• Ethiopie : « On m’a battu jusqu’à ce que je signe une "confession" » - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2018/02/16/ethiopie-on-m-a-battu-jusqu-a-ce-que-je-signe-une-confession_1630387

    Au lendemain de la démission du Premier ministre, l’état d’urgence a de nouveau été décrété dans le pays, secoué par une contestation populaire et où la répression persiste malgré la libération de prisonniers politiques.

    « Tu te souviens d’avoir pleuré pendant ta détention ? » demande soudain Nathenael à son voisin de table. « Une seule fois, répond Befekadu, après une pause. Le jour où mes parents sont venus me voir en #prison. Je ne voulais rien leur montrer de mes souffrances. Mais quand ils ont quitté le parloir, je me suis effondré », confesse cet homme frêle de 38 ans. « Moi c’est le jour où l’on m’a emmené pour comparaître devant un juge, renchérit à son tour Nathenael. Je venais de passer dix jours en cellule, dans l’isolement le plus total. Dans le fourgon qui m’emmenait au palais de justice, je revoyais pour la première fois le monde extérieur : rien n’avait changé, tout continuait comme avant. Et soudain le monde m’a semblé si indifférent à mes souffrances. Les larmes me sont montées aux yeux », dit-il, en souriant.

    En #Ethiopie, il a longtemps suffi d’évoquer les atteintes aux droits de l’homme pour être emprisonné sans autre forme de procès. Les deux hommes qui échangeaient leurs souvenirs ce soir-là dans le jardin de l’hôtel Taitu, à Addis-Abeba, le savent bien : Befekadu Hailu et Nathenael Feleqe, tous deux membres d’un groupe de blogueurs baptisé Zone9, ont été détenus pendant dix-huit mois, entre avril 2014 et octobre 2015 dans la redoutable prison de Maekelawi, située à un jet de pierres de l’hôtel Taitu. « Quand je repasse devant, j’hésite encore à regarder cet endroit où j’ai été détenu si longtemps. Battu et interrogé tous les jours jusqu’à ce que je signe une "confession" qui ne correspondait en rien à la réalité », expliquait ce soir-là Befekadu Hailu, qui a aussi été emprisonné pendant un mois fin 2016.

    Colère populaire

    Désormais libres, et lavés de toutes les accusations contre eux, ils suivent avec la même perplexité que tous leurs compatriotes les derniers événements qui pourraient faire basculer le destin de leur pays. Vendredi, le gouvernement a décrété l’état d’urgence - que le pays a connu pendant dix mois jusqu’en août 2017 - au lendemain de l’annonce de la démission du Premier ministre et chef du gouvernement, Haïlemariam #Desalegn. Un coup de tonnerre dans un ciel qui n’a plus rien de serein dans l’un des plus anciens Etats d’Afrique. Voilà trois ans que l’Ethiopie est secouée par une contestation inédite qui s’étend dans plusieurs provinces du pays. Face à cette colère populaire, la coalition au pouvoir dominée par les rebelles du Tigré, ceux qui ont pris le pouvoir par les armes en 1991, a fini par lâcher du lest. Annonçant dès janvier la libération de prisonniers politiques, et la transformation de la prison de #Maekelawi en musée.

    En six semaines, plus de 6 000 prisonniers politiques ont ainsi été libérés, parmi lesquels des icônes de l’opposition comme les leaders oromo Merera Gudina et Bekere Nega. Ou encore le journaliste Eskinder Nega qui vient de passer sept ans derrière les barreaux. Tous ont été accueillis par des foules immenses à leur sortie de détention. Mais la pression populaire ne s’est pas relâchée pour autant. En début de semaine, dans la région oromo qui jouxte la capitale, blocages de routes et commerces fermés maintenaient intacte la flamme de la contestation. La démission surprise du Premier ministre jeudi, est-elle le signe d’une nouvelle étape ? Le plus étonnant, c’est que pendant quarante-huit heures au moins, personne n’a su comment interpréter cette annonce. S’agissait-il de permettre « la poursuite des réformes », comme l’a suggéré le Premier ministre lui-même en annonçant son départ ? Ou bien s’agit-il d’une reprise en main des durs du régime ? Dans l’étrange flottement qui a marqué cette fin de semaine à Addis-Abeba, tout le monde soulignait pourtant le calme qui prévalait dans la capitale, où la vie quotidienne suit le rythme des innombrables fêtes religieuses.

    Dieu est partout à Addis, et les appels du muezzin font écho aux chants des églises qui percent la nuit bien avant l’aube. Des processions de silhouettes voilées de blanc se glissent parfois au milieu des embouteillages qui bloquent régulièrement les grandes artères de la capitale. La force des traditions se télescope désormais avec les promesses de l’avenir. Partout, les grues et les immeubles en construction surgissent, renforçant l’impression d’un irrésistible boom économique, alors que l’Ethiopie affiche une croissance insolente. Mais Addis, avec ses cinq millions de citadins, donne-t-elle réellement la mesure d’un pays de 100 millions d’habitants, le deuxième le plus peuplé d’Afrique ? « Il y a une blague qui circule à Addis, rappelle le blogueur Befekadu Hailu. Un homme arrive dans la queue des taxis au centre-ville et réalise qu’une foule énorme attend avant lui. Il se poste alors d’emblée en tête de file et hurle :"Libérons le peuple !" Aussitôt, tout le monde court se cacher. Et notre homme peut tranquillement prendre son taxi. C’est une façon de souligner la timidité de la contestation dans la capitale, mais ça n’empêche pas les gens d’Addis de trouver d’autres moyens de se montrer critiques. Comme d’applaudir à ce genre de blagues. »

    Il y a d’autres signes d’une fronde discrète : dans les rues de la capitale, tout le monde écoute les tubes de Teddy Afro, le chanteur le plus populaire du moment. Longtemps interdit d’antenne et de concert, après une chanson, diffusée en 2005, Jah Yasteseryal, qui évoque la nostalgie du règne du dernier empereur et fut vite perçue comme un tube antigouvernemental. Mais Teddy Afro peut désormais organiser des concerts, comme ce fut le cas mi-janvier pour la première fois depuis six ans.

