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  • La puberté précoce chez les jeunes filles est liée aux composants chimiques issus des produits cosmétiques | Corse-Matin
    https://www.corsematin.com/article/societe/la-puberte-precoce-chez-les-jeunes-filles-est-liee-aux-composants-chimiq

    Menée par l’université de Berkeley en Californie et publiée dans Human Reproduction, l’étude prouve que des composants chimiques tels que les phtalates, les parabens ou les phénols sont responsables de la puberté précoce des jeunes filles.

    #selon_une_étude_récente

  • La “flat tax” est une bombe à retardement pour les finances publiques | Gabriel Zucman
    http://gabriel-zucman.eu/flat-tax-macron
    http://www.dontbesojudgey.com/sites/default/files/styles/large/public/lonegan-flat-tax_0.jpg?itok=yl9mjYT9

    La “flat tax” est une bombe à retardement pour les finances publiques

    Le prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les revenus du capital, mesure phare du programme présidentiel de Macron, va coûter beaucoup plus d’argent à Bercy que le 1,5 milliard d’euros budgétisés, explique l’économiste Gabriel Zucman, dans une tribune au « Monde ».

    LE MONDE | 25.10.2017 à 10h45 • Mis à jour le 25.10.2017 à 15h18 | tn Gabriel Zucman (Professeur d’économie à l’université de Berkeley en Californie)

    Il y a un grave problème dans le projet de loi de finances actuellement en discussion au Parlement dont, à en juger par les débats qui ont eu lieu jusqu’à présent, ni les parlementaires, ni les journalistes, ni l’exécutif ne semblent avoir conscience.

    Le prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les revenus du capital, mesure phare du programme présidentiel d’Emmanuel Macron, va coûter beaucoup plus d’argent à Bercy que le 1,5 milliard d’euros budgétisés, sans doute de l’ordre de dix fois plus. Cette faille remet fondamentalement en cause l’équilibre comptable du projet de loi de finances, et fait basculer une réforme fiscale déjà injuste vers l’iniquité la plus totale. Voici pourquoi.

    Jusqu’à présent, la fiscalité française tentait, tant bien que mal, de maintenir une certaine neutralité entre l’imposition des dividendes et celle des salaires. Une telle neutralité est essentielle au bon fonctionnement de l’impôt. Car si les revenus du capital sont moins taxés, alors tous ceux qui sont à la fois salariés et actionnaires de leur entreprise — patrons, entrepreneurs, cadres dirigeants et indépendants — ont intérêt à percevoir le fruit de leur labeur sous forme de dividendes plutôt que de revenus salariaux, siphonnant ainsi les recettes de la Sécurité Sociale et de l’Etat.

    Prenons un exemple concret, celui de Marcel, patron d’une grosse PME dont il possède 100 % du capital, et qui fait face au taux marginal supérieur de l’impôt sur le revenu. Il a le choix entre se verser un salaire, soumis aux cotisations, prélèvements sociaux et à l’impôt sur le revenu, ou à se payer sous forme de dividendes, soumis à l’impôt sur les sociétés — 25 % à l’issue du quinquennat — et à la « flat tax » Macron.

    • En réalité, si l’on fait des hypothèses prudentes, l’écart de 15 points entre taxation des salaires et des dividendes coûtera à terme 10 milliards par an. Si les Français qui le peuvent optimisent autant que leurs homologues américains, le manque à gagner pour la Sécurité sociale et le budget de l’Etat pourrait atteindre les dizaines de milliards d’euros chaque année. Un cadeau fiscal d’ampleur bien supérieure à la suppression de l’ISF, qui n’a été soumis à aucune discussion publique, qui n’est pas budgétée, et que les parlementaires de La République en marche ont déjà votée une première fois, comme un seul homme.

