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  • Violences policières : que risquent les membres des forces de l’ordre visés par une enquête ?
    https://www.bfmtv.com/police-justice/violences-policieres-que-risquent-les-membres-des-forces-de-l-ordre-vises-par

    Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, l’IGPN a ouvert 116 enquêtes concernant des soupçons de violences commises par les forces de l’ordre. Une fois ces enquêtes diligentées, les policiers font face à différents types de sanctions. BFMTV fait le point sur cet arsenal judiciaire.

    Si les violences des casseurs et de certains gilets jaunes sont régulièrement condamnées, celles des forces de l’ordre semblent plus délicates à appréhender. Après une marche en l’honneur des blessés samedi dernier, les gilets jaunes devraient à nouveau manifester un peu partout en France à l’occasion de cette treizième journée de mobilisation. Mais comment s’assurer que l’usage de force se fait de manière proportionnée et justifiée si la situation dégénère sur le terrain ? Et que risque un policier en cas de faute avérée ? Pour le troisième samedi consécutif, les forces de l’ordre dotées de « flash-ball », (un lanceur de balles de défense, connu sous le nom de LBD), seront équipées de caméras-piétons.

    Un outil qui a pour objectif de contextualiser les tirs du controversé LBD et de constater les possibles infractions, à l’heure où les opérations de maintien de l’ordre sont particulièrement scrutées et épinglées. Selon les derniers chiffres officiels communiqués le 1er février, l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN), la « police de polices », enquête d’ailleurs sur 116 affaires concernant des soupçons de violences - verbales ou physiques - commises par les forces de l’ordre sur des gilets jaunes depuis le début des manifestations. Parmi elles, au moins 36 de ces investigations visent à déterminer si le LBD est en cause.
    Les missions de la « police des polices »

    Les policiers de l’IGPN, familièrement appelés les « boeufs-carottes », ont trois missions : ils doivent effectivement « veiller au respect, par les fonctionnaires de police, des lois et des règlements et du code de déontologie de la police nationale ». Au niveau judiciaire, l’IGPN peut soit s’auto-saisir, soit être saisie par un procureur de la République ou un juge d’instruction. Après avoir diligenté son enquête, le service rend des conclusions qui peuvent - ou non - être suivies par les autorités judiciaires compétentes.

    En 2017, 1108 enquêtes judiciaires ont été menées et transmises par l’IGPN. Les policiers sont aussi chargés d’enquêtes administratives. Comme pour le volet judiciaire, l’IGPN peut s’auto-saisir, mais également être saisie par le ministre de l’Intérieur, le directeur général de la police, le directeur général de la sécurité intérieure ou le préfet de police. Nouveauté depuis 2013, les citoyens peuvent également saisir l’IGPN depuis une plateforme en ligne, s’ils estiment avoir été « victimes ou témoins d’un comportement susceptible de mettre en cause un agent de la police nationale ».
    Des sanctions qui peuvent être lourdes

    Les policiers qui font l’objet d’une enquête dans le cadre administratif s’exposent alors à plusieurs types de sanctions. « Après saisie de l’IGPN et enquête, le policier visé est auditionné », explique David Michaux, secrétaire national CRS pour le syndicat UNSA Police.

    « C’est à l’issue de ce conseil de discipline que les sanctions sont décidées », poursuit ce membre des forces de l’ordre, qui a l’habitude de siéger lors de ce types de conseils.

    Parmi les sanctions administratives : le blâme, « qui correspond à un avertissement » ou à un « rappel à la règle », précise le CRS, mais également l’exclusion ferme ou avec sursis (avec ou sans salaire). « L’exclusion temporaire peut aller d’un mois minimum à 24 mois », ajoute David Michaux.

    « Dans la grande majorité des cas, les sanctions sont administratives », nous explique de son côté Yves Lefebvre, secrétaire général Unité SGP Police FO. Mais il existe aussi des peines pénales. Les policiers visés par une enquête peuvent donc être condamnés à des peines de prison, fermes ou avec sursis.

    « Si la peine est mineure et qu’elle est prononcée seulement avec du sursis, elle n’entraîne pas forcément une révocation définitive », souligne Yves Lefebvre.

    2070 membres de la police nationale ont fait l’objet d’un conseil de discipline en 2017

    Ce dernier ajoute cependant qu’il existe des « doubles peines », administratives et judiciaires, qui peuvent entraîner jusqu’à une interdiction définitive d’exercer. « Un policier condamné peut aussi être rétrogradé », indique le syndicaliste Force Ouvrière. Au niveau pénal, il existe donc trois sanctions : le rappel à la loi, le sursis et les sanctions plus lourdes, comme la prison et les amendes financières. David Michaux, rappelle qu’en 2016, 2054 membres de la police nationale sont passés en conseil de discipline et qu’en 2017, c’est 2070 de ses collègues qui ont dû faire face à ce type d’audition.

    Peu de chiffres sont cependant communiqués sur les sanctions policières. Une enquête réalisée en 2015 par l’Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), fait pour sa part état de 89 cas de violences policières alléguées sur la période 2005-2015. Sur ces 89 cas, l’ACAT affirme que seulement sept condamnations ont été prononcées.

    Concernant les signalements citoyens, il apparaît qu’en 2017, 4800 manquements ont été saisis sur la plateforme en ligne de l’IGPN ou par téléphone. Sur ces 4800 signalements, 8% ont fait l’objet d’investigations de l’IGPN et 58 policiers ont soit fait l’objet d’un rappel à la règle, soit ont été sanctionnés.

    Si aucune sanction de ce type n’a pour l’heure été annoncée concernant les violences policières présumées depuis le début de la crise des gilets jaunes, il en reste que le nombre d’enquêtes ouvertes par l’IGPN atteint aujourd’hui un niveau inédit. Sur les 116 dossiers en cours, une dizaine concerne des manifestants ayant subi de graves blessures aux yeux d’après une source policière consultée par l’Agence France-Presse (AFP). En tout, plus de 1900 manifestants ont été blessés depuis le 17 novembre 2018, et 1200 l’ont été du côté des forces de l’ordre.

    #maintien_de_l'ordre


  • Oui oui je cite le Monde :)

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/08/des-dissensions-apparaissent-au-sein-des-forces-de-l-ordre-sur-l-usage-du-la

    Pour une fois ça vaut la peine, en particulier pour les infos concernant les DAR . Je n’avais pas percuté.

    Via Alessio Mascalzone :"A lire dans Le Monde d’aujourd’hui : un article sur l’usage des armes par la police.

    C’est le point de vue d’un journal centriste, mais le passage vraiment intéressant est celui sur les « Détachements d’Action Rapide » (DAR).

    Ce sont de toute nouvelles unités de mercenaires en civil, surarmées, qui vont au contact en tirant sur la foule, et qui sont chargées de casser physiquement des manifestants. Bref, de terroriser.

    Le dispositif inédit en Europe (et peut-être même en Occident ?) est redoutablement efficace, puisqu’il a été déployé au moment où le pouvoir a réellement vacillé, début décembre. Il fallait arrêter la montée insurrectionnelle dans Paris, et elles y sont parvenues. Ces DAR ont réalisé 80% des arrestations, et sans doute une proportion équivalente de l’ensemble des mutilations recensées.

    Une autre précision fait froid dans le dos, sens être vraiment étonnante. C’est l’aveu d’un gradé : ces « DAR » ont déjà été testées dans les quartiers, en toute impunité. Le policier précise qu’au moins, en banlieue, « ce n’est pas filmé sous tous les angles, et les personnes visées ne viennent pas se plaindre devant les caméras. » On peut donc y mutiler en toute discrétion.

    –—

    "Des dissensions apparaissent au sein des forces de l’ordre sur l’usage du lanceur de balles de défense :

    Les détachements d’action rapide, de nouvelles unités mises en place après le saccage de l’Arc de triomphe le 1er décembre, utiliseraient cette arme à outrance.

    Si, sur l’utilisation du lanceur de balle de défense, le fameux LBD, les forces de l’ordre affichent officiellement un front uni, des dissensions apparaissent en interne sur ses divers usages. Depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », de nombreux manifestants se plaignent d’avoir été victimes de tirs injustifiés, occasionnant de sérieuses blessures, notamment à la tête.
    Amenée à défendre l’arme dite « de force intermédiaire » devant le Conseil d’Etat, le 30 janvier, la représentante du ministère de l’intérieur, Pascale Léglise, a livré pour la première fois le nombre de cartouches tirées depuis l’acte I de la mobilisation, le 17 novembre 2018. Un chiffre qui a poussé chacun à faire ses comptes en interne. Et à réaliser que les utilisations de l’arme sont bien différentes selon les services, voire selon les forces de sécurité.
    Ainsi, sur les 9 228 tirs de LBD – selon les comptages arrêtés après l’acte XI de la mobilisation, le 26 janvier –, la gendarmerie nationale n’en a effectué que 1 065. Un chiffre publié par L’Essor et dont Le Monde a eu la confirmation. Ce ratio d’un tir des gendarmes pour huit tirs des policiers interroge, alors que les escadrons de gendarmerie mobile, spécialisés dans le maintien de l’ordre, ont été autant engagés que les autres sur les manifestations. Lors de l’acte XII, le 2 février, la gendarmerie n’a tiré que quatre fois.
    Les CRS plaident aussi non coupable
    Les chiffres des enquêtes en cours sont eux aussi édifiants. Alors que l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, a reçu plusieurs centaines de signalements et a ouvert 116 enquêtes sur des tirs de LBD problématiques, leurs homologues de la gendarmerie, l’IGGN, n’ont ouvert que deux procédures.
    Depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », 116 enquêtes ont été ouvertes et confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour des suspicions de violences policières, selon une source policière à l’Agence France-Presse, confirmant des informations notamment publiées par Le Figaro et RTL, vendredi 1er février.

    Selon une source proche de l’enquête, au moins 36 de ces investigations visent à déterminer si le lanceur de balles de défense, utilisé à 9 228 reprises depuis le 17 novembre, est en cause. Selon cette même source, « dix blessures très graves au niveau des yeux » ont été comptabilisées jusqu’à présent.
    De son côté, le gouvernement n’admet que quatre cas graves de blessure à l’œil et défend la nécessité des armes pour éviter des contacts directs violents et davantage de blessures entre manifestants et forces de l’ordre. « Je veux bien expertiser la totalité de nos armes de défense, a concédé le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, sur BFM-TV mardi. Ce que je sais, c’est que si on les retire à nos policiers, il leur reste quoi ? Il leur reste le corps-à-corps ou leur arme de service. Je ne souhaite pas qu’ils utilisent leur arme de service, et je souhaite éviter le corps-à-corps. »
    Des comptages non officiels, comme ceux du collectif Désarmons-les ou du journaliste David Dufresne, recensent de leur côté entre quinze et vingt blessés graves des lanceurs de balles de défense. Saisi en urgence de plusieurs recours en urgence, le Conseil d’Etat a rejeté, vendredi, les demandes de suspension de l’usage des LBD lors des manifestations des « gilets jaunes ».
    Depuis le début de la polémique, la gendarmerie s’est d’ailleurs mise en retrait, estimant ne pas être concernée directement. La hiérarchie n’était pas présente devant le Conseil d’Etat, alors que le directeur général de la police nationale, Eric Morvan, s’était déplacé.
    Les gendarmes ne sont pas les seuls à estimer ne pas être directement impliqués. Les CRS plaident aussi non coupable. Selon les informations du Monde, les soixante compagnies spécialisées dans le maintien de l’ordre n’ont tiré que quelque 2 500 cartouches sur les 8 163 attribuées aux policiers et, par ailleurs, aucune enquête de l’IGPN ne concerne directement l’un des leurs.
    Tout comme les gendarmes mobiles, les CRS ont des consignes strictes sur l’usage du LBD. Le tir doit se faire sur ordre d’un supérieur direct, après identification claire de la cible. Les tirs dits « d’initiative », sur simple décision du gendarme ou du policier porteur de l’engin, sont théoriquement limités aux seules situations de légitime défense. Enfin, le LBD ne doit pas être employé pour tenir une foule à distance ou pour disperser un attroupement, mais pour interrompre un délit en cours, comme un bris de vitrine ou un jet de projectile dangereux.

