• Complotisme : « En souhaitant acquérir un domaine dans le Lot, One Nation monte à un nouvel échelon, celui du rassemblement “physique” », Valérie Igounet

    Valérie Igounet, historienne et directrice adjointe de Conspiracy Watch, analyse l’idéologie du mouvement et de sa principale figure, Alice Pazalmar.

    Dans un petit village du Lot, Alice Pazalmar et son mouvement complotiste One Nation tentent d’acheter un domaine de 200 hectares pour lancer leur « laboratoire du nouveau monde ». Valérie Igounet, historienne et directrice adjointe de Conspiracy Watch, site Internet édité par l’Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot, analyse leur idéologie et les risques à les laisser s’implanter.

    Comment définiriez-vous la pensée d’Alice Pazalmar et de One Nation ?

    Alice Pazalmar, de son vrai nom Alice Martin Pascual, est une des figures de la mouvance antisystème et complotiste. Elle est une des cofondatrices du site One Nation qui se dit « profondément non violent », rejette « toute forme d’autorité illégitime » et prône la « désobéissance créative ».

    Elle et ses adeptes (dont son compagnon Sylvain) considèrent qu’ils n’ont de comptes à rendre à personne et que s’il existe des lois auxquelles ils doivent se soumettre, celles-ci sont exclusivement « naturelles ». Une idéologie dans la mouvance des « êtres souverains », qui développent la croyance conspirationniste de la « fraude du nom légal » [l’Etat volerait secrètement à ses administrés son « nom légal », autrement dit sa « personnalité juridique »] et tendent à remettre en cause la réalité de l’Etat dans lequel ils vivent. Dans une des vidéos de sa chaîne YouTube, on voit d’ailleurs Alice Pazalmar mettre le feu à son passeport ou encore revenir sur sa « carte d’être humain » en disant refuser de « cautionner cette République française coupable de multiples crimes contre l’humanité ».

    Pourquoi vous semblent-ils dangereux ? Ils ressemblent de prime abord à de nouveaux « hippies », prônant la paix et la bienveillance…

    Ils prennent l’option « nouveaux hippies » pour avancer masqués. Comme vous le dites : « ils ressemblent à »… C’est ce qu’on pourrait qualifier – et cela est inhérent à la stratégie et à l’intention conspirationnistes – de subterfuge complotiste avec des valeurs qui peuvent être considérées au premier abord comme nobles et attirantes pour nombre de personnes : retour à la nature, à la terre, à l’éveil, rejet de la société de consommation, authenticité, etc. Le gros problème est évidemment que ces « valeurs » prônées ne le sont pas sans arrière-pensées.

    Alice Pazalmar appelle ainsi à établir une frontière infranchissable entre deux mondes. Le sien est une société littéralement coupée de la société civile et en opposition aux valeurs fondamentales de notre République. Les conséquences sont évidemment nombreuses : idéologiques, comportementales, sanitaires… On sait aujourd’hui le rôle que des membres du mouvement One Nation ont joué dans la radicalisation de Lola Montemaggi, la mère de Mia [enlevée le 13 avril alors qu’elle était placée chez sa grand-mère dans les Vosges, puis retrouvée en Suisse quelques jours plus tard] et dans le contact établi avec Rémy Daillet-Wiedemann [figure des milieux complotistes d’ultradroite].

    Sont-ils nombreux ou le mouvement reste-t-il finalement marginal ?

    Depuis 2020, Alice Pazalmar exprime ses positions complotistes, covido-sceptiques, antivaccination, pro-hydroxychloroquine dans des vidéos très suivies sur YouTube. Sa chaîne cumule aujourd’hui près de 1,5 million de vues pour plus de 34 000 abonnés.
    Il est toutefois très compliqué de chiffrer le nombre de leurs « adeptes », car visionner une vidéo ne veut pas dire adhérer. Mais on sait la place grandissante qu’occupent les théories conspirationnistes en France. Et ces groupes savent aujourd’hui tisser des liens entre eux et en dehors des réseaux sociaux. Début juin 2021, Alice Pazalmar est même intervenue à une « université citoyenne » à Avignon organisée par des groupes covido-sceptiques aux côtés de figures du complotisme comme Louis Fouché et Richard Boutry.

    Dans le cadre du premier anniversaire de l’émission « L’info en Questions », sorte de rendez-vous conspirationniste, Alice Pazalmar est aussi annoncée comme le « coup de cœur » d’une autre personnalité influente de la sphère complotiste covido-sceptique et antivaccination, Chloé Frammery, qui dit admirer cette « gardienne de la souveraineté ».

    Alice Pazalmar suit une partie de la galaxie complotiste sur un autre aspect central du conspirationnisme, en diffusant des vidéos tournant autour de la seconde guerre mondiale avec une sorte de « mise à jour » empreinte de complotisme. Celle intitulée « Résistant ou collabos » est ainsi accompagnée de ce préambule : « Tu consens ou tu refuses ? Tu collabores ou tu résistes ? Vigilance face aux dérives d’un système répressif prêt à tout pour maintenir la Matrice ». Une autre vidéo est même intitulée Souvenirs de Nuremberg…

    Autre palier important : en un mois – c’est inédit –, Alice Pazalmar et son compagnon sont parvenus à récolter plus de 265 000 euros (sur un objectif de 750 500 euros) de dons défiscalisables sur la seule plate-forme de financement participatif HelloAsso… La cagnotte a certes été suspendue mais, avec ce projet d’achat foncier, on passe à une phase de rassemblement « physique » de leur stratégie de séduction et de visibilité.

    Peut-on parler d’une dérive sectaire ?

    Sans aucun doute, et d’une dérive sectaire finalement assez classique. Une fois la séduction opérée auprès de ses fidèles, elle peut passer à l’autre étape, à savoir la mise en application de sa ligne de conduite : One Nation prône une attitude d’enfermement et instaure une frontière plus qu’étanche entre sa communauté et la société civile. Un vase clos qu’ils ont entrepris de construire (ceci dans tous les sens du terme) depuis un bon moment.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/10/18/complotisme-en-souhaitant-acquerir-un-domaine-dans-le-lot-one-nation-monte-a

    https://seenthis.net/messages/915407#message933198

    #fascistes

    • un « système » parano à emprise, avec sa propagande basée sur le mensonge et la confusion, son eugénisme mal masqué, son appel au salvateur respect de prétendues « lois de la nature » (un marqueur d’un anti-humanisme fascisant qui ne trompe pas) une pincée de « Souvenirs de Nuremberg », un petit coup d’"êtres souverains" (dans les clous de lois hétéronomes racontées par des escrocs) et d"expérimentations sur la résonance vibratoire des graines", je sais pas ce qu’il te faut. le fascisme se limite pas à la prise du pouvoir d’État, aux ratonnades, pogroms et milices, c’est aussi un paquet de « roue de secours » non pas tant du capital, comme le dit classiquement l’antifasciste, mais du désir (de liberté, d’être commandé, de transformation, de restauration, etc.)

