• Rescue boat with 422 migrants, some testing positive for Covid-19, heads to Sicily | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/world/article/3120920/rescue-boat-422-migrants-some-testing-positive-covid-19-heads-sicily

    A rescue ship with 422 migrants aboard, a small number of whom tested positive for Covid-19, was headed to a port in Sicily on Sunday.SOS Mediterranee, the humanitarian group which operates the rescue ship Ocean Viking, said Italy had granted the vessel permission to enter the port of Augusta, where it was expected to arrive on Sunday evening, just as rain and strong winds were forecast.The migrants were rescued in separate operations in the central Mediterranean Sea on Thursday and Friday, including 121 who were crowded into a rubber dinghy. Some of the passengers fell into the sea during that rescue operation but were brought to safety, SOS Mediterranee said in a statement by Luisa Albera, search and rescue coordinator aboard the Ocean Viking.
    In all, four distinct rescue operations were carried out over two days. Many of those rescued are women and children.Originally, a total of 424 were rescued, but a pregnant woman and her companion were evacuated urgently by helicopter to Malta on Saturday, the statement said.
    Eight of the rescued migrants have Covid-19, according to tests administered by the crew, and were being isolated on board despite the difficulties of crowded conditions on deck.“But although strict Covid-19 mitigation protocols apply on board the Ocean Viking, this is a vessel of 69 metres (228 feet) in length,” Albera said. “This situation is a further reason for the remaining 422 survivors, who are in confined space on the aft deck, to be promptly disembarked in a place of safety,” she said. Among the passengers are other pregnant women, babies and unaccompanied minors among the children.

    #Covid-19#migrant#migration#malte#italie#ue#libye#ong#sante#parcoursmigratoire#routemigratoire#vulnerabilite#test#isolement

  • De retour en mer Méditerranée, l’Ocean Viking porte secours à 237 migrants - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/30059/de-retour-en-mer-mediterranee-l-ocean-viking-porte-secours-a-237-migra

    L’Ocean Viking a secouru jeudi 237 migrants, dont 31 femmes et 101 mineurs, en détresse au large des côtes libyennes. Le navire humanitaire sera rejoint d’ici quelques jours dans la zone de recherche et de sauvetage par l’Open Arms.Quelques jours seulement après avoir débarqué 373 migrants au port d’Augusta en Sicile, l’Ocean Viking a repris la mer mardi 2 février et a secouru jeudi 237 migrants, dont 31 femmes et 101 mineurs, lors deux opérations au large des côtes libyennes.Contrairement aux fois précédentes, le navire humanitaire affrété par SOS Méditerranée n’a pas eu à subir de quarantaine après avoir accosté en Italie et a donc pu rejoindre rapidement la zone de recherche et de sauvetage (SAR zone). « Tous les rescapés et l’équipage ont fait un test PCR à leur arrivée au port sicilien, qui est revenu négatif », précise à InfoMigrants Meryl Sotty, chargée de communication de l’ONG. L’Ocean Viking devrait être rejoint en Méditerranée centrale d’ici quelques jours par l’Open Arms. Le navire de l’ONG espagnole éponyme a quitté Barcelone, en Espagne, mardi pour sa 80e mission en mer. Il se trouvait jeudi matin au large de Malte.

    #Covid-19#migrant#migration#ue#malte#italie#libye#sante#oim##parcoursmigratoire#crisemigratoire#ong#test#

  • L’« Ocean-Viking », avec 422 personnes sauvées en Méditerranée à bord, va pouvoir accoster en Sicile
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/02/07/avec-422-personnes-a-bord-l-ocean-viking-cherche-en-urgence-un-port-sur_6069

    Alors que les conditions météorologiques se dégradent, le navire humanitaire Ocean-Viking va pouvoir accoster dans le port sicilien d’Augusta, en Italie, a annoncé dimanche 7 février l’ONG SOS Méditerranée, son affréteur. Le bateau, qui devrait arriver aux alentours de 19 heures, transporte 422 migrants recueillis en mer au large de la Libye.
    Le feu vert des autorités italiennes est arrivé quelques heures après un communiqué de SOS Méditerranée relayant l’appel au secours de Luisa Albera, coordinatrice des opérations de recherche et de secours sur le navire : « Les 422 personnes à bord, dont des bébés, des enfants, des femmes enceintes et des mineurs isolés, ont les mêmes droits que toute personne secourue en mer. Ils doivent en toute urgence débarquer dans un port sûr. »Mme Albera alertait alors sur le fait que l’arrivée possible de la pluie et de forts vents risquait d’aggraver encore la situation. Car, insistait-elle, il n’est pas possible de mettre toutes les personnes recueillies à l’abri des intempéries, certaines étant contraintes de rester sur le pont arrière du navire.Depuis qu’il a repris la mer à la mi-janvier à Marseille, après plusieurs mois bloqué à quai en Italie, l’Ocean-Viking a recueilli 424 personnes au total. Deux d’entre elles, une femme enceinte et son compagnon, ont été évacuées par hélicoptère vers Malte, vendredi.
    Selon Luisa Albera, plusieurs personnes à bord « sont dans un état de santé précaire et sous observation permanente » : huit passagers ont notamment été testés positifs au Covid-19 et isolés, afin d’enrayer la propagation du SARS-CoV-2 à bord.Les candidats à l’exil de l’Afrique partent pour l’essentiel de Tunisie et de Libye pour rejoindre l’Europe via l’Italie, dont les côtes sont les plus proches. Plus de 1 200 migrants ont péri en 2020 en Méditerranée, dont la grande majorité sur cette route centrale, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Les navires des ONG, à l’instar de l’Ocean-Viking, sauvent des vies mais sont aussi accusés depuis plusieurs années de faire le jeu des passeurs. L’Union européenne s’est divisée sur la manière de gérer le problème depuis que la crise des migrants clandestins a débuté en 2015, lorsque plus d’un million d’entre eux sont arrivés sur les côtes européennes.

    #Covid-19#migrant#migration#malte#tunisie#libye#ue#ong#omi#sante#parcoursmigratoire#crisemigratoire#vulnerabilite

  • #Covid-19 dans le monde : l’#OMS constate une baisse des nouveaux cas depuis trois semaines | #ONU Info
    https://news.un.org/fr/story/2021/02/1088222

    Mais derrière ces chiffres encourageants, l’agence onusienne rappelle que de telles tendances avaient été déjà observées avant de voir l’épidémie prendre une nouvelle direction.

    « Nous sommes déjà passés par là. Au cours de l’année écoulée, il y a eu des moments dans presque tous les pays où les cas de Covid-19 ont diminué », a rappelé le Dr Tedros. Du coup, certains gouvernements se sont ouverts trop rapidement et les individus ont baissé leur garde, pour ensuite voir le virus revenir en force », a regretté le chef de l’OMS, exhortant les pays à la #vigilance.

  • Only Fans, Mym : du #softporn à la #pédopornographie.

    Crazy Sally a fait un travail d’enquête sur ces nouvelles plateformes qui attirent de plus en plus d’ados appâté-e-s par l’argent facile. Elle ne fait pas l’impasse sur la facilitation et sécurisation que ça représente pour le travail du sexe, mais comme elle l’explique, son sujet est surtout l’inquiétude pour la sécurité des mineurs.
    Le relai promotionnel se fait aussi via #twitter grâce aux tags des plateformes, #OnlyFans & #MyM, mais là aussi le plus gros succès est lorsqu’ils sont additionnés aux tags #ado #teen #petiteteen ou #barelylegal... qui ne laisse aucune équivoque.
    https://www.youtube.com/watch?v=iXMe-hqJPJc


    J’ajoute que ces derniers jours, un autre tag a envahi twitter et instagram, provenant d’un « défi sexy » sur #Tik-Tok.
    Elle fait aussi référence à un reportage de la BBC, « Nudes4sale » : https://www.bbc.co.uk/programmes/p087m1nh qui estime à 40% le nombre de fourniseur-euse-s de contenu qui seraient mineurs.
    #nouvelles_économies #pornographie #modération et #educ_pop aussi <3

  • La France doit adhérer au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires
    http://obsarm.org/spip.php?article350

    L’entrée en vigueur, ce 22 janvier 2021, du Traité sur l’interdiction des #Armes_nucléaires (TIAN) marque une nouvelle étape fondamentale vers l’élimination des armes atomiques. Les armes nucléaires sont désormais illégales au regard du droit international. La France devient une « délinquante » au regard du droit international, comme les 8 autres puissances nucléaires et les 32 autres États qui sont sous le « parapluie nucléaire », face aux 156 États qui excluent ces armes de leur politique de sécurité. 19 (...) #L'Observatoire_dans_les_médias

    / Armes nucléaires, #Stratégies_nucléaires, #Prolifération_nucléaire, ONU / Organisation des Nations (...)

