• ‘All the Beauty and the Bloodshed’ Review: Nan Goldin vs the Sacklers – Rolling Stone
    https://www.rollingstone.com/tv-movies/tv-movie-reviews/all-the-beauty-and-the-bloodshed-review-1234634854

    All the Beauty and the Bloodshed is not a condemnation of Goldin’s parents, or even of her critics, just as her work is not, in the neatest sense, a direct condemnation. There is an enemy in this movie, to be clear. Poitras’ documentary is as interested in Goldin as an artist as it is in her forceful and very effective work as an activist. The brunt of her activism, of late, has involved the opioid crisis, of which Goldin is a survivor. Goldin founded the organization Prescription Addiction Intervention Now (PAIN) in 2017 to hold the Sackler family — founders and owners of Purdue Pharma and Mundipharma — accountable for their role in the overprescription of OxyContin and other addictive opioids.

    She was inspired, in part, by the revelations disclosed in Patrick Radden Keefe’s 2017 New Yorker article on the Sackler family, which likened the pharmaceutical titans to “an empire of pain” and, in its very first paragraph, points to the reasons that this crisis, for Goldin, would prove not only personal, but institutional. Goldin is a renowned artist recognized worldwide for the groundbreaking candor of her photography, which has found homes in the permanent collections of the world’s most notable museums and archives. The Sacklers are a family whose name shares an equally broad, though far less noble, fame in the art world. You could see that name at the Met, on the Sackler Wing, and, as Keefe damningly listed, “the Sackler Gallery, in Washington; the Sackler Museum, at Harvard; the Sackler Center for Arts Education, at the Guggenheim; the Sackler Wing at the Louvre; and Sackler institutes and facilities at Columbia, Oxford, and a dozen other universities.” What is now seen as a canny, egregious feat of reputation laundering had for many years gone unchallenged. The family that made billions of dollars from its slick and novel approach to selling opioids — marketing them to doctors, rather than to patients — had also successfully wedded itself to a philanthropic image that the art world, Nan Goldin’s world, helped to secure. Her work was in the permanent collections of museums that took money from a family whose drugs almost killed her.

    #Nan_Goldin #Opioides

  • Critique de « Toute la beauté et l’effusion de sang » : l’art et l’activisme de Nan Goldin
    https://nouvelles-dujour.com/critique-de-toute-la-beaute-et-leffusion-de-sang-lart-et-lactivism

    « All the Beauty and the Bloodshed », le documentaire intime de Laura Poitras sur Goldin, son art et son activisme, commence le 10 mars 2018. Ce jour-là, Goldin a amené son combat contre les membres de la famille Sackler au Met avec une manifestation qui a tourné sa populaire exposition Temple of Dendur – un temple égyptien installé dans une galerie nommée l’aile Sackler – dans un champ de bataille symbolique. C’était un affrontement qui a opposé l’artiste aux membres d’une famille à la fois extraordinairement riche et, comme l’a écrit le journaliste Patrick Radden Keefe dans un article du New Yorker de 2017, est « l’une des grandes dynasties philanthropiques américaines ». Cela a également opposé Goldin à l’establishment artistique qui avait contribué à faire d’elle une star internationale de l’art.

    Sous les yeux des touristes, des gardes et des journalistes, Goldin et sa brigade d’activistes sont entrés dans la galerie et ont commencé à scander « Les Sacklers mentent, des milliers meurent ! » C’était une étape cruciale dans la campagne de Goldin pour attirer l’attention sur le rôle de Purdue Pharma dans la crise des opioïdes, une croisade que Goldin avait hardiment rendue publique deux mois plus tôt lorsque Artforum avait publié sa chronique de sa dépendance aux opioïdes. Comme elle a témoigné devant un comité de la Chambre en 2020, Goldin est devenue accro en 2014 après avoir reçu une prescription d’OxyContin pour une intervention chirurgicale. Au fur et à mesure que son habitude s’intensifiait – elle est passée de trois pilules prescrites par jour à 18 – elle l’a complétée en dépensant tout l’argent d’une dotation privée. Lorsqu’elle a manqué d’argent pour OxyContin, Goldin s’est tournée vers des sources illégales et a failli mourir lorsqu’elle a sniffé du fentanyl par inadvertance.

    D’une forme et d’un rythme élégants, « All the Beauty and the Bloodshed » raconte deux histoires entrelacées. L’un suit l’émergence de Goldin en tant qu’activiste anti-opioïde, en commençant par sa première découverte des Sackler jusqu’à ses actions – elle proteste, partage et témoigne – et se terminant sur une note optimiste en décembre 2021, lorsqu’elle et ses frères activistes ont savouré un si crucial. triomphe provisoire. Entremêlé à ce récit se trouve un portrait souvent mélancolique de Goldin qui commence dans son enfance difficile dans la banlieue du Maryland, se poursuit à travers ses années d’école d’art libératrices, son rôle dans la scène du centre-ville de New York, son expérience angoissée pendant la crise du sida et son émergence en tant que artiste majeur.

    La forme bifurquée du film n’est pas nouvelle, mais le rassemblement de Poitras de toutes ces informations est exceptionnellement gracieux. Elle a une abondance de matériel fantastique à sa disposition – y compris une généreuse sélection d’œuvres d’art de Goldin – mais ce qui fait que le film fonctionne si bien, c’est la façon dont Poitras utilise de manière transparente les différentes sections de la vie de Goldin pour tisser un portrait cohérent de l’artiste. Vous voyez comment sa sœur aînée tragique, Barbara, décédée jeune, a façonné Goldin et comment la mort de Barbara et l’histoire parfois horrible de la famille ont contribué à déterminer la trajectoire artistique de Goldin et l’ont conduite à des amis qui ont informé sa sensibilité et lui ont servi de muses.

    Plus puissamment, le documentaire détaille le lien entre les expériences de Goldin pendant la crise du sida et son temps dans les tranchées des opioïdes. Dans chaque combat, des institutions puissantes sont appelées à rendre des comptes par des personnes qui luttent pour leur vie, ce qui peut sembler inspirant mais est plus précisément un indice de la cruauté de ce pays. La section sur la crise du sida est écrasante, et c’est un reflet de la politique éthique de Poitras et de sa compréhension de son sujet qu’elle passe tellement de temps sur les amis de Goldin qui ne sont pas sortis vivants de la catastrophe, y compris l’artiste David Wojnarowicz, un génie éblouissant et furieux décédé en 1992. Dans le film, vous voyez que Goldin garde un portrait de lui par un autre ami perdu, Peter Hujar, au-dessus de sa cheminée – c’est un phare.

    #Opioides #Nan_Goldin #Sackler

  • La vive régression de l’espérance de vie ébranle le modèle américain.

    En gros, Lles USA font la démonstration de l’inefficacité d’un modèle de #santé non universel financé par les assureurs privés.EV < 2 ans à celle de la Chine : 76,2 ans vs 78,2ans pour 3 x + de dép en %PIB
    Dép santé : 17,8 % PIB aux USA vs 5,5% PIB
    PIB/hab : 59K€ aux #USA vs 13K€ en #Chine

    #opioïdes #armes #covid

  • Opioïdes aux Etats-Unis : Walmart, Walgreens et CVS condamnés à verser 650 millions de dollars Le Temps
    https://www.letemps.ch/monde/opioides-aux-etatsunis-walmart-walgreens-cvs-condamnes-verser-650-millions-d

    Les pharmacies de Walmart, Walgreens et CVS ont été condamnées mercredi par un juge fédéral en Ohio, dans le nord des Etats-Unis, à verser 650,6 millions de dollars à deux comtés de cet Etat, Lake et Trumbull, a annoncé le cabinet d’avocats qui a défendu les deux comtés, The Lanier Law Firm.

    Cette somme permettra de « financer des programmes d’éducation et de prévention et de rembourser les agences et organisations pour les frais encourus pour gérer la crise », a-t-il ajouté. Walmart a annoncé dans un communiqué son intention de faire appel, dénonçant un procès « truffé d’erreurs juridiques et factuelles ».

    Les trois géants de la distribution aux Etats-Unis, qui avaient distribué massivement des antidouleurs dans ces deux comtés, avaient été jugés coupables en novembre.

    « Une épidémie de drogue soutenue par la cupidité des entreprises »
    Les avocats des deux comtés dans l’Ohio étaient parvenus à convaincre le jury que la présence massive d’opiacés constituait bien une nuisance publique et que les pharmacies y avaient participé en ignorant pendant des années des signaux d’alarme sur des prescriptions suspectes.

    Les responsables des comtés « voulaient simplement être dédommagés du fardeau d’une épidémie de drogue soutenue par la cupidité des entreprises, la négligence et le manque de responsabilité de ces chaînes pharmaceutiques », a commenté leur avocat, Mark Lanier, cité dans le communiqué.

    Les chaînes de pharmacies estiment que les pharmaciens ne font que respecter des ordonnances légales rédigées par des médecins, qui prescrivent des substances approuvées par les autorités sanitaires. Certaines parties avaient conclu des accords avec les comtés de Lake et Trumbull pour mettre fin aux poursuites en échange de versements financiers. C’est le cas des chaînes de pharmacies Rite Aid et Giant Eagle.

    Des distributeurs jugés responsables pour la première fois
    C’était la première fois que des distributeurs de médicaments, et non pas des producteurs, étaient jugés responsables dans cette crise sanitaire à l’origine de plus de 500 000 morts par overdose en 20 ans aux Etats-Unis, et qui a donné lieu à une myriade de procédures lancées par des collectivités.

    La condamnation de producteurs d’opiacés sur la base de lois sur les nuisances publiques a cependant connu des revers, en Californie et en Oklahoma. L’été dernier CVS, Walgreens, Rite Aid et Walmart avaient accepté de verser 26 millions de dollars au total à deux comtés de l’Etat de New York.

    Lire aussi : Crise des opioïdes aux Etats-Unis : l’indécent ballet des groupes pharma https://www.letemps.ch/opinions/crise-opioides-aux-etatsunis-lindecent-ballet-groupes-pharma

    #McKinsey #oxycodone #naloxone #opioides #sackler #big_pharma #santé #fentanyl #opiacés #addiction #opioïdes #drogues #drogue #pharma #usa #santé_publique #etats-unis #purdue_pharma #oxycontin #carfentanil #overdose #Walmart #Walgreens #CVS

    • Le groupe Purdue Pharma :
      Selon une enquête du New Yorker, le groupe aurait réalisé près de 35 milliards de dollars de bénéfice grâce au seul OxyContin entre 1996 et 2019.

      Un plan prévoit désormais le versement de 6 milliards de dollars à titre d’indemnisation à plus de 140 000 victimes directes qui avaient porté plainte, ainsi que des collectivités.

