organization:confédération paysanne

  • 20 mai : #JusticePourJerome : Le 20 mai 2017, Jérome Laronze mourrait, abattu par les gendarmes / (Lieu non défini)
    https://44.demosphere.net/rv/2758

    Jérome Laronze avait 37 ans. Éleveur de bovins à Trivy (Saône et Loire), il était harcelé par les services vétérinaires de la DDPP depuis plusieurs années, qui lui reprochaient de ne pas être à jour dans le suivi de ses vaches et lui en avaient finalement interdit la vente. Révolté par les politiques agricoles et les normes imposées aux éleveurs, il était adhérent à la Confédération Paysanne. Lors d’un ultime contrôle 9 jours avant sa mort, le 11 mai, dans le but de recenser le cheptel en vue de sa saisie, il s’était enfui après avoir « menacé avec son tracteur » les 6 gendarmes qui accompagnaient l’inspection sanitaire. Depuis, il était activement recherché et des gendarmes étaient déployés dans le secteur pour l’interpeller.


  • Acheter des abricots directement au producteur pourrait devenir impossible
    http://www.lefigaro.fr/conso/acheter-des-abricots-directement-au-producteur-pourrait-devenir-impossible-

    Selon la Confédération paysanne, la vente directe d’abricots du producteur au consommateur sera bientôt quasiment impossible. En cause, l’adoption par l’interprofession de la filière fruits et légumes d’une norme trop coûteuse.

    Acheter des abricots à la ferme ne sera bientôt plus possible, selon la Confédération paysanne. La vente directe d’abricots du producteur au consommateur pourrait être compromise, du fait d’une norme trop coûteuse pour être appliquée par les paysans, a dénoncé mardi la Confédération, pointant du doigt l’interprofession des fruits et légumes.
    Alors que la saison de l’abricot est sur le point de débuter dans les campagnes françaises, l’interprofession Interfel a voté mardi une norme qui impose à la vente directe d’abricots « les règles de calibrage et d’emballage actuellement en vigueur pour les détaillants », affirme la Confédération Paysanne. Cette norme suppose pour les paysans « de s’équiper en matériel de calibrage coûteux et de sceller tous les abricots à confiture dans des emballages fermés », dénonce le syndicat agricole dans un communiqué. Contacté par l’AFP, Interfel n’était pas joignable dans l’immédiat pour commenter ces informations.

    « Ces dispositions constituent une attaque contre la vente directe, véritable îlot de survie pour de nombreux producteurs qui tentent d’échapper au marasme des circuits longs. Elles vont en effet entraîner une augmentation du temps de travail et des investissements supplémentaires inutiles », déplore la Confédération paysanne.
    Les producteurs peinent à se rémunérer

    « Pour l’année qui se dessine, il y a eu peu de gel », explique André Bouchut, représentant de la Confédération paysanne à Interfel, lequel « ne serait pas surpris que les prix restent très bas » et peinent à rémunérer les producteurs, comme l’an dernier. « Si rien n’est fait, on va aller vers un déséquilibre énorme en abricots. Dans la Drôme, on va arracher des abricotiers. Tout ce qu’on arrache, c’est replanté en Espagne », craint-il. Avec son syndicat, André Bouchut réclame la mise en place en Europe de « prix minimum d’entrée », soit l’interdiction pour un pays voisin d’exporter ses produits en dessous d’un certain prix. Une manière d’atténuer les écarts de prix dans un secteur où la main-d’œuvre représente facilement 50% du coût.

    La Confédération paysanne a également pointé du doigt les autres syndicats agricoles, « pourtant prompts à dénoncer ‘le poids des normes’ », qui ont, selon elle, voté la mesure incriminée. Les détaillants, qui font également partie de l’interprofession, qui réunit l’ensemble des acteurs de l’amont à l’aval, « trouvent ainsi (...) l’occasion de voir contenter leur demande d’étendre cette norme à la vente directe », conclut la Confédération paysanne, qui craint « de nouvelles attaques contre les producteurs de fruits et légumes ».


  • #Grèce. Victoire pour des cueilleurs de fraises victimes de #traite, contraints au #travail_forcé et visés par des tirs

    Après la victoire remportée à la Cour européenne des droits de l’homme aujourd’hui, jeudi 30 mars, par un groupe d’ouvriers bangladais, employés à la cueillette des fraises, sur lesquels leurs employeurs avaient ouvert le feu parce qu’ils réclamaient le versement de leurs salaires impayés, la directrice adjointe du programme Europe d’Amnesty International, Gauri van Gulik, a déclaré :

    « La décision rendue aujourd’hui est importante pour ces personnes et pour leur famille en ce qu’elle reconnaît la légitimité de leur action. Elle contribuera, nous l’espérons, à prévenir de futures atteintes aux droits fondamentaux. »

    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2017/03/greece-victory-for-strawberry-pickers-trafficked-into-forced-labour-and-sho

    –-> c’était mars 2017. Signalé par @isskein via la mailing-list Migreurop

    #exploitation #travail #fraises #traite_d'être_humains #esclavage_moderne #migrations #agriculture

    • Sur le même sujet, dans le New York Times...

      Greek Foremen Sought in Attack on Migrant Workers

      The police in the southern Peloponnese region of Greece on Thursday were seeking three supervisors of a strawberry farm accused of firing on a large group of Bangladeshi workers who had demanded unpaid wages, wounding 28.

      http://www.nytimes.com/2013/04/19/world/europe/greek-foremen-sought-in-attack-on-bangladeshi-migrant-workers.html?ref=worl

      Avec la photo d’un ami photographe grec, Giorgos Moutafis :

    • Fraises de saison

      Notre société émiettée, et sur la voie étroite de l’anthropophagie structurelle et structurante, remplira bientôt tous les critères de l’âge nouveau. C’est ainsi qu’à Manolada dans le Péloponnèse, des immigrés travaillant dans la production de la fraise... décidément de saison, qui ont osé réclamer leurs salaires impayés depuis six moins à leur patron néo-esclavagiste, ont été blessés, dont quatre grièvement. Les faits se sont déroulés mercredi 17 avril au soir, lorsque des hommes armés et chargés de superviser le travail des immigrés, ont ouvert le feu sur ces derniers. Les surveillants, ont utilisé des carabines pour disperser les travailleurs immigrés, deux cent personnes environ ainsi rassemblés réclamant leurs soldes. Temps de crise, aussi vécu et pratiqué via ses... authentiques rapports entre le capital et le travail, en passant par le racisme récurent, ce dernier, notons-le, n’aura pas attendu la crise pour agir... comme un grand.

      Car il faut souligner que l’esclavagisme et donc le racisme ordinaire ne sont pas à leurs débuts à Manolada, des faits avérés allant dans ce très mauvais sens, datent déjà de plusieurs années. Depuis jeudi matin, l’affaire de Manolada occupe tous les médias. Il y a eu même des appels, grecs et internationaux, pour enfin boycotter ces “fraises ensanglantées”. D’après le reportage du jour, à travers le quotidien Elefterotypia par exemple, “Des scènes de tentative d’assassinat en masse se sont déroulées mercredi, dans un champ pour esclaves à Manolada, dans la région d’Ilia, lorsque trois surveillants-argousins, pour le compte d’un propriétaire-producteur des fraise de la région, ont ouvert le feu sur des dizaines de travailleurs originaires du Bangladesh, ces derniers, exigeaient le versement de leurs salaires qui n’ont pas été versées depuis de six mois. Au moins 34 travailleurs ont été hospitalisés, tandis que deux hommes ont été arrêtés ce matin dans le village d’Ilia Pineias, pour avoir abrité et ainsi leur fournir une cachette, à deux des gardiens recherchés et auteurs présumés des faits. Sept travailleurs étrangers restent hospitalisés dans les hôpitaux de Pyrgos et de Patras, portant des blessures causées par de coups de feu qui étaient hier, dont un, en état critique mais stable. Trois immigrés légèrement blessés, restent sous observation à l’hôpital universitaire de Patras pour des raisons purement préventives. Ces ouvriers agricoles, n’avaient pas été payés pendant six mois exigé, c’est ainsi qu’ils ont exigé leurs soldes auprès de leur employeur mercredi après-midi, sur le lieu de leur travail, près de la rocade entre Pyrgos et Patras. Mais au lieu d’argent, ils ont essuyé les tirs des fusils de chasse surveillants. Les journalistes de la presse locale ont rapporté que les sommes réclamées par les travailleurs immigrés, iraient de 150.000 à 200.000 euros pour 200 personnes, ou plus exactement, elles correspondent à 750 à 1000 euros par travailleur. Selon un communiqué de la police, le propriétaire de l’exploitation a été arrêté, mais les trois auteurs présumés des coups de feu, lesquels d’après certains témoignages auraient pris la fuite à bord d’un véhicule en direction de Patras, sont toujours recherchés”.

      Pourtant, et dans la capitale certaines facettes de la vie courante trahissent bien cette normalité apparente, présumée précaire ou alors “définitive” d’après les gouvernants, c’est selon ! On remarque aussi, que par ce beau temps, bien que relativement frisquet de ces derniers jours, nos sans-abri, s’absentent parfois de leurs “demeures”, plus souvent qu’autrefois paraît-il. Ce qui est également le cas des petits vendeurs ou des cireurs de chaussures ambulants, disons-nous qu’au moins ces derniers conservent encore un certain statut social... économiquement reconnaissable aux yeux (fatigués) de tous. Puis, c’était à l’entrée du métro Monastiraki ce midi, qu’un nouveau (?) mendiant âgé faisait fuir tous nos regards visiblement gênés : “Au nom de Dieu, pourquoi vous ne m’aidez pas ?” Sans doute, encore “un riche habitant du Sud de l’Europe” qui scandalise tant les éditorialistes de la presse allemande ces derniers jours. Ce qui ne veut pas dire que “nos” classes aisées n’existent plus, bien au contraire. C’est par exemple récemment, lors d’une... expédition ethnographique en voiture dans les quartiers Nord de l’agglomération d’Athènes, c’est un ami venu en visiteur depuis la France qui avait souhaité redécouvrir les endroits de son enfance, que nous avons pu constater combien certaines tavernes résolument estampillées... de la classe moyenne-haute, ne désemplissent pas. L’ironie de l’histoire économique, c’est que devant ces oasis de l’ostentatoire et bien d’autres pratiques diverses et variées, on dénombre une quantité surreprésentée en ces grosses cylindrées de fabrication allemande. Ce qui a changé n’est pas tant la richesse affichée de cette composante (?) de la population que j’estime à environ 20%, mais surtout le fait que cette dernière devient désormais si visible pour cause d’effondrement de l’essentiel de l’immense ex-classe moyenne, “c’est comme du temps de mon enfance, ou comme dans les vieux films du cinéma grec des années 1960”, a fait remarquer mon ami Pavlos de Paris.

