#opioïdes

  • 1 Son, 4 Overdoses, 6 Hours - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/01/21/us/opioid-addiction-treatment-families.html

    The torrent of people who have died in the opioid crisis has transfixed and horrified the nation, with overdose now the leading cause of death for Americans under 50.

    But most drug users do not die. Far more, like Patrick, are snared for years in a consuming, grinding, unending cycle of addiction.

    In the 20 years that Patrick has been using drugs, he has lost track of how many times he has overdosed. He guesses 30, a number experts say would not be surprising for someone taking drugs off and on for that long.

    Patrick and his family allowed The New York Times to follow them for much of the past year because they said they wanted people to understand the realities of living with drug addiction. Over the months, their lives played out in an almost constant state of emergency or dread, their days dictated by whether Patrick would shoot up or not. For an entire family, many of the arguments, the decisions, the plans came back to him and that single question. Even in the cheeriest moments, when Patrick was clean, everyone — including him — seemed to be bracing for the inevitable moment when he would turn back to drugs.

    In Patrick’s home state of New Hampshire, which leads the country in deaths per capita from fentanyl, almost 500 people died of overdoses in 2016. The government estimates that 10 percent of New Hampshire residents — about 130,000 people — are addicted to drugs or alcohol. The overall burden to the state, including health care and criminal justice costs and lost worker productivity, has ballooned into the billions of dollars. Some people do recover, usually after multiple relapses. But the opioid scourge, here and elsewhere, has overwhelmed police and fire departments, hospitals, prosecutors, public defenders, courts, jails and the foster care system.

    Most of all, though, it has upended families.

    As a young teenager, Patrick had been bullied, and later he was diagnosed with attention deficit hyperactivity disorder, his parents said. He said he started self-medicating at age 14 with beer and marijuana, then moved on to cocaine and crystal meth. “All I wanted to do was get high and forget,” he said. The meth made him vomit, so he turned to prescription painkillers that his friends stole from their parents. When the government tightened the supply of painkillers, Patrick sought out heroin and fentanyl.

    Sandy and Dennis have an older daughter, Jane, 37, an apprentice carpenter, who is not addicted. She has tried to distance herself from the family drama and has moved out of the area. Although she visits often, moving away has left her with what she describes as survivor’s guilt.

    “I had to make a conscious effort to put space between myself and them, for my own self-preservation,” she said. “I’d already come to terms with the fact that my brother was going to die — I’ve already mourned him.”

    #Opioides


  • Tom Petty’s Family Publicly Releases Cause of Death to Help Forward Opioid Crisis Discussion | Alternet
    https://www.alternet.org/news-amp-politics/tom-pettys-family-publicly-releases-cause-death-help-forward-opioid-crisis

    Following a pattern familiar to families throughout the country, Petty’s overdose coincided with a pain-related medical issue. Fentanyl, a synthetic opiate prescribed for pain, was identified by name in the statement.

    “As a family we recognize this report may spark a further discussion on the opioid crisis and we feel that it is a healthy and necessary discussion and we hope in some way this report can save lives. Many people who overdose begin with a legitimate injury or simply do not understand the potency and deadly nature of these medications,” the statement continued.

    #Opioides #Crise_opioides #Tom_Petty


  • La déliquescence sociale des États-Unis, par Olivier Raguenes (repris sur le Blog de Paul Jorion) medium.com - 15 Janvier 2018
    https://www.pauljorion.com/blog/2018/01/16/la-deliquescence-sociale-des-etats-unis-par-olivier-raguenes
    https://medium.com/@olivierraguenes/la-d%C3%A9liquescence-sociale-des-%C3%A9tats-unis-e3b0549be879

    • L’espace médiatique consacré aux États-Unis, dans la presse du monde entier, est monopolisé par les polémiques causées par Donald Trump. Au-delà du caractère dangereux et imprévisible du personnage, son élection est un symptôme parmi d’autres d’une société en déliquescence. L’arbre incandescent Trump dissimule une forêt en flammes : celle de la société états-unienne. Un système social en lambeaux, des écoles délabrées, des ponts et des barrages qui ne tiennent plus qu’à un fil, des centres commerciaux qui ferment par centaines… différents pans de la société états-unienne sont fragilisés, notamment par les coupes budgétaires des administrations publiques.

    • Il ne sera pas question ici d’envisager un effondrement des États-Unis à proprement parler, ni même de prétendre à un quelconque diagnostic de la misère sociale de certaines populations états-uniennes ; mais plutôt d’envisager plusieurs facettes d’un phénomène de décomposition sociale au cœur de la première puissance mondiale.

    LE “CROWDFUNDING” COMME MODÈLE SOCIAL

    • Le système social états-unien d’abord lancé par Truman puis réduit en cendres par Reagan, est un enjeu du débat politique entre Républicains et Démocrates depuis près d’un siècle. En 2008, le gouvernement fédéral démocrate avait fait de l’”Obamacare” un axe fort de sa politique sociale. Dès lors, les États-Uniens devaient bénéficier d’un système de couverture maladie efficace et ouvert à toutes et tous. Malheureusement inaboutie, cette réforme n’a pas réussi à répondre aux coûts de soin croissants des plus graves maladies, à commencer par les cancers. Les frais médicaux sont la première cause de faillite des ménages aux États-Unis nous indique le professeur de droit Daniel A. Austin. Pour faire face à la nécessité de soins quand le budget des malades est insuffisant, nombreux sont contraints de recourir au “crowdfunding” (ou financement participatif) pour payer leurs frais de santé. L’auteur Stephen Marche montre comment cette démarche est devenue un concours de popularité où les malades tentent dramatiquement de susciter l’identification des internautes afin de récolter de l’argent. Pourtant, près de 90% de ces tentatives ne lèvent pas les fonds nécessaires aux soins. Des entreprises comme GoFundMe ou YouCaring font de cette faille abyssale du système de santé un modèle économique en prélevant leur part sur les dons. Dans le même temps, l’administration Trump tente de détricoter les maigres avancées de l’Obamacare en renforçant cette dynamique mortifère. L’accès aux soins de santé devient un enjeu sanitaire majeur pour les classes populaires des États-Unis, et les inégalités sont exacerbées, aux dépens des minorités. D’autres secteurs publics sont dans une situation précaire dans le pays, à commencer par les écoles.

    • La précarité des bâtiments scolaires a été soulevée par ces images partagées sur les réseaux sociaux, où l’on voit des élèves de Baltimore en classe par des températures glaciales, parfois inférieures à 6°C. C’est l’occasion d’une empoignade entre politiques, mais les raisons tiennent bien davantage aux budgets très restreints des infrastructures publiques aux États-Unis, et ce, peu importe la couleur du maire ou du gouverneur. La situation est bien plus grave qu’une panne de chauffage ponctuelle lors d’un événement météorologique extrême. Une commission menée par la structure gérant les écoles publiques de Baltimore a estimé que deux tiers des écoles de l’agglomération étaient dans un état “très précaire”, nécessitant pour plus de cinq milliards de dollars de travaux. Au-delà du cas devenu emblématique de Baltimore, ou encore de Detroit, les écoles publiques de l’ensemble du pays sont pour beaucoup délabrées. Plus de la moitié d’entre elles ont besoin de travaux pour revenir à un “bon état”. La réussite scolaire est pourtant liée à la qualité des infrastructures. Les familles aisées préfèrent inscrire leurs enfants dans le privé, quitte parfois à s’endetter pour le faire. Cette situation précaire ne date pas d’aujourd’hui, déjà en 1995 le gouvernement fédéral estimait nécessaires des investissements majeurs pour rétablir une école publique viable dans le pays. Depuis, face aux coupes des finances publiques, les budgets consacrés aux écoles n’ont pas retrouvé leur niveau d’avant la crise de 2008. Les citoyens de Baltimore ont pour l’instant lancé une campagne de financement participatif afin de garantir un service décent dans les écoles. Donald Trump a promis un investissement de plus de mille milliards de dollars dans les infrastructures considérées prioritaires, dont les écoles. Mais elles ne sont pas seules à être dans un état déplorable, le système des transports souffre aussi d’un manque de moyens.

    INFRASTRUCTURES OBSOLÈTES ET HAUSSE DES COÛTS D’ENTRETIEN

    • Le ministère des transports fédéral reconnaît sur son site un cruel manque d’investissement public et appelle à une vision à long terme du réseau de routes et de ponts. Au Massachusetts ou à Rhode Island, plus d’un pont sur deux est déficient ou obsolète. Le Colorado ne dispose plus d’un budget suffisant pour maintenir en état son système routier. Le problème des infrastructures aux États-Unis se pose déjà sur le plan de l’efficacité du réseau, le temps perdu dans les transports par les foyers états-uniens est important, ce coût financier est estimé à 3400$ par an et par ménage. Mais ce problème se pose aussi au sujet de la sécurité des usagers. Les infrastructures sont dans un état très précaire, un barrage a même menacé de céder en février 2017, nécessitant l’évacuation de 200 000 personnes en Californie. La force publique peine donc déjà à entretenir les réseaux existants pour assurer leurs usages habituels. Si les structures sont en plus dégradées, le coût devient alors insupportable. La récurrence accrue des épisodes météorologiques extrêmes cause des dégâts matériels importants. Aux États-Unis, le coût des événements “naturels”, rendus plus forts à cause du dérèglement climatique provoqué notamment par l’activité économique états-unienne, a atteint un record en 2017. Ces dégâts sont cent fois plus coûteux que dans les années 1980 ! Le Wall Street Journal présente comment les assureurs, face aux incendies qui sont de plus en plus fréquents, emploient leurs propres pompiers pour préserver les maisons les plus coûteuses. La lutte anti-incendie n’est alors plus publique, mais bien privée, et devient un facteur supplémentaire d’inégalité.

