• Les #Etats-Unis ont dépensé cinq mille neuf cent (5900) milliards de dollars en #guerres depuis 2001
    https://watson.brown.edu/costsofwar/files/cow/imce/papers/2018/Crawford_Costs%20of%20War%20Estimates%20Through%20FY2019%20.pdf

    ... there is no strategy for ending the wars. The fact that the US keeps spending huge sums for wars that, at least in Afghanistan, are in a stalemate, and in Iraq and Syria, are unresolved, is a long-term budgetary problem which will affect future generations.

    Il est quand même incroyable que ce genre d’article se montre surpris par la poursuite des guerres et parle des répercussions négatives sur le commun des mortels sans aborder les énormes répercussions positives sur l’"#élite",

    #Profiteur de #guerre — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Profiteur_de_guerre

    (Et on ne parle même pas des marchands d’armes)

    Les guerres du Golfe et la guerre d’Afghanistan.

    Plus récemment, des sociétés ayant contribué à l’approvisionnement des forces de la coalition dans les guerres en Irak, tels que Bechtel, KBR, Halliburton ou Blackwater, ont été accusées de tirer profit de ces conflits en « surchargeant » le prix de leurs services, voire d’en être les instigateurs occultes[13], l’accusation « du sang pour du pétrole » – thème récurrent des slogans anti-guerre – illustrant cette opinion. Steve Clemons, un membre éminent du think tank de la « New America Foundation », est allé jusqu’à accuser l’ancien directeur de la CIA, James Woolsey d’avoir à la fois profiter de la guerre et de l’avoir encouragée[14]. Le « Center for Public Integrity » a indiqué que la sénatrice américaine Dianne Feinstein et son mari, Richard Blum, ont engrangé des millions de dollars en provenance d’Irak et d’Afghanistan par le biais des contrats de son entreprise, Perini[15], Feinstein ayant voté en faveur de la résolution donnant au président George W. Bush le pouvoir d’envahir l’Irak. Le defense contractor Brent R. Wilkes, qui fait l’objet d’une inculpation, a été dépeint comme « #extatique » à l’annonce que les États-Unis allaient entrer en guerre avec l’Irak : « Lui et certains de ses cadres supérieurs étaient vraiment des #va-t-en-guerre », a déclaré un ancien employé. « Brent disant que cela créerait de nouvelles #opportunités pour l’entreprise. Il était vraiment heureux de faire des #affaires au #Moyen-Orient »[16]

  • Le #développement_personnel est-il vraiment l’#arnaque du siècle ? (Jean-Laurent Cassely, Slate)
    http://www.slate.fr/story/166196/societe-happycratie-bonheur-developpement-personnel-pensee-positive

    Dans la période post-crise 2008, durant laquelle les #inégalités se creusent, les chances de #mobilité_sociale s’aménuisent, le fonctionnement du #marché_du_travail se durcit, l’appel à faire preuve d’#enthousiasme, de #positivité et d’#autonomie contribue à faire porter sur les individus la #responsabilité de tout ce qui dysfonctionne.

    Des phénomènes structurels lourds comme les variations du taux de #chômage ou la #dette des États peuvent passer au second plan ou même être occultés au profit de l’encouragement à devenir l’#entrepreneur de #soi-même, à rebondir et à faire de ses #échecs des #opportunités – autant de maximes qui forment un néo-bouddhisme absurde, une « #pornographie_émotionnelle » que les adeptes des fils d’actualité du réseau Linkedin ne connaissent malheureusement que trop bien.

    […]

    Le véritable débat concerne peut-être moins l’efficacité des techniques du mieux-être que la vision du monde qu’elles véhiculent. Sur le plan individuel, toutes celles et ceux qui ne parviennent pas à être riches, heureux, en bonne santé, épanouis et débordants d’énergie sont soupçonnés de ne pas avoir fait suffisamment d’#efforts –et donc quelque part de vouloir et de mériter leur sort. Ils cumulent leur #souffrance avec un sentiment de #culpabilité.

  • #France-afrique. Ces drôles de prêts qui enchaînent les pays en développement | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/france-afrique-ces-droles-de-prets-qui-enchainent-les-pays-en-developpement

    Offrir aux entreprises françaises des « #opportunités » sonnantes et trébuchantes. C’est le principal objectif d’une politique d’aide au #développement qui privilégie les grands projets d’infrastructures plutôt que les programmes utiles aux populations.

    grands projets qui enrichissent les firmes françaises
    #Côte_d'Ivoire #FMI

  • #Glace sur #Mars : de récentes #découvertes encourageantes pour l’#exploration humaine - #L'Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/glace-sur-mars-de-recentes-decouvertes-encourageantes-pour-une-exploration-

    Cet #article du journal #L'Express du #11_janvier #2018 nous donne des nouvelles de la #planète_rouge, nouveau #territoire à #explorer pour l’Homme, où l’on a découvert la présence de glace le long de certaines #falaises. Ces couches de glace sont un #témoignage de l’#histoire #climatique de Mars, mais aussi une #opportunité pour les #scientifiques.

    Ces sites sont « très excitants » pour éventuellement établir des bases d’#exploration_humaine, juge Angel Abbud-Madrid, directeur du centre des ressources spatiales à l’#école_des_mines_du_Colorado et auteur d’une étude pour la #Nasa sur des sites potentiels où les astronautes pourraient se poser sur Mars.

    Car nous devons rappeler que l’eau est à la fois vecteur de #vie possible sur Mars, mais aussi et surtout d’oxygène nécessaire à la vie aussi sûrement que l’eau par elle-même, et de méthane qui peut servir de #carburant pour les #fusées.

