• Le Tramadol, antidouleur de la classe des opioïdes, placé sous surveillance en France
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/01/16/l-agence-nationale-du-medicament-place-sous-surveillance-le-tramadol-un-medi

    A partir du 15 avril, les patients traités avec du Tramadol devront faire renouveler leur ordonnance tous les trois mois, contre douze mois jusque-là. Publiée mercredi 15 janvier, cette décision de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a pour objectif de limiter les risques de dépendance et de surdosage liés à une consommation non maîtrisée de cet antalgique à base d’opiacés.

    Commercialisé sous différentes marques comme le Topalgic, sous forme de génériques, il peut être associé à du paracétamol (Ixprim, Zaldiar) ou à un anti-inflammatoire (Skudexum). Ce médicament est de loin l’opioïde le plus prescrit en France : en 2017, 6,8 millions de Français en ont consommé au moins une fois dans l’année.
    Très addictif

    « Les médecins connaissent mal la molécule et les patients ne reconnaissent pas toujours les signes de dépendance », déplore Nathalie Richard, directrice adjointe des médicaments antalgiques et stupéfiants à l’ANSM. « Nous souhaitons débanaliser la prescription du Tramadol, notamment à la sortie de l’hôpital, où l’on donne souvent des ordonnances pré-imprimées aux patients », poursuit-elle.

    Les médecins le prescrivent pour soulager des douleurs importantes – après une intervention chirurgicale, par exemple –, mais la durée de prescription doit être la plus courte possible, car le Tramadol se révèle très addictif.

    #Opioides #Tramadol #France #Addiction

  • Recherche et développement d’indicateurs pour l’aménagement d’un territoire
    https://makina-corpus.com/blog/metier/2020/recherche-et-developpement-d-indicateurs-pour-l-amenagement-d-un-terr

    Nous explorons l’intérêt de calculer automatiquement des indicateurs d’aménagement du territoire en croisant des données #OpenStreetMap et des analyses d’images satellitaires.

    #Cartographie #MapBox #Deep_Learning #News_Item

  • Fil de discussion sur les actions de résistance (au-delà des simples motions de contestation de la loi, qui affluent tous les jours de partout de France) à la #Loi_de_programmation_pluriannuelle_de_la_recherche (#LPPR)...

    #résistance #CEPN #LPPR #réforme #ESR #enseignement_supérieur #recherche #université

    voir aussi la liste de documents sur la réforme de la #Loi_de_programmation_pluriannuelle_de_la_recherche (LPPR) :
    https://seenthis.net/messages/819491

    • Faire tâche d’huile et oeuvre utile chez les chercheurs : dix revues en #grève illimitée

      En trois jours, plus de dix comités de rédaction de revues académiques importantes dans le monde de la recherche en sciences humaines et sociales ont annoncé qu’ils se mettaient en grève pour rejoindre, soutenir et amplifier le mouvement social. Mais que signifie une revue en grève ?

      C’est Genèses qui a tiré en premier. Le 6 janvier, la revue interdisciplinaire de sciences humaines et sociales annonçait qu’elle était “en grève”. Dans ce message de son comité de rédaction, la publication trimestrielle créée en 1990 par des chercheurs comme Gérard Noiriel ou Michel Offerlé détaillait :

      Le 6 janvier 2020, le mouvement social en France entame son 33e jour de grève. Contrairement à ce que veut faire croire le gouvernement, ce mouvement ne concerne pas la seule conservation de régimes spéciaux ou de privilèges corporatistes spécifiques. Il s’agit de défendre non seulement un système de protection sociale, mais aussi des valeurs telles que la solidarité, l’idée de service public, l’indépendance de la recherche (et, au-delà, la possibilité de décrire rationnellement le monde), face à la lente destruction des conditions de production du savoir et à sa marchandisation qui menace l’accès de tou.tes aux connaissances. En soutien et en participation aux luttes en cours, le comité de rédaction de Genèses a décidé de se mettre en grève : à partir de maintenant et jusqu’à nouvel ordre, le comité n’examinera aucun article et aucune proposition de dossier.

      Depuis, ce sont au moins neuf autres revues de sciences humaines et sociales qui, de même, on fait savoir qu’elles étaient elles aussi en grève (mais peut-être davantage, n’hésitez pas nous écrire : depuis la publication de cet article, Cultures et conflits et Socio-logos ont par exemple annoncé leur avoir emboîté le pas) :

      Politix
      Politiques de communication
      Critique internationale
      Participations
      Tracés
      Genre, sexualité et société
      La Nouvelle Revue du Travail
      Actes de la recherche en sciences sociales
      Sociétés contemporaines

      La plupart de ces titres ne vous sont peut-être pas familiers. Il ne s’agit pas de fanzines gauchistes produits sur un coin de table, mais de publications reconnues, légitimes et parfois centrales parmi la production académique, et ce depuis près d’un demi-siècle pour certaines : la création de "Actes” remonte à 1975, sous la houlette du sociologue Pierre Bourdieu et avec le soutien de la Maison des sciences de l’homme qui densifiait alors sa vocation de structuration de la recherche.

      Une revue universitaire en grève paraît incongru ? Les temporalités de ces revues semblent a priori bien loin du tempo d’une mobilisation sociale : la plupart voient souvent s’écouler plusieurs trimestres entre une proposition d’article ou l’idée d’un dossier thématique, la réception des papiers, plusieurs passes et repasses en comité de lecture (de plus en plus, sous le sceau de l’anonymat), des allers-retours avec leurs auteurs, pour enfin partir à l’impression et, finalement, rejoindre les bibliothèques universitaires ou voyager via le portail numérique Cairn ou la plateforme en ligne OpenEdition. C’est notamment, couplé à la place qui se fait rare, ce qui explique que bien des recensions académiques d’ouvrages se retrouvent finalement publiées très à distance de la sortie d’un livre - et de son calendrier médiatique.

      Huile de coude et caisses de grève

      Et puis, une revue a certes un comité éditorial (une grosse quinzaine de personnes souvent, parfois un peu plus) et des financements pour continuer à paraître dans un contexte de plus en plus tendu pour la recherche, mais personne n’est strictement payé en tant que salarié de Genèses ou Politix, parmi ceux qui ont rédigé l’annonce de la grève. Quelques mauvais esprits pourraient même siffler qu’annoncer qu’on est en grève en tant que membre d’une revue alors qu’on ne se déclare pas forcément, ou pas toujours ni tout le temps, gréviste sur son lieu de travail, n’est pas sans quelque bénéfice secondaire : la vertu de l’affichage politique sans qu’il en coûte un prix personnel trop faramineux.

      Pour autant, même sans piquet de grève ou retenues sur salaires, la grève des revues se veut un geste fort aussi dans la mesure où il entend faire parler de la mobilisation contre le gouvernement, et lui donner quelques balles neuves. Ainsi, elle vise également à rendre plus visible l’étendue d’un mouvement social dont ces observateurs de la société qualifiés estiment qu’il est en partie négligé, minimisé.

      Ainsi, comme les avocats, les hôpitaux, le port de Marseille ou encore 70% des écoles maternelles et élémentaires en Ile-de-France le 9 janvier, certains départements universitaires se sont mis en grève générale et reconductible sans trouver grand écho (c’est le cas de laboratoires, ou par exemple du département de science politique à Paris 1 Sorbonne depuis une AG du 7 janvier). Idem pour des séminaires de recherche qui déprogramment leurs séances depuis décembre, ou même de cohortes d’étudiants qui votent à la majorité la fin des cours et des examens, et font valoir auprès de leurs directions des études qu’ils veulent pouvoir participer au mouvement social sans pour autant être pénalisés. Le tout s’inscrit dans le cadre d’une motion votée le 14 décembre 2019 par la "coordination nationale des facs et labos en luttes", et articule souvent une action "solidaire de la grève et de la mobilisation nationale contre les réforme des retraites et de l’assurance-chômage" à "la défense du service public de l’enseignement et de la recherche (menacé par la prochaine "Loi de programmation pluriannuelle de la recherche")."

      Au-delà de la profession de foi qui compte, et de l’effet de loupe sur le mouvement, l’engagement n’est pas cosmétique :

      certains appels listent des caisses de grève en ligne que les chercheurs s’engagent à abonder en tant que membre du comité de rédaction
      l’arrêt de l’activité éditoriale est bien réel car, de fait, les papiers ne seront plus examinés (une revue en reçoit beaucoup plus qu’elle n’en publie), et des chercheurs ne seront pas publiés comme prévu (mais plus tard).

      Toutefois, comme souvent en grève, cela ne signifie pas que tous ces chercheurs cessent de travailler tout court, ou qu’ils désertent leur lieu de travail. Plutôt qu’ils entendent faire nombre en se déclarant grévistes, et que le tout puisse féconder autre chose. D’ailleurs, Genèses annonce la préparation d’un numéro spécial “En grève”, qui doit remplacer celui prévu pour ce début d’année 2020, et Politix précise dans son annonce : “Nous nous engageons et appelons à soutenir toutes les actions locales et manifestations nationales, à participer aux assemblées générales interprofessionnelles et à celles du mouvement des "Facs et labos en lutte", à contribuer aux caisses de grève, pour intensifier et élargir la mobilisation, à travailler avec les camarades des autres revues (Genèses, Sociétés contemporaines, Actes de la recherche en sciences sociales, etc.) en vue d’interventions communes.” Quant à Actes de la recherche en sciences sociales, la revue annonçait explicitement "se mettre au service de la grève" à compter du 8 janvier.

      Sur une liste de diffusion dans le monde académique, un chercheur a pris au mot son comité de rédaction. Alors que publier dans la prestigieuse revue de sociologie reste un Graal (et un sésame) pour bien des chercheurs en quête de reconnaissance, il leur a dit "Chiche !" - ou en substance : "Et si vous alliez plus loin et laissiez plutôt faire le sommaire du prochain numéro aux précaires de la recherche et autres chercheurs sans poste ?” Aujourd’hui, l’entrée d’un chercheur dans la carrière académique, puis ensuite sa trajectoire, sont crucialement liées au nombre de ses publications. Et notamment dans ces revues à comité de lecture.

      https://www.franceculture.fr/societe/faire-tache-dhuile-et-oeuvre-utile-chez-les-chercheurs-dix-revues-en-g
      #revues #revues_scientifiques

    • #Appel solennel aux enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs, chercheuses et chercheurs titulaires de la fonction publique.

      Nous, jeunes chercheuses et chercheurs précaires, docteures et docteurs sans poste, doctorantes et doctorants appelons les enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs titulaires de la fonction publique à réagir à la situation dramatique de l’emploi dans le service public d’enseignement supérieur et de recherche.

      Appel solennel aux enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs, chercheuses et chercheurs titulaires de la fonction publique.

      Nous, jeunes chercheuses et chercheurs précaires, docteures et docteurs sans poste, doctorantes et doctorants appelons les enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs titulaires de la fonction publique à réagir à la situation dramatique de l’emploi dans le service public d’enseignement supérieur et de recherche.

      On ne compte plus les postes de titulaires gelés, voire supprimés, à l’université et au CNRS, alors que les exigences auxquelles les jeunes chercheuses et chercheurs doivent se soumettre et les cohortes d’étudiant-e-s n’ont jamais été aussi élevées. Nous demander toujours plus, pour nous en donner toujours moins, pour nous priver toujours plus d’emplois stables permettant de nous projeter et nous protéger a minima dans nos vies, mais également dans notre travail : cela n’est plus possible. Cette situation n’engendre pas seulement de la frustration : elle casse, elle humilie, elle détruit trop de personnes.

      Les titulaires en charge des recrutements ne savent plus quoi dire aux candidates et candidats, tellement elles et ils se sentent désemparé·e·s, si ce n’est qu’"il manque des postes", que la « situation est difficile »... Elles et ils ne souhaitent pas nous décourager, tant elles et ils savent les efforts que nous avons dû nécessairement fournir pour ne serait-ce qu’espérer nous faire une place dans ce milieu. Elles et ils voient également que la compétition entre chercheuses et chercheurs s’est substituée, pour le pire, à leur désir de collaboration collégiale.

      Elles et ils savent enfin que le système d’enseignement supérieur et de recherche dépend fondamentalement des précaires pour tenir. Et à effectifs d’étudiantes et étudiants constants, si ce n’est plus élevés (comme cela a déjà été annoncé pour l’année prochaine), nous savons toutes et tous ce que le gel et la suppression de poste systématiques signifient en termes de situation de l’emploi : encore plus de précaires et de précarité qu’auparavant, un manque croissant d’encadrement des étudiantes et étudiants, si ce n’est même un réel abandon de ces dernier·e·s (inscrites et inscrits par ailleurs de plus en plus systématiquement en contrôle terminal, ou même en enseignement à distance, lorsque les capacités d’accueil sont insuffisantes), et des burn outs de plus en plus fréquents chez les enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs titulaires, contraint.e.s d’accepter des sur-services parfois délirants et de gérer elles-mêmes et eux-mêmes administrativement la précarité dans leur université.

      Si toutes et tous les titulaires ne sont pas touché·e·s de manière égale dans leurs conditions de travail personnelles, en revanche, nous ne pouvons croire qu’elles et ils se réjouissent du sort actuel des jeunes chercheuses et chercheurs ou de leurs étudiantes et étudiants.

      Des modes d’action existent pour se faire entendre, réclamer et obtenir ce qui est dû au service public de l’enseignement supérieur et de la recherche :
      - refuser d’assurer des sur-services
      - refuser de recruter des enseignantes et enseignants vacataires au sein de son unité d’enseignement
      - se prononcer et voter dans les différents conseils d’UFR et centraux contre tout gel ou toute suppression de poste et pour l’embauche de titulaires enseignants et administratifs (les personnels administratifs souffrant également de cette précarisation à tous niveaux)
      - se mettre en grève administrative et retenir les notes

      Les difficultés pour se mobiliser existent, elles ne sont cependant pas insurmontables.

      Nous appelons les syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche à nous soutenir activement, à diffuser cet appel auprès des titulaires de l’ESR, et à organiser dès à présent au sein des universités des réunions pour discuter des modes d’action à entreprendre, et apporter une réponse cohérente et solidaire.

      Les titulaires voulant par ailleurs manifester individuellement leur soutien et leur désir d’agir face à cette situation peuvent également nous contacter directement à l’adresse suivante : appeldesprecaires@gmail.com

      Ils peuvent également contacter les collectifs de jeunes précaires signataires de cet appel :

      Collectifs signataires :
      – CJC (Confédération des Jeunes Chercheurs)
      – ANCMSP (Association Nationale des Candidat·e·s aux métiers de la science politique)
      – Collectif DICENSUS (Défense et Information des Chercheur·es et Enseignant·es Non-Statutaires de l’Université de Strasbourg)
      – Collectif Marcel Mauss (Collectif Marcel Mauss des jeunes chercheurs en sciences sociales de Bordeaux)
      – Collectif Doctoral de Sorbonne Université (Association des doctorants et doctorantes de la Faculté des Lettres)
      – Association MobDoc de Paris 1 - Panthéon Sorbonne (L’Association des Doctorant·e·s Mobilisé·e·s pour l’Université)
      – Collectif vacataires Celsa Paris-Sorbonne
      – Collectif des précaires de l’université de Poitiers
      – Collectif les 68+ de Nanterre
      – Collectif Convacs de l’université de Strasbourg
      – Collectif des Doctorant.e.s et Non Titulaires de l’université Lyon 2

      Premiers syndicats signataires :
      – Section locale du Snesup université Paris Nanterre
      – Section locale du SNESUP-FSU université de Strasbourg
      – Section locale de Sud Éducation de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
      – Section locale du Snesup-FSU de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
      – Le SNESUP-FSU de l’université de Lille

      http://www.sociologuesdusuperieur.org/article/appel-solennel-aux-enseignantes-chercheuses-et-enseignants-c

    • Par ce mail, nous souhaitons récapituler les RDV et les ressources dont vous aurez besoin pour la mobilisation contre la réforme des retraites et contre la LPPR.