      Sur la Place de la Constitution mercredi après-midi, les passants et les animaux profitèrent du soleil ou de l’ombre, tandis qu’à l’intérieur de la station centrale du métro, deux micro-événements ont attiré un peu l’attention des passants : une vente d’objets hétéroclites ainsi que de sucreries, puis une exposition de photos sous le thème des visages humains à travers la ville. Au même moment, dans toutes les facultés du pays c’était un jour de vote, comme à la faculté d’Économie, pour certains étudiants, ce fut l’occasion de manifester également un certain mécontentement légitime, suite à la fermeture du site d’Athens Indymedia. Au centre-ville, on achète encore de la pacotille de Pâques, car Pâques orthodoxe c’est en début mai, on marchande si possible et surtout on compte partout les sous. Les passants, jettent parfois un regard intrigué, aux slogans révélateurs d’un certain temps présent qui s’éternise alors trop et pour cause : “Fuck the police” mais en caractères grecques, une petite bizarrerie pour cette raison précisément, ou encore ce slogan qui se répète parfois : “Le sex et la grève exigent de la durée”, on peut comprendre mais cela ne fait plus tellement rire grand monde désormais ; nous serions en train de perdre notre sens de l’humour (?), voilà ce qui peut être lourd de conséquences !

      Près des Halles d’Athènes, des affiches incitent à manifester, c’est pour le 19 avril, journée d’action et de mobilisation des retraités du pays, dans une marche de protestation qui se veut nationale.

      Sous l’Acropole et ses touristes, et sous certains regards inévitables, comme les fraises et leur saison décidément.


      http://www.greekcrisis.fr/2013/04/Fr0230.html

    • Immigration en Grèce : les damnés du Péloponnèse

      En Grèce, des immigrés clandestins ont trimé dans des champs durant des mois... sans être payés. Leur grève a fini dans un bain de sang, qui a ému l’opinion. Mais, quelques semaines plus tard, leur situation n’a guère changé.

      La balle s’est logée entre deux côtes, à quelques centimètres du coeur. D’un geste pudique, Abdul Rahaer lève un pan de sa chemise pour montrer la plaie. « Elle est entrée si profondément que le chirurgien n’a pu la retirer », murmure-t-il. Son regard file vers les champs de fraises, là où le drame a eu lieu, il y a plus d’un mois : « Je n’arrive toujours pas à croire qu’ils ont tiré sur nous... »

      Venu du Bangladesh, Abdul est entré illégalement en Grèce, comme tous les autres ouvriers migrants qui travaillent dans cette exploitation, située à Nea Manolada, dans l’ouest du Péloponnèse. Pour survivre, il a accepté ce job éreintant : ramasser des fraises cultivées sous des serres immenses huit heures d’affilée par jour.

      La région compte plus d’une centaine de fermes semblables ; plus de 10 000 hectares de cette terre aride et écrasée de soleil sont couverts de fraisiers. L’essentiel de la production est exporté en Russie et dans les pays Baltes. Pour la cueillette, qui s’étire entre janvier et juin, les producteurs font appel à des immigrés clandestins. « Chacun d’entre nous doit remplir 200 cagettes de 1 kilo, raconte Abdul. La chaleur est épuisante et nous sommes constamment courbés en deux. Lorsque nous arrêtons, à 14 heures, nous avons le dos cassé... » Cette main-d’oeuvre docile et corvéable à merci, la plupart des producteurs la rétribue 22 euros la journée par tête de pipe. Tous, sauf Nikos Vangelatos, l’employeur d’Abdul, qui avait décidé de ne pas payer ses ouvriers.

      Leurs témoignages rappelleraient presque l’esclavage de la Grèce antique : « Lorsque nous avons réclamé nos salaires, il nous a demandé d’être patients, raconte Abdul. Nous ne nous sommes pas méfiés. Partout, ici, les fermiers paient avec retard. Les mois ont passé. Nous avions juste le droit d’aller chercher de la nourriture dans un supermarché, une fois par semaine, où Vangelatos disposait d’un crédit. Et encore, c’était le strict nécessaire. A plusieurs reprises, nous sommes revenus à la charge. En vain. »

      Le 17 avril, les forçats de Nea Manolada votent la grève. « Nous avions besoin de cet argent », intervient Rifat. Né à Sylhet, dans le nord du Bangladesh, ce jeune homme de 32 ans illustre le sort de ces milliers de migrants, partis en Europe pour nourrir leur famille. Son père, invalide, ne pouvait plus subvenir aux besoins de ses six enfants. Il vend le champ familial et confie l’argent à son fils aîné. Parti à la fin de 2008, Rifat met un an pour atteindre la Grèce. Arrêté en Iran, il passe six mois dans une cellule sans fenêtre. Une fois libéré, il parvient en Turquie, qu’il traverse dans une cuve de camion-citerne. A Istanbul, il déjoue la surveillance des gardes-frontières grecs qui patrouillent sur le fleuve Evros, lieu de passage privilégié des clandestins. Pris en charge, à Athènes, par des compatriotes bangladais, il trouve un boulot de ferrailleur. Une chance : rares sont les « illégaux » qui parviennent à gagner leur vie dans la cité dévastée par la crise. Durant trois ans, il envoie 200 euros, tous les mois, à ses parents. Jusqu’à l’été dernier, où des policiers l’arrêtent en pleine rue. L’opération « Zeus hospitalier » bat alors son plein.

      Lancée par le gouvernement (centre droit) d’Antonis Samaras, qui veut mettre fin à des années de laxisme en matière d’immigration, elle vise à « nettoyer » les quartiers chauds de la capitale. Chassés, les migrants cherchent partout dans le pays des emplois de fortune. A Nea Manolada, les Bangladais affluent par milliers, car la nouvelle se répand de bouche à oreille : les exploitants agricoles ont besoin d’ouvriers. Rifat tente sa chance. Le jour de son arrivée, il suit les conseils d’un compatriote : « Va chez Vangelatos, il cherche des bras. » Mais il découvre vite à qui il a affaire. « Les contremaîtres nous insultaient sans cesse, raconte-t-il. Nous n’avions pas le droit de prendre de pause. » Jusqu’à ce fameux 17 avril...
      Coups de feu, trois Bangladais s’effondrent. C’est la panique

      La confrontation aurait dû rester pacifique. Mais les grévistes apprennent qu’une poignée de Bangladais a décidé, contre l’avis des autres, d’aller travailler. Les esprits s’échauffent. Les « jaunes » sont bousculés ; des bâtons, brandis. Les contremaîtres interviennent. « Fige re malaka ! [Barrez-vous !] » crient-ils aux mutins. La suite est confuse. L’un des surveillants, surnommé « Kaskadas » en raison de son amour immodéré pour les voitures de sport, va chercher une carabine. Il la braque sur les frondeurs. Coups de feu, trois Bangladais s’effondrent. Une seconde arme surgit, nouvelles détonations. C’est la panique. Profitant du désordre, les contremaîtres prennent la fuite. « Nous les avons cueillis à Amaliada, chez leur avocat, le lendemain matin », précise un officier de police. Dans le camp, c’est le chaos. 35 blessés gisent au sol. L’un d’eux a reçu plus de 40 projectiles sur le torse. Mohamad Hanief filme la scène avec son téléphone. « Pour avoir des preuves », explique-t-il.

      Postées sur Internet, les vidéos suscitent une vague d’émotion sans précédent. A Athènes, des manifestations de soutien sont organisées, tandis qu’un appel à boycotter les « fraises de sang » (#bloodstrawberries) est lancé sur les réseaux sociaux. Deux jours plus tard, le ministre de l’Ordre public et de la Protection du citoyen, Nikos Dendias, se rend sur place. L’affaire tombe mal : le Conseil de l’Europe vient juste de publier un rapport très critique sur l’augmentation des crimes xénophobes en Grèce. Régulièrement épinglé pour violation des droits des migrants, l’Etat grec peine à montrer sa bonne volonté. Le parti néonazi Aube dorée a nié l’existence des chambres à gaz pendant la Seconde Guerre mondiale, sans être inquiété par la justice. Et le projet de loi contre le racisme s’enlise : le texte en est à sa troisième mouture en quatre ans, tant il suscite de vives polémiques... Dendias doit donner des gages aux Européens. Devant les caméras, il promet que les migrants de Nea Manolada ne seront jamais chassés du pays.
      Leur régularisation ? « C’est extrêmement complexe »...

      De belles déclarations... rapidement balayées par le vent sec du Péloponnèse. Depuis que l’émotion médiatique est retombée, plus personne ne se soucie des grévistes de Nea Manolada. Leur régularisation ? « C’est extrêmement complexe », répond-on, un peu gêné, au siège de la Gauche démocratique, à Athènes. Seuls les 35 Bangladais qui ont eu la « chance » d’être blessés ont, à ce jour, reçu un papier officiel. Il y est reconnu qu’ils ont été « victimes d’esclavage », mais ce document n’a aucune valeur juridique. Quant aux autres... « Rien n’est prévu », avoue-t-on au ministère de l’Ordre public et de la Protection du citoyen.

      Fin d’après-midi, au campement des insurgés, trois tentes rudimentaires constituées de bâches et de bambous. Dans l’une d’elles, une dizaine d’hommes dorment sur des cartons. Des vêtements fatigués sèchent sur un fil. Près de l’entrée, sous un auvent, un Bangladais s’active au-dessus d’un fourneau. Sur le sol, posées sur un plastique, des cuisses de poulet dégèlent lentement. « Ce sont les dernières », s’inquiète Salam, l’un des rares, ici, à parler anglais. Quelques jours après le drame, l’ambassadeur du Bangladesh est venu livrer de la nourriture. Il n’en reste plus rien.

      Voilà deux semaines, un homme aux cheveux blancs et à la voix bourrue leur a rendu visite : Dimitri Vamvakas. « Je suis le nouveau patron, je n’ai rien à voir avec l’an-cienne équipe, leur a-t-il dit. Reprenez le travail, je vous promets que vous serez payés. » Mais Salam se méfie : « Et s’il était pire que l’autre ? Et nos salaires ? Ils nous doivent au total 180 000 euros ! »

      Le voici, justement, au volant de son camion, au milieu des serres. Tandis que nous approchons, un gardien, treillis et coupe militaire, surgit à moto. « Vous n’avez rien à faire ici, partez ! » éructe-t-il. Immédiatement, Vamvakas calme le jeu. Il tente un sourire. « Vous voulez des fraises ? Tenez, prenez tous les cageots que vous voulez ! » Puis : « Cette histoire est terrible, mais c’est un cas isolé, prétend-il. Les migrants sont bien traités, car nous avons besoin d’eux. Les Grecs ne veulent pas faire ce travail, ils n’ont plus le goût de l’effort. Quand je pense que je me suis engagé dans la marine à 12 ans... » Va-t-il payer les arriérés de salaires ? Il élude la question, part précipitamment. Avec toutes ces histoires, les fraises sont en train de pourrir, il faut sauver la récolte. « Vangelatos n’est pas un mauvais bougre, lâche-t-il en démarrant son moteur. Mais quand l’équipage commet des erreurs, c’est le capitaine qui trinque. »

      Nea Manolada, vers 22 heures. Des dizaines de Bangladais arpentent la rue principale, sous l’oeil impavide de vieux Grecs attablés. « Pour l’instant, il n’y a jamais eu de heurts entre habitants et migrants, commente Kostas Panagiotopoulos, en dégustant son café frappé. Mais les illégaux affluent sans cesse. Ils sont plus de 5000, alors qu’il n’y a que 2000 postes dans les plantations. La situation risque de devenir explosive. » Peau tannée et regard métal, Kostas possède une petite exploitation de 5 hectares. Il emploie une quinzaine de Bangladais, qu’il appelle tous par leurs prénoms. Et il n’a pas besoin de contremaître pour les gérer. Vangelatos ? « C’est un opportuniste, tranche-t-il. Il s’est fait un nom en vendant des fruits exotiques sur le marché d’Athènes, alors il a voulu se lancer dans la fraise. Il s’est imaginé qu’il suffirait de deux ou trois hommes de main costauds pour faire tourner l’affaire. Quelle erreur ! Les hommes, il faut les gérer, surtout les Bangladais : il y a des clans, des hiérarchies invisibles, de la violence... Ça peut vite dégénérer. Vangelatos s’est fait déborder. Par sa négligence, il a fait du mal à toute la profession. Le cours de la fraise a chuté et de nombreuses commandes ont été annulées. »

      Il faudra du temps pour que la « fraise du Péloponnèse » retrouve grâce aux yeux des consommateurs. D’autant que ce scandale n’est pas le premier, contrairement à ce qu’affirment les producteurs locaux.

