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  • #CETA #Canada La peur des gens qui viennent poser des questions dérangeantes, Même Marine Le Pen est venue au Québec ! Le Devoir, 13 octobre 2016, Boris Proulx - Avec La Presse canadienne

    Le refus de l’entrée au pays, plus tard révoqué, du député au Parlement européen et militant écologiste José Bové soulève la question du « profilage politique » aux frontières canadiennes. Les organisations qui ont invité M. Bové se demandent maintenant si ce curieux volte-face de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a à voir avec la visite à Montréal du premier ministre français, Manuel Valls, prévue jeudi.
     
    José Bové a finalement été accepté au pays mercredi. Le « revirement de situation » dans son dossier lui laisse désormais le droit de rester de ce côté-ci de l’Atlantique pour une durée de sept jours, moyennant des frais administratifs de 200 $. Comble de l’ironie, M. Bové a appris la nouvelle au moment de sa conférence de presse, dans laquelle il accusait le gouvernement de Justin Trudeau de vouloir le museler à cause de son opposition au traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne.
     
    Une année de refus
     
    Le député européen, qui est aussi éleveur de brebis et fromager, croit que des raisons politiques ont justifié son rejet du pays. « Nous sommes à quelques semaines d’une ratification, ou pas, de l’Accord [économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne], et le Parlement européen est partie prenante puisqu’il doit le voter. Eh bien, voilà qu’un de ses membres […] n’a pas le droit de se rendre dans le pays avec lequel on doit normalement avoir un accord. J’ai envie de poser la question à M. Trudeau : “Quelle mouche vous a piqué ?” »
     
    Les responsables des organismes qui ont invité M. Bové au pays s’expliquent mal que l’eurodéputé soit traité de la sorte. Nathalie Guay, responsable des relations internationales à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), fait un rapprochement avec le dossier du rejet de visas de délégués altermondialistes au moment du Forum social mondial (FSM), en août. La CSN a dénombré environ 500 participants qui n’ont pu participer au forum puisque butés à un rejet de leur visa par Ottawa . « Quand on voit ce qu’on demande aux gens qui viennent, on voit que le Canada a peur que les pauvres s’installent ici, et peur des gens qui viennent poser des questions dérangeantes. » À son avis, cela constitue du profilage politique.
     
    « Même Marine Le Pen est venue au Québec, mais on ne veut pas que des critiques de l’accord de libre-échange viennent au Canada » , s’insurge Sujata Dey, du Conseil des Canadiens. Pierre-Yves Serinet, du Réseau québécois sur l’intégration continentale (RQIC), croit que la notoriété de son invité a posé problème. « C’est quelqu’un de connu, une voix critique, qui vient alors que nous [les opposants à l’AECG] n’avons pas réussi à percer le débat public au Québec. »
     

    Refusé pour des actions militantes
    http://www.ledevoir.com/politique/canada/482027/jose-bove-pourra-rester-au-canada

  • Savent-ils que c’est Noël... à Detroit ?
    http://www.eauxglacees.com/Savent-ils-que-c-est-Noel-a

    Ce Noël, une organisation canadienne - le Conseil des Canadiens - a produit une parodie de la chanson Do They Know It’s Christmas ? enregistrée par Band Aid en 1984 pour lutter contre la famine en Éthiopie, afin de se montrer solidaires de la population de la ville de Detroit, aux États-Unis, durement touchée par des coupures d’eau courante. Le Conseil des Canadiens reprend à son compte la chanson pour sensibiliser les gens à cette crise humanitaire, où des dizaines de milliers de personnes sont (...)

  • Ces accords de #libre-échange qui s’attaquent à l’#environnement
    http://alter-echos.org/les-peuples-avant-la-finance/ces-accords-de-libre-echange-qui-sattaquent-a-lenvironnement

    Depuis quelques années, l’#Union_Européenne multiplie les négociations et la signature d’accords de libre-échange et d’#investissement avec de nombreux pays de la planète. A l’occasion de l’ouverture des négociations avec les #Etats-Unis, Alter-Echos (www.alter-echos.org) a décidé d’interroger Stuart Trew du Conseil des Canadiens, témoin privilégié des négociations en cours entre l’Union européenne et le #canada mais aussi des effets de l’Accord de libre-échange nord-américain entré en vigueur le 1er janvier (...)