  • Pourquoi il faudrait raser les écoles de commerce par #Martin_Parker - 27 avril 2018 - © The Guardia https://www.theguardian.com/news/2018/apr/27/bulldoze-the-business-school?CMP=share_btn_tw
    Un article du Guardian. Merci à Frédéric Durand pour la traduction !
    https://www.pauljorion.com/blog/2018/05/07/pourquoi-il-faudrait-raser-les-ecoles-de-commerce-par-martin-parker

    Il existe 13.000 écoles de commerce dans le monde, c’est 13.000 de trop. Je sais de quoi je parle puisque j’ai enseigné dans ces écoles pendant 20 ans.

    Si vous vous rendez sur le campus d’une #université ordinaire il y a des chances que le bâtiment le plus récent et le plus tape à l’œil soit l’#école-de-commerce. C’est elle qui occupe le meilleur bâtiment parce qu’elle dégage les plus gros profits (par euphémisme « contribution » ou « surplus ») ce qui n’est pas surprenant de la part d’une forme de savoir qui enseigne à réaliser des bénéfices.

    Les écoles de commerces exercent une grande influence mais elles sont aussi considérées par beaucoup comme étant des lieux où la #supercherie intellectuelle règne, encourageant la culture du court-termisme et la #cupidité. (On trouve un tas de blague sur la réelle signification de Maîtrise en administration des entreprises-MBA en anglais- : « #Médiocre et #arrogant », Maitrise et accidents », « Mauvais avis et #duperies », « Maîtrise en #art_foireux » et ainsi de suite. Les critiques des écoles de commerces, sous toutes ses formes, ne manquent pas : les employeurs déplorent le manque d’expérience des diplômés, les conservateurs raillent les #arrivistes, les européens se plaignent de l’américanisation, les radicaux protestent contre la concentration du pouvoir entre les mains des tenants du capitalisme de meute. Beaucoup depuis 2008 ont avancé l’idée selon laquelle les écoles de commerces sont responsables dans l’avènement de la crise.

    Pour avoir enseigné pendant 20 ans dans les écoles de commerce j’en suis venu à la conclusion que la meilleure solution pour faire face à ces problèmes consiste à fermer définitivement ces écoles, une position peu répandue parmi mes collègues. Toutefois depuis ces dix dernières années il est remarquable de constater que la masse de critiques formulées à l’encontre des écoles de commerces proviennent de ces écoles mêmes. De nombreux professeurs des écoles de commerce, notamment en Amérique du Nord, affirment que leurs établissements se sont terriblement détournée du droit chemin. Selon eux les écoles de commerce sont corrompues par les #doyens guidés par l’argent, les #professeurs qui se plient aux attentes des clients, des chercheurs qui débitent des #poncifs dans des revues que personne ne lit et des étudiants qui espèrent obtenir un diplôme à la hauteur de leur investissement (ou plutôt celui de leurs parents). A la fin des fins la plupart des diplômés de toute manière ne deviendront pas des cadres de haut niveau mais occuperons des postes #précaires de petits soldats travaillant dans des boxes à l’intérieur d’une tour aseptisée.

    Ces critiques ne proviennent pas de professeurs de sociologie, de responsables politiques ou même d’activistes anticapitalistes indignés mais de livres écrits par des gens bien informés, des employés d’école de commerce qui eux même ressentent un malaise voire du dégout par rapport à ce qu’ils font. Bien sur ces vues divergentes appartiennent à une minorité. La plupart des écoles de commerce restent complètement indifférentes aux manifestations de doutes, les acteurs étant trop occupés à huiler les rouages pour s’inquiéter de la direction que prend la locomotive. Malgré tout la critique interne résonne de manière importante.

    Le problème c’est que cette contestation des initiés est tellement institutionnalisée dans l’épais velours des couloirs qu’elle passe désormais inaperçue comme simple contrepoint au « #business as usual ». Certains par le truchement de livres ou de journaux font carrière en déplorant vigoureusement les problèmes liés aux écoles de commerce. Deux personnes appartenant au milieu ont décrit l’école de commerce comme « une machine cancérigène produisant des #déchets inutiles et toxiques ». Même des titres tels que : Contre le management, #Management-de-merde et Le guide des salauds #cupides pour les affaires, ne semblent pas exposer leurs auteurs à quelque problème que ce soit. J’en sais quelque chose puisque je suis l’auteur des deux premiers. Franchement qu’on m’ait laissé écrire cela en toute impunité en dit long sur la totale innocuité de ce genre de critiques. En vérité c’est gratifiant car le fait de publier est plus important que ce qui est publié.

    Dans la réponse aux problèmes posées par les écoles de commerce on évite d’avoir recours à des restructurations radicales pour leur préférer un retour à de prétendues pratiques commerciales plus traditionnelles ou alors à une forme de réarmement moral enjolivé de termes comme « #responsabilité » ou « #éthique ». Toutes ces idées n’abordent pas le vrai problème à savoir que les écoles de commerce n’enseignent qu’une forme d’organisation : l’encadrement gestionnaire du marché.

    C’est pourquoi je pense que l’on devrait en appeler aux bulldozers et exiger une toute autre manière de penser le management, les affaires et les marchés. Si nous voulons que les gens du pouvoir deviennent plus responsables alors nous devons arrêter d’apprendre aux étudiants que les dirigeant héroïques dédiés aux œuvres de la transformation sont la réponse à tous les problèmes ou que le but de connaître la #fiscalité est d’échapper à l’impôts ou que la visée de la #stratégie_commerciale est de créer des nouveaux désirs Dans tous les cas l’école de commerce agit par la #propagande en vendant une #idéologie sous les habits de la #science.

    Les universités existent depuis un millénaire mais la grande majorité des écoles de commerce n’est apparue qu’au siècle précédent de commerce. En dépit de la vive et persistante affirmation qu’elles ont été inventé par les Etats-Unis il semble que la première fut L’Ecole Supérieure de Commerce créée en 1819 afin de tenter de façonner une grande école commerciale financée par des fonds privés. Un siècle plus tard des centaines d’écoles de commerces ont émergé dans toute l’Europe et les Etats-Unis pour se répandre rapidement partout ailleurs à partir de 1950.