    Tigréens

    Reste qu’un autre monde se déploie à l’extérieur d’Addis-Abeba. Au-delà des frontières de cette ville en pleine expansion, se trouve ce pays réel, souvent privé d’Internet, qui à coups de manifestations parfois violentes a remis en cause l’ordre établi. Le premier foyer d’insurrection a surgi fin 2015 au cœur du pays oromo, tout proche de la capitale, puis s’est propagé à la région amhara. A elles seules, ces deux ethnies englobent plus de 60 % de la population. Elles revendiquent de plus en plus ouvertement leur volonté d’obtenir un partage plus équitable du pouvoir. L’Ethiopie, seul pays d’Afrique à ne jamais avoir été colonisé, doté d’une riche histoire millénaire, n’a jamais été une véritable démocratie.

    Au cœur de la capitale, le musée de la terreur rouge rappelle le règne meurtrier de la dictature communiste de Mengistu Haïlé Mariam, qui avait renversé le dernier empereur, Haïlé Selassié, en 1974, et sera à son tour balayé par les rebelles tigréens qui contrôlent le régime actuel. « Après 1991, l’Ethiopie a vu se créer un système qui n’existe nulle part ailleurs en Afrique. Chaque ethnie a désormais son Etat, dans un ensemble fédéral. C’est le deal qui a permis à la minorité tigréenne, 6 % de la population, de s’imposer au pouvoir », rappelle l’économiste de Guinée-Bissau Carlos Lopes, un temps en poste à la Communauté économique africaine des Nations unies, dont le siège est à Addis.

    Officiellement, le pouvoir est détenu par une coalition où cohabitent un parti tigréen, un parti #oromo, un autre pour les #Amhara et un dernier regroupant tous les autres, soit plus de 80 ethnies qui forment la nation éthiopienne. Mais en réalité, seuls les #Tigréens contrôlent réellement le pouvoir et notamment l’important secteur sécuritaire et militaire. Cet équilibre est aujourd’hui remis en cause par les manifestations qui enflamment les provinces et ont fait plusieurs centaines de victimes depuis trois ans. Mais c’est moins la pression populaire que son impact à l’intérieur de la coalition qui peut faire vaciller le pouvoir. Car, pour la première fois, les partis « officiels » oromo et amhara refusent de continuer à jouer les marionnettes pour justifier la main mise des Tigréens. Enhardis par la contestation, ils ont eux aussi tendance à élever la voix et à rejoindre les oppositions ethniques qui en province descendent dans la rue pour réclamer plus de liberté. Pour la première fois en 2016, Opdo, le parti oromo de la coalition au pouvoir a ainsi élu ses dirigeants, en refusant les « suggestions » venues de l’appareil central.

    Lemma Megersa, son nouveau jeune leader, est vite devenu très populaire. Bien plus que le Premier ministre sortant qui n’a jamais eu l’aura intellectuelle de son prédécesseur, Meles Zenawi, mort en 2012 et considéré comme l’inspirateur du « développementalisme » à l’éthiopienne. « Le pire danger pour un mauvais gouvernement, c’est le moment où il décide d’entamer des réformes », notait un internaute éthiopien sur Twitter, le jour où le Premier ministre a annoncé sa démission. En ouvrant les portes des prisons pour apaiser la contestation, le régime est-il en train de perdre la main ? A la veille du week-end, la plupart des commentateurs doutaient d’un changement de cap radical. D’autant que le régime, ou plutôt le système mis en place, peut encore se targuer d’une assise solide.

    Bras de fer

    « Le régime actuel a fait le pari du développement, avec un modèle original, souligne ainsi Carlos Lopes. On a libéralisé l’économie tout en protégeant certains secteurs clés, comme les services. Il n’y a toujours pas de banque étrangère en Ethiopie. Ce nationalisme économique a payé en mobilisant efficacement les ressources du pays, sans aucune pression extérieure, pour investir dans le social, la santé, l’éducation. L’un des plus grands projets actuels, le barrage de la Renaissance, censé assurer l’autonomie énergétique du pays, a été entièrement financé par l’appel à l’épargne populaire qui a permis de récolter plus de 400 millions de dollars ! » rappelle encore l’économiste. Mais les promesses du développement, ici comme ailleurs, engendrent de nouvelles attentes.

    Venu d’une famille pauvre du Nord, Betele n’est guère impressionné par l’université où il étudie l’histoire de l’Afrique. « Certes, beaucoup de jeunes ont désormais accès aux études, mais pour l’instant, c’est la quantité plus que la qualité qui prime. On se bat pour avoir une place assise à la bibliothèque ; il n’y a pas d’ordinateurs ; la vie coûte cher », se lamente le jeune homme, indifférent aux multiples constructions, souvent réalisées par les Chinois, qui découpent le paysage d’Addis-Abeba. « L’Ethiopie est la Chine de l’Afrique », faisait d’ailleurs remarquer le 9 janvier un éditorial du Financial Times. « Comme la Chine, son histoire remonte à des milliers d’années et comme la Chine, ce pays africain se considère comme un géant politique. Comme la Chine il y a trente ans, l’Ethiopie a mis en place un plan rigoureux de développement fondé sur l’amélioration des niveaux d’éducation et de santé, l’amélioration de la politique agricole et l’industrialisation », poursuit le journal, ajoutant : « Malheureusement, comme la Chine, ce pays a un gouvernement autoritaire qui réprime son peuple pour rester au pouvoir. Il y a cependant une différence essentielle : l’Ethiopie ne sera pas capable de combiner indéfiniment croissance économique et répression politique. »

