• Biélorussie : l’autocrate, l’opposition libérale et la classe ouvrière | Le mensuel
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org/2020/09/13/bielorussie-lautocrate-lopposition-liberale-et-la-classe-ouv

    L’opposition qui a pris forme durant la présidentielle autour de #Tikhanovskaïa, la femme d’un homme d’affaires et blogueur en vue, emprisonné pour avoir voulu faire acte de candidature, et des représentantes de deux autres opposants notoires, eux aussi empêchés de se présenter – un banquier catalogué comme pro-russe et un ex-ministre de Loukachenko – n’avait d’autres revendications que le départ de Loukachenko, pour organiser des élections honnêtes  ; et, depuis le déclenchement de la répression, ils y ont ajouté la fin des violences policières et la libération des prisonniers politiques.

    En guise de programme, cela fait un peu court. Au moins pour ce que l’opposition libérale en affiche, car elle se propose aussi, mais sans trop le claironner, de poursuivre et accélérer le programme de privatisations engagé récemment par Louka­chenko.

    [...]

    L’#opposition_libérale, qui regroupe des courants pro-occidentaux mais aussi parfois pro-russes, a constitué un conseil de coordination. Cet organe, censé préparer la relève, même pas du régime, mais du seul pouvoir de l’autocrate, est notamment constitué d’une brochette de juristes, d’un ex-ministre de Loukachenko, d’une prix Nobel de littérature, #Svetlana_Alexeïevitch qui, après avoir été une auteure en vue sous Brejnev, est devenue une adversaire déclarée de «  l’homme rouge  », du régime soviétique en particulier et du communisme en général.

    Qu’un ou plusieurs animateurs de comités de grève siègent à ce conseil ne change rien à son orientation de classe. Ils relaient auprès des travailleurs les slogans de l’opposition libérale  : élections libres, fin de la répression, libération des prisonniers politiques. Et s’ils y ajoutent des points spécifiques au monde du travail (droit de grève, droit de former des syndicats indépendants, abrogation des mesures gouvernementales de précarisation du travail, de celles qui repoussent l’âge de départ en retraite, etc.), ces revendications, amplement justifiées, ne sont pas à la hauteur des exigences de la lutte. Surtout pour obtenir un changement de régime.

    [...]

    En Biélorussie, personne ne propose rien à la classe ouvrière. Pas même de perspectives ouvertement bourgeoises, tant l’opposition libérale, de fait bourgeoise, à #Loukachenko est insignifiante, sans force, même si elle aimerait bien attacher à son char des cohortes de manifestants ouvriers. Ce qui, malgré cela, fait peur aux Macron et Merkel, c’est qu’une telle situation d’instabilité sociale et politique, même dans un petit pays, peut avoir un caractère contagieux quand c’est toute la société mondiale que secoue et frappe la crise du système capitaliste.

    Mais, faute d’un parti qui porte la perspective d’une réorganisation révolutionnaire de la société, du renversement de ce système capitaliste failli, et qui propose ce programme à l’ensemble de la population, au nom de la classe ouvrière, en cherchant à entraîner à sa suite les autres classes laborieuses, même une intervention massive des travailleurs dans des événements comme ceux de Biélorussie ne pourra rien changer de fondamental, même dans ce pays.

    – Une explosion de colère
    – Les grandes puissances à la rescousse du régime
    – Un régime bonapartiste en difficulté
    – Le régime et ses attaques contre la classe ouvrière
    – La #classe_ouvrière, ses perspectives de réorganisation de la société et son parti

  • Création de l’association des maires « #ma_commune_sans_migrants »

    Communiqué de presse de #Steeve_Briois, Maire d’#Hénin_Beaumont et Président de l’#association des maires « ma commune sans migrants »

    Steeve Briois, maire d’Hénin Beaumont, annonce la création d’une association de maires refusant l’#accueil des migrants. Cette association, intitulée « ma ville sans migrants », fait suite à l’annonce par le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, d’un plan de dissémination de 12 000 migrants dans les villages et villes de France à la suite du démantèlement de la jungle de calais. Cette politique folle aurait pour conséquence de multiplier les #mini_Calais sur l’ensemble du territoire national, sans consulter préalablement les populations et les élus locaux. Ce passage en force du gouvernement socialiste est tout simplement inacceptable car il menace gravement l’#ordre_public et la #sécurité de nos administrés.

    C’est pourquoi les maires membres de cette association s’engagent à faire voter par le conseil municipal, une #charte intitulée « ma commune sans migrants ». Cette charte énonce huit points attestant devant les Français, que tous les moyens légaux en la possession des maires, seront mis en œuvre pour s’opposer à l’accueil des migrants.

    Cette association s’adresse aux 36 0000 maires de France sans préjuger de leur appartenance politique. L’opposition à l’#invasion migratoire dans nos communes doit devenir une cause nationale de #salut_public qui dépasse les clivages partisans.

    https://rassemblementnational.fr/communiques/creation-de-lassociation-des-maires-ma-commune-sans-migrants
    #réseau #France #anti-migrants #anti-réfugiés #RN #Rassemblement_national #non-accueil #opposition

    Ajouté en contre-exemple à la métaliste sur les #villes-refuge :
    https://seenthis.net/messages/759145

    ping @isskein @karine4 @thomas_lacroix

  • #Hong_Kong : la #loi controversée sur la #sécurité_nationale a été adoptée, selon des médias locaux

    Le parlement chinois a adopté mardi la loi controversée sur la sécurité nationale à Hong Kong, ont annoncé des médias du territoire semi-autonome, faisant craindre une #répression de toute #opposition_politique dans l’ex-colonie britannique.

    Le parlement national à Pékin a voté ce texte à l’unanimité, ont affirmé mardi matin Now TV, RTHK et le South China Morning Post.

    Cette loi, qui entend réprimer le « #séparatisme », le « #terrorisme », la « #subversion » et la « collusion avec des forces extérieures et étrangères », vise à ramener la #stabilité dans l’ex-colonie britannique secouée l’an passé par des #manifestations monstres contre le pouvoir central.

    Les opposants redoutent qu’elle serve à museler toute dissidence et à enterrer la semi-autonomie et les libertés dont jouissent les habitants de Hong Kong.

    Ce texte, élaboré en seulement six semaines et dont le contenu n’est pas connu des près de 7,5 millions de Hongkongais, contourne le conseil législatif local.

    Lors de sa conférence de presse hebdomadaire du mardi matin, la cheffe de l’exécutif local, Carrie Lam, a refusé de dire si ce texte a été effectivement adopté.

    « Je pense qu’en ce moment, il ne me revient pas de commenter les questions relatives à la loi sur la sécurité nationale », a déclaré Mme Lam.

    Pour l’opposition pro-démocratie de Hong Kong et pour plusieurs pays occidentaux dont les Etats-Unis, le G7 ou encore l’Union européenne (UE), cette loi est au contraire une attaque contre l’#autonomie et les #libertés du territoire.

    https://www.courrierinternational.com/depeche/hong-kong-la-loi-controversee-sur-la-securite-nationale-ete-a

  • Events and demonstrations banned in İstanbul for 15 days - English Bianet
    The Governor’s Office has announced that the events and demonstrations to be held in İstanbul have been banned till the end of June. The novel coronavirus outbreak has been cited as the reason for the ban.

    #Covid-19#Turquie#Journaliste#Répréssion#Liberté#Oppositionpolitique#HDP#migrant#migration

    http://bianet.org/english/politics/225755-events-and-demonstrations-banned-in-istanbul-for-15-days

  • HDP official: Turkish gov. aims to seize all Kurdish municipalities amid COVID-19 crisis
    A foreign affairs spokesperson for the Pro-Kurdish Peoples’ Democratic Party (HDP) claims Turkey is using the coronavirus pandemic to target the remaining Kurdish municipalities in the country’s southeast.
    #Covid-19#Turquie#Kurde#HDP#Opposition_politique#Democratie#Société_civile#migrant#migration

    https://www.kurdistan24.net/en/news/79eec75a-cb87-48c7-b790-ac4538ca735d

  • Waiting for the bad to get worse: Lebanon in the time of corona - Middle East Institute
    “There is a predicament coming that is much bigger than corona … the economy is the bigger crisis,” a political activist in Dahiyeh says. Finger pointing among the country’s political and financial elite has reached new levels. But the crisis is too big to be patched up by finite patronage networks, even for Hezbollah, the country’s best resourced party. But the confessional political system’s tentacles permeate most aspects of life and its disentanglement is tricky. Many warn of civil unrest. Protests have already begun.

