• Mobilisation de la FNSEA : Le WWF France dénonce une instrumentalisation du climat actuel et appelle le gouvernement à ne pas sacrifier la santé des Français | WWF France
    https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/mobilisation-de-la-fnsea-le-wwf-france-denonce-une-instrumentalisation-du-climat

    Christiane Lambert a annoncé ce matin une mobilisation de la FNSEA dans les départements, ciblant les parlementaires, pour demander l’annulation de mesures, votées dans la loi alimentation ou en cours d’adoption dans la loi de finances, visant à réduire l’usage des pesticides et convertir notre modèle agricole vers l’agro-écologie.

    #agro-chimie #récupération #opportunisme


  • What Empire Loyalists Are Really Saying When They Bash Julian Assange – Caitlin Johnstone
    https://caitlinjohnstone.com/2018/11/02/what-empire-loyalists-are-really-saying-when-they-bash-julian-assa

    So when you see some political writer yukking it up about Julian Assange and kitty litter, what they are really saying is, “Hey! Look at me! You can count on me to advance whatever #narratives get passed down from on high! I’ll cheer on all the wars! I’ll play up the misdeeds of our great nation’s rivals and ignore the misdeeds of our allies! I’ll literally spit on Assange if you’ll give my career a boost!”

    They are saying, “I support everything the media-controlling oligarchs support, and I hate everything they hate. I will be a reliable mouthpiece of the ruling class regardless of who is elected in our fake elections to our fake official government. I will say all the right things. I will protect what you need protected. I will hide what you want hidden. I understand what you want me to do without your explicitly telling me to do it. I’ve got what you need. I have no principles. Look, I’m even joining in the dog pile against a political prisoner who can’t defend himself.”

    #opportunisme #MSM


  • #travert_de_porc
    Le plan bien-être animal de Stéphane Travert : une opération de com’ indigeste - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/08/31/le-plan-bien-etre-animal-de-stephane-travert-une-operation-de-com-indiges

    Les associations s’étranglent : « Lors de l’examen en première lecture de la loi alimentation, tous les amendements pour de vraies avancées sur le bien-être animal ont été bloqués », rappelle le CIWF.

    Broyage des poussins
    Retoquées, en effet, les propositions visant à rendre obligatoires les caméras de surveillance dans les abattoirs, ou à interdire le broyage des poussins mâles encore vivants. Repoussés aussi, les amendements souhaitant abolir l’élevage en cage des poules pondeuses, ou à proscrire la castration à vif des porcelets… « Le ministre s’est opposé à toutes ces avancées », tranche Ghislain Zuccolo.

    Quant à la question des lobbies, d’une brûlante actualité depuis le départ du ministre de la transition écologique, de nombreux militants l’ont en travers : ce serait en effet eux qui auraient « empêché de faire reculer les souffrances animales, alors même que le candidat Macron avait annoncé lors de la campagne présidentielle l’installation de la vidéo dans les abattoirs et l’interdiction de vendre des œufs de poules élevées en batterie d’ici 2022 », estime le Parti animaliste


  • « Trois ans après, l’innocent de la rue Myrha attend son non-lieu »... et Soren Seelow (Le Monde) lâche le morceau : « En désignant un suspect, les enquêteurs se sont achetés du temps. »

    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/07/02/trois-ans-apres-l-innocent-de-la-rue-myrha-attend-son-non-lieu_5324170_16535

    En 2015, un incendie fait huit morts dans le 18e, à Paris. Un SDF est envoyé en prison. Un an plus tard, un autre homme avoue. Depuis, le sans-abri se bat pour que la justice reconnaisse son erreur.

    Son regard ne se pose jamais tout à fait, ses phrases restent en suspens. Attablé au fond d’un café parisien, une casquette enfoncée à mi-front, Mourad Sadi a l’œil incertain des hommes qui errent depuis trop longtemps, la voix pâle de ceux qui ne demandent plus rien.

    Il y aurait beaucoup à dire, pourtant… Un sourire fragile aux lèvres, il se contente de répondre poliment aux questions, comme il l’avait fait, il y a bientôt trois ans, avant d’être conduit en prison.

    Au milieu d’une phrase sans élan, il pose sa cuillère et prend un stylo. Il s’applique à dessiner un rectangle, comme il l’avait fait, à l’été 2015, dans les locaux de la brigade criminelle de Paris. Rue Léon, rue Stephenson, rue Cave… Il écrit le nom des voies arpentées cette fameuse nuit, comme tant de nuits avant. Il n’écrit pas « rue Myrha » : « Je n’y vais jamais, je n’aime pas cette rue. J’avais raison de ne pas l’aimer, dit-il, elle m’a envoyé en prison. » Bipolaire et sans abri, Mourad Sadi a 38 ans et des phrases d’enfant.

    Ce 2 septembre 2015, vers 1 h 30, il a quitté la laverie de la rue Doudeauville, où il avait trouvé refuge quelques semaines plus tôt avec d’autres naufragés de la ville. Il est parti en « balade », chercher des « trucs » pour survivre, en suivant son parcours habituel. Rue Stephenson, rue Cave, rue Léon… La vidéosurveillance indique qu’il est rentré à la laverie à 4 h 17. Dans ce laps de temps, deux incendies se sont déclarés au 4, rue Myrha, au cœur du quartier populaire de la Goutte d’or.

    « Comportement suspect »

    Lorsqu’ils se présentent pour la première fois à cette adresse, à 2 h 30 du matin, les pompiers ne s’attardent pas. Un bout de papier a bien pris feu dans une boîte aux lettres, mais il s’est éteint de lui-même. C’est son propriétaire, Thibaut Garagnon, qui les a appelés, disant avoir senti une odeur de brûlé depuis son appartement du deuxième étage. En quittant cet immeuble d’une quinzaine de logements, les pompiers claquent le portail, fermé par un digicode.

    Deux heures plus tard, ils sont appelés pour un nouveau départ de feu à la même adresse. A leur arrivée, l’immeuble s’est transformé en brasier. Parties d’une poussette entreposée au rez-de-chaussée, les flammes ont envahi la cage d’escalier avant de dévorer les appartements. Deux habitants se sont défenestrés, six seront découverts carbonisés chez eux. Parmi les huit victimes figurent quatre membres d’une famille d’origine sénégalaise, dont deux enfants âgés de 8 et 14 ans.

    En analysant la vidéosurveillance, les policiers remarquent un « individu au comportement suspect », tel qu’ils le décrivent sur procès-verbal, déambulant dans le quartier au moment des faits. A 2 h 41, il a été filmé rue Stephenson, la main tendue en direction d’une poubelle, puis de nouveau à 4 h 06. Il n’apparaît pas sur les images de la caméra rotative de la rue Myrha, mais les enquêteurs n’excluent pas qu’il ait pu se glisser, le temps d’une rotation, jusqu’à l’immeuble incendié à partir de la rue Stephenson.

    « T’as fait quelque chose »

    Le 2 septembre en fin de matinée, les policiers se présentent à la laverie et interpellent Mourad Sadi, retrouvé en possession de plusieurs briquets. Dans une autre vie, il travaillait dans une station-service de la région parisienne. A la rue depuis 2008 après que sa femme l’a quitté, puis diagnostiqué bipolaire, il errait depuis sept ans à la Goutte d’or quand les policiers l’ont attrapé : « Ils m’ont dit : “T’as fait quelque chose, faut qu’on t’emmène.” Alors je les ai suivis… »

    Conduit au 36, quai des Orfèvres, il tente de s’expliquer, mais son esprit s’enraye : « Je ne sais pas quoi faire, je suis bloqué. Je ne comprends pas, je suis près de l’incendie, mais je n’ai rien fait. J’ai jamais été pyromane. »

    « Vous êtes absent de la laverie entre 1 h 29 et 4 h 17 et, alors que vous vadrouillez dans le secteur, deux départs d’incendie se déclarent dans un immeuble situé sur votre parcours ? Qu’avez-vous à déclarer ?, demande l’officier.

    – Je ne sais pas. »

    Après trois jours de garde à vue, le vagabond est déféré devant la juge d’instruction Virginie Van Geyte en vue de sa mise en examen. Faute d’aveux et de preuves matérielles, son interrogatoire se focalise sur sa promenade dans le quartier au moment des faits.