  • The opioid crisis isn’t just the Sacklers’ fault – and making Purdue Pharma pay isn’t enough on its own to fix the pharmaceutical industry’s deeper problems
    https://theconversation.com/the-opioid-crisis-isnt-just-the-sacklers-fault-and-making-purdue-ph

    Until the Food and Drug Administration approved #OxyContin in 1995, […] #marketing techniques were forbidden for opioids, which authorities considered to be too dangerous for them.

    […]

    In 1949, Endo Products claimed that Percodan, its new oxycodone product, shouldn’t face strict federal controls because it was chemically similar to codeine, a relatively weak opioid used in cough syrups. The company insisted it wasn’t addictive when used as prescribed.

    Expert pharmacologists working with federal regulators pushed back. Noting that oxycodone produced an “intense” addiction, they pointed out that people did not always follow doctors’ orders – especially with addictive drugs.

    Purdue’s real innovation with OxyContin was commercial, not scientific. The company was the first to market a powerful opioid using the most aggressive strategies other drug companies regularly used to get pharmaceutical innovations into bodies with great speed and efficiency – while maximizing profits.

    Once Purdue showed it could be done, competitors quickly followed suit. The industry replaced U.S. medicine’s century-old habits of opioid precautions with a reckless boosterism.

    Purdue, that is, didn’t act alone.

    Other drugmakers such as Endo and Janssen imitated and even surpassed Purdue’s example once the taboo had been broken.

    Generic manufacturers such as Allergan and Teva then profited by expanding and prolonging the boom, as did wholesale drug distributors and retail chain pharmacies. Even the prestigious #McKinsey consulting firm got into the game, advising others how to maximize sales.

    The complicity of so many industries makes opioid litigation complex and hard to follow. Cities, states and other plaintiffs didn’t just sue Purdue. They turned to the legal system to make sure that all the other companies pay to repair the harms they caused in building the historic opioid boom that has contributed to more than 500,000 overdose deaths since 1996.

    To date the largest national opioid settlement is with the three main opioid distributors and Johnson & Johnson, manufacturer of the Duragesic and Nucynta opioids. It totals $26 billion, significantly more than what Purdue and the Sacklers are paying.

    But financial settlements cannot solve every problem that made this crisis possible. Purdue and its competitors were able to put profits over consumer safety for so long, in part, because their marketing strategies closely approximated how other medicines are sold in the U.S.

    The opioid crisis, in other words, revealed in an exaggerated fashion problems prevalent in the pharmaceutical industry more generally. Until those broader problems are resolved, the unhappy history of addictive prescription drugs will keep repeating itself.

    Dommage que la responsabilité des « #autorités » ne soit qu’implicitement évoquée.

    #pharma #opioides #opiacés #mode #états-unis

  • How The CEO Of A Leading LGBTQ Rights Group Played A Role During The Opioid Crisis | HuffPost UK U.S. News
    https://www.huffingtonpost.co.uk/entry/amit-paley-mckinsey-purdue-opioids_n_62d19d55e4b0ed8ba48ef1f3

    In the summer of 2016, America’s opioid epidemic was raging, and Purdue Pharma, one of the drug manufacturers at the center of the maelstrom, was seeking outside help to manage its collapsing reputation.

    For Amit Paley, a rising associate partner at the global consulting giant McKinsey & Co., it was an opportunity. He had worked closely with Purdue before and seemed eager to do so again. So, on a Friday evening in June, Paley scrambled to come up with a list of past examples of how companies selling dangerous products had reduced risk in order to avoid liability and salvaged their reputations with an outraged public.

    He suggested looking to pharmaceuticals that carried risky side effects — but also, to consider Twitter, noting it was “lauded for opening discourse but also [a] hotbed of lots of hatred and anonymous vicious attacks,” and trains, saying, “people initially thought they would be very dangerous.”

    “Ideally, we would highlight products/services that are positive,” he wrote to another McKinsey consultant, “but carry risks of being abused.”

    Today, Paley has a new job: executive director and CEO of the country’s largest LGBTQ crisis hotline, The Trevor Project, which he has led since 2017. The Trevor Project provides thousands of young LGBTQ people every year with crisis and suicide prevention counseling through its national hotline, and it drives research and lobbies for resources dedicated to preventing youth LGBTQ suicide. Under Paley, the organization has overseen the launch of a 24/7 digital crisis service, a six-fold increase in the number of young people it serves, and the start of a global launch outside the United States.

    The Trevor Project is also among the countless nonprofits now grappling with the fallout of the opioid crisis: A report the group put out in January said the misuse of prescription drugs was associated with a threefold increase in suicide attempts by LGBTQ people.

    Purdue Pharma was dissolved last year in a settlement that set aside $4.5 billion for states suffering the impacts of the opioid crisis.

    By the time of Paley’s work with Purdue, the opioid epidemic and its deadly toll were undeniable. Purdue was beginning to attract public notoriety and legal scrutiny, and its aggressive marketing of OxyContin was widely blamed by experts for creating a generation of people addicted to opioids. In 2015, more than 33,000 people in the United States died of an overdose involving an opioid, a number that soared in the years to come. In 2016, a national federal survey found that almost 4 million people in the U.S. were abusing prescription oxycodone.

    Besides helping McKinsey compete for Purdue’s crisis response business, Paley collaborated with Purdue executives over a period of four or five weeks on a strategic 10-year plan to boost the sales of opioids and other Purdue products. Later, as McKinsey competed to handle data analysis for Purdue, his team suggested ways to use data to support Purdue’s sales goals and undermine its critics.

    “Seven years ago, when I was a consultant at McKinsey, I was assigned to a project for Purdue,” Paley said as part of a statement to HuffPost. “If I knew then what I know now, I would not have agreed to do any consulting for that company, and I regret that I did.”

    Paley’s work with Purdue has not been previously reported. Of his seven years working for McKinsey, his biography on The Trevor Project’s website says only that he “served numerous non-profit organizations, Fortune 500 companies, and governments.”

    His role came to light thanks to McKinsey’s $573 million settlement with a coalition of 47 state attorneys general over the firm’s role in driving the opioid crisis. For more than a decade, McKinsey provided Purdue with detailed advice on how to maximize sales of its blockbuster opioid, OxyContin. The settlement terms allowed McKinsey to avoid any admission of wrongdoing, but required it to make public more than 100,000 emails, presentations, and other internal documents from the years it spent advising several of the nation’s leading opioid makers.

    HuffPost reviewed hundreds of emails, slideshows, agendas and documents that Paley traded with colleagues and clients.

    His first assignment was to a project to create a 10-year strategic plan for Purdue, with a goal of helping the company reach $700 million in annual distributions.

    “I want him to feel the love from us.”
    - Instructions Amit Paley received on how to treat a Purdue Pharma executive

    Most of the strategies McKinsey laid out were aimed at protecting Purdue’s share of the opioid market, such as by creating an in-house litigation team to challenge rival opioid makers using intellectual property law, and helping its recently expanded sales force pump more prescriptions into regional health care networks and long-term care facilities. “Protect OxyContin,” “Protect Butrans” and “Protect Hysingla” — the latter two are other Purdue brand-name narcotics — were labeled priorities number one, two and three.

    Paley’s role in the 10-year plan project was to be the engagement manager, or the liaison between Purdue executives and the rest of the consulting team. Starting in September 2015, Paley worked with Purdue on an almost daily basis, often taking a car service up to the company’s headquarters in Stamford, Connecticut. He fielded lists of new and ongoing business initiatives from Purdue’s top executives, which the McKinsey team then fleshed out as long-term profitability strategies that they presented to Purdue.

    McKinsey places a high value on “client continuity,” and so, after his work on the 10-year plan, Paley hustled to stay involved with Purdue.

    He helped McKinsey win the rights to overhaul Purdue’s global procurement process, and he helped assemble a new consulting team when Purdue turned to McKinsey for corporate development advice.

    “I want him to feel the love from us,” Laura Moran, a McKinsey partner overseeing the project, told Paley as he was corresponding with Ed Mahony, a Purdue executive vice president.

    In May 2016, Paley became a key member of a McKinsey bid to create a big data strategy for Purdue. Paley, because he had experience with Purdue, would have helped lead the data project on a day-to-day basis, according to versions of the proposal dated the day it was submitted to Purdue. A source close to The Trevor Project said it would be inaccurate to describe Paley as a leader of any of McKinsey’s Purdue-related work and noted that his promotion to associate partner was in the pipeline but not yet in effect. “The description of his role is inflated to win the account,” he said.
    Paley’s bio as presented in versions of McKinsey’s Big Data proposal on the day it was sent to Purdue.
    Paley’s bio as presented in versions of McKinsey’s Big Data proposal on the day it was sent to Purdue.UCSF Opioid Industry Documents

    As part of its pitch, the team proposed a long list of ways that McKinsey’s proprietary analysis capabilities could help Purdue sell more products. One option McKinsey presented was to strategically redeploy salespeople to regions where demand was greatest; another was identifying “undiagnosed patients” who weren’t taking Purdue’s “high-value products” but could be.

    McKinsey also pitched using data analysis to shield Purdue from a growing public backlash. The firm had previously helped another pharmaceutical company combat negative impressions on Facebook and Twitter with methods like creating a patient advocacy group, McKinsey said, and could do something similar for Purdue.

    Big data could even help discredit negative press, it said in its pitch: Weeks earlier, the Los Angeles Times dropped a damning report on how Purdue had marketed OxyContin as offering 12 hours of pain relief despite knowing that the effects often wore off sooner — “the perfect recipe for addiction,” in the words of a leading researcher. The story relied partly on research performed by Purdue itself. McKinsey nevertheless claimed it could produce data to counter the Times’ “anecdotal” reporting.

    “Fingers crossed that we win this!” Paley wrote to his team members as they prepared to submit the proposal. Purdue ultimately awarded the contract to a rival firm.

    In June 2016, Paley helped McKinsey compete for a slice of Purdue Pharma’s crisis management business. That was when he drew up the list of other hazardous consumer products. Purdue did not carry out McKinsey’s recommendations, a spokesman for McKinsey said.

    “Fingers crossed that we win this!”
    - Paley, as his team competed for new Purdue business

    “Amit served Purdue for a relatively brief period of time while in a junior role,” Greg Romano, the spokesman, wrote in reply to questions for this story. “It would be incorrect to present his client service to Purdue as central or leading.”

    As for Paley coming up with a list of high-risk products that could serve as an example to Purdue, Romano said: “That work was not to understand how to avoid liability or improve public reputations. … Rather, it looked at ways in which the company could change its business model to better address the risks of opioid misuse.”

