organization:ambassade de france

  • Suicide d’Arnaud Dubus, correspondant à Bangkok, symptôme d’une profession à l’agonie
    https://blogs.mediapart.fr/laure-siegel/blog/240519/suicide-darnaud-dubus-correspondant-bangkok-symptome-dune-profession

    Je relaie cette tribune de la branche thaïlandaise de l’Union de la presse francophone (UPF), qui vient de perdre un de ses piliers, miné par la précarité du métier. L’ensemble de ses collègues et amis s’associe à la peine de sa famille et espère que sa contribution inestimable au journalisme en Asie du sud-est ne sera pas oubliée. Source : Notes de terrain

    • Rien ne saurait expliquer la douleur d’Arnaud et son geste, mais il serait lâche de feindre d’ignorer combien la #précarité de la dernière décennie de sa carrière a contribué à son mal-être. Ce reporter passionné qui pigea longtemps pour des #médias établis comme Libération, Le Temps, Radio France et RFI, avait dû mettre fin à son activité l’année dernière, faute de pouvoir en vivre.

      Pourtant, des Khmers Rouges aux Chemises Jaunes thaïlandaises, des scandales de corruption en Malaisie au rôle des moines bouddhistes en politique, il avait écrit avec une impeccable justesse d’analyse sur tous les grands dossiers de la région. Pour le dire simplement, Arnaud Dubus était considéré comme l’une des meilleures plumes francophones sur l’Asie du Sud Est. Ses propositions d’articles restaient néanmoins souvent sans suite et il nous avait confié qu’à Paris, dans certaines rédactions, on snobait un peu cet exilé aux allures de jeune homme timide - et qui ne la ramenait pas : l’Extrême Orient, quand il ne s’agit ni du Japon, ni de la Chine, n’intéresse pas grand monde.

      Survivant tant bien que mal à la fameuse crise de la presse écrite, il voyait depuis des années ses revenus diminuer, sans oser se plaindre : trop modeste, trop isolé des rédactions pour trouver une oreille attentive, trop humilié de ce déclassement de milieu de vie. Le journal Libération lui avait, il y a quelques temps supprimé son abonnement internet : « tu comprends, tu ne piges pas assez pour nous ». La radio publique RFI venait de décider de ne plus payer les cotisations sociales de ses pigistes à l’étranger. A sa mort, ces deux organes de presse lui ont rendu des hommages soutenus, et sans nul doute, sincères.

      Arnaud souffrait de dépression, qui fait tout autant de ravages sous les tropiques que dans la grisaille des capitales européennes : il suivait un traitement depuis une dizaine d’années. Récemment, faute d’une couverture sociale à l’étranger, il avait dû arrêter son traitement.

      Tout se passait comme si Arnaud Dubus devait s’avérer heureux de pouvoir encore récolter sa maigre pitance de pigiste, - de 600 à 1500 euros dans les bons mois - lui, ce spécialiste d’un monde exotique et périphérique pour lequel il ne valait pas la peine qu’on lui paie ses frais de reportage. Rappelons au passage quelques chiffres : une pige dans un grand quotidien français est rémunérée en moyenne 60 euros le feuillet, tarif qui n’a pas augmenté depuis une quinzaine d’années. Aujourd’hui, l’immense majorité de ceux qu’on appelle des « correspondants » à l’antenne ou sur le papier, sont en fait des pigistes basés à l’étranger, sans salaire fixe, sans protection sociale.

  • Pour l’abolition du #titre_de_séjour

    #Leoluca_Orlando, élu à cinq reprises maire de #Palerme, ancien député européen, est l’une des rares personnalités politiques à tenir une parole claire et nette concernant la situation migratoire : la mobilité internationale des hommes est un droit inaliénable. La « #Charte_de_Palerme » l’affirmait déjà en 2015. Il a fallu du temps pour abolir l’esclavage, il a fallu du temps pour abolir la peine de mort : il en faudra pour abolir la nécessité de détenir un titre de séjour, écrit ici dans une lettre ouverte le maire de la ville européenne la plus tournée vers l’Afrique.

    Le cours de ma vie a changé plusieurs fois. L’une d’entre elles fut le jour où j’allai voir une adolescente congolaise, très belle, qui devait avoir 13 ou 14 ans. Elle avait fui par les côtes libyennes sur une embarcation de fortune avec beaucoup d’autres migrants.
    Elle portait une jolie robe pour l’occasion et son attitude montrait qu’elle savait l’importance de ce qu’elle faisait. Elle lut une poésie en français et à plusieurs reprises sa voix fut étranglée par la tristesse et par les larmes. La poésie racontait le drame et la culpabilité de n’être pas parvenue à aider sa mère au moment de passer de leur embarcation au bateau des secours. Sa mère était morte dans ces circonstances et les mots de la poésie transmettaient toute la douleur et le désespoir de cet événement terrible qu’elle avait vécu.

    Au moment précis où la jeune fille a lu ces mots, j’ai eu le sentiment qu’ils cachaient quelque chose d’autre. Très probablement, cette jeune fille avait tué sa mère pour pouvoir survivre. J’eus alors devant moi l’image de ma petite-fille tuant sa mère, ma fille, pour sa propre survie. Et être traversé par cette pensée, ne serait-ce qu’un court instant, fut déjà terrible.

    À une autre occasion, je me trouvais sur le port comme je le fais chaque fois qu’arrive à Palerme un navire qui porte secours à des migrants. Je le fais pour leur faire sentir, tout comme aux professionnels qui s’en occupent, le respect que l’on porte aux migrants, qui sont des personnes humaines, et pour leur faire sentir que les institutions sont à leurs côtés. Dans ces situations-là, j’essaie de trouver des paroles de réconfort : « le pire est passé », « l’important est que vous soyez vivant », « à présent, vous êtes en Europe ». Tandis que je parlais avec un groupe de jeunes sur le quai, l’un d’eux était assis en silence, les yeux baissés et perdus dans le vide. Après avoir parlé avec eux un certain temps, je me suis tourné vers ce garçon et je lui ai demandé pourquoi il ne me parlait pas et ne me regardait pas. Il a levé sur moi ses yeux noirs et dans un anglais impeccable, il m’a dit : « Monsieur le maire, que voulez-vous que je vous dise ? J’ai tué deux frères pour arriver ici vivant ». J’ai pensé à ce qu’il se serait passé si mon frère avait été contraint de nous tuer, mon autre frère et moi, pour survivre.