      Nous vivons depuis le 5 décembre un mouvement de grève interprofessionnel inédit, le plus long dans les transports depuis Mai 1968. Le gouvernement est pour l’instant déterminé à ne pas lâcher sa contre-réforme, mais les grévistes sont tout aussi déterminés à continuer.

      Depuis la rentrée, les déclarations de grève se multiplient dans notre secteur : les revues (https://www.franceculture.fr/societe/faire-tache-dhuile-et-oeuvre-utile-chez-les-chercheurs-dix-revues-en-g, les labos, les UFR, les séminaires, etc. font savoir qu’ils entrent dans la bataille. Cela est d’autant plus logique que nous sommes directement attaqués : la LPPR qui sera discutée dès fin janvier est annoncé dans le projet de loi sur les retraites, une manière de graver dans le marbre la destruction de l’Université, de la recherche et de nos statuts à venir.

      Depuis le 2 décembre, nous sommes plusieurs centaines de collègues à agir pour la coordination de ce mouvement sur les facs et labos. Nous avons déjà fait deux assemblées générales de coordination de 200 collègues et sur Paris, nous avons construit des cortèges des facs et labos de plus d’un millier de personnes lors des manifestations. Nous avons été interpeller Frederique Vidal (https://universiteouverte.org/2019/12/13/lanr-et-f-vidal-parlent-dinnovation-et-de-notre-avenir-devant-des) mais aussi la Conférence des Président d’Université à l’Assemblée Nationale (https://universiteouverte.org/2019/12/19/les-chercheur%C2%B7ses-a-lassemblee) et nous avons fait une inauguration populaire du Campus Condorcet (https://universiteouverte.org/2019/12/20/inauguration-populaire-du-campus-condorcet.

      Dans le cadre de l’organisation d’Etats-généraux de lutte qui auront lieu en Région Parisienne les 1 et 2 février, nous renforçons ce travail de mise en commun et nous commençons une campagne de rappel des labos/département en grève.

      Pour se mettre en contact :
      – Vous pouvez rejoindre la liste mail https://framalistes.org/sympa/info/mobilisationemploiesr
      – Vous pouvez rejoindre le groupe Telegram en installant l’application sur votre téléphone t.me/mobilisationESR
      – En PJ un document qui dresse un état de la mobilisation, telle que nous avons pu la recenser avec tous les mails envoyé depuis la rentrée. C’est partiel mais ça donne une idée.

      Pour vous informer / trouver des ressources pour vos AG :
      – Nous mettons en ligne du matériel sur le site Université ouverte : notamment des exemples de tracts (https://universiteouverte.org/2019/12/22/materiel-militant), des powerpoint et des arguments (https://universiteouverte.org/loi-pluriannuelle-de-programmation-de-la-recherche), et la motion de la dernière AG du 14 décembre (https://universiteouverte.org/2019/12/16/motion-de-lassemblee-generale-nationale-de-coordination-des-facs-.
      – Sauvons l’Université a sorti des analyses de la LPPR ici.
      – Les analyses du collectif nos retraites sur la réforme.

      Pour les RDV Nationaux de ce mois-ci // CHAQUE FACS/UFR/LABO EN LUTTE EST INVITÉS A ENVOYER AU MOINS UNE DELEGATION //
      – Une AG nationale de coordination des facs et des labos en lutte ce samedi 18 janvier à l’Université Paris Diderot (https://www.facebook.com/events/1390865447751770).
      – Des Etats-généraux des facs et des labos en lutte le week-end du 1 et du 2 février en région parisienne. Vous trouverez l’appel ici, à présenter dans toutes vos AG (https://universiteouvertedotorg.files.wordpress.com/2020/01/contre-la-casse-du-service-public-de-lesr.pdf) !

      Mail reçu le 13.01.2020

    • 📣 Pas de retraites, pas de rentrée 📣

      Motion de l’assemblée générale de l’IHEAL du 13 janvier 2020 :

      L’assemblée des enseignant·es, des étudiant·es et du personnel administratif de l’Institut des hautes études de l’Amérique latine (IHEAL) de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 décide de suspendre le début du second semestre de l’année universitaire en cours. Cet arrêt des activités est accompagnée d’une mobilisation active dans l’espace public et d’une réflexion collective dans le cadre d’une université populaire du Campus Condorcet. Cette décision est prise en protestation contre les projets gouvernementaux de réforme des retraites et de réforme universitaire proposée dans la dite Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR). Ces deux projets s’inscrivent en continuité de la destruction du système de protection sociale, du service public et de l’État social que nous défendons comme garanties d’une société intégrée et démocratique. Tout comme la réforme de l’assurance chômage, ces deux initiatives ne feront qu’augmenter la précarité et la souffrance déjà vécues à l’université comme ailleurs. L’IHEAL se rend ainsi solidaire de toutes les luttes syndicales (transports, hôpitaux, éducation, travailleur·ses de l’industrie, des services et du commerce) ainsi que d’autres mouvements sociaux (gilets jaunes, mouvements de quartiers, sans papiers…) mobilisées depuis plusieurs semaines et mois en défense d’un modèle de société plus juste, solidaire et démocratique. L’IHEAL s’inscrit ainsi dans le mouvement de nombreuses instances de l’enseignement et de la recherche, et invite les autres collectifs à se joindre à la mobilisation. Nous demandons le retrait du projet de réforme du système des retraites, nous demandons l’arrêt du projet de LPPR et nous exigeons que l’université demeure considérée comme un service public dont l’accès doit être gratuit, universel et financé par l’État.

      https://www.facebook.com/IHEALCREDA/photos/a.584492084954611/3483709778366146/?type=3&theater

    • Décision département géo : rétention des notes et report de la rentrée

      Face à la gravité des propositions de la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche, le département de géographie de l’#Université_de_Tours, réuni en assemblée extraordinaire le vendredi 10 janvier 2020, s’oppose aux réformes en cours et décide :

      1) - la rétention sine die des notes du premier semestre

      2) - le report de la rentrée d’une semaine a minima, avec accueil des étudiants le lundi 13 janvier à partir de 8h pour expliquer notre position.

      #rétention_des_notes

      Reçu par email via la mailing-list Geotamtam, le 10.01.2020

    • Site temporairement retiré (sic) à l’initiative des organisateur.rice.s et animateur.rice.s du site du CEPN et du séminaire « Atelier d’économie politique »

      Bonjour à toutes et tous,

      Les organisateur.rice.s et animateur.rice.s du site du CEPN et du séminaire « Atelier d’économie politique » soutiennent et participent activement aux mobilisations en cours et invitent l’ensemble du personnel à les rejoindre en se mettant en grève !

      Comme vous le savez la mobilisation contre la réforme des retraites se poursuit et celle contre la loi de programmation pluriannuelle de la recherche commence. Ces deux réformes vont avoir pour conséquences directes la fragilisation et la réduction drastique de nos pensions pour la première et d’institutionnaliser la précarité de l’ensemble des travailleurs et des travailleuses (la suppression du statut de MCF, disparition progressive des agents administratifs titulaires, etc.) pour la seconde. Ces attaques viennent s’ajouter à une longue série depuis la LRU notamment, à un contexte très dégradé à l’Université Sorbonne (banlieue) Paris Nord par une insuffisance de ses moyens, et par la structuration de nos disciplines (extinction du pluralisme).

      Notre Unité Mixte de Recherche est ainsi particulièrement touchée. La bonne volonté et la motivation des un.e.s et des autres ne peuvent plus pallier les trop nombreuses défaillances et l’absence de soutien de nos instituions. Il nous est impossible de continuer physiquement et psychologiquement comme si de rien n’était. Les précaires et les titulaires précarisé.e.s de l’ESR en ont assez ! Nous ne pouvons plus, nous ne voulons plus !

      Dans ces conditions nous décidons les diverses modalités suivantes : de soutenir financièrement et physiquement la grève en cours (caisses de grève) et de nous mettre en grève totalement ou partiellement.

      Cela se traduit dans le cas présent par la suspension, à l’image de l’initiative d’Open edition, des activités du site du CEPN et de certains des séminaires du CEPN qui nous le rappelons sont assurés de manière bénévole et essentiellement par des précaires alors même que les activités de communications n’ont jamais été aussi sollicitées ou centrales (circulation des savoirs, évaluations, carrières individuelles, changement de nom, etc.).

      Conformément à la motion de l’Assemblée Générale du 14 décembre à Bagnolet de la coordination nationale des facs et labos en lutte, nous appelons l’ensemble de nos collègues notamment titulaires à se mobiliser (puisque leur statut le leur permet amplement, appel) contre ces casses du système de retraite et de l’ESR et pour construire des lendemains qui chantent !

      Restons mobilisés.e.s jusqu’au retrait !

      https://cepn.univ-paris13.fr

    • Une action discrète enfin pour les parents d’élèves que sont certain.e.s. Écrire au premier ministre (par mail : https://www.gouvernement.fr/contact/ecrire-au-premier-ministre et/ou par courrier au Cabinet du premier ministre, 57 rue de Varenne, 75700 Paris) une lettre d’honnêtes gens et de belles familles de France.

      Modèle de lettre :

      Objet : pour le retour à la tranquillité dans les écoles

      Monsieur le Premier Ministre,

      À l’évidence, le projet de loi sur les retraites ne rencontre pas le consensus espéré par le gouvernement. Le mouvement de grève dans les écoles complique grandement la vie quotidienne des parents, des enfants et de la communauté éducative, jusqu’à rendre la situation très préoccupante pour nombre de familles sans moyens de garde. C’est pour cela que nous, parents de l’école maternelle (ou primaire, ou autre) XX à YY, en appelons au représentant de l’intérêt général que vous vous devez d’être.

      Afin de restaurer la concorde et la tranquillité, il est désormais temps de retirer le projet de loi sur les retraites.

      Dans l’espoir que nous pourrons être entendus, nous vous assurons, Monsieur le Premier Ministre, de nos sentiments respectueux.

      #lettre

    • #Résistance_féministe à la réforme des retraites

      Le vendredi 10 janvier 2020, à l’appel des étudiant-es, nous nous sommes réuni-es en Assemblée Générale équipe pédagogique et étudiant-es M1 et M2 du Master Genre Egalité et Politiques Sociales, de l’Université de Toulouse II Jean-Jaurès Mirail.
      Dans le contexte d’attaque renouvelée du modèle social, nous avons choisi de renforcer la mobilisation commune contre la réforme des retraites. Nous actons cette urgence.
      Nous ne pouvons continuer d’étudier ou enseigner quotidiennement les systèmes d’oppressions et les effets désastreux des réformes néo libérales, tout en laissant faire le cours normal des choses.
      Nous sommes inspiré-es par l’initiative du Master Nouvelles Économies Sociales.
      Comme beaucoup, nous n’en pouvons plus de constater que les « #minorités », qui sont la majorité des êtres humains ! vivent et finissent leur vie dans la #pauvreté. Nous étudions et analysons au quotidien les mécanismes de ce système qui permet et renforce des #injustices croisées… Au profit et au service de qui, de quoi ?
      Nous avons décidé de prendre part à la mobilisation, de diverses manières : exercer notre droit de grève, diffuser des analyses féministes des impacts de la réforme, produire du matériel militant, organiser des AG, participer aux manifestations unitaires, rédiger une tribune…
      Nous appelons les travailleur-euses, les enseignant-es - chercheur-euses, les étudiant-es, notamment en études genre, en sciences humaines et sociales, en travail social... à renforcer les mobilisations et à médiatiser leur engagement en faveur d’une lutte sociale commune.
      L’équipe étudiante, enseignante et administrative du Master GEPS
      Vous pouvez nous retrouver, en salle GS116 du bâtiment Olympe de Gouges, pour réfléchir, nous organiser et lutter ensemble ! Pour nous contacter : mgeps2020@protonmail.com

      https://www.facebook.com/gepsenlutte
      #féminisme

    • Je suis invitée mardi par le master NES, justement. J’ai pris mes billets mais sans certitude sur la tenue de mon intervention. Je dirais : on la fait quand même, ouvrez les portes pour en faire une #université_populaire ! (Enfin, comme on fait les universités populaires aujourd’hui.)

      Paris 7 Diderot fait ça et merci, le programme n’est pas toujours en ligne que sur
      https://www.facebook.com/univpopdiderot
      https://paris.demosphere.net/rv/76573

    • #Motion de l’Assemblée générale nationale de coordination des facs et labos en lutte réunie le 14 décembre 2019 à Bagnolet
      –-> en lien avec la nouvelle #LPPR (#loi_de_programmation_pluriannuelle_de_la_recherche)

      L’assemblée générale nationale de coordination des facs et labos en lutte réunie le 14 décembre 2019 à Bagnolet a rassemblé des étudiant·es, des enseignant·es-chercheur·ses, enseignant·es, chercheur·ses, personnels ingénieur·es, administratifs, techniques, sociaux et de santé et des bibliothèques (BIATSS), venu·es de plusieurs établissements.

      L’assemblée générale constate que la réforme des retraites n’est qu’un aspect des politiques néolibérales mises en place par les gouvernements successifs depuis une trentaine d’années. La #violence de ces politiques qui empêchent de travailler sereinement, de se nourrir correctement, de se loger dignement ; la violence de ces politiques qui tuent, appelle une mobilisation plus déterminée. Il est urgent de prendre conscience de la situation actuelle et de sortir de nos routines. La réforme des retraites ne peut être isolée des autres réformes passées ou en cours, celle de l’assurance chômage, celles qui touchent l’éducation nationale et l’enseignement supérieur (loi ORE et #Parcoursup, #Réforme_Blanquer, augmentation des #frais_d’inscription à l’université, notamment pour les étudiant·es étranger·es extra-européen·nes, réforme du recrutement et de la formation des enseignants du second degré, #LPPR…).

      Ces différentes réformes contribuent à la #précarisation croissante de tou·tes, y compris dans l’#ESR : étudiant·es français·es et étrangèr·es surtout, enseignant·es-chercheur·ses, enseignant·es, chercheur·ses, personnels BIATSS.

