organization:agence média palestine

  • Décembre 2018 : tirs meurtriers de l’armée israélienne sur trois Palestiniens qui auraient délibérément tenté de foncer sur des Israéliens lors d’incidents inexistants
    7 01 2019 | Source : B’tselem.org | Traduction : SM pour Agence Média Palestine
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/01/07/decembre-2018-tirs-meurtriers-de-larmee-israelienne-sur-trois-p

    Pendant une période de neuf jours en décembre, les forces de sécurité israéliennes ont abattu trois Palestiniens en Cisjordanie au motif qu’ils auraient tenté de mener contre des Israéliens des attaques à la voiture bélier, ces prétendus incidents n’ayant jamais eu lieu. Ces trois victimes ont toutes été abattues alors qu’elles ne mettaient en danger ni la vie des forces de sécurité ni celle de quiconque. Leur mort est la conséquence directe d’une politique d’ouverture du feu irresponsable et illégale qui permet et cautionne de façon rétroactive le recours à des tirs meurtriers dans des situations qui ne les justifient pas.


  • Etude : L’eau polluée principale cause de mort à Gaza | Agence Media Palestine
    Source : Middle East Monitor | Traduction : J. Ch. pour l’Agence Média Palestine
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/10/18/etude-leau-polluee-principale-cause-de-mort-a-gaza

    Plus d’un quart des maladies à Gaza sont causées par la pollution de l’eau, a révélé une nouvelle étude, faisant remarquer que c’était la principale cause de mortalité dans l’enclave côtière qui subit un siège israélien depuis 2007.

    Cette étude, dont le journal israélien Haaretz a publié une copie, a été menée par RAND Corporation, ONG américaine. Elle a dit qu’elle était arrivée à ces découvertes il y a quatre ans et que « depuis, ces chiffres ont continué à grimper ».

    En se fondant sur ce rapport, Haaretz a dit que l’effondrement des infrastructures hydrauliques a provoqué une forte hausse des germes et des virus, tels le rotavirus, le choléra et les salmonelles.

    Le rapport a dit que la situation empire à cause des opérations israéliennes répétées sur Gaza depuis 2008.

    « Aujourd’hui, 97 % de l’eau à boire à Gaza n’est admise comme potable selon aucune norme internationale reconnue », a rapporté Haaretz.

    « Quelque 90 % des résidents boivent l’eau passée par des purificateurs privés, parce que les grandes installations ont été endommagées par les combats ou sont tombés en désuétude parce qu’on n’a pas pu les entretenir », a poursuivi le journal israélien. (...)

    https://seenthis.net/messages/729325
    #Gaza


  • Sabra et Chatila : Nouvelles révélations
    Seth Anziska – 17 septembre 2018 | Source : The New York Review of Books | Traduction : J. Ch. pour l’Agence Média Palestine

    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/10/02/sabra-et-chatila-nouvelles-revelations

    Les historiens essaient de ne pas laisser entendre leurs hoquets dans les salles de lecture des archives officielles, mais il arrive que des traces écrites conservent leur capacité à choquer. En 2012, alors que je travaillais aux archives d’État d’Israël à Jérusalem, je suis tombé sur des documents hautement classifiés sur la Guerre d’Israël au Liban en 1982 qui venaient juste d’être autorisés aux chercheurs. Cet accès était conforme à la règle des trente ans de déclassification qui gouverne l’ouverture des documents en Israël. Assis entouré des dossiers du ministère des Affaires Etrangères, je suis tombé sur les minutes d’une réunion du 17 septembre entre les responsables israéliens et américains qui se tenait en plein milieu du massacre de Sabra et Chatila.

    Le surprenant échange mot pour mot entre le ministre de la Défense Ariel Sharon et le diplomate américain Morris Draper a clairement démontré à quel point le massacre des civils dans les camps de réfugiés de Beyrouth Sud a été suivi de l’assentiment de Draper face à la déclaration mensongère de Sharon comme quoi il y restait des « terroristes ». Cela a rendu les Etats Unis involontairement complices des trois jours de triste renommée du massacre perpétré par les miliciens liés à la Phalange, parti politique de droite des Chrétiens Maronites Libanais qui était l’allié d’Israël. (...)


  • Un film censuré révèle la campagne menée en secret sur facebook par The Israel Project
    Par Ali Abunimah et Asa Winstanley, The Electronic Intifada, 13 septembre 2018 - Traduction : Sophie M. pour l’Agence Média Palestine
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/09/23/un-film-censure-revele-la-campagne-menee-en-secret-sur-facebook
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=29&v=bp88HJxKj-o

    La vidéo ci-dessus, une exclusivité de The Electronic Intifada, montre des extraits obtenus récemment grâce à une fuite.

    The Israel Project, important groupe de plaidoyer basé à Washington, s’efforce d’élargir son influence au moyen d’une campagne secrète sur Facebook.