    In an email with McKinsey colleagues, Paley described the job as a “competitive proposal related to crisis response.” And in a response to a colleague who asked if Purdue was trying to “improve impressions of opioids” or address risk by taking the lead of other companies that had faced tort liability, Paley replied, “both.”

    The source close to The Trevor Project stressed that Paley worked on just one project out of dozens that McKinsey handled for Purdue and billed only 168 hours. He was not in a senior role while working on the 10-year plan or while crafting subsequent proposals, this person said, and was “at most [in] a mid-level position.”

    “The Trevor Project CEO search was a thorough and robust process which resulted in hiring the most qualified candidate in Amit Paley,” Gina Muñoz, the chair of the board of directors, said in a statement. “The Board of Directors remains steadfast in our choice of CEO and we are proud of the transformational growth and expansion of life-saving programming at The Trevor Project that Amit has led since the start of his tenure.”

    “We have full confidence in Amit as CEO of The Trevor Project and stand firmly behind him,” she continued.

    Paley’s team leaders at McKinsey seemed acutely aware that their work could be reputationally toxic. In May 2017, Moran, his supervisor on several projects, told another consultant, Arnab Ghatak, that she planned to give Purdue print copies of a presentation rather than a digital version. “These guys will be deposed,” she reasoned. “Best our emails are not sucked into it.”

    Ghatak and Martin Elling, also Paley’s onetime supervisors, were both fired from McKinsey after a 2019 lawsuit brought by Massachusetts Attorney General Maura Healey revealed that the two had discussed destroying all documents related to Purdue. Moran and Elling did not reply to a request for comment, and Ghatak could not be reached.

    But if members of the team had personal misgivings about their work for a company at the heart of the opioid epidemic, they did not readily discuss it. On Nov. 9, 2015, Paley and the rest of his team received an email from a McKinsey analyst about a New York Times opinion piece, “How Doctors Helped Drive The Addiction Crisis.” The article laid out how opioids were driving up American mortality rates.

    “Worth a quick read,” the analyst said. There is no record of anyone responding.

    Paley left McKinsey to lead The Trevor Project in July 2017. He had volunteered for The Trevor Lifeline for six years.

    “I left McKinsey to become CEO of The Trevor Project so I could devote all of my time, energy and expertise to scaling this organization’s life-saving work,” he said in his statement to HuffPost. “I am proud of my impact at The Trevor Project over the past five years and I will continue dedicating my life to supporting and saving lives of LGBTQ young people around the world.”

    When he left the firm, he had glowing words about his time there. “I am so grateful for all the friends and mentors I have made at McKinsey,” he wrote in a farewell message posted to the firm’s Facebook page. “You are the most inspiring, talented group of people I have ever met.”

    #Opioides #McKinsey #Purdue_pharma #Trevor_Project

  • Opioïdes, l’insurmontable crise aux Etats-Unis - 107 000 morts par overdose en 2021 Valérie de Graffenried

    Nouveau record américain : 107 000 morts par overdose en 2021. La responsabilité des entreprises pharmaceutiques et médecins qui prescrivent des antidouleurs trop facilement est montrée du doigt.

    Comment ne pas être pris de vertige ? En mai, les autorités sanitaires américaines annonçaient un nouveau « record » : 107 000 morts par overdose en 2021, 15% de plus que l’année précédente. L’équivalent, en moyenne, d’une personne toutes les cinq minutes. La spirale infernale ne s’arrête pas. Si les chiffres augmentent chaque année, la hausse était encore plus marquée entre 2019 et 2020 : +30%. Malgré les efforts de prévention, de lutte contre les trafiquants de drogues ou de distribution plus large de naloxone, qui permet de « ressusciter » une personne en train de faire une overdose via un spray nasal ou une injection, ce mal qui ronge la société américaine peine à se résorber. La pandémie n’a fait qu’aggraver la situation. . . . . . . . . .

    La suite payante, le lien : https://www.letemps.ch/monde/opioides-linsurmontable-crise-aux-etatsunis

    #McKinsey #oxycodone #naloxone #opioides #sackler #big_pharma #santé #fentanyl #opiacés #addiction #opioïdes #drogues #drogue #pharma #mafia #usa #santé_publique #etats-unis #purdue_pharma #oxycontin #carfentanil #overdose #constipation

  • McKinsey Guided Companies at the Center of the Opioid Crisis - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2022/06/29/business/mckinsey-opioid-crisis-opana.html

    In patches of rural Appalachia and the Rust Belt, the health authorities were sounding alarms that a powerful painkiller called Opana had become the drug of choice among people abusing prescription pills.

    It was twice as potent as OxyContin, the painkiller widely blamed for sparking the opioid crisis, and was relatively easy to dissolve and inject. By 2015, government investigations and scientific publications had linked its misuse to clusters of disease, including a rare and life-threatening blood disorder and an H.I.V. outbreak in Indiana.

    Opana’s manufacturer, the pharmaceutical company Endo, had scaled back promotion of the drug. But months later, the company abruptly changed course, refocusing resources on the drug by assigning more sales representatives.

    The push was known internally as the Sales Force Blitz — and it was conducted with consultants at McKinsey & Company, who had been hired by Endo to provide marketing advice about its chronic-pain medicines and other products.

    The newly released McKinsey records include more than 15 years of emails, slide presentations, spreadsheets, proposals and other documents. They provide a sweeping and detailed depiction of a firm that became a trusted adviser to companies at the core of an epidemic that has claimed half a million American lives.

    While the firm held remarkable sway at Purdue, it also advised the largest manufacturer of generic opioids, Mallinckrodt. It worked with Endo on marketing Opana and helped it grow into a leading generics manufacturer. It advised Johnson & Johnson, whose subsidiary Tasmanian Alkaloids was the largest supplier of the raw materials extracted from poppies used to make many top-selling opioids. Then, as the full brunt of the epidemic became apparent, it counseled government agencies on how to address the fallout.

    McKinsey’s opioid clients already wanted to grow their businesses. What the firm offered was know-how and sophistication, the documents show, and, as it noted in one presentation, “in-depth experience in narcotics.”

    And when opioid prescriptions began to decrease during a government crackdown, the records show, McKinsey devised new approaches to drive sales.

    McKinsey agreed to provide the documents to the attorneys general last year as part of a nearly $600 million settlement in which it admitted no wrongdoing. The firm has since apologized for its advice to opioid makers but, in a statement on Wednesday, suggested that its work with companies other than Purdue was “much more limited” and that it “did not counsel or recommend to Endo that it promote Opana more aggressively.”

    “We recognize the terrible consequences of the opioid epidemic and have acknowledged our role in serving opioid manufacturers,” said a McKinsey spokesman. “We stopped that work in 2019, have apologized for it and have been focused on being part of the solution.”

    The tangled path that led to Opana’s rise illustrates McKinsey’s deep involvement in the opioid business, with its work for one client rippling out with consequences for others.

    Years earlier, the firm had helped usher the drug onto the market, advising Endo’s partner, Penwest Pharmaceuticals, on its launch in 2006. Two years later, the documents show, McKinsey performed a project for Purdue that paved the way for Endo to extend Opana’s reach.

    Purdue was seeking approval from the Food and Drug Administration for a new version of OxyContin that would be more difficult to snort or inject. After the F.D.A. denied its application in 2008, Purdue enlisted McKinsey’s help. The consultants interviewed a former drug dealer about OxyContin abuse, oversaw scientific studies, prepared regulatory documents and coached company officials on how to deal with the F.D.A., which had been a McKinsey client. The agency gave its approval in 2010, and later allowed Purdue to claim the new pills were resistant to abuse.

    Soon, OxyContin sales declined — while Opana sales rose. In an internal document, Endo attributed the uptick in part to “patient dissatisfaction with new OxyContin formulation.” Data on abuse showed similar trends: a decline for OxyContin and a rise for Opana.

    As concerns about Opana grew, Endo hired a new chief executive in 2013: Rajiv De Silva, a former leader within McKinsey’s pharmaceutical practice who soon tapped the firm to help chart a growth strategy.

    A few months after Mr. De Silva took over, McKinsey helped Endo execute a complicated maneuver known as a “tax inversion” — a legal form of tax avoidance that the Obama administration would decry as an “abuse” of the system. For tax purposes, the Pennsylvania company was now based in Ireland, where the rate was substantially lower.

    The production of pills by companies like Endo and Purdue depended on a complex and tightly regulated global supply chain stretching from the fields of Tasmania to factories in the American heartland.

    Here, too, was McKinsey.

    Long before a patient in the United States filled a prescription for OxyContin, a farmer on another continent harvested a poppy rich in a substance called thebaine. Tasmanian Alkaloids, the Johnson & Johnson subsidiary, controlled the majority of this market.

    From far-flung fields and extraction facilities, the raw materials made their way to American processing plants. The top U.S. producers at this stage were another Johnson & Johnson subsidiary, Noramco, and Mallinckrodt, the big generics manufacturer.

    The documents reveal McKinsey’s work advising them behind the scenes. By the firm’s own account, it had deep expertise in the international trade of legal narcotics. “We serve the majority of the leading players,” the consultants wrote in a 2009 memo.

    In 2009, the firm recommended a technique known as segmentation. The best marketing campaigns — whether for food, cars or electronics — divided consumers into segments based on how they acted and thought, then developed tailored messages to win them over, the consultants said.

    In Purdue’s case, the customer was a physician with a license to prescribe controlled substances, and the product was OxyContin.

    The consultants interviewed dozens of physicians and solicited the views of hundreds more in a survey. Four groups of doctors emerged, each with a distinct profile. The consultants then developed messages to appeal to each group’s practical and emotional needs.

    Another McKinsey approach, known as targeting, tried to identify doctors who would provide the greatest return on sales representatives’ time.

    Purdue, dissatisfied with dipping OxyContin sales in 2013, had enlisted McKinsey’s help. Revenues were down, the consultants advised, in large part because of government actions to tamp down the opioid epidemic. Doctors were writing prescriptions for fewer tablets and lower doses, and wholesalers and pharmacies were imposing new controls.

    McKinsey recommended a more aggressive response than the one Purdue’s vice president for sales and marketing, Russell Gasdia, had been pursuing. Mr. Gasdia had accepted that OxyContin revenue was dropping in part “due to less abuse,” one McKinsey consultant wrote, and he was focused on promoting a less potent opioid.

    In 2019, around the time of the Philadelphia project, McKinsey decided to stop advising companies on opioids — after the firm’s 15-year relationship with Purdue became public as part of a court filing by the Massachusetts attorney general’s office. Since Mr. Latkovic’s 2017 speech, McKinsey had collected $7.8 million in fees from Purdue, the documents show.