    On pourrait croire que le Premier ministre sortant en était arrivé aux mêmes conclusions. Mais en attendant de savoir qui lui succédera, c’est plutôt un bras de fer silencieux qui se poursuit, comme un mouvement de balancier entre ouverture et crispation. « En Ethiopie, les gens sont souvent fatalistes, ça vient en partie de la religion. Mais il faut se méfier des gens passifs ou trop gentils, lorsqu’ils se réveillent », avertissait, début février, un jeune guide devant la tombe du dernier empereur, Haïlé Selassié.
    Maria Malagardis Envoyée spéciale à Addis-Abeba

    #opposants #torture



  • EN DIRECT - Opération policière en cours au Bois Lejuc, à Bure. Les premiers témoignages
    https://reporterre.net/EN-DIRECT-Operation-policiere-en-cours-au-Bois-Lejuc-a-Bure-Les-premiers

    Les gendarmes ont investi ce jeudi 22 février, à 6 h 30 du matin, le bois Lejuc, près de Bure, site projet d’enfouissement des déchets nucléaires. Reporterre recueille les premiers témoignages d’occupants des bois, dans les arbres. Source : Reporterre


  • Douleur chronique : « La spirale infernale des opiacés »
    http://abonnes.lemonde.fr/sciences/article/2018/01/16/douleur-chronique-le-piege-des-opiaces_5242294_1650684.html

    Il y a d’abord le marketing agressif des laboratoires pharmaceutiques qui en ont banalisé, minoré, caché les effets indésirables ; et leur lobbying massif vis-à-vis des professionnels de santé. Les politiques de lutte contre la douleur – « le droit de ne plus souffrir » – ont également favorisé l’escalade médicamenteuse vers les produits les plus puissants. La politique du « tout-médicament », particulièrement développée aux Etats-Unis, ­médicalise et privilégie les réponses médicamenteuses à des problématiques complexes : prescription d’anti­dépresseurs pour la tristesse ou la ­dépression, usage massif des amphétamines pour les enfants agités ou hyperactifs, large utilisation des produits antalgiques pour toute plainte douloureuse… La nature des produits, leur profil pharmacologique, leur rapidité d’action vont également faciliter les risques d’appétence et d’addiction.

    L’accès aux données psychosociales du patient est alors essentiel pour ­démêler, mobiliser et libérer ces nœuds où s’intriquent les composantes psychiques et corporelles. La place des psychothérapies, notamment les approches psychocorporelles (relaxation, méditation pleine conscience, hypnose…), y est majeure. Mais beaucoup de ces patients sont choqués par ces propositions et pensent : « On ne me croit pas », « C’est moi le coupable ». Leur demande est simple : « Quand vous aurez traité efficacement ma ­douleur, mes problèmes de sommeil, de ­fatigue, de déprime seront résolus… »
    Le plus souvent inefficaces et mal tolérés

    Les praticiens, démunis face à ces personnes porteuses d’une souffrance majeure personnelle, familiale ou professionnelle, vont alors prescrire des opiacés puissants. Alors que ces produits, dans ce type d’indication, sont le plus souvent inefficaces et mal tolérés, certains patients vont en ressentir un bénéfice.

    Deux types de messages doivent ­cohabiter. La morphine et les opiacés demeurent les produits de référence pour traiter les douleurs aiguës et ­intenses et le risque de mésusage y est exceptionnel. En revanche, un risque réel existe lors de l’utilisation prolongée de ces médicaments dans la douleur chronique non cancéreuse ; elle nécessite une prise en charge pluridisciplinaire, notamment psychologique.

    #Opioides #France #Douleur

    • Complément dans le diplo de février :

      Ils tuent davantage que les accidents de la route ou les armes à feu. Après avoir ravagé les ghettos noirs dans les années 1990, les opiacés déciment désormais les banlieues pavillonnaires et la petite classe moyenne américaines. Inédite par son ampleur et par ses victimes, cette épidémie d’overdoses l’est aussi par son origine : les consommateurs sont devenus dépendants en avalant des antidouleurs prescrits par leur médecin.

      https://www.monde-diplomatique.fr/2018/02/ROBIN/58390


  • Héroïne, «la catastrophe invisible» | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/170218/heroine-la-catastrophe-invisible?onglet=full

    a Catastrophe invisible. Histoire sociale de l’héroïne (France, années 1950-2000), que viennent de faire paraître les éditions Amsterdam, sous la direction de Michel Kokoreff, Anne Coppel et Michel Peraldi, constitue un chantier scientifique et politique inédit, particulièrement intéressant à l’heure où la drogue sera désormais comptabilisée dans le PIB et où les États-Unis subissent une hécatombe liée aux opiacés médicamenteux.

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    À la fois histoire sociale, histoire économique, histoire culturelle, avec par exemple des chapitres intitulés « Libé et la dope », ou « Géné, grand reporter de la dope », ce livre retrace une histoire longue, souvent souterraine, parfois surexposée, et encore largement taboue.

    En effet, « à l’heure où le concept d’addiction envahit tous les espaces, elle représente encore l’addiction suprême, alors même que la “grande épidémie d’héroïne” relève du document historique. L’héroïne est passée de mode. Elle est peu consommée par les plus jeunes, elle est bannie de la plupart des “supermarchés de la drogue” et, même sur le darknet, elle occupe une place marginale ».