    C’est ce que révèle The Lobby – USA, un documentaire d’Al Jazeera tourné clandestinement et jamais diffusé en raison de la censure exercée par le Qatar à la suite de pressions de la part d’organisations pro-israéliennes.

    https://seenthis.net/messages/721091
    #Qatar #censure #Al_Jazeera #journalisme


  • Lobby israélien aux Etats-Unis, le documentaire interdit,

    par Alain Gresh (Le Monde diplomatique, septembre 2018)

    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/09/GRESH/59047

    À l’écran, il a tout du parfait gentleman. Malgré sa dégaine d’étudiant, James Anthony Kleinfeld, jeune Britannique juif bien sous tous rapports, diplômé de la prestigieuse université d’Oxford, parlant six langues, dont le néerlandais et le yiddish, s’orientant sans difficulté dans les arcanes des conflits au Proche-Orient, trouverait facilement sa place dans les bureaux d’un ministère des affaires étrangères occidental ou d’un think tank renommé. Pour l’heure, il a d’autres desseins : s’investir dans les organisations américaines favorables à Israël. Il est recruté par The Israel Project (TIP), qui s’occupe de soigner l’image d’Israël dans les médias. Accueilli à bras ouverts du fait de ses compétences, il côtoie durant cinq mois le gratin des responsables d’associations engagées dans la défense inconditionnelle d’Israël, notamment du puissant lobby pro-israélien aux États-Unis, l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac). Il fraie avec eux dans les cocktails, congrès, conventions, stages de formation pour militants, se liant avec les uns et les autres. Avenant, chaleureux, efficace, il gagne la confiance de ses interlocuteurs, qui lui parlent à cœur ouvert, laissant au vestiaire la langue de bois et les « éléments de langage » convenus. Et leurs confidences sont explosives.

    Comment influence-t-on le Congrès ? « Les membres du Congrès ne font rien si on ne fait pas pression sur eux, et la seule manière, c’est l’argent. » Comment combat-on les militants favorables aux droits des Palestiniens sur les campus universitaires ? « Avec les anti-Israéliens, le plus efficace est de faire des recherches sur eux, que vous mettez en ligne sur un site Web anonyme et que vous diffusez par des annonces ciblées sur Facebook. » Avec une candeur d’autant plus grande qu’ils croient s’épancher auprès d’un ami, les interlocuteurs de Kleinfeld admettent qu’ils se livrent à des opérations d’espionnage de citoyens américains, avec l’aide du ministère des affaires stratégiques israélien.

    Créé en (...)

    • Lobby israélien, le #documentaire interdit

      Une enquête menée par la chaîne qatarie #Al-Jazira dévoile les méthodes des groupes de pression américains favorables à Israël. Mais, soucieux de ne pas s’aliéner ces organisations dans son contentieux avec l’Arabie saoudite, le Qatar a gelé la diffusion du reportage.

      À l’écran, il a tout du parfait gentleman. Malgré sa dégaine d’étudiant, James Anthony Kleinfeld, jeune Britannique juif bien sous tous rapports, diplômé de la prestigieuse université d’Oxford, parlant six langues, dont le néerlandais et le yiddish, s’orientant sans difficulté dans les arcanes des conflits au Proche-Orient, trouverait facilement sa place dans les bureaux d’un ministère des affaires étrangères occidental ou d’un think tank renommé. Pour l’heure, il a d’autres desseins : s’investir dans les organisations américaines favorables à Israël. Il est recruté par The Israel Project (TIP), qui s’occupe de soigner l’image d’Israël dans les médias. Accueilli à bras ouverts du fait de ses compétences, il côtoie durant cinq mois le gratin des responsables d’associations engagées dans la défense inconditionnelle d’Israël, notamment du puissant lobby pro-israélien aux États-Unis, l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac) (1). Il fraie avec eux dans les cocktails, congrès, conventions, stages de formation pour militants, se liant avec les uns et les autres. Avenant, chaleureux, efficace, il gagne la confiance de ses interlocuteurs, qui lui parlent à cœur ouvert, laissant au vestiaire la langue de bois et les « éléments de langage » convenus. Et leurs confidences sont explosives.

      Comment influence-t-on le Congrès ? « Les membres du Congrès ne font rien si on ne fait pas pression sur eux, et la seule manière, c’est l’argent. » Comment combat-on les militants favorables aux droits des Palestiniens sur les campus universitaires ? « Avec les anti-Israéliens, le plus efficace est de faire des recherches sur eux, que vous mettez en ligne sur un site Web anonyme et que vous diffusez par des annonces ciblées sur Facebook. » Avec une candeur d’autant plus grande qu’ils croient s’épancher auprès d’un ami, les interlocuteurs de Kleinfeld admettent qu’ils se livrent à des opérations d’espionnage de citoyens américains, avec l’aide du ministère des affaires stratégiques israélien.

      Créé en 2006, ce dernier dépend directement du premier ministre Benyamin Netanyahou. L’une de ses responsables confie : « Nous sommes un gouvernement qui travaille sur un territoire étranger et nous devons être très, très prudents. » En effet, car certaines de ces actions pourraient se révéler passibles des tribunaux américains.

      À la fin du stage de « Tony », M. Eric Gallagher, son chef à TIP, se montre si satisfait de ses services qu’il lui propose de l’embaucher. « J’adorerais que tu viennes travailler pour moi. J’ai besoin de quelqu’un qui a l’esprit d’équipe, qui travaille dur, qui est passionné, curieux, bien formé, qui parle bien, qui a beaucoup lu. Tu es tout cela. »Mais son poulain refuse. Car, on l’aura deviné, il n’est pas tout à fait celui qu’il prétend être, même si ses diplômes et ses compétences ne sont pas contestables : il est un infiltré, missionné par la chaîne Al-Jazira, propriété de l’émirat du Qatar, pour réaliser un documentaire sur le lobby pro-israélien. Il a filmé en caméra cachée une partie des confidences qu’il a recueillies et il a réuni, avec d’autres membres d’une équipe dirigée par Phil Rees, de la cellule d’investigation de la chaîne, tous les ingrédients d’une enquête spectaculaire. La diffusion de celle-ci était d’autant plus attendue que, en 2017 déjà, un reportage d’Al-Jazira sur le lobby pro-israélien au Royaume-Uni (2) avait montré les ingérences d’Israël dans les affaires internes d’un pays étranger, et ses tentatives pour faire chuter un ministre considéré comme propalestinien — ce qui avait abouti à des excuses publiques de l’ambassadeur d’Israël à Londres et au retour précipité à Tel-Aviv d’un diplomate de haut rang.