    The disclosure that McKinsey had advised Purdue led to debate within the firm. “We may not have done anything wrong, but did we ask ourselves what the negative consequences of the work we were doing was, and how it could be minimized?” one consultant wrote.

    Dr. Ghatak, a driving force behind McKinsey’s work for Purdue and Endo, found himself in the spotlight. Much as he had done for pharmaceutical executives, he crafted talking points, this time for himself.

    Some of McKinsey’s former clients faced potentially crushing damages in court. Purdue filed for bankruptcy protection in 2019, and Mallinckrodt did the same the following year. Johnson & Johnson had previously sold its narcotics business to a private investment firm and has settled a number of lawsuits related to its marketing of opioids, which the company said in a statement was “appropriate and responsible.”

    Endo has also floated the possibility of bankruptcy amid a wave of litigation over its marketing of opioids, especially Opana. The company said in a regulatory filing that it had received a subpoena in 2020 from the U.S. attorney’s office for the Western District of Virginia, which years earlier had won guilty pleas from Purdue executives. This time, according to Endo’s disclosure, the office wanted information on McKinsey.

    #Opioides #McKinsey #Plus_degueulasse_tu_meurs

  • Le trafic de meth et ses violences se répandent en Suisse romande François Ruchti/boi
    https://www.rts.ch/info/suisse/11980800-le-trafic-de-meth-et-ses-violences-se-repandent-en-suisse-romande.html

    Pendant de nombreuses années, la consommation de méthamphétamine s’est limitée à quelques rares villes de Suisse romande. Mais la situation a changé et le milieu marginal et violent de la meth se développe. Les cantons de Berne, Fribourg et Vaud sont maintenant touchés par cette drogue.

    Début janvier, la police neuchâteloise perquisitionne une série d’appartements dans le canton, une opération de plus dans le milieu de la méthamphétamine. L’objectif est simple : maintenir la pression sur les trafiquants et freiner le développement du marché de la meth.


    Cette drogue de synthèse, qui ressemble à des morceaux de cristaux, est fumée sur de l’alu ou dans des pipes. Les toxicomanes la décrivent comme dix fois plus puissante et addictive que la cocaïne.

    Pas de deal de rue
    Le sergent Yann Perrot est la personne de référence à Neuchâtel pour cette drogue de synthèse. Cela fait plus de dix ans qu’il travaille contre le marché de la meth. « Le milieu compte plusieurs centaines de toxicomanes à Neuchâtel. A force, je connais presque tous les dealers de la région », confie-t-il dimanche dans Mise au Point.

    Actuellement, le marché de la meth reste marginal en comparaison à d’autres drogues comme la cocaïne et l’héroïne. Mais il est également très différent. « Il n’y a pas de deal de rue. Tous les vendeurs sont consommateurs en Suisse. C’est un trafic peu structuré, mais très violent », détaille Yann Perrot.

    Agressions, violences sexuelles, passages à tabac et coups de feu, le milieu de la meth est très brutal. « On m’a frappé à coups de marteau », explique par exemple un consommateur qui souhaite rester anonyme. « C’est un milieu ultra-violent. Certains consommateurs-dealers deviennent fou avec cette drogue de synthèse. Elle est tellement addictive. » Cette violence est toutefois invisible et rares sont les consommateurs-dealers qui portent plainte.

    Agir rapidement
    Pour le procureur fribourgeois Philippe Barboni, la situation est sous contrôle, mais il faut agir maintenant : « Il ne faut pas laisser se développer cette drogue en Suisse. Il y a un vrai problème de violence et de délinquance lié à ce trafic. Nous sommes face à milieu comme celui du Platzspitz dans les années 90 à Zurich. »

    « La différence est que ce milieu est très discret, ajoute Philippe Barboni. Tout se passe dans des appartements, dans des groupes d’amis, tout est invisible. La violence et la détresse des toxicomanes sont pourtant bien réelles. »

    Neuchâtel et Fribourg ont dédié des policiers pour lutter contre ce problème, alors que d’autres cantons sont plus laxistes. Pourtant, le trafic de meth se répand partout en Suisse et presque aucun canton n’est épargné.

    #drogues #drogue #méthamphétamine #pervitine #captagon #opioides #héroïne #overdose #crystal #mdma #Suisse #violence

  • #Canada : Données sur le cancer retirées par le Dr Arruda : « Les révélations sont très graves » Jean-Michel Cotnoir - Jean-Marc Belzile

    Les trois principaux groupes d’opposition à Québec ont réagi fortement lundi aux révélations de Radio-Canada https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1891907/qualite-air-sante-arsenic-biosurveillance selon lesquelles des données portant sur les cas de cancer du poumon à Rouyn-Noranda ont été retirées à la dernière minute d’un rapport, à la demande du directeur national de la santé publique de l’époque, le docteur Horacio Arruda.

    Selon ce que Radio-Canada a appris, la santé publique régionale savait, dès septembre 2019, que le taux de mortalité lié au cancer du poumon était plus élevé à Rouyn-Noranda et souhaitait en aviser la population.


    Selon ce que Radio-Canada a appris, la santé publique régionale savait, dès septembre 2019, que le taux de mortalité lié au cancer du poumon était plus élevé à Rouyn-Noranda et souhaitait en aviser la population. L’annexe 6 du rapport sur l’étude de biosurveillance du quartier Notre-Dame faisait état de ces préoccupations, mais à la demande du Dr Arruda, celle-ci n’a pas été publiée. (Archives) - Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

    Pour le porte-parole du Parti québécois en matière de santé, Joël Arseneau, ces révélations sont consternantes.

    “Les révélations de ce matin (lundi) sont graves, sont très graves. C’est une nouvelle qui est consternante. Quand on connaît le rôle et la confiance qu’on doit avoir envers la direction nationale de la santé publique pour protéger la santé, la sécurité et la vie des gens et qu’il y a une information aussi capitale sur des possibles liens entre les émanations d’arsenic d’une fonderie et la communauté environnante de Rouyn-Noranda [...], que cette information soit soustraite au public de façon volontaire, je ne comprends pas cette décision-là”, mentionne-t-il.

    La porte-parole du Parti libéral du Québec en matière d’environnement, Isabelle Melançon, abonde dans le même sens.

    « Je suis excessivement choquée. Choquée parce que comme pour les citoyens du Québec, les législateurs que nous sommes à l’Assemblée nationale n’avons pas eu en main toute l’information en lien avec la situation cancérologique en Abitibi-Témiscamingue. »
    Une citation de Isabelle Melançon, porte-parole du PLQ en environnement

    Mme Melançon fait le lien entre le dossier de l’arsenic et celui du nickel, ce métal pour lequel le gouvernement du Québec a récemment autorisé une hausse https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1874252/hausse-nickel-limoilou-quebec-benoit-charrette-environnement des émissions dans l’atmosphère.

    “Ça me ramène un dossier en tête, celui de la hausse du taux de nickel dans l’air. Est-ce qu’on a eu toute l’information ? Je ne suis pas certaine, j’ai un doute. Je dois vous dire que la confiance est mise à mal aujourd’hui, quand on voit qu’on s’est fait cacher de l’information. Je ne pense pas que c’est Dr Arruda qui ait voulu, lui, qu’on retire l’annexe 6. Moi, ce que je pense, c’est qu’il y a eu de la manipulation politique”, estime la députée de Verdun.

    Isabelle Melançon avance que les révélations concernant Rouyn-Noranda sèment un doute quant aux informations qui ont été transmises au public afin de justifier les hausses des taux de Nickel permis dans l’air.

    “Si on s’est fait cacher de l’information en 2019, je pense qu’on peut continuer à nous cacher de l’information en 2022”, soutient-elle.
    . . . . . . .
    La suite : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1892601/sante-rouyn-noranda-cancer-arsenic

    #cancer #arsenic #nickel #glencore #santé #toxicité #santé_publique #camouflage #pollution #profits #capitalisme #mortalité

    • Les élèves de plus de 14 ans des écoles secondaires publiques canadiennes seront désormais formés pour intervenir en cas de surdose d’opioïdes. « Administrer la naloxone n’est pas un geste complexe », affirme le Dr Jocelyn Barriault, directeur médical régional de la Corporation d’urgences-santé et directeur médical de la Fondation ACT. Il ajoute que la formation permettra aussi de sensibiliser les jeunes aux dangers de ce type de drogue.

      Le Dr Barriault mentionne que 339 personnes sont mortes en raison d’une surdose d’opioïdes à Montréal en 2021. Il précise que la population touchée est surtout âgée de 14 à 24 ans et que 94 % des morts surviennent accidentellement.

      La formation pour administrer le médicament sera intégrée aux cours de réanimation cardiorespiratoire (RCR) et de défibrillation externe automatisée (DEA), déjà offerts gratuitement dans les écoles secondaires partout au pays par la Fondation ACT.

      Source : https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/tout-un-matin/segments/entrevue/405304/formation-ecole-secondaire-naloxone-antidote-opioides
      #drogue #école #élèves #opioïdes

  • The Perils of Legalization - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2022/04/24/briefing/drug-legalization-opioid-crisis-week-ahead.html

    Drug overdose deaths in the U.S. reached their highest point ever recorded last year, with more than 100,000 deaths over 12 months. Deaths are up nearly 50 percent since the start of the Covid pandemic.

    Whenever I write about deadly overdoses, some readers ask: Why not legalize and regulate drugs? They argue that the government causes more harm by outlawing drugs and enforcing those bans through policing and incarceration. They suggest that legalization and regulation could better minimize the risks involved.

    So today I want to explain why that argument goes only so far — and why many experts are skeptical.

    “Drug warriors said we should have a drug-free nation, which was totally bogus,” Jonathan Caulkins, a drug policy expert at Carnegie Mellon University, told me. “But it is totally bogus on the other side to say we can legalize and all the problems will go away.”

    In fact, we are living through a crisis that shows the risks of legalization: the opioid epidemic.

    The problem began with a legal, regulated drug: prescription painkillers. Pharmaceutical companies promised the drugs would help address pain, a major public health issue. But when the pills were made widely available in the 1990s, their use skyrocketed — along with addiction and overdoses. And instead of carefully regulating the drugs, officials consistently gave in to profit-minded pharmaceutical companies, which sold opioids to millions of people.

    As we now know, those opioids were not as safe or as effective as claimed.

    But federal agencies consistently failed to act as painkiller overdose deaths quadrupled, the drug policy historian Kathleen Frydl argued:

    After approving OxyContin with faulty data, the Food and Drug Administration did not explicitly restrict its use until the 2010s.

