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  • Une bague sertie de 321 diamants offerte à Donald Trump par la communauté diamantaire belge | Euronews
    https://fr.euronews.com/my-europe/2026/07/03/une-bague-serties-de-321-diamants-offerte-a-donald-trump-par-la-communa

    Ce cadeau intervenant après la suppression des droits de douane américains sur les diamants belges.

    À l’occasion du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis, une bague en or sertie de 321 diamants, 56 saphirs, 13 émeraudes et six rubis a été offerte au président américain Donald Trump par l’Antwerp World Diamond Centre (AWDC), au nom du secteur diamantaire anversois .

    "Que cette bague demeure le rappel que les véritables partenariats, comme les plus beaux diamants naturels, se forgent sous pression, résistent à l’épreuve du temps et brillent davantage encore lorsqu’ils reposent sur la confiance", a déclaré Isidore Mörsel, président de l’Antwerp World Diamond Centre.

    La bague de la taille d’une montre, a été présentée cette semaine à Bill White, l’ambassadeur des États‑Unis en Belgique, afin qu’il la remette au président Donald Trump.

    Des dizaines de diamants dessinent deux immenses lettres "T" à côté de la bannière étoilée ainsi que les dates "1776" et "2026".

    D’autres dizaines encadrent les chiffres 45 et 47 en formant le logo de Superman.

    Un aigle aux ailes de diamants porte un bouclier de rubis et serre dans ses serres une branche d’olivier en émeraudes, sous un "250" rayonnant, au‑dessus de l’inscription "250 YEARS USA" gravée en or 18 carats.

    "Un merci tout particulier à mes amis d’Anvers pour la magnifique bague Freedom 250", a déclaré Donald Trump dans un message vidéo préenregistré lors d’un événement à Bruxelles célébrant le 250e anniversaire des États‑Unis.

    L’ambassadeur des États‑Unis en Belgique Bill White présente une bague conçue pour le président Donald Trump à Bruxelles, le 28 juin 2026 AP Photo

    L’intérieur de la bague est gravé de la mention "Crafted in Antwerp for Donald John Trump".

    En terme de valeur financière, la bague fait pâle figure face à des cadeaux comme l’avion de 400 millions de dollars (349 millions d’euros) offert par le Qatar, que Donald Trump a fait transformer en nouveau Air Force One.

    Un responsable de la Maison‑Blanche, qui s’exprimait sous couvert d’anonymat pour évoquer le sujet, a indiqué jeudi que la bague n’avait pas encore été remise à Trump.

    Une nouvelle entorse aux usages de la Maison‑Blanche

    Ce cadeau intervient quelques mois après que l’industrie diamantaire belge a obtenu la suppression des droits de douane américains sur les importations de diamants.

    En septembre, l’AWDC a indiqué être "parvenu à obtenir un droit de douane de 0 %" sur les plus de 2 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros) de diamants taillés exportés chaque année d’Anvers vers les États‑Unis.

    Un porte‑parole du groupe a précisé jeudi que l’AWDC avait apporté sa "contribution" à la Commission européenne pendant qu’elle négociait avec Trump un large accord sur les droits de douane en 2025, mais n’avait pas elle‑même fait de lobbying auprès de l’administration.

    Les présidents américains disposent d’une large marge de manœuvre pour accepter des cadeaux de sources nationales ou étrangères et peuvent eux‑mêmes décider si un présent leur est destiné à titre personnel ou au nom de la nation.

    Font exception les cadeaux émanant de gouvernements étrangers, interdits par la clause des émoluments étrangers de la Constitution sans l’aval du Congrès, même si les présidents peuvent utiliser des fonds personnels pour rembourser le Trésor à hauteur de la valeur totale d’un cadeau officiel s’ils souhaitent le conserver.

    Les cadeaux personnels sont également censés figurer dans la déclaration financière annuelle du président.