      On pouvait donc s’attendre à un événement médiatique, avec ses démentis outragés et ses violentes polémiques. Mais non : la diffusion, programmée pour début 2018, a été reportée sine die, sans explications officielles. On a fini par apprendre, grâce à des articles dans la presse juive américaine (3), que le documentaire ne passerait pas, ce qu’a confirmé Clayton Swisher, directeur de la cellule d’investigation de la chaîne, dans un article où il regrettait ce choix ; quelques jours plus tard, la chaîne annonçait qu’il prenait un congé sabbatique (4). L’enquête a été sacrifiée dans la bataille sans merci que se livrent le Qatar d’un côté et l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis de l’autre pour gagner les faveurs de Washington dans le conflit qui les oppose depuis juin 2017 (5). Et quelle meilleure manière de l’emporter que de s’attirer les faveurs du puissant lobby pro-israélien, dont on connaît l’influence sur la politique américaine au Proche-Orient ?

      Pour faire pencher la balance, le Qatar a donc fait « reporter » la diffusion, obtenant en échange le secours inespéré d’une partie de l’aile droite d’un lobby déjà très à droite dans son ensemble. M. Morton Klein, le président de l’Organisation sioniste américaine (ZOA), un proche de M. Stephen Bannon, ancien conseiller du président Donald Trump, s’est même rendu à Doha et s’est réjoui d’avoir enterré le documentaire (lire « Le Qatar en quête d’amis »). Que de tels groupes, qui accusaient il y a peu le Qatar de financer le Hamas et le terrorisme, aient accepté de virer de bord en échange de la rétention de l’enquête en dit long sur le caractère embarrassant des révélations qu’elle contient.

      Cet enfouissement d’un travail qui a duré plus d’une année a suscité des remous au sein de la chaîne. Certains ont souhaité que ces révélations ne sombrent pas dans les sables mouvants des compromis géopolitiques. C’est la raison pour laquelle nous avons pu voir, grâce à un ami résidant dans le Golfe, les quatre épisodes du documentaire, de cinquante minutes chacun, dans leur version presque définitive.

      Ce qui frappe au visionnage, c’est la fébrilité qui a saisi le lobby depuis quelques années, due à une peur sourde de perdre son influence. Comment l’expliquer, alors que le soutien à Israël est massif aux États-Unis et que les élus des deux partis, républicain et démocrate, apportent un appui sans faille à n’importe quelle aventure d’Israël ? L’élection de M. Trump n’a-t-elle pas amené Washington à abandonner toute volonté de jouer les intermédiaires dans le conflit israélo-arabe et à se ranger sans aucun faux-semblant aux côtés du gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël ? Sans doute ; mais, dans ce paysage en apparence favorable, un spectre hante le lobby : celui de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS).

      Ce mouvement lancé en 2005 se propose d’appliquer à Israël les méthodes non violentes qui ont fait leurs preuves contre l’Afrique du Sud de l’apartheid. Il a connu un essor sur les campus américains. Mais faut-il vraiment s’en alarmer, s’interroge M. David Brog, directeur des affaires stratégiques de Chrétiens unis pour Israël (CUFI) et directeur exécutif de la Maccabee Task Force, l’un des groupes qui combattent BDS ? « Israël est la “start-up nation”. Il reçoit plus d’investissements étrangers qu’à n’importe quel autre moment de son histoire. Alors pourquoi ne pas se calmer, comprendre que BDS ne vaut rien et l’ignorer ? » Il insiste : « Je ne pense pas que BDS ait jamais eu pour objectif que les universités retirent leurs investissements en Israël. En ce qui concerne l’argent, nous n’avons pas d’inquiétude à avoir ; mais les efforts déployés pour creuser un fossé entre nous, qui aimons Israël, et la génération montante, sont préoccupants. Parmi les jeunes nés après l’an 2000 et les étudiants, on en arrive au point où la majorité est plus favorable aux Palestiniens qu’aux Israéliens. » M. Jacob Baime, directeur exécutif de l’Israel on Campus Coalition, un groupe d’organisations qui emploie plus d’une centaine de personnes pour lutter contre BDS dans les universités, s’inquiète : « La seule chose que tous les membres du Congrès, tous les présidents, tous les ambassadeurs ont en commun est le fait d’avoir passé du temps sur les campus, et c’est durant cette période qu’ils ont été formés. » Seront-ils encore demain des « amis d’Israël » ?

      Discréditer le messager

      Un élément supplémentaire alarme le lobby. Le soutien à Israël a toujours transcendé les clivages entre démocrates et républicains. N’est-ce pas M. Barack Obama qui, quelques mois avant la fin de son mandat, a fait voter une aide inconditionnelle de 38 milliards de dollars (33 milliards d’euros) à Israël sur dix ans, en dépit de ses relations détestables avec M. Netanyahou ? Mais le paysage politique se transforme, et le ralliement inconditionnel du lobby à M. Trump réduit sa base, qui se résume de plus en plus au Parti républicain et à la droite évangélique. M. David Hazony, ancien directeur de The Tower Magazine et membre influent de TIP, le reconnaît dans le documentaire : « Le boycott immédiat d’Israël, ce n’est pas un problème. Le plus gros problème, c’est le Parti démocrate, les partisans de Bernie Sanders, tous ces anti-Israéliens qu’ils amènent dans le Parti démocrate. Être pro-israélien ne relèvera bientôt plus d’un consensus bipartisan, et chaque fois que la présidence changera, la politique à l’égard d’Israël risquera de changer. C’est une chose dangereuse pour Israël. C’est cela qui est en jeu dans la bataille sur les campus. » Ce que confirme John Mearsheimer, coauteur d’un célèbre livre (6) sur le lobby, dont les commentaires ponctuent le documentaire. Il constate que, désormais, le soutien à Israël croît au Parti républicain alors qu’il diminue au Parti démocrate : « Il y a une différence substantielle entre les deux partis. »