    The Drug Enforcement Administration sets limits on how many opioids can be produced, but it increased those limits for years, until the mid-2010s. The quota for oxycodone was nearly 13 times higher at its peak in 2013 compared with 1998. Without higher quotas, “we wouldn’t have an opioid crisis,” Frydl told me.

    The Centers for Disease Control and Prevention did not publish guidelines calling for stricter prescription of opioids until 2016, more than two decades after OxyContin was approved.

    The bottom line

    No one drug policy is perfect, and all involve trade-offs. “We’ve got freedom, pleasure, health, crime and public safety,” the Stanford drug policy expert Keith Humphreys has told me. “You can push on one and two of those — maybe even three with different drugs — but you can’t get rid of all of them. You have to pay the piper somewhere.”

    #Opioides #Légalisation #Drogues

  • Teva : 117 millions de dollars pour solder les litiges liés aux opioïdes en Floride Par Ricky Ben-David - Time of Israel
    https://fr.timesofisrael.com/teva-117-millions-de-dollars-pour-solder-les-litiges-lies-aux-opio

    Teva Pharmaceuticals, filiale américaine du géant israélien des médicaments génériques Teva Pharmaceutical Industries, versera à l’État de Floride 117 millions de dollars en règlement des litiges liés aux opioïdes et fournira des traitements pour la dépendance aux opiacés, d’une valeur de 84 millions de dollars.

    La Floride a conclu un accord similaire avec CVS Health Corp. et CVS Pharmacy Inc., qui verseront 484 millions de dollars à l’État ainsi qu’à un certain nombre d’autres défendeurs, pour un total de 860 millions de dollars, accord de Teva inclus.

    Selon l’accord conclu avec Teva, les 117 millions de dollars seront versés à la Floride sur une période de 15 ans et des doses de Narcan (sous forme de spray nasal au chlorhydrate de naloxone) seront mises à disposition pendant 10 ans, a détaillé la société dans un communiqué mercredi.


    Une semaine plus tôt, Teva avait conclu un accord pour régler des litiges du même ordre dans le Rhode Island, pour un montant de 21 millions de dollars. L’accord comprenait également la fourniture de médicaments génériques – des doses de Narcan et de buprénorphine naloxone, un opioïde en comprimés connu sous le nom de marque Suboxone – pour traiter la dépendance aux opioïdes et aider à la guérison, pour une valeur totale de 78,5 millions de dollars.

    Teva a également fait l’objet de procédures judiciaires en Louisiane, en Californie, au Texas et à New York, qu’elle a choisi de traiter séparément. Ces poursuites font suite aux accusations selon lesquelles Teva et d’autres fabricants de médicaments comme Johnson & Johnson, Endo International et Allergan d’AbbVie auraient employé des techniques de marketing trompeuses minimisant les risques de dépendance aux opioïdes.

    L’État de Louisiane a affirmé que Teva et d’autres sociétés pharmaceutiques « se sont livrées à un marketing frauduleux en ce qui concerne les risques et avantages des opioïdes sur ordonnance, ce qui a contribué à alimenter la crise des opioïdes en Louisiane ». Teva a conclu un règlement de 15 millions de dollars avec cet État en septembre.

    Fin décembre, dans l’un des rares verdicts rendus parmi les milliers de poursuites judiciaires enregistrées à l’échelle nationale en matière d’analgésiques, un jury de la banlieue de New York a statué que Teva Pharmaceuticals avait activement contribué à la crise des opioïdes. Le jury avait conclu que la société pharmaceutique avait joué un rôle dans ce que l’on appelle légalement une « nuisance publique », avec des conséquences mortelles. Teva avait déclaré à l’époque qu’elle « n’était pas du tout d’accord » avec le verdict et qu’elle prévoyait de faire appel.

    Le procès de New York de 2019 contre Teva, société réputée pour ses médicaments génériques, s’était concentré sur Actiq et Fentora, deux médicaments de marque à base de fentanyl approuvés pour des patients atteints de cancer. Teva les aurait recommandés à plusieurs reprises, plus largement, et pour d’autres types de douleurs, dans une « stratégie de marketing trompeuse et dangereuse », a indiqué la plainte.

    Teva s’est déclarée intéressée par la négociation d’un accord global, comme l’ont fait d’autres sociétés pharmaceutiques impliquées.


    La société a déclaré mercredi que les règlements ne constituaient « pas un aveu de responsabilité ou une preuve d’actes répréhensibles, et qu’elle continuerait à se défendre devant les tribunaux dans les États où nous n’avons pas conclu d’accord ».

    Plusieurs sociétés pharmaceutiques et distributeurs font face à des milliers d’accusations de la part des autorités étatiques et locales, qui les tiennent pour responsables de la crise de dépendance et surdose aux opioïdes qui a frappé les États-Unis. Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), la crise sanitaire aurait coûté la vie à près de 500 000 Américains depuis 1999.

    À travers tout le pays, autorités locales, États, tribus amérindiennes, syndicats, districts scolaires et autres groupes d’intérêts poursuivent l’industrie pharmaceutique sur la question des analgésiques.

    Le mois dernier, Johnson & Johnson et trois grands distributeurs (AmerisourceBergen, Cardinal Health et McKesson) ont conclu un accord global d’une valeur de 26 milliards de dollars en règlement des procès ouverts les impliquant dans la crise des opioïdes.


    Teva faisait initialement partie de ce collectif qui, en 2019, avait proposé un règlement de l’ordre de 48 milliards de dollars, composé pour Teva de 250 millions de dollars en espèces et 23 milliards de dollars en fourniture de médicaments.

    L’accord global de 26 milliards de dollars a finalement été conclu sans Teva, qui a traité les poursuites au fil de l’eau, incapable de proposer davantage de liquidités, du fait d’une dette de plus de 20 milliards de dollars, comme l’avait expliqué le PDG de Teva, Kåre Schultz, en juillet dernier.

    À la mi-décembre, un juge fédéral avait rejeté l’accord de grande envergure du fabricant d’OxyContin, Purdue Pharma, visant à régler des milliers de poursuites en matière d’opioïdes.

    #téva #pharma #fraude #santé #big_pharma #médicaments #opioides #OxyContin #analgésiques #industrie_pharmaceutique #sackler #corruption #covid-19 #santé_publique #médecine #big-pharma #opioïdes #opiacés #Purdue_Pharma #Johnson&Johnson #Endo_International #Allergan #AbbVie #AmerisourceBergen #Cardinal_Health #McKesson #marketing

  • They Made the Most of the Opioid Crisis. Until They Didn’t. - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2022/01/19/books/review/hard-sell-evan-hughes.html

    By David Enrich

    Jan. 19, 2022, 10:30 a.m. ET

    THE HARD SELL
    Crime and Punishment at an Opioid Startup
    By Evan Hughes

    The pharmaceutical industry is enjoying a very good crisis. The rapid development of safe and effective Covid-19 vaccines and treatments has turned drug companies into much-feted heroes. Chipper executives are boasting about saving billions of lives. Shareholders are swimming in profits.

    It is a remarkable turnaround for an industry that had been widely reviled. Prepandemic, pharmaceutical companies were routinely berated for the outrageous prices they charged for drugs developed with taxpayer support. They were hauled before grand juries for their roles in what was, until the onset of Covid-19, the country’s most pressing public health crisis: the opioid epidemic.

    Even as it has been overshadowed by the coronavirus, the opioid crisis has grown worse. In the most recent 12-month period for which data are available, more than 100,000 Americans — a record number — died of overdoses. Many were killed by fast-acting synthetic opioids like fentanyl, which is found in illegal street drugs and prescription painkillers.

    Anyone who has read “Empire of Pain,” Patrick Radden Keefe’s epic exposé of the Sackler family behind Purdue Pharma, is aware of opioid peddlers’ dirty hands. But until I read “The Hard Sell,” about the outrageous behavior of an obscure drug company, I hadn’t appreciated the full extent of the filth or the dark stain the opioid sector has left on the entire industry.

    “The Hard Sell,” by the journalist Evan Hughes, is a fast-paced and maddening account of Insys Therapeutics, whose entire business model seemed to hinge on crookedness. (The book is based in part on a 2018 article Hughes wrote for The New York Times Magazine.) Its sole branded product was Subsys, a fentanyl-based liquid that patients sprayed under their tongues. Insys executives went to extraordinary — and at times criminal — lengths to get their addictive and dangerous drug into as many mouths as possible.

    The company was founded in Arizona by “an Indian-born visionary,” John Kapoor. He was a serial drug company entrepreneur who, despite repeated scrapes with regulators, investors and business partners, managed to emerge, over and over, with his fortune and reputation largely intact. (A judge found one of his early companies to have been, as Hughes puts it, “rife with misconduct,” and the Food and Drug Administration reprimanded it for endangering patient health.)

    Kapoor was cut from a mold that will be familiar to readers of “Bad Blood” or “The Cult of We” (about the Theranos and WeWork debacles, respectively). He was blindly ambitious, with a sympathetic origin story that disguised his broken moral compass. Whereas Elizabeth Holmes would tell people that she started her pinprick blood-testing company because she feared needles, Kapoor claimed to have come up with the idea for Subsys after watching his wife endure excruciating pain as she died from breast cancer.

    Hughes is skeptical about this cover story. The more likely explanation, he suggests, is that Kapoor detected a lucrative opportunity to jump into the booming opioid market with a newfangled narcotic.
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    The innovation with Subsys was not the drug itself — its active ingredient, fentanyl, has been around since 1960 — but the delivery mechanism. An arms race was underway to develop the fastest-acting opioids. Spraying fentanyl molecules under your tongue turned out to be a super-efficient way — “close to the speed of IV drugs administered in a hospital,” Hughes writes — to deliver pain relief.
    Image

    Kapoor’s company won F.D.A. approval for Subsys to be used as a treatment for cancer patients. But that was a limited and already crowded market. From the get-go, Insys’ goal was to tap into the much larger pool of people who suffered from a broad range of pain. To do that, Kapoor and his team at Insys borrowed tactics from their rivals and exploited the peculiarities of the pharmaceutical industry.

    The company bought access to pharmacy data that showed which doctors were prescribing lots of fast-acting synthetic opioids. About 170 doctors nationwide were responsible for roughly 30 percent of all prescriptions for these drugs, and Insys dispatched its sales force to persuade this tiny group of like-minded physicians to start prescribing Subsys. (Yes, it is crazy that drug companies are permitted to access this sort of easily abusable data.)

    Allowing for even more precise targeting of amenable doctors, the F.D.A. required drug companies like Insys to closely monitor who was prescribing their drugs. “The purpose of collecting this data was to protect patient safety, but Insys found itself with a marketing gold mine,” Hughes writes. Soon doctors who prescribed Subsys began finding Insys salesmen in their offices, pushing them to write more scripts.

