• Walmart, CVS und Walgreens - Jury spricht großen US-Apothekenketten Mitschuld an Opioidkrise zu
    https://www.spiegel.de/wirtschaft/unternehmen/opioid-krise-bei-walmart-cvs-und-walgreens-jury-in-ohio-spricht-us-apotheken

    Sans drogues la vie est insupportable. Parfois les responsables se disputent les profits encaissés sur le fond de cette situation.

    24.11.2021 - Die USA leiden unter einer Opioidkrise mit Hunderttausenden Toten. Nun sind erstmals Apotheken wegen eines zu laxen Umgangs bei der Abgabe schuldig gesprochen worden.

    Die Pharmakonzerne und Großhändler hinter den umstrittenen und abhängig machenden Opioiden wie »Oxycontin« von Purdue stehen bereits seit Jahren im Fokus der US-Justiz. Neu ist, dass vor einem US-Gericht nun auch Apotheken erfolgreich verantwortlich gemacht worden sind – für den allzu lockeren Umgang mit diesen Schmerzmitteln, die in den USA zu einer Opioidkrise mit inzwischen Hunderttausenden Toten geführt haben.

    In dem richtungsweisenden Verfahren in Cleveland im US-Bundesstaat Ohio wurden nun drei große Apothekenketten schuldig gesprochen, durch zu laxe Vergabe der süchtig machenden Arzneimitteln zu der Krise beigetragen zu haben. Die Jury des Bundesgerichts kam am Dienstag (Ortszeit) zu dem Schluss, dass die US-Einzelhändler Walmart, CVS und Walgreens den Verkauf von Schmerzmitteln im Bundesstaat Ohio nicht ausreichend kontrolliert haben.
    Im Schnitt Hunderte Pillen für jeden Einwohner abgegeben

    Die Unternehmen kündigten Berufung an. Sie weisen eine Mitschuld an der Opioidkrise zurück und berufen sich darauf, von lizenzierten Ärzten verschriebene Pillen verkauft zu haben. Walgreens-Sprecher Fraser Engerman kritisierte etwa, die Apothekenkette habe »niemals Opioide hergestellt oder vermarktet, und wir haben sie auch nicht an die ›Pillendienste‹ und Internetapotheken geliefert, die diese Krise angeheizt haben«.

    Geklagt hatten zwei Countys in Ohio. Sie fordern von den Konzernen Milliarden Dollar an Entschädigungen für Kosten, die ihnen im Kampf gegen Opioid-Abhängigkeit und Überdosierungen entstanden sind. Sie konnten die Geschworenen davon überzeugen, dass die Ketten durch die Art und Weise, wie sie die Schmerzmittel ausgeben, ein öffentliches Ärgernis sind.

    »Das Gesetz verlangt von den Apotheken, dass sie bei der Abgabe von Medikamenten gewissenhaft vorgehen. Dieser Fall sollte ein Weckruf sein, dass Versäumnisse nicht akzeptiert werden«, sagte Mark Lanier, ein Anwalt der Countys Lake und Trumbull. Allein in Trumbull County wurden zwischen 2012 und 2016 rund 80 Millionen verschreibungspflichtige Schmerzmittel ausgegeben – das sind rechnerisch etwa 400 für jeden Einwohner.

    Wie viel Walmart, CVS und Walgreens zahlen müssen, soll ein Bundesrichter im Frühjahr bestimmen. Es gibt zahlreiche ähnliche US-Klagen, darunter außer gegen Hersteller und Großhändler auch gegen Apotheken. Die Entscheidung in dem Verfahren gilt deshalb nun als wichtiger Wegweiser.

    Opioide sind zum Teil synthetisch hergestellte Arzneimittel mit unter anderem schmerzlindernden Eigenschaften. Sie bergen jedoch auch enorme Abhängigkeitsrisiken und hohes Missbrauchspotenzial. Die Opioid-Epidemie hat in den USA laut Gesundheitsbehörde CDC in den vergangen zwei Jahrzehnten zu fast einer halben Million Toten geführt.

    #USA #opioides #aliénation #exploitation #capitalisme

  • « Mort à Mud Lick », d’Eric Eyre : narcotrafic légal
    https://www.lemonde.fr/livres/article/2021/11/18/mort-a-mud-lick-d-eric-eyre-narcotrafic-legal_6102621_3260.html

    Mais depuis quelques années émergent d’édifiants livres enquêtes. Tels ­Addiction sur ordonnance. La crise des antidouleurs (C & F Editions, 2019), et Pharma : Greed, Lies, and the Poisoning of America (« Pharma : profits, mensonges et empoisonnement de l’Amérique », 2020, non traduit), l’un signé par un journaliste du New Yorker, l’autre par un reporter du New York Times. Tous deux ont étudié les coulisses d’une industrie pesant 1 000 milliards de dollars et le parcours de la famille Sackler, ­propriétaire du laboratoire pharmaceutique Purdue Pharma, à l’origine de l’OxyContin, un composé chimique plus fort que la ­morphine. Un troisième ouvrage d’investigation, Dopesick ­ (« addicts », 2018, non traduit), de Beth Macy, vient de donner lieu à une série de fiction ­diffusée en France, par Disney+, depuis le 12 novembre.
    Lire aussi Article réservé à nos abonnés L’inquiétant succès de l’OxyContin, puissant antalgique opiacé

    Bâti d’une plume alerte et rigoureuse, à partir de reportages parus dans la Charleston Gazette, récompensé, en 2017, par le prestigieux prix Pulitzer, le récit pionnier d’Eric Eyre humanise la tragédie et donne chair au combat local de citoyens et d’avocats ouest-virginiens, pour obtenir des données chiffrées, intenter des actions en justice et pointer la faillite des organismes de contrôle censés réguler le marché, qu’il s’agisse de l’ordre des pharmaciens ou de la Drug Enforcement Administration.

    #Addiction #Opioides

  • Zombieville: Kensington Avenue: la calle más peligrosa de Filadelfia
    https://www.youtube.com/watch?v=HRqQ6-ANjL4


    Los delitos violentos y el abuso de drogas en Filadelfia en su conjunto son un problema importante. La tasa de delitos violentos de la ciudad es más alta que el promedio nacional y otras áreas metropolitanas de tamaño similar.1 También es alarmante la tasa de sobredosis de drogas en Filadelfia. El número de muertes por sobredosis de drogas en la ciudad aumentó en un 50% de 2013 a 2015, con más del doble de muertes por sobredosis de drogas que muertes por homicidios en 2015.2 Una gran parte de los problemas de Filadelfia provienen de la tasa de criminalidad y el abuso de drogas en Kensington. .

    Debido a la gran cantidad de drogas en Kensington, el vecindario tiene una tasa de delitos relacionados con las drogas de 3.57, la tercera tasa más alta por vecindario en Filadelfia.3 Como gran parte del país, una gran parte de este problema es el resultado de los opioides epidemia. El abuso de opioides se ha disparado durante las últimas dos décadas en los Estados Unidos y Filadelfia no es una excepción. Además de tener una alta tasa de muertes por sobredosis de drogas, el 80% de las muertes por sobredosis en Filadelfia involucraron opioides2 y Kensington es un gran contribuyente a este número. Este vecindario de Filadelfia es supuestamente el mercado de narcóticos al aire libre más grande de heroína en la costa este, con muchos residentes vecinos que acuden en masa al área en busca de heroína y otros opioides.4 Con una cantidad tan alta de drogas en Kensington, muchos funcionarios estatales y locales se han dividido en zonas en esta área para tratar de abordar el problema de Filadelfia.