    #ONU_/_Organisation_des_Nations_unies
    http://obsarm.org/IMG/pdf/cp_tian_22-01-21.pdf

  • #Houthis classés « terroristes » | L’#ONU dénonce des « répercussions humanitaires et politiques » | La Presse
    https://www.lapresse.ca/international/afrique/2021-01-11/houthis-classes-terroristes/l-onu-denonce-des-repercussions-humanitaires-et-politiques.php

    Dans sa déclaration à la virulence rare à l’égard des #États-Unis, Stéphane Dujarric a aussi affirmé la peur de l’ONU d’un « effet préjudiciable sur les efforts visant à reprendre le processus politique au #Yémen et polariser encore plus les positions des parties au conflit ».

    #terrorisme #criminel

  • En mai 2017, dès la première action de casse des droits, @sinehebdo inaugurait le tag #EnMarcheVersLeFN. Mais à l’époque c’était surtout parce qu’ils continuaient directement et en pire, toutes les destructions sociales qui faisaient qu’ensuite l’extrême droite montait de plus en plus.

    Depuis cette année le tag prend un nouveau sens, encore pire (comme quoi on peut toujours et toujours faire pire), rappelé par #Rocé sur FB :

    En mai Macron appelle Zemmour.
    En juillet JM Blanquet voit Laurent Bouvet au ministère de l’éducation.
    En décembre, Bruno Roger-Petit, « conseiller mémoire » voit Marion Maréchal.

    #on_en_est_là

  • "Enfin libéré", l’#Ocean_Viking repartira en #mer_Méditerranée en janvier

    Après cinq mois de blocage par les autorités italiennes, le navire humanitaire de l’ONG #SOS_Méditerranée, Ocean Viking, repartira en mer en janvier 2021 pour reprendre ses opérations de sauvetage. Un « soulagement » pour l’ONG qui estime avoir perdu beaucoup de temps.

    L’ONG de secours aux migrants SOS Méditerranée pousse un cri de soulagement. Lundi 21 décembre, elle a annoncé que son navire Ocean Viking allait pouvoir reprendre ses opérations de sauvetage dans les eaux méditerranéennes, après avoir été bloqué pendant cinq mois par les autorités italiennes.

    « Après une troisième inspection en cinq mois par les garde-côtes italiens, l’Ocean Viking a été jugé conforme à l’interprétation des règles de sécurité des navires par les autorités italiennes. La détention du navire a donc été levée », a indiqué l’ONG dont le siège est à Marseille dans un communiqué.


    https://twitter.com/SOSMedFrance/status/1341067468077473797

    L’Ocean Viking va désormais quitter l’Italie et rejoindre Marseille d’ici la fin du mois de décembre pour se réapprovisionner et embarquer les membres des équipes de sauvetage et médicales. Les personnes à bord vont être mises en quarantaine et subir différents tests pour s’assurer de ne pas être positives Covid, avant un départ prévu au cours de la première quinzaine de janvier, indique Sophie Beau, directrice générale de SOS Méditerranée.

    « Nous sommes soulagés que le bateau soit libéré, enfin, et nous sommes déterminés à repartir en Méditerranée centrale après une période très éprouvante pour nos marins sauveteurs », a réagi Sophie Beau, interrogée par InfoMigrants.
    « Mesures de dissuasion visant les navires humanitaires »

    Pour pouvoir obtenir l’autorisation de reprendre à mer, SOS Méditerranée a dû se plier aux desiderata des garde-côtes italiens. « On nous a dit de mettre à niveau notre capacité d’abandon du navire en embarquant des radeaux de survie », poursuit Sophie Beau, précisant que ce genre d’embarcation est utilisée comme solution de repli si le navire coule ou prend feu. « On ne nous avait jamais demandé ça. Nous avons dû en acheter 8 nouveaux. Cela nous a pris du temps et nous a coûté plus de 200 000 euros. »

    Du temps perdu car ces nouvelles mesures de sécurité ont été, de manière paradoxale, prises au détriment de centaines de personnes qui ont, pendant ce temps-là, risqué leur vie en mer, pointe la directrice.

    >> À (re)lire : Mer Méditerranée : un nouveau navire humanitaire italien bientôt prêt pour des opérations de sauvetage

    « On peut considérer que ces exigences s’inscrivent dans une liste de mesures de dissuasion visant à empêcher les navires humanitaires de naviguer », tacle encore Sophie Beau, alors que cinq autres navires humanitaires sont actuellement bloqués dans différents ports. « Il y a une absence de volonté politique de la part des pays européens de mettre en place un mécanisme pour sauver des vies, c’est très choquant. »

    L’année 2020 a été marquée par une recrudescence des tentatives de traversée en Méditerranée centrale. Au total, plus de 1 100 migrants, partis pour l’essentiel de Tunisie ou de Libye, ont péri en Méditerranée dont la grande majorité sur cette route centrale, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Mais combien sont morts sans même avoir été répertoriés ?

    Pour 2021, SOS Méditerranée a lancé un nouvel appel aux dons citoyens, dans l’espoir de pouvoir « mener à bien [leur] mission vitale ». Chaque jour passé en mer pour l’Ocean Viking coûte 14 000 euros à l’ONG.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/29246/enfin-libere-l-ocean-viking-repartira-en-mer-mediterranee-en-janvier
    #ONG #sauvetage #asile #migrations #réfugiés #Méditerranée #libération

  • « La stratégie de Facebook, c’est acquérir, copier ou tuer (les concurrents) »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/12/21/la-strategie-de-facebook-c-est-acquerir-copier-ou-tuer-les-concurrents_60641

    Le professeur de communication Charles Cuvelliez et le cryptographe Jean-Jacques Quisquater analysent, dans une tribune au « Monde », la nouvelle approche de la concurrence que manifeste la plainte déposée par l’administration américaine contre Facebook

    Tribune. Le 9 décembre, la Federal Trade Commission (FTC), la puissante agence américaine de concurrence et de protection des consommateurs, a déposé une plainte contre Facebook pour atteinte à la concurrence. Elle n’y va pas par quatre chemins : considérant que les réseaux sociaux constituent un nouveau marché, elle déclare Facebook en abus de position dominante. Elle ne réclame rien de moins que le démantèlement de Facebook en lui retirant Instagram et WhatsApp.

    Les Etat-Unis brûlent ainsi les étapes de la politique de la concurrence, passant directement des amendes salées mais sans grand effet au grand soir du démantèlement des monopoles, mesure qui n’a été appliquée que deux fois au XXe siècle, contre le pétrolier Standard Oil (1911) puis contre la compagnie de téléphone AT&T (1984).

    Certes, Facebook répondra que rien de ce qu’il fait ne porte préjudice au consommateur puisque son service est gratuit ! Car tout l’arsenal des lois anti-trust repose sur le fait qu’il y ait préjudice pour les consommateurs… Mais la FTC assimile bien le rachat d’Instagram en 2011, et celui de WhatsApp en 2014 comme des initiatives contraires à la concurrence, car n’ayant comme objectif, à une époque où Facebook craignait de rater le virage du mobile, que d’empêcher ces concurrents potentiels d’occuper le terrain.

    Une conception élargie des infractions à la concurrence

    Aujourd’hui, Facebook les maintient en vie sous son contrôle, dans le même but. Les sévères restrictions imposées aux développeurs qui veulent bénéficier de l’écosystème Facebook complètent le tableau : bannissement des fonctionnalités qui font de l’ombre à Facebook, interdiction de renvoyer à des réseaux sociaux concurrents (s’il y en a). La FTC est ainsi passée des (modestes) amendes infligées pour le mauvais usage des données privées à une conception beaucoup plus large des infractions aux règles de la concurrence.

    Le rapport de la Commission anti-trust du Congrès américain aura préparé le terrain. Il identifie bien deux barrières à l’entrée pour des concurrents : les données que Facebook a accumulées, mais aussi le coût social élevé à quitter Facebook. Quitter ce réseau n’est pas juste se priver de ses « amis », c’est se priver de l’accès à des groupes professionnels, et parfois aux administrations pour interagir avec elles.