    The Insys sales force initially tried to pitch Subsys on its merits, but there was a problem: Competitors were showering this small band of doctors with free meals, gifts and money. To succeed, Insys needed to play the same game.

    Bribery is frowned upon, so, in addition to being plied with food, booze and fun, the doctors were paid to give speeches about Subsys to small audiences — sometimes to the staffs of their own offices. “The idea was to funnel cash to the speaker so that he would prescribe Subsys in return,” Hughes writes. “If he didn’t live up to his end of the deal, he wouldn’t get paid to speak anymore. It was a quid pro quo.”

    The entire opioid business seems to have been awash in these underhanded tactics; as Hughes notes, “Nothing that Insys did was truly new.” Indeed, what’s most surprising and powerful about “The Hard Sell” is not one company’s criminality — we’ve grown inured to corporations behaving badly — as much as how institutionalized these practices were across the modern drug industry.

    For Insys and its top executives, this was highly profitable. The price of some Subsys prescriptions ran into the tens of thousands of dollars. (When insurance companies began balking at covering these costs, Insys set up a centralized office to secretly file and process paperwork on doctors’ behalf.) Insys went public in 2013 and was the year’s best performing I.P.O., with its shares more than quadrupling.

    By then, even as Wall Street and the business media celebrated Insys, the wheels were beginning to come off.

    Conscientious insiders warned the government about the company’s fraudulent and abusive practices. Soon federal investigators were closing in. Kapoor and his inner circle would be the rare corporate executives to face criminal prosecution. Hughes recounts the chase and trial in dramatic fashion.

    My one big complaint about “The Hard Sell” is that it’s unclear how much damage Subsys did in the context of the broader opioid epidemic. Hughes includes tales of people overdosing and becoming addicted, of lives and families shattered, but I was left unsure whether prescription drugs like Subsys were a root cause of the fentanyl crisis, a contributing factor or a meaningless blip.

    At times I wondered if the answer might be the latter and if Hughes was dodging an inconvenient fact so as not to deflate an otherwise compelling story. If so, he needn’t have worried. Even if Insys turns out to be a footnote in the opioid epidemic, there is value in exposing the world to the scummy underbelly of a powerful industry — especially one that has become the sudden object of so much public gratitude.

    David Enrich is the business investigations editor at The Times. He is the author, most recently, of “Dark Towers: Deutsche Bank, Donald Trump, and an Epic Trail ofDestruction.”

    THE HARD SELL
    Crime and Punishment at an Opioid Startup
    By Evan Hughes
    288 pp. Doubleday. $28.95.

    #Opioides #The_Hard_Sell #Insys #Voyous

  • «The Crime of the Century»: le crime des opioïdes | Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/culture/ecrans/600256/le-crime-des-opioides

    Une crise, c’est quelque chose qui arrive. Et la crise des opioïdes n’est pas simplement « arrivée », dit Alex Gibney. Elle a été fomentée, réfléchie avec attention, élaborée avec le consentement, la complicité ou l’ignorance des institutions, alimentée par la permissivité des lois, le manque d’éthique et l’arrogance de personnages tout-puissants. « Ce n’est pas une crise. C’est une escroquerie. »

    Sans jamais critiquer ceux qui consomment, mais bien ceux qui poussent à consommer, il enchaîne les images d’ambulanciers, de matelas souillés, de chambres vides de tout, sauf de corps inertes. Tandis que, dans leurs bureaux aussi immaculés que leurs costards, les responsables de ce carnage se frottent les mains, impunis.

    Ayant eu accès à des courriels internes censés rester secrets, le réalisateur expose à la face du monde la douleur exploitée pour le profit, la détresse pour les milliards, le désespoir pour l’opulence.

    Milliardaires magouilleurs

    Il montre comment des milliardaires ont magouillé pour prescrire un médicament, l’OxyContin, au plus grand nombre de personnes possible. Même, et surtout, à ceux qui n’en avaient pas besoin. Pour « créer une drogue blockbuster ». Pour la proposer en doses trop élevées non pas comme dernier recours, mais bien comme première option. Portée par le slogan sinistre « OxyContin, le médicament avec lequel vous commencez — et avec lequel vous resterez ».

    « Ce sont de bons médicaments pour calmer les souffrances après une chirurgie grave, après un accident. Pour calmer les douleurs en fin de vie, celles du cancer, explique à l’écran le Dr Andrew Kolodny, directeur exécutif des Physiciens pour la prescription responsable d’opioïdes. Mais pas pour une douleur chronique commune. Pas pour des ados ayant mal au genou. »

    Si un journaliste est présent, et ce, sporadiquement, c’est Patrick Radden Keefe. Posé, professionnel, le reporter de talent du New Yorker retrace sobrement l’historique de la dynastie Sackler. Comme il l’avait fait en 2017 dans The Family that Built an Empire of Pain.

    Cette incroyable enquête, qu’il a depuis transformée en livre, relate le parcours d’un clan qui s’est bâti une renommée tout en bâtissant, dans l’ombre, un « empire de douleur ».

    Philanthropes dont le patronyme a coiffé des salles de cours d’université, comme des ailes du Guggenheim et du Louvre, les Sackler, bonzes de la compagnie Purdue Pharma, ont fait rouler le marketing médical sans arrière-pensées. « Faites affaire avec ceux qui prescrivent. C’est là que se trouve le fric. »

    Invité récemment dans le balado The Book Review, Patrick Radden Keefe faisait d’ailleurs remarquer ceci : « C’est l’histoire d’une saga familiale. Mais c’est surtout l’illustration de la façon dont, aux États-Unis, l’argent pollue toute chose. »

    En détail, Alex Gibney décortique le dédain des patrons de Purdue. Il révèle leurs messages méprisants qui pressent les équipes à écouler ce qu’ils nomment de la « hillbilly heroin ». En quantité industrielle, à qui en voudrait bien, et tant pis pour les morts.

    Il raconte les partys de la compagnie. Une mascotte de pilule géante qui danse sur un classique de Van Halen modifié pour vanter le Fentanyl. Des vendeurs qui chantent avec enthousiasme une relecture de Taking Care of Business. « Selling OxyContin, everyday ! Selling OxyContin, every way ! »

    Ce serait caricatural si ce n’était pas aussi tragique.

    #Opioides #Patrick_Radden_Keefe #Addiction_sur_ordonnance

  • An Astounding List of Artists Helped Persuade the Met to Remove the Sackler Name | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/news/news-desk/an-astounding-list-of-artists-helped-persuade-the-met-to-remove-the-sackl

    For nearly five decades, the Met Gala, among the fashion world’s most significant events, has been held in the Sackler Wing of the Metropolitan Museum of Art, a dramatic space featuring a wall of glass, a sleek reflecting pool, and the ancient Egyptian Temple of Dendur. Prior to this year’s gala, in September, the museum’s C.E.O., Daniel H. Weiss, gave an interview to Time, in which he was asked about the name of the wing. In recent years, controversy has engulfed the Sackler family, as revelations emerged that much of the fortune of two of the Sackler brothers, Mortimer and Raymond, and their company, Purdue Pharma, was derived from the sale of OxyContin, a painkiller that helped to precipitate the opioid crisis. (I first wrote about the Sacklers in a 2017 article for the magazine, and have since published a book about them, “Empire of Pain.”) In May, 2019, the Met had announced that it would refuse any future donations from the Sacklers. But now, Weiss indicated, the museum was considering a further step. Asked if the name of the Sackler Wing might be gone in six months, he replied that an answer could come “a lot sooner.”

    On Thursday, the Met released a short statement saying that “seven named exhibition spaces in the Museum, including the wing that houses the iconic Temple of Dendur, will no longer carry the Sackler name.” It was not the first museum to take such action (the Louvre had already done so), nor was it the first major American institution (Tufts University took the name down in 2018, followed by New York University last year). But the Met is in a class of its own. Not only is it the premier art museum in the United States, it is the museum with which the Sackler family has the longest history. It was also the site of the first dramatic protest by the photographer Nan Goldin and her advocacy group, Prescription Addiction Intervention Now (PAIN), which has sought to shame museums into ending any association with the Sackler name.

    After all, for institutions that rely on the generosity of donors, this process of un-naming is a deeply vexing issue. As Weiss told the Times, in 2019, “We are not a partisan organization, we are not a political organization, so we don’t have a litmus test for whom we take gifts from based on policies or politics.” A few years ago, someone who worked at the Met joked to me that, if the museum were to start purging donors on the basis of their corporate social responsibility, it might soon find itself with no donors left. Philanthropic gifts that are bestowed in exchange for naming rights should not be confused with charity; these are business deals, and any prospective donors in the future may wonder about the security of their investment, in the event that at some point a company pleads guilty to criminal charges or a family name falls into disrepute. So, for the Met to remove the name in this manner marked a very bold and decisive step—and one that the museum could not have taken without a great deal of legal consultation.

    Behind the scenes, the museum was also under pressure from a constituency that it could not ignore: artists. This fall, Nan Goldin and her allies prepared a letter to the Met’s board of trustees urging the removal of the Sackler name. The Met “is a public institution dedicated to art, learning and knowledge,” they argued. “Honoring the Sackler name on the walls of the Met erodes the Met’s relationship with artists and the public.” Given the fact that Purdue Pharma has twice pleaded guilty to federal criminal charges, and considering the staggering death toll of the opioid crisis, they suggested, “This is a situation of force majeure.”

    Because of Goldin’s prominence in the art world, and the moral vigor of her campaign, she was able to assemble an astounding list of signatories, featuring many of the most significant living artists, among them Ai Weiwei, Laurie Anderson, Maurizio Cattelan, Jim Dine, Jenny Holzer, Arthur Jafa, Anish Kapoor, William Kentridge, Cindy Sherman, Brice Marden, Ed Ruscha, Richard Serra, and Kara Walker.

    #Patrick_Radden_Keefe #Opioides #Sackler #Musées #Philanthropie #Met

  • 100 000 morts en un an : les Etats-Unis dépassés par la crise des opioïdes Hélène Vissière (Washington) 05/12/2021
    https://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/100-000-morts-en-un-an-les-etats-unis-depasses-par-la-crise-des-opioides_21

    En ce mardi matin, ils sont une petite poignée devant le camping-car de Family and Medical Counseling Service, Inc., ou FMCS, stationné dans un quartier noir de Washington. Cette ONG échange les seringues usagées et fournit diverses aides aux toxicomanes. « Avant, quand on arrivait, il y avait foule, c’était de longues files d’attente, explique Tyrone Pinkney, l’un des responsables. Mais aujourd’hui tellement de gens sont morts... » A Washington, comme ailleurs aux Etats-Unis, c’est une véritable hécatombe. 

