organization:autorité palestinienne

  • AHMED SAADAT : « RECONSTRUIRE LA RÉSISTANCE PAR LE MOUVEMENT POPULAIRE » - [UJFP]
    http://www.ujfp.org/spip.php?article6810

    Mercredi, 28 Novembre, 2018. Par Stefano Mauro.
    Entretien avec le secrétaire général du FPLP, Ahmed Saadat, emprisonné en Israël, en collaboration avec le quotidien italien Il Manifesto et le réseau des prisonniers de cette organisation palestinienne.

    Incarcéré à Jéricho par l’Autorité palestinienne suite à l’assassinat d’un ministre israélien en représailles à celui d’Abou Ali Mustafa, alors secrétaire général du FPLP, Ahmed Saadat a été enlevé par les Israéliens en 2006 et condamné à trente ans de prison. Une campagne internationale demande sa libération. (...)


  • La réforme du système financier palestinien : une façon d’enterrer la seconde Intifada | مجد كيّال | السفير العربي
    2018-11-12 | Majd Kayyal | Traduit par Nada Yafi
    http://assafirarabi.com/fr/23172/2018/11/12/la-reforme-du-systeme-financier-palestinien-une-facon-denterrer-la-sec

    La deuxième Intifada a pris appui sur un système financier informel et parallèle qui a permis l’acheminement du soutien qui répondait aux besoins d’une société sous embargo ainsi qu’aux besoins matériels des organisations de la Résistance. Israël a imposé à l’Autorité palestinienne - via des pressions directes ou celles de la communauté internationale - des réformes qui ont joué un rôle déterminant dans la stratégie israélienne de contrôle de la société palestinienne. (...)


  • En Israël, la culture est prise entre deux feux
    Pierre Sorgue, Le Monde, le 16 novembre 2018
    https://www.lemonde.fr/m-actu/article/2018/11/16/en-israel-la-culture-est-prise-entre-deux-feux_5384505_4497186.html

    Lana Del Rey, Brian Eno, Peter Gabriel ou Arcade Fire… L’appel au boycott d’Israël pour dénoncer le sort des Palestiniens rencontre de plus en plus d’écho chez les artistes. Un dilemme pour le monde de la culture israélien.

    A trois heures du matin, The Block est à bloc. Le plus célèbre club électro de Tel-Aviv, enfoui sous le béton de la gare routière centrale, reçoit Carl Craig, ponte de la techno de Detroit (Michigan) aux Etats-Unis.

    La foule ondule, saute, tressaute au rythme des basses, dans le brouillard bleu que découpent les faisceaux de projecteurs épileptiques.

    BDS pour Boycott, désinvestissement, sanctions

    Yaron Trax, le maître des lieux, s’est glissé entre les danseurs pour s’assurer des bons réglages de sa sono analogique, réputée l’une des meilleures du monde. Le quadragénaire aux airs adolescents est aux anges parmi ces jeunes gens dont beaucoup sont venus au club comme ils étaient à la plage, en short et tee-shirt. Celui que porte Yaron ce soir-là reproduit les briques et la typographie reconnaissable entre toutes : Pink Floyd, The Wall. Lorsqu’on lui fait remarquer, il sourit comme un enfant contrit : « C’est un tee-shirt formidable et l’album l’est aussi. Quel dommage que Roger Waters soit devenu aussi décevant… »

    Car le musicien britannique, ex-membre de Pink Floyd, est le spectre qui hante la scène israélienne et dérange l’intelligentsia de gauche, celui qui empêche la bulle libérale et hédoniste qu’est Tel-Aviv de flotter innocemment à cinquante kilomètres du mouroir à ciel ouvert qu’est la bande de Gaza.

    Depuis des années, Roger Waters offre sa voix aux militants internationaux du BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions), mouvement né en 2005 de la société civile palestinienne, un an après que la Cour internationale de justice a jugé illégal le mur de séparation construit entre Israël et les territoires occupés.

    Il prône les pressions sur l’État d’Israël pour parvenir à ce que n’ont jamais obtenu des décennies de guerre, de résolutions de l’ONU et de vains processus de paix pendant lesquels le nombre des colons n’a cessé de croître (500 000 aujourd’hui) : la fin de l’occupation des territoires, la pleine égalité pour les citoyens palestiniens d’Israël, le droit au retour des réfugiés chassés de leurs terres.

    La scène musicale comme estrade politique

    Il suffit de voir les gratte-ciel bleutés qui poussent à Tel-Aviv pour s’en convaincre : le boycott économique n’a que peu d’effets. La « start-up nation » se porte bien, ses relations commerciales et diplomatiques n’ont cessé de se développer avec l’Afrique, l’Inde, la Chine, voire certains pays arabes. En ce mois d’octobre encore estival, les plages sont noires de monde, les ruelles de la vieille ville de Jérusalem, pleines de visiteurs : le pays aura accueilli plus de 4 millions de touristes à la fin de l’année, soit 46 % de plus qu’en 2016.

    Au-delà du portefeuille, le BDS s’attaque aussi aux cœurs et aux têtes. Il appelle au boycott culturel et académique, comme celui qui s’exerçait sur l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid. Et celui-là trouve, ces derniers mois, un écho bien supérieur. Depuis longtemps, la scène musicale sert d’estrade politique. D’un côté, Roger Waters, Peter Gabriel, Brian Eno, Elvis Costello, Lauryn Hill (The Fugees), Arcade Fire et d’autres ont annoncé qu’ils ne joueront plus en Israël tant qu’ils ne pourront en accepter la politique.

    De l’autre, Nick Cave, Radiohead, Paul McCartney, Alicia Keys, parmi beaucoup, sont venus au nom du dialogue et du refus de se voir dicter leur conduite. Mais, récemment, deux chanteuses moins politisées et plus populaires parmi les adolescents ont suivi le mouvement : en décembre, Lorde, la jeune rockeuse néo-zélandaise, annulait son concert après avoir été « alertée » par une lettre ouverte signée de deux fans – l’une Juive, l’autre Palestinienne –, puis en septembre, après de nombreux appels dont celui de Roger Waters, Lana Del Rey faisait faux bond. Parce qu’elle ne pourrait pas se produire également dans les territoires palestiniens, dit-elle, elle renonçait à jouer au festival Meteor qui devait être une sorte de Coachella version kibboutznik, dans le nord d’Israël.

    Un « tsunami d’annulations »

    Après le refus, en avril, de l’actrice Natalie Portman de recevoir le Genesis Prize (considéré comme un « Nobel » israélien) pour exprimer son désaccord avec le gouvernement Nétanyahou et les violences commises à Gaza, après la défection de l’équipe d’Argentine de Lionel Messi qui, en juin, a annulé une rencontre amicale avec celle d’Israël à la suite de pressions internationales (de menaces, dit-on du côté israélien), le retrait de Lana Del Rey fut une autre secousse médiatique.

    « Une belle surprise qui aidera peut-être les jeunes à se poser des questions sur une politique insoutenable dans les territoires occupés, mais aussi en Israël, où les Palestiniens, qui représentent 20 % de la population, sont victimes d’une cinquantaine de lois discriminatoires, à commencer par le logement et la terre », explique Kobi Snitz, chercheur en neurobiologie au Weizmann Institute et cofondateur de Boycott from Within (« boycott de l’intérieur »), qui rassemble une poignée de militants suffisamment téméraires pour affronter les torrents de haine qu’ils suscitent au sein du pouvoir, des médias et sur les réseaux sociaux.

    Dans la foulée de Lana Del Rey, quatorze artistes, dont plusieurs DJ, ont décliné l’invitation du festival. Des dizaines d’autres ont exprimé leur soutien au boycott sur les réseaux sociaux. Yaron Trax commence à se faire du souci pour « la capitale du clubbing » qu’est Tel-Aviv. Idit Frenkel, qui officie souvent derrière les platines de The Block, a signé un long article dans le quotidien israélien Haaretz, pour évoquer le « tsunami d’annulations ». Le titre de la tribune était emprunté aux paroles d’une chanson de Don McLean, American Pie (1971) : « The day the music died » [« le jour où la musique est morte »].