      En 2009, un Egyptien avait été traîné sur plusieurs dizaines de mètres, la tête coincée dans la vitre d’une voiture, parce qu’il avait demandé une augmentation de salaire à son patron. Cette affaire avait déjà suscité une vive émotion, avant de sombrer dans l’oubli.

      Retour au camp. Salam prolonge la discussion sous la nuit étoilée. Il n’en peut plus de cette promiscuité. Sa femme, qu’il n’a pas vue depuis cinq ans, menace de divorcer s’il ne rentre pas au pays. Pourquoi rester en Europe s’il n’envoie plus d’argent ? lui demande-t-elle. Mais, un jour prochain, juré, Salam partira d’ici. Il a compris qu’il n’aurait pas de papiers. Clandestin il restera, à la merci de l’Aube dorée et de tous les Vangelatos qui profitent de cette main-d’oeuvre payée au noir. A Thèbes, la récolte des tomates va commencer. Salam va continuer à vivre au rythme des saisons. Il n’a pas d’autre issue. Le piège grec s’est refermé sur lui.


      https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/immigration-en-grece-les-damnes-du-peloponnese_1255380.html
      #migrants_bangladais

    • Bloodstrawberries in #Manolada

      When immigrant workers from Bangladesh demanded their wages after going unpaid for six months, in Manolada, Greece, their supervisors shot at them. Over 20 were injured and had to be treated in hospital.

      x-pressed reports that police are going into the hospital to arrest and deport them, and journalists are being chased off the farm when trying to cover the story.

      The working conditions on the strawberry farm are compared to modern slavery, and it’s not the first time Manolada made the news with violent attacks against non-Greeks: Last year, a man’s head was jammed in the window of a car and he was dragged along for a kilometer as Ekathermini reports.

      Eleftherotypia English quotes Justice Minister Antonis Roupakiotis: “The barbarous attack … conjures up images of a slavery-based South that have no place in our country,”

      This is not my country tracks the violence back to Golden Dawn and their racist and xenophobic politics and actions:

      We have seen the rising xenophobia and racist rhetoric sweeping the country. It has become so commonplace to hear or read about foreigners being “filth”, “sun-human” “invaders”, “scum” that people are seeing them as such. The rise of Chrysi Avgi (Golden Dawn) has given racism and xenophobia a voice. A legitimacy. We have an “MP” that calls immigrants “sub-human” sitting on the Council of Europe’s Anti-discrimination committee !

      For more on this story, see Asteris Masouras Storify and Bloodstrawberries, a blog set up to cover the story. English content will come soon.

      http://intothefire.org/bloodstrawberries

    • Publication de la brochure “L’agriculture, laboratoire d’exploitation des travailleurs migrants”

      La Confédération Paysanne vient de publier, en supplément à son magazine Campagnes Solidaires, une brochure de 28 pages sur le thème des conditions de travail des saisonnier-e-s migrant-e-s dans l’agriculture industrielle en Europe. Réalisée grâce à l’appui de l’association Échanges & Partenariats par les volontaires partis en 2014 et 2015 auprès d’organisations paysannes dans différents pays d’Europe, elle rassemble nos observations et analyses recueillies auprès de travailleur-se-s, paysan-ne-s, militant-e-s syndicaux et associatifs.

      Ces observations dressent un constat alarmant sur les situations que connaissent les migrant-e-s travaillant dans l’agriculture industrielle, où l’exploitation, les atteintes à la dignité, au droit du travail, aux droits de l’homme sont monnaie courante, et s’intensifient avec la généralisation du recours à des intermédiaires : sous-traitants, agences de recrutement, prestataires de services, détachement international de travailleurs…

      La partie finale évoque enfin des pistes d’action pour enrayer ces dynamiques, en s’appuyant sur 10 années de travail de recherche, d’information, de plaidoyer et de mobilisation mené par les organisations membres de la Coordination Européenne Via Campesina et leurs partenaires.

      http://www.agricultures-migrations.org/publication-de-la-brochure-lagriculture-laboratoire-dexploi

      Pour télécharger la #brochure :
      http://www.agricultures-migrations.org/wp-content/uploads/2015/09/brochure.conf-v3.pdf


  • POURQUOI LA CONFÉDÉRATION PAYSANNE 44 PARTICIPE-T-ELLE AU PROJET URBAIN DES GOHARDS ? - Zone A Défendre (vu sur l’oiseau bleu de @val_k)
    https://zad.nadir.org/spip.php?article4972

    La Confédération Paysanne 44 a choisi, par le biais de l’organisme CAP 44, de participer à la mise en place du projet urbain des Gohards, dans le cadre d’un accompagnement à l’installation de projets d’agriculture urbaine, comme souhaité par l’aménageur, Nantes Métropole.

    Nous, membres du Jardin des Ronces, nous interrogeons sur le sens de cette participation par un acteur censé promouvoir l’agriculture paysanne, connu pour sa capacité à défendre des terres agricoles, notamment face à la ’bétonisation’.

    Plusieurs éléments nous amènent à questionner cet investissement dans ce projet.

    DES PROJETS D’AGRICULTURE URBAINE POUR MIEUX BÉTONNER ?

    DES PROJETS HORS DE LA RÉALITÉ PAYSANNE ?

    DES PROJETS QUI MENACENT LA VIE SOCIALE DU QUARTIER ?

    ET MAINTENANT ?

    #Nantes_Métropole #agriculture #aménageurs #alibis_militants #Confédération_Paysanne



  • Face à Mélenchon dans « L’Emission politique », des Français pas vraiment « lambda »... mais présentés comme tels !
    https://www.marianne.net/politique/face-melenchon-dans-l-emission-politique-des-francais-pas-vraiment-lambda-

    Après le passage de son chef de file à « L’Emission politique » du 30 novembre, la France insoumise a accusé France 2 d’être biaisé dans son choix d’invités issus de la société civile. Le problème est récurrent : les citoyens présentés comme « lambda » par la chaîne publique sont souvent loin de porter une parole neutre.

    A un téléspectateur non averti, Pauligne Laigneau ferait presque de la peine. Présentée comme une « cheffe d’entreprise », « patronne de PME », la jeune entrepreneuse interroge Jean-Luc Mélenchon dans L’Emission politique ce jeudi 30 novembre. La séquence est censée confronter l’invité politique à des Français « lambda », issus de la société civile et pas engagés de manière partisane...

    http://www.huffingtonpost.fr/2017/12/04/melenchon-veut-un-tribunal-professionnel-de-la-presse-comment-ca-marc

    #service_public #désinformation #spectacle

    • ÉMISSION POLITIQUE : JEAN-LUC MÉLENCHON INVITÉ OU ACCUSÉ?
      https://www.youtube.com/watch?v=fKGXzmv186k


      publiée par Michelle Tirone le 3/12/1017
      http://michelle-tirone.over-blog.com/2017/12/l-emission-politique-melenchon-invite-ou-accuse.html

      Les Jeunes Agriculteurs et le glyphosate

      On arrive aux agriculteurs. C’est ce sujet-là que je vais le plus développer parce que c’est celui sur lequel j’ai vu le moins de critiques et de réflexions.
      Le jeune agriculteur que devait rencontrer Jean-Luc Mélenchon s’appelle Laurent Foirien. Il a une exploitation céréalière doublée d’une pension pour chevaux (ce n’est pas dit dans le reportage).
      Les organisateurs de la rencontre ont dû penser qu’un seul agriculteur ne ferait pas le poids face à Mélenchon, ils lui en ont collé cinq, ce dont il n’avait pas été prévenu. Les 5 représentants des 5 exploitations céréalières actuellement à Gazeran, dans les Yvelines.
      Cinq « Jeunes Agriculteurs ». Alors, ça ne veut pas dire que ce sont des agriculteurs jeunes, ce qu’ils étaient aussi. Les Jeunes Agriculteurs sont un syndicat proche de la FNSEA, leur vision est celle d’une agriculture libérale. Ce sont eux que Marine Le Pen caresse dans le sens du poil quand elle parle aux agriculteurs, elle trouve parmi eux un large électorat. Ils sont favorables aux fermes intensives de 1000 veaux, comme celle de la Creuse. Nous trouvons toujours les Jeunes Agriculteurs comme opposants dans nos manifestations contre la ferme-usine des 1000 veaux mais nous les trouvons aussi en opposants violents quand nous manifestons contre les conditions d’abattage.
      Voici donc pour les situer.

      L’agriculteur nous montre 30 litres de fuel dont, dit-il, il se servirait pour désherber la valeur d’un terrain de football. C’est-à-dire 1 hectare. Les exploitations céréalières de ce département sont d’en moyenne de 94 hectares. Il lui faudrait donc 2820 litres, ce qui lui coûterait pas loin de 4000€. Infaisable donc.
      Quant à la charrue, Mélenchon a raison, la charrue du grand-père n’était pas aussi grande que celle que l’on a vue. Nous avons vu une charrue moderne, les charrues anciennes n’étaient pas peintes et si elle est dans leur hangar, c’est qu’ils l’utilisent actuellement.
      Jean-Luc Mélenchon a bien fait de ne pas entrer dans leur jeu. Il a bien vu à qui il avait à faire et a préféré se limiter aux données dont il était sûr, que le glyphosate occasionne des malformations chez les enfants et que 100% des urines humaines en contiennent.
      Une approche honnête aurait été d’inviter aussi un membre de la Confédération Paysanne, par exemple.

    • Pourquoi j’ai signé la pétition pour un Conseil de déontologie du journalisme par Olivier Tonneau
      https://blogs.mediapart.fr/olivier-tonneau/blog/051217/pourquoi-jai-signe-la-petition-pour-un-conseil-de-deontologie-du-jou

      « Le besoin de vérité est plus sacré qu’aucun autre », affirmait Simone Weil. C’est pour que ce besoin soit satisfait que la création d’un Conseil de déontologie du journalisme est de nécessité publique.

      https://blogs.mediapart.fr/olivier-tonneau/blog/011217/c-est-notre-choix-editorial-les-suggestions-d-europe-insoumise-lea-s

    • Venezuela : l’analyse de Maurice Lemoine
      https://www.les-crises.fr/venezuela-lanalyse-de-maurice-lemoine

      Maurice Lemoine est un journaliste et voyageur engagé, rédacteur en chef de La Chronique d’Amnesty International de 1993 à 1996, avant de rejoindre le Monde diplomatique dont il a également été le rédacteur en chef.
      Spécialiste de l’Amérique latine, il s’exprime sur la crise politique et économique majeure que traverse le Venezuela à la Radio Télévision Suisse, le vendredi 07 juillet 2017.