      La préparation de la Loi Pluriannuelle de Programmation de la Recherche, loin d’apporter des éléments pour lutter efficacement contre la précarité et la #surcharge_de_travail des personnels des facs et des labos, annonce une destruction des dernières garanties sur les #conditions_de_travail, en particulier des enseignant·es-chercheur·ses : modulation de service obligatoire, non paiement des heures complémentaires (fin des 192h de service), CDI-chantier, titularisations encore plus rares et tardives (#tenure_track). La LPPR c’est aussi l’aggravation de l’#Université_à_deux_vitesses, pénalisant la plupart des étudiant·es et des personnels : quelques universités d’#excellence très bien financées, avec des statuts dérogatoires et des primes, et des étudiants d’origine favorisée d’un côté ; un système universitaire délaissé, limité au niveau licence pour l’essentiel, avec des personnels toujours plus précaires, sans moyens pour mener de la recherche, pour la majorité des étudiants et étudiantes d’origine sociale populaire ou intermédiaire.

      Notre lutte s’inscrit dans la défense du principe de solidarité et des services publics. Elle vise à défendre l’université comme lieu ouvert à tout·es. Pour une université critique des politiques néolibérales en son sein et dans l’ensemble de la société. Pour une recherche et un enseignement libres et indépendants des intérêts du marché. Créons des lieux et des outils pour produire des savoirs qui nous émancipent ! L’Assemblée Générale appelle à amplifier les luttes localement et au niveau national, pour étendre la mobilisation au sein de l’ESR et pour faire converger tou·tes celles et ceux qui luttent.

      REVENDICATIONS

      Pour un service public de l’enseignement et de la recherche de qualité, l’assemblée générale du 2 décembre proposait les revendications suivantes :

      – Pour une université gratuite et accessible à toutes et tous et une recherche scientifique publique au service de toutes et tous.

      – Pour la titularisation de tout·es les précaires qui remplissent des fonctions pérennes au sein de l’ESR, quel que soit leur statut (doctorant·es, postdoctorant·es, contractuel·les, vacataires…) et pour un plan de recrutement massif de titulaires à la hauteur de l’augmentation du nombre d’étudiant·es et des besoins publics de recherche, en accord avec la plateforme de 2016 des précaires de l’ESR, à laquelle le mouvement souscrit.

      – Pour la contractualisation des vacations, la mensualisation des paiements, le respect de la législation en vigueur et pour une véritable revalorisation des rémunérations.

      – Pour la création massive de postes pérennes à la hauteur de la mission de service public que nous assurons. Contre la casse du statut de fonctionnaire (refus des CDI-chantier, des tenure track qui ouvrent la voie à la remise en cause des statuts de MCF et de CR) ; contre la dérégulation des carrières ; pour la revalorisation du point d’indice ; contre la modulation des services des enseignant·es-chercheur·ses, pour la réduction du temps de travail de l’ensemble des personnels de l’ESR.

      – Pour la suppression de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et des autres outils de management néolibéral de l’université et de la recherche.

      – Contre l’imposition du modèle de l’entreprise privée à l’ESR (et la concurrence généralisée et déloyale qui creuse les inégalités existantes et la précarisation de tous les personnels).

      – Pour la mise en place de moyens effectifs de lutte contre toutes les discriminations.

      – Pour la création de postes pour les candidat·es injustement déclassé·es aux concours CNRS des années précédentes, dont la situation illustre l’étendue de la précarité dans les métiers de la recherche, les tentatives d’imposer un pouvoir gestionnaire discrétionnaire au détriment de l’évaluation par les pairs et l’importance des discriminations subies tout au long des carrières dans l’ESR.

      – Pour une véritable démocratie universitaire, contre l’augmentation du pouvoir gestionnaire des directions des universités et des établissements de recherche (refus du contournement des instances nationales d’évaluation par les pairs – CNU, Comité national du CNRS).

      – Pour des mesures efficaces de lutte contre la précarité étudiante (revalorisation des bourses à court terme, création d’un salaire étudiant à moyen terme, création de logements étudiants salubres et à faible loyer, amélioration de l’accès à la médecine universitaire).

      – Pour la réintégration des services sous-traités au sein de l’ESR (entretien, sécurité, restauration, accueil, services sociaux et de santé).

      L’assemblée générale nationale de coordination des facs et labos en lutte du 14 décembre a voté ces revendications, et ajouté les suivantes :

      – Pour la réouverture des sites universitaires fermés autoritairement depuis le 5 décembre.

      – Pour la suppression du statut d’agent temporaire vacataire.

      – Pour la suppression de la Conférence des présidents d’université (CPU).

      – Contre l’augmentation du temps de travail des BIATSS et ITA.

      – Pour la démission d’Antoine Petit, PDG du CNRS, et de Frédérique Vidal, ministre de l’ESR.

      ACTIONS

      Depuis le début du mois de décembre, des luttes sont en cours partout en France. L’AG appelle à poursuivre les luttes localement et au niveau national, pour amplifier la mobilisation au sein de l’ESR et pour renforcer la solidarité avec tou·tes celles et ceux qui luttent.

      Lors de l’AG, ont été adoptées au consensus les actions suivantes :

      – Rendez-vous universités/recherche à quelques centaines de mètres de la manifestation mardi 17/12, pour se coordonner ensuite avec les collègues de l’Éducation nationale : à Paris, rendez-vous au jardin May Picqueray à 12h30 (94 bd Richard Lenoir, Paris 11e) avant de rejoindre ensuite le cortège commun IdF de la maternelle à la fac.

      – Se joindre aux mobilisations interprofessionnelles et à tous les secteurs en lutte.

      – Occuper des lieux dans les universités pour les ouvrir à toutes les luttes en cours.

      – Demander des comptes aux président·es d’université et mettre en cause la responsabilité de la Conférence des président·es d’université.

      – Reporter ou annuler les évènements scientifiques pendant la durée de la grève.

      – Rejoindre la grève suivant diverses modalités en cette période d’examen (validation universelle/grève des examens/grève des corrections/rétention des notes) qui devront être coordonnées.

      – Suspendre immédiatement le recrutement de vacataires en urgence pour le prochain semestre.

      A été adopté à l’unanimité des présent·es le calendrier suivant :

      – Se joindre à la mobilisation du 11 janvier 2020 « Blanquer Vidal, il faut les sortir ».

      – Organiser un événement propre à l’ESR à la mi-janvier 2020.

      – Organiser des États généraux de l’ESR les 1 et 2 février 2020.

      – Construire un ultimatum pour la mi-février : à cette date, on arrête tout si on n’obtient pas satisfaction.

      Établissements représentés : université d’Angers, université de Bordeaux, université de Bourgogne, Campus Condorcet, Cnam, UPEC, EHESS, ENS Ulm, ENS Jourdan, INSPE Paris, Lille, UPEM, Muséum d’histoire naturelle, université Paris Nanterre, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris 3, université Paris-Descartes, université Paris Diderot, université Paris 8, université Paris 13, université Paris-Saclay, université Paris Sud, université de Poitiers, centre CNRS Pouchet, université de Rennes 2, Sorbonne Université, université de Tours, avec la participation de collègues enseignant·es également en BTS.

      Participation de syndicalistes de la FERC CGT, du SNCS-FSU, du SNESUP, du SNTRS, de Sud Éducation, de Sud Recherche EPST et de membres de Sauvons l’Université et Université Ouverte.

      #université #enseignement_supérieur #réforme #recherche #France #résistance #néolibéralisme #service_public #inégalités #concurrence

      Reçu via email le 16.12.2019

      Disponible ici aussi :
      https://universiteouverte.org/2019/12/16/motion-de-lassemblee-generale-nationale-de-coordination-des-facs-

    • #OpenEdition et l’Enseignement supérieur et la recherche (ESR) en lutte : continuons à « faire tache d’huile » !

      La parole est à la section SUD ESR à Open Édition. Elle revient sur l’action de blocage des sites internet que le laboratoire public « Open Édition » héberge… et qui voient passer 6 millions de visiteurs chaque mois. Excusez du peu !

      OpenEdition (unité de service et de recherche 2004) développe, depuis 1999, des plateformes d’édition et de communication numériques de la recherche en sciences humaines et sociales. Le 17 décembre 2019, dans le cadre du préavis de grève interprofessionnelle demandant le retrait du projet de réforme des retraites, une assemblée générale du personnel a voté, à une très large majorité, le blocage des sites hébergés sur les quatre plateformes OpenEdition Books, OpenEdition Journals, Hypothèses et Calenda, ainsi que de tous ses services. Ce blocage était accompagné d’une redirection automatique vers un texte, traduit en six langues, de soutien aux travailleuses et travailleurs des secteurs privé et public en lutte.

      La conclusion du communiqué était la suivante :

      “Aujourd’hui, 54 assistant·e·s-ingénieur·e·s et ingénieur·e·s travaillent quotidiennement à la mise en ligne et à la diffusion de plus de 530 revues, 9 000 livres, près de 3 200 carnets de recherche, à l’annonce de 43 525 évènements et à la formation de 250 personnes à nos outils chaque année. Ces missions de diffusion et de mise à disposition de la connaissance auprès de toutes et tous viennent en appui au monde de la recherche et sont assurées pour moitié par des personnes contractuelles.

      Ancrées dans une réalité sociale, les plateformes numériques reposent essentiellement sur un travail quotidien d’hommes et de femmes. C’est en ce sens que nous nous inquiétons légitimement du maintien et du développement de nos structures dans de bonnes conditions, tout autant pour ceux qui y travaillent que pour ceux qui les consultent dont étudiants, chercheurs, demandeurs d’emploi, retraités…”

      Voir : Les personnels d’OpenEdition en lutte contre la réforme des retraites
      sur academia.hypotheses.org

      Suite à cette action de blocage, une partie du personnel d’OpenEdition souhaite rester mobilisée. De nouvelles actions sont à penser avec nos collègues de l’enseignement supérieur et de la recherche mais aussi avec ceux du secteur du numérique et de l’édition. C’est dans cette perspective qu’un blog a été a été ouvert sur Mediapart motivé « par le besoin d’échanger et de partager des expériences et des idées nouvelles avec celles et ceux qui pensent le monde du numérique dans toute sa matérialité et ses rapports aux réalités écologiques, économiques et sociales. C’est en ce sens que nous essayons aujourd’hui d’inventer de nouvelles formes de contestations qui puissent être visibles et justes. Ce blog est aussi un espace pour nous poser la question de comment continuer à nous opposer à cette réforme des retraites en tant que travailleurs du web ».

      Voir : Pourquoi ouvrir un blog sur Mediapart ?
      par les invisibles de l’USR

      Dans un billet plus complet, on peut y lire les raisons du blocage :

      “Les six millions de visiteurs uniques par mois, la dimension internationale et la portée symbolique (auprès du monde de la recherche et au-delà) des plateformes d’OpenEdition, associés à notre invisibilité, nous ont convaincus d’utiliser cet outil numérique (celui que nous développons et maintenons au quotidien) comme une caisse de résonance et un levier pour donner de la visibilité à notre engagement”.

      Voir : Une nouvelle place de grève ? Retour sur un blocage numérique

      Depuis le début de l’année, d’autres initiatives ont été prises ailleurs dans l’ESR, comme la motion de l’AG du 7 janvier de l’UFR 11 de science politique de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, actant leur entrée dans une grève générale et reconductible jusqu’au retrait de la réforme. Ou encore celle de l’unité mixte de recherche (UMR) CERAPS à Lille. De plus, fait rarissime, une douzaine de revues académiques de sciences sociales, dont certaines diffusées sur OpenEdition ont annoncé se mettre en grève générale. Une partie d’entre elles se sont aussi solidarisées avec le blocage des plateformes d’OpenEdition.

      Voir : Faire tache d’huile et œuvre utile chez les chercheurs : dix revues en grève illimitée
      sur le site de France Culture

      Le 13 janvier, le site du Centre d’Economie de l’Université Parsi 13 (CEPN) a également été rendu inaccessible et affiche un texte se référant à l’action d’OpenEdition du 17 décembre, pour le retrait de la réforme des retraites et contre le projet de loi pluriannuelle de la recherche, voir copie d’écran :

      En tant que syndicalistes, mais aussi employé·e·s d’OpenEdition, nous nous associons pleinement à toutes les initiatives prises par nos collègues. Nous sommes persuadé·e·s que c’est en alliant actions visibles (numériques et physiques), convergence entre enseignant·e·s-chercheurs·euses, « fonctions supports » (personnels BIATSS, ITA), étudiant·e·s, et en généralisant la grève pour tendre vers la grève reconductible partout que nous parviendrons à faire plier le gouvernement ! Convergeons aussi avec les autres secteurs mobilisés de l’Éducation Nationale, de la SNCF, des transports et des raffineries pour créer les conditions d’un réel « tous et toutes ensemble » ! Contre cette réforme inique et pour l’amélioration – par le haut – de notre système de retraite par répartition ainsi que des conditions de travail de toutes et tous, secteur public comme secteur privé !

      Texte de SUD Recherche EPST OpenEdition

      https://www.solidaires13.org/openedition-et-lenseignement-superieur-et-la-recherche-esr-en-lutte-co

  • Some thoughts on the roles and responsibilities of developers and project maintainers in the OpenStreetMap community | Imagico.de
    http://blog.imagico.de/some-thoughts-on-the-roles-and-responsibilities-of-developers-and-proje

    Les problèmes de gouvernance d’un projet open-source : exemple de l’éditeur « par défaut » d’OpenStreetMap
    Voir aussi (le bien plus énervé) https://www.openstreetmap.org/user/woodpeck/diary/391175

    signalé par @b_b

    #iD #OpenStreetMap #gouvernance #open-source

  • A ‘Rare Case Where Racial Biases’ Protected African-Americans - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/11/25/upshot/opioid-epidemic-blacks.html

    African-Americans received fewer opioid #prescriptions, some researchers think, because doctors believed, contrary to fact, that black people 1) were more likely to become addicted to the drugs 2) would be more likely to sell the drugs and 3) had a higher pain threshold than white people because they were biologically different.

    A fourth possibility is that some white doctors were more empathetic to the pain of people who were like them, and less empathetic to those who weren’t.

    #préjugés #biais #racisme #opiacés #opioides #santé #empathie #blancs #noirs #etats-unis

  • Chiffres Google – 2020
    https://www.blogdumoderateur.com/chiffres-google

    À l’origine, Google n’était qu’un moteur de recherche, sans doute le meilleur au niveau de la pertinence des liens. Il a été créé par Larry Page et Sergey Brin en 1996 pendant leur cursus à l’université de Stanford, aux États-Unis. L’entreprise Google Inc. a officiellement été lancée le 4 septembre 1998. Depuis, Google est devenu une filiale d’Alphabet et ses services se sont multipliés : gestion des emails avec Gmail, du calendrier avec Agenda, stockage et édition de documents avec Drive… Un nombre (...)

    #Alphabet #Google #Edge #Chrome #Firefox #Opera #Safari #domination #bénéfices #GoogleSearch

  • L’Assemblée nationale hors les murs a réélu Juan Guaidó comme président, lui permettant ainsi de conserver son mandat auto-décerné de président par intérim du Venezuela.

    Asamblea Nacional legítima ratificó a Juan Guaidó como presidente del Parlamento
    https://www.elnacional.com/venezuela/asamblea-nacional-legitima-ratifico-a-juan-guaido-como-presidente-del-pa

    La Asamblea Nacional legítima ratificó, con un total de 100 votos, a Juan Guaidó [independiente] como líder del Parlamento y presidente encargado de la República.