    • L’approvisionnement en eau est un problème dans le Sud-Ouest des États-Unis. Le débit du fleuve Colorado a baissé de 19% depuis les années 1990, et les experts estiment qu’à l’avenir, il faudra s’attendre à des restrictions de consommation de l’ordre de 35%. L’activité agricole est concernée, les prélèvements lui sont vitaux mais affectent les réserves d’eau. Située dans le désert, une ville comme Las Vegas demeure l’un des pôles touristiques et médiatiques forts des États-Unis. La “capitale du jeu” est aujourd’hui une agglomération menacée par le dérèglement climatique à travers les sécheresses. Soumise à de réels problèmes d’approvisionnement en eau, les investissements de la ville se multiplient pour tenter de repousser le problème, en utilisant toujours davantage d’énergie pour pomper l’eau depuis des réserves éloignées. Pour l’instant, bien aidés par des épisodes pluvieux, les efforts pour limiter les prélèvements du lac Mead donnent des résultats positifs, mais jusqu’à quand ?

    LE “RETAIL APOCALYPSE” OU LA DÉSERTION COMMERCIALE ET SOCIALE

    • Un nouveau phénomène affecte les tissus économiques, sociaux et ruraux des États-Unis. Appelé “retail apocalypse”, il s’agit en fait de la fermeture par centaines de centres commerciaux à travers le pays, les fameux “malls”. En 2017, Business Insider estime à 9 000 le nombre d’enseignes disparues, en 2018 cet effondrement pourrait provoquer la fermeture de 12 000 magasins. L’impact social de ces fermetures est très lourd localement, la situation du comté de McDowell est à ce titre éclairante mais dramatique. Déjà, les communautés rurales avaient accueilli l’arrivée de grandes structures commerciales avec enthousiasme. Des enseignes comme Walmart représentaient pour eux des opportunités d’emplois inespérées. Malheureusement, les populations locales sont entrées dans un état de dépendance vis-à-vis de ces structures. Walmart remplace les commerces de proximité, fournit aux gens des salaires et tous leurs biens de consommation (notamment la nourriture), mais accapare le lien social entier d’une communauté. Un instituteur indique même : “qu’il n’y a plus d’endroit pour rester et discuter”. Ces structures endossent dans les territoires nord-américains un rôle de centralité. Si elles viennent à disparaître, le maillage territorial se décompose. De plus, une fois que Walmart a fermé, les impôts versés localement s’envolent, réduisant le budget des écoles de 10%. En quelques mois, les emplois directs y sont passés de trois cent à zéro.

    • Les distributeurs sont des pourvoyeurs importants d’emplois aux États-Unis, la faillite de ces magasins représente donc une perte d’emplois considérable. Les femmes sont bien plus concernées que les hommes par ces suppressions de postes. Entre novembre 2016 et novembre 2017, 129 000 femmes ont perdu leur emploi dans la vente d’après les statistiques officielles du département du travail états-unien. Les hommes eux, ont assez largement l’opportunité de se tourner vers l’industrie.

    • Les secteurs d’activité autrefois créateurs d’emplois se tournent désormais vers l’automatisation, à commencer par l’industrie pétrolière. Les nombreux emplois supprimés par les majors lors de l’épisode de bas prix du pétrole, n’ont pas été recréés suite à la hausse des cours, les industriels investissant très largement dans les machines pour assurer l’exploitation.

    • La déception de nombreux électeurs de Trump en 2016 a été illustrée par l’élection d’un démocrate à la tête de l’État d’Alabama. Les électeurs blancs de l’État ont préféré rester chez eux plutôt que de soutenir le candidat républicain accusé d’agression sexuelle. A contrario, les populations afro-américaines se sont plutôt mobilisées pour faire élire un démocrate. Cette société est toujours aussi divisée. Les hommes blancs plutôt âgés qui se sont déplacés ont voté à 70% pour le candidat républicain quand les femmes afro-américaines ont voté à près de 98% pour le candidat démocrate. Plus généralement, cet État illustre les tensions raciales, mais aussi la misère rurale de nombreuses régions des États-Unis. Des représentants de l’Organisation des Nations Unies ont visité le pays et notamment l’Alabama pour enquêter sur la pauvreté dans les pays développés. Le rapporteur, le professeur de droit Philip Alston, a été suivi par le Guardian lors de son voyage à travers les États-Unis. Il dit avoir vu “l’échec d’une société”. Cette misère, particulièrement criante dans les États du Sud, se perçoit à l’aide de l’habitat, des infrastructures, de la culture, mais aussi à travers les données sanitaires.

    DE L’ABANDON SANITAIRE ET SOCIAL

    • L’ankylostomose, une maladie qui concerne d’habitude les pays les plus pauvres et qui avait été éradiquée dans les années 1980 des États-Unis, est réapparue depuis quelques années dans la “blackbelt”, en particulier dans l’Alabama. Les systèmes d’égouts et de traitement des eaux y sont très largement défaillants, les bactéries et les parasites prolifèrent. Là encore, les Afro-américains sont les principaux touchés, leur situation économique et sanitaire est parfois déplorable. Le docteur Peter Hotez estime que douze millions de personnes pourraient souffrir de maladies tropicales dans le Sud des États-Unis. La maladie de Lyme se développe de façon incontrôlée dans tout l’Est du pays, en région rurale. Un élément principal de cette prolifération est l’anéantissement de la grande faune sauvage depuis plusieurs siècles. Les victimes font face, comme en France, à un aveuglement des autorités sanitaires.

    • La misère sociale affecte aussi des mégapoles à l’image plutôt riche. Ainsi à Los Angeles, le nombre de personnes sans domicile fixe a bondi de 25% en un an, concernant 55 000 personnes en 2017. Cette situation est aussi empirée par l’administration Trump, qui ne cesse d’amputer les budgets en faveur du logement des plus précaires. Les villes sont donc aussi concernées par ce phénomène de déclassement social. Le film The Florida Project aborde la problématique sociale des Millenials (ou Génération Y) États-uniens, en particulier celle des jeunes mères. Elles y apparaissent sans diplôme, sans emploi stable, sans source de revenus, sans contact avec leur famille, bref en rupture totale avec la société. Le lien social se limite pour elles à leur voisinage. Pourtant, la protagoniste vit aux portes de Disneyland, symbole de la puissance culturelle et de la vitalité économique états-unienne. Son seul contact avec l’administration a pour visée de lui retirer la garde de sa fille. Ce film met des visages sur cette dégradation sociale qui devient très prégnante aux États-Unis. Ceci dit, les personnes les plus en rupture avec la société états-unienne vivent majoritairement dans les milieux ruraux.

    LE NAUFRAGE RURAL

    • Le Wisconsin est à cet égard un exemple marquant. État rural très agricole, il est le lieu depuis plusieurs années d’un drame social. De nombreux hommes blancs relativement âgés s’y donnent la mort. En pleine crise agricole, en 1982, le taux de suicide des agriculteurs avait atteint un premier record. En 2016, ce taux est 50% supérieur ! Pis, en 2017 ce taux est deux fois supérieur à celui des militaires vétérans, et trois fois supérieur à l’ensemble de la population. Le psychologue Mike Rosmann parle des agriculteurs comme d’une “espèce en danger”. Plus la région est rurale, plus le nombre de suicides y est élevé. Le docteur John Frey livre son explication, selon lui les facteurs sociaux qui affectent la durée de vie (santé, salaire, lien social) empirent, il pointe aussi du doigt la “désintégration de la communauté”, estimant que “le suicide est un acte de colère”. Il assimile ce phénomène à une ”épidémie invisible”. Aux États-Unis, bien que contestée, la liberté d’acheter et de porter une arme est pour beaucoup fondamentale. Plutôt qu’un moyen de défense, c’est un outil d’auto-destruction puisque 60% des décès causés par les armes à feu sont des suicides. La pygargue à tête blanche, emblème de la force états-unienne, a du plomb dans l’aile. Au-delà du suicide par arme à feu, d’autres comportements individuels destructeurs se multiplient aux États-Unis.

    • Le nombre d’overdoses générées par la surconsommation d’opioïdes a augmenté de 21% entre 2015 et 2016 aux États-Unis. Le nombre de décès causés par ce phénomène a été multiplié par six entre 2013 et 2016. Ce fléau qui concerne de plus en plus de jeunes adultes, bénéficie aux entreprises qui vendent ces produits. Et c’est là tout le paradoxe de ce pays : une minorité génère son profit aux dépens des classes populaires. Le New Yorker détaille la manière dont la famille Sackler s’enrichit de cette explosion de la consommation d’opioïdes.

    • La conjugaison de la hausse des suicides en milieu rural et de la crise d’opioïdes, a fait reculer l’espérance de vie états-unienne pour la deuxième année consécutive. En 1974, Emmanuel Todd anticipait l’effondrement de l’URSS en se basant sur un certain nombre de facteurs, dont le recul de l’espérance de vie. Sa démarche a inspiré l’ingénieur Dmitry Orlov, qui a tenté de définir Les Cinq Stades de l’Effondrement en appliquant son raisonnement aux États-Unis. Plutôt que de considérer ses travaux comme prophétiques, il convient toutefois de réaliser que l’effondrement social est a minima partiel, et que les budgets alloués aux politiques sociales ne cessent de fondre. La presse anglo-saxonne grand public ne rejette plus la perspective d’un ”collapse”. Parmi les facteurs qui ont causé l’effondrement de plusieurs sociétés par le passé, les inégalités de revenus apparaissent déterminantes. Cela se traduit déjà pour l’espérance de vie aux États-Unis : dix ans d’écart séparent le quart le plus riche et le quart le plus pauvre de la population.