    On croirait des récits de Dachau et d’Auschwitz : nous poussons des personnes comme nous à risquer leur vie et celle de leurs proches à cause d’absurdes réglementations sur les migrations.

    Les migrants nous poussent à nous interroger sur les #droits, pas seulement sur notre respect des droits de l’homme mais sur les droits qui sont les nôtres, les droits de tout être humain.

    Palerme est devenue, à travers ce genre d’expériences, une référence dans le monde entier en matière de culture de l’#accueil. Je suis fier d’être maire d’une ville qui adresse un message au monde et le met en demeure face aux égoïsmes européens, et pas seulement européens. Je crois qu’au nombre des droits inviolables de l’homme, il y a le droit de choisir où vivre et où mourir. Personne ne peut être contraint à vivre et à mourir, et souvent à se faire tuer, là où l’ont choisi ses parents, sans avoir été consulté sur l’endroit où il allait naître.

    Telles sont les raisons pour lesquelles, à Palerme, a vu le jour la « Charte de Palerme », présentée en 2015 lors du congrès « Io sono persona » (Je suis personne), qui propose et soutient l’abolition du titre de séjour, et promeut la #mobilité_internationale comme un droit inaliénable de l’homme. Nous ne pouvons pas permettre que des êtres humains soient torturés au nom d’un permis de séjour qui constitue, j’en suis convaincu, une nouvelle peine de mort et un nouvel #esclavage. Le système de lois et d’accords internationaux au niveau européen est aujourd’hui un système qui engendre le crime, un système criminogène qui remplit les poches d’organisations criminelles et de trafiquants d’êtres humains. Il ne sera pas facile de se libérer du #permis_de_séjour, comme il n’a pas été facile de se libérer de la peine de mort et de l’esclavage.

    La mondialisation, code culturel et économique de notre époque, a consacré le principe de liberté de circulation pour les informations, la communication, l’économie, l’argent, les moyens de transports. Mais pas pour les personnes. À l’âge de la #mondialisation, un grand nombre de mots voient leur sens changer et certains le perdent tout à fait. Pensons aux mots #État, #patrie, #identité.

    Un jeune reconnaît-il à l’État le même sens que celui que lui a donné ma génération ?

    Aujourd’hui, un jeune connaît son « village » et le monde, qu’il vit également à travers Internet. L’État est perçu comme lointain et souvent comme une limite à nos aspirations, une entrave au bonheur.

    Qu’est-ce que la patrie ? La condamnation par l’état civil à vivre là où mes parents ont décidé que j’allais naître ? Non, la patrie c’est moi qui la choisis. Ma patrie est l’Italie parce que j’ai choisi de rester et de vivre ma vie à Palerme, pas parce que ma mère et mon père m’ont fait naître en Sicile.

    Qu’est-ce que l’identité ? Est-ce une condamnation décidée par le sang de nos parents ? L’identité est tout au contraire un acte suprême de #liberté. Je suis chrétien et italien, et je pourrais choisir de devenir marocain et hindou ou allemand et musulman. Maudite #loi_du_sang, qui a provoqué des génocides terribles tout au long de l’histoire de l’humanité.

    Publié en partenariat avec l’Ambassade de France en Italie et l’Institut français d’Italie, dans le cadre du cycle de débat d’idées « Dialoghi del Farnese ».

    Leoluca Orlando

    MAIRE DE PALERME

    #villes-refuges #ville-refuge #solidarité #Sicile #Italie #esclavage_moderne #liberté_de_circulation #liberté_de_mouvement #frontières #ouverture_des_frontières
    cc @reka

  • Les caisses sont vides.

    Elisabeth Revol en colère contre la lenteur et la mauvaise organisation des secours pakistanais
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/haute-savoie/elisabeth-revol-colere-contre-lenteur-mauvaise-organisa

    Côté diplomatique, les ambassades de France et de Pologne se sont activées en coulisse pour mobiliser rapidement les sommes demandées. Mais c’est l’ambassade de Pologne qui a réuni l’essentiel de la somme, car l’ambassade de France n’avait pas de liquide dans son coffre . Les employés ont complété la somme qui manquait, explique Masha Gordon, alpiniste russo-britannique.

    #30000#sauvetage #haute_montagne #hallucinant

    • Ta méchanceté ne t’honore pas @bce_106_6

      Quoiqu’on en pense, je notais ici que l’Ambassade de France au #Pakistan n’a pas un sou dans ses caisses et je trouve ça symptomatiquement grave. Sur le site de l’ambassade à Islamabad il est dit que Nos échanges économiques (avec le Pakistan) s’élèvent à près d’un milliard d’euros. Mais l’ambassade n’a pas les moyens d’un hélicoptère pour sauver ses ressortissants ? Et encore une fois, il n’y a pas d’histoire de jugement moral sur qui il faut ou pas sauver, enfin normalement.

    • https://seenthis.net/messages/652890#message663887
      tout à fait d’accord avec cdb_77

      Quand il s’agit d’une alpiniste française en difficulté dans l’Himalaya, des « secours hors normes » sont mis en place pour lui venir en aide, nous dit Ledauphine.com. Fort heureusement d’ailleurs.

      Mais s’il agit des personnes à la peau noire à la recherche d’un refuge en danger sur le Col de l’Echelle, alors là, ce ne sont pas les « secours mis en place » qui sont « hors norme », mais les forces de police, qui, au lieu de les secourir, les refoulent en Italie.

      Selon la nationalité, l’humanité n’a pas droit au même traitement.

  • [ Cameroun ] Quand l’esprit du Colon hante l’ambassade - MONWAIH
    https://monwaih.com/oublies/cameroun-les-couloirs-ambassade-france

    Signalé par Thomas Deltombe sur Twitter (cette situation n’est pas propre au consulat de France du Camroun d’ailleurs, c’est à peu près partout en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale où la diplomatie française est présente)

    Le calvaire des usagers de l’ambassade de France près le Cameroun

    Les scènes précédentes sont monnaie courante à l’Ambassade de France au Cameroun. On assiste à une infantilisation des usagers du service public. Pour être traité avec bienveillance par les agents administratifs, il faut se comporter comme un esclave face à son maître, en d’autres termes il faut plier l’échine même face à un manque de respect. Diverses hypothèses tendant à expliquer ces attitudes sont souvent avancées par les victimes. Il y a tout d’abord la différence de couleur de peau entre celui qui demande le visa (Noir) et l’agent chargé de traiter la demande (Métisse). Ceci rappelle aisément le complexe de supériorité décrit par Frantz Fanon dans son œuvre phare « Peau noire, masques blancs ».