    Por su parte, los diputados Juan Pablo Guanipa [Primero Justicia] y Carlos Berrizbeitia [Proyecto Venezuela] fueron elegidos primer y segundo vicepresidente del Poder Legislativo.

    Para el cargo de secretario y subsecretario de la Asamblea Nacional, los seleccionados, por unanimidad, fueron Angelo Palmieri [Un Nuevo Tiempo] y José Luis Cartaya [independiente]. 

    Tanto Guaidó como Guanipa, Berrizbeitia, Palmieri y Cartaya realizaron su respectivo juramento ante la constitución y ante los venezolanos, para declarar instaurada la nueva directiva de la Asamblea Nacional para el período 2020-2021.

    Se necesitaba un quórum de 84 parlamentarios para que Juan Guaidó se ratificara como presidente de la Asamblea. Con una votación unánime, realizada en la sede de El Nacional, y a pesar del golpe al Parlamento por parte del régimen de Maduro, los diputados opositores lograron instaurarse legítimamente,

    • Juan Guaidó se met en congé de son parti Voluntad Popular pour accroître son autonomie et se concentrer sur sa charge de chef d’état intérimaire.

      Guaidó se separa de Voluntad Popular para enfocarse en la presidencia
      https://www.elnacional.com/venezuela/guaido-se-separa-de-voluntad-popular-para-enfocarse-en-la-presidencia-in

      Juan Guaidó, presidente encargado de la República, anunció que se separará de su partido, Voluntad Popular. De esta forma, y como lo pedían miembros de la oposición venezolana, tendrá más autonomía a la hora de tomar decisiones. 

      La noticia la dio a conocer Guaidó este domingo, desde la sede de El Nacional, durante su discurso de ratificación como presidente del Parlamento. Pidió permiso a su partido para retirarse de la militancia temporalmente y enfocarse en sus labores como mandatario encargado. 

      «Ha sido un año muy duro para los venezolanos. Un año de lucha y de construir capacidades. Esto debe ser un momento de reflexión, de reconocer los errores para avanzar y asumir las responsabilidades», expresó Guaidó después de su juramento.

    • Liste des 18 députés d’opposition ayant voté pour Luis Parra et donc lâchant Guaidó

      Estos son los diputados de oposición que dieron la espalda a Juan Guaidó y apoyaron la estrategia del chavismo
      https://www.elnacional.com/venezuela/estos-son-los-diputados-de-oposicion-que-dieron-la-espalda-a-juan-guaido

      Un total de 18 diputados, de los 112 electos en 2015 fueron los que no apoyaron la reelección de Guaidó y se apegaron a la estrategia del régimen al designar una Junta Directiva sin verificación de quórum.

      Los parlamentarios que conforman esta lista son: Luis Parra, José Brito, José Antonio España, Conrado Pérez, José Gregorio Noriega, José Gregorio Aparicio, Franklyn Duarte, Manuel González (suplente Bolívar) Lucila Pacheco, William Gil, Arkielly Perfecto, Leandro Domínguez, Freddy Paz, Adolfo Superlano, Negal Morales, Guillermo Luces, Kerrins Maváres y Richard Arteaga.

      Este grupo de diputados respaldó la elección de Luis Parra como presidente de la Asamblea Nacional, aún cuando se presentó una sesión plagada de irregularidades.

      La GNB impidió el paso de un grupo de diputados opositores e incluso agredió a algunos, incluyendo al presidente interino Juan Guaidó.

      En respuesta a esta situación, Guaidó convocó a una nueva sesión que se llevó a cabo en la sede de El Nacional.

      Allí se ratificó a Guaidó como presidente del Parlamento y se designó a Juan Pablo Guanipa como primer vicepresidente. En el cargo de segundo vicepresidente quedó a cargo de Carlos Berrizbeitia.

    • Juan Guaidó convoque la nouvelle session de l’Assemblée nationale pour le mardi 7 janvier, dans les locaux de l’Assemblée. Pour lui, Luis Parra, président auto-proclamé de l’Assemblée, n’arrivera pas à réunir le quorum.

      Asamblea Nacional legítima sesionará este martes en el Parlamento
      https://www.elnacional.com/venezuela/asamblea-nacional-legitima-sesionara-este-martes-en-el-parlamento

      El líder de la Asamblea Nacional y presidente encargado de Venezuela, Juan Guaidó, ratificado este domingo por los parlamentarios de la AN legítima, anunció que el próximo martes 7 de enero sesionarán en el Palacio Federal Legislativo, como corresponde según la Constitución.

      Guaidó aseguró en su discurso, después de juramentarse como presidente de la Asamblea Nacional, que el diputado Luis Parra y el chavismo «ni siquiera tendrían suficiente quórum para sesionar en el Parlamento». 

      Asimismo, convocó a Juan Pablo Guanipa y Carlos Berrizbeitia, primer y segundo vicepresidente electos de la nueva directiva parlamentaria, y a todos los diputados y medios de comunicación, a la sede de la Asamblea Nacional el día martes para hacer valer lo que la carta magna indica.

    • Venezuela : deux présidents autoproclamés au Parlement - Le Point
      https://www.lepoint.fr/monde/venezuela-un-depute-s-autoproclame-president-du-parlement-05-01-2020-2356241


      Le député vénézuélien Luis Parra en conférence de presse le 4 décembre dernier. 
      © YURI CORTEZ / AFP

      Juan Guaido et son rival, Luis Parra, reconnu par Nicolas Maduro, se sont, l’un après l’autre, désignés président du Parlement vénézuélien.
      Source AFP
      Modifié le 06/01/2020 à 06:42 - Publié le 05/01/2020 à 20:05 | Le Point.fr

      Dimanche 5 janvier, l’opposition au président vénézuélien Nicolas Maduro a dénoncé un « coup d’État parlementaire », après que Luis Parra, un député de l’opposition rival de Juan Guaido, a décidé de s’autoproclamer président du Parlement. Juan Guaido comptait être réélu à ce poste. En l’absence de ce dernier et de nombreux députés de l’opposition, empêchés d’assister au début de la séance par de longs contrôles policiers en dehors du Parlement, et dans la cohue, Luis Parra a empoigné un mégaphone et s’est unilatéralement proclamé nouveau président de l’hémicycle, selon des images retransmises par la télévision d’État VTV.

      Mais quelques heures plus tard, Juan Guaido a été réélu président du Parlement vénézuélien par les députés de l’opposition lors d’une séance organisée dans les locaux d’un journal, après que la police l’a empêché d’accéder à l’Assemblée. « Je jure devant Dieu et le peuple du Venezuela de faire respecter » la Constitution en tant que « président du Parlement et président par intérim », a déclaré Juan Guaido après que 100 élus lui ont apporté leurs suffrages lors d’un scrutin auquel ont participé plusieurs députés poursuivis par la justice dans le cadre de ce que l’opposition qualifie de « persécution politique ».

    • WP[es] reprend la dénonciation d’une #Operación_Alacrán (Opération Scorpion…) de corruption des 18 députés n’ayant pas soutenu Guaidó qui auraient été achetés à coup de «  millions de dollars  ».

      Operación Alacrán - Wikipedia, la enciclopedia libre
      https://es.wikipedia.org/wiki/Operaci%C3%B3n_Alacr%C3%A1n

      La Operación Alacrán es un operativo y una trama de corrupción denunciada en 2019 por la Asamblea Nacional de Venezuela y por sus diputados que busca evitar la reelección de Juan Guaidó el 5 de enero de 2020 como presidente de la Asamblea con la compra de legisladores opositores con millones de dólares. A los legisladores se le pediría que votaran en contra de Guaidó, o de que no fueran a la elección para romper el quórum necesario.1

      Diputados involucrados
      Los diputados acusados son los siguientes:
      • Luis Parra Rivero, ex militante del partido Primero Justicia, por el estado Yaracuy.
      • José Brito, también ex militante de PJ, por el estado Anzoátegui.
      • José Antonio España, ex militante de PJ, por el estado Delta Amacuro.
      • Conrado Pérez, ex militante de PJ, por el estado Trujillo.
      • José Gregorio Noriega, ex militante de Voluntad Popular, por el estado Sucre.
      • José Gregorio Aparicio, ex militante de Gente Emergente, por el estado Monagas.
      • Franklyn Duarte, suplente en calidad de encargado, ex militante de COPEI, por el estado Táchira.
      • Manuel González, suplente en calidad de encargado, ex militante de COPEI, por el estado Bolívar.
      • Lucila Pacheco, suplente en calidad de encargado, ex militante de VP, por el estado Zulia.
      • Arkielys «Kelly» Perfecto, suplente en calidad de encargado, ex militante del Movimiento Democracia e Inclusión, por el estado Miranda.
      • Leandro Domínguez, suplente en calidad de encargado, ex militante de Un Nuevo Tiempo, por el estado Carabobo.
      • Freddy Paz, ex militante de UNT, por el estado Carabobo.
      • Williams Gil, ex militante de Cuentas Claras, por el estado Carabobo.
      • Adolfo Superlano, ex militante de UNT y Cambiemos, por el estado Barinas.
      • Guillermo Luces, suplente en calidad de encargado, ex militante de VP, por el estado Aragua.
      • Richard Arteaga, ex militante de VP, por el estado Anzoátegui.
      • Kerrins Mavárez, suplente en calidad de encargado, ex militante de Acción Democrática, por el estado Falcón.
      • Luis Loaiza, suplente en calidad de encargado, ex militante de UNT y Encuentro Ciudadano, por el estado Mérida.
      También se adicionan los dirigentes que fueron escogidos como secretario y sub-secretario.
      • Negal Morales, ex militante de AD, como Secretario.
      • Alexis Vivienes, ex militante de VP, como Sub-secretario.

  • Navarro | FELDMARK
    http://lili.de/u/o1mv8


    Deutsche Bank et Opus Dei vont bien ensemble.

    Navarro-Valls: „Wäre ich Deutscher, ich wäre sehr stolz auf diesen Papst“
    Päpste der Moderne

    Joaquín Navarro Valls, Leiter des Presseamtes des Heiligen Stuhls von 1984-2006 - sprach im Atrium der Deutschen Bank über das Thema „Päpste der Moderne“.