    Plus de 100 000 Américains ont succombé à une overdose entre avril 2020 et avril 2021, soit plus que le total combiné des décès causés par les accidents de la route et par les armes à feu. Les chiffres sont vertigineux : les morts par overdose ont crû de près de 30 % par rapport à l’année précédente, et plus que doublées depuis 2015. Deux tiers d’entre elles sont dues aux opioïdes de synthèse, principalement le fentanyl. 


    Un agent de l’agence américaine de lutte contre la drogue (DEA) examine des médicaments confisqués contenant du fentanyl, le 8 octobre 2019 dans un laboratoire de New York - afp.com/Don Emmert

    Cet analgésique 100 fois plus puissant que la morphine et beaucoup moins cher, fabriqué par des trafiquants et vendu via les réseaux sociaux ou dans la rue, est souvent mélangé subrepticement à la cocaïne, à l’héroïne ou à de faux comprimés d’OxyContin, de Percocet, d’hydrocodone ou de Xanax, médicaments normalement vendus sur ordonnance. 

    Selon la DEA, l’agence fédérale de lutte contre la drogue, 42 % des pilules testées en contenaient au moins 2 milligrammes, une dose potentiellement mortelle. Et le consommateur, lorsqu’il les achète, croit souvent qu’il s’agit de vrais médicaments et ne sait donc pas ce qu’il ingère. En 2016, le chanteur Prince est mort d’une overdose accidentelle. Selon le procureur, il pensait prendre un cachet de Vicodin pour soulager des douleurs à la hanche. Il avalait en fait du fentanyl. 

    La crise des opioïdes n’est pas nouvelle. A la fin des années 1990, les compagnies pharmaceutiques ont vanté, à coup d’énormes campagnes marketing, les mérites de l’OxyContin pour le mal de dos, l’arthrite, la fibromyalgie (affection chronique, caractérisée par des douleurs diffuses persistantes) et toutes les autres douleurs chroniques. Cette pilule miracle s’est révélée très addictive et moins efficace qu’annoncé. Et des milliers de mères de famille, d’adolescents et de retraités, à qui leur médecin avait prescrit de l’OxyContin pour une sciatique, une rage de dents ou une fracture, se sont retrouvés accros sans le savoir. 


    Lorsque les autorités américaines ont commencé enfin à réglementer l’accès à ces médicaments, l’effet a été catastrophique. Les consommateurs se sont rabattus sur les comprimés au marché noir, souvent contrefaits, avant de se tourner vers l’héroïne et les opioïdes synthétiques à partir de 2013. Comme Colton. « Je n’avais jamais pris de drogue de ma vie », raconte ce grand Noir qui travaille pour FMCS. A la suite d’une blessure, on lui prescrit du Percocet et d’autres antidouleur. « Je suis devenu peu à peu totalement dépendant, et je suis passé à l’héroïne. » Aujourd’hui, il s’en est sorti, mais sa femme, elle aussi accro à la suite d’un accident de voiture, est morte d’une overdose l’an dernier. 

    « Il faut arrêter de prescrire frénétiquement des opioïdes par ordonnance »
    Ces analgésiques de synthèse ont une autre conséquence dramatique. Ils causent des ravages même chez ceux qui n’utilisent pas d’opioïdes. En février, Mia Gugino, une étudiante de Las Vegas de 17 ans, a pris un soir une pilule d’ectasy mêlée à son insu à du fentanyl. A midi, quand son père est entré dans sa chambre, elle était mourante. « Un seul comprimé peut tuer », a résumé le responsable de la police locale. On en trouve même dans la marijuana. Depuis juillet dans le Connecticut, 39 individus ont fait une overdose après avoir fumé de l’herbe. 

    L’épidémie faisait déjà rage avant la pandémie, mais l’isolement, la dépression, l’accès limité aux traitements et surtout au naloxone, un antidote à l’overdose, ont exacerbé la crise. Assis dans le camping-car de l’association FMCS, Terrence Cooper, un autre coordinateur, est très pessimiste. « C’est tragique. Le Covid a dopé le marché de la drogue. Les gens veulent du fentanyl, car c’est mieux pour se défoncer. On a perdu plein de patients qui ont rechuté parce que leur organisme n’était plus prêt à tolérer une substance aussi forte. On mène une lutte très dure et sans fin. » 

    Le fentanyl est très facile à produire, et rapporte à ses producteurs bien plus que la cocaïne ou l’héroïne. Il vient principalement de Chine - sous forme de composant ou de produit fini - et est acheminé au Mexique, où les cartels le récupèrent et le transportent clandestinement aux Etats-Unis, le plus souvent en petites quantités, ce qui complique son interception. 

    L’épidémie d’overdoses est « une crise nationale » qui « ne cesse de s’aggraver », affirme Anne Milgram, patronne de la DEA. L’administration Biden a prévu 2 milliards de dollars dans son plan de relance économique et 11 milliards supplémentaires dans le projet de budget pour améliorer prévention et traitement, et distribuer davantage de naloxone et de tests rapides pour aider les toxicomanes à détecter des traces de fentanyl dans leurs produits. 

    Des mesures « insuffisantes » pour le Dr Andrew Kolodny, de la Brandeis University, l’un des premiers à avoir mis en garde contre les dangers de ces analgésiques. « Il faut arrêter de prescrire frénétiquement des opioïdes par ordonnance. Il faut ensuite faciliter l’accès aux traitements comme la buprénorphine, qui soigne la dépendance, mais celle-ci reste chère et compliquée à obtenir. » Il milite pour la mise en place d’un grand programme sur le modèle de celui créé pour le sida, où les médicaments étaient accessibles à tous. « C’est une urgence de santé publique », conclut-il. D’autant que de nouvelles drogues - le protonitazène et l’isotonitazène - encore plus puissantes que le fentanyl et qui exigent une plus forte dose d’antidote en cas d’overdose sont en train d’arriver sur le marché. 

    #Johnson_&_Johnson #opioides #sackler #big_pharma #purdue_pharma #oxycontin #addiction #opioïdes #santé #pharma #purdue #opiacés #etats-unis #drogue #opioids #mundipharma #santé_publique

  • US author to give away £10,000 prize cash over role of sponsor in opioid crisis | Books | The Guardian
    https://www.theguardian.com/books/2021/dec/03/us-author-to-give-away-10000-prize-cash-over-role-of-sponsor-in-opioid-
    https://i.guim.co.uk/img/media/bdc8478ba6000c534212a09a8e6cc3fb8f7d103e/755_118_1051_631/master/1051.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    US author to give away £10,000 prize cash over role of sponsor in opioid crisis

    Investigative reporter Patrick Radden Keefe will give money from business book of the year shortlisting to charity over involvement of McKinsey firm
    Patrick Radden Keefe
    ‘Irony’ … the New Yorker writer Patrick Radden Keefe. Photograph: Albert Llop/NurPhoto/Rex/Shutterstock
    Lucy Knight
    Fri 3 Dec 2021 18.24 GMT

    Last modified on Fri 3 Dec 2021 18.26 GMT

    The American writer Patrick Radden Keefe has said he will give away the £10,000 he was awarded by a book prize whose sponsor helped to sell the opioid painkiller OxyContin.

    Radden Keefe’s damning investigative book Empire of Pain deals with the opioid addiction crisis, focusing on the role of the Sackler family. He was one of six authors shortlisted for the prize, sponsored by the consultancy McKinsey, five of whom, including him, each received runner-up awards of £10,000.

    Tweeting about the “irony” on Thursday, the New Yorker journalist and author posted a photo of himself at the Financial Times/McKinsey business book of the year 2021 award ceremony at the National Gallery in London, pointing to a sign reading “The Sackler Room”. The Sacklers’ company Purdue Pharma sold the OxyContin painkiller which is said to have fuelled the US’s opioid crisis.

    I’m told it was the British who invented irony, so a short 🧵 about my experience last night in London. My book on the Sacklers, Empire of Pain, had been shortlisted for the FT / McKinsey Business Book of the Year award… pic.twitter.com/DnP7HiUzvm
    — Patrick Radden Keefe (@praddenkeefe) December 2, 2021

    In a further tweet, Keefe went on to write that “if you throw a brick in the London art world, you’ll hit a Sackler room”, because the family were keen supporters of art and made generous donations to many prominent galleries.

    What was more ironic than the ceremony being held in a room next to one named after the Sacklers, he continued, was the fact that he had been shortlisted for an award sponsored by McKinsey & Company. The consultancy firm had previously advised the Sacklers and Purdue on how to “turbocharge” sales of OxyContin, and in February agreed to pay nearly $600m in settlement for its role in the opioid crisis.

    This “made for some pretty fraught emotions”, said Keefe. “On the one hand, it means a great deal to me to see this book recognised. On the other, I could not take part in the lovely gala dinner and not at least acknowledge the proverbial elephant.”

    He has chosen to donate the money he received as a shortlisted author to the charity Odyssey House, which works to help people recover from drug and alcohol abuse.

    The writer, who won the Baillie Gifford prize for nonfiction in November, lost out on the business book of the year award to Nicole Perlroth, whose winning book This Is How They Tell Me The World Ends is about the cyber weapons arms race.

    Keefe was keen to stress that he believes the jury was “100% independent” and not in any way influenced by the prize’s sponsor.

    #Patick_Radden_Keefe #Opioides #Prix_littéraire

  • Walmart, CVS und Walgreens - Jury spricht großen US-Apothekenketten Mitschuld an Opioidkrise zu
    https://www.spiegel.de/wirtschaft/unternehmen/opioid-krise-bei-walmart-cvs-und-walgreens-jury-in-ohio-spricht-us-apotheken

    Sans drogues la vie est insupportable. Parfois les responsables se disputent les profits encaissés sur le fond de cette situation.

    24.11.2021 - Die USA leiden unter einer Opioidkrise mit Hunderttausenden Toten. Nun sind erstmals Apotheken wegen eines zu laxen Umgangs bei der Abgabe schuldig gesprochen worden.

    Die Pharmakonzerne und Großhändler hinter den umstrittenen und abhängig machenden Opioiden wie »Oxycontin« von Purdue stehen bereits seit Jahren im Fokus der US-Justiz. Neu ist, dass vor einem US-Gericht nun auch Apotheken erfolgreich verantwortlich gemacht worden sind – für den allzu lockeren Umgang mit diesen Schmerzmitteln, die in den USA zu einer Opioidkrise mit inzwischen Hunderttausenden Toten geführt haben.