    #Santé_publique #Héroine #Opioides



  • Lessons from Optics, The Other Deep Learning – arg min blog
    http://benjamin-recht.github.io/2018/01/25/optics

    People don’t fear this design process. Each year, the US graduates hundreds of optical engineers who go on to design lenses that work. And they’re not scared of their job.

    That’s not because optics is easy. It’s because the mental models in optics are organized well.

    #analogie #recherche #optique #machine-learning


  • #Harcèlement, #feminicides : pour combattre l’oppression des femmes dans l’industrie de la construction

    #WeAreOutiHicks : the fight to end gender-based violence in the construction sector | openDemocracy
    https://www.opendemocracy.net/beyondslavery/latisa-kindred/weareoutihicks-fight-to-end-gender-based-violence-in-construction-sec

    Hicks began a pre-apprenticeship program while in prison. Once released, she was indentured into a contract with the Carpenters Union, and began working diligently as an apprentice carpenter. A mother of three beloved sons, Hicks was determined to build a better life for herself and her children. She followed all of the rules set before her, earned every certification she could, rode her bike miles to and from work: Outi was dedicated to her craft as a carpenter.

    From the time she met her murderer, Aaron Lopez, he was determined to give her a hard time. They worked on the same site, and while his exact position is unknown, he was a non-union worker. Hicks’ position as a union apprentice was just one of the many things Lopez harassed her about. She told her family of how he bullied and said nasty things to her, and even spoke of killing her. But Hicks’ primary goal was to better herself. She was determined not to allow his words or actions to deter her and to make things work, despite the negativity that this man brought into her life.

    #femmes #Outi_Hicks #Open_Democracy #BTP #syndicats #unions #trade_unions


  • Meet the Sacklers: the family feuding over blame for the #opioid crisis

    https://www.theguardian.com/us-news/2018/feb/13/meet-the-sacklers-the-family-feuding-over-blame-for-the-opioid-crisis

    The #Sackler family, a sprawling and now feuding transatlantic dynasty, is famous in cultural and academic circles for decades of generous philanthropy towards some of the world’s leading institutions, from Yale University to the Guggenheim Museum in the US and the Serpentine Gallery to the Royal Academy in Britain.

    But what’s less well known, though increasingly being exposed, is that much of their wealth comes from one product – #OxyContin, the blockbuster prescription painkiller first launched in 1996.


  • Pierre lapin : M. McGregor souffrirait d’une allergie, selon un nouveau film ! A venir prochainement : Blanche-neige suit un régime sans gluten...

    Sony Apologizes After ‘Peter Rabbit’ Movie Exploits a Food Allergy, Upsetting Parents - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/02/12/arts/peter-rabbit-food-allergy.html

    Sam Rose has a son who loves Peter Rabbit, a character from a children’s book by Beatrix Potter, but she won’t take him to see “Peter Rabbit,” the new movie loosely based on it.

    The issue? Her son has food allergies, and a scene in the film shows blackberries being used as a weapon. The backlash to the scene has already drawn an apology from the filmmakers.

    “Peter Rabbit,” which came out last week, features live actors and computer-generated animals. A human character named Tom McGregor is allergic to blackberries. In a quest to gain access to his garden, rabbits pelt him with fruits and vegetables before using a slingshot to send a blackberry flying into his mouth.

    #NYT #livres_pour_enfants #Peter_Rabbit #allergies #Beatrix_Potter

    • @arno OpenCalais a détecté comme nom d’une personne « Tom McGregor », ce qui n’a aucun intérêt car dans le livre le personnage s’appelait simplement « Mr. McGregor » (et parfois « John McGregor »). Surtout, le système n’a pas réussi à noter le nom de l’auteur du livre : la très célèbre #Beatrix_Potter .
      Un petit raté—mais je sais pas s’il est possible de forcer l’indexation par #OpenCalais .



  • Who really contributes to open source | InfoWorld
    https://www.infoworld.com/article/3253948/open-source-tools/who-really-contributes-to-open-source.html

    Microsoft has been nipping at the top open source contributor position for years, but a new analysis by Adobe developer Fil Maj puts Microsoft into a whole other universe of contributions. Or, at least, of contributors.

    Using the GitHub REST API to pull public profile information from all 2,060,011 GitHub users who were active in 2017 (“active” meaning ten or more commits to public projects), Maj was able to pull the total number of corporate contributors to GitHub, with results that might surprise you.

    Which leaves us with Microsoft having twice the number of contributors of its next nearest competitor, Google. For those of us that were around when Microsoft castigated open source as a “cancer” and “anti-American,” this is a remarkable change of heart (or, as I’ve argued, a change of business model). Microsoft has long appreciated the value of developers, but Azure has given Microsoft license to embrace open source as a way to attract them to its platform.

    Meanwhile, Amazon, so often snubbed as an open source ne’er-do-well, comes in at No. 6 in the rankings, with close to 900 contributors. Amazon has perhaps not worn open source on its sleeve in quite the same was as Google and Microsoft have, but it remains a strong contributor to the projects that feed its developer community.

    Other takeaways? Chinese companies like Baidu, Tencent, and Alibaba, which have long been perceived to be net consumers of open source, actually contribute quite a bit. Ditto Oracle, a company to which I’m generally happy to hand out criticism, ranks very high amongst its legacy peers, largely due to its contributions to MySQL and Linux, though not exclusively so.