    Les « DAR » mis en cause :

    Les tirs restants, soit environ 5 600 cartouches utilisées, sont principalement l’œuvre des compagnies d’intervention (CI) et des compagnies de sécurisation et d’intervention (CSI), des brigades anticriminalité (BAC) et des brigades de recherche et d’intervention (BRI) – des unités spécialisées dans le maintien de l’ordre, la lutte contre les violences urbaines ou les interpellations. Contactée par Le Monde, la direction générale de la police nationale a refusé de communiquer la ventilation selon ces unités. Une chose est certaine, elles concentrent la majorité des tirs et des enquêtes.

    Au sein des forces de l’ordre, de plus en plus de personnes pointent du doigt la mise en place de nouvelles sections, à la suite du saccage de l’Arc de triomphe le 1er décembre : les détachements d’action rapide (DAR), qui utiliseraient le LBD à outrance.
    A l’époque, le pouvoir cherchait une réponse forte pour éviter que les scènes d’émeutes de la place de l’Etoile ne se reproduisent pas. Décision est alors prise de mettre en place un nouveau dispositif plus mobile, dont les fameux DAR seront l’un des principaux maillons.
    Composées de vingt à vingt-cinq fonctionnaires issus des BAC, de la BRI, ou des brigades territoriales de contact de la gendarmerie, ces unités sont spécialisées dans les interpellations et les déplacements rapides sur le terrain. Elles peuvent s’intégrer à des compagnies de CRS, à des escadrons de gendarmerie mobile ou opérer en autonomie.
    L’utilisation occasionnelle de motos pour se déplacer avec célérité a poussé certains à faire la comparaison avec les « voltigeurs », ce peloton dissout après la mort de Malik Oussekine en 1986 lors de la mobilisation contre le projet de loi Devaquet, tué par les coups des agents. Un rapprochement que conteste vivement la Préfecture de police de Paris.

    Des unités habituées aux émeutes de banlieue :

    Les DAR présentent sur le plan judiciaire un bilan dont se félicitent les autorités, puisqu’ils ont réalisé 80 % des interpellations depuis le 8 décembre pour 83 % de gardes à vue. Mais avec un coût humain élevé, selon les détracteurs du dispositif, qui estiment que ces troupes se servent du LBD avec un peu trop de libéralité, sans consignes directes de leur hiérarchie.
    « Ce sont des agents qui sont issus d’unités davantage habituées à gérer des émeutes en banlieue que des situations de maintien de l’ordre, explique une source policière haut placée. Le problème pour eux, c’est que quand ils tirent au LBD dans les quartiers, ce n’est pas filmé sous tous les angles, et les personnes visées ne viennent pas se plaindre devant les caméras. »
    La chaîne hiérarchique est aussi montrée du doigt. L’essentiel des troupes engagées relève de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) et non de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), chargée du maintien de l’ordre dans la capitale, ce qui engendrerait un contrôle moins strict de leurs actions.

    Du côté de la Préfecture de police, on assure que toutes les troupes répondent aux ordres du préfet qui coordonne les dispositifs et que le rattachement à l’une ou à l’autre des directions ne change rien.
    Le ministère de l’intérieur ne l’entend cependant pas de cette oreille, comme l’a révélé le Canard enchaîné mercredi 6 février, une information confirmée par Le Monde. La Place Beauvau penche pour que tout le dispositif du maintien de l’ordre parisien soit centralisé à la DOPC, afin d’unifier les pratiques. Et de circonscrire la polémique autour de cette arme, dont les autorités continuent de louer l’utilité."
    À propos de ce site web
    lemonde.fr
    Des dissensions apparaissent au sein des forces de l’ordre sur l’usage du lanceur de balles de défense

    #violences_policières


  • Des dissensions apparaissent au sein des forces de l’ordre sur l’usage du lanceur de balles de défense, Nicolas Chapuis
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/08/des-dissensions-apparaissent-au-sein-des-forces-de-l-ordre-sur-l-usage-du-la

    Les détachements d’action rapide, de nouvelles unités mises en place après le saccage de l’Arc de triomphe le 1er décembre, utiliseraient cette arme à outrance.

    Si, sur l’utilisation du lanceur de balle de défense, le fameux #LBD, les forces de l’ordre affichent officiellement un front uni, des dissensions apparaissent en interne sur ses divers usages. Depuis le début du mouvement des « #gilets_jaunes », de nombreux manifestants se plaignent d’avoir été victimes de tirs injustifiés, occasionnant de sérieuses blessures [sic] , notamment à la tête.
    Amenée à défendre l’arme dite « de force intermédiaire » devant le Conseil d’Etat, le 30 janvier, la représentante du ministère de l’intérieur, Pascale Léglise, a livré pour la première fois le nombre de cartouches tirées depuis l’acte I de la mobilisation, le 17 novembre 2018. Un chiffre qui a poussé chacun à faire ses comptes en interne. Et à réaliser que les utilisations de l’arme sont bien différentes selon les services, voire selon les forces de sécurité.

    Ainsi, sur les 9 228 tirs de LBD – selon les comptages arrêtés après l’acte XI de la mobilisation, le 26 janvier –, la gendarmerie nationale n’en a effectué que 1 065. Un chiffre publié par L’Essor et dont Le Monde a eu la confirmation. Ce ratio d’un tir des gendarmes pour huit tirs des policiers interroge, alors que les escadrons de gendarmerie mobile, spécialisés dans le maintien de l’ordre, ont été autant engagés que les autres sur les manifestations. Lors de l’acte XII, le 2 février, la gendarmerie n’a tiré que quatre fois.

    Les CRS plaident aussi non coupable

    Les chiffres des enquêtes en cours sont eux aussi édifiants. Alors que l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, a reçu plusieurs centaines de signalements et a ouvert 116 enquêtes sur des tirs de LBD problématiques, leurs homologues de la gendarmerie, l’IGGN, n’ont ouvert que deux procédures.

    Depuis le début de la polémique, la gendarmerie s’est d’ailleurs mise en retrait, estimant ne pas être concernée directement. La hiérarchie n’était pas présente devant le Conseil d’Etat, alors que le directeur général de la police nationale, Eric Morvan, s’était déplacé.

    Les gendarmes ne sont pas les seuls à estimer ne pas être directement impliqués. Les CRS plaident aussi non coupable. Selon les informations du Monde, les soixante compagnies spécialisées dans le maintien de l’ordre n’ont tiré que quelque 2 500 cartouches sur les 8 163 attribuées aux policiers et, par ailleurs, aucune enquête de l’IGPN ne concerne directement l’un des leurs.

    Tout comme les gendarmes mobiles, les CRS ont des consignes strictes sur l’usage du LBD. Le tir doit se faire sur ordre d’un supérieur direct, après identification claire de la cible. Les tirs dits « d’initiative », sur simple décision du gendarme ou du policier porteur de l’engin, sont théoriquement limités aux seules situations de légitime défense. Enfin, le LBD ne doit pas être employé pour tenir une foule à distance ou pour disperser un attroupement, mais pour interrompre un délit en cours, comme un bris de vitrine ou un jet de projectile dangereux.

    Les « DAR » mis en cause

    Les tirs restants, soit environ 5 600 cartouches utilisées, sont principalement l’œuvre des compagnies d’intervention (#CI) et des compagnies de sécurisation et d’intervention (#CSI), des brigades anticriminalité (#BAC) et des brigades de recherche et d’intervention (#BRI) – des unités spécialisées dans le #maintien_de_l’ordre, la lutte contre les violences urbaines ou les interpellations. Contactée par Le Monde, la direction générale de la police nationale a refusé de communiquer la ventilation selon ces unités. Une chose est certaine, elles concentrent la majorité des tirs et des enquêtes.

    Au sein des forces de l’ordre, de plus en plus de personnes pointent du doigt la mise en place de nouvelles sections, à la suite du saccage de l’Arc de triomphe le 1er décembre : les détachements d’action rapide (DAR), qui utiliseraient le LBD à outrance.
    A l’époque, le pouvoir cherchait une réponse forte pour éviter que les scènes d’émeutes de la place de l’Etoile ne se reproduisent pas. Décision est alors prise de mettre en place un nouveau dispositif plus mobile, dont les fameux #DAR seront l’un des principaux maillons.
    Composées de vingt à vingt-cinq fonctionnaires issus des BAC, de la BRI, ou des brigades territoriales de contact de la gendarmerie, ces unités sont spécialisées dans les interpellations et les déplacements rapides sur le terrain. Elles peuvent s’intégrer à des compagnies de CRS, à des escadrons de gendarmerie mobile ou opérer en autonomie.
    L’utilisation occasionnelle de motos pour se déplacer avec célérité a poussé certains à faire la comparaison avec les « #voltigeurs », ce peloton dissout après la mort de Malik Oussekine en 1986 lors de la mobilisation contre le projet de loi Devaquet, tué par les coups des agents. Un rapprochement que conteste vivement la Préfecture de police de Paris.

    Des unités habituées aux émeutes de banlieue
    Les DAR présentent sur le plan judiciaire un bilan dont se félicitent les autorités, puisqu’ils ont réalisé 80 % des interpellations depuis le 8 décembre pour 83 % de gardes à vue. Mais avec un coût humain élevé, selon les détracteurs du dispositif, qui estiment que ces troupes se servent du LBD avec un peu trop de libéralité, sans consignes directes de leur hiérarchie.
    « Ce sont des agents qui sont issus d’unités davantage habituées à gérer des émeutes en banlieue que des situations de maintien de l’ordre, explique une source policière haut placée. Le problème pour eux, c’est que quand ils tirent au LBD dans les #quartiers, ce n’est pas filmé sous tous les angles, et les personnes visées ne viennent pas se plaindre devant les caméras. »

    La chaîne hiérarchique est aussi montrée du doigt. L’essentiel des troupes engagées relève de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) et non de la direction de l’ordre public et de la circulation (#DOPC), chargée du maintien de l’ordre dans la capitale, ce qui engendrerait un contrôle moins strict de leurs actions.
    Du côté de la Ppréfecture de #police, on assure que toutes les troupes répondent aux ordres du préfet qui coordonne les dispositifs et que le rattachement à l’une ou à l’autre des directions ne change rien.
    Le ministère de l’intérieur ne l’entend cependant pas de cette oreille, comme l’a révélé le Canard enchaîné mercredi 6 février, une information confirmée par Le Monde. La Place Beauvau penche pour que tout le dispositif du maintien de l’ordre parisien soit centralisé à la DOPC, afin d’unifier les pratiques. Et de circonscrire la polémique autour de cette arme, dont les autorités continuent de louer l’utilité.