    In dem richtungsweisenden Verfahren in Cleveland im US-Bundesstaat Ohio wurden nun drei große Apothekenketten schuldig gesprochen, durch zu laxe Vergabe der süchtig machenden Arzneimitteln zu der Krise beigetragen zu haben. Die Jury des Bundesgerichts kam am Dienstag (Ortszeit) zu dem Schluss, dass die US-Einzelhändler Walmart, CVS und Walgreens den Verkauf von Schmerzmitteln im Bundesstaat Ohio nicht ausreichend kontrolliert haben.
    Im Schnitt Hunderte Pillen für jeden Einwohner abgegeben

    Die Unternehmen kündigten Berufung an. Sie weisen eine Mitschuld an der Opioidkrise zurück und berufen sich darauf, von lizenzierten Ärzten verschriebene Pillen verkauft zu haben. Walgreens-Sprecher Fraser Engerman kritisierte etwa, die Apothekenkette habe »niemals Opioide hergestellt oder vermarktet, und wir haben sie auch nicht an die ›Pillendienste‹ und Internetapotheken geliefert, die diese Krise angeheizt haben«.

    Geklagt hatten zwei Countys in Ohio. Sie fordern von den Konzernen Milliarden Dollar an Entschädigungen für Kosten, die ihnen im Kampf gegen Opioid-Abhängigkeit und Überdosierungen entstanden sind. Sie konnten die Geschworenen davon überzeugen, dass die Ketten durch die Art und Weise, wie sie die Schmerzmittel ausgeben, ein öffentliches Ärgernis sind.

    »Das Gesetz verlangt von den Apotheken, dass sie bei der Abgabe von Medikamenten gewissenhaft vorgehen. Dieser Fall sollte ein Weckruf sein, dass Versäumnisse nicht akzeptiert werden«, sagte Mark Lanier, ein Anwalt der Countys Lake und Trumbull. Allein in Trumbull County wurden zwischen 2012 und 2016 rund 80 Millionen verschreibungspflichtige Schmerzmittel ausgegeben – das sind rechnerisch etwa 400 für jeden Einwohner.

    Wie viel Walmart, CVS und Walgreens zahlen müssen, soll ein Bundesrichter im Frühjahr bestimmen. Es gibt zahlreiche ähnliche US-Klagen, darunter außer gegen Hersteller und Großhändler auch gegen Apotheken. Die Entscheidung in dem Verfahren gilt deshalb nun als wichtiger Wegweiser.

    Opioide sind zum Teil synthetisch hergestellte Arzneimittel mit unter anderem schmerzlindernden Eigenschaften. Sie bergen jedoch auch enorme Abhängigkeitsrisiken und hohes Missbrauchspotenzial. Die Opioid-Epidemie hat in den USA laut Gesundheitsbehörde CDC in den vergangen zwei Jahrzehnten zu fast einer halben Million Toten geführt.

    #USA #opioides #aliénation #exploitation #capitalisme

  • « Mort à Mud Lick », d’Eric Eyre : narcotrafic légal
    https://www.lemonde.fr/livres/article/2021/11/18/mort-a-mud-lick-d-eric-eyre-narcotrafic-legal_6102621_3260.html

    Mais depuis quelques années émergent d’édifiants livres enquêtes. Tels ­Addiction sur ordonnance. La crise des antidouleurs (C & F Editions, 2019), et Pharma : Greed, Lies, and the Poisoning of America (« Pharma : profits, mensonges et empoisonnement de l’Amérique », 2020, non traduit), l’un signé par un journaliste du New Yorker, l’autre par un reporter du New York Times. Tous deux ont étudié les coulisses d’une industrie pesant 1 000 milliards de dollars et le parcours de la famille Sackler, ­propriétaire du laboratoire pharmaceutique Purdue Pharma, à l’origine de l’OxyContin, un composé chimique plus fort que la ­morphine. Un troisième ouvrage d’investigation, Dopesick ­ (« addicts », 2018, non traduit), de Beth Macy, vient de donner lieu à une série de fiction ­diffusée en France, par Disney+, depuis le 12 novembre.
    Lire aussi Article réservé à nos abonnés L’inquiétant succès de l’OxyContin, puissant antalgique opiacé

    Bâti d’une plume alerte et rigoureuse, à partir de reportages parus dans la Charleston Gazette, récompensé, en 2017, par le prestigieux prix Pulitzer, le récit pionnier d’Eric Eyre humanise la tragédie et donne chair au combat local de citoyens et d’avocats ouest-virginiens, pour obtenir des données chiffrées, intenter des actions en justice et pointer la faillite des organismes de contrôle censés réguler le marché, qu’il s’agisse de l’ordre des pharmaciens ou de la Drug Enforcement Administration.

    #Addiction #Opioides

  • Zombieville: Kensington Avenue: la calle más peligrosa de Filadelfia
    https://www.youtube.com/watch?v=HRqQ6-ANjL4


    Los delitos violentos y el abuso de drogas en Filadelfia en su conjunto son un problema importante. La tasa de delitos violentos de la ciudad es más alta que el promedio nacional y otras áreas metropolitanas de tamaño similar.1 También es alarmante la tasa de sobredosis de drogas en Filadelfia. El número de muertes por sobredosis de drogas en la ciudad aumentó en un 50% de 2013 a 2015, con más del doble de muertes por sobredosis de drogas que muertes por homicidios en 2015.2 Una gran parte de los problemas de Filadelfia provienen de la tasa de criminalidad y el abuso de drogas en Kensington. .

    Debido a la gran cantidad de drogas en Kensington, el vecindario tiene una tasa de delitos relacionados con las drogas de 3.57, la tercera tasa más alta por vecindario en Filadelfia.3 Como gran parte del país, una gran parte de este problema es el resultado de los opioides epidemia. El abuso de opioides se ha disparado durante las últimas dos décadas en los Estados Unidos y Filadelfia no es una excepción. Además de tener una alta tasa de muertes por sobredosis de drogas, el 80% de las muertes por sobredosis en Filadelfia involucraron opioides2 y Kensington es un gran contribuyente a este número. Este vecindario de Filadelfia es supuestamente el mercado de narcóticos al aire libre más grande de heroína en la costa este, con muchos residentes vecinos que acuden en masa al área en busca de heroína y otros opioides.4 Con una cantidad tan alta de drogas en Kensington, muchos funcionarios estatales y locales se han dividido en zonas en esta área para tratar de abordar el problema de Filadelfia.

  • Etats-Unis : l’accord à 26 milliards sur les opiacés prêt pour la prochaine étape
    https://www.letemps.ch/economie/etatsunis-laccord-26-milliards-opiaces-pret-prochaine-etape

    Trois distributeurs américains de médicaments et le laboratoire Johnson & Johnson ont reçu le soutien d’assez d’Etats pour passer à la prochaine étape de l’accord lié aux opiacés. Ils ont accepté en juillet de payer 26 milliards de dollars pour solder des litiges.

    Ce règlement à l’amiable doit leur permettre d’éviter des milliers d’actions en justice intentées par des Etats américains et collectivités locales qui accusent les entreprises d’avoir un rôle dans cette crise sanitaire, à l’origine de plus de 500 000 morts par overdose en 20 ans aux Etats-Unis.

    #AmerisourceBergen, #Cardinal_Health et #McKesson ont, dans un communiqué commun, expliqué avoir reçu le feu vert de 42 des 49 Etats qui les poursuivaient, ainsi que du district de Washington, la capitale, et de cinq territoires américains.

    Le laboratoire pharmaceutique Johnson & Johnson a indiqué dans un message séparé être aussi prêt à passer à la prochaine étape prévue dans l’accord. « Ce règlement ne constitue pas une admission de responsabilité ou d’acte répréhensible et l’entreprise continuera de se défendre contre tout litige que l’accord final ne résout pas », a souligné la société.

    Aux collectivités locales de se prononcer
    Johnson & Johnson, qui fait partie des laboratoires accusés d’avoir alimenté la crise en produisant des opiacés, a confirmé en juin avoir arrêté la production et la vente de ces substances. Les distributeurs de médicaments sont, eux, accusés d’avoir fermé les yeux sur des commandes d’opiacés suspectes.

    Selon les termes négociés, le versement des 26 milliards de dollars (23,7 milliards de francs) - qui doivent permettre aux Etats et collectivités de financer les traitements rendus nécessaires par ce fléau - dépend du nombre d’Etats américains qui valideront l’accord.

    Chaque Etat participant a maintenant jusqu’au 2 janvier pour demander à leurs collectivités locales respectives si elles veulent aussi être parties prenantes à l’accord. Si les conditions sont remplies, l’accord entrera en vigueur « 60 jours après que les distributeurs auront déterminé qu’il y a une participation suffisante pour procéder », détaille le communiqué.

    S’il se confirme, l’accord sera le plus important de l’épique et complexe bataille juridique engagée par les Etats et collectivités américaines pour faire payer les entreprises.

    #Johnson_&_Johnson #opioides #sackler #big_pharma #purdue_pharma #oxycontin #procès #addiction #opioïdes #santé #pharma #purdue #opiacés #etats-unis #drogue #opioids #mundipharma #marketing #McKinsey

  • Painkiller: Everything you need to know about new Netflix series
    https://www.cosmopolitan.com/uk/entertainment/a37270981/painkiller-netflix-series-cast-plot-release-date-trailer

    What is Painkiller about?

    Painkiller will focus on the opioid crisis that has gripped America since the 1990s.

    Speaking about how the series will explore the crisis, show creator Newman said: “A tragedy decades in the making, the opioid crisis has become one of the most devastating public health crises of our time. Unlike other drug epidemics, born from underground manufacturing and covert smuggling, this epidemic began by prescription–dispensed by doctors, approved by government regulators and promoted by a family-owned pharmaceutical giant that made billions while betraying the trust of patients and the public.”

    #Patrick_Radden_Keefe #Opioides #Sackler #Painkiller

  • Painkiller : La mini-série Netflix dominée par Uzo Aduba & Matthew (...) - Unification France
    https://www.unificationfrance.com/article68355.html

    Newman supervise le projet dans le cadre de son accord global exclusif signé avec Netflix. Fitzerman-Blue et Harpster ont écrit les scénarios des 6 épisodes de la série limitée et feront office de showrunners. L’article du New Yorker, The Family That Built an Empire of Pain de Patrick Radden Keefe et le livre Pain Killer - An Empire of Deceit and the Origin of America’s Opioid Epidemic, du journaliste et auteur lauréat du prix Pulitzer, Barry Meier, ont servi de base narrative à la série, avec Keefe et Meier comme consultants.

    N’oubkliez pas que la traduction en français de l’article de Patrick Radden Keefe est disponible :
    https://cfeditions.com/addiction

    #Addiction #Patrick_Radden_Keefe #Opioides