  • Etats-Unis : l’accord à 26 milliards sur les opiacés prêt pour la prochaine étape
    https://www.letemps.ch/economie/etatsunis-laccord-26-milliards-opiaces-pret-prochaine-etape

    Trois distributeurs américains de médicaments et le laboratoire Johnson & Johnson ont reçu le soutien d’assez d’Etats pour passer à la prochaine étape de l’accord lié aux opiacés. Ils ont accepté en juillet de payer 26 milliards de dollars pour solder des litiges.

    Ce règlement à l’amiable doit leur permettre d’éviter des milliers d’actions en justice intentées par des Etats américains et collectivités locales qui accusent les entreprises d’avoir un rôle dans cette crise sanitaire, à l’origine de plus de 500 000 morts par overdose en 20 ans aux Etats-Unis.

    #AmerisourceBergen, #Cardinal_Health et #McKesson ont, dans un communiqué commun, expliqué avoir reçu le feu vert de 42 des 49 Etats qui les poursuivaient, ainsi que du district de Washington, la capitale, et de cinq territoires américains.

    Le laboratoire pharmaceutique Johnson & Johnson a indiqué dans un message séparé être aussi prêt à passer à la prochaine étape prévue dans l’accord. « Ce règlement ne constitue pas une admission de responsabilité ou d’acte répréhensible et l’entreprise continuera de se défendre contre tout litige que l’accord final ne résout pas », a souligné la société.

    Aux collectivités locales de se prononcer
    Johnson & Johnson, qui fait partie des laboratoires accusés d’avoir alimenté la crise en produisant des opiacés, a confirmé en juin avoir arrêté la production et la vente de ces substances. Les distributeurs de médicaments sont, eux, accusés d’avoir fermé les yeux sur des commandes d’opiacés suspectes.

    Selon les termes négociés, le versement des 26 milliards de dollars (23,7 milliards de francs) - qui doivent permettre aux Etats et collectivités de financer les traitements rendus nécessaires par ce fléau - dépend du nombre d’Etats américains qui valideront l’accord.

    Chaque Etat participant a maintenant jusqu’au 2 janvier pour demander à leurs collectivités locales respectives si elles veulent aussi être parties prenantes à l’accord. Si les conditions sont remplies, l’accord entrera en vigueur « 60 jours après que les distributeurs auront déterminé qu’il y a une participation suffisante pour procéder », détaille le communiqué.

    S’il se confirme, l’accord sera le plus important de l’épique et complexe bataille juridique engagée par les Etats et collectivités américaines pour faire payer les entreprises.

    #Johnson_&_Johnson #opioides #sackler #big_pharma #purdue_pharma #oxycontin #procès #addiction #opioïdes #santé #pharma #purdue #opiacés #etats-unis #drogue #opioids #mundipharma #marketing #McKinsey

  • Painkiller: Everything you need to know about new Netflix series
    https://www.cosmopolitan.com/uk/entertainment/a37270981/painkiller-netflix-series-cast-plot-release-date-trailer

    What is Painkiller about?

    Painkiller will focus on the opioid crisis that has gripped America since the 1990s.

    Speaking about how the series will explore the crisis, show creator Newman said: “A tragedy decades in the making, the opioid crisis has become one of the most devastating public health crises of our time. Unlike other drug epidemics, born from underground manufacturing and covert smuggling, this epidemic began by prescription–dispensed by doctors, approved by government regulators and promoted by a family-owned pharmaceutical giant that made billions while betraying the trust of patients and the public.”

    #Patrick_Radden_Keefe #Opioides #Sackler #Painkiller

  • Painkiller : La mini-série Netflix dominée par Uzo Aduba & Matthew (...) - Unification France
    https://www.unificationfrance.com/article68355.html

    Newman supervise le projet dans le cadre de son accord global exclusif signé avec Netflix. Fitzerman-Blue et Harpster ont écrit les scénarios des 6 épisodes de la série limitée et feront office de showrunners. L’article du New Yorker, The Family That Built an Empire of Pain de Patrick Radden Keefe et le livre Pain Killer - An Empire of Deceit and the Origin of America’s Opioid Epidemic, du journaliste et auteur lauréat du prix Pulitzer, Barry Meier, ont servi de base narrative à la série, avec Keefe et Meier comme consultants.

    N’oubkliez pas que la traduction en français de l’article de Patrick Radden Keefe est disponible :
    https://cfeditions.com/addiction

    #Addiction #Patrick_Radden_Keefe #Opioides

  • Ebene Magazine – Certains membres de la famille Sackler critiqués pour des liens avec des opioïdes | EBENE MAGAZINE
    https://news.ebene-magazine.com/ebene-magazine-certains-membres-de-la-famille-sackler-critiqus-
    https://i2.wp.com/news.ebene-magazine.com/wp-content/uploads/2021/04/Ebene-Magazine-Certains-membres-de-la-famille-Sackler-critiqueacutes-pour-des

    Le nom Sackler est peut-être partout, a déclaré Keefe, mais il est étrangement absent de la société qui les a rendus riches. « Eh bien, pour moi, c’était le paradoxe qui a lancé tout ce projet », a-t-il déclaré. « C’est une fortune dont la grande majorité provient de cette société, Purdue Pharma, qui n’a pas leur nom. »

    Purdue Pharma, propriété privée de certains membres de la famille Sackler, est le fabricant de médicaments qui a développé et commercialisé le puissant analgésique OxyContin. La société a été accusée d’avoir contribué à déclencher l’épidémie d’opioïdes qui a tué près d’un demi-million de personnes dans ce pays au cours des deux dernières décennies.

    Et pourtant, pendant une grande partie de ce temps, les Sackler – l’une des familles les plus riches d’Amérique (telle que compilée par le magazine Forbes) – ont largement évité l’examen public du rôle qu’ils auraient joué.

    Ils font maintenant l’objet du nouveau livre de Keefe : « Empire of Pain : The Secret History of the Sackler Dynasty » (Doubleday).

    « Isaac Sackler, le patriarche originel, il perd en quelque sorte sa chemise dans la dépression », a déclaré Keefe. « Et il convoque ses trois fils auprès de lui, et il dit :« Le plus important est le bon nom de famille, ce bon nom de famille. Si vous perdez une fortune, vous pouvez toujours en faire une autre. Mais si vous perdez votre bonne réputation, vous ne pourrez jamais le récupérer. ‘ »

    Les trois frères – Mortimer, Raymond et Arthur – sont devenus médecins. Mais c’est le plus âgé, Arthur, qui s’est fait le premier nom (et sa fortune) en tant que pionnier de la publicité.

    « Arthur devient une sorte de Don Draper de la publicité médicale », a déclaré Keefe. « C’est cet incroyable pionnier visionnaire qui conçoit toutes ces nouvelles façons de vendre des médicaments, et plus particulièrement de vendre des médicaments aux médecins. »

    Moriarty a demandé, « Vous écrivez dans le livre que la première fortune Sackler a été construite sur Valium. Il n’a pas créé ce médicament, il est juste de la publicité ? »

    « Juste de la publicité. Mais quand il a négocié son accord pour ce faire, il a dit : » Ecoutez, je veux avoir une série de bonus croissants en fonction de la quantité de drogue que vous vendez. » Le valium devient alors la drogue la plus rentable au monde, et ainsi, il le rend fabuleusement riche. « 

    #Patrick_Radden_Keefe #Sackler #Addiction_sur_ordonnance #Opioides

  • Book Review: ‘Empire of Pain,’ by Patrick Radden Keefe - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/04/09/books/review-empire-of-pain-sackler-dynasty-patrick-radden-keefe.html

    Taking cover under complexity has been a common strategy for tobacco companies and big oil — entities that have profited from disaster while seeking ways to avoid any moral opprobrium and expensive accountability. But even the most elaborately complex phenomena can still have relatively simple beginnings, a kernel that requires only the ingenuity and ruthlessness of people who are ready to exploit it.