  • « La “flat tax” est une bombe à retardement pour les finances publiques », Gabriel Zucman
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/10/25/la-flat-tax-est-une-bombe-a-retardement-pour-les-finances-publiques_5205612_

    Le prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les revenus du capital, mesure phare du programme présidentiel d’Emmanuel Macron, va coûter beaucoup plus d’argent à Bercy que le 1,5 milliard d’euros budgétisés, sans doute de l’ordre de dix fois plus. Cette faille remet fondamentalement en cause l’équilibre comptable du projet de loi de finances, et fait basculer une réforme fiscale déjà injuste vers l’iniquité la plus totale. Voici pourquoi.

    Jusqu’à présent, la fiscalité française tentait, tant bien que mal, de maintenir une certaine neutralité entre l’imposition des dividendes et celle des salaires. Une telle neutralité est essentielle au bon fonctionnement de l’impôt. Car si les revenus du capital sont moins taxés, alors tous ceux qui sont à la fois salariés et actionnaires de leur entreprise — patrons, entrepreneurs, cadres dirigeants et indépendants — ont intérêt à percevoir le fruit de leur labeur sous forme de dividendes plutôt que de revenus salariaux, siphonnant ainsi les recettes de la Sécurité Sociale et de l’Etat.

    Prenons un exemple concret, celui de Marcel, patron d’une grosse PME dont il possède 100 % du capital, et qui fait face au taux marginal supérieur de l’impôt sur le revenu. Il a le choix entre se verser un salaire, soumis aux cotisations, prélèvements sociaux et à l’impôt sur le revenu, ou à se payer sous forme de dividendes, soumis à l’impôt sur les sociétés — 25 % à l’issue du quinquennat — et à la « flat tax » Macron.

    Une faille similaire aux Etats-Unis

    Les réformes souhaitées par le nouveau pouvoir vont creuser un abîme entre ces deux options. Si Marcel choisit la voie « salaires », son taux marginal d’imposition sera, tout compris, de 65 % ; s’il choisit l’option « dividendes », il sera de 50 %. Soit une différence de 15 points, un écart considérable et sans précédent dans l’histoire de la fiscalité française.

    Faut-il s’en inquiéter ? Oui, car tous les éléments de preuve disponibles démontrent que les hauts revenus, bien conseillés par leurs gestionnaires de fortune et avocats fiscalistes, sont particulièrement sensibles à de tels écarts d’imposition.

    CETTE FAILLE REMET FONDAMENTALEMENT EN CAUSE L’ÉQUILIBRE COMPTABLE DU PROJET DE LOI DE FINANCES ET FAIT BASCULER UNE RÉFORME FISCALE DÉJÀ INJUSTE VERS L’INIQUITÉ LA PLUS TOTALE
    En 1993, la Finlande a adopté une réforme très similaire à celle aujourd’hui débattue au Parlement — impôt progressif pour les revenus du travail, « flat tax » pour les revenus du capital. Les résultats sont sans appel : la plupart de ceux qui l’ont pu ont basculé leurs revenus salariaux vers la nouvelle assiette plus avantageuse (« Income Shifting within a Dual Income Tax System : Evidence from the Finnish Tax Reform of 1993 », par Jukka Pirttilä et Håkan Selin, « The Scandinavian Journal of Economics », 2011).

    Les Etats-Unis ont une faille similaire — quoique d’ampleur beaucoup plus faible qu’en France, puisque l’écart de taux entre capital et travail n’y est que de 2,5 points (six fois moins qu’en France à l’issue du quinquennat Macron). Cet écart pourtant modéré donne lieu à des comportements d’optimisation fiscale massive.

    Des centaines de milliards de dollars déguisés en dividendes

    Une étude récente qui regarde à la loupe les millions de déclarations de revenus déposées par les hommes d’affaires outre-Atlantique montre ainsi que 54 % des dividendes que les patrons de PME, cadre dirigeants et indépendants se versent correspondent en fait à des revenus qui devraient être taxés comme du travail. Ce sont des centaines de milliards de dollars de salaires qui sont ainsi, chaque année, déguisés en dividendes dans le seul but de payer moins d’impôts (« Capitalists in the Twenty First Century », par Matthew Smith, Danny Yagan, Owen Zidar et Eric Zwick, juillet 2017, voir le lien PDF). Et cela même alors que cette manipulation est illégale, et que l’IRS, le fisc américain, n’est pas particulièrement réputé pour sa clémence ni pour son incompétence.