    En 2011 « Association to Advance Collegiate Schools of Business » estimait à 13000 le nombre d’écoles de commerce dans le monde. L’#Inde à elle seule compterait 3000 écoles de commerces privées. Arrêtons-nous un moment pour se pencher sur ce chiffre. Imaginez le nombre considérable de personnes employées par ces établissements, l’armée de jeunes qui en sortent avec un diplôme en commerce, des sommes gigantesques qui circulent au nom de l’enseignement du monde des affaires. (En 2013, les vingt meilleures écoles de commerce coûtaient an moins 100 000$ (80 000€). En ce moment la #London_Business_School fait campagne en proposant une inscription à 84 5000£ (96 000€) pour son #MBA Pas étonnant dans ces conditions que la tendance continue à gagner du terrain.

    La plupart des écoles de commerces adopte des formes identiques. L’#architecture est moderne sans originalité composée de verre, de panneaux et de briques. A l’extérieur on trouve un affichage dispendieux présentant un #logo anodin, il y a des chances qu’il soit bleu et qu’il comporte un carré. Les portes sont automatiques, à l’intérieur on trouve une réceptionniste bien mise dans un code habit de bureau. Quelques créations d’art abstrait sont accrochées aux murs et il y a un bandeau comportant un ou deux slogans au contenu prometteur “We mean business”, “Teaching and Research for Impact.” On trouvera quelque part au-dessus du hall d’entrée un grand écran diffusant un téléscripteur #Bloomberg, la promotion de conférenciers de passage et des discussions sur la manière de bien formuler son #CV. Des dépliants publicitaires en papier glacé sont à disposition sur des présentoirs, on y voit sur la couverture toutes sorte de visages innocents d’étudiants. Shiny marketing leaflets sit in dispensing racks, with images of a diverse tableau of open-faced students on the cover. Sur les prospectus on trouve la liste des diplômes : MBA, MSc Management, MSc Accounting, MSc Management and Accounting, MSc Marketing, MSc International Business, MSc Operations Management.

    On y trouvera une somptueuse salle de conférence à la moquette épaisse, qui tirera peut-être son nom d’une société ou de donateurs privés. De fait on retrouve empreinte du logo imprimé presque partout comme quelqu’un qui marquerait de son nom ses affaires de peur qu’elles soient volées. Contrairement aux bâtiments défraichis des autres parties de l’université l’école de commerce s’efforce de donner une image d’efficacité et de confiance. L’école de commerce sait ce qu’elle fait et son visage bien poli est fermement tournée vers le futur plein de promesse. Il lui importe de savoir ce que les gens pensent d’elle.

    Même si la réalité n’est pas toujours aussi reluisante, un toit qui fuit des toilettes bloquées, c’est ce que les doyens aiment à penser à quoi ressemble leur école ou telle qu’ils voudraient qu’elle soit. Une rutilante machine qui transforme l’argent des étudiants en bénéfices.

    Mais qu’enseignent réellement les écoles de commerce ? C’est une question plus compliquée qu’il n’y parait. On a beaucoup écrit sur la façon dont « un programme dissimulée » serait dispensé aux étudiants de manière implicite. A partir des années 70 les chercheurs ont étudié la manière dont les catégories comme la classe sociale, le genre, les origines ethniques, la sexualité et d’autres encore étaient enseignées implicitement dans les salles de classes. Cela peut se traduire par la différenciation des étudiants comme mettre les #filles à l’économie domestique et les garçons à la métallurgie d’où découle par la suite une #norme qui’ s’impose aux différents groupes de la population. Ce programme dissimulé peut être aussi dispensé par d’autres manières, par la façon d’enseigner et d’évaluer ou par le contenu même du programme. Il nous dit également ce qui importe, quelles sont les #personnalités importantes, quels sont les lieux les plus influents et quels sont les sujets qui peuvent être écartés.

    Il y a eu de nombreux travaux sur ces sujets dans beaucoup de pays. La documentation est désormais très répandue sur l’histoire des noirs, la place de la femme dans le monde scientifique ou de la chanson populaire et la poésie. Cela ne signifie pas que le programme dissimulé ne pose plus de problème mais qu’au moins dans les systèmes d’éducation les plus progressistes il est communément admis qu’il existe un récit, un groupe d’acteurs, une manière de raconter l’histoire.

    Mais dans les écoles de commerce le programme implicite et explicite ne font qu’un. Le contenu et la forme des enseignements sont telles qu’ils riment avec la #pensée qui tient pour acquis que les vertus de l’encadrement du marché capitaliste représentent la seule vision du monde possible.

    Si l’on enseigne à nos étudiants que le caractère prédateur du #capitalisme est incontournable il ne faut pas s’étonner que l’on finisse par justifier les #salaires démesurés de ceux qui prennent des risques importants avec l’argent des autres. Si l’on enseigne que seul le résultat compte alors des notions comme la viabilité, la #diversité, la responsabilité et autres ne deviennent plus que de simples ornements. Le message souvent dispensé par la recherche en management et l’enseignement sous-tend que le capitalisme soit incontournable et que les techniques financières et légales qui dirigent le capitalisme fassent parties d’une science. Cette conjonction d’idéologie et de technocratie explique le fait que l’école de commerce soit devenue une institution si efficace et dangereuse.

    On peut analyser son fonctionnement en s’intéressant de près à son programme et la façon dont il est enseigné. Prenons la finance par exemple, ce champ qui s’intéresse à la manière dont les gens qui ont du capital investissent leur argent. Elle repose sur le principe que les détenteurs d’argent ou de capitaux peuvent être utilisés comme garantie et suppose donc des différences importantes de revenus ou de richesses. Plus les #inégalités sont importantes dans un pays donné plus les #opportunités s’ouvrent pour la finance comme pour le marché de luxe des yachts. Les universitaires enseignant la finance considèrent que le retour sur le capital (sans se soucier de son acquisition) est une activité légitime et même louable au point d’aduler les investisseurs pour leurs compétences techniques et succès. La forme de ce savoir consiste à maximiser la #rente d’un capital, le plus souvent en développant les mathématiques ou des mécanismes légaux qui permettent de le multiplier. Les stratégies performantes en finances sont celles qui fournissent un retour maximal sur investissement en un temps le plus court, et qui du même coup aggrave d’autant plus les inégalités qui les rendaient au préalable possibles.