    ▶︎ Wir erinnern uns an dieses Bild: Ein schon gebückter Papst Johannes Paul II. geht an der Seite von Helmut Kohl durch das Brandenburger Tor. Das war sieben Jahre nach dem Fall der Mauer. So lange wollte der Papst warten. Es sollte kein Triumph sein, nur eine Sehnsucht erfüllt.
    ▶︎ Durch den danebenliegenden kleineren Torbogen ging der damalige Pressesprecher des Papstes, Joaquin Navarro-Valls: „Johannes Paul wollte extra diese Schritte frei gehen, ohne seinen Stock. Daher mußte ihn der Kanzler stützen“, sagte Navarro am Montag, 9. März, in Berlin. Vor gut 500 Gästen sprach er im Atrium der Deutschen Bank über „Päpste der Moderne“. Eingeladen hatte das Feldmark-Forum, eine Initiative von Freunden des Opus Dei in der Hauptstadt.
    ▶︎ Ein Bild sagt mehr als 1000 Worte. Über Worte und Bilder ging es an diesem Abend. Denn unsere Worte, unsere Begriffe sind nicht mehr eindeutig, so die erste These Navarros. Das habe Johannes Paul gesehen. Gott, Ewiges Leben, Gewissen, Seele, Ehe, Familie, Sexualität, - die Schlüsselbegriffe menschlicher Existenz sagen nicht mehr allen Menschen dasselbe. Damit fehlt ein gemeinsames Begriffsystem, ein gemeinsames Wörterbuch.
    ▶︎ Dieser Herausforderung hat sich der Philosoph Johannes Paul gestellt. In 13 Rundschreiben versuchte er zu erklären, warum Gott der Bezugspunkt für den Menschen ist. Denn wenn Gott irrelevant ist, wird der Mensch zum Bezugspunkt seiner selbst. Das Ergebnis ist ein großes Fragezeichen.
    Ich muss überzeugt sein
    ▶︎ Daher also die grundsätzliche Begriffsklärung Johannes Pauls. Wobei philosophische Klärung eine Sache, wirkliches Verstehen mit Kopf und Herz eine andere Sache ist. Um wirklich verstehen zu können, muß ich überzeugt sein von der Glaubwürdigkeit dessen, der mit mir spricht. Deswegen sprach der Papst mit den Menschen. Nicht nur zu ihnen.
    ▶︎ „Heiliger Vater, warum reist du so viel woandershin?“ wollte ein römischer Steppke bei einem Besuch in einer Vorortpfarrei wissen. „Weil die Menschen woanders andere Probleme haben als du!“ war die Antwort. Der Papst war sich bewußt, daß er in den anderen Kulturen präsent sein mußte, um zu verstehen und um verstanden zu werden.
    ▶︎ Nicht jeder liest Enzykliken. Aber die 14. Enzyklika, die habe jeder Mensch jeden Glaubens oder Unglaubens sofort verstanden. Die Begegnung des noch kaum genesenen Papstes mit seinem Attentäter: Das sei, so Navarro, die 14. Enzyklika gewesen.
    Die Kugel wurde gelenkt
    ▶︎ Also wieder ein Bild, das um die Welt geht. Die Botschaft braucht keine Worte: Versöhnung. - Ali Agca sei ein wundersamer Mensch. Zunächst habe er nicht verstehen können, daß er, ein geübter Schütze, aus dieser kurzen Entfernung den Papst nicht getötet habe. Dann hat er im Gefängnis aus den Zeitungen von Fatima gelesen: Die Jungfrau Maria ist den Seherkindern zuerst an einem 13. Mai erschienen.
    ▶︎ Als irgendwie gläubiger Muslim macht er sich seinen Reim darauf. Agcas Schluß: Er habe den Papst gar nicht an diesem 13. Mai töten können. Die Vorsehung habe es anders gewollt.
    ▶︎ Dieser Herausforderung hat sich der Philosoph Johannes Paul gestellt. In 13 Rundschreiben versuchte er zu erklären, warum Gott der Bezugspunkt für den Menschen ist. Denn wenn Gott irrelevant ist, wird der Mensch zum Bezugspunkt seiner selbst. Das Ergebnis ist ein großes Fragezeichen.
    ▶︎ Als Agca noch erfährt, daß die Nonne, die ihm in die Quere lief, damit er von den Sicherheitsleuten festgenommen werden konnte, Fatima hieß, ist (auch) er vollends überzeugt: Die Kugel wurde gelenkt.
    ▶︎ Das Bild ist die Botschaft. Die beiden letzten Päpste beweisen, so Navarros zweite These, daß Begriffe nur überkommen, wenn sie visualisiert werden. Wir leben in Bildern.
    ▶︎ Beim Weltjugendtag in Köln kam Papst Benedikt im Köln-Düsseldorfer Dampfer den Rhein hinunter. Hunderttausende Jugendliche standen in mehreren Reihen hintereinander im Wasser und grüßten ihn begeistert. Der Denker Ratzinger blieb nachdenklich: „Das ist die Theologie des Papsttums“, wisperte er einem Bischof neben ihm zu. Als wolle er sagen: Der Beifall kann doch nicht mir gelten. Er gilt Petrus. Er gilt dem Charisma des Papsttums.
    ▶︎ Diese öffentlichen Begegnungen zeigen zugleich: Die faktische Wirklichkeit ist eine überzeugendere als die virtuelle.
    Warum kann das Bild eine solche Glaubenshilfe sein?
    ▶︎ Der Christ ist jemand, der so lebt, daß seine Worte und sein Tun eine Einheit bilden: Mit seinem Leben zeigt er die Wahrheit dessen, was er glaubt.
    ▶︎ Johannes Paul prägte im ausgehenden 20. Jahrhundert einige der stärksten Symbolbilder der Epoche. Er schuf mit seinen Gesten eine Bildsprache. Die transportierte einen Inhalt, der mit Worten allein nicht zu vermitteln gewesen wäre. Wir sehen, wie der Papst durch das Brandenburger Tor geht, wie er mit dem Bischofsstab den Takt beim Weltjugendtag schlägt, wie er vergnügt mitsummt, wie er als kräftiger junger Papst den Indiojungen hochhebt, wie ihm als vom Tod Gezeichnetem an seinem Fenster die Worte wegbleiben - und wie die Fernsehbilder keine Worte mehr brauchen.
    ▶︎ An Kraft, Authentizität und Wirksamkeit übertrafen diese Gesten und Bilder von Papst Johannes Paul II. alle denkbaren Worte.
    ▶︎ Im selben Kontext sieht Navarro die Bilder vom ersten deutschen Papst der Moderne in Auschwitz und Birkenau im Mai 2006. Deswegen ist es für ihn unverständlich, daß jemand Zweifel hegen kann an Benedikts Haltung zum jüdischen Volk und zur unendlichen Tragödie der Shoa. Navarro-Valls wörtlich: „Wäre ich Deutscher, ich wäre sehr stolz auf diesen Papst!“
    Das Papsttum aktualisieren
    ▶︎ Navarro-Valls kam zu seiner dritten These: Johannes Paul II. hat auf eine zuvor unvorstellbare Art das Papsttums aktualisiert.
    ▶︎ Und zwar wieder über die Bilder: Der Papst im Kanu, der Papst spielt Fußball. Bis zum Ende zeigte er sich als Mensch, der mit einer großen inneren Freiheit tut, was er liebt und was er für richtig hält. Er spielt keine Rolle. Er sagt das, von dem er meint, daß es ein Papst heute sagen muß.
    ▶︎ Johannes Paul sagte seinem Sprecher einmal, daß „früher die Leute zum Pfarrer kamen. Aber heute muß der Pfarrer zu den Leuten hingehen.“ Damit habe der Papst nicht ein Faktum anerkennen wollen. Er habe es selbst vorgelebt: Alle sieben Sakramente hat der Papst gespendet, jedes Jahr hat er getauft und Beichte gehört.
    ▶︎ Mit seinen Reisen hat er eine Evangelisierung betrieben, die die Art der Ausübung des päpstlichen Amtes neu gestaltet hat. Er hat an seinem einzigen freien Tag die römischen Pfarreien besucht.
    ▶︎ Mit seinem entschlossenen persönlichen Vorbild hat er gezeigt: Der Papst versucht nicht in einer Kirche in Krise zu überleben. Das Papsttum ist vielmehr das Zentrum, von dem die apostolische Sendung der Christen in die ganze Welt ausstrahlt.
    Die Medien: Risiko
    ▶︎ Diese institutionelle Aktualisierung wird besonders deutlich im Umgang des Papstes mit den Medien. Der Papst ging so persönlich und systematisch auf die Journalisten zu wie keiner seiner Vorgänger. Das fing auf seiner ersten Mexiko-Reise 1979 an. Niemand im Flugzeug, weder Journalisten noch Entourage rechnete damit. Der Papst kam einfach nach vorne und gab Rede und Antwort, in sechs Sprachen. - Als das bei den nächsten Reisen immer häufiger vorkam, versuchten ihn einige Leute seiner Umgebung davon abzubringen: Das Risiko sei doch zu groß bei diesem informellen Austausch. Der Hl. Vater ließ sich nicht beirren und blieb bei dieser radikalen Innovation.
    ▶︎ Solche direkten Treffen mit Journalisten erwiesen sich als ein effizientes Mittel, um mit der öffentlichen Meinung in der ganzen Welt zu kommunizieren. Wir hatten - so Navarro-Valls - es also nicht mit einem Papsttum zu tun, bei dem bei besonderen Gelegenheiten irgend etwas auf Kassette aufgezeichnet wurde, wie bei seinen Vorgängern. Vielmehr ließ sich der Papst auf die Dialektik des modernen Journalismus ein. Er akzeptierte die Regeln, um seine christlichen Werte zu transportieren.
    ▶︎ Ganz ähnlich haben beide Päpste bei ihren Publikationen gehandelt. Bis dahin hatte ein Papst nur lehramtliche Dokumente geschrieben. Johannes Paul II. und Benedikt schrieben auch Bücher, die an Gläubige und Ungläubige gerichtet waren und die man normal in den Buchhandlungen kaufen konnte.
    ▶︎ Navarro zeigte sich besonders berührt von Benedikts Bemerkung im Vorwort von „Jesus von Nazareth“: „Dieses Buch ist in keiner Weise ein lehramtlicher Akt, sondern einzig Ausdruck meines persönlichen Suchens nach dem ´Angesicht des Herrn´ (vgl. Ps 27,8).“
    Noch kein Ende
    ▶︎ Natürlich war mit diesem analytischen Vortrag der Abend noch nicht zu Ende. Ob er denn der einzige in Europa sei, der nichts von den Vorgängen der letzten Wochen gehört habe, wollte ein Ministerialbeamter wissen. Um dann fast flehentlich zu bitten: „Nun sagen sie uns doch bitte, wie wir in unserer Umgebung die Kirche verteidigen können!“
    ▶︎ Navarro antwortete so ernst wie unerwartet: „Beten wir hier wirklich viel für den Papst?“ Zudem gelte: „Es gibt Momente, in denen man mit bestimmten Informationen der Medien kritisch umgehen muß.“ Im übrigen sehe er die Situation nicht so dramatisch.
    ▶︎ Dazu paßte die scheinbar harmloseste Frage des Abends. Der Berliner Publizist Ingo Langner wollte wissen: „In welchem Land versteht man am besten, daß die Katholische Kirche eine Weltkirche ist?“ - Antwort: „Mich haben die Menschen in Guinea-Bissau beeindruckt. Sie gingen davon aus, daß der Papst eine Wirklichkeit vertritt, die sie selbst übersteigt. Die Gemeinschaft der Heiligen dort existiert!“ Der Rest der klugen Antwort ging im allgemeinen Schmunzeln und zustimmenden Lachen unter. Ein Besucher kommentierte: „Ich bin seit fünf Jahren auf vielen Veranstaltungen in Berlin. Nirgendwo kommt man so entspannt auf so hohem Niveau mit Menschen ins Gespräch.“

    #Allemagne #Berlin #Grunewald #Bismarckallee #catholicisme #Opus_Dei #banques

  • « Décolonisations » : « Cette histoire de résistances est celle de la majorité » | Africultures
    http://africultures.com/documentaire-decolonisations-cette-histoire-de-resistances-est-celle-d

    Avec la série documentaire en trois volets Décolonisations, les journalistes Karim Miské, Marc Ball et l’historien spécialiste du fait colonial Pierre Singaravélou, déploient une fresque de plusieurs siècles de #résistances à l’#oppression et à la #conquête_coloniale. Incarnée par des hommes et des femmes qui ne sont pas nécessairement des figures politiques déjà présentes dans les manuels scolaires, l’#histoire de ces #révoltes commence avec la #colonisation et ne s’arrête pas aux #indépendances. Des #soulèvements ont lieu dans tous les territoires colonisés. Le #documentaire s’attarde sur plusieurs d’entre eux en #Inde, en #Indochine, au #Kenya, en #Algérie et au #Congo. Des échos retentissent dans les #Caraïbes également. Une série nécessaire où il est question de la circulation de ces luttes et de ce qu’elles peuvent dire au monde aujourd’hui. Un livre le prolonge dont la sortie est prévue en mars. En attendant l’intégralité de la série est disponible en ligne sur Arte à partir du 31 janvier. La diffusion télévisée est prévue pour le 7 janvier et d’ores et déjà des projections sur TV5 monde et la RTS sont annoncées. Rencontre avec Marc Ball et Karim Miské, qui ont par ailleurs déjà travaillé ensemble sur les documentaires : Juifs et musulmans et Tunisie les voix de la Révolution.

    #décolonisations

  • Sackler Family Members Fight Removal of Name at Tufts, Calling It a ‘Breach’ - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/12/19/us/sackler-opioids-tufts.html

    CAMBRIDGE, Mass. — Two weeks after Tufts University became the first major university to remove the Sackler name from buildings and programs over the family’s role in the opioid epidemic, members of the family are pushing back. A lawyer for some of the Sacklers argued in a letter to the president of Tufts that the move was unjustified and a violation of agreements made when the school wanted the family’s financial help years ago.

    The letter described Tufts’s decision to remove the name as “contrary to basic notions of fairness" and “a breach of the many binding commitments made by the University dating back to 1980 in order to secure the family’s support, including millions of dollars in donations for facilities and critical medical research.”

    Institutions that have accepted financial support from the Sacklers have in recent months faced growing cries to distance themselves from the family.

    The forceful response by Sackler family members now may be seen as a signal to other institutions amid a flurry of announcements by major cultural organizations that they would no longer take donations from the family. The response also raised complicated legal questions about what room institutions have to unilaterally remove a donor’s name long after a gift has been accepted.

    Several institutions that have received major support from the Sacklers, including Yale University, Tate, the Metropolitan Museum of Art and the Solomon R. Guggenheim Museum, said this year that they would no longer accept gifts from some or all Sackler family members.

    But decisions by major institutions to remove the Sackler name from existing facilities have been rare. This year, the Louvre in Paris removed the name from a wing that had been known since 1997 as the Sackler Wing of Oriental Antiquities. In that case, however, the Louvre said that its naming agreements lasted only 20 years.

    #Sackler #Opioides #Jean-Foutres

  • Black bloc contre blackrock Rue affre 2 - 19 Décembre 2019 - tgb
    https://rueaffre2.com

    Toute l’histoire du #macronisme et de son monde, pourrait pourri, tenir dans cet odieux personnage ordinaire. Laurent Pietraszewski. https://www.frustrationlarevue.fr/laurent-pietraszewski-ex-drh-dauchan-est-reste-fidele-a-son-ancie

    Non, rien de personnel, juste l’incarnation parfaite de la start up nation, le maître étalon du valet de pisse #corporate, trimbalant la banalité de son inhumanité au service du pognon.

    Une véritable métonymie. La partie pour le tout. Le petit contremaître s’élevant sur les faibles pour mieux nourrir la barbarie policée de l’entre soi collabo et du 1%.

    Vendu, acheté, du conflit d’intérêt plein les fouilles, du vote de loi accommodante sur commande et du remerciement à 71 872 € la gamelle.

    C’est donc un de ces DRH radical, exalté, amicalement nommé « le #nettoyeur » par ses anciens collègues de la cfdt (c’est dire) qui l’ont côtoyé dans le Nord-Pas-de-Calais, de ce genre de psychopathe lambda qui fit se défenestrer par dizaine les « inutiles » les « riens » ces épuisés de l’âme et du corps de chez France Telecom, de cet #intégriste du financier qui aime à s’engraisser opportunément sur les #licenciements à dividendes, à jouer de la variable d’ajustement humain, et qui toujours zélé, fusille pour l’exemple un de ces délégués syndical tout juste bon à la fraternité, quel ringard, pour une erreur de caisse de 80 centimes et un croissant offert.

    Toute la normalité « moderne » du salopard, du cadre sup de « l’entreprise France », de la supérette discount, sous larbin du larbin chef, PDG de que dalle mais liquidateur de tout, au profit du profit et qui au jour de l’hypothétique procès du Nuremberg entrepreneurial dira innocemment qu’il n’a fait qu’obéir aux ordres.

    A l’ordre. Au nouvel ordre mondial. Ce #chaos. Ce désordre ordonné.

    Ainsi vont les ministres de chez #Auchan, de chez #Danone, les premiers ministres de chez #Areva, les secrétaires d’état de chez #Véolia, tout à spéculer sur la fin des mondes et les morts de faim, ainsi vont les candidats à la mairie de Paris de chez Unibail-Rodamco… https://fr.wikipedia.org/wiki/Unibail-Rodamco-Westfield Le voici tout ce petit monde playmobil de la réforme régressive, du progrès en arrière, de l’intérêt perso à se gaver sur l’usure des autres, dans ce monde sans pitié qu’ils arborent en médaille, tout à dépecer le bien général, à imposer leur sous-culture dans la suffisance de soi et la culpabilisation de l’autre.

    Oui un de ces petits #kapo grossièrement notable et structurellement dégénéré https://twitter.com/OuestFrance/status/1207617189236412417
    qui offre « du matériel humain bon marché », https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/190917/lordon-vivre-et-penser-comme-des-drh
    à tâter du biceps d’esclave sur cv. Le type même du sale type, vrp de cette bourgeoisie vip, dans son obscurantisme normal, s’adonnant au mépris sans complexe ; https://www.huffingtonpost.fr/entry/darmanin-conseille-a-macron-de-sentourer-de-gens-qui-mangent-avec-les

    ce mépris si longtemps refoulé, qui enfin peut exprimer dans sa légitime #vulgarité, sa #novlangue en son vide et sa réduction des coûts : sociaux, écologiques, vitaux.

    Ces marchands de mort.
    Rien à espérer, rien à voter, rien à négocier, rien à discuter, rien à attendre du manageur à démanager à coups de marteau. Dans le remplacement du pire, trouvera t’on toujours pire, du pire commun, du pire motivé, du pire formaté, du pire fusible et jetable, pour un futur du pire, de pire en pire, au service de l’empire et du monstre tout économisé.

    Encore trop à perdre avant qu’ils aient tout. Jusqu’à payer le prix dérisoire des chemises déchirées et de l’adjuration publique à s’en excuser.

    Mais viendra, et il rôde, le plus rien à perdre du tout qui ne se contentera pas de régler le pressing mais y foutra le feu avec le beau linge dedans et ses calcifs douteux.
    Non pas de « win win », comme ils disent, entre deux #benchmarking de la gestion des troupes d’#open_space sur tableaux excel. On ne sera jamais deux à faire de bonnes affaires. Le caporal chef #Lallement en son ample casquette à pointe, à amplement raison : nous ne sommes pas du même camp.