    #Covid-19#Liban#Crise_politique#Conflit #Société_civile#Opposition#Économie#migrant#migration

    https://www.mei.edu/publications/waiting-bad-get-worse-lebanon-time-corona

  • Plus de 400 arrestations pour « provocation en ligne » en Turquie- Middle East Eye
    La police turque a arrêté depuis le mois dernier plus de 400 personnes accusées d’avoir fait de la « provocation » sur les réseaux sociaux en lien avec la pandémie de nouveau coronavirus, a indiqué lundi le ministère de l’Intérieur.
    « Au cours des 42 derniers jours, 6 362 comptes sur les réseaux sociaux ont été repérés, 855 suspects ont été identifiés et 402 personnes ont été arrêtées », a déclaré le ministère dans un communiqué.
    #Covid-19#Turquie#Erdogan#Opposition#Prison#Liberté#Sociétécivile#Politique#Réseaux_sociaux#migrant#migration

    https://www.middleeasteye.net/fr/live/coronavirus-suivez-lactualite-dans-la-region-mena

  • Erdoğan ordered investigations into mayors over COVID-19 aid, opposition leader says - Ahval
    Main opposition Republican People’s Party (CHP) leader Kemal Kılıçdaroğlu has said that President Recep Tayyip Erdoğan directly ordered investigations into opposition mayors over their COVID-19 aid campaigns, Sözcü reported on Sunday.
    #Covid-19#Turquie#Erdogan#Opposition#Democratie#Liberté#Sociétécivile#Politique#migrant#migration
    https://ahval.me/turkey-coronavirus/erdogan-ordered-investigations-mayors-over-covid-19-aid-opposition-leader-says

  • How Syrian opposition is trying to stop coronavirus from reaching its areas- Al Monitor

    The Syrian opposition coalition announced a set of sanctions that will be taken against opposition members and leaders found to be involved in smuggling people and goods from border crossings and smuggling corridors along the lines of contact with the Syrian regime and the Syrian Democratic Forces (SDF) in the Aleppo countryside.

    #Covid19#Syrie#Politique#Opposition#frontières#migrant#Diplomatie#réfugiés#migration

    https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2020/04/syria-opposition-close-crossings-regime-smuggling-covid19.html

  • Neuer Partner im Asylbereich: Stadtrat Müller äussert sich zur Absage an die Firma #ORS

    Tschüss ORS: Die Stadt Dietikon engagiert neu die Asylorganisation Zürich (AOZ) für die Betreuung von Asylsuchenden. Obwohl sie mit dem bisherigen Partner zufrieden war. Sozialvorstand #Philipp_Müller (FDP) nimmt Stellung.

    Nach zehn Jahren ist Schluss. 2009 hatte die Stadt #Dietikon ihr Asylwesen an die private Firma ORS Service AG ausgelagert. Der aktuelle Vertrag läuft nun Ende 2019 aus. Die Stadt erneuert ihn nicht. Stattdessen arbeitet sie neu mit der #Asylorganisation_Zürich zusammen, kurz #AOZ genannt. Diese ist schon für die Gemeinden #Schlieren, #Geroldswil, #Weiningen und #Unterengstringen tätig, derweil neben Dietikon bisher auch #Bergdietikon, #Birmensdorf und #Aesch auf die ORS setzen. Die ORS betreut auch die kantonale Notunterkunft in #Urdorf.

    Wieso die Stadt von der ORS zur AOZ wechselt, erklärte am Dienstag auf Anfrage der Dietiker Sozialvorstand Philipp Müller (FDP). Zu den Kosten nennt er keine Zahlen. Diese würden sich je nach aktuellem Bedarf laufend ändern, so wie die Anzahl Asylsuchenden. Die Beträge sind also dynamisch.

    Klar ist: Die Stadt hat von ORS und AOZ Offerten eingeholt. Müller: «Das Angebot der AOZ ist für die gleiche Leistung wirtschaftlich besser.»

    Die ORS hatte aufgrund neuer gesetzlicher Grundlagen eine neue Berechnungsgrundlage vorgeschlagen. Ein Beispiel: Wenn die Anzahl Asylsuchender und vorläufig Aufgenommener die Anzahl Plätze unterschreitet, können Wohnungen leer stehen. Während die Kosten für den Platz dann bestehen bleiben, fallen die Entschädigungen durch den Kanton weg. Dieses Leerstandsrisiko trug die ORS bisher selbst, nun hätte es die Stadt tragen sollen. Die AOZ handhabt das zwar schon länger so. Aber es ist einer der Faktoren, die die Vertragsofferte der ORS teurer als bisher gemacht hat. Und zudem ist sie jetzt auch teurer als jene der AOZ.
    «Wir hatten eine gute Zusammenarbeit»

    Mit der Leistung der ORS sei die Stadt Dietikon bisher zufrieden gewesen, so Müller. «Wir hatten eine gute Zusammenarbeit. Aber bei so einem grossen Auftrag muss man eine Auslegeordnung machen, wenn der Vertrag ausläuft.» Die Auslegeordnung nahm die Sozialabteilung vor den Sommerferien an die Hand. Neben den nackten Offerten gab es auch Gespräche mit beiden Firmen. Danach legte Müller seinen Antrag seinen Kollegen im Stadtratssaal vor. Der Gesamtstadtrat genehmigte den Antrag zum Wechsel zur AOZ Anfang September, wie er nun mitteilte.

    Die Möglichkeit, das Asylwesen wieder selber zu betreuen – so wie es Dietikon bis 2009 machte und so wie es Oberengstringen und Uitikon noch heute handhaben – habe man im Rahmen der Auslegeordnung auch angeschaut, sagt Müller. «Dazu müsste man Strukturen aufbauen und Leute einstellen. Zudem bieten Organisationen wie die ORS und die AOZ auch einen Pikettdienst an. Das wäre als Stadt schwieriger zu bewerkstelligen.»
    Welche Rolle das neue Gesetz spielte

    Ebenfalls eine Rolle spielten die Veränderungen im Asylwesen. Das neue Schweizer Asylgesetz beschleunigt die Verfahren. Grundsätzlich soll jeder Asylsuchende nach etwa sechs Monaten Bescheid erhalten, ob er bleiben kann oder nicht. Bei positivem Bescheid wechselt er von einem Bundesasylzentrum hinaus in eine Gemeinde.

    Das hat konkret zur Folge, dass in den Gemeinden praktisch keine Asylsuchenden mehr leben, sondern hauptsächlich vorläufig Aufgenommene und anerkannte Flüchtlinge. «Somit haben wir in unserem Kontingent primär Personen, die hier bleiben. Mit ihnen muss man anders arbeiten, als mit jenen, bei denen man weiss, dass sie sowieso bald wieder gehen», sagt Müller.
    «Sonst bleiben die Leute in der Sozialhilfe hängen»

    Darum gibt es mit dem neuen Asylgesetz auch eine neue Integrationsagenda des Bundes. Diese hält zum Beispiel fest, dass die Hälfte der erwachsenenen Flüchtlinge nach sieben Jahren im Arbeitsmarkt integriert sein soll. Und dass alle anerkannten Flüchtlinge und vorläufig Aufgenommenen nach drei Jahren Grundkenntnisse einer Landessprache haben sollen. «Als Stadt haben wir ein grosses Interesse, Vorgaben wie diese zu erfüllen», sagt Müller, «sonst bleiben die Leute in der Sozialhilfe hängen.»