    En dépit de ces expériences internationales édifiantes, le projet de loi de finances fait l’hypothèse que la réforme Macron ne provoquera aucun comportement d’optimisation fiscale — d’où le faible coût budgété pour la « flat tax », 1,5 milliard seulement. Cette projection relève soit de l’incompétence pure et simple, soit de la volonté de tromper la représentation nationale et le pays.

    IL N’Y AUCUNE RAISON PERTINENTE POUR QU’À REVENU ÉGAL, LES DÉTENTEURS DE REVENUS DU PATRIMOINE PAYENT MOINS D’IMPÔT QUE LES SALARIÉS
    En réalité, si l’on fait des hypothèses prudentes, l’écart de 15 points entre taxation des salaires et des dividendes coûtera à terme 10 milliards par an. Si les Français qui le peuvent optimisent autant que leurs homologues américains, le manque à gagner pour la Sécurité sociale et le budget de l’Etat pourrait atteindre les dizaines de milliards d’euros chaque année. Un cadeau fiscal d’ampleur bien supérieure à la suppression de l’ISF, qui n’a été soumis à aucune discussion publique, qui n’est pas budgétée, et que les parlementaires de La République en marche ont déjà votée une première fois, comme un seul homme.

    #fiscalité #flat_tax #dividendes #finances_publiques #déficit_organisé #guerre_aux_pauvres

    • Flat tax : un budget insincère

      Dans une tribune du Monde, l’économiste Gabriel Zucman démontre de manière limpide que la « flat tax » coûtera au moins 10 milliards d’euros à l’Etat au lieu des 1,5 avancés. En cause, l’effet d’aubaine de ce bouclier du capital pour tous ceux qui, actuellement, complètent leur revenu en salaire ou honoraires.

      Dans ce cas, les cadeaux fiscaux totaux seraient de 16,5 milliards d’euros, soit plus que la baisse globale des dépenses publiques. Le projet de loi de finances 2018 est donc un budget insincère.

      Ce coût supplémentaire nous annonce en outre des baisses de dépenses publiques dans l’année à venir pour respecter la sacro-sainte règle d’or bruxelloise.

      Décidément, en enrichissant le capital, le gouvernement va appauvrir l’Etat et la nation.

      Communiqué du groupe « La France Insoumise »

    • https://youtu.be/bRnFa0BP-T8

      Le 25 octobre 2017, en plein débat parlementaire sur le PLF et le PLFSS pour l’année 2018, les députés Ugo Bernalicis et François Ruffin demande à maintes reprises à Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics de s’expliquer sur la sincérité du budget compte tenu des révélations d’une tribune du monde de l’économiste Gabriel Zucman, selon lequel et selon des hypothèses prudentes, l’écart de 15 points entre taxation des salaires et des dividendes coûtera à terme 10 milliards par an. Ce débat parlementaire montre le mutisme du ministre Gérald Darmanin, qui se retrouve obliger de répondre qu’après un travail acharné des deux députés de la France insoumise. Référence de la tribune : le 25 octobre 2017, l’économiste Gabriel Zucman (Professeur d’économie à l’université de Berkeley en Californie) a publié une tribune dans le journal Le Monde (http://www.lemonde.fr/idees/article/2...) intitulée « La "flat tax" est une bombe à retardement pour les finances publiques », dans lequel il considère que le prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les revenus du capital, mesure phare du programme présidentiel de Macron, va coûter beaucoup plus cher que prévu. L’économiste considère que « cette projection relève soit de l’incompétence pure et simple, soit de la volonté de tromper la représentation nationale et le pays ».