    Ou penchons-nous sur le management des #ressources_humains. Ce champ met en mouvement les théories de l’égoïsme rationnel- c’est-à-dire en gros l’idée selon laquelle les hommes agissent en fonction de calculs rationnels qui maximiseront leurs propres intérêts- pour l’appliquer à l’organisation des êtres humains. Le nom de ce champ est en lui-même révélateur en ce sens qu’il laisse entendre que les êtres humains sont semblables à des ressources technologiques ou financières dans la mesure où ils sont utilisés en tant que paramètre par le mangement dans le but de produire une organisation efficace. Malgré l’utilisation du mot humain, les ressources humaines font très peu de cas de ce que signifie être humain. Son intérêt se fixe sur les catégories comme les femmes, les minorités ethniques, les employés qui n’atteignent pas les objectifs, et leur rapport avec le fonctionnement de l’organisation. Cela rentre souvent dans les attributions des écoles de commerces que de s’intéresser aux formes d’organisations, incarnées habituellement par les syndicats, qui s’opposent aux stratégies du management. Et s’il était nécessaire de le rappeler le management des ressources humaines n’est pas du côté des syndicats, ce serait être partisan. Sa fonction, sous sa manifestation la plus ambitieuse, cherche à être stratégique dans le but d’aider les responsables du management à l’élaboration de l’ouverture d’une usine ici ou de la fermeture d’un bureau là.

    On pourrait appliquer la même analyse sur les autres modules d’enseignement que l’on trouve dans la plupart des écoles de commerce, la comptabilité, la mercatique, le commerce international, l’#innovation, la #logistique. Mais je finirai par l’éthique dans les affaires et la responsabilité social de l’entreprise, ce sont pratiquement les seuls domaines dans lesquels s’est développé une critique constante des conséquences de l’enseignement du management et de ses pratiques. Ces domaines se targuent d’être la mouche du coche des écoles de commerce et insistent sur la nécessité à réformer les formes dominantes de l’enseignement et de la recherche. Les griefs qui motivent les écrits et les enseignements de ces spécialités sont prévisibles mais n’en demeurent pas moins importantes, il s’agit du développement durable, les inégalités, la fabrique d’étudiants à qui l’on enseigne que la cupidité est bénéfique.

    Le problème c’est que l’éthique des affaires et la responsabilité sont des sujets de façades pour la promotion des écoles de commerce semblable à une feuille de figuier qui recouvrerait la conscience du doyen de l’école de commerce, comme si évoquer l’éthique et la responsabilité équivalait à agir. Ils ne s’attaquent pratiquement jamais à la simple idée que si les relations économiques et sociales actuelles produisent les problèmes qui sont traités par les cours d’éthique et de responsabilités sociale des entreprises alors ce sont ces mêmes relations sociales et économiques qui doivent être changées.

    Vous pourriez penser que chacune de ces spécialités d’enseignement et de recherche sont en elles même inoffensives et qu’ensemble ils ne font que traiter des différents aspects du monde des affaires, de l’argent, de la population, de la technologie, du transport, de la vente et ainsi de suite. Mais il est indispensable d’exposer les présupposés partagés par chacun des sujets étudiés en école de commerce.

    Tous ces champs partagent d’abord l’idée profondément ancrée que les formes managériales du marché qui organisent l’ordre sociale sont requises. L’accélération de commerce mondialisé, l’utilisation des mécanismes de marché et des techniques managériales, le développement des technologies comme dans la comptabilité, la finances et son fonctionnement ne sont jamais remis en cause. Il s’agit du récit progressif du monde moderne fondé sur la promesse technologique, le choix, l’opulence et la richesse.

    Au sein de l’école de commerce, le capitalisme est considéré comme marquant la fin de l’histoire, un modèle économique qui a pris le pas sur tous les autres, et qui est maintenant enseigné en tant que science, plutôt que comme une idéologie.

    La seconde est l’hypothèse selon laquelle le comportement humain, des employés, des clients, des gestionnaires et ainsi de suite, est mieux compris si nous considérons que nous sommes tous des égoïstes rationnels. Cela fournit un ensemble d’hypothèses de base qui permettent de développer des modèles qui conçoivent la façon dont les êtres humains pourraient être dirigés dans l’intérêt de l’organisation de l’entreprise. Motiver les employés, corriger les défaillances du marché, concevoir des systèmes de gestion allégée ou persuader les consommateurs de dépenser de l’argent sont tous des cas qui font partie de la même problématique. L’intérêt majeur réside ici pour celui qui cherche le contrôle, et ceux qui sont objets de cet intérêt, deviennent alors des personnes qui peuvent être manipulées.

    La dernière similitude que je voudrais souligner concerne la nature des connaissances produites et diffusées par l’école de commerce elle-même. Parce qu’il emprunte la robe et le mortier de l’université, et qu’il cache ses connaissances dans l’attirail de la science – revues, professeurs, jargon – il est relativement facile d’imaginer que le savoir prôné par l’école de commerce et la façon dont elle le vend apparaît en quelque sorte moins vulgaire et stupide qu’il ne l’est réellement

    Pour résumer simplement ce qui précède, et qui permettrait à la plupart des gens de comprendre ce qui se passe à l’école de commerce, c’est de les appréhender comme des lieux qui enseignent les méthodes pour prendre de l’argent aux gens ordinaires et de le s’approprier. Dans un certain sens, c’est une description du capitalisme, mais il y a aussi le sentiment que les écoles de commerce enseignent que « l’avidité est bonne ». Comme Joel M Podolny, ancien doyen de la Yale School of Management, a pu déclarer un jour : « La façon dont les écoles de commerce sont aujourd’hui en concurrence amène les étudiants à se demander : » Que puis-je faire pour gagner le plus d’argent ? et la forme de l’enseignement prodigué par les professeurs conduit les étudiants à ne considérer qu’après coup les conséquences morales de leurs actions.