    «Bei der Auswahl haben wir verstärkt darauf geachtet, welche Konzepte der Dienstleister hat, um den Integrationsauftrag zu erfüllen», sagt Müller. Die AOZ habe diesbezüglich das bessere Angebot, so Müller. «Wir hoffen, dass wir den neuen Integrationsauftrag zusammen mit der AOZ umsetzen können. Das ist die grösste Herausforderung», sagt Müller.
    Asyl-Arbeit für ein sauberes Dietikon wird fortgeführt

    Das sichtbarste Projekt zur Integration von Personen aus dem Asylbereich im Bezirkshauptort heisst «Sauberes Dietikon». In gelben Westen befreien sie Strassen, Plätze und Grünstreifen von Littering. Dieses Projekt wird auch unter der AOZ weitergeführt. «Die Einwohner schätzen es, dass die Menschen, die bei uns sind, auch eine Gegenleistung erbringen. Auch ich finde es ein wichtiges Zeichen, dass die Leute bereit sind, etwas zu leisten», sagt Müller.

    Die Asylsuchenden und vorläufig Aufgenommenen können sich freiwillig dafür einschreiben. Pro Quartal machen etwa 25 Personen mit, einzelne davon leisten bis zu 50 Einsätze pro Quartal.

    Insgesamt leben in Dietikon jeweils rund 100 Asylsuchende und vorläufig Aufgenommene. Zurzeit sind es 33 Personen aus Afghanistan, 18 aus Syrien, 13 aus Eritrea, 11 aus der Türkei, 9 aus Sri Lanka und 8 aus dem Iran.
    Ab Ende Oktober wird die neue Asylunterkunft gebaut

    Die Personen leben insbesondere in Wohnungen der Siedlungsgenossenschaft Eigengrund. Zudem beginnen bald die Arbeiten für die neue Asylunterkunft Luberzen auf einem Spickel Land zwischen Bernstrasse und Autobahn. Ab Ende Oktober wird das Areal mit Werkleitungen erschlossen. Ende Januar startet die Bebauung, wie die kantonale Baudirektion am Dienstag auf Anfrage sagte. Sie baut die Asylunterkunft für die Stadt und will sie bis etwa Anfang August 2020 der Stadt schlüsselfertig übergeben. Es handelt sich um einen Holzmodulbau mit rund 40 Plätzen, gegen den bis vor Bundesgericht gekämpft wurde. Er ersetzt die alte Liegenschaft, die der neuen Schönenwerdkreuzung weichen musste.

    https://www.limmattalerzeitung.ch/limmattal/region-limmattal/neuer-partner-im-asylbereich-stadtrat-mueller-aeussert-sich-zur-a
    #résistance #opposition #asile #migrations #réfugiés #privatisation #ORS #Suisse #fin

  • UN Human Rights Council Should Address Human Rights Crisis in Cambodia at its 42nd Session

    Dear Excellency,

    The undersigned civil society organizations, representing groups working within and outside Cambodia to advance human rights, rule of law, and democracy, are writing to alert your government to an ongoing human rights crisis in Cambodia and to request your support for a resolution ensuring strengthened scrutiny of the human rights situation in the country at the upcoming 42nd session of the UN Human Rights Council (the “Council”).

    National elections in July 2018 were conducted after the Supreme Court, which lacks independence, dissolved the major opposition party, the Cambodia National Rescue Party (CNRP). Many believe that this allowed the ruling Cambodian People’s Party (CPP) under Prime Minister Hun Sen to secure all 125 seats in the National Assembly and effectively establish one-party rule. Since the election, respect for human rights in Cambodia has further declined. Key opposition figures remain either in detention – such as CNRP leader Kem Sokha, who is under de facto house arrest – or in self-imposed exile out of fear of being arrested. The CNRP is considered illegal and 111 senior CNRP politicians remain banned from engaging in politics. Many others have continued to flee the country to avoid arbitrary arrest and persecution.

    Government authorities have increasingly harassed opposition party members still in the country, with more than 147 former CNRP members summoned to court or police stations. Local authorities have continued to arrest opposition members and activists on spurious charges. The number of prisoners facing politically motivated charges in the country has remained steady since the election. The government has shuttered almost all independent media outlets, and totally controls national TV and radio stations. Repressive laws – including the amendments to the Law on Political Parties, the Law on Non-Governmental Organizations, and the Law on Trade Unions – have resulted in severe restrictions on the rights to freedom of expression, peaceful assembly and association.

    It is expected that a resolution will be presented at the 42nd session of the Human Rights Council in September to renew the mandate of the UN Special Rapporteur on the situation of human rights in Cambodia for another two years. We strongly urge your delegation to ensure that the resolution reflects the gravity of the situation in the country and requests additional monitoring and reporting by the Office of the High Commissioner for Human Rights (OHCHR). Mandated OHCHR monitoring of the situation and reporting to the Council, in consultation with the Special Rapporteur, would enable a comprehensive assessment of the human rights situation in Cambodia, identification of concrete actions that the government needs to take to comply with Cambodia’s international human rights obligations, and would allow the Council further opportunities to address the situation.

    Since the last Council resolution was adopted in September 2017, the situation of human rights in Cambodia, including for the political opposition, human rights defenders, and the media, has drastically worsened. Developments since the 2018 election include:

    Crackdown on Political Opposition

    On March 12, 2019, the Phnom Penh Municipal Court issued arrest warrants for eight leading members of the opposition Cambodia National Rescue Party who had left Cambodia ahead of the July 2018 election – Sam Rainsy, Mu Sochua, Ou Chanrith, Eng Chhai Eang, Men Sothavarin, Long Ry, Tob Van Chan, and Ho Vann. The charges were based on baseless allegations of conspiring to commit treason and incitement to commit felony. In September 2018, authorities transferred CNRP head Kem Sokha after more than a year of pre-trial detention in a remote prison to his Phnom Penh residence under highly restrictive “judicial supervision” that amounts to house arrest. Cambodian law has no provision for house arrest and there is no evidence that Sokha has committed any internationally recognizable offense.

    During 2019, at least 147 arbitrary summonses were issued by the courts and police against CNRP members or supporters. Summonses seen by human rights groups lack legal specifics, containing only vague references to allegations that the person summoned may have violated the Supreme Court ruling that dissolved the CNRP in November 2017.

    Human Rights Defenders and Peaceful Protesters

    In November 2018, Prime Minister Hun Sen stated that criminal charges would be dropped against all trade union leaders related to the government’s January 2014 crackdown on trade unions and garment workers in which security forces killed five people. However, the following month, a court convicted six union leaders – Ath Thorn, Chea Mony, Yang Sophorn, Pav Sina, Rong Chhun, and Mam Nhim – on baseless charges and fined them. An appeals court overturned the convictions in May 2019, but in July 2019 the court announced its verdict in absentia convicting Kong Atith, newly elected president of the Coalition of Cambodian Apparel Workers Democratic Union (CCAWDU), of intentional acts of violence in relation to a 2016 protest between drivers and the Capitol Bus Company. The court imposed a three-year suspended sentence, which will create legal implications under Article 20 of the Law on Trade Unions, which sets out among others that a leader of a worker union cannot have a felony or misdemeanor conviction.

    In December 2018, Thai authorities forcibly returned Cambodian dissident Rath Rott Mony to Cambodia. Cambodian authorities then prosecuted him for his role in a Russia Times documentary “My Mother Sold Me,” which describes the failure of Cambodian police to protect girls sold into sex work. He was convicted of “incitement to discriminate” and in July 2019 sentenced to two years in prison.

    In March 2018, the government enacted a lese majeste (insulting the king) clause into the Penal Code, and within a year four people had been jailed under the law and three convicted. All the lese majeste cases involved people expressing critical opinions on Facebook or sharing other people’s Facebook posts. The government has used the new law, along with a judiciary that lacks independence, as a political tool to silence independent and critical voices in the country.

    In July 2019, authorities detained two youth activists, Kong Raya and Soung Neakpoan, who participated in a commemoration ceremony on the third anniversary of the murder of prominent political commentator Kem Ley in Phnom Penh. The authorities charged both with incitement to commit a felony, a provision commonly used to silence activists and human rights defenders. Authorities arrested seven people in total for commemorating the anniversary; monitored, disrupted, or canceled commemorations around the country; and blocked approximately 20 members of the Grassroots Democracy Party on their way to Takeo province – Kem Ley’s home province.