    « Vous souvenez-vous avoir parlé avec un pompier ?, lui demande la magistrate

    – Oui, il m’a demandé si j’avais vu quelque chose, car quelqu’un avait provoqué un incendie. Je lui ai dit que je n’avais rien vu et que j’espérais qu’il l’attraperait, et après c’est moi qu’on a attrapé. C’est comme si j’avais prononcé une formule contre moi-même.

    – Avez-vous quelque chose à ajouter ?

    – Je suis innocent, réellement innocent. »

    Mis en examen pour « dégradation par moyen dangereux ayant entraîné la mort », Mourad Sadi est incarcéré le 5 septembre à Fresnes. Il est rapidement submergé par l’angoisse : « Dès le premier jour, ça n’allait pas. Je me disais : “Mon Dieu, et s’ils n’arrêtent pas le vrai coupable ?” Les pyromanes, c’est des fous. Il a tué huit personnes quand même ! Y avait des enfants. C’est pour ça, je me voyais partir pour trente ans… »

    « Des images, des cris, des odeurs »

    L’émotion provoquée par le drame est intense, la pression médiatique forte. En désignant un suspect, les enquêteurs se sont achetés du temps. Mais ils ont un doute : la porte de l’immeuble est fermée par un digicode, et aucune empreinte de Mourad Sadi n’a été retrouvée sur la scène de crime. Un conflit de voisinage n’étant pas à exclure, les policiers s’intéressent aux occupants de l’immeuble, dont ils épluchent les relevés téléphoniques.

    Le 23 septembre 2015, ils constatent que Thibault Garagnon, le locataire du 2e, est un usager compulsif des numéros d’urgence. Au cours de l’été, il a appelé les services de police à vingt-sept reprises et quatre fois les pompiers : le 6 août pour un départ de feu imaginaire sur son paillasson, le lendemain après la découverte d’un papier brûlé dans sa boîte aux lettres, le 2 septembre pour un nouveau départ de feu dans la même boîte et, quelques heures plus tard, afin de signaler l’incendie qui fera huit morts.

    L’enquête suit son cours, les semaines s’écoulent. Seul dans sa cellule, Mourad Sadi passe ses journées à dormir, shooté au valium, et vit avec 20 euros par mois, « le pécule des indigents ». « Quand je suis entré en prison, je n’avais rien, juste mes vêtements. J’allais en promenade une heure le matin, une heure l’après-midi. Le reste du temps, je dormais et je pensais au suicide. »

    Une année passe. Le 2 septembre 2016, une cérémonie de commémoration est organisée devant l’immeuble sinistré à l’initiative de Thibault Garagnon. Le jeune homme de 19 ans pose en photo dans Le Parisien à côté de familles de victimes. « On est là pour ne pas oublier, insiste-t-il. Ce sont toujours des images qui viennent nous hanter, des cris, des odeurs. On est là aussi parce qu’on se sent abandonnés par les enquêteurs, les pouvoirs publics, les assurances… »

    « Je suis un monstre »

    Son surinvestissement dans cet anniversaire, et quelques étrangetés dans son attitude (des témoins affirment qu’il se rend presque chaque jour devant l’immeuble) intriguent les enquêteurs. Thibault Garagnon est placé sur écoute, puis interpellé le 20 septembre 2016. Bien que tardive, sa garde à vue sera un modèle de psychologie :

    « Qu’avez-vous à dire sur les faits qui vous ont conduit en garde à vue ? interroge le lieutenant de police.

    – Tout ce que j’ai fait, c’est avoir déplacé les poussettes dans le hall. Elles me gênaient… »

    Le policier lui fait remarquer qu’il vient spontanément d’évoquer les poussettes dont est parti l’incendie, pour la première fois depuis le début de l’enquête. Une brèche est ouverte. L’audition se poursuit. Après quarante-cinq minutes de conversation, l’enquêteur revient sur l’épisode des poussettes, et passe soudain au tutoiement.

    « Comment étaient initialement positionnées les poussettes quand elles vous gênaient ?

    – Elles étaient dans le hall…

    – Pourquoi ne pas avoir évoqué ce détail chez le juge ?

    – Pour moi ce n’était pas important.

    – Thibault, on sait que tu ne voulais pas provoquer ça.

    – Je suis désolé. C’était une simple allumette que j’ai mis sur les poussettes. Je pensais pas que ça partirait si loin. [Il pleure] Je vais finir en prison ?

    – Et la boîte aux lettres ?

    – Parce qu’il y avait des papiers dedans. Je sais même pas pourquoi j’ai fait ça…

    – Et l’histoire de l’incendie du paillasson, début août ?

    – Il n’y a pas eu de feu de paillasson. J’ai appelé les pompiers ce soir-là car je voulais qu’ils m’emmènent dans un hôpital psychiatrique. Je sais même pas comment, pendant un an, j’ai réussi à tout garder pour moi. (…) Le pire, c’est que j’ai réussi à me persuader moi-même que ce n’était pas moi. Je suis un monstre, je suis désolé…

    – Sais-tu qu’un individu est en prison depuis un an pour ces faits ?

    – Oui. Si j’avais su que ça se passerait comme ça… Je suis con. »

    Le lendemain de ces aveux, un surveillant ouvre la cellule de Mourad Sadi. « Il m’a dit : “T’es libérable.” C’est tout. J’ai laissé mes affaires, et je suis sorti. Personne ne m’attendait. C’était le soir. » Livré à lui-même, il fraude les transports en commun pour rejoindre la Goutte d’or. Après « un an et dix-sept jours » de cauchemar carcéral, le vagabond retourne à son errance. « J’ai fait nuit blanche en marchant. Je me suis posé rue Doudeauville avec quelques bières et j’ai fait la fête sur un coin de trottoir, tout seul… »

    Signe de l’embarras de la justice, sa libération s’est faite dans la précipitation, avant même la fin de la garde à vue de Thibault Garagnon. Les avocats du sans-abri, Mes Paul Fortin et Alexandre Luc-Walton, n’ont pas été prévenus à temps pour l’accueillir à sa sortie de prison. Ils retrouveront sa trace deux jours plus tard, à la Goutte d’or, pour lui annoncer l’arrestation du coupable.

    « Le temps qui passe »

    Voilà un an et demi que Mourad Sadi a retrouvé la rue, mais pas son innocence. Malgré l’absence de preuves à son encontre et les aveux du pyromane, le SDF qui passait par là avec un briquet dans la poche est toujours mis en examen. Le regard perdu, il touille machinalement son café, partagé entre soulagement et vertige : « J’ai été victime de la justice, mais d’un autre côté, ils ont arrêté le vrai coupable. S’il était mort dans l’incendie, je serai sans doute encore en prison. Je ne sais pas quoi en penser… »

    Mourad Sadi vit aujourd’hui avec 800 euros d’allocation adulte handicapé, mais une partie des sommes versées durant sa détention demeure bloquée sur un compte bancaire. « Il faudrait que je montre un document prouvant mon innocence », explique-t-il.