    Le boycott la laisse amère : « On peut comprendre ceux qui veulent lutter de manière non violente contre les morts de Gaza, le développement des colonies ou la décision de Trump d’installer l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. Mais ne pas venir, c’est punir ceux qui essaient de changer les choses, y compris dans la minuscule scène underground qu’abhorrent les nationalistes et les religieux du gouvernement. »

    Si certaines figures de l’électro, comme l’Américano-Chilien Nicolas Jaar ou les Français d’Acid Arab, viennent encore en Israël, ils ne jouent plus à Tel-Aviv mais à Haïfa, au Kabareet, tenu et animé par Jazar Crew, un collectif d’artistes palestiniens. Haïfa, la cité portuaire qui soigne sa réputation de tolérance et de coexistence entre Juifs et Arabes…

    Une forme d’apartheid ?

    Attablé dans un café du centre-ville, Ayez Fadel, 31 ans, l’un des fondateurs et DJ de Jazar Crew, connaît l’antienne par cœur : « Mais même ici, grandir en étant palestinien, c’est éprouver la discrimination. Les écoles publiques arabes moins dotées que les établissements juifs, les boîtes de nuit où l’on te demande ton “Hoger”, le livret militaire que tu n’as pas [la majorité des Arabes citoyens d’Israël n’effectuent pas leur service militaire], la langue… Une nouvelle loi fait de l’hébreu la seule langue officielle, elle dit aussi que le pays est “l’Etat-nation du peuple juif”, alors que je suis un Palestinien vivant ici par la force de l’histoire, que mes impôts servent à protéger les colonies juives et à financer une armée qui a tué 44 enfants palestiniens ces trois derniers mois… Parler d’apartheid ne me paraît pas exagéré. »

    Ayez Fadel comprend le boycott et revendique la dimension politique de Jazar Crew : « Une manière de sensibiliser les jeunes. Nous n’avons plus honte d’être palestiniens, nous sommes éduqués et confiants. Et nous ne cessons de répéter que nos positions ne sont pas contre les Juifs mais contre ce régime. » Le jeune homme se dit prêt à collaborer avec Yaron Trax, qui l’a appelé pour que The Block et Kabareet « organisent quelque chose ensemble ». Mais, précise-t-il, « à condition qu’il fasse une déclaration claire sur l’occupation des territoires et les droits des Palestiniens ».

    Les turbulences qui agitent le microcosme underground reflètent assez bien le désarroi du monde de la culture devant ces appels au boycott. « En ce moment, pas un dîner sans qu’on en parle », reconnaît la responsable d’une galerie d’art installée aux franges de Florentine, ancien quartier d’entrepôts et d’ateliers de Tel-Aviv devenu le préféré des artistes et des bobos. Comme beaucoup d’opposants à l’occupation, elle refuse d’acheter les produits des colonies – certaines se sont spécialisées dans l’agriculture et l’élevage bio – ou le vin venu du Golan. « Mais le BDS culturel, dit-elle, frappe ce qui reste de l’élite de gauche, celle que Nétanyahou et son gouvernement détestent. Si on la muselle, on n’entendra plus que les voix des plus réactionnaires… »

    C’est aussi ce que pense Avi Pitchon, écrivain, critique et commissaire d’expositions : « Le boycott culturel réduit le débat à une polarisation extrême entre les activistes et le gouvernement, il déshumanise et nourrit la paranoïa, ce “nous” contre “eux” dont joue un régime de moins en moins démocratique. Ce tout ou rien est un piège, quoi que disent les créateurs ils seront perdants. Alors, ils préfèrent laisser parler leur art… »

    C’est peut-être pour cela que chercher à les rencontrer pour évoquer la question relève de la chasse au dahu. Groupe pop connu pour ses textes radicaux, écrivain loué comme l’une des « grandes voix morales » du pays, cinéastes, producteurs de concerts, responsables de théâtre, de centre d’art contemporain… tous se disent trop occupés. D’autres se ravisent après avoir parlé et demandent à n’être plus cités.

    Pnina Blayer, la directrice artistique du Festival international du film de Haïfa qui s’est déroulé fin septembre sans les « grands noms » invités, exige les questions par courriel et adresse des réponses aussi sèches que le fleuve Jourdain surexploité : selon elle, la situation dans la bande Gaza et la guerre en Syrie sont les motifs des absences, dont aucune n’a été motivée par le BDS, qui n’aura découragé qu’un film marocain, et si Agnès Varda, à qui le festival rendait hommage, n’est pas venue, ce n’est pas pour des raisons politiques.

    Il faut comprendre sa prudence : pendant que le festival est soumis aux pressions de l’étranger, sa propre ministre de la culture, la très droitière Miri Regev, demande à celui des finances de lui couper les vivres pour avoir accueilli deux films israéliens qui « sapent les valeurs et symboles » de l’Etat (l’un d’eux raconte l’histoire d’un metteur en scène palestinien qui monte une pièce narrant un amour entre une Juive et un Arabe…).

    Le projet de loi « Loyauté dans la culture »

    La même ministre se démène pour l’adoption d’un projet de loi « Loyauté dans la culture » qui veut supprimer les fonds à toute organisation déniant « Israël comme un Etat juif et démocratique » ou qui ferait du jour de l’indépendance celui de la Nakba, la « catastrophe » que vécurent 700 000 Palestiniens expulsés en 1948.

    Le monde de la culture a manifesté le 27 octobre contre ce texte, de nombreux cinéastes israéliens, comme Amos Gitaï ou Ari Folman, sont parmi les signataires d’une tribune parue lundi 12 novembre dans Le Monde pour demander le retrait du texte. En attendant, des députés ont également proposé de punir de sept ans de prison tout appel au boycott et l’entrée du pays est déjà interdite à tout étranger qui soutient activement le BDS.

    Car, pour le gouvernement, c’est la guerre. Au vingt-neuvième étage d’une tour de Bnei Brak, dans la banlieue de Tel-Aviv, une trentaine de personnes travaillent au sein de la National Task Force for Countering Delegitimization (« force d’intervention contre la délégitimisation »), qui dépend du ministère des affaires étrangères.

    « Nous révélons les relations entre le BDS et des organisations terroristes comme le Hamas ou le Front populaire de libération de la Palestine ; comment, sous couvert de droits de l’homme, il s’attaque à la légitimité d’Israël ; comment il bombarde les artistes par des cyberattaques menées par des robots. Nous travaillons avec des centaines d’organisations pro-israéliennes en leur offrant articles, vidéos et autres outils pour affronter les arguments du BDS », résume Tzahi Gavrieli, le directeur.

    Le bureau a lancé la plate-forme 4il sur Internet, Facebook et Twitter : des images de jolies filles montrent la diversité du pays, des vidéos soulignent la réussite de certains « Arabes israéliens ». Des posts saluent la criminalisation du boycott en France (en 2015, la justice a confirmé la condamnation de militants ayant appelé au boycott des produits israéliens) ou en Allemagne (le BDS a été jugé antisémite par l’Office fédéral de la protection de la constitution de Berlin).

    Un post du 23 octobre relaie le rapport de Human Rights Watch sur la torture pratiquée par le Hamas et l’Autorité palestinienne en demandant si la communauté internationale va exercer sur eux les mêmes pressions que sur Israël… Des messages vantent le concours Eurovision de la chanson de mai prochain : avec ses 186 millions de téléspectateurs, la manifestation est une vitrine que le gouvernement ne veut pas voir entachée, malgré l’appel au boycott lancé par 140 artistes internationaux.

    L’« instrumentalisation » du monde de la culture ?

    La lutte contre le BDS est aussi l’affaire d’Adam Shay au sein du Jerusalem Center for Public Affairs, un think tank niché dans un quartier tranquille de la ville sainte. Il « scrute » les militants locaux, conseille les promoteurs de spectacles, essaie de convaincre des artistes ciblés que ce qu’on leur raconte est un tissu de mensonges et qu’ils ne regretteront pas de venir.

    « David Guetta était là la semaine dernière », se réjouit le jeune homme avant de confier qu’il cherchait à faire venir Rachid Taha, peu avant sa mort, en septembre : « Cela aurait été un gros truc » (vu les relations qui liaient le rockeur français à Brian Eno, très impliqué dans le BDS, on imagine mal une réponse positive).