  • 30 ans de la Conf’ en Charente : On y sera !
    http://www.latelierpaysan.org/30-ans-de-la-Conf-en-Charente-On-y-sera

    L’Atelier Paysan sera présent du 18 au 20 août à Alloue (16) où s’organisent les festivités pour les 30 ans de la Confédération Paysanne... Voici le programme complet de Conférences, ateliers, chantiers, concerts : http://30ansdelaconf.fr/index.php/le-programme Ateliers politiques (débats, tables-rondes...), espaces d’éducation populaire (lectures, cinémas, jardins pédagogiques...), animations à destination des enfants (montage de mini-yourtes, ateliers découvertes de l’alimentation et de la (...)

    Actualités

    « http://30ansdelaconf.fr/index.php/le-programme »
    « http://30ansdelaconf.fr/index.php/contact »
    « http://latelierpaysan.org/Nos-expositions »
    « http://latelierpaysan.org/Salons-et-festivals-ou-nous-trouver-ces-prochains-mois »


  • Un agriculteur de la Confédération Paysanne abattu par des gendarmes en Saône-et-Loire
    https://rebellyon.info/Un-agriculteur-de-la-Conf-abattu-par-des-17903

    Le samedi 20 mai, Jérôme Laronze, éleveur à Trivy en Saône-et-Loire, a été tué par les gendarmes de Cluny. Il était recherché depuis le 11 mai suite à un contrôle sanitaire particulièrement tendu, effectué avec la présence de nombreux gendarmes. Il aurait pris la fuite en – selon certains médias locaux – « fonçant sur les gendarmes ».

    #Infos_locales

    / #Répression_-_prisons, #Apartheid_social, #Manchette


  • Le 8 octobre 2016, montée de folie à Notre Dame des Landes.
    https://mars-infos.org/le-8-octobre-2016-montee-de-folie-1590

    La Confédération Paysanne du Var propose d’affréter un BUS pour le week-end de mobilisation à NDDL « Que résonnent les chants de nos batons » organisé sur la ZAD le 8 Octobre 2016. 3ème fois pour la Confédération Paysanne du Var qui vous a déjà emmené-e-s en janvier et juillet à (...) — https://conf83.typeform.com/to/u6c4SH


  • Retour sur la mobilisation de la Confédération Paysanne contre la spéculation foncière
    http://larotative.info/speculation-fonciere-un-scandale-1762.html

    Dans un contexte d’explosion du prix de vente de terres agricoles, la Confédération Paysanne de Touraine dénonce la financiarisation de l’agriculture au détriment des intérêts de la profession agricole et de l’intérêt général. - Infos locales / Une, Agriculture - (...) — Infos locales, Une, Agriculture - Paysannerie


  • On bloque tout ? Un premier bilan
    https://nantes.indymedia.org/articles/35229

    Lancé le 22 mars dernier, l’appel « On bloque tout ! » rassemble aujourd’hui 1675 signataires dont 135 structures syndicales en tant que telles. Sur l’ensemble des signataires, un peu plus de la moitié provient de Solidaires, près d’un tiers de la CGT. Viennent ensuite, par ordre d’importance, les signataires FSU, CNT, FO et CNT-SO. Enfin, une soixantaine de signataires se partagent entre CFDT, LAB, CNT-AIT, Confédération Paysanne, Unef, Fidl, UTG, STC, USP ainsi que des signatures internationales… Le collectif d’animation regroupe 16 camarades : 8 de SUD (aérien, éducation, PTT, rail) ; 4 de la CGT (correcteurs, étudiant.e.s, Livre, sociétés d’études) ; 2 de la CNT-SO ; 1 de la CNT ; 1 de la FSU-Émancipation. Principalement destiné à faire en sorte que le débat sur la reconduction et la généralisation (...)

    #Resistances #/ #loi #loitravail #travail #loi_travail #Resistances,/,loi,loitravail,travail,loi_travail



  • BilanPS
    On ne pensait pas humainement possible de commettre autant de saloperies en quatre ans. On avait tort : les Solfériniens l’ont fait. Il ne manque que la continuation de la scandaleuse LRU par la zélée Fioraso, le désastre de la politique étrangère de l’endormi Fabius.

    Projet de loi El-Khomri
    En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à 15 mois de salaire.
    Les 11 heures de repos obligatoire par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées.
    Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail.
    Les temps d’astreinte peuvent être décomptés des temps de repos.
    Le dispositif « forfaits-jours », qui permet de ne pas décompter les heures de travail, est étendu.
    Les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine.
    Le plancher de 24 heures hebdomadaires pour un contrat à temps partiel n’est plus la règle dans la loi (confirmation d’une loi antérieure).
    Il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient 5 fois moins majorées.
    Une mesure peut-être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats.
    Une entreprise peut faire un plan social sans avoir de difficultés économiques.
    Après un accord d’entreprise, un salarié qui refuse un changement dans son contrat de travail peut être licencié.
    Par simple accord on peut passer de 10h à 12h de travail maximum par jour.
    Contacter le médecin du travail devient presque impossible.

    Le gouvernement envisage de simplifier le licenciement économique.

    Rapport Badinter  : Des limitations peuvent être apportées aux libertés et droits fondamentaux si elles sont justifiées par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise.
    [Envisagé] « Forfait jours » pour les salariés (= fin des heures supp.).
    Rapport Badinter : fin de facto des 35 heures.
    Austérité : 2 milliards d’euros « d’économies » supplémentaires.
    Nouveau cadeau au patronat : prime de 2.000 € par an et par embauche pour les PME.
    Prime réservée aux embauches à bas salaires.
    La part socialisée des bas salaires sera donc payée par... les contribuables.
    La rupture du contrat de travail sera simplifiée.
    Basculement du CICE en baisse définitive de charges.
    Hollande s’attaque à la durée légale du travail.
    Décret n° 2015-1874 : la loi relative au Dialogue social et à l’emploi sacrifie la citoyenneté au travail.
    EDF : suppression de 4.000 postes en trois ans.
    Promesse de sanctionner les licenciements boursiers non tenue.
    Compte pénibilité, l’inverse de la prévention.
    Recul sur les critères.
    Recul sur les dates d’entrée en vigueur.
    Recul sur la date de paiement des premières cotisations.
    Recul sur le mode de déclaration.
    Criminalisation de l’action syndicale :
    Torpillage de la loi d’amnistie sociale votée au sénat.
    Prison ferme pour 8 ex-Goodyear malgré le retrait des plaintes.
    Arrestation à l’aube de 4 syndicalistes d’Air France.
    Répression pour la Confédération Paysanne, mansuétude pour la FNSEA.
    Abandon du projet de loi relatif à la démocratie sociale.
    Loi Macron : toutes les FNAC parisiennes se retrouvent en ZTI.
    Loi Macron : vers un accès restreint aux prud’hommes.
    Air France : 100 millions d’€ de CICE en 2 ans = 3000 emplois supprimés.

    Démantèlement du droit du travail (ANI)
    La prescription sur les rappels de salaire passe de 5 à 3 ans.
    Demandes liées à la rupture de contrat passent de 5 à 2 ans.
    Différé d’indemnisation de 180 jours pour rupture conventionnelle.
    Mutuelle d’entreprise obligatoire (2Mds€ pour 400.000 personnes).
    Sapin appelle les entreprises à ne pas augmenter les salaires trop vite.
    Retrait du Burn-out de la liste des maladies professionnelles.
    Destruction du Code du Travail.
    [objectif] Privilégier les accords d’entreprise, au détriment de la loi.
    Généralisation du travail du dimanche.
    La Poste expérimente la livraison de colis le dimanche.
    Ouverture des magasins de nuit.

    Loi Rebsamen :
    CDD renouvelable 2 fois.
    Fragilisation des CE & CHSCT.
    Fin de l’obligation de reclassement en cas d’inaptitude professionnelle.
    Création du CDI intermittent.
    Destruction de l’Inspection du Travail.
    Suppression des élections prud’hommales.
    Plafonnement des indemnités de prud’hommes pour licenciement abusif.
    Condamnation d’une inspectrice du travail (Téfal).
    Facilitation des licenciements collectifs.
    Le Guen suggère de baisser la durée et le montant des allocations chômage.
    Myriam El Khomri envisage la dégressivité des allocations chômages.
    Idée réaffirmée le 01.02.16 par Michel Sapin.
    Hausse du chômage.
    309 000 radiations en novembre 2015.
    Prime d’activité :
Moins d’aide pour les plus fragiles (RSA activité et PPE).
    Le contribuable compensera les bas salaires du privé.
    [Projet] Encourager les emplois de service ("trappes à bas salaires").
    [Projet] Formation : Valls demande des contreparties aux chômeurs.
    Précarité : Explosion de l’intérim : +10% en un an.
    Ségolène Royal favorable au retour des coupures d’eau pour les mauvais payeurs.
    Taux de pauvreté à nouveau en augmentation.
    La chasse à la fraude aux allocations s’accentue.
    Renforcement du contrôle des chômeurs.
    Pas de « coup de pouce » pour le SMIC.
    Ouverture des centres d’hébergement seulement par -5°C.
    Baisse du montant des APL.
    Accessibilité : normes moins contraignantes et dérogations.
    Retraites : Revalorisation de… 0,1% en 2015.
    Les bénéficiaires de l’AME privés de remboursement.
    Remise en cause du droit au séjour pour soins.
    Durée de cotisation retraite portée à 43 ans.
    Loi Macron 2 : mise en place de fonds de pension.
    Hôpitaux : suppression de 22.000 postes en 3 ans.
    Gel des retraites >1200€ et décalage de 6 mois de la revalorisation.
    Hausse de l’allocation handicapés de 7€.
    Prime exceptionnelle (sic) de 40€ pour les retraites les plus faibles.
    Abandon de la réglementation sur l’accessibilité aux handicapés.
    Baisse de la prestation de compensation du Handicap.
    Pas retour sur les franchises de soins.
    Loi fin de vie vidée de son contenu (en attente de CMP).
    Don du sang : maintien d’une discrimination pour les homosexuels.
    Budget Sécurité sociale : suspension des votes à l’Assemblée.
    Le taux du Livret A passe pour la 1ère fois sous la barre de 1% (0,75%).
    Suppression de centaines de postes de contrôleurs fiscaux.
    Îles Vierges, Montserrat, Bermudes et Jersey sortis de la liste des paradis fiscaux.
    Pas d’interdiction des paradis fiscaux pour les banques françaises.
    3 taux d’imposition pour les entreprises : non tenu.
    Fraude fiscale et sociale : aucune annonce.
    Fraude aux cotisations sociales (25Mds/an) : aucune annonce.
    900 millions d’euros de réduction d’impôts pour les plus riches.
    Sapin demande le retrait d’un amendement visant à taxer les dividendes.
    Maintien des niches fiscales : 82 milliards de perte pour l’Etat.
    Communes : baisse de la DGF.
    Incitation à la création de communes nouvelles pour conserver les niveaux de dotation.
    CICE : 40 milliards sur 3 ans (dont 12 pour 2015).