    #colonialisme #cameroun #violence #discrimination

  • Les étudiants français découvrent Israël
    6/2016
    http://institutfrancais-israel.com/blog/les-etudiants-francais-decouvrent-israel

    Des étudiants français de formations diverses et issus des grandes écoles d’enseignement et universités en France ont effectué un voyage en Israël avec la participation du service de coopération universitaire de l’Ambassade de France afin de mieux connaître les atouts du pays. Retour sur la visite de ces délégations et sur ces rencontres prometteuses.

    Mardi 1er juin, une délégation de 39 étudiants de Sciences Po, université classée quatrième au monde par QS pour les études internationales et la science politique, a été accueillie à l’Institut français d’Israël pour une conférence sur les enjeux politiques, économiques et scientifiques de la coopération franco-israélienne. En 2016, ce sont près de 280 étudiants issus de huit établissements français, principalement des grandes écoles de commerce mais aussi d’ingénieur, qui ont été reçus à l’Institut français d’Israël à l’occasion d’un voyage pour découvrir le pays. Les étudiants ont pu constater la richesse historique et culturelle d’Israël et prendre conscience de la réalité économique et politique du pays.
    (...)
    Aély Haccoun, directrice du bureau israélien de la Fondation France – Israël, donne aux voyages qu’elle organise un caractère professionnel. Elle tient à mettre l’accent sur l’échange et la variété des interlocuteurs : représentants de la diplomatie française en Israël et du ministère des affaires étrangères israélien, dirigeants de startups, militants pour la paix, professeurs d’université, journalistes et étudiants sont sollicités pour des rencontres prévoyant toujours un temps de discussion. Une journée séminaire permet aux étudiants d’approfondir le thème clé du voyage.

    Permettre aux étudiants français de mieux connaître et comprendre Israël, c’est également en faire de nouveaux porte-paroles pour développer la coopération entre les deux pays. Ces voyages enthousiasment les participants qui se laissent ensuite séduire par les opportunités d’échanges universitaires ou de stage qui leur sont offertes. La présidente de l’association « AgroIsraël », initiatrice du voyage de son école en 2015, est par exemple aujourd’hui en stage au bureau de Business France à Tel Aviv.

  • Népotisme en #Jordanie d’après la revue de presse de l’Ambassade de France (13/4/2016)

    -Le premier –ministre El-Nsour a rejeté les accusations de corruption portées contre lui par les députés en affirmant : « Je ne couvre aucune affaire de corruption » . Lors de la séance parlementaire consacrée à la discussion des rapports de la cour des Comptes, des députés ont accusé El-Nsour de népotisme citant la nomination récente de son gendre l’ancien député Hamid Batayeneh au conseil d’administration de la société d’électricité d’Irbid. El-Nsour a dénoncé les critique croissante contre sa famille et s’est demandé : Ma famille doit-elle quitter le pays jusqu’à ce que je termine ma mission en tant que Premier ministre, pour satisfaire certains ?" La chambre a reporté à la semaine prochaine la discussion des rapports de la cour des Comptes en attendant les réponses du gouvernement aux questions de la commission des finances de la Chambre (GD, 7)

    –La nomination à la Chambre des députés de 109 employés parmi les fils et les proches des parlementaires, sans passer par le Bureau de la Fonction publique, suscite la colère populaire. Des documents ont révélé que 15 députés étaient derrière la nomination de leurs fils alors que 30 autres députés étaient responsables de la nomination de frères, de neveux et de cousins. L’ancien député Mansour Murad estime que cette affaire prouve le non-respect du principe de la séparation des pouvoirs. Le SG du FAI, Mohamme Ziyoud se demande : où est la justice quand des étudiants qui n’ont pas encore terminé leurs études obtiennent des emplois tandis que des milliers de diplômés attendent durant des années d’être recrutés par le Bureau de la Fonction publique ? Le SG du parti de l’Unité populaire a affirmé qu’il s’agit d’une violation des droits des citoyens, et qui relève de la corruption. Le député Mohammed Al-Ryatti s’interroge : comment contrôler l’action du gouvernement si c’est l’institution chargé de cette mission qui viole la loi ? (al Sabeel)

  • Assassinat d’un officier de police (5 avril 2016) - Déclaration du Porte (...) - Ambassade de France en Arabie Saoudite
    http://www.ambafrance-sa.org/Assassinat-d-un-officier-de-police-5-avril-2016-Declaration-du-Porte-

    Arabie Saoudite - Assassinat d’un officier de police (5 avril 2016) - Déclaration

    La France condamne l’attaque terroriste revendiquée par Daech qui a coûté la vie le 5 avril à un colonel de la police saoudienne près de Riyad.

    Elle exprime ses condoléances à la famille de la victime et assure les autorités et le peuple saoudiens de sa solidarité dans la lutte contre le terrorisme.
    PNG

    Dernière modification : 06/04/2016

  • #Panama_papers en #Jordanie, via revue de presse de l’Ambassade de France en Jordanie le 5/4/2016

    Ali Abul Ragheb, ancien Premier Ministre, s’est étonné de la mention de son nom dans les « Panama papers » et a indiqué que les sociétés y figurant ont été enregistrées de manière légale dans les pays où elles se trouvent. Les documents ont évoqué trois sociétés d’Abul Ragheb et de sa famille dans les Seychelles et les Virgin Islands britanniques. L’ancien responsable a précisé au Ghad hier soir qu’il était ridicule et « illogique de parler d’une fraude fiscale commise par ma famille et moi car ces sociétés bénéficient d’un statut légal impeccable ». Pour sa part, Mohammed El-Beyrouti, avocat d’Abul Ragheb, a soutenu que deux des trois sociétés avaient fermé et que les documents n’ont fait état d’aucune irrégularité ou violation commise par ces sociétés. Il a ajouté qu’il s’agit de sociétés off-shore qui n’ont aucune activité en Jordanie. (GD 1). Selon une enquête d’AmmanNet, plusieurs affaires (expansion de la raffinerie de pétrole, étude de faisabilité du projet de drainage des eaux de Dissi et la commission donnée pour la construction des locaux des forces armées jordaniennes) semblent impliquer Nader Dhahabi, ancien PM, Khaled Chahine, homme d’affaires, et Akram Abou Hamdan, en charge des investissements des forces armées jordaniennes et des services de sécurité. (http://ar.ammannet.net/news/266263). (Railalyoum).
    [...]
    Joumana Ghneimat (GD 32) Le PM, Abdullah Ensour, est en droit de s’enorgueillir de l’absence d’affaires de corruption ces cinq dernières années, mais cela ne signifie pas que notre registre est impeccable, comme le croit le PM ou comme il veut nous en donner l’impression. Ces propos ont fait l’objet de critiques et d’ironie sur les réseaux sociaux, trahissant ainsi une crise de confiance entre le peuple et le gouvernement. Bien qu’il soit vrai que la grande corruption, découlant de grosses transactions financières, n’est plus ce qu’elle était par le passé, il reste que ce gouvernement n’a pas demandé des comptes à d’anciens responsables corrompus à l’égard desquels des jugements de justice ont été rendus. Le rôle principal négligé par le gouvernement consiste à combattre la petite corruption qui gangrène certaines institutions. J’ajoute que la grande corruption continue à être pratiquée dans l’allocation de grands appels d’offres et dans des nominations dans des postes influents.