    LE GOUFFRE DES INÉGALITÉS 

    • Les inégalités aux États-Unis concernent la santé, l’accès aux services élémentaires, l’accès à l’emploi, la couleur de peau, le sexe… mais aussi les revenus. D’après le rapport mondial des inégalités 2018 coordonné notamment par Thomas Piketty, le pourcent le plus riche concentre aujourd’hui plus de 20% des richesses, contre moins de 11% en 1980. À l’inverse, la moitié la plus pauvre du pays représentait près de 21% des richesses en 1980 contre à peine 13% en 2016. Ces deux dynamiques opposées ne se retrouvent pas dans les pays d’Europe de l’Ouest, pourtant, en 1980 ces mesures statistiques donnaient des résultats très proches des deux côtés de l’Atlantique. Mais ce qui est plus intéressant encore, c’est d’observer la perception qu’ont les États-Uniens de cette répartition des richesses. Michael I. Norton et Dan Ariely montrent qu’aux yeux des cinq mille sondés de leur étude, les 20% les plus riches capteraient moins de 60% des richesses. Selon la logique du “winners take it all”, les 20% les plus fortunés représentent en fait près de 90% des richesses. Enfin, le ratio entre les revenus des dirigeants des entreprises et les salariés est passé de 20 en 1965 à près de 1000 au cours des années 2010 dans certains secteurs d’activité ! Dans son rapport annuel sur les risques, le Forum économique mondial alerte sur la hausse des inégalités dans plusieurs pays, dont les États-Unis. L’économiste Robert J. Gordon s’inquiète de la baisse du niveau de vie des ménages les plus pauvres des États-Unis. Mais il note aussi une certaine convergence entre les franges les plus pauvres des différentes communautés, une forme d’égalité relativement nouvelle entre Blancs, Hispaniques et Afro-américains face à la misère.

    • Certes, le chômage est revenu à un taux historiquement bas et continue globalement à baisser, mais le taux de délinquance qui avait une évolution similaire jusqu’au milieu des années 2010, ne baisse plus. D’une part, de nombreux foyers sont toujours dans une situation de détresse financière, et d’autre part, les catégories les plus jeunes sont elles aussi étranglées par les prêts (études, logement, consommation). La réserve fédérale estime même que 38% des prêts étudiants ne sont pas remboursés, ce qui est une source de déséquilibre pour les banques. Le taux de chômage bas cache aussi la vague d’emplois à temps partiel qui a déferlé à partir de 2010. Près de six millions d’États-Uniens travaillant à temps partiel souhaitent passer à temps plein. Un quart des travailleurs à temps partiel serait en situation de pauvreté. Au-delà du salaire forcément réduit, certain⋅e⋅s employé⋅e⋅s à temps partiel perdent aussi leur couverture maladie. Incité⋅e⋅s par leurs employeurs à recourir à l’Obamacare avant l’élection de Donald Trump, qu’adviendra-t-il de ces populations quand le système entier aura été mis à sac ?

    • Le soulman Sam Cooke chantait son espoir de jours meilleurs dans A Change Is Gonna Come en 1963, et fut (vraisemblablement) assassiné quelques années plus tard. Charles Bradley, l’un de ses héritiers sur le plan artistique, lui répondit dans Why Is It So Hard ? en 2011. Désabusé de sa condition d’Afro-américain aux États-Unis, Bradley chanta alors : “on dirait que rien ne va changer”. De nombreux Afro-américains sont encore considérés comme des citoyens de seconde zone, le mouvement Black Lives Matter a permis de mettre en avant les violences dont ils font l’objet. D’après le rapport sur les inégalités publié chaque année par l’Université des Standford, environ 25% des Hispaniques, des Afro-américains, et des Amérindiens sont pauvres, contre 10% seulement pour les communautés asiatique et blanche. Sur ce plan, il n’y a pas eu d’évolution significative depuis 1980 !

    • Les discriminations et les traitements inégaux sont des composantes intrinsèques de la culture états-unienne. Cependant, des démarches existent pour tenter de renverser le paradigme racial. Aussi, le mouvement #MeToo permet de libérer la parole des femmes à travers le pays, ainsi que de faire trembler beaucoup d’hommes de pouvoir qui ont très largement abusé de leurs positions, parfois de manière criminelle.

    VERS UN RETOUR À LA TERRE ?

    • Plus qu’une période de crise, c’est une situation qui empire progressivement au cours des années. En matière sociale, les deux mandats de Barack Obama n’ont pas permis de réduire les inégalités géographiques, salariales, raciales, et sexuelles, ni même d’atténuer la tension entre policiers et communauté afro-américaine. Les politiques menées par Donald Trump ne permettront pas non plus de résoudre ces problèmes, ni de les mitiger. Même les classes moyennes, qui depuis l’essor du “American way of life” semblaient profiter d’une croissance économique régulière, sont en grande partie des perdants des évolutions du pays ces dernières années. Certains rejoignent la “classe moyenne supérieure”, mais la majorité rejoint de fait les classes populaires. Quelques privilégiés prétendent encore au “rêve américain”, mais la majorité vit quelque chose qui ressemble plutôt à une dystopie états-unienne.

    • Alors, nombreux sont ceux à envisager un retour à la terre. Pour la deuxième fois au cours du dernier siècle, le nombre d’agriculteurs de moins de 35 ans a augmenté aux États-Unis en 2017, dont 69% de diplômés du supérieur. Ces jeunes promeuvent une agriculture plus résiliente, indépendante des pesticides et de l’agro-industrie. Ils ne remplacent en rien les agriculteurs plus âgés qui abandonnent leurs exploitations dans les milieux plus ruraux, mais ils offrent une nouvelle dynamique aux espaces périurbains. L’effondrement industriel de Detroit et sa renaissance par l’agriculture urbaine forment un exemple de transition difficile mais médiatisée et vectrice d’espoir. Les communautés abandonnées par les constructeurs automobiles, qui constituaient pendant le XXème siècle l’alpha et l’oméga de la “Motor Town”, dont de très nombreux Afro-américains, y ont réussi à développer une agriculture vivrière low-tech, résiliente et saine.

    • Et si chacune et chacun trouvait sa place grâce à la terre ? Et si cette transition agro-écologique était le meilleur moyen de lutter contre les inégalités ? Et si finalement, Sam Cooke avait raison ?

    • RESUME

      Le système social états-unien . . .
      La #précarité des bâtiments scolaires . . . .

      INFRASTRUCTURES OBSOLÈTES ET HAUSSE DES COÛTS D’ENTRETIEN
      Un cruel manque d’investissement public . . . . .
      . . . . .
      L’approvisionnement en #eau est un problème dans le Sud-Ouest des États-Unis. . . .
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      LE “RETAIL APOCALYPSE” OU LA DÉSERTION COMMERCIALE ET SOCIALE
      il s’agit en fait de la fermeture par centaines de #centres-commerciaux à travers le pays, les fameux “malls”. En 2017, Business Insider estime à 9 000 le nombre d’enseignes disparues, en 2018 cet effondrement pourrait provoquer la fermeture de 12 000 magasins. . . .
      . . . . .
      Les distributeurs sont des pourvoyeurs importants d’emplois aux États-Unis, la faillite de ces magasins représente donc une perte d’emplois considérable. Les femmes sont bien plus concernées que les hommes par ces suppressions de postes. Entre novembre 2016 et novembre 2017, 129 000 femmes ont perdu leur emploi dans la vente d’après les statistiques officielles du département du travail états-unien. Les hommes eux, ont assez largement l’opportunité de se tourner vers l’industrie. . . . . .
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      Les secteurs d’activité autrefois créateurs d’emplois se tournent désormais vers l’#automatisation, . . .
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      La déception de nombreux électeurs de #Trump en 2016 a été illustrée par l’élection d’un démocrate à la tête de l’État d’#Alabama. . . . .
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      DE L’ABANDON SANITAIRE ET SOCIAL
      L’#ankylostomose, une maladie qui concerne d’habitude les pays les plus pauvres et qui avait été éradiquée dans les années 1980 des États-Unis, est réapparue depuis quelques années dans la “blackbelt”, . . . .
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      La misère sociale affecte aussi des mégapoles à l’image plutôt riche. Ainsi à Los Angeles, le nombre de personnes sans domicile fixe a bondi de 25% en un an, concernant 55 000 personnes en 2017. . . .
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      LE NAUFRAGE RURAL
      Le Wisconsin est à cet égard un exemple marquant. . . . . .
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      Le nombre d’overdoses générées par la surconsommation d’#opioïdes a augmenté de 21% entre 2015 et 2016 aux États-Unis. Le nombre de décès causés par ce phénomène a été multiplié par six entre 2013 et 2016. . . . . .
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      La conjugaison de la hausse des #suicides en milieu rural et de la crise d’opioïdes, a fait reculer l’espérance de vie états-unienne pour la deuxième année consécutive.
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      LE GOUFFRE DES INÉGALITÉS 
      Les inégalités aux États-Unis concernent la santé, l’accès aux services élémentaires, l’accès à l’emploi, la couleur de peau, le sexe… mais aussi les revenus. . . . . .
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      Certes, le chômage est revenu à un taux historiquement bas et continue globalement à baisser, mais le taux de #délinquance qui avait une évolution similaire jusqu’au milieu des années 2010, ne baisse plus. . . . . .
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      D’après le rapport sur les #inégalités publié chaque année par l’Université des Standford, environ 25% des Hispaniques, des Afro-américains, et des Amérindiens sont pauvres, contre 10% seulement pour les communautés asiatique et blanche. Sur ce plan, il n’y a pas eu d’évolution significative depuis 1980 !. . . . .
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      Les #discriminations et les traitements inégaux sont des composantes intrinsèques de la culture états-unienne. . . . . .
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      VERS UN RETOUR À LA TERRE ?
      Plus qu’une période de crise, c’est une situation qui empire progressivement au cours des années. En matière sociale, les deux mandats de Barack Obama n’ont pas permis de réduire les inégalités géographiques, salariales, raciales, et sexuelles, ni même d’atténuer la tension entre policiers et communauté afro-américaine. . . . . .
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      Alors, nombreux sont ceux à envisager un retour à la terre. Pour la deuxième fois au cours du dernier siècle, le nombre d’agriculteurs de moins de 35 ans a augmenté aux États-Unis en 2017, dont 69% de diplômés du supérieur. . . . . .
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      Et si chacune et chacun trouvait sa place grâce à la terre ? Et si cette transition agro-écologique était le meilleur moyen de lutter contre les inégalités ? Et si finalement, Sam Cooke avait raison ? . . . . .