    Sur la déclaration de 2025 de Donald Trump, publiée cette semaine, figure un cadeau de 250 000 dollars (218 000 euros) sous la forme d’une sculpture représentant son geste triomphal après avoir survécu à une tentative d’assassinat lors d’un meeting de campagne en 2024 à Butler, en Pennsylvanie, ainsi que des billets pour dix événements sportifs, dont dix pour la prochaine finale de la Coupe du monde dans le New Jersey, offerts par Gianni Infantino, le président de la FIFA, pour une valeur totale de 15 000 dollars (13 000 euros).

    Quatre experts américains en questions d’éthique ont déclaré à l’agence Associated Press que Trump a rompu avec une pratique en vigueur depuis des décennies à la Maison‑Blanche consistant à s’abstenir d’accepter de tels cadeaux.

    La bague estimée entre 25 000 et 35 000 dollars

    Pour réaliser la bague, l’AWDC a fait appel à David Gotlib, un joaillier haut de gamme basé à Anvers dont les boutons de manchette peuvent se vendre plus de 15 000 euros.

    Ni l’AWDC ni Gotlib n’ont voulu fournir d’estimation de la bague, mais deux joailliers indépendants ont indiqué à l’AP qu’ils évaluent sa valeur entre 25 000 et 35 000 dollars (21 000 à 30 000 euros).

    Après la présentation de la bague sur une scène aux couleurs de la bannière étoilée à Bruxelles, la musicienne Alexis Wilkins, compagne du directeur du FBI Kash Patel, a entonné l’hymne national américain devant plus de 8 000 personnes.

    Alexis White a indiqué avoir levé plus de 5,5 millions de dollars (4,8 millions d’euros) pour l’événement du 250e anniversaire auprès de sponsors d’entreprise comme les géants de l’armement Lockheed Martin et Northrop Grumman, des groupes technologiques comme Intel, Google et Meta, ainsi que les chocolatiers européens Leonidas et Ferrero. L’AWDC a précisé avoir, elle aussi, apporté des fonds.

    "Les médias demandaient : “Pourquoi cela doit‑il être si grand ?” ", a confié Alexis White à propos de l’événement. "Parce que nous sommes les États‑Unis d’Amérique !"

    Reste que le sort de la bague demeure incertain.

    Mercredi, Alexis White a publié en ligne une photo de lui portant la bague et levant le pouce. Depuis, la publication a été supprimée.

  • Pris pour un cambrioleur chez lui : un jeune homme de 19 ans accuse la BAC de l’avoir « passé à tabac »
    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/pris-pour-un-cambrioleur-chez-lui-un-jeune-homme-de-19-an

    Ce vendredi 27 février devait être une journée comme les autres pour Evan, 19 ans. Le jeune homme se prépare à manger en attendant le retour de ses parents. Mais vers 19h, des individus surgissent par la fenêtre de la cuisine et le rouent de coups. Evan s’effondre, à moitié inconscient. "Il a été tabassé", raconte son père. "Il n’entendait plus rien, il était complètement sonné. Il a cru que c’étaient des voleurs mais c’étaient des policiers de la #BAC. Ce n’est qu’après l’avoir roué de coups, qu’ils lui ont demandé son nom. Et là, ils lui ont dit d’aller se nettoyer. Ils n’ont même pas appelé les secours".

    #police #violences_policières #impunité_policière

  • Kidnapping de #Maduro : les États-Unis « vont dicter » toutes les décisions du #Venezuela, annonce la Maison Blanche

    Loin de perdre de vue les enjeux financiers que représente le Venezuela, la porte-parole a également annoncé que Donald #Trump verrait vendredi les patrons de grands groupes pétroliers américains pour « discuter des immenses possibilités qui s’offrent à ces sociétés en ce moment » au Venezuela.

    https://www.humanite.fr/monde/donald-trump/kidnapping-de-maduro-les-etats-unis-vont-dicter-toutes-les-decisions-du-ven

    #open_bar ?

