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  • « Affirmer que l’Europe c’est la paix est une fadaise doublée d’une mystification » Olivier Delorme
    - 27 Novembre 2018 - Le Comptoir

    https://comptoir.org/2018/11/27/olivier-delorme-affirmer-que-leurope-cest-la-paix-est-une-fadaise-doublee-

    Le Comptoir : Vous vous moquez du lieu commun européiste disant que l’Europe c’est la paix… La formation de l’Union européenne n’a-t-elle pas aidé à pacifier une Europe qui a connu deux guerres mondiales et bien d’autres encore ?


    Olivier Delorme : Nullement. En réalité, la guerre est impossible en Europe dès lors que les États-Unis d’Amérique en 1945, puis l’Union soviétique en août 1949, ont acquis l’arme atomique. En effet, au mois d’avril de cette même année 1949, dix États européens de l’Ouest se sont liés au Canada et aux États-Unis par le pacte d’assistance mutuelle qu’on appelle l’Alliance atlantique, tandis que des troupes soviétiques stationnent dans la plupart des États d’Europe de l’Est qui formeront le Pacte de Varsovie en 1955. Dès lors, les deux Grands peuvent, en Europe, se jauger, se gêner, mais pas provoquer une remise en cause de l’équilibre qui dégénérerait en conflit nucléaire, puisque chacun considère son “glacis européen” comme faisant partie de ses intérêts vitaux. C’est l’équilibre de la terreur, et rien d’autre, qui assure la paix en Europe après 1945.

    Quant à la possibilité d’une guerre franco-allemande dans ce contexte géopolitique, elle relève simplement du burlesque. Les États-Unis exerçant sur l’Europe de l’Ouest une hégémonie sans partage jusqu’en 1958, il est en effet extravagant d’imaginer que des États qui dépendent entièrement d’eux pour leur sécurité et beaucoup pour leur approvisionnement et leur reconstruction (plan Marshall), qui abritent en outre sur leur territoire des bases américaines, puissent entrer en guerre les uns contre les autres. Enfin, lorsque la France quitte l’organisation militaire intégrée de l’Alliance atlantique (1966), c’est que sa force de dissuasion nucléaire est devenue opérationnelle : aucune agression directe contre elle de la part d’une puissance non nucléaire n’est donc plus envisageable. Dans ces conditions, affirmer que “l’Europe c’est la paix” est une fadaise doublée d’une mystification.

    La réalité, c’est que ce qu’on appelle la “construction européenne” et c’est une construction américaine de guerre froide : il ne s’est jamais agi que d’organiser économiquement la partie de l’Europe sous hégémonie américaine. On sait aujourd’hui que les services spéciaux américains ont abondamment financé les mouvements paneuropéens, et que la plupart des “Pères de l’Europe” ont été ce que les archives de la CIA désignent comme des hired hands ou mains louées, ce que je propose, dans ces 30 bonnes raisons pour sortir de l’Europe, de traduire par mercenaires ou domestiques appointés. D’ailleurs, nombre de ces Pères ont aussi eu une carrière à l’OTAN et/ou une retraite dorée dans des multinationales américaines.

    Quant à la pacification des relations entre les deux blocs de la guerre froide, elle n’a elle non plus strictement rien eu à voir avec la “construction européenne”. Elle s’est faite d’abord à l’initiative du général de Gaulle, qui parlait volontiers d’Europe de l’Atlantique à l’Oural, c’est-à-dire sans aucun rapport avec l’Europe américaine de Monnet et de ses compères, et pour partie en réaction à l’échec du seul plan européen qui n’a pas été inspiré ou patronné par les Américains (Plan Fouchet, 1961-1962) et que, pour cette raison, les partenaires d’alors de la Communauté économique européenne (CEE) ont fait capoter. De même, l’autre politique de détente européenne a été initiée par un autre État-nation du continent, et de nouveau hors du cadre de la CEE. C’est l’Ostpolitik de l’Allemand Willy Brandt, qui répond d’abord à des impératifs nationaux allemands. Les États-nations ont donc joué, dans la pacification de l’Europe, un rôle bien plus actif que la “construction européenne”.

    Ajoutons encore que, à Chypre, l’Union européenne (UE) n’a fait qu’entériner l’occupation et la colonisation illégale (depuis 1974) de 37 % d’un État qui en est devenu membre en 2004 (la République de Chypre) par un État candidat à l’Union (la Turquie) : situation parfaitement ubuesque ! Et l’UE n’a jamais sérieusement tenté quoi que ce soit, ni exercé la moindre pression significative sur la Turquie, afin de dégager une solution politique à ce conflit. Elle n’a pas davantage manifesté la moindre solidarité aux Chypriotes qui, depuis plusieurs mois, doivent faire face à des intimidations de la marine de guerre turque destinées à empêcher la mise en valeur de gisements gaziers situés dans la zone économique exclusive de la République de Chypre.


    De même l’UE n’a-t-elle jamais rien tenté de sérieux pour obtenir de la Turquie – qu’elle finance pourtant largement au titre de la pré-adhésion et, plus récemment, à celui du chantage aux migrants – qu’elle mette fin à ses innombrables violations des espaces maritime et aérien grecs, c’est-à-dire à la violation des frontières de l’Union ! Et lorsque, en 1996, la Turquie occupe les îlots grecs d’Imia (de nouveau menacés le printemps dernier), conduisant les deux pays au bord du conflit (trois morts dans le crash d’un hélicoptère grec), la Commission et le Conseil se taisent. Seul le Parlement vote une résolution, sans la moindre conséquence pratique, réaffirmant les droits souverains de la Grèce et invitant le Conseil à « prendre les mesures qui s’imposent pour améliorer les relations entre la Grèce et la Turquie ». Ce qu’il ne fera pas. C’est finalement une médiation américaine qui rétablira le statu quo.

    Or, la permanence de la menace turque, qui a connu un regain ces derniers temps sans plus de réaction de l’UE, contraint la Grèce à soutenir un effort militaire disproportionné : elle est le pays de l’OTAN qui consacre, après les États-Unis, la part la plus importante de son PIB aux dépenses militaires. Et cet effort a largement contribué à la “construction” de la fameuse dette grecque, tout en enrichissant les industries de défense allemande et française, dont la Grèce figure régulièrement parmi les clients les plus importants.

    Enfin, ce qu’on appelait alors les “Communautés européennes” a joué un rôle singulièrement toxique dans le déclenchement des guerres de sécession yougoslaves, et fait la démonstration que la prétendue solidarité européenne ne pèse rien dès que des intérêts nationaux puissants sont en jeu. En effet, si le 16 décembre 1991 le Conseil européen fixait à l’unanimité les critères de reconnaissance des indépendances slovène et croate et chargeait une commission d’arbitrage de les apprécier, l’Allemagne puis l’Autriche, soucieuses de se reconstituer un espace d’influence plus ou moins exclusive sur d’anciennes terres austro-hongroises devenues yougoslaves en 1918, violaient la décision du Conseil dès le 23 décembre, mettant ainsi le feu aux poudres. De même, les décisions européennes, comme je l’explique dans le troisième tome de La Grèce et les Balkans (Gallimard, 2013) contribuèrent-elles largement au déclenchement des hostilités intercommunautaires en Bosnie-Herzégovine. Donc non seulement la “construction européenne” n’a pas créé les conditions de la paix en Europe, mais elle s’est montrée incapable de contribuer à la maintenir.

    On parle beaucoup de “faire l’Europe”, et les euro-libéraux mettent en avant qu’il s’agit de la seule façon de s’opposer aux grandes nations comme les USA, la Chine ou la Russie. Mais n’est-ce pas contradictoire avec l’implication grandissante de l’OTAN au sein de l’UE ? Quels sont d’ailleurs ces liens avec cette organisation issue de la Guerre froide ?
    OTAN et UE ont une même origine – la Guerre froide – et un même but : l’intégration entre les deux rives de l’Atlantique. Comme l’ont de nouveau montré la rage de la Commission européenne à négocier le TAFTA dans la plus totale opacité, de manière à cacher la réalité à des opinions européennes largement hostiles à cet accord, et sa volonté de contourner les parlements nationaux dans la ratification du CETA.

    Si l’on examine la chronologie, la création en 1952 de la première Communauté européenne, celle du charbon et de l’acier (CECA), conçue par Monnet, agent d’influence américain – stipendié ou non peu importe – est suivie de peu par la substitution1, dans les importations des pays de cette CECA, du charbon américain en surproduction au charbon polonais, de bien meilleure qualité mais se trouvant dans une Europe avec laquelle les États-Unis veulent que les échanges commerciaux cessent. Puis les États-Unis accordent à la CECA, dès 1953, un prêt dont la contrepartie est l’augmentation des achats de leur charbon au coût minoré par des subventions au fret. Au final, la CECA a permis aux États-Unis d’exporter en Europe leur surproduction, ce qui conduit, à terme, à la fermeture des mines des États membres de la CECA eux-mêmes.

    Ajoutons que le premier ambassadeur américain près la CECA, nommé à la demande pressante de Monnet, est David Bruce, qui fut chef de la branche européenne de l’OSS (l’ancêtre de la CIA) puis un très interventionniste ambassadeur en France (1949–1952) ; il le sera ensuite en Allemagne (1957-1959) et au Royaume-Uni (1961-1969). Bruce sera également chargé de pousser à la constitution de la Communauté européenne de défense (CED), destinée à répondre aux exigences américaines d’un réarmement allemand après le début de la guerre de Corée (juin 1950). Car les États-Unis devant envoyer des troupes en Corée, ils demandent aux Européens de participer davantage à leur propre défense (ça ne date pas de Trump !). La CED est imaginée de nouveau par Monnet (ou par ceux qui lui soufflent ses idées) pour neutraliser les oppositions en Europe à la renaissance d’une armée allemande cinq ans après la fin du second conflit mondial, et le gouvernement français de René Pleven la fait sienne (octobre 1950). Le traité est signé en mai 1952, mais l’opposition des gaullistes et des communistes fera échouer sa ratification au Parlement français en août 1954.
    Parallèlement, en février 1952, la conférence de Lisbonne des États membres de l’Alliance atlantique adopte le rapport d’un comité de sages – dont Monnet, l’indispensable bonne à tout faire des Américains, est bien sûr l’un des membres – qui crée une organisation militaire intégrée, l’OTAN, destinée à placer sous commandement américain l’armée dite européenne (CED) qui n’a d’autre fonction que d’être une troupe de supplétifs. Enfin, on confie aussi à Bruce la tâche de promouvoir la création d’un organe politique européen unique. Moins d’un an après la mort de la CED, se réunit la conférence de Messine (juin 1955) qui lance la négociation sur les traités de Rome signés le 25 mars 1957. Et le 16 mai suivant, le Belge Paul-Henri Spaak, qui a été le principal artisan de ces traités, devient le 2e secrétaire général de l’OTAN, poste dans lequel un autre des “pères-signataires” de Rome en 1957, le Néerlandais Joseph Luns, sera le recordman de durée (1971-1984). OTAN et “construction européenne” sont intimement liées : elles ont toujours été les deux faces d’une même monnaie !
    Et la “défense européenne”, aujourd’hui comme au temps de la CED, n’a jamais été qu’un leurre. Lors de la négociation du traité de Maastricht, il s’est rapidement avéré que la plupart des États ne pouvaient concevoir que le “pilier” de défense et de sécurité commune fût autre chose que l’OTAN. On y a mis les formes parce que la France n’avait pas encore liquidé l’héritage gaullien, mais la réintégration de celle-ci dans cette organisation militaire sous commandement américain, ébauchée par Chirac, conclue par Sarkozy et ratifiée (malgré des engagements contraires) par Hollande, rend inutiles les circonlocutions d’autrefois. Ce n’est pas tant qu’il y ait une “implication grandissante” de l’OTAN dans l’UE, c’est juste qu’on dissimule moins une réalité consubstantielle à la “construction européenne”.
    Par ailleurs, pour les États de l’Europe anciennement sous hégémonie soviétique, l’intégration à l’UE a été l’antichambre de l’intégration à l’OTAN (raison pour laquelle Moscou a réagi si vigoureusement lors de l’association de l’Ukraine à l’UE). Et j’oserais dire que, pour eux, l’appartenance à l’OTAN est beaucoup plus importante que leur appartenance à l’UE.


    Mais ce qui est aujourd’hui le plus drôle, c’est que les orientations de la nouvelle administration américaine viennent troubler ce très vieux jeu. Parce que la monnaie européenne, largement sous-évaluée pour les fondamentaux de l’économie allemande (et largement surévaluée pour la plupart des économies de la zone que cette monnaie étouffe), est devenue un redoutable instrument de dumping au service des exportations allemandes, Trump range désormais l’UE parmi les ennemis des États-Unis et remet en cause le libre-échange avec cet espace. Alors qu’on sait que, par le passé, les États-Unis ont été à la fois les moteurs du libre-échange (qui est toujours la loi du plus fort… mais les États-Unis n’étant plus aujourd’hui les plus forts, ils n’y ont plus intérêt) comme de la monnaie unique. L’ouverture des archives américaines a ainsi révélé un mémorandum de la section Europe du département d’État américain, en date du 11 juin 1965, dans lequel Robert Marjolin, l’ombre de Monnet et vice-président de la Commission (1958-1967), se voyait prescrire « de poursuivre l’union monétaire à la dérobée (ou en rusant), jusqu’au moment où ‘l’adoption de ces propositions serait devenue pratiquement inéluctable »²… Ceci est à mettre en parallèle avec la décision du sommet européen de La Haye, en décembre 1969, de confier à une commission présidée par le Luxembourgeois Pierre Werner l’élaboration du premier projet (rapport remis en octobre 1970) d’union économique et monétaire.