  • LesInrocks - Addiction aux opioïdes : la photographe Nan Goldin s’attaque à l’industrie pharmaceutique américaine
    http://www.lesinrocks.com/2018/01/09/style/addiction-aux-opioides-la-photographe-nan-goldin-sattaque-lindustrie-pha

    Elle a photographié toutes les addictions dans les années 80 en s’immisçant dans l’intimité de ses amis. Aujourd’hui, après plusieurs années de lutte contre les opioïdes, Nan Goldin s’exprime en texte et en images contre l’industrie pharmaceutique qui délivre sciemment ces drogues.

    Photographe phare des années 80, Nan Goldin a mis en images toutes les souffrances de sa génération : les drogues, le sida, l’amour, autant de sujets qui tenaient au corps de l’époque et ont marqué au fer rouge les esprits des jeunes de ces années-là. Toutefois, les démons toxiques n’ont pas épargné la photographe, qui partage aujourd’hui dans les pages d’ArtForum son combat de vingt ans contre les opioïdes, accompagné d’une série photographique. Ces puissants anti-douleur connus sous le nom d’OxyContin lui ont été prescrits à Berlin après une opération, raconte-elle dans son essai, aussi publié sur son compte Instagram.

    L’addiction était née “en une nuit”, explique-t-elle. “C’était la drogue la plus propre que j’ai connue. Au début, 40 mg étaient trop forts, mais au fil de l’habitude aucune dose n’était suffisante. Je tenais les chose sous contrôle dans un premier temps. Puis c’est devenu de plus en plus le bordel. J’ai travaillé dans le médical pour obtenir des prescriptions.”

    L’industrie pharmaceutique dans le radar

    Outre les déboires de santé, de finances et dans sa vie personnelle, c’est la perversité de l’industrie pharmaceutique et notamment de la famille Sackler que Nan Goldin tacle dans son texte. Son travail photographique, accompagné de l’article relayé par ArtForum, porte le nom de Sackler/PAIN. “PAIN” signifie “douleur” en anglais, mais s’avère être également l’acronyme de Prescription Addiction Intervention Now, soit “intervention contre l’addiction aux prescriptions maintenant”, un groupe contre l’addiction à l’OxyContin, qui s’obtient uniquement sur ordonnance... ou par des circuits aléatoires et douteux que Nan Goldin explique avoir employés pour se procurer ses doses à la fin de son addiction.

    Pour venir à bout de ces drogues prescrites comme médicaments, elle s’attaque à leur fabricant, la famille Sackler qui détient Perdue Pharma, l’entreprise qui a fait fortune grâce aux opioïdes. Pour appuyer son appel à l’aide, la photographe annonce des chiffres à glacer le sang : aux Etats-Unis en 2015, on a recensé 33 000 morts par overdose d’opioïdes dont la moitié étaient des patients avec ordonnance. De même, toujours selon elle, 80 % des addicts à l’héroïne ont commencé leur addiction par une prescription d’opioïde.

    Sackler/PAIN, se battre

    Une Nan Goldin visiblement larguée, le regard dans le vide qui tente de regarder l’objectif. La première photographie de la série Sackler/PAIN parle à celui qui la regarde, prévient et démontre par l’image des dommages que causent les opioïdes. Derrière ce texte et cette image, la volonté d’une bataille contre la famille Sackler – par ailleurs de grands mécène de l’art aux Etats-Unis – pour faire cesser une épidémie mortelle que Goldin compare à l’hécatombe causée par le VIH : “La plupart de ma communauté est morte du VIH. Je ne supporterai pas de voir une autre génération disparaître. Les Sackler ont fait leur fortune en promouvant l’addiction. (…) Ils ont fait de la publicité et distribué leur médicament en pleine connaissance de ses dangers. Les Sackler et leur entreprise privée, Purdue Pharma, ont construit un empire sur la vie de milliers de gens.”

    A ce jour, la famille Sackler n’a toujours pas communiqué à propos de l’action de Nan Goldin ou de ses groupes PAIN. Les images à retrouver ici.

    #sackler #Opioides


  • Les toxicomanes stigmatisés jusque dans la profession médicale Le Devoir - Camille Bains - 1 er Janvier 2018

    Les médecins de famille devraient se trouver sur le front de la lutte contre la dépendance, mais plusieurs refusent de s’instruire sur la toxicomanie malgré la crise qui sévit partout au pays, déplore le responsable de l’enseignement médical dans le plus grand hôpital universitaire canadien en matière de santé mentale.
     
    Le docteur Peter Selby, du Centre de toxicomanie et de santé mentale à Toronto, signale que la discrimination et la stigmatisation nuisent à la formation des médecins quant à la manière de traiter des patients devenus dépendants à des opioïdes tels que l’héroïne ou les médicaments antidouleur.
     
    « Ça vient de ce manque fondamental de compréhension et de formation sur comment aider les gens vivant avec une dépendance en tant que condition médicale, a-t-il expliqué, en entrevue téléphonique depuis Toronto. C’est encore vu comme quelque chose que font de mauvaises personnes. »
     
    Le docteur Selby juge inacceptable que des médecins disent ne pas en savoir assez sur ce type de soins. Le traitement de la toxicomanie devrait selon lui être intégré aux soins primaires de sorte que les patients puissent troquer la substance dont ils abusent pour des médicaments comme la méthadone et la suboxone, qui réduisent les symptômes de sevrage.

    On a un noyau entier de médecins établis au Canada qui refusent d’accepter des patients avec une dépendance, qui ne dispensent pas les soins fondés sur des données probantes. Et ça mène à des conséquences considérables, comme des surdoses et des décès.
    Le docteur Peter Selby, du Centre de toxicomanie et de santé mentale à Toronto

    La colère d’un médecin
    Selon Santé Canada, 2816 personnes ont succombé à de présumées surdoses d’opioïdes en 2016 au pays. Cette année, les plus récents chiffres disponibles font état de 602 surdoses mortelles entre les mois de janvier et de mars seulement.
     
    Du côté de la Colombie-Britannique, 1208 surdoses mortelles ont été recensées entre les mois de janvier et d’octobre, soit 683 de plus qu’à la même période l’année précédente.
    Leslie McBain raconte que son fils, Jordan Miller, craignait avoir développé une dépendance à l’oxycodone qui lui avait été prescrit pour une blessure au dos.
     
    Elle l’a accompagné lorsqu’il est allé consulter un médecin, qui se serait mis en colère dès que la question de la toxicomanie a fait surface.
     
    « Il s’est enflammé », relate Mme McBain, une des membres fondatrices du groupe Moms Stop the Harm, qui soutient quelque 300 familles canadiennes ayant perdu un être cher en raison d’une surdose.
     
    « Je n’ai jamais vu un professionnel perdre son sang-froid comme ça. C’était laid, se souvient-elle. J’étais assise dans le bureau, je ne faisais qu’observer et je me suis dit : “Mon fils est venu ici en prenant son courage à deux mains pour dire qu’il a besoin d’aide et ce médecin lui hurle dessus.” »
     
    Son mari et elle ont ensuite pris eux-mêmes des mesures pour faire entrer leur fils unique dans un centre de désintoxication en Colombie-Britannique, mais elle n’a pas pu lui dénicher un conseiller, un psychiatre ou un expert en dépendance pour le soutenir pendant les deux mois ayant suivi son séjour, lors desquels il était aux prises avec de douloureux symptômes de sevrage.
     
    Jordan Miller a alors connu une rechute et « magasiné des médecins » dans des cliniques sans rendez-vous, en quête de médicaments sur ordonnance pour atténuer son agonie. Il est mort en février 2014, à l’âge de 25 ans.
     
    Leslie McBain se désole que la reconnaissance de la toxicomanie comme une véritable condition chronique se fasse attendre au sein de la profession médicale.
     
    Elle reconnaît néanmoins que les établissements qui forment les médecins s’efforcent de les sensibiliser à cet effet et de continuer d’instruire ceux qui manifestent un intérêt envers cet enjeu.

    Un traitement complexe  
    Le directeur général du développement professionnel et du soutien à la pratique au Collège des médecins de famille du Canada, Jeff Sisler, souligne que le traitement de la dépendance est considéré comme complexe et moins attrayant que les autres spécialisations.
     