      Comment contrer cette évolution ? En engageant un débat politique ? Difficile, alors que, depuis l’échec des accords d’Oslo, signés en 1993, Israël est dirigé par des partis d’extrême droite qui refusent toute solution diplomatique. Il ne peut être question de discuter du sort des Palestiniens, de l’avenir des colonies ou du drame de Gaza. Et le ralliement du lobby à M. Netanyahou et à M. Trump est peu propice à susciter l’enthousiasme des étudiants américains. Le journaliste Max Blumenthal fait remarquer (Twitter, 15 février 2018) que c’est cette tactique du refus de la discussion que le lobby déploie au sujet du documentaire d’Al-Jazira : assimiler le journalisme d’investigation à de l’espionnage ; discréditer la chaîne en la réduisant à son propriétaire, le Qatar ; affirmer que le sujet est le « lobby juif », et non le soutien à Israël. Et ainsi éviter toute discussion sur le fond des révélations et sur la politique israélienne.

      Directeur exécutif du Comité d’urgence pour Israël (ECI), M. Noah Pollak synthétise la ligne adoptée face aux critiques : « Pour discréditer le message, il faut discréditer le messager. Quand vous évoquez BDS, vous devez dire que c’est un groupe qui prône la haine, la violence contre les civils. C’est-à-dire qu’il soutient le terrorisme. » Et, bien sûr, qu’il est antisémite. L’organisation Voix juives pour la paix (JVP) ? Il préfère l’appeler « Voix juives pour le Hamas »… Mais il reste optimiste, car, comme il l’explique à « Tony », la majorité des Américains reste favorable à Israël, alors qu’au Royaume-Uni « c’est de la haine pure. Vous avez laissé la moitié de ces Pakistanais de m… s’installer chez vous ».

      Pour « discréditer le messager », il faut accumuler des informations variées, qui vont de sa vie privée à ses activités professionnelles, en passant par ses convictions politiques. Le lobby pro-israélien a instauré ces dernières années un réseau d’espionnage. « Nos opérations de recherche,s’enorgueillit M. Baime, disposent d’une technologie de pointe. Quand je suis arrivé, il y a quelques années, notre budget était de quelques milliers de dollars ; il est aujourd’hui de 1,5 million, sans doute 2. Je ne sais même pas ; c’est énorme. » Mais ses amis et lui tiennent à rester « invisibles » : « Nous faisons cela de manière sécurisée et anonyme ; c’est la clé. »

      Parmi les groupes les plus redoutés par les militants favorables aux droits des Palestiniens figure Canary Mission (7), dont le financement, les membres et le fonctionnement restent secrets. Une journaliste proche du lobby explique son rôle : « Ceux qui le haïssent, ceux qui sont visés parlent de “liste noire”. Vous avez des noms, des étudiants et des professeurs d’université, des organisations qui ont des liens avec le terrorisme ou avec des terroristes qui ont appelé à la destruction de l’État juif. » Le site de l’organisation résume ainsi son objectif : « Assurez-vous que les radicaux d’aujourd’hui ne deviendront pas vos employés demain. » Surplombant la biographie de chaque victime clouée au pilori, ce slogan : « Si vous êtes raciste, le monde doit le savoir. »
      Kleinfeld a réussi à remonter à son fondateur et financier, M. Adam Milstein, président du Conseil israélien américain (IAC), condamné à une peine de prison pour fraude fiscale en 2009, ce qui ne l’a pas empêché de poursuivre ses activités du fond de sa cellule. Il expose au jeune homme sa philosophie : « Tout d’abord, mener des enquêtes sur eux [les militants favorables à la Palestine].. Quel est leur projet ? S’attaquer aux Juifs parce que c’est facile, parce que c’est populaire. Nous devons les démasquer pour ce qu’ils sont : des racistes, des gens hostiles à la démocratie. Nous devons les mettre sur la défensive. »

      Plusieurs étudiants témoignent des risques qu’ils encourent. Mme Summer Awad, qui a participé à la campagne pour les droits des Palestiniens à Knoxville (Tennessee), raconte comment elle a été harcelée sur Twitter, comment « ils » ont mis en ligne des informations à son sujet datant de plus de dix ans : « Ils creusent et creusent encore. Quelqu’un a contacté mon employeur et lui a demandé de me licencier, en le menaçant de le dénoncer comme antisémite s’il n’obtempérait pas. » Ces méthodes de délation peuvent signifier une mise à mort professionnelle ou, pour un étudiant, compliquer la recherche d’un emploi à la fin de son cursus. Certains des accusés ont donc envoyé des « messages de repentir » qui sont publiés dans une rubrique spéciale du site de Canary Mission (8) en échange du retrait de leur nom de la liste noire : des « aveux » anonymisés dans lesquels ils expliquent qu’ils ont été « trompés » et qui ressemblent à ceux arrachés aux suspects de sympathies communistes du temps du maccarthysme aux États-Unis dans les années 1950, ou dans les régimes autoritaires aujourd’hui. « C’est la guerre psychologique. Ils sont terrifiés, se réjouit M. Baime. Soit ils la ferment, soit ils passent leur temps à faire des recherches [sur les accusations portées contre eux] au lieu d’attaquer Israël. C’est très efficace. » Un autre interlocuteur de « Tony » regrette cependant que « diffamer quelqu’un en le traitant d’antisémite n’ait plus le même impact ».