    Pacte de Responsabilité
    Plus forte exonération de "charges" de la Vè République.
    – 6,3 milliards pour la protection sociale.
    Le bouclier fiscal de Hollande : 730M€ pour 7 630 contribuables aisés.
    Maintien du Crédit Impôt Recherche (5,5 Mds€/an).
    Interdiction de publication du rapport.
    ISF : le gouvernement ne taxera pas les œuvres d’art.
    Entraves à la taxe sur les transactions financières.
    Abandon de la "grande réforme fiscale" Ayrault.
    Recul sur l’alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail.
    Recul sur l’instauration d’une taxe sur l’excédent brut d’exploitation.
    Valls regrette la hausse (symbolique) des impôts des plus riches.
    Vote du TSCG sans renégociation.
    Le gouvernement privé de latitude.
    Hausse de la TVA de 19,6 à 20% et de 7 à 10%.
    Rejet du contrôle des frais des députés, sur avis défavorable d’Eckert.
    Rejet du "reporting public" sur demande de C. Eckert.
    Michelin : 18M€ de CICE, profits en hausse de 12% : 494 suppressions de postes.
    Corruption : les entreprises pourront payer pour éviter le procès.
    Loi Macron : Projet de libéralisation des règles d’implantation de la publicité.
    Obsolescence programmée : Macron tente de dénaturer la loi sur les pièces détachées.
    Loi de finance 2014 : l’article 92 proposait une amnistie totale pour les banques.
    La France bascule dans la marchandisation du sang.
    Interdiction pour l’EFS de fabriquer du plasma thérapeutique.
    Suppression des stock-option : promesse non tenue.
    « Autorégulation exigeante » : pas de loi limitant les rémunérations des patrons.
    Abandon de l’encadrement des bonus.
    40Mds € de dividendes pour le CAC40 en 2014.
    47Mds € de dividendes en 2015 (+9,9% hors taux de change).
    Pas de séparation banques de dépôt / d’investissement.
    Transfert du risque de faillite bancaire sur les déposants.
    Démantèlement d’Alstom : le gouvernement cède au lobbying de GE.
    Prolongation des concessions autoroutières.
    Privatisation des aéroports.
    Privatisation des barrages hydro électriques.
    TAFTA : négociations secrètes.
    ISDS (mécanisme de règlement des différends entre investisseur et Etats) : Un tribunal privé.
    Loi « Florange » inefficace et vide (Goodyear, Fralib, Petroplus).
    Projet de loi (abandonné) sur le secret des affaires.
    Multiplication des Partenariats Public-Privé.
    Abandon du projet de loi sur la responsabilité juridictionnelle du Président.
    Abandon du projet de réforme du Conseil supérieur de la magistrature.
    de la Cour de Justice de la République.
    Hollande gonfle le nombre de procédures antiterroristes.
    Projet de réforme pénale : Valls veut court-circuiter le Parlement.
    Projet de réforme pénale : mise à l’écart des juges.
    Justice en faillite : cri d’alarme en Seine-Saint-Denis.
    Contrôles de police : abandon de l’idée de récépissé.
    État d’urgence étendu à 3 mois.
    Projet d’extension à 6 mois & inscription dans la Constitution.
    Prolongation de trois mois sans saisir le parlement (22.01.16).
    Interdiction des manifestations non commerciales.
    Assignation à résidence d’opposants.
    Déchéance de nationalité.
    Bruno Le Roux envisage la déchéance pour tous.
    Instauration d’une rétention de sûreté après certaines peines.
    Surveillance massive des citoyens.
    Vote avec l’UMP contre un amendement de Taubira sur la Loi Renseignement.
    Envisage la privation de liberté à titre préventif.
    Fin de la présomption d’innocence.
    Extension de la présomption de légitime défense pour la police.
    Suspension de la Convention Européenne des Droits de Homme.
    Armement des polices municipales.
    Valls soutient la candidature de Lagarde à la tête du FMI.
    Hollande veut réintégrer pleinement la France dans l’OTAN.
    La France déplore (sic) l’exécution par l’Arabie saoudite de 47 personnes.
    Livraisons d’armes à la rébellion « modérée » syrienne (viol de l’embargo).
    Manipulation des rapports sur les armes chimiques en Syrie.
    Vente de Rafales aux pétromonarchies.
    Annulation du contrat Mistral avec la Russie, et vente à l’Égypte.
    Le PS soutient Juncker à la présidence de la Commission Européenne.
    Hollande pousse Tsipras à accepter un accord avec la Troïka.
    Refus du droit d’asile pour Assange et Snowden.
    Interdiction de survol de l’espace aérien pour le président Evo Morales.
    Illégalité du mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions.
    Royal veut prolonger de 10 ans la durée de vie des centrales nucléaires.
    Boues rouges de Gardanne : l’État accorde des permis de polluer.
    Un mois après la COP21, forte baisse du bonus à l’achat de véhicules propres.
    Loi Macron : Ouibus, la SNCF concurrence ses propres TGV et TER.
    Les régions devront financer les déficits induits par ces pertes.
    Loi Macron : le droit de l’environnement sera réformé par ordonnances.
    Loi Macron : un amendement pour l’enfouissement des déchets radioactifs.
    signe un accord du G8 qui promeut la fracturation hydraulique.
    Aéroport Notre-Dame-Des-Landes.
    Futures lignes TGV et LGV inutiles.
    SNCF : suppression de 1400 emplois en 2016.
    Désinvestissement dans la SNCF.
    Abandon du fret ferroviaire.
    Hausse du tonnage des camions.
    Davantage d’autocars sur les routes.
    Renoncement à la fermeture de Fessenheim.
    Réduction de 25% des aides au maintien dans l’agriculture biologique.
    Élevage : à la botte de la FNSEA.
    Ajournement du rapport de l’ADEME sur une France 100% renouvelable.
    Industrialisation de l’agriculture.
    Retrait de l’écotaxe.
    À peine née, baisse de l’indemnité kilométrique vélo (IKV).
    Silence sur les extensions d’autorisation d’OGM.
    Sivens : La gendarmerie enquête sur la mort de Rémi Fraisse…tué par un gendarme.

    Loi Numérique :
    Opposition à la reconnaissance des Communs par la loi.
    Claviers, OS souverain, interdiction des hyperliens : le ridicule pour toute politique.
    Doublement du budget de Polytechnique, 60M€ d’euros supplémentaires en cinq ans.
    Suppression de la publicité dans les programmes jeunesse : Enterrée.
    Retour sur l’engagement à sanctuariser le budget de la Culture.
    Loi Fioraso (LRU 2) Universités mises en concurrence.
    Mise en place chaotique et inégalitaire des TAP en primaire.
    Le MEN enterre le Logiciel Libre et « vend » les élèves à Microsoft pour 13 M€.

    Réforme du collège :
    Autonomie pour 20% des horaires disciplinaires.
    Mise en concurrence des établissements.
    Baisse des moyens.
    Suppression du Latin, du Grec et des classes bilangues européennes.
    Nominations de complaisance (ex : compagne d’A. Morelle).
    Hollande reproche à Bartolone une campagne trop à gauche.
    Abandon du projet de loi relatif aux incompatibilités applicables à l’exercice de fonctions gouvernementales.
    11 128 Roms évacués de force de leurs campements en 2015.
    Stigmatisation des Roms.
    Fermeture des frontières aux réfugiés syriens (30 000 en 2 ans).
    Carole Delga et Alain Rousset cumulent députation et présidence de région.
    Le Drian cumule les fonctions de ministre et de président de région.
    Loi Macron : Constructions illégales, démolition impossible.
    Laurence Boone, chef économiste à Bank of America, nommée conseillère à l’Élysée.
    Jean-Pierre Jouyet, ministre de Sarkozy, nommé Secrétaire Général de l’Elysée.
    Loi Alur vidée de sa substance.
    Loi Alur : enterrement discret de la Garantie Universelle des Loyers.
    Hollande satisfait du résultat du 1er tour des élections régionales.
    Désistement et appel à voter pour la droite.
    Renoncement au vote des étrangers.
    Appels à la délation (fraude fiscale).
    3 recours à l’article 49.3 en un an.
    Des enfants en zone d’attente aéroportuaire.
    Comptes de campagne : Contrôles pendant 6 mois au lieu de 12.
    Préparation d’une « Alliance », sans PCF ni EEL.

    ROMANE
    Source : http://www.bilan-ps.fr/liste
    http://www.legrandsoir.info/solferiniens-reniements-trahisons-attaques-frontales-contre-le-salaria


  • Emprisonnement en #Sierra_Leone, procès de journalistes en #France, les voix critiques contre Bolloré réduites au silence
    http://survie.org/francafrique/diplomatie-business-et-dictatures/article/emprisonnement-en-sierra-leone-5077

    A la veille d’un nouveau procès intenté par Bolloré contre des journalistes de médias français, des organisations dénoncent l’emprisonnement le 5 février de 6 leaders des communautés locales affectées par les investissements de la SAC , une filiale de Socfin, société liée au groupe Bolloré. Communiqué commun de AFASPA, Confédération Paysanne, International Alliance of Local Communities, GRAIN, Oakland Institute, l’Observatoire pour la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme (FIDH-OMCT), Peuples (...)

    #Diplomatie,_Business_et_Dictatures

    / Bolloré, France, #Justice, Presse, journalisme (en Afrique), Sierra (...)

    #Bolloré #Presse,journalisme_en_Afrique


  • #Semons_La_Biodiversité | Projet de #loi_biodiversité
    http://www.semonslabiodiversite.com/projet-de-loi-biodiversite

    MIJ le 05-01-2016
    AGISSEZ MAINTENANT : examen du texte au #Sénat

    Vous pouvez

    soutenir les amendements prioritaires et complémentaires sur les brevets du collectif qui sont partagés sur le site Parlements et Citoyens : amendement 1 et amendement complémentaire 2. Les deux sont nécessaires !
    télécharger l’ensemble de nos propositions d’amendements en cliquant ICI. N’hésitez pas à les relayer auprès de vos sénateurs avant le 14 janvier, date limite pour le dépôt des amendements.

    Le collectif s’est mobilisé et a proposé à l’ensemble des sénateurs des amendements en vue de l’examen du texte en séance plénière qui débutera le 19 janvier.

    Il est aujourd’hui nécessaire de protéger la biodiversité menacée par

    le brevetage des traits natifs et les nouveaux OGM,
    la généralisation des cultures tolérantes aux herbicides
    par les néonicotinoïdes.

    Il s’agit également dans ce texte en construction de

    demander une application juste et équitable des principes de la Convention sur la Diversité Biologique
    demander une reconnaissance des droits des agriculteurs sur leurs ressources génétiques
    refuser la marchandisation du foncier agricole

    Bilan de la première étape d’examen du texte au Sénat : les commissions

    En juin 2016, nous avons interpellé les sénateurs de la commission Développement Durable et de la commission des Affaires économiques. Les amendements du collectif ont été bien relayés par différents sénateurs et permis que les sujets que nous soutenons soient discutés. Ainsi, des propositions pour limiter les brevets sur les traits natifs émergent et demanderont une discussion en séance plénière.