  • Jugement d’une cour de justice américaine établissant l’implication de la Syrie dans les attentats de 2005 à Amman
    Source : revue de presse de l’Ambassade de France en Jordanie

    Saleh El Qallab (R 44) : Une Cour américaine a jugé Bachar El-Assad coupable pour le crime commis en 2005 contre des hôtels à Amman, qui a fait plus de 60 morts, dont des femmes et des enfants. Le Portland Herald a affirmé à cet égard que les services de renseignements militaires de Bachar El-Assad étaient derrière cet attentat à un moment où la Jordanie et les Jordanie croyaient naïvement que la relation avec Damas était très bonne. Il est temps d’ouvrir « tous les dossiers », de saisir la justice internationale et de suivre les mouvements de tous les « pions » de l’ancien ambassadeur de Syrie à Amman, Bahjat Suleiman. Ces « pions » continueraient de s’activer, plus de dix ans après les crimes des hôtels de 2005.

  • Bienvenue sur le compte Twitter de l’Ambassade de France en Arabie (...) - Ambassade de France en Arabie Saoudite
    http://www.ambafrance-sa.org/Bienvenue-sur-le-compte-Twitter-de-l-Ambassade-de-France-en-Arabie-sa

    C’est dans ce cadre que l’Ambassade de France à Riyad a décidé de mobiliser les réseaux sociaux pour continuer à relayer et promouvoir la relation bilatérale d’exception et d’amitié qui unit la France et l’Arabie saoudite.
    (...)
    A très bientôt sur @FranceinKSA / La France en Arabie

    Bertrand Besancenot,
    Ambassadeur de France en Arabie saoudite

    Dernière modification : 10/02/2016

    https://twitter.com/FranceinKSA

  • Jordanie : premiers résultats du recensement :
    Selon AL Rai, cité dans la revue de presse de l’Ambassade de France en Jordanie, le 11/1/2016

    le Royaume compte 9,5 millions habitants, dont 6,6 Jordaniens (près de 70% de la population). Les non-Jordaniens comprennent 1,2 million de Syriens, 634 0000 Palestiniens, 390 000 Égyptiens, 130 000 Irakiens, 31 000 Yéménites et 23 000 Libyens. Depuis 2004, la population du Royaume a gagné près de 4,4 millions d’habitants.

    Ce qui est frappant, c’est la baisse du nombre d’Irakiens, estimés au plus fort de l’exode à 500 000 personnes.
    A noter aussi que parmi les Jordaniens, une bonne proportion, proche ou même au delà de 50%, est d’origine palestinienne mais détient la nationalité jordanienne.

    Sur le même sujet dans la même revue de presse :

    Fahd Khitan (GD) : La décision d’obliger les détenteurs de passeports temporaires (en particuliers les personnes originaires de Gaza) à posséder un permis de travail avait des effets négatifs. Le gouvernement tente, désormais, de revenir sur ce point, mais cette démarche ne mettra pas un terme au débat. La décision est problématique –aussi bien juridiquement qu’éthiquement– et concerne des dizaines de milliers de personnes qui risquent de perdre leur emploi.

    Les détenteurs de passeports temporaires ne sont pas des « travailleurs migrants », mais des Palestiniens déplacés et interdits de retour. L’État jordanien a accepté de leur donner des passeports temporaires –sans les droits de la citoyenneté, mais avec un minimum de droits civils–.

    Il n’est pas dans l’intérêt de l’État jordanien d’appauvrir les gazaouis et les porteurs de passeports temporaires ; le pays regorge déjà assez de chômeurs et de pauvres. Il est par ailleurs inadmissible d’interdire à un médecin gazaoui d’exercer son métier dans nos hôpitaux publics, alors qu’on le permettrait à d’autres médecins arabes. L’accès à la sécurité sociale ne devrait, par ailleurs, pas être négociable. La décision du gouvernement risque d’apporter la division, alors même que les circonstances actuelles exigent une consolidation de notre « front interne ».

    • Revue de presse du 17/1/2016

      Joumana Ghneimat (GD 32) : Les premières estimations du Recensement Général méritent examen, notamment en ce qui concerne le nombre de travailleurs égyptiens présents dans le Royaume. Le Département des Statistiques évalue leur nombre à 390 000, alors que l’Ambassadeur égyptien et plusieurs responsables jordaniens évoquent un chiffre de 700 000.

      Cet écart mérite d’être expliqué. Il faut que nos concitoyens aient confiance dans les résultats du recensement, car il en va de la crédibilité des prochains plans économiques du gouvernement.

  • Dans la presse jordanienne à propos de la récente conférence de Riyadh
    Source : revue de presse de l’Ambassade de France en Jordanie

    Mohammed Abu Rumman (GD) : Abu Mohammed Al-Joulani, le Chef du Jabhat Al-Nusra n’a pas tardé à rejeter les décisions de la conférence de Ryad en jurant d’empêcher leur application sur le terrain. Il n’y a là rien de surprenant, quand on connait connaît l’idéologie de cette organisation et ses liens avec Al-Qaeda. L’ambiguïté, en revanche, entoure la position du principal allié d’Al-Nusra, l’organisation d’Ahrar Al-Sham. Plusieurs de ses dirigeants ont refusé les décisions de Riyad, mais son responsable extérieur Labib Nahhas les a approuvées, preuve –s’il en est– que la réalité du terrain est bien différente de ce qui se décide lors les conférences internationales.

    Manar Rashwani (GD) : Si la réaction de Jabhat al-Nusra aux décisions de Ryad ne surprendra personne, celle de la Russie, elle, n’est pas sans étonner. Pour Moscou, l’opposition syrienne est intégralement constituée de mouvements terroristes et sur le terrain, ses bombardements visent essentiellement les forces de l’opposition et non pas Daesh. Il semble, de toute façon, que tous ces États cherchent moins à abattre le terrorisme qu’à l’exploiter pour servir leurs propres intérêts.