    Par ailleurs, le même Trump n’a plus de mots assez durs pour l’OTAN qui, à ses yeux, coûte trop cher aux Américains. D’autant que ses relations avec Poutine semblent indiquer qu’il souhaite sortir de l’actuel remake de Guerre froide. On oublie souvent, en Europe, que le principe fondamental de la diplomatie américaine, depuis l’indépendance jusqu’en 1948, a été le refus des alliances permanentes. Ce n’est que le contexte de la Guerre froide qui a justifié le vote au Congrès de la résolution Vandenberg autorisant le président des États-Unis à conclure des alliances en temps de paix. Trump entend-il refermer ce qui pourrait n’avoir été qu’une parenthèse de soixante-dix ans ?

    Hostilité à l’UE et désintérêt pour l’OTAN – deux créations états-uniennes –, c’est en tout cas ce qui cause aujourd’hui une forme d’affolement chez beaucoup de dirigeants européens et dans la nomenklatura de l’UE : comment des marionnettes pourront-elles vivre sans leur marionnettiste ?

    Vous plaidez pour l’indépendance de la France, mais la France n’est-elle pas trop petite pour s’imposer sur la scène internationale ?
    Non. Hier comme aujourd’hui, la question de la taille est une fausse question. Je ne vais pas vous faire la liste de tous les Empires, colosses aux pieds d’argile – jusqu’à l’URSS –, qui ont péri non en dépit mais, en tout ou partie, à cause de leur taille et de leur hétérogénéité. Ni la liste des petits États qui ont profondément marqué l’histoire de l’humanité – les cités grecques plus que l’immense Empire perse – ou le monde contemporain, quoi qu’on pense par ailleurs de leur action – Israël, par exemple. Le petit Uruguay est aujourd’hui un laboratoire politique, économique et social qui a engrangé bien plus de réussites que ses deux voisins géants, l’Argentine et le Brésil.

    Un État n’est pas fort parce que son territoire est étendu ou sa population nombreuse. Il est fort parce que s’y exprime une volonté d’exister et de se projeter dans l’avenir en tant que peuple, une conscience d’avoir des intérêts communs, de former une communauté qui se traduit en volonté politique.

    L’UE n’est pas une volonté – parce les Européens ne forment pas et ne formeront pas un peuple, en tout cas pas avant très longtemps. Elle n’est pas davantage une addition de volontés. Parce que ses États membres, et les peuples dont ils sont l’expression, n’ont ni les mêmes intérêts, ni la même vision du monde, ni la même conception de leur rôle dans ce monde, ni le même mode de vie, etc. L’UE n’est jamais que la soustraction de vingt-huit ou vingt-sept objections à chaque décision qu’elle doit prendre, et chaque décision n’est, au final, que le plus petit commun dénominateur entre vingt-sept ou vingt-huit intérêts divergents. Un plus petit commun dénominateur qu’il faut à chaque fois négocier âprement pendant que passent les trains de l’histoire. On ne joue aucun rôle, on ne pèse rien quand on est un plus petit commun dénominateur : on ne fait que subir la volonté de ceux qui ont le courage de l’exprimer.


    En réalité, l’UE n’est que l’expression de vingt-sept lâchetés, de vingt-sept renoncements à exister par soi-même ; l’UE ne peut-être qu’un monstre mou, un géant aboulique et privé d’agilité. Aujourd’hui comme hier, et peut-être plus qu’hier, mieux vaut être une puissance moyenne, agile, qui sait ce qu’elle veut et coopère tous azimuts avec d’autres, sur la base de l’égalité et des avantages mutuels, plutôt qu’une partie impuissante d’un Empire impotent – plutôt le roseau que le chêne, pour paraphraser La Fontaine.

    Par ailleurs, que dire d’un pays comme la Belgique, morcelée de l’intérieur et de faible envergure tant du point de vue géographique et militaire que du point de vue démographique ? Pablo Iglesias pour les mêmes raisons refuse d’envisager une sortie de l’UE. La sortie n’est-elle pas l’apanage des nations privilégiées ?
    Comme je l’ai dit plus haut, la question n’est pas la taille mais la volonté de faire communauté politique. Il y a, je crois, 193 États membres de l’ONU, c’est-à-dire qu’il n’y a jamais eu autant d’États sur notre planète, et des États de toutes tailles. Prétendre donc que le temps des États nationaux serait révolu est une baliverne : nous vivons précisément le triomphe des États nationaux, indépendamment de leur taille, du niveau de leur PIB ou de l’importance de leur population.

    En revanche, plus vous éloignez le citoyen des centres réels de décision, plus vous soustrayez le pouvoir réel à tout contrôle démocratique réel, plus vous décrédibilisez à la fois la démocratie et l’État national. Mais, contrairement au plan des eurolâtres, cette décrédibilisation ne se traduit pas par une demande de “plus d’Europe”, elle produit un repli vers l’infranational. Puisqu’on sait que l’État national ne protège plus et que l’Europe ne protège pas, on se replie vers des identités – réelles ou fantasmées – culturelles, linguistiques, religieuses… dont on attend une autre forme de protection. Et ce phénomène est particulièrement sensible dans certains États de formation récente ou fragiles du fait de régionalismes forts comme la Belgique, l’Espagne ou l’Italie.

    Quant aux responsables politiques de gauche dite radicale ou populiste, leur pusillanimité à l’égard de la question européenne tient à mon avis à deux méprises qui risquent d’être mortelles pour eux. Ils pensent qu’on ne peut pas gagner une élection en expliquant pourquoi la sortie de l’UE est indispensable à la reconstruction de la démocratie et de l’État social. Mais lors du référendum grec de 2015, on a pilonné les Grecs, du soir au matin et du matin au soir, avec une propagande extravagante professant que s’ils votaient “non”, la Grèce serait expulsée de l’euro et de l’Union. Et les Grecs ont pourtant voté “non” à 61,31 %, avec une participation de 62,5 %. Ils n’étaient certes pas tous pour la sortie, mais ils en ont tous pris le risque. Puis il y a eu le Brexit. De même, les calamiteux taux de participation aux élections européennes (on a atteint 13 % en Slovaquie en 2014, et péniblement 43 % dans l’ensemble des pays, seulement parce que certains pratiquent le vote obligatoire) sont un excellent indicateur de l’absence totale d’adhésion populaire à ce projet. Et on va probablement voir, au printemps prochain, un affaissement supplémentaire de la participation conjugué à des gains substantiels pour les partis plus ou moins hostiles à l’UE – avec à la clé un parlement probablement très différent de l’actuel et une Commission où siégeront sans doute un nombre non négligeable d’eurosceptiques plus ou moins déterminés.

    La deuxième raison, c’est qu’à gauche on continue à s’aveugler sur la nature intrinsèque, c’est-à-dire non réformable, de l’UE. Autrement dit à prendre les vessies ordolibérales et libre-échangistes de l’UE pour les lanternes de l’internationalisme.


    La France forme-t-elle vraiment un couple avec l’Allemagne ? De l’extérieur, on a plutôt l’impression d’un maître et son valet suivant à la lettre ses demandes…
    Cette histoire de “couple franco-allemand” relève de la mystification. Comme toute relation bilatérale, celle de la France et de l’Allemagne est fondée sur un rapport de force et connaît des hauts et des bas – plus de bas que de hauts si on fait le compte avec un minimum de bonne foi.
    La fable du couple commencerait avec le tant célébré traité franco-allemand de 1963. Initiative française prise en réponse à l’échec du Plan Fouchet dont j’ai parlé plus haut, ce traité est signé par le chancelier Adenauer. Mais il déchaîne, au sein de son gouvernement comme au Bundestag, une telle opposition haineuse qu’Adenauer fut obligé de s’engager à démissionner pour obtenir sa ratification et que le Bundestag lui ajouta – cas unique dans l’histoire diplomatique –, un préambule interprétatif unilatéral – en partie rédigé par l’inévitable Monnet ! – qui… vidait le texte de son contenu politique en précisant que les liens de la RFA avec les États-Unis primeraient toujours ses engagements envers la France. Là-dessus, Ludwig Erhard remplaça Adenauer à la chancellerie : il était l’homme des Anglo-Américains depuis 1947, et sans doute le politique allemand le plus francophobe de son temps. Sacré mariage !

    Le seul véritable couple fut celui d’Helmut Schmidt et Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981). On sait combien Mitterrand vécut mal la réunification à marche forcée imposée par Kohl et sa politique yougoslave à l’opposé de ce que voulait la France. Puis vint le temps – bientôt un quart de siècle – où la France, prisonnière du piège mortel de l’euro, se trouve confrontée aux perpétuelles injonctions allemandes à faire les “réformes nécessaires” pour satisfaire à des règles toujours plus imbéciles et contraignantes d’une monnaie unique absurde. Vingt-cinq ans durant lesquels les gouvernements français – pour préserver le “couple” et par délire eurolâtre – ont renoncé à défendre les intérêts de la France face au gouvernement d’un pays, l’Allemagne, qui mène une politique économique et monétaire dictée par ses seuls intérêts : si couple il y a, il n’est plus que celui du patron et de son larbin.

    Vous parlez de l’influence ordolibérale sur la volonté de soustraire des décisions politiques (liées à des élections) les enjeux économiques. Antonin Cohen qui retrace les liens entre Vichy et la communauté européenne rappelle que la déclaration de Schuman de 1950 visait précisément à promouvoir l’avènement d’une technocratie économique – une déclaration qui rappelle les théories d’inspiration technocratique des années 1930. D’où vient cette méfiance profonde pour la politique et la démocratie sous toutes ses formes ?


    Si on lit Monnet, que de Gaulle définit comme l’inspirateur de toute cette “construction”, ce qui frappe c’est la méfiance qu’il a pour les peuples. En la résumant avec à peine d’exagération pédagogique, la doctrine Monnet c’est : les peuples sont bêtes et donc inclinés à faire des bêtises ; notre rôle, à nous gens raisonnables et sachants, est de les empêcher d’en faire. En conséquence et dès l’origine, le principe central de la “construction européenne” consiste à dessaisir les instances démocratiques des leviers essentiels pour remettre ceux-ci entre les mains de sages qui savent mieux que les peuples ce qui est bon pour eux.

    C’est aussi vieux que la politique ! Lorsque Hérodote, au Ve siècle avant notre ère, fait dialoguer trois hiérarques perses sur le meilleur régime politique, il met les mots suivants dans la bouche de celui qui défend l’oligarchie : « choisissons un groupe d’hommes parmi les meilleurs, et investissons-les du pouvoir ; car, certes, nous serons nous-mêmes de leur nombre, et il est dans l’ordre de la vraisemblance que les hommes les meilleurs prennent les meilleures décisions ». Monnet ET la “construction européenne” sont tout entiers là-dedans.

    Car en dépit de ce que serinent certains, l’Europe n’est pas une “belle idée” détournée de ses fins initiales. Le projet européen vise, dès l’origine et intrinsèquement, à placer en surplomb des démocraties nationales une oligarchie qui vide ces dernières de tout contenu, qui les réduit à des formes creuses, à un rite électoral sans signification puisque ce qui est en jeu n’est plus que de désigner celui qui conduira, dans son pays, la politique unique déterminée dans le sein de l’oligarchie européenne à partir des principes qu’elle a fait graver dans le marbre des traités.

    En outre, l’échec de la CED convainc Monnet que, pour parvenir au but, il faut que les peuples l’ignorent. Il convient donc, plutôt que de présenter un projet fédéral condamné à l’échec, d’empiler les faits accomplis d’apparence technique qui, à terme, rendront inéluctable la réalisation de l’objectif politique. La “méthode européenne” n’a jamais consisté qu’à accumuler les micro coups d’État technocratiques, invisibles sur le moment, qui dessèchent les démocraties nationales de l’intérieur, les privant d’efficacité et de crédibilité. Si l’on refuse de voir ces réalités, on se réduit à l’impuissance face au Moloch européen.


    Alors oui, l’illusion technocratique est au cœur de l’histoire du XXe siècle : les tyrannies totalitaires comme les démocraties nationales d’après-guerre qui ont cherché à concilier démocratie, efficacité et justice partagent ce goût des “experts”. Mais, dans le cas européen, la technocratie est un instrument au service d’un projet oligarchique.

    Ainsi voit-on en Grèce et en Italie, en novembre 2011, à moins d’une semaine d’intervalle, l’UE combiner, et en réalité imposer, le remplacement de deux chefs de gouvernement issus d’élections, un social-démocrate et un conservateur (Papandréou et Berlusconi), par deux technocrates sans la moindre légitimité démocratique : Papadimos, ex-banquier central grec et ex-vice-président de la Banque centrale européenne, et Monti, ex-professeur en économie et management et ex-commissaire européen, tous deux membres de haut niveau de la nomenklatura technocratique européenne. Et l’on voit aujourd’hui en France un gouvernement qui est à la fois le plus technocratique, le plus autoritaire et le plus méprisant pour les droits du Parlement qu’il entend réduire, en même temps qu’il est le plus européen. Exemple qui, pas plus que les deux autres, ne doit rien au hasard mais doit tout à la réalité du projet européen.

