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  • Une nouvelle localité sur le Golan portera le nom de Trump
    23 avril 2019 Par Agence Reuters
    https://www.ouest-france.fr/monde/israel/en-israel-une-localite-sur-le-plateau-du-golan-portera-le-nom-de-donald

    Israël va donner le nom de Donald Trump à une nouvelle localité sur le Golan pour remercier le président américain d’avoir reconnu le mois dernier la souveraineté d’Israël sur ce plateau stratégique, a annoncé mardi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
    (...)
    Les autorités israéliennes ont par ailleurs décidé de baptiser « Donald J. Trump » la future gare qui desservira à Jérusalem le Mur des Lamentations, en contrebas de l’Esplanade des Mosquées.

  • Le Hezbollah, menace pour la stabilité du Moyen-Orient, selon Pompeo 21 mars 2019 Par Agence Reuters
    https://www.mediapart.fr/journal/international/210319/le-hezbollah-menace-pour-la-stabilite-du-moyen-orient-selon-pompeo?onglet=

    JERUSALEM (Reuters) - Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a estimé jeudi en Israël, avant de poursuivre sa tournée régionale par Beyrouth, que le Hezbollah chiite libanais était une menace pour la stabilité du Moyen-Orient.

    Reçu par le président israélien Reuven Rivlin à Jérusalem, le chef de la diplomatie américaine a dit considérer le Hezbollah, le mouvement palestinien Hamas et la milice yéménite des Houthis - qui bénéficient tous du soutien de Téhéran - comme « des entités représentant des risques pour la stabilité du Moyen-Orient et pour Israël ».

    « Ils sont résolus à rayer ce pays de la carte et nous avons l’obligation morale et politique d’empêcher que cela advienne. Vous devez savoir que les Etats-Unis s’y tiennent prêts », a dit Mike Pompeo lors de son entretien avec le président israélien.

    La visite de Mike Pompeo à Jérusalem passe pour un coup de pouce à Benjamin Netanyahu, à trois semaines d’élections législatives qui s’annoncent serrées, le 9 avril. (...)

    #IsraelUsa #Hezbollah

  • » Israeli Missiles Injure Four, Including A Husband And His Wife, In Gaza
    March 15, 2019 - IMEMC News
    http://imemc.org/article/israeli-missiles-injure-a-husband-and-his-wife-in-gaza

    The Israeli army has announced it fired missiles against 100 targets in several parts of the Gaza Strip, in a serious violation that led to excessive property damage, and despite military claims of “targeting Hamas sites,” a husband and his wife were among four Palestinians injured.

    The Al-Quds brigades, the armed wing of the Islamic Jihad, declared a state of readiness among all its fighters, and vowed “fierce retaliation.”

    “It seems that the enemy has mistaken our silence for idleness,” the brigades said in a statement, “This enemy needs to get the message straight; we will not be silent while it targets our people and continues its aggression, escalation.”

    On its part, the Popular Resistance Committees said that the resistance will not allow Israel to turn Gaza into the battle field as part of its corruption and election campaign. Israel is scheduled to hold general elections on April 9th.

    “We will defend our people, and we will not remain silent,” it added.

    According to a statement by the Israeli army, four projectiles were reportedly fired from the Gaza Strip into Sha’ar HaNegev Regional Council of Settlements, while the Iron Dome interception system managed to strike three of them.

    #Gaza

    • 4 Palestinians injured in 100 Israeli airstrikes across Gaza
      March 15, 2019 11:56 A.M. (Updated: March 15, 2019 2:59 P.M.)
      http://www.maannews.com/Content.aspx?id=782870

      (...) The Israeli army announced that 100 sites were targeted across the Gaza Strip, in response to missiles reportedly fired from Gaza.

      Palestinian factions denied responsibility for any missiles fired from Gaza.

      Additionally, the Palestinian Ministry of Interior and Security in Gaza said in a statement that the fired missiles were against national and factional consensus.

      The ministry said that necessary measures will be taken against those responsible.

    • Israël bombarde Gaza après des tirs de roquettes
      15 mars 2019 Par Agence Reuters
      L’aviation israélienne a bombardé une centaine d’objectifs dans la nuit de jeudi à vendredi dans la bande de Gaza après le tir de deux roquettes en direction de Tel Aviv à partir de la petite enclave palestinienne, une première depuis la guerre de 2014.
      https://www.mediapart.fr/journal/international/150319/israel-bombarde-gaza-apres-des-tirs-de-roquettes

      GAZA (Reuters) - L’aviation israélienne a bombardé une centaine d’objectifs dans la nuit de jeudi à vendredi dans la bande de Gaza après le tir de deux roquettes en direction de Tel Aviv à partir de la petite enclave palestinienne, une première depuis la guerre de 2014.

      L’armée israélienne a précisé avoir visé des « objectifs militaires » appartenant au Mouvement de la résistance islamique Hamas qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007.

      Il s’agit notamment d’un site de fabrication de missiles, d’un dépôt d’armes et d’un quartier général du Hamas, a ajouté l’armée.

      Le ministère de la Santé à Gaza a fait état de quatre blessés dans ces raids israéliens menés par des avions et par des hélicoptères.

      Jeudi soir, vers 21h00 locales, les sirènes ont retenti à Tel Aviv et des habitants ont entendu des explosions.

      L’armée israélienne a déclaré que deux roquettes avaient été tirées de la bande de Gaza mais n’avaient fait ni victime ni dégâts.

      Un responsable du Hamas a nié toute responsabilité de son mouvement dans le tir des ces deux roquettes.

      Le Djihad islamique et les Comités de résistance populaire, deux autres groupes armés de l’enclave palestinienne, ont également démenti toute implication.

      La presse israélienne, notamment le journal Ha’aretz et TV7, a évoqué une possible méprise, les deux roquettes ayant peut-être été tirées « par erreur ». (...)

