• La traque des #fuites de #méthane révèle une pollution persistante autour de sites #pétrogaziers dans le sud de la #France

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/05/04/la-traque-des-fuites-de-methane-revele-une-pollution-persistante-autour-de-s

    Théophile Humann-Guilleminot longe le grillage surmonté de barbelés, à la recherche du meilleur angle. Le représentant de l’#ONG_environnementale #Clean_Air_Task_Force déplie son trépied et y fixe sa caméra infrarouge. A l’image, aucun doute : un panache de fumée s’échappe de la vanne d’un gazoduc. Invisible à l’œil nu, la fuite apparaît nettement à l’écran.

    Egalement muni de jumelles, le technicien formé à la thermographie – la détection par imagerie optique des gaz – continue de scruter le site industriel, un enclos d’une dizaine de volumineux tuyaux verts qui sortent du sol sur plusieurs mètres avant d’y replonger. Du ruban adhésif jaune a été posé sur certaines jonctions, mais il est percé à divers endroits. En une demi-heure, cinq fuites de méthane – molécule principale du gaz naturel et puissant gaz à effet de serre – sont repérées sur ce poste de sectionnement d’Urgosse (Gers), un site qui sert notamment à contrôler le flux de gaz en cas de maintenance ou d’arrêt d’urgence.

    A quelques mètres, Anna-Lena Rebaud, 30 ans, consigne méthodiquement les équipements concernés. Puis la chargée de mission gaz aux #Amis_de_la_Terre appelle le numéro d’urgence de Téréga, l’exploitant du réseau de transport de gaz dans le Sud-Ouest.

    Pendant dix jours, du 20 au 30 avril, les représentants des deux #ONG ont mené une vaste « chasse » aux émissions de méthane dans le sud de la France. Ils ont inspecté 64 #installations_gazières (stations de compression, sites de stockage, terminaux d’importation de gaz liquéfié, etc.) et pétrolières en Nouvelle-Aquitaine, en Occitanie et dans les Bouches-du-Rhône afin de comparer les deux exploitants principaux du réseau de gaz en France (Téréga et NaTran). Selon leurs résultats préliminaires, les deux tiers présentent des pertes – un chiffre dans la moyenne européenne. Ce sont majoritairement des fuites involontaires, liées à des équipements défectueux. Dans certains cas, toutefois, les exploitants relarguent du méthane de manière intentionnelle et contrôlée, par exemple lors d’opérations de maintenance.

  • Les objectifs d’ELNET sont clairs ....

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12349204

    #ELNET #sionisme #Israel #lobbyisme

    ♲ Rima Hassan - 2026-03-18 20:35:23 GMT

    Les objectifs d’ELNET sont clairs :

    – Constituer et nourrir un réseau politique stratégique favorable à Israël
    – Peser pour favoriser #Israël en matière d’échanges économiques et technologiques
    – Participer à l’instrumentalisation de la lutte contre l’ #antisémitisme pour défendre le #sionisme et rendre toute critique de l’État d’Israël impossible

  • #blocco_navale. Un sudario su profughi e migranti
    https://radioblackout.org/2026/02/blocco-navale-un-sudario-su-profughi-e-migranti

    Il governo ha varato un disegno di legge che segna un ulteriore passo nella persecuzione dei migranti. Viene istituito il “blocco navale”, che prevede che “nei casi di minaccia grave per l’ordine pubblico o la sicurezza nazionale, l’attraversamento del limite delle acque territoriali può essere temporaneamente interdetto con delibera del Consiglio dei ministri, su proposta […]

    #altavisibilita #L'informazione_di_Blackout #medici_senza_frontiere #Mediterraneo #ong
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/02/2026-02-17-gatti-blocco-navale.mp3

  • Immigration vers l’Europe : l’« impossible » décompte des morts en mer
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/02/23/immigration-vers-l-europe-l-impossible-decompte-des-morts-en-mer_6667941_321

    Immigration vers l’Europe : l’« impossible » décompte des morts en mer
    Par Mustapha Kessous
    Depuis que la mer Méditerranée et l’océan Atlantique sont devenus d’immenses cimetières pour exilés sans sépultures, la question divise ONG et institutions internationales : combien sont-ils à avoir disparu dans le silence des vagues, engloutis avec leurs rêves d’une autre vie en Europe ? Les bilans divergent : l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et les associations d’aide aux migrants n’appliquent pas la même méthodologie pour le comptage des morts. Avec souvent des variations d’ampleur.
    Ce début d’année 2026 l’illustre : du 1er janvier au 23 février, au moins 606 personnes ont péri ou sont portées disparues en Méditerranée, toutes routes confondues, selon l’OIM. Un nombre qui marque, d’après l’agence des Nations unies, « le pire début d’année » et « le plus meurtrier » depuis 2014, date à laquelle sa recension des morts a débuté. Le cyclone Harry, qui s’est déchaîné, mi-janvier, en Méditerranée centrale, serait à l’origine de la plupart de ces disparitions. Mais des ONG – l’italienne Mediterranea Saving Humans et la libyenne Refugees in Libya – évoquent, elles, quelque 1 000 victimes.
    Côté Atlantique, mêmes dissonances. En 2024, sur la route des Canaries, l’OIM avait comptabilisé 1 215 morts et disparus, quand le collectif espagnol Caminando Fronteras en avait annoncé 9 757. Derrière ces écarts vertigineux, Helena Maleno, la fondatrice de Caminando Fronteras, insiste : « Il ne s’agit pas d’une guerre de chiffres. Nos approches de la réalité du terrain divergent tout simplement. »
    Depuis 2014, l’OIM a mis en place, sur son site Internet Missing Migrants, un suivi des disparitions dont les données sont publiques. « Les incidents ne sont enregistrés que lorsqu’il existe des informations suffisantes indiquant que des personnes ont effectivement perdu la vie », souligne un porte-parole de l’organisation. Celles-ci proviennent de diverses sources : des autorités (ministres, gardes-côtes, police, etc.) en Europe ou en Afrique, des bureaux de l’OIM dans les pays concernés, des médias, de survivants ou d’ONG.
    Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) explique utiliser cette même méthodologie et échanger avec l’OIM des informations pour vérifier ses chiffres. Ainsi, depuis 2014, cette dernière a recensé la disparition de 6 546 migrants en Atlantique et 34 266 en Méditerranée. « Mais ces chiffres ne reflètent que les incidents qui peuvent être vérifiés et représentent donc une estimation minimale, et non le nombre total de décès et de disparitions survenus au cours de la migration », tient à préciser l’OIM.
    Des ONG comme Caminando Fronteras ont modifié la focale sur cette question. « Nous n’utilisons pas les chiffres des autres organisations, des autorités et des médias. Nous allons directement à la source », raconte Mme Maleno. Depuis 2007, le collectif dispose d’un numéro – aujourd’hui sur WhatsApp –, une ligne d’urgence ouverte en continu sur laquelle les migrants signalent leur présence sur une embarcation, indiquent s’ils sont arrivés à bon port ou s’ils sont en danger. Les familles peuvent également alerter sur la disparition d’un proche.
    Le collectif a des relais en Afrique qui font remonter – et recoupent – les informations du terrain. « Si, par exemple, une embarcation mauritanienne fait naufrage au large des Canaries et qu’une dizaine de corps sont retrouvés, ces morts vont être consignés par les autorités espagnoles, et par la suite comptabilisés par les agences des Nations unies, décrit Mme Maleno. Mais si, en parallèle, une cinquantaine de familles nous contactent parce qu’elles recherchent des personnes qui se trouvaient sur cette embarcation, poursuit-elle, alors il y a pour nous cinquante disparus, et non une dizaine. »
    En plus des témoignages, l’ONG effectue un travail de vérification et d’accompagnement des familles de victimes (aide juridique, par exemple). « Le choix de la source n’est pas neutre », pointe la fondatrice de Caminando Fronteras. « Nos chiffres ne sont pas destinés aux organisations ou aux médias mais aux familles, argue-t-elle. C’est un devoir de mémoire, ils réparent. Un jour, une personne m’a dit : “Je ne sais pas où est mon frère, mais je sais qu’il se trouve dans vos chiffres.” »
    L’OIM, elle, n’enregistre pas les disparus sur la seule base de signalements provenant des familles. « Un migrant peut perdre le contact avec ses proches pour de nombreuses raisons au cours du voyage, cela ne signifie pas nécessairement qu’il est décédé », soutient l’agence. « Nous avons recueilli des témoignages qui ne peuvent pas être enregistrés par l’OIM », affirme de son côté Beppe Caccia, cofondateur de Mediterranea Saving Humans.
    Des ONG « tenues éloignées »
    Alors qui croire ? « Là n’est pas la question, assure Roberto Forin, directeur adjoint du Mixed Migration Centre, un réseau mondial de recherche indépendant. On sait que les chiffres de l’OIM sont sous-estimés – et elle le reconnaît – et ceux des ONG risquent d’être surestimés, mais ce n’est pas fondamental d’avoir des statistiques qui soient absolument solides. Tout simplement parce qu’il est impossible de comptabiliser tous les morts et les disparus en mer. »
    Un constat que partage Vincent Cochetel, ancien envoyé spécial du HCR pour la Méditerranée occidentale et centrale, de 2017 à 2024. « Tous ces chiffres ont du sens, ils donnent des tendances. Ni l’OIM ni les ONG ne sont capables d’un recensement exhaustif », ajoute-t-il. Il arrive ainsi que le HCR reprenne les données de Caminando Fronteras dans des rapports. « Elles sont plus fiables en Afrique de l’Ouest. On a pu vérifier leur travail sur quelques incidents précis », note M. Cochetel.
    Pour les chercheurs et les spécialistes des migrations, ces efforts de décompte restent toutefois essentiels. « Ils donnent une idée de l’ampleur de l’horreur que nous voyons en mer ou devrais-je dire que nous ne voyons pas en mer, soutient Judith Sunderland, directrice adjointe de la division Europe de Human Rights Watch. Parce que ces morts sont pour la plupart invisibles. » En durcissant leur politique migratoire et en limitant l’action des navires humanitaires, comme en Italie, les Etats européens compliquent encore plus l’établissement d’un bilan fiable. « Les ONG qui font du sauvetage en mer sont de plus en plus criminalisées et tenues éloignées des zones d’opération, de sorte que nous ne pouvons plus être témoins des tragédies, dénonce Marta Sanchez Dionis, chargée de plaidoyer de l’ONG SOS Méditerranée. Davantage de bateaux disparaissent sans trace, sans que personne ne soit là pour documenter ce qu’il se passe. »
    Les chiffres, aussi glaçants soient-ils, ne semblent plus susciter l’émoi qu’ils provoquaient autrefois. « Quel que soit le nombre des disparus, c’est un sujet sur lequel on n’est plus vraiment audible, regrette Diane Fogelman, chargée de plaidoyer migrations à Amnesty international. Il est difficile d’en faire un levier politique pour faire évoluer des décisions. Il y a cinq ou dix ans, on était collectivement davantage touchés par ces drames en mer. Plus maintenant. »