    Notes :
    1 Voir Régine Perron, Le Marché du charbon, en enjeu entre l’Europe et les États-Unis de 1945 à 1958 (Publications de la Sorbonne, 2014).
    2 « The State Department also played a role. A memo from the European section, dated June 11, 1965, advises the vice-president of the European Economic Community, Robert Marjolin, to pursue monetary union by stealth. It recommends suppressing debate until the point at which “adoption of such proposals would become virtually inescapable“. » Ambrose Evans-Pritchard, « Euro-federalists financed by US spy chiefs », The Telegraph (19 septembre 2000).

    #UE #Union_européenne #Communautés_européennes #nomenklatura #guerre #Paix #Allemagne #Belgique #Chypre #France #Italie #Turquie #Yougoslavie #construction_européenne #OTAN #TAFTA #CETA #CECA #BREXIT


  • With Nearly 400,000 Dead in South Sudan, Will the U.S. Change Policy? - FPIF
    https://fpif.org/with-nearly-400000-dead-in-south-sudan-will-the-u-s-change-policy

    The United States has also taken sides in the war. The Obama administration supported President Kiir, helping him acquire arms from Uganda, a close U.S. ally in the region. “Uganda got a wink from us,” a former senior official has acknowledged.

    To keep the weapons flowing, the Obama administration spent years blocking calls for an arms embargo.

    [...]

    Jon Temin, who worked for the State Department’s Policy Planning Staff during the final years of the Obama administration, has been highly critical of the Obama administration’s choices. In a recent report published by the U.S. Holocaust Memorial Museum, Temin argued that some of the worst violence could have been avoided if the Obama administration had implemented an arms embargo early in the conflict and refrained from siding so consistently with President Kiir.

    “The United States, at multiple stages, failed to step back and broadly reassess policy,” Temin reported.

    [...]

    More recently, the Trump administration has started paying some attention. The White House has posted statements to its website criticizing South Sudanese leaders and threatening to withhold assistance. Administration officials coordinated a recent vote at the United Nations Security Council to finally impose an arms embargo on the country.

    In other ways, however, the Trump administration has continued many of the policies of the Obama administration. It has not called much attention to the crisis. With the exception of the arms embargo, which could always be evaded with more winks to Uganda, it has done very little to step back, reassess policy, and change course.

    The United States could “lose leverage” in South Sudan “if it becomes antagonistic toward the government,” U.S. diplomat Gordon Buay warned earlier this year.

    #etats-unis #sud-Soudan


  • Scum vs. Scum
    https://www.truthdig.com/articles/scum-vs-scum

    Scum versus scum. That sums up this election season. Is it any wonder that 100 million Americans don’t bother to vote? When all you are offered is Bob One or Bob Two, why bother? One-fourth of Democratic challengers in competitive House districts in this week’s elections have backgrounds in the CIA, the military, the National Security Council or the State Department. Nearly all candidates on the ballots in House races are corporate-sponsored, with a few lonely exceptions such as Alexandria Ocasio-Cortez and Rashida Tlaib, members of the Democratic Socialists of America who are running as Democrats. The securities and finance industry has backed Democratic congressional candidates 63 percent to 37 percent over Republicans, according to data collected by the Center for Responsive Politics. Democratic candidates and political action committees have received $56.8 million, compared with Republicans’ $33.4 million, the center reported. The broader sector of finance, insurance and real estate, it found, has given $174 million to Democratic candidates, against $157 million to Republicans. And Michael Bloomberg, weighing his own presidential run, has pledged $100 million to elect a Democratic Congress.

    #etats-unis « #élite » #corruption


  • How Vilification of George Soros Moved From the Fringes to the Mainstream - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/10/31/us/politics/george-soros-bombs-trump.html

    On both sides of the Atlantic, a loose network of activists and political figures on the right have spent years seeking to cast Mr. Soros not just as a well-heeled political opponent but also as the personification of all they detest. Employing barely coded anti-Semitism, they have built a warped portrayal of him as the mastermind of a “globalist” movement, a left-wing radical who would undermine the established order and a proponent of diluting the white, Christian nature of their societies through immigration.

    In the process, they have pushed their version of Mr. Soros, 88, from the dark corners of the internet and talk radio to the very center of the political debate.

    “He’s a banker, he’s Jewish, he gives to Democrats — he’s sort of a perfect storm for vilification by the right, here and in Europe,” said Michael H. Posner, a human rights lawyer and former State Department official in the Obama administration.

    Mr. Soros has given his main group, the Open Society Foundations, $32 billion for what it calls democracy-building efforts in the United States and around the world. In addition, in the United States, Mr. Soros has personally contributed more than $75 million over the years to federal candidates and committees, according to Federal Election Commission and Internal Revenue Service records.

    That qualifies him as one of the top disclosed donors to American political campaigns in the modern campaign finance era, and it does not include the many millions more he has donated to political nonprofit groups that do not disclose their donors.

    By contrast, the network of conservative donors led by the billionaire industrialist brothers Charles G. and David H. Koch, who have been similarly attacked by some on the American left, has spent about $2 billion over the past decade on political and public policy advocacy.❞

    The closing advertisement for Mr. Trump’s 2016 campaign featured Mr. Soros — as well as Janet L. Yellen, the chairwoman of the Federal Reserve at the time, and Lloyd Blankfein, the chief executive of Goldman Sachs, both of whom are Jewish — as examples of “global special interests” who enriched themselves on the backs of working Americans.

    If anything, Mr. Soros has been elevated by Mr. Trump and his allies to even greater prominence in the narrative they have constructed for the closing weeks of the 2018 midterm elections. They have projected on to him key roles in both the threat they say is posed by the Central Americans making their way toward the United States border and what they characterized as Democratic “mobs” protesting the nomination of Brett M. Kavanaugh to the Supreme Court.

    The National Republican Congressional Committee ran an ad in October in Minnesota suggesting that Mr. Soros, who is depicted sitting behind a pile of cash, “bankrolls” everything from “prima donna athletes protesting our anthem” to “left-wing mobs paid to riot in the streets.” The ad links Mr. Soros to a local congressional candidate who worked at a think tank that has received funding from the Open Society Foundations.

    Even after the authorities arrested a fervent Trump supporter and accused him of sending the pipe bombs to Mr. Soros and other critics, Republicans did not back away. The president grinned on Friday when supporters at the White House responded to his attacks on Democrats and “globalists” by chanting, “Lock ’em up,” and yelling, “George Soros.”

    #Antisémitisme #Georges_Soros #Néo_fascisme #USA


  • Yasha Levine sur Twitter : “As a Soviet-American Jew here is what I (and many others) find, eh, disturbing: 1) A Nazi in America is generally considered a Nazi. 2) A Nazi in, say, Ukraine is considered a freedom-loving patriot.” / Twitter
    https://twitter.com/yashalevine/status/1056272963933233155

    Yasha Levine sur Twitter : “That’s what happens when you let your #definition of #Nazi be defined by State Department #neocons.” / Twitter
    https://twitter.com/yashalevine/status/1056274163349053442


  • In Khashoggi Disappearance, Turkey’s Slow Drip of Leaks Puts Pressure on Saudis - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/10/19/world/europe/turkey-khashoggi-saudi-arabia.html

    Political analysts noted that Mr. Erdogan seemed to increase the pressure by releasing descriptions of audio recordings after it appeared that President Trump would offer cover to Saudi Arabia’s crown prince, Mohammed bin Salman, known as M.B.S., by promoting the Saudi line that the death had been the work of “rogue killers.”

    [...]

    "Initially, it seemed Turkey was seeking a bargain with or financial support from Saudi Arabia,” said Amanda Sloat, a former State Department official now at the Brookings Institution. “But it increasingly appears that Turkey is seeking to inflict maximum damage on M.B.S.”

    It is not clear what Mr. Erdogan is demanding, but the policy of official leaks has been clearly to prevent a complete whitewash of the disappearance. Pro-government columnists have called for the Saudi crown prince to go.

    #Turquie


  • Premature Postcolonialists: the Afro-Asian Writers Association and Soviet Engagement with Africa | Lefteast
    http://www.criticatac.ro/lefteast/premature-postcolonialists-the-afro-asian-writers-association-and-soviet-

    In October 1958, over two hundred writers from Asia and the emerging African nations descended onto Tashkent, the capital of the Soviet Republic of Uzbekistan. Among the participants was W. E. B. Du Bois, who at age 90 had just flown in from Moscow (where he persuaded Nikita Khrushchev to found an Institute for the Study of Africa). Alongside leading Soviet writers and cultural bureaucrats, some of the major figures of the 1930s literary left outside of Europe or the Americas were in attendance: the Turkish modernist poet Nazim Hikmet and his Pakistani counterpart Faiz Ahmad Faiz, the Chinese novelist Mao Dun and Mulk Raj Anand. Though poorly known at the time, some of the younger delegates at that meeting would go on to become the leading literary figures of their countries: the Senegalese novelist-cum-filmmaker Sembene Ousmane, the Indonesian writer Pramoedya Toer, the poet and founder of Angola’s Communist Party Mario Pinto de Andrade, and the Mozambican poet and FRELIMO politician Marcelino dos Santos. By all accounts, Tashkent impressed visitors with its mixture of Western modernity and familiar “eastern-ness,”—an effect carefully curated by the Soviet hosts who sought to make it a showcase city for Third-World delegations.

    The gathering that brought all these writers together—the inaugural congress of what would later become known as the Afro-Asian Writers Association—represented the literary front of the Soviet Union’s return to the colonial question after a two-decade-long lapse. The Stalinist state’s geopolitical zigzags and the rumors, confirmed in Khrushchev’s 1956 Secret Speech, of oppressive practices at home had considerably dimmed the flame of the Russian Revolution by the mid-1950s. African and Asian intellectuals’ doubts over the Soviet state’s emancipatory promises were now partly made up by the resources of a world super-power, which interwar Soviet anti-imperialism had lacked. These resources exercised a powerful, if ambiguous, effect on black political life worldwide, resulting, on the one hand, in devastating proxy wars in Angola and Mozambique and, on the other, fueling emancipatory struggles against apartheid in South Africa and Jim Crowe in the US.1

    This article will be particularly interested in the cultural consequences of the Soviet engagement with the postcolonial world, namely, in its effect on African letters. As a heir to the literature-centrism of the revolutionary Russian intelligentsia of the late nineteenth century, the Soviet state, down to its very bureaucracy, believed in the capacity of literature to transform society and invested heavily in literary engagements even with societies very different from its own. By the reciprocal logic of the Cold War, the U.S. State Department and CIA, institutions not known as patrons of literature before or after the Cold War had to match those investments. The real beneficiaries of this competition were African writers, interest in whose work significantly increased, as well as readers in the first, second, and third worlds, who were given greater access to those writers.


  • Démission de Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU
    https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/10/09/demission-de-nikki-haley-ambassadrice-des-etats-unis-a-l-onu_5366918_3222.ht

    Nikki Haley avait exprimé il y a six mois son souhait de « prendre une pause », a de son côté expliqué Donald Trump, sans que d’autres raisons de son départ ne soient évoquées.

    Nikki Haley resigns amid CREW investigation request into free flights - Business Insider
    https://www.businessinsider.com/nikki-haley-resign-investigation-flights-free-private-jets-2018-10

    United Nations Ambassador Nikki Haley’s abrupt resignation on Tuesday came one day after an ethics group requested the State Department’s inspector general investigate her acceptance of seven free flights aboard private jets.

    Haley, the former governor of South Carolina, listed the flights on her 2017 financial disclosure and asserted that each qualified for an exception based on her relationships with the trio of businessmen who provided them.

    But the group suggested that Haley did not provide enough information to assert that exception.

    #sans_vergogne

    • Démission de Nikki Haley : une association dénonce des cadeaux indus | États-Unis
      http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201810/09/01-5199554-demission-de-nikki-haley-une-association-denonce-des-cadeaux-ind

      Lundi, dans une lettre à l’inspecteur général du département d’État américain, l’association Citizens for Responsibility and Ethics in Washington (CREW) avait réclamé une enquête sur le respect, par la responsable politique, « des règles qui encadrent les cadeaux de la part de personnes extérieures au gouvernement ».

      Selon cette organisation, Nikki Haley et son mari « ont accepté en 2017 sept vols gratuits sur des avions de luxe privés de la part de trois hommes d’affaires de Caroline du Sud », l’État dont elle était gouverneure avant son entrée dans l’administration républicaine. Le coût est estimé par CREW à « plusieurs dizaines de milliers de dollars ».

      « L’ambassadrice Haley affirme que chaque vol était éligible à une exception aux règles pour les cadeaux sur la base de relations personnelles avec les donateurs », rapporte l’association, qui soulève des doutes sur ces justifications. « Quoi qu’il en soit », « il semble que l’ambassadrice Haley n’a pas respecté les valeurs éthiques portées par ces règles », déplore-t-elle.

      « L’ambassadrice Haley a également accepté, durant la même année, des billets pour des matchs de basketball pour une valeur qu’elle a chiffrée à 19 558 $ », relève encore CREW dans sa lettre au département d’État.