    C’est cette « instrumentalisation » du monde de la culture qui, aux yeux des militants du BDS, justifie les appels au boycott de ceux dont les travaux ou les voyages sont financés par le gouvernement. Ils aident, disent-ils, le pays à soigner son image de démocratie favorable à la liberté d’expression. Les artistes se retrouvent coincés entre le marteau du gouvernement, qui tient (et serre) les cordons de la bourse, et l’enclume des pressions internationales.

    « À l’étranger, nous sommes considérés par certains comme des collaborateurs ; ici, comme des traîtres. Mais l’argent du ministère est aussi celui de mes impôts. Si la solution est de dire non, où va-t-il aller et qui va dire ce que l’on dit ? », demande Hillel Kogan, danseur et chorégraphe de la célèbre compagnie Batsheva, qui dut affronter cet été quelques militants pro-BDS à Montpellier et à Toulouse alors que, invité de la très diplomatique saison « France-Israël », il s’apprêtait, avec le Palestinien d’Israël Adi Boutros, à interpréter sa pièce We Love Arabs.

    Certains dans le pays ont regretté que l’écrivain David Grossman, considéré comme une « conscience » par le camp de la paix, se laisse « enrôler » par le pouvoir en acceptant le prix Israël de littérature 2018 des mains du ministre de l’éducation ou, en 2017, lorsqu’il accompagne à New York une pièce tirée de l’un de ses romans et adaptée par deux troupes israéliennes qui s’étaient produites dans les colonies (ce que l’auteur désapprouve). Ce, sous les yeux de la ministre de la culture qui avait fait le voyage. « Une manière de résister au BDS qui est une nouvelle forme d’antisémitisme », avait dit Miri Regev ce jour-là.

    Car c’est l’argument massue des contempteurs du BDS. Le mouvement a beau condamner racisme et antisémitisme, le public hétéroclite qu’il mobilise laisse parfois suinter des attaques haineuses, voire négationnistes. Dans le petit théâtre de Jérusalem où il travaille avec de jeunes comédiens juifs et arabes, Arik Eshet se souvient du festival de théâtre d’Édimbourg de 2014, lorsque des militants « agressifs » avaient fait annuler son spectacle : « Tu entends des gens crier qu’Israël ne devrait pas exister. C’est traumatisant… »

    La nécessaire mobilisation de la société civile

    Roger Waters est systématiquement accusé d’infamie. Du coup, Gideon Levy, le journaliste de Haaretz qui se démène inlassablement pour évoquer le sort des Palestiniens, ne cesse de défendre le chanteur. « J’ai passé de longues nuits à discuter avec lui, rien ne lui est plus étranger que les sentiments antisémites, ces accusations sont intolérables », assène-t-il dans le salon de sa maison, dont un mur est orné d’une vieille publicité ensoleillée où est inscrit : « Visit Palestine ».

    Un BDS efficace, ajoute-t-il, serait le seul moyen d’en finir avec les bains de sang : « Le changement ne viendra pas de l’intérieur d’Israël, la vie est trop bonne ici. Or les Etats-Unis soutiennent le pays et l’Europe est une plaisanterie : le seul espoir est la mobilisation de la société civile. La gauche sioniste appelle depuis des lustres à deux Etats mais n’a rien fait pour ça, nous devons en payer le prix. La criminalisation du BDS est un scandale : pourquoi serait-il légitime de boycotter l’Iran et pas Israël ? »

    En les réduisant au rang de producteurs de « biens culturels » ou d’instruments du soft power d’un Etat dont ils n’approuvent pas la politique, le BDS interroge les artistes de manière inconfortable sur leurs responsabilités de créateurs et de citoyens au cœur d’une opinion publique au mieux indifférente, au pis de plus en plus xénophobe. Et dans les conversations un nom revient souvent, comme s’ils étaient orphelins d’une figure capable d’indignation, de « courage », disent certains.

    « Il nous manque un penseur comme Leibowitz », glisse le photographe Miki Kratsman, l’un des fondateurs de l’ONG Breaking the Silence qui recueille les témoignages des soldats sur les exactions auxquelles les contraint l’occupation. C’est aussi ce que dit Zeev Tene, un vieux rockeur dont Ari Folman utilisa une chanson pour son film Valse avec Bachir et qui, depuis deux ans, part, le 6 juin, date anniversaire de la guerre des Six-Jours, le long du mur de séparation avec quelques musiciens et un camion en guise d’estrade pour jouer devant une banderole qui proclame « Make Israel small again ».

    Yeshayahu Leibowitz, mort en 1994, grand penseur et moraliste, religieux convaincu et sioniste affirmé, fut un critique féroce de l’occupation qui « détruit la moralité du conquérant ». Outré par la torture, il alla jusqu’à employer le terme de « judéo-nazis »… Or, constate l’historien « post-sioniste » Shlomo Sand, qui fait lui aussi référence à Leibowitz, « je n’ai pas vu l’Université se mettre en grève lorsqu’une succursale a été ouverte dans la colonie d’Ariel. Je n’ai entendu aucune de nos voix de la gauche sioniste prôner l’objection de conscience dans les territoires ou soutenir les refuzniks [qui refusent de servir dans l’armée]. Le BDS les met devant leurs contradictions… »

    Mais le malaise, explique-t-il, vient aussi du fait que, « en posant le droit au retour des réfugiés, le BDS questionne les conditions mêmes de la naissance d’Israël dans un pays encore hanté par la Shoah. Ce droit au retour ne peut être ignoré, mais il faut être honnête : on ne pourra pas accueillir 5 millions de réfugiés. Je soutiens le BDS à condition qu’il ne mette pas en danger l’existence d’Israël. »

    Une situation parfois absurde

    L’historien déplore aussi la « stupidité » de certains appels au boycott culturel. Les musiciens d’Apo and the Apostles, un Arménien de Jérusalem et trois Palestiniens de Bethléem, partagent sûrement son avis. Lorsque ces talentueux garçons qui mêlent leur folk-rock à des nuances orientales doivent se produire dans un festival de musique alternative arabe à Tel-Aviv, le BDS décrète que ce n’est pas acceptable parce qu’ils ne sont pas des « Palestiniens de 48 », ceux restés en Israël…

    Shady Srour aussi a quelques remarques à faire sur les censeurs du BDS : cinéaste palestinien de Nazareth, il a tourné un très joli film dans sa ville natale, Holy Air, où comment un homme essaie de s’en sortir en vendant de l’« air saint » aux touristes venus sur les traces de Jésus. C’est drôle, féministe, sexy, acide, « beckettien », plus grave lorsque les rêves sont empêchés par le seul fait de n’être pas un citoyen comme les autres.

    Mais le BDS ne rit pas : il a demandé son retrait d’un festival du film israélien à Londres, puis du Festival des cinémas arabes de l’Institut du monde arabe, à Paris, qui a congédié le réalisateur d’un bref courrier. « Je suis palestinien, mon père fut l’un de ceux chassés vers le Liban. Me boycotter, c’est m’empêcher d’affirmer mon propre récit face à celui des Israéliens. Le BDS vient chez moi pour me couper la langue… Aucun financement arabe ne m’est accordé parce que j’ai un passeport israélien, où est-ce que je trouve l’argent ? » On comprend que son film soit teinté de tristesse et d’absurde.

    #Palestine #Culture #Apartheid #BDS #Boycott_culturel


  • Territoires palestiniens occupés : des journalistes internationaux malmenés
    RFI - Publié le 18-11-2018 - Avec notre correspondante à Ramallah,Marine Vlahovic
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20181118-territoires-palestiniens-occupes-qalandiya-journalistes-internationaux-

    La Fédération internationale des journalistes, qui représente plus de 180 syndicats et 600 000 journalistes dans le monde entier, tient ce week-end une réunion de son comité exécutif à Ramallah, la capitale de l’Autorité palestinienne. Au cours d’une manifestation samedi 17 novembre pour demander la liberté de circulation, la délégation a été accueillie par des nuages de gaz lacrymogènes aux abords du checkpoint israélien de Qalandiya. Une agression inacceptable pour cette fédération et qui illustre les conditions de travail difficiles pour les journalistes locaux dans les Territoires palestiniens occupés.