    #Covid-19#migrant#migration#mortalite#disparition#sante#OIM#ONG#routemigratoire

  • « Blocus maritime » pour les migrants : l’Italie rétablit l’interdiction pour les ONG d’entrer dans ses eaux territoriales - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69800/blocus-maritime-pour-les-migrants--litalie-retablit-linterdiction-pour

    « Blocus maritime » pour les migrants : l’Italie rétablit l’interdiction pour les ONG d’entrer dans ses eaux territoriales
    Par La rédaction Publié le : 12/02/2026
    Le Conseil des ministres italien a approuvé mercredi un projet de loi durcissant les règles sur l’immigration. Parmi elles, instaurer un « blocus maritime » pour empêcher les ONG en mer Méditerranée d’amener un trop grand nombre de migrants en Italie, rouvrir les centres pour demandeurs d’asile en Albanie et faciliter les expulsions.
    « Les frontières de l’Italie sont les frontières de l’Europe. Les défendre est un devoir », a écrit sur X le ministre de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, à l’issue de l’adoption mercredi 11 février d’un projet de loi sur l’immigration qui permettrait notamment à l’Italie d’interdire provisoirement les arrivées de migrants par la mer « en cas de menace grave pour l’ordre public ou la sécurité nationale ». « Ce blocus maritime est une promesse tenue », s’est félicitée la Première ministre d’extrême droite Giorgia Meloni. « À tous ceux qui disaient que c’était impossible, je tiens à rappeler que rien n’est véritablement impossible pour ceux qui sont déterminés à agir ».
    Les médias italiens ont détaillé ce projet de loi. « Sur décision du Conseil des ministres, l’accès aux eaux territoriales peut être interdit aux navires [d’ONG] qui constituent une menace pour la sécurité nationale pour une durée maximale de 30 jours, renouvelable jusqu’à six mois », écrit le journal La Repubblica.
    Quatre critères seront pris en compte par les autorités italiennes pour leur interdire l’entrée dans leurs eaux territoriales : s’assurer de ne pas avoir « un risque concret d’actes terroristes ou d’infiltration terroriste sur le territoire national », « une pression migratoire exceptionnelle susceptible de compromettre la gestion sûre des frontières », « des urgences sanitaires de portée internationale » (comme des épidémies) et « des événements internationaux de haut niveau exigeant l’adoption de mesures de sécurité extraordinaires ».
    Les navires d’ONG qui forceraient le blocus et ne respecteraient pas l’ordre d’arrêt s’exposent à des amendes pouvant atteindre 50 000 euros. « En cas de violations répétées de l’interdiction, le navire sera d’abord saisi, puis confisqué. Les migrants à bord, considérés comme demandeurs d’asile, pourront être transférés vers des pays tiers sûrs avec lesquels l’Italie a conclu des accords, notamment l’Albanie, afin d’y régulariser leur situation », continue le journal italien.SOS Humanity, Sea-Watch, Mediterranea Saving Humans et Médecins sans frontières (MSF), ont déclaré que ce projet de loi n’avait pas pour but de réguler les flux migratoires, « mais de cibler et de bloquer les navires humanitaires, ce qui aura pour conséquence d’augmenter le nombre de personnes qui perdent la vie en mer »."Le refoulement collectif de personnes en haute mer est interdit à la fois par la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et par toutes les conventions internationales", a déclaré de son côté Silvia Albano, une juge spécialisée dans les questions d’immigration très en vue à Rome. Toutefois, le projet de loi ne précise pas comment exactement les navires des ONG seront empêchés de traverser les eaux italiennes, ni par qui.
    Si le texte est entériné par le Parlement (sans être modifié), cet article 2 du projet de loi pourra également permettre de relancer une mesure phare très controversée : l’externalisation des demandeurs d’asile interceptés en mer dans des centres en Albanie. Le gouvernement de Meloni poursuit donc ses efforts pour rouvrir ces dits centres - qui existent depuis octobre 2024 - mais qui n’ont hébergé pendant près d’un an que quelques dizaines de migrants expulsables (et en attente de leur éloignement).Pour rappel, Giorgia Meloni et son homologue albanais, Edi Rama, avaient signé fin 2023 un accord en vue d’envoyer les migrants arrivés par la mer en Albanie pour traiter leurs demandes d’asile - un projet d’externalisation qui n’a finalement pas eu lieu en raison de nombreux recours devant la justice.
    Pour lutter contre l’immigration irrégulière, le gouvernement de la Première ministre italienne a aussi signé des accords avec des pays d’Afrique du Nord. Dont un controversé avec la Libye pour intercepter les canots de migrants en mer Méditerranée dès leur départ des côtes libyennes.
    Depuis 2022, Rome a aussi criminalisé les activités des ONG en mer notamment via le décret Piantedosi, du nom du ministre de l’Intérieur italien. Devenu loi, le texte a introduit une série de nouvelles mesures qui régissent les activités des navires de sauvetage en Méditerranée. En cas de manquements à ce décret, les ONG s’exposaient déjà à de lourdes sanctions.L’actuel projet de loi ne s’attaque pas qu’aux activités maritimes des ONG, les articles 3 et 4 se penchent sur les cas des expulsions. De nouvelles dispositions visent à élargir les condamnations dans lesquels un juge italien peut ordonner un éloignement forcé. Désormais, un étranger pourra être expulsé s’il a été condamné pour « violences ou menaces et résistance à l’encontre d’un agent public, atteintes à l’ordre public, aux personnes, aux biens et à la famille », ainsi que « participation à des émeutes ou à des actes de violence dans les centres de rétention administrative ».
    Le texte propose également des restrictions pour le regroupement familial, une révision du système d’accueil et des conditions de détention dans les centres de rétention administrative. Il restreint également le droit d’asile : en cas de rejet en première instance d’un dossier de protection internationale, le recours en appel n’empêche ni l’expulsion ni la détention dans un pays tiers.
    Giorgia Meloni peut aujourd’hui compter sur le soutien de l’Union européenne, depuis la nouvelle législation européenne sur le droit d’asile : mardi 10 février, le Parlement européen a adopté deux textes phares durcissant la politique migratoire. Ils permettront notamment aux États membres de renvoyer des demandeurs d’asile vers des pays dont ils ne sont pas originaires, mais que l’Europe considère comme « sûrs ».

    #Covid-19#migration#migrant#italie#politiquemigratoire#humanitaire#sante#droit#ONG#migrationirreguliere

  • MEDITERRANEO CIMITERO D’EUROPA: #naufragi di Gennaio e 1000 possibili morti
    https://radioblackout.org/2026/02/mediterraneo-cimitero-deuropa-naufragi-di-gennaio-e-1000-possibili-mo

    A pochi giorni dal terzo anniversario della strage di Cutro – nella quale 94 persone persero la vita e altre decine furono dichiarate disperse – si prospetta l’ennesima grande e preannunciata strage nel Mediterraneo. Attraverso i dati provenienti dai monitoraggi delle #ong italiane e di gruppi di attivisti del nord Africa è presumibile ritenere che, […]

    #L'informazione_di_Blackout #libia #memorandum #rotta_del_mediterraneo #tunisia
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/02/Medeterranea-Fabio-Gianfrascesco.mp3

  • « Le sauvetage de vies humaines est un acte humanitaire et les personnes qui l’accomplissent doivent être protégées »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/12/16/le-sauvetage-de-vies-humaines-est-un-acte-humanitaire-et-les-personnes-qui-l

    « Le sauvetage de vies humaines est un acte humanitaire et les personnes qui l’accomplissent doivent être protégées »
    Tribune
    Collectif
    Dans une tribune au « Monde », un collectif de parlementaires, parmi lesquels Jimmy Pahun, Thomas Portes et Mélanie Vogel, déplore l’absence de réaction diplomatique à la suite de l’attaque, au mois d’août, du navire humanitaire « Ocean Viking ».
    Le dimanche 24 août, l’équipe de l’association SOS Méditerranée a été la cible de tirs de gardes-côtes libyens alors qu’elle naviguait sur les eaux internationales dans le cadre d’une mission de sauvetage. Le sauvetage, qu’il s’agisse de migrants ou non, est pourtant régi par les mêmes règles internationales partout.
    L’ONG SOS Méditerranée est basée en France, son siège est enregistré à Marseille, et plusieurs membres de l’équipage victimes de cet incident sont de nationalité française. Nous, parlementaires français, déplorons l’absence de réaction diplomatique à la hauteur de cette tragédie.
    Le jour de l’attaque, les membres de l’équipage à bord de l’Ocean Viking, alertés par un cas de détresse, s’apprêtaient à réaliser un troisième sauvetage en Méditerranée centrale. Conformément au droit maritime international, en raison de la défaillance des autorités libyennes pourtant garantes de la coordination du sauvetage dans cette zone, les autorités maritimes italiennes ont autorisé l’équipage à effectuer un détour pour aller chercher cette troisième embarcation.
    Alors que l’Ocean Viking prenait la direction de l’embarcation en détresse, un patrouilleur libyen s’est approché à vive allure du navire et a exigé de façon illégale que le navire quitte la zone puis a engagé une séquence de tirs d’une vingtaine de minutes, mettant gravement en danger l’équipage, les rescapés et le navire. Grâce au professionnalisme des équipes à bord, aucune victime n’a été à déplorer, mais cette agression sur les membres de l’équipage et les rescapés à bord a causé un traumatisme important, et les dégâts matériels sur le navire et les équipements de sauvetage sont lourds.
    La mise en danger, dans le cadre d’une opération humanitaire, au mépris du droit international et maritime, ne peut rester sans conséquences. Nous rappelons que ces humanitaires ont agi dans le plus strict respect du droit maritime international. En effet, la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (1982) établit l’obligation de prêter assistance, obligation renforcée par la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (1974) et la Convention internationale sur la recherche et le sauvetage maritimes (1979).
    L’obligation de secourir s’applique à toute personne se trouvant en situation de détresse en mer, indépendamment de sa nationalité ou de son statut juridique, de sa destination, de ses intentions, ou encore des circonstances dans lesquelles elle est retrouvée.
    Nous affirmons que le sauvetage de vies humaines est un acte humanitaire et qu’à ce titre les personnes qui l’accomplissent doivent être protégées. Nous demandons au gouvernement d’exiger une enquête indépendante sur cette dramatique agression et d’agir sur le plan européen pour la suspension de tout soutien financier, matériel et opérationnel de l’Union européenne et de l’Italie aux gardes-côtes libyens. Elsa Faucillon, députée (Parti communiste français, PCF) des Hauts-de-Seine ; Jérémy Bacchi, sénateur (PCF) des Bouches-du-Rhône ; Colette Capdevielle, députée (Parti socialiste, PS) des Pyrénées-Atlantiques ; Hendrik Davi, député (L’Après, ex-La France insoumise, LFI) des Bouches-du-Rhône ; Fanny Dombre-Coste, députée (PS) de l’Hérault ; Stella Dupont, députée sans étiquette du Maine-et-Loire ; Jimmy Pahun, député (MoDem) du Morbihan ; Thomas Portes, député (LFI) de Seine-Saint-Denis ; Mickaël Vallet, sénateur (PS) de la Charente-Maritime ; Mélanie Vogel, sénatrice (Les Ecologistes) des Français de l’étranger.