    –—
    « Gilets jaunes » : 116 enquêtes confiées à l’IGPN

    Depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », 116 enquêtes ont été ouvertes et confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour des suspicions de #violences_policières, selon une source policière à l’Agence France-Presse, confirmant des informations notamment publiées par Le Figaro et RTL, vendredi 1er février.
    Selon une source proche de l’enquête, au moins 36 de ces investigations visent à déterminer si le lanceur de balles de défense, utilisé à 9 228 reprises depuis le 17 novembre, est en cause. Selon cette même source, « dix blessures très graves au niveau des yeux » ont été comptabilisées jusqu’à présent.

    Infographie : Manifestants, interpellations, blessés… Bilan chiffré de la mobilisation des « gilets jaunes »

    De son côté, le gouvernement n’admet que quatre cas graves de blessure à l’œil et défend la nécessité des armes pour éviter des contacts directs violents et davantage de blessures entre #manifestants et forces de l’ordre. « Je veux bien expertiser la totalité de nos armes de défense, a concédé le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, sur BFM-TV mardi. Ce que je sais, c’est que si on les retire à nos policiers, il leur reste quoi ? Il leur reste le corps-à-corps ou leur arme de service. Je ne souhaite pas qu’ils utilisent leur arme de service, et je souhaite éviter le corps-à-corps. »

    Des comptages non officiels, comme ceux du collectif Désarmons-les ou du journaliste David Dufresne, recensent de leur côté entre quinze et vingt blessés graves des lanceurs de balles de défense. Saisi en urgence de plusieurs recours en urgence, le Conseil d’Etat a rejeté, vendredi, les demandes de suspension de l’usage des LBD lors des manifestations des « gilets jaunes ».

    #émeute #vidéo


  • (4) Au #Tchad, les #forces_françaises frappent aussi les #rebelles - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2019/02/04/au-tchad-les-forces-francaises-frappent-aussi-les-rebelles_1707408

    Dans le désert de l’Ennedi, des bombes de l’armée française ont été lâchées dimanche soir pour arrêter une colonne de 40 pick-up. Elles ne visaient pas une organisation jihadiste mais un groupe rebelle tchadien, l’Union des forces de la résistance (UFR), venu de Libye. « Ils sont entrés sur le territoire tchadien dans la nuit de jeudi à vendredi », précise le porte-parole de l’état-major français des armées, le colonel Patrik Steiger. Après que l’aviation nationale a échoué à stopper sa progression, N’Djamena a appelé Paris à la rescousse. Une patrouille de Mirage 2000 partie de la capitale tchadienne a effectué « deux séquences de tirs avant la tombée de la nuit » et « dispersé la colonne », affirme Patrik Steiger. En 2008, les troupes de l’UFR, dirigées par Timan Erdimi, un neveu du président Idriss Déby, étaient entrées à N’Djamena au terme d’un raid fulgurant mené depuis le Soudan voisin. Le régime avait réussi in extremis à repousser l’assaut rebelle.

    Depuis, les combattants de l’UFR « s’étaient installés dans le Sud libyen, profitant de l’absence d’autorité centrale et tissant des alliances changeantes avec les forces locales », explique un connaisseur de la région : « Ces derniers temps, le maréchal Haftar [maître de l’Est libyen, ndlr] a entrepris une opération de nettoyage du Sud libyen, ce qui a obligé l’UFR à chercher une base à l’intérieur du Tchad. »

    Les véhicules des rebelles ont été bombardés alors qu’ils se trouvaient à « 400 kilomètres à l’intérieur du territoire », ajoute Patrik Steiger. Se dirigeaient-ils vers le Darfour, au Soudan, qui a longtemps constitué une de leurs bases arrières ? Ou bien étaient-ils en mouvement vers N’Djamena ? « On progresse toujours, on est prêt à [affronter] tout ce qui va se placer devant nous, on n’a pas peur des frappes aériennes françaises », a indiqué Youssouf Hamid, porte-parole de l’UFR, interrogé au téléphone par l’Agence France-Presse.

    Le mandat de l’opération française « #Barkhane » au Sahel, dont le quartier général est installé à N’Djamena, est limité à la lutte antiterroriste. Pilonner un groupe armé d’opposants au régime d’Idriss Déby rentre difficilement dans ce cadre… « Les moyens de Barkhane ont été utilisés, mais ce n’est pas Barkhane, c’est la France qui a été sollicitée », nuance le porte-parole de l’état-major des armées.


  • Les doutes de Renault sur le mariage de Carlos Ghosn au château de Versailles
    http://www.lefigaro.fr/societes/2019/02/06/20005-20190206ARTFIG00326-les-doutes-de-renault-sur-le-mariage-de-carlos-gh


    Carlos Ghosn devra s’expliquer devant la justice française sur ce qui pourrait constituer un abus de biens social.
    Mark Lennihan/AP

    INFO LE FIGARO - Renault a découvert que la location du Trianon à Versailles pour la fastueuse réception avait été affectée au contrat de mécénat signé par le groupe, ce qui pourrait constituer un abus de bien social. Le constructeur envisage de faire un signalement au parquet.

    C’était le samedi 8 octobre 2016, à Versailles. Carlos et Carole Ghosn célébraient leur mariage. Château de Versailles, Grand Trianon, costumes d’époque, des invités venant du monde entier : l’événement avait marqué par son faste. Ce mariage refait aujourd’hui parler de lui. Du moins son financement.

    Renault vient de découvrir que l’établissement public du Château de Versailles avait affecté cette location sur le contrat de mécénat, signé peu de temps auparavant, par Renault. Or, « il ne fait aucun doute qu’il s’agissait d’un événement totalement privé qui n’a aucun lien avec le mécénat de Renault », constate une source proche du dossier. Cette location pourrait constituer un abus de bien social de la part de Carlos Ghosn.

    Le reste est sous #paywall, mais l’essentiel est dit…

    NB : Dans le titre, les « doutes  » ont surtout l’air de porter sur le dépôt de plainte. J’imagine qu’après cette révélation publique, Renault ne devrait pas douter trop longtemps pour ne pas en être complice ou «  découvreur  » rétrospectif. J’aime bien aussi le conditionnel de la légende de la photo.
    Présomption d’innocence quand tu nous tiens…

    • Renault s’interroge sur le somptueux mariage de Carlos Ghosn à Versailles
      – Mise à jour 9h30 après le communiqué de Renault -

      https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/renault-s-interroge-sur-le-somptueux-mariage-de-carlos-ghosn-a-versailles-


      Crédits : Reuters

      D’après Le Figaro, le groupe français s’interroge sur le financement de cet événement qui a eu lieu au Grand Trianon, au château de Versailles. La location du lieu aurait été effectuée dans le cadre d’un contrat de mécénat signé entre Renault et l’établissement public du château de Versailles. Selon le quotidien français, la privatisation des lieux coûterait autour de 50.000 euros, mais la prestation n’aurait pas été facturée en vertu du mécénat généreusement consenti par Renault. En droit, l’usage de prestations négociées au nom du groupe à des fins privées peut être qualifié d’abus de bien social.

      La facture mentionne pourtant que la prestation a été « offerte » par le château de Versailles. Cette mention sera livrée à interprétation des juges. Renault envisage de signaler les faits au parquet, mais il se pourrait que la justice s’auto-saisisse.

      Cette dernière pourrait néanmoins avoir du mal à interroger l’intéressé puisque celui-ci est emprisonné au Japon et pourrait y rester au moins jusqu’à son procès où il risque 15 ans de prison.

      Renault a décidé jeudi matin, suite aux révélations du Figaro, de prévenir la justice. Dans un communiqué laconique, le groupe automobile écrit :
      Dans le cadre des vérifications de conformité initiées au sein du Groupe Renault le 23 novembre 2018, il a été identifié qu’une contrepartie d’une valeur de 50.000 euros, dans le cadre d’une convention de mécénat signée avec le Château de Versailles, a été affectée au bénéfice personnel de M. Ghosn. Les éléments réunis jusqu’ici nécessitent que des vérifications supplémentaires soient menées. Le Groupe Renault a décidé de porter ces faits à la connaissance des autorités judiciaires.

      C’est la première fois que Renault signale à la justice française des agissements qui mettent en cause son ancien PDG depuis que celui-ci a été arrêté au Japon en novembre dernier.

    • Renault signale à la justice un versement « au bénéfice personnel » de Ghosn - Libération
      https://www.liberation.fr/france/2019/02/07/renault-signale-a-la-justice-un-versement-au-benefice-personnel-de-ghosn_

      Renault a annoncé jeudi qu’il allait signaler à justice que son ancien patron Carlos Ghosn avait reçu pour son « bénéfice personnel » un versement de 50 000 euros dans le cadre d’une convention de mécénat signée avec le château de Versailles.

      Le constructeur automobile « a décidé de porter ces faits à la connaissance des autorités judiciaires », a-t-il précisé au lendemain de la révélation par le Figaro de cette affaire, liée selon le journal à la célébration du mariage de Carlos Ghosn dans le château le 8 octobre 2016. « Les éléments réunis jusqu’ici nécessitent que des vérifications supplémentaires soient menées », a ajouté Renault.

      Selon le Figaro, le groupe au losange a découvert que l’établissement public du château de Versailles avait enregistré la location du Grand Trianon - soit une prestation évaluée à 50 000 euros - comme une contrepartie du contrat de mécénat signé entre les deux partenaires en juin 2016.

      Une facture de la société ayant organisé le mariage indique que la location a été « offerte par Versailles », ce qui peut laisser supposer que le cadeau a été fait directement à Carlos Ghosn et rendant la situation complexe à interpréter.

    • Carlos Ghosn est « prêt » à rembourser les 50 000 euros de son mariage à Versailles
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/02/08/carlos-ghosn-est-pret-a-rembourser-les-50-000-euros-de-son-mariage-a-versail

      L’ancien patron de Renault, Carlos Ghosn, se dit « prêt » à rembourser les 50 000 euros dont il a bénéficié pour l’organisation de son mariage au château de Versailles le 8 octobre 2016, d’après son avocat, Jean-Yves Le Borgne. Ce dernier a déclaré à l’Agence France-Presse, vendredi 8 février, que M. Ghosn était « prêt à payer », confirmant une information de l’agence de presse Bloomberg.

      « Il n’a jamais été conscient qu’il les devait, puisqu’il n’a jamais été facturé. Il a cru que c’était gratuit. »

      Jeudi, la marque au losange avait annoncé qu’elle signalerait à la justice que M. Ghosn avait reçu un avantage en nature de 50 000 euros dans le cadre d’une convention de mécénat avec le château de Versailles.