      Ces croisades, qui s’appuient sur la récolte de données personnelles de citoyens américains, ne seraient pas possibles sans les moyens accordés par le ministère des affaires stratégiques israélien. Mme Sima Vaknin-Gil, sa directrice générale, le reconnaît lors d’une conférence à l’IAC : « En ce qui concerne la collecte de données, l’analyse de l’information, le travail sur les organisations militantes, la piste de l’argent, c’est quelque chose que seul un pays, avec les ressources dont il dispose, peut faire au mieux. » Elle ajoute : « Le fait que le gouvernement israélien ait décidé d’être un acteur-clé signifie beaucoup, parce que nous pouvons apporter des compétences que ne possèdent pas les organisations non gouvernementales impliquées dans cette affaire. Nous sommes le seul acteur du réseau pro-israélien à pouvoir combler les lacunes. (…) Nous avons le budget, et nous pouvons mettre sur la table des choses bien différentes. » Puis son propos se fait menaçant : « Tous ceux qui ont quelque chose à voir avec BDS doivent s’interroger à deux fois : est-ce que je dois choisir ce camp ou bien l’autre ? »

      Une violation des lois américaines

      Dans ce travail de collecte d’informations, Mme Vaknin-Gil admet : « Nous avons la FDD et d’autres qui travaillent [pour nous]. » La Fondation pour la défense des démocraties (FDD) est un think tank néoconservateur qui a joué ces dernières années un rôle important dans le rapprochement entre les Émirats arabes unis et Israël. Il a participé l’été dernier à la campagne contre le Qatar et contre Al-Jazira, accusée d’être un instrument de déstabilisation régionale. Or, selon la loi américaine, les organisations ou les individus travaillant pour un gouvernement étranger doivent s’enregistrer en tant que tels au ministère de la justice. Ce dernier osera-t-il traîner devant les tribunaux la FDD, qui n’a pas accompli ces démarches ?

      Comme le remarque Ali Abunimah, animateur du site The Electronic Intifada, « si vous aviez un enregistrement d’un haut responsable russe ou iranien, ou même canadien, reconnaissant que son pays mène des opérations clandestines d’espionnage de citoyens américains et utilise pour cela la couverture d’une organisation américaine, ce serait une bombe ! ». Car cette coopération ne se limite pas à la FDD, et nombre des interlocuteurs de Kleinfeld, comme M. Baime, l’admettent sous le sceau de la confidence, même s’ils ajoutent que le sujet est « délicat » et qu’il vaut mieux ne pas s’étendre.

      Le documentaire contient d’autres révélations, comme la manière dont les journalistes américains sont « pris en charge » à Jérusalem par TIP (9), cornaqués, mais aussi alimentés en sujets « clés en main » qu’ils n’ont plus qu’à diffuser aux États-Unis ; ou les pressions exercées sur les médias et les agences de presse pour qu’ils modifient leurs dépêches ou leurs articles…

      Bien que tout semble aujourd’hui sourire à Israël, ses partisans américains, en dépit de tous leurs moyens, sont nerveux. L’avenir leur paraît s’assombrir, y compris dans les milieux les plus susceptibles de les appuyer. Mme Vaknin-Gil l’admet : « Nous avons perdu la génération des Juifs nés après l’an 2000. Leurs parents viennent m’expliquer les difficultés qu’ils rencontrent avec leurs enfants durant des dîners de shabbat. [Les plus jeunes] ne reconnaissent pas l’État d’Israël et ne nous voient pas comme une entité à admirer. »

      #Alain_Gresh
      Directeur du journal en ligne Orient XXI

      #Palestine #BDS


  • Les premières images de la barrière maritime israélienne bloquant Gaza
    Agence Media Palestine | Traduction : J. Ch. pour l’Agence Média Palestine | Source : Middle East Monitor | 6 août 2018
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/08/09/une-barriere-sous-marine-israelienne-destinee-a-aggraver-le-blo

    Le ministère de la Défense d’Israël a diffusé hier les premières images de sa barrière maritime destinée à aggraver le blocus de la Bande de Gaza assiégée. La barrière se situe sur la plage de Zikim, approximativement à trois kilomètres de la frontière nord de Gaza. Le projet devrait être achevé pour la fin de 2018 et coûter environ 25 millions de shekels (6.7 millions $).

    Quand elle sera achevée, la structure s’étendra sur 200 mètres dans la mer Méditerranée, coupant encore plus la Bande de Gaza d’Israël. La barrière sera constituée de trois couches, une base sous-marine, une plate-forme de 50 mètres de large en pierres blindées au niveau de la mer et une barrière de 6 mètres de haut en barbelés. Une clôture supplémentaire entourera ensuite la barrière elle-même en tant que « mesure de sécurité additionnelle ».

    La barrière a reçu les félicitations du ministre de la Défense Avigdor Liebermann. « La construction de cette barrière autour de la Bande de Gaza, à la fois sur terre et en mer, progresse à une allure impressionnante », a dit l’homme d’extrême droite. « Chaque jour qui passe voit nos capacités antiterroristes autour de la Bande de Gaza se renforcer. » D’après Ma’an, Liebermann a ajouté que « Le Hamas perd un peu plus tous les jours de sa capacité à attaquer Israël ». (...)


  • L’équipe des champions de Gaza
    par Hamza Abu Eltarabesh (journaliste de Gaza)
    | The Electronic Intifada| Traduction : JPP pour l’Agence Média Palestine
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/07/12/lequipe-des-champions-de-gaza

    Comme des milliards d’autres, Abdelrahman Nofal, 13 ans, est resté ces jours-ci collé devant son écran de télévision, à regarder la Coupe du monde en Russie.