    Since 1996, 450,000 Americans have died from opioid overdoses, making them the leading cause of accidental death in the country. In “Empire of Pain,” Patrick Radden Keefe tells the story of how the Sackler family became a decisive force in a national tragedy. “Prior to the introduction of OxyContin, America did not have an opioid crisis,” Keefe writes. “After the introduction of OxyContin, it did.”

    Throughout his career, Arthur maintained that he wasn’t trying to influence physicians, just to “educate” them. Among his biggest triumphs as an adman was the marketing of the tranquilizers Librium and Valium, beginning in the 1960s. The drugs’ manufacturer, Roche, insisted they weren’t addictive — even though the company had evidence showing they were. Once the patents on the tranquilizers were about to expire, Roche finally relented to government controls. By then, 20 million Americans were taking Valium, and Arthur was rich. “The original House of Sackler was built on Valium,” Keefe writes, but Arthur would spend the rest of his life trying to downplay the connection.
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    Keefe nimbly guides us through the thicket of family intrigues and betrayals — how Arthur purchased the patent medicine company Purdue Frederick for his brothers, Mortimer and Raymond, in 1952, before he grew apart from them; and how Arthur’s heirs sold their shares to the surviving brothers after he died in 1987. Arthur’s descendants have tried to distance themselves from their cousins, protesting that they weren’t involved in the creation of OxyContin, but Keefe suggests they can’t get away from Purdue’s origin story. Arthur had created a fortune and a template.

    Even when detailing the most sordid episodes, Keefe’s narrative voice is calm and admirably restrained, allowing his prodigious reporting to speak for itself. His portrait of the family is all the more damning for its stark lucidity.

    #Patrick_Radden_Keefe #Addiction_sur_ordonnance #Opioides #Oxycontin

  • Les décès liés aux #opioïdes montent en flèche au Canada alors que la pandémie aggrave une crise sanitaire et sociale déjà très sévère - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2021/03/25/opio-m25.html
    https://www.wsws.org/asset/c7290921-acc2-4e42-a812-79132120eae7?rendition=image1280

    Avec la pandémie de coronavirus et la stratégie « les profits avant les vies » de l’élite dirigeante qui exacerbe la crise sociale et des soins de santé déjà terrible au Canada, le nombre de Canadiens qui meurent de surdoses d’opioïdes a augmenté de façon spectaculaire au cours de la dernière année. Bien que certaines données provinciales soient encore en cours de compilation, 2020 apparaîtra probablement comme l’année la plus meurtrière jamais enregistrée à ce jour.

    Selon les estimations, le nombre total de décès liés aux opioïdes s’élève à environ 16.000 depuis 2016 à l’échelle nationale. Le flux constant de tragédies a été souligné cette semaine par des reportages faisant état de deux décès par surdose en deux jours dans la petite ville d’Owen Sound, dans le sud de l’Ontario.

    • Sérieux  ? Ils ont trouvé que le fentanyl ne tuait pas assez  ?

      Plusieurs facteurs ont été cités comme contribuant à la montée en flèche du taux de mortalité. La pandémie a perturbé l’approvisionnement en médicaments en raison des effets des contrôles aux frontières, ce qui a conduit à une utilisation plus large de produits imprévisibles et de concoctions maison. Des opioïdes de plus en plus puissants s’avèrent être responsables des décès par overdose, notamment le fentanyl. En 2017, 50 % des échantillons testés par Santé Canada contenaient du fentanyl. Maintenant, on découvre que des échantillons contiennent l’opioïde synthétique #carfentanil, qui est 100 fois plus puissant que le fentanyl et 10.000 fois plus puissant que la morphine.

    • « Pourquoi Macron fait-il appel à McKinsey pour sa stratégie vaccinale alors que ce cabinet est co-responsable d’un immense #scandale_sanitaire outre-Atlantique, celui des #opioïdes ? »

      Marie, ex-consultante pour KPMG, ne comprend pas non plus pourquoi Macron a fait appel au cabinet #McKinsey pour mener sa campagne vaccinale : “En plus, il se vante d’avoir des élus de tout bord, des mecs qui ont travaillé dans des entreprises… et pourquoi on va payer des boîtes privées, en plus un cabinet qui n’est même pas français, et qui sort d’un énorme scandale ?”

      Cet énorme scandale, c’est celui qu’a traversé McKinsey aux Etats-Unis. Cette année, le cabinet va devoir verser une amende de 573 millions de dollars en raison du rôle joué au début des années 2010 auprès du laboratoire Purdue Pharma. Cette entreprise a commercialisé l’#Oxycontin, opiacé terriblement addictif qui aurait tué jusqu’à 200 000 américains par overdose. Cet antidouleur a été sur-prescrit sur tout le territoire grâce à une vaste stratégie d’influence menée par le laboratoire, avec les bons conseils de Mc Kinsey. Les consultants avaient même anticipé le nombre potentiel d’overdoses afin de conseiller à Purdue Pharma une stratégie d’indemnisation susceptible de maintenir les ventes et la réputation du produit.

      Le cabinet qui conseille le gouvernement sur sa stratégie vaccinale est donc le même que celui qui a conseillé l’un des principaux acteurs du plus grand et mortel scandale sanitaire des trente dernières années. Mais ce “petit” détail n’a certainement pas dû décourager Emmanuel Macron de continuer à travailler avec un partenaire de longue date. L’idylle entre le président de la République et le cabinet multinational remonte à la commission Attali. Ce groupe de travail, lancé par Nicolas Sarkozy en 2007 et dont notre énarque de président fut membre, avait reçu gratuitement l’aide de consultants de McKinsey, nous révèle le Monde. Depuis, ils fonctionnent main dans la main. La petite élite technocratique qui entoure le président depuis son arrivée au ministère de l’économie sous Hollande ne l’a pas quitté, avec des exs de Mckinsey et une façon de faire de la politique “en mode consultant”. En 2016, l’un des bras droits de Macron, Thomas Cazenave, coécrit avec un consultant de McKinsey un livre manifeste au titre évocateur « L’État en mode start up”. Au moment du lancement de la campagne de Macron, une dizaine de consultants de McKinsey planche officiellement pour lui, toujours selon le Monde..

      Ce soutien dévoué au futur président est récompensé. Une fois élu, Macron engage une réforme de l’Etat qui passe relativement inaperçue : une direction interministérielle à la transformation publique (DITP) est créée, avec Thomas Cazenave à sa tête. Alors que jusqu’à présent chaque ministère passait ses propres appels d’offres, notamment en termes de consultants et prestataires, la commande publique est désormais centralisée entre les mains de ce grand ami de McKinsey. Depuis, les grands cabinets de consultants profitent bien du système : la campagne vaccinale bien sûr (2 millions d’euros par mois pour McKinsey), mais aussi l’élaboration d’un plan d’économie dans la fonction publique (18 millions d’euros la facture).