    • Le Hamas a tiré des roquettes sur la région de Tel Aviv « par erreur » (Tsahal)
      Mis à jour le 15/03/2019 13:46:01 Écrit par i24NEWS
      https://www.i24news.tv/fr/actu/israel/diplomatie-defense/197105-190315-selon-tsahal-le-hamas-a-tire-ses-roquettes-sur-la-region-de-te

      L’armée israélienne estime que les deux roquettes qui ont visé la région de Tel Aviv jeudi soir ont été tirées depuis la bande de Gaza « par erreur », a confié vendredi matin un militaire à la presse.

      Une source d’i24NEWS a affirmé que le tir était l’œuvre d’une nouvelle recrue du Hamas qui n’avait pas achevé sa « formation ».

      L’une des roquettes « est apparemment tombée dans la mer, l’autre s’est écrasée quelque part, mais pas à Tel-Aviv », avait déclaré à une chaîne de télévision jeudi soir Ron Huldai, le maire de la ville côtière.

      Les mouvements terroristes du Hamas et du Djihad islamique ont démenti être à l’origine des tirs en direction de Tel-Aviv. Cependant, Israël a réaffirmé tenir le Hamas pour responsable de ce qui se passe dans la bande de Gaza.

    • Gaza postpones 51st ’Great March of Return’ protest
      March 15, 2019 2:58 P.M. (Updated: March 16, 2019 11:51 A.M.)
      http://www.maannews.com/Content.aspx?id=782877

      GAZA CITY (Ma’an) — The National Committee for Breaking the Siege decided to exceptionally suspend “The Great March of Return” on its 51st Friday alongside the eastern border fence of the besieged Gaza Strip.

      The committee said in a short statement that protests for the 51st Friday were postponed in order to save the lives of protesters amid Israeli escalation against the Gaza Strip, and in preparation for Land Day protests on March 30th, as it would mark one year of “The Great March of Return” protests.

      This is the first time the committee suspends “The Great March of Return” protests since its beginning on March 30th, 2018.

      Four Palestinians were injured, on predawn Friday, as Israeli warplanes carried out airstrikes targeting several sites across the besieged Gaza Strip hours after missiles were reportedly fired from Gaza, on predawn Friday.

  • Washington abandonne les termes d’"occupation israélienne" pour le Golan
    13 mars 2019 Par Agence Reuters
    https://www.mediapart.fr/journal/international/130319/washington-abandonne-les-termes-doccupation-israelienne-pour-le-golan?ongl

    JERUSALEM (Reuters) - Les termes « d’occupation israélienne », employés jusqu’ici par les Etats-Unis pour le plateau du Golan syrien, ont été remplacés par « sous contrôle israélien », dans le rapport annuel du département d’Etat sur les droits de l’homme dans le monde, publié mercredi.

    Les mots « occupé » ou « sous occupation » ne sont par ailleurs plus utilisés pour la Cisjordanie et la bande de Gaza, dont Israël s’est également emparées lors de la guerre des Six Jours, en 1967.

    L’Etat hébreu a annexé le plateau du Golan en 1981, ce que le Conseil de sécurité de l’Onu a jugé nul et non avenu.

    #IsraelUSA

  • Les USA ferment leur mission palestinienne à Jérusalem
    4 mars 2019 Par Agence Reuters
    https://www.mediapart.fr/journal/international/040319/les-usa-ferment-leur-mission-palestinienne-jerusalem?onglet=full

    JERUSALEM (Reuters) - Les Etats-Unis ont amené lundi le drapeau du consulat général américain à Jérusalem, qui servait de représentation diplomatique pour les Palestiniens.

    Les employés de la mission palestinienne seront intégrés à l’ambassade que les Etats-Unis ont inaugurée à Jérusalem en mai 2018, sous le nom d’"unité des affaires palestiniennes" et sous la responsabilité de l’ambassadeur David Friedman.

    « C’est le dernier clou dans le cercueil » des pourparlers de paix israélo-palestiniens, a réagi sur Twitter le négociateur palestinien Saeb Erekat.

    Les négociations sont au point mort depuis 2014 et l’administration de Donald Trump est boycottée par les Palestiniens depuis l’annonce, en décembre 2017, du transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem.

    La décision de fusionner consulat et ambassade avait été annoncée en octobre par le secrétaire d’Etat Mike Pompeo.

  • Netanyahu recevra Bolsonaro juste avant le scrutin du 9 avril
    28 février 2019 Par Agence Reuters
    https://www.mediapart.fr/journal/international/280219/netanyahu-recevra-bolsonaro-juste-avant-le-scrutin-du-9-avril?onglet=full

    JERUSALEM (Reuters) - Le président brésilien Jair Bolsonaro se rendra en Israël peu avant les élections législatives israéliennes du 9 avril qui verront le Premier ministre Benjamin Netanyahu briguer un cinquième mandat, a annoncé jeudi le gouvernement israélien.

    La visite du président d’extrême droite brésilien est susceptible de constituer un soutien pour le chef du gouvernement israélien.

    Jair Bolsonaro, qui a pris ses fonctions en janvier et avait auparavant reçu Benjamin Netanyahu, a affiché sa proximité avec la droite israélienne. A l’instar des Etats-Unis, il a évoqué un déplacement de l’ambassade brésilienne à Jérusalem, mais n’a pas pour autant fixé de date.

    La perspective d’un transfert de l’ambassade de Tel Aviv à Jérusalem inquiète les exportateurs brésiliens qui craignent de perdre l’accès à de grands marchés dans les pays arabes, notamment pour la viande halal.

    La visite du chef de l’Etat brésilien est prévue du 31 mars au 4 avril, précise le ministère israélien des Affaires étrangères sans autres détails.