      « L’an dernier, Nikki Haley a accepté des billets de basket pour la valeur d’une Toyota Corolla. Elle a accepté des vols sur des avions de luxe privés qui ont probablement coûté beaucoup plus cher, mais elle a les a sous-estimés et il n’est pas totalement clair si des personnes ou leurs sociétés en ont supporté le coût », a critiqué mardi matin Walter Shaub, l’ancien responsable de l’éthique gouvernementale au sein de l’administration démocrate précédente de Barack Obama, dans un tweet publié trois heures avant l’annonce de sa démission.


  • C.I.A. Drone Mission, Curtailed by Obama, Is Expanded in Africa Under Trump

    The C.I.A. is poised to conduct secret drone strikes against Qaeda and Islamic State insurgents from a newly expanded air base deep in the Sahara, making aggressive use of powers that were scaled back during the Obama administration and restored by President Trump.

    Late in his presidency, Barack Obama sought to put the military in charge of drone attacks after a backlash arose over a series of highly visible strikes, some of which killed civilians. The move was intended, in part, to bring greater transparency to attacks that the United States often refused to acknowledge its role in.

    But now the C.I.A. is broadening its drone operations, moving aircraft to northeastern Niger to hunt Islamist militants in southern Libya. The expansion adds to the agency’s limited covert missions in eastern Afghanistan for strikes in Pakistan, and in southern Saudi Arabia for attacks in Yemen.

    Nigerien and American officials said the C.I.A. had been flying drones on surveillance missions for several months from a corner of a small commercial airport in Dirkou. Satellite imagery shows that the airport has grown significantly since February to include a new taxiway, walls and security posts.

    One American official said the drones had not yet been used in lethal missions, but would almost certainly be in the near future, given the growing threat in southern Libya. The official spoke on the condition of anonymity to discuss the secretive operations.

    A C.I.A. spokesman, Timothy Barrett, declined to comment. A Defense Department spokeswoman, Maj. Sheryll Klinkel, said the military had maintained a base at the Dirkou airfield for several months but did not fly drone missions from there.

    The drones take off from Dirkou at night — typically between 10 p.m. and 4 a.m. — buzzing in the clear, starlit desert sky. A New York Times reporter saw the gray aircraft — about the size of Predator drones, which are 27 feet long — flying at least three times over six days in early August. Unlike small passenger planes that land occasionally at the airport, the drones have no blinking lights signaling their presence.

    “All I know is they’re American,” Niger’s interior minister, Mohamed Bazoum, said in an interview. He offered few other details about the drones.

    Dirkou’s mayor, Boubakar Jerome, said the drones had helped improve the town’s security. “It’s always good. If people see things like that, they’ll be scared,” Mr. Jerome said.

    Mr. Obama had curtailed the C.I.A.’s lethal role by limiting its drone flights, notably in Yemen. Some strikes in Pakistan and elsewhere that accidentally killed civilians, stirring outrage among foreign diplomats and military officials, were shielded because of the C.I.A.’s secrecy.

    As part of the shift, the Pentagon was given the unambiguous lead for such operations. The move sought, in part, to end an often awkward charade in which the United States would not concede its responsibility for strikes that were abundantly covered by news organizations and tallied by watchdog groups. However, the C.I.A. program was not fully shut down worldwide, as the agency and its supporters in Congress balked.

    The drone policy was changed last year, after Mike Pompeo, the C.I.A. director at the time, made a forceful case to President Trump that the agency’s broader counterterrorism efforts were being needlessly constrained. The Dirkou base was already up and running by the time Mr. Pompeo stepped down as head of the C.I.A. in April to become Mr. Trump’s secretary of state.

    The Pentagon’s Africa Command has carried out five drone strikes against Qaeda and Islamic State militants in Libya this year, including one two weeks ago. The military launches its MQ-9 Reaper drones from bases in Sicily and in Niamey, Niger’s capital, 800 miles southwest of Dirkou.

    But the C.I.A. base is hundreds of miles closer to southwestern Libya, a notorious haven for Al Qaeda and other extremist groups that also operate in the Sahel region of Niger, Chad, Mali and Algeria. It is also closer to southern Libya than a new $110 million drone base in Agadez, Niger, 350 miles west of Dirkou, where the Pentagon plans to operate armed Reaper drone missions by early next year.

    Another American official said the C.I.A. began setting up the base in January to improve surveillance of the region, partly in response to an ambush last fall in another part of Niger that killed four American troops. The Dirkou airfield was labeled a United States Air Force base as a cover, said the official, who spoke on the condition of anonymity to discuss confidential operational matters.

    The C.I.A. operation in Dirkou is burdened by few, if any, of the political sensitivities that the United States military confronts at its locations, said one former American official involved with the project.

    Even so, security analysts said, it is not clear why the United States needs both military and C.I.A. drone operations in the same general vicinity to combat insurgents in Libya. France also flies Reaper drones from Niamey, but only on unarmed reconnaissance missions.

    “I would be surprised that the C.I.A. would open its own base,” said Bill Roggio, editor of the Foundation for Defense of Democracies’ Long War Journal, which tracks military strikes against militant groups.

    Despite American denials, a Nigerien security official said he had concluded that the C.I.A. launched an armed drone from the Dirkou base to strike a target in Ubari, in southern Libya, on July 25. The Nigerien security official spoke on the condition of anonymity to discuss the classified program.

    A spokesman for the Africa Command, Maj. Karl Wiest, said the military did not carry out the Ubari strike.

    #Ubari is in the same region where the American military in March launched its first-ever drone attack against Qaeda militants in southern Libya. It is at the intersection of the powerful criminal and jihadist currents that have washed across Libya in recent years. Roughly equidistant from Libya’s borders with Niger, Chad and Algeria, the area’s seminomadic residents are heavily involved in the smuggling of weapons, drugs and migrants through the lawless deserts of southern Libya.

    Some of the residents have allied with Islamist militias, including Al Qaeda in the Islamic Maghreb, which operates across Algeria, Mali, Niger and Libya.

    Dirkou, in northeast Niger, is an oasis town of a few thousand people in the open desert, bordered by a small mountain range. For centuries, it has been a key transit point for travelers crossing the Sahara. It helped facilitate the rise of Islam in West Africa in the 9th century, and welcomed salt caravans from the neighboring town of Bilma.

    The town has a handful of narrow, sandy roads. Small trees dot the horizon. Date and neem trees line the streets, providing shelter for people escaping the oppressive midday heat. There is a small market, where goods for sale include spaghetti imported from Libya. Gasoline is also imported from Libya and is cheaper than elsewhere in the country.

    The drones based in Dirkou are loud, and their humming and buzzing drowns out the bleats of goats and crows of roosters.

    “It stops me from sleeping,” said Ajimi Koddo, 45, a former migrant smuggler. “They need to go. They go in our village, and it annoys us too much.”

    Satellite imagery shows that construction started in February on a new compound at the Dirkou airstrip. Since then, the facility has been extended to include a larger paved taxiway and a clamshell tent connected to the airstrip — all features that are consistent with the deployment of small aircraft, possibly drones.

    Five defensive positions were set up around the airport, and there appear to be new security gates and checkpoints both to the compound and the broader airport.

    It’s not the first time that Washington has eyed with interest Dirkou’s tiny base. In the late 1980s, the United States spent $3.2 million renovating the airstrip in an effort to bolster Niger’s government against Col. Muammar el-Qaddafi, then the leader of Libya.

    Compared with other parts of Africa, the C.I.A.’s presence in the continent’s northwest is relatively light, according to a former State Department official who served in the region. In this part of Niger, the C.I.A. is also providing training and sharing intelligence, according to a Nigerien military intelligence document reviewed by The Times.

    The Nigerien security official said about a dozen American Green Berets were stationed earlier this year in #Dirkou — in a base separate from the C.I.A.’s — to train a special counterterrorism battalion of local forces. Those trainers left about three months ago, the official said.

    It is unlikely that they will return anytime soon. The Pentagon is considering withdrawing nearly all American commandos from Niger in the wake of the deadly October ambush that killed four United States soldiers.

    https://www.nytimes.com/2018/09/09/world/africa/cia-drones-africa-military.html
    #CIA #drones #Niger #Sahel #USA #Etats-Unis #EI #ISIS #Etat_islamique #sécurité #terrorisme #base_militaire

    • Le Sahel est-il une zone de #non-droit ?

      La CIA a posé ses valises dans la bande sahélo-saharienne. Le New-York Times l’a annoncé, le 9 septembre dernier. Le quotidien US, a révélé l’existence d’une #base_de_drones secrète non loin de la commune de Dirkou, dans le nord-est du Niger. Cette localité, enclavée, la première grande ville la plus proche est Agadez située à 570 km, est le terrain de tir parfait. Elle est éloignée de tous les regards, y compris des autres forces armées étrangères : France, Allemagne, Italie, présentes sur le sol nigérien. Selon un responsable américain anonyme interrogé par ce journal, les drones déployés à Dirkou n’avaient « pas encore été utilisés dans des missions meurtrières, mais qu’ils le seraient certainement dans un proche avenir, compte tenu de la menace croissante qui pèse sur le sud de la Libye. » Or, d’après les renseignements recueillis par l’IVERIS, ces assertions sont fausses, la CIA a déjà mené des opérations à partir de cette base. Ces informations apportent un nouvel éclairage et expliquent le refus catégorique et systématique de l’administration américaine de placer la force conjointe du G5 Sahel (Tchad, Mauritanie, Burkina-Faso, Niger, Mali) sous le chapitre VII de la charte des Nations Unies.
      L’installation d’une base de drones n’est pas une bonne nouvelle pour les peuples du Sahel, et plus largement de l’Afrique de l’Ouest, qui pourraient connaître les mêmes malheurs que les Afghans et les Pakistanais confrontés à la guerre des drones avec sa cohorte de victimes civiles, appelées pudiquement « dégâts collatéraux ».

      D’après le journaliste du NYT, qui s’est rendu sur place, les drones présents à Dirkou ressembleraient à des Predator, des aéronefs d’ancienne génération qui ont un rayon d’action de 1250 km. Il serait assez étonnant que l’agence de Langley soit équipée de vieux modèles alors que l’US Air Force dispose à Niamey et bientôt à Agadez des derniers modèles MQ-9 Reaper, qui, eux, volent sur une distance de 1850 km. A partir de cette base, la CIA dispose donc d’un terrain de tir étendu qui va de la Libye, au sud de l’Algérie, en passant par le Tchad, jusqu’au centre du Mali, au Nord du Burkina et du Nigéria…

      Selon deux sources militaires de pays d’Afrique de l’Ouest, ces drones ont déjà réalisé des frappes à partir de la base de Dirkou. Ces bombardements ont eu lieu en Libye. Il paraît important de préciser que le chaos existant dans ce pays depuis la guerre de 2011, ne rend pas ces frappes plus légales. Par ailleurs, ces mêmes sources suspectent la CIA d’utiliser Dirkou comme une prison secrète « si des drones peuvent se poser des avions aussi. Rien ne les empêche de transporter des terroristes de Libye exfiltrés. Dirkou un Guantanamo bis ? »

      En outre, il n’est pas impossible que ces drones tueurs aient été en action dans d’autres Etats limitrophes. Qui peut le savoir ? « Cette base est irrégulière, illégale, la CIA peut faire absolument tout ce qu’elle veut là-bas » rapporte un officier. De plus, comment faire la différence entre un MQ-9 Reaper de la CIA ou encore un de l’US Air Force, qui, elle, a obtenu l’autorisation d’armer ses drones (1). Encore que…

      En novembre 2017, le président Mahamadou Issoufou a autorisé les drones de l’US Air Force basés à Niamey, à frapper leurs cibles sur le territoire nigérien (2). Mais pour que cet agrément soit légal, il aurait fallu qu’il soit présenté devant le parlement, ce qui n’a pas été le cas. Même s’il l’avait été, d’une part, il le serait seulement pour l’armée US et pas pour la CIA, d’autre part, il ne serait valable que sur le sol nigérien et pas sur les territoires des pays voisins…

      Pour rappel, cette autorisation a été accordée à peine un mois après les événements de Tongo Tongo, où neuf militaires avaient été tués, cinq soldats nigériens et quatre américains. Cette autorisation est souvent présentée comme la conséquence de cette attaque. Or, les pourparlers ont eu lieu bien avant. En effet, l’AFRICOM a planifié la construction de la base de drone d’Agadez, la seconde la plus importante de l’US Air Force en Afrique après Djibouti, dès 2016, sous le mandat de Barack Obama. Une nouvelle preuve que la politique africaine du Pentagone n’a pas changée avec l’arrivée de Donald Trump (3-4-5).