    #covid-19#migrant#migration#mediterranee#ONG#humanitaire#droit#sante

  • En Tunisie, des salariés de Terre d’asile devant la justice, pour avoir aidé des migrants
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/12/15/en-tunisie-des-salaries-de-terre-d-asile-devant-la-justice-pour-avoir-aide-d

    En Tunisie, des salariés de Terre d’asile devant la justice, pour avoir aidé des migrants
    Par Monia Ben Hamadi
    Le procès de Sherifa Riahi, 42 ans, ancienne directrice de Terre d’asile Tunisie, s’ouvre lundi 15 décembre, devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis. Incarcérée depuis plus d’un an et demi, elle est poursuivie pour avoir facilité l’entrée, l’hébergement et l’installation de migrants en situation irrégulière sur le fondement de plusieurs textes relatifs aux passeports, documents de voyage, à la condition des étrangers en Tunisie, ainsi qu’au code pénal, qui prévoient des peines allant d’un à dix ans d’emprisonnement, selon Seifallah Ben Meftah, son avocat. Une affaire emblématique de la répression en cours contre le milieu associatif en Tunisie.
    Concrètement, on lui reproche d’avoir mis en œuvre, dans le cadre de ses fonctions au sein de l’antenne tunisienne de l’ONG France Terre d’asile, des programmes d’aide aux migrants et aux demandeurs d’asile. « L’association travaillait en étroite collaboration avec les organes gouvernementaux, notamment le ministère de l’intérieur, dans le cadre de conventions ratifiées par l’Etat tunisien », déclare au Monde Me Meftah, qui dénonce l’« absurdité » de l’affaire.
    Le 7 mai 2024 au soir, Mme Riahi était interpellée à son domicile, dans la banlieue de Tunis, alors qu’elle était en congé maternité après la naissance de son deuxième enfant. Le lendemain, Yadh Bousselmi, actuel directeur de Terre d’asile Tunisie, et Mohamed Jouou, responsable financier de l’association, étaient à leur tour incarcérés.
    Quelques jours plus tard, l’ancien maire de Sousse, ville côtière du centre-est du pays, et son adjointe subissaient le même sort, accusés d’avoir conclu un partenariat avec l’ONG dans le cadre d’un projet destiné aux migrants et réfugiés. Tous les quatre sont en détention depuis lors. Au total, vingt-trois personnes sont poursuivies dans cette affaire, dont six employés de Terre d’asile Tunisie et dix-sept anciens membres ou employés du conseil municipal de Sousse.« Ils sont uniquement poursuivis pour leur travail légitime consistant à fournir une aide et une protection vitales à des réfugiés, personnes en quête d’asile et migrants se trouvant dans des situations précaires », a dénoncé, vendredi, Amnesty International. Anne Savinel-Barras, la présidente de la section française de l’ONG, a, pour sa part, mis en garde contre un « acharnement » révélateur d’une « stratégie alarmante de la part de l’Etat, qui a pour but de démanteler les fondements de l’espace civique en Tunisie ».
    Depuis mai 2024, une dizaine de personnes ont été arrêtées pour leur engagement associatif ou leur participation à des projets de soutien aux migrants et aux personnes vulnérables. Cette vague d’arrestations a coïncidé avec la tenue d’un conseil de sécurité, le 6 mai 2024, au cours duquel le président tunisien, Kaïs Saïed, a accusé, sans les nommer, des organisations de la société civile de recevoir « des centaines de millions d’euros » de l’étranger afin, selon lui, d’encourager l’installation de migrants en situation irrégulière.
    Le chef de l’Etat reprenait alors une rhétorique déjà employée en février 2023, lorsqu’il avait évoqué un « complot » visant à modifier la composition démographique du pays, fomenté par « des traîtres et des agents de l’étranger ». Ces attaques verbales du président ont été accompagnées d’une campagne contre les ONG sur les réseaux sociaux.
    Le 28 janvier, à l’issue de l’instruction, l’association a bénéficié d’un non-lieu. Mme Riahi et les quatre autres prévenus ont toutefois été maintenus en détention, dans l’attente de leur procès. Cette répression contre les acteurs associatifs ne cesse de s’accentuer alors que, depuis le coup de force du 25 juillet 2021 par lequel Kaïs Saïed s’est octroyé les pleins pouvoirs, la Tunisie connaît un virage autoritaire sans précédent depuis la « révolution » de 2011.
    Mustapha Djemali, président du Conseil tunisien pour les réfugiés, et Abderrazak Krimi, chef de projet au sein de l’organisation, ont été condamnés, le 24 novembre, à deux ans de prison.

    #Covid-19#migration#migrant#tunisie#subsaharien#ONG#droit#sante#migrationirreguliere

  • Tunisie : deux humanitaires condamnés mais libérés après un procès inédit sur l’aide aux migrants, non-lieu pour trois autres
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/11/25/tunisie-deux-humanitaires-condamnes-mais-liberes-apres-un-proces-inedit-sur-

    Tunisie : deux humanitaires condamnés mais libérés après un procès inédit sur l’aide aux migrants, non-lieu pour trois autres
    Le Monde avec AFP
    Cinq travailleurs humanitaires, dont un Tuniso-Suisse ancien haut cadre de l’ONU, étaient jugés, lundi 24 novembre, à Tunis, pour avoir facilité l’entrée illégale de migrants dans le pays. Il s’agissait du premier procès de ce type en Tunisie. Deux des prévenus ont été condamnés à des peines plus légères que prévu, et les trois autres ont bénéficié d’un non-lieu, selon des sources judiciaires.
    Mustapha Djemali, 81 ans, également citoyen suisse et fondateur du Conseil tunisien des réfugiés (CTR), Abderrazek Krimi, chef de projet du CTR – emprisonnés depuis un an et demi –, ainsi que trois autres mis en cause comparaissant libres, étaient accusés de « création d’une organisation » visant à « faciliter l’entrée clandestine » et à « héberger » des migrants.
    Les deux détenus, Mustapha Djemali et Abderrazek Krimi, ont été condamnés à deux ans de prison, mais, ayant effectué l’essentiel de leur peine après environ vingt mois de détention, ils « vont être libérés dès ce soir », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) leur avocate, Mounira Ayadi. Les trois autres employés du CTR ont bénéficié d’un non-lieu, selon Mᵉ Ayadi. Les avocats ont tous plaidé en expliquant que le CTR travaillait en « partenariat exclusif » et dans le cadre d’une « convention légale » avec le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR) en Tunisie afin de trouver des hébergements d’urgence aux demandeurs d’asile et aux réfugiés.
    « Nous sommes très heureux. La condamnation reste injuste mais on est vraiment soulagés car la peine est plutôt légère », a réagi auprès de l’AFP Yusra Djemali, l’une des filles du président du CTR. « Il lui reste environ quatre mois avec sursis, mais l’important, c’est qu’il sorte de prison dès ce soir », a-t-elle ajouté.
    « Nous attendions et restons attachés à l’acquittement, mais le tribunal a choisi de rester au milieu : il a condamné tout en allégeant la peine » alors que les prévenus encouraient plus de dix ans de détention, a expliqué à l’AFP Mᵉ Ayadi. A l’audience lundi, M. Djemali, haut responsable régional du HCR pendant plus de vingt ans, avait défendu avec émotion son action, soulignant que l’association s’occupait « de demandeurs d’asile, sans aucun lien avec l’immigration clandestine ».
    Le CTR travaillait « sous la supervision du Haut-Commissariat » pour héberger « des migrants sauvés en mer » par les autorités, a-t-il souligné, avant de demander les yeux emplis de larmes : « Pourquoi suis-je ici ? » Rappelant œuvrer « dans l’humanitaire depuis plus de quarante ans », il a ajouté : « Nous n’avons formé aucune bande ni entente. » M. Krimi s’était interrogé de manière similaire : « Pourquoi sommes-nous détenus depuis vingt mois ? » Le CTR apportait de l’aide « aux cas vulnérables, aux enfants, aux femmes victimes de violences sexuelles et aux personnes âgées », a-t-il argué, estimant avoir « agi par devoir national et en coordination avec les autorités ».
    Peu avant l’audience, l’ONG américaine Human Rights Watch (HRW) avait appelé lundi « les autorités tunisiennes à abandonner des accusations infondées, à remettre en liberté les détenus et à arrêter de criminaliser le travail légitime » des associations. « Le CTR a mené un travail de protection essentiel en soutien aux réfugiés et demandeurs d’asile, opérant légalement avec des organisations internationales accréditées en Tunisie », avait martelé Bassam Khawaja, directeur régional adjoint de HRW, dans un communiqué de l’ONG.
    Les deux hommes détenus avaient été arrêtés en mai 2024, en même temps qu’une dizaine d’autres travailleurs humanitaires, comme Sherifa Riahi, dirigeante de l’association Terre d’asile, et la militante antiraciste Saadia Mosbah, de l’ONG Mnemty, sous le soupçon d’avoir facilité l’entrée illégale de migrants. Le procès des militants de Terre d’asile doit s’ouvrir le 15 décembre.
    Les ONG tunisiennes et étrangères ont déploré une régression des droits et des libertés en Tunisie depuis un coup de force du président, Kaïs Saïed, à l’été 2021, par lequel il s’est emparé des pleins pouvoirs.
    En février 2023, M. Saïed avait dénoncé dans un discours virulent, l’arrivée « de hordes de migrants subsahariens » menaçant, selon lui, de « changer la composition démographique » du pays. Les semaines suivantes, des milliers de Subsahariens, privés de leur travail et de logement, avaient été rapatriés en urgence par leurs pays ou avaient pris la mer clandestinement pour fuir la Tunisie. D’autres avaient été expulsés aux frontières désertiques avec l’Algérie et la Libye, où au moins une centaine d’entre eux avaient trouvé la mort.

    #Covid-19#migrant#migration#tunisie#ONG#humanitaire#droit#sante

  • #prisoners_for_palestine – Age Verification: oltre il #porno – Muri di #droni – Libia e #ong@0
    https://radioblackout.org/podcast/prisoners-for-palestine-age-verification-oltre-il-porno-muri-di-droni

    Estratti dalla puntata del 10 novembre 2025 di #bello_come_una_prigione_che_brucia PRISONERS FOR PALESTINE IN #sciopero_della_fame Lo sciopero della fame di Prisoners for Palestine rappresenta la prosecuzione in ambito detentivo della lotta portata avanti da Palestine Action contro le complicità istituzionali e le appendici dell’apparato tecno-militare sionista nel #regno_unito. […]

    #accordi_italia-libia #intelligenza_artificiale #killer_robots #palesine_action #repressione #sorveglianza
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2025/11/BCUPCB_sciopero-fame-rivendicazioni-PalAction.mp3

  • The Emperor’s New Clothes? Why Localisation Still Leaves Power in Northern Hands - LSE International Development
    https://blogs.lse.ac.uk/internationaldevelopment/2025/08/29/the-emperors-new-clothes-why-localisation-still-leaves-power-in-norther

    Our study, based on 53 interviews with NGOs in Ghana, Uganda and Europe, found that “doing localisation” has itself become a competitive advantage for Northern NGOs.

    Institutional donors increasingly require localisation in grant applications. In response, NNGOs have learned to perform localisation — through public statements, joint branding, partner consultations — in ways that signal solidarity with Southern NGOs (SNGOs) but leave strategic control largely untouched.