    • Ce n’est pas forcément fasciste au premier degré, mais en poussant mes recherches j’ai en effet constaté que la pente est hyper-glissante, et qu’en effet une recherche sur les «  Êtres souverains  » (par exemple) mène en effet vers des racines clairement antisémites, ou des éléments trumpistes (#Alice_Pazalmar fait ouvertement référence au #Pizza_Gate par exemple).
      Alors tout ça s’est un peu dilué et s’est adapté à la France depuis les USA et le Canada, mais les origines sont bien là, et il y a encore une intersection assez large entre les mouvements.

  • #Souveraineté_alimentaire. Aux États-Unis, les Amérindiens veulent “décoloniser leur assiette”

    La pandémie de Covid-19 a accru la volonté d’#autonomie_alimentaire des Amérindiens, qui renouent aujourd’hui avec les semis, les cultures et les #pratiques_culinaires traditionnelles pour “rééduquer” leur palais.

    Au printemps 2020, alors que le Covid-19 se propageait aux États-Unis, #Daniel_Cornelius a fait ses #semis. Membre de la nation #Oneida du Wisconsin, il vit dans la campagne vallonnée du sud de Madison, où il a planté des carottes, des tomates ainsi que des plantes traditionnelles amérindiennes : fèves, citrouilles et maïs.

    Il a aidé d’autres Amérindiens à faire de même. En juin, il a pris son tracteur manuel, direction le Nord, jusqu’aux Chippewas du lac du Flambeau, pour les aider à retourner et à préparer la terre selon la tradition.

    Puis, il a amené des graines de courge à la réserve Menominee du #Wisconsin, où les habitants ont aménagé des parterres de culture surélevés comme le faisaient leurs ancêtres.

    Il a collecté du sirop sur des érables et a ramassé du riz sauvage puis, en septembre, il s’est rendu à une foire dans la réserve Oneida, près de Green Bay, où il les a échangés contre des poivrons, des œufs de caille et de la soupe de maïs. “Presque tout le monde voulait de ce sirop d’érable”, raconte-t-il.

    Renouer avec les pratiques traditionnelles

    Cornelius fait partie du mouvement dit de “souveraineté alimentaire”, de plus en plus populaire chez les Amérindiens, qui vise à augmenter la production locale et à renouer avec l’agriculture et les pratiques culinaires traditionnelles.

    C’est un phénomène à grande échelle qui va de la culture d’un potager par des familles dans leur jardin jusqu’au développement d’un réseau d’organisations régionales et nationales dédiées à la coopération entre tribus, au partage de techniques agricoles et à la préservation de variétés ancestrales.

    “Les gens sont demandeurs de ces produits, explique Cornelius, également conseiller technique pour le Conseil agricole intertribal de Billings, dans le Montana, et professeur à l’université du Wisconsin. Et ils ont aussi soif de connaissances.”

    Pour de nombreux Amérindiens, le retour à des produits et cultures traditionnels s’inscrit dans un effort plus large pour se “décoloniser”. Une façon de réparer les ravages économiques et culturels infligés par les descendants d’Européens qui les ont chassés de leurs terres, enfermés dans des réserves et envoyés dans des pensionnats et ont tout fait pour les couper de leurs racines.

    Cela ne passe pas seulement par un regain d’intérêt pour les #plantes_ancestrales mais aussi par un retour à une certaine vie économique et culturelle, et à des coutumes et des traditions liées à la #nourriture et à sa production.

    Des effets bénéfiques sur la santé

    Sur le plan pratique, la souveraineté alimentaire est une solution qui vise plus d’autonomie et qui ouvre également des perspectives économiques dans les communautés les plus pauvres.

    (#paywall)

    https://www.courrierinternational.com/article/souverainete-alimentaire-aux-etats-unis-les-amerindiens-veule
    #peuples_autochtones #USA #Etats-Unis #décolonisation #alimentation #agriculture

    ping @cede @odilon

    • Seeds and beyond: Native Americans embrace ‘food sovereignty’

      Last spring, as COVID-19 swept the nation, Daniel Cornelius planted. A member of the Oneida Nation of Wisconsin, he lives in the rolling farm country south of Madison, where he planted carrots and tomatoes, as well as traditional Native American crops – beans, pumpkins, and corn in hues ranging from cream to deep red and bearing names like Tuscarora white, Mohawk yellow, and Bear Island flint.

      He helped others plant, too. In June he took his small walk-behind tractor north to help members of the Lac du Flambeau Band of Lake Superior Chippewa start gardens, heaping the soil in long mounded rows in imitation of traditional planting hills. He brought squash seeds to the reservation of the Menominee Indian Tribe of Wisconsin, where members have been building raised beds after ancient Menominee practice. He tapped box-elder trees for syrup and gathered wild rice, and in September he brought them to a bartering event on the Oneida reservation, near Green Bay, where he traded them for peppers, quail eggs, and corn soup.

      “Almost everyone wanted that box-elder syrup,” he says.

      Mr. Cornelius is part of a growing “food sovereignty” movement among Native Americans, an effort aimed at increasing local food production and reviving Indigenous agricultural and culinary practices. It’s a broad-ranging movement that includes families growing vegetables in backyard gardens and an ever-expanding network of regional and national organizations devoted to fostering intertribal cooperation, sharing agricultural know-how, and promoting the use and preservation of traditional crop varieties.

      “People are hungry – literally hungry to eat these foods,” says Mr. Cornelius, who is also a technical adviser for the Intertribal Agriculture Council, based in Billings, Montana, and an instructor at the University of Wisconsin-Madison. “But also, in a more figurative sense, they’re just hungry for knowledge.”