    Munis de leur seule carte de presse que les journalistes se sont dirigés vers le checkpoint de Qalandiya, l’un des plus importants barrages militaires israéliens de Cisjordanie occupée, avant d’être accueillis par une salve de grenades lacrymogènes, sans aucune sommation de l’armée.

    Une agression physique « gratuite », dénonce le Belge Philippe Leruth, président de la Fédération internationale des journalistes : « Nous étions une trentaine, et nous avancions pacifiquement. On criait certains slogans comme "Liberté de la presse", "Les journalistes ne sont pas des terroristes", etc. J’ai couvert beaucoup de manifestations, et d’habitude la police intervient et dit :"Vous arrêtez, vous n’allez pas plus loin". Ici, pas du tout, on a entendu des détonations et les premières explosions de gaz lacrymogènes se sont produites. Depuis très longtemps les journalistes palestiniens nous informent de ce qu’ils vivent, mais quand vous l’expérimentez sur le terrain ça prend un tout autre relief. »(...)


  • L’UE face au défi du plan de paix israélo-palestinien de Trump - Mediapart - 31 octobre 2018 Par Agence Reuters
    https://www.mediapart.fr/journal/international/311018/lue-face-au-defi-du-plan-de-paix-israelo-palestinien-de-trump?onglet=full

    (...) PARTENAIRE ÉCONOMIQUE MAJEUR

    Sur le papier, l’UE est pourtant en position de force pour peser sur l’issue du conflit, puisqu’elle est à la fois le premier partenaire commercial d’Israël (34,3 milliards d’euros d’échanges en 2016 et un tiers des exportations israéliennes absorbées par les Vingt-Huit) et la première contributrice à l’aide aux Palestiniens, un rôle encore plus crucial depuis que les Etats-Unis ont cessé de financer l’UNRWA.

    Dans les arcanes de la diplomatie européenne, certains rêvent de voir Bruxelles hausser le ton, surtout si l’éventuel plan de paix de Donald Trump devait, comme il y a tout lieu de le craindre, remettre en cause la création, ou la viabilité, d’un Etat palestinien.

    « Une réponse potentiellement efficace serait d’annoncer que l’UE va reconnaître l’Etat palestinien », suggère un diplomate en poste à Paris.

    Plusieurs Etats membres ont récemment fait cette démarche à titre individuel (Portugal en 2012, Suède en 2014) et d’autres avant leur adhésion à l’UE et le lancement du processus de paix d’Oslo, lors de la proclamation unilatérale d’indépendance du Conseil national palestinien en 1988 (Malte, Chypre et les pays de l’ex-bloc de l’Est).

    Mais une reconnaissance collective aurait plus de poids et elle éloignerait le spectre d’un enterrement de première classe de la solution à deux Etats, veut croire le diplomate.

    « Cela permettrait à l’UE de faire pression sur l’Autorité palestinienne pour qu’elle respecte sa part du marché, notamment le processus de réconciliation dans la bande de Gaza bloqué par (le président palestinien) Mahmoud Abbas pour des raisons de tactique politicienne intérieure, tout en faisant comprendre à Israël que la politique du fait accompli ne fonctionnera pas », argumente-t-il.

    Encore faudrait-il que l’UE accepte de se concevoir en tant que grande puissance, un enjeu qui dépasse de loin le cadre du processus de paix au Proche-Orient. (...)

    #Israel-UE


  • » Adnan Sentenced to One Year
    IMEMC News - October 30, 2018 5:58 AM
    http://imemc.org/article/adnan-sentenced-to-one-year

    The Israeli military court in Salem, north of the northern occupied West Bank district of Jenin, sentenced Palestinian detainee Khader Adnan to one year in prison, fined him 1,00 shekels ($270) and 18 months suspended sentence for five years, on Monday.

    Jawad Boulous, head of the legal department in the Palestinian Prisoner’s Society (PPS), said that the prison sentence starts from the day of his arrest on December 11th, 2017.

    Adnan, 40, a father of seven children, has been on an open hunger strike for 58 days and even stopped drinking water, as a form of protest against his “arbitrary” detention by Israel.

    Despite the sentence, it remained unclear whether Adnan suspended his open hunger strike or not, according to Ma’an.

    #Khader_Adnan

    • « Khader risque la mort, mais je soutiens son combat contre l’occupation »
      par Randa Musa, épouse du prisonnier politique palestinien Khader Adnan, et la mère de deux enfants.
      30 octobre 2018 – Middle East Eye – Traduction : Chronique de Palestine
      http://www.chroniquepalestine.com/khader-risque-la-mort-mais-je-soutiens-son-combat-contre-occupat

      (...) Troisième grande grève de la faim

      Mon mari risque la mort à tout moment pendant que j’écris ceci. Sa vie ne tient qu’à un fil. Personne ne sait combien de temps il lui reste à vivre.

      Khader a été emprisonné onze fois – à la fois par l’occupation israélienne et par l’Autorité palestinienne. Il a fait d’innombrables grèves de la faim de différentes durées pour se libérer des chaînes de l’injustice. Son courage à combattre les deux entités a fait de lui un ennemi des deux.

      Il s’agit de la troisième longue grève de la faim que mon mari bien-aimé a entreprise au cours des six dernières années. Il a été libéré des prisons israéliennes en 2012 après avoir refusé toute nourriture pendant 66 jours et en 2015 pour une durée de 56 jours. Khader est sorti victorieux les deux fois, et je suis convaincu qu’il le sera aussi cette fois-ci.

      Bien que nous soyons mariés depuis 2005, nous n’avons pas passé plus de cinq ans en présence physique l’un de l’autre.

      Lorsque je reçois un avis de message sur mon téléphone, je ressens une terrible angoisse jusqu’à ce que je lise ce qui est à l’écran. Je crains de recevoir la nouvelle de sa mort. Je me parle constamment. Je me dis : « Reste forte, Randa. » (...)


  • Le Conseil central de l’OLP soutient la suspension de la reconnaissance de l’Etat d’Israël
    AFP - 29 oct 2018 - Mise à jour 30.10.2018 à 00:00
    https://information.tv5monde.com/info/le-conseil-central-de-l-olp-soutient-la-suspension-de-la-recon

    Les membres du Conseil central palestinien, un organe clé de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), se sont prononcés lundi en faveur de la suspension de la reconnaissance de l’Etat d’Israël et de l’arrêt de la coopération sécuritaire en Cisjordanie avec l’Etat hébreu.

    Les membres du Conseil central ont émis le souhait que cette suspension se prolonge jusqu’à la reconnaissance de l’Etat palestinien par Israël, à l’issue de deux jours de réunion à Ramallah en Cisjordanie occupée.

    Le Conseil central palestinien autorise l’OLP, l’entité reconnue internationalement comme représentant les Palestiniens des Territoires et de la diaspora, et l’Autorité Palestinienne à « mettre fin à leurs obligations (...) concernant les accords avec les autorités d’occupation », selon un communiqué.

    Il s’agit de suspendre l’historique reconnaissance d’Israël remontant à 1988, jusqu’à ce que l’Etat hébreu reconnaisse l’Etat palestinien, avec Jérusalem comme capitale, ainsi que de cesser toute coopération dans le domaine sécuritaire.

    • Territoires palestiniens : l’OLP menace de ne plus reconnaître Israël
      Par RFI Publié le 30-10-2018 - Avec notre correspondant à Jérusalem,Guilhem Delteil
      http://www.rfi.fr/moyen-orient/20181030-territoires-palestiniens-olp-menace-israel-plus-reconnaitre

      C’est un organe clé de la vie politique palestinienne qui s’est réuni dimanche 28 et lundi 29 octobre à Ramallah. Le conseil central de l’Organisation de libération de la Palestine devait définir une nouvelle stratégie, alors qu’elle se trouve dans une situation délicate. La réconciliation avec le Hamas qui contrôle la bande de Gaza n’avance pas et les Etats-Unis ont cessé l’essentiel de leur aide aux Palestiniens. Dans ce contexte, le conseil central recommande une mesure assez radicale : le retrait de la reconnaissance par l’OLP de l’Etat d’Israël.