    […]

    #ONG

  • #Accueil et #solidarité à la frontière basque

    #Ongi_etorri ! Bienvenu-e-s, comme on dit au Pays Basque. A #Bayonne, l’accueil des personnes réfugiées s’organise tant bien que mal à contre-courant des politiques migratoires nationales.

    L’accueil sur le territoire français de femmes, d’hommes et d’enfants en quête d’une vie meilleur n’est pas à la hauteur du "Pays des droits de l’Homme" avec sa politique migratoire criminalisante et mortifère. Heureusement la #société_civile s’organise au Pays Basque comme avant à Besançon et dans la Vallée de la Roya pour accueillir avec fraternité et sororité cex celles et ceux qui ont survécu aux guerres, à la faim, aux crises économiques et climatiques, aux persécutions politiques, familiales, religieuses ou sexuelles, aux tortures, aux viols, aux naufragés.

    La #place_patxa est un haut lieu de résistance et de construction d’alternatives, autogérée, des années 80. Sur les murs couverts de #murales, on peut lire « #Ongi_etorri_errefuxiatuak » bienvenue aux réfugié-es"

    A l’automne 2018, arrive à Bayonne une première vague de réfugiés d’Afrique subsaharienne. Ils ont transité par le Maroc et l’Espagne. Des bénévoles prennent en charge en toute improvisation leur accueil : hébergement, distribution de nourriture, de vêtements,.. Ils se regroupent dans une association, #Diakité (du nom de la première famille accueillie – voir cette rubrique). Cette mobilisation citoyenne obtient de la mairie de Bayonne l’ouverture du foyer « #Pausa ». Au départ simple centre de transit installé dans d’anciens locaux militaires dans le quartier Saint-Esprit, il devait offrir un accueil et un #répit de trois jours.

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/contre-vents/contre-vents-du-samedi-16-aout-2025-1510350
    #Pays_Basque #frontières #migrations #réfugiés #France #Espagne #graffitis
    #audio #podcast

    ping @karine4 @isskein

    • https://fediserve.de/preview.php?v=sYMUa8DEO8k

      2025-08-08 — 25 min

      Who Writes the New Rules? A Return to Keynes’ Forgotten Bancor Plan?| Michael Hudson

      In this video, economist and author Michael Hudson analyzes the fundamental reasons why Global South nations have struggled to develop in the postwar era. He argues that to break free from the debt traps embedded in the postwar economic order, debt restructuring is far from sufficient — debts must be explicitly repudiated. Hudson also offers profound insights into what the global economy could look like after the collapse of the dollar-based system, and how a new order might emerge.

    • Sur la vidéo de Grand Angle et Michael Hudson :

      Le #néocolonialisme du XXIe siècle exploite la #technologie_numérique, qui s’avère être un facteur décisif et central pour la domination géopolitique anglo-américaine et qui, associée à son #système_monétaire, constitue la hégémonique dans tous les domaines de la vie occidentale. Les facteurs de soutien qui l’accompagnent sont en particulier le contrôle de l’information mené par les unités #Stratcom de l’ #OTAN pour divers conflits à travers le monde, une grande partie des #ONG, les dépenses militaires et les droits de douane imposés, ainsi que le rachat de start-ups et de brevets prometteurs, sans parler du contrôle des ressources énergétiques et des matières premières. Le monde universitaire et le système éducatif sont tacitement adaptés aux constructions idéologiques qui en résultent et qui sont exigées par cette politique.

      Le #chantage et les paiements se font sur la base de dépendances, et non en fonction du rapport entre la performance et la demande ciblée qui en résulte, prétendument motivée exclusivement par l’intérêt du marché. C’est et cela a toujours été, dans la plupart des secteurs du commerce, un mensonge de type académique servant l’hégémonie. Le marché et la demande sont réajustés en fonction de la situation géopolitique générale et des intérêts des marchés financiers (New York / Londre), si nécessaire sans vergogne de manière désinformative.

      –----------------------

      Deux chose encore :

      a) Dans ce cas, on ne peut pas vraiment parler de « volontairement », mais plutôt, au mieux, de « soumis, servile », voir mes arguments ci-dessus ;

      b) aussi : la dernière remarque sur l’ #Argentine dans la vidéo de Grand Angle me laisse perplexe !

  • « Il faut appeler un #génocide par son nom » : deux #ONG israéliennes se prononcent sur l’opération de l’armée à Gaza
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/07/28/deux-ong-israeliennes-se-prononcent-sur-l-operation-de-l-armee-a-gaza-il-fau

    B’Tselem et Physicians for Human Rights Israel (PHRI, Médecins pour les droits humains) sont deux piliers de la société civile israélienne, au premier rang de la lutte contre l’occupation des territoires palestiniens. Fondée en 1989, dans le contexte de la première Intifada, B’Tselem est la plus prestigieuse organisation de défense des droits humains du pays. Elle a reçu en 2018 le Prix des droits de l’homme de la République française. Créée en 1988, PHRI est à l’avant-garde de la défense des droits humains dans le domaine de la santé. Lundi 28 juillet, ces deux ONG ont rendu publics deux rapports consacrés à la guerre lancée à Gaza en réaction à l’attaque terroriste du 7-Octobre. L’un et l’autre concluent qu’« Israël mène des actions coordonnées pour intentionnellement détruire la société palestinienne à Gaza. En d’autres mots, qu’Israël commet un génocide ». Yuli Novak, directrice de B’Tselem, et Guy Shalev, son homologue pour PHRI, expliquent leur démarche.

    Comment êtes-vous parvenus à la conclusion que l’armée israélienne commet un génocide à Gaza ?
    Yuli Novak : Nous avons collecté toutes les informations disponibles sur les actions de l’armée à Gaza. Cela nous a amenés à la conclusion qu’Israël mène de façon coordonnée et intentionnelle une politique destinée à détruire la société palestinienne dans la bande de Gaza. Tout ce dont les êtres humains ont besoin pour vivre est ciblé, tout ce sur quoi repose la société, en commençant par les habitations, les infrastructures, etc. Un génocide, ce n’est pas seulement des tueries de masse. Ce qui s’observe à Gaza s’inscrit dans un processus de destructions, coordonné et cohérent.

    Guy Shalev : En examinant les actions de l’armée israélienne à Gaza, le côté systématique de ses attaques contre le secteur de la santé nous a instantanément frappés. La liste est vertigineuse. Depuis octobre 2023, 300 employés du secteur de la santé de Gaza ont été tués, plus de 1 500 ont été placés en détention. Les premiers ordres d’évacuation d’hôpitaux surviennent dès le début de la guerre, en octobre 2023. C’est le début d’une longue série de destructions, semaine après semaine, avec des établissements attaqués, du matériel détruit, jusqu’à ce que le système de santé s’effondre.

    L’armée israélienne assure que ces attaques visaient des positions du Hamas, au sein des hôpitaux…
    G. S. : Alors pourquoi dans ce cas détruire tout le système de soins et mettre en danger la vie de la population ? Il y a eu 57 000 morts à Gaza en vingt et un mois, dont 70 % de femmes et d’enfants. Près de 100 000 personnes ont été blessées et près de 5 000 ont été amputées, dont un cinquième sont des enfants. Il y a 25 000 Palestiniens qui attendent désespérément de sortir de Gaza pour être soignés. Plus de 600 patients sont morts en attendant cette évacuation. Et n’oublions pas la famine, résultat du blocus partiel ou total imposé à l’aide humanitaire pendant des mois. Un système qui fonctionnait avec 400 points de distribution a été anéanti et remplacé par une caricature, la Gaza Humanitarian Foundation, qui n’a ouvert qu’une poignée de centres, où les gens affamés se font tirer dessus.

    Qu’est-ce qui vous pousse à penser que ces pratiques, si terribles soient-elles, entrent dans la catégorie du génocide ?
    G. S. : D’abord, le fait que la vie des Gazaouis n’a aucun poids dans les décisions prises par les dirigeants israéliens. Constatant cela, nous avons consulté des experts de la question des génocides et du droit international, ou encore des spécialistes des droits de l’homme. Cela a donné lieu à de nombreuses réflexions, à des discussions difficiles, jusqu’à ce que nous arrivions à cette conclusion. Les actions de l’armée à Gaza correspondent à la définition de trois des cinq actes, qui, commis dans l’intention de détruire totalement ou partiellement un groupe national, ethnique, racial ou religieux, sont constitutifs, pour chacun d’eux, du crime de génocide : meurtres de membres du groupe, atteinte grave à leur intégrité physique ou mentale, soumission intentionnelle à des conditions d’existence menant à la destruction physique.

    La question de l’intention est cruciale dans la détermination d’un génocide. Sur quoi vous basez-vous pour l’établir ?
    Y. N. : Les déclarations de responsables israéliens, aussi bien politiques que militaires, concernant les objectifs de l’opération à Gaza vont dans ce sens depuis le début de la guerre. Nous avons des quantités énormes de témoignages, de vidéos, depuis les hauts responsables jusqu’aux commandants de terrain et leurs hommes. Ils disent qu’il n’y a pas d’innocents et ils parlent de façon claire de détruire Gaza.

    Certains experts doutent du caractère indiscutable de cette intention. Que leur répondez-vous ?
    G. S. : Je pense qu’il y aura de la place, dans le futur, pour débattre de ces questions devant une juridiction. Il sera possible ce jour-là, j’en suis convaincu, de démontrer le caractère indiscutablement génocidaire des décisions prises par les responsables israéliens.

    Y. N. : Dans l’histoire, lorsque des génocides sont accomplis, ceux qui les perpètrent ou y sont associés ne comprennent pas la portée de ce qu’ils font et en nient généralement l’essence même. Il y a toujours des explications, des motifs pour tout justifier, à commencer par le besoin d’assurer son autodéfense. Cela va être très difficile pour notre société de prendre la mesure de ce que nous avons infligé à Gaza. C’est ce que nous expliquons avec soin dans nos rapports. C’est notre responsabilité de le faire.

    Le but de la guerre consistait en premier lieu à détruire le Hamas, qui venait de commettre des actes d’une violence inouïe en Israël. Comment les qualifiez-vous ?
    Y. N. : Je n’ai aucune hésitation à ce sujet. Le Hamas a commis des actes relevant de crimes de guerre innombrables et de crimes contre l’humanité. Ils ont mené des massacres contre des gens qui étaient, dans leur vaste majorité, des civils innocents. Mais cela ne change rien à la façon dont agit l’armée israélienne depuis près de deux ans maintenant.

    Au sein d’une société israélienne toujours sous le choc du 7-Octobre, vos rapports risquent de déclencher une tempête, plutôt qu’une discussion…
    Y. N. : Le 7-Octobre, la société israélienne a subi une attaque d’une horreur incommensurable. Cela a créé un sentiment de menace existentielle pour tous les Israéliens. Je le ressens moi-même de manière très forte. Mais cela a aussi constitué un élément déclencheur. Le régime d’occupation est intrinsèquement violent, mais il obéissait à certaines limites. Le 7-Octobre, ces digues ont lâché. Ce n’est pas, malheureusement, une particularité.