    « Mais la demande clinique et les pressions sociales pour que les médecins gèrent mieux ceci se font sentir », souligne-t-il.
     
    Le Collège cherche à mettre les médecins en contact avec des réseaux de mentorat, à l’instar de l’Ontario, où ils ont accès à des spécialistes en ligne, par l’entremise de textos ou encore par téléphone, ajoute-t-il.
     
    « C’est une relation à long terme entre les médecins de famille ordinaires et des gens avec plus d’expertise pour fournir des informations adaptées à la personne et aussi pour les encourager, les mettre en confiance, répondre à certaines des inquiétudes qu’entretiennent les médecins de famille à propos de ces patients complexes », expose le docteur Sisler. « On essaie en ce moment de faire en sorte que d’autres provinces offrent des réseaux semblables. »
     
    Le directeur du Centre de consommation de drogues de la Colombie-Britannique, Evan Wood, croit que le traitement de la toxicomanie doit se défaire de son image repoussante. Il s’agit selon lui d’une discipline pourtant gratifiante, car une fois soignés, les patients font des progrès considérables.
     
    « On veut que les gens comprennent que c’est un des domaines les plus excitants en médecine en ce moment », explique-t-il.
     
    Le docteur Wood estime toutefois que malgré les efforts de recrutement et de formation, un système de primes s’impose.
     
    Soigner un patient à la suboxone peut prendre jusqu’à trois heures la première journée seulement, illustre-t-il.
     
    Les médecins touchent déjà des primes pour le traitement à la méthadone, de même que pour d’autres conditions chroniques comme le diabète et l’hypertension.
     
    « Si ça prend deux fois plus de temps et qu’on est payé deux fois moins, on n’aura pas assez de médecins altruistes pour affronter ça », martèle M. Wood.

    #dépendance comprendre la crise des #Opioides et d’où elle vient #USA #Canada #médecins #dépendances #surdoses #overdoses #stigmatisation


  • Sur la route mortelle des opioïdes - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2017/06/25/sur-la-route-mortelle-des-opioides_1579449

    L’addiction de Mary Kathryn a débuté en 1997. Un violent accident de voiture. De lancinantes douleurs au dos. Et un médecin qui lui prescrit de l’Oxycontin, puissant analgésique dérivé de l’opium. Un an plus tôt, ce médicament a été introduit aux Etats-Unis par le laboratoire Purdue Pharma, qui en assure une promotion marketing agressive auprès des docteurs et pharmaciens. Les arguments sont rodés : l’Oxycontin serait un opiacé sûr, capable de soulager des douleurs sévères sans générer d’addiction. La réalité se révèle bien différente. Le cercle infernal est enclenché : on estime qu’au moins 2 millions d’Américains sont accrocs aux opiacés, qui ont tué plus de 300 000 personnes en quinze ans.

    « En quelques mois, Mary Kathryn est devenue dépendante », résume Kay Mullins

    Pour se procurer les pilules dont elle avait besoin, Mary Kathryn a écumé les cabinets médicaux et pharmacies sans scrupules de la région, roulant parfois près de deux heures pour se procurer ici une ordonnance, là une boîte de médicaments. « Le dernier docteur qui l’a reçue était néphrologue ! Il lui a prescrit du Xanax et de l’oxycodone, deux médicaments que vous n’êtes pas censé associer car cela peut vous tuer. Elle l’a vu le lundi. Le mercredi, elle était partie », se désole Kay.

    C’était le 29 septembre 2008. Pour ne jamais oublier cette date, Chelsea l’a fait tatouer récemment sur l’intérieur de son poignet gauche. Précédé de ces quelques mots : « I once was lost » (« Jadis, j’étais perdue »). Depuis ce jour, elle n’a jamais retouché à la drogue. « Cela fait neuf ans que je suis sobre et cela se passe bien. Je ne dis pas que je n’ai pas pensé par moments à replonger. Vous savez, les drogués recherchent la satisfaction immédiate. Se désintoxiquer n’apporte pas de satisfaction immédiate. C’est beaucoup de travail », confie-t-elle. Un travail qui est devenu le sien : après des études de psychologie et de travail social, Chelsea est aujourd’hui thérapeute dans un centre de traitement des addictions à Logan.

    Une étudiante de 21 ans au volant de sa voiture accidentée. Un père de 47 ans et son fils de 26 ans sur le sol de leur salle de bain. Trois amies de 23, 27 et 32 ans dans un jardin. Un homme de 59 ans dans un buisson. Un couple de quadragénaires dans les toilettes d’une station-essence. Le 15 août 2016, ces neuf personnes - et près d’une vingtaine d’autres - ont fait une overdose à Huntington, deuxième ville de Virginie-Occidentale. Vingt-six overdoses en à peine quatre heures. Un traumatisme pour la ville et ses services de secours. « C’est comme si l’enfer s’était déchaîné », dira plus tard Steve Williams, le maire de Huntington, 50 000 habitants. Comme un miracle au milieu de cet enfer, toutes les victimes ont pu être sauvées, la plupart grâce au Narcan, médicament antidote à base de naloxone, administré par intraveineuse ou par voie nasale et qui annule les effets des opiacés.

    Ce jour-là, toutes les victimes avaient consommé la même héroïne frelatée. Face aux contrôles accrus imposés aux médecins et aux pharmaciens, se procurer des opiacés sur ordonnance s’avère de plus en plus complexe. Les toxicomanes se tournent alors vers des médicaments contrefaits ou, de plus en plus fréquemment, vers l’héroïne, bien moins chère mais aussi beaucoup plus dangereuse. Entre 2014 et 2015, les overdoses mortelles d’héroïne ont ainsi bondi de plus de 20 % aux Etats-Unis. Car la drogue, principalement importée par les cartels mexicains, est souvent mélangée avec d’autres molécules, dont le fentanyl. Trois grains de sable de cet opiacé synthétique, cent fois plus puissant que la morphine, constituent une dose mortelle.

    Selon les statistiques du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC), plus de 33 000 Américains ont succombé à une overdose d’opiacés en 2015, quatre fois plus qu’en 1999. Avec un taux d’overdoses mortelles de 41,5 pour 100 000 habitants, la Virginie-Occidentale était de loin l’Etat le plus touché, devant le New Hampshire et le Kentucky. Une enquête récente du journal local, le Charleston Gazette-Mail, récompensé au printemps d’un prix Pulitzer, a montré que 780 millions de pilules d’opiacés (oxycodone et hydrocodone) ont été écoulées en Virginie-Occidentale entre 2007 et 2012. Et les chiffres de 2016 indiquent qu’en dépit de la prise de conscience, l’épidémie n’a pas encore atteint son pic. L’an dernier, 818 personnes sont mortes d’une overdose en Virginie-Occidentale - 13 % de plus qu’en 2015.

    Au milieu de cette marée de statistiques, un chiffre stupéfie plus que tout autre : un bébé sur cinq né l’an dernier dans le principal hôpital d’Huntington a été exposé à la drogue au cours de la grossesse. La moitié d’entre eux, soit environ 9 % des nouveaux-nés, ont hérité de l’addiction de leur mère aux opiacés. On les appelle familièrement les « heroin babies », victimes les plus jeunes - et les plus vulnérables - de cette épidémie ravageuse. « Ils souffrent de tremblements très rapides et incontrôlés, d’un sommeil très agité, de crampes, de diarrhées. Ils pleurent de manière effrénée, ont du mal à s’alimenter et à réguler leur température », décrit le néonatalogiste Sean Loudin.

    #Opioides #USA

    • Take a Valium, Lose Your Kid, Go to Jail.
      https://www.propublica.org/article/when-the-womb-is-a-crime-scene

      For this story, ProPublica and AL.com filed multiple public information requests to identify the more than 1,800 women arrested under the chemical endangerment law, then sifted through court records to find the cases related to pregnancy. The data showed that at least 479 new and expecting mothers have been prosecuted across Alabama since 2006, or more than three times the number previously identified. Many others have been investigated in the chemical-endangerment version of stop-and-frisk, their lives turned upside down by an intrusive — and women’s advocates say, unconstitutional — dragnet of drug testing without their knowledge or, sometimes, their explicit consent. The goal of the law is to protect children by removing them from unsafe settings and mothers too impaired and unstable to provide proper care. Prosecutors contend the law has been the impetus for hundreds of women to get treatment and restart their lives, with prison as the price for those who choose not to or who fail.

      Yet there’s nothing in the statute to distinguish between an addict who puts her baby at grave risk and a stressed-out single mom who takes a harmless dose of a friend’s anti-anxiety medication. There are no standards for law enforcement officials or judges to follow: Is the presence of drugs in the mother’s body cause for charges if the baby tests clean? What test results are appropriate for medical providers to report and when? Should a mother face charges even when she was using a prescription drug under a doctor’s supervision? Local prosecutors and courts have wide discretion.

      How Some Alabama Hospitals Quietly Drug Test New Mothers — Without Their Consent
      https://www.propublica.org/article/how-some-alabama-hospitals-drug-test-new-mothers-without-their-consent

      In Alabama, a positive drug test can have dire repercussions for pregnant women and new mothers. Their newborns can be taken from them. They can lose custody of their other children. They can face lengthy sentences in the most notorious women’s prison in the United States and thousands of dollars in fees and fines.

      Yet the hospitals that administer those drug tests — and turn the results over to authorities — are exceedingly reluctant to disclose their policies to the public. In many cases, they test mothers and babies without explicit consent and without warning about the potential consequences, ProPublica and AL.com have found.