  • La #Fondation_Gates ou la charité (mal) ordonnée | CNCD-11.11.11
    http://www.cncd.be/La-Fondation-Gates-ou-la-charite

    La Fondation investit les deux tiers de ses dons, soit 2 milliards de dollars, dans le seul secteur de la santé, en concentrant son action sur quelques programmes. Elle coordonne par ailleurs ses investissements avec d’autres donateurs privés, ce qui la rend totalement incontournable auprès de ses bénéficiaires. Après 14 ans à peine d’existence, cette institution est en train de « transformer radicalement le paysage de la santé publique mondiale », analyse Michelle Bertho-Huidal, chercheuse à l’Université de Berkeley en Californie et auteur de Charity business (éd. Vendémiaire/Broché), un essai consacré aux fondations. [1]

    Quelles sont ces transformations ? L’influence grandissante du secteur privé dans la prise de décisions politiques, tout d’abord. Au Botswana, par exemple, pays d’Afrique australe particulièrement touché par le sida, la Fondation Gates s’est pratiquement substituée au ministère de la Santé en montant, avec la Fondation Merck, un laboratoire pharmaceutique, le projet Achap (African Comprehensive HIV/AIDS Partnerships).

    Avec ses tests de dépistage gratuits et ses distributions de médicaments, Achap est un succès. En 2009, la moitié de la population du Botswana a bénéficié d’un test et 87 % des séropositifs dépistés ont été soignés. Mais le coût du projet est particulièrement élevé. Malgré les dons des deux fondations, le ministère de la Santé publique botswanaise débourse encore 1 000 dollars par an pour chaque patient, ce qui représente quasi la totalité de son budget. Le Botswana n’a donc pas de politique publique de santé autre que le projet Achap, dont le centre de décision se trouve à Seattle au siège de la… Bill & Melinda Gates Foundation.

    En outre, le projet ne prévoit aucune action de prévention du sida, la seule manière véritable d’enrayer la pandémie. Pour Michelle Bertho-Huidal, « la Fondation à fait reculer la mortalité, mais pas la maladie ». Ni même sa dépendance aux médicaments.

    Mais est-ce vraiment étonnant ? La Fondation Gates détient des actions dans les neuf plus grandes sociétés pharmaceutiques du monde et recrute parmi elles certains de ses cadres. Ainsi le directeur de la branche Santé publique de la Fondation vient de Novartis (Suisse) et son prédécesseur du géant britannique GlaxoSmithKline.

    #philantropie #santé #big_pharma

    • je suis tout à fait pour la critique des programmes, des logiques d’entreprise, du recrutement, des liens financiers, de l’hégémonie etc de la fondation #Gates, mais je ne peux pas lire sans sauter au plafond une phrase comme :

      Mais quel est l’intérêt de sauver un adolescent de la tuberculose s’il doit mourir plus tard d’un banal accident de la route, qui reste la première cause de décès des jeunes dans le Sud ?

    • Oui, remarque grossière limite insultante qui voulait très très maladroitement, souligner le manque de « finalité sociale » du programme …
      Dans le contexte :

      L’effet de la concentration des actions pose aussi d’autres questions. La Fondation Gates se focalise sur trois maladies : le sida, le paludisme et la tuberculose, à l’exclusion des autres pathologies et/ou problèmes sociaux. Mais quel est l’intérêt de…

      #charity_business #cynisme

    • Voir http://seenthis.net/messages/242488 pour un beau reportage de terrain sur la lutte contre le #paludisme ; l’ACT, seul traitement qui marche bien actuellement (et peut-être plus pour très longtemps) n’est pas du tout de la high-tech. Ses inventeurs ne vivent pas dans des jets privés et des conférences dans des hôtels de luxe, mais continuent à soigner dans des campagnes perdues aux confins de pays en guerre.

    • La technicité n’est qu’un des multiples facteurs de prix : par exemple, les multithérapies contre le VIH sont assez sophistiquées sur le plan technologique, et pourtant très peu chères ; cela, grâce au combat pour les génériques, qui permettent des négociations d’achats massifs via des mécanismes comme le Fonds mondial. Par ailleurs je ne crois pas qu’il y ait une course à la high-tech pour le seul plaisir du « high », mais aussi parce qu’on ne sait pas bien faire autrement.