    Dans l’histoire des génocides, on retrouve souvent une peur existentielle chez ceux qui les commettent. Tout à coup, l’illusion que nous étions en sécurité s’est brisée. Nous avons réalisé que la violence qui avait été cantonnée à Gaza ou en Cisjordanie, derrière les murs, invisible ou presque, nous menaçait désormais. Cela a engendré le sentiment chez beaucoup d’Israéliens que les Palestiniens, notamment ceux de Gaza, sont des ennemis et n’ont, au fond, pas le droit de vivre là.

    G. S. : La société israélienne doit avoir la possibilité de se rendre compte de ce qui est en train d’être fait à Gaza. Des spécialistes de la question des génocides, notamment de la Shoah – Omer Bartov et Amos Goldberg, par exemple –, sont arrivés à la même conclusion que nous, et ils ont eu le courage de le dire. J’ajouterais que notre propre expérience nous oblige à parler ainsi. Tous les jours, nous communiquons avec des gens, dont des médecins, à Gaza, qui nous décrivent les horreurs autour d’eux, tout ce qui leur manque, les enfants affamés, les amputations sans anesthésie. Il y a une dimension théorique dans notre approche, mais elle est nourrie de cette fréquentation au quotidien de l’horreur à Gaza.

    Avez-vous réussi à convaincre les gens autour de vous de la validité de votre lecture de la situation ?
    G. S. : Il est difficile de parler de ce sujet en Israël. Depuis le 7-Octobre, j’ai perdu des amis. Certains ne veulent rien entendre des faits auxquels je suis confronté tous les jours. Pour ce qui est des conclusions de nos rapports, c’est encore une autre histoire. Je ne peux pas en parler sereinement avec ma propre famille. Il y a quelques jours, certains proches ont même tenté de me convaincre de renoncer à publier ce texte. Ce n’est pas tant qu’ils sont en désaccord profond avec notre conclusion, mais ils ont peur. Peur des conséquences, des mesures de rétorsion, ou pire. Cela ne change rien à la nécessité de rendre ces conclusions publiques.

    Y. N. : Cela n’enlève rien à notre responsabilité, c’est même une raison supplémentaire d’agir ainsi. Que faire face à un génocide ? D’abord en parler ouvertement, le dénoncer, l’appeler par son nom.

    Des sondages récents établissent que 70 % à 80 % de la population israélienne souhaite que les habitants de Gaza soient expulsés vers d’autres pays. Est-ce que ce point de vue peut l’emporter ?
    Y. N. : Je crois qu’un changement a commencé à se produire au sein de la société. C’est assez neuf. Les Israéliens voient des enfants qui meurent de faim. Cela entraîne une inflexion dans les mentalités. Mais cela n’aura pas, en soi, le pouvoir de stopper les choses. Voilà où nous en sommes. C’est si triste.

    #Jean-Philippe_Rémy (Jérusalem, envoyé spécial)

  • Trois associations déposent une plainte contre le magazine identitaire « Frontières »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/05/05/trois-associations-deposent-une-plainte-contre-le-magazine-identitaire-front

    Trois associations déposent une plainte contre le magazine identitaire « Frontières »
    Par Aude Dassonville
    Trois associations de défense de droits humains ont déposé, mercredi 30 avril, une plainte en diffamation avec constitution de partie civile contre le trimestriel identitaire et anti-immigration Frontières, a appris Le Monde auprès d’Utopia 56, de la Ligue des droits de l’homme (LDH) et du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP). Dans un hors-série paru fin janvier, intitulé « Invasion migratoire : les coupables », le magazine dirigé par le militant d’extrême droite Erik Tegnér établissait une liste d’associations et d’avocats (mais aussi de juges ou de journalistes) qu’il accusait de s’enrichir d’argent public en faisant du droit des personnes exilées un « véritable business ».
    Une incrimination considérée par les parties civiles comme diffamatoire, au même titre qu’une autre charge, nichée au cœur de cinq phrases retenues dans la plainte : « Il leur est reproché de s’immiscer dans les prérogatives de régularisation du préfet et d’user en ce sens de son influence pour imposer ses décisions au représentant de l’Etat. » Pour leur avocat, Emmanuel Daoud, « ces graves imputations constituent des comportements illicites et contraires à la morale commune et la probité et, partant, portent atteinte à l’honneur et à la considération des associations visées ».
    « C’est l’idée même de l’accès au droit qui est attaquée »
    Contacté par Le Monde, M. Tegnér a réagi en comparant ces trois associations au « triangle du diable de l’immigrationnisme ». « Que notre enquête les a dérangées, cela ne me surprend pas, ajoute-t-il. C’est cela, le pays des droits de l’homme et de la liberté de la presse, il faut qu’ils s’habituent au pluralisme, désormais ! »
    Dès la parution du titre, à l’époque, le Conseil national des barreaux (qui représente tous les avocats français) avait saisi le parquet. Les associations, elles, ont réfléchi jusqu’à la limite de la prescription avant d’agir, de crainte de « donner trop de visibilité à ce magazine, reconnaît Nathalie Tehio, avocate et présidente de la LDH. Mais nous avons estimé qu’au-delà de diffuser ces idées de manière pernicieuse c’est l’idée même de l’accès au droit qui est attaquée. »
    Début avril, le titre a une nouvelle fois largement pris la lumière après qu’a été publiée une nouvelle liste, composée cette fois de collaborateurs parlementaires (de députés de La France insoumise, parti présenté comme celui de « l’étranger »), accusés d’être engagés dans des « combats d’extrême gauche ». Une manifestation de protestation, organisée dans les jardins de l’Assemblée nationale, avait vu l’exfiltration houleuse de trois collaborateurs de Frontières – un incident abondamment relayé par la chaîne CNews et la station Europe 1.
    Qualifiées – au même titre que le Secours catholique, la Cimade, France Terre d’asile, Emmaüs, etc. – d’« associations promigrants » dans le numéro de janvier, Utopia 56, la LDH et le MRAP sont « présentées comme complices d’une “submersion migratoire” intentionnellement organisée, ajoute Bernard Schmid, avocat et membre du bureau national du MRAP. Si on suit le raisonnement de ce magazine, soit ces associations sont naïves, soit elles sont à la solde d’intérêts étrangers. Dans les deux cas, c’est diffamatoire ! »
    « Ne pas laisser faire fait partie de notre boulot »
    Dans un communiqué qui devait paraître lundi, les associations plaignantes estiment en outre que les propos incriminés « manipulent la réalité pour polariser les débats et diffuser une idéologie radicale alimentant la peur et la haine ». Plus globalement, c’est la dissémination d’une « idéologie, de facto raciste, xénophobe, et donc illégale, sans que cela se voie réellement » qu’elles souhaitent dénoncer. « Ne pas laisser faire fait partie de notre boulot, insiste Yann Manzi, cofondateur et délégué général d’Utopia 56. Ça suffit, de nous livrer à la vindicte populaire avec des mensonges, et c’est dangereux pour ceux qui travaillent. »
    Cette association d’aide aux personnes exilées et vivant dans la rue compte si peu « subir les attaques » qu’elle a également déposé, seule, trois autres plaintes. La première vise Europe 1, qui a diffusé sur son antenne et publié sur son site Internet, le 4 février, un reportage accusant l’« extrême gauche » de soutenir et de financer « 150 squats en France », dans lequel Utopia 56 (mais aussi l’association Borders) est nommément citée. « L’article ne fait aucun doute quant à sa volonté d’accuser l’association Utopia 56 de se prêter à ces activités illégales, relève Me Daoud dans la plainte. Aucune mesure de ton, aucune nuance [hormis l’emploi d’un conditionnel dans le sous-titre] n’est apportée à cette accusation. »
    Les deux autres plaintes concernent Frontières et l’hebdomadaire conservateur Valeurs actuelles, l’un et l’autre ayant repris cette affirmation telle quelle. « Est-ce là du journalisme, ou ne s’agit-il pas plutôt de désinformation ? », interroge M. Mazi, dont l’association a adopté, mardi 29 avril, la charte de Marseille sur l’information et les migrations, qui vise à promouvoir une « couverture de qualité, précise, complète et éthique des questions migratoires ». Pas exactement celle qu’il reconnaît à Frontières.
    Dans une analyse menée pour la Fondation Jean-Jaurès, parue mi-mars, l’écrivain Raphaël Llorca concluait de sa lecture méthodique du média, anciennement connu sous le nom de Livre noir, qu’il représente pour la République une menace « antilibérale et antidémocratique ».

    #Covid-19#migrant#migration#france#media#ONG#droit#sante

  • La Libye suspend les activités de 10 ONG, accusées de mener des actions « hostiles » dans le pays - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/63770/la-libye-suspend-les-activites-de-10-ong-accusees-de-mener-des-actions

    La Libye suspend les activités de 10 ONG, accusées de mener des actions « hostiles » dans le pays
    Par La rédaction Publié le : 03/04/2025
    La Libye a annoncé mercredi la suspension des activités de 10 organisations humanitaires internationales, dont Médecins sans frontières et le Conseil pour les réfugiés danois. Tripoli les accuse de mener des actions « hostiles visant à modifier la composition démographique du pays » en « installant des migrants » d’Afrique subsaharienne sur son territoire. Les autorités libyennes ne veulent plus d’organisations venant en aide aux exilés dans le pays. Mercredi 2 avril, le gouvernement a annoncé la fermeture des sièges de 10 organisations humanitaires internationales et la suspension de leurs activités.Lors d’une conférence de presse inhabituellement traduite en anglais, Salem Gheith, le porte-parole libyen de l’Autorité de sécurité intérieure (ASI, rattachée au ministère de l’Intérieur) a imputé aux ONG la volonté de « porter atteinte à l’intégrité de l’État et à sa sécurité intérieure » dans le cadre d’un « complot international ».
    Selon Salem Gheith, ces organisations participent à un « projet d’installation de migrants d’origine africaine en Libye », « une action hostile visant à modifier la composition démographique du pays et [qui] menace la société » libyenne."Ce projet n’est pas nouveau, l’Union européenne (UE) avait tenté [la même chose] avec l’ancien régime, via l’Italie", a-t-il assuré, estimant qu’après la chute et la mort du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, « l’UE a changé de moyen et a eu recours aux ONG pour faire aboutir le même projet ».
    Parmi les ONG concernées se trouvent le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), Médecins sans frontières (MSF), l’organisation française Terre des Hommes, l’ONG italienne CESVI ou encore l’IRC (International Rescue Committee) ainsi que le Conseil pour les Réfugiés danois (DRC). Contactée par InfoMigrants, MSF a confirmé que ses activités avaient été suspendues, dès le 27 mars « à la suite de mesures de l’Agence de sécurité intérieure libyenne (ASI), comprenant l’interrogatoire de membres du personnel de MSF et la fermeture administrative de nos locaux ».Le porte-parole s’en est pris aussi au Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR), l’accusant d’implication dans des « activités illégales » qui seront, selon lui, sanctionnées par le ministère des Affaires étrangères. Une source au sein de l’agence onusienne assure cependant à InfoMigrants que les activités du HCR continuent.
    Peu avant, avait filtré une lettre d’ambassadeurs principalement européens et d’un représentant de l’ONU, obtenue par l’AFP, dénonçant « une campagne de répression contre les ONG internationales et les travailleurs humanitaires ».Dans leur lettre datée du 27 mars et adressée au ministre libyen des Affaires étrangères, 17 ambassadeurs, notamment de France, Grande-Bretagne, Espagne, Italie, Union européenne, dénoncent la convocation « d’au moins 18 membres du personnel » d’ONG.Le document faisait état d’interrogatoires d’employés locaux d’au moins six ONG, certains privés de passeports, d’autres forcés à démissionner. Certains ont dû « signer des engagements à ne plus jamais travailler pour une ONG internationale », affirment-ils. Selon la source proche du dossier, le personnel étranger des ONG fermées a été prié de quitter le territoire ou de ne plus y revenir s’il se trouvait hors du pays pour les congés de fin de ramadan.
    Inquiétudes des ONG
    Il y a souvent eu des tensions entre les autorités libyennes et les organisations internationales mais, après une période d’arrêt de l’octroi de visas aux humanitaires étrangers entre juillet 2022 et décembre 2023, tout se passait « bien » en 2024, indique la même source.Dans leur lettre, les diplomates ont demandé aux autorités libyennes de permettre aux ONG « de rouvrir leurs bureaux et de redémarrer leurs opérations humanitaires dès que possible ».
    Les diplomates se sont dits « très inquiets de l’impact » de la suspension des activités sur les soins de santé de base, soulignant que des cliniques privées collaborant avec les organisations ont été l’objet « d’enquêtes et/ou arrestations ». La Libye peine à se relever d’une décennie de chaos et divisions entre des groupes armés très actifs à Tripoli, et deux camps rivaux se partagent le pays depuis la chute du dictateur Kadhafi en 2011.
    Plusieurs rapports de l’ONU ou d’organisations internationales ont dénoncé ces derniers mois des arrestations arbitraires de journalistes, avocats, magistrats et opposants et des exactions contre des migrants, avec la découverte de fosses communes.
    Des défenseurs des droits humains accusent l’ASI et son chef, le très influent Lotfi al-Harari, d’interpellations menées sous la forme d’enlèvements en pleine rue, de disparitions puis de réapparitions avec des aveux extorqués.