    Or, Facebook ne peut pas sérieusement prétendre que Twitter, Snapchat et Pinterest sont des concurrents, ni même YouTube, pour accéder à de tels services. Passer chez un concurrent est d’ailleurs quasiment insurmontable : les autres réseaux sociaux, quand ils osent exister, ne sont pas interopérables avec Facebook.Retour ligne automatique
    Le risque d’une rupture technologique

    Or, personne ne va récupérer les photos, posts, discussions et connexions sur Facebook pour les installer un par un manuellement sur un réseau concurrent avec lequel il n’est pas familier. D’ailleurs, le téléchargement de toutes ces données sur Facebook est limité. Qui peut se permettre de quitter Facebook, se demande le rapport ? C’est se priver du volume grandissant des applications qui utilisent les fonctionnalités de Facebook, un des griefs de la FTC.

    Le marché de Facebook, c’est la minute d’attention. Les parts de marché de Facebook devraient être mesurées ainsi : le temps passé sur son réseau social versus celui passé sur Internet. Facebook n’est en réalité confronté qu’à la concurrence interne de sa propre famille de produits : Instagram ou WhatsApp. C’est un exemple unique de collusion interne au sein d’un monopole, en théorie sévèrement punie.

    Avec les photos pour l’un, les textos améliorés pour l’autre, ces deux-là risquaient de créer une concurrence sérieuse avec le mobile, comme outils disruptifs proposant des formes innovantes de réseau social : c’est bien pour cela que Facebook les a rachetés. Le temps leur a d’ailleurs donné raison, mais dans le giron de Facebook. Comme l’affirme la FTC, Facebook, développé avant les smartphones, savait très bien que les puissants effets réseaux dont il disposait pouvaient s’effondrer à l’occasion d’une rupture technologique.Retour ligne automatique
    14 millards de dollars pour acheter WhatsApp

    Facebook Messenger était à la peine contre WhatsApp, et Instagram était en avance pour l’utilisation des photos dans son application sociale. Facebook a acquis 63 sociétés depuis 2004, outre WhatsApp et Instagram. Il n’en a pas résulté 63 nouveaux produits « Facebook ». Des documents internes ont prouvé que l’acquisition de ces sociétés tenait quasi totalement à la menace potentielle de concurrence.

    Pourtant, quand la Commission européenne examina l’acquisition de WhatsApp, elle conclut que Facebook Messenger et Whatsapp n’étaient pas concurrents : on a dû bien rire à Menlo Park. Pour la Commission européenne, communiquer par WhatsApp ou Messenger n’aurait rien à voir avec des réseaux sociaux. Zuckerberg pensait visiblement autrement, au point de mettre 14 milliards de dollars sur la table en 2014 pour acheter WhatsApp.

    Les analystes financiers qui suivaient Facebook à l’époque, cités par la FTC, furent plus clairvoyants : Facebook, écrivaient-ils, est venu à bout d’une grave menace. De tels montants, ajoute la FTC, signaient le crime : la stratégie de Facebook, c’est acquérir, copier ou tuer (les concurrents). Quand Facebook ne put pas acquérir Snapchat, Mark Zuckerberg demanda immédiatement de copier son concept phare, à savoir du contenu posté pendant 24 heures.Retour ligne automatique
    Facebook veut faire oublier Internet

    Même chose pour Houseparty, que Facebook copia au point d’en diminuer de moitié le nombre de clients actifs en un an. On connaît mieux certaines conduites intrusives de Facebook parce qu’elles ont fait scandale. Par exemple, son application Onavo, présentée comme une sécurisation de la connexion des mobiles vers Internet, mais qui mesurait en réalité l’utilisation des autres applis par l’utilisateur.

    Apple a retiré Onavo de son Apple Store. Selon la FTC, cet espionnage n’avait pour but que de permettre à Facebook d’identifier les applis à succès pour mieux les neutraliser. Le successeur d’Onavo, Facebook Research, a fait lui aussi scandale, après que le site d’analyses technologiques TechCrunch a révélé que Facebook payait des jeunes pour le télécharger et se laisser espionner.

    Pour le congrès américain, Facebook veut faire oublier Internet, se transformer en une sorte de système d’exploitation ou de plate-forme de développement qui recueillerait tout ce qu’on pourrait imaginer d’applications sociales, sauf celles qui, parce que trop sociales et trop populaires grâce à lui, voient leur accès coupé… par Facebook.Retour ligne automatique
    De longs procès entre Facebook et l’administration américaine

    Ce fut le cas de MessageMe qui utilisait les données graphes de Facebook pour trouver les amis, devenant un concurrent dangereux de Facebook Messenger. Et quand il ne coupe pas l’accès, il applique sa politique et ses conditions d’accès à la tête du client, selon le degré de dangerosité. Sans oublier les chouchous : Amazon a eu accès à des fonctionnalités cachées de Facebook parce qu’il a associé Facebook à sa tentative de lancer un smartphone…

    Le remède proposé par la FTC est donc de séparer Facebook d’Instagram et WhatsApp, qui ont été les germes d’une concurrence possible. La FTC veut aussi lever les contraintes imposées par Facebook aux développeurs qui utilisent son écosystème, car ils sont aussi des germes de concurrence possible. Mais il faut s’attendre à des années de procès entre Facebook et l’administration américaine, et ces entraves à la concurrence pourront perdurer tant qu’il sera en cours. Avec son Digital Market Act et son Digital Service Act, l’Europe pourrait bien avoir dès lors une longueur d’avance : celle d’une régulation qui vise à prévenir de tels abus, et ne plus en être réduit à les punir quand le mal est fait.

    Charles Cuvelliez (Professeur à l’Ecole polytechnique de Bruxelles (université de Bruxelles)) et Jean-Jacques Quisquater (Professeur à l’Ecole polytechnique de Louvain (université de Louvain) et au Massachussets Institute of Technology /MIT)

    #Apple #Facebook #Instagram #WhatsApp #Onavo #domination #FTC

  • « Les décrets liberticides et la répression massive des manifestations sont spectaculaires, mais il y a aussi, partout sur le territoire, chaque jour, des « petites » affaires qui en disent long sur la façon dont le pays s’enfonce inexorablement dans un Régime policier. »
    Nantes Révoltée


    https://twitter.com/Nantes_Revoltee/status/1339247154800586756

    Les caricatures et les blagues ne sont autorisées que pour se moquer des musulman-es, des pauvres ou des opposant-es. Elles sont en revanche interdites si elles visent les riches, les puissants, le pouvoir. Le goût poisseux de la dictature qui vient.
    – Le mot #pingouin est-il un "outrage à agent ? –

    #ÉtatPolicier #OnPeutPlusRienDire #OnPeutPlusRienDessiner #OùEstCharlie #LeBruitDesBottes

  • L’aventure scientifique des #vaccins_à_ARN_messager – Marc Gozlan, Réalités Biomédicales
    https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2020/12/14/laventure-scientifique-des-vaccins-a-arn-messager

    Cette nouvelle modalité vaccinale permet également de rapidement produire cet antigène à l’échelle industrielle, ce qui en fait une méthode de #vaccination particulièrement adaptée pour lutter contre une maladie infectieuse pandémique. Les plateformes de production peuvent ainsi fournir de très grandes quantités de vaccins à ARN à un coût inférieur à celui des vaccins conventionnels. Enfin, la séquence génétique codant l’antigène peut être rapidement modifiée si besoin.

    Les données d’essais cliniques chez l’homme dans les champs de l’#oncologie et des #maladies_infectieuses sont encourageantes. La vaccination utilisant l’#ARN_messager se révèle être une méthode prometteuse et attractive pour prévenir des maladies infectieuses ou traiter des pathologies cancéreuses. Que de chemin parcouru depuis la découverte de l’ARN messager en 1961 !

    De nouvelles générations de vaccins à ARN messager sont d’ores et déjà à l’étude, qui intègrent les récents progrès réalisés dans les méthodes de production, de purification et de formulation de ces acides nucléiques. L’avenir des vaccins à ARN messager ne fait peut-être que commencer, même s’il est encore trop tôt pour pleinement évaluer le potentiel de cette nouvelle modalité vaccinale. En effet, des résultats très prometteurs obtenus dans des modèles animaux se sont parfois soldés par des déconvenues lors d’essais cliniques chez l’homme.

    #covid_19 #vaccin

  • La Grèce bâillonne la parole dans les camps de migrants

    Signe d’un durcissement du discours à l’égard des #ONG qui accueillent les réfugiés, un #décret impose une #clause_de_confidentialité aux humanitaires.