      For many Native Americans, the return to traditional foods is part of a wider effort to “decolonize” their people, a way to repair the economic and cultural damage inflicted by European Americans who drove them from their lands, confined them to reservations, sent them to boarding schools, and tried to sever them from their old ways. It means not just planting old seeds but reviving the economic and cultural life, the ceremonies, the customs and beliefs, around food and food production.

      In a practical sense, food sovereignty offers a path toward greater self-sufficiency and economic opportunity in poor communities. Perhaps more critical are its potential benefits for public health. Native Americans face high rates of diabetes, heart disease, obesity, and other conditions that food sovereignty advocates say result from a dependence on processed foods.

      “We’ve got to get back to a diet and food system that our bodies and our babies can handle,” says Gary Besaw, head of the Department of Agriculture and Food Systems on the Menominee reservation.

      Since it emerged a year ago, COVID-19 has given new urgency to these efforts. The coronavirus hit Native American communities hard: In December, the Centers for Disease Control and Prevention reported that Native Americans and Alaskan Natives were 3 1/2 times more likely than white Americans to become infected with the virus. Yet, while COVID-19 has revealed the vulnerability of Native peoples, it has also inspired more of them to plant, fish, gather, and hunt.

      “People are seeing the weakness within our current food system,” says Rebecca Webster, who with her husband, Stephen, grows corn and other traditional crops on the Oneida reservation. “They want to know where their food is coming from. They want to take control back.”

      Much of the food sovereignty movement focuses on seeds: growing and preserving them, as well as finding and distributing old and not-yet-forgotten varieties. Some of this work requires research, like figuring out where a seed company acquired its varieties long ago. It also involves hunting down a variety that someone has been growing – and then producing enough seed to share. Organizations like Seed Savers Exchange, based in Decorah, Iowa, and long devoted to promoting heirloom seeds, have in recent years been growing Native varieties and sending out seeds to a small number of established growers. In addition, an expanding universe of workshops and YouTube videos is available to teach aspiring growers how to use Native agricultural techniques.
      The “Three Sisters”

      The most popular seeds are the “Three Sisters” of Indigenous agriculture: corn, beans, and squash. They are traditionally grown together in mounds, as the Websters do on the Oneida reservation. The cornstalks serve as a trellis for the bean vines, while the beans, which are legumes, enrich the soil for the corn. The squash sprawls out all around. A modification of this strategy is to grow the corn and beans in mounded rows, with squash on the ends. Many Native growers also plant tobacco and sunflowers.

      When the pandemic struck, the demand for seeds soared. People had more time at home; they also were rattled by local food shortages. On the Meskwaki Settlement in Tama, Iowa, Shelley Buffalo, local foods coordinator for the Meskwaki Food Sovereignty Initiative, grappled with a “huge increase” in requests for seeds. “There were many people who were gardening for the first time,” she says. Appeals to the Traditional Native American Farmers Association “nearly depleted what we had,” says Clayton Brascoupé, a farmer in Tesuque Pueblo, New Mexico, and the group’s program director.

      “There were people contacting us from a lot of new places,” he says. “They said, ‘Can you send seed?’”

      But it’s not all about seeds. Native Americans are also raising bison, spearing fish, picking chokecherries, harvesting wild rice – and much more.

      It’s a movement that touches every tribe in the United States and reflects both the geographical and historical diversity of Native American communities. The Quapaw Nation of Oklahoma raises bison on lands recovered from lead and zinc mining and operates its own meat processing plant. The Muckleshoot of Washington state have hosted workshops on how to fillet a salmon and slice up an elk. Ndée Bikíyaa, or People’s Farm, is trying to revive agriculture among Arizona’s White Mountain Apache. Minnesota’s Red Lake Ojibwe sell mail-order wild rice and chokeberry jam. And in Hugo, Minnesota, just outside the Twin Cities, the organization Dream of Wild Health teaches Native children how to garden; a program for teenagers is called Garden Warriors.

      “This year was a big wake-up call for our tribe,” says Greg Johnson, a member of the Lac du Flambeau Band and an expert in cooking muskellunge, a predatory fish found in northern lakes, which he does by wrapping it in birch bark and baking it in the ground, under a fire. Mr. Johnson says that worries over the food supply sent twice the number of his band than usual out to spear walleyed pike in northern Wisconsin lakes early last spring, a tradition among his people. More people hunted deer later in the year; he taught some of them how to can the venison.

      “In many respects, for me it was really good to see that,” he says. “There were people you never thought would get wild rice. There were people who you never thought would get wild medicines. It was really incredible.”
      Chef participation, too

      Getting the food is only part of the movement. A growing number of chefs are promoting Native cuisine, among them Sean Sherman, an Oglala Lakota and recipient of a James Beard Award. The founder and CEO of The Sioux Chef business in Minneapolis, Mr. Sherman directs a food lab devoted to teaching Native culinary approaches. COVID-19 delayed his plan to open a restaurant, but it inspired a new form of outreach: ready-to-eat meals prepared in the Twin Cities and distributed to Native communities around the region. By December, a crew of 24 workers was sending 6,000 meals a week. It distributed 500 meal kits before the holidays, including the fixings for what Mr. Sherman describes as a Native grain bowl – Potawatomi corn, bison meat, dried blueberries, and puffed wild rice. “That was a fun one,” he says.

      Efforts to revive Native foods are not new. Mr. Brascoupé recalls an intertribal meeting in Gallup, New Mexico, in 1992 at which older farmers voiced concerns about their dwindling numbers. “They also saw a decline in people’s health,” he says. “They tied those two together.”

      In the years since, Mr. Brascoupé has seen a steady increase in the ranks of Native farmers. And what started as a rural movement, he says, has moved to cities, where many Native Americans live – to community gardening and programs teaching Native gardening and culture to children. Mr. Brascoupé attributes much of the resurgence not to tribal initiatives, which have become widespread, but to younger individuals carrying on the work of their elders. Once a young farmer himself, he now has grandchildren who farm.

      “A lot of what we see now started with young people,” Mr. Brascoupé says. “It was more from the bottom up than the top down, from tribal governments.”

      Indeed, the food sovereignty movement builds upon the perseverance and determination of individuals and families who have worked over many years to keep Native food traditions alive. One of these people is Luke Kapayou, who grew up on the Meskwaki Settlement. “When I was growing up, all of us, we had to help with the gardens,” he recalls. “Most of the families had their own gardens.”