      « Renault a demandé la mise à disposition de la galerie des Cotelle et du péristyle du Grand Trianon pour l’organisation d’un dîner le 8 octobre 2016 », a fait savoir, de son côté, le château de Versailles, dans un communiqué. L’établissement public a enregistré la location du château de Versailles et du Grand Trianon, une prestation évaluée à 50 000 euros, comme une contrepartie de la convention de mécénat d’un montant de 2,3 millions d’euros signée entre les deux partenaires en juin 2016. « Conformément à la loi, Renault dispose à ce titre de contreparties à hauteur de 25 % maximum de son mécénat », a rappelé le château de Versailles – soit, dans le cas présent, 575 000 euros.


  • Loi anticasseurs : plusieurs députés de la majorité ne vont pas voter le texte
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/02/04/loi-anticasseurs-plusieurs-deputes-de-la-majorite-ne-vont-pas-voter-le-texte

    Des élus de La République en marche vont s’abstenir, voire voter contre la proposition de loi en raison de son article 2, qui devrait permettre aux préfets de prononcer des interdictions de manifester.
    Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 14h16

    La loi anticasseurs qui doit être votée mardi à l’Assemblée nationale crée une ligne de fracture chez les députés de la majorité. Plusieurs élus de La République en marche (LRM) ont ainsi fait savoir qu’ils allaient s’abstenir, et voire qu’ils réfléchissaient à voter contre cette proposition de loi. En cause : l’article 2 du texte, qui prévoit la possibilité pour les préfets de prendre une interdiction administrative de manifester à l’encontre de toute personne qui « constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public ».

    Le député Matthieu Orphelin écrit dans un communiqué, lundi 4 février, que « la nouvelle interdiction administrative de manifester [lui] pose problème sur la liberté fondamentale de manifester, au cas où elle viendrait à être mal utilisée par un futur régime mal intentionné, par exemple d’extrême droite ».

    Malgré d’autres mesures du texte, que l’élu du Maine-et-Loire juge « efficaces » (nouveau délit de dissimulation volontaire du visage, possibilité de fouilles), il s’abstiendra mardi, en « espérant » de nouvelles évolutions sur ces interdictions préalables de manifester.

    Aurélien Taché, député du Val-d’Oise, a lui déclaré, dans Le Journal du dimanche, qu’il s’abstiendrait « en l’état ». « On ne peut pas mettre la restriction de liberté comme un principe », faute de quoi «  on met le doigt dans quelque chose qui pourrait conduire à des dérives », a-t-il insisté, lundi, sur LCP.

    D’autres députés LRM vont s’abstenir, comme Paula Forteza (Français de l’étranger). Martine Wonner (Bas-Rhin) ne votera pas non plus la proposition de loi LR : elle s’abstiendra, voire votera contre, a-t-elle indiqué à l’Agence France-Presse.

    Sonia Krimi (Manche) prévoit de voter contre ce texte, qui « n’aide pas à la cohésion sociale », et essaie de « convaincre » des collègues, a-t-elle déclaré à l’AFP. Elle juge l’article sur les interdictions administratives de manifester « liberticide », « contraire à la Déclaration des droits de l’homme » et « inutile ».

    • La loi anticasseurs fracture la majorité
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/02/06/la-loi-anticasseurs-fracture-la-majorite_5419963_823448.html

      Le doigt de l’un pointe sévèrement le visage de l’autre. « On ne débat pas devant les caméras », admoneste Gilles Le Gendre, président du groupe La République en marche (LRM), mardi 5 février dans la salle des Quatre-Colonnes de l’Assemblée nationale. A ses côtés, Sonia Krimi, députée de sa majorité, a tenté d’engager le dialogue. En vain.

      L’heure n’est pas à mettre en scène des désaccords qui viennent de s’exprimer dans l’Hémicycle. Aux journalistes, le patron de la majorité annonce le coup de semonce qui vient de se produire. Cinquante députés de la majorité, dont Mme Krimi, se sont abstenus lors du vote en première lecture de la proposition de loi anticasseurs. Un désaveu pour le gouvernement. Jamais une telle défiance ne s’était exprimée dans la majorité depuis le début du quinquennat. « Il n’y a eu aucun vote contre », tente de relativiser M. Le Gendre.

      Au Palais-Bourbon, les députés LRM se divisent donc en deux camps, mardi soir. Ceux qui d’un côté se sont abstenus, craignant que le texte ne porte atteinte à la liberté de manifester. Et ceux qui, de l’autre, fustigent des collègues qui auraient « mal lu le texte » tel qu’il a été réécrit par les députés. La version initiale, plus dure, avait été rédigée et votée par les sénateurs de droite. Le gouvernement s’est appuyé sur ce texte pour faire rapidement adopter des mesures destinées à répondre aux violences perpétrées en marge des manifestations des « #gilets_jaunes » depuis le mois de novembre. Le dialogue a parfois été âpre avec le gouvernement pour corriger la copie des sénateurs. Alors, à la sortie, le verdict est « un peu dur » pour Jean-François Eliaou, responsable de ce texte pour la majorité. « Je n’ai pas encore disséqué le schpountz mais ça prête à réflexion », concède-t-il.
      […]
      Avec ces voix manquantes, La République en marche n’a plus la majorité absolue à l’Assemblée, ce qui a toujours été sa force. Même le poids du MoDem, dont quatre membres se sont abstenus et un a voté contre mardi, n’a pas suffi à renverser la vapeur. Ce sont les voix de droite qui ont permis l’adoption, large, du texte, par 387 voix pour et 92 contre.

    • |---------|-----:|------:|-------:|--------:|------:|-----:|
      |         | pour | abst. | contre | non.vot | total | dép. |
      |---------|-----:|------:|-------:|--------:|------:|-----:|
      | LREM    |  241 |    50 |        |       2 |   293 |  307 |
      | LR      |   97 |     4 |      2 |         |   103 |  104 |
      | Modem   |   37 |     4 |      1 |         |    42 |   46 |
      | Soc.    |      |       |     29 |         |    29 |   29 |
      | UDI     |   12 |    13 |      3 |         |    28 |   29 |
      | FI      |      |       |     17 |         |    17 |   17 |
      | GDR     |      |       |     16 |         |    16 |   16 |
      | L&T     |      |     2 |     13 |         |    15 |   16 |
      | non ins |      |     1 |     11 |         |    12 |   13 |
      |---------|-----:|------:|-------:|--------:|------:|-----:|
      | Total   |  387 |    74 |     92 |         |   553 |  577 |
      |---------|-----:|------:|-------:|--------:|------:|-----:|

      détail du vote : http://www2.assemblee-nationale.fr/scrutins/detail/(legislature)/15/(num)/1662

    • Mon dieu ! 50 abstentions ! C’est la preuve qu’on est encore en démocratie, que les députés LREM ne sont pas des godillots, et qu’ils auraient même une âme !

      C’est la meilleure preuve que la France ne mérite pas, contrairement à ce que je sous-entendais, des sous-entendus entendus comme ceux que l’on se permet quand on écrit au sujet de la Chine :
      https://seenthis.net/messages/757542#message757593

      Le parlement chinois, soumis au Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir, devrait sauf surprise voter la loi


  • Rupture d’un barrage minier au Brésil : environ 200 disparus
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/01/25/rupture-d-un-barrage-minier-au-bresil-environ-200-disparus_5414724_3210.html

    Environ 200 personnes étaient portées disparues, vendredi 25 janvier, après la #rupture d’un #barrage du géant minier #Vale au #Brésil, selon les pompiers. Cet accident a eu lieu dans l’Etat de Minais Gerais (sud-est) – région où un drame similaire avait provoqué, en 2015, la pire tragédie environnementale du pays, faisant dix-neuf victimes et dévastant toute une région.

    « D’après les témoignages que nous avons reçus, il y a plusieurs morts », a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) un responsable des pompiers, sans donner de bilan précis, soulignant qu’une coulée de boue de déchets miniers avait recouvert « toute la zone autour du barrage ».

    #extraction_minière #désastre #pollution #environnement


  • A Nice, la majorité des écoles disent « non merci » au policier
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/21/a-nice-la-majorite-des-ecoles-disent-non-merci-au-policier_5400835_3224.html

    Des policiers dans les écoles ? A Nice, la mesure, proposée par la municipalité en réponse à la menace terroriste, a du mal à passer. Sur les 154 écoles primaires de la ville, seules 18 ont accepté cette proposition, selon un chiffre communiqué par la mairie à l’Agence France-Presse.

    #Police #Sécuritaire #Education


  • MBS est derrière le meurtre de Khashoggi, selon la CIA - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1144033/mbs-est-derriere-le-meurtre-de-khashoggi-selon-la-cia.html

    La CIA a conclu que le prince héritier saoudien a commandité l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi à Istanbul le mois dernier, a rapporté vendredi le Washington Post, citant des sources anonymes au courant des investigations.

    Cette information divulguée par le Washington Post, où collaborait régulièrement le journaliste critique de Riyad, contredit les récentes affirmations du royaume saoudien, qui a totalement dédouané Mohammed ben Salmane, surnommé « MBS ». Contactée par l’AFP, l’agence américaine de renseignements a refusé de commenter.

    #mbs #arabie_soudite

    • Pour mujtahid
      https://twitter.com/mujtahidd/status/1063587806902128641
      il s’agit d’une manoeuvre, notamment du NYT, pour forcer la main à Trump.
      دون أن تعلن رسميا ومن أجل إحراج ترمب بإلزامه تحميل ابن سلمان المسؤولية مسؤولون في CIA يسربون لواشنطن بوست استنتاج الوكالة النهائي: أن ابن سلمان هو المسؤول عن كل الجريمة علما وتنسيقا ومتابعة وأنه كلف أخاه خالد بإقناع جمال بالحصول على الأوراق من تركيا

    • Pour la CIA, Mohammed Ben Salman a ordonné l’assassinat de Jamal Khashoggi
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/11/17/pour-la-cia-mohammed-ben-salman-a-ordonne-l-assassinat-de-jamal-khashoggi_53

      Cette information, relayée par le « Washington Post », contredit les affirmations du royaume saoudien, qui a totalement dédouané le prince héritier.

      Le prince héritier saoudien se pensait épargné, jeudi, après que le parquet l’a totalement dédouané dans l’affaire Jamal Khashoggi. C’était sans compter l’enquête de la Central Intelligence Agency (CIA, l’agence états-unienne de renseignement), qui a conclu que Mohammed Ben Salman Al Saoud (« MBS ») avait ordonné l’assassinat du journaliste et dissident, rapporte vendredi 16 novembre le Washington Post.
      Cette information divulguée par le journal auquel collaborait régulièrement le journaliste critique de Riyad contredit les récentes affirmations du royaume saoudien qui a totalement dédouané le prince héritier Mohammed Ben Salman. Contactée par l’Agence France-Presse, l’agence américaine de renseignements a refusé de commenter.

      Pour parvenir à ces conclusions, précise le Washington Post, la CIA a examiné plusieurs sources de renseignement, notamment un appel entre le frère du puissant prince héritier, également ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, et Jamal Khashoggi. Selon le quotidien, Khaled Ben Salman a conseillé à M. Khashoggi de se rendre au consulat saoudien à Istanbul, lui assurant qu’il ne lui arriverait rien.

      Le quotidien ajoute qu’il avait passé ce coup de fil à la demande de son frère, ajoutant qu’il n’était pas clair que Khaled Ben Salman soit au courant que M. Khashoggi serait ensuite assassiné.