  • Aux Etats-Unis, l’épidémie d’overdoses atteint un nouveau pic
    http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2017/12/29/aux-etats-unis-l-epidemie-d-overdoses-atteint-un-nouveau-pic_5235517

    Ainsi, en 2016, une personne est morte toutes les huit minutes d’une surdose de drogues. Sur les 63 600 victimes, plus de 42 000 ont succombé à une overdose d’opioïdes, en grande partie obtenus sur prescription médicale, ce qui représente une hausse de 28 % par rapport à l’année précédente.

    Et 2017 s’annonce tout aussi sombre. Au point que les autorités sanitaires américaines lient désormais ces décès à l’une des statistiques les plus préoccupantes de ces dernières décennies : l’espérance de vie des Américains a baissé pour la deuxième année consécutive, un phénomène inédit depuis le début des années 1960. Deux autres raisons contribuent à expliquer cette tendance : la maladie d’Alzheimer et les suicides.

    Cette évolution correspondrait à la consommation de plus en plus fréquente du puissant fentanyl (+ 88 % entre 2013 et 2016), une drogue de synthèse délivrée sur ordonnance, mais également accessible sur Internet ou dans la rue. Ses effets dévastateurs sont accentués par la mise sur le marché de cachets contrefaits, fabriqués en Chine ou au Mexique. Une nouvelle tendance que les autorités peinent à circonscrire, en dépit des promesses de Donald Trump de mettre fin à « l’inondation » du marché américain par le fentanyl venu de Chine.

    En attendant, le décompte macabre annuel a provoqué une prise de conscience dans l’opinion publique et chez les professionnels de santé. Aujourd’hui, aux Etats-Unis, tout le monde ou presque connaît de près ou de loin une personne dépendante aux antidouleurs.

    Selon les estimations officielles, 97 millions de personnes ont pris des opiacés en 2015. Parmi elles, 12 millions en ont consommé sans avis ni prescription d’un médecin. Et près de 2 millions souffrent de troubles qui y sont liés. Aussi, 76 % des Américains considèrent les prescriptions excessives d’antidouleur comme un problème de santé publique « grave ou très grave », selon le Pew Research Center ; ils étaient 63 % en 2013.

    #Opioides #USA


  • The Opioid Plague’s Youngest Victims : Children in Foster Care - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/12/28/opinion/opioid-crisis-children-foster-care.html?_r=0

    Les conséquences de la crise des opioides vont bien au delà des overdoses, mais touchent les enfants délaissés par leurs parents. Merci la Sackler family.

    As more Americans struggle with opioid addiction and find themselves unable to perform their duties as parents, children are pouring into state and county foster care systems. In Montana, the number of children in foster care has doubled since 2010. In Georgia, it has increased by 80 percent, and in West Virginia, by 45 percent. Altogether, nearly 440,000 kids are spending this holiday season in foster care, compared with 400,000 in 2011.

    The data points to drug abuse as a primary reason, and experts have identified opioids in particular. Neglect remains the main reason children enter foster care. But from 2015 to 2016, the increase in the number of children who came into foster care as a result of parental drug abuse was far greater than the increases in the 14 other categories, like housing instability, according to data from the federal Adoption and Foster Care Analysis and Reporting System.

    Child welfare agencies across the country are doing heroic work, but they simply cannot find enough foster families to meet the growing demand. In some places, kids in foster care are sleeping in social workers’ offices. Many children are shipped off to prisonlike institutions where they languish for months, even years, without loving families. And many more bounce among multiple foster homes, deepening their feelings of abandonment, disrupting their education and severing their relationships with relatives, teachers and friends just when they need them most.

    The consequences for these kids, and our country, are alarming. Children who have been in foster care are five times more likely to abuse drugs. As many as 70 percent of youths in the juvenile justice system have spent time in the child welfare system. One-third of homeless young adults were previously in foster care. Black children are twice as likely as white children to wind up in foster care and face its devastating effects, a symptom of our country’s disparate treatment of black and white families who experience similar challenges..

    #Opioides #Enfants #USA


  • Aux Etats-Unis, des overdoses en si grand nombre que l’espérance de vie baisse
    https://tempsreel.nouvelobs.com/sante/20171222.OBS9727/aux-etats-unis-des-overdoses-en-si-grand-nombre-que-l-esperance

    Les overdoses représentent 174 morts par jour aux Etats-Unis. L’espérance de vie recule pour la seconde année consécutive, ce qui n’était pas arrivé depuis un demi-siècle.

    Triplement depuis 1999... Merci la Sackler family (un récipendiaire de la Légion d’Honneur en France !!!).

    #Opioides #USA


  • Finding a Fix – Mother Jones
    http://www.motherjones.com/crime-justice/2017/12/opioids-users-dealers-police-1

    Opioids started seeping into the surrounding counties in the mid-’90s, when Purdue Pharma introduced OxyContin and dramatically underplayed its addictive qualities. Thanks to pharmaceutical lobbying, years of liberal painkiller prescribing—the United States consumes more than 70 percent of the world’s opioid painkillers—planted the seeds for widespread addiction to both painkillers and heroin, which is chemically similar to the prescription pills but far cheaper and more potent.

    As the demand for opioids grew in suburban areas, capillaries sprang up from the main drug trafficking artery of Interstate 95, which runs from Florida to Maine, bringing opioids to small towns like Bel Air and Aberdeen. But the turning point in Harford—and much of the country—came in 2015 after fentanyl, an opioid up to 50 times more powerful than heroin that is typically manufactured in illicit labs in China, started making its way into the heroin supply. Complicating matters is the fact that, by the time drugs get to Baltimore or Harford County, they have likely changed hands so many times—and mixed with fentanyl and other additives along the way—that dealers often don’t know what they are dealing. Indeed, the customary drug in Baltimore is “scramble”: an amalgamation of heroin and other drugs, sold in gel capsules. “We knew [fentanyl] was coming; we were trying to brace for it,” said Dunbar. He recruited officers to do nothing but heroin investigations, because “we knew we were gonna see this surge.”

    Of course, the epidemic is much bigger than Harford. In Ohio, coroners’ offices use refrigerated trucks to store bodies. In Connecticut, medical examiners’ autopsy caseloads have quadrupled in one year. In West Virginia, 1 in 20 infants are born in withdrawal from opioids. And in Maryland, two-thirds of people in jail have a diagnosed substance abuse disorder, according to a 2016 analysis by the governor’s office. Harford County Sheriff’s Office cops are no longer allowed to test seized drugs suspected to contain opioids on the spot, because of reports that interacting with some variants of fentanyl can be deadly. When the drugs are sent to DEA labs, “while one person is testing, another person is ready to treat them with [the overdose reversal drug] naloxone in case they fall while they’re testing,” says Hedrick, the DEA supervisor.

    As the wave of fatal overdoses hit Harford in early 2015, county officials sprang into action. Police officers are now equipped with naloxone and trained that addiction is a disease. Cops on the Narcotics Task Force rarely charge users for drug possession in quantities that seem intended for personal use. After every overdose, cops give victims a “help card” with addiction treatment resources. “We’re not going to solve the problem by putting addicts in jail,” said Underhill. “If they’re not going to get effective treatment, it’s not going to change anything.”

    Another part of Harford’s response is aggressively tracking down dealers. In 2016 alone, the county arrested and charged 240 people with felony drug offenses. As Dunbar sums up the strategy, “We need to lock up the bad guys—the dealers and traffickers putting out stuff on the street—but we also play a role in getting the victims help.”

    It’s not that Harford cops don’t empathize with user-dealers. The guy who gets in a car accident is prescribed painkillers, becomes addicted, and then starts selling to support his own habit—“I’ve seen that story 150 times,” Underhill told me. But where do you draw the line? “They’re selling just enough to get theirs,” he said of user-dealers, “but they’re killing people with what they’re bringing back.” He gets most worked up when he talks about the kids: the toddlers strapped in car seats as he pulls parents over for drugs, the children he terrifies when breaking open front doors with Halligan bars in predawn raids, the teens who come home from school to find that cops have gone through their bedrooms looking for drugs.

    When it comes to reforming user-dealers, evidence strongly suggests that prison time isn’t very effective. Instead, stable housing, support services, and employment have been shown to promote long-term recovery. Law Enforcement Assisted Diversion, a Seattle program that has been replicated in dozens of jurisdictions across the country, demonstrates the research in action: Rather than jailing people for low-level drug crimes, police divert them to programs offering treatment, housing, and job training. Participants are nearly 60 percent less likely to be rearrested.

    #Opioides #USA


  • Opioid Deaths Are Spreading Rapidly into Black America - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2017/12/22/upshot/opioid-deaths-are-spreading-rapidly-into-black-america.html?emc=edit_th_201

    The epidemic of drug overdoses, often perceived as a largely white rural problem, made striking inroads among black Americans last year — particularly in urban counties where fentanyl has become widespread.

    While the steep rise in 2016 drug deaths has been noted previously, these are the first numbers from the Centers for Disease Control and Prevention to break down 2016 mortality along geographic and racial lines. They reveal that the drug death rate is rising most steeply among blacks, with those between the ages of 45 and 64 among the hardest hit.

    #Opioides #Racisme


  • Des médecins se mobilisent contre les opioïdes, nouveau fléau de la société américaine
    http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2017/12/20/des-medecins-se-mobilisent-contre-les-opioides-nouveau-fleau-de-la-s

    En 2016, selon des statistiques officielles, 64 000 Américains sont morts d’une overdose ; 20 000 morts sont imputables à l’analgésique Fentanyl, 14 000 à des opioïdes obtenus sur prescription médicale.