    Attacks on Journalists and Control of the Media

    Prior to the July 2018 election, the Cambodian government significantly curtailed media freedom, online and offline. In 2017, authorities ordered the closure of 32 FM radio frequencies that aired independent news programs by Radio Free Asia (RFA) and Voice of America. RFA closed its offices in September 2017, citing government harassment as the reason for its closure. The local Voice of Democracy radio was also forced to go off the air.

    Since 2017, two major independent newspapers, the Phnom Penh Post and The Cambodia Daily, were subjected to dubious multi-million-dollar tax bills, leading the Phnom Penh Post to be sold to a businessman with ties to Hun Sen and The Cambodia Daily to close.

    Social media networks have come under attack from increased government surveillance and interventions. In May 2018, the government adopted a decree on Publication Controls of Website and Social Media Processing via Internet and the Law on Telecommunications, which allow for arbitrary interference and surveillance of online media and unfettered government censorship. Just two days before the July 2018 elections, authorities blocked the websites of independent media outlets – including RFA and VOA – which human rights groups considered an immediate enforcement of the new decree.

    Since then, Cambodian authorities have proceeded with the politically motivated prosecution of two RFA journalists, Yeang Sothearin and Uon Chhin. They were arrested in November 2017 on fabricated espionage charges connected to allegations that the two men continued to report for RFA after RFA’s forced closure of its Cambodia office. They were held in pre-trial detention until August 2018. Their trial began in July 2019 and a verdict on the espionage charges is expected late August. They face up to 16 years in prison.

    *

    The Cambodian government’s actions before and since the July 2018 election demonstrate a comprehensive campaign by the ruling CPP government to use violence, intimidation and courts that lack judicial independence to silence or eliminate the political opposition, independent media, and civil society groups critical of the government.

    We strongly urge your government to acknowledge the severity of the human rights situation and the risks it poses to Cambodia’s fulfillment of its commitments to respect human rights and rule of law as set out in the Paris Peace Accords 1991. It is crucial that concerned states explicitly condemn the Cambodian government’s attacks on human rights norms and take steps to address them.

    For these reasons, we call on the Human Rights Council to adopt a resolution requesting the UN High Commissioner for Human Rights to monitor and report on the situation of human rights in Cambodia and outline actions the government should take to comply with its international human rights obligations. The High Commissioner should report to the Council at its 45th session followed by an Enhanced Interactive Dialogue with participation of the Special Rapporteur on Cambodia, other relevant UN Special Procedures, and members of local and international civil society.

    We further recommend that your government, during the Council’s September session, speaks out clearly and jointly with other governments against ongoing violations in Cambodia.

    We remain at your disposal for any further information.

    With assurances of our highest consideration,

    Amnesty International
    ARTICLE 19
    ASEAN Parliamentarians for Human Rights (APHR)
    Asian Forum for Human Rights and Development (FORUM-ASIA)
    Asian Legal Resource Centre (ALRC)
    Cambodian Alliance of Trade Unions (CATU)
    Cambodian Center for Human Rights (CCHR)
    Cambodian Food and Service Workers’ Federation (CFSWF)
    Cambodian Human Rights and Development Association (ADHOC)
    Cambodian League for the Promotion & Defense of Human Rights (LICADHO)
    Cambodian Youth Network (CYN)
    Cambodia’s Independent Civil Servants Association (CICA)
    Center for Alliance of Labor and Human Rights (CENTRAL)
    CIVICUS: World Alliance for Citizen Participation
    Civil Rights Defenders (CRD)
    Committee to Protect Journalists (CPJ)
    Commonwealth Human Rights Initiative (CHRI)
    FIDH – International Federation for Human Rights
    Fortify Rights
    Human Rights Now
    Human Rights Watch (HRW)
    International Commission of Jurists (ICJ)
    Independent Democracy of Informal Economy Association (IDEA)
    International Service for Human Rights (ISHR)
    Lawyers’ Rights Watch Canada (LRWC)
    National Democratic Institute (NDI)
    Reporters Without Borders (Reporters Sans Frontières - RSF)
    World Organisation Against Torture (OMCT)

    https://www.hrw.org/news/2019/08/30/un-human-rights-council-should-address-human-rights-crisis-cambodia-its-42nd-se
    #Cambodge #droits_humains #arrestations #opposition #liberté_d'expression #censure #presse #médias #lese_majeste #Kem_Ley #Rath_Rott_Mony #Kong_Raya #Soung_Neakpoan #réseaux_sociaux

  • La #guerre_sociale en #France. Aux sources économiques de la #démocratie_autoritaire

    La tentation d’un #pouvoir_autoritaire dans la France de 2019 trouve ses racines dans le projet économique du candidat #Macron.
    Depuis des décennies, la #pensée_néolibérale mène une guerre larvée contre le #modèle_social français de l’après-guerre. La #résistance d’une population refusant des politiques en faveur du capital a abouti à un modèle mixte, intégrant des éléments néolibéraux plus modérés qu’ailleurs, et au maintien de plus en plus précaire d’un compromis social. À partir de la crise de 2008, l’offensive néolibérale s’est radicalisée, dans un rejet complet de tout équilibre.
    Emmanuel Macron apparaît alors comme l’homme de la revanche d’un #capitalisme français qui jadis a combattu et vaincu le #travail, avec l’appui de l’#État, mais qui a dû accepter la médiation publique pour « civiliser » la #lutte_de_classes. Arrivé au pouvoir sans disposer d’une adhésion majoritaire à un programme qui renverse cet équilibre historique, le Président fait face à des #oppositions hétéroclites mais qui toutes rejettent son projet néolibéral, largement à contretemps des enjeux de l’époque. Le pouvoir n’a ainsi d’autre solution que de durcir la démocratie par un excès d’#autorité. Selon une méthode classique du néolibéralisme : de l’#épuisement de la société doit provenir son #obéissance.


    https://editionsladecouverte.fr/catalogue/index-La_guerre_sociale_en_France-9782348045790.html
    #économie #néolibéralisme #livre #Romaric_GODIN

  • Le numéro 0 de la revue #Nunatak , Revue d’histoires, cultures et #luttes des #montagnes...


    Sommaire :

    La revue est disponible en ligne :
    https://revuenunatak.noblogs.org/files/2016/09/nunatakzero.pdf

    Je mettrai ci-dessous des mots-clés et citations des articles...

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    des info plus détaillées sur le numéro 1 déjà sur seenthis :
    https://seenthis.net/messages/784730

    #revue #montagne #Alpes #montagnes

  • Indignation au Sénégal après l’incarcération d’un célèbre activiste
    https://www.mediapart.fr/journal/international/010819/indignation-au-senegal-apres-l-incarceration-d-un-celebre-activiste

    Au Sénégal, l’incarcération de l’activiste Guy Marius Sagna choque les organisations de défense des droits de l’homme, qui dénoncent une atteinte aux libertés fondamentales. Cette affaire intervient dans un contexte de contestation de la gestion des hydrocarbures du pays.

    #Afrique #opposition,_Sénégal

  • Sur la couleur dans la représentation de données

    Voici une belle référence et très complète signalée Laurent Jégou (aka @ljegou) sur Twitter.

    Cette série de billets discute l’utilisation de la teinte, du choix par rapport aux types de données, leur thématique, leur format dans le contexte de la dataviz. Les billets partant de l’hypothèse que les choses ne sont pas si simples. Il ne s’agit de choisir un ton au hasard et de presser un bouton pour réaliser une figure utile.

    L’obtention d’une image efficace par une connaissance du rôle et des propriétés et fonctions des couleurs.

    Le résultat produit bien souvent une figure inutile erronée quand elle n’est pas erronée, parce qu’elle ne parvient pas à communiquer précisément sur les valeurs (qualitatives, quantitatives ou mixtes) des données sous-jacentes.

    Le but de la visualisation des données est bien de représenter par une image souvent une information qui n’est pas toujours directement visible, accessible pour résulter de calculs sophistiqués, comme ci-dessous pour modéliser les températures maximales.