    Cette image est, dans une certaine mesure, étayée par la #recherche, bien qu’une partie soit d’une qualité douteuse. Il existe diverses enquêtes auprès des étudiants des écoles de commerce qui suggèrent qu’ils ont une approche instrumentale de l’éducation, c’est-à-dire qu’ils veulent ce que le marketing et le #branding leur disent qu’ils veulent. En ce qui concerne les cours, ils attendent de l’enseignement des concepts et des outils simples et pratiques qu’ils jugent utiles pour leur future carrière. La philosophie c’est pour les imbéciles.

    Comme j’ai enseigné dans des écoles de commerce pendant des décennies, ce genre de constatation ne me surprend pas, bien que d’autres proposent des constats plus virulents. Une enquête américaine a comparé des étudiants en MBA à des personnes emprisonnées dans des prisons de basse sécurité et a constaté que ces dernières étaient plus éthiques. Un autre a laissé entendre que la probabilité de commettre une forme quelconque de délit d’entreprise augmentait si la personne concernée avait fait des études supérieures en administration des affaires ou si elle avait servi dans l’armée. (Les deux carrières impliquent probablement la dissolution de la responsabilité au sein d’une organisation). D’autres sondages montrent que les étudiants arrivent en croyant au bien-être des employés et à la satisfaction de la clientèle et qu’ils partent en pensant que la valeur actionnariale est la question la plus importante, et également que les étudiants des écoles de commerce sont plus susceptibles de tricher que les étudiants des autres disciplines.

    Je doute que les causes et les effets (ou même les résultats) soient aussi nets que le suggèrent des enquêtes comme celle-ci, mais il serait tout aussi stupide de suggérer que l’école de commerce n’a pas d’effet sur ses diplômés. Avoir un MBA peut ne pas rendre un étudiant cupide, impatient ou contraire à l’éthique, mais les programmes explicites et cachés de l’école de commerce enseignent des leçons. Non pas que ces leçons sont reconnues quand quelque chose ne va pas bien, parce qu’alors l’école de commerce nie habituellement toute responsabilité. C’est une position délicate, car, comme le dit un éditorial d’Economist de 2009, » Vous ne pouvez pas prétendre que votre mission est d’éduquer les leaders qui changent le monde » et de vous laver les mains des actes de vos anciens élèves lorsque leur changement a un impact nuisible. »

    Après la crise de 2007, il y avait comme un jeu à se renvoyer la balle, Il n’est donc pas surprenant que la plupart des doyens des écoles de commerce essayaient aussi de blâmer les consommateurs d’avoir trop emprunté, les banquiers d’avoir un comportement si risqué, les #brebis_galeuses d’être si mauvaises et le système d’être, eh bien, le système. Qui, après tout, voudrait prétendre qu’ils n’ont fait qu’enseigner la cupidité ?

    Dans les universités les sortes de portes qui ouvrent sur le savoir sont basées sur des exclusions. Un sujet est constitué par l’enseignement de ceci et non pas de cela, de l’espace (géographie) et non du temps (histoire), des collectifs (sociologie) et non des individus (psychologie), etc. Bien sûr, il y a des fuites et c’est souvent là que se produisent les pensées les plus intéressantes, mais cette partition du monde est constitutive de toute discipline universitaire. On ne peut pas tout étudier, tout le temps, c’est pourquoi il y a des noms de départements au-dessus des portes des immeubles et des couloirs.

    Cependant, l’école de commerce est un cas encore plus extrême. Elle est bâtie sur le principe qui isole la vie commerciale du reste de la vie, mais subit ensuite une spécialisation supplémentaire. L’école de commerce assume le capitalisme, les entreprises et les managers comme forme d’organisation par défaut, et tout le reste comme histoire, anomalie, exception, alternative. Du point de vue du programmes d’études et de recherche, tout le reste est périphérique.

    La plupart des écoles de commerce sont intégrées dans des universités, et celles-ci sont généralement appréhendées comme des institutions ayant des responsabilités envers les sociétés qu’elles servent. Pourquoi, dans ce cas, supposons-nous que les filières d’études commerciales ne devraient enseigner qu’une seule forme d’organisation – le capitalisme – comme si c’était la seule façon d’organiser la vie humaine ?

    Ce n’est pas un monde agréable celui qui est produit par la gestion de marché et que l’école de commerce professe. C’est une sorte d’#utopie pour les riches et les puissants, un groupe que les étudiants sont encouragés à s’imaginer rejoindre, mais ce privilège est acheté à un coût très élevé, entraînant des catastrophes environnementales, des #guerres de ressources et des migrations forcées, des inégalités à l’intérieur et entre les pays, l’encouragement de l’#hyperconsommation ainsi que des pratiques #antidémocratiques persistantes au travail.

    Promouvoir l’école de commerce fonctionne en passant outre de ces problèmes, ou en les mentionnant comme des défis et ne pas les prendre en considération ensuite dans les pratiques d’enseignement et de recherche. Si nous voulons être capables de répondre aux défis auxquels est confrontée la vie humaine sur cette planète, nous devons faire des recherches et enseigner autant de formes d’organisation différentes que nous sommes capables d’imaginer collectivement. Pour nous, supposer que le capitalisme mondial peut continuer tel qu’il est c’est prendre la responsabilité d’emprunter la voie qui mène à la destruction. Donc, si nous voulons nous écarter du business as usual, nous devons également ré-imaginer radicalement l’école de commerce telle qu’elle est. Et cela signifie plus que des murmures pieux sur la responsabilité sociale des entreprises. Cela signifie en finir avec ce que nous avons érigé, et reconstruire.