    Ancien capitaine de l’armée, Jair Bolsonaro a accédé au pouvoir en promettant de s’attaquer au crime et la corruption, mais il a du mal à stabiliser son gouvernement de coalition sur fond d’affaires de corruption et des luttes intestines qui ont entaché son premier mois de mandat.

    #IsraelBresil

  • La réponse d’Israël aux manifestations à Gaza, un « crime contre l’humanité »  ?
    Publié le 28/02/2019 - AFP
    https://www.sudouest.fr/2019/02/28/la-reponse-d-israel-aux-manifestations-a-gaza-un-crime-contre-l-humanite-58

    Une commission de l’ONU indique que « plus de 6 000 manifestants non armés ont été touchés par des tireurs d’élite militaires » durant les manifestations de la « Marche du retour » à Gaza.

    La réponse d’Israël aux manifestations à Gaza en 2018 « peut constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité », affirme ce jeudi une commission de l’ONU. Les enquêteurs soulignent que des snipers ont visé des civils, dont des enfants.

    « Les soldats israéliens ont commis des violations du droit international humanitaire et des droits humains. Certaines de ces violations […] doivent immédiatement faire l’objet d’une enquête par Israël », a déclaré le président de la Commission, Santiago Canton.
    Des enfants et des journalistes pris pour cible

    Selon la commission de l’ONU, « plus de 6 000 manifestants non armés ont été touchés par des tireurs d’élite militaires, semaine après semaine lors des manifestations ».

    Les enquêteurs ont indiqué avoir « trouvé des motifs raisonnables de croire que des tireurs d’élite israéliens ont tiré sur des journalistes, du personnel de santé, des enfants et des personnes handicapées, sachant qu’ils étaient clairement reconnaissables comme tels ».

    La commission a été mise sur pied en mai 2018 par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU pour « enquêter sur les violations et mauvais traitements présumés […] dans le contexte des assauts militaires menés lors des grandes manifestations civiles qui ont commencé le 30 mars 2018 » à Gaza. (...)

    • La réponse d’Israël aux manifestations à Gaza « peut constituer » un « crime contre l’humanité », selon les enquêteurs de l’ONU
      le 28/02/2019
      https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/la-reponse-d-israel-aux-manifestations-a-gaza-peut-constituer-un-crime-

      Israël rejette comme « partial » ce rapport d’une commission d’enquête de l’ONU sur sa riposte face aux manifestations de 2018 dans la bande de Gaza. L’Etat hébreu impute au mouvement palestinien Hamas la responsabilité du bilan humain.

    • Gaza : Un rapport de l’Onu pointe de possibles crimes de guerre israéliens
      https://www.mediapart.fr/journal/international/280219/gaza-un-rapport-de-lonu-pointe-de-possibles-crimes-de-guerre-israeliens
      28 février 2019 Par Agence Reuters

      GENEVE (Reuters) - Des enquêteurs des Nations unies ont déclaré jeudi que les forces de sécurité israéliennes avaient peut-être commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en abattant 189 Palestiniens et en en blessant plus de 6.100 autres, lors des manifestations du vendredi l’an dernier à la lisière de la bande de Gaza.

      La commission indépendante dit disposer d’informations confidentielles sur ceux qu’elle pense être responsables de la mort de ces Palestiniens.

      « Les forces de sécurité israéliennes ont tué et mutilé des manifestants palestiniens qui ne constituaient pas une menace imminente de mort ou de blessures graves pour autrui lorsqu’ils ont été visés, et qui ne participaient pas non plus directement à des hostilités », ont déclaré les enquêteurs dans leur rapport.

      Les autorités israéliennes ont parlé de « théâtre de l’absurde », jeudi, à propos de ce rapport des Nations unies.

      Pour le ministre israélien des Affaires étrangères par intérim Israel Katz, le Conseil des droits de l’homme de l’Onu a « accouché d’un nouveau rapport hostile, mensonger et biaisé contre l’Etat d’Israël(...). Nul ne peut dénier à Israël le droit à l’autodéfense et l’obligation de défendre ses ressortissants et ses frontières face à des attaques violentes ».

  • Loi sur l’école : les débats se déportent un peu plus sur la droite | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120219/loi-sur-l-ecole-les-debats-se-deportent-un-peu-plus-sur-la-droite?onglet=f

    L’examen du projet de loi « pour une école de la confiance », porté par le ministre de l’éducation nationale, a débuté le 11 février. La tonalité conservatrice des débats sur l’uniforme, le drapeau ou la restriction de la liberté d’expression des enseignants est manifeste.

    Il existe une constante dans les débats sur l’école. Quel qu’en soit l’objet initial, des thématiques finissent toujours par s’imposer. L’uniforme, le drapeau ou l’hymne national surgissent souvent. Le projet de loi « pour une école de la confiance », dont l’examen en séance publique à l’Assemblée nationale a débuté le 11 février pour toute la semaine, n’y a pas dérogé.

    À l’origine, cette loi vise à abaisser l’âge obligatoire de l’instruction à trois ans, contre six à l’heure actuelle. Même si, comme l’ont souligné plusieurs observateurs, dans les faits seuls 27 000 enfants seront concernés à la rentrée prochaine, selon une étude du ministère, car 98,9 % de cette classe d’âge font déjà l’objet d’une instruction.

    De fait, cette obligation entraîne dans son sillage une conséquence concrète. Les communes vont devoir financer les maternelles privées sous contrat. L’opposition dénonce un cadeau fait au privé, puisque les collectivités vont devoir endosser un surcoût de 100 millions d’euros. Les syndicats parlent d’une somme plus proche des 150 millions d’euros.

