      Il ne touchait plus son RSA depuis quatre mois. On insiste beaucoup sur le fait que c’était une suspension et pas une fin de droit, comme si le résultat était différent, comme si ça ne voulait pas dire que tu devais te démerder sans les 400€ et quelques qui te permettaient de ne pas couler totalement. Suspendu parce qu’il manquait des papiers.

      #5_jours_à_mourir

    • La phrase qui a enflammé Charleville-Mézières, Paris-Match
      http://www.parismatch.com/Culture/Medias/La-phrase-qui-a-enflamme-Charleville-Mezieres-France-3-PBLV-715608

      Il aura suffit d’une phrase dans l’épisode du 12 février de « #Plus_belle_la_vie » pour faire se soulever les habitants de la ville de Charleville-Mézières. Dans la série, alors qu’il était question de l’annulation d’une sortie scolaire sur la terre natale de Rimbaud, Coralie, enseignante, dit à sa collègue : « Mais c’est tes élèves qui vont être contents. Les traîner à Charleville-Mézières en plein hiver, c’est de la maltraitance ! ».

      Il n’en fallait pas plus pour échauffer le maire de la ville, Boris Ravignon qui a déploré samedi sur sa page Facebook cette partie du scénario. « Cette dernière réplique m’a plongé dans un abîme de perplexité. J’ai d’abord pensé que, ce feuilleton prenant pour décor principal la ville de Marseille, il s’agissait d’une aimable galéjade, d’un ironique mais amical clin d’œil. Et puis, après quelques rapides recherches, j’ai constaté que les scénaristes de "Plus belle la vie" était coutumiers du fait : ce n’est pas la première fois que les Ardennes y sont présentées comme une terre de relégation, tout juste bonne à accueillir des fonctionnaires mutés pour motif #disciplinaire », a-t-il écrit.

      Mais la polémique ne s’arrête pas là. Une campagne de réhabilitation est lancée sur Twitter, avec le hashtag « #plusbellelaviLLeCharleville ». « Réagissez en publiant par exemple des photos ou vidéos montrant la beauté de nos Ardennes, y compris l’hiver », demande le maire UMP. Les habitants se sont prêtés au jeu. Au total, plus d’une cinquantaine de tweets montrent les beautés de la commune.

      Il faut donc réhabiliter l’image de la ville... Une semaine après, aucune nouvelle, on doit supposer que l’immolé est toujours #entre_la_vie_et_la_mort.

      notes :

      . Synthèse subjective pas si ancienne, le bel énoncé formulé par le mouvement des femmes, « mon corps m’appartient » porte une (des) singularité(s) tout en résonnant universellement à l’occasion de maints écarts, de phénomènes multiples. Le corps, c’est ce dont les dépossédés peuvent reprendre possession, jusque dans l’#auto-destruction.
      Cet énoncé, je l’entends pour ma part -et cette fois comme un terrible hurlement implicite, non dit et qui condamne nos sociétés - lorsque, comme il y a une semaine, un allocataire du RSA s’immole par le feu dans les locaux d’une asso d’insertion.

      . Quand le CER me serre et m’asservit sans qu’il me serve : Insertion, l’unilatéral « #contrat_d’engagement_réciproque » du RSA
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5007

      #barbarie #technocratie #dépossession #corps

    • A l’été 1928, dans le n°1 de la revue Le Grand Jeu, animée notamment par Roger Gilbert-Lecomte, René Daumal, Roger Vailland, sous le titre « Tentation des volts », Marianne Lams écrivait :

      En avril 1922, un ingénieur visitait les ateliers de l’usine électrique de la Thomson-Houston. Il était accompagné d’un mécanicien qui semblait être le guide le plus sûr, car vingt années de servide dans cette usine avaient contraint son corps et son esprit à une attention sans cesse en éveil. Or, en passant près d’une barre de haute tension, ce mécanicien signala le danger qu’il y avait à s’en approcher et soudain l’étreignit de sa main.

      Flammes, colonne de fumée, corps carbonisé.

      L’enquête a révélé que ce mécanicien n’avait aucun motif de se suicider et était ce qu’on appelle un homme parfaitement normal. Mais j’imagine cette lutte éminemment tragique de vingt années contre la tentation des volts et son échec soudain.
      Qui ne s’est souvent senti infiniment tenté de se précipiter sous la rame de métro qui arrive. mais on imagine les convulsions du corps écrasé et les souffrances d’une demi-mort. Tandis que l’on sait qu’après une décharge de milliers de volts, il ne restera plus qu’un peu de fumée, et une mauvaise odeur, comme après la disparition du diable.