  • Lancement de la première phase du projet Red-Dead en Jordanie

    Le Ministère de l’Eau et de l’Irrigation lance aujourd’hui la pré-qualification pour l’exécution de la première phase du projet « Red-Dead ». Les sociétés devront préparer leur dossier pour le début de l’année prochaine (GD 1). Il s’agit, dans un premier temps, de construire « une prise d’eau » capable de prélever 300 millions de mètres cubes annuels de la Mer rouge (la prise d’eau est dimensionnée pour pouvoir, à terme, prélever jusqu’à 700 millions de mètres cubes). Une station de dessalement (qui permettra de produire jusqu’à 85 millions de mètres cubes annuels d’eau potable) doit être construite sur la rive nord d’Aqaba, de même que des canalisations.

    Source : revue de presse de l’AMbassade de France en Jordanie
    #eau #énergie

  • Pays administratif, pays réel | Romain j. Garcier

    http://www.garcier.net/?p=365

    Pays administratif, pays réel

    Alors que nous apprêtons à repartir en Egypte à la fin de la semaine qui vient, j’ai regardé les conseils aux voyageurs de l’Ambassade de France. Le ton est étonnamment peu alarmiste et j’ai été très intéressé de trouver une représentation cartographique des recommandations. On voit que l’Egypte « recommandable » ne constitue qu’une minorité du territoire – et que nous nous dirigeons vaillamment vers la zone orange (sans que cela nous inquiète outre mesure d’ailleurs). Le triangle de Hala’ib (la zone au sud-est du pays, en hachures, à la souveraineté contestée entre l’Egypte et le Soudan) n’est pas déconseillé. Cette représentation du risque par zone est intéressante, car elle donne à penser que les aléas se déploient uniformément au sein des zones, alors que notre expérience de l’année dernière montre qu’en situation volatile, ce sont les éléments « à haute fréquence » davantage que les tendances de fond qui ont une capacité à faire déraper la situation. Nous étions bien plus en sécurité planqués à Assiout que sur la route autour de Louxor. De ce fait, quelle est ici l’échelle de la recommandation ?

    #égypte #cratographie #frontières #visions

  • La ville qui noie ses enfants : Amman
    The Socioeconomics Of Bad Weather In Jordan – The Black Iris
    http://black-iris.com/2015/11/08/the-socioeconomics-of-bad-weather-in-jordan

    these prevailing realities are not something officials are constantly conscious of enough to factor in when policies are designed, or when a reaction to an unexpected event is demanded. Being unelected, they do not come from these communities, and more importantly, they do not view themselves as accountable except to the King and, on the rare occasion, to the court of public opinion – a storm they can confidently maneuver given that the public has temporarily taken the road of silence. They view poverty as theoretical and hypothetical, rather than a tangible reality.

    Subsequently, they look at these storms as mere passing weather, and indeed, even the middle class (and I include myself in this category) will tend to see it the same way. We don’t see it as a catastrophe because for many of us, our belongings weren’t swept away, or our loved ones didn’t have to be rescued from basements or ground floor windows. Our jobs do not demand we be on the streets, and so we outsource that reality to the policemen, to the army, to the sanitation workers, to the unsung heroes whose photos populate our social networks to the praise of those who sacrificed nothing.

    “The city was flooded; it didn’t drown,” insisted the Mayor recently, correcting a journalist’s question on TV. But it did my dear Mayor, you just operate in a very different context. For many, that’s exactly what happened – the city drowned.

    And beyond there are four drowned bodies to prove it.


    #Jordanie #inondations #Amman #inégalités

    • Dans la Revue de presse de l’Ambassade de France en Jordanie :

      - Intempéries de jeudi : les torrents d’eau ont occasionné d’importants dégâts dans la capitale, notamment sur l’amphithéâtre romain. Les pertes des commerçants de la ville basse s’élèveraient à 5 millions de dinars (SA 4).

      D’importantes controverses se déclarent dans le Royaume.

      – Pour le Ministre de la Justice Bassam El-Talhouni et pour plusieurs juristes, les victimes sont en droit de traduire la Mairie d’Amman en justice (au titre de la « loi sur les défaillances des responsables » et au titre de l’article 40 de la « loi sur les municipalités »). Des dizaines de familles du quartier Erjan (Est d’Amman, où deux enfants égyptiens ont péri noyés) s’apprêtent, à ce titre, à porter plainte contre Aqel Beltaji, le marie de la capitale. Elles doivent évacuer leurs appartements devenus inhabitables. (SA 4).

      – Pour Aqel Beltaji, « la Mairie n’est pas responsable des dégâts (…) et les victimes doivent s’en remettre aux sociétés d’assurance » (lesquelles ont rapidement affirmé qu’elles ne dédommageraient personne). Beltaji s’engage quand même « à mener une enquête » (SA 6), s’interrogeant notamment sur les raisons ayant pu pousser des familles à s’installer en sous-sol. Il reconnait enfin que 60% des bâtiments de la capitale ne respectent pas les codes de construction (GD).

      – Le Jordan United Front (nationaliste) appelle, dans une déclaration, à la démission du Cabinet et tient le gouverneur d’Amman pour responsable de la gestion calamiteuse de l’épisode (Khaberni). Dans son éditorial « Pourquoi ne pas démissionner ? » publié dans Al Ghad, Jumana Ghunaimat évoque la démission du gouvernement roumain à la suite de l’incendie meurtrier d’une discothèque, et vante cette « leçon de démocratie ».

      – Le député Amjad El-Msallamani a appelé, de son côté, à la création d’une commission d’enquête pour définir les responsables. Pour El-Msallamani, « la Mairie a besoin de sang nouveau et de personnes expérimentées ». (R 2).
      Nidal Mansour (GD 10) : Jeudi dernier, Amman s’est noyée en moins de 45 minutes. Les pluies diluviennes ont causé d’importants dégâts, sur les véhicules comme sur les appartements. « Pourquoi les personnes décédées vivaient-elles au sous-sol ? » ; on espère qu’un responsable jordanien posera, un jour, la question.

      Quoiqu’il en soit, nous entrons dans l’hiver, et beaucoup de nos concitoyens ne croient plus ceux qui affirment que tout est sous contrôle. Ils redoutent non seulement les prochains intempéries, mais également que personne ne les dédommage, en cas de sinistre.