      As Mr. Kapayou got older, however, he noticed that fewer people were gardening. And those still doing it were planting fewer old varieties – mainly just corn, the most prized of Native foods. He resolved to keep growing traditional beans and squash, and he began to seek out other varieties both on and off the settlement. He consulted old ethnographies. He even tried – unsuccessfully – to track down seeds at a New York museum.

      “Most of the seeds that me and my family are growing in our garden are what my parents and great-grandparents were growing,” he says. “They’ve been growing for a thousand years. I don’t know, I think I believe these seeds are sacred. They’re very special. It makes me want to keep growing them, and I want to make sure our kids keep growing them.”
      Plenty of challenges

      Despite its successes, the food sovereignty movement still faces plenty of challenges. Growing old crop varieties can be labor-intensive: If done in the traditional way, they are planted and harvested by hand, with the three main crops – corn, beans, and squash – planted together. Also, growers need to take care that nearby field crops, especially corn, don’t cross-pollinate with traditional varieties. And it takes time to preserve the foods – usually by drying – and to cook them up in traditional dishes, such as corn soup, which Mr. Kapayou prepares outside in an old kettle over a wood fire. In addition, efforts to take advantage of Native treaty rights for hunting and fishing continue to meet resistance – as when a group of non-Native people harassed Mr. Johnson while he speared walleyes at a Wisconsin lake last April.

      Nor is it easy to get people to renounce modern processed foods. Nicky Buck knows this well. A member of the Prairie Island Indian Community in Minnesota, she grew up behind a McDonald’s and ate sugar sandwiches as a child – and developed kidney disease as an adult. Today she eats – and promotes – Native foods in her community.

      “You just have to retrain your palate,” she says. “You have to decolonize your palate.”

      Decolonizing the palates of the young poses a special challenge. Parents make sloppy Joes out of bison meat and substitute flint corn for wheat pasta. Ms. Webster, the mother of two teenage daughters, says, “We’re trying to show that corn is cool enough even though there’s a frozen pizza looking at them.”

      The gardening itself may occasion a complaint from younger ones, but it’s good family time. Indeed, the food sovereignty movement is often about bringing people together – growing, harvesting, trading seeds and food, and, of course, eating. A Native foods cooperative on the Oneida reservation has 15 member families and saw more applications to join last year than ever before. “There are a lot of folks showing interest,” says Lea Zeise, who manages the co-op.
      A year-round effort

      Food sovereignty is a year-round effort. Over the winter, gardeners have been cooking up what they harvested and preserved in the fall – the dried beans, the canned venison, the corn boiled and dried and stored in glass jars. In northern Wisconsin, members of the Lac du Flambeau Band were busy with winter spearing, chopping holes through 28 inches of ice to get to the fish.

      “We’re going to get as many muskies as we can,” says Mr. Johnson. “We have a lot of younger people who want to do this.”

      Others are looking forward to spring – planning their gardens, shelling dried corn for seed, and in some cases looking beyond the pandemic to a resumption of the workshops and conferences that have helped spread the food sovereignty movement. “People can’t wait to get together,” says Mr. Cornelius.

      In the meantime, Mr. Cornelius, like other food sovereignty advocates, is heavily booked on Zoom. He’s also full of plans for his own farming. In midwinter he was thinking he should plant his greenhouse soon. He was also trying to figure out how to tap more trees in early spring, including a stand of silver maples on land he just bought last year – 51 acres, mostly woods, plus the derelict buildings of an old dairy farm. He hopes to bring in cattle. His friends say he should raise bison. Maybe someday, he tells them.

      “One step at a time,” he says.

      https://www.csmonitor.com/USA/Society/2021/0222/Seeds-and-beyond-Native-Americans-embrace-food-sovereignty

      #semences #graines

  • Fresque anti « violences policières » : le maire de Stains mis en demeure de la modifier
    Publié le 03/07/2020
    https://www.ouest-france.fr/faits-divers/violences/fresque-anti-violences-policieres-le-maire-de-stains-mis-en-demeure-de-

    Le maire PCF de Stains (Seine-Saint-Denis) Azzédine Taïbi a été mis en demeure par le préfet de Seine-Saint-Denis de modifier la fresque « contre le racisme et les violences policières », a indiqué vendredi l’élu à l’AFP.

    Le syndicat alliance s’indigne

    « Monsieur le préfet me met en demeure de supprimer le mot + policières + de la fresque. Cette injonction était celle du syndicat de policiers Alliance. Je ne saisis pas le sens de cette mise en demeure infondée », a déclaré M. Taïbi qui a mandaté son avocat Arié Alimi « afin d’étudier les suites à donner au préfet ». (...)

    #violences_policières #Adama_Traoré

  • Les producteurs français de masques sont en surproduction et n’arrivent plus à les vendre
    https://www.ouest-france.fr/societe/les-producteurs-francais-de-masques-sont-en-surproduction-et-n-arrivent

    Le rythme des achats a ralenti depuis la semaine dernière, met en garde Pierric Chalvin, le délégué général chez Unitex, qui représente l’ensemble des activités de la filière. Interrogé par le quotidien, celui-ci déplore que « les commandes […] s’effondrent, quand elles ne sont pas annulées face à la concurrence des produits d’importation à moindre coût ». Les masques produits par ce type d’entreprises sont vendus à 3 € et peuvent supporter 20 lavages.

  • Collecte et analyse de données : Facebook porte plainte contre OneAudiance - Next INpact
    https://www.nextinpact.com/brief/collecte-et-analyse-de-donnees---facebook-porte-plainte-contre-oneaudian

    La société OneAudiance est basée au New Jersey et le réseau social affirme qu’elle a « payé des développeurs d’applications pour installer un kit de développement logiciel (SDK) malveillant dans leurs applications » afin « d’accéder et récupérer des données des utilisateurs de Facebook et d’autres réseaux sociaux ». L’entreprise de Menlo Park précise que les agissements OneAudiance lui ont été signalés via son programme « data abuse » qui fonctionne avec un système de récompense, exactement comme la chasse aux (...)

    #OneAudiance #scraping #SDK #Facebook

  • Facebook is suing OneAudience for improperly harvesting user data - Vox
    https://www.vox.com/recode/2020/2/27/21156287/facebook-suing-data-harvesting-company-oneaudience-third-party-developers

    Facebook filed a federal lawsuit in California on Thursday against OneAudience, a marketing company that it says paid app developers to exploit the “login with Facebook” feature to improperly gain access to personal data without users’ permission. The social media company claims that OneAudience harvested users’ data by getting app developers to install a malicious software development kit, or SDK, in their apps. SDKs are packages of basic tools that make it easier and faster for developers to (...)