      Son communiqué final marque l’agacement croissant de l’Organisation de libération de la Palestine. Depuis la signature des accords d’Oslo il y a 25 ans, elle attend la création d’un Etat palestinien. Et le texte publié ce lundi soir dénonce les « atteintes continues aux accords signés de la part d’Israël ».

      Vers un arrêt de la coopération sécuritaire ?

      Face à l’absence d’avancées et aux pressions exercées par l’administration Trump, le conseil central de l’OLP recommande donc de retirer la reconnaissance d’Israël jusqu’à ce que le pays reconnaisse à son tour la Palestine comme un Etat, dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale.

      Cette reconnaissance d’Israël date de 1988 et avait été un prélude aux accords d’Oslo. Son retrait, accompagné de l’arrêt de la coopération sécuritaire, pourrait marquer la fin de ce processus engagé au début des années 90.

      Mais cette menace palestinienne n’est pas récente. Elle avait déjà été formulée en janvier dernier ainsi qu’en 2015. Pour l’instant, elle n’a jamais été mise en oeuvre par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Mais cette fois-ci, un comité a été créé pour étudier les moyens d’appliquer cette recommandation. Et le ministre israélien de l’Economie accuse l’OLP de « torpiller le processus de paix ».


  • Israël repousse mais maintient son projet d’évacuation de Khan al Ahmar
    Reuters•21/10/2018
    https://www.boursorama.com/bourse/actualites/israel-repousse-mais-maintient-son-projet-d-evacuation-de-khan-al-ahmar-

    JERUSALEM, 21 octobre (Reuters) - Israël a repoussé l’évacuation du village bédouin de Khan al Ahmar, en Cisjordanie occupée, mais l’opération finira par avoir lieu, a prévenu dimanche le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Cette localité abrite 180 habitants dans des cabanes de tôle et de planches sur une colline aride près d’une route israélienne reliant Jérusalem à la mer Morte. Israël prévoit de démolir Khan al Ahmar et de reloger ses habitants 12 km plus loin, près du village palestinien d’Abou Dis et à côté d’une décharge d’ordures. Ce projet a provoqué un tollé chez les Palestiniens et les critiques de pays européens. Un responsable du gouvernement israélien a déclaré samedi sous condition d’anonymat que l’évacuation avait été repoussée et qu’un plan alternatif de relocalisation était examiné conjointement avec l’Autorité palestinienne. Devant les journalistes dimanche, Benjamin Netanyahu a toutefois averti qu’il n’avait « pas l’intention de reporter (l’opération) indéfiniment, contrairement à ce qui peut être dit, mais pour une courte période ». (...)

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    A Khan Al-Ahmar, la guerre d’usure d’Israël contre un village bédouin
    17 octobre 2018 Par René Backmann
    https://www.mediapart.fr/journal/international/171018/khan-al-ahmar-la-guerre-d-usure-d-israel-contre-un-village-bedouin

    Les bédouins de Khan Al-Ahmar vivent entre deux colonies israéliennes décidées à réunir leurs terres pour parachever le Grand Jérusalem cher à Netanyahou. Ils espéraient que la Cour suprême d’Israël empêcherait leur expulsion, qui viole le droit international. Erreur : les magistrats ont donné leur feu vert à la destruction du village et à leur transfert forcé, le troisième en soixante-dix ans.

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    Khan al-Ahmar : « S’ils détruisent, nous reconstruirons »
    Cécile Galluccio - 19 septembre 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/khan-al-ahmar-s-ils-d-truisent-nous-reconstruirons-1657679551

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    Khan al-Ahmar
    Haaretz.com | Mise en ligne le 5 sept. 2018
    #Khan_Al-Ahmar
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=19&v=5pOuGesuUkg


    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-israel-to-put-off-evacuation-of-contested-west-bank-village-khan-a


  • Le discours de Mahmoud Abbas à l’ONU : une mascarade ! Par Abdelbari Atwan - Actuarabe
    http://actuarabe.com/discours-de-mahmoud-abbas-a-lonu-une-mascarade

    La communauté internationale ne remerciera pas le Président Abbas pour son engagement à rejeter la violence et à ne pas retourner au « terrorisme », c’est-à-dire à la résistance légitime à l’occupant. Comment pourrait-elle le remercier alors que 170 Etats membres ont eux-mêmes obtenu leur liberté et leur indépendance en luttant et non en quémandant et en faisant semblant de s’apitoyer sur les droits bafoués depuis les pupitres des organisations internationales.

    Cela fait pratiquement dix ans que le Président Abbas parle de résistance populaire pacifique comme unique choix, mais où est cette résistance ? Pourquoi les services de sécurité de l’Autorité palestinienne mettent tous les activistes en prison et transmettent leurs dossiers aux autorités d’occupation ? Arrêtez donc de mentir et de raconter n’importe quoi. Respectez votre grand peuple, vos martyrs et vos prisonniers.


  • A l’ONU, l’UNRWA collecte des fonds pour les réfugiés palestiniens - moyen orient
    RFI - Publié le 27-09-2018 - Avec notre envoyé spécial à New York, Nicolas Falez
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180927-onu-unrwa-collecte-fonds-refugies-palestiniens

    Le conflit israélo-palestinien doit être évoqué ce jeudi 27 septembre à l’Assemblée générale des Nations unies, avec une réunion de collecte de fonds de l’UNRWA, et les discours attendus de Mahmoud Abbas et Benyamin Netanyahu.

    L’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) espère bien compenser les pertes colossales liées à la réduction puis au retrait du financement des Etats-Unis. D’où cette réunion de récolte de fonds qui intervient le jour même où le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, doivent s’exprimer à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies.


  • L’Espagne veut pousser l’Europe à reconnaître la Palestine : Nous pouvons y aller seuls si cela échoue
    23 septembre | Noa Landau pour Haaretz |Traduction J.Ch. pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/l-espagne-veut-pousser-l-europe-a.html

    Le ministre espagnol des Affaires étrangères a dit qu’il allait lancer un processus ‘intensif’ de consultation avec ses homologues de l’UE afin d’établir un calendrier pour arriver à une position commune sur la reconnaissance de la Palestine.

    Le gouvernement espagnol va promouvoir une démarche européenne pour reconnaître la Palestine en tant qu’Etat indépendant, a dit jeudi le ministre espagnol des Affaires étrangères, ajoutant que, si la démarche échouait, le gouvernement envisagerait une reconnaissance strictement espagnole.

    Si « l’UE n’est pas capable de parvenir à une décision unanime – alors chacun pour soi », a dit le ministre espagnol des Affaires Etrangères Josep Borrell à une conférence des dirigeants de l’Union Européenne mardi en Autriche. Il a ajouté que la dernière option de reconnaissance de la Palestine était « sur la table »

    Borrell a dit également qu’il lancerait un processus « intensif » de consultation avec ses homologues afin d’établir un calendrier pour parvenir à une position commune à ce sujet.

    D’après l’Autorité Palestinienne, il y a maintenant 139 pays qui reconnaissent la Palestine. L’Union Européenne a des désaccords à propos d’une démarche unilatérale de ce genre. La position officielle de l’UE défend une solution à deux Etats, dont les détails seront décidés par des négociations entre les deux parties.

    https://seenthis.net/messages/723698


  • Réaffirmer la dimension politique dans le narratif palestinien | Agence Media Palestine
    Par Hazem Jamjoum – 12 septembre 2018 - Traduction : CG pour l’Agence Media Palestine - Source : Al Shabaka
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/09/17/reaffirmer-la-dimension-politique-dans-le-narratif-palestinien

    L’Organisation de libération de la Palestine (OLP), jadis l’incarnation du mouvement de libération palestinien, s’est transformée de fait en une entité non souveraine – l’Autorité palestinienne (AP) – qui préside telle la gardienne d’un archipel de prisons en Cisjordanie occupée. La rupture provoquée par cette transformation s’est manifestée dans la société palestinienne à travers le monde par un ensemble de sévères fractures dans le narratif historique palestinien. À l’occasion du 25e anniversaire de la création de l’Autorité palestinienne, ce commentaire dresse le bilan de l’un des cadres les plus importants pour poursuivre la lutte de libération malgré la capitulation de l’OLP à Oslo, à savoir les approches à la libération fondées sur les droits, et en évalue les pour et les contre.