    Un bâton dans les roues, en plein rebond de la vague migratoire. Le gouvernement grec a émis un décret resserrant un peu plus l’étau sur les #humanitaires qui accueillent les migrants. Publié au journal officiel local le 30 novembre, il empêche « toutes les personnes » qui travaillent dans les camps de réfugiés de révéler toute « information, document ou données » sur leurs résidents.

    Le document menace directement les ONG de poursuites légales si elles ne respectent pas cette clause de confidentialité, suffisamment vague pour dépasser le règlement européen sur la protection des données.

    Un moyen de réduire les humanitaires « au silence », selon Manos Moschopoulos, de la fondation Open Society. « Une partie du rôle des ONG est d’assister aux opérations d’accueil des migrants pour remplir les vides laissés par les autorités sur le terrain. Et une autre partie de leur rôle est d’obliger le gouvernement à rendre des comptes en cas de manquements. Cette nouvelle règle les empêche de pouvoir le faire. »

    Une simple file indienne de distribution de nourriture qui prend trop de temps ne pourrait pas être dénoncée. « Ça empêche tout lien entre le camp et l’extérieur, s’inquiète Manos Moschopoulos. Alors que ce sont ces liens avec la population qui permettent de s’insérer, de donner des habits ou de la nourriture. »

    Sur place, à Lesbos, principale porte d’entrée des embarcations en Mer Égée, une volontaire (qui requiert l’anonymat) s’inquiète d’un texte « jamais vu ». « Je ne sais même pas si c’est légal, explique-t-elle, apprenant tout juste la nouvelle. Plus rien ne m’étonne. Ça fait des mois qu’on fait tout pour nous empêcher de faire notre boulot. »

    L’exécutif grec en campagne contre les ONG

    Ce n’est pas la première fois qu’Athènes prend les humanitaires en grippe. Cette nouvelle règle pour les #camps s’inscrit dans un contexte d’efforts constants du gouvernement pour limiter l’implication des civils dans l’accueil des réfugiés. Dernier épisode en date, le ministre grec des migrations Notis Mitarachi a accusé, mardi, des ONG d’acheter des visas turcs pour faciliter le passage de migrants somaliens, nombreux à échouer sur les côtes grecques en novembre.

    « L’agenda politique prime sur la politique migratoire, décrypte Michael Maietta, ancien responsable humanitaire et spécialiste des questions de solidarité. Nous sommes dans une période de l’année où les flux qui passent par la Grèce et les Balkans sont très forts. Le gouvernement veut rassurer son électorat et montrer qu’il maîtrise ses frontières. »

    Cet automne, les autorités grecques ont multiplié les attaques contre les #organisations_humanitaires accusées d’« espionnage » et de complicité avec les passeurs. Plusieurs d’entre elles dénoncent la récurrence des refoulements illégaux de réfugiés vers les côtes turques. Si Athènes a toujours nié l’existence de telles pratiques, l’agence européenne Frontex, qui dispose de 600 agents pour aider les garde-côtes de la péninsule, a ouvert une enquête interne sur ces allégations.

    https://www.la-croix.com/Monde/Grece-baillonne-parole-camps-migrants-2020-12-09-1201129173

    #asile #migrations #réfugiés #camps_de_réfugiés #silence #confidentialité #solidarité #criminalisation_de_la_solidarité

    ping @karine4 @isskein

  • Des experts de l’ONU demandent à la France de réviser sa proposition de loi sur la sécurité globale

    GENÈVE (1er décembre 2020) – La proposition de loi française controversée sur la sécurité globale semble incompatible avec le droit international des droits de l’homme et devrait être révisée en profondeur, ont déclaré aujourd’hui des experts des droits de l’homme.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/12/04/des-experts-de-lonu-demandent-a-la-france-de-reviser-sa

    #france #onu

  • #Bercy taille à la hache dans l’#ONF - Libération
    https://www.liberation.fr/terre/2020/11/29/bercy-taille-a-la-hache-dans-l-onf_1807097

    Mais pour l’ONF, les dégâts sociaux seraient dévastateurs. Le transfert au #privé de ces #missions induirait la suppression de plus de 600 postes, notamment tous les ouvriers #forestiers saisonniers qui travaillent pour le service RTM en dehors de la période hivernale, ou les agents spécialisés dans la prévention incendie, bien souvent des descendants de harkis.

    [...]

    Cette #restructuration à la #hache de l’ONF n’a, en revanche, pas permis d’améliorer la santé financière de l’établissement. Depuis une dizaine d’années et malgré les suppressions d’emplois, l’office est structurellement déficitaire d’une quarantaine de millions d’euros par an en raison du poids excessif du « compte d’affectation spécial des pensions » (le coût de la retraite des fonctionnaires) : une centaine de millions d’euros par an qui ont fait plonger les comptes dans le rouge depuis sa mise en œuvre.

    Cette année, la situation s’est encore dégradée en raison de l’effondrement des prix du #bois, à cause de la dégradation de la santé des forêts (attaques de #scolytes, #sécheresses) et des surcoûts de gestion générés par le #changement_climatique. Selon nos informations, les comptes de l’ONF seraient ainsi déficitaires, cette année, d’environ 100 millions d’euros. Et aucun redressement significatif n’est prévu pour l’année prochaine, la perte prévue pour 2021 s’établissant à 80 millions. Un niveau qui devrait permettre à Bercy de justifier d’autres coupes rases à l’ONF avec l’objectif ultime de fermer cet établissement public et de privatiser la gestion forestière.

  • Communiqué de presse :

    Avec @damienabad, nous demandons au président de l’Assemblée nationale de créer une mission d’information sur les dérives intellectuelles idéologiques dans les milieux universitaires.

    https://twitter.com/JulienAubert84/status/1331588699264479233

    #Julien_Aubert #Damien_Abad

    #cancel_culture #dérives_intellectuelles_idéologiques #mission_d'information #culture_de_l'annulation #ostracisation

    –-> on y parle aussi #toponymie_politique...

    –—

    Ajouté à cette métaliste dédiée :
    https://seenthis.net/messages/884291

    • "Islamo-gauchisme" : les députés LR Damien Abad et Julien Aubert demandent une mission d’information

      Le président du groupe LR Damien Abad (Ain) et le VP Julien Aubert (Vaucluse) demandent l’ouverture d’une mission d’information sur « les dérives idéologiques dans les milieux universitaires », mercredi 25 novembre 2020, dans une lettre au président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand. Citant une tribune parue dans Marianne le 24 août 2020, les députés fustigent « l’importation depuis les États-Unis » d’une « cancel culture » qui, selon eux « désigne la volonté de réduire au silence dans l’espace public tous ceux qui portent des paroles ou un comportement jugés ’offensants’ ». Ils dénoncent aussi les « courants islamo-gauchistes puissants dans l’enseignement supérieur » (lire ici) tels que pointés par le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer (lire ici). Ces phénomènes s’illustreraient par « l’impossibilité de faire des conférences dans les IEP ou les universités ».

      https://www.aefinfo.fr/depeche/640570-islamo-gauchisme-les-deputes-lr-damien-abad-et-julien-aubert-demanden

    • « Nous appelons à la résistance contre une culture de la déconstruction identitaire. » La tribune de Julien Aubert et Robin Reda

      Les députés LR dénoncent « les menaces de procès, insultes et harcèlements » qui ont suivi la proposition de création, à l’Assemblée nationale, d’une mission d’information sur les dérives idéologiques à l’université.

      La République Française ne connaît que des citoyens français. Elle ne les définit ni par leur ethnie, genre, ou religion et n’aborde ces sujets que lorsqu’il est nécessaire de combattre des discriminations qui ne sauraient exister. Elle ne reconnaît aucune tribu, clan ou regroupement particulier. Il ne peut y avoir en République qu’une communauté : la Nation.

      Cette conception sage et héritée de deux siècles de démocratie se heurte aujourd’hui à une obsession pour les questions identitaires, importée de l’étranger. Les Etats-Unis, traumatisés par la question raciale, se sont construits en société du melting-pot, qui a abouti à des revendications minoritaires, puis à la discrimination positive fondée sur la différence et la singularité.