      Ce n’est pas tout. Le magazine Reporterre a révélé que le Boston Consulting Group s’était vu confier par le gouvernement l’évaluation des impacts de la loi Climat, ce projet au rabais émanant de la convention citoyenne. Et, surprise, son analyse est très favorable, car ce serait un projet ambitieux sur le plan écologique. Peut-on croire un cabinet qui a classé l’entreprise de pesticides BASF comme “l’une des 50 entreprises les plus innovantes du monde” ou qui conseille les constructeurs automobiles ? Reporterre en doute, et nous aussi.

    • 573,9 millions de dollars en réparation d’une décennie de conseils aux fabricants d’opioïdes, ces antalgiques accusés d’avoir rendu des centaines de milliers d’Américains dépendants : voilà la substance de l’accord à l’amiable annoncé le 4 février entre McKinsey et 49 procureurs généraux d’États fédéraux des États-Unis, le District de Columbia et cinq autres territoires des États-Unis.

      En annonçant cet accord le 4 février, Maura Healey, la procureure générale du Massachusetts, tête de pont dans ce dossier, a pointé « la faute de McKinsey » responsable selon elle d’un travail extensif auprès des producteurs d’opiacés dont il a tiré profit.

      En France, un « non-sujet total »

      Du moins, en France, McKinsey, quand bien même le cabinet est au pilori dans l’opinion publique pour son rôle auprès du ministère de la Santé dans la campagne de vaccination covid, ne semble pas inquiété dans les réseaux qui pourraient être clients.

      Ce dont témoigne Fabrice Le Saché, le porte-parole du Medef, vice-président du mouvement patronal : « McKinsey ? Je n’en ai jamais entendu débattre dans aucune fédération professionnelle. C’est un non-sujet total. »

      https://www.consultor.fr/devenir-consultant/actualite-du-conseil/6375-mckinsey-et-les-opioides-l-effet-lance-armstrong.html

    • utiliser McKinsey présente plusieurs avantages :

      – McKinsey recommande ce qui convient au client (ici : Macron)
      – McKinsey garantit l’opacité du processus de réforme
      – les cibles - les fonctionnaires, les usagers - sont écartés des discussions et mis devant le fait accompli (stratégie du choc)

      Par ailleurs, remplir les poches des amis avec de l’argent public permet de saigner un peu plus la cible.

      https://seenthis.net/messages/901052

  • HBO & Alex Gibney Making Opioid Crisis Documentary ‘The Crime Of The Century’ – Deadline
    https://deadline.com/2021/02/hbo-alex-gibney-documentary-opioid-the-crime-of-the-century-1234690970

    Un documentaire sur la crise des opioides, avec une série de noms bien connus de celles et ceux qui ont lu « Addiction sur ordonnance » de Patrick Radden Keefe.

    HBO is reuniting with Emmy and Oscar winning filmmaker Alex Gibney for the two-part documentary The Crime of the Century, which will explore Big Pharma and government regulations over the reckless distribution and abuse of synthetic opiates. The Crime of the Century will debut on HBO and be available to stream on HBO Max in May.

    The doc will explore the origins and fallout of the opioid epidemic which has resulted in half a million deaths from overdoses in this century alone.

    With the help of whistleblowers, insiders, newly-leaked documents, exclusive interviews and access to behind-the-scenes investigations, and featuring expert input from medical professionals, journalists, former and current government agents, attorneys and pharmaceutical sales representatives, as well as sobering testimony from victims of opioid addiction, Gibney’s exposé will posit that drug companies are in fact largely responsible for manufacturing the very crisis they profit from, to the tune of billions of dollars and thousands of lives.

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    Specifically, the doc will zero in on family-owned Purdue Pharma which produced the highly addictive drug OxyContin. Purdue worked closely with the FDA to get the highly profitable pain medication approved for wider use, promoting its safety without sufficient evidence, and creating a campaign to redefine pain and treatment. When government regulators or Justice Department officials tried to mitigate the wrongdoing, Purdue Pharma and companies like Cardinal-Health that were huge opioid distributors would settle the cases, keep the details private and continue on unabated.

    Gibney previously made such HBO docs such as The Inventor: Out for Blood in Silicon Valley and Going Clear: Scientology & the Prison of Belief. Gibney writes, produces and directs The Crime of the Century.

    Contributing to Part One of The Crime of the Century are: author Patrick Radden Keefe; opioid specialist Dr. Andrew Kolodny; former Purdue sales rep. Mark Ross; addiction specialist Dr. Anne Lembke; Life Tree pain clinic founder Dr. Lynn Webster; Roy Bosley, whose wife died of an opioid overdose; author and New York Times reporter Barry Meier; primary care physician Dr. Art Van Zee; former Department of Justice official Paul Pelletier; and EMT Giles Sartin.

    #Opioides #Patrick_Radden_Keefe #Sacklers

  • Les CDC rapportent un record de 81.000 décès par surdose de médicaments aux États-Unis sur une période de 12 mois - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/12/23/crar-d23.html
    https://www.wsws.org/asset/1a9959dc-fd75-4f5d-bfca-e4ebe274ebb2?rendition=image1280

    Sur les 38 États disposant de données sur les surdoses d’#opioïdes synthétiques, 37 ont signalé une augmentation des décès, dont 18 ont fait état d’une augmentation de plus de 50 %. Dix États de l’ouest des États-Unis ont également signalé une augmentation de plus de 98 % des décès liés aux opioïdes synthétiques. Les CDC n’ont pas précisé les États.

    En outre, les décès par surdose de cocaïne ont augmenté de 26,5 %, et les décès liés aux psychostimulants, comme la méthamphétamine, ont augmenté de 34,6 %. Les CDC pensent que l’augmentation des décès par surdose de cocaïne a été influencée par co-utilisation ou contamination par fentanyl ou l’héroïne. Le rapport note également que le nombre de décès liés aux psychostimulants dépasse celui des décès liés à la cocaïne.

    L’accélération des décès par surdose de médicament au cours de la pandémie est le résultat de la croissance exponentielle plus vaste de ce type de décès survenue au cours des quatre dernières décennies. Le nombre de décès par surdose de médicament est passé de 1,13 pour 100.000 personnes en 1979 à 16,96 pour 100.000 en 2016, selon une étude publiée dans le magazine Science. Cette croissance a entraîné presque 600.000 décès sur une période de 38 ans, avec un doublement des décès tous les 9 ans.

    Les tendances des différents médicaments ont fluctué dans le temps ; cependant, les 20 dernières années ont vu les opioïdes prendre une position centrale dans la croissance des décès par surdose. Selon les données des CDC, le nombre de prescriptions d’opioïdes est trois fois plus élevé qu’en 1999.

  • Sacklers Face Furious Questions in Rare Testimony on Opioid Epidemic - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/12/17/health/opoids-sacklers-purdue-testimony.html

    Les salauds ont un visage. Mais leur bouche ne sert qu’à évacuer du vent.

    By Jan Hoffman

    Dec. 17, 2020

    Members of Congress on Thursday hurled withering comments and furious questions at two members of the billionaire Sackler family that owns Purdue Pharma, the maker of OxyContin, seeking to use a rare public appearance to extract admissions of personal responsibility for the deadly opioid epidemic as well as details about $10 billion that records show the family withdrew from the company.

    The hearing, before the House Oversight Committee, offered a highly unusual opportunity for the public to hear directly from some members of the family, whose company is a defendant in thousands of federal and state lawsuits for misleading marketing of OxyContin, the painkiller seen as initiating a wave of opioid addiction that has led to the deaths of more than 450,000 Americans. Eight members of the family have been individually named in many state cases.