    Dans le contexte de collectifs de personnes, le « narratif » est « notre » histoire significative : qui nous sommes, d’où nous venons, où allons-nous et pourquoi. Partout où une domination étrangère a été impliquée, les courants nationalistes anticoloniaux arrivent invariablement sur le devant de la scène, souvent porteurs d’un narratif imaginant un idyllique passé pré-colonial (et national, de manière anachronique). Ce passé, selon le narratif, a été sectionné par la brutalité du colonisateur et ceci ne peut être vaincu que par une lutte anti-coloniale héroïque qui instaure la libération. Une telle libération est le plus souvent imaginée sous la forme d’un État indépendant, souverain et invariablement national.

    Le « politique » est la manifestation du pouvoir dans le corps social. Aussi diffus que ce pouvoir puisse être, il s’agglomère autour d’axes spécifiques, en interaction, pour créer des hiérarchies complexes et concentrées de privilèges et de marginalité, conditionnant par là même le degré auquel des groupes et des individus peuvent faire leur propre histoire (1).


  • Beyrouth 1978, la révolution au bout du pinceau

    En mars 1978, Israël lance une vaste offensive au Liban sud. Au même moment, l’Organisation de libération de la Palestine organise, à Beyrouth, une exposition d’artistes contemporains qui soutiennent la cause… Le Musée Sursock redonne vie à ce moment historique.

    LE MONDE | 07.09.2018 à 14h14 |
    Par Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)

    https://abonnes.lemonde.fr/m-actu/article/2018/09/07/beyrouth-1978-la-revolution-au-bout-du-pinceau_5351742_4497186.html

    Il faut imaginer Yasser Arafat déambuler entre une toile de l’ex-maoïste parisien Gérard Fromanger, un triptyque du surréaliste chilien Roberto Matta et deux lithographies du maître catalan Joan Miro. Dans le public qui entoure le raïs palestinien, on croise des fedayins (combattants) en treillis, des étudiantes en jupe, des intellectuels tiers-mondistes et des bureaucrates en veste bon marché. Derrière le brouhaha du vernissage, on devine des coups de klaxon et des rafales d’arme automatique, la rumeur ordinaire d’une ville en guerre.

    183 œuvres, issues de 30 pays

    C’était le 21 mars 1978, à Beyrouth, capitale du Liban, de l’OLP et des passions révolutionnaires arabes. Une exposition d’art internationale en solidarité avec la Palestine était inaugurée dans le hall d’une université : 183 œuvres, issues de 30 pays différents, mêlant les genres – peintures, sculptures, gravures, dessins – et les styles – de l’expressionnisme arabe au modernisme japonais, en passant par le social-réalisme soviétique et l’art figuratif militant d’Europe de l’Ouest –, étaient présentées… Jamais un éventail de créations aussi large et diversifié n’avait été présenté jusque-là au Proche-Orient. C’est le croisement improbable du pinceau et de la kalachnikov, le mariage d’une internationale d’artistes et d’une organisation de réfugiés, l’alliance des sans-frontières et des sans-terre. Les deux semaines d’exposition forment une parenthèse enchantée dans le chaos des combats qui dévastent le Liban depuis trois ans. Avec ce coup de génie, la direction palestinienne s’invente une diplomatie culturelle et offre à son peuple, privé d’horizon, un imaginaire visuel haut en couleur.

    Et puis, comme un mirage, tout s’évanouit. La collection de Beyrouth endure le lot commun des musées hors sol. Des œuvres se perdent, d’autres sont détruites, notamment dans des bombardements israéliens, et d’autres encore sont détournées. Trop engagée, trop datée, snobée par l’histoire de l’art officielle, l’exposition de 1978 sombre dans l’oubli. Son souvenir s’étiole à mesure que ses participants s’éteignent.

    Et pourtant, quarante ans plus tard, ce moment unique dans les annales de l’OLP recommence à frémir. Deux curatrices passionnées d’art et de mémoire, la Libano-Palestinienne Rasha Salti et la Libano-Américaine Kristine Khouri, ont entrepris de reconstituer le puzzle. A la manière de détectives, elles ont interrogé tous les témoins encore en vie, fouillé la presse de l’époque, exhumé les archives, couru entre Tokyo, Paris, Le Cap, Casablanca, Potsdam et Los Angeles, en quête d’une bande-vidéo ou d’une coupure de presse.

    « ARAFAT AVAIT COMPRIS QUE LA REPRÉSENTATION N’EST PAS QU’UNE AFFAIRE DE POLITIQUE, QUE C’EST AUSSI UNE AFFAIRE ESTHÉTIQUE. » RASHA SALTI, CURATRICE
    Le résultat de leur enquête est présenté depuis fin juillet au Musée Sursock de Beyrouth, un hôtel particulier à la façade blanc satiné reconverti en musée d’art contemporain. Intitulée « Past Disquiet » (« inquiétude passée »), cette exposition sur l’exposition redonne vie aux fantômes de 1978, ressuscite cette aventure politico-artistique inscrite dans le bouillonnement d’une époque où le combat pour la Palestine, la lutte contre l’apartheid et la dénonciation du régime Pinochet formaient une seule et même cause.

    « L’OLP avait l’obsession de prouver que la Palestine existe, contre la vulgate sioniste qui parlait d’une terre sans peuple destinée à un peuple sans terre, explique Rasha Salti, 49 ans, une touche-à-tout, figure de la scène muséale arabo-occidentale, qui officie aussi comme programmatrice pour Arte. Arafat avait compris que la représentation n’est pas qu’une affaire de politique, que c’est aussi une affaire esthétique. Dans son entourage, il y avait plein de fils de réfugiés qui avaient vécu l’humiliation de la Nakba – l’exode forcé de 700 000 Palestiniens lors de la création d’Israël, en 1948 – et qui voulaient sincèrement refaire le monde pour changer leur destin. Pour eux, il était évident que les artistes devaient être embarqués dans cette entreprise et Arafat leur a donné son feu vert. »

    « EZZEDINE, C’ÉTAIT LA NOBLESSE DE L’OLP, UN VRAI PUR-SANG ARABE. IL VOULAIT FAIRE CONNAÎTRE LA CAUSE PALESTINIENNE PAR LA CULTURE, IL ÉTAIT TRÈS AVANT-GARDISTE. » LEÏLA SHAHID, EX-DÉLÉGUÉE GÉNÉRALE DE L’AUTORITÉ PALESTINIENNE EN FRANCE
    Le plus inspiré de ces rêveurs, qui sera l’âme de l’exposition, s’appelle Ezzedine Kalak. Agé de 42 ans en 1978, il dirige la représentation palestinienne à Paris, ce que l’on appelle à l’époque le bureau d’information et de liaison de l’OLP, installé 138, boulevard Haussmann. Ce natif de Haïfa, au physique d’acteur de cinéma, parle un français châtié, appris à l’université de Poitiers, où il a soutenu une thèse en physique-chimie. C’est un diplomate à part, avec une inclination affichée pour les milieux de gauche, proche des étudiants et des travailleurs arabes dans l’Hexagone. Aux réunions du Quai d’Orsay, il préfère les débats avec les jeunes cinéastes de la fac de Vincennes, le temple de l’expérimentation soixante-huitarde, et les rencontres avec ses amis de Politique Hebdo, la revue de la gauche non communiste. « Ezzedine, c’était la noblesse de l’OLP, un vrai pur-sang arabe, se souvient Leïla Shahid, qui travaillait à l’époque avec lui et qui ne se doutait pas que, vingt ans plus tard, elle occuperait le même poste. Il voulait faire connaître la cause palestinienne par la culture, il était très avant-gardiste. »


  • Parfois ils sont arrêtés par l’Autorité Palestinienne, parfois par l’Armée israélienne (c’est le cas ici), ce n’est pas facile d’être journaliste en Palestine :

    L’un des journalistes les plus populaires de Palestine est en prison pour incitation
    Oren Ziv, +972 Magazine, le 22 août 2018
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/08/25/lun-des-journalistes-les-plus-populaires-de-palestine-est-en-pr

    Le juge Leibo a semblé lui aussi dérangé par la popularité d’Ali, regardant en détail le nombre d’abonnés d’Ali, le fait qu’il ait 5.000 amis sur Facebook, et les centaines de « J’aime » qu’il reçoit après chaque post. Selon Leibo, c’est le degré d’exposition d’Ali qui a fait pencher la balance en faveur de son maintien en détention.