    Six chapitres sont proposés pour y voir plus clair :

    Subtleties of Color
    Part 2 : The “Perfect” Palette
    Part 3 : Different Data, Different Colors
    Part 4 : Connecting Color to Meaning
    Part 5 : Tools & Techniques
    Part 6 : References & Resources for Visualization Professionals

    En savoir plus : https://earthobservatory.nasa.gov/blogs/elegantfigures/2013/08/05/subtleties-of-color-part-1-of-6

    Aussi ici visual.ly

    #cartographie #modelisation #climat #temperatures #surface #teinte #intensité #opposition_colorée #opacite #valeur #gamme #nuancier #espace #segmentation #echantillonnage

  • Nouvelle violente attaque de Trump contre des élues démocrates | Vidéos LaPresse.ca
    https://www.lapresse.ca/videos/201907/15/46-1-nouvelle-violente-attaque-de-trump-contre-des-elues-democrates.php/https%3A%2F%2Fwww.lapresse.ca%2Fvideos%2F201907%2F15%2F46-1-nouvelle-violen

    Tout ça pour faire peur ? | RICHARD HÉTU | #États-Unis
    https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201907/14/01-5233918-tout-ca-pour-faire-peur.php

    Donald Trump aimerait qu’Alexandria Ocasio-Cortez et ses trois collègues deviennent le visage du Parti démocrate. Dans une certaine mesure, la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, craint que son souhait ne devienne réalité. D’où ses critiques récentes à l’endroit de ce groupe. Sur un ton qui a déplu à de nombreux #progressistes, elle leur a reproché d’avoir beaucoup d’abonnés sur Twitter, mais peu ou pas d’appuis au sein du groupe démocrate de la Chambre.

    Hier, Nancy Pelosi a quand même senti le besoin de se porter à la défense du quatuor. Dans un message publié sur Twitter, elle a dit voir dans l’attaque « #xénophobe » du président la preuve que son objectif n’est pas de « rendre sa grandeur à l’Amérique », mais bien de lui « rendre sa blancheur ».

    Dans Queens, arrondissement multiethnique par excellence, cet objectif serait risible s’il n’était pas entretenu par un président ayant le pouvoir de déployer une police de l’immigration et de séparer des familles.

    #air_du_temps

  • Opinion | Shedding Any Last Illusions About the Saudis - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/03/18/opinion/saudi-arabia-crown-prince-jamal-khashoggi.html

    Saudi Arabia, an absolute monarchy with a particularly stern form of Islam, has always been high on the list of human-rights violators. But with the ascent of Prince Mohammed’s father, King Salman, to the throne in January 2015, and with Prince Mohammed’s subsequent emergence as the heir and the power behind the throne, the pace of arrests, repression and executions rose to levels unseen in two decades.

    According to a Saudi group that tracks political prisoners, Prisoners of Conscience, more than 2,600 Saudi dissidents — including scientists, writers, lawyers and women’s rights campaigners — were locked up in the kingdom while the crown prince was building his image abroad as a reformer. His celebrated decision to let women drive, in the best known example, was accompanied by the imprisonment of the women who had campaigned for the right.

    Promis, juré : quand Trump sera parti, les USA ne soutiendront plus cette terrible dictature en #arabie_saoudite !

  • Software spia, le nuove armi africane

    Ufficialmente introdotti contro il terrorismo, sono usati anche per controllare dissidenti politici.

    Almeno dal 2009 l’Egitto è tra i principali acquirenti di strumentazioni per la sorveglianza di massa. #Software intrusivi che si possono agganciare ai telefonini oppure alle mail e tracciare così i comportamenti di chiunque. Specialmente se considerato un nemico politico dal regime. Al Cairo, dopo la primavera araba, si è abbattuto un rigido inverno dei diritti: oppositori politici, sindacalisti, persino ricercatori universitari come Giulio Regeni sono stati fatti sparire, ammazzati o torturati. Per fare tutto questo, le agenzia di sicurezza hanno spiato i loro bersagli attraverso sistemi informatici. Tra le aziende, chi ha fatturato vendendo gli strumenti per spiare i nemici politici, c’è l’italiana #Hacking_Team, le cui mail sono state rese pubbliche da una maxi fuga di notizie nel luglio 2015.

    L’Egitto non è l’unico paese africano a fare uso di questo tipo di tecnologie. In particolare in Africa, questo genere di strumenti per tenere sotto controllo la popolazione stanno diventando una costante. Sono l’ultima frontiera del mercato delle armi. Nemico ufficiale contro cui utilizzarle: il terrorismo, che si chiami Al Shabaab, Boko Haram, Isis. In pratica, da semplici persone “sospette” a dissidenti politici.

    Una stima di Markets and Markets del 2014 prevede che per il 2019 il mercato delle “intercettazioni” varrà 1,3 miliardi di dollari. E accanto a questo corre un mercato nero dalle dimensioni inimmaginabili, dove ogni transazione avviene nel deep web, il doppio fondo del contenitore di internet. Senza bisogno di autorizzazioni, né di sistemi di licenze, come invece previsto dalle normative di tutto il mondo. I paesi africani sono tra i nuovi agguerriti compratori di queste armi 2.0, di fabbricazione per lo più israeliana ed europea.

    La mappa degli spioni

    L’utilizzo e la vendita di questi sistemi – proprio come per le armi – in diversi paesi è schermato dal segreto militare, nonostante il “duplice uso” (civile e militare) che possono avere questi strumenti. Detti, appunto, dual-use. L’inchiesta Security for Sale (https://irpi.eu/sicurezza-vendesi), condotta in febbraio da 22 giornalisti europei, ha individuato i principali importatori di tecnologie intrusive in Africa. La lista è lunga: oltre il Kenya, di cui Osservatorio Diritti ha già parlato, e l’Egitto, l’esempio più famoso, ci sono Libia (ancora sotto Gheddafi, ndr), Etiopia, Nigeria, Sudan, Sudafrica, Mauritania e Uganda.
    #Kenya #Libye #Ethiopie #Nigeria #Soudan

    In Mauritania è in carcere da due anni il cittadino italiano #Cristian_Provvisionato per una vendita di sistemi di intercettazione finita male. Provvisionato, una guardia giurata che non sarebbe mai stata in grado di vendere sistemi di questo genere, avrebbe dovuto presentare ai mauritani un sistema di intercettazione per Whatsapp, che la sua azienda – Vigilar – avrebbe a sua volta acquistato attraverso la società indiano-tedesca Wolf Intelligence. Bersaglio del sistema sarebbero dovuti essere terroristi attivi al confine mauritano, per quanto diverse organizzazioni internazionali abbiano sollevato riserve rispetto al possibile utilizzo di sistemi del genere in un paese che viola i diritti umani.
    #Mauritanie

    L’accusa nei confronti di Cristian Provvisionato, cioè truffa, non regge perché il cittadino italiano era all’oscuro, come è stato comprovato da più ricostruzioni giornalistiche, di ciò che stava presentando in Mauritania. Aveva accettato il lavoro perché gli era stato promesso che sarebbe stato veloce, pulito e con un buon guadagno. Invece si trova ancora dietro le sbarre. Per il caso Provvisionato la magistratura milanese ha aperto un’inchiesta che coinvolge anche #Vigilar e #Wolf_Intelligence. Il partner israeliano dei due è una delle aziende da sempre competitor di Hacking Team.