  • Afficher une carte contraire au droit international, une honte - YouTube (26/03/2025)
    https://www.youtube.com/watch?v=OkcYdqbiewg

    Il y a quelques semaines, j’ai remarqué le changement de carte du monde accrochée dans notre salle de commission des Affaires étrangères.

    Ce matin, j’ai rappelé la séparation des pouvoirs que détiennent le Président de la République et le Parlement, et le rôle que peuvent tenir les députés, et plus largement les parlementaires, dans la diplomatie.

    La carte accrochée avant ce changement (celle utilisée par l’ONU) distinguait le #Sahara_occidental du Maroc par des couleurs différentes, et était donc conforme au droit international. À présent, cette carte englobe d’une même couleur ces deux pays, allant donc dans le sens d’un Sahara marocain.

    Le Président de la Commission des Affaires étrangères, Monsieur Fuchs, a pris seul cette décision, sans même en parler aux Vice-Présidents.

  • #Titane, #lithium : l’#Europe ouvre « un open bar pour l’#industrie_minière »

    Plutôt que l’instrument d’une transition « verte », la future législation européenne sur les #matières_premières_critiques est une offrande aux industries polluantes, dénonce Laura Verheecke de l’Observatoire des multinationales.

    Reporterre — En quoi consiste la législation européenne sur les matières premières critiques, actuellement discutée ?

    Lora Verheecke — Cette #loi est pensée par la #Commission_européenne pour permettre à l’#Union_européenne (#UE) un approvisionnement plus conséquent et plus sûr en #minerais indispensables pour la transition « verte ». Ces minerais serviront à fabriquer les #capteurs, les #moteurs ou encore les #batteries des #voitures_électroniques, des rotors d’#éoliennes, des #panneaux_photovoltaïques

    En pratique, le texte prévoit un #soutien_financier pour ouvrir des mines hors de l’UE, avec très peu de contraintes pour les entreprises en termes de respect de l’environnement et des populations locales. Il permet aussi d’ouvrir plus de mines en Europe à travers le principe d’« #intérêt_stratégique_supérieur », c’est-à-dire en limitant les motifs d’objection juridique des populations, en reléguant les lois environnementales et démocratiques. Par conséquent, on consultera moins, plus vite et on pourra plus difficilement remettre en cause l’ouverture d’une mine.

    Le processus législatif en cours est très rapide — « le plus rapide de l’histoire » selon certains journalistes — et le brouillon de loi publié en mars par la Commission est aujourd’hui au stade final de discussions et compromis entre le Parlement européen et le Conseil, c’est-à-dire les États membres. Les deux institutions ont déjà arrêté leurs positions.

    Une fois leurs discussions achevées, la loi n’aura plus qu’à être votée par les États membres et le Parlement et elle deviendra loi partout dans l’Union européenne. Si le processus est si rapide, c’est qu’il y a encore peu d’attention publique et médiatique sur ce projet de loi et le soutien est large — mais pas entier — du côté des capitales européennes et des députés européens.

    Dans le rapport Du sang sur le Green Deal publié avec Corporate Europe Observatory (https://multinationales.org/fr/enquetes/du-sang-sur-le-pacte-vert/du-sang-sur-le-green-deal-comment-l-ue-sous-pretexte-d-action-clima), vous montrez comment cette loi, présentée comme favorable au climat, profite largement à l’industrie minière, pourtant « intrinsèquement sale ».

    On peut même affirmer que cette loi s’est transformée en un #open_bar pour l’industrie minière, sale, et celle de l’#armement, mortifère. Elle est le fruit d’un #lobbying soutenu et de longue date, notamment au sein d’un groupe de travail de la Commission, actif depuis les années 80 et qui compte comme membres de nombreuses entreprises telles que #Volkswagen, #Umicore — spécialisé dans la technologie des matériaux —, #Nokia et #Boliden, une entreprise minière suédoise.