      Khaled Ben Salman a très rapidement réagi, sur Twitter, à ces accusations. « C’est une accusation grave qui ne devrait pas être laissée à des sources anonymes », a-t-il dénoncé.

    • La CIA est formelle : « MBS » a fait tuer Jamal Khashoggi
      https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/0600164124093-la-cia-est-formelle-mbs-a-fait-tuer-jamal-khashoggi-2222549.p

      Les conclusions de la CIA risquent d’avoir de sévères répercussions. Selon le Washington Post, l’agence de renseignement aurait en effet découvert le rôle joué par le prince héritier saoudien dans l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi. A savoir : le commanditaire.

      « Les Etats-Unis sont déterminés à demander des comptes à tous ceux qui sont responsables » du meurtre, a prudemment réagi le vice-président américain Mike Pence. Pour parvenir à cette conclusion, la CIA a examiné plusieurs éléments, dont un appel entre l’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, qui n’est autre que le frère de « MBS », et Jamal Khashoggi.

      Khalid ben Salmane aurait apparemment conseillé au journaliste de se rendre au consulat saoudien à Istanbul, lui assurant qu’il ne lui arriverait rien. Le quotidien ajoute qu’il aurait passé ce coup de fil à la demande de son frère. Toutefois, il n’est pas encore clair si Khalid ben Salmane était au courant de l’assassinat prévu.


  • Affaire Khashoggi : le premier ministre canadien confirme l’existence d’enregistrements de l’assassinat du journaliste
    https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/11/12/affaire-khashoggi-le-premier-ministre-canadien-confirme-l-existence-d-enregi

    Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a confirmé, lundi 12 novembre, à Paris, en marge du Forum pour la paix, que les services de renseignement canadiens avaient écouté des enregistrements ayant trait à l’assassinat de Jamal Khashoggi.
    C’est le premier dirigeant occidental à confirmer officiellement l’existence d’un enregistrement audio portant sur le meurtre du journaliste saoudien. L’éditorialiste, collaborateur du Washington Post, a été tué par un commando saoudien le 2 octobre au consulat saoudien d’Istanbul, où il s’était rendu pour des démarches administratives.
    […]
    Dans une interview à la chaîne de télévision France 2, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a en revanche dit ne « pas avoir connaissance » d’un partage d’informations turques, contredisant des déclarations de M. Erdogan.

    Interrogé sur l’éventualité d’un mensonge du président turc sur ce point, le ministre français a observé que ce dernier avait « un jeu politique particulier dans cette circonstance ».

    Une accusation « inacceptable », a vivement réagi auprès de l’Agence France-Presse le directeur de la communication de la présidence turque, Fahrettin Altun, ajoutant qu’un responsable français avait notamment eu accès à un « enregistrement audio » portant sur le meurtre de Khashoggi. M. Altun a affirmé que « des preuves » avaient été « partagées avec les institutions concernées du gouvernement français », ajoutant que « le 24 octobre, un représentant des services de renseignement français a écouté l’enregistrement audio ».


  • Quebec : Non aux exercices de confinement dans les écoles de la CSDM Marco Fortier - 25 Octobre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/education/539790/non-aux-exercices-de-confinement-dans-les-ecoles

    Les exercices de confinement barricadé dans les écoles peuvent entraîner de l’anxiété et de la confusion. La Commission scolaire de Montréal (CSDM) a décidé de ne pas imposer ces exercices controversés visant à enseigner aux élèves et au personnel des écoles comment réagir en cas d’attaque armée entre les murs de l’établissement.

    Dans une décision qui risque de faire boule de neige, la plus grande commission scolaire du Québec a entériné mercredi soir le rapport d’un comité d’experts qui exprime des doutes sur la pertinence des exercices de confinement barricadé.


    Photo : Justin Sullivan Getty Images / Agence France-Presse Dans l’île de Montréal, le SPVM a participé à 180 exercices de confinement dans les écoles en 2016, dont la moitié avec la participation des élèves. 
    « Actuellement, il n’existe aucune étude qui démontre l’efficacité des exercices de confinement dans les écoles pour diminuer les pertes humaines en cas de tireur actif », indique le rapport de 26 pages. Le comité était formé de huit membres du personnel de la CSDM, dont des directeurs d’école, appuyés par les chercheurs Lyse Turgeon (Université de Montréal), Camillo Zacchia (Institut Douglas) et Jacques Hébert (UQAM).

    « Il existe cependant des risques importants, tant physiques que psychologiques, qui doivent être soupesés par rapport aux bénéfices présumés des exercices de confinement », poursuit le document.

    La Commission scolaire compte ainsi rappeler aux directions d’école que chaque établissement peut décider d’offrir ou non des exercices de confinement aux élèves et au personnel. Plusieurs écoles croyaient à tort qu’ils étaient obligatoires.

    Par contre, tous les employés des écoles de la CSDM, y compris les enseignants, les concierges et les secrétaires, devront suivre une séance d’information sur les « bonnes pratiques à adopter en cas de tireur actif », élaborée avec le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Il ne s’agit pas d’un exercice de confinement où les participants doivent se barricader en classe dans le cadre d’une attaque armée simulée.

    Alerte à l’anxiété
    « On prend bonne note du rapport qui nous indique que les exercices de confinement barricadé peuvent créer de l’anxiété chez les élèves et les membres du personnel », a indiqué au Devoir Catherine Harel Bourdon, présidente de la CSDM.

    Dans l’île de Montréal, le SPVM a participé à 180 exercices de confinement dans les écoles en 2016, dont la moitié avec la participation des élèves, précise le rapport. « Parmi les obstacles rencontrés par les établissements ayant effectué des démarches en matière d’exercices de confinement, l’anxiété des élèves et des membres du personnel est celui qui est invoqué le plus souvent, soit près de deux fois plus souvent que l’appréhension et la résistance des parents. »

    Fait à noter, les exercices de confinement barricadé sont obligatoires pour le personnel et les élèves de toutes les écoles des deux commissions scolaires anglophones de l’île (English-Montreal et Lester-B.-Pearson). Le ministère de l’Éducation du Québec a le pouvoir de rendre obligatoire la tenue d’exercices de confinement, mais il laisse cette décision aux décideurs locaux. Ces exercices sont obligatoires en vertu de la loi en Ontario et au Manitoba, et d’une décision ministérielle ou des commissions scolaires dans quatre autres provinces.

    #enfants #Ecole #manipulation #attentas #propagande #Education


  • 25e Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre :
    1er Prix
    Mahmud HAMS | AFP | Clashes on Gaza’s border | PALESTINE
    http://www.prixbayeux.org/2018/10/13/25e-prix-bayeux-calvados-normandie-des-correspondants-de-guerre-le-palma

    Le Palestinien Saber al-Ashkar, 29 ans, lance des pierres durant des affrontements contre les forces israéliennes, le long de la frontière de la bande de Gaza à l’Est de la ville de Gaza, le 11 mars 2018. Les Palestiniens manifestent pour le droit au retour dans leur terre d’origine, désormais considérée comme territoire israélien © AFP PHOTO / MAHMUD HAMS

    • EN IMAGES : Gaza vue par Mahmoud Hams, lauréat du Prix photo Bayeux-Calvados
      15 octobre 2018
      https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/gaza-vue-par-mahmoud-hams-laur-du-prix-photo-bayeux-calvados-11451936

      Le Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre a été décerné, samedi, à la photo du Palestinien Mahmoud Hams de l’Agence France-Presse

      Déjà récompensé en 2007 à Bayeux du prix photo et du prix du public, le photographe de l’AFP, Mahmoud Hams, 38 ans, se voit à nouveau attribuer le Prix Bayeux-Calvados photo pour « Clashes on Gaza’s border » (affrontements à la frontière avec Gaza), réalisé dans une zone « d’accès très difficile et très dangereux ».
      (...)
      La photo primée montre Saber al-Ashqar, 29 ans, lançant des pierres sur les soldats de l’armée israélienne le 11 mai 2018, lors des manifestations de la Grande marche du retour.

      Amputé des deux jambes, ce jeune Gazaoui devient vite un symbole. Il a perdu ses jambes suite au bombardement par Israël d’un atelier de ferronnerie en 2009 dans le quartier d’Az-Zaytoun à Gaza.


  • Et bien entendu comme attendu Yahia Gouasmi déclare qu’Israël est derrière tout cela en criant au complot

    Arrêté paru au J.O gelant les avoirs de certaines associations :
    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000037453002&dateTexte=&categorieLie

    Paris accuse le renseignement iranien d’avoir commandité le projet d’attentat de Villepinte https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/10/02/perquisitions-au-siege-d-une-association-musulmane-a-grande-synthe-dans-le-n

    Le vice-ministre du renseignement iranien, Saeid Hashemi Moghadam, en charge des opérations, a « commandité » un projet d’attentat contre un rassemblement d’opposants à Villepinte, près de Paris, le 30 juin 2018, a déclaré mardi 2 octobre au Monde, ainsi qu’à l’Agence France-Presse (AFP) et l’agence de presse Reuters, une source diplomatique française.

    « La direction des opérations du ministère du renseignement l’a commandité », a déclaré cette source sous couvert d’anonymat, quelques heures après l’annonce du gel des avoirs en France de la Direction de la sécurité intérieure du ministère du renseignement iranien, ainsi que de deux autres citoyens iraniens, dont M. Saeid Hashemi Moghadam.

    Cette déclaration intervient après plusieurs mois d’enquête menée dans la plus grande discrétion par les services français en lien avec quelques partenaires étrangers. « Il y a eu une longue enquête menée par nos services qui montre sans aucune ambiguïté la responsabilité du renseignement iranien dans ce projet d’attentat », a ajouté cette source, précisant que ce projet « n’était pas acceptable. Nous ne pouvons tolérer aucune menace de cet ordre sur le territoire national. »

    "Iran #renseignement #projets_attentats


  • Le train rapide Jérusalem-Tel-Aviv entre en service Michael Smith - Agence France-Presse à Jérusalem - 26 septembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/monde/537648/le-train-rapide-jerusalem-tel-aviv-entre-en-service

    Ils étaient une dizaine, mardi à l’aube, à embarquer pour la première fois dans le train rapide reliant Jérusalem à Tel-Aviv. Après plus d’une décennie de retard, cette nouvelle ligne ferroviaire a été ouverte partiellement au public.

    Empruntant des escaliers mécaniques descendant 80 mètres sous terre, une partie des passagers de la nouvelle gare de Jérusalem étaient présents uniquement pour profiter de cette nouvelle expérience, effectuant l’aller-retour — 21 minutes par trajet — vers l’aéroport international Ben Gourion, près de Tel-Aviv.

    « On attend ce réseau depuis plus de dix ans », se réjouit Richard Elkaim, 71 ans, accompagné de sa femme et de trois de ses petits-enfants.

    La nouvelle ligne ferroviaire n’est pas encore opérationnelle dans sa totalité, mais, à terme, Jérusalem et Tel-Aviv devraient être à une demi-heure l’une de l’autre, avec des trains glissant à 160 km/h.


    Photo : Ahmad Gharabli Agence France-Presse

    Une aubaine pour les nombreux Israéliens qui parcourent régulièrement les 70 km séparant ces deux villes, où se concentre l’essentiel de l’activité économique et politique du pays.