      Ce différentialisme a contaminé une extrême gauche désorientée par l’échec du communisme, qui s’est trouvé un nouveau destin dans la rancœur à l’encontre de la République. Elle a fait sienne une grille de l’Histoire forgée dans la repentance, la culpabilité coloniale et un antiracisme dévoyé comme nouveau ciment idéologique. Elle a ainsi réintroduit dans le débat public une obsession pour la race, tout à sa volonté de faire corps avec un nouveau corps social « régénéré » par l’immigration et le métissage, une société de communautés juxtaposées. Sa recherche des victimes du système l’a poussé à faire du peuple une addition de minorités par définition persécutées - LGBT, femmes, immigrés, musulmans... - et à réussir une OPA intellectuelle sur une partie de la gauche modérée

      Il en résulte que se développent aujourd’hui dans les médias, sur les réseaux sociaux, dans les tribunaux mais aussi les lieux de savoir, une culture de la déconstruction identitaire particulièrement belliqueuse et sectaire. De manière plus inquiétante, les relais de ce qu’il faut bien appeler une idéologie se sentent suffisamment forts pour tenter de museler les parlementaires qui souhaitent s’informer et prendre la mesure du phénomène.

      Dérives. C’est ici des menaces de procès, insultes et harcèlements à l’attention de deux députés proposant une mission d’information sur les dérives idéologiques à l’université. A rebours des témoignages multiples d’étudiants, personnalités politiques et intellectuels pointant le développement d’une culture d’ostracisation à l’université, à l’égard de ceux qui ne partagent pas les thèses décoloniales, genrées ou communautaristes d’une certaine extrême gauche, ce tir de barrage n’avait qu’une vocation : intimider et enterrer l’affaire. Leur fureur redoubla lorsqu’au lieu de s’aplatir, l’un des deux auteurs de la proposition de mission aggrava son cas en résistant et pointant publiquement les professeurs et présidents d’université prompts à agiter complaisamment l’épouvantail du fascisme ou du maccarthysme. Eux qui adorent promouvoir le name and shame à l’américaine n’ont pas apprécié qu’on leur applique leurs méthodes.

      C’est ailleurs, une association, le GISTI (Groupe d’Informations et de soutien aux Immigrés) qui s’autorise à dénoncer auprès de Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, un député, président de mission d’information sur l’émergence et l’évolution des différentes formes de racisme, parce qu’il a osé contredire cette association en cours d’audition et récuser l’affirmation selon laquelle la France serait un Etat raciste aux lois discriminatoires et illégitimes. Il faut dire qu’il avait sans doute aggravé son cas en rappelant la proximité du GISTI avec d’autres associations comme le FASTI qui avait ouvertement imputé les attentats islamistes perpétrés contre la France à « la politique néocoloniale discriminante, xénophobe et raciste de la France ».

      Il ne s’agit pas d’incidents isolés.

      Ces idéologues ont en commun de partager des thèses anti-républicaines d’une nouvelle extrême gauche imprégnée d’une culture de la pénitence occidentale et d’une détestation de tout ce que la France représente. Celle-ci fait du Français « non-genré et non-racisé » le grand satan de l’Histoire, quand l’étranger ou le minoritaire demeure le réprouvé de l’Histoire.

      Complaisance. Ces nouveaux fascistes adeptes du racisme à l’envers n’aiment la liberté d’expression que pour eux-mêmes. Ils se servent de chaque remise en cause des dérives identitaires pour générer de la vexation et in fine de la sécession. Leur lecture de l’Histoire, à la seule chandelle de la couleur de l’identité singulière, n’est pas compatible avec le récit de ceux restés fidèles à l’universalisme et à une politique aveugle aux origines, guidée par l’intérêt général.

      Ces doctrinaires en sont conduits à une coupable complaisance envers les fondamentalistes conservateurs islamistes, qu’ils voient comme le nouveau lumpenprolétariat, une classe populaire de substitution capable de les conduire au pouvoir. Les plus naïfs ne comprennent pas qu’ils en sont les idiots utiles.

      Nous souhaitons par cette tribune alerter la majorité silencieuse. Il ne peut pas y avoir de concession, de dialogue ou de complaisance à l’égard d’un courant politique qui en réalité s’en prend à la République. Nous en appelons à la Résistance.

      https://www.lopinion.fr/edition/politique/nous-appelons-a-resistance-contre-culture-deconstruction-identitaire-231157

    • Mission « #racisme » de l’Assemblée nationale : les dérapages d’un président

      Invité par la Mission d’information de l’Assemblée nationale « sur l’émergence et l’évolution des différentes formes de racisme et les réponses à y apporter », le Gisti a été auditionné le 24 septembre dernier, après un certain nombre d’autres associations et d’expert.es.

      Les conditions dans lesquelles s’est déroulée l’audition de Danièle Lochak, qui représentait le Gisti, devant les quelques rares membres présent.es de cette Mission, nous ont amenés à saisir l’ensemble des parlementaires membres de cette Mission, ainsi que le président de l’Assemblée nationale, pour leur faire part de notre stupéfaction face à la partialité et l’agressivité du président de la Mission, M. Robin Reda, et aux erreurs grossières qu’il a proférées, dénaturant l’audition qu’il a utilisée comme une tribune pour afficher ses positions partisanes.

      La vidéo de l’audition est accessible sur le site de l’Assemblée nationale (http://videos.assemblee-nationale.fr/video.9535885_5f6c41b26de5a), ainsi que son compte-rendu écrit (http://videos.assemblee-nationale.fr/video.9535885_5f6c41b26de5a).

      Ci-dessous le courrier adressé par le #Gisti aux membres de la Mission et au président de l’Assemblée nationale.

      Paris, le 12 octobre 2020

      À Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

      À Mesdames et Messieurs les députés,
      membres de la Mission d’information sur l’émergence
      et l’évolution des différentes formes de racisme
      et les réponses à y apporter

      Nous souhaitons appeler votre attention sur les conditions dans lesquelles s’est déroulée l’audition de Mme Danièle Lochak le 24 septembre dernier.

      Madame Lochak a été entendue en sa double qualité de Professeure émérite de droit public à l’Université de Paris Nanterre et Présidente honoraire du Gisti par les membres de la mission d’information sur l’émergence et l’évolution des différentes formes de racisme.

      Elle a présenté un exposé liminaire, dans lequel elle a procédé à une analyse de la législation relative aux étrangers et des pratiques constatées de la part des autorités publiques, pour démontrer en quoi de nombreuses inégalités de traitement fondées sur la nationalité constituent en réalité des discriminations fondées sur les origines, voire des discriminations raciales et comportent de ce fait un effet stigmatisant.

      Reprenant immédiatement la parole à l’issue de la présentation de cet exposé introductif, le président de la mission, Monsieur Robin Reda, a adopté un comportement insolite en ce genre de circonstances. Il s’est exprimé en ces termes : « Un peu plus, un peu moins, de toutes manières, ce qui nous intéresse, c’est le fond du propos, dont je dois dire, Madame, qu’il m’a énormément choqué mais je ne suis pas surpris au regard des prises de positions du Gisti et moi qui me croyais d’une droite relativement modérée, je me découvre totalement fasciste au regard de ce que vous dites, avec lesquels je suis en désaccord sur tous les points. Mais on est là pour en débattre et la démocratie a ceci de beau que nous invitons aussi des organisations qui appellent ouvertement à enfreindre la loi, je pense notamment à la Marche des sans-papiers organisée le 17 octobre, à laquelle le Gisti est associé. Si on est sans-papiers et que l’on défile ouvertement sans se faire arrêter, on viole la loi et non seulement on viole la loi mais en plus, l’État est trop faible pour vous interpeller ».

      Madame Lochak a rappelé qu’il n’y avait là aucune violation de la loi puisque la liberté de manifester ne prévoit pas d’exceptions pour les personnes sans papiers. Elle a fait remarquer qu’il arrivait souvent, au demeurant, que des personnes sans papiers soient régularisées, ce qui atteste que leur revendication peut être entendue par l’administration. Monsieur Reda a alors ajouté qu’à cette Marche du 17 octobre, le Gisti défilait avec des mouvements indigénistes – comme si le fait d’apparaître comme signataire d’un appel parmi plus d’une centaine d’organisations impliquait l’adhésion aux positions de la totalité des signataires, et alors même que plusieurs des associations déjà auditionnées par la mission sont également signataires de cet appel à la Marche du 17 octobre, sans que Monsieur Reda s’en soit ému.

      Monsieur Reda a ensuite demandé « si la France serait toujours coloniale et s’il faudrait lui imposer une forme de démarche vengeresse qui mettrait en cause la République-même », avant de s’interroger lui-même, de façon particulièrement insultante pour l’organisation représentée par Madame Lochak et pour elle-même, sur la question de savoir si la mission qu’il préside « ne devrait pas s’intituler : Émergence d’une forme d’antiracisme dangereux en ce qu’il menace l’ordre républicain », suggérant explicitement que le Gisti serait le vecteur de cet « antiracisme dangereux ».