    Contrairement à la plupart, Nofal est lui aussi un footballeur ayant de l’ambition, mais ses rêves ont été circonscrits par la dangereuse réalité de Gaza.

    « Je n’ai jamais entendu dire qu’un footballeur palestinien aurait été pris dans une grande équipe internationale » a déclaré Nofal, qui vient du camp de réfugiés de Bureij dans le centre de la bande de Gaza, à The Electronic Intifada. Il veut être le premier.

    Ce garçon, c’est comme un héros local. Le 17 avril, lors des récentes manifestations pour la Grande Marche du Retour, il a été touché par la balle d’un tireur d’élite israélien.

    Opéré d’urgence deux jours plus tard, il a été amputé de sa jambe gauche sous le genou. Et c’est sous des applaudissements chaleureux que le 2 juin, non seulement il est entré sur le terrain avec la toute nouvelle Équipe des champions, mais aussi qu’il a marqué un but montrant toute ses capacités, contrôlant le ballon de la poitrine avant de tirer de son pied droit.

    Nofal est le plus jeune joueur d’une équipe dont le plus âgé a 42 ans, il est le premier du genre à Gaza et est déjà populaire à Deir al-Balah dans le centre de la bande de Gaza, où se trouve le camp de Bureij. Au total, l’équipe compte 16 joueurs.

    Tous, ils ont perdu au moins un membre au cours des 11 années passées de bombardements et de siège, et tous, sauf deux, ont perdu leur membre à cause de la violence israélienne.

    L’équipe a tenu sa toute première séance d’entraînement le 30 mars, le jour même où les manifestations pour la Grande Marche du Retour commençaient. Nofal n’a rejoint l’entraînement que le 2 juin et même alors, son entraînement a dû être interrompu car il lui fallait poursuivre sa rééducation.

    #Soumoud


  • “La résistance est féminine” : des femmes de Gaza manifestent pour leur droit au retour
    Maha Hussaini – 3 juillet 2018 | Source : Middle East Eye | Traduction : SM pour l’Agence Média Palestinettp ://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/07/06/la-resistance-est-feminine-des-femmes-de-gaza-manifestent-pour-leur-droit-au-retour/

    Lors d’une conférence de presse tenue à Gaza lundi [2 juillet], le Haut Comité national pour la Grande Marche du Retour et pour briser le siège a demandé aux femmes palestiniennes de « participer massivement à la manifestation » et d’exiger leur droit au retour.

    « Cet événement contribue à soutenir les Palestiniennes qui tiennent bon malgré le siège. Le message en est clair : personne ne peut nous priver de nos droits, en particulier le droit au retour et l’exigence de mettre fin au siège », a déclaré Iktimal Hamad, présidente de la commission Femmes du Comité.

    Les mères, épouses, filles ou sœurs de personnes tuées ou blessées lors des manifestations de la Grande Marche du Retour, ainsi que des femmes journalistes ou étudiantes à l’université, brandissaient des drapeaux palestiniens ou des panneaux demandant le droit au retour et affirmaient leur volonté de poursuivre les manifestations.

    « Qui a dit que les femmes ne pouvaient pas se battre aussi efficacement que les hommes ? » s’est exclamée Suheir Khader, 39 ans, dont les proches et les amies sont venues manifester avec elle.

    « En grandissant, nous avons appris que la résistance était féminine. Nos grands-mères étaient aux côtés de nos grands-pères et ont lutté comme eux pendant la Nakba (la Catastrophe) et la première intifada.

    #marcheduretour


  • Creative Popular Resistance at Gaza Border
    Palestine Chronicles, le 3 avril 2018
    http://www.palestinechronicle.com/gaza-border-clown-mirrors-dabka-video

    #Palestine #Gaza #Nakba #Marche_du_retour #Humour #Art #Créativité

    A mettre en perspective avec les vidéos citées dans cet article :

    Retour sur la marche du retour, vue de Haïfa – Conversation avec Majd Kayyal
    Michèle Sibony, Agence Média Palestine, le 9 juin 2018
    https://seenthis.net/messages/701597

    Ou celle ci :

    Des jeunes palestiniens dansent le Dabke le long de la frontière de Gaza
    Almonivideo, Youtube, le 29 juin 2018
    https://seenthis.net/messages/705898


  • Il n’y a pas que Gaza... ou presque... à propos des manifestations en Cisjordanie :

    La colère rentrée des Palestiniens de Cisjordanie
    Allan Kaval, Le Monde, le 17 mai 2018
    https://seenthis.net/messages/696847

    Le jeune Odai Akram Abu Khalil est mort d’une blessure par balle infligée par l’armée d’occupation
    The New Arab, le 24 mai 2018
    https://seenthis.net/messages/696835

    Retour sur la marche du retour, vue de Haïfa – Conversation avec Majd Kayyal
    Michèle Sibony, Agence Média Palestine, le 9 juin 2018
    https://seenthis.net/messages/701597

    Ramallah Protesters Demand PA to Cancel Sanctions on Gaza
    IMEMC, le 11 juin 2018
    https://seenthis.net/messages/701517

    Palestinians protest in Ramallah against the ‘Authority of Shame’
    Jaclynn Ashly, Mondoweiss, le 11 juin 2018
    https://seenthis.net/messages/701517

    Plus de 1500 manifestants à Ramallah demandent à Abbas de lever les sanctions contre Gaza
    Amira Hass, Haaretz, le 11 juin 2018
    https://seenthis.net/messages/701517

    « Un seul peuple, un seul ennemi, une seule cause »
    Cirepal, le 11 juin 2018
    https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=241251323308073&id=139096786856861

    Multiplication des raids israéliens en Cisjordanie
    Pierre Barbancey, L’Humanité, le 12 juin 2018
    https://www.humanite.fr/palestine-multiplication-des-raids-israeliens-en-cisjordanie-656648

    #Palestine #Gaza #Cisjordanie #Ramallah #Autorité_Palestinienne #Nakba #Marche_du_retour


  • Retour sur la marche du retour, vue de Haïfa – Conversation avec Majd Kayyal
    Michèle Sibony, Agence Média Palestine, le 9 juin 2018
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/06/09/retour-sur-la-marche-de-retour-vue-de-haifa-conversation-avec-m

    Tu veux dire alors qu’il y a une coupure entre Cisjordanie et Gaza, notamment sur cette question ?