    #scraping #BigData #SDK #Twitter #Facebook #OneAudiance #Google

  • Facebook veut protéger vos données personnelles (des entreprises qui les piquent sans payer) - Cyberguerre
    https://cyberguerre.numerama.com/3519-facebook-porte-plainte-contre-une-entreprise-qui-aurait-a

    Facebook a déposé plainte contre OneAudience, une entreprise d’adtech. Il l’accuse d’avoir aspiré les données des utilisateurs Facebook sans leur consentement, à des fins publicitaires. Cette fois, Facebook se place en défenseur des données personnelles de ses utilisateurs. Jeudi 27 février 2020, le groupe a officiellement attaqué en justice OneAudience, comme le rapporte Recode. Il accuse cette entreprise de publicité d’avoir payé des développeurs pour intégrer dans leurs applications un moyen (...)

    #scraping #BigData #SDK #Facebook #OneAudiance

    //c0.lestechnophiles.com/cyberguerre.numerama.com/content/uploads/sites/2/2020/02/facebook-loupe-une.jpg

  • « Les Petites Mains Invisibles »

    Réalisé par Révolution Permanente, en partenariat avec Communard.e.s, nous sommes fiers de pouvoir vous présenter le film de la grève des salariés d’#Onet, #Les_Petites_Mains_Invisibles, que nous avons pensé comme un outil de transmission cette expérience de #lutte de notre classe.

    Ce film nous fait revivre ou découvrir les 45 jours d’une lutte acharnée de ces femmes et ces hommes qui « ne sont rien », et qui se sont dressés et transformés en militants et militantes de leur grève. « On ne se connaissait pas, et grâce à la lutte, on est devenu une famille » dit #Fernande_Bagou. Avec #Oumou_Gueye et #Ami_Keita, elles ont émergé comme figures de la grève, et nous racontent, tout au long du film, comment cette lutte les a transformées profondément, en leur donnant #confiance en leurs propres forces et en les poussant à lutter pour leur #émancipation.

    Bande-annonce
    https://www.youtube.com/watch?v=1UHrMARlyCg

    #film #film_documentaire #grève #femmes #résistance

  • Verizon Launches ’Private’ Search Engine After Years of Violating Its Customers’ Privacy - VICE
    https://www.vice.com/en_us/article/jgem57/verizon-launches-private-search-engine-after-years-of-violating-its-customers-

    Verizon spied on consumers for decades—then lobbied fiercely to prevent the government from doing anything about it. Now it wants you to trust it with your web searches. Verizon has spent the better part of the last decade mired in privacy scandals and lobbying the government to ignore or legalize its bad behavior. Now it’s launching a new privacy-centric search engine, apparently hoping you forgot all of that ever happened. The company on Tuesday unveiled OneSearch, a new search engine (...)

    #Verizon #NSA #algorithme #cookies #data #lobbying #marketing #publicité #surveillance (...)

    ##publicité ##OneSearch

  • Community managers à Mediapart, nous sommes en grève ! | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/community-managers-en-greve/blog/161219/community-managers-mediapart-nous-sommes-en-greve

    Comment faire valoir ses droits à l’ère de l’économie du numérique et de la précarisation des emplois ? Comment participer à la démocratie quand on est travailleur du web ? Comment faire vivre la grève à l’heure du télétravail, de l’uberisation, de l’automatisation ?

    C’est toute l’économie du web et des algorithmes qu’il faut questionner. Nous y sommes continuellement soumis dès lors que nous sommes connectés, au travail ou pas. Non seulement le grève n’est plus visible, mais nos données continuent d’être aspirées par les réseaux sociaux et plates-formes d’achat en tout genre. En clair, même pendant la grève, nous continuons à enrichir les bases de données des GAFA, à commander sur Amazon, à prendre un Uber ou une trottinette électrique, et à utiliser des lignes de métro automatisées. Pourquoi pas discuter d’une grève « de la connexion » ou d’une « grève de nos données » ?

    #GreveGenerale #OnEstLaTech

  • Code is Outlaw. C’est la lutte digitale et la grève reconduc’stream.
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2019/12/cest-la-lutte-digitale.html

    Plusieurs phénomènes sont en train de converger entre technique et société. Entre mobilisations sociales et mobilités techniques. Entre sociabilités techniques et mobilisations tout court. 

    Contre la « Tech ». D’abord il y a ces courants de contestation de plus en plus forts qui émanent des ingénieurs eux-mêmes autour de ce que les médias et les analystes ont résumé derrière le phénomène « Techlash » et qui s’articule autour de quelques dates clés (dont la parution de l’ouvrage Chaos Monkeys en 2016). Des ingénieurs qui, de l’extérieur ou de l’intérieur, dénoncent, condamnent, s’opposent, déconstruisent les systèmes techniques qu’ils ont eux-mêmes contribué à concevoir et à construire, et qui dénoncent également certains usages de ces mêmes systèmes techniques (dans le cadre militaire notamment).

    […]

    Il manque à mon sens un point à cet appel. Celui du bricolage, du braconnage, du #hacking, du bidouillage, du sabotage. Inventer des mots autant que des formes de luttes. En variant le ton, par exemple tenez :

    Le « soubotage » (n.m) action de saboter des bots ;
    le « bralgolage » (n.m), action de bricoler des algorithmes ;
    le « brhackonnage » (n.m), ruses permettant de hacker des systèmes techniques privatifs pour reconstituer des espaces techniques communs.
    L’ « Algorithmalgie » (n.f), douleur infligée ou subie suite à une traitement algorithmique ;
    La « Dysalgorithmie » (n.f) trouble de résistance algorithmique où le sujet fait preuve d’un comportement ou d’opinions non-calculables.

    Il est temps de passer du « Code Is Law » des années 2000 à un « Code is Outlaw ».