  • Les pays européens à l’épreuve de la #désindustrialisation, une approche comparative

    Henri Nonn, 1929-2017 : quand l’#Alsace perd son géographe de référence [Texte intégral]
    François Bost
    Introduction : La désindustrialisation, objet géographique [Texte intégral]
    Introduction : Deindustrialization, a geographical phenomenon
    Entindustrialisierung, geographisches Objekt
    François Bost et Dalila Messaoudi
    La désindustrialisation : quelles réalités dans le cas français ? [Texte intégral]
    Deindustrialization : what are the realities concerning the French case ?
    Deindustrialisierung : Welche Realitäten im französischen Fall ?
    John Baude
    La #Lorraine industrielle de demain : quelques « citadelles » ? Une désindustrialisation économiquement et géographiquement sélective [Texte intégral]
    Tomorrow’s industrial Lorraine : a few citadels ? A selective de-industrialization in sectors and areas
    Das industrielle #Lothringen der Zukunft : einige Festungen ? Eine wirtschaftliche und geografische selektive Entindustrialisierung
    Michel Deshaies
    La #ré-industrialisation d’un territoire désindustrialisé : l’exemple des nouveaux Länder (#Allemagne) [Texte intégral]
    Reindustrialization of a desindustrialized territory : the example of the New Länder (Germany).
    Zusammenfassung : Die Reindustrialisierung von einer deindustrialisierten Region : Die neuen Länder (Deutschland).
    Henar Pascual et Paz Benito
    Territoires et #paysages de la désindustrialisation en #Espagne : des #crises à la recherche d’#opportunités [Texte intégral]
    De-industrialisation territories and landscapes in Spain : from the crises to the search for opportunities
    Räume und Landschaften der Deindustrialisierung in Spanien : Auf der Suche nach neuen Chancen nach der Krise
    Anna Geppert et Iwona Pielesiak
    Les transformations de l’industrie et ses conséquences spatiales en #Pologne (1989-2016) [Texte intégral]
    Industrial change and its spatial consequences in Poland (1989-2016)
    Der Wandel der Industrie und seine räumlichen Folgen in Polen (1989-2016)
    Monika Maria Cysek-Pawlak
    Définir une stratégie de développement pour une ville post-industrielle. Analyse du cas de Łódź en #Pologne [Texte intégral]
    The strategy of development for post-industrial city : case analysis of Łódź, Poland
    Die Entwicklungsstrategie für die Postindustrielle Stadt : Fallanalyse von Łódź, Polen

    https://rge.revues.org/5991
    #revue #Europe #France

  • Europe Should See Refugees as a Boon, Not a Burden

    Many European leaders have described the refugees who are risking their lives to get to the Continent as a burden. But there is good reason to believe that these immigrants will contribute more to Europe economically than they will take from it.

    http://www.nytimes.com/2015/09/19/opinion/europe-should-see-refugees-as-a-boon-not-a-burden.html?_r=0
    –-> ça date de 2015, mais je mets ici pour archivage

    #migrations #asile #réfugiés #économie #opportunité

  • Immigrants. An opportunity, not a problem.

    In accord with my ongoing effort to reverse Gdansk’s and Polish record of nationalism and to make our city more immigrant-friendly, the Council of Immigrants was created. It is a part of a wider immigration policy accepted by the City Council. Now I look forward to getting help and advice from 12 people from different parts of the world. As volunteers they will advise the mayor and the municipal administration on issues of integration of migrants.


    http://www.huffingtonpost.com/pawel-adamowicz/immigrants-an-opportunity_b_12520884.html

    #opportunité #solidarité #Pologne #asile #migrations #réfugiés #villes #urban_matter

  • Et si la crise bovine servait la cause humanitaire ?
    http://www.boursorama.com/actualites/et-si-la-crise-bovine-servait-la-cause-humanitaire-cc83c4f9c051bfbcb0a89

    C’est d’une indécence ! « On » refuse en Europe d’accueillir les exilés mais si on peut leur coller nos excédents agricoles, c’est une vraie #opportunité ! #à_gerber

    À toute chose malheur est bon ? Alors que les éleveurs bovins européens connaissent une importante crise, les professionnels réunis actuellement au Sommet de l’élevage en Auvergne poussent l’Europe à distribuer ses surplus de viande dans les principaux pays d’accueil des réfugiés syriens.

    La crise bovine et la chute des cours de la viande est due en partie à l’arrivée sur les marchés européens de dizaines de milliers de carcasses de vaches laitières abattues pour tenter de réduire la surproduction laitière européenne et pour faire remonter les cours du lait. « Nous avons proposé au Commissaire européen à l’Agriculture, Phil Hogan, de retirer de la viande du marché pour aider des zones en état de guerre ou en grande difficulté en raison des migrants », a déclaré Guy Hermouet, président de la section bovins au sein de la Fédération interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev), mercredi 5 octobre au premier jour du Sommet.

    « C’est une demande que j’ai faite à l’échelle européenne pour poser comme principe que, comme on a énormément de viande en excédent, et qu’il y a des besoins humanitaires, l’Europe pourrait s’organiser pour (...) utiliser cette viande en excédent pour apporter des solutions à des gens qui aujourd’hui ont de grandes difficultés. C’est aujourd’hui sur la table ; c’est un objectif » a renchéri ce jeudi 6 octobre le ministre de l’Agriculture français Stéphane Le Foll à la presse.
    ...

    "L’aide humanitaire que nous avons proposée serait sous la forme de corned-beef" mais toutes les modalités de fabrication et d’indemnisation «  sont encore à négocier et déterminer », précisait M. Hermouet mercredi.