    #Logiciel_libre #Open_source #Developpeurs #Microsoft


  • Pourquoi mes #données_personnelles ne peuvent pas être à vendre !
    http://www.internetactu.net/2018/02/06/pourquoi-mes-donnees-personnelles-ne-peuvent-pas-etre-a-vendre

    Permettre à chacun de vendre ses données personnelles a toujours été une réponse simpliste, plusieurs fois avancée, toujours repoussée. Quand on entend un minimum ce que sont les données personnelles, on comprendra très vite qu’en fait, cette marchandisation des données, cette « patrimonisation » comme on l’appelle, est impossible. La dernière tribune (...)

    #Articles #Enjeux #Gouvernance #Opinions #confiance #Droits_numériques #eDémocratie #liberté


  • Falsches Signal - Wie die Bahn beim Güterverkehr versagt
    https://www.youtube.com/watch?v=KaSeJkA9g0U


    Fähren, Taxi, Bus, Bahn und vielleicht die eine oder andere Seilbahn sind Teil der öffentlichen Daseinsvorsorge in Deutschand. Sie alle werden seit über dreißig Jahren Schritt für Schritt zurückgefahren, behindert, amputiert. Die Bahn steht unter besonders schwerem Beschuß. Sie war schon vor der Weimarer Republik Eigentum aller Deutschen, denn es hatte sich gezeigt, dass die enorme Anstrengung für Aufbau und Unterhalt ihrer Infrastruktur und ihres Betriebs von Privaten nicht zu bewältigen war. Ihr riesiger Wert wird heute geplündert um Steuersenkungen zu finanzieren, um der sakrosankten unsichtbaren Hand aller Absurdität zum Trotz doch noch zum Erfolg zu verhelfen.

    Dieser Film legt ein kleines Stück des Wegs zurück, der zum Verständnis von Mechanismen und Ursachen führt.

    Kommentar von Nils Endjer

    Wenn Mercedes und Co Güterwagen herstellen würden, wäre jeder Tante-Emma Laden mit eigenem Gleisanschluss versehen. So zieht man jedoch jeden Euro aus dem Bahn-Netz. Viele Gelände werden nicht stillgelegt, weil sie zu unwirtschaftlich sind, sondern weil man beim Verkauf des Geländes / der Immobilie schnell Geld machen kann um es dann den Aktionären hinten rein zu schieben.
    Man kann viele Mängel befunden, aber es wird einem keine Zeit sowie Material zur Verfügung gestellt, um selbige zu beheben. Lieber aufschieben, damit in dem aktuellen Jahr die Ausgaben gering und der Umsatz hoch ist. Im nächsten Jahr Druck von oben nach unten geben warum denn jetzt die Weiche, das Stellwerk, der Bü total ausgefallen ist. Dabei hätten teilweise schon einige hundert Euro und ein Paar Arbeitsstunden gereicht, dann wäre es nie sowei gekommen.

    #Bahn #Verkehr #ÖPNV #Deutschland #Schweiz


  • Anatomie de la menace terroriste en #France
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060218/anatomie-de-la-menace-terroriste-en-france

    L’Etat islamique en 2018, vu par les services secrets (2/2). La France a surtout été frappée en 2017 par un terrorisme endogène, visant les forces de sécurité 9 fois sur 11, dans des attaques au mode opératoire sommaire. Depuis trois ans, sur les 20 auteurs d’attentats recensés, seulement trois étaient en situation irrégulière.

    #Ahmed_Hanachi #Champs-Elysées #DGSI #Didier_Deschamps #EMOPT #Etat_islamique #Karim_Cheurfi #opération_Sentinelle #Tour_Eiffel #UCLAT #Xavier_Jugelé


  • Le Britannique Lauri Love, accusé d’avoir piraté l’armée américaine, échappe à l’extradition

    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/02/05/le-britannique-lauri-love-accuse-d-avoir-pirate-l-armee-americaine-echappe-a

    La justice britannique a bloqué son extradition vers les Etats-Unis. Lauri Love est accusé d’avoir volé des données appartenant à des agences américaines.

    Les Etats-Unis avaient demandé que Lauri Love leur soit remis : l’homme est poursuivi dans trois Etats pour accès illégal à un ordinateur d’une agence américaine, complot, piratage informatique et vol aggravé d’identité. Il est entre autres accusé de s’être infiltré dans les serveurs de la Réserve fédérale pour y voler des informations confidentielles puis de les avoir diffusées sur Internet.

    Il est notamment soupçonné d’avoir rejoint, voire coordonné, l’opération #OpLastResort, lancée par le collectif Anonymous, en soutien à Aaron Swartz — un étudiant poursuivi pour avoir téléchargé des millions d’articles scientifiques, qui s’est suicidé le 11 janvier 2013. Des sites Internet d’agences fédérales avaient alors été piratés. Lauri Love avait été arrêté à son domicile en octobre 2013.


  • DuckDuckGo, le canard aux pratiques boiteuses | Franck Ridel
    http://franck-ridel.fr/duckduckgo-le-canard-aux-pratiques-boiteuses

    Loin de moi l’idée de les faire passer pour des menteurs qui profitent de la crédulité des gens, leurs intentions sont peut-être bien réelles après tout, mais une chose pourtant importante est souvent mise de côté.

    L’avertissement (ou le rappel) est nécessaire, mais pour une utilisation d’une personne lambda au quotidien, Duckduckgo est quand même beaucoup moins evil que Google.

    Je l’utilise depuis longtemps, il s’améliore régulièrement dans l’interface et les fonctionnalités, et l’utilisation des bangs (!spip) est bien agréable.

    Pour le coup de Searx (méta moteur open source) installé en local, je ne connais pas bien mais j’imagine que les requêtes de recherche partent de notre machine, du coup niveau privacy ça doit pas être top...

    #moteur_de_recherche #duckduckgo #qwant #searx #vie_privée

    • Je n’avais pas vu la réponse dans les commentaires :

      « Searx en localhost soit via proxychains, soit en reverse proxy via Tor (Ce qu’on appelle un service caché) »

      Pas très grand public, difficile de conseiller ça à notre entourage d’utilisateurs lambda.