    La barricade n’ayant que deux côtés ; black bloc contre blackrock https://www.cafedelabourse.com/blackrock-monstre-finance-geant-gestion-actifs
    Alors viendra vraiment l’esprit de #noël et ses guirlandes clignotantes de pantins effroyables accrochés aux branches des sapins.
    La peur est très bonne conseillère.

    tgb

    #Laurent_Pietraszewski

  • Privatised Push-Back of the #Nivin

    In November 2018, five months after Matteo Salvini was made Italy’s Interior Minister, and began to close the country’s ports to rescued migrants, a group of 93 migrants was forcefully returned to Libya after they were ‘rescued’ by the Nivin, a merchant ship flying the Panamanian flag, in violation of their rights, and in breach of international refugee law.

    The migrants’ boat was first sighted in the Libyan Search and Rescue (SAR) Zone by a Spanish surveillance aircraft, part of Operation EUNAVFOR MED – Sophia, the EU’s anti-smuggling mission. The EUNAVFOR MED – Sophia Command passed information to the Italian and Libyan Coast Guards to facilitate the interception and ‘pull-back’ of the vessel to Libya. However, as the Libyan Coast Guard (LYCG) patrol vessels were unable to perform this task, the Italian Coast Guard (ICG) directly contacted the nearby Nivin ‘on behalf of the Libyan Coast Guard’, and tasked it with rescue.

    LYCG later assumed coordination of the operation, communicating from an Italian Navy ship moored in Tripoli, and, after the Nivin performed the rescue, directed it towards Libya.

    While the passengers were initially told they would be brought to Italy, when they realised they were being returned to Libya, they locked themselves in the hold of the ship.

    A standoff ensured in the port of Misrata which lasted ten days, until the captured passengers were violently removed from the vessel by Libyan security forces, detained, and subjected to multiple forms of ill-treatment, including torture.

    This case exemplifies a recurrent practice that we refer to as ‘privatised push-back’. This new strategy has been implemented by Italy, in collaboration with the LYCG, since mid-2018, as a new modality of delegated rescue, intended to enforce border control and contain the movement of migrants from the Global South seeking to reach Europe.

    This report is an investigation into this case and new pattern of practice.

    Using georeferencing and AIS tracking data, Forensic Oceanography reconstructed the trajectories of the migrants’ vessel and the Nivin.

    Tracking data was cross-referenced with the testimonies of passengers, the reports by rescue NGO WatchTheMed‘s ‘Alarm Phone’, a civilian hotline for migrants in need of emergency rescue; a report by the owner of the Nivin, which he shared with a civilian rescue organisation, the testimonies of MSF-France staff in Libya, an interview with a high-ranking LYCG official, official responses, and leaked reports from EUNAVFOR MED.

    Together, these pieces of evidence corroborate one other, and together form and clarify an overall picture: a system of strategic delegation of rescue, operated by a complex of European actors for the purpose of border enforcement.

    When the first–and preferred–modality of this strategic delegation, which operates through LYCG interception and pull-back of the migrants, did not succeed, those actors, including the Maritime Rescue Co-ordination Centre in Rome, opted for a second modality: privatised push-back, implemented through the LYCG and the merchant ship.

    Despite the impression of coordination between European actors and the LYCG, control and coordination of such operations remains constantly within the firm hands of European—and, in particular, Italian—actors.

    In this case, as well as in others documented in this report, the outcome of the strategy was to deny migrants fleeing Libya the right to leave and request protection in Italy, returning them to a country in which they have faced grave violations. Through this action, Italy has breached its obligation of non-refoulement, one of the cornerstones of international refugee law.

    This report is the basis for a legal submission to the United Nations Human Rights Committee by Global Legal Action Network (GLAN) on behalf of an individual who was shot and forcefully removed from the Nivin.

    https://forensic-architecture.org/investigation/nivin
    #Méditerranée #rapport #Charles_Heller #asile #frontières #migrations #réfugiés #mer_Méditerranée #push-back #push-backs #refoulement #refoulements #privatisation #Italie #Libye #operation_sophia #EUNAVFOR_Med #gardes-côtes_libyens #sauvetage #Misrata #torture #privatised_push-back #push-back_privatisé #architecture_forensique #externalisation #navires_marchands #Salvini #Matteo_Salvini

    Pour télécharger le rapport :
    https://content.forensic-architecture.org/wp-content/uploads/2019/12/2019-12-18-FO-Nivin-Report.pdf

    –-----

    Sur le cas du Nivin, voir aussi, sur seenthis, ce fil de discussion :
    https://seenthis.net/messages/735627

    • Migrants refoulés en Libye : l’Italie accusée d’embrigader la marine marchande

      En marge du Forum mondial sur les réfugiés, plusieurs ONG ont annoncé mercredi saisir un comité de l’ONU dans l’espoir de faire cesser les refoulements de migrants vers la Libye .

      De son identité il n’a été révélé que ses initiales. SDG a fui la guerre au Soudan du Sud. En novembre 2018, avec une centaine d’autres migrants embarqués sur un canot pour traverser la Méditerranée, il est secouru par un cargo battant pavillon panaméen, le Nivin. Mais l’équipage, suivant ainsi les instructions des autorités italiennes, ramène les naufragés vers la Libye et le port de Misrata. Les migrants refusent de débarquer, affirmant qu’ils préfèrent mourir sur le navire plutôt que de retourner dans les centres de détention libyens.

      Il s’ensuit un bras de fer d’une dizaine de jours. Finalement, les Libyens donnent l’assaut et les migrants sont débarqués de force. SDG est blessé, puis emprisonné et maltraité. Il restera avec une balle en plastique dans la jambe pendant six mois. Le jeune homme est aujourd’hui à Malte, où il a pu déposer une demande d’asile. Il a finalement réussi la traversée, à sa huitième tentative.

      C’est en son nom que plusieurs ONG ont déposé une plainte contre l’Italie mercredi auprès du Comité des droits de l’homme de l’ONU. Cet organe, composé de 18 experts, n’émet que des avis consultatifs. « Cela ira plus vite que devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Nous visons l’Italie, car le comité de l’ONU ne se prononce que sur les violations commises par des Etats, nous ne pourrions attaquer l’Union européenne », justifie Violeta Moreno-Lax, de l’ONG Global Legal Action. L’Italie, en première ligne face à l’arrivée de boat people, avait déjà été condamnée par la CEDH en 2012 pour le refoulement de migrants en Libye. « Depuis, Rome fait tout pour contourner cet arrêt », dénonce la juriste.

      « Le choix impossible des équipages »

      L’une des tactiques, ont exposé les ONG lors d’une conférence de presse, est d’embrigader la marine marchande pour qu’elle ramène les naufragés en Libye. « La décision de l’ancien ministre de l’Intérieur Matteo Salvini de fermer les ports italiens aux navires de sauvetage en juin 2018 a créé une onde de choc en Méditerranée, décrit le chercheur suisse Charles Heller, qui documente la disparition de migrants en mer. Les autres pays européens ont retiré leurs bateaux, parce qu’ils risquaient d’être bloqués faute de ports où débarquer les migrants. Ce sont donc les navires marchands qui sont appelés à remplir le vide. Ces équipages sont face à un choix impossible. Soit ils se conforment aux instructions des autorités maritimes italiennes et violent le droit de la mer, qui oblige les marins à débarquer les naufragés vers un port sûr. Soit ils résistent et s’exposent à des poursuites judiciaires. Dans les faits, beaucoup de navires évitent de porter secours aux embarcations en détresse. »

      Ces derniers mois, Charles Heller a recensé 13 navires marchands qui ont refoulé des migrants en Libye. Parmi ces cas, deux tentatives n’ont pas réussi, les naufragés se rebellant contre un retour en Libye. « Il faut comprendre qu’une fois débarqués en Libye, les migrants sont détenus de façon totalement arbitraire. Les centres sont inadaptés, la nourriture est insuffisante, les maladies comme la tuberculose y font des ravages et les disparitions ne sont pas rares, en particulier les femmes », détaille Julien Raickman, le chef de mission de Médecins sans frontières en Libye.


      https://www.letemps.ch/monde/migrants-refoules-libye-litalie-accusee-dembrigader-marine-marchande

    • Migranti, un report accusa l’Italia: «Respingimento illegale dei 93 salvati dal mercantile Nivin e riportati in Libia con la forza»

      Le prove in un documento della Forensic Oceanography presso la Goldsmith University of London. Nell’ultimo anno, chiamando navi commerciali a soccorrere barche in difficoltà, sarebbero stati 13 i casi analoghi.

      «Qui MRCC Roma. A nome della Guardia costiera libica per la salvezza delle vite in mare vi preghiamo di procedere alla massima velocità per dare assistenza ad una barca in difficoltà con circa 70 persone a bordo. Vi preghiamo di contattare urgentemente la Guardia costiera libica attraverso questo centro di ricerca e soccorso ai seguenti numeri di telefono». Ai quali rispondono sempre gli italiani.

      Un dispaccio del centro di ricerca e soccorso di Roma delle 19.39 del 7 novembre del 2018 dimostra che a coordinare l’operazione di salvataggio di un gruppo di migranti poi riportati in Libia dal mercantile Nivin battente bandiera panamense fu l’Italia. In 93, segnalati prima da un aereo di Eunavformed, poi dal centralino Alarmphone, furono presi a bordo dal Nivin e, con l’inganno, sbarcati con la forza a Misurata dall’esercito libico dopo essere rimasti per dieci giorni asserragliati sul ponte del mercantile. Picchiati, feriti, rinchiusi di nuovo nei centri di detenzione in un paese in guerra.

      Un respingimento di massa illegittimo, contrario al diritto internazionale, che sarebbe stato dunque coordinato dall’Italia secondo una strategia di salvataggio delegato ai privati per applicare il controllo delle frontiere. Un «modello di pratica» che - secondo un rapporto redatto da Charles Heller di Forensic Oceanography, ramo della Forensic Architecture Agency basata alla Goldsmiths University of London - l’Italia e l’Europa avrebbero applicato ben 13 volte nell’ultimo anno, in coincidenza con la politica italiana dei porti chiusi.

      Caso finora unico, alcune delle persone riportate in Libia sono state rintracciate nei centri di detenzione da Msf che ne ha raccolto le testimonianze che - incrociate con i documenti e le risposte alle richieste di informazione date da Eunavformed e dalla stessa Guardia costiera libica - hanno consentito di ricostruire quello che viene definito nello studio «una pratica ricorrente di respingimenti, una nuova modalità di soccorso delegato ai privati» che verrebbe attuato quando le motovedette della guardia costiera libica, come avvenne nel caso del 7 novembre 2018, sono impegnate in altri interventi. «Impegnandosi in questa pratica - è l’accusa del report - l’Italia usa violenza extraterritoriale per contenere i movimenti dei migranti e viola l’obbligo di non respingimento». Per questo il Glan, l’organizzazione di avvocati, accademici e giornalisti investigativi Global Legal Action Network ha presentato una denuncia contro l’Italia al Comitato per i diritti umani delle Nazioni Unite per conto di uno dei migranti riportati indietro. E’ la prima volta che accade.

      La partenza
      Nella notte tra il 6 e 7 novembre 2018 dalla costa di Zlitan parte un gommone con 93 persone a bordo di sette nazionalità diverse. C’è anche una donna con un bimbo di quattro mesi. Alle 15.25 del 7 novembre la barca viene avvistata in zona Sar libica da un aereo spagnolo dell’operazione Sophia che - secondo quanto riferito da Eunavformed - «dichiara che non c’erano assetti navali nelle vicinanze». Tramite il quartier generale della missione che, in quel momento, era sulla nave San Marco della marina italiana, l’informazione con le coordinate navali della posizione della barca viene passata al centro di ricerca e soccorso di Roma che le trasmette a quello libico. Il commodoro libico Masoud Abdalsamd riferisce che le motovedette libiche sono impegnate in altre attività e il gommone continua la sua navigazione.

      La richiesta di soccorso
      Due ore dopo, alle 17.18, dal gommone un primo contatto con il centralino Alarm Phone che comunica le coordinate al centro di soccorso di Roma e monitora la zona: non ci sono navi vicine e l’unica Ong presente, la Mare Jonio, è a Lampedusa. Roma ( che era già informata) chiama Tripoli, la guardia costiera libica identifica la Nivin, un mercantile già in rotta verso Misurata ma le manca l’attrezzatura per comunicare e dirigere la Nivin e chiede a Roma di farlo «a suo nome». Da quel momento è MRCC a prendere in mano il coordinamento, dà istruzioni al comandante della Nivin e dirige il soccorso.

      L’arrivo dei libici
      Alle 21.34, un dispaccio del centro di ricerca e soccorso dei libici annuncia la presa del coordinamento delloperazione ma la comunicazione parte dallo stesso numero nella disponibilità della Marina italiana sulla nave di stanza a Tripoli. Alle 3.30 la Nivin soccorre i migranti. Saliti a bordo i marinai li tranquillizzano dicendo loro che saranno portati in Italia. Ma quando vedono arrivare una motovedetta libica i migranti capiscono di essere stati ingannati, rifiutano il trasbordo e si barricano sulla tolda della nave. I libici dopo un poò rinunciano e la Nivin prosegue verso Misurata dicendo ai migranti di essere in rotta verso Malta. Un’altra bugia.

      Lo sbarco a Misurata
      I migranti rimangono asserragliati anche quando la nave entra nel porto libico. Ci resteranno dieci giorni chiedendo disperatamente aiuto ai media internazionali con i telefoni cellulari. Il 20 novembre l’intervento di forza dei militari libici armati pone fine alla loro odissea. Alcuni migranti vengono picchiati, feriti, ricondotti nei centri di detenzione dove alcuni di loro vengono intercettati dall’equipe di Medici senza frontiere che raccoglie le loro testimonianze che si incrociano perfettamente con i documenti recuperati.

      Il ruolo dell’Italia
      Ne viene fuori un quadro che combacia perfettamente con quanto già evidenziato da un’inchiesta in via di conclusione della Procura di Agrigento coordinata dal procuratore aggiunto Salvatore Vella. Un quadro in cui l’Italia, nonostante gli accordi con la Libia, prevedono un ruolo di semplice assistenza e supporto tecnico alla Guardia costiera libica, di fatto svolge - tramite la nave della Marina militare di stanza a Tripoli - svolge una funzione di centro di comunicazione e coordinamento «dando un contributo decisivo - si legge nel report - alla capacità di controllo e coordinamento che ha saldamente in mano».
      «Quando i libici non sono in grado di intervenire - è l’accusa di Forensic Oceanography - Roma opta per una seconda modalità, quella del respingimento privato attraverso le mavi mercantili che - secondo un recente report semestrale di Eunavformed - ha prodotto 13 casi nell’ultimo anno con un aumento del 15-20 per cento».

      https://www.repubblica.it/cronaca/2019/12/18/news/migranti_l_italia_dietro_il_respingimento_dei_93_salvati_dal_mercantile_n

  • Des #pêcheurs pris dans un étau

    « La mer c’est la liberté. Aujourd’hui nous sommes emprisonnés à même l’eau » déplore Slah Eddine Mcharek, président de l’Association Le Pêcheur pour le développement et l’environnement[1] à #Zarzis. Leurs projets sont ambitieux : protection des ressources aquatiques, développement d’une pêche durable et responsable et défense de la pêche artisanale. Mais les obstacles sont de taille : pris entre la raréfaction des ressources halieutiques, les menaces à leur sécurité, la réduction de leur zone de pêche et la criminalisation du sauvetage des migrants en mer, les pêcheurs se retrouvent enserrés dans un véritable étau.