    Pourtant, Jean-Michel Blanquer avait juré à Mediapart en septembre 2017 qu’il n’utiliserait pas l’arsenal législatif pour tout changer : « Je ne veux pas opérer de destruction. Je ne ferai pas de loi, je ne vais pas bouleverser les programmes, ni lancer de refondation. »

    Jean-Michel Blanquer. © Reuters Jean-Michel Blanquer. © Reuters
    Fourre-tout, cette loi – parfois technique – n’a aucune ligne directrice et ne semble servir qu’à mettre en musique les chevaux de bataille d’un ministre très sûr du bien-fondé de ses idées et qui souffre peu la contradiction. D’autres articles visent à réformer la formation des enseignants, à encadrer l’expression des enseignants ou à supprimer le Conseil national de l’évaluation scolaire pour le remplacer par un conseil d’évaluation de l’école chargé, comme son nom l’indique, d’évaluer les établissements scolaires. Le Cnesco perdurera sous la forme d’une chaire universitaire au sein du Conservatoire des arts et métiers (Cnam).

    Dans l’Hémicycle, le ministre a défendu l’esprit de sa loi. Et impossible de ne pas noter le glissement à droite du débat. Ce n’est pas la première fois que LREM partage des opinions avec l’opposition, LR notamment. Les lois asile et immigration, contre les manifestations et sur le renseignement ont déjà montré une porosité avec les idées du parti dont est issu le premier ministre. Et dénote d’un certain autoritarisme. La loi sur l’école ne fait pas exception, comme en témoignent les thématiques discutées en fin de soirée le 11 février et l’après-midi du 12.

    Onze amendements déposés par Les Républicains (LR) et le Rassemblement national (RN) ont porté sur l’instauration d’un uniforme pour les élèves. La droite a tellement hâte d’imposer ses thématiques qu’en plein débat sur l’absentéisme scolaire, dans la soirée de lundi, Maxime Minot, des Républicains, commence par défendre son amendement sur l’uniforme avant de se rendre compte de sa bévue. Le même a déposé un autre amendement encore plus maximaliste. Il propose que le « chef d’établissement veille à ce que le corps enseignant porte une tenue conforme à l’autorité que doit inspirer un enseignant ».

    Jean-Michel Blanquer ne s’oppose pas, sur le principe, au fait que les élèves soient vêtus selon un code précis. Dans l’Hémicycle, un argument est récurrent. Instaurer un uniforme permettrait de gommer les inégalités et les différences sociales. D’autres, dont le ministre, citent l’outre-mer pour appuyer leurs propos. Une députée prend la parole pour s’agacer de cette idée reçue : « Ceux qui disent qu’en outre-mer on porte l’uniforme n’y ont jamais mis les pieds. » Sabine Rubin, de La France insoumise, peste contre le fait qu’on « parle chiffons » au lieu d’éducation.

    Sans succès. Le ministre de l’éducation nationale s’explique et puise dans son expérience de recteur en Guyane : « J’ai vu les bienfaits de l’uniforme. Je suis conscient de ça, je continue à l’encourager. Il serait peu adapté de vouloir l’imposer, mais il faut en ouvrir la possibilité. » Il a aussi rappelé qu’il préférait que chaque établissement décide au cas par cas. D’où le rejet des amendements.

    Dans la même veine, de longs échanges ont porté sur l’enseignement de la Marseillaise et l’affichage de ses paroles dans les salles de classe. Là encore, les oppositions ont été franches. La rapporteure Anne-Christine Lang a expliqué qu’il ne fallait pas l’imposer aux enseignants.

    Le ministre a expliqué que le débat autour de la Marseillaise et de son apprentissage était « important ». Et de déplorer que, dans tous les autres pays du monde, cela soit un sujet totalement consensuel, là où la France traîne encore les pieds. Et d’y aller de sa petite anecdote, où il explique que des élèves de 4e d’un collège REP +, donc défavorisé, à Montpellier ont discuté avec lui et, avant de prendre congé, lui ont chanté l’hymne national. Ce qui l’a ému, dit-il.

    Son récit n’a pas eu le même effet sur l’opposition de gauche. Un député s’agace d’une « confusion entre le dressage et l’éducation ».

    Michel Larive, de La France insoumise, est aussi virulent et fustige une inquiétante « dérive nationaliste ». Il explique que le lever de drapeau « doit rester dans les casernes ». « Un drapeau qui se lève, des uniformes, un hymne qui se chante, ça ne me dit rien qui vaille pour la démocratie. » Et la députée LR Annie Genevard de rétorquer qu’elle n’a pas « la nation honteuse ».

    L’amendement est rejeté ; mais à chaque fois, la majorité a du mal à s’opposer frontalement à ces propositions, qui insufflent une coloration réactionnaire à l’école.

    Elle y adhère parfois franchement. Lundi soir, aux alentours de 23 h 30, une discussion s’engage à l’initiative du député LR Éric Ciotti, connu pour ses obsessions vis-à-vis des questions identitaires. Un peu plus tôt, il avait félicité le ministre de l’éducation nationale sur ses prises de position contre l’absentéisme et la violence scolaire (« Nous approuvons souvent – pour ma part, en tout cas – le diagnostic que vous livrez et les paroles justes que vous prononcez, mais nous attendons des réponses et des actes tout aussi justes et forts »).

    Celui-ci a proposé un amendement mettant en place l’obligation de la présence d’un drapeau tricolore et européen, ainsi que celle des paroles de l’hymne national dans les salles de classe des établissements du premier et du second degré, publics ou privés sous contrat.