      On a alors une vision lumineuse de son pouvoir sur sa propre vie, sur la vie peut-être, dont à cet instant on croit être le centre. On veut l’éprouver Maître absolu de sa vie, on veut user du droit suprême, du droit de mort, pour être convaincu de sa propre toute puissance. On voudrait enfin en être sûr ; on atteint le stade du trouble extrême : la certitude du doute.
      L’aveuglante clarté dont en cet instant brille notre vie, fait surgir en nous l’idée d’une mort nécessaire, universelle, et nous nous laissons entraîner par le rythme des mondes agonisants que nous croyons percevoir. Nous mourons de leur mort que nous conservons avec une saisissante acuité. Nous oublions notre individualité qui nous enchaîne à ce monde en nous opposant à lui. Nous vibrons de sa vie ; nous sommes lui ; nous fermons les yeux.

      Citation piquée là : Totalement inconcevable (1)
      http://quadruppani.blogspot.fr/2015/03/totalement-inconcevable-1.html


  • La #Grèce et Luxleaks : #omertà pour protéger les grandes entreprises qui fraudent le #fisc

    Nous avons tous lu des histoires de faux aveugles ou de restaurateurs fraudant le fisc sur une quelconque île de l’Égée... Pourtant, le scandale #Luxleaks a révélé que les premiers fraudeurs fiscaux étaient les grandes entreprises. Mais de cela, les médias, tant grecs qu’étrangers, se sont abstenus de parler. Retour sur un étrange silence.


    http://balkans.courriers.info/article26253.html
    #fraude_fiscale


  • Article offert : Sarkozy-Kadhafi : la vérité qu’ils veulent étouffer

    http://www.mediapart.fr/article/offert/9498f4c611613b17d19c81b9ca118ab7

    Pour étouffer une information, il suffit de ne pas la reprendre. Et le degré d’intensité d’une démocratie se donne à voir dans ces renoncements où des journalistes oublient qu’ils en sont aussi les acteurs et les gardiens, par leur respect sans concession du droit de savoir des citoyens. Il faut donc que la démocratie française soit bien mal en point pour que soit tue la révélation qu’un collège d’experts a authentifié sans aucune réserve un document planifiant une corruption étrangère au plus haut niveau de la République.

    Comme nous l’expliquions dans notre article du 14 novembre (le retrouver ici), les trois experts judiciaires mandatés par les juges Cros et Legrand, renforcés par l’expertise d’une arabisante, ont comparé à celle du document en cause plusieurs signatures de l’ancien chef des services libyens qui avait été entendu par les magistrats au Qatar où il s’est réfugié. Leur conclusion est sans appel : toutes ces signatures sont de la même main, celle de Moussa Koussa. Ce document dont ce dernier confiait déjà, sur procès-verbal, que « son origine, son contenu » n’étaient « pas faux », ne l’est donc pas non plus par sa signature qui est authentique.

    https://www.scribd.com/doc/246863875/Sarkozy-Kadhafi-le-rapport-d-expertise-en-ecriture


  • Au procès de l’UIMM, l’art de l’omerta et celui de l’euphémisme | Rue89
    http://www.rue89.com/2013/10/21/proces-luimm-lart-lomerta-celui-leuphemisme-246811

    L’omerta, terme sicilien, vient de « omo » (homme) et « umirta » (de « umilita » « humilité ». A l’aune de cette étymologie, ce sont des hommes particulièrement humbles qui sont jugés devant le tribunal correctionnel de Paris dans l’affaire UIMM et dont le procès s’achève cette semaine. Denis Gautier-Sauvagnac et les neuf autres coprévenus (dont l’UIMM elle-même) n’ont rien révélé des destinataires des 16 millions d’euros prélevés en liquide des caisses de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), principale fédération du Medef.

    Ils comparaissaient pour « abus de confiance », « travail dissimulé », « destruction de documents comptables », « recel »... Des hommes dans des costumes de bonne facture, les mains manucurées, l’allure posée, la boutonnière décorée de rouge et la conscience tranquille. Aucun n’a craqué, aucun n’a donné les noms des bénéficiaires des millions évaporés.

    Une petite partie pour des « compléments de salaires »

    « LA CHOSE »
    Au milieu des années 90, Denis Gautier-Sauvagnac, nouvellement nommé secrétaire général, reçoit un syndicaliste qui lui dit : « Je crois que c’est vous, Monsieur, qu’on vient voir désormais pour “la chose” ? » (Selon Challenges, il s’agissait d’André Bergeron, de FO)
    Ce sont des hommes (et une seule femme) qui savent, pour parler aux juges, trouver des mots moins sales que « détournement » ou « abus » pour décrire les jongleries financières auxquelles l’UIMM s’est livrée. Dans leurs propos, l’arrosage devient « fluidification du dialogue social » ou « abonnement » ou encore « alimentation en munitions ». Ils risquent jusqu’à 375 000 euros d’amende et trois ans d’emprisonnement.

    #UIMM
    #procès
    #omerta