    Globalement, il est admis que plus de 11 millions de personnes font un mauvais usage des opiacés et que près de 2 millions souffrent de troubles qui y sont liés. Aussi, environ 80 % des personnes dépendantes à l’héroïne ont commencé avec des opioïdes obtenus sur prescription. Aujourd’hui, 76 % des Américains estiment que les surprescriptions d’antidouleur sont un problème de santé publique « grave ou très grave », selon Pew Research Center ; ils étaient 63 % en 2013.
    Des causes multiples

    Comme tous les experts qui ont travaillé sur le sujet, le docteur Meisenberg sait que les causes de cette épidémie sont multiples. Et il ne veut blâmer personne en particulier. Ni les entreprises pharmaceutiques, qui poussent à la consommation sans toujours prévenir des dangers – plusieurs d’entre elles sont actuellement poursuivies devant la justice américaine. Ni les patients, qui demandent à être soulagés à tout prix et qui ont pris l’habitude de noter leur médecin en fonction de leur degré de satisfaction. Ni les compagnies d’assurance qui remboursent mieux les antidouleurs puissants et addictifs. Ni les associations professionnelles de médecins qui, durant des années, ont défendu l’idée que la douleur des patients était sous-traitée.

    « Mais, au final, qui prescrit les opioïdes ?, demande M. Meisenberg. Ce sont les médecins. Les prescriptions excessives sont donc notre problème. » Fort de cette conviction, il a lancé une offensive auprès de plusieurs services de son hôpital – urgences et chirurgie orthopédique notamment – pour inciter les médecins à s’interroger sur leurs pratiques. « On leur a demandé le compte exact de ce qu’ils prescrivaient et pour quelles raisons. Certains ont été surpris de découvrir qu’ils prescrivaient autant d’opioïdes. »

    Barry Meisenberg reconnaît que cette enquête a bousculé la culture d’un milieu où les professionnels de santé n’apprécient guère d’être comparés à leurs confrères. « Mais dans leur entourage même, il y a des cas de personnes dépendantes. Face à un tel fléau, tout le monde a compris qu’il fallait faire quelque chose. »

    Et les résultats sont spectaculaires. Sur son ordinateur, le cancérologue montre des courbes descendantes. Entre janvier et juillet, le nombre d’opioïdes commandés a baissé de 29 % ; au service des urgences, les prescriptions ont diminué de 50 % ; la fréquence des rendez-vous qui ont débouché sur une prescription a connu une chute de 25 %.

    Une seule courbe est à la hausse et le médecin s’en réjouit : il s’agit du degré de satisfaction des patients dans le traitement de la douleur. En juillet 2016, 46 % estimaient qu’elle avait été bien gérée ; ils étaient 63 % un an plus tard, malgré une consommation revue à la baisse. Ces résultats vont à l’encontre des critiques craignant qu’une telle politique ne soit néfaste à la prise en charge des patients. « On aura toujours 1 % de gens mécontents, reconnaît M. Meisenberg, en précisant qu’il n’est pas question d’élargir cette expérimentation au département d’oncologie ni aux unités de soins palliatifs. Pour ces patients, pas question de limiter le nombre de pilules. »

    #Opioides


  • En France, faible dépendance mais forte vigilance - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2017/06/25/en-france-faible-dependance-mais-forte-vigilance_1579451

    Selon lui, le profil des personnes intoxiquées à la suite de surdosages d’antalgiques opiacés ne correspond pas au profil habituel des toxicomanes. La majorité des personnes sont des femmes d’une soixantaine d’années, ne souffrant pas de pathologies cancéreuses (57 %) et près de la moitié (44 %) de ce groupe de patients n’a même pas consulté de médecin pour se faire prescrire un antalgique. Ce qui laisse à penser que l’opiacé incriminé pourrait souvent être en vente libre, comme le Codoliprane, un médicament qui associe paracétamol et codéine.

    Pour William Lowenstein, médecin addictologue et président de l’association SOS Addictions, l’effet addictif des opiacés, qu’ils soient faibles (dits de palier 2, par exemple la codéine ou le tramadol) ou forts (palier 3, comme l’oxycodone ou le fentanyl), est supérieur à celui de la morphine. Et l’accoutumance peut être rapide. Certains médicaments de palier 2 comme le tramadol peuvent induire une dépendance un mois à peine après le début de leur introduction. L’association à d’autres molécules, comme les benzodiazépines (Xanax, Lexomil, Valium, Témesta…) ou médicaments apparentés (Stilnox, Imovane…) majore encore le risque de surdose.

    L’augmentation des cas d’overdose, de décès déclarés, l’émergence d’un marché parallèle ou l’apparition d’opiacés de synthèse illicites sont autant de signaux pour les structures de pharmacovigilance françaises, alarmées par l’exemple nord-américain. L’organisation du système de santé français permet cependant un meilleur suivi des patients et a certainement permis d’éviter la flambée des addictions aux opioïdes. Le remboursement des frais de santé incite ainsi plus à consulter. « La culture française en matière de santé est très différente de celle des Etats-Unis. Les patients se tournent plus facilement vers leur médecin que vers un dealer pour obtenir un traitement », note William Lowenstein. Le réseau de prise en charge des addictions, bien développé sur tout le territoire, est lui aussi plus accessible qu’outre-Atlantique, ajoute le président de SOS Addictions.

    Ainsi, pour Nicolas Authier, il est impératif de développer une stratégie de prévention des addictions coordonnées avec tous les acteurs de santé. « La régularisation seule ne suffira pas pour endiguer les dérives. On peut interdire la vente libre de médicaments à base de codéine mais qu’adviendra-t-il des personnes déjà dépendantes ? L’exemple des Etats-Unis nous prouve que c’est insatisfaisant. Il faut avant tout informer les professionnels de santé, en particulier les médecins généralistes et les pharmaciens, mais aussi les associations de patients. » Et de prévenir : « Pour une fois que nous pouvons anticiper un problème de santé publique majeur, il faut réellement se mobiliser. »

    #Opioides #France


  • Heroin, Methamphetamine, and Marijuana Are All Getting Stronger in the U.S. - Pacific Standard
    https://psmag.com/economics/your-drugs-are-getting-stronger

    Over the past few years, dealers have cut the heroin they sell in many parts of America with fentanyl, an opioid chemical that’s much more potent—and dangerous—than heroin. That’s led to a spike in overdoses and deaths. But opioids aren’t the only drugs to have become much stronger in recent years. In a new report, the Drug Enforcement Administration finds that methamphetamine and marijuana in America have also increased in strength.

    The more powerful drugs are a sign of an ever-more-competitive recreational drug marketplace, driven by the rising popularity of potent opioids, RAND Corporation drug-policy researcher Rosalie Pacula told the Los Angeles Times. Punchier drugs likely also mean these products are widely available to Americans, putting traffickers under pressure to have stronger offerings, the DEA suggests in its report. If methamphetamine goes the way of opioids, that could mean more overdoses in the future, but the available data makes it hard to know yet if that’s happening.

    #Opioides #Drogues #Marché


  • The Super Wealthy Oxycontin Family Supports School Privatization With Tactics Similar to Those That Fueled the Opioid Epidemic | Alternet
    https://www.alternet.org/education/notorious-family-contributing-opioid-crisis-and-funding-elitist-charter-sc

    Keefe writes, “Purdue and other pharmaceutical companies have long funded ostensibly neutral nonprofit groups that advocate for pain patients.”

    The same influence techniques Purdue used to promote painkillers are now being used by Jonathan Sackler to expand charter schools.

    Jonathan Sackler, Arthur’s nephew, is a well-known name in the education reform movement. He founded the charter school advocacy group ConnCan, progenitor of the nationwide group 50CAN, of which he is a director. He is on the Board of Directors of the Achievement First charter school network. Until recently, Sackler served on the board of the New Schools Venture Fund, which invests in charter schools and advocates for their expansion. He was also on the board of the pro-charter advocacy group Students for Education Reform.

    The GAO report went on to quote the DEA as saying the Purdue’s use of branded promotional items in the marketing of OxyContin was “was unprecedented among schedule II opioids, and was an indicator of Purdue’s aggressive and inappropriate marketing of OxyContin.”

    The description of “lavish swag” will sound familiar to anyone who has witnessed one of the no-expenses-spared charter school rallies that are a specialty of Sackler-funded organizations like Families for Excellent schools. Then there is the dizzying array of astroturf front groups all created for the purpose of demanding more charter schools. Just in Connecticut, we’ve had the Coalition for Every Child, A Better Connecticut, Fight for Fairness CT, Excel Bridgeport, and the Real Reform Now Network. All of these groups ostensibly claim to be fighting for better public schools for all children. In reality, they have been lobbying to promote charter schools, often running afoul of ethics laws in the process.

    #Education #Ecole_privée #Opioides


  • The Corporate Roots of the Opioid Crisis | Alternet
    https://www.alternet.org/drugs/corporate-roots-opioid-crisis

    Drugs
    The Corporate Roots of the Opioid Crisis
    Opioid overdose claims 175 Americans each day, but powerful pharmaceutical companies continue to promote their sales.

    These are some of the two million Americans who suffer from substance abuse disorders related to prescription opioid pain relievers. The numbers are staggering. In 2016, as many as 64,000 people died in the U.S. as a result of drug overdose. In 2015, the number was 52,404 dead, which means that the number increased by 22 percent over the year. But more staggering is that over the past three years, deaths by synthetic opioids (fentanyls) increased by 540 percent from 3,000 to 20,000. Illegal drugs—such as cocaine and heroin—continue to pose a challenge, but the real threat is from prescription opioids such as fentanyls of one kind or another. Each day, 175 Americans die from opioid overdose.