      Sabri Rbeihat (GD 10) : Dans nos villes, beaucoup de responsables restent persuadés que leur charge publique constitue un « privilège social. Personne ne peut nier qu’il existe des phénomènes climatiques et des catastrophes qui dépassent momentanément nos institutions et administrations. En revanche, le problème devient sérieux quand nos responsables, non contents d’être dépassés, répondent aux questions qu’on leur pose avec beaucoup de suffisance et d’arrogance.

      – Joumana Ghneimat (GD 32) : Alors qu’Amman se noyait jeudi et que les torrents d’eau causaient la mort de quatre individus, le « centre de gestion des crises » était aux abonnés absents. Depuis, nous n’avons entendu du gouvernement aucune déclaration reconnaissant une quelconque responsabilité morale, excepté un propos du ministre de l’Intérieur, Salameh Hammad, relevant que la Mairie d’Amman n’avait pas préparé le système d’évacuation des eaux de pluie.

      Dans tout pays respectant un tant soit peu ses citoyens, il existe des « traditions » en matière de gestion de crises. Ce n’est assurément pas le cas en Jordanie, où aucune démission n’a été envisagée.

  • Construction d’un #mur à la frontière entre Israël et la Jordanie

    Le gouvernement israélien met en avant le danger du terrorisme islamique et un éventuel afflux de réfugiés arabes pour justifier la construction d’un mur de sécurité à la frontière avec la Jordanie. Mais nous savons que ces frontières sont sûres. Quels est alors le véritable motif de cette démarche ? La construction de ce mur signifie qu’Israël prévoit un scénario plus grave que de simples tentatives d’infiltration : le chaos général en Jordanie, l’effondrement de l’Etat, et la transformation du pays en bastion des groupes qui cherchent à combattre Israël. Le mur servira également à isoler les Palestiniens de Cisjordanie. Aux Jordaniens et aux Palestiniens donc de tenir une position ferme, au lieu de se contenter de déclarations de condamnation.

    (source : Revue de presse de l’Ambassade de France en #Jordanie, Al Dustur).

  • Commentaires amers dans la presse jordanienne, qui estiment que l’opération « tempête de fermeté » a détourné de l’objectif premier, qui devrait être la guerre contre Daech.
    Source : Revue de presse de l’Ambassade de France en #Jordanie
    GD : Al Ghad D : Al Dustur

    - Fahed Khitan (GD 28) : Les Frères Musulmans, dans leur ancienne et nouvelle version, n’ont pas tardé à soutenir la « tempête de la fermeté » contre les Houthis au Yémen, dirigée par l’Arabie Saoudite avec une participation jordanienne. En même temps, l’Association s’est opposée à la guerre menée par la coalition internationale contre DAECH en Irak et en Syrie. Si les FM sont opposés à la guerre américaine contre DAECH, il convient de noter que Washington est impliqué également dans la guerre au Yémen. Le soutien des FM à la « tempête » est dirigée vers l’Arabie Saoudite qui a depuis longtemps maintenu des relations avec les mouvements de l’Islam politique, dont notamment les Frères. Or, l’Arabie Saoudite participe aussi à la coalition internationale contre DAECH : pourquoi donc soutenir son intervention au Yémen et refuser celle contre DAECH ? C’est la guerre contre les Houthis qui a mis au jour le maillon qui manquait dans la position des Frères contre le terrorisme de DAECH.

    – Oraib Rantawi (D 12) : la guerre contre le terrorisme a subi un sérieux revers depuis le début des activités militaires de l’opération militaire « tempête de la fermeté » : Ni DAECH ni Al Qaeda aurait rêvé d’un tel scénario : le conflit interconfessionnel bat son plein et les axes et les coalitions se dessinent avec des contours confessionnels. Au cours de la « tempête », nous n’avons pas entendu parler, ne serait-ce qu’une fois, qu’Al Qaeda au Yémen a été visé par un raid. Al Qaeda serait appelé à jouer un rôle contre les Houthis et les forces du président déchu. Selon certains articles de presse, il existe déjà une coordination entre les forces du président Hadi et Al Qaeda. En Syrie, un travail intensif de réhabilitation de Jabhat Al Nosra est en cours, avec le soutien du Qatar et de la Turquie. La prise d’Edleb aurait été réalisée grâce à une coordination entre les alliés de la coalition au Yémen. Depuis que la priorité a été donnée à une confrontation avec l’Iran, au lieu d’une avec le terrorisme, la coalition sunnite a brouillé les cartes. Pour sa part, Washington ne peut pas se permettre de soutenir cette coalition car ceci signifiera qu’il a perdu la guerre contre le terrorisme.

  • Commentaires des éditorialistes de la presse jordanienne sur le sommet arabe et la guerre au Yémen (source : sélection et traduction de la prevue de presse de l’Ambassade de France en Jordanie)
    D= Al Dustur
    R= Al Rai
    GD= Al Ghad

    -Rohile Gharaibeh (D 24) : Les sommets arabes précédents suscitaient peu d’intérêt de la part des peuples arabes car la Ligue Arabe était toujours absente des évènements majeurs touchant les pays arabes, notamment au cours de ces quatre dernières années. Mais les évènements récents dans le cadre de l’opération au Yémen, dirigée par certains pays arabes, constituent un tournant dans l’histoire arabe moderne. Par conséquent, la tenue du sommet arabe revêt une importance particulière. L’opération, à laquelle participent dix pays arabes, représente un tremplin positif inattendu qui s’opère, peut-être, pour la première fois dans l’histoire arabe moderne. Cette action vise à contrer les agissements de bandes armées qui ont sapé tous les acquis de la révolution yéménite et se sont emparées du palais présidentiel à Sanaa. Ces bandes comptent sur le soutien d’une force étrangère qui sème le trouble dans l’ensemble des pays arabes avec arrogance et sans tenir compte des peuples, des gouvernements, des régimes, des partis politiques et des forces sociales arabes. La situation actuelle présuppose une nouvelle approche arabe quant aux questions politiques régionales, intégrant les éléments suivants :

    – La nécessité de consulter les peuples arabes– La nécessité que les arabes prennent en main leur destin– La nécessité de faire prévaloir des critères stables et unifiés à une politique de deux poids deux mesures dans la définition de la légitimité des régimes arabes – La nécessité de sceller des réconciliations interarabes, précédées par des réconciliations avec les forces populaires arabes actives et modérées.