  • Dagli stranieri 11 miliardi al #welfare

    È sempre aperto il dibattito sul valore della componente immigratoria per la società italiana: andando oltre la cupa ombra gettata sull’argomento dagli ultimi tragici eventi in Europa, possono essere considerati una risorsa? Il rapporto “Immigrati, da emergenza a opportunità” del Centro studi di Confindustria, presentato lo scorso 22 giugno, propendeva per una risposta positiva, basandosi su una serie di statistiche: il contributo della popolazione straniera al Pil nel 2015 è quantificabile nell’8,7% (124 miliardi), quando nel 2008 era del 6,5% (98 miliardi); i soggetti nati all’estero (irregolari compresi) sono circa 5,8 milioni e rappresentano il 9,7% della popolazione (al di sotto della media europea, 10,3%) e quasi l’11% degli occupati totali, grazie anche alla disponibilità ad accettare i lavori meno qualificati (avere un’attività è del resto il requisito base per garantirsi il permesso di soggiorno). Di recente, poi, il presidente di Confindustria, Vincenzo Boccia, e il ministro dell’Interno, Angelino Alfano, hanno firmato un’intesa sull’inserimento lavorativo degli immigrati rifugiati.

    http://www.ilsole24ore.com/art/commenti-e-idee/2016-08-01/dagli-stranieri-11-miliardi-welfare-063603.shtml?uuid=ADJKmT0
    #asile #migrations #réfugiés #économie #Italie #opportunité
    cc @albertocampiphoto

    Pour télécharger le #rapport de #Confindustria:
    http://www.interno.gov.it/sites/default/files/allegati/segiugno2016_parte_speciale_immigrazione.pdf

  • Looking at migration as an opportunity to be managed

    Recently I learned that Japan hosts a Soren Kierkegaard Research Center. While the Danish philosopher may have known little of Japan, his existential writings appear to be popular here. He once said “life is not a problem to be solved, but a reality to be experienced.” This resonates with me, as for many years, the International Organization for Migration (IOM) has been saying that migration is not a problem to be solved, but an opportunity to be managed.

    http://www.japantimes.co.jp/opinion/2016/04/18/commentary/japan-commentary/looking-migration-opportunity-managed

    #démographie #migrations #Japon #opportunité #vieillissement_de_la_population

  • Why refugees are a gift, not a burden, to society

    Sixteen years ago, Alexander Betts worked at a refugee reception center in the Netherlands, welcoming people from all over the globe to receive asylum in the country. The experience was an eye-opener for Betts, who didn’t know much about the “refugee question” at the time, he says in a talk at TEDxVienna.

    http://tedxinnovations.ted.com/2015/11/30/spotlight-tedx-talk-why-refugees-are-a-gift-not-a-burden-to-soc
    #problème #réfugiés #asile #migrations #opportunité #fardeau

  • Les migrants, une chance pour l’Europe ?

    L’Union Européenne doit accueillir cette année plus d’un million de migrants économiques et politiques. Une situation délicate qui divise les états membres. Enquête en Allemagne, pays qui a mis en place un dispositif d’accueil colossal - Interview de #Michelle_Leighton, directrice à l’Organisation mondiale du travail - Nouvelle crise politique en Irlande du Nord.

    http://www.arte.tv/guide/fr/060827-008/vox-pop

    #travail #économie #opportunité #chance #réfugiés #asile #migrations

  • Refugee influx a major opportunity for Germany, leading economist says | World news | The Guardian

    http://www.theguardian.com/world/2015/nov/05/refugee-influx-a-major-opportunity-for-germany-leading-economist-says

    Marcel Fratzscher, the head of the German Institute for Economic Research (DIW), has said the hundreds of thousands of newcomers this year as well as the hundreds of thousands more expected over the coming years, are a major opportunity for Germany and that its strong financial position makes it ideally placed to welcome them.

    “In the long run the refugees are an incredible opportunity for Germany,” Fratzscher said. “Because of the surplus in the public budget, and a labour market that’s doing incredibly well, there’s probably never been a better moment in the last 70 years for Germany to deal with the challenge.”

    #réfugiés #allemagne

  • Who’s Afraid of … Migration? A New European Narrative of Migration

    Human mobility has changed profoundly since the onset of globalisation, with old patterns of south-north movement of male economic migrants being replaced by mixed flows of people moving because of a variety of needs and motivations. In Europe these changes have gone largely unnoticed and the discourse on migration has been conducted in a confused and contradictory way. Policies have swung between two poles: on one end the view of migrants as a problem rather than as an opportunity; on the other, the view of migrants as vulnerable people escaping poverty or persecution. Through the analysis of policies, juridical terminology, concepts and stereotypes, this paper proposes a three-step approach for a different narrative of migration to curb the political manipulation that, labelling migrants as a threat, is dangerously fuelling racism and discrimination towards “aliens”.

    http://www.iai.it/en/pubblicazioni/whos-afraid-migration

    #peur #asile #migrations #discours #réfugiés #problème #opportunité #racisme #discrimination #preception #réalité #discours #préjugé #manipulation_politique
    cc @reka

  • Rx for Prosperity: German Companies See Refugees as Opportunity

    The German business community views the recent influx of refugees as an opportunity to help companies grow and ensure long-term prosperity. Many are calling for bureaucratic red tape to be lifted so that new arrivals can enter the labor market faster.


    http://www.spiegel.de/international/germany/refugees-are-an-opportunity-for-the-german-economy-a-1050102.html
    #Allemagne #asile #réfugiés #migrations #avantages #opportunité #prospérité #économie

  • #Intégration des #immigrés : la #France crée plus d’#obstacles que d’#opportunités

    Plutôt que de faciliter la tâche aux immigrés, les pouvoirs publics leur compliquent la vie. Réalisée par des think tanks européens, l’étude #Mipex publiée ce mercredi critique vertement la politique d’intégration de la France.