    Sous couvert de garantir la #transition_écologique, les conséquences de cette loi seront donc potentiellement désastreuses : une mine est et sera toujours sale. En ouvrir une requiert de grandes quantités de terres, peut entraîner le déplacement de communautés.

    L’extraction des minerais de la terre implique une grande #pollution de l’#eau, des #sols et de l’#air, car cette extraction utilise de nombreux produits chimiques. C’est un réel #danger pour la #biodiversité : en 2019, 79 % de l’extraction mondiale de minerais métalliques provenait de cinq des six biomes les plus riches en espèces, dont les écosystèmes tropicaux forestiers.

    En #France, l’ouverture de la plus grande mine de lithium est prévue pour 2028, dans l’#Allier. Des organisations locales s’y opposent déjà pour éviter la pollution de leurs terres et leurs rivières et le secteur de la mine a été placé sous surveillance comme « site avec une contestation susceptible de se radicaliser à court terme » par les services du ministère de l’Intérieur.

    Parmi les groupes de pression, on retrouve des secteurs de la défense et de l’aéronautique, comme #Airbus ou #Safran. Comment ont-ils influé sur le processus de décision ?

    Airbus et Safran, mais aussi #Dassault, ont rencontré de nombreux décideurs politiques européens. Ils sont également membres de nombreuses associations d’entreprises et paient des agences de lobbying comme #Avisa_Partners pour supplémenter leur lobbying.

    De plus, les portes tournent [1] entre les entreprises de l’armement et l’Union européenne. En 2020, par exemple, l’ex-président de l’Agence européenne de défense est devenu lobbyiste en chef d’Airbus.

    Ces rencontres, études et événements et ces aller-retours leur ont permis de se faire des alliés au sein même de la Commission, au Parlement européen et dans de nombreux États membres. La Commission a même cofinancé une alliance sur les #matériaux_rares — dont #France_Industrie est membre — et créé un groupe d’experts dans lesquels les industriels de l’armement ont voix au chapitre.

    Tout ceci a mené à deux victoires majeures : premièrement, on ouvrira des mines dans le futur à la fois pour les #voitures_électriques, mais aussi pour des #missiles ; et deuxièmement l’extraction de certains minerais sera aidée financièrement et politiquement pour l’industrie de la défense, comme le titane.

    Ce #minerai est aujourd’hui classé stratégique, d’après l’UE, suite au lobbying de l’industrie de la #défense et de l’#aérospatial. Alors même qu’il n’est pas utile à la transition « verte ». Cette catégorisation était une des demandes du PDG de Safran auprès du vice-président de la Commission lors de leur rencontre en mai 2023.

    Pour résumer, la #défense et l’#aéronautique ont tout fait, donc, pour s’assurer que les métaux qui les intéressaient bénéficieraient du même soutien public et des mêmes déréglementations environnementales que ceux qui sont réellement utiles aux transitions climatique et numérique.

    Quel rôle a joué la France et le commissaire français #Thierry_Breton dans ce processus ?

    Les deux ont été des alliés très importants des industriels. M. Breton n’a pas hésité à se faire la voix de l’industrie de l’armement, en clamant notamment en mars 2023, lorsque la Commission européenne dévoilait le projet de loi : « Pas de batteries sans lithium, pas d’éoliennes sans terres rares, pas de munitions sans #tungstène… » Le #lobby européen des entreprises de la défense dira de M. Breton, en novembre 2021 : « Nous sommes très fiers et heureux de vous considérer comme "notre commissaire" ».

    C’est de ce même lobby que la France copiera d’ailleurs une partie de ses positions au Conseil — l’institution au sein de laquelle les États membres débattent. La France a d’ailleurs créé en novembre 2022 un #Observatoire_français_des_ressources_minérales_pour_les_filières_industrielles (#Ofremi), qui a d’ailleurs placé, dès son lancement, les difficultés d’approvisionnement du secteur de la défense au rang de ses priorités. L’Ofremi tient par exemple un discours similaire au PDG de Safran sur le titane.