      Les USA seuls maîtres à bord dans le Sahel

      Dès lors, le véto catégorique des Etats-Unis de placer la force G5 Sahel sous chapitre VII se comprend mieux. Il s’agit de mener une guerre non-officielle sans mandat international des Nations-Unies et sans se soucier du droit international. Ce n’était donc pas utile qu’Emmanuel Macron, fer de lance du G5, force qui aurait permis à l’opération Barkhane de sortir du bourbier dans lequel elle se trouve, plaide à de nombreuses reprises cette cause auprès de Donald Trump. Tous les présidents du G5 Sahel s’y sont essayés également, en vain. Ils ont fini par comprendre, quatre chefs d’Etats ont boudé la dernière Assemblée générale des Nations Unies. Seul, le Président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, est monté à la tribune pour réitérer la demande de mise sous chapitre VII, unique solution pour que cette force obtienne un financement pérenne. Alors qu’en décembre 2017, Emmanuel Macron y croyait encore dur comme fer et exigeait des victoires au premier semestre 2018, faute de budget, le G5 Sahel n’est toujours pas opérationnel ! (6-7) Néanmoins, la Chine a promis de le soutenir financièrement. Magnanime, le secrétaire d’Etat à la défense, Jim Mattis a lui assuré à son homologue, Florence Parly, que les Etats-Unis apporteraient à la force conjointe une aide très significativement augmentée. Mais toujours pas de chapitre VII en vue... Ainsi, l’administration Trump joue coup double. Non seulement elle ne s’embarrasse pas avec le Conseil de Sécurité et le droit international mais sous couvert de lutte antiterroriste, elle incruste ses bottes dans ce qui est, (ce qui fut ?), la zone d’influence française.

      Far West

      Cerise sur le gâteau, en août dernier le patron de l’AFRICOM, le général Thomas D. Waldhauser, a annoncé une réduction drastique de ses troupes en Afrique (9). Les sociétés militaires privées, dont celle d’Erik Prince, anciennement Blackwater, ont bien compris le message et sont dans les starting-blocks prêtes à s’installer au Sahel (10).


      https://www.iveris.eu/list/notes_danalyse/371-le_sahel_estil_une_zone_de_nondroit__


  • US to transfer Coast Guard ships to #Ukraine amid Russia tensions - CNNPolitics
    https://www.cnn.com/2018/09/25/politics/us-transfer-coast-guard-ships-ukraine/index.html


    La photo représente le WPB 1326 Monomoy, de même classe que les Drummond et Cushing, ceux-ci portant les numéros de coque 1323 et 1321.

    The US Coast Guard plans to transfer two former 110-foot Coast Guard ships to Ukraine during a ceremony on Thursday in Baltimore.

    Coast Guard Vice Adm. Michael McAllister and Ukraine’s President Petro Poroshenko are expected to attend the transfer ceremony.

    The transfer of the two armed Coast Guard cutters come as tensions between Ukraine and Russia in the Sea of Azov have increased in recent weeks, with Kiev and the US accusing Moscow of interfering with Ukrainian shipping in the region.

    The United States condemns Russia’s harassment of international shipping in the Sea of Azov and the Kerch Strait,” State Department spokesperson Heather Nauert said in a statement late last month.

    Russia has delayed hundreds of commercial vessels since April and in recent weeks has stopped at least 16 commercial ships attempting to reach Ukrainian ports,” she added.

    A US defense official told CNN that the cutters Drummond and Cushing were purchased by Ukraine from the Pentagon’s Excess Defense Articles program.
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    The Island-class cutters are typically armed with a 25 mm machine gun mount and four .50-caliber machine guns.

    https://en.wikipedia.org/wiki/Island-class_patrol_boat

    #poussière_navale

    Note : le fait d’armes du Drummond est d’avoir patrouillé dans le Détroit de Floride et d’y avoir intercepté (au moins) 550 immigrants cubains illégaux depuis 2004 (source : WP)…


  • Trump Gets 100 Countries to Sign On to His U.N. Drug War Plan, Ignoring Changing Thinking on Human Rights and Legalization
    https://theintercept.com/2018/09/25/donald-trump-united-nations-drugs

    The Trump administration announced last week that it would kick off the United Nations General Assembly with an event inviting member states to join a revamped U.S. war on drugs. On Monday, Donald Trump got his drug meeting — but not quite everyone signed on. Billed as a “Global Call to Action on the World Drug Problem,” the State Department said that 130 countries had agreed to a nonnegotiable text, but missing from that list were a number of key U.S. allies.

    For the U.N. member countries, some realpolitik over dealing with the U.S. was involved, but analysts of international affairs and drug policy said that many governments chafed at the way the document and meeting were proposed — even if the U.S.’s powerful position at the world body meant that more than 100 countries signed up anyway.


  • La vie de désespoir des réfugiés relégués par l’Australie sur une île du Pacifique

    La femme du Somalien Khadar Hrisi a tenté plusieurs fois de se suicider. R, une Iranienne de 12 ans, a voulu s’immoler par le feu : à Nauru, minuscule caillou du Pacifique, des réfugiés relégués par l’Australie racontent à l’AFP une vie sans perspective, sans soins et sans espoir.

    Nauru, le plus petit pays insulaire du monde, vient d’accueillir le Forum des îles du Pacifique (Fip) mais a interdit aux journalistes l’accès aux camps de rétention où Canberra refoule les clandestins qui tentent de gagner l’Australie par la mer.

    L’AFP a toutefois réussi à y pénétrer et à rencontrer des réfugiés dont la quasi totalité ont souhaité l’anonymat pour des raisons de sécurité.

    A Nauru, près d’un millier de migrants dont une centaine d’enfants, sur 11.000 habitants, vivent dans huit camps financés par Canberra, certains depuis cinq ans, selon leurs récits.

    Dans le camp numéro 5, que l’on atteint au détour d’un chemin sous une chaleur écrasante, dans un paysage hérissé de pitons rocheux, le Somalien Hrisi veut témoigner à visage découvert.

    Il n’a plus peur, il n’a plus rien. Sa femme ne parle pas, son visage est inexpressif.

    M. Hrisi la laisse seule le moins possible, à cause de sa dépression. Elle a tenté plusieurs fois de se suicider ces derniers jours, raconte-t-il.

    « Quand je me suis réveillé, elle était en train de casser ça », dit-il en montrant des lames de rasoir jetables. « Elle allait les avaler avec de l’eau ».

    – Problèmes psychologiques -

    M. Hrisi affirme qu’ils sont allés plusieurs fois à l’hôpital de Nauru financé par l’Australie mais que celui-ci refuse de les prendre en charge. L’autre nuit, « ils ont appelé la police et nous ont mis dehors ».

    Le camp numéro 1 traite les malades, expliquent les réfugiés. Mais il n’accueille qu’une cinquantaine de personnes car l’endroit croule sous les demandes. Or beaucoup de migrants vont mal et souffrent de problèmes psychologiques liés à leur isolement sur l’île.

    Les évacuations sanitaires vers l’Australie sont rares selon eux.

    Les ONG ne cessent de dénoncer la politique d’immigration draconienne de l’Australie.

    Depuis 2013, Canberra, qui dément tout mauvais traitement, refoule systématiquement en mer tous les bateaux de clandestins, originaires pour beaucoup d’Afghanistan, du Sri Lanka et du Moyen-Orient.

    Ceux qui parviennent à passer par les mailles du filet sont envoyés dans des îles reculées du Pacifique. Même si leur demande d’asile est jugée légitime, ils ne seront jamais accueillis sur le sol australien.

    Canberra argue qu’il sauve ainsi des vies en dissuadant les migrants d’entreprendre un périlleux voyage. Les arrivées de bateaux, qui étaient quasiment quotidiennes, sont aujourd’hui rarissimes.

    Le Refugee Council of Australia et l’Asylum Seeker Resource Centre ont dénoncé récemment les ravages psychologiques de la détention indéfinie, en particulier chez les enfants.

    « Ceux qui ont vu ces souffrances disent que c’est pire que tout ce qu’ils ont vu, même dans les zones de guerre. Des enfants de sept et douze ans ont fait l’expérience de tentatives répétées de suicide, certains s’arrosent d’essence et deviennent catatoniques », écrivaient-ils.

    R, une Iranienne de 12 ans rencontrée par l’AFP, a tenté de s’immoler. Elle vit à Nauru depuis cinq ans avec ses deux parents de 42 ans et son frère de 13 ans.

    Les enfants passent leurs journées prostrés au lit. La mère a la peau couverte de plaques, elle dit souffrir et ne recevoir aucun traitement.

    – Essence et briquet -

    Le père a récemment surpris sa fille en train de s’asperger d’essence. « Elle a pris un briquet et elle a crié +Laisse-moi seule ! Laisse-moi seule ! Je veux me suicider ! Je veux mourir !+ ».

    Son fils sort lentement de son lit et confie d’une voix monocorde : « Je n’ai pas d’école, je n’ai pas de futur, je n’ai pas de vie ».

    Non loin de là, entre deux préfabriqués, une cuve est taguée du sigle « ABF » et d’une croix gammée. L’Australian Border Force est le service australien de contrôle des frontières, honni par les réfugiés.

    Ces derniers se déplacent librement sur l’île car la prison, ce sont ses 21 kilomètres carrés.

    Khadar reçoit un ami, un ancien gardien de buts professionnel camerounais qui raconte avoir secouru un voisin en train de se pendre. Son meilleur ami a été retrouvé mort, le nez et les yeux pleins de sang, sans qu’il sache la cause du décès.

    Pas de perspectives, et pas de soins. Au grand désespoir d’Ahmd Anmesharif, un Birman dont les yeux coulent en permanence. Il explique souffrir aussi du cœur et passe ses journées sur un fauteuil en mousse moisie, à regarder la route.

    Les défenseurs des droits dénoncent des conditions effroyables et font état d’accusations d’agressions sexuelles et d’abus physiques.

    Les autorités de l’île démentent. Les réfugiés « mènent leur vie normalement, comme les autres Nauruans (...) on est très heureux de vivre ensemble », assurait ainsi lors du Fip le président de Nauru, Baron Waqa.

    Mais les réfugiés soutiennent que leurs relations avec les Nauruans se détériorent.

    « Ils nous frappent toujours, ils nous lancent toujours des pierres », accuse l’adolescent iranien.

    – Economie sous perfusion -

    Un autre Iranien, un mécanicien qui a réussi à monter un petit commerce, crie sa colère. Il vient de se faire voler « la caisse, les motos, les outils ». « La police ne retrouve jamais rien quand ce sont les Nauruans qui volent les réfugiés », assène-t-il.

    Si les conditions sont vétustes dans les camps, où la plupart des logements sont des préfabriqués, beaucoup d’habitants de Nauru semblent vivre dans des conditions plus précaires encore.

    Bon nombre habitent des cabanes de tôle, les plages sont jonchées de détritus. Ils disent ne pas comprendre de quoi se plaignent les migrants.

    En attendant, les camps sont cruciaux pour l’économie de l’île, exsangue depuis l’épuisement des réserves de phosphate qui avait contribué à l’opulence du siècle dernier.

    Selon les chiffres australiens, les recettes publiques sont passées de 20 à 115 millions de dollars australiens (12 à 72 millions d’euros) entre 2010-2011 et 2015-2016, essentiellement grâce aux subventions australiennes liées aux camps.

    « Si on enlève les réfugiés, Nauru est morte : c’est pour ça que le président tient à ce que nous restions », juge le Camerounais.

    Mais tous les réfugiés rencontrés souhaitent partir, n’importe où pour certains.

    « Au XXIe siècle, les gens pensent en secondes, en instants. Le gouvernement australien a volé cinq ans de notre vie... qui s’en soucie ? », regrette le père de la petite Iranienne.


    https://actu.orange.fr/monde/la-vie-de-desespoir-des-refugies-relegues-par-l-australie-sur-une-ile-du-pacifique-CNT0000016r391/photos/un-refugie-du-sri-lanka-a-anibare-sur-l-ile-de-nauru-dans-le-pacifique-l
    #Nauru #externalisation #asile #migrations #réfugiés #Australie #photographie
    via @marty
    cc @reka

    • The #Nauru Experience: Zero-Tolerance Immigration and #Suicidal_Children

      A recent visit to Nauru revealed the effects of Australia’s offshore #detention_policy and its impact on #mental_health.

      The Krishnalingam family on the roof of an abandoned mansion in Ronave, Nauru. The family applied for resettlement in the #United_States after fleeing Sri Lanka and being certified as #refugees.

      CreditCreditMridula Amin

      TOPSIDE, Nauru — She was 3 years old when she arrived on Nauru, a child fleeing war in #Sri_Lanka. Now, Sajeenthana is 8.

      Her gaze is vacant. Sometimes she punches adults. And she talks about dying with ease.

      “Yesterday I cut my hand,” she said in an interview here on the remote Pacific island where she was sent by the Australian government after being caught at sea. She pointed to a scar on her arm.

      “One day I will kill myself,” she said. “Wait and see, when I find the knife. I don’t care about my body. ”

      Her father tried to calm her, but she twisted away. “It is the same as if I was in war, or here,” he said.

      Sajeenthana is one of more than 3,000 refugees and asylum seekers who have been sent to Australia’s offshore #detention_centers since 2013. No other Australian policy has been so widely condemned by the world’s human rights activists nor so strongly defended by the country’s leaders, who have long argued it saves lives by deterring smugglers and migrants.

      Now, though, the desperation has reached a new level — in part because of the United States.

      Sajeenthana and her father are among the dozens of refugees on Nauru who had been expecting to be moved as part of an Obama-era deal that President #Trump reluctantly agreed to honor, allowing resettlement for up to 1,250 refugees from Australia’s offshore camps.

      So far, according to American officials, about 430 refugees from the camps have been resettled in the United States — but at least 70 people were rejected over the past few months.

      That includes Sajeenthana and her father, Tamil refugees who fled violence at home after the Sri Lankan government crushed a Tamil insurgency.