    Notre mobilisation doit rester constante afin d’éviter que les choix faits sur le brevetage du vivant aboutissent à une solution insuffisante pour effectivement éviter la privatisation du vivant et protéger agriculteurs (et jardinier) des brevets sur le vivant. Dans un document d’analyse et de propositions publié en Août, la Confédération Paysanne, membre de notre collectif, détaille les enjeux en question. La question des brevets a également des implications au niveau européen, le texte a été partagé avec nos partenaires à cette échelle (A télécharger ICI). Les amendements complets du collectif seront bientôt mis en ligne en vue de cette prochaine étape.

    Pour mémoire, lien vers les amendements de juin 2016, du collectif portant des propositions concrètes pour interdire les brevets sur les traits natifs, un soutien aux propositions concernant l’interdiction des cultures de colza et tournesols rendus tolérant aux herbicides et également sur l’interdiction des néonicotinoïdes introduits par l’Assemblée Nationale et un amendement « compensation » sur le foncier : disponibles en cliquant ICI.

    Bilan de la première lecture du texte à l’Assemblé Nationale ( 03-2015 ).

    Les députés ont discuté en mars le projet de loi relatif à la biodiversité en première lecture.

    Ce texte général couvre différents aspects du droit de l’environnement. Il soulève également des questions de société cruciales pour notre souveraineté et sécurité alimentaire à travers les enjeux :

    de menaces de brevetage du vivant,
    de blocage de l’innovation,
    et de respect du partage des avantages liés à l’utilisation des ressources génétiques, en particulier, agricoles.

    C’est pour ces raisons que le Collectif Semons la Biodiversité soutient et reprend pleinement les amendements issus de l’un de ses membres ainsi que ceux de France Liberté.

    Grâce à l’ensemble des membres du collectif et vos soutiens, nous proposions d’amendements ont été bien relayées. ( Cliquez ICI pour télécharger les amendements.)

    Notre mobilisation dans cette première étape de l’examen parlementaire de la loi biodiversité a été fructueuse. Les amendements repris et très débattus sur l’interdiction des brevets sur les traits natifs et ceux sur les VRTH permettent de mettre en lumière des sujets primordiaux pour notre collectif.

    Restons attentifs et continuons cette mobilisation pour porter à présent ces enjeux aux Sénateurs qui sont en train d’étudier le texte.

    Les débats à l’Assemblée Nationale ont permis d’aborder plusieurs sujets qui nous intéressent et qui recoupent les amendements proposés par le Collectif.

    Ainsi, l’examen parlementaire de la loi biodiversité a coïncidé avec le dépôt d’un recours au conseil d’état visant à obtenir un moratoire sur les ventes de semences et la culture de VRTH (Variétés Rendues Tolérantes aux Herbicides), porté notamment par certains membres du collectif Semons la Biodiversité (1) . Une proposition d’amendement visant le même objectif a été présenté par la rapporteure (2) à l’Assemblée Nationale. Le Ministère de l’environnement a saisi l’ANSES (3) à ce sujet et a demandé aux députés d’attendre la réponse et donc de repousser à la deuxième lecture l’étude de cet amendement. Il s’agira donc d’être attentif à l’évolution de ce dossier pour alimenter les débats parlementaires à venir dans le cadre de la loi biodiversité.

    Nos amendements ( n°2, 3 et 7, voir lien ci-dessus) visant l‘interdiction des brevets sur les traits natifs ont été repris par plusieurs députés socialistes, EELV et Front de gauche. Le gouvernement a botté en touche en répondant que cette question devait se gérer au niveau européen. La mobilisation sur ce sujet reste donc primordiale à l’approche de la première lecture au Sénat prévue en juillet. En effet, il est tout à fait possible pour une loi nationale d’aller au-delà de la réglementation européenne pour impulser le changement. Cela a été le cas avec un précédent : « l’exception du sélectionneur » c’est-à-dire la possibilité pour un sélectionneur d’utiliser une ressource brevetée sans en demander l’autorisation au détenteur du brevet a d’abord été introduite dans les lois nationales (en France et en Allemagne) avant d’être reprise dans la réglementation du Brevet Unitaire Européen. Il est donc possible de faire évoluer la position du ministère de l’Agriculture dans notre sens.

    Les questions de la gestion des ressources génétiques agricoles et plus largement de la gestion dynamique in-situ à la ferme (que nous abordions dans nos amendements n°1,5,9 et 10) sont renvoyées aux décrets d’application de la loi COV (4) de 2011. Si un débat parlementaire aurait été souhaitable, il est important de noter que le ministère semble ouvert dans les discussions en cours sur ces décrets.

    Pour info Article paru dans Campagnes Solidaires d’Avril 2015 : » Une loi pour offrir la biodiversité aux marchés financiers » A TÉLÉCHARGER.

    1 pour détails : http://www.semencespaysannes.org/index.php?rubrique_id=115&actualite_id=241
    2 Lien vers ledit amendement : http://ww.wassemblee-nationale.fr/14/amendements/2064/AN/492.asp
    3 Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
    4 Certificat d’Obtention Végétale

    Le calendrier annoncé de la poursuite de l’examen parlementaire :
    – première lecture au Sénat en juillet
    – seconde lecture (Assemblée Nationale et Sénat) à la session d’automne

    En savoir plus

    – Le dossier législatif complet (Assemblée nationale) : cliquez ICI .

    – Le dossier législatif complet sur le site du Sénat : cliquez ICI

    – Site ministère de l’environnement : Cliquez ICI .

    – Lire le texte d’introduction des amendements : à téléchargez ICI.

    Le titre 4 du projet de loi met en place le système d’ « Accès aux ressources génétiques et aux connaissances traditionnelles associées, et partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation » (APA, pour Accès et Partage des Avantages).

    Son objet est donc la mise en œuvre du protocole de Nagoya entré en vigueur le 12 octobre 2014 et signé par la France en 2011 dans le cadre de la CDB (Convention sur la Diversité Biologique). Afin de remplir pleinement les objectifs qui lui sont donnés, le projet de loi Biodiversité ne pas doit non plus omettre l’application d’un texte international spécifique à la biodiversité cultivée : le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture (TIRPAA) que les parlementaires français ont approuvés le 21 février 2005 !

    Les semences et les autres RG (ressources génétiques) utilisées par les paysans (animaux, micro-organismes…) sont le « patrimoine commun des communautés au service de l’humanité ». Les brevets et autres formes de DPI (droit de propriété industrielle) sur le vivant privatisent ce patrimoine commun et privent ainsi les communautés de leurs droits d’usage. Nous sommes en conséquence opposés aux DPI sur le vivant et au partage des avantages qui sont issus de ces DPI, partage qui ne vise qu’à les faire accepter.

    Par contre, le partage des avantages issus de la commercialisation de RG (ressources génétiques) ou de produits qui en sont issus, lorsque ces derniers ne sont pas accaparés par un DPI, est nécessaire. Les entreprises semencières se sont enrichies en utilisant puis en interdisant la commercialisation des ressources génétiques sélectionnées et conservées par les paysans pour développer leurs nouveaux produits (« les semences améliorées). Elles sont redevables d’une immense dette vis à vis des communautés.

    La souveraineté des communautés sur leurs RG et leurs connaissances associées apparaît comme une nécessité comme celle des États en opposition au pillage organisé par la notion de « patrimoine commun de l’humanité ». Cette notion permet en pratique à tout un chacun d’utiliser les ressources génétiques et les savoirs associés entretenues par les communautés en estimant qu’elles sont « communes » sans en reconnaître l’existence et surtout l’apport. L’obligation de consentement préalable, avant l’utilisation d’une RG, est également un outil nécessaire et utile pour lutter contre la biopiraterie.

    La reconnaissance des « connaissances, innovations et pratiques des communautés » paysannes développées aujourd’hui sur tout le territoire français, métropolitain tout autant qu’ultra-marin, est essentielle pour freiner la confiscation par les DPI des bases de l’agroécologie paysanne : sélections et productions paysannes de semences, d’animaux ou de micro-organismes composants les préparations naturelles destinées aux soins des plantes et des animaux ou aux productions fermières (fromagers, pains, vins et autres produits fermentés…).

    #citoyenneté #écologie #semences #paysannerie #agroécologie


  • Sortir de l’état d’urgence !
    http://lenumerozero.lautre.net/article2965.html

    « Face à l’état d’urgence, nous ne céderons pas ! » : 13 associations et syndicats (la CGT, la FSU, Solidaires, La Confédération Paysanne, RESF, la Ligue des Droits de l’Homme, les Réseaux citoyens de St-Etienne, Al Qalam, les Faucheurs volontaires, les Jeunes et étudiants communistes, BDS St-Etienne, (...) — Mobilisations, MOBILISATIONS - LUTTES, UNE, http://reseauxcitoyens-st-etienne.org/article.php3?id_article=3186



  • Agriculture : Pourquoi tous les paysans bretons n’iront pas à Paris
    http://www.20minutes.fr/rennes/1677147-20150901-agriculture-pourquoi-tous-paysans-bretons-iront-paris

    Ce mardi midi, une vingtaine d’agriculteurs était ainsi rassemblée sur la place de l’Hôtel de ville à Rennes pour une distribution de lait. « Nous n’irons pas à Paris car nous dénonçons le modèle agricole prôné par la FNSEA. Ce système est à bout de souffle et cela depuis près de trente ans. Il ne fait que créer du chômage et de la précarité dans le monde paysan », assure Jean-Sébastien Piel, membre de la Confédération Paysanne en Ille-et-Vilaine.
    « On va droit dans le mur avec cette industrialisation de l’agriculture »

    Producteur de porcs à Saint-Pern en Ille-et-Vilaine, il entend défendre un autre modèle agricole, « plus raisonné, plus autonome et plus économe ». « Je me bats pour redonner du sens à ce pourquoi on est paysans », assure le producteur, qui vend sa viande porcine à la ferme et dans les circuits de restauration collective entre 9 et 10 euros le kilo. Un prix bien supérieur à celui de 1,40 euro fixé au marché du porc breton à Plérin. « De toute façon, il y a déjà une surproduction de porcs en Bretagne et on demande aux éleveurs de produire encore plus. C’est un système industriel qui ne survit que grâce aux subventions, il faut vraiment en finir avec ça », dénonce-t-il.