    Bien sûr que la coupure est profonde ! Et à bien d’autres niveaux encore. A présent pour répondre sur l’ambassade et Jérusalem, on n’a pas vraiment vu de révolte massive, ou un soulèvement d’ampleur. L’intérêt populaire n’est pas manifeste pour ce qui est considéré comme des enjeux diplomatiques, politiques ou juridiques, autant de cadres dans lesquels les Palestiniens n’ont pas confiance. Ils ne voient pas en quoi le droit international les a jamais aidés, ils ont le sentiment qu’il ne leur apporte rien. Si l’ambassade n’est plus à Tel Aviv et qu’elle est à Jérusalem, qu’est-ce que cela change pour eux ? Ils sont bien plus intéressés par ce qui influe directement sur leur vie quotidienne : Essaye de bloquer une des portes de la vieille ville et tu verras le soulèvement immédiat.

    (...)

    Et en Cisjordanie que s’est-il passé autour de la marche du retour ?

    De fait, relativement à toute la Cisjordanie, à l ‘espace de la première intifada, cette fois, à part une manifestation importante à Ramallah, il ne s’est quasiment rien passé, d’où l’intérêt des manifestations de Haïfa, la « ville de la coexistence » (grand sourire).

    La jeune génération de Gaza a assumé la lutte avec humour : organisée en brigades, les jeunes se sont répartis entre les brigade des pneus. Les très jeunes se baladent toute la semaine dans Gaza à la recherche des pneus à collecter pour l’utilisation le jour de la manifestation. Ils ont un porte-parole officiel, c’est très drôle. Il y a la brigade de l’armée de l’air qui s’occupe des cerfs volants, et celle des coupeurs de barrière, il y a même une brigade « divertissement », et celle géniale du « refus de comprendre », qui prend le contre-pied satirique des unités de négociations palestiniennes, c’est leur unité diplomatique en quelque sorte !

    Mais comment sais-tu tout cela ?

    Tout est visible sur facebook, il y a des dizaines de vidéos, ils ont un porte-parole par brigade. Regarde, (il me montre sur son portable), ils ont filmé la parade de l’unité des pneus. Tout cela circule sur facebook avec forces blagues et traits d’humour, prenant totalement à rebours les accusations de morbidité suicidaire… la jeunesse de Gaza se bat et dans la joie. Ils sont drôles et ils rient, il faut dire qu’ils s’ennuient ferme à Gaza où il n’y a rien à faire, jour après jour.

    https://www.facebook.com/Hay.Tuofaah.1/videos/1788471624542898
    https://www.facebook.com/anwar.bas/videos/10216361802222144

    #Palestine #Gaza #Haifa #Jérusalem #Ramallah #Cisjordanie #Majd_Kayyal #Nakba #Marche_du_retour #Humour


  • La France fait la promotion des fusils qui ont servi aux massacres de Gaza
    David Cronin – 31 mai 2018 - The Electronic Intifada - Traduction : J. Ch. pour l’Agence Média Palestine

    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/06/03/la-france-fait-la-promotion-des-fusils-qui-ont-servi-aux-massac

    Le fabricant des fusils utilisés pendant les récents massacres israéliens à Gaza va bientôt exposer ses produits dans un salon de l’armement sponsorisé par le gouvernement français.

    Les enquêtes d’Amnesty International ont identifié le Tavor comme étant vraisemblablement l’un des fusils principalement utilisé par les snipers israéliens pour attaquer les manifestants palestiniens au cours des deux derniers mois.

    En tant que fabricant de ce fusil, Israel Weapon Industries (Industrie Israélienne de l’Armement) devrait être mise sur liste noire par tout pays se déclarant concerné par les droits de l’Homme.

    La France en fait partie. Emmanuel Macron, son président, a officiellement condamné le meurtre de plus de 100 manifestants palestiniens depuis le 30 mars.

    Sa condamnation sonnait creux. Elle a été prononcée alors que les préparatifs du salon de l’armement Eurosatory de Paris étaient en cours.

    Israel Weapon Industries fait partie des entreprises prévues dans les stands de ce salon, qui ouvrira dans moins de deux semaines.

    Ce n’est qu’une des dizaines d’entreprises de l’industrie de guerre d’Israël – dont le premier fournisseur de drones, Elbit Systems – qui seront présentes à Eurosatory. Le ministre israélien de la Défense est lui aussi inscrit dans la liste des exposants.

    Ce salon est organisé par le gouvernement français, qui travaille en tandem avec le lobby national des armes.

    Israel Weapon Industries s’est servi de salons similaires pour présenter le dernier modèle du Tavor. Le programme officiel d’Eurosatory précise que ces fusils seront exposés.

    Un outil fait pour tuer

    L’entreprise n’a peut-être pas rendu public son rôle dans la réalisation des massacres à Gaza. Son matériel publicitaire souligne pourtant que le Tavor est le « principal fusil d’assaut » de toutes les unités d’infanterie et les « forces spéciales » de l’armée israélienne.