    Au regard de ses maigres ressources, il peut espérer environ 30 000 euros d’indemnisation pour l’année perdue derrière les barreaux. Encore faudrait-il, là aussi, que la justice lui accorde un non-lieu…

    En avril 2017, Me Fortin a envoyé une requête en ce sens à la juge qui instruit le dossier. Elle est restée sans réponse. En octobre, puis en novembre, il a renouvelé sa demande, en précisant que l’innocence de son client était « maintenant prouvée depuis près de quatorze mois ». Il s’est de nouveau heurté au silence de la magistrate. « La justice sait être expéditive pour envoyer un SDF en prison, constate-t-il. Elle est en revanche d’une infinie lenteur pour réparer ses erreurs. »

    De guerre lasse, l’avocat s’est résolu à saisir la chambre de l’instruction, qui a rejeté sa quatrième requête, le 11 janvier, au motif que « le temps qui passe n’altère en rien » le droit de son client à solliciter une indemnisation. « Le temps qui passe », selon la formule de la justice, est précisément ce que Mourad Sadi ne retrouvera pas : « On m’a volé un an de ma vie, dit-il. Aujourd’hui, j’aimerais juste qu’on me dise : “Tu es innocent, fin de l’histoire”. »

    #police #justice #prison


  • Des hommes se font passer pour des femmes transgenres lors d’élections au Mexique | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/163619/elections-mexique-hommes-faux-transgenres-dejouer-parite

    Au cours des vingt dernières années, le Mexique a progressivement introduit des lois pour encourager la parité entre les sexes dans ses institutions. Depuis 2013, une réforme constitutionnelle a imposé qu’un équilibre homme-femme à 50-50 soit observé dans toutes les candidatures au Congrès.
    Déjouer la parité

    Alors que les élections présidentielle et législatives devraient se tenir le 1er juillet, le tribunal électoral de l’État d’Oaxaca, au sud du pays, a été saisi pour traiter des irrégularités de candidatures dans douze municipalités. Si en avril dernier, le Mexico News Daily faisait état d’un record de dix-neuf femmes transgenres inscrites en tête de liste municipale ou pour le poste de suppléantes, le tribunal vient d’en disqualifier quinze, statuant qu’il s’agissait d’hommes cisgenres prétendant être transgenres pour contourner les règles paritaires.

    La communauté zapotèque reconnaît à travers les « muxes » un « troisième genre », qui concerne les personnes assignées masculines à la naissance mais qui se définissent à travers une identité de genre féminine. À cet égard, les muxes sont comptabilisées dans les candidatures de femmes lors des élections.

    Or d’après le tribunal, les quinze personnes disqualifiées n’étaient pas connues pour être muxes avant la période d’inscription des candidats et candidates, rapporte le Guardian.

    « Pas une seule des places dédiées aux hommes n’a été prise par une personne transgenre. Cependant, dix-neuf places dédiées aux femmes... ont été prises par des hommes qui prétendent qu’ils sont transgenres », s’est indignée Anabel López Sánchez, la directrice du Collectif pour la citoyenneté des femmes d’Oaxaca.

    Deux autres candidates mises en cause ont été quant à elles jugées éligibles ce vendredi, ayant été reconnues comme s’identifiant en tant que personnes transgenres indépendamment du calendrier électoral.

    Instrumentalisation de la transidentité

    Lors du jugement, le tribunal a d’abord réaffirmé que « la manifestation de l’appartenance à un genre est suffisante pour justifier l’auto-enregistrement d’une personne », mais a aussitôt ajouté qu’il ne s’agissait pas d’instrumentaliser la transidentité à des fins politiques :

    « Les autorités électorales doivent prendre garde à l’utilisation abusive possible de l’auto-enregistrement, afin de ne pas permettre... que l’identité transgenre soit utilisée de manière trompeuse pour se conformer au principe constitutionnel de l’équité. »

    Les places laissées vacantes par les candidats disqualifiés devraient donc être prises par des femmes.

    #opportunisme #alliés #masculinités



  • Non au « cadeau » de Jeff Koons - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2018/01/21/non-au-cadeau-de-jeff-koons_1624159

    Symboliquement, avant tout. Cette #sculpture a été proposée par l’artiste comme un « #symbole de #souvenir, d’optimisme et de rétablissement, afin de surmonter les terribles événements qui ont eu lieu à Paris », hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015. Or le choix de l’œuvre, et surtout de son emplacement, sans aucun rapport avec les tragiques événements invoqués et leur localisation, apparaissent pour le moins surprenants, sinon opportunistes, voire cyniques.

    Démocratiquement en outre, si une œuvre d’une importance inédite devait être placée dans ce lieu culturellement et historiquement particulièrement prestigieux, ne faudrait-il pas procéder par appel à projets, comme c’est l’usage, en ouvrant cette opportunité aux acteurs de la scène française ? D’une formidable vitalité, la création de notre pays bénéficierait grandement d’une telle proposition.

    Architecturalement et patrimonialement, par son impact visuel, son gigantisme (12 mètres de hauteur, 8 de large et 10 de profondeur) et sa situation, cette sculpture bouleverserait l’harmonie actuelle entre les colonnades du Musée d’art moderne de la ville de Paris et le Palais de Tokyo, et la perspective sur la tour Eiffel.

    Artistiquement, créateur brillant et inventif dans les années 1980, #Jeff_Koons est depuis devenu l’emblème d’un #art_industriel, spectaculaire et spéculatif. Son atelier et ses marchands sont aujourd’hui des multinationales de l’hyperluxe, parmi d’autres. Leur offrir une si forte visibilité et reconnaissance ressortirait de la publicité ou du placement de produit, et serait particulièrement déplacé dans ce lieu très touristique, entre deux institutions culturelles majeures, dévolues notamment aux artistes émergents et à la scène artistique française.

    Financièrement enfin, cette installation serait coûteuse pour l’État, et donc pour l’ensemble des contribuables. Car l’artiste ne fait don que de son « idée », la construction et l’installation de la sculpture, estimées à 3,5 millions d’euros au minimum, étant financées par des mécènes, notamment français, qui bénéficieraient d’abattements fiscaux à hauteur de 66% de leur contribution. De plus, les travaux préalables, pour renforcer le sous-sol du #Palais_de_Tokyo, immobiliseraient longuement certains de ses espaces et entraîneraient pour le centre d’art un important manque à gagner.

    Techniquement en effet, placer 35 tonnes au-dessus des salles d’exposition du Palais de Tokyo est un défi important. Déjà incertaine, la sécurité d’une telle entreprise à long terme est impossible à garantir.

    Nous apprécions les cadeaux, mais gratuits, sans conditions et sans arrière-pensées.

    #art #commémoration #opportunisme


  • Ce n’est plus vous qui êtes en marche, monsieur le Président, c’est la #vérité. Vous pouvez porter plainte contre moi pour #diffamation  ; la postérité portera plainte ­contre vous pour #infamie."

    dixit #Yann_Moix
    « Monsieur le Président, vous avez instauré à Calais un protocole de la bavure »

    L’écrivain Yann Moix fustige dans une #lettre_ouverte adressée à Emmanuel Macron la politique migratoire de la France, et plus particulièrement le traitement infligé aux migrants à Calais. Vidéo à l’appui, il affirme avoir filmé sur place des « actes de barbarie ».


    http://www.liberation.fr/debats/2018/01/21/monsieur-le-president-vous-avez-instaure-a-calais-un-protocole-de-la-bavu
    #Calais #asile #migrations #EnMarcheVersLeFN (c’était cela le tag ?) #réfugiés #humiliation #espoir

    Et sur la question de la #terminologie (#mots #vocabulaire) :

    Vous les nommez « migrants » : ce sont des #exilés. La migration est un chiffre, l’exil est un #destin.

    ping @reka @sinehebdo

    Ici le texte complet, pour ne pas le perdre :

    Monsieur le président de la République, chaque jour, vous humiliez la France en humiliant les exilés. Vous les nommez « migrants » : ce sont des exilés. La migration est un chiffre, l’exil est un destin. Réchappés du pire, ils représentent cet avenir que vous leur obstruez, ils incarnent cet espoir que vous leur refusez. C’est à leur sujet que je vous écris.
    Vous avez affirmé, dans votre discours de Calais, que « ceux qui ont quelque chose à reprocher au gouvernement s’attaquent à sa politique, mais qu’ils ne s’attaquent pas à ses fonctionnaires. » Je ne m’en prendrai ici qu’à vous. Et à vous seul.

    Je ne suis pas, comme vous dites, un « commentateur du verbe » : je suis un témoin de vos actes. Quant à votre verbe, il est creux, comme votre parole est fausse et votre discours, double.

    J’affirme, M. le Président, que vous laissez perpétrer à Calais des actes criminels envers les exilés. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    J’affirme, M. le Président, que des fonctionnaires de la République française frappent, gazent, caillassent, briment, humilient des adolescents, des jeunes femmes et des jeunes hommes dans la #détresse et le #dénuement. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    J’affirme, M. le Président, que des exilés non seulement innocents, mais inoffensifs, subissent sur notre territoire des atteintes aux #droits_fondamentaux de la personne. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    Ces actes de #barbarie, soit vous les ­connaissiez et vous êtes indigne de votre fonction  ; soit vous les ignoriez et vous êtes indigne de votre fonction. Ces preuves, si vous les demandez, les voici  ; si vous faites semblant de les demander, les voici quand même. Les Français constateront ce que vous commettez en leur nom.