    Jean-Michel Blanquer a considéré que l’amendement concernant « l’apprentissage effectif de l’hymne national » était « un progrès par rapport aux objectifs pédagogiques », ajoutant qu’il était à ses yeux « important de montrer que l’enseignement des éléments de l’éducation morale et civique (EMC) est présent ». Il a promis que la mesure serait très facilement mise en œuvre, « à des coûts tout à fait assumables par le ministère ».
    « Un débat sur l’identité plutôt que l’égalité »

    Les députés de gauche ont vu rouge. Car ils n’ont pas pu s’exprimer sur une mesure qui va à l’encontre de leur vision de l’école et des débats de société. La socialiste George Pau-Langevin a dénoncé une mesure « pour se faire plaisir ». L’Insoumis Michel Larive a jugé « suffisante » la présence des drapeaux au fronton des établissements, invoquant « le respect de la patrie sans aller vers le nationalisme ». Elsa Faucillon (PCF) a déploré que le débat se focalise « sur l’identité » plutôt que sur « l’égalité ». Au bout du compte, pour permettre à l’opposition de s’exprimer, il a été décidé que cet amendement bénéficierait d’une seconde délibération à la fin de l’examen du texte, vendredi 15 février.

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    La défiance du corps enseignant s’est aussi cristallisée sur l’article 1 du projet de loi, avant même son examen en séance. Celui-ci rappelle le devoir « d’exemplarité » des enseignants et le respect que doivent leur manifester en retour élèves et familles. « Par leur engagement et leur exemplarité, les personnels de la communauté éducative contribuent à l’établissement du lien de confiance qui doit unir les élèves et leur famille au service public de l’éducation. »

    Une injonction législative qui fait tousser dans les rangs enseignants, à l’heure où ceux-ci choisissent l’expression numérique pour s’exprimer à travers les réseaux sociaux qui ont porté le mot-dièse #PasDeVagues, sur le silence de la hiérarchie face aux violences scolaires exercées par les élèves, ou le groupe des Stylos rouges qui dénoncent les conditions d’exercice de leur métier. D’autres s’inquiètent des moyens qui manquent. Las de le raconter, ils se démènent et organisent grèves ou nuits des lycées. Ils se battent aussi pour des hausses de salaire, l’arrêt des suppressions de poste et le retrait des réformes du baccalauréat, du lycée et de Parcoursup.

    Ce durcissement du devoir de réserve des enseignants ne passe pas. Certains s’inquiètent d’une mise au pas et d’une restriction de leur liberté d’expression. Même si le Conseil d’État a estimé, en décembre, que cette demande d’exemplarité n’avait « aucun effet de droit » dans un avis consultatif, Jean-Michel Blanquer n’a pas voulu retirer cet article ou le réécrire.

    Cette insistance interpelle d’autant plus qu’il existe déjà une loi d’avril 2016 relative à la déontologie des fonctionnaires, qui rappelle que ceux-ci sont tenus à une obligation de dignité, d’impartialité et de probité « dans l’exercice de leurs fonctions ». Sans compter que la loi du 13 juillet 1983 garantit la liberté d’opinion aux fonctionnaires.

    La députée communiste Elsa Faucillon y est allée franchement lors de son adresse au ministre de l’éducation nationale : « Vous êtes passé maître dans la communication orwellienne, tant les mots pour promouvoir la loi sont à la distance des faits. Vous parlez de justice sociale quand on trouve des pressions sur l’expression des professeurs. » Des enseignants ont écrit des tribunes de protestation (ici ou là).

    Les députés LREM n’y voient aucune restriction, au contraire, et s’engagent, comme Anne-Christine Lang, la rapporteure, dans une défense au raisonnement difficilement compréhensible : « Je comprends naturellement l’attachement des enseignants à leur liberté d’expression, et je la partage. Mais... quand le ministre s’engage, devant les députés, à ce qu’il ne serve pas à sanctionner les personnels, quand nous-mêmes votons en commission un amendement visant à préciser qu’il n’instaure aucune obligation nouvelle, pourquoi persévérer dans cette défiance ? » Si cet amendement n’engage aucun changement, pourquoi le maintenir ?

    Une autre députée LREM, Danielle Brulebois, enchaîne : « Les enseignants devraient se montrer exemplaires dans le respect des institutions de la République. Ce qu’on lit sur les réseaux sociaux montre que l’article 1 est nécessaire », même si cet article n’a aucun pouvoir coercitif, à les entendre. La socialiste Sylvie Tolmont s’étonne de cette « étrange application de votre promesse d’entendre le malaise que la profession exprime sur les réseaux sociaux ! ».

    Michel Larive, de La France insoumise, explique encore que cet article risque d’encourager la censure et de servir à prononcer des sanctions disciplinaires à l’encontre des enseignants qui s’expriment, comme le font les Stylos rouges notamment. « C’est une notion suffisamment floue pour servir je ne sais quelle dérive autoritaire. »

    L’exemple de Sophie Carrouge, professeure au lycée Le Castel à Dijon (Côte-d’Or) qui a été convoquée par son rectorat, le 20 décembre, est dans toutes les têtes. Elle avait publié, une semaine plus tôt, une tribune sur le site dijoncter.info. La professeure de lettres y ironisait sur la forme du discours présidentiel.

    Mais peu importe, Jean-Michel Blanquer ne transige pas. « Nous nous sommes autorisé un article de principe... Si on me dit que les professeurs doivent être exemplaires, je suis fier d’être professeur. »

    Le seul amendement adopté réécrit à la marge est le texte de l’article 1 – adopté à 52 voix contre 14 avec 18 abstentions – en y ajoutant l’adjectif « mutuel » à « respect ».

    Jean-Michel Blanquer ne s’en est jamais caché, il cultive une vision « traditionnelle » de l’école. Dans son propos liminaire, lors de la discussion générale, le ministre s’est lancé dans une envolée lyrique : « Avec ce projet de loi, je ne vous propose pas de larguer les amarres et de rompre avec cette tradition. Je ne vous propose ni de refonder ni de reconstruire. Je vous propose une nouvelle étape de cette épopée glorieuse, comme un arbre sait relancer un puissant rameau de son vénérable et robuste tronc. » Promesse tenue.