    Est-il encore possible de sauver ce texte ?

    Ce texte est principalement débattu aujourd’hui dans la bulle européenne d’experts, avec des discussions qui se limitent à des considérations techniques. Il est temps d’avoir une discussion politique pour savoir sous quelles conditions ouvrir des mines et quelle doit être l’utilisation des minerais et terres rares. Nous devons nous poser la question des priorités d’usage. Ouvre-t-on des mines pour des 4x4 électriques lourds, pour des bus électriques ou pour des drones ?

    Il est nécessaire d’avoir une discussion politique sur les conséquences environnementales de notre transition dite verte. Aujourd’hui, ces discussions sont trop absentes du débat public européen. La loi ne mentionne pas la question de notre boulimie de consommation, d’une limite à notre demande en matériaux rares. Sous couvert de #Green_Deal et de transition « verte », on met de côté les nouvelles pollutions, émissions et atteintes aux droits de l’homme à venir.

    Notre chance, ce sont les élections européennes qui approchent : les députés seront de plus en plus réceptifs aux demandes des citoyens européens sur leur position sur ce texte. Certains États membres posent timidement la question de la réduction de notre consommation en minerais et terres rares, comme la Belgique, qui prend la présidence du Conseil en janvier. On peut pousser nos gouvernements à avoir cette position : plutôt qu’ouvrir des mines, ouvrons le débat sur la consommation de minerais.

    https://reporterre.net/Titane-lithium-l-Union-europeenne-ouvre-un-open-bar-pour-l-industrie-min
    #terres_rares #transition_énergétique #énergie #mines #extractivisme

  • Émission « Libre à vous ! » sur radio Cause Commune (5 février 2019)
    https://www.april.org/emission-libre-a-vous-sur-radio-cause-commune-5-fevrier-2019

    Début : 5 Février 2019 - 15:30Fin : 5 Février 2019 - 17:00

    Écouter le podcast

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    Il n’y aura pas d’émission inédite de Libre à vous ! mardi 5 février 2019. Il y aura une rediffusion de la première émission « Libre à vous ! » diffusée le 29 mai 2018. Elle était consacré à l’Open Bar « Microsoft/Défense ». Avant ce sujet, nous avons parlé de logiciel libre, de notre slogan « priorité au logiciel libre » au niveau individuel et collectif, du groupe de travail #Sensibilisation de l’April et de moyens de découvrir concrêtement le logiciel libre.

    S’abonner au podcast

    Les ambitions de l’émission Libre à vous !

    La radio Cause commune a commencé à émettre fin 2017 sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur Internet. Sur le site de la radio on lit : « Radio associative et citoyenne, (...)

    #Libre_à_vous_ ! #Open_Bar

  • L’éternel retour de la loi anticasseurs
    https://www.nouvelobs.com/justice/20181210.OBS6865/tribune-gilets-jaunes-l-eternel-retour-de-la-loi-anticasseurs.html

    Par Vincent Tolédano, avocat au barreau de Paris.

    Qui s’en souvient ? Le 5 mai 2009, Christian Estrosi et un groupe de députés UMP, dont son ancien collaborateur Eric Ciotti, déposent sur le bureau de l’Assemblée nationale une proposition de loi « renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public ».

    Un an plus tard, la proposition des parlementaires devient la loi du 2 mars 2010 promulguée sous la signature de Nicolas Sarkozy, François Fillon, Michèle Alliot-Marie et Brice Hortefeux. Elle insère dans le Code pénal un article 222-14-2 ainsi rédigé :

    « Le fait pour une personne de participer sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. »

    A défaut des 35 heures, la droite vient de renverser l’un des totems de la gauche en rétablissant de fait la loi anticasseurs dont l’abrogation en décembre 1981 réalisait l’une des 101 propositions de François Mitterrand.