    « Je ne peux pas laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre exercent des violences physiques », avez-vous dit. Ajoutant  : « Si cela est fait et prouvé, cela sera sanctionné ». D’abord, vous menacez de procès en diffamation ceux qui démasquent ­votre politique  ; ensuite, vous menacez de procédures de sanction ceux qui l’appliquent.

    Journalistes, policiers  : avec vous, tout le monde a tort à tour de rôle. Les uns d’avoir vu, les autres d’avoir fait. Tout le monde a tort sauf vous, qui êtes le seul à n’avoir rien vu et le seul à n’avoir rien fait. On attendait Bonaparte, arrive Tartuffe.

    Soit les forces de l’ordre obéissent à des ­#ordres précis, et vous êtes impardonnable  ; soit les forces de l’ordre obéissent à des ­ordres imprécis, et vous êtes incompétent. Ou bien les directives sont données par vous, et vous nous trahissez  ; ou bien les directives sont données par d’autres, et l’on vous trahit.

    Quand un policier, individuellement, ­dépasse les bornes, on appelle cela une #bavure. Quand des brigades entières, groupées, dépassent les bornes, on ­appelle cela un #protocole. Vous avez ­instauré à Calais, monsieur le Président, un #protocole_de_la_bavure.

    Quand une #police agit aussi unie, pendant si longtemps, elle ne peut le faire sans se plier à un commandement. Est-ce bien vous, monsieur le Président, qui intimez aux policiers l’ordre de déclencher ces ­actions souillant la #dignité de l’homme   ? Vous y avez répondu vous-même  : « Dans la République, les fonctionnaires appliquent la politique du gouvernement. »

    L’histoire a montré qu’on peut parfois ­reprocher à un policier de trop bien obéir. Mais elle a surtout montré qu’on doit ­toujours reprocher à un président de mal commander, précisément quand le respect humain est bafoué. En dénonçant les #violences_policières, en cherchant à savoir qui est le donneur de ces ordres, je ne fais que défendre la police, parce que lui ­donner de tels ordres, c’est justement ­porter atteinte à son honneur.

    « La situation est ce qu’elle est par la #brutalité du monde qui est le nôtre », dites-vous. Peut-on attendre, monsieur le Président, qu’une situation aussi complexe soit ­démêlée par une pensée aussi simpliste  ? Que des décisions si lourdes soient ­compatibles avec des propos si légers  ? On attendait Bonaparte, arrive Lapalisse.

    Serez-vous plus enclin à l’émotion qu’à la réflexion   ? Ecoutez la voix de ces jeunes qui, fuyant les assassins et la dictature, rançonnés puis suppliciés en Libye, traversent la Méditerranée sur des embarcations douteuses pour accoster, à bout de forces, dans une Europe que vous défendez par vos formules et qu’ils atteignent par leur courage.

    Vous avez osé dire  : « Notre honneur est d’aider sur le terrain celles et ceux qui ­apportent l’humanité durable dans la ­République. » Au vu de ce qui semblerait être votre ­conception de « l’#humanité », les associations préfèrent l’aide que vous leur avez ­refusée à celle que vous leur promettez. A Calais, on vous trouve plus efficace dans la distribution des coups que dans la distribution des repas.

    Ces associations, monsieur le Président, font non seulement le travail que vous ne faites pas, mais également le travail que vous défaites. Quant à votre promesse de prendre en charge la nourriture, elle n’est pas généreuse  : elle est élémentaire. Vous nous vendez comme un progrès la fin d’une aberration.

    La colonisation en Algérie, monsieur le Président, vous apparut un jour comme un « crime contre l’humanité ». Ne prenez pas la peine de vous ­rendre si loin dans l’espace et dans le temps, quand d’autres atrocités sont commises ici et maintenant, sous votre présidence. Sous votre responsabilité.

    Faites, monsieur le Président, avant que l’avenir n’ait honte de vous, ce qui est en votre pouvoir pour que plus un seul de ces jeunes qui ne possèdent rien d’autre que leur vie ne soit jamais plus violenté par la République sur le sol de la nation. Mettez un terme à l’#ignominie. La décision est difficile à prendre  ? On ne vous demande pas tant d’être courageux, que de cesser d’être lâche.

    Saccages d’abris, confiscations ­d’effets personnels, pulvérisation de sacs de couchages, entraves à l’aide humanitaire. Tel est le quotidien des exilés à Calais, monsieur le Président. Hélas, vous ne ­connaissez rien de Calais. Le Calais que vous avez visité mardi dernier n’existe pas  : c’était un Calais pipé  ; c’était ­un Calais imaginaire et vide  ; c’était un ­Calais sans « migrants ». Un Calais sur mesure, un Calais de carton-pâte. Le Calais que vous avez visité, monsieur le Président, ne se trouve pas à Calais.

    Le Défenseur des droits a dénoncé, lui aussi, le « caractère exceptionnellement grave de la situation », qu’il n’hésite pas à décrire comme étant « de nature inédite dans l’histoire calaisienne ». Une instance de la République, monsieur le Président, donne ainsi raison à ceux à qui vous donnez tort. Mais je vous sais capable de ne pas croire vos propres services, tant vous ­donnez si souvent l’impression de ne pas croire vos propres propos.

    Comme on se demande à partir de combien de pierres commence un tas, je vous demande, monsieur le Président, à partir de combien de preuves commence un #crime.

    Je citerai enfin les conclusions de la « mission IGA-IGPN-IGGN relative à l’évaluation de l’action des forces de l’ordre à Calais et dans le Dunkerquois » d’octobre 2017 – mission qui dépend du ministère de l’Intérieur  : « L’accumulation des témoignages écrits et oraux, bien que ne pouvant tenir lieu de #preuves formelles, conduit à considérer comme plausibles des manquements à la doctrine d’emploi de la force et à la #déontologie_policière, principalement à Calais. Ces manquements portent sur des faits de violences, sur un usage ­disproportionné des aérosols lacrymogènes, la ­destruction d’affaires appartenant aux ­migrants ainsi que le non-respect de l’obligation du matricule RIO [le référentiel des identités et de l’organisation]. »

    Permettez-moi, monsieur le Président, de traduire cette phrase dans un français non-policier  : « Nous croulons sous les preuves de violences policières, notamment de gazages, mais nous refusons de les considérer comme des preuves au sens strict, car cela risquerait de froisser monsieur le ­ministre de l’Intérieur, qui serait obligé d’enquêter sur l’épidémie d’anonymat qui saisit ses troupes au moment de l’assaut contre les migrants. »

    Vous dites  : « Je ne peux laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre utilisent la #violence. » Les violences vous dérangeraient-elles moins que le fait qu’on les laisse accréditer ?

    A l’heure, monsieur le Président, où vous décrétez ce qui est, ou n’est pas, une « fake news », vous nous rappelez de manière ­salutaire que vous êtes prompt au mensonge éhonté. On attendait Bonaparte, ­arrive Pinocchio.

    Je ne sais pas exactement de quoi vous êtes responsable  ; je sais seulement en quoi vous êtes irresponsable. Le grand mérite de votre politique, c’est qu’on peut la voir à l’œil nu.

    Surtout à Calais, où tout est fait pour ­rendre impossible aux exilés l’accès à l’Angleterre. Non seulement ils n’ont pas le droit de rester, mais ils n’ont pas la possibilité de partir. Que doivent-ils faire   ? Attendre qu’on leur brûle la rétine  ? Ou bien jouer leur destin en tentant la traversée  ?

    Vous menacez en tout, monsieur le Président, des gens qui ne nous menacent en rien. Votre politique ne fait pas que trahir nos #valeurs, elle les insulte. Les mesures antimigratoires sont toujours populaires. Mais voulant faire plaisir à la foule, vous trahissez le peuple.