    • Le plan de Xavier Beulin qui va faire disparaitre les petits paysans
      http://reporterre.net/Le-plan-de-Xavier-Beulin-qui-va-faire-disparaitre-les-petits-paysans

      Et puis, même si le gouvernement donne les trois milliards d’euros demandés, où iront-ils ? Pas aux petits producteurs, assure le paysan : « Il y a toujours des seuils d’exclusion. Par exemple, il y a quinze ans, sur mon département il y a eu des aides pour les éleveurs en difficulté financière. Nous étions 250 producteurs. Les huit plus gros ont empoché 51 % de l’enveloppe d’aides. Dedans, il y avait des présidents de syndicats et de coopératives. Ils s’étaient servis. Voilà leur philosophie : ils pensent que les petits producteurs n’ont pas d’avenir donc que cela ne sert à rien de les aider. »

      Moins de charges, moins de normes environnementales

      Autre cheval de bataille de la FNSEA, les normes environnementales, dénoncées comme plus sévères en France qu’ailleurs. Xavier Beulin a plaidé pour leur suspension pendant un an. « Sur les directives européennes oiseaux, nitrates, habitat, la France fait plus que ce que demande l’Europe », déplore la vice-présidente de la FNSEA. La bête noire du syndicat est l’obligation d’enquête publique pour ouvrir un élevage de taille importante. Le gouvernement a déjà allégé la procédure pour les porcs et les volailles. « Il faut le faire pour les bovins maintenant », demande-t-elle. La FNSEA réclame aussi un assouplissement des règles pour la création de réserves d’eau et l’irrigation. Côté pesticides, elle souhaite que la France cesse de réduire la liste de ceux autorisés.

      « Si un tel moratoire est mis en place, les conséquences pourraient être dramatiques, s’inquiète Laurent Pinatel à la Confédération paysanne. Si l’on suspend la directive nitrate, c’est une autorisation à polluer plus, à détruire les sols. Le jour où l’on n’aura plus qu’un sol mort pour cultiver, on ne pourra plus compter que sur les produits chimiques pour le nourrir. On sera à la merci de l’agriculture industrielle. »


  • « Territoires perdus de la République » : dans le 9-3 ou les campagnes ? (Journal d’un prof d’histoire)
    http://blogs.rue89.nouvelobs.com/journal.histoire/2015/07/23/territoires-perdus-de-la-republique-dans-le-9-3-ou-les-campag

    Avec ce curieux sentiment qui laisse comme un malaise : l’appel au respect des règles, à la primauté du droit, ce ne serait donc valable que pour les élèves ?
    […]
    Depuis les attentats de janvier, l’école est la cible d’une remise en cause obstinée venant d’un peu partout, des médias comme des politiques, visant à lui faire porter la responsabilité d’une sorte de délitement moral collectif dont l’aspect le plus voyant résiderait dans l’oubli des sacro-saintes « valeurs de la République ».
    […]
    Après tout, alors que les forces de l’ordre brillent par leur absence ou leur serviabilité pour les éleveurs de la FNSEA, il s’est quand même trouvé, l’autre nuit, dans la région rennaise, quelques gendarmes pour partir à la traque d’Oyunaa et de ses deux jeunes enfants menacés d’expulsion vers la Mongolie. Ou encore, la veille, pour expulser une cinquantaine de Roms de leur campement à Bobigny. Les gendarmes étaient également très présents, à Sivens, en octobre, lors de la mort de Rémi Fraisse. La République, grande dame, a ses priorités, des valeurs à défendre…
    […]
    Nos élèves, bien sages en comparaison, ne manqueront sans doute pas de s’interroger sur cette étonnante indulgence concédée à une petite partie du corps électoral, une dérive clientéliste qui fait faire à la République le grand écart entre ses principes affichés et son action : respect des règles, de la loi, du bien commun, interdiction de la violence.
    Une obligation uniquement valable pour les jeunes ? Leur interrogation sera d’autant plus légitime que certains d’entre eux, constamment stigmatisés pour leur appartenance supposée à des quartiers dits « sensibles », des zones de « non-droit », ont à juste titre le sentiment que la loi n’est décidément pas la même pour tout le monde.

    #éducation #éducation_civique #exemplarité #violence #valeur_de_la_République #respect_des_règles

    • très riche en tag ce texte !
      #charlie #ZAD #FNSEA #police #gendarmes #nation #nationalisme #racisme #domination #oppression #colonialisme

      J’ai mon prisme de lecture très axé sur le genre alors ca me frappe dans ce texte. La FNSEA incarne pour moi une sorte de virilité très franchouillarde et cette virilité est défendu par l’etat qui est une entité très patriarcale et viriliste. Et les enfants des classes socio-economiques les plus pauvres et aussi racisés sont eux durement réprimé, ainsi que les femmes avec le voile. Ils sont les boucs-émissaires que l’etat utilise pour que les virils sous-chiens et sous-chienne puissent se défoulé des effets de la crise economique. Il y a aussi la réactivation d’une idée de nation (#identité_nationale disait foutriquet), les" jeunes ds cités " ne sont pas Charlie et on va les chasser et les punir aussi bien par la police, gendarmerie mais aussi par l’école et les agressions commises par les citoyens qui ont explosé depuis janvier.

      On pourrait faire un joli tableau a deux colonnes :

      Bon - Mauvais
      Hommes - femmes & enfants
      Flics - Racailles
      FNSEA - Banlieusard·e·s
      Blanc·he·s - racisé·e·s
      Français·es - Musulman·ne·s
      Souschien·nes - Immigré·e·s

      c’est pas nouveau mais le niveau de décomplexion à afficher ca est élévé. Meme plus besoin d’un ministère de l’identité national, c’est l’education nationale qui fait le job ainsi que les autres ministères mais là on parle de l’ecole.

    • Très intéressante cette grille de lecture @mad_meg. ça donne aussi une explication autre qu’économique au fait que la FNSEA prône une agriculture toujours plus mécanisée et des regroupements d’exploitations, alors que rationnellement ça n’a pas de sens en terme de productivité. Leurs adversaires de la Confédération Paysanne ont montré comment il est possible de faire vivre plus de producteurs sur des fermes plus petites tout en produisant autant et en polluant moins. Et plusieurs rapports (entre autres de la FAO) ont montré que les petites fermes sont plus productives que les grosses.
      Mais leur imaginaire est pétri de ces valeurs de « c’est qui qu’a la plus grosse » : la plus grosse exploitation, les plus grosses machines etc. Tout ce qui ne va pas dans ce sens est pour eux soit « arriéré » (c’est risible mais ils le croient vraiment par exemple pour la Confédération Paysanne) soit sauvage et chevelu et déshumanisé (et qu’il convient donc de chasser #manche_de_pioche cc @odilon), soit effeminé (ce qui dans leur ordre des choses est péjoratif).

    • C’est ce dont parlent les Bourguignon, plus violemment d’ailleurs : les mecs de l’agro-industrie « violent la terre en enfonçant toujours plus profond leur gros engins..., etc ». Je n’ai hélas pas encore eu le temps d’approfondir la question du genre dans l’agriculture mais grosso modo, les femmes sont nettement plus enclines à pratiquer des agricultures paysannes que les hommes. Côté pouvoirs publics, c’est une constante, en agriculture mais pas seulement, en France mais pas seulement, se sont les projets à dimensions industrielles qui séduisent les élus. Peu importe ce que cela sous tend, il faut que ce soit gros, que ça se voit de loin. Idem pour les banques (sans doute pour des raisons plus terre à terre) ils aideront à financer les gros projets mais le petit agriculteur lui, ramera pour mener à bien son projet.

    • Je croi que c’est Delphy qui a étudié le sujet, mais il me semble que les femmes agricultrices sont encore plus particulièrement lourdement discriminées car leur #travail non domestique et reproductif est aussi accaparé par le conjoint. Et les #agricultrices n’ont généralement aucun statu administratif et ne bénéficient de rien sans le bon vouloir de leur conjoint.
      Pour Delphy et ses recherches sur les agricultrices, j’en ai entendu parlé ici dans la conférence qu’elle donne à l’institut Emilie du Chatelet pour présenter son parcours. C’est une super conférence si vous l’avez pas vu je la recommande. La partie sur les agricultrices commence à 20:30 et elle parle de la formation de #castes raciales en France autour de la question du voile, ce qui me semble ramener à la question du rôle de l’école pour former ces castes. c’est à 1:01:26

      http://www.dailymotion.com/video/xmydhg_conference-de-christine-delphy-8-octobre-2011_school

      Et par rapport aux machines, l’accès aux machines est un privilège masculin et un des moyens de domination. Les outils qui sont fait pour les tâches dévolus aux femmes sont plus rudimentaires et moins performants que ceux que se réservent les hommes. Ils évoluent aussi moins vite et moins souvent.
      J’ai pas encore lu mais je met ici ce que je trouve sur les #outils, les #machines, la #technique et le #genre.
      – Paola Tabet, La Construction sociale de l’inégalité des sexes. Des outils et des corps https://lhomme.revues.org/6470

    • @koldobika tout à fait d’accord avec ta remarque sur le mot racaille.
      J’en ai profité pour aller voire la défintion et l’etymologie de ce mot et c’est une insulte classiste.
      http://www.cnrtl.fr/definition/racaille

      Péj. Partie du peuple la plus pauvre, considérée comme la plus méprisable . Synon. canaille, populace.C’est le bouleversement de tout ; la racaille va maintenant à la cour... Les seigneurs sont confondus parmi les va-nu-pieds (Erckm.-Chatr., Hist. paysan, t. 1, 1870, p. 196).Qu’ai-je côtoyé de plus repoussant que ce quartier de ville bâti (...). La racaille n’émergeait de ces profondeurs spongieuses que pour s’injurier d’une voix usée et sans colère véritable (Saint-Exup., Citad., 1944, p. 537).
      − P. ext. [S’emploie pour désigner de façon très méprisante un ensemble d’individus] Synon. crapule (vieilli), fripouille (vieilli).La racaille bourgeoise, révolutionnaire. C’est Masson (...) qui amène toute cette petite racaille académique ! (Goncourt, Journal, 1887, p. 641).Les notaires ? D’la racaille ! Des mecs qui prennent cent sous pour vous écrire deux lignes... (Benjamin, Gaspard, 1915, p. 94).Il leur fallait quelqu’un à qui s’en prendre, quelqu’un qu’on pourrait haïr sans danger (...) ceux qu’on appelait les dissidents, les réfractaires, les patriotes ou simplement les jeunes... la résistance, ce ramassis de vauriens, cette racaille, ces bandits, la résistance, que le diable l’emporte ! (Triolet, Prem. accroc, 1945, p. 410).
      − Rare
      ♦ Une racaille de + subst.Synon. une meute de.[Les] logeuses, [les] concierges, (...) toute une racaille de gens sinistres (Miomandre, Écrit sur eau, 1908, p. 197).
      ♦ [Désigne un, des individu(s)] Synon. de canaille.Ils ont mis une machine derrière le mur, ces racailles ! (Zola, Assommoir, 1877, p. 788).
      Prononc. et Orth. : [ʀakaj], [ʀakɑ:j]. Martinet-Walter 1973 [-a-], [-ɑ-] (14, 3). Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. Ca 1140 rascaille agn. (Gaimar, Estoire des Engleis, éd. A. Bell, 1822). Terme originaire des dial. agn. et norm. (supra, FEW t. 10, p. 89a et M. Nezirović , Le Vocab. ds deux versions de Roman de Thèbes, p. 140), dér., à l’aide du suff. péj. -aille , d’un *verbe *rasquer (cf. a. prov. rascar « râcler », Moissac, xves. ds Levy Prov.) corresp. à un a. fr. *rachier ; *rasquer est issu d’un lat. vulg. *rasicare « raser » (également att. par le cat. esp. port. rascar, vénit. lomb. raskar, REW3n o7074), fréquentatif formé sur rasus, part. passé du class. radere (d’où, également le dér. *ras(i)c(u)lare, v. raser). Fréq. abs. littér. : 84. Bbg. Dub. Pol. 1962, p. 395.