      Le monologue agressif du président de la Mission d’information s’est poursuivi pendant la majeure partie de l’audition, alors qu’il avait lui-même rappelé que celle-ci devait pouvoir se dérouler « en toute tranquillité ». Ce n’est que dans les dix dernières minutes que la rapporteure a donné l’occasion à Madame Lochak de développer ses arguments.

      Par son comportement, le président a clairement outrepassé ses prérogatives, dévoyé sa fonction et dénaturé cette audition en principe destinée à recueillir les connaissances d’experts, à poser des questions utiles et à enrichir les travaux de la Mission. Il l’a utilisée en effet comme une tribune pour afficher des positions partisanes, en agressant la personne auditionnée, non sans proférer une série d’erreurs grossières et de contre-vérités.

      Ces manquements aux obligations inhérentes à ses fonctions et la violence des attaques portées par Monsieur Reda contre Madame Lochak, et à travers elle contre le Gisti, nous paraissent d’autant plus préoccupants que la Mission mise en place par la Conférence des Présidents traite d’un sujet « sensible » et que, pour cette raison précisément, son déroulement exige, a fortiori de la part de son président, une parfaite neutralité.

      Compte tenu de l’importance de l’enjeu de la Mission, nous demandons que ce courrier soit annexé à son futur rapport.

      Pour la même raison, vous comprendrez que ce courrier soit rendu public.

      Veuillez croire, Mesdames, Messieurs, à l’assurance de nos salutations.
      Vanina Rochiccioli
      Présidente du Gisti

      https://www.gisti.org/spip.php?article6492=

    • La #cancelculture pour les nuls

      Faire taire : tel est l’objectif que se donnent celles et ceux qui pratiqueraient — consciemment ou non — la cancel culture. Depuis quelques mois, on assiste à une recrudescence de commentaires sur l’existence d’une #cancelculture à la française, qui consisterait à déboulonner les statues, à « couper la République en deux » (Emmanuel Macron), ou plus pratiquement, à entraver la tenue de « débats »1 ou à censurer des oeuvres2.

      Il est pourtant une #cancelculture bien française, qui se reconnaît difficilement comme telle, et qui se pratique dans l’espace de communication feutrée des universités : le harcèlement sur les listes professionnelles, à l’endroit des jeunes chercheurs et, plus souvent encore, des jeunes chercheuses.

      Pour ce billet, nous nous appuyons sur les archives de la liste Theuth, spécialisée en épistémologie et histoire des sciences. Nous ne souhaitons pas particulièrement stigmatiser une liste de diffusion qui a été, par le passé, un beau lieu de débat professionnel et scientifique. Cette liste en effet n’est pas modérée a priori3, ce qui favorise les débats ou les échanges. Elle diffère ainsi grandement des listes où les modérateurices, en autonomie ou soumis·es à un protocole complexe de censure, comme H-France, Histoire eco, la liste de diffusion de l’Association française d’histoire économique4, ou encore geotamtam, qui regroupe des centaines de géographes ; ces listes sont modérées a priori ; les lecteurices n’ont pas accès aux épiques échanges invisibles ont lieu avant la publication ou la censure — ni même idée de leur existence, puisqu’aucune justification publique et régulière de l’activité de modération n’est jamais publiée sur lesdites listes. Parmi les sujets les plus censurés sur ces dernières listes citées, on trouve ainsi toutes les considérations touchant aux conditions de travail et d’emploi dans l’enseignement supérieur et la recherche, jugées « non scientifiques », ou sans rapport avec l’objet de la liste de diffusion, et plus récemment, les informations touchant aux attaques contre les « libertés académiques ». C’est ainsi que, pendant des années, l’emploi dans l’ESR et ses conditions n’ont fait l’objet d’aucune discussion au sein de certaines sociétés savantes, les privant de facto d’un levier sur une évolution dégradant considérablement les conditions d’exercice et la science telle qu’elle se fait. En ce sens, Theuth n’est pas représentative de nombre de listes de diffusion universitaire et reste un espace professionnel bien vivant.

      La conjonction entre un échange récent sur Theuth, à propos de l’Observatoire du décolonisme, et le fait que plusieurs membres, également membres de Vigilances Universités, y pratiquent de façon régulière le harcèlement sexiste et dominant à l’endroit de jeunes chercheuses et de jeunes chercheurs — visant in fine à les faire taire — nous conduit aujourd’hui à resaisir le pseudo-débat autour du décolonialisme à l’université au prisme du harcèlement des subalternes de l’ESR5. Ce harcèlement prend plusieurs formes : en général, des interpellations à n’en plus finir sur l’usage « scandaleux » (sic) de l’écriture inclusive ou de la langue anglaise ; moins fréquemment, l’attaque ad hominem et l’injure publique6. Ces comportements, qui s’apparentent à du harcèlement avec ciblage spécifique des femmes et des jeunes chercheurs et chercheuses ne font pas l’objet d’une modération a posteriori effective7.

      Le harcèlement professionnel ne laisse pas indemnes les membres d’une communauté scientifique. Plusieurs collègues ont d’ailleurs quitté Theuth, fatiguées des remarques sexistes continuelles. Dans le contexte récent de mise en lumière de l’association Vigilance Universités, à la manœuvre dans l’élaboration et la publication de plusieurs tribunes cette année8, la rédaction d’Academia a découvert avec stupéfaction que ceux-là mêmes qui prônaient le maccarthysme universitaire, pratiquaient quotidiennement le harcèlement sur une liste professionnelle bien familière. Attaques publiques et dévalorisation publiques apparaissent, sous ce nouveau jour, comme les deux mamelles de la domination professionnelle de ceux qui sont habituellement prompts à se poser comme victimes de la supposée #cancelculture des militant·es gauchistes9. Ce faisant, et sans modération de la part de leurs collègues titulaires, ce sont bien les « dominé·es » de l’ESR, les non-titulaires, les femmes et les personnes racisées, qui se trouvent privées d’un espace de travail serein. Il est ainsi plus simple de cancel celles et ceux à qui ces personnes malveillantes dénient toute légitimité ou qui, en raison d’une politique plus que malthusienne de l’emploi universitaire, ont intérêt à se taire, à oublier même certains sujets ou certaines pratiques de la recherche, s’iels veulent être un jour recruté·es.

      Nous choisissons de reproduire trois réponses de la liste, sélectionnées au sein de son archive publique, avec l’accord de leurs autrices et de leur auteur, afin de donner à d’autres les moyens de se défendre contre la mâle #cancelculture à la française.

      - Observatoire du décolonialisme, Vigilance universités et domination (janvier 2021)
      - « Les convulsions qui indiquent la fin prochaine » : point médian, écriture inclusive et réactions d’arrière-garde (novembre 2020)
      - Au revoir TheuthienNEs : quitter la liste pour en refuser le sexisme (décembre 2018)

      https://academia.hypotheses.org/30581

    • Accusation d’"#islamo-gauchisme" à l’université : des députés réclament une mission d’information

      Deux députés Les Républicains demandent la création d’une mission d’information parlementaire sur les « dérives intellectuelles idéologiques dans les milieux universitaires ». La Conférence des présidents d’université affirme qu’elle « partage l’indignation de toute la communauté universitaire ».

      La polémique n’en finit pas… Deux députés Les Républicains, Julien Aubert et Damien Abad, ont adressé un courrier au président de l’Assemblée nationale dans lequel ils dénoncent « les dérives intellectuelles idéologiques qui se manifestent dans les milieux universitaires », indique l’Assemblée dans un communiqué.

      Les deux députés réclament la création d’une mission d’information parlementaire. Si l’Assemblée nationale accepte la création de cette mission d’information, une délégation de la commission sera alors chargée d’étudier cette question et de publier un rapport.

      « Islamo-gauchisme »

      Les parlementaires pointent deux faits dans leur courrier. L’importation, selon eux, de la « cancel culture » américaine « qui désigne la volonté de réduire au silence dans l’espace public tous ceux qui portent des paroles ou un comportement jugés offensants ». Mais aussi l’existence de supposés "courants « islamo-gauchistes » puissants dans l’enseignement supérieur".