    #Palestine #Ali_Dar_Ali #journalistes #censure #liberté_d'expression


  • EXCLUSIF : Israël propose d’accorder un passage maritime au Hamas si les attaques cessent
    Correspondant de MEE - 17 août 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/exclusif-isra-l-propose-d-accorder-un-passage-maritime-au-hamas-si-le

    Israël a proposé d’ouvrir tous les postes frontaliers vers la bande de Gaza et d’accorder au Hamas l’accès à un passage maritime vers Chypre en échange de l’arrêt de toutes formes d’attaques depuis l’enclave, indique un haut responsable du Hamas à Middle East Eye.

    Dans le même temps, depuis Ramallah, dont le chef des services de renseignement égyptiens Abbas Kamel est parti ce jeudi sans avoir rencontré le président palestinien Mahmoud Abbas, qui aurait eu d’autres obligations, le responsable du Fatah chargé de la réconciliation intrapalestinienne a indiqué que le Hamas se livrait à un « stratagème hostile » qui briserait l’unité palestinienne.

    « En négociant avec Israël un cessez-le-feu et une trêve à Gaza ainsi que des arrangements séparés pour Gaza, le Hamas s’engage dans le stratagème hostile qui vise à séparer Gaza de l’État de Palestine internationalement reconnu selon la ligne de 1967 », a déclaré Azzam al-Ahmad, responsable du Fatah chargé de la réconciliation, ce jeudi à MEE.

    « Nous avons accepté que ce passage soit sous le contrôle [de l’Autorité palestinienne], comme le poste frontalier de Rafah, et sous surveillance internationale »

    - Source du Hamas

    La découverte des détails de l’accord intervient alors que la source a précisé que le Hamas et Israël avaient réalisé « des progrès significatifs » vers une trêve à long terme autour de la situation à Gaza, tandis que les négociations engagées avec la médiation de l’Égypte, largement considérées comme faisant partie de l’« accord du siècle » américain, se poursuivent.

    « Nous avons accepté que ce passage soit sous le contrôle [de l’Autorité palestinienne], comme le poste frontalier de Rafah, et sous surveillance internationale », a indiqué la source.

    Selon la source, Israël a abandonné ses revendications historiques, notamment le désarmement du Hamas, l’arrêt du creusement de tunnels et la libération d’Israéliens captifs ou disparus à Gaza. Dans le même temps, le Hamas a fait pression en faveur du déploiement de projets humanitaires à Gaza, portant notamment sur l’eau, l’électricité et les eaux usées.

    Toutefois, jusqu’à présent, le plus grand obstacle rencontré au cours des négociations s’est avéré être le choix du moment où le Hamas aurait accès au passage qui relierait Gaza au port chypriote de Spyros. (...)


  • Escalade de violence entre Israël et la bande de Gaza (09.08.18) - France-Diplomatie - Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
    https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/israel-territoires-palestiniens/processus-de-paix/evenements/article/escalade-de-violence-entre-israel-et-la-bande-de-gaza-09-08-18

    La France déplore l’escalade de violence entre Israël et la bande de Gaza. Elle condamne les tirs de roquettes vers Israël et souhaite que la retenue prévale et que le cessez-le-feu soit respecté par toutes les parties, afin d’éviter de nouvelles victimes civiles.

    Ces événements soulignent l’urgence d’œuvrer à la recherche d’une solution politique durable pour Gaza et d’apporter une réponse effective à la crise humanitaire qui frappe la population palestinienne.

    Cela passe notamment par la levée du blocus d’une part, dans le respect des préoccupations de sécurité d’Israël, et par la concrétisation de la réconciliation inter-palestinienne et le retour complet de l’Autorité palestinienne à Gaza d’autre part.

    La France, en lien avec ses partenaires européens, restera pleinement mobilisée pour soutenir les efforts entrepris en ce sens.


  • Sissi détient la clé du programme envisagé par Trump dans le #Sinaï pour tuer l’État palestinien | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/opinions/sissi-d-tient-la-cl-du-programme-envisag-par-trump-dans-le-sina-pour-

    Les plans d’#Israël et de Washington pour Gaza font fortement écho au modèle de « pacification économique » qui formait le cadre du processus de paix d’Oslo à la fin des années 1990.

    Pour Israël, #Oslo représentait cyniquement une occasion de détruire l’économie essentiellement rurale de la #Cisjordanie, dont les #Palestiniens dépendent depuis des siècles. Israël convoite depuis longtemps le territoire, tant pour son potentiel économique que pour ses connotations religieuses.

    Des centaines de communautés palestiniennes en Cisjordanie dépendent de ces terres pour l’agriculture, ce qui les lie à des lieux historiques en raison de besoins économiques et de leur tradition. Néanmoins, pour déloger les villageois – les forcer à rallier une poignée de villes palestiniennes et dégager la terre pour les colons juifs –, un modèle économique alternatif devait être mis au point.

    Dans le cadre du processus d’Oslo, Israël a commencé à établir une série de zones industrielles – financées par des donateurs internationaux – sur la zone tampon (« seam zone ») entre Israël et la Cisjordanie.

    Des sociétés israéliennes et internationales devaient y ouvrir des usines et employer une main-d’œuvre palestinienne bon marché avec des protections minimales. Les Palestiniens, une population d’agriculteurs fortement attachés à leurs terres, allaient devenir une main-d’œuvre intermittente concentrée dans les villes.

    Pour Israël, cela avait comme avantage supplémentaire de faire des Palestiniens le « précariat » ultime. S’ils venaient à commencer à exiger un État ou même à protester pour des droits, Israël pouvait simplement leur bloquer l’accès aux zones industrielles et laisser la faim pacifier la population.

    Il y a tout lieu de croire que l’objectif de l’initiative couvée par Israël et Trump est de reloger progressivement les Palestiniens dans le Sinaï en investissant dans des projets d’infrastructure.

    Avec des intérêts en matière de sécurité solidement alignés entre les deux pays, Israël peut alors compter sur l’#Égypte pour pacifier les Palestiniens de Gaza en son nom. Sous un tel programme, Le Caire aura de nombreux moyens de donner des leçons à sa nouvelle main-d’œuvre.

    L’Égypte pourra suspendre temporairement les projets d’infrastructure et licencier les travailleurs jusqu’à un retour au calme. Elle pourra fermer le seul poste frontalier de Rafah entre Gaza et le Sinaï, ou encore fermer les centrales électriques et les usines de dessalement et priver ainsi Gaza d’électricité et d’eau potable.

    De cette manière, Gaza pourra rester sous l’emprise d’Israël sans qu’Israël n’ait à partager une quelconque responsabilité. L’Égypte deviendra le geôlier visible de Gaza, tout comme Abbas et son Autorité palestinienne sont devenus les geôliers d’une grande partie de la Cisjordanie.

    Voilà le modèle qu’Israël envisage pour Gaza. Nous pourrions découvrir bientôt s’il est partagé également par l’Égypte et les États du #Golfe.


  • L’Autorité palestinienne, la #Cour_pénale_internationale et #Israël | Middle East Eye
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/l-autorit-palestinienne-la-cour-p-nale-internationale-et-isra-l-39785

    La #CPI a nommé le Hongrois #Peter_Kovacs comme président du jury, or précédemment celui-ci « fut le seul juge à voter contre la réouverture de l’affaire du #Mavi_Marmara »

    #Palestine


  • Sissi détient la clé du programme envisagé par Trump dans le Sinaï pour tuer l’État palestinien | Middle East Eye
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/sissi-d-tient-la-cl-du-programme-envisag-par-trump-dans-le-sina-pour-

    Il est important de comprendre que le programme pour le Sinaï n’est pas simplement la preuve du caractère chimérique des idées d’une administration Trump inexpérimentée ou induite en erreur. Tout indique qu’il bénéficie d’un soutien prolongé et vigoureux de la part de l’establishment politique américain depuis plus d’une décennie.