      Je continue à promouvoir Duckduckgo (et Qwant) autour de moi, déjà pour montrer aux gens qu’il existe une vie hors de Google.

    • Bon, faudrait pas non plus flinguer DDG avec un bad buzz.
      Et il faudrait surtout voir qui pourrait en être à l’origine :

      Duck Duck Go dispose d’une certaine notoriété aux Etats-Unis et se positionne sur un registre pratiquement identique à celui de Qwant : le respect de la vie privée, sans tracking des utilisateurs. Une comparaison qui fait bouillir Eric Léandri. « C’est juste un méta-moteur hébergé sur Amazon Web Services. C’est du Canada Dry. Si le gouvernement américain veut des données, il n’a qu’à demander à Amazon, sans même passer par Duck Duck. »

      https://seenthis.net/messages/665968

    • J’ai startpage en moteur par défaut et je suis plus satisfait des résultats qu’avec DDG ou Qwant. Qwant était pénible à utiliser avec TOR (fréquent refus de connexion) et l’interface est trop distrayante.

      Searx me semble le plus abouti en termes de principe mais c’est plus difficile à mettre en place. J’ignorais que LDQN avait une instance, je vais essayer.

    • Discussion sur le choix du #moteur_de_recherche ici aussi :
      https://seenthis.net/messages/641417
      https://seenthis.net/messages/651183

      Moi je suis passé à #Searx pour les raisons que j’explique :
      –il ne doit pas juste utiliser le moteur de #google
      –il existe en français
      –il doit avoir un onglet « actualité »
      Si ça marche, quand on cherche « World Socialist Web Site » (avec les guillemets) dans l’onglet actualité, on doit trouver des articles de ce site, ce qui n’est pas le cas avec Google. Ce n’est pas que je suis obsédé par #WSWS, c’est juste un test.

      Certes, c’est plus lent et moins joli que google, la version française ne marche pas toujours, et parfois il faut s’y reprendre à deux fois, mais ça va...

      #optimisation de #firefox

    • Intéressant ces retours...
      Je n’avais pas testé Searx depuis longtemps, ça s’est bien amélioré il me semble.
      Manquerait plus qu’un thème dark (comme celui de DDDG) et ce serait parfait.

      Si j’ai cinq minutes, j’en proposerais peut être un à #infini :)



  • Le mouvement communiste face à la question nationale | Cercle Léon Trotsky n°152 (conférence de #LutteOuvriere, 19 janvier 2018)
    https://www.lutte-ouvriere.org/publications/brochures/le-mouvement-communiste-face-la-question-nationale-103360.html
    Introduction :

    Les luttes sociales dont nous allons parler ce soir ont toutes un point commun, celui d’être motivées par la révolte des masses face à l’oppression nationale. L’oppression nationale peut se manifester sous de multiples formes. Mais elle se traduit très souvent par des humiliations quotidiennes, des humiliations institutionnalisées que les populations opprimées ressentent dans leur chair. Ainsi les Chinois au début du XXe siècle pouvaient lire à l’entrée de certains parcs des concessions étrangères à Shanghai que l’entrée leur était interdite, à eux et aux chiens. Les Juifs d’Europe de l’Est du XIXe et du début du XXe siècle étaient désignés à la vindicte populaire et aux pogroms par les puissants. Les Algériens après avoir été massacrés par les Français lors de la conquête coloniale furent soumis au code de l’Indigénat et ne pouvaient par exemple plus sortir de leur village sans en demander l’autorisation. Et aux États-Unis, même après la seconde Guerre mondiale, si les Noirs ne risquaient plus d’être lynchés en place publique comme encore dix ans plus tôt, ils subissaient des discriminations et des interdictions sans fin, comme celle ne pas pouvoir s’asseoir dans les bus aux places qui leur étaient interdites, parce que réservées aux Blancs.

    Le sentiment national, réaction élémentaire à cette oppression, le sentiment d’être opprimé en tant qu’autochtone, d’être considéré comme un étranger dans son propre pays, est un sentiment puissant, capable d’unifier de larges masses et de mettre en mouvement, en lutte, toutes les classes des nations opprimées, paysans et ouvriers comme bourgeois et petits-bourgeois. C’est ce caractère massif, collectif, profond de la révolte nationale qui donne sa force à ces luttes, qui leur donne tout leur potentiel révolutionnaire. Mais si les possibilités que ces luttes renferment sont immenses, la direction qu’elles prennent, les objectifs qu’elles peuvent atteindre dépendent de la classe sociale qui en prend la tête.

    Les communistes, militants de l’émancipation de la classe ouvrière et de l’instauration du socialisme à l’échelle mondiale, ont toujours participé aux luttes qui ont mis en mouvement de larges masses contre l’oppression, quelle qu’elle soit. Ils ont donc bien naturellement participé aux luttes , donc celles contre l’oppression nationale, tout en essayant de leur donner là-aussi le caractère le plus progressiste possible. C’est au cours de ces luttes qu’ils se sfont forgé une conviction, celle qu’on ne pourra résoudre intégralement la question de l’oppression nationale sans en finir avec l’oppression tout court, et donc qu’il n’y a que le prolétariat qui soit en mesure de mener ce combat jusqu’au bout, qu’il doit en prendre la tête. Dans le cadre de cet exposé, nous verrons comment les communistes du XIXe et du XXe siècle, avant que le stalinisme remette cela en cause, sont intervenus au XIXe et au XXe siècle dans la question nationale, comment ils prirent part aux combats de leur temps. Et nous nous intéresserons en détail à la révolution russe de 1917 et à la manière dont, il y a cent ans, la classe ouvrière et les bolcheviks au pouvoir ont entrepris de résoudre cette question, permettant à des dizaines de nationalités opprimées de commencer à trouver les voies et les moyens de construire ensemble un avenir commun.