      Ces députés font écho aux propos du ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, qui pointait « l’islamo-gauchisme qui fait des ravages à l’université », six jours après l’assassinat de Samuel Paty. La Conférence des présidents d’université (CPU) s’était alors indignée de ces mots. D’autant que le terme « islamo-gauchisme », qui a été inventé par des intellectuels réactionnaires dans les années 2000, a en effet longtemps été l’apanage des penseurs d’extrême-droite. De plus en plus répandu, il désigne « l’alliance ou la collusion entre des groupes d’extrême gauche et des mouvances islamistes », explique un de ces créateurs, le politologue Pierre-André Taguieff, dans une tribune publiée dans Libération.

      « Odieuses calomnies »

      Pour la CPU, cette demande de mission d’information « reflète la totale méconnaissance du fonctionnement de l’institution universitaire, de la recherche et de la formation » de ces parlementaires. « Elle signale surtout, au nom de l’opportunisme populiste, l’irrespect et la remise en cause des libertés académiques, principe fondamental de valeur constitutionnelle et présent dans toute démocratie ».

      Elle s’indigne par ailleurs d’un post Twitter de Julien Aubert, qui désigne sept présidents d’universités comme « coupables » de la « censure » qu’il entend dénoncer dans les universités. Cette publication, avec des photos des profils des présidents, est un « mépris des droits les plus élémentaires de la personne humaine », condamne la CPU dans un communiqué publié ce lundi 30 novembre.

      La CPU tient « à apporter son soutien aux universitaires qui subissent, ces derniers jours, d’odieuses calomnies », a-t-elle réagi. En attendant la décision de l’Assemblée, elle affirme qu’elle est « solidaire de ses collègues et partage l’indignation de toute la communauté universitaire ».

      https://www.letudiant.fr/educpros/actualite/accusation-d-islamogauchisme-a-l-universite-deux-parlementaires-demandent-

    • "Islamo-Gauchisme" : #Christelle_Rabier porte #plainte contre Julien Aubert - Info HuffPost

      La chercheuse Christelle Rabier, maîtresse de conférence à l’EHESS, vient de porter plainte contre Julien Aubert, député Les Républicains, pour "injure publique".

      Le terme “islamo-gauchiste” sera-t-il considéré bientôt comme une injure ? Christelle Rabier, historienne des sciences et de la médecine, maîtresse de conférence à l’École des Hautes Études en sciences sociales (EHESS) à Marseille, a porté plainte mardi 23 février contre le député Julien Aubert (LR) pour un tweet où elle est désignée comme “islamo-gauchiste” aux côtés de sept autres chercheurs.

      Dans le tweet en question, qui date du 26 novembre 2020, le député du Vaucluse écrit : “Universités : les coupables s’autodésignent. Alors que la privation du débat, l’ostracisation et la censure est constatée par nombre de professeurs, étudiants ou intellectuels, certains se drapent dans des accusations de fascisme et de #maccarthysme.”

      Sous ce texte, un montage photo affiche les comptes Twitter de sept universitaires, dont un président d’université. La plainte, qui a été déposée le 23 février et consultée par Le HuffPost, fait état d’un délit d’“injure publique envers un fonctionnaire public”.

      “Jeter le #discrédit sur les universitaires”

      “Pour que ce soit de la diffamation, il faut que ce soit quelque chose de précis, justifie au HuffPost son avocat au Barreau de Paris, Maître Raphaël Kempf. Si nous attaquions pour diffamation, cela voudrait dire que l’on considère que le terme ‘islamo-gauchisme’ correspondrait à une certaine réalité.”

      Si le terme “islamo-gauchisme” n’apparaît pas dans le tweet dont il est l’objet, c’est bien de cela qu’il s’agit, ainsi que de “dérives idéologiques”, et de “cancel culture”, dont les universitaires seraient “coupables”.

      “Pour comprendre le tweet, il faut lire son tweet précédent, explique l’avocat. Les ‘Coupables’ de quoi ? D’“islamo-gauchisme’, de ‘cancel culture’, de ‘censure’... Le but est de jeter le discrédit et l’anathème sur les universitaires. Il faut lire ça comme un tout.” De mémoire d’avocat, ce serait la première fois que ces termes sont présentés comme des injures.
      “Cancel culture” et “islamo-gauchisme”

      Pour pleinement comprendre ce tweet, il faut en effet revenir un peu en arrière. La veille, le 25 novembre, Julien Aubert et le président du groupe Les Républicains, Damien Abad, ont demandé à l’Assemblée nationale la création d’une mission d’information “sur les dérives idéologiques dans les milieux universitaires”.

      Dans leur communiqué de presse, il est question de lutter à la fois contre la “cancel culture” et “les courants islamo-gauchistes puissants dans l’enseignement supérieur” (voir le tweet ci-dessous). Une annonce qui provoque la polémique. Des professeurs d’université et des chercheurs s’érigent contre une “chasse aux sorcières” et accusent les députés de “maccarthysme”.

      Les protestations du monde universitaire ne freinent pas la volonté du député LR. Le lendemain, il publie le tweet en question, et affiche les comptes de ceux qui sont, pour lui, des preuves vivantes de la nécessité de cette mission d’information parlementaire.

      À l’époque, les réactions ont été vives. La Conférence des présidents d’université (CPU) parle d’une “#faute_grave” du député. L’Alliance des universités appelle à “de la dignité et de la retenue dans les propos”. L’Université de Rennes 2 considère que “c’est une dérive grave”.

      “Une telle désignation, de la part d’un représentant de la Nation, constitue une faute grave”, écrit la CPU dans son communiqué datant du 30 novembre, avant de fustiger la mission d’information qui “signale, au nom de l’opportunisme populiste, l’irrespect et la remise en cause des libertés académiques, principe fondamental de valeur constitutionnelle et présent dans toute démocratie.”

      https://twitter.com/CPUniversite/status/1333342242195578880

      “Une #attaque brutale et inouïe”

      Pour Christelle Rabier, qui fait partie des universitaires ainsi désignés, c’est “un choc”. “Je ne suis pas la seule à avoir été très affectée par cette attaque brutale et inouïe, de la part d’un député, en dehors de l’hémicycle”, témoigne-t-elle dans la vidéo en tête d’article.

      “C’est méconnaître nos métiers, l’engagement qu’on a au quotidien auprès de nos étudiants et de nos collègues, tempête-t-elle. Les mots me manquent.”

      Pour elle, la meilleure façon de répondre est de porter plainte, “pour que les députés sachent qu’il n’est pas possible de s’en prendre impunément à des universitaires au titre de leur fonction, d’enseignant et de chercheur.”

      Une décision qui “n’a pas été prise simplement” et qu’elle porte finalement seule. “Certains des mis en cause jugeaient que c’était vraiment du buzz électoraliste et qu’il fallait juste faire taire”, raconte la chercheuse. La réaction collective se borne à demander à ce que le tweet, qui n’a pas été supprimé par Twitter, n’apparaisse dans aucune publication médiatique sur le sujet.

      Elle décidera de se lancer en solo dans la bataille judiciaire. Elle espère que cette plainte, si son issue lui est favorable, pourra faire jurisprudence et précisera “dans quelle mesure un député peut utiliser sa parole sur un réseau social pour s’en prendre à un ou plusieurs agents de la fonction publique.”

      Une décision renforcée par les déclarations de sa ministre de tutelle, Frédérique Vidal, sur “l’islamo-gauchisme” qui “gangrène l’université”. “Ces affirmations sont gravissimes, estime-t-elle. Pour moi qui suis historienne, ‘islamo-gauchisme’, c’est comme ‘judéo-bolchevique’.”
      Pas de protection fonctionnelle

      Si elle ne porte plainte que trois mois plus tard, c’est parce qu’elle espérait disposer d’une “protection fonctionnelle” de la part de l’établissement où elle travaille, l’EHESS, liée à son statut de fonctionnaire et qui permet notamment de bénéficier d’une assistance juridique.

      Une aide juridique et financière qui avait notamment été accordée par exemple aux quatre policiers mis en examen après le passage à tabac de Michel Zecler en décembre dernier.

      En novembre, le président de son université aurait envoyé un signalement au Procureur de la République, indiquant qu’elle a fait l’objet d’un tweet diffamatoire. Mais sa demande de protection fonctionnelle sera finalement refusée.

      “Elle lui a été refusée en pratique, précise son avocat Me Kempf. Dans les discours, ils lui ont accordée, mais de fait ils l’ont refusée. Ils considèrent qu’intenter une procédure contre Julien Aubert serait contribuer à une publicité tapageuse. Mais ce n’est absolument pas à l’université de décider à la place de la victime d’un délit de la meilleure procédure à mettre en place.”