  • Israël va intensifier ses opérations contre l’Iran en Syrie
    20 décembre 2018 Par Agence Reuters
    https://www.mediapart.fr/journal/international/201218/israel-va-intensifier-ses-operations-contre-liran-en-syrie?onglet=full

    JERUSALEM (Reuters) - Israël intensifiera ses opérations contre les forces pro-iraniennes en Syrie après le retrait des soldats américains de ce pays, a déclaré jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

    La décision du président Donald Trump de retirer les forces américaines de Syrie, annoncée mercredi, pourrait inciter les Iraniens à s’engager encore plus dans ce pays en y envoyant encore des armes et de combattants, ont indiqué des responsables israéliens.

    L’Etat juif craint aussi que le retrait militaire américain ne réduise les moyens de pression diplomatique de Washington sur la Russie, principal soutien du gouvernement de Damas.

    « Nous continuerons à agir très vigoureusement contre les tentatives de l’Iran de s’installer en Syrie », a assuré Benjamin Netanyahu à la télévision, faisant référence aux frappes aériennes menées par Israël contre les forces iraniennes et contre le Hezbollah libanais en Syrie.

    « Nous n’avons pas l’intention de réduire nos efforts. Nous allons les intensifier et je sais que ce sera avec le total soutien des Etats-Unis. »

    #IsraelSyrie

  • Plainte collective de colons israéliens contre Airbnb
    22 novembre 2018 Par Agence Reuters
    https://www.mediapart.fr/journal/international/221118/plainte-collective-de-colons-israeliens-contre-airbnb?onglet=full

    Des avocats de colons israéliens ont déposé jeudi une plainte en nom collectif contre la plateforme Airbnb qu’ils accusent de discrimination après le retrait de ses listes des hébergements proposés à la location dans les colonies juives de Cisjordanie.

  • L’UE face au défi du plan de paix israélo-palestinien de Trump - Mediapart - 31 octobre 2018 Par Agence Reuters
    https://www.mediapart.fr/journal/international/311018/lue-face-au-defi-du-plan-de-paix-israelo-palestinien-de-trump?onglet=full

    (...) PARTENAIRE ÉCONOMIQUE MAJEUR

    Sur le papier, l’UE est pourtant en position de force pour peser sur l’issue du conflit, puisqu’elle est à la fois le premier partenaire commercial d’Israël (34,3 milliards d’euros d’échanges en 2016 et un tiers des exportations israéliennes absorbées par les Vingt-Huit) et la première contributrice à l’aide aux Palestiniens, un rôle encore plus crucial depuis que les Etats-Unis ont cessé de financer l’UNRWA.

    Dans les arcanes de la diplomatie européenne, certains rêvent de voir Bruxelles hausser le ton, surtout si l’éventuel plan de paix de Donald Trump devait, comme il y a tout lieu de le craindre, remettre en cause la création, ou la viabilité, d’un Etat palestinien.

    « Une réponse potentiellement efficace serait d’annoncer que l’UE va reconnaître l’Etat palestinien », suggère un diplomate en poste à Paris.

    Plusieurs Etats membres ont récemment fait cette démarche à titre individuel (Portugal en 2012, Suède en 2014) et d’autres avant leur adhésion à l’UE et le lancement du processus de paix d’Oslo, lors de la proclamation unilatérale d’indépendance du Conseil national palestinien en 1988 (Malte, Chypre et les pays de l’ex-bloc de l’Est).

    Mais une reconnaissance collective aurait plus de poids et elle éloignerait le spectre d’un enterrement de première classe de la solution à deux Etats, veut croire le diplomate.

    « Cela permettrait à l’UE de faire pression sur l’Autorité palestinienne pour qu’elle respecte sa part du marché, notamment le processus de réconciliation dans la bande de Gaza bloqué par (le président palestinien) Mahmoud Abbas pour des raisons de tactique politicienne intérieure, tout en faisant comprendre à Israël que la politique du fait accompli ne fonctionnera pas », argumente-t-il.

    Encore faudrait-il que l’UE accepte de se concevoir en tant que grande puissance, un enjeu qui dépasse de loin le cadre du processus de paix au Proche-Orient. (...)

    #Israel-UE

  • Israël intercepte un second bateau de militants anti-blocus au large de Gaza
    AFP / 04 août 2018 08h37
    https://www.romandie.com/news/ZOOM-Isra-l-intercepte-un-second-bateau-de-militants-anti-blocus-au-large-de-Gaza/942631.rom

    La marine israélienne a annoncé samedi avoir intercepté un bateau au large de la bande de Gaza, le second en moins d’une semaine avec à son bord des militants dénonçant le blocus imposé par l’Etat hébreu à cette enclave palestinienne depuis plus d’une décennie.

    Selon l’armée israélienne, l’embarcation transportant 12 personnes et battant pavillon suédois a été « interceptée conformément à la loi internationale » et acheminée vers le port d’Ashdod, dans le sud d’Israël.

    Le bateau baptisé « liberté pour Gaza » a « violé le blocus naval légal imposé à la bande de Gaza », a ajouté l’armée, précisant que les passagers avaient été emmenés pour être interrogés.

    La marine israélienne avait déjà arraisonné dimanche le bateau « Awda » ("Retour", en arabe) qui battait pavillon norvégien avec 22 personnes à bord.

    Depuis plus de dix ans, la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, étouffe sous un strict blocus israélien. Les habitants de l’enclave souffrent notamment de coupures d’électricité provoquées par la suspension des livraisons de fioul.(...)