    #nationalisme #question_nationale #internationalisme #classe_ouvriere #oppression_nationale #colonialisme #mouvement_communiste


  • « Too many pills »
    https://www.revealnews.org/episodes/too-many-pills

    Drug overdoses now are the leading cause of death among Americans under 50, largely thanks to a surge in opioid use. Although heroin and fentanyl have dominated the headlines in recent years, the problem started with a flood of prescription painkillers, distributed by some of the country’s biggest corporations.

    At the urging of his editor, Washington Post reporter Lenny Bernstein set out to learn why millions of pills were being sent to cities and towns across the U.S. – and why distributors seemed to shrug off evidence of rampant abuse. His reporting took him to Washington’s halls of power: the Department of Justice, Capitol Hill and deep inside the Drug Enforcement Administration, with a senior official who saw the crisis coming.

    #opioid #distributors #podcast #reveal


  • Fentanyl Adds Deadly Kick to Opioid Woes in Britain - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/02/04/world/europe/uk-fentanyl-opioid-addiction.html

    Britain already has Europe’s highest proportion of heroin addicts, and last year, drug-related deaths hit a record high in England and Wales, with 3,744 deaths mainly from heroin and other opioids. While the scale is small compared with deaths in the United States — where more than 100 Americans die each day from opioid abuse — British authorities fear that fentanyl could become the country’s next most dangerous drug.

    “People here are prescribed opioids for pain, but nothing to the extent of the U.S., where extremely potent opioids are being prescribed on a large scale,” said Dr. Prun Bijral, the medical director for Change, Grow, Live, a nonprofit organization that focuses on substance abuse. “On the one hand, this is positive. But on the other hand, the U.K. has one of the highest rates of drug-related deaths in Europe.”

    #Opioides #Grande_Bretagne


  • Dr. Greger’s Daily Dozen Checklist - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=MqmSMunAtss

    Dans son livre « How not to die » le Dr Greger (NutritionFacts) propose une liste de types d’aliments et quantités à manger quotidiennement.
    Cette vidéo synthétise cela.

    Illes ont aussi créé une petite application (libre) ios & android (traduite en français) avec quelques explications :
    https://itunes.apple.com/us/app/dr-gregers-daily-dozen/id1060700802
    https://play.google.com/store/apps/details?id=org.nutritionfacts.dailydozen&hl=fr

    Repos Github associés :
    https://github.com/nutritionfactsorg/daily-dozen-android
    https://github.com/nutritionfactsorg/daily-dozen-ios

    Cette application doit être pratique en faisant les courses j’imagine ; en tout cas, très simple à naviguer. Il y a des renvois vers les vidéos du site NutritionFacts également dedans.

    #nutritionfacts #alimentation #opensource


  • « L’Opus Dei est devenue une multinationale financière »  Elodie Blogie | Le Soir (30.01)

    http://plus.lesoir.be/137079/article/2018-01-30/philippe-lienard-lopus-dei-est-devenu-une-entreprise-de-conquete-du-pouv

    Si l’institution catholique est en déclin, son pouvoir économique est immense
    ELODIE BLOGIE Entretien

    Philippe Liénard, juriste de formation, franc-maçon revendiqué (auteur de nombreux ouvrages sur ce thème), publie un livre sur l’Opus Dei. Il tente d’y faire la lumière sur le pouvoir réel de « l’Œuvre ».

    L’Opus Dei est plutôt sur le déclin...
    On observe une chute des vocations de prêtres, car cela implique des contraintes qui ne sont plus compatibles avec une vie au XXI e siècle : porter le cilice, faire cinq prières par jour, etc. Mais c’est précisément car il y a une chute des vocations que l’Opus Dei a multiplié les centres de formation. On en trouve 80 en France, une vingtaine en Belgique. Il y a une volonté de formater la jeunesse. On trouve par exemple deux résidences à Bruxelles, un à Liège, un près de Walcourt, etc. Cela représente quelques centaines de jeunes. Ce qu’on demande à ces enfants en termes de pression scolaire, d’obligations spirituelles est lourd. Or formater la jeunesse, c’est formater l’avenir.

    Au-delà des fantasmes, vous dites que le pouvoir de l’Opus Dei est surtout financier.
    L’Opus Dei est devenue aujourd’hui une multinationale financière très bien structurée. Selon ses statuts, l’Œuvre doit être « pauvre ». Or, l’Opus Dei n’ayant rien mais possédant beaucoup, il y avait une incohérence. La réponse est à chercher du côté de cette galaxie de personnes morales, d’associations, de fondations que l’Opus Dei a développée partout, en Espagne, en France, beaucoup en Suisse, mais aussi en Belgique. Ensuite, à travers ses coopérateurs, l’Opus Dei a pu engranger des sommes extraordinaires. Ces coopérateurs ne sont pas membres ; ils vivent dans la société civile, sont mariés, pères de famille, chefs d’entreprise, mais sont proches des idées de l’Opus Dei et y versent des dons.

    Vous citez les noms d’Etienne Davignon, de Maurice Lippens. Sur quoi vous fondez-vous pour soupçonner qu’ils sont des coopérateurs ?
    Dans les deux cas, je peux développer les sources et faire la démonstration. Je ne le fais pas dans ce livre car je ne voulais pas en faire un livre à scandale. J’ai beaucoup de respect pour ces deux messieurs. S’ils veulent attaquer le livre, ils peuvent le faire. Mais dans l’ouvrage, j’use du conditionnel et de beaucoup de précautions : je ne dis rien qui offre le profil d’une certitude absolue.