    #Les_peuples_avant_la_finance #ALENA #AMI #arbitrage #climat #démocratie #Développement_durable #droits_sociaux #fracking #fracturation_hydraulique #gaz_de_schiste #hormones #investisseurs #néolibéralisme #OGM #opacité #pétrole_de_schiste #réglementation #sables_bitumineux #transparence

    • Pour un peu, on oublierait presque que si tous les canardsdu sud-ouest sont gavés au maïs transgénique français des Landes, c’est à l’Europe, et aux ministres écologistes de l’époque que nous le devons.

      Commençons par quitter l’Europe avant de prétendre faire de l’écologie en y restant.

  • Quand les investisseurs s’estiment « expropriés » par les réglementations environnementales et sociales - Loi néolibérale - Basta !
    http://www.bastamag.net/article3074.html

    En droit néolibéral, toute opposition au gaz de schiste – et pourquoi pas demain aux OGM, aux pesticides ou aux perturbateurs endocriniens – pourraient donc être considérée comme un « caprice ».

    En vertu de l’accord entre l’Europe et le Canada, une société canadienne pourrait donc contester ce type de moratoire ou d’interdiction dans un des États de l’Union européenne [3]. Selon le Conseil des Canadiens, « il est alarmant que les traités d’investissement puissent entraver le droit d’une communauté à dire non à la fracturation hydraulique ou à d’autres méga projets qui taxent la terre et l’eau pour le bien du profit, et non pour le bien public ».

    Les investissements mieux protégés que les citoyens ?

    L’Accord UE-Canada prévoit également d’intégrer une disposition de « protection des investissements ». Celle-ci inclut un mécanisme d’arbitrage permettant à une entreprise de poursuivre directement un État ou une collectivité locale en Europe ou au Canada, si une réglementation la prive des bénéfices escomptés. Seule condition : disposer d’une filiale au Canada si l’on souhaite poursuivre un pays européen. Total, possédant une filiale au Canada et ayant investi dans l’exploration des gaz de schiste en France, pourrait donc poursuivre la France. Chevron, ExxonMobil ou Shell, qui détiennent et exploitent des concessions de gaz de schiste en Europe, pourraient eux-aussi assigner un État européen devant les tribunaux.

    Et quels sont ces tribunaux ? Qui est habilité à juger d’une « expropriation indirecte » ou d’un traitement « injuste et inéquitable » ? Les litiges sont enregistrés auprès du CIRDI, un organe de la Banque Mondiale qui administre ces différends. Ces derniers sont ensuite jugés par des tribunaux d’arbitrage internationaux privés. Peu connue du grand public, cette véritable « industrie juridique » enrichit un petit cercle de cabinets juridiques, d’arbitres, d’avocats et de bailleurs de litiges qui profitent grassement des poursuites juridiques entamées contre les gouvernements. Certains cabinet font payer leurs prestations 1000 dollars (US$) par heure et par avocat ! [4]. Peu étonnant, dans ces conditions, que les « arbitres » adoptent en permanence une interprétation de la notion d’investissement favorable au plaignant (la multinationale), comme le montre un rapport. Une compagnie comme Total pourrait ainsi obtenir le versement de millions d’euros à titre de dédommagement.

    #gaz_de_schiste #néolibéralisme

    • pour le bien du profit, et non pour le bien public

      c’est un concept qu’on a déjà expérimenté par chez nous : l’Etat français, garant de l’intérêt général, agissant sous mandat à peu près démocratique, doit régulièrement se plier à l’autorité européenne ou aux accords commerciaux internationaux et renoncer à ses propres décisions, voir se faire imposer des sanctions pour dédommager le manque à gagner des investisseurs..
      Un exemple hallucinant était la « réparation fiscale » de l’Etat français pour des investisseurs étrangers il y a peu de temps : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/06/22/20002-20120622ARTFIG00682-une-facture-de-42milliards-pour-les-francais.php ?

      Mais ces clauses protégeant les investisseurs au frais des contribuables ne datent pas d’hier. Je crois me souvenir qu’on les dénonçait déjà au temps des grandes messes de l’OMC fin des 90’s.

      Tiens je viens de retrouver cela, le caricatural AMI qu’on a réussi à à l’époque à foutre à la porte, mais qui est revenu ensuite par la fenêtre...
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_multilat%C3%A9ral_sur_l'investissement

      Ci-dessous, la liste non-exhaustive des critiques faites à ce projet qui permettait :
      à une multinationale d’assigner en justice des gouvernements pratiquant le protectionnisme ou la préférence nationale, établissant des différences de traitement suivant la nationalité de l’investisseur ou créant des conditions de concurrence déloyale ;
      à une entreprise de tenir le gouvernement pour responsable de toute entrave à son activité (ex : manifestations, grèves…) ; l’État se retrouve donc le responsable légal et est obligé d’indemniser l’entreprise.[réf. nécessaire]

  • L’agenda de l’eau risque d’être détourné par de grandes entreprises
    http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=7432

    ... les Nations Unies commémoreront 2013 comme l’Année internationale de la coopération pour l’eau (IYWC).