      Sajeenthana, 8, with her father after describing her suicidal thoughts and attempts at self-harm in September.CreditMridula Amin and Lachie Hinton

      A State Department spokeswoman did not respond to questions about the #rejections, arguing the Nauru refugees are subject to the same vetting procedures as other refugees worldwide.

      Australia’s Department of Home Affairs said in a statement that Nauru has “appropriate mental health assessment and treatment in place.”

      But what’s clear, according to doctors and asylum seekers, is that the situation has been deteriorating for months. On Nauru, signs of suicidal children have been emerging since August. Dozens of organizations, including #Doctors_Without_Borders (which was ejected from Nauru on Oct. 5) have been sounding the alarm. And with the hope of American resettlement diminishing, the Australian government has been forced to relent: Last week officials said they would work toward moving all children off Nauru for treatment by Christmas.

      At least 92 children have been moved since August — Sajeenthana was evacuated soon after our interview — but as of Tuesday there were still 27 children on Nauru, hundreds of adults, and no long-term solution.

      The families sent to Australia for care are waiting to hear if they will be sent back to Nauru. Some parents, left behind as their children are being treated, fear they will never see each other again if they apply for American resettlement, while asylum seekers from countries banned by the United States — like Iran, Syria and Somalia — lack even that possibility.

      For all the asylum seekers who have called Nauru home, the psychological effects linger.
      ‘I Saw the Blood — It Was Everywhere’

      Nauru is a small island nation of about 11,000 people that takes 30 minutes by car to loop. A line of dilapidated mansions along the coast signal the island’s wealthy past; in the 1970s, it was a phosphate-rich nation with per capita income second only to Saudi Arabia.

      Now, those phosphate reserves are virtually exhausted, and the country relies heavily on Australian aid. It accounted for 25 percent of Nauru’s gross domestic product last year alone.

      Mathew Batsiua, a former Nauruan lawmaker who helped orchestrate the offshore arrangement, said it was meant to be a short-term deal. But the habit has been hard to break.

      “Our mainstay income is purely controlled by the foreign policy of another country,” he said.

      In Topside, an area of old cars and dusty brush, sits one of the two processing centers that house about 160 detainees. Hundreds of others live in community camps of modular housing. They were moved from shared tents in August, ahead of the Pacific Islands Forum, an intergovernmental meeting that Nauru hosted this year.

      Sukirtha Krishnalingam, 15, said the days are a boring loop as she and her family of five — certified refugees from Sri Lanka — wait to hear if the United States will accept them. She worries about her heart condition. And she has nightmares.

      “At night, she screams,” said her brother Mahinthan, 14.

      In the past year, talk of suicide on the island has become more common. Young men like Abdullah Khoder, a 24-year-old Lebanese refugee, says exhaustion and hopelessness have taken a toll. “I cut my hands with razors because I am tired,” he said.

      Even more alarming: Children now allude to suicide as if it were just another thunderstorm. Since 2014, 12 people have died after being detained in Australia’s offshore detention centers on Nauru and Manus Island, part of Papua New Guinea.

      Christina Sivalingam, a 10-year-old Tamil girl on Nauru spoke matter-of-factly in an interview about seeing the aftermath of one death — that of an Iranian man, Fariborz Karami, who killed himself in June.

      “We came off the school bus and I saw the blood — it was everywhere,” she said calmly. It took two days to clean up. She said her father also attempted suicide after treatment for his thyroid condition was delayed.

      Seeing some of her friends being settled in the United States while she waits on her third appeal for asylum has only made her lonelier. She said she doesn’t feel like eating anymore.

      “Why am I the only one here?” she said. “I want to go somewhere else and be happy.”

      Some observers, even on Nauru, wonder if the children are refusing to eat in a bid to leave. But medical professionals who have worked on the island said the rejections by the Americans have contributed to a rapid deterioration of people’s mental states.

      Dr. Beth O’Connor, a psychiatrist working with Doctors Without Borders, said that when she arrived last year, people clung to the hope of resettlement in the United States. In May, a batch of rejections plunged the camp into despair.

      Mr. Karami’s death further sapped morale.

      “People that just had a bit of spark in their eye still just went dull,” Dr. O’Connor said. “They felt more abandoned and left behind.”

      Many of the detainees no longer hope to settle in Australia. #New_Zealand has offered to take in 150 refugees annually from Nauru but Scott Morrison, the Australian prime minister, has said that he will only consider the proposal if a bill is passed banning those on Nauru from ever entering Australia. Opposition lawmakers say they are open to discussion.

      In the meantime, Nauru continues to draw scrutiny.
      ‘I’m Not Going Back to Nauru’

      For months, doctors say, many children on Nauru have been exhibiting symptoms of #resignation_syndrome — a mental condition in response to #trauma that involves extreme withdrawal from reality. They stopped eating, drinking and talking.

      “They’d look right through you when you tried to talk to them,” Dr. O’Connor said. “We watched their weights decline and we worried that one of them would die before they got out.”

      Lawyers with the National Justice Project, a nonprofit legal service, have been mobilizing. They have successfully argued for the #medical_evacuation of around 127 people from Nauru this year, including 44 children.

      In a quarter of the cases, the government has resisted these demands in court, said George Newhouse, the group’s principal lawyer.

      “We’ve never lost,” he said. “It is gut-wrenching to see children’s lives destroyed for political gain.”

      A broad coalition that includes doctors, clergy, lawyers and nonprofit organizations, working under the banner #kidsoffnauru, is now calling for all asylum seekers to be evacuated.

      Public opinion in Australia is turning: In one recent poll, about 80 percent of respondents supported the removal of families and children from Nauru.

      Australia’s conservative government, with an election looming, is starting to shift.

      “We’ve been going about this quietly,” Mr. Morrison said last week. “We haven’t been showboating.”

      But there are still questions about what happens next.

      Last month, Sajeenthana stopped eating. After she had spent 10 days on a saline drip in a Nauruan hospital, her father was told he had two hours to pack for Australia.

      Speaking by video from Brisbane last week (we are not using her full name because of her age and the severity of her condition), Sajeenthana beamed.

      “I feel better now that I am in Australia,” she said. “I’m not going back to Nauru.”

      But her father is less certain. The United States rejected his application for resettlement in September. There are security guards posted outside their Brisbane hotel room, he said, and though food arrives daily, they are not allowed to leave. He wonders if they have swapped one kind of limbo for another, or if they will be forced back to Nauru.

      Australia’s Home Affairs minister has said the Nauru children will not be allowed to stay.

      “Anyone who is brought here is still classified as a transitory person,” said Jana Favero, director of advocacy and campaigns at the Asylum Seeker Resource Center. “Life certainly isn’t completely rosy and cheery once they arrive in Australia.”

      On Monday, 25 more people, including eight children, left the island in six family units, she said.

      Those left behind on Nauru pass the days, worrying and waiting.

      Christina often dreams of what life would be like somewhere else, where being 10 does not mean being trapped.

      A single Iranian woman who asked not to be identified because she feared for her safety said that short of attempting suicide or changing nationality, there was no way off Nauru.

      She has been waiting two years for an answer to her application for resettlement in the United States — one that now seems hopeless given the Trump administration’s policies.

      Each night, often after the power goes out on Nauru, she and her sister talk about life and death, and whether to harm themselves to seek freedom.

      https://www.nytimes.com/2018/11/05/world/australia/nauru-island-asylum-refugees-children-suicide.html


  • Trump OKs indefinite US presence in Syria
    https://www.mercurynews.com/2018/09/06/trump-oks-indefinite-us-presence-in-syria

    By Karen DeYoung | Washington Post

    WASHINGTON – President Donald Trump, who just five months ago said he wanted “to get out” of Syria and bring U.S. troops home soon, has approved a new strategy for an indefinitely extended military, diplomatic and economic effort there, according to senior State Department officials.

    Although the military campaign against the Islamic State has been nearly completed, the administration has redefined its goals to include the exit of all Iranian military and proxy forces from Syria, and establishment of a stable, nonthreatening government acceptable to all Syrians and the international community.

    #Syrie #etats-unis


  • Global Neo-Nazism Is Increasing. Why Is The State Department Anti-Semitism Envoy Position Still Vacant?
    https://forward.com/scribe/407102/global-neo-nazism-is-increasing-why-is-the-state-department-anti-semitism-e

    The absence of a Special Envoy makes the media’s role of spotlighting outbreaks of hatred and anti-Semitism even more vital. This is why I was deeply alarmed to see the New York Times downplay and whitewash a neo-Nazi gang in a recent article [https://www.nytimes.com/2018/07/21/world/europe/ukraine-roma-attacks.html] about Ukraine.

    [...]

    Over the past three years, the trajectory of far-right development in #Ukraine has gotten worse. The government has declared #Nazi collaborators guilty of slaughtering Jews to be freedom fighters; parades to these groups are a common sight in Ukraine. Often, they are accompanied by rank anti-Semitism: In January 2017, chants of “Jews out” were heard at a torchlight parade in Kiev. According to RFE, Nazi salutes were seen when 20,000 marched last October. This April, the Anti-Defamation League’s Director of European Affairs tweeted a video of Nazi salutes as hundreds of people marched in the memory of a Waffen SS unit.

    [...] And while the country’s prime minister is Jewish, Deputy Interior Minister Vadym Troyan has a long history of involvement with #neo-Nazi gangs. In 2014, Jewish groups, including Ukrainian Jewish leaders, were appalled at the idea of Troyan becoming chief of police in Kiev; today, he is one of the most powerful men in the country. And according to the Washington Post, another extremely powerful figure, Parliament Speaker Andriy Parubiy, spent over a decade running the overtly neo-Nazi Social-National Party of Ukraine. Parubiy is no longer formally affiliated with neo-Nazi organizations, but his dark past is deeply troubling, especially in a nation where gangs such as C14 act with impunity (according to Human Rights Watch, Amnesty International and the United Nations).

    #extrême-droite #silence


  • Je crois qu’il se passe quelque chose d’important par ici :
    https://twitter.com/jack/status/1026984242893357056
    Pas seulement parce que le patron de twitter explique pourquoi #twitter ne va pas clôturer le compte de #Alex_Jones ni de #Infowars, contrairement à la plupart des autres réseaux sociaux, mais parce qu’il réaffirme le besoin de confronter les opinions et surtout de contrer les fausses informations de manière visible, chose que peut se permettre un twitter où les commentaires sont beaucoup plus lus qu’ailleurs...

    If we succumb and simply react to outside pressure, rather than straightforward principles we enforce (and evolve) impartially regardless of political viewpoints, we become a service that’s constructed by our personal views that can swing in any direction. That’s not us.
    Accounts like Jones’ can often sensationalize issues and spread unsubstantiated rumors, so it’s critical journalists document, validate, and refute such information directly so people can form their own opinions. This is what serves the public conversation best.

    Je suis tombée là dessus grâce à un tweet de #Olivier_Tesquet qui fait un article super complet pour telerama sur la descente aux enfers des #GAFAM de Alex Jones :

    La “Big Tech” à l’épreuve du roi des conspirationnistes

    En privant Alex Jones, conspirationniste en chef de l’extrême-droite américaine, de ses comptes Facebook, Spotify ou Youtube, les géants de l’Internet prennent le risque d’ouvrir un débat sur la privatisation de la liberté d’expression.

    https://www.telerama.fr/medias/la-big-tech-a-lepreuve-du-roi-des-conspirationnistes,n5756062.php

    #liberte_d_expression #conspirationnisme #complotisme #extreme_droite ...


  • Saudi Arabia Planned to Invade Qatar Last Summer. Rex Tillerson’s Efforts to Stop It May Have Cost Him His Job.
    https://theintercept.com/2018/08/01/rex-tillerson-qatar-saudi-uae

    THIRTEEN HOURS BEFORE Secretary of State Rex Tillerson learned from the presidential Twitter feed that he was being fired, he did something that President Donald Trump had been unwilling to do. Following a phone call with his British counterpart, Tillerson condemned a deadly nerve agent attack in the U.K., saying that he had “full confidence in the U.K.’s investigation and its assessment that Russia was likely responsible.

    White House Press Secretary Sarah Sanders had called the attack “reckless, indiscriminate, and irresponsible,” but stopped short of blaming Russia, leading numerous media outlets to speculate that Tillerson was fired for criticizing Russia.

    But in the months that followed his departure, press reports strongly suggested that the countries lobbying hardest for Tillerson’s removal were Saudi Arabia and the United Arab Emirates, both of which were frustrated by Tillerson’s attempts to mediate and end their blockade of Qatar. One report in the New York Times even suggested that the UAE ambassador to Washington knew that Tillerson would be forced out three months before he was fired in March.

    The Intercept has learned of a previously unreported episode that stoked the UAE and Saudi Arabia’s anger at Tillerson and that may have played a key role in his removal. In the summer of 2017, several months before the Gulf allies started pushing for his ouster, Tillerson intervened to stop a secret Saudi-led, UAE-backed plan to invade and essentially conquer Qatar, according to one current member of the U.S. intelligence community and two former State Department officials, all of whom declined to be named, citing the sensitivity of the matter.