    #OnEstLaTech #GreveGenerale #CodeIsLaw #Techlash

  • Appel des travailleuses et travailleurs du numérique pour une autre réforme des retraites
    https://onestla.tech

    L’automatisation peut être une chance pour l’humanité : elle permet de déléguer aux machines toujours plus de tâches fastidieuses, ingrates, complexes, ennuyeuses ou non épanouissantes. Les progrès fulgurants effectués au cours des dernières décennies dans les domaines de l’électronique, de l’informatique, des réseaux et de l’intelligence artificielle permettent tous les jours un peu plus de s’affranchir du travail. Malheureusement, les monumentales richesses produites par les machines et les programmes (...)

    #éthique #bénéfices #conditions #travail #travailleurs

  • “Our planet is blue and nothing I can do?”

    David Bowie (space oddity) and the overview effect:

    “More than 30 years ago, the term “overview effect” first appeared in print, referring to the phenomenon experienced by space travelers when they first look at planet Earth from above. Those concerned often describe feelings of awe, a deep appreciation of connectedness and a new sense of responsi- bility. They experience the planet on which we live as amazing and wonderfully beautiful, yet at the same time as fragile and vulnerable.” (Source: Swisspeace 2018 yearly report)

    #faire monde

  • Jichang Lulu: State-managed Buddhism and Chinese-Mongolian relations (article du 23/06/2017)
    https://jichanglulu.tumblr.com/sinified

    No matter what the 14th Dalai Lama says or does, he cannot deny the Central Government’s right to recognise reincarnations,” says Norbu Döndrup ནོར་བུ་དོན་གྲུབ 罗布顿珠, one of the highest-ranking Tibetan officials in the Autonomous Region’s government. Zhu Weiqun 朱维群, former deputy head of the United Front Work Department who now chairs the ethnic and religious affairs committee of the People’s Political Consultative Conference, famously stated that Dalai Lama reincarnations “have never been a purely religious matter;” historical precedent makes the state’s prerogative to manage reincarnations “an important manifestation of the Central Government’s sovereignty over Tibet.” The state clearly cares about reincarnations, and not only when the Dalai Lama is involved. The PRC has now spent decades regulating, codifying and “standardising” the identification and training of increasing numbers of reincarnating lamas, who often are given positions in state administration. The respect they command among many Tibetans makes gaining the “initiative, leadership and control” over reincarnation management a tool for maintaining social stability in Tibetan areas. Extensive research has been devoted to the design of reincarnation policies. The TAR and central governments take reincarnate lamas on trips and training sessions around the country, including visits to Maoist sites. Interviewed during one such educational trip, the Jedrung རྗེ་དྲུང 吉仲 Rinpoche of Dzodzi མཛོ་རྫི 佐孜 monastery in Chamdo, himself installed as such a ‘living Buddha’ by the relevant local authorities in 2000, talks of his and other religious figures’ duty to “develop the good Tibetan Buddhist tradition of love of country and religion (爱国爱教),” contributing to the “mutual adaptation of religion and socialism.” The training seems to be working: the Rinpoche was repeating, verbatim, Party slogans that go back to the Jiang Zemin era.

    • A description of the role of Tibetan Buddhism within the Belt and Road Initiative, elaborating on Xi Jinping’s statements at the Beijing forum, was delivered at a recent meeting by Wang Changyu 王长鱼, Party secretary at the High-level Tibetan Academy of Buddhism (中国藏语系高级佛学院). The Academy’s experience training Tibetan Buddhist monks and its well-developed system of scholarly degrees, says Wang, creates an advantageous position allowing to “help countries and territories along the ‘Belt and Road’ satisfy their demand for religious specialists and scriptures.” Such exchanges can serve two goals: to showcase “the results of our Party and country’s ethnic and religious policies, displaying the healthy heritage and development of Tibetan Buddhism” in China, while reducing “the Dalai clique’s space of activity, upholding national sovereignty.

      #bouddhisme tibétain et #Nouvelles_Routes_de_la_Soie
      #OBOR #One_Belt_One_Road

    • Plus spécifiquement sur la #Mongolie, article du 20/03/2017

      Jichang Lulu: Thinking outside the Urn: China and the reincarnation of Mongolia’s highest lama
      https://jichanglulu.tumblr.com/urn

      The Chinese government’s prerogative to manage the rebirths of incarnate lamas is being tested in Mongolia. One of the highest lineages covered by the Qing’s ‘ #Golden_Urn ’ system at the basis of PRC reincarnation law is passing to its next holder, with the Dalai Lama’s involvement. Despite clear signs that China cares, no public position has emerged so far. To determine what China’s approach to the reincarnation issue might be, we have to go through some Mongolian history and a bit of leaf-reading. The very relevance of state management of rebirths to China’s foreign relations indicates to what extent Qing imperial thought permeates PRC policy. Reincarnation diplomacy is real and has an impact on Chinese policies towards its closest neighbours.

  • Pakistan : des insurgés baloutches visent les intérêts chinois à #Gwadar
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/05/13/pakistan-des-insurges-baloutches-visent-les-interets-chinois-a-gwadar_546151


    Des forces de sécurité pakistanaises patrouillent dans le port de Gwadar, à 700 km à l’ouest de Karachi, le 13 novembre 2016. La cité portuaire doit devenir le point d’ancrage sur la mer du Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC).
    AAMIR QURESHI / AFP

    L’attaque, samedi 11 mai, contre le seul hôtel de luxe de la petite ville portuaire de Gwadar, aux confins de la province du Baloutchistan, symbole de la présence chinoise au Pakistan, a fait cinq morts, dont quatre employés de l’établissement et un soldat. Les forces de sécurité sont parvenues à reprendre le contrôle des lieux, dimanche, après avoir tué les trois assaillants qui s’y étaient repliés. L’opération a été revendiquée par l’Armée de libération du Baloutchistan (ALB) qui visait « les Chinois et autres investisseurs étrangers ».

    Le commando armé, habillé en militaires, s’était introduit à l’intérieur de l’hôtel, construit sur une colline faisant face à la mer. Souvent peu occupé, voire quasi désert, le Pearl Continental accueille généralement des officiels pakistanais de passage ou des étrangers, surtout des cadres chinois, travaillant à la construction d’un port en eau profonde qui doit être l’un des maillons des « nouvelles routes de la soie » promues par Pékin. Le premier ministre pakistanais, Imran Khan, a condamné l’attaque, considérant qu’elle voulait « saboter [les] projets économiques et [la] prospérité » du pays.