    Princeton University economists Anne Case and Sir Angus Deaton looked carefully at the mortality rates for the U.S. working class and found them prone to “diseases of despair”—including drug overdose. In 2015, the Case-Deaton study found that there was a “sea of despair” that was drowning a generation of working-class Americans, with diseases such as drug addiction and alcoholism as evidence for the despair. In an updated version of the study that came out this year, Case and Deaton find that the collapse of the job market and the lack of hope amongst the working class have turned the poor towards various forms of addiction, including that of prescription drugs. Half the men who are out of the labor force, they suggest, are taking a prescription painkiller (such as an opioid).

    “Although we do not see the supply of opioids as the fundamental factor,” Case and Deaton argue, “the prescription of opioids for chronic pain added fuel to the flames, making the epidemic much worse than it otherwise would have been.” Importantly, Case and Deaton point at the money. “We should note,” they suggest, “that a central beneficiary of opioids are the pharmaceutical companies that have promoted their sales.”

    Purdue Pharma, which makes the popular drug OxyContin, made $35 billion on this drug. The family that owns Purdue Pharma, the Sacklers, has made upwards of $13 billion. They donate vast amounts of money to charity, particularly in the arts. But they have also lobbied Congress with laser-sharp intensity. Between 2006 and 2015, Purdue Pharma and others who produce opioids spent $900 million on their lobbying efforts. That is eight times the amount spent by the gun lobby.

    Le coup double de l’industrie pharmaceutique : gagner de l’argent sur le médicament contre les overdoses.

    It is true that the drug industry has made a fortune selling painkillers—especially opioids—to the general public. But they also make a killing from selling the antidotes for an overdose. And they have shown their colors by raising prices as the epidemic spirals out of control. The drug that Picard wanted to deny the overdose victim on their third call to the hospital is Narcan. One version of Narcan is called Evzio and is made by the pharmaceutical company Kaleo. In 2014, Kaleo sold two Evzio doses for $690, but increased the price earlier this year to $4,500. Kaleo controls about 20 percent of the antidote market. This means that it has been able to set the price for this drug across the market, including for generic naloxone, which doubled over the past year.

    #Big_pharma #Opioides #Scandale


  • Why Should Taxpayers Pay for the Opioid Crisis When Pharma Caused It? | Alternet
    https://www.alternet.org/personal-health/why-should-taxpayers-pay-opioid-crisis-when-pharma-caused-it

    As everyone today knows, opioid narcotics like fentanyl, hydrocodone, hydromorphone, morphine and oxycodone have created a toxic epidemic in the United States with at least 100 daily overdose deaths. This happened because Pharma paid off doctors, medical associations and federal lawmakers to loosen opioid regulations.

    There was a reason narcotics were traditionally limited to severe pain cases, not “everyday” pain—they are addicting and can kill, as we are now seeing. But Pharma—especially the Sackler family’s Purdue which makes OxyContin—banked on the fact that younger doctors and patients did not remember why narcotics were so heavily restricted. They were right.

    As new Pharma-driven prescribing guidelines were drafted and the industry-appeasing FDA waved new pills and patches through despite daily deaths, brazen “pill mills” and “Oxy docs” popped up, as did legions of addicts. Soon “opioid addiction” treatment clinics popped up to play the other side of the street—the addictions caused by the pill mills—further enriching Pharma.

    Not only can narcotics like the popular OxyContin, Vicodin, Percocet and the fentanyl patch lead to coma, respiratory depression, shock, pulmonary edema and death, but studies suggest they can increase a body’s sensitivity to pain and make pain worse—a phenomenon called opioid-induced hyperalgesia. The drugs also cause constipation, hormonal derangement and negative mental changes.

    #Opioides #Big_Pharma #Voyoucratie


  • Crise des opiacés aux Etats-Unis : un patron poursuivi pour escroquerie
    http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2017/10/30/crise-des-opiaces-aux-etats-unis-le-patron-d-un-laboratoire-poursuiv

    L’affaire fait grand bruit aux Etats-Unis, où les overdoses ont fait près de 64 000 morts en 2016, selon les chiffres publiés par le Center for Disease Control (CDC) et analysés par le New York Times. Les opiacés sont les substances les plus mortelles avec 20 000 décès attribuables au fentanyl, 15 000 à l’héroïne et 14 000 aux médicaments sur ordonnance, dont le Subsys.

    Selon les autorités, les prescriptions pour ces antalgiques très addictifs ont quadruplé au cours de la décennie, tout comme les overdoses. Cette augmentation spectaculaire s’est répliquée sur toutes les catégories d’opiacés, les consommateurs basculant fréquemment des médicaments aux drogues illégales. Une étude publiée en 2014 révèle ainsi que trois quarts des consommateurs d’héroïne ont d’abord été accros aux médicaments.

    Insys a été l’un des premiers bénéficiaires de cette « épidémie ». Son Subsys, un spray sublingual à base de fentanyl, a été autorisé par la FDA, l’agence de santé américaine, en 2012. Malgré son coût – un mois de traitement coûte jusqu’à 20 000 dollars (17 215 euros) –, le médicament a connu un succès immédiat : selon le rapport annuel de la société, les ventes ont connu un pic à 330 millions dollars en 2015, avec une marge supérieure à 90 %. Le vent a commencé à tourner en 2016, avec les premières révélations sur les conditions de prescription du Subsys : les ventes ont chuté de 26 % et l’année s’est achevée par l’arrestation à Boston de six dirigeants de l’entreprise.

    Mais pas d’inquiétude, le patron est libre après avoir payé une caution ridicule en regard des bénéfices engrangés.

    « Ils ne valent pas mieux que des dealers de rue », a estimé un agent du FBI qui a participé à l’enquête. « Ces accusations représentent une étape importante dans la prise de conscience de la responsabilité des laboratoires pharmaceutiques dans la crise des opiacés. Le FBI enquêtera sans relâche sur les organisations corrompues dont les pratiques commerciales encouragent la fraude au mépris de la sécurité des patients », a poursuivi le policier. Arrêté à Phoenix et entendu par une cour fédérale, John Kapoor a pu repartir libre moyennant une caution d’un million de dollars. Son passeport a été confisqué.

    #Opioides #Subsys #Big_pharma #Voyoucratie


  • Pharmaceutical Founder Arrested In Alleged Nationwide Opioid Scheme : The Two-Way : NPR
    http://www.npr.org/sections/thetwo-way/2017/10/26/560263997/pharmaceutical-founder-arrested-in-alleged-nationwide-opioid-scheme

    On the same day President Trump declared the opioid epidemic a public health emergency, the co-founder of a prominent opioid medication manufacturer has been arrested on fraud and racketeering charges. John Kapoor, former CEO of Insys Therapeutics, has been charged with conspiring to push the company’s signature drug for unacceptable uses through a series of bribes and kickbacks.

    Subsys, as the drug is known, transmits the extremely powerful narcotic fentanyl in spray form, allowing it to be placed beneath the tongue for fast, potent pain relief. It is meant only for treating cancer patients suffering from severe pain.

    But according to prosecutors, Kapoor and several other former high-ranking executives at the company conspired to bribe doctors to write “large numbers of prescriptions for the patients, most of whom were not diagnosed with cancer.” They also allegedly “conspired to mislead and defraud health insurance providers who were reluctant to approve payment for the drug when it was prescribed for non-cancer patients.”

    #Big_pharma #Opioides #Racket


  • Marchands de #mort : les pharmaceutiques, le Congrès et l’épidémie américaine des #opioïdes
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/oct2017/drog-o23.shtml

    Un aperçu de la #corruption et des machinations politiques à l’origine de l’#épidémie mortelle de #drogue aux États-Unis a été fourni récemment par une enquête produite par le Washington Post et l’émission télévisée « 60 Minutes » sur CBS News.

    L’enquête expose les manigances bipartites dirigées par le représentant républicain au Congrès Tom Marion visant à empêcher la Drug Enforcement Administration (DEA) de restreindre la vente illicite d’opioïdes. La vente massive d’analgésiques à base d’opioïdes dans les communautés ouvrières économiquement dévastées a donné des milliards de dollars aux entreprises de distribution de #médicaments tout en tuant des centaines de milliers de personnes à travers les États-Unis et causant la dépendance chez des millions d’autres.



  • #Rapport mondial sur les #drogues 2017 : 29,5 millions de personnes dans le monde souffrent de troubles liés à la #consommation de #stupéfiants, les #opioïdes étant les plus nocifs

    En 2015, environ un quart de milliard de personnes consommaient des stupéfiants. Parmi eux, environ 29,5 millions de personnes - soit 0,6% de la population adulte mondiale - ont eu des problèmes de consommation et souffraient de troubles liés à la consommation de stupéfiants, y compris de dépendance. Les opioïdes étaient le type de stupéfiant le plus nocif et représentaient 70 pour cent de l’impact négatif sur la santé dû aux troubles liés à la consommation de drogues dans le monde entier, selon le dernier Rapport mondial sur les drogues, publié aujourd’hui par l’ONUDC.

    https://www.unodc.org/unodc/fr/frontpage/2017/June/world-drug-report-2017_-29-5-million-people-globally-suffer-from-drug-use-dis

    Lien vers le rapport :
    https://www.unodc.org/wdr2017

    Il y a aussi une #carte_interactive :


    https://www.unodc.org/wdr2017/en/interactive-map.html

    #cartographie #visualisation #monde