    The singularity of the Sacklers’ appearance on Thursday was underscored by the likelihood that they may never testify in open court, because the ongoing bankruptcy proceedings and nationwide litigation may resolve in settlements rather than trials. Despite millions of dollars in legal expenses racked up by plaintiffs and Purdue alike — and the company’s subsequent filing for Chapter 11 bankruptcy protection in September 2019 — one obstacle to resolution persists: the refusal of the Sacklers to be held personally or criminally responsible and to turn over substantial portions of their fortune.

    During the tense, nearly four-hour hearing, David Sackler, 40, and his cousin, Dr. Kathe Sackler, 72, who both served on the company’s board for years, testified remotely and largely sidestepped would-be booby traps and deflected blame to “management” and independent, nonfamily board members.

    Or, as Mr. Sackler said, “That’s a question for the lawyers.”

    In the absence of direct admissions of responsibility by the Sacklers — or by Dr. Craig Landau, Purdue’s chief executive since 2017, who also testified — committee members used their questions to highlight the most egregious actions over the years by the company and by Mr. Sackler’s father, Dr. Richard Sackler, a hands-on executive during the cresting period of the epidemic.
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    In particular, they explored the actions that followed a 2007 federal fine of nearly $635 million that the company and three executives paid after pleading guilty to federal criminal charges of “misbranding.” The settlement included no admission of liability by any of the Sacklers.

    The committee chairwoman, Representative Carolyn B. Maloney, Democrat of New York, asked Mr. Sackler whether in 2008, after the company’s federal settlement, the family was concerned about state investigations. Mr. Sackler denied knowing that investigations had been mounting.

    But then Ms. Maloney read from an email exchange between Mr. Sackler and other relatives in 2007, just a week after that settlement. Referring to courtroom activity, he wrote: “We’re rich? For how long? Until which suits get through to the family?”

    Last month, Purdue pleaded guilty to three felonies involving kickbacks and fraud related to promotion of its opioid and failure to report aberrant sales. The Justice Department settled with the company for $8.3 billion in criminal and civil penalties, and family members for $225 million in civil penalties. The Sacklers did not admit any wrongdoing. The amount they paid represents about 2 percent of the family’s net worth.

    Maura Healey, the attorney general for Massachusetts, the first state to name individual Sacklers in litigation, said that the Sacklers want “special treatment.” In a letter to the House committee she wrote: “If we let powerful people cover up the facts, avoid accountability, or create a government-sponsored OxyContin business — that’s not justice. This time, we have to get it right.”

    #Opioides #Sackler #Purdue_Pharma

  • The Sacklers Destroyed My Family
    https://www.elle.com/culture/career-politics/a34590930/sacklers-opioid-addiction-essay

    On November 24, 2020, an alert popped up on my phone. Purdue Pharmaceuticals had pled guilty to federal criminal charges with an $8.3 billion settlement. The dollar amount seemed significant, but when I dug a bit further, I learned the Sackler family, who owns Purdue and has been accused of causing the opioid abuse crisis by marketing OxyContin as safe and nonaddictive, has so far escaped with no criminal charges. The vast majority of their wealth—as one of the world’s richest families—remains intact.

    I have followed the Sacklers for years, tracking the lawsuits against them as mine suffered from opiate abuse. In 2017, I read “The Family That Built an Empire of Pain,” Patrick Radden Keefe’s longform piece in The New Yorker on the role the Sackler family played in addicting millions of Americans. Keefe lays out an unprecedented wave of criminal activity Purdue began in the early 1990s, using kickbacks and fraudulent marketing to saturate the market with its products.

    Around the time Purdue’s marketing campaign was picking up steam, a doctor wrote my mother a prescription for opioids. She has been addicted, on and off, ever since. I cannot prove it, but I strongly suspect the doctor who wrote my mother that prescription—and the subsequent doctors who renewed it or wrote new ones—were influenced by Purdue’s corrupt, illegal marketing. Purdue’s reach extended past the doctor’s office and the prescribing pad: To this day, my mother believes the lies Purdue told her doctors and repeats them as articles of faith.

    Not one member of the Sackler family has ever faced criminal charges for their role in opiate epidemic. Under the latest settlement with the Department of Justice, the Sacklers were not even required to testify under oath, protecting the full extent of their crimes from public view. The Trump Administration’s Justice Department charged no one—not one single person—with the felonies Purdue Pharmaceuticals committed. Corporations are not only people in this country, but when convenient, apparently employ no one who can be held responsible for their misdeeds. The Sackler family name will remain on the Met and on the halls of the Ivy League institutions I clawed my way into all those years ago, while families like mine will have no justice.

    #Opioides #Sackler #OxyContin #Addiction_Ordonnance #Patrick_Radden_Keefe

  • OxyContin maker Purdue Pharma pleads guilty to criminal charges | Reuters
    https://www.reuters.com/article/us-purdue-pharma-opioids-plea/oxycontin-maker-purdue-pharma-pleads-guilty-to-criminal-charges-idUSKBN2842
    https://static.reuters.com/resources/r/?m=02&d=20201124&t=2&i=1542326960&r=LYNXMPEGAN1JN&w=800

    NEW YORK (Reuters) - Purdue Pharma LP pleaded guilty to criminal charges over the handling of its addictive prescription painkiller OxyContin, capping a deal with federal prosecutors to resolve an investigation into the drugmaker’s role in the U.S. opioid crisis.

    Members of the billionaire Sackler family who own Purdue and previously sat on the company’s board were not part of Tuesday’s court proceedings and have not been criminally charged. They agreed in October to pay a separate $225 million civil penalty for allegedly causing false claims for OxyContin to be made to government healthcare programs such as Medicare. They have denied the allegations.

    Purdue’s plea deal carries more than $5.5 billion in penalties, most of which will go unpaid. A $3.54 billion criminal fine is set to be considered alongside trillions of dollars in unsecured claims as part of Purdue’s bankruptcy proceedings.

    Purdue earlier settled separate Justice Department civil claims, agreeing to a $2.8 billion penalty also expected to receive little financial recovery in the drugmaker’s bankruptcy case.

    The plea deal and other related settlements have come under fire from Democrats on Capitol Hill calling for Purdue and its owners to face more severe consequences for their alleged roles in the opioid crisis.

    The company reaped more than $30 billion from sales of OxyContin over the years, enriching Sackler family members, according to U.S. and state officials. Since 1999, roughly 450,000 people have died in the United States from opioid-related overdoses, according to U.S. data.

    Purdue, which filed for bankruptcy protection last year here under an onslaught of litigation, has proposed settling thousands of lawsuits in a deal it values at more than $10 billion. That is contingent on donations of opioid reversal and addiction treatment medications it has under development and a $3 billion cash contribution from the Sacklers, who would cede control of Purdue.

    #Opioides #Sackler #A_gerber

  • Purdue Pharma and the Sackler Family’s Plan to Keep Its Billions | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/news/news-desk/the-sackler-familys-plan-to-keep-its-billions

    Many pharmaceutical companies had a hand in creating the opioid crisis, an ongoing public-health emergency in which as many as half a million Americans have lost their lives. But Purdue, which is owned by the Sackler family, played a special role because it was the first to set out, in the nineteen-nineties, to persuade the American medical establishment that strong opioids should be much more widely prescribed—and that physicians’ longstanding fears about the addictive nature of such drugs were overblown. With the launch of OxyContin, in 1995, Purdue unleashed an unprecedented marketing blitz, pushing the use of powerful opioids for a huge range of ailments and asserting that its product led to addiction in “fewer than one percent” of patients. This strategy was a spectacular commercial success: according to Purdue, OxyContin has since generated approximately thirty billion dollars in revenue, making the Sacklers (whom I wrote about for the magazine, in 2017, and about whom I will publish a book next year) one of America’s richest families.