    #Flottille #Gaza

  • DOCUMENT. Quelle fut la mission de Saadani ? - Le blog de algerie-infos
    http://www.algerieinfos-saoudi.com/2016/10/document.quelle-fut-la-mission-de-saadani.html

    DOCUMENT. Quelle fut la mission de Saadani ?
    "Fin de mission", est le titre choisi par de nombreux journaux après la démission et le remplacement de Amar Saâdani, secrétaire du FLN depuis le 29 août 2013. Quelle mission ? Quelques semaines après sa nomination à la tête du principal parti de la "majorité", des déclarations tonitruantes à l’agence Reuter sont suivies d’une interview au site TSA-Algérie, où il affirme : « Le DRS continuera à jouer son rôle mais ne sera plus impliqué dans la vie politique, dans les partis, les médias et la justice », « Le temps des "faiseurs de rois" est terminé parce que l’objectif de Bouteflika est de bâtir un État civil ». Notre blog l’avait alors mis en ligne sous le titre "une intéressante interview du secrétaire général du FLN".

    Propos recueillis par Achira Mammeri, 3 novembre 2013

     L’Agence Reuters a rapporté des déclarations qu’elle vous a attribuées sur le rôle du DRS et de l’armée. Avez-vous tenu ces propos ? Les avez-vous démentis ?

    Amar Saadani. J’ai démenti ceux qui, à l’intérieur ou à l’extérieur du parti, ont tenté de démentir mes déclarations à Reuters. À ces gens-là, je dis, SVP, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Ne démentez pas à ma place. Je l’ai dit et je le répète. Aucun département n’a le droit de s’impliquer dans la vie politique, la justice et la presse. Il faut en finir avec le pouvoir parallèle.
    Lorsque le journaliste de Reuters m’a posé la question sur le rôle du DRS, j’ai dit simplement que ce département ne doit pas avoir une quelconque influence ou pouvoir sur la presse, la justice et la politique. C’est très clair et je n’ai cessé de répéter cela depuis 2006. Oui, je répète que le pouvoir parallèle ne doit plus exister. Il faut instaurer une République où les institutions travaillent dans le cadre arrêté par la Constitution et non en dehors de ce cercle.

    Pourquoi attendre la veille des élections présidentielles pour opérer des changements au sein du DRS ?
     Depuis son élection en 1999, le président de la République s’emploie à bâtir un État civil où les droits sont respectés et les devoirs consolidés. Il a amorcé ce processus en instaurant des réformes dans différents secteurs. Après la levée de l’état d’urgence, il a estimé que chaque département et chaque institution doit reprendre son rôle initial. C’est dans ce contexte que les changements au sein du DRS ont été annoncés.
     Aujourd’hui, il est impératif de libérer l’action politique, médiatique et la justice. J’ai bien cité ces trois éléments dans un organe étranger, puisque dans le monde entier une justice libre, une presse forte et une classe politique indépendante sont les trois fondements d’un État civil. Je ne comprends pas pourquoi certains veulent préserver la mainmise du DRS sur ces trois domaines. Gérer la presse, la justice et la classe politique n’est pas des prérogatives du DRS.
    Certains défendent le DRS comme si, au FLN, on l’avait accusé de quoi que ce soit. Il ne faut pas perdre de vue que le DRS n’est qu’un département au sein du MDN. Ce n’est pas une institution. Lui permettre d’exercer en dehors de ce cadre serait l’inciter à sortir du cadre fixé par la Constitution.
     Personnellement, je ne comprends pas pourquoi les militaires sont présents aux APC, dans les différentes administrations, etc. Pourquoi le DRS mène des enquêtes d’habilitation pour les cadres alors que c’est une prérogative de la justice. Est-il normal qu’un citoyen algérien soit interrogé à l’intérieur d’une caserne ? Comment expliquer ces pressions exercées sur la presse à travers la publicité ? Et ce tutorat exercé sur la classe politique ?
     Par ailleurs, Il y a d’autres éléments qui ont précipité ces changements. Je citerai, entre autres, l’attaque de Tiguentourine et le fait que le Président soit en fin de mandat et veut réaliser son projet, celui d’instaurer un État civil. Il est le seul apte à mener et à défendre à terme ce projet.

    On vous accuse aussi de mener une campagne contre des institutions de l’État…

    Je le répète : d’abord le DRS n’est pas une institution, mais un département du ministère de la Défense nationale. Ensuite, le FLN appuie et défend l’armée nationale et ne peut que soutenir ses actions, menées dans le cadre de la protection de nos frontières, ainsi que ses missions humanitaires.

    Depuis votre élection à la tête du FLN, vous vous êtes exprimé sur des questions très importantes en relation directe avec la gestion des affaires de l’État. Certains pensent que le SG du FLN a outrepassé ses prérogatives ? Qu’en pensez-vous ?

    Je dirige le parti de la majorité au Parlement. Nous sommes là pour concrétiser notre projet politique, celui d’instaurer un État civil. Dans ce cadre, mes positions en ma qualité du chef du FLN, je les exprime en toute liberté et sans hésitation. À ceux qui pensent que le ton a changé, je leur dirais que le FLN se renouvelle et sera désormais présent pour commenter l’actualité.

    Abdelmalek Sellal, à partir de Sétif, a reproché « à certains » sans les citer de « vouloir parler au nom des institutions ». Une déclaration qui sonne comme un rappel à l’ordre au SG du FLN…
     
    Sellal n’est pas fait pour la politique. Sur ce terrain, il est un mauvais joueur. Il devrait se contenter de son rôle dans l’exécutif.

    Vous avez appelé le Président à briguer un quatrième mandat, alors que ce dernier s’est complètement effacé de la scène politique depuis plusieurs mois, à l’exception de quelques apparitions brèves sur la télévision nationale…

    Beaucoup de voix se sont élevées pour empêcher le président Bouteflika de se présenter aux élections présidentielles de 2014. Au FLN, on confirme : Bouteflika est notre candidat.
     

    Va-t-il se présenter à cette échéance ?

    Oui. Bouteflika sera candidat. Il l’annoncera au moment opportun.
     

    Est-il en mesure de diriger le pays malgré sa maladie ?