    Au-delà de la petite ville de Zarzis et de ses plages où se côtoient hôtels de luxe, corps de naufragés et pêcheurs en lutte, le récit de Slah Eddine rappelle l’importance de la justice migratoire et environnementale.

    La mer, déchetterie nationale

    Depuis quelques années, un phénomène prend de l’ampleur : les rejets de déchets plastiques envahissent les rives et encombrent les zones où travaillent les pêcheurs. Faute d’un système opérationnel de collecte des ordures ménagères et de sensibilisation aux risques liés à la pollution des eaux par le plastique, ces déchets s’entassent dans les canaux de la ville avant de se disperser dans la mer, au point que les pêcheurs réclament l’interdiction des sacs plastiques.

    Aux déchets ménagers s’ajoute le problème des rejets industriels. Slah Eddine déploie une carte du bassin méditerranéen et pointe du doigt le sebkhet el melah (marais salant) des côtes de Zarzis. Le salin appartient à Cotusal, vestige colonial d’une filiale française qui a exploité pendant longtemps les ressources salines de la Tunisie, dans le cadre de concessions avantageuses qui n’ont pas été renégociées depuis l’indépendance[2]. L’exploitation du sel dans cette région, en plus de saliniser les terres agricoles, rejette des produits de traitement du sel dans la mer. Surtout, les eaux zarzisiennes sont polluées par les rejets du Groupe Chimique Tunisien, notamment le phosphogypse, et par les eaux usées non traitées par l’ONAS (Office National de l’Assainissement). Cette dernière ne remplit pas sa mission de traitement des eaux industrielles et ménagères, notamment sur l’île de Djerba. Une partie des eaux est traitée de manière inefficace et insuffisante, l’autre non traitée du tout.

    Un équilibre écologique rompu

    Pour les êtres vivants qui habitent ces eaux, les rejets industriels mêlés aux déchets et eaux usées ne peuvent faire que mauvais mélange. « La mer est devenue des toilettes à ciel ouvert » s’indigne Slah Eddine, pointant cette fois du doigt deux poissons dessinés sur une affiche. L’un est le loup de mer et l’autre la dorade. « Là où les usines rejettent leurs eaux, ces poissons n’y vivent plus » explique-t-il. La contamination de ces eaux rompt un équilibre essentiel à la survie de la faune et la flore maritimes.

    Dans ces eaux, la reproduction marine est difficile sinon impossible, entraînant la disparition de plusieurs espèces de poissons et notamment les espèces cartilagineuses. Les éponges souffrent quant à elles du réchauffement climatique et présentent depuis quelques années des signes de maladies, au désespoir des familles qui vivent de leur commerce. Ainsi, en 2017, suite à la montée des températures (24°C à 67m de profondeur !), de nombreuses éponges sont mortes, par leur fragilité aux changements du milieu ou par une épidémie favorisée par cette augmentation de température[3].

    L’accumulation des pollutions a fini par asphyxier toute forme de vie dans les eaux proches de Djerba et Zarzis et notamment dans le golfe quasi fermé de Boughrara. Les pêcheurs estiment que 90 % des poissons et mollusques auraient disparu en dix ou vingt ans, privant beaucoup de personnes, notamment des jeunes et des femmes, d’un revenu stable. Mais alors que les pêcheurs de Gabès reçoivent des compensations à cause de la pollution et viennent pêcher sur les côtes de Zarzis, les pêcheurs zarzisiens ne reçoivent rien alors qu’ils sont aussi affectés.

    Plus au nord, sur les côtes sfaxiennes, c’est un autre phénomène qui s’est produit deux fois cette année, en juin puis en novembre, notamment à Jbeniana : la mer est devenue rouge, entrainant une forte mortalité de poissons. Le phénomène a été expliqué par la présence de microalgues eutrophisant la mer, c’est-à-dire la privant de son oxygène. Mais la version officielle s’arrête là[4], la prolifération de ces microalgues n’a pas été expliquée. Or, des phénomènes similaires sont connus à d’autres endroits de la planète, notamment dans le golfe du Mexique où la prolifération des algues est due à l’excès d’engrais phosphaté et azoté qui se retrouve dans la mer, ou du rejet d’eaux usées, qui produisent des concentrations trop importantes de matières organiques[5]. Il est donc fort probable que les rejets concentrés en phosphate du Groupe Chimique Tunisien à Gabès et Sfax, d’autres rejets industriels et ménagers et/ou des rejets d’engrais agricoles par les oueds soient à l’origine du phénomène.

    Le coût de Daesh

    Alors que certaines espèces disparaissent, d’autres se multiplient en trop grand nombre. Le crabe bleu, surnommé « Daesh » par les pêcheurs de la région du fait de son potentiel invasif et destructeur, en est le meilleur exemple. Cette espèce, apparue fin 2014 dans le golfe de Gabès[6], a rapidement proliféré au large des côtes, se nourrissant des poissons qui jusque-là constituaient le gagne-pain des pêcheurs du coin. « Daesh détruit tout : les dorades, les crevettes, les seiches …. Tous les bons poissons ! » s’exclame-t-il. La voracité du crabe bleu a aggravé les problèmes économiques de bien des pêcheurs. Si la chair de cette espèce invasive fait le bonheur de certains palais et qu’un marché à l’export est en plein développement en direction de l’Asie et du Golfe, les habitants de Zarzis qui vivent de la pêche artisanale, eux, ne s’y retrouvent pas. « Un kilo de loup ou de dorade se vend 40 dinars. Un kilo de crabe bleu, c’est seulement 2 dinars ! » affirme un pêcheur de l’association.

    Le calcul est vite fait, d’autant plus que les crabes bleus font assumer aux pêcheurs un coût du renouvellement du matériel beaucoup plus important, leurs pinces ayant tendance à cisailler les filets. « Avant l’arrivée de Daesh, nous changions les filets environ deux fois par an, maintenant c’est quatre à cinq fois par ans ! » se désole l’un d’entre eux.

    Bloqués dans un Sahara marin

    Comme le martèlent les pêcheurs, « la zone de pêche de Zarzis est devenue un Sahara, un véritable désert ». Suite au partage international de la Méditerranée, les pêcheurs zarzisiens sont cantonnés dans des eaux côtières, qui se vident de poisson suite aux désastres écologiques et à la surpêche.

    « Avant 2005 et le dialogue 5+5[7] on pouvait accéder à des zones de pêche intéressantes, mais depuis les autres pays ont agrandi leur territoire marin ». En effet, c’est en 2005 que la Libye met en place sa zone de pêche exclusive, interdisant ainsi l’accès aux pêcheurs tunisiens. La Tunisie met elle aussi en place sa zone économique exclusive[8], mais, à la différence de la zone libyenne[9], elle autorise des navires étrangers à y pêcher. Les chalutiers égyptiens sont particulièrement présents, et s’ajoutent aux chalutiers tunisiens (de Sfax notamment) qui ne peuvent plus pêcher dans les eaux poissonneuses libyennes. Il arrive même que ces chalutiers pénètrent dans les eaux territoriales, en toute impunité. En plus des désastres écologiques, les eaux du sud tunisien se vident ainsi de leurs poissons à cause de la surpêche.

    Limites des différentes zones maritimes tunisiennes[10] :

    Or, les frontières officielles ne semblent pas délimiter la zone où les pêcheurs tunisiens peuvent réellement travailler, cette dernière étant manifestement beaucoup plus restreinte et empiétée par la zone libyenne. Sur la carte maritime qu’il a déployée devant lui, Slah Eddine matérialise la zone où les pêcheurs de Zarzis peuvent pêcher de manière effective et montre en resserrant ses doigts l’évolution de la zone de pêche libyenne au détriment de la zone tunisienne. Mais alors, pourquoi ce déplacement de frontière maritime n’apparaît dans aucun texte ou accord international[11] ? Y a-t-il des accords cachés ? Les garde-côtes libyens s’arrogent-ils le droit de pénétrer les eaux tunisiennes ? Ou les pêcheurs tunisiens auraient-ils intégré l’obligation de ne pas pénétrer une zone tampon pour ne pas craindre pour leur sécurité ?

    Les pêcheurs sous les feux des groupes armés libyens

    Au-delà des problèmes économiques auxquels ils doivent faire face, les pêcheurs de Zarzis sont confrontés à de graves problèmes de sécurité dans les eaux où ils naviguent. Alors que les bateaux de pêche libyens ne se gênent pas, selon Slah Eddine, pour venir exploiter les eaux tunisiennes, il n’existe aucune tolérance pour les pêcheurs tunisiens qui s’aventurent en dehors de leur zone. Ces dernières années, le pêcheur ne compte plus les cas d’agressions, de saisies de bateaux, de menaces et prises d’otages, par les groupes armés, et parmi eux les gardes côtes officiels libyens, équipés par les programmes européens de lutte contre la migration non réglementaire.

    En 2012, un pêcheur tunisien mourrait ainsi sous les balles tirées d’une vedette côtière libyenne tandis que les 18 autres membres de l’équipage étaient faits prisonniers à Tripoli[12]. En 2015, quatre bateaux de pêche tunisiens qui avaient pénétré les eaux libyennes étaient également pris en otage par des groupes armés libyens et acheminés au port d’El Zaouira[13]. Les attaques ont eu lieu jusque dans les eaux tunisiennes, comme en février 2016 lorsque treize chalutiers tunisiens avec soixante-dix marins à bord ont été arraisonnés et emmenés dans le même port, la partie libyenne exigeant alors une rançon contre leur libération[14]. L’année suivante, en 2017, des pêcheurs libyens de Zaouira menaçaient de kidnapper tous les marins tunisiens qu’ils rencontreraient en mer en représailles au contrôle d’un chalutier libyen dans le port de Sfax par la garde maritime tunisienne. Depuis, les prises d’otage se multiplient. Enième épisode d’une saga sans fin, la dernière attaque libyenne date de septembre dernier.

    L’insécurité ne touche pas que les pêcheurs de Zarzis, mais tous les pêcheurs tunisiens qui naviguent à proximité des zones frontalières : au Sud-Est, ce sont les feux des groupes libyens qui les menacent ; au Nord-Ouest, ceux de la garde côtière algérienne. Le 31 janvier de cette année, un pêcheur originaire de Tabarka et âgé de 33 ans a été tué par les autorités algériennes alors que son bateau avait pénétré les eaux territoriales de l’Algérie[15]. « Le danger est partout ! », « on se fait tirer dessus ! », s’exclament les pêcheurs de l’Association. Entre deuil et colère, ils dénoncent l’absence de réponse ferme des autorités tunisiennes contre ces agressions et se font difficilement à l’idée qu’à chaque départ en mer leur vie puisse être menacée.

    Les autres damnés de la mer

    Comme tout marin, les pêcheurs de Zarzis doivent porter assistance aux bateaux en détresse qu’ils croisent sur leur chemin. Et des bateaux en détresse, ce n’est pas ce qui manque au large de Zarzis. Le hasard a fait que leur zone de pêche se trouve sur la route des migrants qui fuient la Libye sur des embarcations de fortune et les accidents sont fréquents dans ces eaux dangereuses. Porter secours aux survivants, prendre contact avec le Centre de Coordination des Sauvetages en Mer, ramener les corps de ceux pour lesquels ils arrivent trop tard afin de leur offrir une sépulture digne, c’est aussi cela, le quotidien des pêcheurs de Zarzis. L’effroi et la colère de l’impuissance lorsque des cadavres se prennent dans les filets pêche, l’inquiétude et le soulagement lorsque le pire est évité et que tout le monde arrive à bon port.

    Sauver des vies lorsqu’il est encore temps, c’est avant tout un devoir d’humanité pour ces hommes et ces femmes de la mer. La question ne se pose même pas, malgré les heures de travail et l’argent perdus. Pour être plus efficaces dans leurs gestes et secourir le plus grand nombre, plus d’une centaine de pêcheurs de Zarzis ont suivi en 2015 une formation de 6 jours sur le secours en mer organisée par Médecins sans frontières[16]. Alors que les politiques européennes de criminalisation des ONG menant des opérations de recherche et de secours en mer ont laissé un grand vide en Méditerranée, les pêcheurs tunisiens se retrouvent en première ligne pour les opérations de sauvetage. Aussi, quand ils partent en mer, prévoient-ils toujours de l’eau et de la nourriture en plus, des fois qu’un bateau à la dérive croise leur chemin.

    Des sauveurs que l’Europe veut faire passer pour des criminels

    Au-delà d’un devoir d’humanité, porter secours aux embarcations en détresse est une obligation inscrite dans le droit international maritime et en particulier dans la Convention internationale sur la Sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS), qui s’applique à tous les navires. Le texte prévoit l’obligation pour tous les Etats de coordonner leurs secours et de coopérer pour acheminer les personnes dans un lieu sûr[17], où la vie des survivants n’est plus menacée et où l’on peut subvenir à leurs besoins fondamentaux.

    Aussi, lorsque l’équipage de Chameseddine Bourrasine croise lors l’été 2018 une embarcation avec 14 migrants à la dérive, c’est sans hésitation qu’il décide de leur porter secours. Mais alors que les rescapés menacent de se suicider s’ils sont ramenés en Tunisie et qu’il ne saurait être question de les livrer aux garde-côtes de Libye où c’est l’enfer des geôles qui les attend, le capitaine décide d’appeler la garde côtière du pays sûr le plus proche, à savoir l’Italie. Après plusieurs tentatives de contact restées sans réponse, il décide alors de remorquer le bateau vers l’Italie pour débarquer les migrants dans un lieu où ils seront en sécurité[18]. Accusé avec son équipage de s’être rendu coupable d’aide à l’immigration dite « clandestine », ce sauvetage coûtera aux 7 marins-pêcheurs 22 jours d’incarcération en Sicile.

    Si le procès s’est résolu par un non-lieu, les pêcheurs de Zarzis restent dans le collimateur des autorités italiennes. « Nous les pêcheurs tunisiens, l’Italie voudrait nous contrôler et encore limiter la zone dans laquelle nous pouvons pêcher » se désole Slah Eddine, « les Italiens nous surveillent ! ». Il évoque aussi la surveillance d’EUNAVFOR Med, également appelée Sophia, opération militaire lancée par l’Union européenne en 2015 en Méditerranée pour, selon les mots de la Commission « démanteler le modèle économique des passeurs et des trafiquants d’êtres humains »[19]. Si l’opération militaire les surveille de près lorsqu’il s’agit du secours en mer, lorsqu’il est question d’attaques par des milices libyennes, Sophia détourne le regard et abandonne les pêcheurs tunisiens à leur sort.

    Les harraga de demain ? [20]

    « On ne peut plus, ce n’est plus possible, il n’y a plus rien », répètent les pêcheurs, acquiesçant les paroles par lesquelles Slah Eddine vient de présenter leur situation. Entre les eaux polluées, les problèmes économiques, le fléau de Daesh, les poissons qui ne se reproduisent plus, les éponges malades, les attaques libyennes, les pressions italiennes et européennes, être un pêcheur en Tunisie, « ce n’est plus une vie ». Leurs fils à eux sont partis pour la plupart, en Europe, après avoir « brûlé » la mer. Ils savent que dans cette région qui vit surtout de la pêche, il n’y a pas d’avenir pour eux.