    Le préfet du Pas-de-Calais m’a appelé, ­furieux, osant se réclamer de Jean Moulin  ; mais Jean Moulin s’est battu pour faire cesser la barbarie, non pour intimider ceux qui la dénoncent. Les exilés sont des victimes. Laissez les martyrs morts en paix  ; cesse de faire la guerre aux martyrs vivants.

    #Jean_Moulin fut supplicié pour une France qui accueille les hommes, pas pour une France qui les chasse. Dites à votre préfet que se réclamer d’un héros de la ­Résistance quand, dans sa sous-préfecture, Erythréens, Afghans et Soudanais sont harcelés, délogés, gazés nuit et jour, c’est prendre Jean Moulin en otage. Et c’est le trahir une deuxième fois.

    Ce n’est plus vous qui êtes en marche, monsieur le Président, c’est la vérité. Vous pouvez porter plainte contre moi pour ­diffamation  ; la postérité portera plainte ­contre vous pour infamie.

    #responsabilité

    • À chaque chose, une place. Que ne fait on pas pour un petit rôle ? Faire partie de la bande à BHL et avoir fricoté avec quelques antisémites, être pro israélien et blablater à la tévé, faire le romancier et le réalisateur, même en période d’imbécilité soutenue, ça ne suffit pas à faire un #intellectuel selon le canon français. L’hagiographie de Macron a déjà été écrite par Emmanuel Carrère et étayée par un livre de François Dosse, alors on rédige un J’accuse de saison, et qui prend soin de défendre l’honneur de la police...
      Au moins 600 manifestants à Ouistreham contre les « traques » de migrants
      http://www.europe1.fr/societe/au-moins-600-manifestants-a-ouistreham-contre-les-traques-de-migrants-355139
      #placement #relooking #Ration

    • @touti, dénoncer, je sais pas. Je voulais juste rappeler de quelle étoffe est notre héros ("faites moi un procès, président !) de circonstances. La triste réalité c’est que pour moi aussi l’écho donné à ce texte, son existence même, peut malgré tout tenir lieu de bonne nouvelle, façon fragmentation de la domination (parmi les dominants et leurs alliés)... sur fond d’occupations d’écoles, d’aide au passage des Alpes, d’ouverture de squat ou de manif significative, comme à Ouistreham.

    • #Yann_Moix, comment dire... Je viens de parcourir l’article de Wikipédia à son sujet. J’y ai relevé quelques passages principalement dans le paragraphe « sujets polémiques » :

      1) Cinéma Utopia (2009)

      Dans Le Figaro du 10 août 200948, Yann Moix s’indigne d’un tract des cinémas Utopia présentant le film Le Temps qu’il reste. Il reproche notamment à ce tract de débuter par : « Les tragédies de l’histoire sont souvent grotesques. Les Palestiniens vivent depuis 1948 un cauchemar kafkaïen », puis il relève ceci : « Quelques massacres plus tard, perpétrés par les milices juives » et s’indigne de la formule « milices juives » qui, selon lui, « évacue Auschwitz d’un coup d’adjectif non seulement mal placé mais déplacé, un concept qui donnerait aussitôt vie, dans la foulée, à de jolis avatars, comme des nazis juifs, des fascistes juifs, des hitlériens juifs ». Il est aussi particulièrement frappé par cet autre extrait du tract : « Elia Suleiman revient sur son enfance dans une école juive où la lobotomisation sioniste des élèves filait bon train... ». Il compare l’auteur du tract à Robert Brasillach et avance que les gérants des cinémas Utopia ont « la haine des juifs » et seraient « le visage nouveau de l’antisémitisme contemporain », comparant leur gazette à Je suis partout, journal collaborationniste pendant la Seconde Guerre mondiale. La revue La Règle du jeu (fondée en 1990 par Bernard-Henri Lévy) lui apporte son soutien.
      Les cinémas d’art et d’essai du réseau Utopia portent plainte pour injure, et Yann Moix, ainsi que Le Figaro, défendu par Patrick Klugman, sont condamnés en 2010 pour « délit d’injure envers particuliers » le 19 octobre 2010. David Caviglioli, journaliste de L’Obs, relève que le jugement précise que le tract a été écrit avec « une tonalité militante et abrupte », et lui-même soupçonne un antisémitisme sous-jacent à ce tract, relevant par exemple que le sionisme y est décrit comme le « rêve fou d’un état religieux juif ».

      #sionisme

      2) Polanski et la Suisse

      Yann Moix crée la polémique le 1er février 2010 en publiant un extrait de son prochain livre La Meute dans La Règle du jeu sous le titre « J’aime Polanski et je hais la Suisse ». Selon Le Parisien, Yann Moix prend « prétexte » de l’assignation à résidence du cinéaste juif Roman Polanski par la Suisse, pour attaquer cette dernière en la traitant de « pute », de « Gestapoland » et de « pays inutile », « nul » et « fondamentalement antisémite », puis un jour plus tard dans le journal Le Matin ses citoyens de « mous salauds ». En date du 2 février 2010, le texte est retiré du site à la demande de l’auteur. La presse francophone de Belgique et de France commence à relater l’information et l’ambassade de France en Suisse diffuse un communiqué de presse se désolidarisant de l’auteur en estimant à propos de l’ouvrage : « […] on peut à bon droit penser qu’il eût mieux valu qu’il ne parût point ».

      #culture_du_viol

      3) Loi Gayssot (2010) :

      Fin 2010, il apparaît comme un des signataires d’une pétition pour l’abrogation de la loi Gayssot aux côtés de Robert Faurisson, Dieudonné et de militants d’extrême droite, initiative également soutenue par Noam Chomsky. Opposé à cette loi mémorielle, il se rétracte cependant après avoir découvert qu’un des signataires n’était pas Robert Badinter comme il le croyait, mais Robert Faurisson ), et il refuse que son nom soit associé à ce dernier. Paul-Éric Blanrue se déclare déçu de l’attitude de Yann Moix, qui avait préfacé son livre Le Monde contre soi : anthologie des propos contre les juifs, le judaïsme et le sionisme, jugeant « important de montrer que même les plus grands penseurs se sont trompés » ; les deux hommes, amis jusqu’ici et qui n’avaient « jamais parlé des Juifs ensemble » d’après Yann Moix, se séparent à cette occasion. Le blog du Monde.fr des droites extrêmes émet des doutes sur l’explication de Yann Moix, ayant relevé que l’explication initiale de Yann Moix quant à son soutien comportait la mention suivante, effacée par la suite : « J’ai signé une pétition en ce sens, sur laquelle figurent évidemment, figurent logiquement, mes pires ennemis et les ordures les plus avérées ».
      Selon le journaliste Nicolas d’Estienne d’Orves, Yann Moix est « un philosémite exacerbé, il a même appris l’hébreu ».

      #baltringue du #révisionisme

      Entre temps, Monsieur a eu le temps d’"être Charlie" :
      https://laregledujeu.org/2015/01/09/18656/le-pantheon-pour-charlie

      Monsieur le Président,
      Le Panthéon n’est pas un monument mort. Ce n’est pas, non plus, un monument aux morts : c’est le monument vivant de ceux qui ont rendu possibles la dignité et la pérennité de la République.
      Charb, Cabu, Wolinski et leurs camarades sont morts pour cette République, comme Jaurès en son temps. Et, comme Jean Moulin, ils ont été les héros d’une Résistance nouvelle : la Résistance à cette barbarie qu’est l’islamisme, ce fascisme du vingt-et-unième siècle. Ils sont les héritiers des Lumières. Le Panthéon fut inventé pour les accueillir, et, ainsi, souder la nation autour de ce qu’elle a d’essentiel : la liberté.
      Aussi, je vous demande, et au nom de tous les Français sans exception, de bien vouloir étudier ma demande : celle de faire entrer Charlie Hebdo au Panthéon.
      Yann Moix

      Je suis un charlot ...

      4) Accueil des migrants 2018 :

      Yann Moix le 6 janvier 2018, accuse les CRS d’exactions vis-à-vis des migrants de la Jungle de Calais. La préfecture du Pas-de-Calais dénonce, quant à elle, des informations erronées

      ... mais je continue de me rattraper aux branches.