    But OxyContin’s success also sparked a deadly crisis of addiction. Other pharmaceutical companies followed Purdue’s lead, introducing competing products; eventually, millions of Americans were struggling with opioid-use disorders. Many people who were addicted but couldn’t afford or access prescription drugs transitioned to heroin and black-market fentanyl. According to a recent analysis by the Wall Street Journal, the disruptions associated with the coronavirus have only intensified the opioid epidemic, and overdose deaths are accelerating. For all the complexity of this public-health crisis, there is now widespread agreement that its origins are relatively straightforward. New York’s attorney general, Letitia James, has described OxyContin as the “taproot” of the epidemic. A recent study, by a team of economists from the Wharton School, Notre Dame, and RAND, reviewed overdose statistics in five states where Purdue opted, because of local regulations, to concentrate fewer resources in promoting its drug. The scholars found that, in those states, overdose rates—even from heroin and fentanyl—are markedly lower than in states where Purdue did the full marketing push. The study concludes that “the introduction and marketing of OxyContin explain a substantial share of overdose deaths over the last two decades.”

    Arlen Specter, then a Republican senator from Pennsylvania, was unhappy with the deal. When the government fines a corporation instead of sending its executives to jail, he declared, it is essentially granting “expensive licenses for criminal misconduct.” After the settlement, Purdue kept marketing OxyContin aggressively and playing down its risks. (The company denies doing so.) Sales of the drug grew, eventually reaching more than two billion dollars annually. The fact that, thirteen years after the 2007 settlement, Purdue is alleged to have orchestrated another criminally overzealous campaign to push its opioids suggests that Specter was right: when the profits generated by crossing the line are enormous, fines aren’t much of a deterrent.

    Ne jamais oublier la corruption

    The Sacklers have long maintained that they and their company are blameless when it comes to the opioid crisis because OxyContin was fully approved by the Food and Drug Administration. But some of the more shocking passages in the prosecution memo involve previously unreported details about the F.D.A. official in charge of issuing that approval, Dr. Curtis Wright. Prosecutors discovered significant impropriety in the way that Wright shepherded the OxyContin application through the F.D.A., describing his relationship with the company as conspicuously “informal in nature.” Not long after Wright approved the drug for sale, he stepped down from his position. A year later, he took a job at Purdue. According to the prosecution memo, his first-year compensation package was at least three hundred and seventy-nine thousand dollars—roughly three times his previous salary. (Wright declined to comment.)

    But, at the time, Purdue was being sued by forty-five other states, and David Sackler offered to resolve all the cases against the company and the family in a single grand gesture. A wave of headlines reported the news: “PURDUE PHARMA OFFERS $10-12 BILLION TO SETTLE OPIOID CLAIMS.”

    This seemed like a significant figure, but the headlines were misleading. According to a term sheet in which attorneys for the Sacklers and Purdue laid out the particulars of this proposed “comprehensive settlement,” the Sacklers were prepared to make a guaranteed contribution of only three billion dollars. Further funds could be secured, the family suggested, by selling its international businesses and by converting Purdue Pharma into a “public benefit corporation” that would continue to yield revenue—by selling OxyContin and other opioids—but would no longer profit the Sacklers personally. This was a discomfiting, and somewhat brazen, suggestion: the Sacklers were proposing to remediate the damage of the opioid crisis with funds generated by continuing to sell the drug that had initiated the crisis. At the same time, the term sheet suggested, Purdue would supply new drugs to treat opioid addiction and counteract overdoses—though the practicalities of realizing this initiative, and the Sacklers’ estimate that it would represent four billion dollars in value, remained distinctly speculative.

    When the attorneys general refused to consent to the deal, the Sacklers followed through on their threat, and Purdue declared bankruptcy. But, significantly, the Sacklers did not declare bankruptcy themselves. According to the case filed by James, the family had known as early as 2014 that the company could one day face the prospect of damaging judgments. To protect themselves on this day of reckoning, the lawsuit maintains, the Sacklers assiduously siphoned money out of Purdue and transferred it offshore, beyond the reach of U.S. authorities. A representative for Purdue told me that the drugmaker, when it declared bankruptcy, had cash and assets of roughly a billion dollars. In a deposition, one of the company’s own experts testified that the Sacklers had removed as much as thirteen billion dollars from Purdue. When the company announced that it was filing for Chapter 11, Stein derided the move as a sham. The Sacklers had “extracted nearly all the money out of Purdue and pushed the carcass of the company into bankruptcy,” he said. “Multi-billionaires are the opposite of bankrupt.”

    You might think that this would leave open the possibility of future suits brought by states, but Drain has signalled a desire to foreclose those as well, maintaining that a blanket dispensation is a necessary component of the bankruptcy resolution. In February, he remarked that the “only way to get true peace, if the parties are prepared to support it and not fight it in a meaningful way, is to have a third-party release” that grants the Sacklers freedom from any future liability. This is a controversial issue, and Drain indicated that he was raising it early because in some parts of the country it’s illegal for a federal bankruptcy judge to grant a third-party release barring state authorities from bringing their own lawsuits. The case law is evolving, Drain said.

    The Trump Administration has paid lip service to the importance of addressing the opioid crisis. Bill Barr, Trump’s Attorney General, has said that his “highest priority is dealing with the plague of drugs.” In practice, however, this has meant rhetoric about heroin coming from Mexico and fentanyl coming from China, rather than a sustained effort to hold the well-heeled malefactors of the American pharmaceutical industry to account. Richard Sackler once boasted, “We can get virtually every senator and congressman we want to talk to on the phone in the next seventy-two hours.” Although the Sacklers may now be social pariahs, the family’s money—and army of white-shoe fixers—means that they still exert political influence.

    According to three attorneys familiar with the dynamics inside the Justice Department, career line prosecutors have pushed to sanction Purdue in a serious way, and have been alarmed by efforts by the department’s political leadership to soften the blow. Should that happen, it will mark a grim instance of Purdue’s history repeating itself: a robust federal investigation of the company being defanged, behind closed doors, by a coalition of Purdue lawyers and political appointees. And it seems likely, as was also the case in 2007, that this failure will be dressed up as a success: a guilty plea from the company, another fine.

    In a statement to The New Yorker, a representative for the families of Raymond and Mortimer Sackler denied all wrongdoing, maintaining that family members on Purdue’s board “were consistently assured by management that all marketing of OxyContin was done in compliance with law.” The statement continued, “Our hearts go out to those affected by drug abuse and addiction,” adding that “the rise in opioid-related deaths is driven overwhelmingly by heroin and illicit fentanyl smuggled by drug traffickers into the U.S. from China and Mexico.” At “the conclusion of this process,” the statement suggested, “all of Purdue’s documents” will be publicly disclosed, “making clear that the Sackler family acted ethically and responsibly at all times.”

    The states have asserted in legal filings that the total cost of the opioid crisis exceeds two trillion dollars. Relative to that number, the three billion dollars that the Sacklers are guaranteeing in their offer is miniscule. It is also a small number relative to the fortune that the Sacklers appear likely to retain, which could be three or four times that amount. As the March filing by the states opposed to the deal argued, “When your illegal marketing campaign causes a national crisis, you should not get to keep most of the money.” What the Sacklers are offering simply “does not match what they owe.”