    ...

    Maude Barlow, présidente du Conseil des Canadiens et une ancienne conseillère principale sur l’eau du président de l’Assemblée générale de l’ONU de 2008 à 2009, prévient que l’agenda des Nations Unies sur l’eau risque d’être détourné par de grandes entreprises et conglomérats d’eau.

    « Nous n’avons pas besoin que les Nations Unies fassent la promotion de la participation du secteur privé sous le couvert d’une ’coopération’ plus grande alors que ces mêmes entreprises forcent leur chemin dans les communautés et font d’énormes profits à partir du droit fondamental à l’eau et à l’assainissement », a déclaré Barlow à IPS.

    En cette période de pénurie et de crise financière, a-t-elle dit, « nous avons besoin que les Nations Unies veillent à ce que les gouvernements s’acquittent de leurs obligations de fournir des services de base au lieu de les céder aux sociétés transnationales ».

    ...

    Barlow a déclaré à IPS que de grandes sociétés d’eau ont gagné en influence dans presque toutes les agences travaillant aux Nations Unies.

    Le ’CEO Water Mandate’, une initiative du secteur public-privé lancée par les Nations Unies en juillet 2007 et conçue pour aider les entreprises dans le développement, la mise en œuvre et la divulgation de politiques et pratiques durables de l’eau, met des sociétés comme Nestlé, Coca-Cola, Suez et Veolia directement dans une position d’influence sur la politique mondiale de l’eau et présente un conflit d’intérêts clair, a-t-elle expliqué.

    « Les entreprises privées à but lucratif ne peuvent pas défendre l’intérêt public s’il est incompatible avec leur ligne de fond », a souligné Barlow, qui est également fondatrice du Projet planète bleue.

    Même le Rapport mondial sur le développement de l’eau est désormais recommandé par un groupe industriel sur « les affaires, le commerce, la finance et l’implication du secteur privé », a-t-elle ajouté.

    ...

  • Libérons l’ONU de la capture industrielle ! - France Libertés
    http://www.france-libertes.org/Liberons-l-ONU-de-la-capture.html

    La Conférence des Nations Unies sur le développement durable (CNUDD), Rio +20, approche à grands pas. En juin cette année, les représentants de Gouvernements du monde entier passeront un accord sur une déclaration qui
    est censée répondre et proposer des solutions aux multiples crises auquel notre monde fait face aujourd’hui, notamment sur des questions comme l’énergie, l’alimentation, le climat et la finance.

    Cependant, ce qui transparaît des négociations préparatoires ne va pas du tout dans la bonne direction. Le document préparatoire à la base des négociations (aussi appelé « draft zéro ») renforce le rôle de l’industrie en tant que promoteur de la soi-disant « économie verte », mais échoue complètement à traiter du rôle de l’industrie dans la création des crises financière, climatique, alimentaire et autres. Au lieu de discuter des mesures qui serviraient l’intérêt public, l’ONU et ses Etats membres se contentent de faire des propositions qui bénéficient en particulier à certaines entreprises et certains secteurs industriels et qui promeuvent des réformes des politiques publiques faisant passer les profits de ces entreprises avant les droits des peuples.

    Les Amis de la Terre International (Friends of the Earth International), La Via Campesina, Jubilee South America, The Transnational Institute, Third World Network, Corporate Europe Observatory, World March of Women, Polaris Institute, Paix et Justice en Amérique Latine (SERPAJAL) et Le Conseil des Canadiens (The Council of Canadians) souhaitent alerter le public sur le fait que cette situation résulte, dans une large mesure, de la capture de l’ONU et de beaucoup de ses Etats membres par le secteur industriel.

    Le lobby des entreprises au sein des négociations onusiennes a réussi à bloquer des solutions pourtant efficaces à des problèmes liés au changement climatique, la production alimentaire, la violation des droits de l’Homme, l’approvisionnement en eau, les problèmes de santé, la pauvreté et la déforestation. L’influence énorme des lobbyistes industriels et les déséquilibres de pouvoir qui lui sont liés dans certains espaces de négociation, tels que la conférence des Nations-Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), mettent à mal la démocratie et résultent trop souvent dans l’ajournement, l’affaiblissement ou le blocage d´avancées pourtant urgentes en matière de justice sociale et environnementale au niveau international.

    #dd #autourmres #rio+20