    La stessa Hacking Team ha venduto ad altri regimi autoritari africani (scarica la ricerca del centro studi CitizenLab – università di Toronto). Il caso più clamoroso è quello dei servizi segreti del Sudan, che nel 2012, prima che entrasse in vigore qualunque embargo, hanno acquistato merce per 960 mila euro. Anche le Nazioni Unite, nel 2014, quando è entrato in vigore l’embargo con il Sudan, hanno fatto domande ad Hacking Team in merito alle relazioni commerciali con le forze d’intelligence militare del Paese.
    #Soudan #services_secrets

    Nello stesso 2012 una compagnia britannica aveva iniziato a vendere software intrusivi alle forze militari dell’Uganda. Era l’inizio di un’operazione di spionaggio di alcuni leader politici dell’opposizione che arrivava, denunciavano media locali nel 2015, fino al ricatto di alcuni di loro. Paese di fabbricazione del software spia, come spesso accade, Israele.
    #Ouganda

    Il Sudafrica è un caso a sé: da un lato importatore, dall’altro esportatore di tecnologie-spia. Il primo fornitore di questo genere di software per il Sudafrica è la Gran Bretagna, mentre il mercato di riferimento a cui vendere è quello africano. Il Paese ha anche una propria azienda leader nel settore. Si chiama #VASTech e il suo prodotto di punta è #Zebra, un dispositivo in grado di intercettare chiamate vocali, sms e mms.
    #Afrique_du_sud

    Nel 2013 Privacy International, un’organizzazione internazionale con base in Gran Bretagna che si occupa di privacy e sorveglianza di massa, ha scoperto una fornitura di questo software alla Libia di Gheddafi, nel 2011, nel periodo in cui è stato registrato il picco di attività di spionaggio (dato confermato da Wikileaks). Eppure, dal 2009 al 2013 solo 48 potenziale contravvenzioni sono finite sotto indagine del Ncac, l’ente governativo preposto a questo genere di controlli.

    Il settore, però, nello stesso lasso di tempo ha avuto un boom incredibile, arrivando nel solo 2012 a 4.407 licenze di esportazione per 94 paesi in totale. Il mercato vale circa 8 miliardi di euro. In Sudafrica sono in corso proteste per chiedere le dimissioni del presidente Jacob Zuma, coinvolto in diversi casi di corruzione e ormai considerato impresentabile. È lecito pensare che anche questa volta chi manifesta sia tenuto sotto osservazione da sistemi di sorveglianza.


    https://www.osservatoriodiritti.it/2017/05/08/software-spia-le-nuove-armi-africane
    #Afrique #surveillance #interception #surveillance_de_masse #Egypte #business

    ping @fil

    • Security for sale

      The European Union has deep pockets when it comes to security. Major defense contractors and tech giants compete for generous subsidies, to better protect us from crime and terrorism. At least that’s the idea. But who really benefits? The public or the security industry itself?

      Over the past year, we’ve worked with more than twenty journalists in eleven European countries to investigate this burgeoning sector. We quickly discovered that the European security industry is primarily taking good care of itself – often at the expense of the public.

      In this crash course Security for Sale, we bring you up to speed on EU policy makers and industry big shots who’ve asserted themselves as “managers of unease,” on the lobbies representing major defense companies, on the billions spent on security research, and on the many ethical issues surrounding the European security industry.

      “Security for sale” is a journalistic project coordinated by Dutch newspaper De Correspondent and IRPI collaborated for the Italian context. The webportal of “Security for Sale” collects all articles produced within the project in several languages.

      https://irpi.eu/en/security-for-sale

    • Lawful Interception Market worth $1,342.4 Million by 2019

      The report “Lawful Interception Market by Network Technologies and Devices ( VOIP, LTE, WLAN, WIMAX, DSL, PSTN, ISDN, CDMA, GSM, GPRS, Mediation Devices, Routers, Management Servers); Communication Content; End Users - Global Advancement, Worldwide Forecast & Analysis (2014-2019)” defines and segments the LI market on the basis of devices, network technologies, communication content, and services with in-depth analysis and forecasting of revenues. It also identifies drivers and restraints for this market with insights on trends, opportunities, and challenges.

      Browse 80 market tables and 23 figures spread through 177 pages and in-depth TOC on “Lawful Interception Market by Network Technologies and Devices ( VOIP, LTE, WLAN, WIMAX, DSL, PSTN, ISDN, CDMA, GSM, GPRS, Mediation Devices, Routers, Management Servers); Communication Content; End Users - Global Advancement, Worldwide Forecast & Analysis (2014-2019)”
      https://www.marketsandmarkets.com/Market-Reports/lawful-interception-market-1264.html
      Early buyers will receive 10% customization on reports.

      Lawful Interception (LI) has been proven to be very helpful for the security agencies or Law Enforcement Agencies (LEAs) for combating terrorism and criminal activities. Across the world, countries have adopted such legislative regulations and made it compulsory for the operators to make LI-enabled communication network. Since the advancement of communication channels and network technologies over the period of time, the interception techniques have also enhanced for variety of communications such as Voice over Internet Protocol (VoIP), web-traffic, Electronic Mail (Email), and more. Now, the interception is possible for all networks that deliver voice, data, and Internet services.

      Sophisticated communication channels and advanced network technologies are the major driving factors for the LI market. Nowadays, communication can be done in various forms such as voice, text, video, and many more. To transfer these types of data, network technologies need to constantly upgrade. The different types of network technologies that can be intercepted are VoIP, LTE, WLAN, WiMax, DSL, PSTN, ISDN, CDMA, GSM, and GPRS, are discussed in this report.

      MarketsandMarkets has broadly segmented the LI market by devices such as management servers, mediation devices, Intercept Access Points (IAP), switches, routers, gateways, and Handover Interfaces (HIs). The LI market is also segmented on the basis of communication contents and networking technology. By regions: North America (NA), Europe (EU), Asia Pacific (APAC), Middle East and Africa (MEA), and Latin America (LA).

      The LI market is expected to grow at a rapid pace in the regional markets of APAC and MEA. The investments in security in APAC and MEA are attracting the players operating in the LI market. These regions would also be the highest revenue generating markets in the years to come. Considerable growth is expected in the NA and European LI markets. New wireless network and network technologies like LTE, WiMax, NGN, and many more are expected to be the emerging technological trends in the LI market.

      MarketsandMarkets forecasts the Lawful Interception market to grow from $251.5 million in 2014 to $1,342.4 million by 2019. In terms of regions, North America and Europe are expected to be the biggest markets in terms of revenue contribution, while Asia-Pacific, Middle East and Africa, and Latin America are expected to experience increased market traction, during the forecast period.

      About MarketsandMarkets

      MarketsandMarkets is a global market research and consulting company based in the U.S. We publish strategically analyzed market research reports and serve as a business intelligence partner to Fortune 500 companies across the world.

      MarketsandMarkets also provides multi-client reports, company profiles, databases, and custom research services. M&M covers thirteen industry verticals, including advanced materials, automotives and transportation, banking and financial services, biotechnology, chemicals, consumer goods, energy and power, food and beverages, industrial automation, medical devices, pharmaceuticals, semiconductor and electronics, and telecommunications and IT.

      We at MarketsandMarkets are inspired to help our clients grow by providing apt business insight with our huge market intelligence repository.

      https://www.marketsandmarkets.com/PressReleases/lawful-interception.asp

    • Antiterrorismo con licenza d’uccidere

      Kenya osservato speciale: le ong parlano di vittime, sparizioni e intercettazioni diffuse.

      Da gennaio a ottobre 2016 in Kenya sono state uccise dalle forze dell’ordine 177 persone. Lo scrive nel suo rapporto annuale 2016/2017 la ong Amnesty international. Uccisioni stragiudiziali per mano delle cosiddette Kenyan Death Squads, gli squadroni della morte in azione contro presunti terroristi. A risalire la catena di comando, si arriva fino ai piani alti del governo, come aveva raccontato Al Jazeera in un’inchiesta del 2015.

      Il Kenya ha conosciuto il terrorismo di matrice jihadista alla fine del 1998, all’epoca della prima bomba all’ambasciata americana di Nairobi: un attentato che ha lanciato nel mondo il marchio Al Qaeda. Il Paese è passato attraverso centinaia di attentati e oggi il terrorismo si chiama Al-Shabaab (leggi “Al-Shabaab avanza in Somalia”). Ma i presunti terroristi sono solo una parte delle vittime degli squadroni della morte: anche avvocati, attivisti e oppositori politici sono finiti sulla lista dei torturati e uccisi. Fare leva sulla paura dei cittadini, in Kenya, è facile.

      Dal 2010 al 2015 si ha notizia di almeno 500 persone fatte sparire da questi nuclei interni di alcuni corpi speciali delle forze dell’ordine del Kenya. Operazioni supervisionate dal Nis, i servizi segreti, svolte poi da agenti della Criminal investigation division (Cid), oppure dall’unità Recce o ancora dalle Kenyan Defence Forces. «Si potrebbero chiamare “morti accettabili”», dice un ufficiale dei servizi segreti kenyoti intervistato sulla vicenda da un ricercatore della ong Privacy International.