    – Fayez El Fayez (R 27) : Finalement, nos frères se sont rendus compte que Washington allait sacrifier tout le Golfe arabe pour le nucléaire iranien et que le Yémen allait être le dernier cadeau offert par John Kerry à Téhéran. L’Arabie Saoudite décide de ne pas se fier aux promesses américaines et occidentales et de protéger la partie sud de la Péninsule Arabique en créant une coalition visant à dissuader l’invasion iranienne par l’intermédiaire des Houthis. Il est normal que la Jordanie soutienne ses frères. Un soutien adéquat à la Jordanie soulagerait les pressions économiques qu’elle subit, réduirait ses dépenses militaire et sécuritaire et la rendrait plus imperméables face aux ingérences iraniennes et aux organisations extrémistes et terroristes. Pour combien de temps encore la Jordanie continuera à survivre dans une guerre d’usure économique, sans soutien des pays frères ?

    – Fahed Khitane (GD 35) : Après l’intervention arabe au Yémen, la confrontation dans la région a un seul titre que les politiques ne peuvent pas dissimuler : il s’agit d’une confrontation sunnites-chiites, dirigée par l’Iran et l’Arabie Saoudite. Les pays et les forces de la région se sont alignés sur ces axes alors que les Etats-Unis et l’Europe ont adopté une position pragmatique vis-à-vis du conflit dans la région en soutenant les pays du Golfe dans leur intervention au Yémen tout en maintenant les négociations avec l’Iran en vue d’arriver à un accord sur son programme nucléaire. Il est difficile de dire aujourd’hui que la guerre contre le terrorisme représente une priorité pour les pays arabes, cela n’étant plus à l’ordre du jour dans plusieurs capitales arabes. Plusieurs pays du Golfe ont pavé la voie à ce tournant, notamment par les avertissements fréquents de dirigeants contre l’expansion iranienne dans la région et ce, au détriment de la lutte contre DAECH. Des voix aux Etats-Unis ont soutenu cette orientation. La guerre contre DAECH est désormais taxée de guerre américaine. En effet, seuls les avions américains bombardent les bastions de DAECH en Syrie et en Irak, alors que les armées arabes sont engagées dans une autre confrontation. Une telle situation est de nature à inquiéter la #Jordanie.

    #Yémen

  • #Nucléaire - #Jordanie
    Revue de presse de l’Ambassade de France en Jordanie

    – Le Roi a reçu hier Sergei Kiriyenko, directeur général de Rosatom. Au cours de cet entretien , Sa Majesté a souligné l’importance de renforcer la coopération entre la Commission jordanienne de l’Energie Atomique et la société Etatique russe. Cette coopération a mené, avant-hier, à la signature d’un accord-cadre entre les deux gouvernements visant à construire et mettre en fonction la première centrale nucléaire du Royaume. Sa majesté a indiqué qu’il était primordial de saisir cette opportunité de bénéficier de l’expérience russe dans ce domaine. (R 1). Kiriyenko a soumis au Roi les possibilités de soutien russe à la Jordanie dans le domaine de production d’#électricité, à partir de l’énergie nucléaire. Le responsable russe a affirmé que la Russie était disposée à accorder trente bourses par an à des étudiants jordaniens dans différents secteurs en relation avec le nucléaire. (D 1).
    #énergie
    – Lors de sa rencontre hier avec Sergei Kiriyenko, directeur général de Rosatom, le Premier Ministre jordanien a mis en avant l’importance d’accorder une vigilance particulière aux conditions sécuritaires de la centrale nucléaire. (D 3).

  • Projet #nucléaire en Jordanie

    Selon la revue de presse de l’Ambassade de France en #Jordanie, citant le journal Al Rai

    Le gouvernement signera avant la fin du mois un accord avec le gouvernement russe afin de soutenir la construction de la première centrale nucléaire au Royaume. Selon le Président de la Commission de l’Energie Atomique, Khaled Touqan, cet accord représente le cadre juridique et politique du soutien des gouvernements des deux pays au projet, suite à la sélection de la société Russe Atom pour construire la centrale. Il a ajouté que l’accord portait sur le mécanisme de gestion des déchets nucléaire et du combustible appauvri en garantissant à la Jordanie un retour des déchets vers la Russie. Concernant le combustible nucléaire, Touqan a indiqué que la partie russe est engagée à munir la centrale en combustible au cours des 10 premières années alors que le Royaume se préserve le droit d’en choisir la source plus tard. Concernant la loi qui régira le fonctionnement de la centrale, Touqan a indiqué que ce serait la loi jordanienne. (R 29).

  • Menaces israéliennes sur l’accord gazier avec la Jordanie ?
    Accord Gazier avec Israël - Revue de presse de l’Ambassade de France en Jordanie le 26/12/2014

    L’accord sur l’importation du gaz israélien semble être « exposé à tous les vents » suite au désaccord entre l’entreprise Noble Energy et Tel-Aviv. L’Autorité israélienne de la concurrence pourrait rompre une convention permettant à un consortium de deux sociétés d’énergie (Noble Energy et le israélien Delek) d’exploiter les plus grands champs gaziers naturels d’Israël, au motif que cette convention constitue un cartel (al Ghad, supplément économique, 1).

    #Jordanie #Israël #gaz

  • Accord gazier de la Jordanie avec Israël
    Source : Revue de presse de l’Ambassade de France en Jordanie du 11/12/2014
    D : Al Dustur
    GD : al Ghad
    ARY : Al Arab al Yawm

    - Le Parlement recommande l’annulation de l’accord d’achat de gaz israélien. (D, GD)

    – Ensour : « La responsabilité nous oblige de répondre aux besoins de notre peuple, il n’est pas possible que nous commettions d’erreur historique » - « Il n’y a pas de ressources arabes pour importer du gaz et le prix du gaz qatari est le double de l’israélien ». (D)

    – Ensour : « Le gouvernement n’est l’agent de personne et ce qui nous unit c’est le devoir de servir l’État ». (GD)

    – Le parlement a majoritairement recommandé au gouvernement de ne pas signer ‘l’accord gazier avec Israël’ lors de la session parlementaire matinale présidée par Atef Tarawneh, chef du parlement, et en présence du Premier Ministre. Le débat s’est poursuivi pour le deuxième jour consécutif au sujet de l’accord gazier, en présence de 107 députés. La majorité a exprimé le refus de cet accord. Le Premier Ministre a répondu aux interventions des députés en disant que « le gouvernement n’est l’agent de personne, ni d’un état occupant, ni de qui que ce soit. On ne nous a pas ordonné d’importer le gaz via la société « Noble Energy » et le gouvernement est responsable de sa décision ». Les parlementaires ont considéré que cet accord « est une provocation pour le peuple jordanien et elle constitue un danger stratégique et économique menaçant la sécurité du Royaume ». (GD, 7)