    Jérusalem et Tel-Aviv n’étaient jusqu’alors desservies que par une ligne sinueuse qui suivait le tracé de l’ancienne ligne du mandat britannique et il fallait compter au moins une heure et demie pour faire le trajet par rail.

    La ligne devait initialement commencer à fonctionner en 2008. Mais le chantier sous maîtrise israélienne en partenariat avec des entreprises chinoise, italienne et russe, a accusé de nombreux retards.

    Les groupes Bombardier, du Canada, Semi, d’Espagne, et Alstom, de France, ont également pris part au projet.

    La nouvelle ligne, dont le chantier est chiffré à 6,5 milliards de shekels (2,3 milliards canadiens), est présentée par ses promoteurs comme une prouesse d’ingénierie.

    Coupant en plein dans le relief semi-montagneux qui entoure Jérusalem, elle comprendra à terme 40 kilomètres de tunnels et 8 ponts.

    Une partie de la ligne est exposée aux critiques politiques puisqu’elle passe par la Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par l’armée israélienne depuis plus de 50 ans.

    Le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saeb Erakat, avait dénoncé ce train comme « une volonté israélienne de transformer l’occupation en annexion en utilisant de manière illégale les terres palestiniennes occupées ».

    #Alstom #Bombardier #Semi #Cisjordanie #Palestine #israel #jérusalem #tel-aviv #Transports


  • Israel orders Khan al-Ahmar residents to evacuate before October
    Sept. 23, 2018 11:28 A.M. (Updated: Sept. 23, 2018 11:30 A.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=781175

    JERUSALEM (Ma’an) — The Israeli Civil Administration ordered on Sunday the Bedouin residents of Khan al-Ahmar village, east of Jerusalem, to demolish their homes and to evacuate the area before the start of October.

    According to local sources, staff members of the Israeli Civil Administration under the protection of Israeli forces stormed Khan al-Ahmar and handed evacuation notices to the residents, ordering them to demolish their homes and evacuate the village within the given timeframe.

    Sources said that Israeli forces threatened the residents in case of non-implementation of the notices, the Israeli army would demolish the village.

    Sources added that large numbers of heavily armed Israeli forces stormed the village and surrounded the open sit-in tent, as well as took photos of the participants.

    Earlier this month, the Israeli High Court rejected an appeal against the demolition of Khan al-Ahmar and ruled for its evacuation and demolition to take place, under the pretext of building without a difficult-to-obtain Israeli permit.

    However, critics say that the displacement of the residents and the demolition of the village is as part of an Israeli plan to expand the nearby illegal Israeli settlement of Kfar Adummim.

    The village is inhabited by about 200 Palestinians, 53% of whom are children and 95% of whom are refugees registered with the United Nations Relief and Works Agency (UNRWA).

    #Khan_al-Ahmar

    • Israël exige que les Bédouins de Khan Al-Ahmar détruisent leurs maisons d’ici à octobre
      LE MONDE | 23.09.2018 à 13h10 • Mis à jour le 23.09.2018 à 13h49
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/09/23/israel-demande-aux-habitants-d-un-village-bedouin-de-detruire-leurs-maisons-

      Israël a demandé dimanche 23 septembre aux habitants d’un village bédouin de Cisjordanie, érigé par ses défenseurs en symbole de la lutte contre la colonisation israélienne, de démolir eux-mêmes « toutes les structures du site » d’ici au 1er octobre.

      Après des années de bataille judiciaire, la Cour suprême israélienne a donné au début de septembre son accord à la démolition de Khan Al-Ahmar, village de tôle et de toile où vivent environ 200 Bédouins à l’est de Jérusalem, coincé entre deux colonies israéliennes.
      Décision de la Cour suprême

      Ce village bédouin palestinien est devenu emblématique du sort de ces communautés confrontées à l’occupation et la colonisation de la Cisjordanie.

      « En application de la décision de la Cour suprême, les habitants de Khan Al-Ahmar ont reçu dimanche l’ordre de détruire toutes les structures du site avant le 1er octobre », a précisé un communiqué du Cogat, l’organisme israélien chargé des affaires civiles dans les territoires palestiniens occupés.

      L’Etat israélien s’est engagé à laisser les habitants du village démolir eux-mêmes leur hameau, mais le communiqué ne précise pas quelles mesures seront prises si les habitants refusent.

      « Personne ne partira, il faudra nous expulser par la force ! », a affirmé à l’Agence France-Presse Eid Abou Khamis, un porte-parole du village contacté par téléphone. Si Khan Al-Ahmar est démoli, « ce sera uniquement par la force », a-t-il ajouté.

      Colonisation de la Cisjordanie

      Huit pays européens, dont la France, ont réclamé jeudi à Israël de ne pas démolir ce hameau, estimant que sa destruction permettrait d’étendre les colonies israéliennes et de couper en deux la Cisjordanie, rendant encore plus compliquée l’éventuelle création d’un Etat palestinien sur le territoire. Les pays arabes à l’Organisation des Nations unies ont souligné par la suite qu’ils approuvaient et soutenaient la prise de position des huit pays européens.

      Israël occupe depuis près de cinquante ans la Cisjordanie où plusieurs communautés de Bédouins se sont installées à l’est de Jérusalem.

      Entre la Cisjordanie et Jérusalem-Est, plus de 600 000 colons israéliens coexistent, de manière souvent conflictuelle, avec près de trois millions de Palestiniens. Les colonies rognent peu à peu les territoires sur lesquels les Palestiniens souhaitent créer leur Etat.


  • Civils tués en Irak : annulation du procès d’un ex-agent de Blackwater | États-Unis
    http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201809/05/01-5195388-civils-tues-en-irak-annulation-du-proces-dun-ex-agent-de-blackwa

    Agence France-Presse
    WASHINGTON
    La justice américaine a annulé mercredi, faute d’unanimité du jury, le procès d’un ancien agent de la société de sécurité privée Blackwater, jugé après un carnage en Irak qui avait suscité une indignation mondiale.

    Le 16 septembre 2007, des employés de la société #Blackwater, qui a depuis changé de nom, avaient ouvert le feu à la mitrailleuse et jeté des grenades sur un carrefour très fréquenté de Bagdad, alors qu’ils circulaient en véhicules blindés.

    La fusillade avait fait au moins 31 victimes civiles, dont des femmes et enfants, tuées ou blessées.

    Les agents avaient assuré avoir été la cible de tirs d’insurgés, une affirmation contredite par les témoignages et les procureurs.

    La #bavure [sans guillemet, à l’aise] avait suscité un scandale international et renforcé le ressentiment de la population irakienne envers les Américains. Blackwater était devenue le symbole de ces sociétés accusées d’opérer en pleine impunité sous contrat avec le gouvernement américain.

    Lors d’un procès-fleuve en 2014, Nicholas Slatten, accusé d’avoir ouvert le feu en premier et d’avoir prémédité son acte, avait été reconnu coupable de l’assassinat d’un civil irakien et condamné à la réclusion à perpétuité.

    Avant cette tuerie, il aurait dit à des proches qu’il voulait « tuer autant d’Irakiens qu’il pouvait pour se « venger » du 11-Septembre », selon des documents judiciaires.

    Trois de ses anciens collègues avaient écopé de 30 ans de prison pour le meurtre de treize Irakiens.

    Il y a un an, ces décisions avaient été invalidées par la cour d’appel de Washington, pour qui M. Slatten aurait dû être jugé dans un procès distinct de ses collègues. Des témoignages avaient également mis en doute le fait qu’il ait tiré en premier.

    À l’issue de son second procès devant un tribunal fédéral de Washington, les jurés n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur sa culpabilité. Face à cette « impasse », un juge a annulé le procès.

    Selon un porte-parole du tribunal, il revient désormais à des procureurs d’organiser un troisième procès ou d’abandonner les poursuites.

    #justice du #justicier_mondial


    • La prison de Fleury-Mérogis secouée par une série de suicides, Le Monde

      Onze personnes détenues se sont suicidées à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne) depuis le début de l’année 2018 : dix hommes et une femme. En sept mois, ce compteur macabre a déjà dépassé le cumul des deux années précédentes. Une situation inédite qui préoccupe l’administration pénitentiaire comme le parquet d’Evry, mais à laquelle ils affirment aujourd’hui ne pas trouver d’explication.

      Dernier en date, un homme de 48 ans a été retrouvé pendu dans sa cellule mardi 7 août au matin. Il était en détention provisoire pour une affaire criminelle (viol sur son ex-compagne). Détenu au quartier des « arrivants », il avait été identifié comme fragile, et un surveillant s’assurait de son état toutes les heures dans le cadre des dispositifs de prévention du suicide. « A la ronde de 6 heures, il dormait sur sa couchette, à celle de 7 heures, c’était trop tard », apprend-on de source pénitentiaire.

      A chaque décès en détention, quelle que soit l’apparence des faits (mort naturelle, suicide, agression), une enquête judiciaire est systématiquement ouverte. « Nous n’avons, à ce stade, pas d’élément troublant ni de facteur d’explication de cette série de suicides à Fleury-Mérogis », assure-t-on au parquet du tribunal d’Evry, dans le ressort duquel est implantée la plus grande prison d’Europe avec ses quelque 4 300 détenus. La justice y voit des cas individuels, indépendants les uns des autres.

      Pour le coordonnateur du pôle enquête de l’Observatoire international des prisons (OIP), François Bès, cela pourrait s’expliquer par « un climat de tensions permanentes et de pression » spécifique à cet établissement. Les conditions de détention y sont pourtant, a priori, moins dures que dans d’autres maisons d’arrêt franciliennes. A Fresnes (Val-de-Marne), dont la vétusté des locaux n’est plus à démontrer, où les cellules n’ont pas de douche et où le nombre de détenus atteint 193 % de la capacité (contre 143 % à #Fleury-Mérogis), on ne déplore « que » deux suicides depuis le début de l’année pour 2 550 détenus. A Villepinte, en Seine-Saint-Denis, aucun suicide malgré une densité carcérale de 182 %. Au niveau national, on observe une légère hausse, mais la tendance sur plusieurs années est orientée à la baisse : 64 suicides en détention depuis le début de l’année, contre 59 pour la période équivalente en 2017 et 71 en 2016.

      Lire aussi : Nouveau record pour les prisons françaises avec 70 710 personnes incarcérées

      Certains cas polémiques

      Le phénomène a pris à Fleury une dimension oppressante, tant pour les personnels pénitentiaires que pour les détenus et leurs familles. Au point que certains cas deviennent polémiques. Tel celui de Lucas H., 21 ans, qui se serait pendu le 21 juillet au quartier disciplinaire où il avait été conduit à la suite d’une altercation avec des surveillants au sortir d’un parloir avec sa mère. Sa famille refuse de croire à un geste désespéré du jeune homme censé sortir de prison en septembre. Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté samedi 4 août devant la maison d’arrêt à l’appel d’un collectif Justice pour Lucas et conspué aux cris de « Matons assassins ! » les surveillants qui quittaient leur service.