    In the days and weeks after Saudi Arabia, the UAE, Egypt, and Bahrain cut diplomatic ties with Qatar and closed down their land, sea, and air borders with the country, Tillerson made a series of phone calls urging Saudi officials not to take military action against the country. The flurry of calls in June 2017 has been reported, but State Department and press accounts at the time described them as part of a broad-strokes effort to resolve tensions in the Gulf, not as an attempt by Tillerson to avert a Saudi-led military operation.

    In the calls, Tillerson, who dealt extensively with the Qatari government as the CEO of Exxon Mobil, urged Saudi King Salman, then-Deputy Crown Prince Mohammed bin Salman, and Foreign Minister Adel al-Jubeir not to attack Qatar or otherwise escalate hostilities, the sources told The Intercept. Tillerson also encouraged Defense Secretary Jim Mattis to call his counterparts in Saudi Arabia to explain the dangers of such an invasion. Al Udeid Air Base near Doha, Qatar’s capital city, is the forward headquarters of U.S. Central Command and home to some 10,000 American troops.

    Pressure from Tillerson caused Mohammed bin Salman, the de facto ruler of the country, to back down, concerned that the invasion would damage Saudi Arabia’s long-term relationship with the U.S. But Tillerson’s intervention enraged Mohammed bin Zayed, the crown prince of Abu Dhabi and effective ruler of that country, according to the U.S. intelligence official and a source close to the Emirati royal family, who declined to be identified, citing concerns about his safety.

    Later that June, Mohammed bin Salman would be named crown prince, leapfrogging over his cousin to become next in line for the throne after his elderly father. His ascension signaled his growing influence over the kingdom’s affairs.

    Qatari intelligence agents working inside Saudi Arabia discovered the plan in the early summer of 2017, according to the U.S. intelligence official. Tillerson acted after the Qatari government notified him and the U.S. embassy in Doha. Several months later, intelligence reporting by the U.S. and U.K. confirmed the existence of the plan.

    The plan, which was largely devised by the Saudi and UAE crown princes and was likely some weeks away from being implemented, involved Saudi ground troops crossing the land border into Qatar, and, with military support from the UAE, advancing roughly 70 miles toward Doha. Circumventing the U.S. air base, Saudi forces would then seize the capital.


  • State Department Silent on #MH17 Anniversary Following Trump-Putin Firestorm – Foreign Policy
    https://foreignpolicy.com/2018/07/18/state-dept-mh17-ukraine-russia-netherlands-malaysian-airlines

    Every year since a Russian missile downed Malaysia Airlines Flight 17 over Ukraine on July 17, 2014, killing all 298 passengers and crew, the U.S. State Department has issued a statement to mark the anniversary.

    But on the anniversary this year—a day after U.S. President Donald Trump met in Helsinki with his Russian counterpart, Vladimir Putin—the State Department was conspicuously silent about it.

    Officials there prepared a draft statement that was sharply critical of Russia for its alleged role in the attack. But for reasons the State Department has not explained, it was never issued.

    Based on a cached version of the U.S. embassy’s website in Moscow, it appeared on the homepage briefly on Tuesday but then was quickly taken down. One U.S. official confirmed this account to Foreign Policy.
    Four years after the downing of MH17, the world still awaits Russia’s acknowledgement of its role,” read the draft, a copy of which was obtained byForeign Policy.

    It is time for Russia to cease its callous disinformation campaign and fully support the next investigative phase … and the criminal prosecution of those responsible for the downing of flight MH17.


  • Les interprètes russes et américains, seuls présents à la réunion à huis clos, sont tombés gravement malades quelques heures seulement après le sommet.

    https://extranewsfeed.com/two-translators-at-trump-putin-meeting-found-with-bellyful-of-neuroto

    “Doctors tell us that both have a bellyful of Novichok, a very dangerous neurotoxin. We have no idea yet how they came in contact with Novichok.”

    Le personnel médical à Helsinki ne sait pas encore si les deux interprètes survivront. Les traducteurs du monde entier se mobilisent pour prier pour eux dans plus de 150 langues.

     :-)))
    Allan Ishac.


  • 3 terrorist suspects killed in Indonesia’s Yogyakarta province - Xinhua | English.news.cn
    http://www.xinhuanet.com/english/2018-07/14/c_137324283.htm

    Indonesia’s joint anti-terror squad shot to death three terrorist suspects in Yogyakarta province on Saturday afternoon, and confiscated firearms, bullets, machetes from the killed ones, Indonesian Police Headquarters Spokesperson Muhammad Iqbal said.

    Indonesian police shoot dead three suspected militants
    https://www.reuters.com/article/us-indonesia-security/indonesian-police-shoot-dead-three-suspected-militants-idUSKBN1K40ME
    https://s2.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20180714&t=2&i=1283087624&w=1200&r=LYNXMPEE6D0MI

    Iqbal’s statement said the men were believed to be members of Jemaah Ansharut Daulah (JAD), a loose grouping of hundreds of Islamic State sympathizers that is on a U.S. State Department terrorist list.

    The majority-Muslim Southeast Asian nation has faced a surge in homegrown Islamist militancy in recent years. In May, around 30 people were killed in suicide bombings in Surabaya, the deadliest attack in over a decade.

    Trois terroristes abattus, un quatrième qui s’enfuit, c’est du bon travail, tout ça... Côté vrais gens comme moi, la ville était encore plus embouteillée hier puisqu’un des gros axes avait été condamné.
    #Indonésie


  • The Maps of Israeli Settlements That Shocked Barack Obama | The New Yorker

    https://www.newyorker.com/news/news-desk/the-map-of-israeli-settlements-that-shocked-barack-obama?mbid=nl_Daily%20

    One afternoon in the spring of 2015, a senior State Department official named Frank Lowenstein paged through a government briefing book and noticed a map that he had never seen before. Lowenstein was the Obama Administration’s special envoy on Israeli-Palestinian negotiations, a position that exposed him to hundreds of maps of the West Bank. (One adorned his State Department office.)

    Typically, those maps made Jewish settlements and outposts look tiny compared to the areas where the Palestinians lived. The new map in the briefing book was different. It showed large swaths of territory that were off limits to Palestinian development and filled in space between the settlements and the outposts. At that moment, Lowenstein told me, he saw “the forest for the trees”—not only were Palestinian population centers cut off from one another but there was virtually no way to squeeze a viable Palestinian state into the areas that remained. Lowenstein’s team did the math. When the settlement zones, the illegal outposts, and the other areas off limits to Palestinian development were consolidated, they covered almost sixty per cent of the West Bank.

    Lowenstein showed the small map to Secretary of State John Kerry and said, “Look what’s really going on here.” Kerry brought the map to his next meeting with President Obama. The map was too small for everyone in the Situation Room to see, so Lowenstein had a series of larger maps made. The information was then verified by U.S. intelligence agencies. Obama’s Presidency was winding down, but Lowenstein figured that he could use the time left to raise awareness about what the Israelis were doing. “One day, everyone’s going to wake up and go, ‘Wait a minute, we’ve got to stop this to at least have the possibility of a two-state solution,’ ” Lowenstein said.

    The State Department presentation, which was prepared in 2015 and updated in 2016, showed examples of what the State Department identified as “Palestinian incitement” and maps depicting Israel’s settlement growth in the West Bank. One of the maps was titled “What a One State Reality Looks Like,” and included a bullet point that read, “In the combined areas of Israel, Jerusalem, the West Bank and the Gaza Strip, Jews no longer represent the majority.” (Israeli officials have said that the number of Jews and Arabs is at or near parity.)


  • Forced Labor in Malaysia’s Electronics Industry - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/business/archive/2018/06/malaysia-forced-labor-electronics/563873

    At the heart of this economic success are migrant workers. From Bangladesh, Nepal, the Philippines, Indonesia, and India, they arrive at Kuala Lumpur International Airport by the scoreful, papers in hand, hoping for a better life. Estimates of the number of foreign workers in Malaysia vary widely, from the government’s count of almost 1.8 million to perhaps twice as many, which would amount to a quarter of the country’s workforce. Migrant-worker advocates estimate one-third of those workers are undocumented.

    Many foreign workers believe “Malaysia is the land of milk and honey,” said Joseph Paul Maliamauv, of Tenaganita, a workers’-rights organization, when I met him at the group’s office in Petaling Jaya, a suburb on the outskirts of Kuala Lumpur. “They come out there, and think the streets are paved with gold.”

    But upon arrival, migrants find this paradise doesn’t extend to them. Malaysia is “a booming economy and one of the most developed economies, multicultural and multinational, with a huge amount of foreign investment,” said David Welsh of the Solidarity Center, an affiliate of the labor group AFL-CIO, when I met him in Kuala Lumpur. “But in a region plagued with human-rights abuses and labor abuses, Malaysia is in many ways transparently the regional leader.”

    Malaysia provides a window into a troubling part of the global economy that makes the whole system work, one that touches and connects practically every part of the world and billions of people: a flow of humans that shapes lives, creates the world’s things, and is built on the availability of a massive, inexpensive, and flexible labor supply.

    #migrations #travail_forcé #Malaisie


  • L’écart se creuse entre les besoins et les offres de places de réinstallation pour les réfugiés

    Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, s’est déclaré aujourd’hui préoccupé par l’écart croissant entre le nombre de réfugiés ayant besoin d’une réinstallation et les places offertes par les gouvernements à travers le monde.

    Dans son rapport 2019 sur les besoins prévus de réinstallation dans le monde (Projected Global Resettlement Needs 2019 report, en anglais) présenté à Genève lors de sa réunion annuelle sur le sujet, le HCR montre que le nombre de réfugiés en attente d’une solution dans des pays tiers atteindrait 1,4 million en 2019 selon les prévisions, tandis que le nombre de places de réinstallation dans le monde est tombé à seulement 75 000 en 2017. Sur la base de ces chiffres, il faudrait 18 ans pour que les réfugiés les plus vulnérables à travers le monde soient réinstallés.

    « Au Niger où je me trouvais la semaine dernière seulement, j’ai vu combien la réinstallation permet littéralement de sauver des vies et ce, grâce à un dispositif innovant qui permet d’évacuer vers le Niger des réfugiés libérés d’épouvantables conditions en Libye pour les réinstaller ensuite dans de nouveaux pays. Nous avons besoin de davantage de places de réinstallation pour que ce programme perdure et de voir dans tous les États une transposition massive de ce type d’objectif commun et de détermination afin de relever les défis qui se posent au monde aujourd’hui », a déclaré Filippo Grandi.

    L’augmentation des possibilités de réinstallation offertes aux réfugiés dans des pays tiers est l’un des objectifs clés d’une nouvelle approche globale des crises de réfugiés approuvée en septembre 2016 par les 193 États Membres des Nations Unies dans la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants, ainsi que l’un des axes majeurs du nouveau Pacte mondial sur les réfugiés qui sera présenté à l’Assemblée générale des Nations Unies d’ici la fin 2018.

    « La réinstallation n’est pas seulement une essentielle bouée de sauvetage pour certains des individus les plus vulnérables de la planète, c’est aussi un moyen concret pour les gouvernements et les communautés de mieux partager la responsabilité de la crise mondiale des déplacements. Nous avons d’urgence besoin que de nouveaux pays viennent rejoindre les rangs des États de réinstallation et que ces derniers trouvent des moyens pour élargir leurs propres programmes », a encore déclaré Filippo Grandi.

    Trente-cinq pays font aujourd’hui partie du programme de réinstallation du HCR, contre 27 États en 2018. Selon le rapport, des réfugiés de 36 nationalités relevant de 65 opérations menées dans différents pays du monde ont aujourd’hui besoin d’une réinstallation. Les réfugiés originaires de Syrie et de République démocratique du Congo représentaient deux tiers des dossiers de réinstallation présentés par le HCR en 2017.

    Le HCR exhorte les pays à accueillir davantage de réfugiés de différents pays et opérations qui présentent d’impérieux besoins en matière de protection internationale et à s’engager à les accueillir durablement. À l’heure actuelle, seulement 14 des 25 États de réinstallation reçoivent des réfugiés provenant de plus de trois opérations de réinstallation. Le HCR appelle également les États à réserver au moins 10 % des places offertes aux cas graves et urgents présentés par le HCR.