    Le symbole est fort. Gwadar doit devenir le point d’ancrage sur la mer du Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC), dans lequel Pékin a prévu d’investir 55 milliards d’euros pour relier la province occidentale chinoise du Xinjiang et la mer d’Arabie. En 2018, le responsable du développement portuaire de Gwadar, Dostain Jamaldini, indiquait au Monde « qu’en 2014, la ville n’était encore qu’un village de pêcheurs mais en 2020-23, nous disposerons de 2,6 kilomètres de quais capables de recevoir cinq cargos, et dans vingt ans, ce sera l’un des principaux ports du monde ».

    Pour l’heure, en dépit de l’inauguration, au printemps 2018, par le premier ministre pakistanais d’alors, de plusieurs bâtiments construits par les Chinois dans la zone franche qui longe le port, l’activité demeure très faible.

    #OBOR #One_Belt_One_Road

  • Developer’s Pack: The #one Subscription
    https://hackernoon.com/developers-pack-the-one-subscription-8b86c5a6ebc?source=rss----3a8144eab

    The ONE Subscription is a new service which offers thousands of pre-made products for websites building such as HTML templates and #wordpress themes. The ONE will provide you with literally everything one could possibly imagine for building websites. Moreover, this subscription is a pretty profitable service for the developers who build plenty of various websites and at the same time have to stay on a budget and do not want to to purchase all the items they need separately.So now let’s explore all the cons and pros of the ONE Subscription in order to help you finally decide if this service is good enough for you or not.What Exactly Is the ONE and Why You Might Need It?The ONE is a subscription service which offers over 8,500 various items for creating a countless amount of websites for a (...)

    #web-design #web-development #wordpress-web-development

  • #DevStories @ GitHub HQ, and Officially Oversubscribed Crowdfund!
    https://hackernoon.com/devstories-github-hq-and-officially-oversubscribed-crowdfund-35cee41c07a

    But first, shoutouts to our investors of the week: Nader Azad, Ben Forgan, and George Georgallides. We hit the max!Hey Hackers,Two great things happened last night:Firstly, 120+ developers showed up to our Hacker Noon #devstories @Github event, which was the first time 3 of our 8 speakers (all veteran developers btw) gave a dev talk.And secondly, our equity crowdfunding is now officially fully subscribed! Woohoo! Regardless, there’re still chances to invest some more. I’ll explain in a bit.Thank you Stefan!Hacker Noon #devstories event @ GitHub HQHacker Noon’s humble start as a tech blog was a place for the overqualified and under-glorified engineers to share their stories, from the first-person perspective. We’re a place to publish how they do they job: what they’re building, why it’s cool, (...)

    #hackernoon-letter #one-million-dollars #equity-crowdfunding #dev-story #hackernoon-top-story

  • La Cina e il nuovo ordine euro-asiatico

    Sin dal 2013, quando il Presidente cinese #Xi_Jinping ne delineò gli obiettivi, l’iniziativa ormai nota come “Nuova Via della Seta” o “#One_Belt_One_Road” (OBOR) è rapidamente divenuta fulcro della politica estera della Cina in Eurasia e a livello globale e simbolo dell’inedito attivismo di Pechino sulla scena internazionale. Dopo cinque anni, l’iniziativa mantiene il suo appeal, nonostante i rischi intrinseci ad un così vasto progetto, le difficoltà interne ed esterne alla Cina e lo scetticismo di molti paesi coinvolti.

    L’idea cinese di “riconnessione infrastrutturale e logistica” di uno spazio geografico ma anche politico enorme e variegato com l’Eurasia, in effetti, sembra essere l’unica “grande visione” apparentemente in grado di offrire nuovo slancio all’economia globale in tempi di nazionalismo economico-politico, ripresa incerta e crisi diffuse. Si tratta non soltanto di un ambizioso progetto infrastrutturale, ma in effetti di una strategia transregionale di co-sviluppo industriale ed economico: la regione interessata si estende dalle frontiere continentali della Cina fino alle economie in via di sviluppo della cintura afro-asiatica. Ad oggi, questa macro-area rappresenta (insieme ad alcune regioni interne dell’Africa) l’ultimo grande spazio “disconnesso” dell’economia globale; al contempo, però, è territorialmente contiguo ai grandi poli di crescita economica e demografica dell’Asia costiera.

    L’iniziativa è dichiaratamente non egemonica e aperta a tutti i paesi interessati. Pechino ha finora impegnato intorno ai 500 miliardi di dollari nella OBOR, suddivisi fra isituzioni nazionali come il Silk Road Fund e la China Export-Import Bank, nuove istituzioni multilaterali regionali come la Banca Asiatica di Investimenti nelle Infrastrutture (AIIB) e linee di credito delle banche cinesi.

    La OBOR e le istituzioni ad essa legate non rappresentano, tuttavia, né un nuovo piano Marshall, né tantomeno un coerente disegno di graduale assunzione, da parte della Cina, dei compiti di garante di un ordine economico mondiale liberale. Un ordine aperto – e perciò contrario a chiusure nazionalistiche e protezionistiche – come alcuni teorici dell’ordine liberale sembrano sperare, e altri sembrano temere. Essa si iscrive, a converso, nel vasto piano di “ringiovanimento nazionale” che il Presidente Xi ha posto, come in altri suoi interventi, al centro del suo discorso al 19° Congresso del Partito, in ottobre.

    In effetti, la logica della OBOR appare complessa e si muove su piani molteplici: deve essere essenzialmente definita come una risposta proattiva della leadership cinese a cambiamenti strutturali di breve e di lungo periodo, interni ed esterni al Paese. Vi sono almeno tre dimensioni: domestico/macro-economica, geo-economico/geopolitica continentale, e sistemico/globale. Le tre dimensioni sono legate e si rafforzano reciprocamente.

    In termini domestici e macroeconomici, vengono spesso identificate questi fattori chiave nel lancio della OBOR: la Cina, grazie alle misure di stimolo all’economia approvate dopo il crack di Lehman Brothers (all’inizio della crisi), ha generato sovraccapacità nell’industria pesante, sopratuttto dell´acciaio e del cemento; di conseguenza, le banche hanno accumulato enorme liquidità, mentre a livello interno i consumi interni crescevano d’importanza fino a diventare determinanti nell’economia nazionale. Dunque, l’iniziativa sarebbe strumento funzionale a canalizzare sovraccapacità produttive verso i mercati esteri e l’eccesso di liquidità in un grande progetto infrastrutturale.