      Selon le parquet d’Evry, qui a eu les conclusions orales de l’autopsie pratiquée le 26 juillet, « rien de suspect ne remet en cause pour le moment la thèse du suicide » de Lucas. Mais, l’enquête ne devrait pas être bouclée avant septembre, en attendant le rapport complet du médecin légiste et le résultat de plusieurs auditions auxquelles les gendarmes comptent encore procéder.

      D’autres suicides ne sont pas contestés, mais peuvent nourrir des questions sur le sens de la détention [ça alors...] , en particulier pour les courtes peines. Comme celui de cet homme de 25 ans, condamné à trois mois de prison pour « voyage habituel sans titre de transport ». Il s’est pendu le 17 mars, quelques semaines après son incarcération. Ou ce père de famille, plus âgé, qui s’est suicidé en avril, à peine arrivé pour exécuter une peine de deux mois pour « conduite sans assurance ». Ces sanctions pénales semblent disproportionnées au regard du délit, mais les tribunaux les justifient par le caractère multirécidiviste de ces personnes.

      Taux de suicides six fois supérieur

      Autre sujet questionné, celui des détentions provisoires qui s’allongent. La jeune femme de 24 ans qui s’est donné la mort à la maison d’arrêt des femmes de Fleury le 21 avril attendait depuis trois ans que la justice fixe son sort. « Une situation plus difficile à vivre que pour les condamnés, qui, eux, savent quand ils sortiront et peuvent, même si c’est dans longtemps, se projeter dans un avenir », explique un surveillant de cette prison géante.

      Le 12 juin, c’est un Albanais de 38 ans, qui se suicidait peu de temps après que sa détention provisoire qui durait déjà depuis dix-huit mois fut renouvelée. Il était mis en examen dans l’enquête sur l’attentat de Nice (86 morts) pour « association de malfaiteur terroriste » pour avoir fourni des armes à un couple d’Albanais qui les avaient lui-même revendues à un proche du conducteur du camion meurtrier. Selon l’Agence France-Presse, la qualification « terroriste » de son dossier était sur le point d’être abandonnée alors que cet homme, dont la tendance suicidaire avait été signalée, clamait depuis le début son aversion pour les djihadistes.

      Le taux de suicides en prison est en moyenne six fois supérieur à celui de l’ensemble de la population. De fait, elle concentre des personnes qui cumulent les handicaps sociaux, scolaires, économiques, sanitaires, familiaux, etc. « Ce n’est pas la prison qui crée leurs problèmes ni leurs fragilités », se défend-on à la direction des services pénitentiaires d’Ile-de-France. La direction assure que les retours d’expérience réalisés par une équipe pluridisciplinaire après chaque décès « n’ont pas révélé de faille dans la prévention du suicide, que ce soit dans la transmission des informations sur les signes avant-coureurs ou la prise en charge des personnes fragiles ».

      Dégradation des actions préventives

      Il n’empêche, le plan antisuicide mis en place en 2009 par la direction de l’administration pénitentiaire a porté ses fruits et a ainsi fait la preuve que ce n’était pas une fatalité. Le dispositif ne se limite pas à la ronde toutes les heures. Le dialogue du surveillant avec le détenu, par exemple au retour d’un parloir annulé ou qui s’est mal passé ou d’une audience chez le juge, est essentiel. « Lorsqu’un détenu que l’on a pris en charge se suicide, on ressent la même chose que le chirurgien qui perd un patient sur sa table d’opération », témoigne un ex-directeur de Fleury-Mérogis.

      Lire aussi : La mise en place d’un bureau de vote pour les détenus à l’étude

      Mais les surveillants ont-ils encore le temps pour cette partie valorisante de leur métier ? L’OIP voit dans la surpopulation carcérale et la proportion importante de surveillants stagiaires la cause d’une dégradation de ces actions préventives.

      Un autre dispositif de prévention qui semble avoir fait ses preuves à Villepinte depuis plusieurs années et a été implanté il y a quelques mois à Fresnes devrait prochainement être mis en place à Fleury-Mérogis, dans deux bâtiments sur cinq pour commencer. Des « codétenus de soutien », volontaires, formés avec des psychologues de la Croix-Rouge partageront la cellule de personnes considérées comme à risque en matière de passage à l’acte.

      Les statistiques sur la prévention n’existent pas, mais la direction des services pénitentiaires d’Ile-de-France assure qu’il y a dix fois plus de tentatives sérieuses de suicide prises à temps par les personnels que de suicides constatés.

    • La prison, « une humiliation pour la République », Editorial, Le Monde
      https://lemonde.fr/idees/article/2018/08/08/la-prison-une-humiliation-pour-la-republique_5340462_3232.html

      L’inflation de la population carcérale provoque des conditions de détention indignes et incompatibles avec les objectifs de réinsertion assignés à l’administration pénitentiaire.

      Nouveau record pour les prisons françaises avec 70 710 personnes incarcérées
      https://lemonde.fr/societe/article/2018/07/26/nouveau-record-pour-les-prisons-francaises-avec-70-710-personnes-incarcerees

    • https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins-dete-1ere-partie/prisons-francaises-un-systeme-a-bout-de-souffle

      Confrontée à une vague de suicides à Fleury-Mérogis, l’administration pénitentiaire française pourrait bien devoir reconsidérer les faiblesses de son #système. Pour en parler, Julie Gacon reçoit #François_Bès, coordinateur du pôle enquête de l’Observatoire international des prisons (OIP).
      #administration_pénitentiaire


  • La photographie ne s’est jamais si bien portée, les photographes jamais si mal
    http://www.liberation.fr/debats/2018/07/01/la-photographie-ne-s-est-jamais-si-bien-portee-les-photographes-jamais-si

    Le monde de la photographie écrit une lettre ouverte à la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, et au Président, Emmanuel Macron. Il alerte sur les conditions de plus en plus difficiles d’exercice du métier et demande des mesures concrètes.

    Face à la situation critique de la création photographique française, les photographes - indépendants, membres d’agences ou de collectifs - se réunissent pour alerter le gouvernement, et notamment Françoise Nyssen, ministre de la Culture, du risque de disparition de leur métier. Un début de dialogue semble s’être amorcé mais la liste des points critiques est encore longue et il y a urgence.

    La photographie en marge de la politique culturelle de l’Etat
    Le manque de soutien à la création photographique française est flagrant, alors que la majorité des arts en bénéficient : le CNC pour l’audiovisuel, les subventions pour le théâtre, les quotas pour la musique, le statut des intermittents, etc. A l’heure où l’image est un enjeu majeur de l’avenir, ce vide est incompréhensible. En occultant ses besoins, la production photographique s’assèche et les sources d’information et de contenus se réduisent. Nous demandons un soutien concret par le biais d’aides à la création et à la production pour les photographes.

    Une généralisation de la gratuité
    La photographie est trop souvent liée à la notion de gratuité. De plus en plus de lieux ou d’événements ne prévoient aucun droit d’auteur pour les photographes. Pourtant fournisseur de la matière première - et alors que tous les autres postes sont rémunérés (du menuisier qui construit les cimaises au directeur du lieu ou du festival) -, le photographe est trop souvent le seul à ne pas l’être. Cet état de fait est d’autant plus inacceptable que nombre de ces événements reçoivent des subventions publiques. Nous vous demandons de faire respecter le droit de présentation - donc que les obligations de rémunération des photographes soient effectives - et que les subventions soient conditionnées par l’application de celles-ci. Nous demandons également qu’un pourcentage non négligeable des subventions pour les événements photographiques soit obligatoirement alloué aux droits d’auteurs des photographes y participant.

    Une presse hors la loi
    Le non-respect des délais légaux de paiement reste d’actualité. Plusieurs grands groupes de presse continuent de prolonger ces délais bien au-delà de ce que la loi leur impose. Plusieurs agences et collectifs de photographes ont dû déposer le bilan cette année, de nombreux autres sont au bord de l’asphyxie. Nous demandons à l’Etat de conditionner ses subventions aux groupes de presse au respect des délais légaux de paiement. Nous demandons également d’interdire à ces groupes de contraindre les photographes ou de conditionner leurs commandes à une rediffusion de leurs images par ces mêmes groupes de presse.

    Chutes des tarifs
    Profitant d’une situation économique critique, de nombreux commanditaires réduisent d’année en année le taux de rémunération des commandes passées aux photographes, ainsi que les tarifs de publication des photographies issues de leurs archives. Les photographies sont donc actuellement achetées en dessous d’un coût de production très lourd pour les photographes. Le tarif minimum de la pige journalière mis en place par décret il y a un an est irréaliste et indécent ! Nous demandons la mise en place d’une régulation des tarifs basée sur les coûts réels de production des photographies.

    Concurrence déloyale
    L’Etat français soutient financièrement l’Agence France-Presse, lui permettant de réduire ses tarifs et de proposer aux médias des forfaits d’utilisation que les structures indépendantes ne peuvent pratiquer. Cet état de fait contribue grandement à la précarité des photographes et à l’extinction des agences et collectifs indépendants. Nous demandons que cette concurrence déloyale et illégale cesse.

    En conclusion, les photographes sont les parents pauvres de la discipline artistique la moins considérée par les institutions françaises. Et cela, malgré la richesse de leur production et bien que la photographie soit née en France, que les événements photographiques les plus emblématiques s’y déroulent, que l’image et la photographie soient l’un des enjeux majeurs des années à venir et que ce secteur génère une réelle économie. Nous, photographes français, vous sollicitons pour qu’elle puisse continuer à vivre, à se développer et à enrichir le pays où elle est née.

    Cette lettre a été signée par de très nombreux photographes –  tels Raymond Depardon, Bernard Plossu, Françoise Huguier, Jane Evelyn Atwood…  – indépendants ou appartenant à diverses agences, collectifs ou organismes. Parmis eux, le collectif Argos, l’agence DocPix, l’association Divergence-Images, Graphix-Images, Myop, Noor, PAJ (Photographes, auteurs, journalistes), Pasco & Co, le collectif Périscope, le Pictorium, Pink, Plainpicture, l’Union des photographes professionnels, le ­collectif Riva Press, la maison de photographes Signatures, la Société des auteurs des arts visuels et l’image fixe, le Syndicat national des agences photographiques d’illustration générale, le collectif Tendance floue, VU, etc.

    https://www.change.org/p/payetaphoto

    #photographie #photographes #presse #médias #uberisation #précarité #payetaphoto


  • En 2014, @bastamag avait sorti un excellent article avec la meilleure base de données sur la question des violences policières en France :

    Homicides, accidents, « malaises », légitime défense : 50 ans de morts par la police
    Ivan du Roy, Ludo Simbille, Basta, le 13 mars 2014
    https://www.bastamag.net/Homicides-accidents-malaises-legitime-defense-50-ans-de-morts-par-la-polic

    –-------------------------------

    Aujourd’hui ils récidivent et améliorent encore leur analyse dans trois articles qui ont déjà été cités ici, mais on s’y perd alors je les regroupe :

    Pourquoi une base de données sur les violences policières létales : notre méthodologie
    Ivan du Roy, Ludo Simbille, Basta, le 14 juin 2018
    https://www.bastamag.net/Pourquoi-une-base-de-donnees-sur-les-violences-policieres-letales-notre

    Quand les forces de l’ordre tuent : 40 ans de décès sans bavures ?
    Ludo Simbille, Basta, le 14 juin 2018
    https://www.bastamag.net/Quand-les-forces-de-l-ordre-tuent-40-ans-de-deces-sans-bavures

    En quarante ans, 478 morts à la suite d’interventions policières
    Ivan du Roy, Ludo Simbille, Basta, le 14 juin 2018
    https://bastamag.net/webdocs/police

    Je recense ici toutes les #statistiques sur les assassinats policiers (principalement en #France mais aussi dans d’autres pays) :
    https://seenthis.net/messages/601177

    #Violence_policière #Violences_policières #brutalité_policière #Assassinats_policiers


  • Des employés d’Amazon au Royaume-Uni feraient pipi dans des bouteilles par peur d’être punis s’ils prennent une pause
    https://quebec.huffingtonpost.ca/2018/04/16/employes-amazon-royaume-uni-pipi-bouteilles_a_23412668

    La compagnie nie tout en bloc.<p>Des employés d’Amazon au Royaume-Uni seraient si désespérés de garder leur emploi qu’ils utiliseraient des bouteilles …

    https://o.aolcdn.com/images/dims3/GLOB/crop/4556x2282+0+365/resize/630x315!/format/jpg/quality/85/http%3A%2F%2Fo.aolcdn.com%2Fhss%2Fstorage%2Fmidas%2Ffedd6c0a210378c27696a9


  • Hécatombe « catastrophique » dans la Grande Barrière de corail australienne
    http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2018/04/19/hecatombe-castastrophique-de-coraux-dans-la-grande-barriere_5287394_1652692.