    – Ensour : « Les membres du gouvernement ne sont pas moins arabes que vous, la responsabilité nous oblige moi et mes collègues de répondre aux besoins de notre peuple et de le servir. Certaines interventions m’ont fait de la peine. Nous somme sur le point de signer deux accords : l’un avec la société britannique pour acheter le gaz de Gaza et l’autre avec Chypre. Le Qatar vend son gaz au prix mondial et le pétrole irakien s’est arrêté faute de moyens sécurisés. Nous achetons le pétrole saoudien au prix mondial et il n’y pas de preuve qu’on ait du gaz ni de pétrole en Jordanie. ». (D, 5)

    – Jumana Ghuneimat (GD, 24) « Du chantage gouvernemental avec un nouveau goût » : Le gouvernement a de nouveau recours au chantage pour faire passer ses orientations. Cette fois-ci il s’agit de l’achat du gaz israélien et la nécessité d’avancer dans la signature de cet accord avec la société ‘Noble Energy’ en vue d’obtenir une source d’énergie sécurisée et à bas coût, d’après ce que dit le gouvernement. Le gouvernement a présenté des alternatives dures aux députés et au peuple dans le cas d’un refus de l’achat du gaz de l’ennemi, telles que la hausse des tarifs de l’électricité ou de coupures d’électricité régulières. Les alternatives disent aux députés de manière sous-entendue qu’ils seraient les responsables de la hausse des tarifs. Ce n’est pas la première fois que le gouvernement utilise cette politique pour faire passer ses objectifs impopulaires. Cela ne doit pas se passer sans commentaire, bien que le gouvernement n’écoute pas ce qu’on lui dit d’habitude. D’après le ministre de l’énergie, le port de gaz liquéfié sera opérationnel vers mi-2015 et il sera alors possible d’importer le gaz des marchés internationaux depuis Aqaba. Le gouvernement a déjà loué un navire pour 40 million de dinar par an à cet effet. Ce que le ministre n’a pas abordé, c’est la production d’énergie à partir de schiste argileux ou de réacteurs nucléaires, qui peut sûrement être une source d’énergie à bas prix, peut-être pour éviter un débat parlementaire à ce sujet. Le discours détaillé du ministre reconfirme le fait que le gouvernement poursuit son chemin vers la diversification des sources d’énergie. Personne ne sait alors pourquoi insister sur fait que ce soit du gaz israélien. Les propos du ministre nient le besoin de gaz israélien car les alternatives qu’il a proposées nous épargnent du gaz de l’occupant. Après tout cela, le ministre revient nous dire que le gaz israélien est la solution, comme s’il se contredisait.

    – Bassam Al-Baddareen (ARY, 3) « Y-a-t-il des alternatives dans l’histoire du « gaz » » : Il me semble que nous n’avons pas réussi à avoir des relations équilibrées avec nos frères arabes qui ont les capacités de nous soutenir. Mais les relations se construisent à base d’échanges d’intérêts et non pas à base de sentiments ou de slogans. En tout cas, il y a des acteurs dans le monde qui veulent que l’on s’unisse avec l’ennemi israélien, et il y a aussi des acteurs jordaniens qui pensent qu’Israël est devenu notre destin en tant que jordaniens et qui sont actifs dans ce sens. Il nous est pénible de devoir travailler et normaliser nos relations avec le seul ennemi du peuple jordanien. Nous avons besoin, dans ce contexte, d’examiner les détails sur les alternatives. D’autant plus que les israéliens nous donnent, jour après jour, des dizaines de preuves qui montrent qu’ils sont malicieux et qu’ils agissent contre l’intérêt du peuple jordanien.

    Les antinucléaires, qui sont aussi anti-gaz israéliens, sont pris dans un terrible dilemme.
    #gaz #Israël #pétrole #Jordanie #Irak #Qatar #nucléaire

  • L’utilité de l’ambassadeur israélien à Amman
    Traduit dans la revue de la presse jordanienne de l’Ambassade de France en #Jordanie

    Fahd Khitan (GD 24 [al Ghad]) :
    Imaginons quelle serait notre situation si nous n’avions pas à Amman un ambassadeur et une ambassade israéliens. Récemment j’ai remarqué que l’importance de l’ambassadeur dépasse de loin le rôle prétendu par le Gouvernement concernant la défense des Palestiniens. Nos hommes politiques, nos députés et nos chefs de partis politiques tirent un grand profit de sa présence à Amman. Ils peuvent ainsi le critiquer et appeler à son expulsion à chaque fois que la relation se tend avec Israël, ce qui leur vaut beaucoup de popularité aux yeux des Jordaniens. Leur position serait plus solide si l’ambassadeur israélien décidait de répondre aux critiques jordaniennes et ils seraient alors vus comme des héros. Même les FM ont éprouvé de la jalousie à l’égard des députés qui se sont fait critiquer par l’ambassadeur israélien. Bien qu’ayant boycotté les dernières législatives et critiqué ouvertement et constamment les députés, les FM se sont trouvés contraints de saluer la position de la Chambre des Députés face à l’ambassadeur. Le Gouvernement profite aussi de cette campagne qui lui permet de gagner de la popularité : le PM a assisté à la récitation de la sourate d’Al Fatiha pour les âmes des auteurs de l’opération de Jérusalem et a fait envoyer, peut-être par erreur, une lettre de condoléances aux familles des martyrs. Certains hommes politiques jordaniens exploitent cette animosité, devenue une industrie génératrice de popularité avec un coût très faible. Que se passera-t-il si le Gouvernement décide d’expulser l’ambassadeur israélien ? Il est très probable que de nombreuses personnes le supplieront de ne pas prendre une telle mesure, de nature à détruire une industrie fleurissante.

  • Pékin, 10 octobre 2014 : Journée franco-chinoise de la recherche juridique

    Le vendredi 10 octobre 2014 aura lieu à Pékin, sous l’égide de l’Ambassade de France en Chine, l’événement intitulé « Journée franco-chinoise de la recherche juridique : regards croisés ». Journée qui se déroulera à partir de 8h30 à l’Auditorium de l’Ambassade de Chine, et s’inscrivant dans le cadre des célébrations du cinquantenaire des relations diplomatiques sino-françaises...

    http://www.chinefrancophonie.com/t2994-pekin-10-octobre-2014-journee-franco-chinoise-de-la-recherc