      INTERCETTAZIONI DIFFUSE

      E l’argomento “terrorismo” è sufficiente a giustificare un sistema d’intercettazioni persistente, dove non esiste comunicazione che non sia tracciata, né supporti informatici che le forze dell’ordine non possano acquisire. Tutto il meccanismo per rintracciare “i nemici” passerebbe dalle comunicazioni telefoniche, ignorando qualunque norma costituzionale kenyota. «Gli ufficiali che abbiamo intervistato hanno ammesso che spesso si finisce sotto intercettazione per motivi politici e non solo per presunte attività di terrorismo», continua il ricercatore di Privacy International che ha curato il report “Traccia, cattura, uccidi” (per motivi di sicurezza, non è possibile rivelare il suo nome).

      Le forze speciali del Kenya avrebbero una presenza stabile all’interno delle compagnie telefoniche del paese. «Agenti Nis sono informalmente presenti nelle strutture per le telecomunicazioni, apparentemente sotto copertura», si legge nel rapporto. Elementi che sarebbero stati confermati da dipendenti di compagnie telefoniche e agenti. «I dipendenti hanno paura che negare l’accesso possa avere delle ripercussioni», aggiunge il ricercatore.

      Safaricom è la più importante compagnia telefonica del paese: controlla oltre il 60% del mercato della telefonia kenyota. Azionista di maggioranza è Vodafone e secondo il rapporto al suo interno ci sarebbero dieci agenti della Cid. Attraverso un’interfaccia, avrebbero libero accesso al database interno in cui sono registrate telefonate, proprietari, transazioni monetarie attraverso la rete mobile. Un universo.

      Questo è quello che raccontano le fonti interne scovate da Privacy International. Mentre Safaricom, ufficialmente, nega questo flusso di informazioni. L’amministratore delegato di Safaricom, Bob Collymore, tra gli uomini più ricchi del Kenya, ha risposto alla ong sostenendo che la sua azienda «non ha relazioni con Nis riferite alla sorveglianza delle comunicazioni in Kenya e non ci sono ufficiali Nis impiegati nell’azienda, ufficialmente o sotto copertura».

      Il Kenya acquista all’estero le strumentazioni di cui è dotato il sistema di intercettazioni in funzione nel paese. «Le fonti a cui abbiamo avuto accesso nominavano aziende inglesi ed israeliane, ma non sanno come funziona l’acquisto degli strumenti per intercettazioni», aggiunge il ricercatore di Privacy International. Gli strumenti più diffusi sono i famosi IMSI Catcher. All’apparenza, delle semplice valigette con un involucro nero all’estero, rinforzato. In realtà sono delle antenne attraverso cui è possibile intercettare telefonate effettuate nel raggio di circa 300 metri.

      Ci sono poi anche software intrusivi, che agganciano il telefono una volta che l’utente apre uno specifico messaggio via Sms o WhatsApp. Nel 2015 le rivelazioni su Hacking Team, l’azienda milanese che vendeva in mezzo mondo dei software spia, avevano permesso di scoprire anche trattative in corso con forze speciali del Kenya. Gli obiettivi dello spionaggio sarebbero stati uomini legati all’opposizione.

      https://www.osservatoriodiritti.it/2017/04/12/antiterrorismo-con-licenza-di-uccidere
      #anti-terrorisme #opposition #opposants_au_régime #persécution

  • #UDC : ceux qui toujours disent non

    Au moment où l’UDC perd sur une initiative identitaire, la retraite de la politique de #Toni_Brunner signe symboliquement la fin d’une période, écrit notre chroniqueur Yves Petignat.

    Toni Brunner aura été un vrai bonheur pour l’UDC. Carré de propos, jovial et nature, porte-parole fidèle de la pensée de Christoph Blocher, le paysan aubergiste d’Ebnat-Kappel aura présidé, durant huit ans, de 2008 à 2016, une #droite nationale-conservatrice à laquelle tout réussissait : élections, votations, initiatives populaires. Au moment où l’UDC perd sur une #initiative identitaire pour elle, la souveraineté et l’autodétermination, sa retraite de la politique à 44 ans signe symboliquement la fin d’une période. Celle où son parti dictait l’agenda politique grâce à l’immigration, à la crise de l’asile, à la peur de l’islam. Celle aussi où l’agressivité hargneuse, étrangère aux mœurs helvétiques, divisait le pays jusqu’au sein du gouvernement.

    Réadaptation du contenu

    Reconquête du deuxième siège au Conseil fédéral, renvoi des étrangers criminels, interdiction des minarets, frein à l’immigration, l’UDC n’a pas seulement atteint un sommet aux élections de 2015 avec 29,5% des voix, elle a surtout imposé sa vision isolationniste au reste du pays. Il lui suffisait alors d’être le parti qui toujours dit non. Toni Brunner jette l’éponge tandis que l’échec programmé des négociations européennes va contraindre tous les dirigeants politiques, y compris ceux de la droite isolationniste, à repenser leur stratégie. Alors que l’UDC, avec l’appui libéral-radical, ne peut plus échapper aux responsabilités du pouvoir. Au moment encore où, dans les cantons et plus particulièrement en Suisse romande et dans les zones périurbaines de Zurich ou d’Argovie, l’UDC enregistre ses premiers revers. Certes, il ne faut pas s’attendre à un brusque affaissement électoral en 2019. Mais cela nécessitera une réadaptation du contenu et du style politiques. La tentative de sobriété de la campagne du 25 novembre en était un avant-goût. Raté.

    Le discours monomaniaque sur l’#immigration a servi. Il fait de moins en moins effet. Les Suisses ont d’autres soucis, comme l’indiquent les sondages et le baromètre CS des préoccupations des Suisses. La hausse continue des coûts de la #santé et des #primes_maladie ainsi que la #prévoyance_vieillesse viennent largement en tête, y compris chez les jeunes. Seuls les électeurs de l’UDC continuent à placer la migration avant, même si les chiffres de l’#asile et ceux de l’immigration ont chuté. Or, bien que parti de gouvernement, l’UDC n’a pas de proposition sur l’#assurance_maladie ou la stabilisation de l’#AVS. Contrairement aux partis populistes européens, comme le Rassemblement national en France, l’UDC n’a pas de #discours_social. Ni environnemental ou économique d’ailleurs. Sinon celui, ultralibéral, de la #responsabilité_individuelle et du #moins-d’Etat.

    Cesser d’être à l’image de son maître

    Ce parti va devoir aussi réviser sa rhétorique anti-européenne. Certes, dans un premier temps, il baignera dans l’euphorie de l’échec inévitable des négociations avec l’#UE sur l’accord institutionnel. Mais, selon les effets politiques et économiques, face au risque de marginalisation des universités et chercheurs suisses, devant les difficultés d’#exportation des entreprises sur le marché européen, il lui faudra offrir aux Suisses d’autres solutions créatives. Abandonner le jeu de l’#opposition_systématique pour redéfinir nos relations avec l’UE. A défaut, même majoritaire, il continuera à se plaindre d’ostracisme. Mais un parti protestataire peut-il, sans se renier, cesser d’être à l’image de son maître à penser, « der Geist, der stets verneint », l’esprit qui toujours dit non ?

    https://www.letemps.ch/opinions/udc-toujours-disent-non
    #Suisse #populisme #extrême_droite #migrations #réfugiés #anti-Europe #université

  • Sur la psychologie sociale de l’#hostilité | Georg Simmel (1908), Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-l-annee-sociologique-2006-1-page-169.htm

    Il ne résulterait pas toujours une vie sociale plus riche et plus complète de la disparition des énergies répulsives, ou pour mieux dire, des énergies destructives. On ne peut parler de cela comme d’une fortune qui devient plus considérable quand son passif disparaît. Tout au plus pourrait-on s’attendre à une transformation analogue, et tout d’abord par l’irréalisable, à celle que causerait la disparition des forces de coopération et d’inclination, d’aide mutuelle et d’accords d’intérêt.