    Se questa spiegazione aiuta a cogliere la logica contingente della OBOR non ne spiega, tuttavia, le origini strutturali. Esse sono da ricercarsi nell´impulso dato sin dall´inizio degli anni 2000 ad una graduale ma sostenuta trasformazione nel sistema produttivo del paese. Si è deciso di cambiare la geografia economica cinese per ridurre il gap di sviluppo regionale e per combattere i rischi di destabilizzazione nella regione orientale di confine dello Xijninang. Tale sforzo di trasformazione ha creato poli di crescita e produzione nelle regioni centrali e centro-occidentali, in città come Chengdu, Chongqing e più recentemente Urumqi e Kashgar, ed è stato accompagnato dallo sviluppo massiccio della rete stradale e ferroviaria necessaria a collegare questi centri con le coste e con il resto del Paese.

    Allargando lo sguardo all’intero spazio euro-asiatico, il mutamento nella geografia economica del paese ha anche prodotto conseguenze geopolitiche e geoeconomiche profonde. Pechino è oggi è in grado di pianificare la creazione non solo di vie di trasporto continentali ma di una serie di corridoi multimodali terra-mare alternativi alle sole vie marittime, che finora restano sotto il controllo stringente della marina americana. L’Europa diventa così raggiungibile per nuove rotte che sostituiscono parzialmente o totalmente le vecchie. Inoltre, si allarga il ventaglio dei partner commerciali: Pechino si garantisce non solo una diversificazione delle forniture energetiche ma soprattutto l´accesso ai futuri mercati collocati lungo la cintura meridionale dell´Eurasia, dal Sud-Est asiatico e dall’India a Turchia, Iran e Medio Oriente, sino al Corno d´Africa e al Nordafrica

    Infine, le trasformazioni innescate dalla OBOR all’interno dei confini cinesi e nel continente asiatico, e le nuove opportunità geopolitiche apertesi per Pechino hanno prodotto effetti sistemici: per la dimensione stessa dello spazio interessato e per il peso economico, demografico e geografico della Cina, l’iniziativa è di fatto il primo organico passo verso un ordine globale post-Occidentale. A questo passo, tuttavia, la stessa Cina sembra non ancora pronta.

    In effetti, ciascuna delle tre dimensioni presenta rischi per Pechino, che aumentano proporzionalmente al crescere e al concretizzarsi del progetto OBOR.

    A livello interno, un ulteriore rallentamento della crescita, una crisi del sistema bancario o un crollo dei prezzi dei terreni rappresentato tutti elementi che potrebbero seriamente mettere a rischio la stabilità e la nuova dottirna della “crescita normale” sulla quale si basa la legittimità della leadership cinese. Un simile scenario avrebbe ripercussioni dirette sulla OBOR.

    In termini geopolitici, la Cina è dipendente dalle relazioni con una vasta rete di paesi e aree che hanno, in diversa forma e grado, ragioni di temere o di guardare con sospetto l’iniziativa cinese: tra questi c’è l’Europa, e naturalmente anche gli Stati Uniti – osservatori esterni interessati.

    Inoltre, la riconnessione dell’Eurasia è un processo che precede e trascende i piani cinesi. Essa trova la sua origine nelle trasformazioni che negli ultimi quindici anni hanno visto moltiplicare i legami commeraciali all’interno dell’Asia ed emergere nuovi e autonomi centri di potenza economica. Gli attori principali dell´Eurasia – dalla Russia alle medie potenze turca e iraniana, dagli stati centro-asiatici, abili a bilanciare gli interessi concorrenti delle grandi potenze, all’India, sino all’insulare Giappone – si stanno riposizionando e attrezzando per affrontare la sfida lanciata da Pechino. Questi paesi non negano la validità del concetto di una riconnessione continentale, ma lo concepiscono attraverso proprie strategie, contromisure e nuovi assi, come quello tra Giappone e India o quello all’interno del Sud-Est asiatico (paesi ASEAN).

    Dagli altri player continentali non solo dipende il successo dei programmi infrastrutturali, ma anche l’emergere di un distinto ordine euro-asiatico. Le istituzioni liberali occidentali sono chiaramente insufficienti a “coprire” la portata del cambiamento in corso, ma ad esso manca anche – per il momento – una cornice alternativa definita, politica e di regole condivise.

    In questo quadro, l’iniziativa #OBOR (e le istituzioni create quale suo corollario) colgono la natura diffusa, interconnessa, fluida, non istiuzionalizzata, al contempo competitiva e cooperativa, del nuovo sistema globale. Ne individua e ne coglie correttamente strumenti e palcoscenico d’azione: commercio, sviluppo economico e connettività anche fra aree sino ad ora ai margini del sistema economico globale. In tal modo, la OBOR posiziona la Cina al centro dei nuovi assetti, con i suoi interessi, la sua forza e le sue chiare priorità nazionali. Tuttavia, per questa stessa ragione, non è ancora in grado di offrire la prospettiva di un ordine – concetto ancora più complesso rispetto a un sistema – accettato e condiviso da tutti gli attori co-protagonisti dei processi in atto. E’ questa la sfida più grande per Pechino negli anni a venire.

    https://www.aspeniaonline.it/la-cina-e-il-nuovo-ordine-euro-asiatico

    #Chine #cartographie #visualisation #nouvelle_route_de_la_soie #route_de_la_soie
    ping @simplicissimus @reka

  • i24NEWS - SodaStream va ouvrir à Gaza
    https://www.i24news.tv/fr/actu/israel/191518-181222-sodastream-va-ouvrir-a-gaza

    SodaStream, la célèbre multinationale israélienne spécialisée dans la fabrication d’appareils de gazéification de boissons va ouvrir une usine à Gaza, a déclaré le directeur-général de l’entreprise lors d’une conférence en Israël.

    SodaStream a été racheté par le géant américain PepsiCo Inc. le 19 août dernier pour 2.7 milliards d’euros.

    L’entreprise SodaStream qui prône déjà la coexistence Juifs-Arabes, souhaite élargir ce projet en installant une usine dans la bande de Gaza, selon Reuters.

    « Nous voulons que les habitants de Gaza aient un vrai emploi, parce que là où règne la pauvreté, la paix est impossible », a déclaré le directeur de SodaStream, Daniel Birnbaum.

    #gaza #bds #palestine #les_bras_m'en_tombent