    Année noire pour la Grande Barrière de corail australienne. Ce joyau du Patrimoine mondial de l’humanité a subi une hécatombe « catastrophique » de ses coraux pendant une vague marquée de chaleur en 2016, menaçant une plus grande diversité de vie marine qu’estimé jusqu’alors, prévient une étude publiée par la revue scientifique Nature, mise en ligne mercredi 18 avril. Environ 30 % des coraux du vaste ensemble sont morts durant la vague de chaleur survenue entre mars et novembre 2016.

    Inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1981, le récif s’étend sur environ 348 000 kilomètres carrés le long de la côte australienne et constitue le plus vaste ensemble corallien du monde. D’après l’étude, le corail, qui sert d’habitat à d’autres créatures marines, a été durement touché par la hausse des températures de l’eau consécutive au réchauffement climatique.

    Terry Hugues, coauteur de l’étude et directeur du Centre d’excellence pour les études sur les récifs coralliens de l’université James Cook, a expliqué à l’Agence France-Presse que les plus menacés sont les coraux à branches, comme les tables de corail qui fournissent leurs cachettes aux poissons juvéniles. Les coraux les plus susceptibles de tenir le choc sont lisses, en forme de melon, a poursuivi le chercheur. Ces coraux n’ont pas trop de mal à construire leur squelette mais « ils ne sont pas très utiles pour l’habitat ».

    Pendant le blanchissement de 2016, les coraux de la partie septentrionale de la Grande Barrière ont subi une vague de « morts catastrophiques », poursuit l’étude.


  • La station spatiale chinoise s’est désintégrée lors de son entrée dans l’atmosphère
    http://www.lemonde.fr/cosmos/article/2018/04/02/la-station-spatiale-chinoise-a-ete-globalement-detruite-lors-de-sa-rentree-d

    « Tiangong 1 », en vol incontrôlé depuis 2016, a fait son retour dans l’atmosphère un peu plus tôt que prévu : à 2 h 15 (heure de Paris) au-dessus du Pacifique Sud.

    La station spatiale chinoise Tiangong 1 a été « globalement détruite » lors de son entrée dans l’atmosphère, lundi 2 avril, autour de 2 h 15 (heure de Paris) au-dessus du Pacifique Sud, a annoncé le China Manned Space Engineering Office (CMSEO), le bureau chinois chargé de la conception des vols spatiaux.

    L’engin, en vol incontrôlé depuis 2016, a fait son retour dans l’atmosphère un peu plus tôt que prévu : le CMSEO avait annoncé auparavant que le retour sur la Terre s’effectuerait autour de 2 h 42, ce qui l’aurait situé au-dessus de l’Atlantique Sud, au large des côtes brésiliennes.

    « La plupart des équipements ont été détruits lors de la phase de rentrée dans l’atmosphère », a assuré le CMSEO dans un communiqué.

    • La station spatiale chinoise a atterri dans l’océan Pacifique Sud, pas si loin du « cimetière spatial »
      http://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/04/02/la-station-spatiale-chinoise-a-atterri-dans-l-ocean-pacifique-sud-pas-si-loi


      La station chinoise a atterri dans « la zone centrale du Pacifique sud », le point Nemo, lui, se trouve au large des côtes de l’Antarctique, entre les îles Pitcairn, la Nouvelle-Zélande et le Chili.
      Google Maps

      Une trajectoire presque heureuse, bien qu’incontrôlée. La station spatiale chinoise Tiangong 1 a fait sa rentrée dans l’atmosphère lundi 2 avril vers 0 h 15 GMT (1 h 15, heure de Paris) pour finir dans « la partie centrale du Pacifique Sud », selon le bureau chinois chargé de la conception des vols spatiaux habités (CMSEO). La station s’est désintégrée en plein vol alors qu’elle regagnait la Terre, au terme de deux années d’évolution incontrôlée en orbite. Elle a atterri entre l’Océanie et l’Amérique du Sud. Pas si loin du « #point_Nemo », le cimetière des déchets spatiaux.

      « Le point Nemo se trouve au large des côtes de l’Antarctique, de la Nouvelle-Zélande, des îles Pitcairn et du Chili », a expliqué à l’Agence France-Presse Stijn Lemmens du bureau des débris spatiaux de l’ESA (Agence spatiale européenne) à Darmstadt. Cet endroit perdu au milieu du Pacifique, appelé « pôle d’inaccessibilité » ou point Nemo en hommage au capitaine de Jules Verne, représente l’endroit le plus isolé du monde, distant de 2 688 km de la première terre émergée, l’île Ducie, un atoll inhabité.


  • Des étudiants lillois appellent à une mobilisation nationale mercredi 28 mars !
    http://www.frontsyndical-classe.org/2018/03/des-etudiants-lillois-appellent-a-une-mobilisation-nationale-m

    Des étudiants de l’Université Lille 2 ont appelé ce samedi 24 mars à une mobilisation nationale mercredi dans les facultés contre la réforme de l’université et les « interventions policières » sur les campus, en référence notamment à l’expulsion violente qui s’est déroulée à Montpellier.
 
    Environ 150 étudiants de Lille 2 se sont rassemblés vendredi soir devant l’université, avant de s’installer dans un amphithéâtre. Une partie d’entre eux y a passé la nuit. « Lors de l’assemblée générale, on a décidé d’appeler à une manifestation nationale le mercredi 28 mars, à Lille et dans les autres universités, contre la sélection et mais aussi contre les expulsions des étudiants lorsqu’ils occupent un amphithéâtre, par exemple », a expliqué samedi à l’Agence France-Presse (AFP) Nicolas Heyn, membre des Jeunes Insoumis et étudiant en master de sciences politiques à Lille 2.
 
    Une décision prise « en réaction aux multiples interventions policières partout en France sur les campus universitaires se mobilisant (Nantes, Bordeaux, Paris, Dijon, Strasbourg, Lille, Toulouse, Grenoble pour ne citer qu’eux) », peut-on lire dans un communiqué des étudiants.



    • L’œuvre « America » de l’artiste italien Maurizio Cattelan lors de son exposition au Musée Guggenheim à New York, le 30 août 2017.

      Un Van Gogh à la Maison Blanche ? Le Guggenheim propose des toilettes en or
      Le Monde.fr avec AFP | 26.01.2018 à 01h08

      Un Van Gogh pour la Maison ? Plutôt des toilettes en or, répond le Musée Guggenheim. Alors que la présidence des Etats-Unis souhaitait emprunter une toile du peintre néerlandais, la conservatrice de l’établissement new-yorkais lui a suggéré une œuvre de l’artiste iconoclaste Maurizio Cattelan.

      Dans un courrier électronique envoyé mi-septembre, la directrice artistique du Guggenheim, Nancy Spector, a ainsi décliné la demande de prêt du Paysage enneigé (1888), a fait savoir le musée au Washington Post. Mme Spector a expliqué que la toile allait être exposée à Bilbao, avant de revenir à New York et d’y rester « dans un avenir prévisible ».

      Et cette dernière de proposer, à la place, les sanitaires en or massif de l’Italie. L’œuvre, intitulée America, qui comprend un siège, une cuvette et une chasse d’eau opérationnels, a été utilisée par quelque 100 000 personnes pendant son exposition, de septembre 2016 à l’été 2017, au musée, situé face à Central Park.

      Maurizio Cattelan « voudrait l’offrir à la Maison Blanche moyennant un prêt à long terme », écrivait alors la directrice artistique du Guggenheim, selon le Washington Post. « Elle est, bien sûr, d’une valeur exceptionnelle et assez fragile, mais nous vous fournirions toutes les instructions pour l’installation et l’entretien », poursuivait Mme Spector.

      « Nous sommes désolés de ne pouvoir satisfaire votre demande initiale, mais nous gardons l’espoir que cette offre exceptionnelle puisse vous intéresser. »

      Sollicité par l’Agence France-Presse, le Guggenheim s’est refusé à tout commentaire sur cette offre. La Maison Blanche, elle, n’a pas donné suite.

      La conservatrice du musée a critiqué publiquement Donald Trump à plusieurs reprises depuis son élection, décrivant une présidence « marquée par le scandale et définie par la réduction volontaire d’un nombre incalculable de libertés individuelles ».

      En août, dans un blog, elle avait expliqué que si l’œuvre de Maurizio Cattelan pouvait être différemment interprétée, c’est « la référence à Trump qui a trouvé le plus d’écho » durant son séjour au Guggenheim. La quantité de métal précieux utilisée pour sa confection n’a pas été révélée, mais Nancy Spector avait déclaré qu’elle avait été réalisée avec des « millions de dollars d’or ».

      Maurizio Cattelan avait, lui, présenté ces toilettes comme une création égalitariste : « de l’art du 1 % [comprenant les personnes les plus riches de la planète] pour les 99 autres pourcents »

      Les demandes de prêt d’œuvres par la Maison Blanche sont une pratique qui remonte à plusieurs décennies. Sous l’administration Obama, plusieurs tableaux de Mark Rothko ou d’Edward Hopper, entre autres, avaient été prêtés par des musées à la présidence.


  • La Russie perd le contact avec un satellite angolais lancé mardi
    http://www.lemonde.fr/international/article/2017/12/27/la-russie-perd-le-contact-avec-un-satellite-angolais-lance-mardi_5234920_321

    La Russie a perdu, mercredi 27 décembre, le contact avec le premier satellite angolais de télécoms, Angosat-1, lancé mardi du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, selon une source spatiale russe.

    « Le contact a cessé temporairement, nous avons perdu la télémesure », a déclaré cette source à l’Agence France-Presse, disant espérer rétablir le contact avec ce satellite dont le coût – financé par un crédit des banques d’Etat russes – est estimé à 280 millions de dollars.