    Ces explications ne s’appliquent pas seulement à la concurrence qui, abstraction faite de ses résultats réels, détermine, comme un rapport de tension formel, la forme du groupe, quant à la position mutuelle et à la distance de ses éléments. Elles s’appliquent encore partout où l’union repose sur un état d’âme individuel. Ainsi, l’opposition d’un élément à un autre qui lui est associé, loin d’être seulement un facteur social négatif, devient souvent le seul moyen par lequel sont rendues possibles des relations avec des personnalités qui sont, à proprement parler, insupportables. Si nous n’avions pas la force et le droit de résister au moins à la tyrannie et à l’arbitraire, aux humeurs fantasques et au manque de tact, nous ne pourrions pas en général conserver nos relations avec des gens dont le caractère nous fait souffrir de cette sorte. Nous serions contraints à des actes de désespoir qui feraient disparaître les rapports en question mais qui ne seraient pas précisément un combat.

    L’#opposition est utile contre l’#oppression qui a coutume de grandir lorsqu’on la laisse faire tranquillement et sans protester. De plus, elle nous donne une satisfaction intérieure, une diversion et un allégement, comme le font dans d’autres circonstances psychologiques l’humilité et la patience. L’opposition nous donne le sentiment de n’être pas complètement opprimés dans nos relations ; elle fait que notre force se manifeste d’une façon consciente, et prête ainsi une sorte de vie et d’action réciproque à des rapports que, sans ce correctif, nous aurions, coûte que coûte, abandonnés. Elle nous donne tout cela non seulement quand elle ne nous mène pas à des résultats notables mais encore quand, ne se manifestant même pas, elle reste purement intérieure. Même là où elle s’exprime à peine d’une façon pratique, elle peut parfois des deux côtés, vis-à-vis de l’une et de l’autre des personnes en rapport, rétablir l’équilibre intérieur, et par un apaisement et un sentiment de force illusoire sauvegarder des rapports dont la continuation est souvent incompréhensible pour ceux qui les observent du dehors. L’inimitié est justement alors un élément du rapport lui-même ; elle se confond, à droits égaux, avec les autres causes de son existence ; elle n’est pas seulement un moyen de conserver le rapport dans son ensemble mais encore une des fonctions concrètes dont celui-ci se compose en réalité.

    La forme latente de la lutte nous rend en effet service là où les rapports sont purement extérieurs et n’interviennent pas pratiquement. L’aversion, le sentiment d’indifférence et de répugnance pourrait se transformer aussitôt en une haine positive et en lutte au moindre contact causé par n’importe quoi. Si cette aversion n’existait pas, la vie d’une grande ville qui met chaque jour en foule les hommes en contact les uns avec les autres, n’aurait pas de forme imaginable. Toute l’organisation intérieure de cette vie repose sur une gradation extrêmement variée de sympathies, d’indifférences et d’aversions de l’espèce la plus brève et de l’espèce la plus durable. La sphère de l’indifférence y est relativement étroite ; l’activité de notre âme répond naturellement presque toujours à l’impression que nous fait un autre homme par une sensation déterminée. La mobilité qui règne dans la subsconscience, semble niveler cette impression en une indifférence, mais en réalité l’indifférence nous serait aussi peu naturelle que nous serait supportable une suggestion réciproque sans libre choix.

    De ces deux dangers typiques de la grande #ville nous sommes préservés par l’#antipathie, ce précurseur de l’#antagonisme pratique, qui produit des distances et les répulsions sans lesquelles cette sorte de vie ne pourrait en général pas être menée. La masse de combinaisons de l’antipathie, le rythme de son apparition et de sa disparition, les formes dans lesquelles on y satisfait, tout cela constitue avec les motifs unifiants, un tout inséparable de la forme de la vie des grandes villes ; ce qui, dans celles-ci, apparaît au premier abord comme une dissociation, n’est ainsi en réalité qu’une des formes élémentaires de socialisation.

  • Le trotskysme, seul programme pour l’émancipation des exploités |
    Conférence de #Lutte_Ouvrière du 20 octobre 2018
    https://www.lutte-ouvriere.org/publications/brochures/le-trotskysme-seul-programme-pour-lemancipation-des-exploites-114339

    Intervention d’#Arlette_Laguiller – Lutte ouvrière

    Intervention de Pierre Royan – Lutte ouvrière
    I - Le trotskysme, l’héritage de la #révolution_russe et du #bolchévisme
    – Le combat de l’#Opposition_de_gauche en Union soviétique
    – Hors d’URSS, la stalinisation de l’Internationale communiste #stalinisme
    – La situation mondiale au moment de la fondation de la #IVe_Internationale
    – Le mouvement trotskyste après la mort de #Trotsky

    II – La #crise actuelle et le Programme de Transition
    – L’agonie du système capitaliste
    – L’actualité du #Programme_de_Transition

  • Un siècle après la révolution d’Octobre, la Russie à l’heure du capitalisme décadent |
    Conférence de #Lutte_Ouvrière du 15 juin 2018
    https://www.lutte-ouvriere.org/publications/brochures/un-siecle-apres-la-revolution-doctobre-la-russie-lheure-du-capitalis

    [...] Alors, on doit se demander dans quelle mesure et pourquoi une partie de la population soutient la personne et la politique de Poutine, mais aussi et surtout en quoi ce régime et celui qui l’incarne sont nécessaires aux nantis et privilégiés qui dirigent la Russie aujourd’hui. Et d’abord, qui sont-ils  ?

    On ne peut le comprendre sans avoir à l’esprit qu’une société originale s’était construite pendant soixante-dix ans en Union soviétique, dont la Russie a hérité. Dans ce pays, qui fut le premier et le seul à ce jour où les travailleurs prirent le pouvoir et commencèrent à édifier une société sur de nouvelles bases, il y a un siècle, quelles traces le passé a-t-il laissées  ? Et comment la Russie évolue-t-elle, depuis des décennies que ses dirigeants lui ont officiellement tourné le dos  ? [...]

    SOMMAIRE :
    De la naissance de l’État ouvrier à sa dégénérescence
    – L’étatisation et la planification, acquis de la révolution d’Octobre

    1991 : la fin de l’#URSS, provoquée par l’irresponsabilité de la bureaucratie au pouvoir #stalinisme
    – L’éclatement de l’URSS, un recul économique, social et politique
    – Les années 1990, eldorado pour quelques-uns...
    – ... catastrophe et traumatisme pour tous les autres
    – L’élection de #Poutine, sorti du chapeau des forces de sécurité et adoubé par #Eltsine
    – La #deuxième_guerre de #Tchétchénie
    – Le rétablissement de la «  verticale du pouvoir  »
    – La mise au pas des oligarques et l’affaire Khodorkovski
    – Les grands possédants sous contrôle de l’État
    – Les héritiers de la #bureaucratie soviétique
    – Bureaucratisme et corruption du haut en bas de l’appareil d’État

    Le #capitalisme en crise incapable de développer la société russe
    – La pénétration toute relative des capitaux étrangers en #Russie
    – Une économie toujours largement «  administrée  » par l’État
    – Une intégration difficile dans le marché mondial  : de la volonté de coopérer au repli nationaliste
    – L’annexion de la #Crimée et la guerre en #Ukraine
    – L’intervention en #Syrie et les relents de guerre froide #guerre
    – Le #nationalisme de Poutine

    Une société conservatrice et réactionnaire
    – L’#opposition de sa majesté
    – Une liberté d’expression de plus en plus entravée
    – La dégradation des conditions de vie de la population laborieuse
    – La #crise_démographique
    – De l’absence de combativité au risque d’explosion sociale  ?

    Renouer avec le #trotskysme
    – Une société encore marquée par la #révolution prolétarienne et le passé soviétique
    – L’avenir appartient au #prolétariat

  • Ungarn: Rechte und Linke sollen sich gegen Orbán vereinen (http://w...
    https://diasp.eu/p/7020191

    Ungarn: Rechte und Linke sollen sich gegen Orbán vereinen

    Regierungskritische Aktivisten fordern, dass die Opposition einen Gegenkandidaten zu Orbán findet. Jeden Samstag soll nun gegen den Regierungschef demonstriert werden.

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