    http://www.mediapart.fr/article/offert/e0986828a4127d3d40c7e403bce7353d
    #migration #étrangers #politique_d'intégration #statistiques #chiffres

    Article de @carine

  • #Cameroun : le retour des #diplômés de la #diaspora

    Au Cameroun, de plus en plus de jeunes diplômés à l’étranger font le choix de revenir au pays. Ils tournent le dos à une Europe qui se noie dans ses difficultés économiques et identitaires pour se tourner vers un continent plein d’#opportunités. S’il est vrai que les conditions d’accueil sont parfois délétères, que certains renoncent après une tentative infructueuse, d’autres s’accrochent et réussissent.

    http://www.dailymotion.com/video/x2ev1wg_cameroun-le-retour-des-diplomes-de-la-diaspora_news?start=2


    #retour #migration

  • Hosting refugees is a burden ? Questioning a prevailing perception

    The Syrian refugee crisis is one of the most imperative challenges facing the international community. According to the latest news, more than three million Syrian people have left the country to escape from the brutal civil war and sought refuge in neighbouring states, including Lebanon, Turkey and Jordan. Reportedly, the incessant influxes of refugees are overwhelming the capacities of the receiving countries. Many media sources now highlight the concerns of significant burdens that these refugees might place on their hosting countries.

    Indeed, burdens created by hosting refugees, especially in developing countries, have been well documented. Given the scale of Syrian refugee inflow, it is of course understandable that the international community focuses on the potential ‘damages’ that the receiving countries may suffer from hosting refugees.

    On the other hand, the current scope about the Syrian refugee situation seems somewhat one-dimensional. Although it is less recognised, there are advocates who claim that refugees do make positive contributions to their host communities and countries. Some examples from our research in Uganda add empirical evidence to this positive view towards hosting refugees.

    http://www.oxhip.org/2014/06/hosting-refugees-is-a-burden

    #réfugiés #économie #fardeau #opportunité

    v. aussi ce rapport cité dans l’article :
    http://www.rsc.ox.ac.uk/refugeeeconomies

  • Maritime security must be seen as a profit culture, not an overhead

    http://www.lloydslist.com/ll/sector/ship-operations/article432896.ece

    Ça le mérite d’être clair... Un aller-retour Canal de Suez - Détroit de Malacca avec des gardes armés à bord se négocie aux alentours de 200 000 dollars hors taxe. Avec 25 000 bateaux transitant dans l’Océan Indien tous les ans, ce serait en effet dommage de ne pas en faire un « business »...

    Maritime security must be seen as a profit culture, not an overhead - Lloyd’s List - Ship Operations

    Thursday 21 November 2013, 15:00

    LLOYD’s List’s digital roundtable Future security threats for shipping brought together some of the leading experts in maritime security to debate the threat of piracy both off the east and west coast of Africa.However, it also looked beyond this to discuss how the maritime security...

    #piraterie_maritime #opportunité

  • #Revue en ligne « (Re)penser l’exil » :

    Dans le cadre du programme 2010-2016 – #Exil, Création Philosophique et Politique, Repenser l’Exil dans la #Citoyenneté Contemporaine – la revue en ligne (Re)Penser l’Exil se propose de présenter le travail de réflexion critique des participant.e.s sur les #représentations, les #mots, les #discours sur l’exil, en vue de mettre en lien l’exil, la création philosophique et politique et la citoyenneté contemporaine. Le Programme vise à faire un travail critique sur les modes de (dés)subjectivation, la fragmentation du #mouvement_social et le poids du déterminisme sur la pensée philosophique actuelle.

    Elle est un moyen de collectiviser les réflexions en cours, en vue d’une synthèse à la fin du programme (2016).

    Elle présente :

    Des textes produits à chaque étape du programme 2010-2016 et des textes en travail en vue de publications qui se préparent par ailleurs (livres notamment)
    Des matériaux, des documents, des faits divers, des contributions artistiques, poèmes, des textes de création théâtrale, etc..

    (RE)PENSER L’EXIL

    L’exil évoque à la fois les racines (Simone Weil) et la mer (Victor Hugo), la maison (Pinar Selek), le pain amer (François Rigaux). Les métaphores sont nombreuses. C’est un phénomène universel qui traverse l’histoire humaine et tous les continents. C’est une des facettes du diamant de l’expérience humaine (exil intérieur, #banissement, #expulsion_sociale, politique).
    L’exil est une notion riche, vaste, multiforme qui offre un espace d’hospitalité à une #réflexion_philosophique transversale visant à défragmenter des #expériences_humaines, politiques pour permettre un partage de la réflexion.
    Nous nous proposons de (re)penser l’exil dans ce qu’il contient d’épaisseur de #vie, de #souffrance, de #joie, d’#injustice, de #violence et aussi de souffle, de #puissance, d’#opportunité d’invention de la #liberté et de la #solidarité, de la citoyenneté.
    Le fil rouge est une question qui nous accompagnera durant toute la durée du programme (2010-2016) : serions-nous toutes, tous des exilé.e.s ? L’exil une fatalité du destin, une liberté en tension. Exil-des-exil, comment vivons-nous, pensons-nous cela ?

    LE TRAVAIL PHILOSOPHIQUE

    Le travail d’innovation philosophique dont a parlé Jacques Derrida au moment où il a fondé le Collège International de Philosophie à Paris, appartient à tout le monde. En partant de l’exil, nous voulons inventer et mettre en œuvre un travail à la fois modeste et ambitieux qui croise des expériences, des lieux, des pays, des continents, des temporalités, des générations, des sexes, des domaines de savoirs, des générations, des artistes, etc.. en partageant une réflexion critique.
    Il vise à favoriser le travail sur l’autonomie, la subjectivation individuelle et collective et la création philosophique.
    Il participe au débat critique et créatif sur l’exil et le des-exil dans le monde contemporain.

    http://revue-exil.com