    Ces coopérateurs usent de leur position pour faire avancer les idées de l’Opus Dei ?
    En Belgique, l’Œuvre est présente dans le monde judiciaire, dans celui des entreprises, dans la politique aussi, mais de façon marginale, c’est-à-dire uniquement par personne interposée. Dans tous ces cas, les coopérateurs et proches de l’Opus Dei véhiculent évidemment un projet de société particulier et se servent de leur fonction pour le faire aboutir, d’une façon ou d’une autre. L’Œuvre est sortie de son rôle spirituel « pur jus » : c’est devenu une entreprise de conquête d’un pouvoir économique. J’ai chiffré les recettes de l’Œuvre à 100 millions de dollars par jour. L’Opus Dei a compris avant tout le monde que les Eglises avaient une durée de vie et qu’il fallait que l’Œuvre survive à l’Eglise. Or, dans nos sociétés de consommation, le pouvoir de demain appartient à ceux qui ont des sous. Un peu plus de la moitié des entreprises du CAC 40 sont dirigées par des proches de l’Opus Dei. L’entreprise Renault, par exemple, a toujours été dirigée par des proches, voire par des membres, dont certains ne se cachent pas.

    En Belgique, le terreau n’est pas très fertile... Vous comparez – pour mieux les opposer – franc- maçonnerie et Opus Dei. Le lobbying franc-maçon n’a-t-il pas plus de portée que le lobbying opusien ?
    On parle beaucoup de la maçonnerie comme pouvoir d’influence, mais c’est parce que les franc- maçons ne sont pas secrets (contrairement à l’Opus Dei), juste discrets. Si vous connaissiez les difficultés rencontrées par les loges pour payer les factures d’électricité, vous comprendriez qu’on est loin du grand complot mondial. L’Opus Dei, par contre, a développé des structures mondiales. Les tentatives d’être présent sur le terrain politique existent, en Belgique aussi. L’Opus Dei joue-t-il un rôle politique majeur et décisif pour autant ? Non. Mais la Belgique n’est pas une île, elle subit les influences de ses voisins. Il faut comprendre que l’Opus Dei vit dans l’intemporalité. Ils ont tout le temps. Ce qui n’est pas le cas de nos politiques. Je ne connais aucune institution qui ait une telle vision froide, sur le long terme, avec une redoutable efficacité de ramification dans tous les milieux.

    #opus_dei #argent #pouvoir #religion #Michelin #extrême_droite #sexisme #école #France #Suisse #Belgique #Espagne #finance #multinationale #Bilderberg #pouvoir-économique #cac40 #renault #secte #opus_dei #esclavage #traditionalistes

    #etienne-davignon #Commission-européenne #bilderberg #Suez-Tractebel #Brussels-Airlines
    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_Davignon

    • Président de la Table ronde des industriels européens ( #ERT ), de l’AG et du CA de l’ICHEC Brussels Management School de la Société générale de Belgique, Union minière du Haut Katanga (UMHK), de la Compagnie maritime belge, de la Compagnie des wagons-lits, Recticel, SN Airholding.
    • Vice-président d’Accor, Arbed, Tractebel, Fortis Belgique, Umicore, Sibeka.
    • Membre du conseil d’administration de Anglo American Mining, Gilead Sciences, ICI, Pechiney, Foamex, Kissinger Associates, Fiat, Suez, BASF, Solvay, Sofina, Recticel, CMB, Cumerio, Brussels Airlines, BIAC, Petrofina, Real Software.
    • Président de l’Association pour l’union monétaire en Europe depuis 1991, de la Fondation Paul Henri Spaak et d’EGMONT.
    • Membre de la Commission Trilatérale et de la Fondation Ditchley.
    • Membre du directoire du think tank Centre for European Policy Studies.[1] [archive] Ainsi que président de Friends of Europe, un think tank influent.
    • Président du comité de direction du groupe Bilderberg de 1998 à 2010

    #Maurice-Lippens #suez #total #Bilderberg
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Lippens
    RAPPEL :
    https://seenthis.net/messages/137701
    https://seenthis.net/messages/628373
    https://seenthis.net/messages/407809
     
     
     
     




  • https://www.drugs.com/naloxone.html

    Les plus récentes statistiques nous apprennent que les #opioïdes tuent en moyenne huit personnes par jour au pays, la faute au #fentanyl la plupart du temps. Et, fait à souligner avec votre feutre fluo préféré, plusieurs en prennent à leur insu.

    Il y a quelques jours à Montréal, des consommateurs occasionnels de cocaïne ont eu la (mauvaise) surprise de 1) faire une #overdose 2) apprendre que leur #coke était coupée avec du fentanyl. Une nouveauté dont on se serait bien passé et qui a fait au moins un mort, allongeant la longue liste des victimes de l’Apache.

    On ne vous fera pas la morale : ce que vous ou vos amis mettez dans votre nez ou vos veines, ça ne nous regarde pas. On ne vous fera pas la morale, soit. Mais vous aider à sauver une vie dans une soirée qui tourne mal, ça on va le faire. Suzanne Campbell, une sympathique pharmacienne, a accepté de nous montrer comment administrer l’antidote qui peut renverser une surdose d’opioïdes.

    https://urbania.ca/article/la-trousse-contre-les-surdoses-de-fentanyl-dont-vous-avez-besoin-sans-le-sav

    La naloxone est un médicament injectable utilisé pour contrecarrer une surdose de fentanyl, mais aussi de morphine, d’héroïne, de Dilaudid ou autre opioïde.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Naloxone