    • « Il y a, parmi les afghans de Calais, des gens qui connaissent Victor Hugo sur le bout des doigts, ils arrivent en France et on les frappe ! » dit un Moix aussi élitiste que les récentes déclarations d’Aznavour (trier les meilleurs) avec sa confiance surjouée dans "la culture". Il utilisait il y a peu le faux argument de l’"appel d’air"... ; de plus :
      https://seenthis.net/messages/646690
      https://seenthis.net/messages/634053
      https://seenthis.net/messages/331825

    • @rastapopoulos oui c’était un peu provoc mais voir tant de monde sortir le CV de ce type (qui n’est qu’un dandy désinvolte aux convictions à mon avis peu profondes) comme s’il fallait à tout prix décrédibiliser ce qu’il dit, alors que pour une fois c’est assez pertinent, je trouve ça un peu désespérant (je lis même sur mondialisme.org que les gens qui reproduisent sa prose font le jeu de l’extrême droite car il a côtoyé des gens d’extrême droite... hum, j’ai hâte de voir Marine Le Pen ou des gudards soutenir le contenu de cette lettre). Finalement on lui donne peut-être encore plus d’importance qu’il n’en a.


  • Le comité invisible a trouvé son nouveau chef de l’avant garde éclairée et il l’expose dans sa vitrine Lundi Matin :

    https://lundi.am/12-septembre-Marcel-Campion-roi-des-forains-appelle-a-bloquer-le-pays

    « Alors que tout le monde spécule sur l’ampleur des mobilisations du 12 septembre contre les ordonnances du président Macron, voilà qui pourrait changer la donne. Dans un texte émouvant et sans concession, Marcel Campion, présenté par la presse comme « le roi des forains » appelle à la mobilisation générale du monde de la fête, annonce que le pays sera bloqué le 12 septembre et assure que lui et les siens seront en première ligne des prochaines « batailles de la guerre sociale en cours ».

    Connu pour avoir toujours su se tenir à bonne distance de la politique, il semblerait que M. Campion ait décidé de hausser le ton et de prendre le gouvernement frontalement. Nous reproduisons en exclusivité sa tribune ainsi que l’affiche qui est en train d’envahir tous les manèges de France. Gageons que cela annonce une diversification toujours plus grande des cortèges de têtes qui s’apprêtent à défier notre nouveau président. »

    Marcel Campion est la répétition historique de Lénine sous la forme d’une farce. Lundi Matin est la répétition de L’Étincelle du samedi soir.

    • #lecture #audio par ici : https://archive.org/details/FeteForaineEtLutteFinale


      avec un lien vers le passé pas si apolitique du bonhomme dont j’ai cependant apprécié la verve, même s’il ne cache pas du tout son #opportunisme

      Marcel Campion, l’une des figures les plus célèbres et influentes de la profession, surnommé le « roi des forains », co-organisateur de la Foire du Trône et adepte roué du lobbying, était aussi là pour accueillir chaleureusement une Marine Le Pen qu’il tutoie. Et s’il se défend de toute proximité avec le Front national, M. Campion était présent et a applaudi le discours prononcé par Marine Le Pen à l’issue de sa visite.

      La candidate du FN a d’ailleurs longuement cité une « lettre ouverte » écrite en avril 2010 par le forain, très largement diffusée à l’époque sur les sites internet d’extrême droite et qu’il avait adressé au président de la République, au premier ministre, aux députés ainsi qu’aux « médias et intellectuels de tous bords, bons et biens pensants anti-racistes ». M. Campion y dénonçait l’"insécurité à la foire du Trône squattérisée par des populations à risque" et la situation des Puces de Clignancourt, devenues, selon ses dires, « pires que des souks ».

      http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2011/11/23/marine-le-pen-soigne-sa-popularite-chez-les-forains_1608222_1471069.html

    • Pour mémoire Marcel Campion est certes forain mais pas moins capitaliste, il apprécie la propriété privée et les profits. Peut-être s’est-il tenu à distance de certains politiques mais certainement pas de ceux, comme Chirac, qui lui permettaient de développer son business, en particulier la grande roue et le marché de Noël sur les champs Élysées. Quand à l’appellation «  rois des forains »... ça pique les yeux (ou pas) sur un site communiste.

    • Pendant que les forains entamaient la Marseillaise (avec en réponse quelques huées et des slogans comme « tout le monde déteste la Marseillaise » scandés depuis la tête du cortège), d’autres manifestants enlevaient des drapeaux français accrochés à des feux rouges sur le carrefour d’Austerlitz. Chez les forains, il y avait une ambiance citoyenniste et nationaliste : ils appelaient à soutenir au micro les « gypsies » autant que les flics et les chômeurs etc. (confusionnisme ?), rappelant bien qu’ils n’étaient pas révolutionnaires mais juste de bons citoyens. Les discours rappelaient bizarrement les publicités pour le cirque que l’on peut entendre sortir des camions itinérants qui passent parfois sous nos fenêtres. Des ballons, des clowns, un bateau tirant des confettis et une fanfare étaient de la partie. En passant leurs slogans nationalistes et pas très inspirés, les forains ont été un élément de nouveauté dans la composition sociale de la manif. Pas forcément positif, mais à réfléchir et à prendre en compte.

      https://paris-luttes.info/loi-travail-2-manifestation-du-12-8678

      #forains #manifestation #slogans


  • Un lèche bottes de première.

    « Je ne suis pas en #embuscade, je veux la réussite d’Emmanuel Macron, s’est justifié Manuel #Valls sur RTL. Comme j’invite d’ailleurs tous les #députés sortants, les progressistes, ceux qui ont appelé à voter Emmanuel #Macron avant le premier tour, ceux qui souhaitaient sa victoire, MOI (moi, moi,moi...) je serai candidat de la majorité présidentielle, et souhaite m’inscrire dans ce mouvement qui est le sien, La République en marche », a déclaré celui qui est redevenu député à Evry après sa démission du gouvernement en décembre.

    http://www.rfi.fr/france/20170509-legislatives-manuel-valls-veut-etre-candidat-marche-le-parti-temporise

    Les amis de mes amis ne sont pas mes amis.

    Et Benoît Hamon de poursuivre sur la lancée, en faisant la leçon à ses camarades : « Je le dis à mes amis, parce qu’ils restent mes amis, vous n’êtes pas d’accord avec moi, j’avais déjà compris. Je ne suis pas tout à fait surpris, mais cette question démocratique est trop fondamentale pour que nous laissions le Front national enfoncer des coins entre nous. »

    La course des #ronds_de_cuirs pour avoir son #rond_de_serviette à l’assemblée est ouverte.


    http://www.urtikan.net/dessin-du-jour


  • #Roland_Gori - La Fabrique des #Imposteurs

    « L’imposteur est aujourd’hui dans nos sociétés comme un poisson dans l’eau : faire prévaloir la forme sur le fond, valoriser les moyens plutôt que les fins, se fier à l’apparence et à la réputation plutôt qu’au travail et à la probité, préférer l’audience au mérite, opter pour le pragmatisme avantageux plutôt que pour le courage de la vérité, choisir l’#opportunisme de l’opinion plutôt que tenir bon sur les #valeurs, pratiquer l’art de l’#illusion plutôt que s’émanciper par la #pensée_critique, s’abandonner aux fausses sécurités des procédures plutôt que se risquer à l’amour et à la #création. Voilà le milieu où prospère l’imposture ! Notre société de la #norme, même travestie sous un hédonisme de masse et fardée de publicité tapageuse, fabrique des imposteurs. L’imposteur est un authentique martyr de notre environnement social, maître de l’#opinion, éponge vivante des valeurs de son temps, fétichiste des modes et des formes.