    Selon le site web de la firme, le Tavor a été réalisé « en étroite coopération » avec l’armée d’Israël, qui a « rigoureusement testé » cette arme. C’est une façon codée de dire que le Tavor est un outil indispensable pour tuer et estropier les Palestiniens.

    #canonsàvendre


  •  » Pourquoi je participe à la grande marche du retour à Gaza « |Agence Media Palestine
    Fadi Abu Shammalah, 27 avril 2018
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/05/01/pourquoi-je-participe-a-la-grande-marche-du-retour-a-gaza

    (...) Les habitants de Gaza ont subi une tragédie après l’autre : des vagues de déplacements massifs, la vie dans des camps de réfugiés sordides, une économie piratée, un accès restreint aux zones de pêche, un siège asphyxiant et trois guerres au cours de ces neuf dernières années. Israël a imaginé qu’une fois la génération qui a connu la Nakba disparue, les jeunes renonceraient à notre rêve de retour. Je crois que c’est en partie pour cela qu’Israël maintient Gaza au bord de la catastrophe humanitaire – nos vies réduites à une lutte quotidienne pour la nourriture, l’eau, les médicaments et l’électricité, nous ne serions plus en état de nous soucier de plus nobles aspirations. La Marche prouve que ma génération n’a pas l’intention d’abandonner les rêves de son peuple.

    La Grande Marche du retour a galvanisé mon optimisme, mais je reste réaliste. La Marche, seule, ne mettra pas fin au siège et à l’occupation, ne résorbera pas l’énorme déséquilibre des forces entre Israël et les Palestiniens ni ne réparera les torts historiques. L’engagement se poursuit jusqu’à ce que tous les êtres humains dans la région puissent partager les mêmes droits. Mais je ne pouvais pas être plus impressionné par mon peuple ou être fier de lui – nous voir unis sous un même drapeau, avec une approbation quasi unanime des moyens pacifiques pour réclamer nos droits et affirmer notre humanité.

    Tous les vendredis, jusqu’au 15 mai, je continuerai à aller aux campements pour envoyer un message à la communauté internationale décrivant les conditions désastreuses dans lesquelles je suis obligé d’élever mes fils. J’irai, jusqu’à ce que je puisse apercevoir nos terres – nos arbres – de l’autre côté de la frontière militaire alors que les soldats israéliens me surveillent derrière leurs armes.

    Si Ali me demande pourquoi je retourne à la Grande Marche du Retour malgré le danger, je lui dirai ceci : J’aime la vie. Mais plus que ça, je t’aime, toi, Karam et Adam. Si risquer ma vie signifie que toi et tes frères aurez une chance de grandir, d’avoir un avenir digne, de vivre en paix avec vos voisins, dans un pays libre, alors c’est un risque que je dois prendre.

    #Marcheduretour


  • Sous l’occupation, gifler un soldat est pire que tuer un Palestinien
    Jonathan Ofir, Mondoweiss, le 21 mars 2018
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/03/26/sous-loccupation-gifler-un-soldat-est-pire-que-tuer-un-palestin

    C’est aussi ce que disait le twitter de l’Agence Média Palestine ici :
    https://seenthis.net/messages/678548

    Ahed #Tamimi vient d’être condamnée à 8 mois de prison par un tribunal militaire & arbitraire israélien. A 1 mois près, c’est la peine qu’effectuera le soldat franco-israélien Elor Azria qui avait assassiné un Palestinien gisant à terre #FreeAhedTamimi

    #Palestine #Tamimis #prison #criminalisation_des_militants #prisonniers_politiques #enfants #Ahed_Tamimi #Elor_Azarya
    #Apartheid #Justice #Injustice #deux_poids_deux_mesures


  • Comment Stephen Hawking a soutenu la cause palestinienne
    15 03 2018 | Source : Al Jazeera News | Traduction : Lauriane G. pour l’Agence Média Palestine
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/03/15/comment-stephen-hawking-a-soutenu-la-cause-palestinienne

    Stephen Hawking, le scientifique de renommée mondiale qui est décédé mercredi à l’âge de 76 ans, était connu non seulement pour ses travaux révolutionnaires mais aussi pour son soutien à la Palestine.

    Hawking, qui avait une maladie neuro-motrice, a fait les gros titres en mai 2013 lorsqu’il a décidé de boycotter une conférence de haut rang en Israël où il devait prendre la parole.

    Le physicien travaillait alors à l’Université de Cambridge au Royaume-Uni.

    La « Conférence Présidentielle », un évènement universitaire organisé à Jérusalem, était présidée par l’ancien président israélien Shimon Pérès.

    Dans une lettre qu’Hawking a envoyé aux organisateurs le 3 Mai, il déclarait qu’ il est très probable que la politique de l’actuel gouvernement israélien conduise à la catastrophe ».

    « J’accepte l’invitation à la Conférence Présidentielle avec l’intention que cela me permettra non seulement d’exprimer mon avis sur les perspectives d’accords de paix mais aussi sur la Cisjordanie.

    « Cependant, j’ai reçu de nombreux emails de la part d’universitaires palestiniens. Ils sont unanimes quant au fait que je devrais respecter le boycott. Compte tenu de cela, je dois me retirer de la conférence. »

    « Si j’avais participé à la conférence j’aurais exprimé mon opinion sur le fait qu’il est très probable que la politique de l’actuel gouvernement israélien conduise à la catastrophe, » dit la lettre.


  • Le PCHR demande une enquête sur les circonstances de la mort d’un civil quelques heures seulement après son arrestation par les forces israéliennes
    Source : PCHR | Traduction : J. Ch. pour l’Agence Média Palestine