    Elu deux ans après, François Hollande n’abrogera pas le texte qui permet aujourd’hui d’arrêter et poursuivre les « gilets jaunes » pourtant soutenus par Christian Estrosi et Eric Ciotti, qui ne sont plus amis, du seul fait de leur présence à une manifestation. Et tant pis si les « faits matériels » sont des plus ténus. A charge pour les juges, dernier rempart de la démocratie, de faire primer les principes fondamentaux du droit sur la communication du pouvoir exécutif. « Il n’y a point de crime ou de délit sans intention de le commettre », dit aussi le Code pénal.

    En finir avec la chienlit

    Promulguée sous la signature de Georges Pompidou, Jacques Chaban-Delmas et René Pleven, la loi du 8 juin 1970 tendait « à réprimer certaines formes nouvelles de délinquance ». Elle punissait jusqu’à cinq ans d’emprisonnement, outre les organisateurs, les participants volontaires à une manifestation ayant entraîné des violences ou des dégradations. Après le joli mois de mai, le retour à l’ordre. Sous les pavés, la prison.

    « Les casseurs seront les payeurs », plaidait Chaban. Cette mauvaise loi limite le droit de manifester en introduisant une responsabilité collective, répondit Mitterrand qui fit de l’abrogation de la loi anticasseurs l’un de ses chevaux de bataille vers la victoire finale.

    Après les violences du 1er mai 2018, la droite qui a la mémoire courte demandait encore le rétablissement de la loi anticasseurs pourtant effectué huit ans plus tôt par Nicolas Sarkozy. Eternel retour. Président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau qui vote la loi mais ne la lit pas, proposait d’introduire « dans notre droit une responsabilité pénale et pécuniaire collective de ceux qui, en bande, cassent et brûlent ce qui leur tombe sous la main ». Les Black Blocs seront les payeurs. Il faut en finir avec la chienlit.

    50 ans après mai 68, le débat demeure. Responsabilité collective ou personnelle. Délit intentionnel ou restriction du droit de manifester. Politique pénale ou communication gouvernementale. Les arrestations « préventives » du week-end dernier réalisent la prophétie du François Mitterrand de 1970 qui sonne comme un avertissement à Emmanuel Macron : « Craignez que demain l’opinion ne se retourne contre vous. Un jour, elle saura qu’elle a été trompée. Elle voulait réduire la violence. Vous lui avez offert en prime la fin du droit de rassemblement. Bientôt la somme des injustices réveillera ceux qui vous approuvent aujourd’hui ».

    #gilets_jaune #état_d'urgence

  • #Microsoft : un outil de la domination économique américaine
    http://www.dsfc.net/infrastructure/securite/microsoft-outil-domination-economique-americaine

    Les autorités françaises et européennes ne semblent pas particulièrement émues d’apprendre que Microsoft va collecter toutes vos #Données_personnelles.Autres lectures sur le thèmeMicrosoft utilise un antispam sous Postfix pour #Office 365…Les quotas et le spam dans Exchange 2007Google, 1er flic de l’Internet !

    #Sécurité #Armée_française #Déclaration_de_confidentialité #FISAA #Ministère_de_la_Défense #NSA #Open_Bar #Sécurité_informatique #Windows_10

  • Des organes bientôt prélevés sans l’avis des familles
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/03/24/des-organes-bientot-preleves-sans-l-avis-des-familles_4600088_3224.html

    Un amendement adopté en commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, jeudi 19 mars, lors de l’examen du projet de loi santé, prévoit qu’à partir du 1er janvier 2018, afin de lutter contre le manque de greffons disponibles, seules les personnes qui se seront explicitement inscrites sur le registre national des refus seront exclues des prélèvements.

    Pour toutes les autres, si elles sont majeures, la famille et les proches seront simplement « informés » de l’opération et non plus consultés, comme c’est le cas aujourd’hui.

    #prélèvement_d'organe #mort