    #Covid-19#migrant#migration#libye#UE#humanitaire#ong#HCR#droit#sante#violence

  • « Faire taire les ONG ne fera pas disparaître la crise écologique »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/03/23/les-ong-participent-du-bon-fonctionnement-de-la-democratie-et-les-faire-tair

    Depuis plusieurs mois, les organisations non gouvernementales (ONG) européennes de défense de l’environnement sont la cible d’attaques inédites des droites du #Parlement de #Strasbourg. Les subsides qu’elles reçoivent de la Commission européenne sont contestés et âprement disputés, dans une volonté affirmée de les réduire au silence.

    La commission environnement du Parlement devrait voter, fin mars, une motion de rejet du programme LIFE de la Commission européenne, qui est destiné à soutenir des initiatives en faveur de l’environnement et dont une part minuscule permet le financement des Amis de la Terre, BirdLife, FERN ou Pesticide Action Network. Pour nombre de ces ONG, les financements publics sont cruciaux. La fin du soutien de Bruxelles signifierait pour elles une réduction importante de leurs marges d’action, voire la clé sous la porte.

    La situation actuelle est la confirmation – si besoin était – que le Parlement européen baigne désormais dans une nouvelle ambiance, qui voit l’extrême droite donner le « la » à une bonne moitié de l’assemblée, notamment sur les questions d’environnement. A l’évidence, l’élection de Donald Trump a fait céder des digues et élargi le spectre des choses dicibles, y compris dans la bulle bruxelloise. La campagne menée contre les ONG environnementales a ainsi été, depuis l’automne, lancée dans un mélange trumpien de fausses informations, de demi-vérités et d’outrances, le tout nourrissant des flots d’indignation surjouée sur le bon usage des deniers publics.

    « Pendant que les Etats-Unis partent à la conquête de Mars, l’Union européenne finance des ONG pour faire du #lobbying », a déclaré la députée européenne Céline Imart (Parti populaire européen) à la tribune, au lendemain de l’investiture de Donald Trump. « Cinq milliards et demi d’euros pour diffamer les agriculteurs déjà accablés de normes déconnectées du terrain, a-t-elle poursuivi. La gauche et les Verts pourtant si prompts à dénoncer les ingérences étrangères semblent accepter sans difficultés celle des ONG notamment environnementales, qui sont leur bras armé, s’amusent à casser du flic dans certaines manifestations en France. »

    Cinq milliards et demi d’euros, soit environ un dixième du #budget de la politique agricole commune, le plus gros système de subventions européennes, pour financer une trentaine d’ONG ? Interrogée, Mme Imart persiste, expliquant en substance que le programme LIFE étant doté de 5,5 milliards d’euros (sur cinq ans), la totalité de cette somme pourrait bien être attribuée à des ONG. Ces dernières sont en outre accusées d’avoir fait du « lobbying pour les objectifs politiques de la Commission, (…) en l’espèce du commissaire [Frans] Timmermans », l’ancien vice-président de l’exécutif européen.

    La réalité est qu’en 2024, les ONG environnementales se sont partagé 15,6 millions d’euros, une fraction de pour-cent de ces fameux 5,5 milliards d’euros. Quant à un hypothétique « lobbying » de ces ONG au service de Frans Timmermans, cela relève jusqu’à preuve du contraire de l’imagination – Politico a pu consulter 28 contrats liant Bruxelles et les associations en question, et n’y a pas trouvé la moindre trace d’une quelconque exigence de lobbying en faveur de qui, ou de quoi, que ce soit.

    Dysfonctionnements des sociétés
    Les ONG font-elles néanmoins du lobbying au même titre que Philip Morris, Stellantis ou Bayer ? Ce vieil élément de langage revient en force, mais il passe un peu vite sur le fait que les entreprises cherchent à promouvoir leur intérêt, tandis que les #ONG plaident pour ce qu’elles estiment relever de l’intérêt général. On peut bien sûr être en désaccord avec leurs idées, mais il faut bien reconnaître qu’elles ne sont pas inféodées à des intérêts. Pas même aux leurs. Les ONG environnementales vivent de leur combat contre des problèmes qui, s’ils disparaissaient, les priveraient de raison d’être et donc de financements : elles agissent non seulement de manière désintéressée mais aussi, d’une certaine manière, contre leur propre intérêt.

    Ne voir dans ces organisations que des groupes plaidant pour leur cause occulte aussi une grande part de leur activité. Nombre d’entre elles produisent des données, enquêtent et documentent les failles institutionnelles ou réglementaires qui participent à détruire ou altérer l’environnement. En quoi cela participe-t-il du fonctionnement démocratique ? Voici un cas d’école : il n’existe en Europe aucun texte de loi disposant que l’extinction effrénée de la vie dans les campagnes du Vieux Continent est une conséquence normale des activités agricoles. L’écroulement du vivant est au contraire considéré comme un phénomène inacceptable, par le sens commun, par les opinions et par le législateur. Pourtant, il se produit bel et bien, avec comme cause majeure l’intensification de l’agriculture. Pourquoi une chose dont tout le monde s’accorde pour dire qu’elle ne doit pas se produire finit-elle par se produire ? La démocratie consiste à décider collectivement des objectifs de la cité et à se donner les moyens de les atteindre, mais aussi à s’interroger lorsque c’est l’exact inverse qui survient.

    Sur cet exemple comme sur d’autres, la crise environnementale renvoie à des dysfonctionnements et des failles profondes de l’organisation des sociétés, que les ONG explorent, mettent en lumière et dénoncent. Elles ne sont pas tendres avec les pouvoirs, mais participent du bon fonctionnement de la démocratie ; les faire taire ne fera pas disparaître la crise écologique. Jusqu’à présent, les institutions de l’Union ont permis à ces voix critiques d’alimenter la réflexion et le débat : c’est ce qui sépare encore – mais pour combien de temps ? – la démocratie européenne du nouveau régime qui s’est installé à Washington.

    #Stéphane_Foucart

  • Greenpeace must pay at least $660m over Dakota pipeline protests, says jury
    https://www.theguardian.com/us-news/2025/mar/19/greenpeace-lawsuit-energy-transfer-dakota-pipeline

    Energy Transfer Partners, a Dallas-based oil and gas company worth almost $70bn, had sued Greenpeace, alleging defamation and orchestrating criminal behavior by protesters at the #Dakota_Access_pipeline in 2016 and 2017, claiming the organization “incited” people to protest by using a “misinformation campaign”.

    Greenpeace, which had denied the claims, said in a statement after the verdict that lawsuits like this were aimed at “destroying the right to peaceful protest”; constitutional rights experts had expressed fears that the case could have a wider chilling effect on free speech.

    [...]

    The environmental group, which had expressed concerns before the trial about getting a fair hearing in oil and gas country, said that a loss and an enormous financial award could bankrupt their US operation. [...]

    #Greenpeace will appeal the decision, the organization said.

    #procédure-bâillon #ONG #standing_rock

    • Most jurors in US pipeline case against Greenpeace have fossil fuel industry ties
      https://www.theguardian.com/us-news/2025/feb/27/greenpeace-dapl-jurors

      More than half the jurors selected to hear a case brought by a major energy company against Greenpeace have ties to the fossil fuel industry, and most had negative views of anti-pipeline protests or groups that oppose the use of fossil fuels.

      [...]

      Many potential jurors worked directly in the fossil fuel industry, a major employer in western North Dakota, or had close family members who worked in the industry. Some worked at local refineries or energy companies. Others receive money from oilwells on their or their family’s properties. They said they believed the industry was beneficial to them and the broader community, and they didn’t know how they would make money without it.

      One said that without fossil fuels, he would be “out on the streets”. The man is now on the jury.

    • A brief history of Kelcy Warren and Donald Trump [oct. 24]
      https://www.greenpeace.org/usa/a-brief-history-of-kelcy-warren-and-donald-trump
      Le CEO de Energy Transfer Partners.

      - Warren then donated $250,000 to Trump’s inauguration. Within days of taking office, Trump signed an executive order clearing the way for #DAPL to complete construction and begin operating.

      – Trump appointed former Energy Transfer board member Rick Perry to be Secretary of Energy, where he served from 2 March 2017 to 1 December 2019. Senator Elizabeth Warren called Perry’s return to ET’s board in 2020 “unethical” and demanded he resign from ET’s board. He didn’t, and is still an active board member in 2024.

      [...]

      – Although Warren initially supported Ron DeSantis in the 2024 GOP primary, as of early 2024 Warren was once again one of Trump’s biggest donors and hosted a private fundraiser for Trump. Warren has given the maximum allowed $814,600 contribution to the Trump 47 Committee, which sends the donations to a PAC that covers Trump’s legal fees, not the RNC. In May 2024, he donated $5 million to the Make America Great Again super PAC.

  • Une #plainte #panafricaine “inédite” déposée contre le groupe #Bolloré, pour #recel et #blanchiment

    https://www.courrierinternational.com/article/vu-de-belgique-une-plainte-panafricaine-inedite-deposee-contr

    Vu de Belgique. Une plainte panafricaine “inédite” déposée contre le groupe Bolloré, pour recel et blanchiment

    Onze #ONG d’#Afrique_de_l’Ouest portent plainte contre le groupe Bolloré. Elles réclament “la restitution de fonds issus d’activités illicites commises” dans leurs pays et dénoncent les conditions dans lesquelles le groupe a obtenu des concessions portuaires. L’action est “exceptionnelle à plusieurs égards”, estime le quotidien belge “#Le_Soir”.