    Plus de 250 délégués gouvernementaux et représentants d’ONG, d’universités, d’entreprises privées et de réfugiés participent aux consultations tripartites annuelles du HCR sur la réinstallation qui se tiennent cette semaine à Genève et constituent le premier forum sur les problèmes en matière de réinstallation à travers le monde.

    http://www.unhcr.org/fr/news/press/2018/6/5b32163ca/lecart-creuse-besoins-offres-places-reinstallation-refugies.html
    #réinstallation #asile #migrations #réfugiés #places_de_réinstallation #monde #statistiques #chiffres #monde #besoins

    #rapport :
    Projected Global Resettlement Needs 2019


    http://www.unhcr.org/5b28a7df4

    @_kg_ Tu peux montrer dans ton mémoire que la réinstallation... une solution pendant la crise indochinoise, aujourd’hui, ne marche plus ! Ce qui, aussi cause les problèmes de blocages dans les pays de transit.
    (regarde tout ce fil de discussion, sur la réinstallation)

    • What Next for Global Refugee Policy? Opportunities and Limits of Resettlement at Global, European and National Levels

      Only a small minority of refugees worldwide currently has access to resettlement programmes. In this present crisis in global refugee policy, resettlement is nonetheless a promising approach to dealing with refugee situations. The Policy Brief analyses the state of play as regards the resettlement system in Germany, Europe and at global level, as well as the development and implementation of alternative admission pathways such as humanitarian programmes and private sponsorship schemes. Based on this analysis, the Policy Brief discusses whether resettlement is an alternative or addition to territorial asylum and how alternative pathways can fit into the mix of available admission procedures, and it presents recommendations for action in regard to developing resettlement policy.

      https://www.svr-migration.de/en/publications/resettlement
      #Allemagne

    • The EU has started resettling refugees from Libya, but only 174 have made it to Europe in seven months

      Abdu is one who got stuck. A tall, lanky teenager, he spent nearly two years in smugglers’ warehouses and official Libyan detention centres. But he’s also one of the lucky ones. In February, he boarded a flight to Niger run (with EU support) by the UN’s refugee agency, UNHCR, to help some of those stranded in Libya reach Europe. Nearly 1,600 people have been evacuated on similiar flights, but, seven months on, only 174 have been resettled to Europe.

      https://www.irinnews.org/special-report/2018/06/26/destination-europe-evacuation

    • US Sets Refugee Admissions at Historic Low

      The United States will cap the number of refugee admissions in the coming year at 30,000, President Donald Trump announced Thursday, an anticipated move by his administration that refugee advocates had lobbied against in recent weeks.

      The refugee ceiling for the 2019 fiscal year will be the lowest in the history of the program, which in recent years saw 60,000 to nearly 90,000 refugees arrive in the country annually.

      “We are troubled by this decision to further limit America’s role in offering protection to those who need it most,” said Kay Bellor, vice president for programs at Lutheran Immigration and Refugee Service (LIRS), one of the leading resettlement agencies in the country. “The United States is capable of far more than this.”

      For three decades, the U.S. was the leading resettler of refugees the United Nations determined could not safely stay in their country of asylum, or return to their home country. Canada and Australia trailed at a sizable distance until Trump took office.

      He and his cabinet implemented a series of policy decisions that chipped away at the country’s refugee program, cutting the cap from 110,000 during the last year of President Barack Obama’s tenure, to 45,000 in 2018, and now to 30,000 for the fiscal year that began Oct. 1.

      Trump insisted that additional security measures were needed for refugees, and added extra vetting for those from certain countries. Since then, the number of arrivals dropped. In FY 2018, the U.S. accepted 22,491 refugees — less than half of the proposed ceiling.

      Evidence-based data does not support the idea that there is an increased security risk posed by refugees selected for resettlement to the U.S.

      Before the State Department announced its intent to resettle a maximum of 30,000 refugees this fiscal year, advocates lobbied lawmakers on Capitol Hill to push for 75,000.

      The required consultation between Congress and Secretary of State Mike Pompeo on Monday was unsuccessful in budging the Trump administration on the cap.

      The regional allocations for FY 2019, according to Thursday’s presidential determination, are:

      Africa — 11,000

      East Asia — 4,000

      Europe and Central Asia — 3,000

      Latin America/Caribbean — 3,000

      Near East/South Asia — 9,000

      https://www.voanews.com/a/us-sets-refugee-admissions-at-historic-low/4600218.html


  • Video of journalist saying ’propaganda’ is necessary goes viral, before being mysteriously disabled | The Canary
    https://www.thecanary.co/trending/2018/05/30/video-of-journalist-saying-propaganda-is-necessary-goes-viral-before-being

    #Richard_Stengel, a former editor of TIME magazine , has said governments “have to” direct “propaganda” toward their own populations, and he is ‘not against it’.

    These comments were made at a talk called Political Disruptions: Combating Disinformation and #Fake_News, organised by the highly influential Council on Foreign Relations (CFR) thinktank.

    “Every country does it”

    The news editor and former diplomat is also a regular analyst at US news site MSNBC.

    He said:

    Basically, every country creates their own narrative story and, you know, my old job at the State Department was what people used to joke as the ‘chief propagandist’ job. We haven’t talked about propaganda… I’m not against propaganda. Every country does it, and they have to do it to their own population, and I don’t necessarily think it’s that awful.

    #propagande #journalisme


    • U.S. Ambassador Dean Ambushed in Lebanon, Escapes Attack Unhurt - The Washington Post
      https://www.washingtonpost.com/archive/politics/1980/08/28/us-ambassador-dean-ambushed-in-lebanon-escapes-attack-unhurt/218130c3-6d7e-438f-8b0c-a42fc0e5eb57

      1980

      U.S. Ambassador John Gunther Dean escaped unharmed tonight after gunmen in a speeding Mercedes attacked his bulletproof limousine as he was leaving his Hazmieh residence in a convoy.

      The ensuing battle between the ambasador’s bodyguards and the gunmen left the embassy car demolished on the passenger side, with window glass shattered and tires flat, embassy sources said.

      Later this evening, Dean appeared at the gate of the embassy and waved to bystanders but refused to make a statement on the incident. He showed no signs of injury. [The Associate Press, quoting security sources, said Dean’s wife Martine and daughter Catherine also were unharmed.]

      It was the first attempt on an American ambassador’s life in Lebanon since June 16, 1976, when ambassador Francis E. Eloy, economic counselor Robert O. Waring and their chauffeur were kidnaped and killed on their way from West Beirut to East Beirut during the civil war.

      [Several hours after the attack on Dean, gunmen with automatic rifles dragged the Spanish ambassador and his wife from their car and drove away in the embasy vehicle. Ambassador Luis Jordana Pozas told the Associated Press. Jordana said five men pushed them from the car in mostly Moslem West Beirut. There was no indication whether the theft of Jordana’s car was related to the attack on the American diplomat.]

      Today’s attack came just hours after Dean said the United States was working with Israel and the United Nations to end the violence among Christian militiamen and Palestinian guerrillas in southern Lebanon. It was his first public statement since Aug. 21, when he created an uproar by condemning an Israeli raid on Palestinian guerilla strongholds in the area. The U.S. State Department later disavowed the statement.

      There were conflicting reports about the kind of explosive that was aimed at the ambassador’s car. Some local radio stations said it was a rocket, while others said it was a rifle grenade. None of the reports could be confirmed.

      The shooting took place as Dean was driving to Beirut. Excited security guards outside the U.S. Embassy told reporters that a spurt of machine-gun fire followed the explosion.

      The attackers, who abandoned their car, fled into the woods on the side of the highway, Beirut’s official radio said.

      Lebanese Army troops and internal security forces were quickly moved to the ambush site and an all-night search was begun to track down the would-be killers. Reliable police sources said two Lebanese suspected of being linked to the assassination attermpt were taken in for questioning.

      Following a meeting with Lebanese Foreign Minister Fuad Butros today, Dean stressed that "American policy includes opposition to all acts of violence which ignore or violate the internationally recognized border between Lebanon and Israel.

    • The remarkable disappearing act of Israel’s car-bombing campaign in Lebanon or : What we (do not) talk about when we talk about ’terrorism’
      Rémi Brulin, MondoWeiss, le 7 mai 2018
      https://seenthis.net/messages/692409

      La remarquable occultation de la campagne israélienne d’attentats à la voiture piégée au Liban ou : Ce dont nous (ne) parlons (pas) quand nous parlons de terrorisme
      Rémi Brulin, MondoWeiss, le 7 mai 2018
      https://seenthis.net/messages/695020

    • Inside Intel / Assassination by proxy - Haaretz - Israel News | Haaretz.com
      https://www.haaretz.com/1.5060443

      Haaretz 2009,

      Did Israel try to kill the U.S. ambassador in Lebanon in the early 1980s?Haggai Hadas’ experience is not necessarily an advantage in the talks over Gilad Shalit’s release The Israeli intelligence community has committed quite a number of crimes against the United States during its 60-year lifetime. In the early 1950s it recruited agents from among Arab officers serving in Washington (with the help of military attache Chaim Herzog). In the 1960s it stole uranium through Rafi Eitan and the Scientific Liaison Bureau in what came to be known as the Apollo Affair, when uranium was smuggled to Israel from Dr. Zalman Shapira’s Nuclear Materials and Equipment Corporation - in Apollo, Pennsylvania). In the 1980s it operated spies (Jonathan Pollard and Ben-Ami Kadish), and used businessmen (such as Arnon Milchan) to steal secrets, technology and equipment for its nuclear program and other purposes.

      Now the Israeli government is being accused of attempted murder. John Gunther Dean, a former U.S. ambassador to Lebanon, claims in a memoir released last week that Israeli intelligence agents attempted to assassinate him. Dean was born in 1926 in Breslau, Germany (today Wroclaw, Poland), as John Gunther Dienstfertig. His father was a Jewish lawyer who described himself as a German citizen of the Jewish religion who is not a Zionist. The family immigrated to the U.S. before World War II. As an adult Dean joined the State Department and served as a diplomat in Vietnam, Afghanistan and India, among other states.

    • Remi Brulin on Twitter: “Shlomo Ilya was, in the early 1980s, the head of the IDF liaison unit in Lebanon. He is also (in)famous for declaring, at the time, that he only weapon against terrorism is terrorism, and that Israel had options for ‘speaking the language the terrorists understand.’ https://t.co/TKx02n2SpA
      https://mobile.twitter.com/RBrulin/status/1001904259410071552


  • Russia says only Syrian army should be on country’s southern border with Israel

    Israel believes Russia may agree to withdrawing Iranian forces and allied Shi’ite militias from Israel-Syria border

    Noa Landau and Reuters May 28, 2018

    https://www.haaretz.com/middle-east-news/syria/russia-says-only-syrian-army-should-be-on-country-s-southern-border-1.61198

    Russian Foreign Minister Sergei Lavrov said on Monday that only Syrian government troops should have a presence on the country’s southern border which is close to Jordan and Israel, the RIA news agency reported.
    Lavrov was cited as making the comments at a joint news conference in Moscow with Jose Condungua Pacheco, his counterpart from Mozambique.
    Meanwhile, Defense Minister Avigdor Lieberman will leave on Wednesday for a short visit to Russia. He is scheduled to meet with his counterpart, Russia’s Defense Minister Sergei Shvigo, the ministry said in a statement on Monday. Lieberman is expected to discuss with his hosts the recent events in the Middle East, primarily the tension between Israel and Iran over the Iranian military presence in Syria.
    Prime Minister Benjamin Netanyahu spoke at the Knesset Monday, saying that “there is no room for any Iranian military presence in any part of Syria.”
    Lieberman said that “these things, of course, reflect not only our position, I can safely say that they reflect the positions of others in the Middle East and beyond the Middle East.”
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    On Sunday, Haaretz reported that Israeli political and military officials believe Russia is willing to discuss a significant distancing of Iranian forces and allied Shi’ite militias from the Israel-Syria border, according to Israeli officials.
    The change in Russia’s position has become clearer since Israel’s May 10 military clash with Iran in Syria and amid Moscow’s concerns that further Israeli moves would threaten the stability of Syrian President Bashar Assad’s regime.
    Russia recently renewed efforts to try to get the United States involved in agreements that would stabilize Syria. The Russians might be willing to remove the Iranians from the Israeli border, though not necessarily remove the forces linked to them from the whole country.
    Last November, Russia and the United States, in coordination with Jordan, forged an agreement to decrease the possibility of friction in southern Syria, after the Assad regime defeated rebel groups in the center of the country. Israel sought to keep the Iranians and Shi’ite militias at least 60 kilometers (37 miles) from the Israeli border in the Golan Heights, east of the Damascus-Daraa road (or, according to another version, east of the Damascus-Suwayda road, about 70 kilometers from the border).

    FILE – Iran’s Army Chief of Staff Maj. Gen. Mohammad Bagheri, left, in Aleppo, Syria, in photo provided October 20, 2017/AP
    According to Israeli intelligence, in Syria there are now around 2,000 Iranian officers and advisers, members of the Revolutionary Guards, around 9,000 Shi’ite militiamen from Afghanistan, Pakistan and Iraq, and around 7,000 Hezbollah fighters. Israel believes that the Americans are now in a good position to reach a more effective arrangement in Syria in coordination with the Russians under the slogan “Without Iran and without ISIS.”
    The United States warned Syria on Friday it would take “firm and appropriate measures” in response to ceasefire violations, saying it was concerned about reports of an impending military operation in a de-escalation zone in the country’s southwest.
    Washington also cautioned Assad against broadening the conflict.
    “As a guarantor of this de-escalation area with Russia and Jordan, the United States will take firm and appropriate measures in response to Assad regime violations,” State Department spokeswoman Heather Nauert said in a statement late on Friday.
    A war monitor, the Britain-based Syrian Observatory for Human Rights, reported on Wednesday that Syrian government forces fresh from their victory this week against an Islamic State pocket in south Damascus were moving into the southern province of Deraa.
    Syrian state-run media have reported that government aircraft have dropped leaflets on rebel-held areas in Deraa urging fighters to disarm.
    The U.S. warning comes weeks after a similar attack on a de-escalation zone in northeastern Syria held by U.S.-backed Syrian Democratic Forces. U.S. ground and air forces repelled the more than four-hour attack, killing perhaps as many as 300 pro-Assad militia members, many of them Russian mercenaries.
    Backed by Russian warplanes, ground forces from Iran and allied militia, including Lebanon’s Hezbollah, have helped Assad drive rebels from Syria’s biggest cities, putting him in an unassailable military position.