    Nevertheless, in absolute terms, three billion dollars is still a significant sum—and the Sacklers have made it clear that they are prepared to pay it only in the event that they are granted a release from future liability. It may be that the magnitude of the dollars at stake will persuade Drain, the Justice Department officials on the case, and even the state attorneys general who initially rejected the Sacklers’ proposal to sign off. The problem, one attorney familiar with the case said, is that “criminal liability is not something that should be sold,” adding, “It should not depend on how rich they are. It’s not right.”

    #Opioides #Sackler #Patrick_Radden_Keefe

  • Opioids and Public Health | Journal of Ethics | American Medical Association
    https://journalofethics.ama-assn.org/issue/opioids-and-public-health

    Manufacturers of prescription opioids offered assurance in the mid-to-late 1990s that these drugs wouldn’t make patients with pain into patients with substance use disorders. Some physicians believed them and prescribed these drugs without appropriate regard for their addictiveness, contributing to prescription and street opioid misuse that has reached alarming proportions. This issue considers ethical questions that contextualize the opioid epidemic from social, cultural, and policy-based perspectives and illuminates potential solutions.
    Volume 22, Number 8: E645-750

    Le dernier numéro en date du journal d’éthique de l’American Medical Association. Son contenu confirme ce que Patrick Radden Keefe a montré dans « Addiction sur ordonnance » (traduit et publié par C&F éditions). Notamment un article par Andrew Kolodny sur le rôle (par inaction et complaisance) de la Food and Drug administration dans le déclenchement de la crise, une auteur largement cité par P.R. Keefe.

    #Opioides #FDA #Ethique #Big_pharma #Régulation

  • The US Just Had Its Deadliest Year for Overdose Deaths
    https://www.vice.com/en_us/article/pkyz7m/the-us-just-had-its-deadliest-year-for-overdose-deaths

    According to preliminary data from the Centers for Disease Control and Prevention, close to 71,000 people died of overdoses in the U.S. in 2019, a number that the agency said is likely an undercount. More than 36,000 of those deaths stem from synthetic opioids such as fentanyl, the CDC report said.

    The increase in 2019 is a reversal from 2018, which saw overdose deaths decrease for the first time in decades, with about 68,000 in total.

    Bryce Pardo, an associate policy researcher at the RAND Corporation, a nonprofit that studies the overdose crisis, said there may have been a decrease in deaths in 2018 because carfentanil exited several U.S. markets. It’s possible that some dealers stopped selling carfentanil, a synthetic opioid more potent than fentanyl, due to too many people dying, or that Chinese manufacturers decided it was too risky to produce, said Pardo. However, he said the drug re-emerged in 2019 in places like Vancouver, B.C. and Ohio.

    Pardo said there are some markets that have completely transitioned to fentanyl markets, where powder heroin is no longer available. Vancouver drug activists who recently handed out free samples of cocaine and opium that had been tested for fentanyl said there is no clean heroin available in the city.

    “The thing about this problem is it’s more like a poisoning crisis,” Pardo said. “Drug users, at least at first, aren’t demanding fentanyl. They’re looking for heroin, they’re looking for some type of diverted prescription medication.”

    He said in some cases dealers are adding fentanyl to the heroin supply because it’s cheaper and more potent and it’s easy to get online.

    #Opioides #Fentanyl

  • The troubling impact of America’s opioid epidemic on student learning
    https://www.brookings.edu/blog/brown-center-chalkboard/2020/04/13/the-troubling-impact-of-americas-opioid-epidemic-on-student-learning

    Today, the Brown Center on Education Policy is releasing a new report on one of the unexplored effects of the opioid crisis: the link between the opioid epidemic and the educational outcomes of children in hard-hit areas. Written by Rajeev Darolia and John Tyler, the report suggests a need to be aware of the potentially negative effects of the opioid crisis on student learning, particularly in certain “hot spots” and rural areas.

    Though school-age children are not typically directly involved with opioid use, they are not immune to the effects of what happens in their homes and communities. There has long been evidence that negative home or community factors can be associated with lost learning opportunities. For example, children exposed to
    higher levels of neighborhood violence have worse education outcomes than children who are less exposed. In a similar vein, childhood exposure to the ravages of the opioid epidemic may result in worse educational outcomes.

    Et cet important passage :

    Research on the societal effects of the opioid epidemic, as opposed to the direct effects on individuals with opioid-use disorder, is just emerging. Darolia and Tyler’s report contributes to this less-established line of research by examining the effects of the opioid epidemic on a critical societal question—how indirect exposure to the epidemic may harm the education outcomes of children who live in communities most affected by the opioid crisis.

    The authors present results from an original analysis into the relationship between student outcomes and opioid use. Their estimates suggest that among both rural and nonrural counties, test scores are lower in counties with higher drug-related mortality. However, the estimated test scores for rural counties show a stronger negative association with drug-related mortality than similarly affected nonrural counties. Further, the rural-nonrural gap appears to grow as mortality levels increase.

    Exposure to the epidemic is likely to impact important educational outcomes other than test scores, such as attendance, probability of school disciplinary action, graduation, and college enrollment—all of which warrant further examination.

    #Opioides #Education

  • Who Profits from the Opioid Crisis? Meet the Secretive Sackler Family Making Billions from OxyContin - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=EGITecuBEHQ

    https://democracynow.org - This week, President Donald Trump’s nominee for drug czar, Republican Congressmember Tom Marino, had to withdraw from consideration after a Washington Post/”60 Minutes” investigation found he led a drug industry-backed effort to pass a law that weakened the U.S. Drug Enforcement Administration’s ability to crack down on addictive opioids. Meanwhile, calls are growing to look at the major pharmaceutical companies that have fueled the opioid crisis. A new investigation by Esquire magazine reveals how the secretive Sackler family, owners of the company that invented OxyContin, downplayed the risks of addiction and exploited doctors’ confusion over the drug’s strength. We speak with Christopher Glazek, the Esquire reporter behind the story.

    #Opioides #Sackler #Conflit_opinion

  • La surconsommation d’#opioïdes est liée à la #pauvreté
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/02/20/la-surconsommation-d-opioides-est-liee-a-la-pauvrete-selon-une-etude_6030149

    « Ce résultat valide l’hypothèse des “deaths of despair” [morts de désespoir] américains », commente Mathias Dewatripont, l’un des coauteurs de l’étude, qui n’a pas encore été publiée. Conceptualisée par le Prix Nobel d’économie Angus Deaton et sa consœur Anne Case, cette hypothèse explique la surmortalité liée aux drogues et aux médicaments par le blues de la « working class » américaine, prise au piège d’une économie en berne. Aux Etats-Unis, les antalgiques opiacés ont ainsi causé au moins 200 000 décès depuis 1999. Près de 100 milliards de comprimés ont été distribués pour la seule période 2006-2014.

    #paywall

  • La surconsommation d’opioïdes est liée à la pauvreté, selon une étude, Chloé Hecketsweiler
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/02/20/la-surconsommation-d-opioides-est-liee-a-la-pauvrete-selon-une-etude_6030149

    Ce travail inédit, réalisé en France, révèle également que les politiques de lutte contre la précarité ont un effet positif sur la réduction de l’usage des antalgiques opiacés.

    La #pauvreté incite-t-elle à consommer davantage de médicaments #opiacés ? Ou ces antalgiques entraînent-ils certains patients dans une spirale d’addiction et de déclin ? Pour la première fois, des économistes se sont penchés sur le cas de la France, et pour eux, dans l’Hexagone du moins, la première hypothèse est la bonne.