    Et puis il y a ceux qui, privés de toute autre source de revenus, sont contraints à se reconvertir dans des activités de passeurs. Nés dans des familles où la pêche se transmet de père en fils, ils connaissent la mer, ses vents, tempêtes, marées et courants. Ils savent où se procurer des bateaux. Lorsque ces loups de mer sont à la barre, le voyage est plus sûr pour celles et ceux risquent la traversée vers l’Europe à bord d’un rafiot. Alors que les harragas tunisiens sont de plus en plus systématiquement déportés lorsqu’ils sont arrêtés par les autorités italiennes[21], certains passeurs ont troqué leur clientèle tunisienne pour une clientèle subsaharienne, de plus en plus nombreuse à mesure que leur situation en Libye se dégrade. Faute de voies régulières pour les migrants, la demande de passage vers l’Europe augmente. Et faute de ressources alternatives pour les pêcheurs, l’offre se développe.

    Or ce n’est ni la « main invisible » ni une quelconque fatalité qui poussent ces pêcheurs au départ ou à la diversification de leurs activités, mais le mélange entre le modèle de développement polluant et incontrôlé, l’inaction des autorités tunisiennes en matière de protection de l’environnement, et le cynisme des politiques migratoires sécuritaires et meurtrières de l’Union européenne.

    https://ftdes.net/des-pecheurs-pris-dans-un-etau
    #environnement #sauvetage #Méditerranée #pêche #développement #émigration #Cotusal #pollution #plastique #colonialisme #sel #salines #phosphogypse #Groupe_Chimique_Tunisien #eaux_usées #reproduction_marine #poissons #éponges #Djerba #mollusques #Gabès #Jbeniana #microalgues #phosphate #crabe_bleu #Libye #différend_territorial #zone_économique_exclusive #surpêche #asile #migrations #réfugiés #criminalisation #Chameseddine_Bourrasine #EUNAVFOR_Med #Operation_Sophia #harraga

    #ressources_pédagogiques #dynamiques_des_suds

  • The Judge Statistical Data Ban – My Story – Michaël Benesty – Artificial Lawyer
    https://www.artificiallawyer.com/2019/06/07/the-judge-statistical-data-ban-my-story-michael-benesty

    Artificial Lawyer wrote about the new French law that seeks to prevent people analysing and sharing statistical data on named French judges’ decisions. The story went global and created a huge reaction.

    But, now here is a Guest Post from someone in France who writes that he was right at the centre of the events that led up to the law passing this year. It gives some fascinating extra detail and some more context to what happened.

    The author, Michaël Benesty, is a machine learning (ML) expert and qualified lawyer in France. He currently works at Lefebvre Sarrut at Neuilly-sur-Seine, Paris. This is his personal story and his views on what happened are from his own perspective and in his own words.

    #open_data
    #justice
    #transparence
    #asile
    #réfugiés

  • The Judge Statistical Data Ban – My Story – Michaël Benesty – Artificial Lawyer
    https://www.artificiallawyer.com/2019/06/07/the-judge-statistical-data-ban-my-story-michael-benesty

    The basic issue was that some judges had a very high asylum rejection ratio (close to 100%, with hundreds of cases per year), while others from the same court had a very low ratio, and in France cases are randomly distributed among judges from the same courts (there is no judge specialised in Moroccan asylum and the other in Chinese asylum for instance).

    Basically, we believed there was no reasonable explanation to such discrepancies, which were stable year afters year.

    #droit #machine-learning #biais #asile #france #juges

    • #rapport_Cadiet #open_data #justice

      sur ce sujet, et d’autres (notation des avocats,…) un point de vue détaillé et argumenté, avec des options affirmées,…

      Notation des Avocats, algorithmes et Open Data des décisions de justice : les liaisons dangereuses. Par Fabien Drey, Avocat.
      https://www.village-justice.com/articles/notation-des-avocats-algorithmes-open-data-des-decisions-justice-le

      II. Algorithmes partout, justice nulle part.
      […]
      A. Le véritable Open Data doit être une réalité.
      […]
      1. Nous sommes en faveur de l’Open Data des décisions de justice.
      […]
      2. Nous sommes pour le développement d’outils de recherches poussés.
      […]
      3. Nous sommes pour la transparence totale et le contrôle des algorithmes.
      […]
      B. L’Open Data des décisions de justice doit être régulé.
      […]
      1. Pour une interdiction des traitements statistiques des décisions de justice.
      […]
      2. Pour l’interdiction de l’automatisation des décisions de justice.
      […]
      C. Le « traçage » des Avocats doit être interdit.
      […]
      1. Pour une interdiction du traçage des Avocats (si, les Avocats veulent rester anonymes.)
      […]
      2. Traçage et notation des Avocats, la fin de l’Etat de Droit ?
      […]
      III. Et maintenant, que fait-on ?

    • et ce passage, plus particulièrement sur les traitements,…

      Le premier constat fait par nos confrères réside dans le fait que la justice est « rendue publiquement ». Nous ne pouvons à cet égard qu’être d’accord avec une telle affirmation, bien que de nombreuses exceptions soient prévues.

      Cependant, le caractère public des décisions de justice ne signifie pas que l’ensemble des données issues des décisions de justice doivent être rendues publiques.

      Il y a à notre sens une large différence entre le fait d’ouvrir les portes d’un tribunal (ce qui permet d’assister au procès, d’entendre les plaidoiries, d’apprécier la personnalité des personnes en cause, etc.) et publier sur Internet le contenu aride de l’ensemble des décisions de justice…

      En effet, cette large publication a un triple effet pervers :
      • D’une part, devant la masse d’information à traiter, aucun être humain ne serait capable de lire l’ensemble des décisions publiées sur un sujet, il est donc nécessaire d’être assisté d’un algorithme permettant de trier et synthétiser la ou les décisions recherchées. Or, comment nous l’avons vu, rien ne permet de dire que l’algorithme n’est pas orienté ou imparfait. Dans ce cadre, la publication n’est que de façade et nos recherches sont plus orientées par l’algorithme que par la véritable recherche d’un point juridique ;
      • D’autre part, la masse des informations publiées oblige à effectuer des statistiques. La masse des décisions publiées nous oblige donc à faire confiance aux taux calculés par l’algorithme. Or, qui est en mesure de véritablement vérifier la pertinence de ces calculs ?
      • Enfin, l’automatisation de nos recherches et la synthétisation qui en est faite nous amène à penser et réagir comme des algorithmes, en fonction simplement du passé et de ce qui a été déjà été fait. Dans ce cadre, quelle place aura la création ? Où se placera l’innovation ?

      Nous rappelons à cet égard que l’innovation repose sur le fait de s’affranchir de toute règle, de ne pas raisonner en fonction du passé mais par l’intermédiaire d’un nouveau système, voire de raisonner par l’absurde… bref, tout le contraire du deep learning…

      A trop vouloir analyser le passé pour essayer de prédire les décisions futures, nous en perdrons notre âme et ce qui a toujours fait le sel de notre profession, à savoir l’audace et l’ingéniosité.

      Le rapport Cadiet avait là-encore cerné ce problème, faisant de la transparence des algorithmes un enjeu majeur.

      Or, force est de constater que nous en sommes encore loin.

      La publication de l’ensemble des décisions de justice ne pose pas véritablement problème, ce sont les traitements issus de ces publications qui peuvent poser d’énormes difficultés, notamment en ce qui concerne l’identité des Avocats.

    • nous en perdrons notre âme et ce qui a toujours fait le sel de notre profession, à savoir l’audace et l’ingéniosité

      C’est du grand art, ça me rappelle la complainte des génies de la chirurgie esthétique.

      Or, qui est en mesure de véritablement vérifier la pertinence de ces calculs ?

      On pourrait croire que les avocats seraient sensibles à la notion d’un débat entre argumentation et contre-argumentation, au service de la justice. Apparemment pas :)

  • Troisième mise en demeure pour l’association LinuxFr
    https://linuxfr.org/news/troisieme-mise-en-demeure-pour-l-association-linuxfr

    LinuxFr.org est au fil du temps devenu un site web francophone de référence sur le monde du libre et au-delà, qui traite en particulier de l’actualité du Logiciel Libre, en mode contributif, géré par une équipe bénévole, par et pour des libristes enthousiastes, et sans pub. Après plus de 21 ans d’existence, LinuxFr.org comporte plus de 100 000 contenus (dépêches, journaux, etc.) et environ 1,8 million de commentaires.

    Le site dispose notamment d’une équipe de modération intervenant a priori (dépêches, sondages) ou a posteriori (journaux, forums, wiki, tags, commentaires). L’équipe suit des règles de modération, que nous ne manquons pas de rappeler régulièrement lorsque des commentaires ou contenus problématiques le nécessitent ou qu’une édition/suppression est faite. En tant que « service de communication (...)

  • Straßenbahn benötigt keine Schienen
    https://www.berliner-zeitung.de/zukunft-technologie/strassenbahn-benoetigt-keine-schienen-li.2867

    Diese chinesische Straßenbahn wäre eine gute Zwischenlösung für die Nutzung von Autobahnen und Schnellstraßen, solange keine besseren Systeme für den öffentlichen Nah- und Fernverkehr existieren. Die Konversion von Autostraßen zu öffentlichen Güter- und Massenverkehrswegen im Nah- und Fernverkehr ist die nächste sinnvolle Stufe des Umbaus der europäischen Verkehrssysteme nach der Verbannung von privaten Kfz und Verbrennungsmotoren aus den Innenstädten.

    Dabei können neuartige Taxis mit und ohne Fahrerinnen oder Fahrer als Teil des öffentlichen Nahverkehrs die meisten Lücken im durchkonstruierten System abdecken. Die Zukunft des Taxis liegt im Ermöglichen neuer Verkehrssysteme und im Premium-Sektor, dessen Anforderungen zu unvorhersehbar für ein digitales Standardprodukt sind.

    8.12.2019 - Die in der chinesischen Provinz Sichuan in Betrieb genommene Straßenbahn fährt bis zu 70 Stundenkilometern schnell und benötigt auch keinen Fahrer.

    Yibin - Eine schienenlose und autonome Straßenbahn ist in Südwestchina in Betrieb genommen worden. Die Stadtbahn in Yibin in der Provinz Sichuan folgt einer eigenen Spur auf der Straße und fährt auf Gummirädern. Elektrisch betrieben erreicht die Bahn eine Geschwindigkeit von bis zu 70 Stundenkilometern und lässt sich auch leicht aufladen, wie chinesische Staatsmedien am Samstag berichteten.

    Die seit zwei Jahren erprobte Bahn kann sowohl mit als auch ohne Zugführer über ein autonomes Fahrsystem betrieben werden. Gesteuert werden die drei Waggons für 300 Passagiere über optische und andere Sensoren sowie das globale Navigationssystem. Die Strecke des Autonomous Rail Rapid Transit (ART) genannten Zuges in Yibin ist 17,7 Kilometer lang.

    Da keine Schienen gelegt werden müssen, sind die Investitionskosten nach Expertenangaben deutlich niedriger als bei herkömmlichen Stadtbahnen. Weitere Strecken gibt es bereits in Zhuzhou in der zentralchinesischen Provinz Hunan sowie in Yongxiu in der ostchinesischen Provinz Jiangxi.

    Der Hersteller CRRC Zhuzhou Locomotive Company in Hunan macht seit dem Sommer auch Tests mit der neuen Bahn in der Hitze von Qatar, wo 2022 die Fußballweltmeisterschaft stattfindet. Der Zug wird gerne als Mischung aus Stadtbahn, Zug und Bus beschrieben, ähnelt aber am meisten einer Straßenbahn.

    #China #ÖPNV #Elektromobilität

  • Opioid manufacturers made parody rap videos to help push products | US news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/us-news/2019/dec/07/opiod-makers-music-videos-sales
    https://i.guim.co.uk/img/media/f1e914cfcd94cd42c208e1f3bfba932ce2b665b4/0_118_2000_1200/master/2000.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Newly released videos show opioid manufacturers produced music videos, sponsored local news segments and held dramatic new launches for products even after they were warned against aggressive marketing.

    The music videos are evidence in a huge, multi-state lawsuit fought in Cleveland, Ohio. Opioid manufacturers fought to keep them under seal but the Washington Post and the Gazette-Mail of Charleston, West Virginia, sued to make them public.

    From 1999 to 2017, more than 702,000 people died of drug overdoses in the US – more than 70,000 in 2017 alone. According to the US Centers for Disease Control and Prevention, 68% of such deaths involved a prescription opioid.

    As a comparison, roughly 58,000 American soldiers died in battle in the Vietnam war, and about 40,000 Americans die each year in car accidents.

    In statements to the Washington Post, manufacturers argued their marketing campaigns did not mislead doctors and provided patients with needed medications.

    But the newly unearthed videos and documents show how aggressively the products were marketed.

    #Opioides #Publicité #Vidéos

  • The company that makes OxyContin could become a ’public trust’ – what would that mean?
    http://theconversation.com/the-company-that-makes-oxycontin-could-become-a-public-trust-what-w

    Purdue Pharma, which makes OxyContin and other potentially addictive prescription opioids, has declared bankruptcy. It’s also facing thousands of lawsuits for its leading role in creating the opioid crisis.

    The company is trying to reach a broad settlement with the many jurisdictions now suing. The settlement it’s proposing would transform the company from a profit-seeking privately held company into a “public beneficiary trust” that serves the public good.

    I study the history of prescription drugs. Although there are some recent efforts to establish nonprofit drugmakers to help make certain pharmaceuticals more readily available, I know of no historical precedent for a big drugmaker like Purdue becoming a nonprofit public health provider.

    But two similarly ambitious efforts to build alternatives to the profit-driven pharmaceutical model during and immediately after World War II suggest the potential limits of how well this arrangement might work.

    By all accounts, the new trust would be a for-profit entity. Indeed, profits from continued sales of pain medicines like OxyContin and addiction treatment medications like buprenorphine and naloxone – estimated by Purdue to be up to US$8 billion per year – are crucial as the “payment” Purdue is offering to compensate the public for the company’s share of the costs of the opioid crisis.

    In other words, to achieve its mission, the new Purdue would have to pursue profits just like the old Purdue. And since all pharmaceutical companies officially declare themselves to be dedicated to serving the public good, how different would it really be?

    Then, too, the new trust would still be Purdue Pharma, a company with a well-entrenched culture of maximizing sales and profits even as the opioid crisis grew. One could make a credible case that Purdue’s innovations – the “value” it brought to the table – were not related to any special therapeutic breakthrough in the drugs it developed but instead lay in its genius with marketing these products.

    I can see why it is tempting to be excited about the prospect of a new public-benefit trust devoted to addressing addiction.

    But for this proposed arrangement to make sense, Purdue would need the tools and expertise required to pursue a radically different mission than it was designed to serve. And history does not offer much assurance that isolated public-sector and nonprofit drugmakers can make a big difference in a pharmaceutical system designed for and powered by profit.

    #Purdue_pharma #Sackler #Opioides