      C’est donc à ses propres frais que la chercheuse s’est lancée dans cette procédure. “Cela a choqué beaucoup de collègues, au sein de mon établissement et à l’extérieur, estime-t-elle. Quand ils ont découvert que pour une affaire aussi grave, je ne bénéficie pas du soutien de mon institution.” Christelle Rabier a déposé un recours contre cette décision et son avocat attaqué l’EHESS devant le tribunal administratif.

      Contacté par Le HuffPost, le député Julien Aubert n’a pas souhaité apporter de commentaire.

      https://www.huffingtonpost.fr/entry/islamo-gauchisme-christelle-rabier-porte-plainte-contre-julien-aubert

  • La tête de mort du Punisher, un personnage de l’univers Marvel, arborée par deux policiers municipaux de Pierrefitte (Seine-Saint-Denis) provoque un tollé dans l’opposition, qui réclame des sanctions. La ville (PS), évoquant un simple « grigri », s’y refuse.


    https://twitter.com/LeParisien_93/status/1325833590840700929
    #acab

  • Multinationales et droits humains : les États comprennent-ils l’urgence d’un traité ?
    https://www.justiceinfo.net/fr/les-debats-justiceinfo/opinions/45920-multinationales-droits-humains-etats-comprennent-ils-urgence-trai

    Contraindre les multinationales à respecter les droits humains : un projet de traité international, parrainé par les Nations unies, fait l’objet de discussions depuis six ans. Le sixième round de négociation a pris fin le 30 octobre et rien ne permet de garantir qu’il produise un résultat. Les crises environnementales, sociales et sanitaires imposent pourtant qu’un instrument juridique efficace de régulation des activités des multinationales soit traité comme une urgence absolue, estime Maud Sarliève.

    Établi par le Conseil des droits de l’homme dans sa résolution du 26 juin 2014, le Groupe de travail réuni fin octobre à Genève a un mandat ambitieux : « élaborer un instrument international juridiquement contraignant pour réglementer, dans le cadre du droit international des droits de l’homme, les activités (...)

    #Opinions

  • #Covid-19 et #capitalisme : le triomphe de la #biopolitique ? – CONTRETEMPS
    https://www.contretemps.eu/coronavirus-capitalisme-biopolitique-foucault-agamben-esposito-marxisme

    La pandémie de Covid-19 débutée en 2019 constitue un événement total parce qu’elle incarne, à une échelle mondiale inédite, l’emboîtement de toutes les crises en cours et l’absence de toute issue prévisible à l’emballement catastrophique auquel nous assistons. Suscitant l’analyse et le pronostic, invitant à penser les ruptures à une époque qui les avait bannies de son horizon, la situation a, entre autres effets collatéraux, provoqué la prolifération frappante de la thématique biopolitique, qui s’était développée sur le terrain de la philosophie critique contemporaine au cours des dernières décennies. Les causes de ce succès sont multiples : en raison de son caractère savant autant que suggestif, de son extension indéfinie et de ses connotations futuristes, de son parfum critique et, bien sûr, d’une ascendance foucaldienne devenue critère de vraie radicalité, le terme semble le plus adéquat, sinon pour analyser les causes de la situation, du moins pour énoncer l’ampleur de ses enjeux.

    • Le paradoxe est à son comble si l’on ajoute que les notions de biopolitique et de biopouvoir élaborées par Foucault au milieu des années 1970[1] sont toujours restées en chantier : remodelant sans cesse ces catégories avant de les délaisser, il leur conféra le statut de pistes et d’esquisses d’une théorie de la société et de l’État qui se voulait avant tout une alternative à la critique de l’économie politique marxiste et à ses conséquences politiques. Congédiant les questions de l’organisation de la production et du conflit de classes, abandonnant les perspectives de l’égalité et de la révolution, Foucault abordait la réalité politique et sociale sous l’angle combiné de procédures de subjectivation et de dispositifs de gouvernementalité, œuvrant à même les corps et les populations.

      #ontologie #vitalisme #immunopolitique #Agamben (détruit autrement que précédemment ici) #Isabelle_Garo

  • Pendant le confinement, les chasseurs pourront bénéficier de dérogations
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/confinement-chasseurs-derogations_fr_5f9ec9fbc5b616c2f315cd28

    Pour Bérangère Abba, secrétaire d’État à la biodiversité, il s’agit d’éviter la « prolifération des populations de grand gibier comme les sangliers ou les chevreuils ».

    Je mets en rapport cet article très bien d’il y a deux ans avec plein de sources scientifiques :
    La chasse au sanglier : histoire d’une escroquerie nationale
    https://blog.defi-ecologique.com/chasse-au-sanglier

    Plus de 600 000 sangliers sont abattus chaque année en France, au nom de la «  régulation  ».

    Comment en sommes-nous arrivés là ?

    Faut-il sortir de la chasse au sanglier ?

    Ce que vous allez apprendre
    – Pourquoi les sangliers sont aussi nombreux
    – Quels liens unissent le sanglier, le cochon et le maïs
    – Les sangliers sont-ils nuisibles ?
    – Les cochongliers existent-ils ?

    Cependant pour éviter ça écologiquement et sans chasseurs on imagine là de gros (très gros !) changements : modification des cultures, stérilisations à long terme etc. Personne ne peut croire que ça va arriver là demain. Impossible à mettre en œuvre « là maintenant » en 1 mois. Il me semble qu’il y a donc bien un problème potentiel de sécurité alimentaire si là à court terme en automne-hiver (car oui le confinement va durer plus d’un mois, c’est à peu près sûr) ya pas une réduction de population des animaux qui ravagent les champs, non ?

    #chasse #grand_gibier #agriculture #sécurité_alimentaire #sanglier

    • À propos de chasse, je retransmets ici cette analyse marxiste parue dans la dernière livraison de Lutte de classe : https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/10/25/la-chasse-son-business-les-chasseurs-et-leur-defense-de-la-n

      Cet extrait à propos du prétexte foireux de la prolifération des sangliers pour lâcher des meutes de chasseurs dans la nature :

      La prolifération des sangliers constitue elle aussi, mais à une plus large échelle, un véritable problème dans les campagnes en raison des dégâts sur les cultures, et dans les zones urbaines, où ils seraient à l’origine de 5 000 accidents de la circulation. Les chasseurs l’invoquent pour justifier leur action régulatrice et leur utilité sociale. Mais, il y a au fond bien peu de mécanismes «  naturels  » dans ce phénomène. De quelques dizaines de milliers dans les années 1960, le nombre de sangliers dépasse le million depuis les années 2000. Cela s’explique avant tout par les lâchages d’animaux d’élevage, marginaux aujourd’hui mais longtemps pratiqués, et par l’essor considérable des cultures de maïs, dont les sangliers raffolent et qui occupent désormais un champ sur quatre en France (et ce pour une production destinée à 88,3 % à l’alimentation animale). Conscients des dégâts occasionnés (de 20 à 30 millions d’euros par an), mais désireux de ne pas voir disparaître ce potentiel gibier, les fonds gérés par les sociétés de chasse indemnisent les agriculteurs, paient, voire installent des clôtures. D’ailleurs, si un propriétaire s’oppose à la chasse sur ses terres, il ne pourra pas être indemnisé. Cela explique l’importance prise ces dernières années par la question de la présence, et donc de la chasse, des sangliers. En Alsace, celle-ci est même ouverte la nuit, «  si la luminosité naturelle permet leur identification  ». La loi ne précise pas si la luminosité doit permettre l’identification des éventuels promeneurs.

  • Vaucluse. L’homme abattu à Avignon, un “bon voisin” mais adepte du nazisme
    https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2020/10/31/l-homme-abattu-par-la-police-a-avignon-un-bon-voisin-mais-adepte-du-nazi

    L’enquête continue pour tenter d’expliquer ce qui a pu pousser Fabien Badaroux, 33 ans, à pointer son arme en direction des policiers d’Avignon. Quatre d’entre eux ont fait feu. Dans le quartier du jeune homme, on ne comprend pas.

    Alors un peu de Fabcaro qui va bien :

    #on_ne_comprend_pas
    #on_ne_peut_pas_comprendre
    #on_ne_comprendra_jamais

  • Pas besoin du son : rien que la titraille à l’écran te donne à voir que le gouvernement a déjà préparé l’excuse à sa propre incompétence : « Camille Chaize, porte-parole du Ministère de l’Intérieur* » et, en gros titre : « Un deuxième confinement moins respecté ? »

    * je sais, c’est un métier horrible, mais en ces périodes de chômage de masse, je comprends qu’on n’a pas toujours le choix.