    Lire aussi Antalgiques : les chiffres inquiétants de l’addiction aux opiacés en France
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/02/22/antalgiques-les-chiffres-inquietants-de-l-addiction-aux-opiaces-en-france_54

    Selon leurs calculs, l’augmentation du taux de pauvreté de 1 % dans un département se traduit par une augmentation de 10 % de médicaments opiacés. Ces chercheurs de l’Université libre de Bruxelles (ULB) ont exploité les données de vente d’antalgiques en France entre 2008 et 2017 – jusque-là jamais exploitées à l’échelle départementale – et plusieurs indicateurs socio-économiques : le taux de pauvreté (14 % en moyenne dans le pays), le taux de chômage, la densité de population ou le niveau d’éducation. Cette approche leur a permis d’étudier l’influence de ces différentes variables, et de comparer les départements entre eux.

    « Morts de désespoir »

    « Ce résultat valide l’hypothèse des “deaths of despair” [morts de désespoir] américains », commente Mathias Dewatripont, l’un des coauteurs de l’étude, qui n’a pas encore été publiée. Conceptualisée par le Prix Nobel d’économie Angus Deaton et sa consœur Anne Case, cette hypothèse explique la surmortalité liée aux drogues et aux médicaments par le blues de la « working class » américaine, prise au piège d’une économie en berne. Aux Etats-Unis, les antalgiques opiacés ont ainsi causé au moins 200 000 décès depuis 1999. Près de 100 milliards de comprimés ont été distribués pour la seule période 2006-2014.

    Cette crise pourrait-elle se propager en Europe ? En matière de consommation d’opioïdes, la France arrive en quatrième position, après le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Espagne, mais les autorités s’inquiètent de l’engouement des patients pour certaines molécules. En janvier, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a ainsi placé sous surveillance le Tramadol, après avoir constaté une augmentation des mésusages et des décès. Il s’agit de l’antalgique opiacé le plus consommé en France, avec des prescriptions en hausse de près de 70 % en dix ans. « Les gens dans la pauvreté, qui se sentent abandonnés des services publics parce qu’ils sont dans les zones rurales, qui sont moins éduqués et donc ont du mal à se réadapter au marché du travail, représentent une population à risque », souligne M. Dewatripont, ancien directeur de la Banque nationale de Belgique.

    Pour corroborer leurs résultats, les auteurs se sont intéressés aux changements induits par la mise en place du revenu de solidarité active (RSA) à partir de 2007 dans une partie des départements et à partir de 2009 partout en France. « Il y a un effet positif de cette politique en termes de réduction de la consommation d’opioïdes », note Mathias Dewatripont. « Si vous avez mal au dos, et que vous êtes moins pauvre, vous avez davantage les moyens de vous payer un abonnement au fitness », schématise-t-il. ["davantage de moyens" grâce au RSA, le propos est délirant, peut-être font ils référence à la prime d’activité... ndc]

    Cette étude suggère d’autres pistes possibles pour réduire la consommation d’opioïdes. « Sensibiliser les médecins et les inciter à prendre davantage de précautions avec les patients à risque est une première piste », avance Ilaria Natali, l’une des coauteurs. « Il faudrait aussi améliorer la pharmacovigilance, afin de détecter les patients qui font du shopping auprès de plusieurs docteurs et pharmacies », poursuit-elle.

    « Prendre en charge le patient et pas seulement la douleur »
    Cette analyse à l’échelle nationale confirme ce que les médecins observent sur le terrain. « La précarité sociale rend plus vulnérable à certaines maladies associées à des #douleurs_chroniques » , témoigne le professeur Nicolas Authier, qui dirige le centre de la douleur au CHU de Clermont-Ferrand et l’Observatoire français des médicaments antalgiques (OFMA). Une étude menée par son équipe en 2015 sur 120 patients avait révélé qu’un sur cinq était en situation de vulnérabilité sociale et un sur six en situation de précarité.

    Le médecin évoque l’impact du mode de vie, notamment le tabagisme, plus élevé chez les personnes défavorisées. Une étude publiée en 2017, portant sur près de 190 000 personnes, avait ainsi révélé que les cancers du poumon ou du larynx frappaient davantage les plus pauvres. Or 30 % des opioïdes forts sont prescrits en cancérologie. De même, le diabète, dont les complications peuvent être très douloureuses, touche davantage les plus défavorisés.

    « Soigner suppose de prendre en charge le patient douloureux dans sa globalité, avec ses problèmes financiers, de logement, et pas seulement la douleur », insiste M. Authier. « Le temps d’écoute est très important. Or la place des travailleurs sociaux dans le parcours de soins est insuffisante pour une bonne prise en charge », regrette ce psychiatre, qui plaide pour la création de structures intermédiaires entre les médecins de ville et les centres de la douleur.

    Les patients doivent aujourd’hui attendre entre trois et neuf mois pour obtenir un rendez-vous dans son centre. « C’est trop long », déplore-t-il. Pour certains antalgiques opiacés, un phénomène de dépendance peut apparaître après seulement quelques semaines de traitement. Et le sevrage est d’autant plus difficile qu’ils ont un effet anxiolytique ou antidépresseur qui peut être recherché par les patients une fois leur douleur disparue.

    Examinée à la loupe par les économistes de l’ULB, la consommation d’#oxycodone – un antalgique deux fois plus puissant que la morphine – n’est pas liée aux taux de pauvreté. Multipliée par sept en dix ans, elle s’expliquerait par d’autres facteurs non pris en compte par leur modèle, comme l’impact du #marketing des #laboratoires. « On sait qu’il y a un lien. Les laboratoires ne paient pas des commerciaux pour rien. Il n’y a qu’à voir les chiffres de ventes du Tramadol et de l’oxycodone », avance le professeur Authier.

    En France, l’oxycodone est notamment commercialisé sous la marque OxyContin par Mundipharma, filiale de la firme américaine Purdue, bien connue pour ses dérapages. « La situation en France n’a rien à voir avec celle des Etats-Unis. Mais est-elle épargnée ou juste en retard ? », s’interroge Mathias Dewatripont. En 2015, près de 10 millions de Français, soit 17 % de la population, avaient reçu une prescription d’opioïdes.

    #opioïdes

  • Le Tramadol, antidouleur de la classe des opioïdes, placé sous surveillance en France
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/01/16/l-agence-nationale-du-medicament-place-sous-surveillance-le-tramadol-un-medi

    A partir du 15 avril, les patients traités avec du Tramadol devront faire renouveler leur ordonnance tous les trois mois, contre douze mois jusque-là. Publiée mercredi 15 janvier, cette décision de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a pour objectif de limiter les risques de dépendance et de surdosage liés à une consommation non maîtrisée de cet antalgique à base d’opiacés.

    Commercialisé sous différentes marques comme le Topalgic, sous forme de génériques, il peut être associé à du paracétamol (Ixprim, Zaldiar) ou à un anti-inflammatoire (Skudexum). Ce médicament est de loin l’opioïde le plus prescrit en France : en 2017, 6,8 millions de Français en ont consommé au moins une fois dans l’année.
    Très addictif

    « Les médecins connaissent mal la molécule et les patients ne reconnaissent pas toujours les signes de dépendance », déplore Nathalie Richard, directrice adjointe des médicaments antalgiques et stupéfiants à l’ANSM. « Nous souhaitons débanaliser la prescription du Tramadol, notamment à la sortie de l’hôpital, où l’on donne souvent des ordonnances pré-imprimées aux patients », poursuit-elle.

    Les médecins le prescrivent pour soulager des douleurs importantes – après une intervention chirurgicale, par exemple –, mais la durée de prescription doit être la plus courte possible, car le Tramadol se révèle très addictif.

    #Opioides #Tramadol #France #Addiction