    Bouteflika se rétablit doucement mais sûrement et d’ici le mois d’avril, il sera prêt pour mener cette course. Seuls ses médecins sont habilités à définir son état de santé. Le Président n’est pas absent. Il rencontre les cadres. Il donne les orientations. Et c’est lui qui gère le pays.

    Ali Benflis a l’intention de se porter candidat...
    Nous n’avons rien contre M. Benflis. Il est libre de tenter sa chance, mais ça ne sera pas avec le FLN.

    Le projet de révision constitutionnelle est-il maintenu ?

    Absolument. La loi fondamentale sera revue avant les présidentielles.

    Des partis de l’opposition ne voient pas l’utilité de revoir ce texte avant les présidentielles contrairement au FLN…

    En tant que parti majoritaire, cette Constitution nous arrange parfaitement ; mais notre objectif qui est celui de Bouteflika aussi est d’instaurer un État civil. Et ça, seul Bouteflika est capable de le faire. Je ne comprends pas l’attitude de certains partis qui s’interrogent sur la finalité de cette démarche, alors que ces mêmes partis ont pris part aux discussions dirigées à l’époque par Abdelkader Bensalah. Ces partis sont concentrés sur les présidentielles. Rien d’autre ne les intéresse.

     Que va apporter la nouvelle Constitution ?
    Il y aura des changements en rapport avec la nature du régime, le contrôle de l’exécutif, l’indépendance des pouvoirs…

    Hier, à l’occasion d’une réunion avec ses cadres, le secrétaire général par intérim du RND a ouvertement critiqué le FLN. Bensalah a estimé que « Bouteflika est grand pour être le candidat d’un seul parti ». Comment avez-vous reçu ses messages ? 
    M. Bensalah ignore l’histoire et fait semblant d’ignorer l’histoire de Si Abdelkader. Ceux qui veulent faire du FLN un wagon et non une locomotive sont des personnes qui vivent dans le passé. Le peuple a donné la majorité au FLN. Notre parti ne sera jamais un wagon mais la locomotive.

    Contrairement à TAJ et au PT, le RND n’a pas répondu à l’initiative de dialogue que vous avez lancée avec les partis politiques…

    On va discuter avec le RND après le congrès. M. Bensalah semble nous demander de stopper ce dialogue jusqu’à la l’élection des nouvelles instances du RND, ce qui serait une erreur politique.

    Vous avez envoyé une lettre à Hocine Ait Ahmed, assisté à la conférence sur l’énergie organisée par le FFS. Allons-nous vers un rapprochement entre les deux formations ?
    Je n’ai pas envoyé une lettre politique à Hocine Ait Ahmed. Je n’attends pas de réponse de sa part. Cette lettre est pour moi un geste de reconnaissance envers cet homme, envers cette grande figure de l’histoire algérienne. Sur le plan politique et historique, je trouve qu’on a été injuste avec cet homme et avec son parti. Il faut que cette situation cesse. Sur le plan politique, je n’ai engagé aucune discussion avec le FFS, ni solliciter son aide. 

    Êtes-vous pour l’officialisation de Tamazight ?
    Tamazight c’est une langue nationale. Au FLN, on appuie toutes les mesures qui visent à consolider et à enseigner cette langue.

    Le drapeau algérien a été arraché au Maroc. Les relations entre les deux pays sont très tendues. Quelle est votre réaction ?
    Au FLN, l’on appelle à l’apaisement. L’instabilité dans la région n’est ni dans l’intérêt de l’Algérie ni dans celle du Maroc. Ce qu’a fait le jeune Marocain à Casa est très grave. Mais encore une fois, on appelle au calme et à l’apaisement.

  • RUMEUR = Nouvelle dégradation de la note de la France en vue !
    http://www.brujitafr.fr/article-rumeur-nouvelle-degradation-de-la-note-de-la-france-en-vue-1246053

    Alors que le journal L’Opinion faisait état d’une nouvelle dégradation de la note souveraine de la France, le gouvernement français a, quant à lui, démenti « jeudi avoir été informé par l’agence de notation Moody’s d’une dégradation de la note souveraine de la France » selon une dépêche de l’Agence Reuters. Alors peu importe que l’on soit dégradé maintenant ou plus tard, ce qui est sûr c’est que nous allons l’être au fur et à mesure que le gouvernement montrera son incapacité à tenir une politique de redressement économique viable. Charles SANNAT Source Reuters/Boursorama.com (...)

    #ECONOMIE_/_FINANCE

  • EST CE QUE LE SCENARIO SUIVANT VOUS RAPPELLE QUELQUE CHOSE ????
    J’en mourrais de rire si la situation n’était pas si grave et tragique
    en Syrie…

    Agence Reuters
    Incertitude après des émeutes ultraviolentes à Londres
    dimanche 7 août 2011 21h33 par Michael Holden et Adrian Croft

    LONDRES (Reuters) – Londres se préparait dimanche à une reprise possible des violences après des émeutes sans précédent depuis des années, que les milieux politiques et la police imputent à des bandes criminelles mais que certains habitants expliquent par des tensions locales et par le chômage.
    Des émeutiers armés de cocktails Molotov ont semé le chaos durant la nuit à travers le quartier défavorisé de Tottenham, dans le nord de la capitale, incendiant véhicules de police, bâtiments, magasins et un autobus à impériale.

    « Il y a des échanges sur Twitter dans lesquels il est demandé aux gens de se rassembler à nouveau à Tottenham, nous sommes tous préoccupés mais nous serons évidemment beaucoup mieux préparés cette fois », a déclaré Richard Barnes, adjoint au maire de Londres, à la BBC-télévision.

    Un responsable de Scotland Yard, Adrian Hanstock, a déclaré à Reuters que les réseaux sociaux voyaient « circuler beaucoup de conjectures inexactes » pouvant enflammer la situation.