    L’imposteur vit à crédit, au crédit de l’Autre. Soeur siamoise du #conformisme, l’imposture est parmi nous. Elle emprunte la froide logique des instruments de gestion et de procédure, les combines de papier et les #escroqueries des #algorithmes, les #usurpations de crédits, les #expertises_mensongères et l’#hypocrisie des bons sentiments. De cette civilisation du #faux-semblant, notre #démocratie de caméléons est malade, enfermée dans ses #normes et propulsée dans l’enfer d’un monde qui tourne à vide. Seules l’#ambition de la culture et l’#audace de la liberté partagée nous permettraient de créer l’avenir. » A travers cette conférence, organisée dans le cadre des conférences de l’Université permanente de l’Université de Nantes, Roland Gori revient sur les idées fortes de son dernier ouvrage « La Fabrique des imposteurs ».

    https://www.youtube.com/watch?v=2FEtiA18lZU


  • L’inexorable Michel et Augustinisation de l’#économie française | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/120367/linexorable-michel-et-augustinisation-du-monde

    L’aventure entrepreneuriale Michel et Augustin coche toutes les cases du #storytelling contemporain : les fondateurs sont deux copains qui se sont croisés sur les bancs de l’école, ils ont créé leur entreprise pour sortir de l’aliénation de la vie de bureau et vivre leur passion, ils ont eu l’idée des biscuits pour redonner du goût à un marché devenu fade et inauthentique, etc. Les deux compères ont réussi à vendre à leurs consommateurs, des cadres coincés dans des bullshit jobs d’open space, qui font leurs courses chez Monoprix ou consomment des produits dans les TGV ce parfum d’authenticité et ce lien moins formel et distant.


  • El matrimonio como indulto de abuso sexual contra menores de edad | Internacional | EL PAÍS
    http://internacional.elpais.com/internacional/2016/05/06/mexico/1462565899_296452.html

    En México, el sexo con un adolescente se castiga con cárcel, ya sea forzado o consentido bajo engaños. Si el adulto es una figura de autoridad gubernamental, escolar o religiosa, la pena es mayor. Pero hay una excepción: en tres entidades del país, el adulto queda exonerado si se casa con el menor. Los expertos califican esta regla como retrógrada y violatoria de los derechos de los niños, además de que contraviene varios mecanismos internacionales que México ha firmado y está obligado a cumplir.

    Comme quoi l’islam, quoi qu’en disent nombre de nos «experts», n’est pas la seule religion (révélée) à être aussi misogyne... Vous vous souvenez peut-être de tous les articles écrits il y a quelque temps contre la charia barbare qui proposait le pardon à un violeur s’il épousait sa victime ? Le très catholique Mexique en fait autant, en toute «légalité»...

    #viol #mexique #islam

    • Dans les états de Campeche, Sonora et Basse-Californie. Dans les deux derniers, pour qu’il y ait délit il faut de plus que la victime soit « une femme chaste et honnête »

      Los Estados de Sonora, Campeche y Baja California contemplan en sus códigos penales sanciones de entre tres meses y seis años de prisión a quien “realice cópula” con una persona mayor de 14 años y menor de 18, pero los tres otorgan el indulto al abusador si contrae matrimonio con el adolescente. En los norteños Sonora y Baja California, además, los adolescentes varones y las víctimas de explotación sexual quedan desprotegidas, pues el delito de estupro (sexo con adolescentes) está tipificado como la cópula con “una mujer” menor de 18 años, “casta y honesta” o “que vive honestamente”.

    • Comme quoi l’islam, quoi qu’en disent nombre de nos « experts », n’est pas la seule religion (révélée) à être aussi misogyne...

      @gonzo Tu fait exactement la même chose que les « experts » que tu dénonce. Tu te sert du machisme de tes opposants politiques pour excusé ou atténué celui de ton groupe politique et tu partage avec ceux que tu dénonce la même indifférence à ce que subissent les femmes survivantes du viol. Car ce que tu relève de l’info ici, c’est pas de dénoncé la culture du viol dans les religions « révélées », ou de t’intéresser à ce que vivent ou ressentent les femmes dans des contextes pourris par les « révélations » d’un livre de merde qui cause le malheur de femmes du Maroc autant qu’au Mexique. Non la seul chose que tu trouve à dire c’est « vous voyez y a pas que mes frères qui s’amusent à torturer les femmes, nananère ».

      Je ne voie pas de difference entre ton commentaire qui instrumentalise les victimes de viol pour une autre cause, et celui des fachos racistes au sujet des viols de masse à Cologne qui instrumentalise les victimes de viol pour une autre cause.

      #opportunisme #instrumentalisation #macho_de_gauche

    • Je ne vois ni atténuation ni excuse dans les propos de Gonzo. J’y vois pour ma part (je suis un mâle, et je suis en train de soutenir un mâle, évidemment par solidarité patriarcale), une recension de faits, et la remarque que ce qui fait se pâmer toute l’éditocratie dans un cas, ne provoque pas le moindre début de désapprobation dans l’autre cas. Si faire ce genre de constat, c’est excuser ou atténuer, j’ai envie de dire que j’ai l’impression de lire Sarkozy ou Valls en train d’expliquer qu’expliquer c’est excuser...

    • C’est claire que l’intention de @gonzo était ici de dénoncé la culture du viol et pas du tout de faire un comparatif entre le machisme des lois mexicaines cathos et celui des lois marocains musulmanes. J’ai vraiment l’esprit mal tourné d’avoir cru ceci.
      Merci pour cette leçon de lecture rationnelle de ce qui n’est pas écrit, c’est très instructif.
      #fraternité #deni

    • Est-ce qu’il y aurait une formulation meilleure (je suppose que oui évidemment) qui permettrait de dire plus ou moins :
      1) « parlons du machisme et de la violence envers les femmes dans la culture musulmane et/ou arabe mais parlons-en aussi dans la culture catholique car on en parle beaucoup moins dans les médias »
      2) et en faisant la remarque que bizarrement dans les médias on ne parle quasiment que du côté « musulman/arabe » (car c’est l’une des choses formulées : l’instrumentalisation du problème de la violence envers les femmes pour ne stigmatiser que les musulmans ou arabes)
      3) et cela sans donner l’impression d’atténuer le premier morceau (celui de la violence qui existe aussi du côté musulman et/ou arabe) ?

      Quelle(s) formulation(s), quelle(s) manière(s) de tourner les phrases, permettraient de faire ces remarques dans le même paragraphe (pas dans des textes différents) ?

      Ça doit bien être possible de dire ça sans instrumentalisation et sans être désobligeant.


  • #Syriza Sells Out Former Ally, #Palestine, to Form Ties with #Israel, and Indirectly, Germany
    http://www.nakedcapitalism.com/2016/02/syriza-sells-out-former-ally-palestine-to-form-ties-with-israel-and

    It’s a mystery why Syriza remains a darling of the European left when it keeps selling out its voters and its supposed allies. Now in reality, Greece is a vassal state, yet commentators in Europe for the most part refuse to acknowledge that Syriza running a modern day Vichy government, legitimating an economic occupation.

    The latest example of Syriza’s opportunism comes via Reuters (hat tip Mark Ames). Greece, Cyprus, and Israel just formed a joint deal. A close reading of a Reuters report shows the pact does more for Israel than for anyone else:

    Israel, Cyprus and Greece have agreed to deepen their energy, security and tourism ties in the Eastern Mediterranean, a deal that may have implications for Israel’s testy relationship with the European Union, too.

    The agreement, signed in Nicosia last week by a beaming Prime Minister Benjamin Netanyahu, Greek premier Alexis Tsipras and Cypriot President Nicos Anastasiades, focused on energy and the exploitation of natural gas deposits off Israel and Cyprus.

    The Leviathan and Aphrodite fields are unlikely to start exporting before 2019 or 2020. Nevertheless, the ambition is to transport gas by pipeline, possibly via Turkey, or in liquefied form by ship to Europe, plugging the East Mediterranean into Europe’s grid and providing an alternative to Russia – which has far worse relations with the EU due to the Ukraine crisis.