    • La plainte déposée mardi 18 mars “est inédite à deux égards, par son panafricanisme et parce qu’elle vise les fonds obtenus via la corruption du clan Bolloré en Afrique”, déclare dans le quotidien belge Jean-Jacques Lumumba, “lanceur d’alerte et petit-neveu de Patrice Lumumba, le héros de l’indépendance de la RD Congo”.

      L’ancien banquier accuse : “Le clan Bolloré a installé un système d’achat d’élections, de favoritisme, pour obtenir la gestion de ports marchands.” Le groupe Bolloré n’a pas réagi avant la publication de l’information, conclut le journal.

    • Elles soupçonnent le groupe de l’industriel de recel, mais surtout de blanchiment dans ses activités portuaires dans plusieurs pays, le Togo, la Guinée, le Ghana, le Cameroun et la Côte d’Ivoire.
      Lire aussi : Vu du Royaume-Uni. Vincent Bolloré, victime de la fin de la Françafrique

      Les membres de ce collectif, dirigé par le lanceur d’alerte congolais Jean-Jacques Lumumba, “réclament la restitution de fonds issus d’activités présumées illicites commises par [le groupe]”. Au cœur de leurs soupçons : les conditions dans lesquelles Bolloré Africa Logistics a obtenu des concessions portuaires dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.

      Le collectif demande la restitution des 5,7 milliards d’euros issus de la vente de Bolloré Africa Logistics (qui gérait les principales concessions portuaires des cinq États de l’Ouest africain) à l’armateur italo-suisse MSC en 2022.

      Dans le cas des ports de Lomé (Togo) et Conakry (Guinée), la justice française, déjà saisie depuis 2013, soupçonnait le groupe Bolloré d’avoir utilisé les activités de conseil politique de sa filiale Euro RSCG (devenue Havas) pour aider frauduleusement les campagnes présidentielles 2010 de Faure Gnassingbé et Alpha Condé, au bénéfice d’une filiale phare de l’époque, Bolloré Africa Logistics.

      Le groupe a négocié un accord en vertu duquel il s’est acquitté d’une amende de 12 millions d’euros contre l’abandon des poursuites. En revanche, le parquet financier a requis en 2024 un procès pour corruption et complicité d’abus de confiance contre Vincent Bolloré.

  • Weltweites Phänomen: Warum NGOs immer mehr unter Druck geraten
    https://www.berliner-zeitung.de/open-source/weltweites-phaenomen-warum-ngos-immer-mehr-unter-druck-geraten-li.2

    Greenpeace-Protest vor dem Brandenburger Tor: Paul Zinken

    16.3.2025 von Achim Brunnengräber - Die organisierte Zivilgesellschaft ist autoritären Regimen schon lange ein Dorn im Auge. Wie sieht es in demokratischen Systemen aus?

    Nicht-Staatliche-Organisationen (NGOs, Non-Governmental-Organizations) und ihre globalen Netze entstehen oft aus einer latenten Empörung gegen gesellschaftliche Missstände oder machtförmige, staatliche Verhältnisse. Durch ihre organisierten Strukturen können sie langsam oder auch plötzlich zum politischen Protest mobilisieren, vor dem die Herrschenden und politischen Entscheidungsträger durchaus Respekt haben. Große Mobilisierungswellen und Demonstrationen sind von den Machthabern ungern gesehen, weil sie deren politischen Ziele unterlaufen könnten. Entsprechend groß ist der Gegenwind, den NGOs zu spüren bekommen; insbesondere dann, wenn der Protest wirkmächtig wird - und sich etwa in Wahlergebnissen niederschlagen könnte.

    Die Empörten sind aber auch permanent mit den Zwängen der gesellschaftlichen Verhältnisse konfrontiert, in denen sie sich bewegen. Mehr Liberalismus etwa bedeutet für NGOs, dass ihr Bewegungsspielraum und der Kreis der Adressaten ihrer Politik größer werden; weniger davon bedeutet, dass sie sich verstärkt auf kleinteilige, praktische Programme konzentrieren. Wenn auch diese Programme unter Druck geraten, etwa indem ihnen die Legitimation oder Gemeinnützigkeit abgesprochen werden oder die staatliche Unterstützung eingestellt wird, steht nicht nur die politische Idee der Zivilgesellschaft infrage, sondern ein wesentlicher Grundpfeiler, auf dem die wehrhafte Demokratie beruht.

    Der Kampf für soziale und ökonomischer Gerechtigkeit, für Ökologie und Nachhaltigkeit oder neuen Lebensstilformen sind ebenso wie die außerparlamentarische Kontrolle von Macht und Herrschaft eine Kernaufgabe der Zivilgesellschaft, die aus gutem Grund nicht den inhaltlichen Logiken von Staat und Markt folgen. NGOs als Teil der Zivilgesellschaft stellen politische wie moralische Forderungen auf und vertreten dem Anspruch nach öffentlichen Anliegen, die über die spezifischen Interessen bestimmter gesellschaftlicher Gruppen wie Parteien, Bauernverbände oder Religionsgemeinschaften hinausreichen. Insofern erweitern das Feld gesellschaftlicher Themen um zivilgesellschaftliche und gemeinnützige Belange.

    Der zivilgesellschaftliche Protest gegen Rechtsextremismus, die deutsche Migrationspolitik, die Kohleverstromung, gegen die Massentierhaltung, den motorisierten Individualverkehr oder gegen Plastikmüll und Umweltverschmutzung stellen eine gesellschaftliche Bereicherung dar. Die skandalisierten Themen oder der zivile Ungehorsam laufen den Interessen der Machthaber oder der Privatwirtschaft aber zuwider. Wird der daraus entstehende Konflikt zivil und mit Argumenten ausgetragen, trägt er zur Stärkung der Demokratie bei. Wird der Konflikt dagegen machtvoll, von oben durch Regierungshandeln unterdrückt oder NGOs eingeschüchtert, drohen der Gesellschaft anti-demokratische Entwicklungen. Letzteres ist längst zu einem globalen Trend geworden.

    Zunehmender Autoritarismus

    Schon seit langem lässt sich ein neuer anti-zivilgesellschaftlicher Autoritarismus feststellen, der sich in den internationalen Organisationen wie auf Staatenebene negativ auf die Handlungsspielräume und die Wirkmacht von NGOs auswirkt. Dabei spielen die globalen Rahmenbedingungen eine wichtige Rolle. Der in den 1990er Jahren gestärkte Multilateralismus, in dessen Rahmen die Staatengemeinschaft nach gemeinsamen Lösungen für globale Probleme suchte, hat zu einem Erstarken der Zivilgesellschaft geführt. Keine Konferenz der Vereinten Nationen fand seit den 1990er Jahren mehr ohne eine umfassende Beteiligung von NGOs statt.

    Der Multilateralismus wird aber schon lange wieder von einer Re-Nationalisierung der Politik abgelöst, in der nationalstaatliche Einzelinteressen überwiegen. Diese Entwicklung findet im Transaktionismus von US-Präsident Donald Trump zwar seine mehr als besorgniserregende antidemokratische Zuspitzung. Schon zuvor aber wurde es über die Jahre hinweg immer schwieriger für NGOs, sich bei internationalen Konferenzen Gehör zu verschaffen. In Zuge dessen, dass nun auch die Vereinten Nationen, die Weltgesundheitsorganisation oder der Internationale Strafgerichtshof geschwächt werden, wird auch die Rolle der NGOs in der Weltpolitik weiter eingeschränkt.

    Dabei muss bedacht werden, dass die Möglichkeiten der Mitsprache und Einflussnahme von NGOs weltweit rechtlich nur schwach abgesichert sind. Aber nun geraten NGOs zudem in eine kraftvollen Doppelzange aus internationaler und nationaler Interessenspolitik. Vor allem von autoritären Regimen werden sie als Gefahr für die Souveränität des Nationalstaat gesehen. Insbesondere die ausländischen NGOs sind für sie ein Dorn im Auge, da diese die einheimische Zivilgesellschaft stärken. In China, Kambodscha, Indien, der Türkei oder in Ungarn werden NGOs und auch Stiftungen von staatlicher Seite gegängelt, diffamiert und kontrolliert. Manche Regime wollen die Einmischung in die inneren Angelegenheiten durch die „ausländischen Agenten“, wie NGOs in Russland oder Malaysia bezeichnet werden, unterbinden und den Geldfluss, der ins Land kommt, kontrollieren.

    Durch die anti-demokratischen Krisentendenzen aus Autoritarismus, Populismus und Rechtsextremismus, der sich immer weiter ausbreitet, wird der Ton gegenüber den NGOs noch einmal erheblich rauer. Es droht die Gefahr, dass deren Handlungsspielräume eingeschränkt werden (shrinking spaces) oder zivilgesellschaftliches Engagement auf nationaler wie auf internationaler Ebene gänzlich unmöglich wird (closing spaces).
    Eingeschränkter Handlungsspielraum - auch in Deutschland

    Diese Entwicklungen lassen sich nicht nur in autoritären Regimen feststellen, sondern auch bei demokratischen Regierungen; und das schon seit einiger Zeit. In Deutschland wurde beispielsweise auf die Deutsche Umwelthilfe (DUH) erheblicher Druck ausgeübt, seit sie den Abgasskandal ins Rollen gebracht hat. Sie hat öffentlich gemacht, dass weder das Ministerium für Verkehr und digitale Infrastruktur (BMVi) noch das Kraftfahrt-Bundesamt (KBA) ihre Kontrollfunktion in der erforderlichen Weise ausgeübt haben.

    Den transnational vernetzten NGOs Attac und Campact wurden vom Bundesfinanzhof die Gemeinnützigkeit abgesprochen, weil sie zu politisch agieren würden; als ob NGOs dem unsinnigen Gebot einer politischen Neutralität unterliegen würden. Das Kampagnen-Netzwerk sieht insgesamt das politische Engagement zivilgesellschaftlicher Organisationen in Deutschland stark eingeschränkt und bedroht. Im Zusammenhang mit einer Protestaktion von Greenpeace, bei der Farbe vor der Siegessäule in Berlin verteilt wurde, durchsuchte die Polizei zahlreiche Büroräume und Wohnungen der NGO.

    Die kleine Anfrage der CDU/CSU, die anklagend und unterschwellig sogar aggressiv die Legitimation ganz unterschiedlicher zivilgesellschaftliche Organisationen in Zweifel zieht, reiht sich ein in diese Liste. Es sind keine Einzelfälle mehr. Und der anti-demokratisch Trend zur Einschränkung des zivilgesellschaftlichen Engagements könnte sich weiter verschärfen; auch weil das Vorgehen des Anti-Demokraten Trump gegen Einrichtungen der Zivilgesellschaft als erfolgreiches und richtiges Modell angesehen wird, das zum politischen Nacheifern anregt, um Geld zu sparen und staatliches Handeln vermeintlich besser zu performen.