    • Je trouve que tout ca met bien en valeur le fait que les différents systèmes de dominations sont intermêlés en une sorte de meta-systhème, en ce moment j’appel ca #patriarKKKapitaloKKKolonialisme histoire de faire un tag pratique à utilisé :p
      Ce jeu de mot avec KKK n’est pas de moi, je l’ai vu sur des sites anarco-féministes et ca m’avais bien plu.
      Le dessin que je fait en ce moment parle un peu de ca. Je met un détail avec une photo moche de mon cru.


      #shamless_autopromo oh et puis j’ai mon tag perso grâce @intempestive #mad_meg ?

    • je reviens sur le texte de Paola Tabet ; La Construction sociale de l’inégalité des sexes. Des outils et des corps
      https://lhomme.revues.org/6470

      Paola Tabet élargit alors le débat. D’après elle, toute nouvelle technique plus sophistiquée ou perfectionnée est aussitôt confisquée par les hommes. Ainsi, chez les Baruya, l’introduction des outils en fer ou en acier a permis aux hommes d’améliorer leur travail et de gagner du temps, tandis que les femmes continuent à utiliser le bâton à fouir et les filets pour le transport et travaillent encore plus en raison de l’extension des terres cultivées (p. 59). Mais les hommes se sont-ils approprié ces nouvelles techniques parce qu’elles sont plus perfectionnées ou parce qu’il s’agit d’outils-armes ? À l’appui de sa thèse, l’auteur donne des exemples d’amélioration d’objets qui ne sont pas des armes. Dès qu’un progrès technique est introduit, les hommes s’attribuent l’instrument, affirme-t-elle. C’est le cas du moulin à vent ou à eau qui a remplacé la meule manuelle. C’est le cas du métier à tisser à pédales ou du tour de potier. Malheureusement, dans cette partie (pp. 62-68), les éléments statistiques manquent pour étayer la démonstration. Or, des exemples isolés ne peuvent servir de preuve. L’introduction de l’électroménager en Occident n’a pas vraiment incité les hommes à faire le ménage, la lessive et la vaisselle. Elle a par contre allégé les tâches domestiques des femmes, leur permettant d’y ajouter du travail salarié à l’extérieur. En d’autres termes, il s’est passé pour les femmes en Occident ce qui s’est passé pour les hommes baruya.

      Patrick Kaplanian qui a écrit ce résumé me semble manquer sa cible lorsqu’il prend l’exemple de électroménager en Occident. Électroménager domestique à destination des femmes est peu performant par rapport aux machines « professionnelles » qui sont celles utilisé par les hommes (souffleuses à feuilles, piano de cuisine des chef, cireuse dans les grandes surfaces qui ressemble à des tracteurs, nettoyant ménager plus efficace ...). Tout cela est bien sur plus polluant.

      Et aussi ce me fait pensé à la #pollution des cours d’eau aux œstrogènes qu’on impute aux femmes parce que quant on dit œstrogène on pense femmes, alors qu’en fait ces pollutions sont causé par les pilules que les agriculteurs donnent aux animaux et qui servent à augmenter la rentabilité et sont dosé pour des éléphantes. Ce qui permet au #Vatican (ou VatiKKKan ^^) de faire une attaque contre les femmes alors que les pollueurs sont les machos de la FNSEA.
      http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/01/05/le-vatican-denonce-les-effets-devastateurs-de-la-pilule-sur-l-environnement_
      C’est @anne qui m’avait expliqué cela

      ici avec l’exemple néerlandais, il est dit que la pollution hormonale des eaux est un peu provoqué par les déjections humaines mais que la pollution casé par l’élevage est 10 fois plus importante.
      http://www.iksr.org/uploads/media/Rapport_CIPR_186f_01.pdf

      Bien sur le Vatican va pas faire la leçon a ses meilleurs clients et préfère comme a son habitude pourrir les femmes.
      https://www.youtube.com/watch?v=4nRu4FnXpMw

    • « J’peux pas encaisser les drapeaux
      Quoi qu’le noir soit le plus beau.
      La Marseillaise, même en reggae,
      Ça m’a toujours fait dégueuler.

      Les marches militaires, ça m’déglingue
      Et votr’ République, moi, j’la tringle
      Mais bordel ! Où c’est qu’j’ai mis mon flingue ? »

    • Le sous-équipement technologique constant des femmes par rapport aux hommes révèle que les tâches sont dévolues aux femmes en fonction des outils, et non l’inverse. Les instruments de production-clés sont tenus par les hommes

      Nicole-Claude Mathieu, L’anatomie politique


  • Décès. Michel Tarin, syndicaliste paysan, est mort vendredi soir
    http://www.ouest-france.fr/deces-michel-tarin-syndicaliste-paysan-est-mort-hier-soir-3596927

    Michel Tarin, pilier de la lutte contre le projet de Notre-Dame-des-Landes et membre fondateur de la Confédération Paysanne, est décédé des suites d’une leucémie.

    Paysan retraité, syndicaliste paysan, Michel Tarin était l’un des membres fondateurs de la Confédération Paysanne.

    Au centre de la mobilisation contre le projet de Notre-Dame-des-Landes, il avait aussi contribué à la lutte contre le projet d’extension du camp militaire du Larzac, au début des années 1970. Il avait participé aux luttes foncières en Loire-Atlantique, et à l’oppposition aux projets de centrales nucléaires à Plogoff ou dans l’estuaire de la Loire.

    En 2012, Michel Tarin avait effectué 28 jours de grève de la faim, ce qui avait persuadé le président de la République François Hollande de s’engager à attendre la fin des recours concernant le projet d’aéroport avant de débuter les travaux.

    Le fils, et petit-fils d’agriculteurs, est décédé vendredi soir, à 68 ans, d’une leucémie.

    « La lutte de Notre-Dame-des-Landes est en deuil », a écrit l’Acipa, l’association citoyenne anti-aéroport

    Une cérémonie d’adieu aura lieu mardi 4 août, 13h30, salle Simone-de-Beauvoir, à Treillières.

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    Notre-Dame-des-Landes Michel Tarin, figure de la lutte anti-aéroport est décédé
    http://www.presseocean.fr/actualite/notre-dame-des-landes-michel-tarin-figure-de-la-lutte-anti-aeroport-est-

    De Cheix-en-Retz au Larzac
    Repéré très jeune par le leader paysan et député Bernard Lambert, Michel Tarin s’est engagé dans les années 70 dans les luttes foncières et notamment contre l’expulsion de la famille Pellerin à Cheix-en-Retz. Il a également été l’un des farouches opposants au projet d’extension du camp militaire du Larzac (Aveyron) et a participé à ce titre à « la marche des bâtons », vers Paris en 1978.

    #NDDL


  • FNSEA : « Qui sème le vent,... » - fedetlib.overblog.com
    http://fedetlib.overblog.com/2015/07/fnsea-qui-seme-le-vent.html

    La morgue des dirigeants de la FNSEA, et de bon nombre de ses militants, à l’égard de celles et ceux qui, comme à la Confédération Paysanne, militent activement pour un modèle de production et de consommation plus humain et plus écologique, donne la mesure des dégâts provoqués par la pensée dominante chez certains esprits faibles plus enclins à la violence qu’à la réflexion.


  • Nous serons à Amiens en soutien des 9 de Confédération Paysanne
    http://endehors.net/news/nous-serons-a-amiens-en-soutien-des-9-de-confederation-paysanne

    Nous serons à Amiens en soutien des 9 de @ConfPaysanne Et vous ? Il reste des places en bus ! https://t.co/zArFupCtI8 pic.twitter.com/KxeAWP4F61 Attac France (@attac_fr) 16 Juin 2015 — Actualité


  • Spéculation foncière sur terres agricoles
    http://mediabask.naiz.eus/eu/info_mbsk/20150430/notaires-ne-detournez-pas-nos-terres

    Une trentaine de personnes se sont réunies ce matin, jeudi 30 avril, devant le bureau du notaire Me Fagoaga situé à Saint-Jean-de-Luz. Le syndicat ELB [Confédération Paysanne NdT], Lurzaindia, les Amap, le collectif Lurra ta Etxebizitza et la ville d’Ascain étaient présents sous le slogan de « Notaires ne détournez pas nos terres ! ».

    Une colère provoquée par une transaction récente, la goutte qui a fait déborder le vase. A Ascain, un terrain de 6 300m² a été vendu à plus de 721 700 euros. Le terrain en question était une terre productive, propriété d’un maraîcher. L’acquéreur, un résident secondaire d’Ascain. Le notaire a gagné six mille euros de plus que s’il avait traité la vente d’un terrain agricole et la SAFER se voit dans l’impossibilité d’intervenir dans le processus d’acquisition.

    Effectivement, le notaire a vendu le terrain au titre de « nue propriété », sur lequel la SAFER n’a plus de droit. La loi d’Avenir Agricole ne reconnaît le droit de préemption de la SAFER que dans le cas où celle-ci est ou envisage d’être propriétaire de l’usufruit.

    La vente d’Ascain n’est pas isolée. La vente de la nue propriété de terrains agricoles est un fait fréquent qui a eu lieu à Ayherre, Arbonne ou encore Biriatou, d’après ELB. Des zones où la demande d’installation de jeunes agriculteurs ou maraîchers est grande, mais le foncier rare.

    Les manifestants dénoncent la responsabilité du notaire et du maraîcher qui, par la vente spéculée du terrain, contribuent à l’augmentation du prix de la terre et appauvrissent l’avenir des habitants du secteur.

    #accaparement #urbain_diffus #ruralité #déménagement_du_territoire #Pays_Basque


  • La ferme-usine des 23 000 cochons suscite la révolte en Vendée
    8 avril 2015 / Barnabé Binctin (Reporterre) - Les Sables d’Olonne (Vendée)
    http://www.reporterre.net/La-ferme-usine-des-23-000-cochons

    Des associations de défense de l’environnement aux côtés du syndicat de la Confédération Paysanne, des militants d’ATTAC et d’EELV en compagnie d’élus locaux marqués (très) à droite, des ostréiculteurs ou de simples riverains… Ils étaient près de 1 500 à défiler, samedi 4 avril, aux Sables d’Olonne – un appel « plus que largement entendu » selon Ouest France, qui a réalisé une vidéo de la manifestation.

    #ferme_usine #porcs #Poiroux


  • Raymond Leduc : une autre vision de l’agriculture
    http://www.eauxglacees.com/Raymond-Leduc-une-autre-vision-de

    Ancien secrétaire national et porte-parole de la Confédération Paysanne, Raymond Leduc, agriculteur installé en Essonne, nous avait reçu chez lui en 2004. Après Sivens et les exactions des milices du syndicat agricole majoritaire, son témoignage atteste que le pire n’est pas toujours sur, qu’une partie du monde paysan a depuis toujours opté pour la République, et qu’une autre agriculture est possible. Raymond Le Duc se souvenait qu’au début du mois de mai 68, adolescent, il avait accompagné son père, (...)