    #opportunisme #opportunistes #vendus


  • chez Jean Sur, sur son précieux http://resurgences.net , à la rubrique http://resurgences.net/category/points-chauds , en date du 9 janvier 2016, cette expression de Jacques Berque :

    « Jouer de toutes ses sortes. » C’était là une magnifique expression de Jacques Berque. Un peu archaïque, comme souvent chez lui, elle réveillait en moi des territoires oubliés, négligés, méprisés, ou qui, tout simplement, m’inquiétaient. Jouer de toutes ses sortes, comprend-on aujourd’hui que ce n’est pas faire feu de tout bois, que ce n’est pas saisir toutes les occasions, que ce n’est pas se goinfrer dans toutes les mangeoires ? Comprend-on que cette invitation à la diversité est aussi une invitation à l’unité ? Que ces sortes sont les mouvements différents et cousins d’un même être ? Qu’elles traduisent les impulsions et intuitions multiples qui habitent cet être comme elles habitent tous les êtres ? Qu’en elles les contraires se considèrent, se reconnaissent, apprennent à se réconcilier dans l’élan d’un commun dépassement ? Non pas seulement l’unité et la diversité, mais le fixe et le mouvant, l’instant et la durée, la mémoire et le projet. La prétendue modernité se reconnaît dans le rôle, dans ce qu’elle appelle l’acteur. C’est là un rêve de maître et/ou d’esclave. Ou plutôt, c’est le rêve de l’intendant du maître, c’est le fantasme de son comptable. Jacques Berque, comme tous les vrais réalistes, nous appelait à la profusion des sortes, à l’unité multiple de nous-mêmes dans l’unité multiple du monde. La société du rôle, c’est-à-dire de la soumission et de la répétition, et la société des sortes, c’est-à-dire des naissances et des éclosions, ne sont pas plus compatibles que la vie et la mort.



  • « Sexisme / Festival d’Angoulême : polémique et recadrage »
    https://www.arretsurimages.net/breves/2016-01-06/Sexisme-Festival-d-Angouleme-polemique-et-recadrage-id19579

    Sans doute pour ne pas prêter encore davantage à polémique, les équipes du Festival ont procédé, entre hier et aujourd’hui, à un léger... recadrage d’une illustration. Les responsables du site du festival ont ainsi modifié un cadrage bien réducteur d’un dessin de François Bourgeon. Comme l’a noté un scénariste de BD, Maël Rannou (@sinaute de longue date), l’aperçu de la page consacrée à l’auteur des Passagers du vent, visible sur la page de vote (réservée aux professionnels du secteur), est passé d’un plan serré sur la poitrine d’une héroïne, à un plan sur son visage.

    #FIBD #sexisme #BD #no_comment


  • Etat d’Urgence - Ce qui va changer... - Korben
    http://korben.info/etat-d-urgence.html

    En effet, si je mets de côté tout ce que je peux lire dans la presse régionale concernant des perquisitions administratives qui n’ont rien à voir avec le terrorisme, je viens d’avoir la confirmation par un de mes lecteurs qu’au moins une perquisition administrative concernant une affaire de piratage informatique a eu lieu. Elle a été menée dans l’est de la France par la gendarmerie nationale (Division délinquance économique, financière et numérique) et il s’est fait saisir son matos (ordis, tablettes...) et on cloné son téléphone.

    On voit donc bien que certains (préfets, Ministère de l’Intérieur...etc.) profitent de l’état d’urgence pour taper dans tous les sens. Et à moins que vous soyez juge, journaliste, parlementaire ou avocat, vous n’êtes pas à l’abri, car comme on l’a vu à Limoges, une simple dénonciation par un anonyme peut déclencher ce genre de procédure. J’espère pour vous, que vous vous entendez bien avec vos collègues ou vos voisins.


  • Mad Max : Fury Road. Max et les maxilaires. | Le règne de l’arbitraire
    http://www.leregnedelarbitraire.fr/2015/05/28/mad-max-fury-road-max-et-les-maxilaires

    Quant au fond, se prononcer contre les machos et pour la planète, c’est pas de l’engagement, mais de l’opportunisme. Les plus gros pollueurs font pareil avant de faire des trous partout et de pactiser avec n’importe quel dictateur misogyne, pour peu qu’il ait du pétrole.


  • #Le_Corbusier fut-il fasciste ou démiurge ?

    Le cinquantième anniversaire de la mort de l’architecte Le Corbusier (1887-1965), auquel le Centre Pompidou consacre une rétrospective qui ouvre ses portes le 29 avril, provoque un regain de publications, d’expositions et de colloques qui célèbrent ou vont célébrer la mémoire du grand homme.

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/04/29/le-corbusier-fut-il-fasciste-ou-demiurge_4625047_3232.html
    #fascisme #architecture #urbanisme

    • Le Corbusier, fasciste ou séducteur ?http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/06/03/le-corbusier-fasciste-ou-seducteur_4646539_3232.html

      Selon Jean-Louis Cohen, professeur d’histoire de l’architecture, les méandres politiques du Corbusier s’expliquent par une nécessité séductrice plutôt que par de véritables convictions (...)

      Ses méandres politiques révèlent sa vision #élitiste de la politique. Il partage celle-ci avec beaucoup de #réformateurs leurrés un temps par la rhétorique révolutionnaire de Vichy, ou tentant de jouer à l’intérieur du système, et dont certains entreront dans la Résistance. Cette posture ne trahit pas un simple #opportunisme, trait caractéristique d’un métier qui ne s’accomplit qu’avec des moyens matériels supposant de fortes décisions publiques. Elle relève de la séduction, car c’est bien là le registre dans lequel opère Le Corbusier. Face aux dirigeants auxquels il entend arracher des #commandes, il en intériorise le discours, qu’il reprend à son compte en tentant de les convaincre. Il reprocha ainsi à Staline de ne pas être assez révolutionnaire et donna à Bata des leçons sur la vente des souliers. En dépit des son amitiés pour des idéologues réellement engagés dans les politiques pétainistes, c’est dans l’ordre de la séduction qu’il restera à Vichy, sans passage à l’acte politique.



  • Vow of Freedom of #Religion Goes Unkept in Egypt
    http://www.nytimes.com/2014/04/26/world/middleeast/egypt-religious-minorities.html

    CAIRO — The architects of the military takeover in Egypt promised a new era of tolerance and pluralism when they deposed President Mohamed Morsi of the Muslim Brotherhood last summer.

    Nine months later, though, Egypt’s freethinkers and religious minorities are still waiting for the new leadership to deliver on that promise. Having suppressed Mr. Morsi’s Islamist supporters, the new military-backed government has fallen back into patterns of sectarianism that have prevailed here for decades.

    Prosecutors continue to jail Coptic Christians, Shiite Muslims and atheists on charges of contempt of religion. A panel of Muslim scholars has cited authority granted under the new military-backed Constitution to block screenings of the Hollywood blockbuster “Noah” because it violates an Islamic prohibition against depictions of the prophets.

    The military leader behind the takeover, Abdul-Fattah el-Sisi, often appeals to the Muslim majority in a language of shared piety that recalls #Anwar_el-Sadat, nicknamed the believer president, who invoked religious authority to bolster his legitimacy and inscribed into the Constitution the principles of Islamic law.

    (...)

    Mr. Sisi, a former general who stepped down to run for president, often portrays himself as the champion of a benign understanding of Islam, accusing his Islamist opponents of twisting the faith.

    “Islam has never been like this,” Mr. Sisi said while addressing his fellow Muslims in a televised speech in August. “It has never scared anybody or terrified anybody, regardless of whether the person it is addressing is good or bad.”

    But the clerics closest to Mr. Sisi can be harsh toward those they deem bad Muslims.

    Last month, for example, state television cameras followed Mr. Sisi to a military installation for a Friday Prayer service led by Sheikh Ali Gomaa, a former mufti and a close Sisi ally. During the broadcast, Sheikh Gomaa referred indirectly but unmistakably to Mr. Sisi’s Islamist opponents as a “faction of hypocrites” who were “plotting schemes against the Muslims.” He lauded the soldiers and police officers who fought such “terrorists.”

    “Blessed are those who kill them, as well as those whom they kill,” Sheikh Gomaa declared. The cameras caught Mr. Sisi listening attentively.

    Using religion to legitimize the “coup leaders” and undermine their opponents has become extensive, said Emad Shahin, a respected political scientist who left Egypt because the new government charged him with conspiring against it.

    Une #petitesse qu’on ne peut reprocher à #Nasser je crois.

    #Egypte #sectarisme #Opportunisme #Sissi #petit