    NGOs - Stütze der Demokratie

    Wenn Staaten vom Multilateralismus abrücken und sich untereinander in der Handels-, Finanz- oder Sicherheitspolitik in Auseinandersetzungen und Konkurrenzkämpfe verstricken, finden politische Entscheidungsprozesse oftmals hinter verschlossenen Türen und ohne Einbindung der Bevölkerung statt. Wenn sich politische Auseinandersetzungen wie etwa in der Migrationsdebatte zuspitzen, können NGOs als Ventil wirken, die der Empörung Ausdruck verleiht. Demonstrationen, Proteste oder Kampagnen, die oft zeitgleich an vielen verschiedenen Orten stattfinden, sind die Reaktion auf die unzulängliche Transparenz und Bearbeitung der Krisen, mit denen breite Teile der Gesellschaft nicht einverstanden sind. Die Protestformen haben den Vorteil, dass sie die Hürden für die politische Teilhabe deutlich herabsetzen.

    NGOs tragen zur Herausbildung einer lebendigen Öffentlichkeit bei und bringen verdrängte oder neue Themen auf die politische Agenda, die sie mit Professionalität und Expertise – als Advokaten, Helden und Experten – vertreten. Wenn Themen unterrepräsentiert sind, treten immer wieder auch neue zivilgesellschaftliche Akteure auf die Bühne der Politik, wie die transnationale Bewegung Fridays for Future gezeigt hat, die 2019 aus einem Kreis klima- und politikinteressierter Schülerinnen und Schülern heraus entstanden ist. Solche Bewegungen fordern Partizipation an politischen Entscheidungen, die Rechenschaftspflicht der Entscheidungsträger und die Transparenz der Entscheidungsfindung im Nationalstaat wie auch in internationalen Organisationen ein.

    In Zeiten von einem erstarkenden Rechtsextremismus, von Populismus und Autoritarismus kann deren Bedeutung für Verteidigung der Demokratie nicht groß genug eingeschätzt werden. Im Idealfall bilden sie ein gesellschaftliches Korrektiv gegen Vermachtungsprozesse. Die Beendigung von Kriegen, der Abbau von Ungerechtigkeiten, patriarchaler Herrschaft, Menschenrechtsverletzungen und Umweltzerstörungen waren schon immer in ihrem Fokus. NGOs sind zwar selbst in Widersprüche mit den staatlichen Strukturen und wirtschaftlichen Interessen verwickelt, sie machen aber auch deutlich, dass die Selbstregierung des Volkes über die Grenzen von Staat und Markt hinausweisen.

    Achim Brunnengräber ist Politikwissenschaftler am Fachbereich Politik- und Sozialwissenschaften der Freien Universität Berlin.

    #ONG #démocratie #politique #répression

  • Mer Méditerranée : plus de 150 migrants secourus ce week-end au large de la Libye - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/63019/mer-mediterranee--plus-de-150-migrants-secourus-ce-weekend-au-large-de

    Mer Méditerranée : plus de 150 migrants secourus ce week-end au large de la Libye
    Par La rédaction Publié le : 24/02/2025
    Cent-cinquante-trois personnes ont été secourues par les ONG SOS Méditerranée et Sea-Watch durant le week-end en mer Méditerranée. Parmi les exilés secourus figurent des femmes, dont l’une est enceinte, et des mineurs.
    Les trois opérations de sauvetage menées par les ONG ce week-end ont eu lieu au large de la Libye. Dans la nuit de samedi 22 à dimanche 23 février, Sea-Watch a porté assistance à 41 personnes qui « naviguaient entre de grosses vagues sur un bateau surchargé ».
    Dans le même temps, l’Ocean Viking, navire affrété par SOS Méditerranée, a secouru 112 migrants au large de la Libye lors de deux sauvetages entre samedi et dimanche, a annoncé l’organisation. Une première opération de sauvetage a eu lieu en pleine nuit. Elle a permis de secourir 25 migrants dont trois femmes, l’une étant enceinte. Quelques heures plus tard, dans la matinée de dimanche, 87 autres migrants qui se trouvaient sur un bateau en bois ont été pris en charge en coordination avec les autorités italiennes. Les personnes secourues viennent principalement du Bangladesh, de Somalie ou d’Égypte, a expliqué l’ONG.
    L’Ocean Viking se dirige désormais vers Livourne, en Toscane, port assigné par les autorités italiennes. Il se situe à plus de 1 000 km de la zone de sauvetage. Le navire Sea-Eye 4 - dont l’ONG éponyme mène des opérations conjointes avec Sea Watch -, s’est vu lui assigné par l’Italie le port de Naples, une destination qui nécessite trois jours de navigation. Depuis 2022 et le décret Piantedosi, les ONG doivent se rendre « sans délai » au port de débarquement assigné par les autorités italiennes juste après un premier sauvetage. Si les navires humanitaires effectuent un autre sauvetage, ils doivent le faire avec l’accord de Rome. Sinon, ils s’exposent à des sanctions financières et à l’immobilisation du bateau.
    Ainsi, selon un rapport de SOS Méditerranée, les bateaux d’ONG ont perdu 735 jours à rejoindre des ports éloignés des lieux de sauvetage et ont parcouru au total plus de 275 000 km à cause des restrictions imposées par les autorités italiennes en mer. Et pour les navires qui n’ont pas respecté cette loi, depuis janvier 2023, « 640 jours de détention ont été imposés aux navires », indique le rapport. Et plus de 76 000 euros d’amendes ont été infligés aux ONG en seulement deux ans.
    Depuis le début de l’année, 129 personnes qui tentaient de rejoindre l’Europe sont décédées en mer Méditerranée, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Sur l’ensemble de l’année dernière, 2 333 personnes sont décédées en mer. L’immense majorité le sont en Méditerranée centrale, qui reste l’une des routes migratoires les plus mortelles au monde avec près de 1 700 décès recensés l’année dernière. La rédaction tient à rappeler que les navires humanitaires sillonnent une partie très limitée de la mer Méditerranée. La présence de ces ONG est loin d’être une garantie de secours pour les migrants qui veulent tenter la traversée depuis les côtes africaines. Beaucoup d’embarcations passent inaperçues dans l’immensité de la mer. Beaucoup de canots sombrent aussi sans avoir été repérés. La Méditerranée centrale reste aujourd’hui la route maritime la plus meurtrière au monde.

    #Covid-19#migrant#migration#mediterranee#italie#oim#mortalite#routemigratoire#ong#humanitaire#libye#sante

  • Democracy Reporting International (DRI)
    https://democracy-reporting.org/en/office/global

    Democracy Reporting International (DRI) was founded in 2006 by an international group of experts on democratic governance and elections. Recognizing a gap in a field that was dominated by big intergovernmental organisations and commercial consultancies, they decided to form a non-governmental, independent organisation that could analyse democratic developments and advise on constitutional and electoral frameworks quickly and flexibly.

    — Permalien

    #ong #gouvernance #politique #désinformation #fact-checking

  • De l’argent européen détourné par les trafiquants et groupes criminels liés à l’immigration irrégulière
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/09/26/de-l-argent-europeen-detourne-par-les-trafiquants-et-groupes-criminels-lies-

    De l’argent européen détourné par les trafiquants et groupes criminels liés à l’immigration irrégulière
    Par Philippe Jacqué (Bruxelles, bureau européen)
    Les organisations non gouvernementales, l’Organisation des Nations unies et les médias avaient déjà alerté l’opinion publique sur des cas de violations des droits humains permises par les fonds de la Commission européenne destinés à la lutte contre la migration dans le nord de l’Afrique. Désormais, c’est l’une des institutions de l’Union européenne (UE) qui expose clairement ces faits et place l’exécutif européen devant ses responsabilités.
    Dans un rapport publié mercredi 25 septembre, la Cour des comptes européenne s’est penchée sur l’utilisation du Fonds fiduciaire d’urgence (FFU) pour l’Afrique, un instrument mis en place en 2015, au plus fort de la crise migratoire, pour tenter de « lutter contre les causes profondes à l’origine des migrations dans les régions du Sahel, de la Corne de l’Afrique à l’Afrique du Nord ».
    Après une longue enquête, la Cour conclut que « les risques d’atteinte aux droits de l’homme ne sont pas complètement maîtrisés » dans le cadre de cette aide de quelque 5 milliards d’euros à l’Afrique. Concrètement, l’UE a financé ces dix dernières années 248 projets divers. Un grand nombre concerne l’aide au rapatriement volontaire de migrants, qui a permis de faire rentrer dans leur pays d’origine 73 200 exilés, ou l’aide au développement dans des zones reculées, avec un millier d’emplois créés et 20 000 personnes formées afin de les aider à rester dans leur région.
    Néanmoins, plus d’un tiers des programmes financés concernent « l’amélioration de la gestion des migrations ». En d’autres termes, l’UE a équipé les forces de l’ordre ou douanières des pays du continent africain d’outils de surveillance, de voitures, d’autobus, de navires pour les aider à surveiller et bloquer les passages de frontières ou des départs des côtes africaines de la Méditerranée.
    « La gestion de ces risques est prise très au sérieux par la Commission, assure une porte-parole de l’institution. Le respect des droits de l’homme fait partie de nos obligations et nous avons mis en place toute une chaîne de mesures pour réduire ces risques dans le cadre du FFU, comme de tout autre programme. Nous formons notamment les intervenants au droit international et nous ne finançons aucune personne sous le coup de sanctions, par exemple. »Il semble que ces mesures n’aient pas été totalement suivies, selon la Cour, qui détaille que « dix gestionnaires de programme du FFU pour l’Afrique qui ont répondu confidentiellement à notre enquête, pour l’ensemble des volets géographiques, ont déclaré qu’ils avaient signalé des atteintes aux droits de l’homme à d’autres collègues. Or, au niveau des services centraux, la Commission ne disposait que d’un seul dossier concernant un cas présumé… »
    Dans le rapport, on comprend surtout qu’une série d’équipements financés (voitures, bus, navire, port de débarquement, centre de rétention) ont bénéficié à des trafiquants, des passeurs ou des organisations criminelles, notamment en Libye. Ce pays est toujours dépourvu d’un gouvernement national unique ; la Commission n’y intervient jamais directement mais finance des programmes par l’intermédiaire de l’Italie, de l’ONU ou d’organisations internationales.
    Dans un graphique explicite, les magistrats détaillent les mauvaises utilisations « potentielles » des équipements financés par l’Europe : « Il se peut que l’équipement serve à des acteurs autres que les bénéficiaires ciblés ; il se peut que les garde-côtes libyens perdent le contrôle des points de débarquement et que l’accès des donateurs à ces derniers soit limité ; il se peut que les points de débarquement soient utilisés par d’autres acteurs, “officieux”, et à des fins détournées. » De même, ajoute la Cour, « il se peut que les voitures et/ou les autobus soient utilisés par des personnes autres que les bénéficiaires prévus ou à des fins détournées (…) Il se peut que les centres de rétention fermés par les services de lutte contre l’immigration clandestine passent sous le contrôle d’autres acteurs, “officieux”, impliqués dans le trafic de migrants. »

    #Covid-19#migrant#migration#UE#commisioneuropennne#ONU#ONG#fFFU#afrique#crisemigratoire#trafic#droit#sante