    En réalité, il y a quatre ans, alors que Barack Obama était solidement installé à la Maison-Blanche, Middle East Eye avait dressé la liste des tentatives de coercition d’Israël et des États-Unis, qui souhaitent pousser toute une série de dirigeants égyptiens à ouvrir le Sinaï aux Palestiniens de Gaza. 

    Il s’agit là d’une des principales ambitions d’Israël depuis qu’il a évacué plusieurs milliers de colons de Gaza lors du dénommé « désengagement » de 2005 et déclaré – trompeusement – que l’occupation de l’enclave était terminée.

    Washington aurait adhéré à cette initiative depuis 2007, date à laquelle la faction islamiste du Hamas a pris le contrôle de Gaza, évinçant le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas. C’est à ce moment qu’Israël, soutenu par les États-Unis, a intensifié son blocus strict qui a détruit l’économie de Gaza et empêché l’entrée de marchandises essentielles.


  • L’« accord du siècle » : les maîtres espions entrent en scène
    Middle East Eye - 28 juin 2018
    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/l-accord-du-si-cle-les-ma-tres-espions-entre-en-sc-ne-1793925807

    Yossi Cohen, directeur du Mossad israélien assistant à la fête nationale du 4 juillet à l’ambassade américaine en Israël, 2017 (AFP)

    Une importante réunion a rassemblé, le 17 juin dernier, à Aqaba en Jordanie, les responsables des services secrets israéliens, saoudiens, égyptiens et palestiniens.

    Selon le site français Intelligence online, cette réunion intervenait un jour avant la rencontre entre le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, et le roi de Jordanie, Abdallah II.

    Le chef du Mossad israélien, Yossi Cohen, le directeur des services secrets saoudiens, Khaled ben Ali al-Humaidan, le responsable du Service de renseignement général égyptien, Abbas Kamel, le chef des services secrets jordaniens, Adnan Issam al-Jundi, et le directeur du renseignement de l’Autorité palestinienne Majed Faraj, auraient assisté à cette réunion secrète dans la ville côtière jordanienne.

    Selon les sources du site Intelligence Online, ce sont le conseiller de Donald Trump, Jared Kushner, et l’émissaire spécial de Donald Trump pour le Moyen-Orient, Jason Greenblatt qui sont à l’origine de l’organisation de ce conclave entre maîtres espions.

    L’ordre du jour de cette réunion reste encore inconnue. Plusieurs médias s’accordent toutefois à deviner qu’il s’agissait de convaincre l’Autorité palestinienne d’’accepter l’« accord du siècle » que veut imposer l’administration Trump.

    Mais le patron des services secrets palestiniens, Majed Faraj, aurait refusé de participer activement à la discussion lors de cette réunion, se contentant d’exprimer des observations d’ordre général.

    Or, mercredi 27 juin, Majed Faraj a déclaré devant des journalistes à Ramallah qu’il était satisfait du refus de plusieurs pays arabes à la proposition de Washington, appelé l’« accord du siècle ».


  • Manifestations à Ramallah : l’Autorité palestinienne se soucie-t-elle réellement des Palestiniens ?
    Tessa Fox, Middle East Eye, le 20 juin 2018
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/manifestations-ramallah-l-autorit-palestinienne-se-soucie-t-elle-r-el

    J’ai également été avertie que la police essayait de casser les appareils et de confisquer les cartes mémoire. Pour moi, c’est l’un des premiers signes qu’un gouvernement peut donner pour montrer qu’il s’agit en fait d’un régime oppressif. Cette nuit-là, l’Autorité palestinienne a fait tout ce qui était en son pouvoir pour restreindre la libre circulation de l’information.

    A mettre en parallèle avec la nouvelle loi israélienne qui tente, elle aussi, d’interdire de documenter les horreurs de la colonisation...

    Et revue de presse entière sur le sujet :
    #Palestine #Gaza #Cisjordanie #Ramallah #Autorité_Palestinienne #Nakba #Marche_du_retour
    https://seenthis.net/messages/701639


  • Cisjordanie : manifestation à Bethléem pour la levée des sanctions à Gaza
    RFI - Publié le 20-06-2018 - Avec notre envoyée spéciale à Bethléem, Marine Vlahovik
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180620-cisjordanie-manifestation-bethleem-levee-sanctions-gaza

    Au Proche-Orient, des voix s’élèvent contre la politique de l’Autorité palestinienne à l’égard de la bande de Gaza. Un mouvement de solidarité sans précédent avec Gaza prend forme en Cisjordanie pour demander la levée des sanctions imposées par l’Autorité palestinienne. Il s’agit entre autres de l’amputation des salaires des fonctionnaires de l’enclave, déjà en proie à une grave crise humanitaire et économique. Des mesures censées faire pression sur le Hamas qui gouverne de facto la bande de Gaza depuis dix ans, mais qui sont inacceptables pour les manifestants. Mercredi, pour la troisième fois en dix jours et malgré la répression policière dont ils ont été victimes il y a quelques jours, ils étaient de nouveau rassemblés pour crier leur colère. Reportage. (...)


  • L’Autorité Palestinienne réprime violemment des manifestations en Cisjordanie
    Tamara Nassar, Electronic Intifada, le 13 June 2018
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/06/14/lautorite-palestinienne-reprime-violemment-des-manifestations-e

    Traduction de :

    Palestinian Authority violently suppresses West Bank protests
    Tamara Nassar, Electronic Intifada, le 13 June 2018
    https://seenthis.net/messages/701639

    Et revue de presse entière sur le sujet :
    #Palestine #Gaza #Cisjordanie #Ramallah #Nakba #Marche_du_retour
    https://seenthis.net/messages/701639


  • Il n’y a pas que Gaza... ou presque... à propos des manifestations en Cisjordanie :

    La colère rentrée des Palestiniens de Cisjordanie
    Allan Kaval, Le Monde, le 17 mai 2018
    https://seenthis.net/messages/696847

    Le jeune Odai Akram Abu Khalil est mort d’une blessure par balle infligée par l’armée d’occupation
    The New Arab, le 24 mai 2018
    https://seenthis.net/messages/696835

    Retour sur la marche du retour, vue de Haïfa – Conversation avec Majd Kayyal
    Michèle Sibony, Agence Média Palestine, le 9 juin 2018
    https://seenthis.net/messages/701597

    Ramallah Protesters Demand PA to Cancel Sanctions on Gaza
    IMEMC, le 11 juin 2018
    https://seenthis.net/messages/701517

    Palestinians protest in Ramallah against the ‘Authority of Shame’
    Jaclynn Ashly, Mondoweiss, le 11 juin 2018
    https://seenthis.net/messages/701517

    Plus de 1500 manifestants à Ramallah demandent à Abbas de lever les sanctions contre Gaza
    Amira Hass, Haaretz, le 11 juin 2018
    https://seenthis.net/messages/701517

    « Un seul peuple, un seul ennemi, une seule cause »
    Cirepal, le 11 juin 2018
    https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=241251323308073&id=139096786856861

    Multiplication des raids israéliens en Cisjordanie
    Pierre Barbancey, L’Humanité, le 12 juin 2018
    https://www.humanite.fr/palestine-multiplication-des-raids-israeliens-en-cisjordanie-656648

    #Palestine #Gaza #Cisjordanie #Ramallah #Autorité_Palestinienne #Nakba #Marche_du_retour


  • » Ramallah Protesters Demand PA to Cancel Sanctions on Gaza IMEMC News – June 11, 2018 9:36 PM
    http://imemc.org/article/ramallah-protesters-demand-pa-to-cancel-sanctions-on-gaza

    Hundreds of Palestinians held a protest in Ramallah, last night, demanding that the Palestinian Authority (PA) cancel its sanctions against Gaza, describing these measures as punitive measures against the Palestinian people in Gaza.

    The participants in the demonstration called on PA President Mahmoud Abbas and the Palestinian leadership to lift the sanctions imposed on the region, and called for the Implementation of the Palestinian National Council decisions on Gaza.

    According to Al Ray Palestinian Media Agency, the demonstration was organized by a group called “Movement for Lifting Sanctions Imposed on Gaza”, a large movement of academics, journalists, writers, artists, prisoners, activists and citizens who decided to break the silence toward measures imposed by the Palestinian Authority on the Gaza Strip since March of 2017, in addition to ending the Palestinian division and achieving reconciliation.

    #AP